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Nid de Serpents [PV: Nagamasa Koga]


Ven 25 Aoû 2017 - 16:18
Le froid de l'hiver berçait mortifère l'une des antres les plus stratégiques et importantes de tout Tsuchi no Kuni. Repaire des archivistes et secrétaires -plus ou moins sensuelles- chargés de traiter la classification et distribution des information au sein du réseau Shinobi du Village Caché de la Roche. Théâtre du passage des hauts gradés, faisant moult réunions où ils élaboraient leurs plans ou proféraient autres discussions plus philosophiques arrosées parfois de saké. Finissant parfois -pour ne pas dire souvent- par débattre sur les mensurations des femmes. Le nez rouge et l’œil lubrique.

Kanon venait de finir de transmettre son rapport de mission. Détaillé comme il se devait. N'omettant aucun point pertinent. Rapport qui avait un certain goût plus salé  que sucré dans la gorge. N'avalant toujours pas l’échec cuisant. Le Shinobi avait toujours la pensée de la traîtrise dans ses esprits. Peut être une de ces jolies secrétaires... Peut être un gradé... Ou bien pire... TOUS!

Que des hérétiques! Tous autant qu'ils sont! La paranoïa n'était pas loin.Mais le courroux de la justice viendrait tôt ou tard s'abattre sur eux. Les flammèches viendraient lécher goulûment leurs orteils, les laissant juste apte à pousser de délicieux cris d'agonies jusqu'à ce que cendres ils ne deviennent.

Mais le Shinobi avait confiance -un minimum- en cet instant, qu'en deux personnes. Ses deux coéquipiers lors des événements tragiques. Ils s'étaient tous trois battus ensemble contre l'adversité. Ils avaient tout tenter pour que le porteur de l'anneau ne tombe pas entre les griffes des démoniaques hérétique osant tenter bafouer et de mordre la toute puissance d'Iwa de leur crocs.

Agacé, le Shinobi demanda à l'une des femme travaillant dans ces lieux de lui servir une tasse de thé. Chose qu'elle alla s'empresser de préparer. Semblant heureuse qu'un homme d'habitude si taciturne et mystérieux, ne demandant jamais le moindre service, lui demande enfin son aide.

Attendant le retour de la demoiselle, il aperçu l'épéiste traverser le couloir. Il en profita donc pour l'aborder. Lui proposant de discuter de l'affaire.

"Nagamasa-san. Que diriez vous d'une tasse de thé ou d'une coupe de Saké? J'aimerais vous parler."

Attendant sa réponse, il le regarda dans les yeux.
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Ven 25 Aoû 2017 - 18:18
La nécrose de l'échec encore marqué dans le tissu de son esprit tourmenté, il n'avait de cesse que de tourner dans tout les sens cette situation pourtant immuable. Sur le chemin menant aux portes d'Iwagakure, Kôga n'était pas revenu de bon cœur, luttant même pour faire passer ses obligations avant ses mœurs blessés. Sans saluer les gardes, recouvert de boue et de sueur il traversa le portail le séparant de sa patrie d'accueil le cœur lourd, ses deux lames clinquantes ne réverbérant aucun rayon du soleil, trop occupé à se chicaner avec la barrière nuageuse, n'aidant pas avec le froid qui n'illustrait que trop bien l'état d'esprit du samurai.

Traînant dans les ruelles du village caché, il errait sans but précis réticent à faire son rapport de prime abord. Que dire à part qu'ils avaient lamentablement échoué à la tâche, même si ils avaient l'excuse de la trahison pour corroborer le fait qu'ils n'auraient pu faire grand chose et que plus qu'une défaite c'était un piège tendu en amont. Ne cherchant pas à se parer de quelconque excuse, il se prit donc par la main vers les bureaux des gradés, espérant y trouver Chôgen. Confesser sa journée à un autre Jônin ou une secrétaire ne l'enchantait guère, aussi plantureuse qu'elle soit.

Arrivé sur les lieux et incapable de trouver son aîné dans les parages, c'est sur Kanon qu'il tomba par hasard, quelques temps seulement après que les deux eurent subi l'humiliation d'Ao et Daiki. L'homme aux tentacules l'accosta sans être rude, l'invitation à discuter et boire un remontant, ce dont il avait bien besoin. Il hocha la tête en signe d'accord et les deux shinobis se dirigèrent ensemble vers ce qui servait de salle de pause, une table en bois blanc et basse ornant le milieu de la pièce. Kôga s'installa, posant ses genoux à terre, écoutant dans un premier temps son comparse.

« Je sais que comme moi, tu as remarqué l'étrangeté de cette mascarade. Il n'y aucun moyen logique que cet, ou plutôt ces hommes aient pu savoir d'où et quand nous partions pour Hi. De plus, un espion infiltré lors de l'attaque aurait sûrement perdu sa couverture. Je pense que tu suis mon raisonnement... » Marquant une pause il plongea ses yeux d'un noir corbeau dans l'immensité violacée de ceux du Sôryû, comme pour valider sa théorie. « Il y a une saloperie de taupe parmi nous. Et elle ne date pas de hier. Auraient-ils retourné un Iwajin ? Ou est-ce un agent dormant ? »

Soupirant à telle idée, qui paraissait bien plus critique une fois énoncée à haute voix, il continua. « Chôgen m'avait parlé d'un utilisateur de Dôton qu'il croisa lors de l'invasion, menant visiblement les mercenaires. L'homme en retrait, peut être était-ce lui … ? Cela signifierait que l'empoisonnement du gamin et l'attaque seraient liés... » Se parlant presque à lui même, il attrapa la bouteille de saké posée sur le plateau et s'en servit une large coupelle en l'ingurgitant fissa, la tendant un instant vers l'autre Jônin au cas où ce dernier serait intéressé, la reposant dans le cas contraire.
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Ven 25 Aoû 2017 - 19:17
L'épéiste accepta la proposition. Un bol de Saké disperse les doutes de tout Shinobi en proie aux ténèbres comme le vent emporte dans sa course les pétales de cerisier un soir d'été. Et l'hiver fort rude ne laissait que peu d'options à ses victimes. La chaleur d'un combat à mort, le doux goût de l'alcool coulant dans les veines, ou encore la luxure en compagnie d'une sensuelle demoiselle le soir d'une nuit.

Tout deux se dirigèrent vers une salle servant en quelque sorte à flâner entre deux taches. Il faut bien faire des pauses dans son travail après tout. Après s'être installés, la secrétaire amenant le thé apparue. Cette dernière ne rechigna pas lorsqu'on lui somma de repartir amener quelque chose de plus fort. Chose que la belle fit. Amenant une bouteille d'alcool de riz à l'attention du Samurai. Puis elle disposa, laissant les deux Jonins à leur discussion.

Kanon regarda la mixture verdâtre dans son bol, encore fumante. Avant de commencer la conversation.

"Toute cette affaire est bien épineuse..." -soupirant-

Le Nagamasa entra alors dans le vif du sujet.

"Je suis d'accord avec vous Nagamasa-san. Il y a eu félonie évidente. Un traître... ou plusieurs... a compromis toute l'opération." -faisant un signe du regard alentour, pour marquer sa pensée sur un probable nid d'espions-

Koga parla alors d'un utilisateur de Dôton. Un de ces envahisseurs ayant osé attaquer la ville y a peu. Cela soulevait le fait que l'attaque d'Iwa par des fanatiques et la capture du médecin, ainsi que l'empoisonnement du petit fils du Daimyo de Hi no Kuni étaient reliés. Tout cela était donc le fait du même groupuscule.

"Hum. Je suis votre pensée. Le mystère reste néanmoins brumeux."

Le Nagamasa proposa alors du Saké à son partenaire de discussion. Celui-ci déclina poliment. Il avait pour principe de ne pas consommer d'alcool en service.

"Mais... pourquoi ont ils enlevé le médecin au lieu de le tuer directement? Vu les capacités de cet homme, cela aurait été simple et moins dangereux comme solution. Ils le voulaient clairement vivant..."

Kanon attendit de voir ce que son ancien coéquipier pensait sur ce point là. Prenant sa tasse et buvant une gorgé du liquide chaud à base de feuilles de thé vert.
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Ven 25 Aoû 2017 - 20:39
L'autre homme semblait assez d'accord avec les théories de Kôga, certaines étant basées sur des faits irréfutables tandis que d'autres ne tenaient que sur des spéculations, sûrement invérifiables. Mais il fallait établir des liens et faire des connexions, apporter du concret au centre névralgique du village pour forcer à la réflexion et à l'action d'envergure, de préférence avant qu'il soit trop tard.

Alors qu'il consommait sa boisson avec une certaine réserve, trop de pensées venaient entrer en collision et il avait du mal à tirer le bon du mauvais, la paranoïa de l'hypothétique.

« C'est vrai. Cela signifierait qu'ils en avaient besoin, mais pourquoi empoisonner l'enfant et ne pas simplement le mettre à mort et trouver un médecin, surtout civil. Ce n'est pas le plus difficile avec un tant soit peu de renseignements. »

Toujours aussi perturbé, fouillant dans ses souvenirs et cavalcades çà et là dispersés dans le palais mental dont les renseignements servaient de pierres angulaires, rendant le tri assez difficile.

