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2/01. Unité nord

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Maître du Jeu
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Dim 26 Juil 2020 - 22:27


C'était aussi terrible que c'était vrai. Alors que vous en étiez incapables, Raonaka Ao avait réussi à réveiller le Dieu de l'Eau. L'immense sceau qui avait été constitué sur l'île principale de Mizu no Kuni était sur le point de céder pour laisser petit à petit s'échapper le Dieu de l'Eau. Ce cauchemar que vous aviez vécu une fois était en passe de se reproduire.

Mais vous étiez préparés. Non seulement de par le renforcement de votre village et de vos stratégies, mais surtout parce que vous aviez pu pour certains acquérir deux Kinjutsu, l'un permettant de limiter le pouvoir d'un Dieu, l'autre pour le sceller dans le corps d'un des vôtres.

Votre unité est l'une des quatre unités chargées d'affronter et sceller le Dieu de l'Eau. Mais Raonaka Ao cherche la même chose et sera, là encore, votre ennemi pour une ultime fois...


Voici les règles et indications à suivre :
  • L'Event se déroule aux premiers jours de l'été 204.

  • Lorsque c'est à votre tour de poster, vous disposez de 36h pour répondre.

  • Vous pourrez demander jusqu'à deux délais de 12h durant tout l'événement.

  • En cas de non-respect des délais, votre tour sera sauté une première fois. Si cela se reproduit durant l'événement, vous serez exclu et subirez une pénalité d'XP.

  • Seules les techniques validées avant le mercredi 29 juillet inclus pourront être utilisées durant l'Event.

  • Respectez les règles présentes dans notre Système de combat et notre Guide du Combattant.

Règle(s) spéciale(s) pour ce groupe :
  • Chacun des quatre groupes affectés au Dieu de l'Eau est constitué d'un personnage maîtrisant le Kinjutsu : Barrière Divine et d'un autre maîtrisant le Kinjutsu : Scellement Divin.

  • Les deux autres personnages de chaque groupe sont là pour protéger ceux qui maintiennent les Kinjutsu.

  • Les tours entre les quatre groupes sont communs.

  • Vos ennemis peuvent vous attaquer et parcourir parmi les différents groupes.

  • A la fin d'un tour, si dans chaque groupe le Kinjutsu : Barrière Divine a été maintenue par quatre personnages, la libération, ses conséquences et le pouvoir du Dieu seront limités.

  • A la fin d'un tour, si dans chaque groupe le Kinjutsu : Scellement Divin a été maintenue par quatre personnages, le scellement du Dieu de l'Eau dans l'un des vôtres progressera.

  • Si durant trois tours, le Scellement Divin a réussi, alors le Dieu de l'Eau sera scellé dans un personnage participant à cette partie de l'Event (choisi inRP par le Nobuatsu Saji).

  • Les personnages maintenant un Kinjutsu sont limités à une seule technique supplémentaire par tour (les autres en possèdent évidemment 3 maximum par tour). S'ils en utilisent davantage ou qu'ils ne peuvent pas maintenir leur technique, le tour ne comptera pas dans la réussite du scellement.

Ordre de post :
  • Yasei Reikan

  • Mawehara Miyuki

  • Yuki Kaya

  • Aditya

  • ???

Bon RP à toutes et à tous !
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Yasei Reikan
Yasei ReikanEn ligne

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Mar 28 Juil 2020 - 18:21


➜ Été de l'An 204, Île-mère de l'Archipel de l'Eau

Il est de ces moments où la plupart se rendent compte que le doute peut de nouveau assiéger leur cœur en détrônant à tout moment leur confiance, face à l'arrivée d'un Démon à queues à leur porte. Mais Yasei Reikan, l'Héroïne de son pays qui avait mené bataille contre la Déesse de l'Eau à même l'échine de Sanbi, s'était rendue sourde à ces alarmes de l'effroi que son instinct pouvait parfois lui porter. Car la Tigresse blanche avait réussi l'exploit de répandre un souffle de réalité sur les braises de son rêve d'unification du clan Yasei, son esprit quiet s'avérait à ce jour bigorné tant par l'absence de la peur en son sein que son envie de pétrir toutes les vilaines intentions qui étaient hélas légions et qui osaient guetter ce qu'elle tenait à conserver, à l'abri des ombres de ce monde de plus en plus abîmé par le désespoir. Elle avait risqué sa vie jusqu'à s'en enflammer les poumons sous le traître soleil de Kaze, pour faire de la brise de la Cité Brumeuse la berceuse de ses pairs existants et ceux encore à venir. Kiri la Grande avait investi l'âme guerrière de la féline dès l'accueil de celle-ci, avant de s'emparer ainsi de sa chair et de son sang lorsqu'elle avait sauvé les siens du néant de grains.[invisible_edit]

Voilà davantage de raisons de la protéger, elle et son idéal de paix, à l'aube du retour orchestré de la tortue géante prête à déchaîner tsunamis et ouragans sur l'Archipel.

Au loin de la Cité de la Brume spectatrice, une clarté menaçante naquit d'entre les flots et les terres couvrant son titanesque sceau, qui avait eu pour rôle de museler un abyssal traumatisme au creux de l'île-mère de l'Eau et devenir le théâtre de bien des colères. L'Éclair de la Brume fut la première combattante à se rendre à la position stratégique de l'Unité Nord, menée comme ses sœurs par la sphère pensante du village. Et à peine ses pieds eurent gagné le parterre tremblant d'épouvante de l'atoll monstrueux, qu'une ombre pharamineuse cherchait d'ores et déjà le moyen de se dresser au-delà du commun des mortels. Cet ombrage et son impression, la Fille du Désert ne les connaissait que trop bien. Mais elle ne les redoutait plus, aujourd'hui. Les vents violents s'amusaient à étreindre la crinière de jais et les lanières du bandeau de la métamorphe, pendant que son dos retrouvait sa majestueuse droiture sous les plis de son haori à la teinte du charbon. L'air ambiant eut le temps de se révéler porteur de fureur, avant que ses camarades n'apparaissent enfin à ses côtés.

La cheffe du clan Yasei tourna la tête et les caressa d'un regard hardi, en prenant soin de terminer par Aditya. Un maigre sourire fut destiné à ce dernier, lui qu'elle n'avait pas eu l'occasion de croiser depuis quelques temps. Son minois couvert d'éphélides s'en détourna pour lui préférer la silhouette gargantuesque fraîchement apparue, malgré tout consciente de l'état d'esprit de son frère d'armes.

« Tu sais que nos pensées se sont toujours bien trouvées Aditya, au sujet de ce qui approche. Ces techniques interdites que toi et Kaya avez entre les mains ne doivent pas te repousser parce qu'elles ne sont pas le fruit d'un choix pour lui, aujourd'hui. Mais elles pourront l'être demain. Si tu ne le fais pas pour toi, ou tes principes, fais-le pour notre survie et celle de tous ceux que nous chérissons ici, jusqu'à ce que nous puissions trouver une autre solution. Fais-le pour le bien de Kiri, Aditya. »

La Tigresse blanche avança d'un pas audacieux et se détermina au-devant afin d'avoir l'ensemble de cet environnement en proie à la destruction dans son champ de vision. D'aucuns se retrouvaient à redouter ce qui se profilait à l'horizon des flots de l'île-reine de Mizu. Mais Reikan ne semblait pas nourrir de craintes en cet instant plus que charnier. Car la féline se devait de ne pas faillir, pour voir s'envoler ses inquiétudes à l'égard de sa famille, de son équipe et de tous ceux qui s'étaient forgés une place de choix en son tendre cœur. Les sveltes jambes de l'enfant des Bêtes à l'épiderme doré se fléchirent presque instinctivement, instaurant les prémices d'une attitude martiale et bestiale que nul Homme ne savait imiter.

« Miyuki. De ce combat contre Sanbi dépendra l'avenir du village et du monde entier, peut-être. Mais n'oublie pas que la menace peut aussi rôder ailleurs qu'en cette Bête à queues, à n'importe quel instant. »

Elle avait pour mission de défendre tant son ancien mentor que son meilleur ami, qui pouvaient à la fois contenir et sceller la puissance de Sanbi, envers tous ceux susceptibles d'incarner une menace à leur concentration, ou même leurs vies. Soit.

Que quiconque ose donc s'en prendre à eux, désormais.

_________________





Dernière édition par Yasei Reikan le Ven 31 Juil 2020 - 19:50, édité 2 fois
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Mawehara Miyuki
Mawehara Miyuki

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Mer 29 Juil 2020 - 14:26
Silencieuse, la jeune femme blonde aux yeux grisés observait l'horizon. Qui est-ce qui avait bien pu agiter à nouveau le Dieu de l'Eau au point de le faire sortir de son sceau ? Comment avaient-ils pu défaire si facilement ce qu'ils avaient passé tant de temps à protéger, à fortifier ? Pourquoi attaquaient-ils encore et encore leur village, eux qui n'avaient pas mené la moindre attaque autre qu'à Iwa. Le peuple de l'Eau avait toujours été centré sur lui-même, et seul un groupe de Yuki déserteurs avait changé la donne pendant quelques mois. Et au final, ce n'était même pas Iwa qui s'en prenait à Mizu no Kuni, c'était encore un des lieutenants de l'Homme au Chapeau tristement célèbre à Kiri, son ancien Daimyo, Raonaka Ao.

Elle était venue en compagnie de Aditya-senpai, Yuki Kaya, la cheffe du clan des Yuki, une Jônin particulièrement renomée et puissante, et Yasei Reikan, la chef du clan Yasei qu'elle avait récemment ramené à Kiri d'une mission à Kaze et qui était elle aussi une membre redoutable de la Kenpei. Un groupe qui aurait sans doute été intidimidant si Miyuki n'était pas qui elle était, une jeune femme peu impressionnable qui était tout à fait capable de tenir tête à son chef de clan, le Nanadaime. Elle gardait donc toutes ses capacités, quand bien même ces dernières étaient encore limitées.

Silencieuse, elle écouta les paroles de la changeuse de forme. Cette dernière se voulait responsabilisante, mais peut-être l'était-elle un peu trop. Cela ne marquait cependant pas Miyuki qui avait sa propre vision des choses et restait imperturbable. Elle hocha simplement la tête en première réponse puis dessera les lèvres pour laisser s'échapper quelques mots.

« Je suis prête. »

À vrai dire, elle était attentive depuis le début. Elle hésita un peu puis choisit d'attendre encore un peu. Sans doute aurait-elle le temps plus tard de se préparer à se défendre. Sabres et équipements toujours à portée de main, elle observait de nouveau l'horizon, attendant de découvrir ce qui allait bien pouvoir leur arriver dessus, encore proche d'Aditya pour le protéger en cas de besoin.

C'est peut-être notre dernier combat. Tu le sais ça, pas vrai ? J'serai bientôt libre hinhin...

Miyuki leva les yeux au ciel. Vraiment ? Maintenant ? Cette arme avait décidément tendance à choisir les meilleurs moments pour ouvrir sa gueule, au grand déplaisir de la Sabreuse.

Espère toujours. Ce soir, tu seras à ta place comme tous les soirs. Rêve pas trop.
On verra, Miyuki, on verra...
Tais-toi maintenant, j'dois me concentrer.
Ohlala, si tu le prends comme ça...
Tais-toi j'ai dit !


Plus tranchante sur ses derniers mots, son visage s'était très légèrement crispé, heureusement caché par ses cheveux qui tombaient très légèrement devant son visage. La jeune femme reprit sa surveillance des alentours, prête à se mettre sur la route d'un quelconque ennemi.
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Yuki Kaya
Yuki Kaya

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Jeu 30 Juil 2020 - 1:04

La coalition n’était pas le processus le plus simple à mettre en place, et pourtant dans ces conditions extrêmes, ils avaient réussi à faire cohabiter des entités aux rivalités ancrées dans leur histoire. Et la menace était imminente, Kiri était prête à se défendre face à toute éventualité. Après tout, ils avaient déjà réussi à se défendre et à sceller un Dieu, qu’est ce qu’il pouvait arriver de pire…?

Eh bien c’était assez simple: le retour du Dieu en question. Une vague de chakra impressionnante pouvait être ressentie, liée à la destruction partielle du sceau du Dieu en question. Durant sa libération, son propre chakra était lui aussi détectable à longue portée tant il était puissant, sans parler de le voir au loin, vu sa taille impressionnante. En bref, libérer le Dieu de l’eau était impossible à dissimuler, et c’est pourquoi elle se rendit aussi vite que possible au Nord de Kiri pour intervenir, elle et son récemment appris Kinjutsu.

Ayant troqué son habituelle tenue blanche immaculée pour une autre d’un noir profond qui - bien qu’évidemment peu couvrante - semblait être prévue pour faciliter ses déplacements, ou en tout cas elle ne lui rajoutait pas de contrainte. Mais plus que son aspect pratique, c’est l’aspect sérieux et presque sombre qui était donné à Kaya qui était remarquable, dont la froideur se retrouvait exacerbée.

Sur place, elle se retrouva avec l’intégralité de son ancienne équipe dont l’évolution de chacun de ses membres avait été remarquable. Reikan était devenue chef de son clan, et Aditya - en plus de ses qualités de ninja - avait trouvé sa place dans la diplomatie. La troisième était celle qu’elle connaissait le moins, mais dans une telle situation elle n’avait pas d’autre choix que de lui faire confiance. Il n’y avait aucune place pour le doute ou l’incompétence.

Son regard azur était resté quelques instants sur ses compagnons d’aventure alors que Reikan avait prit la parole. Ses paroles vis à vis d’Aditya lui firent hausser un sourcil d’étonnement. Ce n’était vraiment pas le moment de penser à autre chose qu’à la victoire, peu importe les moyens employés.

“Enchantée de vous retrouver encore une fois pour un événement pour le moins crucial.”

Dit-elle avant d’adresser un regard sympathique à Miyuki qui semblait communiquer avec son sabre, pour éviter qu’elle se sente à l’écart.

“Je pense que nous sommes tous conscient de ce que représentent les heures à venir. Une question de vie ou de mort, non pas uniquement personnelle, mais du Yuukan tout entier. Il me parait dès alors évident que nous devons nous donner à 110%, et faire fi de tout problématique d’égo ou d’éthique.”

Elle esquisse un petit sourire nerveux, comme si ces responsabilités lui donnaient un stress positif et qu’elle avait envie d’en découdre.

“Tous les coups sont permis, car nos adversaires ne se gêneront pas, eux. A commencer par les Kinjutsu, donc.”

Une grande inspiration plus tard, elle se sentait débordante de chakra. Elle allait probablement devoir utiliser tout ce qui était en son pouvoir, et puiser dans ses réserves de chakra pourtant exceptionnelles pour utiliser et maintenir un kinjutsu aussi puissant. Qu’est ce qui pourrait mal se passer, après tout?


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Aditya
AdityaEn ligne

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Jeu 30 Juil 2020 - 11:15
02/01, Unité Nord

ft. Yuki Kaya, Yasei Reikan & Mawehara Miyuki



Été 204, Nord du sceau du Dieu de l'Eau, village de Kiri.


Pour la première fois depuis bien des lunes, le regard d'Aditya s'était déposé sur les sigles pavant le sceau magistral trônant au cœur de la cité, dont les détours s'étaient illuminés d'un éclat farouche, rougeoyant. Au cœur de ce capharnaüm, des brides écailleuses se laissaient entrevoir à la surface, qui tentait, tant bien que mal, de s'extirper de cette prison d'acier dans laquelle elle avait été enfermée il y a un an, heure où la révolution du soleil avait tenue gage de survie, pour les habitants de la Brume.

