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Session d'entraînement chez les Sabreurs Ft. Watanabe Shiori-dono


Jeu 24 Aoû 2017 - 21:28
Tôt ou tard, il savait qu'il devrait venir s'entraîner ici. Après tout, ce n'est que dans ce grand dojo qu'ils avaient les infrastructures nécessaires pour qu'il puisse entretenir ses techniques de samouraï. Répéter les mouvements dans le vide n'était pas tout ; loin de là. En l'occurrence, pouvoir mettre à profit ses techniques sur des bambous n'était pas dans les disponibilités de son propre dojo, si bien qu'il se voyait forcer que de venir ici, dans l'illustre et grand dojo de la confrérie des sabreurs du village de la brume.

Mais un certain malaise demeurait ici. Il faut dire que les rumeurs sur ce qui s'y était produit avait fait demeurer cette sensation de tension. Pour lui, un dojo et ses tatamis étaient des lieux sacrés pour les pratiquants de kenjutsu. Arrêter l'un d'eux, chez lui, dans cette enceinte... Tout cela était indigne des Sabreurs et d'un chef censé unir des hommes sous une seule cause. Mais ici, il était l'ombre de ceux qui n'arrivaient à s'opposer à l'ombre. Contraint par son manque de force à être un observateur distant, la souillure qui frappait cet illustre lieu lui était pénible à contempler. Bien sûr, au-delà, la vie continuait pour cette confrérie, mais les rumeurs parlaient d'arrestations arbitraires, de sabres confisqués... Y avait-il meilleure solution pour humilier ces fiers serviteurs de Kiri ?
Alors qu'il abattait sa lame sur les bambous, il cherchait à faire taire ces pensées qui troublaient son esprit et qui risquait d'émousser sa lame. Les samouraï n'hésitaient pas. Ils avaient fait le serment de protéger la paix, les faibles et la voie honorable de ceux qui croient en leur justice et en font acte. Les samouraï étaient semblables à leurs lames. Si leurs convictions s'émoussaient, c'était leur capacité à fendre avec conviction qui s'étiolerait. Et c'était quelque chose qu'il ne pourrait jamais se pardonner.

C'est pourquoi, au milieu de ses mouvements, ceux-ci semblèrent s'accélérer avec harmonie alors que sa découpe méticuleuse transformait les bambous d'entraînements en fragments découpés avec maestria. Il expira doucement dans un soupir contrôlé, fit tournoyer son katana avant de le porter au fourreau et de le ranger lame vers le haut, comme les us et coutumes ancestrales le voulait. Puis, il porta une serviette jusqu'à ses tempes, pour faire partir un peu de sueur, avant de se laisser tomber en position de seiza, en profitant pour méditer sur ce qu'il ressentait en cet instant.
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Ven 25 Aoû 2017 - 12:53
Assise en tailleur, les yeux clos, mon sabre posé sur sur mes jambes, les mains dessus. Je dois être dans cette position depuis déjà de nombreuses minutes. Centrée sur moi, mon monde intérieur… Un monde détruit, chaotique, que je tente de contrôler, de calmer pour ne plus subir de pulsion meurtrière comme j’ai pu avoir quand je me suis retrouvée face au petit frère de mon ancien tortionnaire. J’aurais pu le tuer, si la lame de mon sabre était létale, j’aurais répandu ces tripes sur la glace qu’il avait créé et j’aurais ainsi réduit le nombre de YukI. Une idée qui peut être intéressante en partant du fait qu’ils sont possiblement tous les même. Je me revois dans ce combat, perdre mon sang froid, encaissé une blessure pour attaquer de front et l’avoir à ma merci. Une chose que je n’aurais jamais fait avant. Une attitude trop foncière, trop suicidaire, parce que dans un vrai combat, face à un ninja plus puissant que moi, et bien plus réactif que le jeune Yuki, j’aurais probablement pu mourir. Un acte complétement irréfléchi. Suicidaire en quelque sorte. A l’image de mon coéquipier en quelque sorte. Pourtant si je suis assisez comme ça, sur le bord des tatamis au lieu de m’entraîner physiquement, ce n’est pas pour juste repenser à cet entrainement… C’est aussi à cause de tout le reste. J’avoue ne plus savoir où j’en suis réellement. Je pourrais rester chez moi à réfléchir à tout cela, mais dès que je suis seule, je me retrouve trop facilement à pleurer, à craquer à cause de ses souvenirs que je tente de contrôler ici pour ne pas m’effondrer en larme devant mes frères et sœurs d’armes. En somme, c’est un vrai travail sur moi-même que j’entreprends là… Penser à cet homme, ce monstre devant tout ce monde pour apprendre à me contrôler réellement et réussir à contrôler mes sentiments ainsi que mes expressions pour ne pas, une fois face à lui, lui sauter à la gorge directement et le tuer. La mort serait une chose bien trop clémente pour lui. Bien trop douce également. Je me vengerais. Je ne sais pas encore comment, enfin, si j’ai déjà une petite idée, mais je ne sais même pas si cela pourrait réellement arriver ou se produire.
 
Je finis par ouvrir les yeux, crispée alors que je regarde les shinobis et kunoichis qui s’entraînent devant moi. L’absence de Tetsuko est bien trop présente. Il me manque ce petit bout d’homme, mon coéquipier. C’est toujours lui que j’allais voir en cas de soucis, mais maintenant qu’il est en prison à ma place, je ne peux pas lui parler et m’amuser de ses traits encore enfantins. Bien qu’en même temps, cela me soulage qu’il ne soit là… Il a vu ce que cet homme m’a fait… J’ignore comment il va me regarder maintenant, ce qu’il doit penser de moi, de m’avoir vu en lambeau de la sorte… Puis, j’aurais sûrement honte de me tenir face à lui. Il a tout vu de mon corps maintenant, il a vu ce que cet homme m’a fait…
 

Secouant la tête pour chasser cette image de ma tête, même si au moment où l’adolescent était apparu dans mon champs de vision ce jour-là, j’avais été soulagée, ce sentiment était bien loin maintenant. Surtout avec l’inquiétude grandissante de le savoir à la merci de cet homme, mais aussi de notre mizukage. Marchant alors Dokuyaku de nouveau fixé à ma ceinture, je m’avance sur les tatamis pour rejoindre mon coin habituel, avisant assez rapidement de la présence d’un inconnu occupé à méditer. Je suis supposé faire quoi là ? Le chasser ? Aller ailleurs ? Le déranger dans sa méditation est-il réellement un bon plan ? Oh et puis, je m’en fiche. Je toussote un peu pour lui signaler ma présence sans dire quoi que ce soit.

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Ven 25 Aoû 2017 - 19:38
Il peut être rassurant de savoir que je ne suis pas le seul en proie à mes tourments. La voix était mélodieuse, assurée, mais pleine de calme. Son ton, plus clair que la moyenne des hommes de son âge, avait cette légère pointe de ruse, qui lui donnait un timbre si particulier. Le rythme posé de ses paroles et son visage peu expressif donnait au jeune samouraï un air de sagesse, malgré son âge peu avancé. Et une certaine forme de sagesse, il n'en manquait pas, en tant qu'assidu élève de la voie des guerriers, comme pouvait en témoigné sa posture de zazen.

Et c'était probablement cette méditation assidue, jour après jour, qui lui avait permis de déduire une vague impression de ce que la jeune femme ressentait. Une part d'instinct, une part d'oreille, une part d'observation, le jeune homme avait cherché à lire sur les traits de la jeune femme qui avait toussoté. Il ne fallait pas être fin psychologue pour ressentir une certaine forme de stagnation, de bouillonnement, comme l'eut fait des eaux usées dans des tuyaux qui s'étaient obstrués, à force de laisser frénétiquement passer le courant à l'intérieur de celui-ci. Peut être il y avait eu quelques fuites à ce barrage, la jeune femme avait le teint et les stigmates de quelqu'un de fatigué. S'il devait y mettre un mot, elle semblait rongé. Rongé de l'intérieur par une tempête chaotique d'émotions et de sentiments. Impassible et dos à elle, son intense regard se fit préoccupé.

Dans un geste lent calculé et gracieux, il se releva pour ranger les aléas de son entraînement. Cela forcément lui pris quelque temps, le temps de s'assurer que tout serait rangé correctement. N'y voyez aucune offense, mais je vous sens comme une créature blessée et en colère. Cela ne me regarde sûrement pas, mais... Si votre venue est ici pour vous entraîner, je pense qu'il vous faudrait trouver une solution pour reprendre le contrôle de vos émotions. Il s'était arrêté, dos à elle, pour dire cela, les bras pleins de bambous découpés. A y regarder de plus près, il était assez satisfait de sa tranche. Il ne disait pas ça comme un jugement ou comme un affront. D'ailleurs, son ton ne s'était pas fait un seul instant condescendant. Comprenant lui-même ô combien la vie pouvait parfois troubler la sérénité du cœur de celui qui se voulait être une lame, il ne se sentait pas d'ignorer cette jeune femme qui semblait... Être en pleine détresse intérieure. Si jamais, mon humble personne est à votre disposition, camarade. Il fit un petit mouvement de tête respectueux vers le bas et de ses pas feutrés et millimétrés, Watari se rendit vers l'extérieur pour y ranger le bambou usager.

