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Maître du Jeu
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Dim 26 Juil 2020 - 22:31


C'était aussi terrible que c'était vrai. Alors que vous en étiez incapables, Raonaka Ao avait réussi à réveiller le Dieu de l'Eau. L'immense sceau qui avait été constitué sur l'île principale de Mizu no Kuni était sur le point de céder pour laisser petit à petit s'échapper le Dieu de l'Eau. Ce cauchemar que vous aviez vécu une fois était en passe de se reproduire.

Mais vous étiez préparés. Non seulement de par le renforcement de votre village et de vos stratégies, mais surtout parce que vous aviez pu pour certains acquérir deux Kinjutsu, l'un permettant de limiter le pouvoir d'un Dieu, l'autre pour le sceller dans le corps d'un des vôtres.

Votre unité est l'une des quatre unités chargées d'affronter et sceller le Dieu de l'Eau. Mais Raonaka Ao cherche la même chose et sera, là encore, votre ennemi pour une ultime fois...


Voici les règles et indications à suivre :
  • L'Event se déroule aux premiers jours de l'été 204.

  • Lorsque c'est à votre tour de poster, vous disposez de 36h pour répondre.

  • Vous pourrez demander jusqu'à deux délais de 12h durant tout l'événement.

  • En cas de non-respect des délais, votre tour sera sauté une première fois. Si cela se reproduit durant l'événement, vous serez exclu et subirez une pénalité d'XP.

  • Seules les techniques validées avant le mercredi 29 juillet inclus pourront être utilisées durant l'Event.

  • Respectez les règles présentes dans notre Système de combat et notre Guide du Combattant.

Règle(s) spéciale(s) pour ce groupe :
  • Chacun des quatre groupes affectés au Dieu de l'Eau est constitué d'un personnage maîtrisant le Kinjutsu : Barrière Divine et d'un autre maîtrisant le Kinjutsu : Scellement Divin.

  • Les deux autres personnages de chaque groupe sont là pour protéger ceux qui maintiennent les Kinjutsu.

  • Les tours entre les quatre groupes sont communs.

  • Vos ennemis peuvent vous attaquer et parcourir parmi les différents groupes.

  • A la fin d'un tour, si dans chaque groupe le Kinjutsu : Barrière Divine a été maintenue par quatre personnages, la libération, ses conséquences et le pouvoir du Dieu seront limités.

  • A la fin d'un tour, si dans chaque groupe le Kinjutsu : Scellement Divin a été maintenue par quatre personnages, le scellement du Dieu de l'Eau dans l'un des vôtres progressera.

  • Si durant trois tours, le Scellement Divin a réussi, alors le Dieu de l'Eau sera scellé dans un personnage participant à cette partie de l'Event (choisi inRP par le Nobuatsu Saji).

  • Les personnages maintenant un Kinjutsu sont limités à une seule technique supplémentaire par tour (les autres en possèdent évidemment 3 maximum par tour). S'ils en utilisent davantage ou qu'ils ne peuvent pas maintenir leur technique, le tour ne comptera pas dans la réussite du scellement.

Ordre de post :
  • Umimori Shigure

  • Hokazuka Liuqin

  • Asagao Jirô

  • Kaguya Wutu-Fuku

  • ???

Bon RP à toutes et à tous !
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Umimori Shigure
Umimori Shigure

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Lun 27 Juil 2020 - 23:56
Unité Est


La tempête approchait sur les steppes ensablées du pays du vent. Le sable virevoltait dans tous les sens empêchant le voyageur lambda de discerner son entourage. La chaleur écrasante venait... Quoi ? Je me suis trompé de script ? Comment ça ? Ah oui ! Nous ne sommes pas à Kaze, je me suis emmêlé les pinceaux... Ah non mais je suis gêné là, c'est pas professionnel tout ça. Bon, va me chercher un café le temps que je retrouve le bon papelard. Alors, où est-ce que j'ai bien pu le mettre... Hmm. Ah le voilà ! Euh, sans sucre le café, tu seras gentil, je fais attention à ma ligne quand même. Pardon pour ce petit contre-temps. L'heure est grave pour le pays de l'eau. Ah oui merci pour le café. Pourquoi l'heure est grave ? Mais j'en sais rien moi, je lis juste ce qu'est marqué. Tu m'emmerdes avec tes questions.

Nous retrouvons donc notre cher et tendre Shigure assit dans un établissement totalement honorable. Regardez comme il beau ! Cette belle chevelure argentée, ce visage d'ange. Alalala, quel homme je vous dis ! Enfin, revenons à nos tortues euh, je veux dire moutons. Le prince des mers n'avait pas grand-chose à faire de sa matinée. Il décida de profiter de son temps libre pour siroter un doux nectar dont la consommation est réservée aux âmes matures. Bien sûr, on peut se demander si cela est bien raisonnable de boire quelques canons alors que le soleil est levé depuis quelques heures, mais nous ne le ferons pas par respect pour la vie privée de tout à chacun. J'estime que chacun possède le droit le plus fondamental d'avoir un jardin secret et nous devons respecter l'intimité de ce Kirijin.

Alors qu'il s'apprêtait à commander quelques brochettes de poulet pour faire passer le tout, une cacophonie éclata à l'extérieur de l'établissement. Prenant ses biens les plus précieux, son épée et son verre, l'Umimori sortit observer ce remue-ménage. La panique était totale. Des gens couraient dans toutes les directions en se bousculant sans vraiment prêter attention. Prenant une petite gorgée rafraîchissant le palais, Shigure se demandait ce qui pouvait bien provoquer un tel mouvement de foule. Plantant son épée dans la terre molle, l'ancien métamorphe s'appuya sa lame pour continuer son analyse de la plèbe. Après plusieurs minutes, le gardien des mers comprit qu'un tel chaos résultait forcément d'un événement grave. Terminant son verre d'une traite, il prit son fidèle compagnon avant de déguerpir en suivant la masse.