La même ferveur habitait les corps de chacun de ses enfants en cette heure encore, dont les silhouettes fusaient aux quatre coins de l'archipel. Si cette attaque était loin d'avoir été prévue par les instances, la méthode avec laquelle chacun se positionnait en ferait presque penser le contraire. Dans le recoin de ses yeux, l'écho d'une chevelure pourpre darda son attention, bien trop familière pour se laisser dérober au chaos qui animait les lieux. Junko.

Pendant un instant, aucun d'eux n'agit, bien qu'ils se soient retrouvés quelques jours plus tôt. Pourtant, dans leurs deux regards trônaient l'once d'une profonde inquiétude mêlée d'affection, l'espace de quelques secondes accordées au répit. Elle était une guerrière, née au cœur d'un sable payé du prix du sang et de la vie – Aditya en avait toujours été conscient. Aujourd'hui, ce n'était plus pour elle qu'elle se battait. Mais pour une cause à défendre, devenue chère à son cœur, pour cet endroit, qu'elle avait fait sienne ; et dans l'ombre d'un regard échangé, leurs prunelles trahissaient tous les mots taris par le silence. En un instant, sa silhouette s'évapora, pour rejoindre le flanc d'autres âmes requérant son concours.

Sans tarder, l'ascèse imita son geste, laissant ses pas écraser la terre grondante sous ses pieds et paver son chemin jusqu'au nord du village, là où sa présence, plus que requise, était devenue nécessaire. Il retrouva, aux berges du Nord, l'ombre de celles qui avaient pavé le temps passé au sein de la Brume. Qu'il s'agisse de Kaya, sa mentor, Reikan, qui fut autrefois sa partenaire sous ses enseignements, et Miyuki, dont il était devenu garant à son tour au sein de son équipe ; toutes ces âmes avaient forgées la course de l'avenir qui se dévoilait devant lui en ce jour.

Avec attention, il laissa leurs paroles trouver leur écho dans son esprit, plus que jamais conscient de l'épée de Damoclès qui siégeait au-dessus de leur têtes, et de celle de la Brume entière. Les mots de Kaya étaient loin d'être ceux d’un fou ; ils étaient gage de sagesse, de tactique, pour celle qui avait été entraînée pour être un soldat de l'Eau. Une façon de voir les choses qui les rapprocherait, sinon apporterait, la victoire. Il lui adressa un simple signe de tête, gage de son acquiescement et de retrouvailles dont ils auraient tout le temps de s'épancher, une fois cette menace endiguée.

Si les dires de la féline n'avaient pas manqué de darder ses pensées de tout leur poids, le blond décida, néanmoins, de laisser ses pas l'amener auprès de son élève ; et au-travers des mèches d'or parcourant son visage, il lui adressa un regard à la fois prévenant et respectueux, pour la sabreuse qu'elle était devenue. Une main se hissa sur son épaule, brièvement.

« Je sais que par le passé, tu as pu sentir que ta présence n'avait que peu d'importance, comme lors de l'arrivée du Feu sur les berges. », il tâcha de croiser son attention, afin de l'assurer de la franchise qui paraît ses dires. « Néanmoins, ça n'est pas le cas – cela ne l'a jamais été. Il se peut que d'ici quelques temps, je ne sois plus ton mentor, à cause de tous les progrès que tu as fait, même en mon absence. Néanmoins, ce n'est pas en tant qu'élève que tu te tiens à mes côtés, à ceux de Reikan ou de Kaya ; c'est en tant qu'égale. Peut-être ne l'as-tu jamais remarqué auparavant, et s'il y a bien quelque chose dont tu peux être certaine, c'est de toute la confiance que je te porte, aujourd'hui. »

Tandis que sa paume se ravissait au contact de la jeune femme, il remarqua à nouveau le visage de la métamorphe du coin de l’œil ; et bien que tant de mots se pressaient aux frontières de son esprit, aucune d'entre elles ne franchirent la barrière érigée par ses lèvres. Seul son regard, implorant, trahissait toute la douleur qui cernait son cœur à l'idée qu'elles soient investies d'une telle mission, quitte à ce que leur vie leur soit ravie pour cela. Ses prunelles s'encrèrent au fond des abîmes myosotis de la féline, intimant des mots que sa voix n'aurait pu formuler. Je t'en supplie, ne fais rien d’insensé. Plus que tout, il se refusait à la voir arrachée à lui, d'autant plus pour sa protection.

Rebroussant chemin, ses doigts vinrent effleurer les contours du sceau, dont l'équilibre était on-ne-peut-plus clairement renversé, les genoux fléchis. Au loin, le corps difforme du Dieu de l'Eau perçait la terre, baignant tout le village dans une vague de chakra omniprésente, et terrifiante. Mais face à cela, à un vieil ami, Aditya était loin d'être épris de ce sentiment de peur ; non. Le doute, la résignation, eux, seraient ses démons. Sa paume touchant le sol, il laissa ses paupières se fermer sur ses prunelles, à l'image du monde qu'elles dissimuleraient le temps d'un instant, perdu dans ses pensées.

Lui qui n'avait jamais désiré voir sa vie considérée comme plus importante qu'autrui, il était maintenant forcé de la voir protégée par ses pairs, gage plus que certain qu'en cet instant, elle avait plus de valeur que celles qui s'acharneraient à garder ses arrières.

Lui qui n'avait jamais souhaité imposer le poids d'un Dieu dans le corps d'un autre, inconscient des risques encourus par un tel sacrifice, qui s'était refusé à abandonner une vie au profit de telles machinations, c'était en cet instant le but – non, l'ordre, qui lui avait été donné.

Lui qui n'avait jamais aspiré à influer sur la course du monde, préférant laisser le destin décider de son sort et de celui d'autres âmes, qui n'avait jamais voulu laissé sa marque dans l'Histoire, il devenait désormais acteur, définitif, de ce que deviendrait cette île pourtant si chère à son cœur.

Sa silhouette se redressa, lentement ; et à nouveau, ses iris azurées se révélèrent au monde, forgées d'un mélange de détermination et d'abandon. Aujourd'hui, Aditya ferait l'unique entorse aux principes ayant dicté sa vie, même si cela devait signifier refuser à tout ce qui faisait de lui l'homme qu'il était.

Il se tenait prêt, à barrer la route aux envoyés du Chapelier, désirant révolter l'Eau contre elle-même, aux côtés d'âmes dont il n'aurait pu espérer meilleurs concours ; car en cet instant se tenait à la fois son passé, son présent, et son futur, dont seule l'issue de ce combat acharné déterminerait la course.

Pour toutes ces silhouettes qui affluaient aux berges, mettant en gage ce qui leur était le plus cher ; leurs existences mêmes. Pour Junko, qui s'était effacée ; Miyuki et Kaya, à ses flancs. Pour Reikan, dont il refusait d'être témoin du sacrifice, afin d'achever ce but qui n'était pas le sien.

Pour Mizu, à l'avènement d'une nouvelle aube.


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Dieu de l'Eau
Dieu de l'Eau

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Ven 31 Juil 2020 - 18:48
Le Yuukan n’était pas qu’une terre d’hommes, faite pour eux et commandée par eux. C’était une terre d’histoire et bien avant que les hommes eussent foulé les plaines et les montagnes, d’antiques choses avaient connu le jour. D’antiques choses qui n’avaient rien à voir avec l’espèce fragile du genre humain, rien à voir avec ce qui, à côté d’eux, n’étaient qu’insectes. Du moins jusqu’à qu’ils ne décident de les réveiller et de les sceller, renversant alors l’ordre établi.

Comme si cela ne suffisait pas, le même genre humain qui était parvenu à emprisonner ces Dieux habités de pouvoirs légendaires ne se contentât pas de les retenir : ils se permît même d’espérer les exploiter, de les transformer en outils personnels afin qu’ils deviennent l’arme la plus meurtrière de ce monde, nécessairement convoitée par tous. Les shinobis tout particulièrement, perçant les secrets du chakra, outrepassant les limites de leur mortalité, trouvèrent comment domestiquer leur force au sein même de leur corps et, pour certains élus rares, y parvinrent.

Ce fut là une preuve de la démesure de leurs ambitions ; et pour garder jalousement ce pouvoir, ils participèrent souvent eux-mêmes à entretenir le mystère sur l’existence de ces mythes ancestraux, quand d’autres cherchèrent simplement à s’en protéger. Cependant l’effronterie des plus opportunistes les dévora et causa parfois leur perte, comme ce fut le cas un an plus tôt, lors de l’été 203, lorsqu’une kunoichi de l’ordre des Fanatiques osa l’impossible : utiliser la force de Sanbi contre une cité. L’ensemble des shinobis de Kirigakure avait alors cru voir sa dernière heure arriver. Toute la Cité de la Brume Sanglante avait pu mesurer l’immensité du Dieu de l’Eau : tant son corps colossal que sa force au-delà de toute notion connue. Et si le Dieu avait été scellé non sans difficulté sur la moitié de l’archipel, ce fut au prix de maints sacrifices ; les habitants de Mizu no kuni avaient alors frôlé la catastrophe. La colère d’un Dieu ne laissait rien d’autre que le chaos dans son sillage. Même si celui-là n’était alors qu’à une échelle de sa puissance, la Déesse n’étant pas parvenu à le relâcher entièrement.

L’histoire, toutefois, tendît à se répéter à l’aune de ce jour terrible où, retraçant le chemin jusqu’au cœur du sceau ayant naguère emprisonné Sanbi, un homme, parmi les plus détestés des kirijins, se permît de revigorer l’antique Dieu. Sur la route qui le mena à la source de l’immense sceau qui retenait le cauchemardesque Sanbi, il se faufila en profitant de sa connaissance du terrain et seul un garde parvint à le découvrir ; son cadavre évoquait désormais la façon dont il était mort, le crâne tourné dans le mauvais sens, la nuque rompue. Ce fut avant que le possesseur du Kinjutsu du Réveil du Divin ne pose sa main sur le Sceau de l’Eau.

Une secousse troubla aussitôt l’ensemble de l’archipel. Au début, la terre se mit à gronder comme si tout un macrocosme souterrain était en colère ; mais le cauchemar ne s’arrêta pas là. Sitôt que ce grondement rejoignît la surface, le sol trembla et se fissura. Les murs du village le plus proche craquelèrent lentement puis cédèrent, fustigés par le fracas des plaques tectoniques. Les structures s’affaissèrent sur elle-même comme si elles se recroquevillaient pour se décomposer, tombant en lourds débris. Les arbres se mirent à gercer et à se rompre d’eux-mêmes. Tout s’effondrait à une centaine de mètres autour du point où le sceau avait été tracé : c’était là l’agonie de tout un périmètre à la ronde, celui sur lequel reposait naguère le Sceau de l’Eau. Parallèlement, les nappes phréatiques longtemps enfouies des dizaines de mètres sous terre se révoltèrent et se hissèrent jusqu’à la surface, formant peu à peu une immense étendue d’eau. Fort heureusement, cette masse aqueuse s’étendit sur un tel périmètre qu’elle stagna comme une fine pellicule au-dessus du sol, forçant les humains à patauger dedans, rappelant à certains égards les Marécages Brisés. La couleur brouillonne et presque noirâtre de cette nouvelle surface s’en dissocia toutefois et augura un mal terrible, puisque presque la moitié de l’île en fut habillé, comme si Mizu no kuni menaçait d’être enseveli sous les eaux.

Une possible apocalypse.

Se préoccupant bien peu de cette inondation prophétique, l’ombre sauvage qui venait de réveiller Sanbi glissa et se confondît dans les ténèbres de ce déchirement terrestre. L’éveil prit un certain temps, compte tenu de la puissance du scellement autrefois composé ; mais lorsque les Unités de Kirigakure arrivèrent, il était trop tard. Le grondement se fit encore plus vaste, plus intense, plus fort ; si fort qu’il résonna jusqu’aux îles ceinturant l’archipel. Une forme immense et difforme émergea des limbes en soulevant des quantités d’eau colossales. La large rétine brûlant d’une lueur rutilante s’ouvrit puis fixa l’Unité Nord, composée majoritairement des membres de la Kenpei. Vous pûtes alors, au sein de votre quadrinôme, sentir toute la férocité retenue du divin dans ce seul regard figé grâce auquel il imprima vos visages dans sa mémoire, avant que la paupière du Dieu de l’Eau ne se close et qu’il n’en retourne aux limbes...

… et le calme revint…

… avant d’être brisé lorsque le Dieu de l’Eau ressortit de sa retraite par un saut phénoménal, semblable à celui des cétacés au milieu des océans. Chacun d’entre vous pût alors discerner les trois queues de l’antique créature et mesurer sa taille extraordinaire, avant que l’ensemble de sa silhouette monstrueuse ne s’abatte au sol comme un coup d’enclume en déchaînant les eaux : sitôt qu’il claqua contre la terre, l’archipel se mit à être secoué de séismes destructeurs alors même qu’un tsunami naissait tout azimut autour du cœur défendu par Sanbi, le Dieu de l’Eau.

Un cataclysme qui menaçât de vous engloutir. Aujourd’hui, le Dieu renaissait au pinacle de sa fougue destructrice, indépendant de toute contrainte charnelle. Son sceau fut brisé pour que l’entité captive se révèle dans toute sa splendeur. Pour que le monde tremble à l’évocation de Sanbi.


« BRRRRRRRRRRRRRRRRRRROOOOOOOOAAAAAAAAAARRRRRRR »


Au Sud, vous pûtes déjà voir les trois extrémités caudales, ces géantes destructrices, qui dansaient dans les airs, vous menaçant directement alors même que le Dieu de l’Eau, de colère, se mît à piétiner la terre qui lentement sous son poids commença à s’affaisser.


Spoiler:
 
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Yasei Reikan
Yasei ReikanEn ligne

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Dim 2 Aoû 2020 - 17:09



La peur du cyclopéen, du monstrueux ou même du terrifiant, tout ce qui savait échapper aux griffes du faillible et fugace genre de l'être humain jusqu'à effacer de sa génétique toute trace de bravoure. Ces angoisses-là, qui prenaient un malin plaisir à s'immiscer dans les méandres de nos plus petites cellules, Yasei Reikan s'en délectait en vue d'assouvir son insatiable gourmandise de compétitivité, les serrait contre elle pour les étouffer et les tenir à l'ombrage de ses êtres aimés, s'en inspirait afin de respirer et vivre à la lumière de ses actes dorés de bonté. Même aux pattes d'un Dieu, maître de calamités et d'horreurs vouées à engloutir l'Archipel de l'Eau sous des flots qui jusqu'à lors avaient toujours été ses fiers gardiens, la Fille du Lion de l'Atlas gardait la tête haute et les épaules droites. Parce que sur elle et ses camarades de l'Unité Nord pesait désormais l’œil empourpré du Démon à trois queues, miroir d'une âme torturée d'énigmes que personne ne parvenait à résoudre. Mais tout comme cette fois où elle avait pu fouler de ses semelles la carapace de la colossale tortue, l'enfant et l'amie des Bêtes sentit la percée d'une injustice écrasante en son cœur, lui qui était prisonnier de sa curiosité dévorante.

