Soutenez le forum !
1234
Partagez

Lever le voile sur les nations — ft. Hyûga Toph & instances iwajines

Aditya
Aditya

Lever le voile sur les nations — ft. Hyûga Toph & instances iwajines Empty
Mer 22 Juil 2020 - 18:05
Lever le voile sur les nations

ft. Hyûga Toph & instances Iwajines


Printemps 204, Crocs Rocheux, village de la Roche.


Au cours des nombreux chemins arpentés par ses pas, dont l'écho allait et venait de concert aux côtés des envoyés de la Terre marchant sur ses flancs, le regard de l'ascèse suivit les courbes des paysages rocheux laissées à la dérobée de leur attention. L'éclat de pierres s'imposait peu à peu le long des sentiers, remplaçant la magnificence sylvestre que le pays du Bois gardait en son sein telle la plus précieuse des trouvailles.

Bien des jours plus tôt, quand l'astre solaire avait épousé les courbes de la lune à répétition, il avait laissé derrière lui cet héritage, ainsi que la silhouette de l'écarlate, dont la course du destin était vouée à trouver la sienne à nouveau, au-delà de l'onde incertaine d'un futur accordé aux survivants. En cet instant, celui qui l'accompagnait sur les traces de la Terre avait soulevé une question d'importance, dont il attendait l'arrivée depuis l'instant où il avait sciemment évoqué le Démon à Trois Queues. En guise de toute réponse, sa voix s'était parée de la même humilité que toujours, afin de prononcer les paroles qui mettraient un terme à leur temps passé auprès de la Forêt Millénaire ; Je pense que c'est une question dont votre Intendante aimerait également entendre la réponse, si vous pouvez attendre notre arrivée pour l'obtenir. Ni plus ni moins que l'engagement qu'il avait pris envers ces envoyés, dont la proposition avait, semblait-il, éveillé l'onde d'un espoir et d'un intérêt redoublé.

Depuis, l'ombre d'une nouvelle nation avait remplacé l'herbe fraîche sous leur pieds, rythmée par des nuits où les braises de feux de camps abritaient l'avènement de leur objectif commun ; et lorsque l'éclat obsidienne d'une myriade de statues se déversa dans leurs regards, Aditya comprit que les portes du village de la Roche venaient de s'ouvrir, du fait de leur présence. Forgées dans une intense matière volcanique, leurs orbites creuses semblaient darder, bien au-delà des montagnes, les silhouettes des impies tardant à s'en prendre à cette nation si chère aux yeux de ses comparses. S'il ignorait tout de la raison pour laquelle elles avaient été érigées, ou de l'importance qu'elle relevait pour les habitants, le blond fut loin d'être étranger à leur poids mystique, imprégné de douleur.

Quand bien même par le passé, les paysages rocheux de ce pays avaient trouvé place dans ses souvenirs, éloignés par les années, jamais ils n'étaient parvenus jusqu'à son cœur, ni croisé le regard pesant des gardes arpentant les frontières de ce village.

Pour avoir lui aussi formulé ce genre d’accueil aux envoyés désirant s'entretenir avec la Brume, il fut loin d'en être surpris ; bien au contraire, ses iris furent portées par le même calme et la même certitude que toujours. Il se garda bien d'éveiller le son de sa voix entre les discussions que cette rencontre éveillaient. La légitimité d'un tel événement revenait tant à la Chiwa qu'au Miyamoto, dont les paroles rassurantes quant à sa présence ne tardèrent pas à leur ouvrir la voie jusqu'à l'intérieur des remparts.

Néanmoins, ses pas se stoppèrent lorsque l'ombre d'une crevasse circulaire se réverbéra au sein de ses prunelles, là où la roche et la pierre s'étaient brisées sous le souffle d'un vent puissant, semblait-il. Tel un cratère forgé près des remparts, il semblait être fuit du regard par certains habitants, dont les mines déconfites s'efforçaient de retrouver la ferveur et la détermination qui faisait le propre de ce village.

Aditya était conscient que les affres du monde était le lot de chacun, et que chaque nation, à son image, essuyait les plus grandes douleurs que l'on plaçait sur son chemin.

Être témoin des vestiges qu'elles laissaient derrière elles était une tout autre chose.

Alors, doucement, son regard se détacha de ce spectacle en lui adressant une pensée sourde ; et le cœur cerné d'humanité, il rejoignit le flanc de ses comparses, dont la route ne tarderait pas à dévoiler les contours de la raison de sa présence.

D'un signe de tête respectueux aux sentinelles, il laissa les pas de ses comparses guider son avancée au sein du village ; et du coin de l’œil, il put percevoir l'ombre d'une rue marchande, dont les quartiers qui ne semblaient jamais trouver de fin ramenaient senteurs épicées et doucereuses jusqu'à lui. Un fin sourire se glissa sur son visage, lorsque la réminiscence du festival de l'Eau s'imposa à son esprit ; et bien qu'il fût effervescent, ce paysage semblait en redoubler davantage, à chaque heure que le jour gratifiait de sa chaleur.

Et finalement, guidée par une marche apaisée, l'Académie Hashira se dressa fièrement face à eux, dont ses dédales gardaient le secret du bureau du Tsuchikage et de bien d'autres instances que ses pas ne pourraient arpenter, tout du moins à l'orée de ce jour.

Ce ne fut que lorsqu'il se tint face à la silhouette de gardes, que, finalement, ce chemin arpenté sous le joug de plusieurs soleils se termina enfin. Dans un souffle, il accorda un remerciement chaleureux à la rougeoyante et à l'officier du Manazaru, avant de laisser ses paroles s'élever dans le silence renouvelé.

« Je me nomme Aditya, du village caché de la Brume. Je souhaiterai obtenir une audience auprès de l'Intendant de la Roche. »

Son visage trouva la courbure solennelle que guidait le profond respect bordant son cœur, sans pour autant dissimuler la franchise et la détermination que sa voix laissait transparaître. Lorsque les orbes azurés de son regard se plantèrent à nouveau dans son vis-à-vis, elles furent à nouveau parées de cette humilité, qui jamais ne semblait le quitter.



informations:
 


[invisible_edit]

_________________

_




Dernière édition par Aditya le Ven 24 Juil 2020 - 22:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5306-aditya-terminee https://www.ascentofshinobi.com/t6379-aditya-memoires-d-un-ascese
Hyûga Toph
Hyûga TophEn ligne

Lever le voile sur les nations — ft. Hyûga Toph & instances iwajines Empty
Ven 24 Juil 2020 - 22:10
Les yeux de Toph étaient constellés de chakra. Elle voyait l'endéans et l'en dehors de toutes les choses autours d'elle. Dans ses prunelles se reflétaient les chakras et les tenketsus de mille homme et au moins trois mille femmes, chacun tout aussi courageux et braves que les autres. C'était sa mission, la vigilance en ce moment de faiblesse temporaire, où elle évacuait les civils et préparait son village à l'épreuve la plus terrible qu'il était possible de concevoir.

Son Byakugan visitaient les endroits à risques, et l'entrée du village en faisait partie. Elle reconnut presque instantanément le chakra d'Aimi. Il avait une certaine musicalité. Il dansait en staccato dans ses différents tenketsus en un rythme calme et pourtant avec des échos de puissance parmi la sérénité. Elle reconnut aussi, mais pris plus de temps à reconnaitre celui de Teruyo. Un chakra imposant, fluide et flexible, et capable de soubresaut d'intensité presque aveuglant.