Sur le chemin, il fut briefé par un haut gradé lui donnant les infos qu'il avait en sa possession. Un ancien ennemi de la Brume émergea de nouveau pour réveiller le grand Dieu de l'Eau qui dormait dans l'île principale de Mizu no Kuni. Voilà une nouvelle qui ébranla l'Umimori. La surprise pouvait clairement se lire son visage, mais le temps était compté. Les Kirijins devaient atteindre la fameuse île le plus rapidement possible pour empêcher le réveil complet de la divinité des océans.

Guidé par le nombre massif de shinobi de la Brume, Shigure trouva promptement l'endroit où le plus gros allait se jouer. On lui affecta, dans la foulée, une unité de la plus haute importance en charge de canaliser la bête et tout ce qui peut en découler. Rejoignant ses frères d'armes, l'homme à la crinière argentée dégaina son épée légendaire, laissant tomber sur le sol quelques bandages qui recouvraient son allié à l'appétit vorace.

De la tortue pour le déjeuner. J'en connais une qui va se régaler !

L'imposante arme se mit à émettre des rugissements de plaisir en sentant le chakra à proximité. La bataille s'annonçait colossale, mais avec ses homologues Kirijins, rien n'était impossible !

Spoiler:
 

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Dernière édition par Umimori Shigure le Jeu 30 Juil 2020 - 21:30, édité 1 fois (Raison : Recodage de l'entête)
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Hokazuka Liuqin
Hokazuka Liuqin

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Mer 29 Juil 2020 - 1:20
2/02. Unité est Confro13

La paire rentrait de mission. Ils avaient à présent passé plus de temps entre ces murailles en tant que kirijin qu'en tant qu'hayashijin et ils commençaient à se faire à cette vie-là. La Cité leur était à présent familière et Liuqin et Otsuno commençaient à s'approprier certaines rues fétiches, certains itinéraires récurrents, des préférences, des habitudes, des marques. En soi, ils s'appropriaient leur environnement. Ils l'ignoraient encore, mais pour pouvoir pleinement prétendre être des enfants de la Brume ils leur restaient encore une chose à affronter. Encore une étape sans laquelle ils ne pourraient réellement affirmer avec crédibilité leur nationalité. Un rituel, une tradition, un événement qui fait l'essence de tout bon kirijin : défendre le Village face à une invasion. C'est en ce jour-ci que cet ultime test leur sera présenté. Une interrogation surprise, peut-on dire, car rien de tout cela n'était prévu. Ils étaient loin de l'Examen Chunin qu'ils avaient affronté quelques temps plus tôt. Bienvenue dans la Cour des Grands. Et qui sait, peut-être qu'ils triompheront ? Peut-être bien que ce soir leur portrait sera retenu afin d'être figuré sur les poteries les plus prisées de l'Archipel ? Ou bien mourront-ils aujourd'hui, en laissant leur peuple loin au Pays du Bois, en laissant s'éteindre une part d'un héritage en claire extinction : l'Irmagreba des P'irvilebii. Mais si tel était leur destin, au moins ils tomberaient en arborant cet héritage fièrement sur leur poitrine.

C'était donc sur un retour de mission d'Otsuno et Liuqin que la Tragédie frappa la Brume. Le Seigneur des Bois, déjà, n'avait pas été serein tout au long de cette journée. L'instinct animal, très certainement. Ou un simple hasard, personne ne saurait dire. Comme traditionnellement depuis leur premier pas posé sur le Port Naragasa, l'Élaphe était métamorphosé en exacte copie de son partenaire : uniforme kirijin et bandeau frontal. À l'exception près que ce bandeau était porté sur le cou du fait de la présence d'une ramure bien plus petite afin de permettre de différencier les deux. Passant la Porte Est de Kiri pour régulariser leur entrée entre ces murs, une secousse soudain retentit sur ce qui semblait être l'intégralité de l'Île principale de Mizu. Les hypothèses toutes aussi incongrues les unes que les autres pouvaient parcourir les pensées de n'importe qui et ce, à une vitesse folle. Tsunami sur les côtes ? Technique Doton surpuissante ? Catastrophe naturelle quelconque ? Le temps des délibérations ne fut pas bien long. Car en effet depuis les murailles était visible au loin la silhouette inégalée d'une créature titanesque, celui dont Hotaru avait fait à Liuqin le conte des ravages engendrés ; le Dieu de l'Eau : Sanbi. Il n'avait pas encore fait la rencontre de ce Monstre de la Nature mais très vite les shinobis alentours qui eux avaient eu à affronter sa ire furent unanimes :

- Le Sceau a été brisé ! Le Dieu de l'Eau est réveillé ! Tous à vos postes !

Nos Postes ? Quels postes ? Tout un protocole semblait déjà préparé pour faire face à cette situation. Grâce à Hotaru, la Crinière de Jais savait de qui parlait les gens autour de lui, mais à part ça il n'était pas bien plus sûr de ce qu'il devait faire. Cette même personne qui avait crié aux shinobis de prendre position se planta face à l'Hayashijin. Camouflée par un masque stylisant un éventail déployé et toute vêtue d'atours sombres, elle lui intima ces indications :

- Hokazuka Liuqin. Dirigez-vous à l'Est du Dieu de l'Eau, permission de franchir les murs de la ville accordée. Vous y rejoindrez une unité composée d'Asagao Jirô et Kaguya Wutu-Fuku. Ces derniers doivent maintenir une technique essentielle à la survie du village, vous devrez les protégez au péril de votre vie. Me suis-je bien faite comprendre ? En position !