Quand enfin, il revint à l'intérieur, il laissa une bonne distance entre lui et les autres, déposa sa lame rangée en son fourreau à sa gauche, avant de se remettre à méditer, son visage sibyllin de nouveau fermé en cette quête de l'harmonie intérieure.
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Sam 26 Aoû 2017 - 11:35
J'arque un sourcil en entendant les propos de l'homme, agacée dans un sens de ce genre de remarque à longueur de temps. De toujours voir les regards inquiet de mes confrères d'armes après ce qui avait été dit dans le journal du kunaï émoussé. Mais aussi à cause de mon séjour à l'hôpital bien qu'il fut assez court grâce à l'irou jutsu. Enfin, là n'était plus réellement la question. Je reste juste silencieuse aux premières paroles de l'homme, étant donné que j'estime que cela ne le regarde en rien. Je le laisse cependant libre de penser ce qu'il veut. Néanmoins quand il se relève et prend encore la parole après de longue minutes de silence, ses propos me déranges davantage. Penchant la tête sur le côté tout en continuant de le regarder, je croise maintenant les bras. "Une comparaison fort bien étrange alors que je me porte ma foi, bien et que contrairement à vos dires, je n'ai aucun tumulte ingérable. Mon seul agacement présentement et de constater qu'un non membre de la confrérie c'est octroyé la place que j'occupe habituellement pour mon propre entraînement. Que ce même individu, ce permet de me faire une leçon de moral, probablement en pensant bien faire, sur une chose que de un; je sais déjà et que de deux, je n'ai pas besoin." Mauvaise ? oui, j'avais cette impression de le devenir de plus en plus chaque jour, sans plus aucune patience. Bien que je m'efforce encore de sourire, de chercher à faire semblant que tout va bien, que je dévoile juste un caractère plus fort que ce que j'avais montré jusque là. Ou simplement, que j'ai arrêter de jouer les filles fragiles et faible.

Je soupire alors, haussant les épaules par la même occasion alors qu'il me propose ses services comme si de rien était. Je soutiens son regard un instant avant de finalement le voir partir, ranger son matériel. Je lève alors les yeux au ciel, exaspéré par ce genre de personnes... Et dire que j'étais comme ça avant mon séjour en prison. Qu'est-ce que je devais être chiante ! M'enfin, l'homme maintenant partit de mon coin, je détacha alors Dokuyaku de ma ceinture, le gardant dans son fourreau pour commencer mon entraînement avec mon sabre sans pour autant user d'une once de chakra pour l'instant, ignorant si l'homme ou non était revenu dans la salle et s'il comptait encore ou non m'importuné avec des propos trop rabâcher et trop bien veillant.


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Dim 27 Aoû 2017 - 14:51
Que fallait-il répondre à quelqu'un d'aussi dédaigneux ? Il aurait pu arguer qu'une telle réponse montrait bien - en sa volubilité qu'en le choix de certains mots - qu'il n'avais pas eu tort. Il aurait pu tout aussi bien arguer que ce dojo était si grand que si elle ne souhaitait pas recevoir de "gêne", certaines cabines, plus réduites, étaient actuellement vide. Qu'à défaut de lui faire la morale, il était plutôt ici question d'une éthique et donc de philosophie morale que de lui imposer ses valeurs. Toujours est-il que l'estime qu'il avait de cette personne venait d'être fortement réduite, bien évidemment. Il ne la détestait pas, non. Pas d'animosité. Comme quand un animal craintif vous mord, vous ressentez la douleur et serrez les dents, avant de le regarder faire, pour tenter de comprendre comment le rassurer. Mais il sait qu'elle n'est pas un animal. Elle a choisi ses mots. Alors, le dos tourné, il avait simplement soupiré et haussé les épaules. Ainsi soit-il.

Aller vers elle avait été une erreur, car son attitude laissait effectivement penser qu'au-delà du trouble, elle préférait le garder pour elle et y demeurer. Ses valeurs morales le poussaient à tendre la main, mais pas jusqu'à s'affaiblir. Sacrifier son temps jusqu'à affaiblir sa lame eut été une perte de temps ; en cherchant à renforcer quelqu'un qui s'émousse, on finit bien souvent par devoir user de deux pierres à affuter pour réparer les dégâts causés par cette personne. Allant chercher de nouveau bambous, il se remit de nouveau dans une garde relativement basse. Un peu en retrait. Plutôt que de pratiquer sa technique, il voulait s'entraîner à répéter encore et encore les mêmes mouvements dans une sorte de course à l'endurance. Le précédent incident lui avait rappelé à quel point il n'appréciait pas cet endroit et pourquoi il préférait ne s'y rendre qu'en cas de nécessité. Il y finirait sûrement le jour ici, quitte à rentrer les muscles exténués. Ce rituel d'aller et venue allait sûrement durer longtemps. Et à chaque allée et venue, pas un regard ne fut consacré à autre chose que son entraînement.
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Dim 27 Aoû 2017 - 22:46
Un soupire encore une fois à sa phrase et je le laisse partir. Bon vent. Je suis mieux seule pour m’entraîner, ou alors avec mon frère d’arme et coéquipier, j’ai nommé Kasanagi… Jeune Yuki présentement en prison à cause de moi et de cette chère et tendre Mizukage. Cela m’énerve réellement, ne plus pouvoir me reposer sur lui, lui poser mes questions quand quelque chose que je ne connais pas est abordé devant moi. Un peu comme ce mot que j’ai entendu un peu plus tôt. J’essaie de le retrouver, pour le garder en mémoire et pouvoir questionner l’adolescent quand je me retrouverais à nouveau face à lui, mais j’ai réellement du mal là. Donnant un coup de fourreau un peu plus fort sur ma cible, je me retourne alors et peste mentalement contre moi-même et ma mémoire un peu trop sélective.

Machinalement, je cherche quand même du regard la tête du noiraud, sauf qu’il ne peut être là. Mon regard se pose alors à nouveau sur le ninja d’un peu plus tôt et hausse les épaules. Allez fait un effort Shiori. Je rattache mon sabre à ma taille et m’avance maintenant vers lui alors qu’il semble concentré sur son entraînement personnel. Le déranger serait encore un manque de respect de ma part non ? Possiblement, alors j’attends simplement un peu en retrait qu’il s’arrête pour reprendre son souffle ou je ne sais trop quoi. Peut-être qu’il remarque ma présence et qu’il se retournera.


Il finit par le faire et je baisse alors la tête en signe d’humilité. « Je suis navrée pour l’attitude que j’ai eu il y a quelque instant. J’ai en effet quelques soucis, mais cela ne doit en rien venir déranger et perturber les autres occupant du dojo. Je vous prie de m’excuser. » Visage rivée sur le sol, je fixe les tatamis attendant une réponse de sa part, sauf que l’attente me semble longue. Je reprends alors rapidement la parole en relevant la tête. « Je suis Watanabe Shiori, l’une des membres de la confrérie des sabreurs. » Me présentais-je alors, non pas pour l’impressionner ou je ne sais quoi d’autre, mais pour qu’il sache. « Et ma position ne me permet en rien d’agir comme je l’ai fait. J’espère que mon attitude ne portera pas préjudice à la vision que vous avez de mes frères d’armes. » Je le regarde alors, faisant preuve d’une certaine sincérité dans mes propos. Puis, je tente quand même de rattraper ma connerie, de dompter réellement mes démons en tentant simplement d’être comme avant, bien que possiblement un peu trop… soumise ?

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Lun 28 Aoû 2017 - 15:21
Il était rare qu'on le surprenne autant. Pourtant, elle semblait totalement différente. Est-ce qu'il s'agissait d'une façade, d'un mensonge ? Même s'il ne préférait pas douter des autres, il faut dire que dans le cas présent, le changement était tel qu'il ne pouvait se demander si celui-ci était réellement sincère. Dans le doute, il préférait ne rien démontrer de sa suspicion et il se dirait qu'il en jugerait par lui-même tôt ou tard. Elle reprend la parole pour se présenter. Une membre de la confrérie des sabreuses. Elle semblait tout de même être sincère, sur le fond.

Il est vrai que s'il devait le mettre sous la forme de mots, la jeune femme qui lui faisait face semblait moins perdue et plus sûre d'elle-même que précédemment, lorsqu'il l'avait vu arriver. Il l'avait observé discrètement avant qu'elle ne se décide de l'aborder à nouveau. Elle avait semblé chercher quelqu'un du regard. Puis, elle s'était mise près de lui et avait attendu qu'il terminât son entraînement, qu'il avait répété de manière tout à fait solennelle encore et encore, jusqu'à probablement passer pour quelqu'un de compulsivement attiré par la régularité. Mais quelque chose le ramène à la réalité, après ce tourbillon de méfiance, de surprise et d'incrédulité. Le bruit qui en est la cause est celui d'un morceau de bambou qu'il a simplement lâché sur son pied face au poids de ce qui n'était pas dans l'expectative.

Il se relève, tient son pied entre ses deux mains. Rien de bien grave, juste la douleur. Un petit juron s'échappe de ses lèvres. Il avait soigneusement préparer les vestiges de son entraînement à l'extérieur pour aller nourrir les pandas. C'était pourquoi, machinalement, il les avait pris dans ses bras quand elle l'avait abordé. Heureusement, il était plutôt résistant. Il se précipite pour récupérer les effets qui en résultaient et les remettre dans ses bras, avant de reprendre la main sur la situation. Il devait lui répondre.

Eh bien, j'ai peut-être manqué de tact et de discrétion moi aussi. J'imagine que la faute peut se partager, dès lors. Désolé. Il s'incline une première fois, poliment, mimant le geste qu'elle avait elle-même eu plus tôt. Je suis Hoshino Watari, samouraï du pays de fer. Ne vous inquiétez pas, il n'est pas dans ma nature de vouloir préjuger d'autrui. Bien sûr, il avait quelques réserves avec les ninjas de Kiri, à tel point s'il se demandait s'il faisait vraiment parti de ce village, par moments. Mais cela ne l'empêchait pas pour autant d'accueillir les inconnus comme tel en évitant de se figurer leur caractère fréquentable ou leur honneur. Un peu gêné, il se demande alors s'il doit relever ce qu'il avait perçu d'elle plus tôt encore, peu avant qu'elle ne se décidât à venir lui parler...