Enfin, un chakra les accompagnait et Toph pris presque une minute pour reconnaitre cette intensité mystérieuse, sombre. C'était Aditya, un kirijin qui avait discuté avec elle à Hikari lors du sommet. Son Byakugan l'avait perçu ce jour-là, et les pupilles avaient enregistrées son empreinte chakratique même si elle ne lui était pas aussi familière que celle des deux iwajins qui l'accompagnaient.

Toph comptait refuser les entrées au village, en temps normal. Néanmoins... Kiri était une alliée temporaire, aussi accepta-t-elle son entrée et la fit venir sur un promontoire en roche du haut duquel elle observait son village.

Bonjour, Homme de la brume. Je ne vous cache pas que je n'ai pas énormément de temps à vous consacrer. Le temps est un petit peu mal choisit pour une visite de courtoisie.

Elle montra de ses mains son village qui, malgré l'activité intense, semblait étrangement vide. Traversé de part en part par des murs, des tranchées et des signes pour diriger la population. Un oeil particulièrement avertit aurait même décelé des bunkers et des places fortifiées.

... nous évacuons la ville pour réveiller le dieu endormis.

_________________
Lever le voile sur les nations — ft. Hyûga Toph & instances iwajines Toph1_1
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t3493-hyuga-toph#26646 https://www.ascentofshinobi.com/t5136-hyuga-toph-jishin-master#40301
Miyamoto Teruyo
Miyamoto Teruyo

Lever le voile sur les nations — ft. Hyûga Toph & instances iwajines Empty
Sam 25 Juil 2020 - 14:42

L’avenir. Avions-nous un avenir ? Quel futur étions-nous en train de léguer à notre jeunesse. Mais avant de se poser ces questions, il convenait d’en poser une, une question que je n’avais jamais entendu et qui pourtant, à mesure que je participais à ma nouvelle vie de shinobi, à mes nouvelles attributions et à tout ce qui avait trait au futur d’Iwa et d’ailleurs, méritait d’être posée. Pourquoi ? Un seul mot pour une réponse sûrement impossible ? Pourquoi en étions-nous là ? Qu’avions-nous fait pour en arriver à une telle situation ? Bien que ne faisant pas réellement partie de cette nouvelle jeunesse, absent de la vie militaire depuis longtemps, je pouvais encore décemment demander sans honte qu’avaient donc fait nos aînés pour nous laisser un tel legs, un tel poids, un tel fardeau. Pour autant, malgré le poids sur les épaules de chacun, certains ayant plus à supporter que d’autre, personne ne se laissait abattre et chacun faisait de son mieux pour qu’ensemble la destinée tragique qui était tracée devant nous ne se transforme en un torrent d’espoir.

Mais nous étions encore loin de ce fleuve d’espérance. Pour autant, chacun de nos actions, tel un ru venait petit à petit grossir le cours d’eau de nos vies et ensemble, petit à petit tracer les desseins d’un monde meilleur. Comme beaucoup d’autres, Aimi et moi faisions partie de ce rouage en équilibre. Nous avions œuvré avec d’anciens ennemis pour en affronter de nouveaux. Nous avions collaboré avec ceux contre qui nos pères s’étaient battus pour demain maîtriser la puissance dévastatrice d’un dieu qui d’un simple geste pouvait sans mal éradiquer toutes nos certitudes.

Si le chemin du retour s’était passé sans encombre, nos discussions traitant de tous et de rien, des échanges des plus classiques, tant pour faire connaissance que peut être pour avoir en tête quelque chose de plus léger que ce que nous venions de subir et de ce que nous allions affronter par la suite. Cependant, aux abords du village, la réalité nous rattrapa bien vite. L’œil du cyclone comme nous l’appelions venait frapper chacun la première fois qu’on le voyait, stigmate des affrontements passés et de la fureur des hommes. Aditiya, silencieux semblait lui aussi être happé par l’atmosphère que dégageait le cratère.

« C’est d’autant plus impressionnant et émotionnellement puissant lorsque l’on sait que c’est le fruit d’un seul homme qui a sacrifié sa vie ainsi pour nous protéger. Je ne serais sûrement pas là aujourd’hui à t’en parler s'il n’avait pas agi ainsi. »

Si notre entrée dans le village aurait pu poser problème compte tenu des relations que l’on pouvait avoir avec Kiri, me portant garant du jeune homme, les gardes nous laissèrent passer. Pour autant, cela ne voulait pas dire pour autant que nous ne serions pas surveillés, du moins Aditiya, jusqu’à son départ du village. Assistant sûrement pour la première fois au spectacle commerçant des lieux, il est vrai que pour les non-initiés, la capitale du commerce avait de quoi surprendre. Aujourd’hui, je n’y faisais plus vraiment attention, même si déambuler à travers étals et échoppes était toujours un émerveillement et un plaisir pour les gastronomes. Finalement, l’académie était notre destination, et alors que je saluais quelques personnes ici et là, le kirijin présenta sa requête d’une attitude certaine. Sortant de derrière sa longue et fine silhouette, je levais la main comme un écolier qui cherche à attirer l’attention de son professeur pour prendre la parole.

« Je sais que Toph doit avoir beaucoup à faire, mais dites lui que cela concerne la mission pour laquelle j’ai été envoyé avec Aimi, je suis certain qu’elle nous recevra. »

Sans grande surprise, la Hyuga accepta cette rencontre qui sonnait comme quelque chose de solennel, une rencontre qui pourrait sceller le destin de deux nations. Silencieux mais souriant, je me portais sur un côté de la pièce, écoutant les interventions des uns et des autres, attendant sagement que l’on me demande quelque chose, ou que je puisse apporter une information complémentaire. Cependant, même si je n’avais pas grand-chose à dire pour l’heure, j’étais surpris de la dernière remarque de la jonin concernant l’activité du village. Finalement, l’intendante avait décidé de faire évacuer les lieux ? Je m’étais donc quelque peu fourvoyé en quelque sorte. Même si de mon côté, j’avais mis en sécurité ma famille voilà des semaines, pour la cohésion du village et les mouvements de foule et de panique que cela pouvait provoquer, je ne m’attendais pas à ce qu’une telle décision soit prise. Je n’avais rien pu faire, rien sans passer pour un fou ou sans donner des informations confidentielles. J’avais seulement, égoïstement, protégé les miens, à mon grand regret.

_________________
Avatar by @"Chiwa Aimi"
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t7144-miyamoto-teruyo-termine
Aditya
Aditya

Lever le voile sur les nations — ft. Hyûga Toph & instances iwajines Empty
Mar 28 Juil 2020 - 14:30
D'une révérence mesurée, l'ascèse laissa son visage se cacher légèrement dans l'ombre du soleil, courbant légèrement sa nuque ; tous deux n'avaient pas de temps à perdre en davantage de civilités, à l'aube d'une situation critique pour la Terre.