Sans vraiment lui laisser le temps de répondre, elle chargea plus loin dans la ville, dans la direction opposée. Qui était-elle ? Comment connaissait-elle son nom ? Quel était cet accoutrement ? Tant de questions auraient pu l'assaillir et le polluer s'il n'avait pas saisi l'urgence de la situation. Il ne connaissait le Kaguya que de nom, après avoir traîné dans le Complexe Shinobi on apprend vite qui en est le Directeur. Mais difficile de le distinguer clairement autour d'un Colosse Aqueux divin. Heureusement c'est aussi au Complexe qu'il avait rencontré Asagao Jirô dont il connaissait clairement le visage.

Au vu des événements, il fallait aller au plus vite. C'est ainsi qu'Otsuno reprit sa forme élaphe que Liuqin chevaucha jusqu'à rejoindre sa position assignée, fendant l'île de toute leur vitesse. Une fois sur place, la Paire se mit en position : les sabots écartés et les bois brandis pour l'un et la lance décrochée après un tour de passe-passe pour l'autre.

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Asagao Jirô
Asagao Jirô

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Mer 29 Juil 2020 - 10:47

C'était lancé. Les hostilités commençaient. Les premières secousses s'étaient faites sentir. Et ce soir, Kiri baignerait dans le sang ou dans l'allégresse.

Il n'avait pas fallu longtemps à Jirô, après son enrôlement dans les forces du village, pour apprendre ce qui s'était produit lorsqu'un Dieu y avait été libéré. L'histoire était tellement grosse, tellement traumatique, qu'elle lui était nécessairement parvenue. Il croyait bien avoir saisi l'angoisse qui avait étreint la Brume, alors. La valeur de ceux qui avaient triomphé, qui s'étaient seulement battus, ou qui étaient tombés pour d'autres. Et la peur, qui avait tranché sans ménagement, n'épargnant personne. La terreur ... Jirô croyait en comprendre la nature. Mais le pouvait-on jamais vraiment sans l'avoir ressentie soi-même ?

Les événements se répétaient. Il traversait la foule, prise de panique, marchant d'un pas droit et assuré. Il savait exactement où il devait se rendre. Le Mizukage avait fait tout ce qu'il fallait pour que l'organisation soit au point. Lui détenait le secret d'un Kinjutsu et, de ce fait, était un pilier de la défense du village. Son unité lui avait été assignée en amont. Il irait à l'Est pour essayer de contenir l'éveil d'un Dieu. Un travail de titan. Et il ne se sentait pas plus titan que tous ceux qui fuyaient de part et d'autre. Lui aussi aurait voulu prendre ses jambes à son cou. Echapper à l'épreuve qui l'attendait. Mais le bandeau qui lui enserrait le bras gauche lui rappelait son rang. Et le sabre coulé dans un tissu blanc qu'il portait à l'épaule lui rappelait que la lâcheté ne fait que retarder et aggraver les maux.

D'autres shinobis que lui s'activaient parmi la foule, essayant de la canaliser, de la diriger, ou de la traverser pour aller prêter main forte à ceux qui devaient se battre. Tout en accélérant le pas, Jirô remarqua sans vraiment savoir pourquoi quelques visages, inconnus pourtant. Un garçon encapuchonné, arc à la main, qui hélait des camarades. Un homme, d'une beauté pure, qui courait de toit en toit, ses poings rougeoyant d'une énergie étrange, comme s'ils étaient prêts à exploser contre le danger. L'éclair rougeoyant d'une chevelure de feu fendant la masse. Le cliquetis mécanique d'un pantin, puis la silhouette de son jeune maître. Jirô comprit alors. Toute la Brume était là, qui allait se battre. Et pas un de ses enfants ne serait laissé sans défense.

Fort de ce sentiment nouveau, il accéléra. Il sauta sur un toit proche, et poursuivit sa route dans les airs, sa longue blouse blanche d'une pièce claquant au vent derrière lui. Il savait bien que c'était l'ivresse de la guerre qui l'avait pris. Il savait que ce sentiment de toute puissance n'était qu'un leurre, et qu'il restait tout aussi vulnérable qu'avant. Mais au moins, à présent, pouvait-il entrevoir un futur où Kiri triomphait.

Il passa les murailles, et continua encore sa route. Il avait de l'avance sur les shinobis qui s'activaient encore à l'intérieur du village. Il ne lui fallut guère longtemps pour arriver à son point de rendez-vous. Il y avait déjà Kaguya Wutu-Fuku - Jirô l'avait repéré lors du briefing donné par le Mizukage. Deux autres ne tardèrent pas à les rejoindre. Ils étaient sur la brèche. Jirô remarqua à peine l'épée étrange qui servait d'escorte à ce shinobi aux cheveux blancs. Il était nerveux. Aussi, le sourire qu'il dirigea à l'attention de ses camarades de lutte fut-il assez maladroit.

"Je m'appelle Jirô, et vous connaissez peut être Kaguya Wutu-Fuku. On a pour ordre de pratiquer un Kinjutsu pour contenir Sanbi. Ca va nous demander du temps et de la concentration. Si on devait être attaqués donc ... On compte sur vous pour nous sauver la mise."

Il tira son épée plate, aux reflets d'argent, de son fourreau de tissu, et la planta dans le sol devant lui. Le sceau abîmé était face à eux. Il se mordit la lèvre inférieure. Il avait peur. Très peur. Il se tourna vers le Kaguya.

"Prêt que vous le serez."

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Kaguya Wutu-Fuku
Kaguya Wutu-FukuEn ligne

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Mer 29 Juil 2020 - 11:02
Le sceau du Dieu de l’Eau est une épée de Damoclès au-dessus de la tête de chaque Mizujin. Telle une poterie en équilibre précaire au bord d'une table, qui menace de tomber et d'éclater en mille morceaux. Témoin d’une victoire de Kiri face à un Dieu, mais une victoire incomplète. Ce sceau colossal, que l’on peut voir sur plus de la moitié de la grande île du Pays de L’eau, est là pour le rappeler à chaque instant. « Vous avez réussi, mais je suis toujours là. Je serai toujours là ». La créature qui est à l’intérieur peut très bien sortir et replonger un pays entier dans un cauchemars.