D'aucuns avaient pu se limiter à revoir dans le grenat de son regard carmin l'ombre de l'hostilité, de l'antipathie. Or, la Fille du Vent ne cessait d'y trouver ce même halo de souffrances qu'elle abhorrait tant, puisque preuves d'impuissance de la part de celle qui voulait seulement tenter de comprendre. Hélas, ce dilemme avait été hâtivement déchu de son esprit, si bien qu'elle avait réussi en quelques mots à convaincre Aditya de l'urgence de la situation, au creux de laquelle nul doute n'avait plus sa place. Car le génie de l'Eau prévoyait de faire muer ce pays en enfer, où Reikan et ses coéquipiers avaient déjà les pieds du fait de la remontée inquiétante des nappes phréatiques. Harcelé par l'idée de transmettre la marée de sa haine et d'imbiber les âmes des enfants de Mizu no Kuni de peine, le sinistre Démon devint fou de rage.

Au point d'en traumatiser les terres par le heurt des eaux.

Menacée de se perdre dans l'obscurité des vagues et d'y péricliter, l'île-mère devint ainsi la martyre de promptes convulsions sismiques nées du féroce bond de Sanbi. Si l'Éclair de la Brume s'obligea avant tout à garantir son équilibre avec ces effarantes secousses, sa concentration fut poussée par son instinct à s'accrocher à la vague cruellement imposante que la tortue venait de faire s'élever et s'écraser autour, dans le funeste espoir de terrasser la surface et faire hurler sa colère. Cependant, alors que ses extrémités caudales se dressaient dans un élan patibulaire et que son cri alarmait le peuple de l'Eau, Reikan ramena sa dextre devant son buste et effectua une vive série de mudrās à une main, avant de venir la poser sur la roche qui hurlait entre ses fissures.

« Je m'en charge. Accrochez-vous et occupez-vous de ces techniques interdites dès que possible! »

Le sol fragilisé et morcelé trembla à l'approche du tsunami puis, sans prévenir, une énorme parcelle de roche assez coriace pour encaisser cet assaut assassin en approche sans s'écrouler se souleva sous les pieds de l'Unité Nord. La féline et les autres trouvèrent alors l'avantage de la hauteur face à la dispersion de l'onde aqueuse, à l'abri de la démolition en marche de ces territoires par la même occasion. Ses mèches de jais dansèrent au gré des brises pendant que la montée impressionnante de l'eau encerclait son mur sans même risquer de le faire s'écrouler. Avec lenteur, la cheffe du clan Yasei délia ses fins doigts du roc surélevé sous leurs pieds et se redressa fièrement à l'entente des fulminations de l'ancien Daimyō de l'Eau. Cette longue chevelure d'ébène, symbole dominant de sa féminité, devint celui de sa bestialité en devenant plus épaisse. Ses traits se firent plus tranchés et ses membres gagnèrent en ampleur, en se nappant d'une fourrure dense et tigrée d'un noir et d'un blanc contraires, qui avait également investi son cou pour marquer le passage à sa métamorphose partielle. Raonaka Ao souhaitait que le sang des enfants de Mizu no Kuni coule et arrose l'Archipel.

Pourvu alors qu'il ne finisse pas par tomber entre les griffes de la Tigresse blanche, s'il voulait éviter de voir le sien s'y mêler.

résumé:
 

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Mawehara Miyuki
Mawehara Miyuki

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Mer 5 Aoû 2020 - 0:03
Miyuki avait à peine réussit à faire taire Senritsu que Kaya semblait lui parler. L'écoutant avec attention, la Mawehara hocha la tête, ne sachant trop que répondre sur l'instant. Elle mit quelques secondes avant de répondre sobrement.

« Nous ne faillirons pas, Kaya-sama. »

Elle était un peu gênée par cette attitude d'une femme qu'elle avait toujours cru distante et froide et qui semblait plutôt ouverte contrairement à ses préjugés. Déboussolée, entourée de grands noms de Kiri, la Sabreuse ne savait plus trop comment s'exprimer, ne savait plus si elle en avait le droit, l'envie, la possibilité. Mais si ses mots et son attitude vis-à-vis de ses supérieurs hiérarchiques était perturbée, ce n'était absolument pas la même chose pour ses capacités de combat. La jeune femme restait en tout temps au maximum de son alerte, surtout dans une situation pareille.

Lorsque son sensei vint près d'elle, elle fit un sourire gêné. Mais elle n'était absolument pas d'accord avec lui. Comment pouvait-elle faire autre chose que de la figuration, entourée de membres si éminents de Kirigakure no Sato ? D'autant plus qu'elle avait eu vent de la promotion de son sensei au grade de Jônin, ce qui l'éloignait plus encore d'elle.

« Votre confiance m'honore, Aditya-sensei. »

Souriant légèrement, ne montrant aucune peur malgré l'ampleur immense de ce qui se dressait devant eux, n'ayant pas le moindre tremblement, la jeune femme semblait même calme. Pas ou peu atteinte par le phénomène, elle était simplement prête.

Aussi, lorsque le Dieu se libéra véritablement et entreprit de bondir, se déplaçant d'un seul coup d'une distance incroyable, la vague d'air qui leur parvint en premier et les ébouriffa arracha un sourire à la Sabreuse. Elle n'avait pas peur de cette chose. Elle l'avait déjà vu. Elle avait déjà survécu.

Sans plus attendre, alors qu'un véritable tsunami leur fonçait dessus, elle enchaîna les mudras pour créer deux murs de terre bien plus petits que ceux de Reikan mais qui aideraient à limiter le tsunami au delà des limites de celui de sa supérieure féline. Que ce soit les contrecoups du choc de l'eau sur la roche ou des secousses que créait le Dieu-Démon en piétinant le sol, les structures de la Sabreuse seraient là pour encaisser une partie des chocs.

Il fallait maintenant que ses camarades parviennent à créer et maintenir les kinjutsus, ce qui ne serait pas une mince affaire.

HRP:
 
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Yuki Kaya
Yuki Kaya

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Mer 5 Aoû 2020 - 23:50

L’histoire se répétait, encore et encore. Cependant, il ne s’agissait pas de la partie la plus amusante et agréable de l’histoire, bien au contraire. Devant eux venait de se dresser ce Dieu de l’eau, sautant avec ses trois queues qui virevoltaient et prouvait - si certains en doutaient encore - qu’il était bien l’une des entités les plus puissantes de ce monde. Rien que ce saut, ou plutôt son atterrissage, avait provoqué un véritable séisme. Et dans une zone comme Kiri, une telle secousse avait entraîné un impressionnant raz de marée.

Le sol se fracturait, et l’eau était menaçante au niveau de ses pieds tout autant que celle qui s’approchait sous la forme d’une immense vague. La métamorphe, son ancienne élève Reikan, avait été très réactive et composait déjà des mudras, annonçant qu’elle allait réussir à s’occuper de cette menace environnementale. Kaya lui fit un simple signe de la tête, approuvant sa démarche et lui accordant sa plus entière confiance.

Alors qu’elle sentait la terre sous ses pieds se faire manipuler par Reikan, elle commençait déjà à composer à son tour les mudras complexes qui permettaient de réaliser ces fameuses techniques interdites. Enfin. Il était temps de changer de dimension, frôler le côté obscur et être sur le fil des codes des ninjas. Sans risques, il était impossible de réaliser de grandes choses, et il était de son devoir aujourd’hui de se donner corps et âme pour défendre sa patrie.

“Je vous fais entièrement confiance. Je m’occupe de la barrière.”

La confiance avait cependant ses limites, et en quelques rapides mudras, elle se mit à faire tomber de la neige au dessus d’eux. Une neige chargée en chakra qui lui permettrait au besoin de détecter une menace invisible à l’oeil nu.



Et alors qu’elle était à priori en sécurité sur cette plateforme surélevée renforcée avec des murs dotons, l’héritière du clan Yuki concentra autant de chakra que possible dans cette technique, et continuait de composer des mudras à la vitesse de l’éclair. Cette technique était si complexe qu’elle demandait un nombre incalculables de mudras qui s'enchaînaient sans avoir l’impression qu’elle s’arrêterait un jour.



Et durant ces mudras, une quantité de chakra impressionnante était expulsée de son corps pour former à terme avec les quatre autres ninjas qui devaient réaliser le même enchaînement une grande barrière d’un chakra neutre mais terriblement résistant.

Elle en venait même à se demander pourquoi cette technique était classée comme interdite, elle était si belle, si pure… et terriblement puissante.

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Aditya
AdityaEn ligne

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Jeu 6 Aoû 2020 - 13:42


Une nouvelle fois, l’écho titanesque d’un cri vint vendre l’atmosphère chargée d’appréhension qui emplissait chacun des cardinaux de cette formation, annonçant le désir foudroyant de ce Dieu de répéter le cataclysme de l’été précédent. Pour autant, les iris éthérées de l’ascèse ne quittèrent pas cette pupille unique emplie de rage, qu’autrefois, il avait pourfendu de son don sylvestre. Pendant un instant, une certaine douleur parcourra ces revers du monde, en étant témoins du souvenir faisant écho à son esprit.

Le vrombissement de la terre ne tarda pas à trouver sa place dans l’attention de chacun des shinobis, accueilli par le Démon comme un signe impétueux de sa colère ; pauvre âme échappant à l’incompréhension des hommes, et dont on se complaisait dans l’asservissement. La mâchoire d’Aditya se tendit à cette réflexion dont il serait le partenaire. Son regard courut sur les détours de l’archipel où l’eau tempêtueuse s’apprêtait à déferler sur les berges et leur position, une nouvelle fois ; mais dans l’onde de es yeux se réverbérait déjà l’écroulement de la terre, au-delà de celle engendrée par les mouvements inconsidérés de ce Dieu des abysses. Le détour d’un félin apporta l’once d’un rictus sur son visage, lorsqu’il reconnut l’orfèvre de la tigresse. Sa main vint s’apposer au sol érigé, dans le gage d’une certaine stabilité.

Et lorsque cette muraille parvint à s’imposer sur ce paysage tout juste exempté de débris naissants, l’éclat sibyllin de son regard darda la silhouette qui se trouvait le long des écailles du chélonien. Ses traits se muèrent sous le joug d’agacement, à l’idée qu’il puisse reconnaître l’individu ; il ne s’agissait plus de la Fanatique qui avait fait son Dieu sienne, mais du seigneur qui avait abandonné ses terres, au profit d’orgueil et d’avarice.

Plus que tout, l’ascèse éprouvait un dédain des plus profonds envers ceux incapables d’encaisser les responsabilités qui leur était dus, quelles qu’elles soient. Une nouvelle fois, Raonaka Ao prouvait qu’à aucun instant, il ne s’était affiché comme une personne noble ; qu’il s’agisse d’ambition, de rang, ou de devoir, il représentait tout ce qu’il exécrait.

« Raonaka Ao est parmi nous, vraissemblablement. », déclara-t-il en se redressant légèrement, une œillade accordée à ses comparses.

Guidée par l’habitude, ses paumes vinrent ériger un mudrā qui ne tarderait point à provoquer l’apparition de deux doppelgänger à ses côtés, dont l’air apaisé réverbérait à s’y méprendre celui de leur original. S’il s’apprêtait à maintenir une technique interdite pendant plusieurs minutes vitales à la sauvegarde de l’archipel, ses mains s’en retrouvaient liées ; ou tout du moins, celle de ce corps. En étant garant de la présence de ses doubles à ses côtés, il était d'autant plus capable d'assister ses pairs ; un refus, presque incertain, à ce devoir de vie qui lui était imposé aujourd'hui.

Pendant un instant, son regard vint se loger sur l'une de ses paumes, avant de rejoindre les détours tempétueux de la silhouette du Dieu de l'Eau ; et, finalement, dans un soupir qui trahit l’infamie dont il était éprit, ses mains se trouvèrent à nouveau dans l'onde d'un seul signe, avant que ses doigts n'épousent la courbe du sol sous ses pieds, déformé par l'apparition du rempart de plus tôt.

Dès lors, une myriade de traces noirâtres s'étendirent sur le revers de la terre semblant étancher chaque parcelle dont il pouvait s'abreuver pour rejoindre l'écho des mêmes sceaux formés aux cardinaux. Les genoux fléchis, Aditya observait la course folle de ce Fuinjutsu, dans un mélange de résignation et d'accomplissement.

Seule une pensée réverbéra les traits de celle qu'il avait adressée à ce Dieu, une année plus tôt, lorsque le concours conjoint des âmes de ce village avait permit de l'enfermer au sein des littoraux. Pardonne-moi.

Cette fois-ci, elle s'adresserait également à cet enfant de la Brume qui en deviendrait l'hôte, et dont la vie serait le prix des affres militaires.

récapitulatif:
 



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Dieu de l'Eau
Dieu de l'Eau

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Lun 10 Aoû 2020 - 10:52
Se défendre d’un Dieu et de tout le florilège de puissance qui l’habitait suffisait-il à s’en défaire ? Plongés au cœur du chaos semé par sa colère, vous constatâtes que non. La chose vous sauta aux yeux au moment où les masses volumiques d’eau déferlant de la position du Dieu de l’Eau, hurlant dans toute sa majesté, assiégèrent vos défenses : c’était un cataclysme, et le seul vacarme du fracas des vagues contre les murs de pierre fut suffisant pour découvrir avec horreur que vous n’étiez rien à côté de cette antique créature remplie de cruauté. Rien à côté de ce qui avait résisté au temps, aux aléas tragiques de l’existence, à la prison dans laquelle il avait été scellé.

Pour autant, et malgré l’évidence que cette créature dépassait chacun d’entre vous en force, vous pûtes saisir une chose et non des moindres ; les barrières de chakra que vous dressâtes contre ce monstre atténuèrent la puissance de ses assauts, autant qu’elles étouffèrent les vagues de chakra qui déferlaient de sa présence, semblable à un halo oppressant vous obligeant à vous camper sur vos deux jambes pour pouvoir supporter la pression colossale de cette énorme évacuation de chakra pur. Une oppression face à laquelle vous ne vous permîtes pas de céder, conscient qu’il s’agissait de vaincre pour vivre. De ce que vous vîtes, il vous parût irréalisable de contenir cette chose, ni dans un sceau, ni dans un homme. Vous étiez confronté à un Dieu, celui qui menaçait votre île de sombrer dans les tréfonds. Le seul fait qu’il vous accordât son attention fut flatteur, puisque ses intentions réelles se tournaient manifestement vers la destruction finale de Mizu no kuni. Difficile de croire qu’il put être maîtrisé par un seul homme ; ou une seule femme. A ce titre, si fort et talentueux fût-il, Raonaka Ao ne vous sembla pas non plus promis à le posséder : comme si rien ne pouvait tarir les dégâts à présent qu’il était libre. Libre et dans toute sa splendeur, susceptible de plonger le monde dans un désespoir absolu.

Horreur.

Dans ce maëlstrom inhumain, le tsunami fit rage mais les forces coercitives des shinobis s’assemblèrent pour repousser avec efficacité le siège mené par le Dieu de l’Eau. Les vagues s’écrasèrent tantôt contre des murs sur lesquels vous vous dressâtes pour certains, tantôt sur des vents furieux qui les dispersèrent. Surtout, les Barrières Divines furent votre salut, sans quoi ces torrents multipliés par les remous de la bête vous auraient emporté. Au lieu de vous engloutir, les eaux furieuses de Sanbi stagnèrent à hauteur de ceinture, ce qui fut presque une réussite. Presque. A l’unisson, vous pouviez lutter ; tenir ; endurer ; mais pouviez-vous vaincre ?