« J'en étais conscient lors de ma venue. Cela en est même la raison, à vrai dire. », il avisa un coup d’œil vers Teruyo et Aimi, restée en retrait. « La situation de votre village n'est pas passée inaperçue lors de l'apprentissage du Kinjutsu, désormais réussi. »

Ses bras se croisèrent sur son torse tandis qu'il sentait l'ombre d'une énième présence se glisser à leurs côtés, sur le sommet de cette acropole terrestre qui dominait l'esplanade du village. Le blond pouvait distinguer les fines veines s’épanchant sur les flancs des yeux de l'opaline, signe clair de l'usage de ce don si particulier. Ses bras se croisèrent sur son torse, sans signe de défi, et se rapprocha davantage de l'Intendant.

Sa main vint se dissimuler, brièvement, dans le pan de son sari ; et sans s'inquiéter que cela paraisse comme une attaque – après tout, n’avait-elle pas le pouvoir de voir à travers les matières pour s’en assurer ? – il en dégagea le papier granuleux d’une lettre, forgée par le sceau de l’Ombre de l’Eau. Bien qu’il eût été rompu pour faciliter sa lecture à son destinataire, il était clairement reconnaissable, à l’image du clan du sabreur et de la Brume.

Il la lui tendit, en toute simplicité, avant d’aviser l’onde rocheuse de cette nation vide, dénuée d’âmes innocentes.

« La Brume est en possession du pouvoir du Dieu de l’Eau, depuis l’été dernier. »

Il accorda une œillade à la jeune femme, avant de poursuivre.

« Il a été éveillé sur nos berges par l’une des Fanatiques, la Déesse, qui l’avait scellée en elle ; une hôte, en tout et pour tout. Le Saint Père était certainement au courant, mais a décidé d’en garder le secret – étonnant, pour un homme qui clame être notre allié. Nous avons réussi à endiguer le cataclysme qu’il a provoqué, non sans dégâts, et non sans pertes. »

Ses pas pivotèrent légèrement, afin de se placer face à elle, s’arrachant à la contemplation de l'horizon.

« Ni le Nanadaime ni moi ne souhaitons voir cela se redoubler pour Iwa, si l'une des informations en notre possession peut empêcher un quelconque problème. J'étais présent lors de sa libération, aux côtés de bien d'autres de mes pairs qui défendaient notre citée ; aussi, je pourrais répondre à tous vos questionnements à ce sujet, ainsi que ceux de vos comparses qui semblent s'être joins à nous. », glissa-t-il en observant du coin de l’œil les silhouettes attroupées, dont celle du Miyamoto. Il se replaça face au vide, sans plus de cérémonie. « Je ne m'attends pas à ce que vous croyiez mes dires sur parole lorsque tant de choses sont en jeu, c'est pourquoi je ne verrai aucun problème à ce que vous cherchiez à déceler des mensonges dans mes mots si cela peut vous rassurer, bien que vous les en trouverez exemptées. Toute confiance ne peut être forgée que par le temps et les actes qui la prouvent. »

Aditya était loin d'être ignorant face aux dessous diplomatiques qui se jouaient lors d'une telle rencontre, opportuniste de surcroît. Il représentait là une nation ayant entretenu les tensions avec la sienne, ayant fait prisonnier des hommes tout comme l'autre avait pu le faire. S'annoncer ainsi, en clamant détenir des informations cruciales dont dépendraient, peut-être, la survie d'hommes et femmes de la Terre ne pouvait être prise que de deux façons ; avec crédulité, ou prudence. L'intendante avait déjà prouvé sa défiance ; mais s'il était présent ici, entouré des ninjas les plus compétents de ce village, et seul, cela n'était pas dans le but d'un affront, mais bien d'une main tendue, une nouvelle fois.

Il pouvait seulement espérer que ses actes se fassent garants de ses pensées, afin que l'opaline ressente les intentions qui gardaient chacun de ses mots.

« À l'hiver, je vous ai fais part de notre volonté à apaiser les tensions avec la Roche, et plus encore. Néanmoins, j'aimerai que vous ne considéreriez pas ce geste comme un échange diplomatique. Si la Brume souhaite obtenir certaines choses de vous, il est hors de question de mettre en gage et en chantage la vie des hommes et des femmes de votre pays en retenant ces informations. Si nous devons poursuivre sur une voie diplomatique, cela se fera après cette discussion, si vous y consentez. »


[invisible_edit]

_________________

_




Dernière édition par Aditya le Mer 29 Juil 2020 - 14:53, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5306-aditya-terminee https://www.ascentofshinobi.com/t6379-aditya-memoires-d-un-ascese
Hyûga Tsuyoshi
Hyûga Tsuyoshi

Lever le voile sur les nations — ft. Hyûga Toph & instances iwajines Empty
Mer 29 Juil 2020 - 13:49
Lorsqu’un émissaire du village devait rencontrer la plus haute autorité d’Iwa, il n’était pas rare qu’un conseiller ou qu’un ou plusieurs représentants des clans influents d’Iwa soient présents. Réunissant ces deux conditions et étant également présent dans le village, Tsuyoshi fut informé de cette présence, d’un homme aussi beau qu’une femme lui avait-on dit, ainsi que de son entrevue avec Toph. Le motif de la visite n’avait pas été donné, cela dit, il n’était guère utile d’être devin ou dans le secret des dieux pour se figurer que le déplacement avait lieu concernant la coalition internationale et donc une des missions de ladite coalition. Quoi qu’il en soit, le sujet serait éminemment important.

Tout aussi étonnant que cela puisse paraître, la coalition shinobi avait permis de faire cohabiter les ennemis d’antan. Ceux qui avaient été en guerre et qui nourrissaient un lourd passif les uns envers les autres ou ceux qui n’avaient jamais véritablement été en relation que ce soit de façon historique ou tout simplement parce que leurs positions étaient bien trop éloignées pour qu’il y ait le moindre échange entre eux. Et pourtant… Cette guerre contre Kiri demeurait dans les esprits… Une guerre qui quelque part avait été initiée par Iwa. Des Kage étaient tombés, de morts en nombre. Tout cela était oublié aujourd’hui, à juste titre. Le souci premier de l’homme étant sa survie en principe, même en étant acoquiné d’un ennemi, l’on parvient à en faire un allié, ne serait-ce que temporaire lorsque nos existences mêmes en viennent à être menacées. Voilà ce qui avait poussé Kiri et Iwa dans les bras de l’un et de l’autre : la nécessité de survie face au double péril des dieux et de l’homme au chapeau et ses sbires.

Tsuyoshi était arrivé en retard. Il ne l’avait pas voulu, il avait au plus vite dès qu’il avait reçu l’information. Il n’était d’ailleurs pas le seul dans ce cas. De gestes de la tête, il saluait les uns et les autres dès lors que leurs regards se croisaient que ce soit les représentants de clan, ou autres personnes plus ou moins importantes ou Toph et Teruyo. Il n’avait pas pris la parole, faisant de son mieux pour ne pas déranger tandis qu’il s’asseyait. Par chance, le gros du discours de l’émissaire venait de débuter. Tsuyoshi écouta donc.