« Ils ont sûrement besoin du docteur pour un patient de leur équipe, ce qui suggère qu'ils sont plus que deux, sans pour autant compter dans leurs rangs un Eisei-nin. » Soucieux Kôga ne pouvait se tirer plusieurs autres théories assez foireuses qu'il garda dans un premier temps pour lui même, avide d'écouter ce que Kanon avait de son côté pensé de tout cela.

« Peux-être bien que rendre le fils malade ne servait qu'à attirer un médecin et s'en servir pour le guérir ensuite et obtenir les bonnes faveurs du Daimiyô d'Hi no Kuni. Ou ils comptent sur le fait que le gamin meure, mais dans quel but ? Il n'a aucun pouvoir à part celui de blesser son paternel et son grand-père... »

Plus il s'enfonçait dans les thèses, plus les possibilités s'amplifiaient comme le feuillage d'un chêne gigantesque une fois qu'on avait remonté ses racines noueuses et son tronc centenaire, au risque de tomber sur un gland.

« Des pièces du puzzle manquent pour avoir une vision globale. C'est un exercice complexe... Tu sais si les autres puissances aussi ont été attaquées ? Peux-être que tout ça a plus d'ampleur que ce qu'on ose imaginer. »

Terminant sa phrase d'un soupir, il se resservit et continua d'observer son compère et ses réactions, qui paraissait moins farouche sans ses appendices.
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Ven 25 Aoû 2017 - 21:42
Ô rage ! ô désespoir ! ô mystère ennemi ! 

Tout ce méli-mélo de questions sans réponses palpables était digne des plus grands mystères de l'existence. Ou presque. Tout vieux sage en haut de la montagne, s'en serait défenestré de rage de la situation bourrée de suspense si insoutenable que nul n'y trouverait la voie.

Kanon reprit une gorgée du chaud breuvage. Pensif mais attentif à ce qu'allait dire le Nagamasa. Ce dernier souleva qu'il était encore plus simple de tuer l'enfant au lieu de s’embêter à se reposer sur un poison, aisément contrôlable. Arme des faibles se cachant dans les ombres et les conspirations.

De plus, cela était probable -comme le soulignait Koga- qu'ils n'aient enlevé le pauvre porteur de l'anneau que pour leur intérêt personnel. Peut être un de leur membre éminent était malade. Peut être était-ce pour guérir le gamin pour gagner les faveurs du Daimyo de Hi no Kuni.

"Je pense qu'il est plus probable qu'ils aient besoin du médecin pour l'un des leurs. Empoisonner le gamin, attendre qu'un médecin se manifeste, placer des espions, certainement dans tous les villages, pour ensuite le capturer, tout ça pour prendre le crédit et gagner les faveurs du Daimyo de Hi no Kuni... Des éléments nous manquent... Cela est trop gros pour être expliqué de manière si simple. Cela n'a pas de sens." -cherchant à élucider le problème-

Koga savait lui aussi que tout cela relevait d'une conspiration des plus complexes. Ce dernier posa la question concernant les autres nations.

"Hum... Vous sous entendez un complot d'une échelle internationale? Cela ne m'étonnerait guère." -affichant un air sérieux plus qu'à l'accoutumée-

"Je n'ai pas entendu parler de faits marquants concernant les autres nations, mais je ne me suis pas vraiment porté sur le sujet dernièrement."

"Cela ne m'étonnerait pas que d'autres nations soient touchées. Mais ces dernières cacheraient certainement ce fait aux yeux des autres."

Le Shinobi termina sa gouleyante boisson.

"Plus rien ne m'étonnes après ce que je viens de voir." -faisant référence à un fou réussissant l'exploit de mettre à mal trois Shinobi faisant partie de l'élite-

"Devrions nous redemander des boissons?" -s'attendant à un débat plus long qu'attendu-

Parler de l'affaire permettait d'oublier un moment l'échec et de ne pas trop y penser.
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Sam 26 Aoû 2017 - 14:15
« Effectivement je sous-entends qu'il y a plus que ce qu'on nous laisse percevoir de nos montagnes. Un groupuscule extérieur, un autre village cachant ses intentions ? Nous devons en avoir le cœur net après cette 'mission'.. » Quand il prononça le dernier mot, toute l'amertume propre à un soldat conscient de la bérézina qu'il avait subi resurgit, provoquant sûrement la même sensation d'impuissance chez son compère Jônin qui avait vécu cela avec lui aux premières loges.

Kanon avait raison quant au fait que d'autres éventuels villages cachés pouvaient cacher leur faiblesse, dans le seul but de se protéger. Il était logique que dans un contexte aussi froid que l'était l'actuel entre les trois grandes nations shinobis, le moindre signe d'asthénie pourrait être une opportunité à saisir pour ses voisines. La guerre pouvait éclater à tout moment, et de son point de vue, quelqu'un ou quelque chose agençait peu à peu les choses pour amener à ce résultat.

« Partons plutôt d'ici, qui sait si le ou lesdits espions ne seraient pas encore là à écouter. Cet endroit est après tout le centre névralgique des opérations, il y a de grandes chances que ce soit ici que l'information sur le doc' ait fuitée. » Descendant le reste de son verre avant de pousser à l'aide ses genoux le sol en se relevant prestement, le natif de Uzu no Kuni ne se fit pas prier pour prendre la direction de la sortie sans se donner la peine de saluer les employés qui s'affairaient à tout type de tâche ingrate que lui préférait ignorer, tenant la paperasse en sacro-sainte horreur.

Il connaissait un endroit au calme un peu plus loin, une butée de pierre volcanique et de terre surplombant une partie du village étant le parfait endroit pour parler et penser sans être dérangé ou écouté. Peu la fréquentait malgré son positionnement parfait, le froid de l'hiver gênant usuellement les pélérins Iwajin de s'y aventurer.

Sur le chemin il s'arrêta à un comptoir toujours accompagné de son frère d'arme et commanda quelques bouteilles et des coupelles, laissant soin à l'homme-poulpe de choisir son poison avant de régler et de continuer d'avancer.

Une dizaine de minutes plus tard, il était assis sous la voûte céleste en tailleur, sa coupe remplie devant lui, bien loin d'être affecté par les spiritueux qui le tenait au chaud.

« Je pense qu'il faut agir. Mais que faire pour confirmer nos soupçons ? Je ne me mêle généralement pas à ce genre d'affaires, toutefois c'est devenu personnel. » Enserrant le manche de la Fossoyeuse qui aurait plié s'il n'était pas de si bonne qualité, les nuages et leurs formes nébuleuses dépeignaient un possible orage à venir.

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Sam 26 Aoû 2017 - 18:02
La possibilité d'un acteur d'envergure était possible. Ayant des fins politiques certainement. Nul ne sait vraiment pour l'instant. Tout était possible. Même les plus folles idées n'étaient pas illusions.

Le mot "Mission" était devenu une sorte de Taboo pour les deux Iwajins. Il rappelait trop leur malencontreux échec. Soulevait leu conscience, dans un esprit de vengeance devant être assouvie au plus tôt. Ce mot suffisait à noircir le regard de Kanon, tout comme celui du Nagamasa. Rappelant leur échec et toute l'amertume qui en découlait. Au moins, il avaient le même ressentiment partagé.

Le Samurai proposa de changer de lieu pour leur discussion. Ce qui était tout à fait logique. Kanon était du même avis. Toutes les âmes de ce lieu étaient de potentiels suspects. Le serpent avait fait son nid. Le débusquer sans heurt ne serait tâche aisée.

"Vous avez raison, Nagamasa-san."

Le Shinobi suivit donc l'épéiste. Quittant l'endroit corrompu par les ténèbres de la félonie en direction d'un saint sanctuaire à l'écart de la traîtrise et de ses oreilles trop curieuses. A peine sortit, le froid se fit plus saillant. L'hiver soufflant son chant cristallin et glacial avec hardiesse.

Le collègue connaissait apparemment un bon coin pour leur quête de rédemption. Kanon le suivait, affichant un air sérieux, mais pensif. Repensant à la conversation ayant soulevé pas mal de questions des plus nébuleuses.

Sur le chemin, ils s’arrêtèrent à une échoppe. Prenant quelques boissons afin d'aiguiser leurs sens. Au final, pourquoi pas prendre aussi quelques verres de spiritueux. Un peu de Saké ne ferait pas de mal. Il acheta donc quelques bouteilles de breuvages fort gouleyant, accompagné de coupelles.

Après avoir reprit la traversée de la froide brise, ils arrivèrent finalement au sanctuaire bercé par le voile de la voie lactée. théâtre de nulle âme qui vive, mais paysage enchanteur. Une fois ayant prit ses aises et s'être assis près du Samurai, portant une coupelle d'alcool de riz à ses lèvres légèrement engourdies par le climat mutin, la conversation pu se poursuivre.