C’est le scénario catastrophe qui se déroule aujourd’hui. Une nouvelle fois, la tortue géante est réveillée de son sommeil. Une ultime fois. Car cette-fois, Kiri est prêt. Les rangs de la Brume sont renforcés par la présence de plusieurs manieurs de ces fameux « kinjutsus », techniques interdites capables de contenir la puissance des Dieux. Et encore plus que ça, Kiri est prêt car, s’il s’agit d’une attaque « surprise », elle était attendue. Tout le village sait ce qu’il a à faire.

L’existence du nécromancien force les Kirijins à ne pas déployer toutes leurs forces au combat contre le Dieu. Plusieurs d’entre eux, dont l’ombre elle-même, ont été missionnés afin de protéger les corps d’illustres Kirijins afin qu’un beau jour, nous n’aurons pas à les combattre à nouveau. Au-delà de l’impératif moral, il s’agit surtout d’éviter que des shinobis de la trempe de Shiori se retrouvent dans les rangs de l’ennemi. Tant qu’aucune faiblesse n’aura été découverte chez ces cadavres, la seule chose que l’on peut faire est d’empêcher le nécromancien d’en acquérir d’autres.

Le Fuinjutsu n’est pas un art que Wutu-Fuku utilise habituellement. Grâce aux informations de la coalition, la Main de Kiri s’est rapidement rendu compte que le Kinjutsu se basant sur le Ninjutsu était bien plus répandu que celui basé sur le Fuinjutsu. Si l’immense majorité des shinobis s’investit dans le Ninjutsu, ce n’est pas le cas de l’utilisation des sceaux. Et Kiri manquait cruellement de ninja capable d’apprendre cette technique interdite. Alors Wutu-Fuku a réalisé l’impossible : apprendre le Fuinjutsu dans l’unique optique d’être capable de maîtriser la technique interdite de scellement.

Umimori Shigure, Hokazuka Luiqin et Asagao Jirô. C’est le reste de l’équipe Est. Deux sabreurs dans le lot, et un ninja assisté d'un animal. Jirô est l’utilisateur de la barrière de cette unité. Les deux Kirijins restant devront faire face à tout ce qui peut menacer les deux utilisateurs des techniques interdites. Ils ne pourront pas compter sur Wutu-Fuku, élément le plus puissant du groupe, pour les assister. Le maintien du Kinjutsu demande une grande concentration, et le Jônin ne doute pas qu’il aura déjà fort à faire pour préserver sa propre intégrité physique. Lui et Jirô ont une cible sur le front.

De cet affrontement dépend l’avenir de Mizu, et même du monde, partiellement. Pas question de sceller le Dieu sur la moitié de l’île une nouvelle fois, à la hâte. Désormais, les ninjas en charge du sceau savent ce qu’ils font. Une fois que le Dieu sera scellé proprement, il ne sera plus une menace. Par le passé, le village de Kiri a prouvé qu’il pouvait agir comme un seul homme. Il est temps de le confirmer.

Ce n’est pas comme ça que Wutu-Fuku aurait voulu que cela se termine, mais il n’y a que deux options aujourd’hui : sceller le Dieu, ou le voir tomber entre les mains des forces ennemies. Le Kaguya doit mettre ses convictions de côté. Il en va de la survie des siens.

Si Shigure est confiant, Jirô jette un regard de peur au Jônin. Il semble attendre un ordre. Wutu-Fuku se contente de hocher la tête. Il se tourne vers Shigure et Liuqin.

-Protégez Jirô en priorité, je n'ai pas besoin de mes mains pour me défendre.
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Dieu de l'Eau
Dieu de l'Eau

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Ven 31 Juil 2020 - 18:48
Le Yuukan n’était pas qu’une terre d’hommes, faite pour eux et commandée par eux. C’était une terre d’histoire et bien avant que les hommes eussent foulé les plaines et les montagnes, d’antiques choses avaient connu le jour. D’antiques choses qui n’avaient rien à voir avec l’espèce fragile du genre humain, rien à voir avec ce qui, à côté d’eux, n’étaient qu’insectes. Du moins jusqu’à qu’ils ne décident de les réveiller et de les sceller, renversant alors l’ordre établi.

Comme si cela ne suffisait pas, le même genre humain qui était parvenu à emprisonner ces Dieux habités de pouvoirs légendaires ne se contentât pas de les retenir : ils se permît même d’espérer les exploiter, de les transformer en outils personnels afin qu’ils deviennent l’arme la plus meurtrière de ce monde, nécessairement convoitée par tous. Les shinobis tout particulièrement, perçant les secrets du chakra, outrepassant les limites de leur mortalité, trouvèrent comment domestiquer leur force au sein même de leur corps et, pour certains élus rares, y parvinrent.

Ce fut là une preuve de la démesure de leurs ambitions ; et pour garder jalousement ce pouvoir, ils participèrent souvent eux-mêmes à entretenir le mystère sur l’existence de ces mythes ancestraux, quand d’autres cherchèrent simplement à s’en protéger. Cependant l’effronterie des plus opportunistes les dévora et causa parfois leur perte, comme ce fut le cas un an plus tôt, lors de l’été 203, lorsqu’une kunoichi de l’ordre des Fanatiques osa l’impossible : utiliser la force de Sanbi contre une cité. L’ensemble des shinobis de Kirigakure avait alors cru voir sa dernière heure arriver. Toute la Cité de la Brume Sanglante avait pu mesurer l’immensité du Dieu de l’Eau : tant son corps colossal que sa force au-delà de toute notion connue. Et si le Dieu avait été scellé non sans difficulté sur la moitié de l’archipel, ce fut au prix de maints sacrifices ; les habitants de Mizu no kuni avaient alors frôlé la catastrophe. La colère d’un Dieu ne laissait rien d’autre que le chaos dans son sillage. Même si celui-là n’était alors qu’à une échelle de sa puissance, la Déesse n’étant pas parvenu à le relâcher entièrement.