Le Hyûga avait son dojutsu activé également avant d’entrer dans la salle. Depuis l’épisode du conseil iwajin et l’irruption de Yanosa, il avait retenu la leçon. Pour ne pas être surpris et parce qu’après tout il était le représentant du divin clan des hommes à la blanche pupille, il pouvait et même se devait d’activer son Byakugan. A l’écoute, il ne perdit rien de ce qui se passait autour de lui. Il entendit l’information selon laquelle la Brume était en possession d’un dieu : le sanbi. C’était connu, ou du moins, il était connu que le sanbi y avait apparut. Un tel phénomène, au regard de son ampleur, ne peut demeurer inconnu des peuples environnants. Cependant ce furent les détails de l’apparition du dieu qui furent intéressantes. Raconté de la bouche même d’un kirijin, dans ces circonstances, l’information rapportée ne pouvait être que de tout premier ordre. Ainsi Tsuyoshi apprit que c’était une fanatique qui avait éveillé le dieu. C’était une des fanatiques qui l’avait éveillé d’ailleurs… Voilà qui était étonnant. Un fanatique porteur d’un dieu. N’étaient-ils pas censés préférer les voir à l’air libre ? Un coup c’était ça, un coup c’était le contraire. Les mots de l’émissaire frappèrent cela dit le Hyûga. Elle avait parlé de cataclysme à la libération du dieu. Un mot lourd de sens qui obligea le Hyûga à se tourner vers Toph. Un instant, tout juste le temps d’observer sa réaction. Il n’avait pas besoin de tourner la tête car sa vision périphérique lui permettait de voir l’Intendante sans avoir besoin de faire ce geste. Toph comprendrait…

Le Hyûga ne dit rien alors que l’émissaire avait fini son exposé initial et qu’elle s’attendait désormais à répondre aux questions de ses hôtes. Ce n’était pas à lui de poser la première question. Il savait se tenir un minimum. L’émissaire reprit pourtant la parole et évoqua des discussions diplomatiques.

*Evidemment… Ce serait dommage de s’arrêter en si bon chemin* Pensa le Hyûga. Il appartenait certainement désormais à Toph de répondre.

_________________
Spoiler:
 


Lever le voile sur les nations — ft. Hyûga Toph & instances iwajines 03483e9ae9996c8c0f0fb3940fd109f9
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t193-hyuga-tsuyoshi-100 https://www.ascentofshinobi.com/t4564-hyuga-tsuyoshi#35195
Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

Lever le voile sur les nations — ft. Hyûga Toph & instances iwajines Empty
Mer 29 Juil 2020 - 14:58
L’ordre d’évacuation venait d’être donné, et partout retentissait le brouhaha du fourmillement continu des habitants et des shinobis qui, conjuguant leurs efforts, mettaient tout en œuvre pour vider entièrement la cité de toutes ses âmes en danger. Yanosa, bien sûr, faisait sa part, drainant les rues de ses retardataires plus ou moins volontaires, fortifiant les artères sensibles, dans le vain espoir que cela puisse faire la moindre différence dans la bataille qui ferait sans doute rage quand ils parviendraient à éveiller Yonbi de sa torpeur millénaire. En dépit de tous leurs efforts, un insecte particulièrement tenace continuait à ronger l’arrière du crâne de l’Oterashi, forant jusqu’aux tréfonds de son esprit l’idée que tout cela s’avérerait bien futile lorsque les torrents de lave gigantesques commenceraient à déferler. Mais, peu importe, se disait-il sans cesse, repoussant l’insecte : l’inaction était pire que tout, et il ne s’y laisserait pas prendre.

Durant l’évacuation, les rapports continuaient toutefois d’affluer et, en sa qualité de membre du Sazori, le guerrier aux cheveux rouges se devait d’y garder un œil attentif. Le retour de Tsuyoshi, parti en mission pour la Coalition afin de retrouver le cristal renfermant le chakra du Chapelier, lui arracha un soupir de soulagement. La mission, semblait-il, avait été un succès, et il ne se passerait sans doute pas longtemps avant que la Coalition ne mette à profit cette nouvelle source d’information dans le conflit qui les opposait tous à cet homme à la vision un peu trop péremptoire au goût des Nations. En parallèle, une autre information lui parvint : les shinobis envoyés auprès du Saint Père, le chef des Fanatiques, pour y quérir le savoir du Kinjutsu de Scellement, étaient enfin revenus. Et, sans équivoque, ils ne rentraient pas seuls. Aimi et Teruyo avaient en effet été vus aux Crocs Rocheux en compagnie d’un autre shinobi, et le trio se dirigeait vraisemblablement vers l’Académie. Vers Toph.

Sans se poser de question, Yanosa s’accorda donc une pause bien méritée après les moult préparatifs déjà effectués et se rendit également sur place. Aux abords de l’Académie, où se trouvait également le bureau du Tsuchikage, il retrouva ainsi le petit groupe qui s’était formé, et remarqua immédiatement la silhouette qui lui était inconnue. Un jeune homme, sans doute de son âge, aux longs cheveux blancs et au teint halé. S’approchant sans essayer de surprendre qui que ce soit, il s’approcha plus particulièrement de Tsuyoshi tandis qu’il prenait le discours de l’étranger en cours de route.

« ...Bon travail, à Wasure, murmura-t-il presque. Content que tu sois revenu en un seul morceau. »

Son attention se reporta ensuite entièrement sur celui qui s’avérait être un shinobi de la Brume, et plusieurs pièces de puzzle d’informations qui étaient jusque là restés insolubles trouvèrent alors leur explication, notamment concernant les rumeurs autours de Sanbi. Yanosa ne put toutefois s’empêcher de frissonner, à l’idée que cet homme était au service de Kiri. Ces shinobis, se rappela-t-il… étaient responsables de son coma, responsables de ses souffrances perpétuelles, de son amertume… Ils avaient, d’une façon certaine, forgé l’homme qu’il était aujourd’hui, pour le meilleur et aussi pour le pire. Sans l’interrompre, l’Oterashi écouta donc, sa colère endiguée par la bonne volonté manifeste de cet émissaire dont il ignorait le nom. Au terme de son discours, une seule question lui vint toutefois en tête, et il n’allait pas attendre pour la laisser se frayer un chemin au sein de cette petite réunion improvisée. Il fit un bref pas en avant.

« Le Dieu de l’Eau. Avez-vous tenté de le tuer ? »

Pragmatique, le Tellurique s’en tenait pour l’heure à la seule problématique qui avait du sens pour le village. Le reste… pourrait attendre encore un peu.
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5797-oterashi-yanosa-termine
Hyûga Toph
Hyûga TophEn ligne

Lever le voile sur les nations — ft. Hyûga Toph & instances iwajines Empty
Sam 8 Aoû 2020 - 20:17
Le fait qu'un Dieu avait été scellé dans une fanatique n'avait rien d'extraordinaire pour Toph. Le Saint-Père avait clairement exprimé son point de vue là-dessus lors de la réunion. Non, ce qui était plus étonnant, c'était que la Brume n'avait pas cru bon de partager cette information pourtant capitale jusqu'à maintenant.

Enrageant.

Toph serra les poings. Ses forts sentiments envers la Brume ne datait pas d'hier. La Voie du Bushi était celle de la maitrise de ses émotions, et de viser l'efficacité avant tout. Elle regarda l'Homme de la Brume, à peine perturbée par l'arrivée de Tsuyoshi et de Yanosa.