Elle semblait relativement à fleur de peau. Au minimum, c'était ce qu'il pouvait en dire, vu dont la manière dont elle réagissait à des degrés divers et fortement opposés. C'est pourquoi, tel un funambule marchant sur une corde raide et tenant des bambous sur les bras, il se demandait si l'énième acrobatie d'aller vers elle n'était pas dangereuse... Mais il était de sa nature que de s'inquiéter des autres. Alors... Quitte à reprendre une volée de bois, il s'y risqua : Pardonnez-moi une nouvelle fois si je vous paraît me mêler de vos affaires, mais tout à l'heure, j'ai cru remarquer que vous sembliez chercher quelqu'un du regard dans cette pièce... Il ne terminait pas sa question, se voulant rester discret. Mais peut-être avait-il croisé cette personne et pourrait-il lui indiquer où le trouver ? Bien qu'en réalité, cela lui serait impossible, ce n'était pour autant qu'il n’essaierait pas d'aider la jeune sabreuse. Son instinct lui disait que la personne qu'elle cherchait était importante pour cette dernière.
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Mar 29 Aoû 2017 - 15:57
Légèrement tendue, j’attends qu’il arrête de s’entraîner pour commencer à lui parler. Je lui présente ainsi des excuses pour mon attitude un peu trop agressive alors qu’il ne faisait que vouloir me tendre la main. Sauf que je ne veux l’aide de personnes, je ne veux pas parler de ce qu’Eiichiro m’a fait subir, après tout, je suis supposée être amnésique… La bonne blague, avec mon attitude, je me demande réellement comment on peut croire à ce mensonge aussi gros qu’une maison.

Je le fixe alors, incrédule de la scène qui se passe devant moi. « Ça va, tu ne t'ai pas fait trop mal ? » Le questionnais-je avant de finalement rire un peu du comique de la situation. Un rire discret et léger mais quand même sincère. Une chose que je n’ai plus réellement fait depuis ma sortie du bâtiment appartenant au Yuki. Cependant, quand le samourai fini par me répondre, je redeviens sérieuse, l’écoutant se présenter également et répondre à ma question sous-entendue. J’acquiesce alors simplement sans trop savoir quoi dire ensuite. Alors je reste simplement silencieuse, espérant dans un sens qu’il va relancer la discussion sans parler de mon attitude de tout à l’heure, mais d’autre chose, que ça soit au sujet des sabreurs ou je ne sais quoi d’autre. Parce que sinon, cette conversation va être aussi fructueuse que la première… M’enfin, elle aura quand même été un peu plus positive et on ne restera pas forcément sur une certaine rancune.

Il finit par parler et j’hausse un peu les épaules en regardant la salle. « Mon coéquipier. Un autre sabreur. J’avais une question à lui posé, mais il ne peut en aucun cas être ici. Pourtant j’ai toujours ce réflexe de le chercher du regard. C’était tellement normal de le trouver ici que, c’est assez déroutant de ne pas le voir… » Lui répondis-je un air assez triste sur le visage. Si j’ai de l’affection pour mon frère d’arme ? Oui. Je ne l’ai jamais caché aux autres comme au principal concerné. Dans un sens, je dirais que j’aurais tendance à le voir comme une sorte de petit frère de cœur. Même s’il m’apprend pas mal de chose sur la vie des ninjas, qu’il est bien plus instruit que moi. Bien souvent, le bâtard des Yuki semblait plus adulte et mature que moi. « Il est actuellement dans les geôles des Yuki. » Poursuive-je en le regardant, attendant de voir les expressions qu’il pourrait exprimer suite à cela, même si, ce n’était une surprise pour personne qu’un épéiste soit en prison. J’avais été la première et à ma sortie, c’est lui qui en était sorti. A se demander qui serait le suivant à aller faire un tour chez les Yuki une fois que l’adolescent serait sorti de là. Asura ? Yasuhito ? Ueno ? Ou un membre qui ne fait pas partit du conseil ? Comme Arukisa par exemple ? Je laisse alors entendre un nouveau soupir, celui-ci marquant mon agacement à cause de cela.

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Mar 29 Aoû 2017 - 22:32
Elle s'inquiéta de sa légère blessure. Mais il doutait réellement avoir à s'inquiéter de celle-ci. Au pire, il aurait une petite contusion : la douleur s'était fait particulièrement vive. Non, je vous remercie, j'ai juste été un peu pris au dépourvu. Assez naturellement, il lui fit un sourire ténu mais rassurant. Au moins, cette maladresse involontaire avait réussi à la faire sourire et légèrement rire. Il comprit alors que plutôt que d'écoute dans l'immédiat, la jeune femme semblait beaucoup plus avoir besoin de légèreté.

La prochaine réponse de Shiori lui glaça le sang. Il avait donc à faire aux sabreurs qui furent les victimes de la shodaime mizukage ? La compassion et une triste lassitude s'empara de lui. L'un d'eux était donc toujours enfermé dans les geôles du clan de glace ? Maintenant qu'elle lui disait le mot Yuki, ceux-ci lui rappelèrent l'existence d'Ayuka. Et la comparaison fut assez pertinente. Il n’apprécierait pas de savoir sa disciple emprisonnée et retenue dans des geôles. Je comprends. J'ai moi-même rencontré quelqu'un qui a souhaité devenir le disciple de mon dojo, dans le village. Je n'aimerais pas la savoir absente... Il fit une petite pause en regardant le visage de la jeune femme pour mieux pouvoir le détailler et ainsi confirmer l'impression qu'il avait eu : D'ailleurs, vous ressemblez beaucoup à cette personne. Il fit une pause avant d'ajouter : Vous avez les mêmes traits de visage, d'une certaine manière. Il lui sourit, avant d'ajouter avec une certaine réserve : Et vous êtes toutes les deux aussi belles femmes l'une que l'autre.

Il espérait qu'ainsi, il parviendrait à relancer la conversation sur autre chose, sur des sujets plus joyeux. Il doutait que persister sur l'absence de son coéquipier soit une bonne idée. De ce fait, il se remit à pratiquer quelques gestes, en attendant la réponse de la jeune femme. Ces mouvements étaient plutôt simples, tant et si bien qu'il pouvait gérer une conversation tout en les pratiquants.Excusez-moi si... Mon comportement... Est un peu ... Impertinent... Mais s'entraîner était quelque chose de particulièrement important pour le jeune homme et il avait tout intérêt à continuer ainsi s'il ne voulait pas avoir eu l'impression d'avoir été mollasson.
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Ven 1 Sep 2017 - 19:04
« J’imagine oui. » Répondis-je calmement en ayant toujours ce petit sourire sur mes lèvres. Il va réellement bien, alors je peux réellement rigoler un peu de la scène qu’il vient de m’offrir sans avoir de remord ensuite. Après tout, s’il s’était fait mal, cela aurait réellement été bien plus ennuyant pour lui, comme pour moi, car il aurait probablement pu très mal le prendre. Et j’avoue que me prendre la tête avec quelqu’un, ça ne me tente pas tant que cela. Trop de soucis, trop de conflits, de pensées négatives. Alors oui, au fond, je suis soulagée qu’il n’ait pas mal prit que j’ai pu rire de lui alors qu’il vient de se faire mal.

Lui expliquant ensuite dans un gros résumé l’absence de Tetsuko, il ne répondit même pas sur le fait que j’avais une question a posé à celui-ci. M’enfin soit, il doit sûrement se dire que ça ne le concerne pas ou alors, il n’est tout simplement pas curieux. Je pourrais le questionner sur cela pour avoir possiblement un début de réponse, mais il change en quelque sorte le sujet en parlant de lui et de son dojo. Penchant alors un peu la tête sur le côté, je fronce les sourcils. « Votre dojo ? » N’est-ce pas nous, les seuls à en avoir un ? Ou bien avons-nous des rivaux en quelque sorte ? Bien que ça peut être une autre sorte d’école d’art martiaux non ? C’est possible, dans tous les cas, je dois reconnaître que cet homme m’intrigue assez. Non pas à cause de sa disciple dont il semble se soucier comme moi je me soucis du numéro deux de notre confrérie, mais à cause de cette simple première phrase qu’il a dit.

D’ailleurs, il en vient à me parler encore un peu d’elle, me complimentant à travers elle. Je dois prendre cela comment d’être ainsi comparé à une autre femme que je ne connais même pas. Fixant donc le shinobi sans dire un mot, il finit par s’excuser probablement à cause de mon silence face à son pseudo-compliment. Secouant alors un peu la même, je joins rapidement des mots à la parole. « Non, non, ce n’est pas impertinent, c’est juste que ça me fait étrange qu’on me compare comme ça à une autre femme surtout en me disant que je lui ressemble. » Je réfléchis alors un peu. « Surtout que je n’ai même pas connu ma mère, donc j’ai jamais eu le loisir d’entendre une phrase du genre même en parlant de celle-ci. » Je souris alors un peu tristement. Parler de ma mère était une chose très rare pour moi. Elle était un peu comme un manque, mais en même temps, quelque chose que l’on n’a pas connu réellement ne peut pas nous manquer, ce n’est pas possible. C’est juste une sensation erronée. Là ou Kira me manque réellement ma mère, elle n’est et ne restera qu’un fantôme pour toujours.