Il en allait en tout cas de l’avenir de Kirigakure… et même de l’archipel. Vous aviez beau vous efforcer d’y croire, vous ne pûtes que vous rendre à l’évidence que vous étiez face à une entité qui appartenait presque à un autre monde, ou au moins à un autre temps. Sanbi, à cet égard, pouvait vous apparaître comme un fossile millénaire ranimé par d’occultes forces afin de fustiger ce monde, de sorte à punir les humains pour les ambitions. L’architecture particulière de ce Dieu, ses écailles munies de pics hérissés formant son indestructible carapace trônant bien au-dessus de vos têtes, tout cela put vous rappeler à quel point vous pouviez être peu de chose face à ce qui vous avez précédé ; le respect s’imposât par tout ce que Sanbi inspirait de démesure, alors même que ses pas de géants continuaient de vous promettre les limbes d’une mort plus palpable que jamais.

Soudain et contre toute attente, vous vîtes le Dieu de l’Eau trembler. Tout son corps de géant fut frappé de vibrations, ce qui le forçat à s’immobiliser l’espace d’une seconde. De légères fissures se démarquèrent alors tout le long de son illustre carapace après le son de ce qui fut une collision extraordinaire. Quelque chose lui avait fait mal. Le Dieu de l’Eau hurla.


« GGWWWWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARHHH ! »


Raonaka Ao, de son poing herculéen, avait frappé. Vous comprîtes alors qu’il était peut-être, ironiquement, votre sauveur. Cependant, irrémédiablement, cela provoqua la colère du Dieu de l’Eau qui, en réponse, se déchaîna partout autour de lui.

Au Nord, vous vîtes l’énorme œil de l’abyssal Dieu se détourner de vous pour s’intéresser à d’autres. Perché sur votre promontoire rocheux et étouffant la cascade déclenchée par le Dieu de l’Eau, votre groupe s’assura de solides chances de se sortir de la colère divine ; pourtant, comme bien d’autres, votre focalisation sur la survie vous fit omettre quelque chose : Sanbi n’était pas invincible. Si le scellement conjoint des Kirijins vous permît de voir le monstre s’enfoncer légèrement dans ses propres eaux, vous eûtes la surprise toutefois de le voir se livrer à un nouvel assaut, menaçant de vous abattre avant vous ne pussiez espérer le sceller. Le laisser poursuivre ses attaques sans l’obliger à se rétracter était la pire erreur que vous pouviez faire ; et vous l’aviez faîte. Poursuivant son piétinement en se tournant, vous vous retrouvâtes sans sol sous vos pieds : votre mur s’effondra avec les secousses sismiques provoquées par ses lourdes pattes. Au demeurant, il parvint à libérer l’une de ces dernières pour vous asséner, au vol, un coup d’une violence inouïe qui menaça de vous catapulter à une distance déraisonnable, au paroxysme de sa force : la mort vous guettait.

Ce fut d’autant plus vrai qu’un homme remarqua la patte dressée et s’empressa de courir dessus pour s’approcher de vous…


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Raonaka Ao
Raonaka Ao

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Lun 10 Aoû 2020 - 11:00

Le grondement du Dieu de l’Eau fit frémir l’ancien Seigneur de Mizu. Alors qu’une large émanation de chakra, conséquente de la libération des Portes Célestes, le transformait en diable inhumain, il put ressentir toute cette puissance colossale frétillant sous ses pieds. Il remarqua avec un plaisir non dissimulé le tsunami extraordinaire déchaîné par Sanbi de toutes parts, et éprouva presque de l’admiration devant la féroce résistance des Kirijins qui parvinrent brillamment à contenir l’assaut ; mais comme il pouvait s’y attendre, ils s’étaient contentés de survivre au lieu de vouloir posséder Sanbi, ce qui justifiait outre mesure qu’ils ne le méritaient pas.

Lui était différent. Il ne se suffisait pas de survivre. Nul ne pouvait prétendre avoir traversé des épreuves aussi terribles que cet homme dont l’exacte forme était en réalité tronquée de ses deux membres supérieurs, qu’il avait sacrifié pour la hauteur de ses ambitions démesurées. Ses yeux, prenant une teinte étrangement pâle rendant presque invisibles ses iris, scrutèrent le carnage en se délectant de ce moment qui lui était dû. Le temps n’était plus aux paroles, ni aux promesses : en ce jour, il serait le maître d’un Dieu.

Sous ses pieds jaillirent des pics de rocs que Sanbi lui adressa comme pour se débarrasser de sa désagréable présence. Fortuites, ces saillances de pierres ne suffirent pas cependant à le malmener, car il leur adressa pour seule réponse un coup de poing absolument prodigieux, dont seul lui avait l’art ; balayant littéralement l’assaut du Dieu de l’Eau, il parvint à asséner une frappe si redoutable que l’immense carapace de Sanbi en trembla de toute sa grandeur, laissant apparaître des fissures depuis la position occupée par ce persécuteur increvable, perpétuellement guidé par de grandioses aspirations. Le Dieu de l’Eau s’immobilisa sous la douleur, l’espace d’un instant, avant de pivoter. Réagissant promptement, Ao assista à la riposte de cette créature titanesque et vit, sur sa droite, le mur de l’Unité Nord s’effondrer et la patte du Dieu de l’Eau se dresser ; avec l’intime désir de profiter de cette opportunité malsaine, il parcourût le dos de l’odieuse entité dans le sens inverse de son mouvement, et à la faveur d’une charge accélérée par ses muscles boostés en dehors du commun, il fut sur le groupe en clin d’œil. Il courut sur la patte jetée sur eux et se trouva face à Kaya en un clin d’œil ; ne lui laissant qu’une fraction de seconde pour se défendre, il enchaîna avec une combinaison de coups particulièrement dangereux, du moins pour la suite de votre affrontement contre le Dieu de l'Eau.

« Soyez rassurés : l'histoire n'oubliera pas votre sacrifice ! Disparaissez ! »

En plein milieu du ciel, votre situation parût désespérée.


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Aditya
AdityaEn ligne

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Lun 10 Aoû 2020 - 21:26


Un vent d’accalmie s’éprit de la silhouette de l’ascèse, dont les prunelles n’avaient cessé de darder les contours d’un homme corrompu par l’ego ; un homme, qui autrefois, n’avait qu’un but. Celui de protéger et veiller au bien être des âmes sous son joug. Pour la première fois, le souffle sinueux de la colère vint s’éveiller au cœur de l’esprit d’Aditya, poussé par le profond dédain qu’il ressentait à l’encontre du Lieutenant ; et pourtant, ses iris éthérées furent exemptées de sa trace, demeurée sourde au cœur du linceul de ses pensées. Bien au contraire, son regard trahissait tout le sang-froid dont il était pourvu depuis sa naissance, guidant son attention sur chaque onde de l’eau vrombissant sous les membres de la divinité.

Un tremblement agita son corps, bien trop puissant pour qu’il ne soit issu de ses émotions ; et dans un craquellement foudroyant, la terre érigée comme refuge se fractura, bafouant le temps d’un instant les appuis de chacun. Au loin, il pouvait en comprendre la cause, sans aucun doute ; le Raonaka venait d’infliger pire douleur à cette entité, dont la carapace avait été frappée d’une onde de choc titanesque, discernable jusqu’aux courbes de chacun des cardinaux. La mâchoire du blond se resserra, et dans un ultime désir de protéger ceux qui étaient désormais les siens, sa paume se mua sous les détours d’un mudrā unique, appelant au don sylvestre qui courait dans ses veines depuis le premier jour.

Telle une arborescence majestueuse, chacun des débris de la barrière rocheuse érigée par la féline se vit transpercé par la naissance d’une pousse sylvestre, qu’il s’agissent de ceux sur lesquels ses comparses avaient trouvé refuge, ou ceux qui, tout comme eux, chutaient en direction de l’eau marécageuse ; et en un instant, ce qui n’étaient que de faibles branchages de muèrent en troncs gorgés d’énergie le temps d'un battement de cil, dont la croissance n’avait été forgée que par le chakra de leur créateur, écho au même don qui les avaient fait naître. Dans une quête de stabilité, les pas d’Aditya vinrent trouver les détours d’une épaisse racine avant qu’elle ne se lie à ses consœurs pour ériger le plus flamboyant des remparts, avisant l'horizon d'un air inébranlable.

Ô que le temps avait passé, depuis cette ère où la Yuki n’avait pu être témoin que des prémisses du bois dont il ignorait tout encore, à l’époque. Car désormais, ce n’était nulle autre que la plus fervente des orfèvres de l’ascèse qui se tenait sous leurs pieds ; les détours du visage de Kannon, dont la protection divine venait de faire face à la frappe du Démon de l'Eau. Un écho à ses racines, plongées au cœur d'Hayashi ; et dans l'ombre du vacarme assourdissant qui les entouraient, les silhouettes des deux doppelgänger se hissèrent sans attendre sur la carapace du titan, en couvrant le même chemin que l'ancien Daimyo n'aurait prit : un ordre muet, adressé par l'original.

La paume de l’héritier du bois vint s’apposer à nouveau sur les contours de cette effigie, traçant un instant les détours des arbres fermement entrelacés. Et tandis que ses mèches d’or retombaient à son tour sur la courbe de son dos, sa voix s’éleva avec force, par-delà le cataclysme qui s’imposait à nouveau à eux. Elle n’avait qu’une quête : atteindre les silhouettes sur ses flancs.

« Cela devrait nous confier le temps nécessaire pour contre-attaquer. Descendez tous à l’abri, sur le flanc du rempart ! », déclara-t-il en croisant le regard de chacune d’entre elle ; il était hors de question de répéter les erreurs du passé.

Sans attendre, ses pieds épousèrent une nouvelle fois les courbes de cette barrière sylvestre, en guidant sa course le long de ses détours sylvestres ; et une fois que l'eau balaya son corps de sa caresse, le temps de rejoindre l'abris de fortune auquel des débris rocheux trouverait grâce, en l'empêchant de s'immerger totalement au cœur de ce tsunami silencieux. Déjà, l'ombre du Lieutenant planait sur la jeune femme, la menaçant de tout son être.

« Kaya, érige une nouvelle protection, le bois ne tiendra pas davantage ! »

En un instant, la paume d'Aditya s'effondra à nouveau sur le sol, ravivant d'autant plus la lueur majestueuse s'échappant de ce sceau interdit, dont les sigles, immobiles, tâcheraient d'enfermer à jamais la colère et la rancœur de ce Dieu titanesque. Sans rompre une seule seconde cette technique qu'il s'était engagé à poursuivre depuis lors, son regard vint trouver les détours de l'orée de ce rempart forestier. La silhouette d'Ao approchait, déclarant tant de paroles dont son ego ne pouvait garantir de la vérité. Plus qu'effrayante, la rage par laquelle il était porté en devenait pitoyable.

« L’Histoire peut s'emparer de ma vie si elle le désire ; mais la vôtre, vous la perdrez aujourd'hui, au nom de celles que vous avez tant de fois bafoué. »

Du coin de l’œil, il crut remarquer l'onde glacée du don de leur mentor formuler les détours d'une nouvelle effigie ; et alors, son regard vint à nouveau trouver les myosotis de Reikan, dans cette promesse renouvelée de veiller au flanc de chacun.

Raonaka Ao venait de formuler l'erreur qui lui coûterait la vie, en se dressant face à la Tigresse Blanche et l'Héritier du Bois, sans se douter du danger titanesque qui se cacherait sous cette acropole de givre. Venir à bout d’un tel ennemi semblait impossible ; improbable. Mais pour ces quatre âmes dont la synergie n’égalait aucune autre, l’espoir se serait plus permis.

Il deviendrait réalité.


récapitulatif:
 


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Yuki Kaya
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Mar 11 Aoû 2020 - 20:00

Voir un Dieu n’était pas commun, et même si beaucoup en rêvaient par curiosité, elle ne le souhaitait réellement à personne. La libération de ces derniers n’engendrait que désastres et peine. Elle continuait à concentrer des quantités impressionnantes de chakra pour maintenir la barrière protectrice qui semblait faire son effet. Cependant, cette confiance et cette sérénité allaient être de courte durée.

En effet, si un Dieu ne se laissait pas abattre si simplement, il allait en être de même du fameux Ao. Kaya fut surprise de voir le dieu de l’eau souffrir si vivement avant de se rendre compte que c’était l’homme sur son dos qui l’avait frappé. Ce coup avait réussi à faire violemment réagir ce monstre, ce qui confirmait - s’il y avait encore besoin d’une telle confirmation - la dangerosité de Raonaka Ao.

Mais alors qu’elle observait la réaction du Dieu de l’eau, elle remarqua qu’Aditya était déjà en train d’ériger une défense qui prenait la forme d’un rempart en bois dont les troncs transperçaient les morceaux de mur créé par Reikan qui était en train de s’effondrer. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas combattu auprès de ses anciens élèves, et force était de constaté qu’ils avaient bien évolué. Elle aurait aimé se dire que c’était elle qui leur avait tout appris, mais au fond elle ne leur avait inculqué que de solides fondations sur lesquelles perfectionner leur art. Et quel art qui se construisait sous ses pieds!

La chute fut alors de très courte durée puisque Kaya avait pu vite reposer ses pieds sur du bois, et sans plus attendre elle descendit au plus vite de cette nouvelle défense alors que le Dieu de l’eau se défoulait par colère. Sa puissance physique seule avait suffit à faire s’effondrer la plateforme qu’avait érigé Reikan. Décidemment les plateformes ne lui réussissaient pas, le duel face à Hyosa Hakyo s’était aussi déroulé sur une plateforme -glacée évidemment-. Une belle anticipation de la part d’Aditya qui lui fit gagner un temps précieux en plus d’augmenter la distance les séparant d’Ao. En effet, un mur les séparait désormais. Soit il passait par en haut, soit il attaquerait ce dernier pour les atteindre.

“Oui, je vais m’isoler un peu pour continuer le Kinjutsu.”

L’héritière du clan Yuki ne pouvait pas être offensive, son rôle était de survivre et de continuer à faire cette barrière divine. L’objectif de se défendre coute que coute la fit rompre le kinjutsu durant sa descente en trombe durant laquelle elle commença à composer des mudras, et une fois qu’elle avait atteint le sol, une grande et résistante barrière de glace s’érigea autour d’elle et toute personne assez proche tandis qu’elle pouvait ressentir le chakra d’Ao se rapprocher à vitesse grand V.



Ce dôme était l’une de ces défenses à l’aspect massif et impénétrable. La glace qui le composait était extrêmement pure grâce à des années d’entraînement à manipuler cet élément si froid. Elle espérait qu’il lui offrirait assez de répit pour pouvoir continuer à former cette barrière divine si importante pour le village tout entier. Être à l’intérieur était d’ailleurs étonnamment reposant. La température y était froide, les murs étaient clairs et la coupait du monde extérieur l’espace d’un plus ou moins long instant. Dès sa défense personnelle érigée, elle reprit le maintien du Kinjutsu, se contentant d’espérer ne pas entendre des hurlements de douleur venant de ses coéquipiers ou voir la glace se briser.

Résumé:
 

(Edit: j’avais oublié le résumé de tour, mes excuses.)





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Dernière édition par Yuki Kaya le Jeu 13 Aoû 2020 - 15:29, édité 3 fois
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Mawehara Miyuki
Mawehara Miyuki

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Jeu 13 Aoû 2020 - 2:40
En voyant le traitre imbu de lui-même se jeter comme un fou furieux sur la créature gigantesque, divine pour certains, Miyuki eut un léger sourire. Il allait venir. C'était obligé. Il allait venir. Elle le sentait. Il allait venir. Il allait mourir.