... J'y consentirais si la Brume accorde un rapport exhaustif sur ces évènements. Comment la fanatique l'a-t-elle réveillé ? Le schéma de votre scellement. La puissance du dieu - était-elle semblable à celle du dieu du Désert ? Des faiblesses particulières ? Tout ce qui pourrait de prêt ou de loin nous être utile dans notre épreuve, je le désire par écrit pour l'étudier. Ainsi seulement nous pouvons être prêt à plusieurs angles d'attaque.

Puis elle se tourna vers le chunin tellurique. Sa demande n'était pas passée inaperçue. Et s'il y avait un certain avantage stratégique à savoir cela... Toph ne pouvait s'empêcher de sentir autre chose que de la simple logique derrière cette question.

Je calmerai tes ardeurs, Yanosa-san. Si les récits de Kaze sont fondés, même toutes les nations conjuguées n'arriveraient pas à tuer une de ces créatures. Autant tuer un volcan ou la marée. Cependant, avec ce démon scellé dans un shinobi, cela sera peut-être us facile a étudier. Et peut-être pouvons-nous trouver une nouvelle solution à ce dilemme, une fois la menace de l'homme au chapeau écartée.

Il ne fallait pas oublier que l'Homme au Chapeau était un mal à abattre, fusse-t-il nécessaire de chercher les pires démons et de les sceller dans des shinobis presque innocents.

_________________
Lever le voile sur les nations — ft. Hyûga Toph & instances iwajines Toph1_1
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t3493-hyuga-toph#26646 https://www.ascentofshinobi.com/t5136-hyuga-toph-jishin-master#40301
Hyûga Tsuyoshi
Hyûga Tsuyoshi

Lever le voile sur les nations — ft. Hyûga Toph & instances iwajines Empty
Lun 10 Aoû 2020 - 0:53
Le Hyûga avait apprécié l’arrivée de Yanosa. Les propos de l’assimilateur de la terre étaient sympathiques et quoi qu’on en dise, cela mettait du baume au cœur que de se faire féliciter pour une mission qui sur le papier s’était révélée périlleuse et dont le résultat avait été important pour la Coalition, quoi qu’on en dise.

_ Merci Yanosa… Ce n’était pas de tout repos, mais c’est chose faite. Répondit-il d’un air neutre avec un début de sourire amical. C’était seulement son visage qui s’était illuminé, sans plus. Ses lèvres n’avaient pas bougé et ledit sourire ne s’était pas véritablement dessiné sur son visage.

Sans surprises, l’Oterashi remit sur la table la question de la possibilité de tuer le dieu. Cette possibilité avait semblé intéressante au Hyûga, mais que pendant un court moment, le temps que Tenzin réponde à la suggestion de Yanosa, lors de la réunion du Sazori. Et les propos du Konran avaient été très persuasifs. Si les légendes disaient un tant soit peu vrai, alors les dieux étaient impossibles à tuer car ils étaient à l’origine même de la vie. Étonnant cela dit que toute cette puissance puisse être enfermée, scellée dans des objets ou même des gens. A ce stade-là, pourquoi est-il impossible de sceller un humain dans un autre ? Ou dans un objet ?

*Restons concentrés !* S’était tout de suite rappelé le Hyûga tandis que sa cousine s’exprimait, répondant à l’émissaire et à l’Oterashi. Toph posa des questions pertinentes mais ses suppositions ou affirmations concernant les possibilité de tuer un dieu étaient insuffisantes aux yeux de Tsuyoshi. Si le dieu pouvait être scellé, et donc affaibli, alors peut-être qu’il était possible de mortellement le blesser ? Et si cette possibilité était d’office exclue, alors tuer son réceptacle serait peine perdue car il resurgirait, libre… Oui voilà une hypothèse crédible.

_ Ahem… Fit le Hyûga pour se racler la gorge et indiquer qu’il souhaitait s’exprimer. Dès qu’il en eut l’opportunité, voyant que personne ne parlait, il dit alors : Si les dieux ne peuvent pas être tués alors même scellés dans un humain ou un objet, briser ledit objet ou tuer l’humain, le réceptacle reviendrait à briser le sceau et à les libérer… A mon humble avis… A ce propos émissaire de Kiri…

Il se tourna vers l’émissaire :

_ Je suis Hyûga Tsuyoshi, conseiller d’Iwa, représentant du clan Hyûga… Vous avez parlé me semble t-il de la libération du Sanbi par une fanatique, un hôte. Pouvez-vous nous éclairer là-dessus ? Comment un hôte a-t-il pu libérer ainsi ce dieu ? Et cette fanatique ? A vous entendre, elle aurait survécu ? Cet exploit est-il possible ?

Une courte pause, il continua :

_ Par ailleurs vous avez parlé de cataclysme à la libération du dieu. Il y a bien des légendes qui émaillent les récits de l’apparition de ces… dieux. Cela dit parfois entre la réalité et le mythe… Vous qui avez déjà vécu cette expérience, qu’en est-il réellement ? Quelle réalité se cache derrière ce mot que vous utilisez : cataclysme. Quelle a été l’ampleur des dégâts ?

Telles étaient les questions du Hyûga. S’il était parfaitement d’accord pour libérer les populations civiles d’Iwa, il préférait largement l’option de les recaser dans un nouvel endroit qui deviendrait une nouvelle ville, un ville marchande séparée de la tumultueuse Iwa guerrière, toujours assiégée. Cela leur donnerait peut-être la possibilité d’obtenir la position d’autres dieux et d’en affronter un avant de tenter le réveil du Yonbi. Telle était sa vision car pour lui, réveiller le Yonbi en l’état, avec si peu de connaissance sur ses capacités et possibilités, malgré la présence des Kinjutsus, était quelque part de la témérité.

_________________
Spoiler:
 


Lever le voile sur les nations — ft. Hyûga Toph & instances iwajines 03483e9ae9996c8c0f0fb3940fd109f9
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t193-hyuga-tsuyoshi-100 https://www.ascentofshinobi.com/t4564-hyuga-tsuyoshi#35195
Aditya
Aditya

Lever le voile sur les nations — ft. Hyûga Toph & instances iwajines Empty
Mer 12 Aoû 2020 - 13:00
Le regard d’Aditya glissa sur les traits de l’homme s’étant rapproché, et dont la voix ne s’était élevée que pour darder une question claire à son attention. Il laissa survoler quelques secondes de silence avant d’y répondre, délaissant un soupir trahissant la réflexion.

« Ce but n’était pas explicite, bien que présent dans tous les esprits. », déclara-t-il en se retournant vers l’individu. « Aucun des enfants de l’Eau n’a retenu ses coups, dans la seule volonté de défendre notre nation, quoi qu’il advienne. Si les assauts conjugués de certains groupes ont pu immobiliser et blesser les trois queues du Dieu de l’Eau, l’être en lui-même n’en semblait que très peu affecté. Pouvoir le tuer, à mon sens, est une illusion dont il faut se défaire. À moins d’user d’un Dieu contre un autre, aucun homme ne pourrait prétendre à ce titre. », répondit-il en reportant un coup d’œil sur l’Intendante, dont la colère ne passait pas inaperçue.