"Je pense que sécuriser le réseau gérant les informations serait primordial. Mais sera compliqué. Il ne faudrait pas que le fait qu'un espion soit dans nos rang soit découvert par trop de personnes. Cela serait clairement un signe d'instabilité. Puis si nous arrivons à trouver qui c'est, nous pourrions peut être avoir des pistes sur nos agresseurs. Mais, si ça se trouve... le ou les espions ayant accomplit leur tache se sont déjà volatilisé... Quoique... Si nous avons affaire un un groupuscule d'importance, nul doute qu'ils ont placés plusieurs pions... un peu partout et je pense qu'ils n'ont pas d’intérêt à ne pas garder un œil sur nos informations et agissements. Donc à toujours avoir des espions dans notre camp."

Buvant une gorgée, avant de poursuivre. Et se recentrer un peu plus précisément.

"Trouver d'où vient la fuite d'information... Pensez vous à quelqu'un de particulier?"

Finissant sa coupelle tout en observant la voûte céleste un instant, avant de reposer ses yeux en direction du Nagamasa.
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Sam 26 Aoû 2017 - 19:08
Kôga écouta son partenaire tergiverser sur ce sujet épineux, curieusement attentif ou bien plus que ce dont il montrait usuellement. Loin d'être féru de politique et de complot, le Jônin était dorénavant mêlé à ceci et ne s'extirperait de la situation qu'une fois la tête de l'homme masqué au bout de son épée rutilante de son sang. « J'suis d'accord, s'occuper d'une façon ou d'une autre de rendre le flot des informations imperméable est un premier pas qui me semble essentiel. Il faudra comme tu le soulignes garder ceci entre les membres de confiance. » Par là il entendait les personnes présentes lors de la mission et un cercle fermé de shinobis dont la valeur était sûre et dont la mise dans la confidence ne prêtait aucun risque, comme Benkei ou encore Yoshitsune, son frère le plus âgé.

« J'en vois déjà quelques-uns de mon côté, comme Chôgen -qui tu l'as peut-être compris- partage un lien de parenté avec moi, en plus d'être le bras-armé de Iwagakure no Satô. » Ayant précisé sa pensée énoncée plus tôt, l’appellation 'Chôgen' était connue de presque tout les gradés et Kanon ne faisait sûrement pas exception.


« Effectivement se montrer faible et laisser ceci fuiter n'est pas envisageable non plus. Nous devons localiser ces personnes et les faire parler. De là, nous pourrons aviser quant à la marche à suivre. Qui cela pourrait-il être ? Avec un peu de chance le traître a fui ou a paniqué après son méfait. Ou comme l'eau qui dort, il attend notre prochain mouvement. Je me renseignerai dans les registres après avoir fait mon rapport. »

Persuadé que c'était la chose à faire et à moitié conscient seulement qu'il tenait la une piste sérieuse pouvant le mener à une autre étape de leur procédé, il se servit du nectar translucide ainsi qu'à l'autre Jônin, son débit se stabilisant entre ses phrases. Il n'était pour l'instant en aucun cas touché par les vapeurs d'alcool.

« Bien. Pour ce qui est de Kumo et Kirigakure, je crois savoir qu'une escouade a été dépêchée chez ces derniers, attendons de voir ce qu'ils ont à nous dire. Quant au village caché du pays de l'Eau, leur politique de cloisonnement nous empêche d'en savoir plus sans mettre l'intégrité de notre village en péril. Ça ne me dérangerait pas mais j'en connais un... » Souriant à l'idée de la tête de Chôgen s'il apprenait qu'il était parti appliquer ses préceptes à une autre contrée sans son accord, ce qui le tentait terriblement, il continua de boire.

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Sam 26 Aoû 2017 - 20:11
Le nom de Chogen, connu pour tenir une place importante au sein du Triumvirat, été connu de tout Iwajin dans le Village caché de la roche. Kanon avait déjà fait le rapprochement entre son coéquipier et le célèbre clan d'épéiste.

Trouver des alliés de confiance en ces temps plus que sombres étaient une nécessité. Le Shinobi acquiesça les propos tenus par le Nagamasa.

La Chasse aux Traître serait mise en oeuvre jusqu'à l’éradication de tout hérétiques ayant osé le crime impardonnable de ne pas donner son cœur à la cause Iwajjin. Pal ou bûcher seraient leur unique avenir.

Après avoir remplit du doux nectar leurs coupelles vidées, la question des autres nations fut abordée. Un convoi diplomatique avait été envoyé au village du savoir. Cela allait sans doute être bénéfique. Connaitre les rats de bibliothèques et leur politique face aux commerçants. Étaient-ils hostiles ou bien trop occupé pour enlever leur nez de leurs ouvrages poussiéreux? Concernant Kirigakure, sectaire par nature, cela trahissait un certain repli face aux monde extérieur. Cela cachait forcément quelque chose de plus sombre qu'une nuit sans étoiles. Allez savoir? Des sorcières, des trolls ou des bouilleurs d'enfants, à n'en pas douter.

"Je vois." -buvant une légère gorgée-

La politique, il n'avait pas eu beaucoup de temps pour la suivre assidûment. Devant gérer une nouvelle équipe d’élèves que l'on venait de lui attribuer récemment. S'occuper de certaines missions d'infiltrations comme le cas du marché noir et du trafic d'organes humains. Sans compter devoir gérer un commerce et mener ses recherches d'ordre historiques et archéologiques.

"Vous avez certaines pistes. Je vous avoue qu'hélas, je n'en ai pas vraiment de mon coté."
-regardant une étoile filante surplomber les cieux-
"Mes informations actuelles sont surtout dans le domaine concernant le commerce. Je n'y vois nul lien avec notre problème actuel malheureusement."

Kanon resservit son collègue et lui même. Le doux parfum du Saké était agréable. 

"Hum. Peut être que je connais quelqu'un... Le messager qui me transmet les missives de mission... peut être qu'il a vu quelque chose. Je l'ai toujours trouvé louche. Que diriez vous qu'on aille lui poser la question?"

Busaiku, surnommé la fripouille, allait peut être mystérieusement disparaître dans les méandres des abysses. Kanon ne l'aimait guère. Un type si louche ne pouvait être honnête.
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Sam 26 Aoû 2017 - 21:03
C'est triste que Kanon n'ait pas d'informations en plus, ou de théories à exposer à son compatriote. Mais ce dernier n'en a cure, il est capable de tirer ses propres conclusions malgré que l'aide de la pieuvre soit et fut déjà très utile. Le Nagamasa sirote un autre verre, et il paraît ce qu'il est toujours, un homme sobre, dans tout les sens du terme. Toisant son compatriote, il écoute chacun de ses mots avec assiduité pour en apprendre plus sur celui dont il ne connaît que les capacités sur le terrain et rien en profondeur, ce qui est habituel chez notre héros. L'éphèbe ne cherche jamais à s'intéresser à son prochain, son nombrilisme est un de ses vices prépondérant.

Il lui apprend alors l'existence d'un informateur, sûrement lié au commerce dont Kanon semble un fervent actionnaire, ce qui est tout à fait propice dans un lieu comme Iwagakure no Satô, véritable plaque tournante à ce niveau. Terminant sa coupe d'une traite et jetant un regard à la première bouteille déjà vide, il glisse celle restante dans un pan de sa veste et se lève face à l'immensité nocturne, grain de poussière au milieu des constellations qui brûlent à des centaines de millions de kilomètres.

« Je te suis, ça peut être un début après tout. » Faisant craquer sa nuque enraidie par le fait de stagner ainsi face à l'horizon, il allumerait bien une cigarette si toutefois il était fumeur. Il jette un coup d'oeil vers son comparse puis le suit dans la descente, reprenant la route des ruelles déjà plus peuplé que ce petit ilôt de terre en apesanteur, seulement soutenu par un piédestal rocheux.

Leur route croise celle de plusieurs patrouilles qui reconnaissent les Jônin et les salue, sans toutefois qu'il y prête attention. Sans être hautain, son arrogance innée leur sert de tape sur l'épaule, il manifeste le peu d'intérêt à leur égard du coin de l'oeil. Bientôt ils arrivent devant une maison en piteux état, qui laisse transparaître son propriétaire qui ne tarde pas à sortir quand Kanon l'appelle. Il le laisse d'abord parler dans un premier temps, puis vient ensuite à son tour mettre son grain de sel dans cette discussion qu'il espère productive et fructueuse. Après tout, qu'elles sont leurs possibilités avec cette moitié de carte au trésor, ces bribes d'images floues ?

« Est-ce qu'il y a quelque chose que tu devrais nous dire, Busaiku ? On a passé une assez sale journée et ce serait stupide de nous forcer à te malmener. Surtout que je ne suis pas d'humeur à me contrôler et que t'as l'air d'être le genre de type qui ne manquerait à personne... » Cette fois pas de sourire carnassier mais seulement une aura froide qui provoquerait presque des engelures, une bestialité qu'on lui connaît mais qui se réveille peu à peu, comme le prédateur affamé au fond de sa grotte qui fait glisser ses griffes sur la pierre. Ne teste pas sa patience, jeune homme...