Arrêtant de créer des murs pour tenter d'aider à la stabilisation du sol et à l'arrêt de la puissante vague qui avait déferlé quelques instants plus tôt, la jeune femme dégaina rapidement son arme. Il allait venir. Elle le savait. Enchaînant les mudras, elle se couvrit de roche et redescendit des débris du mur de Reikan, protégée par celui de bois de son sensei.

Suite à celui, sans mudras, se concentrant uniquement sur Senritsu la lame chantante, la jeune femme aux yeux bleu-gris ordinairement calme et composée sentait une forme d'excitation terrible l'envahir. Une rage de combat venait l'habiter. Enfin, elle allait pouvoir faire quelque chose.

Elle savait que cet homme était sans doute l'un des plus rapides de cette terre. Un des hommes les plus puissants en terme de force physique brute. Un des hommes les plus intéressants à vaincre au corps-à--corps. Un défi qu'elle mourrait d'envie de relever et de remporter. Plongeant son chakra au coeur de sa lame, elle la fit vibrer rapidement. Une vibration presque invisible et pourtant si terrible puisqu'elle rendait la moindre de ses attaques mortelle au point de pouvoir trancher les os.

T'as peur ?
Je sais pas.
Ah ?
Je sais pas jte dis.
Vraiment ? Tu sembles... Heureuse...
Et ?
Ça me plait...


Plissant les yeux, la jeune femme contracta ses muscles. Elle n'avait pas longtemps pour réagir. Si peu de temps à partir de l'instant où il serait au dessus du mur d'Aditya ou de ses restes. Mais son assaut pouvait être capital. Pouvait anéantir ce monstre. Elle n'était pas aussi rapide, pas aussi puissante. Elle le savait. Mais il allait venir. Sûr de lui, arrogant. En ligne droite. Inattentif. Certain de vaincre. Il ne s'attendrait certainement pas à ce qu'elle allait faire. Qui se jeterai sur la trajectoire de ce monstre ? Personne. On préfèrerait fuir. Le supplier. Lui demander de le rejoindre. D'aucuns tenteraient de se défendre, d'esquiver. Elle non. Il allait venir. Elle le savait.

Et maintenant ?
Maintenant, il meurt.


Sûre d'elle, peut-être trop, elle contracta ses muscles après s'être placée simplement devant Kaya lorsqu'elle vit apparaître au dessus du mur et commencer à se lancer. Il avait une certaine distance à parcourir pour les atteindre. Mais il viendrait de lui-même. Il venait sur eux, comme elle s'y attendait. Il ne pouvait ignorer la puissance que dégageait ses trois camarades hors normes. A l'instant où elle ne le percevait presque plus tant il allait vite, bien aidée par son oeil surentrainé depuis des années maintenant, elle commença son tranchant. Viser la gorge à peu près là où il devrait arriver par rapport à la ligne droite qu'il comptait tracer. L'intercepter pendant sa charge. Ce n'était pas évident. Elle ne réussirait peut-être pas. Mais si elle le prenait ainsi par surprise alors qu'il n'avait plus rien sous ses pieds pour pouvoir esquiver ou se repositionner, alors il y perdrait la tête sans rien y pouvoir faire, dépassé par son égo.

Et pour s'assurer qu'il ne ferait rien d'autre, sa lame cria une fois. Oh, ce n'était pas sa plus grande puissance, mais la dernière chose qu'elle voulait c'était déconcentrer ou affaiblir ses trois camarades. Non. Avec cette puissance, seul lui serait véritablement affecté. Puisqu'elle en était sûre, comme la plupart de tous ceux qu'elle avait pu rencontrer, il n'était pas préparé face au son.

Lame en avant, tranchant vivement pour le décapiter à l'instant où elle estimait qu'elle croiserait sa trajectoire, peut-être même se cognerait-il contre elle si elle s'était un peu loupé, Miyuki fit hurler Senritsu pour destabiliser plus encore le monstre qui leur sautait dessus. Attérissant dans une roulade ou projetée très loin si elle avait rencontré les poings de son adversaire au lieu de trouver sa tête, la jeune femme essaya d'observer le résultat. Si elle avait pu l'emporter, quitte à mourir dans les instants suivants des séquelles d'un coup qu'elle aurait pu prendre à la place de sa camarade, la guerrière aurait été heureuse.

HRP:
 
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Yasei Reikan
Yasei ReikanEn ligne

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Jeu 13 Aoû 2020 - 21:01



♫ zack hemsey - i can get it back

Le Démon et ses plaintes, sorties d'un enfer absurde de tourments, couvrirent le pays d'un drap de fin du monde. En vociférant de la sorte ses plus amers ressentiments, traumatisé par la poigne d'un génie du mal et dominé par la folie de la souffrance, Sanbi enfanta toute sa colère sur les terres de l'île-mère de l'Archipel sans se faire prier davantage par tout un océan d'impuissants qui étaient à ses pattes légions, seulement a priori capables de le craindre et le redouter d'en bas, de leur basse condition de mortels bien trop chancelants pour espérer atteindre un tel démiurge. Mais la carapace de la déité avait toléré, par un acerbe et impétueux fracas, le règne d'une terreur aussi menaçante et préoccupante qu'elle. Puissant et beau d'un désespoir si immoral, Raonaka Ao s'était juché sur un parvis de violence létale sur lequel la Brume luttait farouchement pour ne pas entrevoir la perte de ses enfants sous les eaux. Les uns tremblaient à la vue de l'ombre de la tortue alors que, serein et placide, son oppresseur terrassait, faisait couler la peur dans ces fissures grises puis cramoisies qui s'étaient emparées du Dieu de l'Eau. Omnipotent, le monstre devenu fou sonnait de ses hallalis de terreur la guerre déclarée à la Brume et au monde tout entier.

Et il ne lui fallut qu'un coup de patte pour apporter la mort en personne à la porte de l'Unité Nord.

En chute, Yasei Reikan releva ses pupilles gorgées d'éther sur l'aura grandiose et maléfique venue envelopper de puissance et de démence ce guerrier, en course vers ses compagnons et elle. En ce monde, il était des chimères qui alimentaient d'angoisses les Hommes et rendaient réelle la victoire des cauchemars sur les amarres brisées de la réalité. Comme un seau d'eau destiné à éteindre le feu de l'espoir, le traître de l'Eau avait entrepris ce bond fatidique qui allait le transporter jusqu'à ses prétendues proies. Mais était-il conscient de l'âpreté de la tâche qu'il s'était juré de remplir, en s'en prenant à Yuki Kaya? Certainement pas, au vu de la confiance irritante dans laquelle il s'amusait à baigner. La féline échangea ainsi un regard téméraire à Aditya, pendant qu'elle se servit du rempart de bois comme tremplin afin d'aller trouver un appui à son flanc, contre un vestige solide du terrain qui n'avait pas encore été trop bouleversé par les séismes du Démon à queues.

Les sons cristallins de la glace vinrent bercer son ouïe lorsque son ancien mentor dressa son dôme gelé face à l'arrivée fulgurante du renégat, que les yeux humains peinaient à discerner efficacement mais que la muraille d'Aditya et l'écart du quatuor avaient au moins réussi à rendre plus prévisible. Les techniques des deux combattants se heurtèrent l'une à l'autre pour se tirailler avec véhémence l'issue victorieuse de cet assaut frontal, laissant à la sabreuse le temps de s'apprêter d'une armure tellurique afin de recevoir l'ancien Daimyō de Mizu en bonne et due forme et, s'il le fallait, encaisser en lieu et place de la Sanjikan*. Quant à elle, la Yasei se servit patiemment des maigres secondes de tension et repéra le moment le plus opportun pour sévir contre celui qui, en ces lieux, ne méritait même plus de respirer. Lui qui n'aspirait qu'à se repaître goulûment du fond de terreur creusé dans chaque être mis en déclin par sa faute, autant Hommes que Bêtes et Démons, n'incarnait à ce jour plus qu'une sordide abomination aux yeux de la Tigresse blanche.

Une infamie qu'elle se devait de réduire en charpie et faire taire à jamais, en vue de protéger Kiri.

Aux commissures des lèvres d'Ao se forgeaient les stigmates nés de tous ses crimes d'avant et du silence de maintenant. À sa fichue barbe pendait encore toutes ces ignominieuses damnations déjà portées par sa langue envers les enfants de la Brume qu'il voulait piétiner, tel l'oracle misérable de sentiments qu'il était. À proximité, la Fille du Lion laissa l'appel du combat mûrir en son sein et rugir avec férocité en ses veines, poussant ses fins doigts à enfin s'allier et formuler une série de mudrās vouée à plonger le corps de la bestiale et les environs dans une opaque fumée blanche, maîtresse de surprises. La défense monumentale de la dame de glace se fracturait sous les coups du perfide et le sabre de Miyuki lui grondait son déstabilisant reproche aux oreilles. Mais le heurt n'allait qu'en devenir bien plus violent encore et ce jusqu'à son paroxysme, grâce à l'enfant des Bêtes.

...Maintenant.

Brutalement, une imposante queue animale sortit à une vitesse effarante des entrailles de ce nuage crémeux et s'empressa d'assaillir le parjure, dans l'optique de le sangler des épaules aux pieds en ne laissant que sa tête et le haut de son buste à l'air libre. La brume mise au monde par l'entrée en scène de l'invocation fut sèchement pourfendue par ce membre monstrueux puis par le corps entier de Rakasha lui-même, le Lion blanc gigantesque qui avait répondu à l'appel de Reikan. Dans cette vallée de chaos forée par Raonaka Ao, véritable imbroglio menacé par la submersion, la meneuse du clan Yasei n'attendit pas plus longtemps pour autoriser son sang à bouillir, frapper ses tempes et révolter l'adrénaline de son carcan de chair. À son approche de ce noble déchu, les dents rudoyées par sa mâchoire navrée de colère étaient devenues des armes plus tranchantes que des poignards encore. Des crocs entre lesquels ce félon, Dieu du Taïjutsu, trouverait le salut après une existence passée à répandre mort et haine au Pays de l'Eau ou ailleurs.

Pour défendre l'avenir de Kiri contre lui, Yasei Reikan allait devenir vengeresse.

Sans prévenir ni faire état de pitié, la féline joua de l'utilité de son état hybride, vecteur de bestialité, ainsi que de sa proximité avec l'ennemi de la Cité Brumeuse, pour lui révéler son imposante tête de Tigre blanc. Et dans un élan de frénésie, elle faucha avec une rapidité déconcertante la sienne pour l'arracher à son corps. Tel le sifflement d'une peine rampante cherchant à rendre justice, la violence et la vitesse de sa morsure furent telles que son effrayant claquement résonna dans toute la zone. Voilà un bruit qui ne manqua pas d'épargner ni les tréfonds, ni même les cieux alentours. Au prix de son humanité et de sa bonté habituelles qui avaient fait d'elle une Héroïne de l'Eau et la cheffe de son clan, Shiroitora* infligea ce qu'elle espérait être finalement un coup fatal à la cruauté absolue, qui n'avait d'égales que les souillures portées par cet homme.

Que ce monstre de Raonaka Ao périsse de cette déchirure, pour de bon.

résumé:
 

*Sanjikan (参事官, litt: Conseiller diplomatique)
*Shiroitora (白い虎, litt: Tigresse blanche)

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Dieu de l'Eau
Dieu de l'Eau

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Dim 16 Aoû 2020 - 22:18
Admirable fut la défense kirijin. Vous vous montrâtes à la hauteur du cataclysme, tant par votre dévouement que par le sacrifice de toute votre énergie, afin d’endiguer le fléau annoncé par l’antique Dieu. Le déploiement des shinobis de la Brume Sanglante eut cela de grandiose : non content d’être d’une efficacité redoutable, il se gargarisait en plus d’une extraordinaire coercition des forces. Là où d’autres seraient déjà passés de vie à trépas, les belluaires de l’archipel poursuivirent l’épique ordalie qui les opposait au Dieu de l’Eau.

Les queues géantes frappèrent dans un maelström de colère, fendirent des murs, en renversèrent d’autres ; chaque frappe fut à cet égard remarquable par les tremblements générés, qui se répandirent en échos sur plusieurs centaines de mètres. On entendait, au loin, le son des collisions majeures capable de faire vaciller l’archipel. Mais les shinobis de la Brume Sanglante, poursuivant frénétiquement leurs actions, ne vacillèrent pas : ils continuèrent de montrer qu’ils étaient à la hauteur du cataclysme convoqué sur leur territoire. Malgré les trombes d’eau qui leur tombèrent dessus, malgré la menace persistante d’un Bijuudama se présentant dans la gueule béquetée de la tortue géante, ils ne cédèrent pas. Pire : certains d’entres eux ripostèrent. A l’Est, un audacieux protégé par ses confrères s’en prît à l’une des trois queues en lui assénant un coup d’un de ces sabres légendaires faisant la renommée de l’archipel ; à l’opposé de sa position, à l’Ouest, d’autres émirent un flash et crachèrent du feu pour finalement parvenir à planter littéralement une autre lame dans la paupière close du monstre carapacé. Le Dieu de l’Eau, rendu presque borgne, redressa alors sa gueule en ravalant la boule noire qui annonçait une attaque de puissance presque inconcevable pour les malheureux qui l’entouraient. Son râle, dès lors, fut intérieur ; une sorte de grondement majeur résonna de sa gorge, tandis que vous vîtes, comme par enchantement, le ciel se couvrir de voiles noires et se zébrer d’éclairs vifs, avant que les gouttes de pluie ne tombent de ces cieux assombris.

Sur la plateforme du Nord, Ao parût être offert en pâture à la gueule carnassière d’une Yasei. Au Sud, le quatuor parvint à maintenir la barrière malgré le fléau des eaux s’abattant sur eux. Cet instant se cristallisa comme une fraction du temps suspendu, comme un moment de grâce. Vous vîtes, distinctivement, une onde blafarde, vaporeuse et vraisemblablement impalpable, se décoller de la silhouette du Dieu de l’Eau. L’once d’un frisson d’âme, le soupçon d’un détachement de son esprit ; vous vous rendîtes compte que vous étiez en train de le dépecer de son essence, de lui arracher son âme par petits sursauts. La forme blanche et brumeuse, toutefois, se réincrusta dans sa carapace avant que le Kappa, retrouvant ses forces, ne se mette à replonger sa tête vers le sol en ouvrant son bec crochu, prophétique d’une sanction divine.

Jaillît alors quelque chose qui vous parût surréaliste, une explosion de puissance si importante qu’elle fit même sursauter Raonaka Ao, pourtant accoutumé à des défis de haute volée. Un déferlement noir, soufflé par la gueule impitoyable de l’antique créature, fonça vers le sol et frappa dans un tonnerre. L’impact provoqua un dôme de ténèbres oppressants, repoussa tous ceux qui de trop près s’étaient approchés de Sanbi et obligea même ce dernier, contre son gré, à lever ses pattes avants, le faisant presque basculer vers l’arrière.