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Sam 2 Sep 2017 - 0:45
Il s'interrompit, avant de la regarder et de la détailler de nouveau. De son ton toujours aussi calme et assurée : Elle a des yeux couleurs ambrés et des cheveux à la teinte légèrement plus claire que la votre, mais votre visage sont plutôt ressemblants, Shiori-dono. Cela dit, la voyant un peu plus triste, il ne savait pas vraiment comment réagir. Elle semblait déjà avoir mécompris la raison l’ayant poussé à s'excuser. Enfin, cela importait peu. Il n'imaginait pas beaucoup la situation de la jeune femme. Sa mère... La mère de Watari étant une force de la nature à laquelle il vouait affection, admiration, respect tout autant que de la peur révérencielle envers cette femme.

Vous êtes donc orpheline ? Qu'en est-il de votre père ? En effet, il semblerait tout de même que vous n'ayez pas à rougir de votre ascendance, Shiori-dono. Après tout, elle était tout de même assez jolie, mais encore et surtout, il fallait admettre une chose : Et vos parents, même s'ils ne sont plus avec vous aujourd'hui, je suis sûr qu'ils vous contemplent avec fierté. Tout le monde n'a pas la possibilité de faire partie de votre confrérie. Il lui sourit amicalement avant de revenir à son dojo : Quant à mon établissement... Il n'est pas très connu. Il faut dire que la pauvreté ne m'aide pas à trouver des gens pour me payer. Je forme des orphelins ou certains volontaires. Je gagne de quoi l'entretenir en travaillant pour un restaurant ou en faisant des missions pour le village. Il se remit à faire quelques frappes avant d'ajouter : Je viens ici quand je veux m'entraîner à trancher, puisque vous disposez du matériel nécessaire. Elle semblait plus à l'aise, cela dit, alors peut-être pouvait-il aborder le sujet de son camarade ?

Vous savez quand ils vont le libérer ? Peut-être devrais-je demander à Ayuka pour que vous puissiez lui parler... Hm... Encore que je doute qu'elle puisse accéder à cette requête. Il baissa son sabre d'entraînement et se mit à réfléchir : Quelle est la question que vous voulez lui poser ? Peut-être pouvait-il lui faire transmettre ... Ou au minimum, lui fournir quelques éléments de réponse.
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Mar 5 Sep 2017 - 9:01
Parler de ma mère n'était pas tant que cela une bonne idée en réalité... Surtout maintenant, qu'il me demandait si j'étais orpheline. "Un enfant est orphelin, un adulte, il a juste perdu ses parents. Sinon nous le serons tous un jour. Donc, non, je ne pense pas pouvoir dire que je suis Orpheline." Soufflais-je doucement, évitant de cette façon de parler un peu trop de mon père, ne cherchant aucunement à m'éterniser sur ce sujet. Il faut dire que j'évite d'en parler depuis qu'il n'est plus de ce monde il y a un peu plus d'un an maintenant. C'est encore assez douloureux parfois de me dire que je suis ici au lieu d'être avec lui, de continuer la vie que l'on avait avant. Un léger sourire crispé prend place sur mes lèvres alors qu'il me parle de la fierté que pourrait avoir mes parents. Contrairement à lui, je doute réellement que mon père soit fier de ce que je suis maintenant. Il n'était pas un adepte de la violence, marchand, manipulateur en quelque sorte à cause de son métier, mais aucunement violent... Comment dire qu'en réalité, il doit sûrement se retourner dans sa tombe maintenant. Surtout en vue de ce que j'ai pu subir dernièrement. 

L'écoutant parler ensuite de son dojo, je penche un peu la tête sur le côté, marquant un certain intérêt. "J'avoue que je pourrais être intéressé de voir une autre approche que celle que l'on peut avoir ici. Si cela vous intéresse, je peux venir voir et si cela peut me convenir, je tenterais de venir régulièrement ?" Lui lançais-je doucement. Si j'avais un moyen de développer et de trouver de nouvelles technique avec Dokuyaku, ça peut clairement m'aider. Sachant que je manque clairement d'idée, même si je commence doucement à peaufiner ma maîtrise de mon sabre. 

Un petit rire nerveux franchit mes lèvres. "C'est une Yuki, c'est cela ?" J’émets comme une sorte de réticente. "Disons que je redoute d'y retourner." L'informais-je doucement sans chercher à lui donner davantage d'information. Puis quand il me propose de peut-être m'aider pour avoir une réponse à ma question, je réfléchis un instant. "C'est possible. En fait, je ne suis pas dans  ce milieu depuis bien longtemps... Du coup, j'ai assez du mal avec certain termes. Le Kuchiyose, par exemple, c'est quoi ? Et ça consiste en quoi ?" Peut-être vais-je passer pour une idiote à ses yeux, mais ne le suis-je pas un peu à ne pas savoir des choses qui semblent si importante ?

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Mar 5 Sep 2017 - 11:03
Il n'avait pas beaucoup l'habitude de discuter avec autrui. Homme lame, lame d'homme ; une lame ne parle pas beaucoup, même s'il était vrai qu'il n'était pas mal à l'aise à l'idée de s'exprimer et de faire preuve d'éloquence ou d’opiniâtreté. Or, il avait beaucoup plus de contact humain depuis son arrivé au village de la brume. Par le passé, il avait erré comme un samouraï sans maître et n'avait donc que peu connu le contact prolongé avec les êtres humains. Et c'était bien la première fois qu'il rencontrait de telles difficultés à communiquer avec quelqu'un : chaque mot qu'il tentait de placer, chaque question qu'il avait à l'esprit lui semblait fortement complexe à disposer dans la conversation. Et cette difficulté, il la voyait chez la jeune femme et ses réponses.

Elle ne se considérait pas comme orpheline, parce que selon-elle, si jamais acceptait-elle un tel qualificatif, chacun finirait par en être tôt ou tard. Il n'était pas d'accord. Mon avis sur la question, si vous me le permettez, Shiori-dono, est qu'on est orphelin lorsqu'on n'était pas prêt à être séparé du parent ou de la terre perdue. En cela, j'imagine être orphelin non pas de mon clan, mais au moins de mon pays... Ce fut à son tour de finir sur un murmure mélancolique. Le pays neigeux du fer lui manquait tous les jours un peu. Plutôt que la mélancolie stagnante qui rongeait ce pays, le fier pays ud fer était un pays de calme, de sérénité et de chaleur en ses foyers. Ce n'était pas l'opulence pour l’entièreté de la société, mais les gens semblaient plus heureux qu'ici, au moins dans ses souvenirs. En tout cas, il n'y a qu'une chose à faire si l'on veut faire face à ses ainés et ses ancêtres. Croire en sa voie et ses valeurs, puis s'y tenir sans jamais faillir. Tel est l'enseignement de ma mère et de mon père et de ceux de ma terre ancestrale. Il lui fit un petit sourire avant de s'étirer un peu. Elle semblait intéressé par son dojo, ce qui évidemment, fit naître une lueur d'intérêt dans le fond de son regard. S'il pouvait obtenir une disciple de plus, il ne se gênerait pas. Il avait d'autres choses à lui répondre, notamment à ce sujet, mais tout d'abord... Permettez-moi... Il s'approcha d'elle pour lui prendre la main pour l'amener s'asseoir à l'extérieur. Tant qu'à discuter, autant ne pas gêner les autres en train de s'entraîner.

Il la relâcha arrivé dans la cour intérieur du grand dojo. Debonair malgré le fait qu'il avait compris qu'elle aussi, elle avait connu la geôle des Yuki, il préférait ne pas revenir en détail sur le sujet ni en ajouter plus à propos d'Ayuka : cela ne semblait pas être à propos. Tant de choses pouvaient prendre de sens, si elles étaient reliées les unes autres. Même s'il ne savait pas ce qu'il en retournait réellement, il avait l'impression que ces derniers temps avaient été assez terribles pour la jeune femme. Autant lui proposer un moment de calme et de discussion sur des sujets peut-être plus joyeux. Elle lui posa cependant une question qui le surprit. Il n'était pas très versé dans les arts ninjas, même si à force d'en côtoyer et de résider en ces lieux, il en avait acquis une certaine connaissance. Pour ce qui est de mon dojo, vous êtes la bienvenue, même si je n'ai pas beaucoup d'élèves régulier, à part des jeunes orphelins que j'entraîne gratuitement. La première leçon est toujours gratuite et j'enseigne tant le battōjutsu, la méditation, le Hyoho Niten Ichi Ryu et d'autres styles commun, ainsi que le Fūjin Ittō-ryū qui est le style que je développe personnellement qui relève du ninkenjutsu. C'était un enseignement avant tout à destination des utilisateurs de futon, même s'il avait su l'adapter pour une utilisatrice de l'élément glace. Quant à votre question... Moi-même ne suis-je pas un shinobi très assidu, cela étant, je puis vous répondre. Il prit une pause avant d'ajouter : Il s'agit d'une technique qui permet au détenteur d'un pacte avec un esprit ou une créature de l'invoquer. Celles-ci, si je me souviens correctement de mes lectures, peuvent servir ensuite à toute sorte de chose : combattre, de messager, et ainsi de suite. Cela étant, je n'en ai encore personnellement jamais vu et je n'ai pas rencontré de créatures à-même de signer de telles pactes. Avait-il conclut, l'air pensif. Lui-même n'avait jamais songé à cette technique, aussi il n'avait jamais cherché à la maîtriser.
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Mar 5 Sep 2017 - 11:44
Je fronce les sourcil au propos de l'homme. Orphelin de son pays ? Ne pas être prêt à la perte ? "Pourquoi l'avoir quitter si tu n'étais pas prêt à le quitter ?" Ma question me semblait logique et surtout tout à fait bien placé, même si probablement fort indiscrète. L'homme en face de moi n'avait peut-être pas envie de se mettre à se confier à moi. Devais-je chercher à le faire parler si jamais il ne le voulait pas ? Non, si avant j'aurais réellement cherché à être dans la confidence, depuis la mort de mon père et les derniers événements je n'étais plus enclin à chercher à faire parler les autres ni même à me livrer aux autres. La confiance était devenue comme compliqué à avoir et à donnée. Au final, ma vision du monde change complètement depuis mon séjour avec Eiichiro. L'écoutant alors parler d'une partie de ses valeurs, je reste silencieuse, acquiesçant cependant la tête à ses mots. Dans un sens, je ne pouvais être que d'accord avec ça, mais en même temps, c'est une chose tellement difficile à suivre, à mettre en place même. Se battre pour ses idéaux, suivre sa voie et ce quoi qu'il arrive... Le soucis, c'est le quoi qu'il arrive. On ne peut prévoir. L'avenir est incertain et peut faire preuve d'une telle cruauté. Est-ce que je le redoute maintenant ? Oui. Assez. j'ai peur de voir de quoi demain sera fait, mais je me rassure en me disant que dans un sens, il ne peut être pire que ce jour-là où le Yuki a tout fait pour me brise physiquement et psychologiquement. A-t-il réussi. La réponse n'est pas si évidente que cela. 