Jusqu’au ton éveillé par sa voix, l’ascèse pouvait discerner la rancœur qui ravissait l’esprit et le corps de l’Intendante, bien qu’elle demeure décidée à lui refuser de mener la discussion en son nom ; un geste qu’il appréciait, contrairement à bien des dirigeants qui auraient préféré faire parler les sentiments au lieu du sang-froid que requérait une telle situation. Lui qui avait arpenté le monde à la découverte de seigneurs et de chefs, chacun si différents d’un autre mais tous portant le prix de l’ego, une telle fraîcheur était… pour le moins rassurante. Il n’était ni en position de juger sa haine, ni de lui demander de l’expier : tous deux en étaient conscients. L’apaisement des tensions ne fonctionnerait que lorsque le temps aura usé de son joug, car aucune douleur ne disparaissait par de seules bonnes intentions.

Aussi, lorsqu’il lui répondit, ce fut sans compassion ni pitié, ni agacement : il demeura posé, comme précédemment. Inchangé, tant pour lui témoigner un respect sous-jacent face à une réaction que tant d’autres auraient jugé comme un caprice contrairement au blond, que pour rester fidèle à lui-même et ses principes.

« Bien évidemment. Si vous m’accordez de demeurer quelques temps au sein de l’Académie après cette entrevue pour rédiger ce rapport sur un parchemin, ainsi sera-t-il. »

Son dos s’adossa sur l’un des piliers de terre de l’esplanade, en jonglant du regard entre toutes les personnes présentes. S’il était conscient d’être parmi les ninjas, peut-être, les plus puissants de ce village, il ne ressentait aucune angoisse ; non pas par suffisance, mais par confiance en ses intentions qui étaient loin de provoquer un tel revirement. Prendre sa vie leur serait aisé – il n’en aurait cure, il n’était qu’un homme parmi tant d’autres. C’était davantage la curiosité qui l’animait, plus que la peur ou la paranoïa.

« La Déesse de l’Eau avait été enfermée dans des geôles à l'extérieur du village avant que cela n’advienne. Elle n’a donc pu être en contact avec nul autre qu’elle-même, ce qui laisse penser que la libération du Dieu sur notre littoral n’est dû qu’à sa volonté, et qu’elle disposait d’un pouvoir suffisant sur lui pour convoquer sa présence et sa puissance sur son bon vouloir. Je n’ai jamais connu d’hôte, et demeure ignorant sur bien des choses les concernant ; mais comme toute chose, la maîtrise demande du temps. On peut donc supposer qu’elle avait scellé le Dieu de l’Eau en elle depuis longtemps, peut-être des années. », il s’accorda le temps de la réflexion, un instant, avant de poursuivre. « Quant au sceau, il a été réalisé par les hautes instances de notre village, en demandant le concours d’une de nos maîtres du Fūinjutsu, Yasei Akane, dont le devoir était de le maintenir assez longtemps pour l’amener jusqu’à sa conclusion. Cela laisse penser que notre Seigneur était conscient des risques qui pesaient sur la Brume, ou tout du moins, l’était suffisamment pour s’y préparer ; pour autant, ce sceau était relativement archaïque, bien différent du Kinjutsu que nous venons d’obtenir, car une seule personne suffisait à le maintenir. Ou plutôt, à lui offrir son chakra comme vecteur d’activation. Peut-être était-ce un sceau fomenté à l’avance ; cela n’est que théorie. Je vous adjoindrais une copie grossière de son schéma selon mes souvenirs au rapport, si dame Chiwa souhaite y jeter quelques coups d’œil. »

Son attention se recentra sur la silhouette du représentant du clan Hyûga, s’étant présenté à lui quelques instants plus tôt. D’un simple signe de tête respectueux, il répondit à sa présentation sans plus de cérémonie, conscient qu’aucun d’entre eux n’était présent ici pour échanger des banalités, bien que les apparences jouent de tout temps un rôle dans la diplomatie.

« Plus tôt, j’ai évoqué les appendices du Dieu, qui, contrairement au maître du Vent, étaient au nombre de trois. Je suppose que cela est changeant, en fonction de chacun d’entre eux ; mais comme l’a signalé le Saint Père en listant chacun d’entre eux dans un ordre précis au sommet – d’abord le Vent, puis le second sur les terres de Yuki, puis l’Eau, et finalement le Dieu Singe, il est logique de supposé que leur nombre dépend de leur… attribution sur cette échelle. Tout comme il est certain, qu’en éveillant le Dieu de l’Eau, la Fanatique ait provoqué l’éveil du Dieu Singe à son tour, à l’image des avances du Saint Père et du Charpentier. Il est possible qu'il ne déverse son courroux bien plus tôt que vous de l'aviez prévu ; cela fait presque une année, l'heure ne saurait tarder. »

L’écho du hurlement de l’être lui revint en mémoire lorsque la Hyûga envisagea la présence d’un point faible… celui-là même qu’il avait perforé, à regret. Mais chassant ces pensées, il adjoignit davantage de paroles aux précédentes, afin de détailler l’impact des conséquences qu’avait entraîné l’apparition de la Fanatique sur les terres de Mizu.

« Chacune de ses queues était à même de soulever la mer et la terre comme si elles n’étaient que des grains de sable au cœur du désert. Elles balayaient les littoraux et les vies qui s’y trouvaient avec une puissance inconcevable, chacune portant tant de fureur en elle que le Dieu lui-même ne pouvait en supporter, recouvertes d’écailles à l’image d’une tortue, à laquelle il ressemblait en forme. Bien que le pire ait été évité, le souffle des assauts du démon à queues et l’inondation nous ont demandé de lourdes reconstructions, depuis l’été. Mais plus que tout… »

Il délaissa un soupir lourd de sous-entendu avant d’échanger un regard avec l’Intendante, exempté de tout sentiment ; seulement pour s’assurer de son attention.

« Le Dieu de l’Eau était capable de forger au cœur de sa gueule une sphère d’énergie pure, dont la libération a créé un cratère au sein des cieux. Si elle avait été relâchée comme il le désirait sur notre village, je ne serais plus présent ici pour vous le raconter. Il est définitivement certain que Kiri, et l’archipel tout entier de Mizu, auraient été soufflé par son explosion. La Brume ne serait plus ; simplement. Sans le travail conjugué de l’ensemble du village, son pouvoir n’aurait-pu être redirigé vers les airs, le temps d’un instant. Ne serait-ce que s’en approcher était éprouvant, lorsqu’il fallut frapper son œil unique – seul point dépourvu de ses écailles protectrices. », finit-il avant d'aborder le nouveau sujet, redoublé par le second Hyûga. « Quant à la Fanatique, elle n’a pas survécu. Elle s’est retrouvée scellée en même temps que son Dieu au sein du littoral, puisqu’elle était rattachée à lui tant physiquement que par l’esprit. Son corps avait fusionné avec le sien, lorsqu’il fut libéré ; enfoncée jusqu’à la taille sur le sommet de son crâne gigantesque. Nul être humain ne peut survivre une fois enfermé dans un sceau. »

On long soupir s'échappa de ses lèvres tandis qu'il terminait ses explications, pour l'heure. Lui qui préférait de loin le silence aux abus de parole, il était aujourd'hui contraint d'échanger les rôles. Peut-être cela se redoublerait-il, si des questions subsistaient ; sûrement, après de telles révélations. Il leur apporterait des réponses, tout comme il venait de le faire. D'ici là, il rattraperait le prix du silence, en les écoutant avec intérêt.