L’histoire, toutefois, tendît à se répéter à l’aune de ce jour terrible où, retraçant le chemin jusqu’au cœur du sceau ayant naguère emprisonné Sanbi, un homme, parmi les plus détestés des kirijins, se permît de revigorer l’antique Dieu. Sur la route qui le mena à la source de l’immense sceau qui retenait le cauchemardesque Sanbi, il se faufila en profitant de sa connaissance du terrain et seul un garde parvint à le découvrir ; son cadavre évoquait désormais la façon dont il était mort, le crâne tourné dans le mauvais sens, la nuque rompue. Ce fut avant que le possesseur du Kinjutsu du Réveil du Divin ne pose sa main sur le Sceau de l’Eau.

Une secousse troubla aussitôt l’ensemble de l’archipel. Au début, la terre se mit à gronder comme si tout un macrocosme souterrain était en colère ; mais le cauchemar ne s’arrêta pas là. Sitôt que ce grondement rejoignît la surface, le sol trembla et se fissura. Les murs du village le plus proche craquelèrent lentement puis cédèrent, fustigés par le fracas des plaques tectoniques. Les structures s’affaissèrent sur elle-même comme si elles se recroquevillaient pour se décomposer, tombant en lourds débris. Les arbres se mirent à gercer et à se rompre d’eux-mêmes. Tout s’effondrait à une centaine de mètres autour du point où le sceau avait été tracé : c’était là l’agonie de tout un périmètre à la ronde, celui sur lequel reposait naguère le Sceau de l’Eau. Parallèlement, les nappes phréatiques longtemps enfouies des dizaines de mètres sous terre se révoltèrent et se hissèrent jusqu’à la surface, formant peu à peu une immense étendue d’eau. Fort heureusement, cette masse aqueuse s’étendit sur un tel périmètre qu’elle stagna comme une fine pellicule au-dessus du sol, forçant les humains à patauger dedans, rappelant à certains égards les Marécages Brisés. La couleur brouillonne et presque noirâtre de cette nouvelle surface s’en dissocia toutefois et augura un mal terrible, puisque presque la moitié de l’île en fut habillé, comme si Mizu no kuni menaçait d’être enseveli sous les eaux.

Une possible apocalypse.

Se préoccupant bien peu de cette inondation prophétique, l’ombre sauvage qui venait de réveiller Sanbi glissa et se confondît dans les ténèbres de ce déchirement terrestre. L’éveil prit un certain temps, compte tenu de la puissance du scellement autrefois composé ; mais lorsque les Unités de Kirigakure arrivèrent, il était trop tard. Le grondement se fit encore plus vaste, plus intense, plus fort ; si fort qu’il résonna jusqu’aux îles ceinturant l’archipel. Une forme immense et difforme émergea des limbes en soulevant des quantités d’eau colossales. La large rétine brûlant d’une lueur rutilante s’ouvrit puis fixa l’Unité Nord, composée majoritairement des membres de la Kenpei. Vous pûtes alors, au sein de votre quadrinôme, sentir toute la férocité retenue du divin dans ce seul regard figé grâce auquel il imprima vos visages dans sa mémoire, avant que la paupière du Dieu de l’Eau ne se close et qu’il n’en retourne aux limbes...

… et le calme revint…

… avant d’être brisé lorsque le Dieu de l’Eau ressortit de sa retraite par un saut phénoménal, semblable à celui des cétacés au milieu des océans. Chacun d’entre vous pût alors discerner les trois queues de l’antique créature et mesurer sa taille extraordinaire, avant que l’ensemble de sa silhouette monstrueuse ne s’abatte au sol comme un coup d’enclume en déchaînant les eaux : sitôt qu’il claqua contre la terre, l’archipel se mit à être secoué de séismes destructeurs alors même qu’un tsunami naissait tout azimut autour du cœur défendu par Sanbi, le Dieu de l’Eau.

Un cataclysme qui menaçât de vous engloutir. Aujourd’hui, le Dieu renaissait au pinacle de sa fougue destructrice, indépendant de toute contrainte charnelle. Son sceau fut brisé pour que l’entité captive se révèle dans toute sa splendeur. Pour que le monde tremble à l’évocation de Sanbi.


« BRRRRRRRRRRRRRRRRRRROOOOOOOOAAAAAAAAAARRRRRRR »


Au Sud, vous pûtes déjà voir les trois extrémités caudales, ces géantes destructrices, qui dansaient dans les airs, vous menaçant directement alors même que le Dieu de l’Eau, de colère, se mît à piétiner la terre qui lentement sous son poids commença à s’affaisser.


Spoiler:
 
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Umimori Shigure
Umimori Shigure

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Dim 2 Aoû 2020 - 1:26
Unité Est - La défense du Tsunami

Le spadassin n'avait guère prêté attention à l'escouade qu'il venait de rejoindre. Son esprit était accaparé par sa lame qui ne cessait de frémir de plaisir face à la masse colossale de chakra émanant du sceau renfermant le Dieu des eaux. Depuis le début de son existence, l'esprit enfermé dans cette épée singulière n'avait jamais connu un pouvoir aussi grand et son possesseur se retrouvait dans le même cas. Tout ceci dépassait l'entendement humain et pourtant, Shigure et son village devait réaliser l'impossible pour la survie de la Brume.