Je sursaute alors un peu quand il s'approche pour prendre ma main en s'excusant de le faire. Hésitante, je me laisse quand même faire après un instant. Suivant ensuite l'homme, tout en me méfiant plus que de raisons. C'est pourquoi, une fois assise dans la cour du dojo, je me détends un peu. Décontractant mes muscles qui étaient tendus jusque là. Quand il me parle alors de son dojo, je me permets de chercher à m'invité un peu chez lui pour participé à ses cours si bien entendu il accepte... Néanmoins, quand il prend la parole, acceptant ma demande, je reste abasourdie par tout les termes qu'il vient de débiter là et que je ne connais pas. "J'ai rien comprit là je crois..." Soufflais-je, un peu honteuse. Parce que dans un sens, étant membre du clan des sabreurs, je devrais savoir bien plus de choses et non pas être stopper pour chaque mot... Sauf que je reconnais avoir beaucoup de lacunes théoriques. En pratique, c'est autre chose, si ça se trouve, j'utilise déjà des techniques ou quoi appartenant à ce qu'il vient de citer. 

Le laissant ensuite m'expliquer le principe de Kuchiyose, je penche un peu la tête. "En somme, on a le loisir de choisir, mais c'est aussi au petit bonheur la chance non ? Si on veut un animal bien précis on va devoir chercher et galérer pour l'avoir en quelque sorte non ? Ou alors on se contente de prendre le premier venu ?" Je réfléchis alors, me demandant ce qui pourrait réellement m'être utile comme invocation et surtout ce qui serait le mieux pour moi. "Si tu devais choisir un animal, tu partirais sur quoi toi ?" Lui lançais-je alors un peu songeuse.  

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Mar 5 Sep 2017 - 14:03
Le jeune homme, calme et détendu releva les yeux. Pourquoi avoir quitter son pays ? La réponse était simple. Ma mère n'est pas samouraï, mais en tant qu'unique fille de mon grand-père, elle était chargée de trouver un mari digne de porter le nom de mon clan et avec qui elle pourrait faire prospérer la tradition familiale. Mon père est ... Un génie. Il est l'exemple même de quelqu'un qui a prouvé qu'à force volonté, rien n'est impossible. Mes parents sont tout deux très respectés chacun dans leur domaine. Ma mère est médecin. Elle a été former au maniement des yari, naginata, tachi, nodachi et des yumi. Mon père... Lui maîtrise le sabre comme très peu savent le faire. Un long monologue pour présenter un panorama où il semblait être une poussière dans un océan titanesque. Mais cela était nécessaire pour qu'il présente les enjeux : Ils ont tout fait pour faire de moi l'héritier du style des Hoshino qui mêle le raiton avec le kenjutsu. Mais je suis incapable de faire du raiton. Je suis naturellement plus compatible avec le futon. J'ai donc été écarté de la succession de mon clan. Il avait perdu son sourire calme et son regard rusé. Il avait l'air beaucoup plus sensible et friable, en cet instant. Sa voix était véritablement porteuse de mélancolie. La mélancolie d'un guerrier dont on avait brisé les rêves. C'est pourquoi, quand la décision m'a été informé, je l'ai accepté et j'ai laissé la succession à mon frère. Il travaille pour le shogunat, désormais, je pense. Je suis parti montrer que j'étais capable, par moi-même d'hériter du titre de chef de mon clan. La distance qui le séparait de ces jours, de la stature robuste de son père, de sa mère et son calme terrifiant dans sa maestria auprès de ses arts...

Il avait l'impression de piétiner, ici, à Kirigakureno sato. Cette quête pour restaurer son honneur et prouver aux autres sa force avait commencé il y a fort longtemps. Il espérait un jour toucher au but. La mélancolie s'embrasa en lui sous la forme d'une brûlante et incendiaire détermination. Il devait devenir meilleur. Il le devait, s'il voulait pouvoir un jour rentrer chez lui triomphant. Mais il en était encore loin. Il n'était même pas connu du Daimyō local. S'il retournait chez lui maintenant, il n'aurait ni la force ni le renom nécessaire pour ne pas rougir devant les monstres de talents qui formaient son entourage clanique et familial.

Il n'avait pas honte de son passé, ni n'avait de gêne à en parler : c'eut été faire preuve d'une fierté déplacé. Non, il devait faire preuve d'humilité face à l'épreuve que la Providence lui avait imposé et qu'il comptait bien un jour dépasser. Être dans la cour intérieur du dojo l'avait aider à conter son histoire, loin des oreilles indiscrètes d'autres praticiens. Gêné, non, mais pudique, sûrement un peu. Pour en revenir à ses valeurs, le jeune homme se releva un peu, fit quelques pas pour regarder le ciel gris, qu'il embrassa du regard. Même si la destinée a voulu que mes rêves ne se réalise pas et que mon honneur a été bafoué, ce qui compte, ce n'est pas les démons d'hier, mais ce que je compte faire de la flamme qui brûle en moi aujourd'hui. Sur ces mots, il se retourna vers elle, avec un léger sourire. N'est-ce pas ? Face à l'adversité, il ne ploierait pas. Dans ses yeux, cette lueur déterminée chauffa cet acier qui lui donnait ce regard intense et mystérieux. Pour ce qui est des termes techniques que j'ai employé... Chacun désigne une discipline du kenjutsu. Le Nito Ichi Ryu est l'un des style à deux mains les plus célèbres à Tetsu no Kuni. Son fondateur est un guerrier quasiment légendaire par chez nous. Son clan est d'ailleurs encore aujourd'hui très important. Malgré tout, il ne se spécialisait pas dans le maniement du wakizashi et du tachi en même temps. Il trouvait plus de grâce et d'attrait dans la capacité à se défendre avec une seule lame.

Il continua ses explications en faisant une démonstration. Il se plaça dans une garde basse, la lame au fourreau, le visage assez bas, vers le sol. Les yeux fermés, il instantanément le vide en lui et se laissa porter par la légère bise et les éléments. Son fourreau, en arrière, se trouvait dans son dos, et sa main droite, directrice, se tenait un peu plus bas en dessous de la garde. Il se tenait dans cette posture, de par le genou gauche, toujours levé et plié, tandis que le droit touchait le sol. Cette garde n'était pas très connue par ici. Bien peu de samouraï l'enseignaient en dehors des frontières de son pays.

Soudain, en un éclair, le jeune homme bondit et découpa au vol une feuille avant de se poser au sol et de ranger son sabre dans un bruit de lame coulissant. Cette assaut éclair avait été si rapide qu'on aurait pu croire qu'en lieu et place de la feuille, c'eut était le court du temps qu'il venait de trancher. Battōjutsu : Tenkensen. Quand enfin, sa lame fut totalement rangée, la feuille coupée retomba en deux et il se releva avant de faire un sourire chaleureux, comme si ce qu'il venait de faire était tout à fait normal. Il s'agit d'une technique de tranche en dégainant son katana. C'est ce qu'est le battōjutsu. Il s'étira un peu avant d'ajouter : N'ayez pas honte de ne pas maîtriser les noms des différentes écoles et disciplines du kenjutsu. Disons que peu de gens les connaissent ici et sûrement pas les shinobi, en règle générale.

Enfin, il lui restait un autre point à éclairer. Celui où de toute évidence, il n'était pas du tout un expert : Au petit bonheur la chance... Je ne sais pas s'il s'agit de chance. Les lieux où se trouvent ces créatures sont réputés légendaires. Ensuite, certaines sont réputées pour dévorer les hommes. Même s'il n'en savait pas beaucoup, même lui connaissait les légendes des dragons souterrains, gigantesques serpents et créatures particulièrement terrifiantes et puissantes. Mais je suppose que oui, si vous cherchez un lieu et une créature en particulier, il va falloir beaucoup voyager. Et quant à choisir un animal... Il n'en savait trop rien. Peut-être un dragon ? Il rit, avant de repenser aux proverbes de son père à propos de certains guerrier. Pour être franc, je ne sais pas. Si un jour je rencontre une de ces créatures et que mon code d'honneur me permet de m'entendre avec celles-ci, si quelque chose de plus profond me fait me sentir proche d'elles, je pense que signer un pacte ne me ferait pas peur... Ce serait comme partager une coupe de sake avec un camarade de guerre, je suppose.