_________________

_


Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5306-aditya-terminee https://www.ascentofshinobi.com/t6379-aditya-memoires-d-un-ascese
Miyamoto Teruyo
Miyamoto Teruyo

Lever le voile sur les nations — ft. Hyûga Toph & instances iwajines Empty
Dim 23 Aoû 2020 - 14:52

Témoin privilégié de cette rencontre, guide d’Aditya jusqu’au sein de nos terres et à ce bureau où trônait fièrement Toph, intendante du village, j’étais restais silencieux jusqu’à présent, écoutant avec attention les paroles des uns et des autres. Si Aimi et moi étions présents de par la nature même des connaissances que nous avions acquises en partenariat avec le kirijin, je ne pu qu’être surpris de l’arrivée soudaine de deux protagonistes que je n’attendais pas. Si Tsuyoshi se présenta rapidement comme le représentant de son clan, malgré la présence de sa cousine, et membre du conseil, Yanosa, comme à son habitude, ne prenait que peu de pincettes et ne prit même pas la peine de se présenter. Chassant rapidement ces deux interventions de mon esprit, je me focalisais sur le discours de mon pair en matière de fuinjutsu, essayant d’analyser son discours afin de compléter de ses paroles, les informations que nous avions déjà en notre possession. Alors que l’ascète terminait ses longues explications, quelques interrogations et remarques se faisaient dans ma tête avant de les partager à l’ensemble des protagonistes présents.

« Bien, je t’ai écouté Aditya, et cela fourmille de questions et remarques. Je vais essayer d’être le plus clair et le plus ordonné possible. Excuse-moi si ce n’est pas le cas. »

Debout, derrière tout le monde, je m’étais finalement avancé, me mettant sur le côté du bureau afin d’être visible de tous. Si un certain charisme s’échappait de cette salle, alimenté par la présence envoûtante d’Aimi et d’Aditya, par l’impression de puissance de Toph et Yanosa, mais aussi par le côté singulier et intriguant de Tsuyoshi, il y avait aussi moi, du haut de mon mètre soixante et à la bedaine apparente qui faisait plus anomalie que noblesse dans ce tableau. Pour autant, cela ne m’arrêtait guère.

« Comme tu le laisses entendre, Sanbi aurait été scellé dans la Déesse grâce à une technique de scellement. Pour autant, lors de nos échanges à Hikari, nos brefs échanges me laissaient plutôt à penser à une fusion entre les deux. Cela me laisse à penser que le type de scellement n’était pas le même que celui que nous maîtrisons aujourd’hui. Pour preuve, le silence du Saint-Père face à mes questions concernant la faiblesse commune à cause du lien qui unit le démon et son hôte. J’ai le sentiment que la technique n’était pas la même. »

Tapotant rapidement ma besace, je cherchais ma gourde de thé avant de me souvenir que le voyage avait été long et qu’il ne me restait plus rien à boire. Habitué à ponctuer mes interventions de quelques collations, j’étais un peu comme nu devant mon impuissance à m’humidifier la gorge. Pour autant, cela ne stoppa nullement ma volonté de connaissance.

« Si cela n’avait pas été le cas, il n’aurait eu aucune raison de ne pas partager ses informations. Bien que cela lui ait sûrement beaucoup coûté en termes de convictions que de nous aider, il n’en reste pas moins l’ennemi de notre ennemi et à ce titre, nul doute qu’il garde quelques informations dans sa manche. Mais je m’égare un peu, je crois. Tout cela pour dire que même si on scelle nos démons, je pense que les résultats seront différents. »

Laissant planer la fin de ma phrase, je réfléchissais quelques instants à la suite à donner à mon discours, essayant de suivre tant bien que mal un fil conducteur que j’avais moi-même du mal à entrevoir.

« Pour revenir au sceau qui retient actuellement Sanbi, nous savons désormais, du moins, je pense qu’aussi bien toi, qu’Aimi et moi, savons que ce n’est qu’un pansement sur une jambe de bois. La connaissance des Gardiens est telle que le sceau que vous avez utilisé ne vous a pas permis de sceller votre démon dans un objet ou dans un hôte, mais directement sur vos terres. Je me trompe ? Vous avez certes réussi à stopper une catastrophe au prix de nombreuses vies, mais aujourd’hui, tu sais que ce n’est pas suffisant. J’enfonce sûrement une porte ouverte, mais si tu en es consciente et les kirijins aussi, à Iwa ce n’est sûrement pas le cas. Si Yonbi est notre menace, Sanbi l’est tout autant de votre côté. En cela, prendre le temps de venir discuter de tout cela est une marque de respect que … pardon … encore une fois, je parle trop. Je parle comme si j’avais une quelconque autorité et raison de le faire. »

Quelque peu gêné par la situation, je me frottais la tignasse en rougissant légèrement. Si pour certains cela pourrait paraître anodin, Aimi, elle, comprendrait sûrement toute la gêne que cela impliquait en moi. Pour autant, me ressaisissant rapidement, je reprenais tout aussi vite le fil de la discussion.

« Pour en revenir aux Dieux en eux-mêmes, si aujourd’hui nous avons la possibilité de les enfermer dans un hôte ou un objet, cela est quelque chose d’important que nous nous devons d’évaluer. Je regrette qu’Hanae ne soit pas là pour partager avec nous ces discussions, mais aujourd’hui, les décisions à prendre sont capitales. »

Me tournant vers Toph, je la regardais d’un air maussade, triste presque, compatissant aussi d’une certaine manière.

« Je suis navré que tu aies à prendre ce genre de décision. Personne ne devrait avoir à faire un tel choix. »

Puis, balayant l’ensemble des protagonistes du bureau, je complétais ma tirade de manière plus claire et compréhensible de tous.

« Aditya l’a dit, la puissance que sont capables de libérer ces Dieux est cataclysmique. Aujourd’hui, nous avons les capacités de sceller ces mêmes Dieux. Pour autant, nous avons le choix quant au réceptacle. Il est possible de le faire dans un objet ou bien dans … un hôte vivant. L’idée même de cette dernière option est un non-sens à mes yeux. La logique, le bon sens et l’envie de protéger les nôtres et notre avenir nous imposent de sceller nos démons dans un objet que l’on pourrait protéger. Pour autant, tous autant que nous sommes, nous savons que la décision, la pire qu’il soit, est d’offrir son pouvoir à un shinobi. La volonté n’est pas une escalade de la puissance entre nation, ce qui risque d’arriver inévitablement, mais de contrer l’Homme au chapeau. Il détient aujourd’hui en lui la puissance d’un Dieu et comme l’a dit Aditya, il n’y a qu’un équivalent pour espérer offrir une résistance. Rien ne nous dis qu’il ne mettra pas la main sur d’autres démons, et à ce titre, nous devons nous préparer. Je n’aime pas cette option, malheureusement, elle me parait inévitable pour la sauvegarde de notre future proche. Pour autant, pour notre futur à long terme, c’est une aberration et nos choix nous impacterons à jamais, car le jour où le premier pays à sceller un démon en lui, sera le jour où la balance des pouvoirs sera rompue, à moins que chacune des autres nations ne se dote d’un pouvoir équivalent. C’est une escalade inévitable, nous le savons, et nous ne pouvons rien y faire. »

Appuyant mon regard sur Aditya et passant furtivement mes yeux sur Toph, je continuais mon laïus.