Pour effectuer cette tâche, le prince des mers n'était pas seul. Beaucoup d'escouades de shinobis venaient tout juste de rejoindre l'endroit et chacune d'elle s'éparpilla pour encercler le sceau fragile de la divinité. Jetant quelques coups d'œil sur les environs, l'ancien métamorphe reconnu quelques têtes familières. Son frère d'arme Jirô se tenait non loin de lui, arme en main et prêt à défendre son village. Même sans le rencontrer en personne avant, l'Umimori distingua non loin de lui la Main de Kiri en chair et en os. Sa présence atténua les craintes tourmentant l'esprit du bretteur. Le dernier membre de cet escadron avait le regard rivé sur le sceau et il en était de même pour le cervidé qui l'accompagnait. Écoutant attentivement les paroles de ses supérieurs, l'homme à la crinière d'argent rangea vite son faciès et ses paroles au ton décalé. La situation était grave et il devait agir en conséquence.

À vos ordres, Kaguya-sama, Asagao-sama !

Sans perdre une seule seconde, l'épéiste prit la position qu'on lui assigna. Il se mit devant son aîné sabreur, Peau de requin en main. Malgré ses pouvoirs grandement diminués suite à la Résonance, Shigure se jura de tout faire pour protéger son homologue de la menace qui plane, quitte à y laisser sa vie. Le Mizujin aurait aimé déguster un dernier verre, comme je le fais actuellement de mon côté, pour partir avec panache. Hélas, pour lui, ce n'est pas de l'alcool qui l'attendait, mais de l'eau et de la désolation.

Un grondement des plus effrayant fendit l'air, s'immisçant dans l'esprit de chacun. La terre de l'île principale se mit à trembler violemment, allant même jusqu'à se briser par endroits. L'émergence du Dieu de l'Eau s'effectua avec fracas et force. Le sol, où le sceau était apposé, s'ébranla dans un spectacle des plus terrifiant. Des torrents d'eau jaillirent du sol au point de recouvrir la zone dévastée par l'apparition divine du démon. La terre foulée par le Dieu de l'Eau n'arrêta pas de trembler en sa présence. Le chaos régnait en maître incontestable sur ce lieu qui devenait, petit à petit, le tombeau de la Brume.

Une énorme masse noirâtre se distingua de ce paysage macabre. Sanbi, Dieu de l'Eau posa de nouveaux ses pattes démoniaques sur la terre des hommes. Ses premières actions reflétèrent parfaitement sa bestialité primaire. Un saut fracassant d'une fureur incommensurable s'abattit sur la zone qui menaçait à tout moment de plonger dans les abîmes. Cette projection, d'une masse aussi gigantesque qu'effrayante, provoqua un tsunami d'une envergure jamais vu, témoignant du caractère irascible de la divinité aquatique. Cette vague géante s'accompagna d'un nouveau cri primaire résonnant à travers toute l'île.

La peur et le stress grandissant pouvaient se lire aisément sur le visage de l'Umimori. Avalant nerveusement sa salive, il constata avec effroi la vague se dirigeant vers son groupe. Malgré la tension, il agrippa comme jamais son épée et resserra les rangs pour être proche de toute le monde. Prendre le moins d'espace possible était capitale pour limiter la zone à protéger. Il remettait maintenant sa vie dans les mains de ses coéquipiers n'étant pas assez fort pour se défendre d'un tel déferlement de puissance.

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Hokazuka Liuqin
Hokazuka Liuqin

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Lun 3 Aoû 2020 - 0:05



Le Dieu de l'Eau ne se fit pas prier. La Crinière de Jais devait faire face à sa ire pour la première fois, contrairement à certains ici présents. Et jamais, au grand jamais, n'avait-il un jour été témoin d'assauts d'une telle ampleur. De son vivant, il avait échappé à un génocide, avait traversé le monde pour s'exiler sur l'Archipel, affronté une dangereuse terroriste mais cette vague, ce monstre, c'était tout autre, sans précédent, incomparable, inégalé.


Face à ce véritable bâtiment maritime que l'Unité d'un soir avait à affronter, Liuqin appliqua les recommandations du Jonin de la troupe, il enfourcha son compagnon élaphe une fois de plus et tous deux se dirigèrent face à Asagao Jirô pour le défendre. D'un bond assuré, Otsuno s'interposa face au sabreur, pas bien loin de son homologue aux crins blancs. Le deux pattes écartées et la ramure fièrement dressée, l'Homme et l'Animal se synchronisèrent pour gorger la bête de suffisamment de chakra dans sa couronne sylvestre. Ils étaient face à la vague, bien plus haute que la taille de leur talents mais jamais plus élevée que celle de leur détermination. Ne fléchissant pas un seul instant le genou, les atours du cerf vinrent servir de rempart face à la violente vague qui venait s'éclater contre le groupe. Heureusement assisté de leurs camarades, il n'avaient qu'à espérer que l'addition de leurs actions sera suffisante à faire flancher le Courroux du Dieu de l'Eau.



Ne quittant pas sa monture et sans se tourner vers ses alliés, Le Cervalier vint intimer à ces derniers :

- Je ne crois pas m'être convenablement présenté. Je suis Hokazuka Liuqin et j'ai traversé le Continent pour rejoindre les rangs de Kiri. Je porte fièrement l'héritage de mon Pays à travers mon art martial duquel je viens de vous faire la démonstration. Je ne flancherai pas ce soir et ensemble nous ferons ployer l'échine du Dieu de l'Eau.

Il fit faire un demi-tour à Otsuno pour que ses camarades puissent bien enregistrer leur deux visages et poursuivre son intervention :

- Et voici Otsuno, c'est avec lui que je me bats. Je ne suis pas le chef de cette unité, mais puis-je me permettre de vous demander si tout le monde est prêt ? Les conditions sont-elles toutes réunies pour sceller les Trois Queues ?

Il laissa alterner son regard entre Jirô et Wutu-Fuku, après avoir détaché sa lance de son dos et en avoir planté la lame au sol, à côté d'Umimori Shigure.