Watari n'échappait jamais bien longtemps à son univers tournant autour de l'épéisme et du bushido, tant et si bien qu'il lui faudrait sûrement rencontrer une créature ayant la noblesse de l'honneur et le respect de la force des guerriers pour qu'une entente mutuelle soit possible.
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Dim 10 Sep 2017 - 10:39
Vraiment… Ne peut-il pas me parler avec des termes que je connais ? Il ne cesse de me faire passer pour une idiote à user de mots que je ne connais pas. En même temps, l’iroujutsu reste pour moi une pratique obscure. Mais soit, je l’écoute, le laissant se confier sur le pourquoi de son départ et j’avoue… Je suis désolée pour lui. Compatissante un peu à sa situation pas si… Géniale que ça et pourtant, en même temps, il semble bien le vivre, avec sa motivation, sa fierté, son désir de plus. Je pourrais l’envier pour ça, parce que moi, je n’ai pas réellement de but sur le long terme, pas de désir de renommée, de gravir les échelons. Je me suis retrouvée là par hasard et je me laisse clairement porté par ce qui m’arrive. Je n’ai pas de projet aussi concret que lui, pas d’aspiration si grande que ça. J’en ai eu pendant un temps, mais elles se sont brisées, envolée au vent à cause d’un seul mot. Comment pourrais-je être désireuse de revoir Kira maintenant ? Surtout qu’il n’a plus donné signe de vie depuis plus d’un an maintenant. J’ignore même s’il vit toujours. Retrouver mon sensei ? maintenant, je ne peux plus faire mine de ne pas savoir, de jouer les naïves. Il est mort. Mon utilisation de Dokuyaku le montre bien. Pourtant, je me refusais à cette réalité jusque-là. Trop sombre, trop néfaste. Mais maintenant, je suis forcée de réaliser que je suis seule. Plus de familles, plus de proches a porté de main. Tetsuko en prison, par ma faute. Vu le présent que je me paye, comment pourrais-je espéré un futur grandiose comme le samourai semble le faire juste devant moi. Puis, contrairement à lui, je suis tombé par hasard dans ce monde, ce n’est pas une histoire de famille, de désir… Juste un je n’avais pas le choix pour survivre et ne pas être seule. Est-ce que je regrette ? Oui, cela m’arrive, surtout à cause des derniers évènements. Pourtant, je ne vais pas lâcher l’affaire comme ça, il en est hors de question !

Repensant à ma discussion avec mon confrère sabreur quand on s’est bouger pour savoir qu’elle était mon affinité primaire, je fronce un peu les sourcils. « Mais tu pourrais apprendre à utiliser le Raiton non ? On m’a dit que même si on était plus compatible avec une affinité, rien ne nous empêchait ensuite d’en maîtriser un même si on n’est pas forcément le plus compatible avec. » Dis-je un peu en réfléchissant en même temps, par rapport à ça, savoir si Kasanagi ne m’avait pas donné de fausses informations mais aussi savoir ce que le jeune samourai en face de moi peut bien en penser. S’il croit que c’est possible ou non, s’il y a déjà pensé, etc.

Par contre, je dois avouer que sa motivation, sa vision des choses est réellement très… Bonne. J’aurais parlé comme lui par le passé je pense, de façon optimisme, pas à m’accrocher comme ça à des démons… Pourtant, j’en suis devenue incapable dans le fond, même si je fais mines de pouvoir encore le faire. Chose que je fais encore à cet instant même en hochant la tête avec un petit sourire. « Oui, le plus important n’est pas le passé, mais bel et bien l’avenir. Hier n’est plus et demain sera. Pourtant, il ne faut pas oublier de vivre au présent non plus. » Je lui laisse alors entendre un petit rire, parce qu’il était centré sur le passé et le futur d’une certaine façon, alors profité du présent, ce petit rappel, ne peut faire aucun mal, ni à lui, ni même à moi.

Je le laisse ensuite m’expliquer les termes qu’il a employé précédemment pour parler de ce qu’il enseigne dans son dojo et je reste silencieuse tout le long de ses explications. L’écoutant réellement, pour comprendre, pour tenter d’assimiler et surtout, ça me fait du bien de me concentrer sur autre chose que mes problèmes. Ecoutant donc ses paroles, j’acquiesce par moment pour marquer le fait que je suis attentive. Quand il finit, je baisse un peu le regard. « En réalité, je ne suis dans le monde des ninjas que depuis un an voire un peu plus. Avant j’étais commerçante, si on peut dire ça comme ça. Je travaillais avec mon père, mais après quelque complication je suis arrivée ici et j’ai rejoints le clan des sabreurs grâce à mon précédent sensei. Du coup, je n’ai pas encore toute les bases. J’ai envie d’apprendre, de progresser, alors si cela ne te dérange pas, je serais ravie que tu me transmettes ton savoir ! » Je relève un peu la tête, mon regard se plantant dans le sien, une certaine détermination et un enthousiasme non feint présent dans celui-ci.

Puis finalement, ma question tombe sur les kuchiyoses et il y répond, avant que je ne le questionne davantage. Le laissant donc encore parler, je réfléchis de mon côté à ce que je pourrais bien vouloir comme animal pour compagnon comme ça. Sauf que ce qu’il me dit, n’est pas réellement rassurant. « En somme, pour vouloir un kuchiyose, il faut vraiment le vouloir, parce qu’on peut y laisser la vie c’est ça ? » C’est ce que je comprends de ses propos à cet instant. Peut-être qu’il cherche simplement à me faire peur ? Mais ce n’est pas une possible mort qui pourrait m’arrêter, enfin, de toute façon, je ne fais que réfléchir pour le moment, rien de bien décidé, je me renseigne. Néanmoins, il continue de parler et je fronce les sourcils. « Code d’honneur ? Quel est-il du coup ? Cela risque de compliquer la tâche d’un kuchiyose encore plus pour toi. » Lui fis-je alors doucement part de mon raisonnement, espérant ne pas être trop intrusive avec mes questions ou simplement mes propos.

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Lun 11 Sep 2017 - 0:35
Il sourit faiblement, quand elle lui indiqua qu'il aurait pu apprendre à utiliser le raiton. Il était vrai qu'il aurait pu. Mais les affaires politiques, la gestion d'un clan, demandait une réactivité tout autre que celle nécessaire pour un jeune pré-adolescent dans son apprentissage d'une affinité. Il leur fallait quelqu'un qui puisse le maîtriser rapidement. Hélas, le hasard à voulu que je sois naturellement plus apte à maîtriser le futon. Comme pour en témoigner, le jeune homme relâcha un peu de chakra dans une feuille qui traînait par là, la faisant doucement léviter. C'était ainsi qu'il s'était entraîné et qu'il avait débuté, balbutiant, à utiliser le futon, par lui-même. Mon cadet était tout aussi doué que moi au sabre et naturellement, il était capable de produire du raiton. Encore aujourd'hui, même après plusieurs années, je n'y parviens toujours pas. Il n'avait plus vraiment honte. Il avait accepté qu'il était quelque peu antagoniste avec cet élément, même si hélas pour lui, cette affinité était au centre de son clan. Il me faudrait encore beaucoup d'entraînement pour réussir à maîtriser une deuxième affinité. La feuille se posa délicatement dans sa main alors que son regard se porta vers l'horizon.

Au cours de ses voyages, on lui avait dit que bien peu nombreux étaient ceux qui étaient capables de maîtriser le souffle qui parcourait l'univers. Les utilisateurs du vent étaient plus rares... Mais pour autant, il ne se sentait pas privilégié. Toujours est-il que j'ai été déshérité. Dans la foulée, le clan de ma promise a rompu les fiançailles. Je ne sais pas ce qui s'est passé ensuite, puisque je suis parti. Il n'osa pas ajouter à quel point aujourd'hui encore, son honneur avait été bafoué et ses joues rougirent. Non pas qu'il était sous le charme de la jeune femme ou d'une quelconque autre femme. C'était la gêne, pure et sincère, de celui qui malgré tout ses efforts, n'avait pas su être à la hauteur des espoirs qu'on avait pu fondre en lui.

Elle avait cependant raison de lui rappeler de se focaliser sur le présent. Aha, vous avez bien raison, Shiori-dono. Le présent est l'instant le plus précieux, car le plus éphémère. Un battement de nos cœurs respectifs et deux instants présent s'éteignent alors. Il avait tendance à oublier à quel point, fugace et fuyant, pouvait être le présent. Depuis très longtemps enfermé dans une routine d'entraînement, il n'avait jamais vraiment songer à profiter des autres, dans le présent. Il savait bel et bien se recentrer sur le présent pour en tirer le meilleur dans sa quête, mais sa dévotion l'avait éloigné du monde des Hommes. Chaque effort le poussait un peu plus loin dans le monde éthéré de ceux qui se vouaient corps et âmes à leur art. Ce monde était souvent à milles lieux de ceux des filles de marchandes. Cependant, il était plus proche de celui des sabreurs.

Lorsqu'elle lui expliqua qu'elle était relativement jeune shinobi, il l'écouta respectueusement. Elle semblait réellement quelqu'un de spontanée et de sincère, même si elle n'était pas incapable de feindre des choses, son intuition lui disait réellement qu'elle n'avait pas mauvais fond. C'est pourquoi il lui répondit, enthousiaste : Mon dojo vous est grand ouvert alors. Je ferais de mon mieux pour vous enseigner. Et n'ayez pas honte de votre origine, si modeste puisse-t-elle être. Dans ce monde, les apparences ne compte que dans les périodes de paix. Et malheureusement, nous sommes dans une cité plutôt guerrière. On reconnaîtra bien plus vos actes que votre passé. Soyez valeureuse et on vous honorera.

Son sourire était chaleureux et serein, peut-être jusqu'à en être apaisant. A l'image de l'élément qu'il maîtrisait, son attitude était celui d'une paisible brise qui ne refusait rien ni personne, portant sa caresse indistinctement. Elle aborda de nouveau le sujet des kuchiyose. Il n'était pas vraiment expert, mais il fit de son mieux pour continuer et répondre aux interrogations de la jeune femme : Eh bien, j'imagine que certaines espèces sont plus pacifiques et moins rétives que d'autres. Certaines pourraient être plus dangereuses. Les yôkai pourraient être une piste pour en apprendre plus sur les différentes créatures qui puissent être invoqués. Mais je préférerais sincèrement éviter de me retrouver à invoquer des Kappa...

Ces diablotins d'eaux, dans les légendes, avaient une manière bien à eux de tuer leurs victimes. Et il n'avait personnellement jamais croisés de telles créatures. Peut-être était-ce un mythe ? Il me faudrait une créature qui puisse respecter le bushido. Contrairement au nindo, celui-ci se focalise moins sur la destruction des émotions, mais bien plus sur l'objectif de se comporter avec honneur, d'être en harmonie avec le monde et d'être valeureux. Et il doutait sincèrement que beaucoup de créatures puissent suivre un tel code de conduite. Vous voudriez apprendre à utiliser cette technique, Shiori-dono? Demanda-t-il en lui souriant.
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Lun 11 Sep 2017 - 16:11
Une petite grimace, voilà ce que je fais quand il m'avoue que le soucis était une question de temps, qu'il n'en avait pas eu pour acquérir la maîtrise de cette seconde affinité, parce qu'on ne le lui laissait pas et que même encore maintenant, il est incapable de le faire... Je suis un peu désolée pour lui. "En vue de comment tu t'entraînes, je penses que tu y arriveras un jour. Puis si tu veux, on peut tenter de se motiver l'un l'autre pour ça. Je veux bien essayer de trouver un moyen de t'aider pour réussir à dompter cette affinité, n'ayant pas moi-même de seconde affinité." C'était peut-être un peu présomptueux de ma part que de lui proposer cela alors que je commençais à peine à prendre conscience du plein potentiel de ma primaire, mais non, voilà que je m'avançais à lui faire cette proposition plus que farfelue sans même savoir comment je pourrais réussir à maîtriser une seconde affinité et surtout là choisir comme ça. C'est clairement là que j'aurais besoin des lumières de Tetsuko pour avoir les réponses, lui qui au final est une sorte de puit de savoir pour moi. Une véritable encyclopédie sur patte... En parlant de bouquin, peut-être que la réponse que l'on désire est dans l'un des livres qu'il m'a montré l'autre fois ? Cependant, je me vois mal fouiller dans son coin pour le trouver. Je lui demanderais quand il sera sortit de prison, si jamais Benten se montre un peu clémente et qu'Eiichiro ne le tue pas.

Penchant la tête sur le côté, j'ai un peu du mal avec la suite de ses paroles. Fiancée ? Déshérité... Des choses bien assez sombre dans un sens. "C'était un mariage arrangée ou bien tu aimais cette jeune femme ?" Le questionnais-je alors, parce que si c'était un arrangement, c'était le mieux pour lui au final, il était libéré d'une chose qu'il n'avait pas choisie, mais derrière, je me doutais bien qu'il n'y avait pas que cela. C'est expression faciale le montrant bien. "Je suis navrée pour toi... Mais dans un sens, je suis contente de voir que malgré tout cela, tu n'as rien lâché." J'essaie de l'encourager comme je peux, parce que dans un sens, contrairement à moi, lui, il a encore des projets. Pour ma part, c'est assez obscur. Je ne sais absolument pas où je vais, ni ce que je veux pour le futur. Je me contente de subir le passé et le présent surtout, en vue de tout ce qu'il m'inflige pour le moment.

Arquant maintenant un sourcil à ses paroles, je souris légèrement. "Je pense qu'en réalité tu dois être un bon professeur. De ce que j'ai pu observer un peu tout à l'heure et jusqu'à présent." Un compliment sur ce qu'il est, son calme, son choix des mots et son habilité à resté concentré même quand on le regarde comme je le faisais tout à l'heure en attendant qu'il termine son entraînement. "Mais je ne suis pas réellement du même avis que vous. Ici, à Kiri vit des gens qui pensent que le nom et le clan fait tout. Alors être issus d'un modeste milieu non ninja est une infamie et l'on est alors perçu comme faible, indigne de porter ce bandeau." dis-je alors en montrant doucement, d'un signe de la tête, le symbole de Kiri que j'arbore sur mon bras. "Pas assez fort, misérable et méprisable." Soufflais-je doucement en repensant au mot d'Eiichiro avant de laisser entendre un petit rire nerveux. "Et vue les actes dont je suis déjà affublée, je pense ne pas avoir une si belle renommée que cela." Lui avoua-t-elle alors.

Enchaînant ensuite sur un sujet un peu plus stable, plus appréciable même, je l'écoute me parler des différentes écoles avant de finalement parler des pactes d'invocations. Le questionnant même un peu plus la dessus, je reste songeuse un instant avant de relever la tête pour le regarder. "Non, pas spécialement, je ne sais pas trop comment ça fonctionne et pour le moment, je pense que j'ai plus besoin d'apprendre à utiliser mon sabre et mon affinité que de me perdre à tenter d'apprendre encore une autre chose qui me ferait silonner possiblement tout Kiri pour trouver une invocation qui pourrait me convenir. Surtout que je ne sais même pas ce qui pourrait s'associer. Contrairement à toi, je n'ai pas réellement de critères spécifique et je pense qu'il faut bien réfléchir avant de faire une telle chose. Du coup, pour l'heure, c'est juste de la curiosité." Lui répondis-je tout en réfléchissant en même temps. J'avoue que je ne m'attendais pas réellement à cette question même si elle était plus que prévisible pour tout dire, mais voilà... "Du coup, avant de partir à la quête de je ne sais quel animal, je passerais dans votre dojo pour profiter des enseignements que tu voudras bien transmettre à la sabreuse que je suis."

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Mer 13 Sep 2017 - 17:34
Pourquoi pas, oui ! De toute manière, nous serons plus efficace ainsi, je présume !

Elle lui proposait de se "motiver" l'un l'autre pour acquérir cette seconde affinité. Il n'était pas contre, même s'il ne voyait pas exactement quelle forme cette proposition pouvait prendre. Il s'entraînait bien plus au maniement du sabre qu'aux disciplines des ninja, dont il était moins friand et ce faisant, bien plus réfractaire. Les personnes qui l'avaient entraînées étaient loin d'ici. Les seules personnes avec qui il avait suivi des entraînement et avec qui il avait pu mutuellement progresser, étaient toutes à Tetsu no Kuni. Son frère devait être dans la garde du Shogun, son ancienne fiancée devait elle-même avoir eu un grand avenir là-bas. Il n'y avait que lui, perdu ici dans ce pays, simple genin et inconnu dans ce monde. Enfin, presque un inconnu. Il était relativement apprécié par les civils du villages, en particulier les petites vieilles du coin, qui pouvaient compter sur son aide, lorsqu'elles en avaient besoin.

Elle aborda ensuite à nouveau de son ancienne fiancée. Nous n'avions pas choisi, mais j'ai passé la plupart de mes années d'enfance avec elle. Je suis sûr qu'elle est devenue une femme aussi superbe que talentueuse, à l'heure qu'il est. Son sourire se fit affectueux alors que son regard se portant sur la distance, contemplant quelques feuilles tombées en train de virevolter, s'éloignant avec le souffle du vent. Et puis, même si nous n'avions pas choisi, nous ne le vivions pas si mal. Nos parents n'aurait pas insisté pour le mariage si celui-ci eut été mauvais pour l'un d'entre-nous. J'imagine que ce n'est pas dans la culture locale, mais en ma terre natale, la chose n'est pas perçue de manière si négative. Il fallait dire que le besoin de renforcer les alliances et les liens entre clan les poussaient à s'ouvrir vers l'extérieur. L'exact opposé des clans de Kiri, qui au contraire, avaient tendance à vouloir préserver la pureté de leur lignée sanguine et les capacités spéciales qui y étaient liées. Quant à savoir si je l'aimais... Elle aura toujours une place particulière dans mon cœur. Même si elle était tout mon opposé, ahaha. Fière, forte, entreprenante, bonne vivante, elle avait plus de l'époux que Watari, qui avait des habitudes plus féminines, malgré sa grande taille et son corps de toute évidence masculin.

De toute façon, si je ne continuais pas à devenir meilleur, j'aurais sensation de trahir cette personne. Elle n'était pas aussi féroce que sa mère, mais il savait à quel point le maniement du sabre était important pour elle et à quel point cette volonté commune de progresser les avaient fait avancer et avait sûrement contribué faire de leur relation quelque chose qu'il lui semblait unique, encore aujourd'hui.