« J’espère juste que les bons choix seront faits. »

Sortant de ma besace une tasse en terre cuite quelque peu difforme, mais fonctionnelle, cadeau d’une fille qui avait découvert l’art de la poterie grâce à un Jurô aux abois devant une petite fille, je triturais ma babiole toute en continuant mon palabre.

« Cela m’en vient à parler des effets du scellement. La Déesse et Sanbi étaient liés, mais partageaient-ils leurs pouvoirs ? Du moins, arrivait-elle à utiliser la force de son démon ? Outre cela, avez-vous pu remarquer quelques conséquences physiques, mentales, chakratiques ou autre à cause de ce lien ? Par exemple, le Dieu avait-il une emprise sur son hôte ou inversement, la bête était-elle totalement soumise ? »

Finalement, rangeant ma tasse, je croisais les mains devant moi, comme un enfant sage, ou un enfant grondé, qui attendait la réponse de ses parents.

« Bref, j’ai sûrement oublié des choses, aussi sûrement que j’ai dû enfoncer des portes ouvertes, mais cela me semblait important, nécessaire même. Ah ! Oui, j’oubliais une question. Tu disais que vous aviez lutté contre la déesse et le Dieu, mais combien de personnes avez-vous opposé à ce duo ? Quelle a été la force de frappe et défensive nécessaire pour contrer une telle puissance ? Pour le coup, cela me semble judicieux pour pouvoir préparer efficacement nos défenses. »

Sur ces paroles, convaincu du bien-fondé de mon intervention, j’attendais sagement mes réponses, offrant un sourire amical à Aimi, ainsi qu’un regard grave et concerné aux autres participants à cette discussion.


_________________
Avatar by @"Chiwa Aimi"
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t7144-miyamoto-teruyo-termine
Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

Lever le voile sur les nations — ft. Hyûga Toph & instances iwajines Empty
Ven 28 Aoû 2020 - 15:33
Comme à son habitude, l’Intendante tâcha de tempérer les ardeurs du guerrier tellurique, dont le regard darda en sa direction un bref instant. Toujours avec un cran de retenu de plus, songea-t-il en son for intérieur. Toph était, malgré son âge, une kunoichi d’exception et capable de prendre des décisions drastiques, il s’avérait simplement qu’elles ne l’étaient jamais vraiment assez aux yeux de l’Oterashi. Difficile, dans sa position minoritaire, de faire réellement valoir son point de vue autant qu’il l’aurait voulu. L’alternative ? Il en avait eu une forme d’exemple sous les yeux, en la personne de Luna. L’opposition, directe quoi que toujours sous le couvert du bien commun : la méthode avait ses avantages, mais recelait également de nombreux défauts et inconvénients.

Quoi qu’il en fut, et en dépit de la frustration latente qui lui labourait les entrailles et ce depuis un long moment déjà, Yanosa écouta attentivement le retour qu’il reçut de son interrogation de la part de la Hyûga et de l’émissaire de Kiri. Des nations et des villages entiers, ligués contre une seule de ces entités, sans le moindre résultat probant : soit la cause qu’il poursuivait était effectivement vouée à rencontrer un écueil majeur et incontournable, soit personne n’avait jamais adopté la bonne approche. Sans pour autant se targuer d’avoir la science infuse, le Chûnin aux cheveux rouges avait déjà entamé moult réflexions dans ce sens, et le dénommé Aditya lui apporta au coeur de son récit des informations importantes, qu’il mit rapidement en rapport avec celles qu’il détenait déjà à propos du Dieu du Désert.

Sa première conclusion fut assez évidente : si les différentes divinités qui jalonnaient le monde dans l’ombre des souterrains millénaires qu’il comportait disposaient chacune d’une quantité d’énergie relative à leur nombre de queues, elles se distinguaient également les unes des autres par leurs attributs. Elles n’étaient en ce sens pas différentes de races animales primordiales et, quelles qu’aient pu être leurs origines ancestrales, elles demeuraient des formes de vie à part entière. Des formes de vie durables au-delà de toute mesure, pour leurs pauvres esprits humain : mais qui disait vie, disait inéluctablement mort. Ichibi, une créature de sable scellée au milieu du désert. Sans aucun doute imperméable à n’importe quelle attaque physique directe, de par sa simple nature. L’Oterashi faisait facilement l’analogie, lui qui pouvait à son échelle également devenir un élément naturel pur et s’affranchir des limitations du corps humain. Sanbi, une tortue aux queues recouvertes d’écailles et dotée d’un œil unique. Une forteresse inexpugnable, à entendre parler l’émissaire, qui rendait peu surprenant l’échec des forces de la Brume à causer le moindre mal à la créature. Un échec qui n’était que bien trop compréhensible, à l’écoute du récit de leur bataille pour la survie de leur village par son représentant, tant le focus et la tension avaient du se focaliser sur le scellement de la divinité dans leur île plutôt que sur l’idée folle d’en venir à bout.

Les questions, plus nombreuses et étoffées que les siennes, arrivèrent de tout côté, de la part de Tsuyoshi et Teruyo notamment. Ce dernier, comme à son habitude, mettait au jour les interrogations qui avaient le plus de sens, qui revêtaient l’importance la plus capitale, mais le Tellurique ne pouvait s’empêcher de ressasser. Retourner dans son esprit, encore et encore, les outils qu’il avait à sa disposition, et se demander si ils pouvaient s’avérer même relativement efficaces dans la poursuite de cette cause qu’il s’était fixée. Car des luttes de pouvoir, il y en aurait effectivement. Les bonnes intentions d’une poignée n’avaient jamais empêché les exactions des autres de façonner le Yuukan, d’une façon ou d’une autre, et Yanosa ne pouvait pas écarter, aussi optimiste que cela pouvait sembler, les réflexions incontournables qui devraient être menées après la défaite de l’Homme au Chapeau. Car à en juger par la direction que prenaient les choses, craignait-il intérieurement, les shinobis étaient en passe de se débarrasser d’un potentiel problème… tout en s’octroyant eux-même les armes dont ils auraient besoin pour s’entre-tuer dans des proportions inédites dans la foulée.

Un âge nouveau pointait à l’horizon, indécis, incertain. Et c’était, se dit-il avec une certaine lasse anxiété, lui et les gens autours de lui à cet instant précis, entre autres, qui allaient décider de quoi il serait fait. Vivraient-il dans un monde fait pour les Hommes… ou dans un cauchemar de destruction régressif ? Les bras dissimulés dans ses manches opposées, Yanosa se tut, reculant d’un pas pour manifester son retrait. Aditya. Autant pour les qualités d’être humain que pour son appartenance aux forces armées de Kiri… il retiendrait ce nom, et le ferait sans faillir.
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5797-oterashi-yanosa-termine

Lever le voile sur les nations — ft. Hyûga Toph & instances iwajines

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Iwa, village caché de la Roche :: Crocs Rocheux
Sauter vers: