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Flâner, l'art subtil de la découverte | Watari & Ayuka

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Mar 29 Aoû 2017 - 0:58
Malgré sa diatribe, celle-ci ne s'en formalisa pas. Il était plutôt du genre calme, mais cette animosité qu'il avait envers les pratiquants du ninjutsu était tout à fait réelle. Ceux-ci, par bien des aspects, l'avaient fortement déçu au fur et à mesure qu'il en avait rencontré. Cela dit, il savait que la frontière entre ses valeurs et celle des autres samouraï existait réellement. Il y avait de tout, tant chez ses camarades de guerre, que chez les shinobis. Certains plus valeureux que d'autres, tout comme il y en avait des plus ambitieux et égoïstes. Ayuka était une exception, qu'il espérait se voir prolonger, sans véritablement trop nourrir d'espoir. Compter sur le fait qu'elle soit une femme de valeur n'ayant jamais versé le sang de manière inutile ou de manière déshonorable était aussi productif que de croire que la mizukage était une femme honorable.

Bien sûr, le sang était bien entendu versé par les samouraï. Les querelles politiques existaient elles aussi, avec son lot d'assassinat. Il en était de même chez les ninjas. Mais la plus grande différence, c'était que si les premiers condamnaient formellement de telles pratiques, les seconds les consacraient en tant que devoir pour le ninja, symbole d'une chimère au cœur pétrifié, mais à la raison servile. Ses pensées sur les valeurs des siens et des autres l'empêchaient tout particulièrement de remarquer que la jeune femme appuyait ses regards. De toute manière, comment l'aurait-il perçu ? Il s'apprêtait à devenir son senseï. Et pour le bien de cet objectif qu'elle lui demandait, à savoir la former, il se devait d'être le plus détaché et impartial que possible. Cela étant, parlant d'impartialité...

Celle-ci avait même avoué ne pas totalement réfuter sa vision passionnée qu'il lui présentait, sûrement avec des mots particulièrement tranchés. Vous marquez un point, Ayuka-dono. J'imagine que pour être juste envers les vôtres et les shinobi, tout en respectant mon serment, je dirais que la vision de l'honneur des ninja est quelque chose d'inconciliable... Profitant du soupir de son interlocutrice pour pérenniser le flot de ses pensées, il ne releva pas plus que ça sa phrase. De toute manière, fallait-il réellement douter de l'ambition des trois clans ? Si tôt l'appel de la vertu oublié, ceux-ci se retrouvent à être trois prétendants pour un seul titre fortement convoité. Ils n'accepteraient sûrement pas un étranger tant et si bien que le choix du dirigeant de l'eau lui paraissait au mieux très étrange, au pire, être une erreur stratégique grossière.

Lui qui n'aimait pas les vices rampants de la chose politique, il n'ignorait pas pour autant l'art de la guerre et de la stratégie. Or, instaurer un seigneur qui se comporte comme se comportait O'Dui S'Benten, ou qui emportait sur ses pas un tel passif empli de rumeurs, c'était une erreur particulièrement grossière et même lui ne l'ignorait pas ou ne s'en cachait pas. Son air pensif s'éclaira en attendant les paroles d'Ayuka, celles-ci semblant être destinées à sa personne. Ou plutôt, à ce qu'il appréciait. Si les banalités sont le fondement d'une paix durable, je suis persuadé qu'effectivement, pour votre devoir et pour ma conscience, ignorer ce qui n'en est pas dans votre famille est une excellente chose qui puisse nous arriver.

Cette phrase était quelque peu une manière qu'il avait de remettre de la distance entre lui, cette jeune femme, son clan et cette réalité qu'il avait du mal à accepter. Il ne chercherait pas à en savoir plus de sa part. Il se contenterait des rumeurs. Et que les kamis en fussent témoins, celles-ci étaient suffisantes pour motiver son rejet de leur dirigeante. Il était temps de revenir à un sujet qui était bien plus à-même de les réunir : l'enseignement qu'il comptait lui dispenser.

Celle-ci confirmait ses soupçons : elle n'était pas du genre à savoir se tenir tranquille. Cela se voyait. Et dans un sens, même si cela était dans sa nature... C'est votre vivacité qui constitue votre charme et en cela, je sais qu'il serait vain de m'en opposer. Il lui refit un petit sourire, amical, plus léger que les airs graves qui avaient pu subsister sur son masque impassible qui fut le sien lors de ses précédentes interventions. Que ma patience soit plus ou moins inflexible que celle de votre père, je ne saurais réponse. Mais contrairement à cette époque, je sais que vous y arriverez et ce, pour deux raisons.

Il lui fit un sourire chaleureux avant d'ajouter : La première est la moins bonne des deux, mais elle a le mérite d'exister : si vous me payer, je doute que ce soit pour vous dérober à mes enseignements, Ayuka-dono. Il s'approcha un peu, la seconde pour la regarder de plus près et la mettre, à travers son propre regard, face à elle-même : La seconde est que c'est votre propre volonté qui vous amène à souhaiter mûrir et apprendre auprès de moi. Votre succès ou votre échec ne dépend que de cette volonté... Il eut un petit sourire rusé et ajouta, plus faiblement : Et donc, de vous.

Il laissa le silence appuyer ses mots, avant de se remettre à sourire de manière plus prononcée. Elle s'éloigna et se mit à marcher, avec un air radieux qui lui mettait en valeur ses traits féminins. Il lui fallait répondre à cette question bien plus terre-à-terre et pertinente, cela étant : Bonne question que voilà. Si vous devez retenir quelque chose, c'est qu'il n'y a pas de mauvais lieu pour méditer. La méditation peut-être vue comme une pratique ennuyeuse car il faut en expérimenter les vertus avec le recul pour comprendre qu'il s'agit d'un outil. Un outil de discipline mentale, ni plus ni moins. Cela étant, votre remarque est tout à fait pertinente, en cela, Ayuka-dono, que notre monde est le théâtre d'énergies qui nous entourent et que celles-ci sont différentes en fonction des lieux. C'est pourquoi certains lieux sont réputés pour détenir un lien plus étroit et spécial avec notre environnement. Tenez par exemple... Il y avait des lieux très évident possédant ces qualités : Prenez l'exemple des torii. Ce sont des portes qui sont réputées pour nous emmener en la demeure des dieux peuplant nos terres. Que cela soit vrai ou figuratif, les légendes parlent d'endroits légendaires propice à cette pratique.

Il lui sourit, avant d'ajouter : En revanche, il y a un lieu dans lequel vous méditerez toujours. Il se sentait emporté dans ses explications, si bien qu'il s'approcha de la jeune femme et posa son doigt dans le creux de sa poitrine, comme pour métaphoriquement désigner le for-intérieur de celle-ci, ce qui bien évidemment, avait le fort potentiel d'être tendancieux. Votre coeur est la résidence première de vos énergies. Que vous soyez ici, ou dans les marais, ou même la cascade... Cet endroit est chez vous. Et c'est en méditant que vous apprendrez comment vous servir de cet endroit comme refuge pour vous-même.