La terre, dans un séisme, hurla. Des strates telluriques s’élevèrent en se brisant tout autour de la sphère de chaos. Un immense cratère naquît de la rencontre du sol et du Bijuudama ; un cratère si profond qu’il parût vous promettre, de prime abord, une chute mortelle. Cette terre, dévastée par l’affluence cette énergie si destructrice, muta de force pour devenir un gouffre béant qui se gageât à rester gravé dans la mémoire, comme le spectre du souvenir de la colère de Sanbi ; et vous promît une mort certaine, une mort qui vous aurait peut-être prise si vous n’eûtes pas le succès de deux facteurs qui vous permirent de rester en vie.

Le premier fut la barrière divine, maintenue, qui permit d’atténuer le blast provoqué par cette technique transcendante. Si perméable pût-elle paraître, vous vous rendîtes compte alors en quoi la barrière divine était tout indiquée pour contenir ce flot de destruction : seul un chakra baignant dans une atmosphère de sacré pouvait étouffer un chakra de la même veine de cette façon.
Le second fut d’être soudainement happé par un torrent, enfanté des eaux dans lesquelles piétinait Sanbi, des eaux qui derechef épousèrent les courbes basses du dôme pour encercler le Dieu de l’Eau dans une sorte d’entonnoir tourbillonnant qui vous évita de chuter de l’abîme, mais vous promît néanmoins à le rejoindre en vous emportant dans le mouvement : vous fûtes, par l’extraordinaire force des choses, pris au piège dans ce siphon géant, et soulevés à plus de dix mètres au-dessus du sol.

Le Dieu de l’Eau, prenant conscience d’être encerclé par son propre domaine qu’il avait fait monter jusqu’à lui en piétinant à répétition ce sol martyrisé par sa furie, se rétracta dans sa carapace et entama un pivot afin de jouer sur l’inertie et rendre la rotation plus signifiante. Tel une toupie, il se servit de la force des éléments et cracha lui-même davantage d’eau pour alimenter les conséquences du Bijuudama. Cela lui permît d’assurer le mouvement sur un plus long terme, et d’en intensifier la force, avec la volonté divine de piéger ses assaillants dans le tourbillon, haut d'une vingtaine de mètres à son point le plus élevé. L’eau souleva et arracha des débris de murs, de terre, d’arbres et des résidus de vos différentes techniques pour se peupler de déchets qui permirent, pour certains d’entre vous, de trouver appui. Baignée de chakra, ces eaux-là ne vous permirent guère toutefois de pouvoir rester en appui à la surface ; vous sentîtes, omniprésent, le chakra de Sanbi vous empêcher de diffuser le vôtre dans ses eaux. Pour certains, vous tombâtes malgré vous, victimes du siphon géant. Pour les autres, vous comptâtes majoritairement sur des débris emportés par le courroux de ce torrent.

Au Nord, les eaux ne purent que soulever la plateforme née du mur d’Aditya. Même fragilisé, le rempart vous permît de pouvoir demeurer en surface, et vous ne fûtes qu’éclaboussés par les vagues, hormis pour une personne…

Enfin, quand bien même le mouvement se poursuivait, vous vîtes la carapace de Sanbi ralentir puis se figer. Vous n’eûtes à cet instant qu’un bref moment pour réagir, car de cette carapace jaillirent de longs pics rocheux qui s’étendirent depuis sa position jusqu’à vous à une grande vitesse sur toute la zone, perforant et passant à travers les débris, les défenses fragilisées et les eaux pour venir vous empaler…

Spoiler:
 
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Raonaka Ao
Raonaka Ao

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Dim 16 Aoû 2020 - 22:28
Les coups d’Ao n’eurent rien à envier aux châtiments infligés par les queues de Sanbi : chacun d’entre eux put produire un vacarme au moins aussi assourdissant que celui causé par les collisions dont le Dieu de l’Eau se faisait maître.

Après avoir quitté sa position, le Seigneur déchu eut la surprise de découvrir qu’il n’était pas poursuivi mais à peine fût-il aperçu par ses prochains antagonistes qu’il les vit dresser une barricade géante pour l’empêcher de progresser. Il trouvât l’œuvre Mokuton particulièrement admirable, et se prît un instant à désirer ce pouvoir ; mais il n’eut pas le temps d’y réfléchir davantage, car la queue de Sanbi se chargea, pour son plus grand plaisir, de renverser ce mur bâti sur des fondations trop volatiles. Sitôt qu’il fit la barricade chuter, il sentît la queue sur laquelle il courrait s’abaisser ; il se crampa sur ses appuis et d’un bond, il fonçât.

Vous vîtes la queue de Sanbi s’affaisser d’autant plus qu’il prît appui dessus, et vîtes alors ce diable arriver si vite et avec une telle intensité qu’il n’eut même pas à poser appui sur ce qui, d’un mur, devint une sorte de plateforme géante sur laquelle continuait de s’effondrer des débris de roches. Miyuki, usant de vifs réflexes, anticipa la trajectoire avec brio et intercéda sur la route du fléau surhumain ; pourtant, alors qu’il commençât à frapper, sa lame fut soufflée par la force libérée du combattant. Ses poings parvinrent, après s’être débarrassé de la gêne occasionnée, à pénétrer le dôme de glace de Kaya : il frappa la glace avec tant de hargne que les vibrations de ses coups harcelèrent la Yuki de l’intérieur, et se répercutèrent en écho sur toute la zone. Même au Sud, vous pûtes entendre ces impacts terribles.

Un cauchemar assourdissant pour Kaya, qui vît peut-être avec épouvante sa glace se fendre sous ses yeux, comme si un monstre tentait de la pourchasser même au sein de son abri.

Son dernier poing enfoncé dans la glace, Ao n’eut qu’une petite seconde pour voir venir Rakasha, le Lion Blanc invoqué par Reikan, qui de sa taille colossale profita de l’occasion pour tenter d’encercler l’ancien Daimyô avec l’espoir de le figer définitivement. Quel comble pour Ao, en face de la glace qu’il redoutait, d’utiliser la technique qu’il avait mise au point pour autre chose que ce à quoi elle était destinée, et qui pourtant à présent se cristallisait devant lui.

Alors que la queue du Lion Blanc se refermait sur lui, vous le vîtes écarter ses bras et multiplier les frappes autour de sa position pour marteler de ses phalanges la queue du kuchiyose à une cadence extraordinaire, lui infligeant sans doute une douleur vive et l’empêchant de pouvoir refermer correctement son étreinte. Sitôt qu’il fragilisa les muscles de l’animal, il forçât pour empêcher l’étreinte et, s’étant fléchi sur ses jambes, usa d’un bond furtif pour s’en dégager.

Mais soudain, alors qu’il se dégageait de la prise, arriva l’horreur. Reikan, sa gueule grande ouverte, fondît sur lui. Difficile à suivre, Ao profita de sa vitesse pour tenter de prendre le plus de distance possible en reprenant appui sur l’un des débris de roche tombant ; mais ce simple mouvement permît à la Yasei de le rejoindre. Celui qui avait réveillé le Dieu de l’Eau n’eut que le temps de mettre son bras en opposition, regagnant sa vitesse en ayant rebondi sur le débris (qui fut éjecté aussitôt qu’il s’en servît d’impulsion), et de sauver sa tête. Mais les crocs meurtriers de Reikan, se refermant sur son membre, l’arrachèrent littéralement. Vous vîtes des câbles et des veines se détacher de son membre, dont le bois se fendît dans la bouche de la croqueuse.

« Gwwwwaaaaaarh ! »

Il imprima la gueule de Reikan dans sa mémoire, et se jura de l’abattre en continuant son mouvement. Par vengeance, il attrapa aussitôt le sommet de cette même gueule qu’il tint donc par la crinière et qu’il emporta à sa suite. Tous deux tombèrent dans l’eau, et furent ramassés par le passage siphon. En un instant, ils disparurent de votre vue.


Spoiler:
 

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Aditya
AdityaEn ligne

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Mar 18 Aoû 2020 - 18:11


Au cœur d’un capharnaüm titanesque, l’eau se dressa contre le lit qui l’avait assiégée, contre ces êtres dénués de sens qui osaient se dresser sur le chemin de la nature et de la colère qui la commandait, à cette rage sourde, gorgée des cris titanesques d’une divinité impie. Les flots se rebellaient, s’élevant au-dessus de tous tels une myriade d’écume vengeresse qui n’accueillerait en son sein que les dépouilles des condamnés, dont le corps ne ferait qu’un avec cet océan déchaîné. Celui-ci même qui, dorénavant, trancherait en deux l’île mère de l’archipel, laissant son intense marque dans le temps. Des nuages noirs s’élevèrent aux cieux, dardant de leur ombre l’œil unique de cette bête infâme, tranché par l’un des enfants de l’Eau. Un hurlement retentit à nouveau, bafouant l’océan prenant naissance aux berges de cette silhouette cataclysmique, apportant avec lui l’onde désavouée du tonnerre et l’impétueux grondements des éclairs. Le temps d’un instant, Aditya eut une pensée pour Junko, priant du plus profond de lui-même que la vie s’accroche à elle avec autant de témérité que son courage n’avait régné sur le Colisée, des années durant.

Une vague vint heurter les débris de bois et de roche entremêlés de toute sa puissance, et avant même que sa voix ne puisse trouver l’écho de ses paroles jusqu’aux oreilles de ses comparses, l’œil d’un typhon dévastateur se créait devant ses yeux, défiant quiconque de se substituer à la puissance des eaux vrombissantes du déluge. Tant bien que mal, ses pas trouvèrent le chemin d’un stigmate sylvestre, relique du visage de Kannon, alors qu'il adressait du coin de l’œil un regard bordé de doute à ses comparses.

Il vit la silhouette de Miyuki voir son arme bafouée d’un revers, dont le cri assourdissant failli à ravir à leur adversaire la volonté de se battre, et les cristaux de glace se briser telle une toile arrachée autour de la silhouette de la Yuki. Des poings fusèrent au sein de l’acropole de givre, révoltant la construction contre sa créatrice et fauchant les déboires de ce qu’ils avaient naïvement pensé être une stratégie adéquate, face à un Seigneur consumé par la hargne. Ses pupilles se plissèrent, tentant de discerner l’apparition du majestueux félin, dont l’appendice filait aux abords de cet être infâme ; balayée, à l’image de tout autre, l’onde du pelage tigré de la change-forme se révéla au-travers de la pluie tempétueuse. Et en un instant, l’un des bras du Lieutenant fut tranché par les crocs de sa partenaire de toujours, dont la bestialité n’avait d’égal que le danger qu’elle représentait pour ses ennemis.

Mais dans l’ombre de la colère du Dieu, dont la foudre et les pluies diluviennes voilaient la vision de chacun de leur présence, les iris éthérés d’Aditya s’écarquillèrent sous la frayeur : le second membre du Raonaka venait d’empoigner la chevelure d’ébène de la jeune femme, afin de la maintenir sous son joug pour sombrer jusqu’au plus profond des abîmes. Sa voix hurla le nom de la féline, forgée par la peur.

« Reikan ! »

En une seconde, leurs corps furent submergées par les flots, abandonnant le flanc des vivants condamnés par le déluge. Ses paumes, demeurées le long des lignes boisées des débris, se resserrèrent sous l’égide d’un sentiment nouveau, consumant son esprit et son être.

Une colère sourde s’éveillait dans le cœur de l’ascèse, révoltant sa chair contre elle-même et balayant son corps d’un frisson de rage que même ses pensées ne parvinrent à endiguer ; et au-travers du cataclysme qui résonnait autours d’eux, il hurla à nouveau, dans une tentative désespérée que l’écho de ses paroles baignée de douleur ne l’atteigne, au plus profond des flots.

« REIKAN ! »

Mais seul le grondement de l’orage répondit à ses complaintes, et dans le vent de l’écume, une vague souleva les reliques du rempart sur lequel il avait trouvé refuge, empêchant ses éclats de voix de fendre le vacarme des éclairs et le fracas de l’eau, bien qu’il ne cessât de l’appeler. Ses yeux trahissaient toute la douleur qui révulsait son cœur, à l’aube d’un nouveau cataclysme auquel elle ne pourrait échapper : car si aucune entaille n’avait ébranlé la confiance qu’il portait à la métamorphe, qui depuis toujours parvenait à se sortir de situations désespérées, la colère du Dieu de l’Eau, elle, ne pouvait être plus claire. Elle faucherait quiconque s’opposerait à son jugement.

Plus que tout, il se refusait à la voir dédiée à un tel destin. Il ne le supporterait pas ; mais quand bien même chaque parcelle de son âme lui hurlait de se jeter au cœur des eaux à sa recherche, ses paroles d’autrefois résonnait dans ses pensées, de leur timbre clair. Celles l’enjoignant à laisser de côté ses principes, ceux qui avaient dicté sa vie depuis le premier jour, afin de sauver le plus grand nombre. Cette nation, qui était devenue la leur. Fais-le pour notre survie et celle de tous ceux que nous chérissons ici, jusqu'à ce que nous puissions trouver une autre solution. Fais-le pour le bien de Kiri.

Alors, lentement, l’une de ses paumes se délia de l’égide de bois, en captant dans l’onde de son regard le reflet mortel d’un épieu de roche ; et sous le joug d’un mudrā unique, ses doigts en appelèrent à nouveau son don, faisant naître une arborescence de branchages devant des yeux voilés au monde. Enrichis par son chakra, tous accueillirent l’impact dévastateur de l’assaut, dont le souffle balaya ses mèches d’or aussi sèchement qu’il ne garantit sa sécurité. Une nouvelle fois, l’enfant du bois avait trouvé dans son héritage une symbiose rassurante, chaleureuse, au sein de ce maelström ; et bien qu’apaisante, elle ne suffirait pas à éteindre la flamme de colère qui brûlait en son cœur, depuis la disparition de sa tendre amie.

Son regard éthéré se redressa sur l'immensité du Dieu de l'Eau, dont les tournoiements titanesques ne cessaient d'alimenter les remous de ce mer nouvelle, au rythme d'un cyclone dévastateur. Et tandis que ses paumes se reposaient à nouveaux sur les contours de cet îlot de fortune, ses yeux trahissaient toutes les émotions vivaces qui ravivaient son âme, son corps tout entier éprit d'un frisson nullement dû à la peur : mais à un courroux, en pleine ébullition, dont Raonaka Ao était tant à l'origine que la proie future.


Une lueur majestueuse s'échappa des lignages formés par ce sceau renouvelé sur lesquelles ses mains s'étaient posées, et dont les imposants dessins voguaient au-dessus de l'écume et de la roche, bravant la tempête qui les assaillait. Une dernière fois, cette technique interdite serait fomentée, afin d'enfermer cette divinité dans la plus sûre de toutes les prisons : celle faite de chair et de sang, que même la plus cinglante des rages ne parviendrait à briser. Au prix d'une colossale quantité de chakra, l'Eau retrouverait sa stabilité, loin de l'anarchie causée par des êtres avides de pouvoir.

Ao serait le suivant. Il mourrait de leurs mains conjuguées, de toutes les vies qu'il avait bafouées au prix de son égoïsme, et payerai le prix du ressentiment qu'il avait animé en lui... pour la première et dernière fois.


récapitulatif:
 




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Mawehara Miyuki
Mawehara Miyuki

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Jeu 20 Aoû 2020 - 21:30
Alors qu'elle venait de frapper, la blonde vit son attaque repoussée par la simple force d'attaque du monstre qui leur avait sauté dessus comme un imbécile, en ligne droite, sans réfléchir. Il se croyait peut-être malin cet illuminé, mais il avait juste récolté une morsure d'une telle taille qu'elle avait emporté son bras. sans mal, ce qui avait tout juste sauvé sa tête.