Il acquiesça avec gratitude quand elle lui indiqua sa foi en ses capacités de pédagogue. Cela lui faisait plaisir, puisqu'après tout, c'était son rêve d'un jour avoir réussi à former des guerriers qui seraient fiers de se présenter comme étant ses élèves. D'ailleurs, il se fichait de l'origine de ceux-ci Pour ce qui concerne la perception des autres, je n'ai pas eu ce genre de problème. Évidemment, les sabreurs, tout comme les Yuki et les Kaguya, me voient d'un œil mitigé. Je n'ai pas la notoriété de mon clan ici. Mais même s'ils me trouvent faible, qu'importe. Il y avait des gens tout aussi, peut-être plus impressionnants encore que certains ninja de ce village. C'était eux, qui lui importait. Tout au plus, pour lui, devenir meilleur que les sabreurs était une étape vers son rêve. Ce qui importe réellement, c'est finalement ce que nous sommes, pas ce que les autres veulent voir de nous. Soyez fière de vous, comportez vous avec droiture et justesse. Peut-être que les chefs des clans ne vous apprécieront pas, mais pour ma part, je sais que cela m'a plutôt réussi concernant les Yuki et je ne me suis pas trahi.

Yuki Eiichiro. Il le voyait comme un camarade de guerre. Un ami, sûrement. Une amitié étrange. Il savait que l'homme n'était pas totalement dépourvu d'honneur. Mais il était un être à l'essence flirtant avec ses propres démons. Il doutait sincèrement qu'il parviendrait seul à l'éloigner de ceux-ci... Et Watari ignorait encore à quel point pourtant, celui-ci allait provoquer le chaos au sein du village, par l'intermédiaire de la jeune femme et son ami. La destiné était ironique avec Watari, en cet instant. Il finirait témoin de la chute de gens qui auraient pourtant pu être à l'origine du meilleur et qui provoquerait sûrement le pire. Vous savez, dans mon pays, certains m'ont traité de lâche sans honneur pour être parti. Certains ont cru que j'ai fui. Peut-être certains le pensent encore. Ce qui compte, ce n'est pas le regard de ces gens-là. Je ne vis pas pour eux. Je vis pour ne pas rougir face à moi-même. Et même si on m'accuse de lâcheté, ce qui compte, c'est bien que dans les faits, je me batte pour mon honneur. Ignorez donc les quolibets, Shiori-dono. Si leur regard compte tant, prouvez-leur par l'honneur, par la fierté de votre lame, qu'ils se trompaient.

Il lui sourit, s'amusant de ses propres propos qui se voulaient être galvanisants, avant d'ajouter, concernant son dojo : Si jamais vous supportez mon code d'honneur, ce dojo vous sera ouvert. Je ne distingue les gens que par leurs actes et les conséquences de ceux-ci. Il lui sourit, amicalement, avant de rajouter : Et votre âme semble pure, j'ose espérer que jamais la Providence ne vous amènera à choisir entre la voie de l'harmonie et du carnage.
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Dim 1 Oct 2017 - 0:07
"C'est ce que je pense aussi, et c'est un bon moyen de se motiver." Précisais-je alors. Bien que je sois assez septique de savoir comment on pourrait faire. Mais bon, on verra quand on s'y mettra réellement. Non pas maintenant, mais quand pour ma part, déjà, j'aurais appris à maîtriser un peu plus ma première affinité. Chose qui risque de prendre quand même pas mal de temps, étant donné que ça ne fait pas si longtemps que cela que je l'ai découverte avec l'aide de mon frère d'arme.

Laissant le jeune samourai parlé, je le questionne maintenant sur sa fiancée et écoute ses réponses. Un petit pincement des lèvres, pour marqué mon ennui pour lui. Je connais un peu sa situation dans un sens, enfin, pas vraiment, mais il y a bien une personne que j'ai plus que chéris dont je n'ai plus de nouvelles depuis plusieurs mois... "Elle te manque ?" Soufflais-je alors doucement. Kira, lui, il me manque, même si au final, ça a surtout été une relation courte mais intense, bien que suivi par une belle correspondance... Un jour, je devrais tourner la page... Bien qu'en réalité, ce jour est peut-être déjà arrivé... Baissant le regard à cette pensée, je suis navrée de ne plus avoir eu des nouvelles du Metaru... Moi qui cherchait à tout prit à trouvé un moyen pour le revoir, voilà qu'au final, je me retrouver à chercher à oublier tout ça. La petite amoureuse doit disparaître et laisser place à une véritable femme, surtout après ce que j'ai pu vivre... Je ne suis plus la même et je me doute bien que l'utilisateur du Kinton ne me reconnaîtrait plus...

Nostalgique, voilà, comment on se retrouve tout les deux au final, à pensé à une période bien avant les jours sombres imposé par Benten, avant ma séance de torture avant... Tout mes malheurs... Il lance alors une nouvelle phrase, à laquelle je ne réponds pas. N'ayant rien à dire et ne pouvant pas réellement dire que je connais ça... Je préfère me taire que de risquer de dire une bêtise.

Je penche un peu la tête sur le côté et laisse entendre un petit rire à ses propos. "Je n'associe pas un nom à un savoir faire. Sinon, je ne serais pas digne d'être sabreuse avec mes capacités médiocres à l'heure actuelle. Ce n'est pas un nom ou une famille qui confère des capacités, mais bel et bien les entraînements et notre volonté. Alors si je viens apprendre dans ton dojo, je ne me présenterais pas en tant que sabreuse, mais en tant que Watanabe Shiori, fille d'un marchand de Mizu." Je souris doucement. "Est-ce que cela te convient ? car c'est ainsi que je veux procédé. Pas de grade, de rang, de clan ou je ne sais trop quoi. Juste deux personnes qui ont des savoirs à se transmettre. Même si je pense que tu es plus apte que moi à transmettre quelque chose..." Précisais-je alors.

Je dois reconnaître qu'avoir une conversation comme ça, à mille lieux de mes démons, ça fait du bien, c'est léger, agréable et j'arrive à réellement sourire, à parler franchement et ne plus faire simplement semblant, même si à la moindre occasion, ils peuvent resurgir et me faire vaciller à nouveau. Ils ne peuvent pas tout simplement disparaître soudainement. Je dois apprendre à vivre avec et cela va être une tâche plus que pénible et longue. Comme à cet instant où, il se fait un malin plaisir à dire le nom de cet homme. Yuki. Ainsi, il s'est fait accepté par eux, par ces démons dissimuler derrière des têtes d'anges, d'innocents, soi-disant bienveillant. Ouais, j'incombe à tout les Yuki, les vices de leur chef. Continuant maintenant les mots de l'homme, je me mure dans un silence de mort. L'écoutant sans pour autant assimilé réellement ses mos. N'y répondant pas. Parce que je suis bloquée sur le simple fait qu'il soit visiblement si proche du clan Yuki. S'il n'avait qu'une amie, cela ne me dérangeait guère, mais là, l’entièreté du clan... Il est donc forcé, contraint de connaître Eiichiro...

Je penche alors la tête en avant en signe de respect et d'acceptation de ses derniers propos. Avant de finalement prendre la parole, brisant en partie ce silence que je me suis moi-même instauré afin de pouvoir mieux prendre la fuite. "Je ne vais pas vous ennuyer plus longtemps. Bon entraînement à vous. Je viendrais vous voir à votre dojo." Soufflais-je doucement, m'étant remise à le vouvoyer sans le vouloir cherchant à instaurer une nouvelle distance entre lui et moi à cet instant précis. Je m'écarte alors de lui, faisant un nouveau signe de tête pour m'excuser et quitter la salle d'entraînement. Les pensées partant en vrille...


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Mer 4 Oct 2017 - 12:51
Le départ de la jeune femme avait laisser de quoi songeur. Il ne savait pas pourquoi, mais il avait la sensation distincte d'avoir posé son pas feutré sur une brindille ayant effrayé la jeune femme. C'était un peu comme s'il avait, par mégarde, retiré un rocher au fond d'une faille aqueuse et qu'il avait provoqué le relâchement chaotique de plus d'eau dans des courants contraires et trompeurs, vicieux. Elle s'était soudainement remise à le vouvoyer. Si lien, il y avait eu, celui-ci semblait donc s'être de nouveau distendu sous l'effet d'une de ses paroles, sans qu'il ne puisse pourtant identifier laquelle de ses paroles étaient à l'origine de cette fuite soudaine.

Il ne savait pas encore que cette étrange scène qui ne le marquerait pas réellement, était pourtant les signes avant-coureur d'une profonde crise qui les opposeraient à divers degré. La politique interne de Kiri avait cela de complexe que les relations interpersonnelles jouaient des rôles parfois complexes et en cet instant, le samouraï du pays du fer était en train d'être la victime prochaine de ce maelström dont la culmination première serait la fuite de leur shodaime Hokage, puis l'attaque de Shito. Le jeune homme, bien qu'il avait été entendu par la jeune femme, qu'elle lui souhaitait un bon entraînement, contempla le ciel gris, maussade et typique de ce pays d'adoption. Non, son cœur n'était pas à reprendre l'entraînement. La pluie qui s'annonçait doucement allait sûrement l'accompagner sur les pas qui formeraient son chemin de retour vers la périphérie que son dojo occupait. Il n'avait pas vraiment répondu, que ce fut pour celle qui lui manquait ou la volonté de ne pas faire preuve de révérence envers des titres qu'elle estimait sûrement galvaudé.

Son silence était celui de l'acceptation. Car à cette époque-là, Watari n'avait pas d'autre choix que de faire preuve de beaucoup de patience envers les événements et intrigues qui ravageaient l'union et la prospérité du village. Est-ce qu'il parviendrait un jour à mander les fractures et est-ce que Watari finirait par développer ses propres ambitions au regard de ce village ? Rien n'en était moins sûr et l'avenir de Kiri resterait sûrement incertain pendant encore de longs mois...

Spoiler:
 
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Session d'entraînement chez les Sabreurs Ft. Watanabe Shiori-dono

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