Retirant son doigt de manière totalement naturelle et innocente, il lui refit un grand sourire, sans remarquer ce qu'il avait potentiellement fait de tendancieux. Aux innocents les mains pleines...
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Mar 29 Aoû 2017 - 23:00
Enflammé également. C’est en le voyant décrire l’art de la méditation qui lui tenait visiblement à cœur qu’Ayuka compris que sous ses airs calmes, il se trouvait sûrement un tigre veillant et aux griffes aiguisées. Tellement pris dans sa passion qu’il ne remarqua sûrement pas les joues d’habitudes opalines de la shinobi qui se colorèrent de rouge. Non gênée par divers complexes physiques et sûre d’elle, elle n’avait pourtant pas l’habitude de sentir un… Tel contact avec à un homme. Enfin, sauf si on oubliait les tapes dans le dos de ses camarades de Clan et d’entraînements. Les muscles de son échine se contractèrent également et cela jusqu’à ce que le samouraï mette fin à ce contact, aidant également son teint à retrouver sa blancheur habituelle, bien que légèrement rosé.

Sa voix moins assurée après ces quelques secondes écoulées, elle répondit « S’il s’agit d’un lieu de méditation à sa propre image, je me demande à quoi ressemble le votre... » Ayuka reprit cependant rapidement ses esprits, bien qu’elle avait toujours l’impression de sentir la pression que le jeune homme avait exercée sur son sternum. « Donc… Toute la première partie de cet entraînement réside dans cette idée d’être plus calme en cet endroit. »

Bien que de nouveau attentive, une certaine et légère nervosité pouvait se ressentir autour d’elle. « Vous parlez de refuge. Mais en avez-vous réellement besoin ? Je comprends cette nécessité de calme, de ressentir d’univers autour de nous, de trouver un équilibre, mais pourquoi parler de refuge quand nous ne désirons pas quitter l’extérieur ? » En disant ces quelques mots et interrogations elle posa elle-même son poing sur sa poitrine, à l’endroit exacte ou se trouvait sa main quelques instants plus tôt.

Peut-être pour la première fois, depuis qu’elle s’était levée, depuis le thé, Ayuka se tenait tranquillement. Cela avant de redresser enfin son regard, souriant chaleureusement et serrant ses mains dans son dos « Et bien je ne suis pas contre tester une telle cascade, qu’elle soit réelle autour du village autant que les marais, où qu'elle se trouve à l’intérieure. »

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Mer 30 Aoû 2017 - 2:13
Je médite quand j’en ressens le besoin. Je n’ai pas de lieu de prédilection. En lui, ses émotions étaient souvent maîtrisées. Elle semblait avoir mal compris ses paroles. Après… Méditer permet mieux de visualiser en son esprit. C’est pour cela que la méditation constitue une très bonne introduction à l’art de maîtriser la forme de son chakra et de ses flux. Ainsi, quelqu’un qui médite avec acuité pourrait se servir de cette discipline mentale pour se rappeler avec détails de certains paysages ou souvenirs. Ses paroles restaient très théoriques et ne relevaient absolument pas le trouble de la jeune femme. Il se demandait d’ailleurs pourquoi pouvait-elle rougir à ce sujet.

L’intervention suivante de la jeune femme semblait en revanche beaucoup plus intéressante sur le fond de l’utilité de l’exercice. Et cette question était typique de ceux qui se laissaient aller avec le flot de leurs émotions. Apprendre à se réfugier parfaitement en soi nécessite d’apprendre à rapidement déconnecter sa conscience du superflu. Le faire permet alors de se concentrer sur une couche de ses propres sens, ou sur une tâche nécessitant énormément de concentration. Répéter ces exercices et ils deviendront des automatismes. Les applications étaient nombreuses : se concentrer pour viser nécessitait de ne pas paniquer. Parfois de faire abstraction de mouvements qui pourraient déconcentrer. Le principe était le même. Trop d’émotions ? Troublé ? Méditer, c’est prendre du recul et ouvrir ses sens pour pouvoir recentrer son attention là où on le souhaite. En soi, l’exercice pouvait paraître abstrait, mais contempler le monde ne suffisait pas pour le comprendre. Ressentir de la gêne, en soi, n’expliquait pas pourquoi la gêne existait. Parfois, remarquer un sentiment où le comprendre pouvait être extrêmement ardu, car les esprits étaient rarement des lieux limpides et clairs comme du verre.

Watari se mit à réfléchir avant d'avoir une idée. Se tenant le menton, il leva l'index avant de demander en souriant à la jeune femme : Ayuka-dono, me ferez vous confiance ?
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Jeu 31 Aoû 2017 - 1:39
Répéter les exercices pour qu’ils deviennent automatiques. Même si cela faisait des années qu’elle n’avait pas suivi un entraînement typique des samouraïs, elle était restée déterminée à progresser. Combien de fois avait-elle fini ses journées les genoux bleus et les articulations ankylosées ? C’est notamment à cause de ses entraînements tout aussi difficiles qu’Ayuka tiquait souvent en entendant quelques combattants samouraï dénigrer l’art du ninjutsu même si dans le cas présent, la Yuki se s’était pas sentie offensée par les paroles du jeune homme. Quand à s’interroger sur ses émotions, c’était déjà arrivé, mais la plupart du temps, la jeune femme expressive les vivaient simplement, ne cherchant que très rarement à les réprimer.

Quand il lui posa cette question bien mystérieuse, il put voir son visage tiquer légèrement, expression naturellement pour celle dont il était assez facile d’attirer l’attention par la curiosité. Faire confiance… Dans une certaine mesure. Si Ayuka était sociable par nature, elle n’en restait pas moins une jeune femme qui avait appris que le monde dans lequel elle vivait n’était pas un long fleuve tranquille.

Cependant… Il fallait avouer que jusqu’à présent, c’était plutôt le samouraï qui avait fait preuve de confiance en invitant une inconnue au cœur de son dojo, son chez lui. Il lui avait fait assez confiance pour accepter sa réelle identité, assez confiance pour la laisser déambuler près de ses sabres, tous plus tranchants les uns que les autres. En cela, Ayuka considérait que oui, elle pouvait se permettre de lui faire confiance.

Watari put donc voir pendant quelques secondes une lueur d’hésitation dans son regard avant que celui-ci ne redevienne sûr de lui. Replaçant machinalement la mèche de cheveux qui désormais peinait à tenir avec l’élastique, elle avança d’un pas vers lui, un sourire amusé se dessinant sur ses lèvres« Quelle question… Oui, ma confiance est à vous si vous la désirez. »

Au delà du désir qu’elle avait pu ressentir, par delà la bonté qui émanait du jeune homme et qu’elle avait su apprécier, Ayuka était réellement intriguée par les intentions du jeune homme face à elle. Son regard ambré dans ceux océaniques de Watari, la Yuki cherchait une réponse, un indice.

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Jeu 31 Aoû 2017 - 14:30
Ce qu'il y avait d'amusant avec la jeune femme, c'est que par moment, elle lui rappelait ces jeunes enfants qu'ils avaient croisés un peu plus tôt dans les rues. Curieux puis hésitants, avant de se lancer avec optimisme vers l'inconnu. Bien entendu, elle était largement plus âgée que ces enfants, mais c'était bien là tout le sel de cette observation : malgré la maturité physique, elle avait su conserver cette attitude enfantine de tâtonnement. Toujours était-il qu'elle lui faisait confiance, malgré tout. Cela étant, il aurait eu bien du mal à imaginer pourquoi on ne lui aurait pas fait confiance, hormis des raisons obscures et des choses qu'il ne préférait pas imaginer dans le passé des gens. Ce genre d'horreurs sordides parfumait déjà suffisamment de sa puanteur la vie quotidienne au sein de ce village pour qu'il ne voulut pas en rajouter plus.

Non, Watari n'avait rien de perfide en tête. Pas une seule seconde n'avait-il eu une pensée qui le ferait dévier sa voie de guerrier. C'est pourquoi, malgré un léger rictus amusé, il ne releva pas plus la franchise avec laquelle elle se confiait à lui et à ses bons soins. Il se contenta juste de dire : soyez tout de même prudente, Ayuka-dono. Nous nous connaissons que depuis peu. Il fit une pause avant de lui tourner le dos pour aller chercher quelque chose dans une autre pièce avant de revenir avec un bandeau. Cela étant, mes projets ne sont pas moins innocents que pourraient l'être l'enseignement de la méditation. Son regard intense s'accorda avec un sourire mystérieux, alors qu'il s'approcha d'elle avant de lui nouer délicatement un nœud sur les yeux. C'est un peu rapide, mais si vous teniez tant à comprendre à quoi peut servir la méditation, je vais vous amputer d'un de vos sens les plus important pour que vous puissiez l'apercevoir. Il lui attrapa délicatement la main avant d'ajouter : Je serais votre guide à travers votre premier voyage dans ces ténèbres où vous vous trouvez, désormais. Hmhm. Vous aurez tôt fait de remarquer que malgré tout, elles sont extrêmement vivantes.

Et à plusieurs titres, celles-ci l'étaient effectivement : quand on était prisonnier de son absence de perception extérieur, le regard n'avait plus que le choix de renvoyer ce qu'il y avait à l'intérieur de celui qui le portait. L'équilibre n'était plus si simple à maintenir. Les distances étaient floues. Tout semblait près et loin en même temps. Marcher était tout de suite plus compliqué. Pourtant... La chaleur du contact de la main du samouraï ne devait en être que plus perceptible. Les gouttes d'eaux, invisibles ou imperceptibles, se faisaient plus présentes. Le brouhaha de la vie des Hommes étaient toujours là, plus gênante encore. Comme un grésillement de fond masquant le souffle du vent, les larmes du ciels, les mouvements de la vie et l'unicité du monde. Des pagodes qui protégeaient le dojo du jeune homme, le fracas des gouttes ricochant et frappant les tuiles était désormais un bruit croissant. Les voix se mélangeaient dans ce tourbillon d'immensité. Percevoir celles-ci et leur contenu était plus simple. Ce qui faisait un immense bouillon confus pouvait désormais être capté, bribes par bribes.

L'attention de la jeune femme tourbillonnait alors que privé de sa vue, le jeune Watari l'emmenait à la rencontre de ce que les gens ignoraient tous les jours. Quand enfin il l'emmena à l'extérieur, les bruits s'intensifièrent... Mais à travers celles-ci, la cour intérieure du jeune homme offrait des sons inaudibles jusqu'à lors. Dans les arbres hauts-perchés, les oiseaux fuyant les eaux du ciels discutaient entre eux, attendant le moment où ceux-ci pourraient à nouveau sortir sans craindre la pluie. Profitant de cette pause, il lui dit à l'oreille, sur un ton assez faible : Et encore, ce n'est qu'un avant-goût, car je vous livre ici sans aucune indication sur comment gérer ces nouvelles sensations que vous expérimentez.
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Ven 1 Sep 2017 - 2:40
Curieuse et tout de même légèrement tendue face à l’inconnu, Ayuka le suivit de son regard et ne le lâcha pas jusqu’à ce qu’il arrive à se glisser dans son dos et que son large sourire ne soit remplacé par le noir complet. Dès l’instant où elle perdit la vue, sa stature se fit différente, son tonus musculaire plus élevé, comme près à tenter de se défendre contre un danger hors de porté de sa vision.

Quand sa main toucha la sienne, elle essaya de tourner son visage vers celui du jeune homme… Mais difficile de le repérer, pestant intérieurement sur son manque d’entraînement en détection. Au début, ses yeux lui montrèrent quelques artefacts colorés, sa rétine mettant quelques secondes à éliminer l’ensemble de la lumière qui avait pénétré par ses iris ambrés avant que ceux-ci ne soient totalement couverts. Puis le noir. L’obscurité complète. Ce n’était pas la première fois que la jeune femme avait la vue ôtée ayant déjà essayant, lors d’entraînements, d’user de ses techniques à distance dans le brouillard ou sous les tempêtes de neige, spécialités des Yuki. Mais en revanche, pour la première fois, la jeune femme se retrouvait temporairement aveugle par une volonté extérieure et surtout, dans un lieu inconnu.

Dans sa poitrine, le rythme des battements de son coeur se faisait plus rapide, et le sang propulsé dans ses artères subissait également cette augmentation de pression, Ayuka pouvant sentir ces vaisseaux pulser dans sa main. Celle qui se trouvait entre les longs et fins doigts de Watari. Quand il l’aida à sortir du Dojo, Ayuka comprit clairement la difficulté de l’entraînement… Manquant de tomber à deux reprises, à chaque fois la faute à un pavé ressortant un peu plus que les autres ou… La faute à son manque d’entraînement et développement de ses sens ?

Démunie. D’un côté, elle détestait se retrouver ainsi vulnérable. Non pas qu’elle craignait une attaque ou une changement brutal d’attitude du samouraï. Mais se retrouver ainsi découverte et incapable de voir un possible danger arriver était quelque chose de très… Frustrant.

Et en même temps, la perte de contrôle avait quelque chose d’excitant. Excitant quand cela faisait des mois qu’elle menait sa vie selon les besoins de son clan mais également de la manière dont elle le désirait. Elle, cette jeune femme qui avait pour habitude d’observer les autres, les titiller, d’être au courant de tout ce qui se passait dans le Domaine ou encore déambuler dans les geôles, en apprenant toujours plus sur le village, se retrouvait privée de ses armes de prédilection en dehors de sa lame.

Frustrant et excitant. A la fois intrigant mais aussi stressant.

Son visage d’habitude si expressif se retrouva noyé sous ces différentes émotions. Une fois à l’extérieur, elle tourna sur elle-même comme recherchant des repères décidément bien cachés. Si bien que malgré sa main toujours engainée dans celle du samouraï, elle eut un très léger sursaut en entendant le jeune homme susurrer à son oreille. Un avant-goût ? A la noyade ?

Les oiseaux lui faisaient perdre le sens de l’orientation, alors qu’au fil des secondes, elle était de moins en moins capable de visualiser les pas à faire pour retourner à l’intérieur du Dojo. « C’est de cette manière que vous avez découvert l’importance de la méditation Watari-dono ? Quand vous étiez perdu ? »

D’un coup, un chat noir sortit des buissons, traversant la cours d’une foulée rapide. Quand il frôla les jambes à moitié dénudées d’Ayuka, celle-ci sursauta vivement, sa main lâchant celle de Watari dans son geste brusque. Le chat s’arrêta quelques secondes, se retournant et regardant cette humaine vaciller et qui tentait, de ses mains, de retrouver un équilibre. Une fois cette étape réussie, elle se redressa, sa tête tournant de droite à gauche, tout comme ses pas hésitants, cherchant à retrouver une certaine orientation. Mais pourquoi ces oiseaux semblaient se faire un plaisir à lui faire perdre tout repère ?

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Ven 1 Sep 2017 - 16:53
Quel esprit bouillonnant ! Ou alors était-il un piètre professeur ? Privée de sa vision, la jeune femme ne put percevoir à quel point Watari semblait préoccupé. L'esprit de la jeune femme trébuchait sur chaque éléments l'entourant tout autant qu'elle le faisait sur le sol quand elle tentait d'avancer. Vous êtes vraiment du clan Yuki, Ayuka-dono ? Enfin, vous ne seriez pas la première personne issue de ce clan à me surprendre en arborant un caractère très opposé à votre maîtrise du froid et de la glace... Ces mots étaient peut-être un peu dur, mais il fallait tout de même admettre qu'il avait de quoi être assez désappointé. Quant à sa découverte de la méditation, il ne savait pas quoi répondre, tellement la réponse de la jeune femme avait de quoi surprendre en ce qu'elle révélait l'éloignement stratosphérique de celle-ci avec la compréhension de l'exercice.

Eh bien, j'ai appris l'intérêt de méditer auprès de ma mère. Elle maîtrise l'art de la médecine par les chakras et l'utilisation de ce type de technique nécessite une précision dans la manipulation des formes et des flux bien supérieur à ce que moi-même je sais faire. Oui, il ne l'avait pas appris que seul. Premier héritier du clan alors, celle-ci et son père lui avaient enseignés énormément de choses. La force herculéenne de sa mère lui avait-elle confié, était le résultat d'un grand contrôle qu'elle exerçait sur ses arts. Ce qui l'avait toujours frappé en la voyant, c'était ce calme olympien et cette voix douce et posée qui tranchait littéralement avec le caractère acéré et imposant de sa mère. Elle était médecin et mère d'une famille de samouraï, mais jamais elle n'avait ployé, tant et si bien que même si son père était lui-même quelqu'un qui l'impressionnait par sa persévérance et sa force, sa mère l'impressionnait en cela que ses émotions bouillonnantes était le plus clair des livres pour elle. Elle connaissait ses désirs, ses passions et s'attelait à obtenir ce qu'elle convoitait sans jamais perdre le fil de ses priorités. Sans jamais faillir, elle assumait sa propre existence avec grâce et force.

L'installant sur le rebord en bois de sa cour intérieur, il appuya sur ses épaules et l'intérieur de son dos pour la forcer à être moins raide avant de lui dire :Ce doit être particulièrement pénible en ce moment pour vous, Ayuka-dono. Car vous vous laissez envahir par tout ce qui vous entoure à la fois, même vos propres émotions. Détendez-vous et concentrez-vous sur votre propre souffle. L'air froid que vous inspirez et l'air plus chaud que vous relâchez, après que celui-ci ait traversé votre corps. Il essayait d'avoir une voix douce et calme, pour tenter de l'accompagner dans l'exercice, mais il était désormais inquiet : pouvait-il apprendre à cette jeune femme à se maîtriser alors qu'elle semblait être le réservoir de milles tempêtes ?
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Ven 1 Sep 2017 - 18:25
Quand le samouraï fit une réflexion sur sa possible non affiliation au clan Yuki, la mâchoire d’Ayuka ne put s’empêcher de se crisper légèrement. Si la shinobi était d’un naturel léger, elle n’en restait pas moins une femme douée de fierté.

C’est en écoutant Watari se laisser aller à quelques souvenirs concernant sa mère que la jeune femme réussit assez facilement à le retrouver, son visage bandé face à lui. Il ne faisait aucun doute que celui qu’elle venait de rencontrer était attaché à celle qui lui avait donné la vie. Privé de sa vue, son esprit réalisa le portrait du guerrier, redessinant ses traits fins, ses yeux en amande, son sourire rusé mais aussi son yukata couvrant une silhouette svelte mais qu’Ayuka devinait athlétique. Une fois cet exercice de pensé réalisé, elle tenta d’imaginer le physique d’une mère qui visiblement, avait su illuminer l’enfance de son enfant. D’une voix plus calme, plus posée bien que la remarque sur son Clan était toujours cachée au creux de sa gorge, Ayuka lui répondit « Votre mère semble être une femme à la fois très intéressante mais aussi admirable. » puis elle se permet un sourire , rajoutant « Mais si elle est responsable, en partie de votre caractère et personne, je ne doute pas qu’elle doit être une médecin très appréciée. Surtout si en plus son art des pâtisseries est connu dans votre village d’origine. »

Ayuka se laissa faire, et sans qu’elle même s’en rendre vraiment compte, son esprit semblait de plus en plus apte à prendre le relais de ses yeux. Sous les mains du jeune homme, les pressions qu’il générait, et ses mots, elle s’appliqua, plus qu’à l’accoutumé, dans cet exercice. Ses deux propres mains se posèrent également sur le bord du bois, son buste se détendant. Sans un bruit, la jeune femme appliqua ses consignes, tentant de sentir les différences de températures ainsi que le bruissement de l’air s’infiltrant dans sa trachée et chacune de ses bronches. Elle répéta cet exercice dès que sa concentration se trouvait perturbée par les bruits de la nature et ses moineaux.

L’air froid lui parlait plus que celui qu’elle expirait, peut-être que cela provenait de son sang. En revanche, le samouraï pouvait sentir les fibres des muscles de la jeune femme se relâcher au fur et à mesure que les secondes s’écoulaient. Silencieuse, elle laissait son esprit tenter d’imaginer à chaque nouvelle inspiration, une nouvelle partie de cette cour intérieure.

Le chat grimpa également sur la terrasse de bois, à une dizaine de mètres des deux jeunes gens, les regardant de temps en temps mais prenant le temps de faire sa toilette. Ayuka tourna légèrement son visage sur le côté, ne tenait pas à hausser la voix pour que le jeune homme puisse l’entendre. « Mon père me disait, sans que je ne puisse le comprendre, que les exercices similaires aux vôtres étaient le seul moyen pour qu’il puisse se retrouver. Et alors qu’il devait passer des heures à méditer comme vous, je suppose, je pensais qu’il s’agissait uniquement d’un moyen de se reposer »

Peut-être un autre effet de la méditation ? Faire ressortir quelques souvenirs que l'on croyait perdus ? Donner un relief différent aux sensations et sentiments ? Quoiqu’il en soit, sans s’en rendre compte, le manque de vision la gênait de moins en moins, et elle commença presque à oublier le bandeau et son handicap transitoire.

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Ven 1 Sep 2017 - 23:39
Il préférait éviter de reparler de sa famille. Ou même d'y penser trop longuement. Il se souvenait encore du jour de son départ. Incapable d'hériter du dojo de sa famille maternelle. Incapable de vivre pour répondre aux espoirs de son père. Et pourtant, elle ne l'avait ni retenu, ni jugé. Ni son père, en fait. S'il ignorait les pensées de ce-dernier, il savait que sa mère se fichait bien de la succession du dojo. Elle voulait certes le transmettre et si possible à son propre sang, mais elle lui avait dit que peu importe s'il était capable ou non de maîtriser le raiton, il restait son bien-aimé fils et un samouraï très prometteur, qui pourrait avoir une grande carrière au pays du fer.
Mais... Il avait travaillé si dur toute sa jeunesse pour hériter de ce dojo. Alors, il n'avait pas pu y renoncer. Pas pu renoncer et s'avouer incapable. Il n'avait pas su accepter que ses efforts eut étaient vains. Et elle avait accepté qu'il poursuive sa voie. Aujourd'hui encore, elle devait attendre son retour. Cette pensée lui rappelait à quel point il souhaitait finir de développer son style. Pour ne plus avoir à rougir de sa faiblesse. Pour ne plus se sentir pris au piège par la destinée.

Ma mère... Elle a eu une enfance difficile, mais elle n'a jamais abandonné. Et même si elle ne souhaitait pas devenir une samouraï à part entière, elle a su prouver que même les unités médicales du pays de fer sont à craindre et à respecter. Ce caractère si fort qu'il lui connaissait, si inflexible, ne lui apportait pas que l'admiration. Au-delà de celle-ci, du respect, de l'affection, il avait toujours été effrayé par cette capacité de celle-ci de ne jamais douter d'elle-même. Au-delà d'être sûre d'elle, elle s'offrait ce qu'elle voulait obtenir et se fichait absolument du regard de sa famille. Elle était une véritable héroïne selon-lui... Et ce, avec cette part de folie et de ténèbres que pouvait receler en chaque légende. Elle n'est pas une samouraï, mais elle manie le nodachi à une main au moins aussi bien que mon père manie son tachi... Il se souvenait encore de ces démonstrations auquel il avait pu assister et où il avait vu sa mère littéralement harceler et coincer son père sous une pluie de coup de lame à deux mains. Au final, il ne savait pas qui était le plus effrayant : son père qui semblait tout à fait calme face à la fureur des assauts de sa mère, ou celle-ci.

Toujours est-il que la méditation, au-delà de la relaxation, développe la capacité à concentrer son attention, comme je vous l'ai déjà dit. Le jeune homme s'éloigna quelque peu et alla voir le petit chat avant d'ajouter : Si vous vous sentez à continuer, focalisez votre attention sur les sensations de votre corps. Passez en revue celui-ci de la tête jusqu'au pied. Il caressa la petite boule de poil noire qui semblait assez jeune. Vous êtes perdu, neko-dono ? Il sourit alors que la petite créature se frotta contre son Yukata.
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Sam 2 Sep 2017 - 1:05
La tête de la jeune femme se retourna vers la cours, entendant le samouraï s’éloigner. Si en son fort intérieur, elle détestait toujours autant se retrouver privée d’un de ses sens, apprendre à se faire plus concentrée n’était peut-être pas un projet inutile. D’autant qu’elle découvrait en Watari, non pas seulement un jeune homme calme, mais également les prémices d’un grand guerrier. Et cela n’était pas pour déplaire à la Yuki.

Elle s’exécuta, lâchant une grande respiration, ses épaules tombant. Tout d’abord, les sensations. La dureté du bois d’artisan sous ses mains, la légère brise qui se posait sur ses joues et ses lèvres. Fraîche malgré la douce chaleur de cette fin d’été humide, comme toutes les périodes estivales de Kiri. Une odeur, portée par ces mêmes bras venteux, l’odeur de la nature, la senteur des feuilles de thé juste avant qu’elles ne soient plongées dans l’eau brûlante. Un goût, justement celui du thé. Le breuvage qu’elle avait dégusté à son entrée dans le Dojo et dont la chaleur semblait toujours présente au sein de son buste.

Pour ce qui était des sensations de son corps… Même la plus évidente ne lui fut accessible qu’au bout de quelques secondes de concentration supplémentaires. Son coeur, dans le creux de sa poitrine. Elle sentait, entendant ce signe de vie battre doucement, lui-même calmé par son esprit plus apaisé. Et presque imperceptible, le sang qui courait dans chaque partie de son corps. Un liquide rougeoyant qui frappait doucement ses tempes, pulsait dans ses bras et ses jambes, le sentant particulièrement au niveau des chevilles et des poignets.

La shinobi resta de longues minutes ainsi, entendant au loin quelques paroles de Watari mais décidant de le laisser tranquille auprès du jeune animal… Qui jouait avec les décorations de la tenue du jeune homme, mordant vivement dedans. Un sourire s’inscrit sur le visage de la jeune femme qui d’un geste à la fois fluide bien que précautionneux se redressa. Son corps légèrement engourdi, elle s’étirant, quelques discrets craquement de faisant entendre au niveau de son dos.

Elle recula d’un pas, ne préférant pas jouer avec le diable à ce point en flirtant avec le bord de la marche. Après deux puis trois pas hésitant, elle réussit à poser sa main sur un des piliers boisé de la cours et du bâtiment. « Il s’agit du chat de tout à l’heure ? »

Au même moment, le jeune félin miaula et décida d’un nouveau jeux, à savoir : mordiller la fine main du samouraï de ses petites dents pointues. Et cela juste avant qu’Ayuka ne s’approche d’eux. Lentement mais sûrement.

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Dim 3 Sep 2017 - 23:51
Malgré ses premières appréhensions, la jeune femme du clan des utilisateurs du froid savait se maîtriser, pour le peu que celle-ci essayait vraiment. Il n'était pas impossible pour elle de méditer et cela signifiait qu'il allait donc sûrement parvenir à lui enseigner à se servir de la méditation pour appréhender l'art de modifier la forme et le flux du chakra. Alors que la jeune Ayuka s'ouvrait au monde, Watari s'offrait aux innocentes attaques du petit félin. Celui-ci ne semblait pas bien gras ni forcément très vieux, ce qui signifiait probablement qu'il était encore un jeune chaton ou un très jeune chat. Il était assez doux, mais ses poils volait assez facilement, malgré l'aspect entretenu de celui-ci sous le nettoyage - il n'en doutait pas - particulièrement soigneux du félin.

Eh bien, quel étrange petite créature fais-tu, à t'attaquer ainsi à celui qui t'accepte chez lui. Derrière ces paroles un peu sévère, un sourire attendri trahissait sa fausse dureté. Il grondait affectueusement celui qui était à ses yeux, l'équivalent de ces jeunes enfants qui voulaient apprendre de lui à se battre. Et si la jeune femme avait besoin d'une preuve de la capacité du samouraï à rester calme en tout circonstance, puisque malgré les attaques sur ses cheveux et sa tenue traditionnelle, le jeune homme resta stoïque, se retrouvant avec un chat accroché à sa chevelure. Il finit par l'attraper pour lui éviter de tomber et celui-ci, toujours aussi joueur, se mit à mordiller ses mains, ce qui lui valu d'être attrapé par la peau du cou, l'air penaud et surpris d'être ainsi maîtrisé, malgré sa fière allure et son caractère supérieur à ces grands êtres étranges.Qu'à cela ne tienne, le petit chat se mit à se gratter l'oreille avant de recommencer à faire sa toilette, sans se soucier de sa captivité.

Après tout, si l'humain était un danger, il ne se serait pas laissé faire et serait plus nerveux. Oui, celui-là même qui tente de faire ses dents sur mes phalanges, Ayuka-dono. Il disait cela, l'air légèrement circonspect face à la créature qui ne réalisait pas qu'avec ses petites dents pointues, il ne saurait réussir à représenter une menace pour l'ossature du jeune samouraï. Mais le souhaitait-il seulement ? Watari en doutait, au vu de l'attitude paisible que le félin reprit après avoir été attrapé par la peau du cou, comme l'aurait fait la mère d'une portée voulant gronder et transporter ses petits. L'intérêt de l'exercice vous est-il plus clair, désormais ? Si vous vous en sentez capable, essayer de ressentir votre chakra, Ayuka-dono. Celui-ci suit un parcours très précis que nous ne pouvons pas avoir à l’œil nu, mais vous devriez pouvoir le ressentir à travers vous.

Il s'était installé, l'air paisible, le chaton noir sur ses genoux, caressant celui-ci en contemplant l'immensité du ciel du pays de l'Eau. Gris, comme à son habitude : A croire que le ciel de ce coin est un chat dans la nuit, n'est-ce pas, petit félin ?
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Mar 5 Sep 2017 - 13:52
Alors qu’elle marchait dans la cours intérieure du petit dojo, la jeune femme s’arrêta, le temps d'écouter les consignes du jeune homme. Par le passé, lors de son arrivée au Clan Yuki, elle avait suivi quelques enseignements « théoriques » sur la manipulation du chakra et ses origines mais, n’en ayant jamais ressenti l’utilité, la jeune femme avait concentré le plus clair de son temps à développer ses propres techniques, celles dont elle pouvait être fière. Il n’était pas rare que les jeunes combattants observaient les techniques de leurs aînés pour ensuite les reproduire et les faire leurs. Cependant la shinobi s’était faite un point d’honneur à penser chacune de ses utilisations du Hyoton selon son propre caractère et style.

Après tout, qui se rappellerait d’une femme ninja aussi douée soit-elle mais qui toute sa vie, copiait les techniques de ses frères et sœurs ?

Positionnée sur le bord des marches de bois, la jeune femme se concentra, son visage démontrant cet effort de volonté mais se trouvant également moins tendu et expressif que les minutes auparavant. Le vent sifflait dans ses cheveux blonds, virevoltants, annonçant très certainement un orage ou un tempête à venir. Ayuka mit de longues secondes, pénibles, à tenter de s’isoler du souffle de mère nature avant de se concentrer sur elle-même, son corps, ses chaires.

Le sang pulsait à l’intérieur, mais si ses souvenirs se trouvaient être exacts, les lignes de chakra ne suivaient pas exactement les immenses ramifications artérielles. De longues minutes de silence, où seul le vent et le jeune félin semblaient vouloir se faire entendre… Le samouraï, s’il était attentif, put voir la fine main droite de la Yuki se redresser et tracer lentement et avec hésitation un trait sur son bras opposé. Un doigt qui se dirigea ensuite vers son buste, suivant la ligne de sa clavicule… Si son sang battait en pulsations, le flux de chakra était calme, constant, et c’était le meilleur moyen que la jeune avait trouvé pour discerner les deux.

Son geste se poursuivit le long de sa poitrine, et descendit jusqu’à son ventre, où cette fois ça paume entière se posa totalement. Elle-même avait du mal à décrire cette sensation… Ce n’était pas aussi bruyant qu’un cœur, ni aussi violent, mais la ligne qu’elle avait suivi l’avait amenée en cet endroit précis de son corps.

Sans baisser sa main, son visage s’orienta vers la supposée position du samouraï « A chaque fois que vous utilisez votre chakra, vous sentez ces lignes, son parcours dans votre corps ? » Elle s’arrêta un instant, toujours concentrée « J’ai appris la maîtrise du Hyoton. Mais même dans les techniques qui me puissent le plus d’énergie, je ne l’ai jamais senti comme aujourd’hui. »

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Mar 5 Sep 2017 - 18:07
Elle progressait vite sur la partie pratique, ce qui ne l'étonnait pas. Après tout, elle n'aurait pas pu devenir une ninja sans un minimum de talent. Il n'avait pas besoin de l'observer pour savoir qu'elle progressait, même s'il ne comprenait pas cette propension à vouloir se lever. Il ne lui disait rien cependant car il estimait qu'au vu du tempérament de la jeune femme, c'était le minimum à tolérer pour le moment. Celle-ci ne se rendait pas compte, mais s'il avait tout d'abord appris à la jeune femme à s'ouvrir sur l'extérieur pour mieux la rediriger sur l'intérieur, elle était désormais pratiquement aphone à l'immensité de ce qui l'entourait. C'était logique : l'attention des êtres Humains ne pouvaient que très difficilement tout englober. Par définitions, êtres mortels qu'ils étaient, ne pouvait comprendre et accéder à toutes les subtilités de la création et de l'univers, sauf à faire un travail très particulier de méditation sur le monde, jour après jour. Et combien s'étaient éveillés et avaient ensuite réussi à s'extirper du flot de la réincarnation et de leur karma ? Les samouraï n'étaient pas des moines bouddhistes. Il se contentait d'une autre forme d'éveil : celui du guerrier, qui atteint sa plénitude au sein de la fièvre des combats.

C'était bien loin des préoccupations du petit chat, qui désormais, dormait doucement sur le yukata et le hakama du samouraï. La vie des chats n'étaient pas celle d'un ascète, pourtant ceux-ci, par bien des aspects, étaient bien plus proches de la nature que certains ascètes. Petite boule noire et insoumise, bien plus agile que la plupart des hommes et au observateur d'un monde tout à fait différent du leur. Si je t'accepte ici, t'occuperas-tu de ceux qui pourraient nuire à la charpente de mon dojo ? Demanda-t-il, interrogateur, à la petite créature noire, qui se mit à miauler, elle-même interpelée de voir un être humain lui accorder tant de flatteries et de paroles. Mais la voix de la jeune femme l'interrogea à nouveau et il fallut lui répondre.

La question était légitime : elle cherchait à voir si ce qu'elle ressentait était normal par rapport à lui, supposé maitre ou à tout le moins, enseignant, de cette technique. La méditation ouvre la conscience, mais celle-ci, pour des raisons évidentes, est limité. Sauf à être un éveillé, un kami, ou même un Yōkai, notre entendement est limité car nous souffrions de trop d'information. Quand notre cœur nous tourmente et que nous souffrons, nous avons déjà du mal à nous départir de nos affects. Il se souvenait encore des troubles répétés qu'il avait ressenti à propos de son départ de chez lui. La honte d'être tombé d'un piédestal, la honte de ne pas être à la hauteur. La sensation de ne plus rien valoir. De ne pas avoir la force de parvenir à répondre aux attentes de son clan. La colère contre l'univers et contre le sort qui l'avait prédestiné à cette désillusion. Encore aujourd'hui, l'amertume passé, il évitait de s'y replonger. Quand on contemple un abîme, celui contemple en celui qui l'observe. De la même manière, il savait que les racines de ses doutes, même s'il les embrassait comme étant partie intégrante de son être, étaient toujours présents et prêt à le faire douter s'il n'y faisait pas attention. Méditer, c'est bien plus apprendre à porter conscience sur ce qui d'habitude, est naturel et nous entoure sans qu'on ne le remarque ou qu'on ne prenne le temps de le faire, puis d'apprendre à le faire de plus en plus vite sur demande. Prendre du recul sur ce que l'on ressent, sur ce l'on voit, sur les détails inutile, élargir sa vision, ou au contraire la faire plus précise sur un point plutôt qu'un autre.

Et c'est précisément en cette fin de phrase que résidait tout l'intérêt de la méditation pour ce qu'il voulait lui apprendre. Avoir conscience de son flux de chakra permet de mieux ressentir le comportement de celui-ci et en réponse, de mieux le guider là où on le souhaite. Il ajouta enfin : Je ne le ressens plus comme vous le sentez actuellement, Ayuka-dono. Aujourd'hui, c'est devenu un réflexe, mais un réflexe que je peux contrôler. Et là aussi résidait une très grande différence entre s'en servir sans avoir conscience de son flux de chakra par réflexe et lui.
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Mar 12 Sep 2017 - 15:18
« J’imagine que vous vous êtes entraîné très tôt à l’art de la méditation si aujourd’hui, vous ressentez cette maîtrise telle un simple reflexe. » Alors que sa paume finit par se détacher de son ventre, elle soupira. Elle soupira en repensant à ses propres entraînements, ceux qu’un passé lointain, flou sur tant de points.

Le petit chat s’accrochait aux cheveux du samouraï, manquant de glisser plusieurs fois mais se rattrapant de son mieux aux dépends du crâne du jeune homme. C’est les miaulements du félin qui guidèrent la jeune femme vers Watari, d’un pas certes moins hésitant que lors des premières secondes d’obscurité mais trahissant encore une perte de contrôle de l’environnement. Sans être persuadée d’être bien placée, Ayuka releva légèrement son visage vers celui du samouraï, un sourire calme mais charmeur sur ses lèvres. Dans son esprit la jeune femme essayait de redessiner les traits du jeune homme, des lignes finies et harmonieux, des yeux perçants mais incroyablement doux et calmes mais aussi ses cheveux de jais, aussi noirs de les plumes d’une corneille. D’une certaine manière, il ressemblait à beaucoup d’hommes du Clan Yuki mais sans la froideur qui les habitait pour la plupart. Sans que cela ne soit la seule raison, il s’agissait de cette chaleur de vivre qui attirait ainsi la jeune femme et qui l’avait poussée à rentrer dans ce dojo. Une chaleur telle la lumière attirant la libellule.

« Votre enseignement pourtant axé sur l’art des samouraï, sur leurs valeurs, serait utile à de nombreux jeunes shinobis je pense. » puis sur un ton plus amusé, elle ajouta « Si un jour je me rends compte que votre réflexe est aussi devenu mien, j’aurai la preuve que vous n’était pas seulement un jeune homme très agréable… Mais également un professeur à vanter. » Puis, doucement, avec hésitation elle leva la main en se concentrant pour tenter de viser au mieux. Une fois son bras levé le petit chat renifla ses doigts alors qu’elle commença à le caresser lentement sur la pointe des pieds… N’imaginant certainement pas que le jeune homme devait se pencher en avant pour permet une telle prouesse pour celle dont le caractère renforçait sa petit taille mais qui démontrait également que les paroles du samouraï et ses explications n’étaient pas veines.

Et, proche de son visage et sur ton insistant plus à la confidence, Ayua ajouta « Et je ne pensais pas avoir la joie en flânant ce matin, de croiser une âme du Pays du Fer » Un pays qui l’avait vu naître, grandir et partir. Un pays qui n’était jamais revenu à elle depuis plus de huit ans.

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Jeu 14 Sep 2017 - 0:12
Eh bien, ma famille ne m’a pas vraiment laissé le choix. Mais avec mon frère et mon ancienne fiancée, nous étions peu assidus. C’était très drôle. J’essayais de faire de mon mieux, mais ils parvenaient toujours à me déconcentrer ! Il se laissa aller à un rire franc, alors qu’il eut un sourire tendre pour ce chaleureux souvenir baignant d’insouciance, sous le regard sévère de leur père qui faisait claquer la pointe de son shinai en même temps que sa patience s’évaporait.

Il laissa ce souvenir s’estomper et revenir au sein de sa propre mémoire et contempla la jeune femme cherchant à se débrouiller malgré sa cécité. Elle semblait bien plus canalisée qu’à son arrivée au dojo et elle prenait de grandes précautions pour pouvoir se mouvoir sans accrocs. La jeune femme souriait et semblait être heureuse d’être là. C’était déjà ça, s’il n’était pas assez terrible au point de la faire fuir immédiatement après qu’elle l’ait rencontré.

Se décidant à la taquiner un peu et à l’amuser, le jeune homme profita de la cécité de la jeune femme pour s’abaisser près du creux de son oreille et lui susurrer, un brin moqueur : Vous souriez. Vous semblez être heureuse, Ayuka-dono. Pour mieux la narguer : Le Bushido ne dit rien à ce sujet, mais je suis presque sûr que le Code Ninja ne serait pas très d’accord.

Ce murmure avait sûrement quelque chose de sensuel et d’attirant, mais dans l’esprit du jeune homme, c’était avant tout un moyen de s’amuser au dépend de la jeune femme et de tester sa capacité à rester concentré malgré la surprise. Le petit chat noir ne comprenait pas vraiment ce qu’il se passait, tant et si bien qu’il contemplait la scène d’un air attentif, mais peu convaincu. Elle commenta alors le fait que son enseignement pourrait être utile à nombre de jeunes shinobis. Peut-être, mais combien d’entre eux le souhaitaient ? Pour le moment, il n’avait pas vraiment de succès dans le village. Quant aux compliments : Allons, allons, pas besoin de me passer la pommade, je n’ai pas besoin qu’on me vante ou qu’on me complimente. Je fais juste ce que j’ai à faire. Avait-il dit en se remettant face à elle. Elle tendit doucement une de ses mains pour tenter de viser le sommet de son crâne et aller vers le petit chat qui se mit à renifler…

Elle s’était mise sur la pointe des pieds et lui avait fait part de son heureuse découverte. Watari allait hausser les épaules, certes heureux pour elle, mais légèrement imperméable aux intentions de la jeune femme. C’est à ce moment-là que le petit chat se mit à s’amuser avec une mèche de cheveux de la petite blonde, jusqu’à sauter sur la tête de cette dernière. Perdant l’équilibre, il sauta vers le sol en panique, propulsant celle-ci dans le déséquilibre jusqu’à Watari. Dans cet enchevêtrement de circonstances malencontreuses, elle tomba vers lui. Dans cette chute, la jeune femme n’eut pas le temps de rouvrir les yeux suffisamment tôt pour se rendre compte que l’angle faisait que leurs lèvres s’étaient rencontrées sûrement de manière plutôt non-désirée pour la jeune femme.

Quand enfin, le dos du jeune homme rencontra le sol, il sentit une agréable sensation à travers son yukata. Il s’agissait probablement de la poitrine de la jeune femme. Mais en tant que Samouraï et senseï, il ne devait pas voir la jeune femme ainsi. Alors, retenant un rougissement et une remarque sur le fait qu’elle cachait plus de chose sous son kimono qu’il n’en avait cru au début, il se contenta alors d’un simple : Rien de cassé ? Avant de se rendre compte qu’il pouvait estimer de la présence d’atouts de la jeune femme directement entre ses mains. Il malaxa plusieurs fois par pure réflexe, sans vraiment comprendre la situation, l’air légèrement interloqué. C’était donc ça, cette sensation qu’il avait oublié depuis une dizaine d’année ? Le chat miaula à côté d’eux, ne comprenant pas, lui non plus, la situation.
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Sam 23 Sep 2017 - 23:09
Aux murmures, elle frissonna doucement sans que le froid ne puisse être accusé de culpabilité, le dojo protégeant les deux jeunes gens de la brise habituelle de Kiri. Le bonheur, sentiment si rare dans le village de la Brume… Mais dans ce pays aux pluies constantes, Ayuka tentait tous les jours un peu plus de garder cette joie de vivre qui la caractérisait tant. Le jour où la flamme ardente qui brûlait en elle se mourrait définitivement, il était évident que le Domaine des Yuki serait encore plus glacial qu’actuellement.

Les frissons se répandirent doucement, glissant le long de sa nuque pour se perdre jusque dans ses fins doigts. Un homme qui lui faisait cet effet… Non, elle n’en avait connu aucun depuis son arrivée à Kiri. Et il eut raison de tester sa concentration car le trouble qu’il avait su faire naître en elle ne tarda pas entraîner l’inévitable…

Incapable d’imaginer la position du jeune homme dans l’espace, elle sentit brutalement un choc sur son crâne, déviant totalement le centre de gravité de la Yuki. Elle avait beau être fine, Ayuka n’échappait pas aux lois physiques. Ne pas tomber, ne pas manger le parqu… C’est avec un léger cri qu’elle sentit son corps rencontrer violemment celui de Watari, et c’est avec les joues piqués d’un rouge certain qu’elle sentit le contact de ses lèvres avec celle du jeune homme, son cœur manquant un battement alors que sa chute fut rapidement stoppé par le corps du samouraï. Totalement perdue, son sang battait violemment dans ses tempes et ses paumières se rouvrirent après la chute bien qu’incapable d’observer celui qui lui avait empêché de nombreux bleus à cause de la luminosité agressive qui régnait dans la cours intérieure.

Et cela serait mentir de dire qu’elle était mécontente de la situation, le corps du samouraï étant des plus agréables sous son poids et cela malgré les diverses couches de tissus qui les séparaient. Si lui la voyait comme une élève, peut-être simplement comme une Yuki… Ce n’était pas le cas de la jeune femme. Un homme des plus appréciables, un corps qui l’intriguait et un sourire dévastateur. Elle le voyait comme un homme, un vrai. Et alors qu’elle sentait les caresses et les pressions des plus agréables sur sa poitrine, ses joues se colorèrent naturellement et sa vision lui fut rapidement rendue.

Son regard planté dans le sien, ses lèvres légèrement entrouvertes, elle le contemplait alors que son haori les recouvrait en partie. Quand il lui demanda si elle ressentait une quelconque douleur, elle ne put s’empêcher de libérer un rire, léger mais qui lui sciait si bien avec les couleurs chaudes de son visage. « Et bien je crois que vous êtes en train de vous en assurer ! » Un sourire éclaira son visage alors qu’elle appréciait les gestes doux et délicats de son professeur. Puis Ayuka pencha légèrement son visage sur le côté, ajoutant malicieusement « E je peux vous l’assurer, les Kaguya ne font pas preuve d’autant de douceur… »

Le visage gêné sur samouraï était touchant. Sans parler d’innocence, Ayuka se doutait qu’il ne faisait pas parti des Kirijin adaptes des plaisirs charnels quotidiens et c’était rafraichissant pour celle qui avait déjà connu plusieurs avances mais souvent bien trop insistantes pour obtenir une réponse positive. Enfin, le jeu était amusant mais elle se doutait que le poids qu’il supportait sur ses côtes pouvait être gênant si bien que les muscles de son corps se tendirent, réduisant la pression sur le buste de Watari.

« Vu votre inquiétude pour ma personne je ne me fais pas trop de soucis mais sait-on jamais… » ajoute-t-elle d’une voix légèrement avant de conclure « Souffrez-vous, Watari-dono ? »

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Dim 24 Sep 2017 - 18:05
Quelle étrange situation que celle où il se trouvait. Loin en son for intérieur, une pointe de passion pour la jeune femme s'était enflammée. En cet instant de douceur où leurs lèvres s'étaient rencontrées, l'appel de la volupté s'était ressentir comme une brûlure lui traversant l'intégralité de son corps. Elle était belle, fine, elle avait un beau visage, quoiqu'un peu enfantin. Elle savait se battre, elle était agréable, elle avait de l'humour et de la politesse. Mais plus encore, la jeune femme, il le savait désormais, en cachait beaucoup derrière sa tenue guerrière. sous les bandages, la douceur de la féminité opaline de la jeune femme s'était fait comme le phare de l'appel de l'exploration. Les contrées inconnus qu'il ne pouvait qu'imaginer étaient comme les caresses froides d'un vent marin hivernal qu'il avait senti, alors que sous ses couvertures, il avait traversé les courants jusqu'à Yuki en compagnon des Yuki, des Kaguya et des Sabreurs.

Dans cette tempête froide et sensuelle, la chaleur des lèvres de la jeune femme semblait être la danse folle des esprits des neiges avec ceux des flammes, un concerto dépaysant, le ballet d'un oxymore, paradoxal, qui, si elle s'en servait sur les hommes, lui aurait assuré de faire tourner toutes les têtes. En la jeune femme, l'impitoyable froid enlaçait d'une soie qui donnait envie de s'y perdre. Aurore boréale dans le chaos des vents d'été, Ayuka Yuki avait la féminité délicate d'un caractère plein de chaleurs, de la discipline des samouraï et d'une glace qui annonçait, comme lorsqu'elle était arrivée chez les Yuki, un nouveau printemps.

Dans sa gêne plus ou moins acceptée, les tintements de leurs coeurs se jouaient en ses oreilles comme une mélancolique mélodie où, happé par la beauté naturelle de la jeune femme, il se savait être un mauvais parti. Il n'avait pas confiance en lui, il avait peur de blesser les autres, lui qui ne savait que vivre pour son art. Doucement, mais maladroitement, une de ses mains avait caressé le bas de la cuisse de la jeune femme. Ce mouvement, imperceptible, était celui d'un jeune homme confus. Doux comme le plus fin des yukata, la peau de la jeune femme était l'alchimie surnaturelle entre la délicatesse des flocons de la neige et la chaleur réconfortante d'un feu en hiver. La caresse d'une couverture et le souffle froid du matin. Privé de l’entièreté de sa main par ses protections en cuir, il était presque déçu de ne pouvoir plus en sentir dan la totalité de sa paume libre, tandis que son autre main continuait de s'émerveiller du stratagème qu'elle employait pour se faire plus guerrière que la belle qu'elle était...

Elle sourit, mais il ne comprit pas bien la suite de sa phrase. Ou plutôt, quand il la comprit, il laissa ses mains retomber sur le côté, comme s'il se laissait à la merci de la jeune femme. Mais plutôt, il rougit, comprenant que celle-ci était bien plus habituée des femmes que des hommes. Peut-être était-ce son amie, Tsukiyomi ? Il la savait abhorrant les hommes, mais quelle probabilité y avait-il pu avoir pour que .. ? Tout ça n'était que vanités. Il ne devait pas s'y plonger plus. Prudemment, il fit le calme en lui.

La relevant doucement et prenant quelques talonnées de recul entre-eux, il sourit doucement, mais toujours un peu gênée : Désolé, mes gestes furent déplacés. Mais je vais bien, j'ai connu des maux bien pire. Le petit chat noir grimpa spontanément sur les genoux de Watari et lui lécha la joue, alors que celui-ci s'inclinait poliment pour s'excuser. Je n'ai rien contre le fait que vous préfériez les femmes, je ne fais pas parti de ceux qui vous tiendraient rigueur de cela, Ayuka-dono. Le petit chat miaula, comme si, toujours, il ne comprenait rien au quiproquo qui se jouait en cet instant.
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Flâner, l'art subtil de la découverte | Watari & Ayuka

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