Cependant, alors que Miyuki allait lui bondir dessus pour lui asséner le coup de grâce et l'achever en profitant de sa prise avec Reikan, l'homme tomba dans les flots et y disparut bien trop vite pour que la Sabreuse ne puisse lui asséner le coup de grâce. Regardant le tourbillon aqueux avec une certaine haine, elle murmura quelques mots dans la fureur sonore ambiante. Même Kaya n'avait aucune chance d'entendre ses mots, pourtant à quelques dizaines de centimètres d'elle.

« Reviens ici pour mourir, lâche... »

Attentive cependant, elle remarqua le manège de Sanbi et sans perdre cette rancoeur contre Ao qui avait fui plutôt que d'accepter la mort après tous ses méfaits, elle se tint en place pour se défendre et protéger la chef du clan Yuki. Après tout, elle l'avait sans doute un peu sonné avec sa technique, il était normal qu'elle bloque les assauts qui la cibleraient pour pâlier à son action.

Toujours dans son armure de roc, elle serra les mains sur sa garde et quand les projectiles terrestres fusèrent, l'un au niveau de sa hanche gauche et l'autre de son épaule droite qui aurait sans doute emporté Kaya dans les flots si elle n'était pas devant, Miyuki s'appliqua à les parer l'un et l'autre, Hakkei en main pour pouvoir agir en simultané. Si elle passait son temps à tenir Senritsu à deux mains, c'était pour limiter ses chances de se faire désarmer et de se retrouver sans défenses, non pas à cause d'un manque quelconque de talent.

Déviant ainsi les pics plus qu'elle ne les bloquait totalement, elle parvint à réduire la puissance et le danger qu'ils représentaient avant que chacun d'entre eux ne l'atteigne et ne lui blesse l'épaule et le flanc, détruisant ainsi la résistance de son armure, le choc se chargeant de fissurer l'ensemble de la tenue défensive qui ne tardait pas à tomber, rouler sur le radeau de bois d'Aditya et à être emporté par les flots.

Grimaçant un peu face aux douleurs lancinantes qui venaient être ravivées à chaque vague qui s'écrasait contre le rempart du Shinrin et saler un peu plus sa plaie, elle tenait cependant bon, debout face à ce danger immense que représentait Sanbi. Il fallait gagner encore un peu de temps, Kaya était debout et n'avait même pas besoin d'utiliser de son chakra pour se défendre, simplement maintenir le kinjutsu le temps nécessaire.

Armes en main, elle fixait le Dieu de l'Eau, attendant de voir s'ils allaient enfin le faire disparaître pour de bon du village et enfin arrêter ses destructions et ses meurtres de masse.

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Yuki Kaya
Yuki Kaya

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Sam 22 Aoû 2020 - 11:26

Kaya avait érigé ce fameux dôme de glace dans lequel elle avait une confiance infinie. Elle avait créé cette technique pour pouvoir la sortir des déboires les plus graves. Mais face à un Dieu et à un seigneur tel qu’Ao, tous les malheurs passés semblaient être paradisiaques. Cette défense qui devait être un havre de paix allait lentement mais surement se transformer en enfer. Ses yeux ne pouvaient voir que des ombres, et le prochain sens qui allait être alerté était son ouïe.

La silhouette d’Ao était devant son dôme, et rapidement des bruits sourds remplirent la structure de glace. Les poings faisaient trembler sa défense à chaque assaut de ces derniers, et il lui semblait évident qu’elle n’avait jamais vu de poings aussi dévastateurs jusqu’à présent, et elle doutait de la résistance de sa glace à présent. Chaque coup contre la glace provoquait une sorte d’onde de choc à l’intérieur du dôme qui rendait l’équilibre délicat, sans parler des décharges de chakra qu’elle pouvait ressentir.

Et soudain, ce qui devait arriver arriva: le dôme fut brisé dans un bruit assourdissant suite à un coup encore une fois surpuissant d’Ao. Cette fois, le choc fut encore plus intense et Kaya fut déséquilibrée au point de tomber au sol, sonnée par cette nouvelle onde de choc. Et alors que son regard glacial croisait celui de son ennemi durant cette période de choc, elle le vit subitement se faire attaquer, et quelle fut sa surprise de voir son bras se faire arracher par une attaque bien menée de son ancienne élève. Le regard d’Ao était resté ancré dans sa mémoire alors qu’elle avait du mal à retrouver ses esprits. Son destin aurait probablement été bien plus sombre si Reikan n’avait pas attaqué de la sorte…

Tout ce qui était autour d’elle semblait n’être que désolation, et son regard avait encore du mal à retrouver sa vivacité. L’Heidan était encore sonnée et avait du mal à trouver ses repères. Son esprit était passé en mode survie, seule cette dernière comptait dès alors. Les sons étaient étouffés, sa vision était floue, d’ailleurs elle n’avait même pas remarqué que Reikan venait de s’être fait emportée, mais pourtant après avoir secoué la tête elle retrouva un éclair de lucidité. Observant la scène, elle fut ravie de voir qu’elle disposait d’un sol stable, même si ce dernier se dirigeait de façon inévitable vers les tréfonds de ce tourbillon.

Mais cette lucidité arriva un peu tard pour pouvoir réagir de façon saine et anticipée vis à vis de ces pieux qui se dirigeaient vers eux avec aucun autre but que de les transpercer pour provoquer la mort. Le temps qui lui restait pour se défendre était alors extrêmement court comparé à ses camarades qui auraient pu ériger des murs ou autre. Par réflexe, elle composa quelques très rapides signes pour se protéger à nouveau avec de la glace qui se forma autour d’elle pour former un bloc bien plus petit que le dôme auparavant.



Cette défense était personnelle, et elle l’espérait suffisante pour encaisser ce qui pouvait la viser. De toute façon, dans son état de lucidité actuel, c’était bien la seule chose qu’elle pouvait faire. Même si Miyuki venait vers elle pour dévier les attaques, son esprit était trop embrumé pour qu’elle ne fasse autre chose qu’une technique réflexe.

Mais il fallait maintenant retourner à son devoir principal: défendre sa nation grâce à une technique interdite dont la puissance n’était désormais plus à prouver. Dans sa nouvelle protection, elle reprend alors la composition des signes permettant d’activer la barrière divine. En espérant que le scellement se termine rapidement pour éviter de se faire happer dans ce tourbillon infini. Elle savait nager, mais ses capacités avaient des limites, quand même…

Résumé:
 


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Raonaka Ao
Raonaka Ao

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Mer 26 Aoû 2020 - 23:38
La colère avait toujours été son seul fleuret, son unique flamberge de feu, l’arme avec laquelle il avait balayé toute chose qui avait espéré l’occire. A travers les années, son corps meurtri avait transcendé toutes les épreuves auxquelles un homme pouvait être confronté au cours de son existence, le confortant dans sa décision finale, celle qui l’avait mené jusqu’au descellement de Sanbi et à l’émancipation du fléau : devenir l’hôte d’un Dieu était son ultime consécration. Le grand final de sa raison d’être ; le possible point de départ d’un nouveau monde dont il s’était juré d’être l’artisan. Surclassant toute l’Unité Est trop occupée à accuser le diluvien assaut du Dieu de l’Eau, le Lieutenant de l’Homme au Chapeau s’immobilisât et vous n’eûtes qu’à constater le retournement de ses orbites devenues de pâles sphères ivoiriennes pour saisir qu’il s’était laissé conquérir par une infâme énergie, presque aussi grisante que celle dégagée quelques instants auparavant par la Bête aux Trois Appendices. De ses lèvres, les mots se furent alors échappés avec une texture et une fièvre anormales, que vous pûtes, à l’Unité Est, déceler d’entre tous les orages foudroyant la zone, comme s’il s’agissait du message d’une entité supérieure : la sentence profane d’un Dieu naissant.

Les Unités que vous composiez, alors en orbite autour du centre gravitationnel occupé par Sanbi, furent fustigés par de remarquables pics rocheux, pareils à des épieux géants se hissant spontanément de la carapace de l’antique créature pour vous pourfendre à tout azimut. Mais les ripostes que vous opposâtes furent votre salut ; ainsi les kirijins, braves et tenaces, persévérèrent en prouvant encore au monde toute la démesure de la puissance détenue par cette cité ninja ; ce que votre opposant principal, en la personne de Raonaka Ao, abhorrait précisément, semblable à cet égard à l’Homme au Chapeau sur le point idéologique, un motif valable pour lui pour se justifier d’être devenu sa Main.

Les pics percutèrent vos défenses, creusèrent la chair de certains shinobis, en déboutèrent d’autres, fracassèrent vos murs et clairsemèrent les eaux qui continuèrent toutefois leur rotation critique, s’offrant le corps des naufragés comme des pantins ballotés par les flots. Comme si vous habitâtes un vortex, vous continuâtes en dépit de vos efforts votre ronde macabre jusqu’à cet instant faste et miraculeux où vous vîtes l’impensable se réaliser.

Un regard porté sur le Kappa et vous mesurâtes que tout se jouait sur cet instant fatidique.

De la carapace rocailleuse du Dieu de l’Eau s’épluchât une étrange aura qui, au lieu de retrouver sa souche comme à chaque fois que vous vîtes l’abyssale tortue faillir, se décollât pour de bon. Alors, avec fascination, vous pûtes voir cette masse difforme, aux contours semblables à ceux de Sanbi avec ses trois appendices caudaux, des contours toutefois rendus confus par un flux de chakra tournant qui en décousît l’apparence, grossir et s’élever. La carcasse tangible du Dieu de l’Eau devint inerte, telle une mue dont on avait extirpé l’essence ; et vous mesurâtes dès lors que cette créature était une pure composition de chakra. Se levât dans le ciel, à une dizaine de mètres au-dessus de la carcasse responsable de tous les fléaux que vous veniez de vivre, une énorme masse vaporeuse aux reflets céruléens tourbillonnant dans des flux du chakra desquels elle était constituée, ce qui vous rappelât ses eaux dévastatrices. L’âme embryonnaire de Sanbi, ainsi suspendue dans l’azur, grondant au milieu des orages, dévoila de pâles éclats à l’ensemble des shinobis ; un spectacle que vous vous assurâtes de ne jamais oublier. C’était bien là l’âme du Dieu de l’Eau, n’attendant que d’être scellée.

Le prix dûment payé de tous vos sacrifices, de vos nombreuses blessures et des catastrophes engendrés par ce fléau. Dès lors, Ao n’eût pas même le temps de répondre à ses détracteurs qui terminèrent de lui balancer d’autres assauts, comme pour l’empêcher de poursuivre ; mais à l’attaque formulée par Reikan, l’ancien Seigneur déchu proposa une réplique des plus extraordinaires.

Sa seule main restante glissât devant lui, et du pouce qu’il en brandît, il pénétra sa propre chair. Son doigt attînt son propre cœur et doucement s’incrusta entre ses ventricules, qui se mirent à battre à tout rompre dans une cadence infernale ; et sitôt que son organe de sang s’enflamma, une aura de la même teinte que son hémoglobine se mît à émerger de lui, s’évidant de ses pores comme s’il relâchait des brumes rutilantes. La façon dont il perfora son organe cardiaque en le pénétrant de son propre pouce eût quelque chose de lugubre, dérangeant ; mais ce qui naquît de ce geste fut une promesse d’apothéose. Ao gerbât du sang, et de ses yeux révulsés s’écoulèrent deux larmes vermeilles.

« Shimon : la Porte de la Mort ! »

Un vaste flux sanguin déferla tel une tempête, et le fît rompre le serment de la vie, pour prêter allégeance à la Dernière Porte. Les rafales de Reikan furent balayés par l’ampleur du phénomène qui s’étendît autour de sa personne, et parvinrent tout juste à amenuiser d’autres courants aussi forts qui naquirent de sa frénésie : une tempête de chaos, née de sa force pure et de son émanation de chakra. Même la Limace Bleue, sous ses pieds, dût se plier sous une telle pression.

« Oui Reikan, Wutu-Fuku. Je m’en vais rejoindre les morts, et vous emporte dans ma chute. Mais après cela, il me restera le pouvoir d’un Dieu ; et tant que les Dieux ont une âme, ils continuent de pouvoir changer le cours des choses. Apprenez-le à vos dépends, et payez pour votre effronterie ! »

L’Apôtre se campât sur ses appuis, irradiant encore un chakra d’une intensité effroyable. L'érudit de Kiri, choisi pour être le réceptacle de Sanbi, n'était même plus en mesure de lui répondre, aussi décida-t-il de tourner son regard vers d'autres combattants, les toisant de loin avec une avidité dévorante. Puis d’un trait il se volatilisât, comme s'il n'avait jamais existé.

Vous remarquâtes alors un sillon dans les eaux de Sanbi qui, dépecé de son âme, commençât à décliner, ce que vous sentîtes en voyant les eaux chuter et ses pics rocailleux se rétracter jusqu’à sa carapace.

L’origine de ce sillon qui naquît de chez vous et partît vers l'Unité suivante ne fut autre qu’Ao, fonçant vers le Sud. Dans une fièvre dévorante, le démiurge entreprît de ne pas se contenter d'un seul mort ; afin de satisfaire son inétanchable soif de violence, décuplée par son passage au statut de Dieu que lui octroyât la Huitième Porte, il s'engageât à faire le tour des eaux de Sanbi pour fracasser chaque groupe en prenant de la vitesse de façon exponentielle, au gré d’une charge si rapide qu’il semblât être tel une comète foudroyant le monde ; ainsi, dans l’espoir de se crasher sur l’Unité Est, il fonçât à une vitesse presque imperceptible afin d’anéantir l’élu du Dieu de l’Eau dans un déchaînement de fureur, autel d'une sanction destructrice. Se révélât prodigieusement le véritable potentiel d’Ao, monstre parmi les hommes, un être si déterminé qu'il fût capable de consentir au sacrifice suprême pour achever vos misérables existences…

Au Nord, la blessure de Miyuki et les tourments antécédents infligés à Kaya vous obligèrent à mordre sur votre chique : la gravité de la situation vous fit saisir qu'il s'agissait ici du destin de Kirigakure. Le Lion Blanc esseulé, Aditya persistant à vouloir vous épargner les blessures les plus mortelles, vous n'eûtes que le temps de constater l'arrivée de l'Apôtre avant d'agir...

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Mawehara Miyuki
Mawehara Miyuki

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Sam 29 Aoû 2020 - 18:40
Miyuki serra les dents. Le pic avait fait plus mal que prévu, sa parade n'étant apparemment pas assez puissante pour en réduire l'impact. Elle se détaha tant bien que mal du bloc du glace mais elle n'avait pas pour autant dit son dernier mot. Enchaînant les mudras alors que Ao, ce monstre qui semblait inarrêtable alors même qu'il aurait déjà dû être mort, commençait à se mouvoir, elle créa deux clones. Elle ne pourrait pas le prendre en face à face. Elle ne tiendrait pas les coups avec son armure détruite, sans doute même n'aurait-elle pas survécu avec son aide si elle tentait de se mettre sur son chemin.

Mais des doubles par contre... Ils ne craignaient pas grand chose. Ils pouvaient se faire exterminer, cela ne changerait rien. Restant aux côtés de Kaya, s'écartant du chemin de la chose destructrice qu'était devenu le lieutenant de l'Homme au Chapeau, elle attendit que le fou soit suffisamment proche pour que son clone envoie tout ce qu'il avait dans une unique destabilisation. Tous l'entendraient, mais c'était sans aucun doute possible que Ao, le plus proche du coup, en souffrirait le plus. Il était hors de question qu'elle réutilise sa destabilisation plus faible puisqu'il semblait ne même pas avoir été affecté. Il n'avait littéralement pas été gêné et cette fois-ci, il goûterait au pouvoir de Senritsu. Bien que la technique n'était pas encore à son plus haut potentiel, Miyuki sentant bien que si elle ne savait pas la manier totalement, sa lame renfermait encore beaucoup de puissance, la blonde savait que celle-ci ne serait pas ignorable de la même manière. La plupart des gens pouvaient même perdre conscience sans défense appropriée. Alors Ao qui ne semblait même plus en état de se servir de ses neuronnes ne risquait pas de l'esquiver.

Si Kaya faisait un dôme similaire à celui qu'elle avait produit précédemment, elles seraient en plus protégées du son, tout irait bien et Ao aurait échoué d'un bout à l'autre dans sa mission de destruction. Car il était hors de question qu'il parvienne à ruiner Kiri plus encore qu'il ne l'avait déjà fait. Il avait fait assezde mal, il était temps que cela cesse. Définitivement.

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Yuki Kaya
Yuki Kaya

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Lun 31 Aoû 2020 - 16:59

Une nouvelle attaque lui avait été portée alors qu’elle réalisait le puissant Kinjutsu qui devait les protéger pour sceller le Dieu de l’eau. La Yuki avait vraiment l’impression d’être sous un assaut constant dont elle avait du mal à se défaire, surtout à cause du maintien presque permanent du kinjutsu. Au final, ce pic qu’elle n’avait remarqué qu’au dernier moment transperça son bloc de glace avant d’empaler au niveau de son épaule la jeune shinobi qui était venue à ses côtés pour la défendre. Le regard glacial de Kaya se porta sur elle, sans émotion particulière malgré la gravité de la blessure. Ce n’était pas beau ni agréable à voir, mais elle était maintenant assez expérimenté pour ne pas paniquer à la vue d’une blessure, aussi impressionnante soit-elle, mais surtout pour savoir si cette dernière serait potentiellement mortelle, ou non.

Remarquant les pieds de Miyuki ne pas être en contact avec le sol, elle fit rapidement disparaître la glace les ayant en partie protégé pour atténuer la douleur au niveau de son épaule. Pragmatiquement, elle ne pouvait pas faire grand chose pour elle, à part atténuer sa douleur avec du froid. Donc son regard retourna vite sur les objectifs principaux. Et quel beau spectacle que voilà en l’image de Wutu-Fuku en train de se faire sceller le Dieu. Mais tout le monde ne trouvait pas cela splendide apparemment. En effet Ao dégagea une quantité encore plus impressionnante de chakra que lorsqu’il l’avait attaquée. Serait-ce donc ça, l’ultime porte?

Mais comme si cela ne suffisait pas, le terrain faisait des siennes. La voilà qui se rattrape sur une plateforme après une nouvelle chute inopinée. Elle remarqua que la jeune à l’épaule handicapée avait réussi à la suivre, mais surtout qu’Ao entama une charge terrifiante. Préparant une attaque potentielle de sa part, elle réalisa quelques jutsus qui firent tomber une neige chargée en chakra sur leur plateforme. Cette dernière, en entrant en contact avec l’ennemi, le fera entrer dans un genjutsu affectant ses sens. Une sensation d’hypothermie extrême rendant mouvements et même la respiration difficile. Elle espérait contrer ainsi sa rapidité s’il venait sur leur plateforme.



Mais surtout, lorsqu’elle le vit sauter de plateforme vers une seconde, il était maintenant évident qu’il allait sauter sur la leur, et vu sa vitesse, elle ne pouvait pas attendre qu’il se dirige vers eux pour se défendre.

“Reste à côté de moi.”

Dit-elle en composant très rapidement des mudras pour préparer à nouveau une défense de zone extrêmement solide. Le fameux dôme n’avait peut-être pas été suffisant auparavant, vu la puissance déployée par Ao, mais il n’existait rien de plus résistant dans son arsenal. Il était de toute façon difficile de faire une défense de glace plus solide que cette dernière. Une fois le dôme d’une glace extrêmement pure érigé, elle se décala pour ne pas être au centre de ce dernier.

“S’il veut le transpercer, il faut éviter d’être au centre, ça serait le point d’attaque le plus logique.”

Dit-elle, se concentrant sur la neige chargée en chakra pour savoir si le genjutsu allait connecter avec sa cible, ou non.



Mais encore plus perturbant, une voix se fit entendre alors que le temps semblait s’arrêter. L’homme au chapeau s'adressait à eux. Son message était assez explicite, et il donna enfin clairement son objectif final: éradiquer le chakra des corps humains. Il invita les shinobis à le rejoindre par la même occasion. Pour Kaya, c’était inconcevable. Sans chakra, elle ne serait qu’une jeune et jolie héritière… Une belle vie en soi, mais bien moins excitante que celle dont elle jouit actuellement. Perdre ses pouvoirs serait un terrible destin...


Résumé:
 




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Raonaka Ao
Raonaka Ao

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Mar 8 Sep 2020 - 10:57
A l’ouverture de la Dernière Porte, Ao déploya les enfers sur toute la zone qui fut l’objet de votre rixe. Vous pûtes tous ressentir ce fléau grandissant aussi bien que le désespoir sembla germer de la transformation de cette engeance en véritable cataclysme humain. Ao vous fit comprendre qu’en certains états, votre espèce était capable d’égaler les Dieux ; ce que même l’Homme au Chapeau pouvait craindre à certains égards. Votre ennemi n’en devint plus un ; toute trace de vie se déroba déjà presque de son âme pour n’en faire qu’un souffle destructeur avec pour seul objectif celui de dévaster ce monde.

Son départ fut tonitruant, comme une détonation assourdissante qui fit voler en éclats plusieurs débris tandis qu’Aoi, sa grandiose Limace, vomissait un épais liquide dont la viscosité promît à l’Unité Est d’être à la merci du futur chaos qui se déverserait sur eux. Ce fut néanmoins la frappe d’un Jirô agonisant qui scinda cette vague, et parvint à affaiblir suffisamment la dangerosité de cette technique pour permettre à un nouvel arrivant, en la personne d’Aditya qui arriva sur lui en un éclair, de dresser un rempart de bois qui parvint contenir les litres salivaires de la monstruosité du prodige martial. Le mur se renversât en s’enfonçant dans les eaux, emportant avec lui les derniers résidus de liquide tandis que la Limace, fonçant vers vous, s’apprêtât à faciliter la tâche de son maître.

« RRRRRRRUUUUUUUUUUAAAAAAAAAAAAAAAHHH ! »

Le hurlement d’un Dieu éphémère fut tel la promesse d’une apocalypse. Le transcendant pugiliste arriva rapidement sur l’Unité Sud qui n’eut que de brèves fractions de secondes pour pouvoir l’aborder sans conséquences majeures, telle que la mort qui les guettait au tournant. Vous vîtes néanmoins, d’un mouvement furtif, votre protecteur se dresser sur la route d’Ao dans un face-à-face qui professa un sacrifice des plus remarquables : utilisant son squelette, Kaguya Shitekka s’offrit comme un rempart à la fougue destructrice de votre opposant. Le Dieu éphémère percuta sa barricade de plein fouet et le réduisit à néant ; Shitekka, dans la façon qu’il eut de se positionner, crût pouvoir alors se tenir à son autre rempart, dressé en faveur de ses compagnons d’armes. Un espoir trop grand néanmoins : si proche d’Ao qu’il fut, il dût encaisser la tempête laissée dans son sillage de plein fouet et fut projeté avec une violence inouïe. Comptant sur les lambeaux résiduels de son ossature comme ultime armure, il s’écrasa à deux kilomètres du groupe dans un crash infernal, l’un de ses membres se rompant sous l’ampleur de l’impact lorsqu’il percuta le sol, en dehors du tumulte. Pour celles qui furent sauvées par ses protections, vous n’eûtes qu’à admirer la chute magistrale de votre gardien providentiel, qui presque au prix de sa vie permit à Miya de pouvoir ramener Imekanu à un état plus stable : la vie pulsa dans son cœur.

L’enfer se poursuivit néanmoins. Shitekka balayé mais ses compatriotes sauves, Ao arrivât sur l’Unité Ouest. Un rugissement bestial, qui aurait paralysé d’effroi n’importe quel homme, causât l’inattention du monstre humain ; mais comptant sur une détermination remarquable, le fléau continuât sa maestria cataclysmique. Un flash soudain illumina le champ de bataille, d’une telle intensité qu’il brûla la rétine de votre némésis ; la technique d’Haise priva votre agresseur de sa vue, mais cela ne changea rien à son engouement. L’homme au statut de Dieu qui vous affrontait avait d’ores et déjà mémorisé la position de sa cible, et vous sachant à son extrême opposé, il ne lui restait qu’à poursuivre une trajectoire déjà bien entamée, tel un athlète courant à l’aveugle sur son tour de piste. Les projectiles lumineux qui suivirent ne firent que l’effleurer tandis qu’il passa devant vous comme une locomotive en pleine accélération. Alors se dressât le fleuve majestueux d’Harumi, qui se déchaîna tel un enfer diluvien sur votre adversaire. Ao, incapable de voir, percuta la technique de plein fouet et lutta ardemment dans les eaux tumultueuses pour tenir sa trajectoire. Son squelette se craquela sous l’impact, mais la force déployé par sa propre charge fut une réponse des plus musclée à un tel fléau : démon sorti de vos cauchemars, vous le vîtes sortir des eaux en les fendant, alors que la tempête se déchaînant derrière lui, emportant sur avec elle Haise et le corps inconscient de Kyusei qui s’envolèrent à un kilomètre de là, s’écrasant comme des pierre avec le bruit caractéristique de la fracture osseuse pour seul lot de l’effronterie que vous eûtes à croire que vous pouviez vous mesurer à un tel fléau.

Mais le désastre ne s’arrêta pas en si bon chemin. Subitement, le bruit de l’orage qui continuait d’obscurcir le ciel fut accompagné du son caractéristique des atomes chargés positivement se propulsant dans des zébrures stridentes. Une onde électrique aux terribles conséquences, pareille au tonnerre s’abattant dans les chaumières, foudroya votre ennemi ; Tatsuya, aux manœuvres, précipita un homme déjà passablement affaibli aux confins du vivant. S’il parvint à continuer sa course, ce ne fut qu’en profitant de sa vitesse pour se dégager presque aussi spontanément qu’il fut touché ; mais son corps, humide, commença presque à flamber, ses membres parcourus d’étranges spasmes. Le fléau, qui en ayant déjà emprunté la Porte de la Mort s’était auparavant promis à ce destin, passa. Sa course, côtoyant bientôt la position d’Hana, expédia cette dernière dans la même chute d’un kilomètre de distance que celle de ses prédécesseurs : un bruit symptomatique de fracture osseuse lorsqu’elle s’étala sur le sol en l’impactant fut le signe d’un membre brisé. Rien qui ne dérangeât du reste votre adversaire, qui arriva, presque sans âme, à l’Unité Nord.

La chose qui fonça sur vous fut bouleversée par vos manœuvres. Le hurlement du sabre de Miyuki dérégla pour de bon sa course, même s’il n’eut le temps d’en entendre qu’une partie, du fait encore une fois de sa surhumaine vitesse ; et le paysage de glace qui imprégna son esprit lui parût être des landes interminables de désert de froid, son corps transi de glace devenant peu à peu comme amorphe. Une illusion qui néanmoins n’eut pas l’entièreté de ses effets, en dépit de sa dangerosité : la vie venait déjà de quitter Ao, et plus aucune conscience ne l’habitait plus. Vous le vîtes suivre presque avec hasard la courbe déréglée de sa trajectoire. Il n’eut plus d’image, plus de son, ses tympans perforés par les multiples sons stressants dont il fut la cible ; ses yeux brûlés lors des précédentes manœuvres. Et pourtant, à votre grande surprise, il continua, désespéré, de venir cueillir la mort comme elle lui était due ; comme si un instinct primaire, l’habitant, le dirigeait vers l’ultime apothéose.

Ce qui arriva sur l’Unité Est ne fut plus qu’un squelette presque désarticulé, fumant, parcouru de secousses, criblé d’entailles et brisé en plusieurs endroits ; un pantin sans âme, une entité malade. Sa charge n’en fut plus une : vous assistâtes à une sorte de trot aléatoire, que vous décidâtes de faire cesser. Les multiples coups de Shigure fustigèrent ce corps meurtri, déjà écorché de son âme ; et l’orbe tourbillonnant de Reikan, dernière attaque infligée au fléau, le précipita dans une chute ultime.

L’âme d’Ao avait quitté son corps, et son squelette n’avait fait que courir sans but. Le Lieutenant de l’Homme au Chapeau, sans doute l’un des guerriers les plus terribles que ce monde eut connu, mourut dans l’agonie en perdant finalement toute conscience. L’ancien Seigneur de l’Eau se laissât conquérir par un sommeil tranquille, que l’éternité promît à la paix qu’il avait toujours désiré.

Ainsi s’effondra Raonaka Ao.

A l’Unité Est, Liuqin métamorphosé en créature hybride perfora l’épiderme de la Limace invoquée par votre némésis alors même que cette dernière eut tenté, pour le retenir, de cracher une nouvelle gerbe d’un liquide nauséabond et d’une viscosité épaisse, puissant jet salivaire permettant de ralentir la chute de son antagoniste qui lui tomba dessus tel une épée de Damoclès en s’enfonçant dans ses chairs. Mais à votre grande stupeur, ce mouvement ne fut pas suffisant pour l’abattre. Vous vîtes alors cette créature profiter du mouvement encore présent des eaux (mêmes ralenties) pour glisser jusqu’à votre élu : le corps de Wutu-Fuku, qui venait mécaniquement de dresser une barricade entre Ao et lui, fut comme à sa merci. La scène bouscula les évidences : plus résistante que prévu, profitant d’une sorte d’auto-régénération mineure qui ne lui permit pas de soigner sa blessure trop grave cependant, Aoi se courba pour surplomber l’élu figé dans sa transe. Sa gorge se contracta, recherchant dans certaines glandes peut-être un acide corrosif menaçant de dissoudre Wutu-Fuku dans sa propre armure, tandis qu’il accueillait le pouvoir de Sanbi.

Mais ce scénario ne se réalisa pas. A cet instant, Ao perdit la vie et la Limace, voyant la chute du déchu, assista impuissante au trépas de son maître. Alors, une sorte de râle intérieur gronda en elle, que Liuqin, planté dans son corps, put parfaitement saisir : c’était un mélange de douleur et de chagrin, une mélancolie profonde, la douleur que l’on ressent à la perte de l’être aimée. Impuissante, ses yeux suspendus au bout de deux petites antennes lorgnèrent le trépas de son héros, massacré par les Kirijins. Liuqin put s’imprégner de cette tristesse véritable, un spleen animal que ses sens furent capables de mesurer comme l’émanation d’un désespoir profond. Aoi, à jamais seule, s’éteindrait loin de celui qu’elle avait juré de protéger. Elle avait échoué. En se morfondant, elle se liquéfia : pour Liuqin, la libération fut étrange. Comme si le liquide qui succéda à la Limace Bleue était en fait l’ensemble de ses sanglots.

Ao mort, la Limace éteinte, vous triomphâtes.

Spoiler:
 
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2/01. Unité nord

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