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Sam 26 Aoû 2017 - 21:52
Le Samurai ne se fit point prier. Il fallait après tout trouver une occupation. Philosopher autour de l'alcool était une activité certes louable, mais manquait cruellement d'adrénaline. C'est ainsi que les deux compères reprirent la direction de la civilisation. Descendant les chemins de traverses, escarpés au fil du temps. Restant silencieux. Une fois arrivés dans les ruelles austères du Village de la Roche, ils continuèrent leur pèlerinage. Croisant quelques patrouilles se prosternant comme il se devait, devant eux. Incarnation de l'élite parmi l'élite. Il ne pouvait en être autrement.

Continuant le périple, ils arrivèrent dans un quartier assez lugubre. Très certainement ceux des moins bien nanties. La maison faisait peine, bien loin du luxe des résidences des grands clans d'Iwa. Kanon tapa à la porte. Sommant le bougre de se manifester séance tenante. La questionette n'attendait pas. Et il allait la subir, d'une façon ou d'une autre. Après un court silence, un grincement venant déchirer les tympans fendit les esgourdes. Un être, bossu, et fort laid apparu dans l'obscurité.

Busaiku afficha un air un peu surprit. C'était bien la première fois que le Jonin venait lui rendre une visite "amicale".

"Vous ici?" -les yeux plus ronds que des soucoupes-

"Es tu surpris? Pensais tu peu être ne pas me revoir? Hein la fripouille?"
-prenant un air austère-

Soudain, le Nagamasa intervint dans la discussion.

"Moi? Quelque chose à vous dire?" -se léchant les babines de façon fallacieuse-
"Je ne suis qu'un humble messager. Gueux qui plus est. Jamais je ne me permettrais d'oser m’adresser à vous." -semblant trembler de peur-

"Allons, nous savons bien qu'un personnage comme toi est à même de savoir de sombres secrets. A tu remarqué quelque chose d'étrange dernièrement?"

"Allons mes seigneurs... Je ne suis pas digne de telles louanges. J'ai peut être remarqué quelque chose..." -ricanant dans sa barbe de façon plus qu’étrange-

Le bougre était louche. Vraiment dérangeant. Il avait néanmoins l'important travail de faire parvenir depuis les antres du Triumvirat certains messages secrets à d'importantes personnes. Malgré son allure, il était connu pour toujours accomplir ses taches en toute discrétion. Vous savez, ce genre de personnage si malfaisant que tous ignorent tellement, qu'il en devient presque invisible.
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Sam 26 Aoû 2017 - 22:55
Bossu et hideux, l'informateur de Kanon est tout le contraire d'un canon de beauté. Ses dents sont jaunes et déchaussées, son odeur pestidentielle et il ne serait pas dur de supposer qu'il vit dans un dépotoir. Il n'inspire à Kôga que peu de sentiments différents, principalement du dégoût et de la pitié, mais la situation l'oblige à se salir les mains. D'un seul pas il se rapproche tandis que la fripouille agite sa langue entre ses deux rangées de chicots comme un serpent, signifiant de son poison la grandeur du shinobi pour ensuite lui indiquer qu'il avait une piste.

Pourquoi ne l'avait-il pas déjà craché ? Se faire désirer n'était pas la chose à faire. Ennuyé et perdant le peu de patience qu'il avait octroyé, Kôga n'avance plus. Ses yeux gris se fondent dans le brun des siens et si sa position de messager interfère, la seule chose le retenant de frapper ce faciès déjà déformé par le peu d'amour que lui a apporté dame nature est le remord farouche du cas Itaki, la possibilité qu'il dérape et transforme l'interrogatoire en pugilat unilatéral. Trucider ce pauvre bossu, voilà qui semble au samurai une chose peu digne de son rang. Mais après tout, qu'est-ce que le shinobi si ce n'est celui qui souffre et celui qui fait souffrir ?

« T'es sourd ? Je t'ai dis de te mettre à table. » Sa main large et calleuse enserre sa jugulaire dans une étreinte peu chaleureuse, laissant juste assez d'espace dans sa trachée pour qu'il projette les mots qu'il veut entendre.

La scène ressemble à un règlement de compte, Kanon se tenant à côté d'eux droit et aux aguets. Le natif d'Uzu no Kuni n'a pas dégainé et pourtant il semble dans son élément, luttant tant bien que mal pour ne pas mettre trop de force et broyer cette chair molle et flasque, l'insignifiant livreur n'étant qu'un obstacle vers l'avénement de son projet visant à faire avancer les choses. Au moins mourrait-il pour une noble cause, se dit le frère du Gunjiteki, s'il fallait en venir jusque là.

L'assaut physique joint à sa parole, il était peu difficile d'appréhender sa prochaine réaction s'il venait à le faire attendre encore. Le poussant contre le mur, ce à quoi le malandrin ne peut répondre que par un sursaut de peur, se sentant acculé comme un rat sous un écrin de verre, tout peut aller vite, très vite.

« Le gueux va se faire occire s'il ne parle pas. » Mi-mélodieux et mi-dramatique, sa prose frappe et taille, vient encore titiller son instinct de survie et son bon sens. Ne s'est-il pas inutilement mis en danger en faisant espérer les deux ninjas de grade supérieur du village de la Roche ?

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Dim 27 Aoû 2017 - 1:09
La fripouille balbutiait qu'il avait peut être une piste. Lui faire cracher le morceau était la priorité. Mais ce freluquet semblait traîner en longueur pour se confesser. L'épéiste, au bord de craquer et d'occire le bougre, lui soma de répondre à la questionette. Agrippant la monstruosité par le cou. Le serrant. La fripouille eut du mal à respirer. Affichant un visage craintif. Sa vie était en jeu. Faire le malin avec le Nagamasa se finirait mal en tout les cas.

"Humpfff Mon... Mon... Mon sei... seigneur... Pitié!!!" -s'étouffant avant que l'épéiste ne relâche légèrement l'étreinte pour le laisser parler-

Paniquant, la fripouille, déjà un être des plus misérables en temps normal, était devenu pitoyable. Ses yeux exorbités, son visage en était devenu rouge comme une pomme bien mûre. Cherchant l'air pour reprendre son souffle coupé.

"Je vais tout vous dire!!! Pitié Mon bon seigneur!!!" -haletant-

Le Samurai à bout de patience, énonça ce qu'il réservait au bossu. La mort si sa vile langue de serpent ne sifflait pas une douce mélodie.

Kanon regardait la scène. Gardant son calme. Le sort de la fripouille lui importait peu. Seul comptait les informations.

"Parles." -regardant froidement le pauvre bossu implorant grâce-

Le pauvre homme, révéla alors tout ce qu'il savait. Chantant comme un coucou histérique.

"La... La... secrétaire... Yoko.... Elle!!! Quelque chose!!! Pas habituel!!! C'est elle, la belle poularde!!! Monseigneur!!!"

Dénonçant apparemment une secrétaire. Était elle une félonne? Une traîtresse?

"Elle? Qu'as tu remarqué?" -regard plus sombre-

"Elle... ne portait pas de petite culotte ce matin, j'ai tout vu!!!" -essayant de reprendre son souffle avec mal-

L'idiotie de la fripouille, ce vil malandrin, doublé de sa perversion de reluquer en cachette les demoiselles, allait peut être signer son arrêt de mort.
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Dim 27 Aoû 2017 - 1:52
Alors même qu'il a été clair, concis, allant droit au but, le bougre d'âne ne comprend rien, se joue de lui. Il demande charité et compassion. Le héraut se contorsionne et tente de sortir de l'emprise du Chien Errant comme si la force de son bras allait s'abandonner, le laisser s'enfuir impunément. Rien n'y fait, la détermination de l'homme se transfigure dans sa poigne qui tient bon, avec juste assez de mou pour qu'il puisse enfin répondre. Et quelle réponse.

Enfin, une piste. Une secrétaire, chose totalement plausible tant elles ont d'informations entre les mains. Une paie venue de l'extérieur, un coup d'oeil sur les missives avant qu'elles soient scellées. Qui peut savoir ce qu'il se passe au cœur de la bureaucratie, qui y porte intérêt ? À la question suivante toutefois, il trouve la meilleure façon de l'irriter.

Lui cracher au visage serait revenu au même. N'avait-il pas été clair? Etait-il mentalement retardé pour lui parler de petite culotte alors que la sécurité d'Iwagakure elle-même était sur la table ? Kôga n'éprouve rien pour le pays et son village caché, il peut le quitter d'une minute à l'autre si ce n'est pour son lien particulier au clan Nagamasa et les membres de sa caste, et c'est pourtant lui qui mène cet interrogatoire dans la ruelle piteuse pendant que ses frères se prélassent au feu d'une cheminée, dans un bureau ou un dojo.

Ça en est trop, la jarre de sa patience déborde encore une fois malgré toutes ses bonnes intentions. Le dernier mot du grassouillet blagueur se perd. Il a tout... ? Le sang remplit sa bouche tandis que le pouce, l'index et le majeur de Kôga pénètrent dans sa chair, broyée comme le corps d'un animal dans ses plus jeunes années sous les roues d'une charrette lancée par le galop d'un cheval. Un craquement lugubre résonne dans l'allée, du sang coule sur ses doigts et sa toux s'éteint peu à peu tandis que Busaiku suit le schéma de ses bruits pitoyables pour respirer une dernière fois le même air que le fils d'un des seigneurs de Tetsu.

Il le lâche et le laisse s'affaler sur lui-même, son crâne frappant la dalle des marches menant à son antre, dont la porte ouverte laisse entrevoir des choses peu ragoûtantes.

« Sumimasen Kanon. Il était peut être important pour toi. » Sans en dire plus, ne montrant aucun regret dans son geste, Kôga sort de l'allée teintée du noir de la nuit. Il ne s'en veut pas, mais cherche à comprendre ce que le destin lui veut, pour n'arrêter que sporadiquement de mettre des hommes si faibles sur la route de son ego et ses objectifs. Allait-il devoir payer pour ce crime ? Il était un civil, avant que notre shinobi lui accorde le coup fatal, le transformant en tas de chair difforme. Ce serait leur petit secret.

« La piste est froide. Par où reprendre... » Une injure s'arrête à la frontière de sa bouche pour ne pas souiller plus encore l'air ambiant. Il ne dit rien d'autre et se tourne vers son frère d'arme à la recherche d'une bonne idée. Doit-il rentrer au bercail et faire son rapport, sans plus d'informations sur ce ou ces mystérieux traîtres? Il a du mal à l'envisager. Échouer encore ? Le crime parfait n'existe pas, quelque part entre ces murs existe une preuve du méfait. Il la trouvera avant de fermer l'oeil, seul ou accompagné du Jônin aux tentacules.

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Dim 27 Aoû 2017 - 14:30
Il s'agissait donc de Yoko ! L'une des femmes travaillant dans les bureaux. La chose était plausible. Une renarde a l'art et surtout les atouts nécessaires pour mettre la main sur des informations sensibles. Quelle homme résisterait aux charmes sensuels et au péché de luxure en découlant? Si peu. Pouvant commettre hérésie sans même s'en rendre compte, enivré par le parfum suave et mortel de la gente féminine, un peu trop mante religieuse.

Mais qu'avait fait cette Yoko de si inhabituel pour que Busaiku évoque son nom ? La curiosité de Kanon fut titillée. Il fallait qu'il en dise plus. Quelle félonie la diablesse avait elle commise ? Elle ne paraissait pourtant pas être une traîtresse. Originaire de Tsuchi no Kuni, comme la majorité de ceux travaillant à d'importantes taches. Cela était trop évident... trop facile de trouver si rapidement un nom dans cette affaire de mission compromise... Le bossu avait-il mal compris la questionette ?

La réponse du freluquet fut bien loin de celle escomptée. Kanon en avait même était légèrement désabusé. Pour ne pas dire surpris. S'attendant à une information de taille, quelle ne fut pas sa déception. Enfin, cela était toujours bon à savoir, mais dans un autre contexte, bien moins sérieux. Il savait cette vile fripouille idiote, mais pas à ce point là. Surtout dans la situation où il se trouvait, les doigts du Nagamasa serrant sont cou fragile de civil non aiguisé et habitué par l’entraînement.

On ne pouvait lire qu'une chose dans le regard vitreux du bossu. De la peur mêlé à de la sottise. Une fois qu'il eut craché les mots qu'il n'aurait jamais dû, le bourreau fit son office. Serrant de sa poigne d'épéiste le vermisseau, qui tentait d'humer l'air. Gesticulant dans le vide. Commençant à cracher du sang tout en s'étouffant en d'effroyables râles de souffrances. Ses pieds battaient dans le vide, cherchant appui, mais en vain. Le pauvre était soulevé au dessus du sol à bonne distance. Tel un vieux sac à patate. On pouvait comprendre aisément ce qu'il essayait de dire. Implorer pour sa misérable existence.

Kanon savait que cela allait certainement mal se terminer pour l'hurluberlu. Mais ne pensait pas qu'il allait rencontrer le Shinigami. A la rigueur, les deux jambes fracturées et la face tuméfiée. Lui obligeant à rester quelques semaines à l’hôpital. Assurant des vacances pour le Shinobi qui avait déjà du mal avec ses impromptues visites pour le travail.

Les yeux de la victime se gorgèrent d'écarlate. Il tendit la main et son faciès hideux vers la Calamité des Cieux, implorant son aide. Le regardant de ses globes oculaires ensanglantés. Tentant de demander salvation. Kanon ne bougea pas le petit doigt. Après tout, c'est malheureux, mais on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs dans ce métier. La canaille ne lui manquerait aucunement qui plus est. C'était un mal pour un bien.

Un craquement sec éclata sourdement. Comme une baguette en bois se brisant. Le cou se fendit avec une telle facilité, que cela en était déconcertant. Inanimé, comme un pantin désarticulé, la fripouille s'en était allée, rejoindre un monde meilleur.

Le Nagamasa s'excusa en quelque sorte auprès de Kanon. Pensant que peut être, ce dernier avait une quelconque affinité avec l'occis.

« C'est malheureux. Mais trouver la vérité n'est jamais sans sacrifices. » -affichant aucune once de culpabilité-
« Excusez moi... Je pensais qu’il aurait une piste... mais c'était trop espérer de ce misérable. » -soupirant, déçu par le manque d'utilité du bossus et la perte de temps inutile que cela avait occasionné dans leur quête de rédemption vengeresse-
« Il a mérité son sort. Nous faire perdre notre temps et démontrer son inutilité... Impardonnable. »

Le seul réconfort dans cette histoire est qu'un incapable avait été jugé pour son crime. Justice avait été rendue en partie. Mais le félon ayant vendu les informations sur la mission courrait toujours. Mais le vindicateur courroux de l'esprit de justice était en marche.

Koga s'occupa du corps de sa victime. S'en débarrassant. Cela passerait pour une simple altercation sans nul doute. La fripouille n'était pas surnommée la fripouille sans raison. Accablé de dettes de jeux et endettée dans plus d'un des bordels mal famés du Cœur Commerçant. Sa mort était inéluctable.

L'enquête refroidissait de plus en plus. Avaient ils raté quelque chose? Un détail d'importance?

« Mon idée ne fut pas la meilleure, mais c'était la seule que j'avais. » -soupirant-

La traque ne faisait que commencer.

Nos vaillants héros et défenseurs d'Iwajuku ne rentreraient pas bredouille. Que nenni!
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Dim 27 Aoû 2017 - 16:42
Si il tire une chose de cette macabre mascarade, c'est que le Sôryû est un homme de sa trempe, forgé du même acier sans le manier pour autant. Il ne rechigne pas devant sa basse besogne, ne détourne pas l'oeil et ne crache pas son repas ni la boisson qu'ils ont ingurgités ensemble auparavant. Il est bon de savoir qu'il n'est pas entouré seulement d'incapables, mais ce n'est pas pour autant qu'il perd toute méfiance envers lui, sans pour autant le soupçonner de quoi que ce soit en rapport avec la mission échouée et ses aboutissants.

Kõga écoute le métamorphe le dédouaner de son crime, il confirme une vision similaire et peu manichéenne de ce monde ni noir ni blanc où évoluent shinobis comme crapules, chaque faction comportant des traîtres, mélange habile et parfois indecelable de ses matériaux de base. Et c'est ceux-là même qui s'exposaient au courroux d'un duo aussi tranchant qu'étouffant, la main du Nagamasa étant la parfaite allégorie des capacités de son partenaire. Une chose était sûre, translucide ; celui qui avait fauté subirait des tortures qu'on enviait pas à ses pires ennemis s'il croisait les protagonistes à qui il avait ainsi barré la route. Dieu seul sait ce dont sont capables des tentacules vigoureux et une lame affûtée sur le corps d'une tierce personne, les séquelles et traumatismes qu'elles peuvent laisser, autant physiques que mentaux.

Il faut quitter cet endroit avilissant et c'est ce qu'il fait, rejoignant une rue qui ressemble à un boulevard, sa fin se perdant dans l'horizon et le crépuscule. Tandis qu'il avance un pas après l'autre, il cherche à diriger son cheminement vers un endroit où il pourrait obtenir d'éventuelles informations qui ne concernent cette fois aucun sous-vêtement féminin.

C'est dans la taverne principale de la ville qu'il laisse retomber son choix, précisant à Kanon l'endroit où il se rend, comptant sur son support. Le service étant terminé pour la journée, beaucoup de ninjas y vont pour se détendre et l'alcool est réputé pour délier les langues, libérer les mœurs. Si personne ne sait mot de ce qu'il s'est passé alors il trouvera autre chose, et ce même s'il doit ne pas fermer l'oeil jusqu'à que le soleil se couche une seconde fois.

Le bois de ses getas frappe le pavé des rues qui se croisent et s'entrecroisent, lézardent et gravitent autour de plusieurs points névralgiques et commerciaux. Bientôt c'est devant l'immense bâtiment dont on peut difficilement douter du succès vu les moyens investis dans ce dernier qu'ils attérissent et il ne se fait pas prier pour y pénétrer.

Personne ne semble prêter attention à la dualité pouple sabreur quand ils entrent car leurs styles sobres n'indiquent en rien qui et pourquoi. Pourquoi deux gradés de Iwagakure viennent se mêler aux ivrognes et autres quidams venus décompresser. Sans prendre la peine de s’asseoir ou commander, Kõga scrute les visages, juge et cherche la première cible de son entretien. Mais il se ravise, le dernier s'est mal fini. Autant laisser pour cette fois son camarade démarrer les festivités et mener le gros de la tâche. Ne mentons pas, il est aussi curieux de voir jusqu'où Kanon va aller, ô combien son âme peut être noire et sa détermination à servir le village, et plus précisément Chôgen que le cadet considère comme chef légitime.

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Lun 28 Aoû 2017 - 20:19
Quittant les lieux où justice impartiale avait été faite, les deux héros  Iwajins prirent la direction de la première ruelle venue. Quitter cet atmosphère grisant les naseaux était la priorité. Ce quartier empesté le gueux après tout. Non pas que Kanon avait du mépris pour eux, au contraire,  de nature nullement à cheval sur l'étiquette. Même une gueuse méritait miséricorde et charité. Mais uniquement du moment où cette dernière présente une certaine innocence accompagnées de formes voluptueuses. Vous savez, les tentacules sont très pointilleux sur ceux méritant salvation. Kanon aimait les choses qui avait un minimum d'élégance. Habitué à vivre dans le luxe et disposant de moyens aisés, il était infiniment bon. Du moment que c'était une demoiselle bien entendu. Les hommes n'avaient aucun intérêts à ses tentaculaires yeux. Il les tolérait, ce qui était déjà beaucoup. Si ces derniers démontraient une certaine utilité et un certain sens du devoir, alors il était envisageable à ses yeux d'établir une relation amicale. Une franche camaraderie, virile, en tout bien tout honneur. Mais l'amitié est une chose qui se bâtit sur des années au minimum, ci ce n'est des décennies. Vous savez, les Soryu soupçonnent tout le monde d'hérésie.

Marchant côte à cote avec le Samurai à l'éternelle lame buveuse de sang, le Shinobi resta silencieux. Les mots étaient inutiles. Les arts des ombres sont muets. Seule la victime rompt le silence par son dernier hurlement d'agonie lorsque la lune est à son apogée. Le Nagamasa ne comptait pas abandonner sa quête digne d'une vendetta. Kanon non plus. Le service était terminé depuis un moment déjà, mais cela n’empêchait pas de faire quelques heures supplémentaires. Mais l'un, comme l'autre, devaient être déjà suffisamment patriote pour travailler plus que ne l'imposait les obligations du monde des Arts Shinobi. Devenir Jonin ne se fait pas en se tournant les pouces et cela demande des sacrifices que les Genins joufflus sont loin d'imaginer. Donner son cœur à Iwa est le minimum. Heureusement que les Octopodes en possèdent trois. Un pour Iwa et le Pays de la Terre. Un pour les belles demoiselles et la tentaculation. Un pour de plus sombres desseins.

Lune hypnotisant. Fourvoyant les chemins bercés de brume. Cieux grisonnants. Marquant l'approche feutrée des larmes cristallines. Tonnerre brisant. Fendant les astres, sonnant la tempête en marche.

Les signes d'une averse se ressentaient. Bientôt, le vent accélérerait son souffle froid. La pluie se fracasserait sur le sol. Les âmes se terreraient dans la chaleur de leur antre.

L'épopée vengeresse mena les acteurs de ce récit fantasmagorique vers un havre salutaire. Une Taverne. Pas n'importe laquelle. L'une des plus importantes du Village Caché de la Roche. Ce lieu étant connu pour être l'endroit où trouver des informations, c'est tout naturellement qu'une escale s'imposait, comme le proposait l’épéiste.

L’établissement  se dressait tel un titan parmi les mortels. Gargantuesque, il ressortait de l'architecture plus sobre et minimaliste des bâtisses alentour . Féerique, ce lieu était le petit coin de paradis des Shinobis ayant terminé leur dur labeur. Certains civils et autres ivrognes notoires y étaient bien entendu légion.

Nul ne prêta attention à l'entrée des deux Inquisiteurs. A part peut être deux où trois serveuses. Ces dernières semblèrent prises de violentes bouffées de chaleur, manquant de renverser leur plateau. La majorité des clients était trop occupés pour remarquer deux zigotos. Harceler les demoiselles leur servant à boire ou discuter de philosophie alcoolisée étaient des occupations demandant une grande concentration.

Kanon examina le théâtre et les acteurs de cette pièce. Avant de se diriger vers le comptoir. Le tavernier était toujours la personne sachant les informations plus plus intéressantes. C'était une vérité inébranlable. Les vendeuses de charme de petite vertu venaient après.

Approchant tel un digne dragon ancestral devant un frêle piaf, le Shinobi s'assit devant le tavernier, invitant son comparse à faire de même. Cette fois-ci, il valait mieux que Kanon pose les questions. Trop de témoins en cas de dérapage. Fixant le maquereau vendeur de spiritueux dans les yeux, d'une manière à la fois formelle et hautaine. Il le soma de les servir avec tout le respect et l'égard dues à leur rang respectif. 

Une bouteille de votre meilleur alcool pour mon ami et moi. Le tavernier sortit une bouteille ainsi que deux verres , puis les déposa devant les deux clients.

« Merci, mon brave. » -le remerciant en affichant un air hautain-

Il porta la substance à ses lèvres et goûta le breuvage sirupeux. Puis reposa le contenant d'un geste lent. Montrant clairement que le contenu ne plaisait guère à son palet.

« N'avez vous rien de plus...fort? Je ne suis pas venu boire de l'eau. »

« Vous manquez pas d'humour. Ah ah ah... » -riant légèrement-

Le tavernier, qui avait un certain âge, ne prit pas la mouche. Il voyait passer toutes sortes d'énergumènes depuis qu'il avait son commerce. Un de plus ou un de moins. Cependant, son œil vitreux fut vite attisé lorsque l'importun sortit une pièce, brillante et atypique, de sa manche. Puis la déposa devant ses moustaches.

Comprenant de quoi il s'agissait, le bougre tint alors un autre langage. Prenant un air plus appliqué et sérieux. Comprenant apparement que les deux clients étaient venus non pas que pour boire, mais pour d'autres services.

« Cher client. Je peux peut être vous aider ? »
-prenant le précieux et le rangeant en sécurité sous son comptoir-
« Peut être un peu de compagnie ? Nous avons des nouvelles, si cela vous tentes. »

Kanon fit signe au tavernier de s'avancer afin de lui faire part de ses intentions. Chuchotant, il lui exprima quelques mots.

« Bien. Accompagnez moi pour une dégustation de notre plus grand cru. Le meilleur de tout Iwagakure. Messieurs. » -tirant la trappe derrière le comptoir et invitant les deux Shinobi à le suivre en direction de la cave située au sous sol-

Personne parmi la foule de client ne semblait s’intéresser à l'affaire se déroulant à catimini.
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Lun 28 Aoû 2017 - 22:44
Une fois à l'intérieur, Kanon s'approche du comptoir avec autant de volupté que peut en montrer une personne de taille et de poids adulte, nonobstant le fait que tant de dandysme ne sied guère à l'endroit. Kõga quant à lui ne dégage aucunement cette élégance, son panache résidant dans cette animosité passive, allégorie de l'eau qui dort. On sent à la vue de ses crocs qu'il émane d'une nocivité impavide et pourtant il semble pourtant presque comme l'eau qui dort, ses fourreaux dansant et effleurant les autres personnes de l'assemblée d'alcooliques.

Une fois au comptoir, il ne prend pas la peine de s'accouder ou de se poser, prêt à se mouvoir à tout moment comme s'il était sur le départ. Le Jônin scrute, manque d'effrayer ses congénères tant ses traits sont fermés, son aura froide. Il est une statue de muscle sculptée par l'anamnèse capable et à l'affût, muette quand l'Inquisiteur se met à tailler une bavette avec le tenancier de ce business fleurissant.

Il se fait servir et boit l'eau de vie à base de riz d'une traite, la soucoupe vide râcle le bois quand il la lâche de quelques centimètres pour qu'elle roule quelques instants sur son socle dans un bruit masqué par l'agitation perpétuelle qui fait vibrer ces murs de pierres renforcés.

Kanon s'y prend en douceur, il avance masqué dans cette mélasse qu'il ne sait que trop mal remuer convenablement pour en tirer quelque chose de viable. La pièce de métal précieux qui sort de sa manche roule et virevolte sous le regard du vénal serviteur de ses hôtes imbibés de spiritueux. L'appel de la monnaie, chose qui n'a que peu ou pas d'emprise allume en lui une lueur typique des commerçants. S'il savait seulement ce qui est arrivé à la dernière personne interrogée, il refuserait catégoriquement. Mais il ne sait pas, il n'a aucun doute. Après tout, que peuvent bien lui faire les deux hommes en plein milieu de son propre débit de boisson ?

La discussion se poursuit et il les invite à le suivre dans l'arrière-boutique et le Yaken obtempère, suivant presque pas pour pas son homologue dans un dédale de marche exigu où son corps musculeux touche presque les extrémités. À la lumière d'une bougie dont la cire rongée coule en gouttelettes difformes sur le bois peu entretenu des marches, les ninjas supérieurs d'Iwagakure se retrouve dans un espace confiné tant les tonneaux sont jonchés les uns sur les autres et les entourent. Dans ce paradis à ivrogne, Kõga ignore tout simplement les deux autres êtres humains et mène son petit tour d'inspection. Peut être qu'il se trouve dans cet antre des reliques ou des marchandises pas très légales, et c'est persuadé qu'il peut trouver quelque chose qu'il fouine ici et là.

Son regard lit les étiquettes, analyse les bidons, les boîtes et autres joyeusetés entreposées, jusqu'à se figer sur un ensemble de barils estampillés du sceau des ports de Mizu no Kuni. Ces derniers ne semblent pas affranchis du symbole de la douane et c'est dans un silence le plus total qu'il s’assoit dessus, fixant les deux habitants de l'ancienne Rokkusu discuter de leur affaire au demeurant très importante.

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Mar 29 Aoû 2017 - 3:25
Laissant le tavernier descendre en premier dans les entrailles les plus profondes et secrètes de son établissement, Kanon emboîta le pas de l’insondable personnage moustachu. Suivant le défilement des marches prudemment. Un pied après l'autre. La faible lueur d'une simple et fluette lampe à huile, usée par les affres du temps, servait d'unique repère sensoriel. Le sous-sol était empli de diverses marchandises nécessaires à toute taverne se respectant. Tout ça n'était peut pas en règle, mais cela importait peu. Du moins... pour le moment.

Le Nagamasa était resté silencieux. Peut être un peu trop pour que cela soit normal. Fermant la marche. Peut être était-il las de la situation. Tellement de désir vengeur coulant dans ses veines. Insatisfait, très certainement déçu par l'envergure de la quête de justice, n'ayant point encore trouvé sa cible. La traque était ardue. Couper la tête d'un vil serpent semblait pourtant aisé à première vue. En réalité, il en était tout autre.

Une fois en bas, sur le sol creusé à même la roche, la discussion put se poursuivre plus discrètement. Le Tavernier toucha sa moustache de façon avare. Mais avec un visage malinois. L'individu paraissait finaud. Du moins en apparence.

« Que puis je pour vous ? »
-affichant un sourire-

Koga était en train d'examiner la marchandise, laissant le soin à son comparse de mener la discution.

« Toutes les informations dont vous disposez. Notifiez les.»
-tendant une bourse conséquente vers l'avare-

« Il sera fait ainsi. »
-prenant le lourd pactole-
« Je vais faire préparer une copie et vous la transmettre discrètement. »
-soupesant sa récompense-

« Je dis bien toutes. Vous m'avez compris ? Si vous essayez de jouer au plus malin... »
-énonçant l'évidence-

« Je tiens à rester en bon terme avec nos plus vaillants défenseurs et aider au mieux le Triumvirat. »
-touchant sa pointe de moustache du bout des doigts-

« Bien. Vous êtes un homme avisé. »
-satisfait de la réponse du commerçant-

« Puis-je vous proposer de monter à l'étage ? Vous offrir quelques rafraîchissements en compagnie de quelques unes de nos plus talentueuses employées, afin que l'attente vous paraisse moins longue ?  Cadeau de la maison.»

« Ça ira. Les informations. Prestement. » -insistant-

Ces talentueuses employées servaient d'informatrices. Elles savaient faire chanter aux hommes les plus silencieux, leurs plus importants et inavouables secrets. Si habiles dans leur art, ces succubes y arrivaient au bout de seulement quelques coups de langues bien goulûment placés.

L’existence d'un carnet renfermant les pires péchés et crimes impardonnables dans ce genre d'établissement était commun.

Avant que le malandrin ne remonte, Kanon l’interrompît.

« J'espère que vous n’oublierez pas de passer au plus tôt déclarer certaines marchandises. Vous semblez en avoir oublié quelques-unes. Je suis certain qu'il s'agit d'un regrettable oubli. Sinon, cela serait fâcheux... pour ne pas dire une preuve de félonie avérée. »

Le tavernier se retourna, comprenant bien les paroles du renard.

« Bien sûr. Un bête oubli. N'hésitez pas à vous servir.»


Puis remonta, sans demander son reste. Bientôt, nul doute que l’œil de la justice allait garder un œil sur cet hérétique osant importer des marchandises profanes et dégoûtantes. Mais pour le moment, les informations prévalaient sur tout. Le supplice du bûcher viendra après.

La majorité des commerçants avaient quelquefois l'habitude de magouiller un peu. Ce n'était pas surprenant. Seulement impardonnable. Et le courroux de la justice s’abat toujours sur celui se fourvoyant du droit chemin.
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Mar 29 Aoû 2017 - 4:30
Encore l'appel de la monnaie sonnante et trébuchante, sirène menant le navire du propriétaire doucement mais sûrement sur une pente inclinée qui donne dans la gueule du loup. Ou plutôt du chien enragé, flegmatique mais prêt à frapper d'un éclair au milieu de ce qui s'annonce comme les fruits de leur labeur. Tout semble se dérouler comme une partition de musique, chaque note allant de paire avec une autre plus grave ou aigü pour combler la distance étouffante entre ces hommes que rien ne rapprochent, que rien ne présagent à se réunir dans ce piteux trou sous la surface du sol.

Du bout de son index, il tapote le pommeau argenté de sa lame presque impatient de sortir d'ici mais encore plus d'entendre ce qu'il a à dire. L'homme qui devient le débiteur de Kanon lui propose les services de ses filles et de quoi boire, ce qu'il refuse, chose que Kõga aurait fait aussi. Il n'aime pas les services de professionnelles et n'a jamais eu à s'en servir avant. Pour ce qui est de l'alcool, la bouteille de leur beuverie précédente est toujours dans sa poche intérieure, prête à l'emploi.

Il ne va pas jusque s'en servir une rasade et quand son partenaire évoque les marchandises sur lesquelles il a élu son domicile sommaire, ravisant l'homme de ne pas rester dans l'illégalité. Peu enclin à donner des leçons de vie à cette chose qui se prétendait être son égal sur le plan des droits ou des opportunités saisies, tout les moyens de pressions étaient bons.

L'homme part alors chercher de quoi informer ses deux hôtes de choix et Kõga en prend connaissance et acte, se lève prestement et fixe Kanon. « Dieu sait ce que cet homme a pu apprendre sur Iwagakure. Selon son degré de connaissance, il faudra agir. Les patrons de bar ne sont pas réputés pour leur fidélité. Dieu sait à qui il pourrait dire ce qu'il sait si on le paie assez. Une petite bourse l'a fait galoper, alors... » Il n'hésite pas à être clair et les artifices n'ont plus leurs places entre les deux compagnons d'arme.

Alors qu'il est toujours droit dans ses getas, prêt à accueillir à nouveau dans l'espace du troquet leur contact d'un soir, quelques minutes passent. Pendant quelques temps il est amorphe, pantois et passablement lassé de piétiner ainsi. Il est un homme d'action et ne perd habituellement pas son temps en ce genre d'évasions lyriques entre lui et les détenteurs d'informations, préférant déleguer ce genre de tâches aux sous-fifres.

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Mer 30 Aoû 2017 - 15:30
Une fois la compagnie du tavernier éludée de la scène, le Samurai se leva et donna son opinion sur ce dernier. Sous entendant que pareil félon ne pouvait rester impuni. L'argent avait l'art de délier bien des langues et attiser des perfidies innommables. Kanon était conscient de ce que sous-entendait son coéquipier, mais la situation ne permettait pas d'agir en conséquence. Trop de témoins potentiels. Les clients avaient beau vaquer à leurs occupations et être enivrer par la boisson, ils leur restaient tout de même des yeux pour voir.

« Certes. Mais les individus de ce genre sont légion. Nul doute que s'il disparaît malencontreusement, un autre personnage tout aussi vil viendra le remplacer. Voyons d'abord ce qu'il sait. Si cela est trop dangereux pour le bien du Village, nous agirons ultérieurement en conséquence. » 

Patientant dans la pénombre du sous-sol, Kanon commençait à faire les cents pas. Pensif plus que d'habitude. Repassant les moindres détails de l'affaire dans son esprit. Tentant de conceptualiser le cheminement des événements et leurs obscures aspirations. Avait-il raté quelque chose ? Le moindre détail comptait et n'était pas à omettre.

Après un rapide quart d'heure de patience, le moustachu redescendit dans la tanière. Un rouleau à la main.

« Excusez de l'attente. Voici les informations dont je dispose. » -tendant le parchemin-

Kanon prit prestement l'objet. Se hâtant de le dérouler et d'en survoler le contenu. L'encre était à peine sèche. Lisant en diagonale les informations résumées. Rien de bien instructif. Un tel trompant sa femme, un autre se vantant d'avoir escroqué un riche idiot... Aucune information pertinente à première vue. Déçu, le Shinobi tendit l'objet en direction du manieur de lames. Pensant que peut être, ce dernier trouverait quelque chose.

« Souhaitez vous autre chose ? » -faisant rouler le bout de sa moustache entre son pouce et son index-

L'habitude du tavernier concernant son horrible pilosité était assez agaçante. Ainsi que cet autre penchant présent cher bon nombre de vendeurs, cherchant toujours à presser le citron jusqu'à ce que ce dernier ne devienne plus que poussière. L'inquisiteur se retourna vers le Nagamasa. L'invitant implicitement à quitter tout deux l'établissement, en évitant un bain de sang inutile.
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Mer 30 Aoû 2017 - 17:44
La prose de Kanon est concrète, il a peur pour la réputation de leur petite escouade et ne veut point salir l'image réfléchie par leurs actes. Cela se tient, Kõga ne compte pas exposer plus en profondeur son avis bien qu'il soit tranché, c'est le cas de le dire. Si tout cela dépend de lui, alors le moustachu n'a qu'à fauter une seule et unique fois pour être érigé en exemple à n'importe quel civil se voulant un peu trop gourmand ou enclin à désobéir aux règles. Enfin soit, il prend son mal en patience, chose peu commune. Il est prêt à nombre de sacrifices pour tout ceci.

« Qu'il en soit ainsi. »

Pour récompenser ce quartier d'heure dans ce recoin minable il n'a comme consolation qu'un parchemin que l'homme aux tentacules lui tend après l'avoir lui-même analysé. Comme il s'y attendait il ne trouve noté que ragots et bruits de couloirs, à peine de quoi alimenter la banque de données d'un éventuel maître chanteur. Il ne cache pas sa déception et lâche le papier au sol tandis que le vieux commerçant demande comme pour les pousser vers la sortie s'ils ont besoin de quoi que ce soit d'autre. Malheureusement il ne semble posséder que peu ou pas de choses que Kõga envie et c'est sans réaction qu'il reste face au rondouillet qui évite de croiser son regard. Le Yaken lui inspire la peur et le respect, ses pupilles grises qui vadrouillent sur son matériel, la prunelle de ses yeux, font goutter son front de perles salées.

Il veut en finir le plus vite possible et cela tombe bien car le shinobi Iwajin n'a plus rien à faire en ces lieux. Plus rien qui l'oblige à supporter ce personnage ignorant et grossier qui contorsionne sa pilosité capillaire par stress ou dépit. Alors qu'il monte les marches pour sortir de l'endroit, quelque chose le frappe. Le Nagamasa a pu déduire du résumé d'informations que le courrier de certains habitants est mis sur écoute et que grâce à cela, il sait tout ce ramassis de commérage. Pourquoi ne pas appliquer ce même principe pour sa traque ?

Il suffit au duo de demander une liste de ceux qui ont reçu dans une tranche de plusieurs jours avant la mission des missives venant d'hors des murs de la grande cité et de recouper cette mine d'informations avec ce que possède Chôgen, s'il possède quoi que ce soit. Avec un peu de chance, des noms transparaîtront de cette grossière mise en jambe, première étape d'une longue chasse qui ne se stopperait pas avant que lui ou Ao ne lâche son dernier souffle.

D'un signe de main, il fait signe à Kanon de sortir puis une fois devant la porte sous la bluie qui bat désormais le pavé, le sabreur explique à son compère son idée, et n'attend pas son reste pour se déplacer à la vitesse qu'on lui connait vers son point de départ, sans fioritures ni extravagances. La nuit va être longue et pleine de surprises.

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Jeu 31 Aoû 2017 - 3:35
Comprenant tout deux qu'au final, le maudit tavernier n'avait rien de bien pertinent concernant la terrible affaire qui blessait l'honneur du beau Village Cachée de la Roche, les deux Iwajins n'avaient plus rien à faire en ce lieu de perdition. La priorité était de laver l'honneur dans le sang, non pas celui du moustachu, mais de l'homme les ayant ridiculisés. Trouver le traître était le seul moyen de se rapprocher de cet infâme personnage. Couard qui avait prit poudre d'escampette. Un tel lâche ne pouvait rester impuni. Il devrait payer son odieux crime tôt ou tard. Et cela, dans une longue et effroyable agonie. Kanon comptait bien torturait ce freluquet lorsqu'il lui aurait mis la main dessus. Un tentacule de fer, dans un gant de velours. Ses tentaculaires arts dans ce domaine n'ayant rien à envier au meilleur tortionnaire du continent. Et de loin.

Remerciant sommairement le gredin pour les informations, plus par forme que par fond, l'inquisiteur était un peu las de la situation. Deux fois il avait tenté d'obtenir des informations, deux fois cela avait résulté en échecs cuisants. Dame chance avait-elle tourné le dos à la Calamité des Cieux ? Impensable ! Cela ne se pouvait ! Cela ne se devait ! Aucune demoiselle un tant soit peu censé oserait renier les charmes d'un être si tentaculaire et divin. Kanon savait que ce coup du sort allait se transformer bientôt en coup de théâtre magistral et dantesque.

Heureusement, le Nagamasa ne perdit pas son calme. Après tout, le Jonin ne connaissait que depuis peu le Chien Errant. Feu Busaiku avait fait l’expérience de son humeur des plus indomptables et enragées. A l'heure qu'il était, des rats devaient s'attrouper sur sa dépouille et dévorer les yeux globuleux et vitreux de la Fripouille.

L'épéiste fit signe au manieur de tentacules, l'invitant à sortir. Puis lui exposa une idée qui lui avait traversé l'esprit. Si élémentaire que le Shinobi se demandait où il avait la tête. Pourquoi n'y avait il pas pensé ? Peut être que son tout premier échec l'avait un peut trop perturbéé et mis au dépourvu. L'esprit taraudé par la traque, le chasseur passant à coté des pistes s'offrant d'elles-même à lui étaient ignorées. Obnubilé à outrance par la proie. Devenant aveugle et sourd.

Le duo de choc reprit sa traque, mais cette fois-ci, ils avaient un moyen de trouver les informations tant convoitées. Justice allait enfin s'accomplir.
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Jeu 31 Aoû 2017 - 13:56
Il soupèse sa théorie, en teste la validé en exposant les faits pour et ceux contre. Ce qui peut le mener au but de ses recherches, ce qui va l'en éloigner. Le doute laisse sa place à la conviction et le conflit qu'il va emmener n'effleure pas l'esprit de Kõga qui cherche juste à avoir raison et mener à bien ce pan-là. Dégainer n'est plus de mise pour les quelques heures ou jours qui arrivent et il lutte pour rester concentrer sur ces investigations, parangon de détermination qui effraie les quidams et qui devrait provoquer ce même sentiment une fois qu'il croiserait ses deux assaillants de la sortie d'Iwagakure no Satô. Le Yaken nourrit cette haine viscérale de l'échec par cet en-cas qu'est le pistage, bien qu'il reste sur sa faim, réclamant du sang.

Et quel sang. Celui d'un homme pouvant dépasser sa propre vitesse alors qu'il est sûr d'être lui-même un des shinobis les plus rapides de sa génération et qu'il est resté cloué sur place, entre autres choses, ne bronchant même pas sous le Gôken de Senkû.

Bientôt ils arrivent à leur point de départ, le quartier général où résident et circulent les informations. Là où les deux Jônins ont bu ensemble leur premier verre. Kõga passe devant les gardes sans un mot et arrive bien vite devant le bureau de celle qui semble s'occuper de superviser tout ces fonctionnaires.

« Il me faut la liste de toutes les personnes ayant reçu du courrier extra-muros les trois dernières semaines. Dépêche-toi, je ne bougerais pas avant d'avoir ce pourquoi j'suis là. » La femme sursaute quand il commence à babiller sur ce ton inquisiteur, la face qu'arbore Kanon aidant à tout sauf à la rassurer.

Il ne faut pas longtemps pour que l'agitation enflamme les troupes et une ou deux dizaine de minutes plus tard on lui apporte son dû. Sans remerciement il scrute et torture son esprit de théories, de jugements sur ces gens qui sont tous innocents. Tous sauf un. Pour démêler le vrai du faux il a besoin de l'aide de son frère, il en est sûr maintenant. Sa position l'aidera à clarifier tout ça.

[suite ▬ http://www.ascentofshinobi.com/t1023-au-creux-de-la-roche-pv-nagamasa]

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Nid de Serpents [PV: Nagamasa Koga]

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