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Asagao Jirô
Asagao Jirô

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Lun 3 Aoû 2020 - 10:45

N'importe quel homme aurait flanché face à un cataclysme de cette ampleur. C'était comme si la moitié de l'archipel s'était changée en bête, et cherchait à réduire en poussière ceux qui avaient habité sa carapace pendant des années, des décennies, des siècles. Ce n'était plus même un Dieu qui se dressait face à eux. C'était le Monde lui-même. Hérissé de rage. Crachant sa haine. Une vision terrifiante. Oh, qu'elle semblait loin la tranquillité des bibliothèques. Comme il manquait à Jirô, le paisible silence qui enveloppait les archives. Il avait lu tout ce qu'il était possible de lire sur les grandes catastrophes qui avaient ravagé le Yuukan, au cours du temps. Et leur récit n'avait laissé qu'une forme d'indifférence objective dans sa mémoire. Mais voilà qu'il en vivait une ... Et ce n'était certainement pas l'indifférence qui l'habitait.

La vague approchait, comme une furie. Il n'était plus temps d'avoir peur. L'adrénaline se déversa dans ses veines comme un venin. Dès lors, ses facultés de réflexion reprirent cours, et à une vitesse surprenante. Etrange faculté que celle d'avoir peur. Son camarade Sabreur s'était déjà mis en position devant lui pour lui porter assistance. Et à présent, c'était au tour de Liuqin. Il réalisa peut être seulement à ce moment le rôle qu'il avait à jouer au sein de cette escouade: il était celui qui devait être protégé, parce qu'il était le détenteur d'un savoir précieux. Mais il n'allait certainement pas rester les bras ballants, quand d'autres étaient prêts à se mettre sur le chemin de la mort pour l'en sauvegarder.

"Réveille-toi, gamin ..."

La voix du Gardien Rouge guida alors ses gestes. Son épée en main, Jirô se recroquevilla, comme s'il était prêt à arrêter la déferlante avec sa seule épaule. Mais au lieu de la sienne, ce fut celle, colossale, géante, magistrale, et toute caparaçonnée de vermeil d'un guerrier spectral qui rencontra le tsunami. L'épaule protectrice du Gardien était apparue devant le petit groupe, ajoutant sa protection à celles déjà érigées par ses compagnons. Elle ne suffirait peut être pas, mais elle serait toujours un rempart de plus à briser pour les atteindre.

La première crise passée, Jirô savait exactement ce qu'il avait à faire. Il jeta un regard à Wutu-Fuku.

"Je suis prêt. J'espère que les autres utilisateurs du Kinjutsu le sont aussi. Sinon ..."

Il préférait ne pas évoquer l'hypothèse où il serait seul à lancer le jutsu interdit. Il était à peu près certain que ses seuls efforts n'auraient que l'effet d'une douce caresse sur la carapace de Sanbi. Mais mieux valait, sans doute, éviter d'entamer le moral des troupes. Il se mit en position, rangea son sabre dans le fourreau de tissu pendant à son épaule, et commença à composer une série complexe de mudras. Tout en activant ses mains, il donna ses dernières instructions:

"Liuqin, Shigure. Je vais être immobilisé pendant que j'utiliserai ce Kinjutsu. Ca veut dire que je ne pourrai pas vous aider à nous protéger. Désolé. Mais gardez bien ça en tête: vous ne devez pas mourir."

Il connaissait l'un comme l'autre, et tous deux lui semblaient trop pleins de potentiel pour qu'ils puissent le gâcher en mourant au combat. Surtout pour le protéger, lui ... Il avait terminé sa série de signes. Il en effectua un dernier, celui-là même qu'il lui faudrait maintenir pour arrêter un Dieu.

"Kinjutsu !"



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Kaguya Wutu-Fuku
Kaguya Wutu-FukuEn ligne

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Lun 3 Aoû 2020 - 11:40
Devoir se reposer sur trois genins dans une telle situation n’est pas forcément très rassurant. Mais les Kirijins doivent agir dans l’urgence. Le Dieu de l’Eau s’éveille. La terre se met à trembler. Les oiseaux, paniqués, s’enfuient vers le large. Le sol se transforme en une sorte de gigantesque flaque d’eau croupie. Et le gigantesque Sanbi émerge enfin de sa prison. Il laisse aux mortels qui l’entourent quelques instants de calmes, comme s’il voulait être admiré dans toute sa splendeur et son immensité. Une fois que les minuscules créatures autour de lui ont pu pleinement prendre conscience de ce qu’ils vont affronter, le Dieu saute majestueusement afin de s’écraser de tout son poids sur l’île principale de Mizu. Il prouve par la même occasion que malgré son poids colossal, il est capable d’une telle prouesse et montre par la même occasion à ceux qui étaient déjà là lors du premier face-à-face entre Kiri et lui qu’il était loin de son plein potentiel la dernière fois. Immobilisé sur ses trois queues et dans un état de torpeur à cause de son réveil récent, il n’aurait jamais pu faire preuve d’une telle mobilité.

Lorsque le Dieu de l’Eau touche le sol, il soulève une quantité colossale d’eau sous forme d’un tsunami, qui menace les quatre unités. Alors que les vagues approchent dangereusement, la tortue géante pousse un cri puissant tandis que ses trois queues s’agitent de manière menaçante dans les airs. Pour avoir déjà été confronté à un de ses appendices, Wutu-Fuku sait à quel point une seule de ces queues constitue déjà un adversaire redoutable. En plus de tout ces problèmes, Sanbi commence à piétiner la terre. Tente-t-il d’engloutir l’île sous les eaux ? C’est une prouesse difficilement envisageable pour l’esprit humain, mais si une entité en est capable, c’est bien le Dieu de l’Eau.

Mais avant de se préoccuper de ce problème, et avant de pouvoir s’intéresser au cas Ao, les quatre équipes de Kinjutsu doivent se protéger de ces immenses vagues qui arrivent vers elles. Si Shigure ne peut que constater son impuissance face aux éléments, Liuqin ne se dégonfle pas et chevauche son animal ninja, Otsuno, avant de se mettre en position de défense devant Shigure et Jirô. Malgré toute sa bonne volonté, cette défense ne risque pas de suffire pour se protéger d’un tsunami.

-Les conditions pour sceller Sanbi sont réunies, à condition que les utilisateurs de Kinjutsu puissent utiliser leurs techniques assez longtemps.

Dit-il en réponse à Liuqin.

-Je devrais pouvoir vous aider, pour cette-fois.

Le Kaguya se rapproche de ses alliés jusqu’à ce qu’ils soient tous à proximité. Une fois ceci fait, il concentre en lui du chakra Fûton, qu’il expulsera sous forme d’un gigantesque dôme afin de se protéger des vagues destructrices qui arrivent vers lui. La technique de Yami lui sauve encore une fois la mise. D’autres Kirijins sont actuellement en train de protéger le corps du gladiateur. Espérons qu’ils honorent la mémoire du guerrier.

Alors que les défenses du groupe se cumulent pour protéger ses quatre membres, Wutu-Fuku compose les signes du Kinjutsu de scellement tandis que la barrière divine prend forme.

-Ce Dieu, nous l’avons vaincu une première fois. Nous pouvons le refaire.

Ils le feront. Ou ils mourront.

Résumé du tour:
 

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Dieu de l'Eau
Dieu de l'Eau

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Lun 10 Aoû 2020 - 10:53
Se défendre d’un Dieu et de tout le florilège de puissance qui l’habitait suffisait-il à s’en défaire ? Plongés au cœur du chaos semé par sa colère, vous constatâtes que non. La chose vous sauta aux yeux au moment où les masses volumiques d’eau déferlant de la position du Dieu de l’Eau, hurlant dans toute sa majesté, assiégèrent vos défenses : c’était un cataclysme, et le seul vacarme du fracas des vagues contre les murs de pierre fut suffisant pour découvrir avec horreur que vous n’étiez rien à côté de cette antique créature remplie de cruauté. Rien à côté de ce qui avait résisté au temps, aux aléas tragiques de l’existence, à la prison dans laquelle il avait été scellé.

Pour autant, et malgré l’évidence que cette créature dépassait chacun d’entre vous en force, vous pûtes saisir une chose et non des moindres ; les barrières de chakra que vous dressâtes contre ce monstre atténuèrent la puissance de ses assauts, autant qu’elles étouffèrent les vagues de chakra qui déferlaient de sa présence, semblable à un halo oppressant vous obligeant à vous camper sur vos deux jambes pour pouvoir supporter la pression colossale de cette énorme évacuation de chakra pur. Une oppression face à laquelle vous ne vous permîtes pas de céder, conscient qu’il s’agissait de vaincre pour vivre. De ce que vous vîtes, il vous parût irréalisable de contenir cette chose, ni dans un sceau, ni dans un homme. Vous étiez confronté à un Dieu, celui qui menaçait votre île de sombrer dans les tréfonds. Le seul fait qu’il vous accordât son attention fut flatteur, puisque ses intentions réelles se tournaient manifestement vers la destruction finale de Mizu no kuni. Difficile de croire qu’il put être maîtrisé par un seul homme ; ou une seule femme. A ce titre, si fort et talentueux fût-il, Raonaka Ao ne vous sembla pas non plus promis à le posséder : comme si rien ne pouvait tarir les dégâts à présent qu’il était libre. Libre et dans toute sa splendeur, susceptible de plonger le monde dans un désespoir absolu.

Horreur.

Dans ce maëlstrom inhumain, le tsunami fit rage mais les forces coercitives des shinobis s’assemblèrent pour repousser avec efficacité le siège mené par le Dieu de l’Eau. Les vagues s’écrasèrent tantôt contre des murs sur lesquels vous vous dressâtes pour certains, tantôt sur des vents furieux qui les dispersèrent. Surtout, les Barrières Divines furent votre salut, sans quoi ces torrents multipliés par les remous de la bête vous auraient emporté. Au lieu de vous engloutir, les eaux furieuses de Sanbi stagnèrent à hauteur de ceinture, ce qui fut presque une réussite. Presque. A l’unisson, vous pouviez lutter ; tenir ; endurer ; mais pouviez-vous vaincre ?

Il en allait en tout cas de l’avenir de Kirigakure… et même de l’archipel. Vous aviez beau vous efforcer d’y croire, vous ne pûtes que vous rendre à l’évidence que vous étiez face à une entité qui appartenait presque à un autre monde, ou au moins à un autre temps. Sanbi, à cet égard, pouvait vous apparaître comme un fossile millénaire ranimé par d’occultes forces afin de fustiger ce monde, de sorte à punir les humains pour les ambitions. L’architecture particulière de ce Dieu, ses écailles munies de pics hérissés formant son indestructible carapace trônant bien au-dessus de vos têtes, tout cela put vous rappeler à quel point vous pouviez être peu de chose face à ce qui vous avez précédé ; le respect s’imposât par tout ce que Sanbi inspirait de démesure, alors même que ses pas de géants continuaient de vous promettre les limbes d’une mort plus palpable que jamais.

Soudain et contre toute attente, vous vîtes le Dieu de l’Eau trembler. Tout son corps de géant fut frappé de vibrations, ce qui le forçat à s’immobiliser l’espace d’une seconde. De légères fissures se démarquèrent alors tout le long de son illustre carapace après le son de ce qui fut une collision extraordinaire. Quelque chose lui avait fait mal. Le Dieu de l’Eau hurla.


« GGWWWWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARHHH ! »


Raonaka Ao, de son poing herculéen, avait frappé. Vous comprîtes alors qu’il était peut-être, ironiquement, votre sauveur. Cependant, irrémédiablement, cela provoqua la colère du Dieu de l’Eau qui, en réponse, se déchaîna partout autour de lui.

A l’Est, votre combinaison d’actions parvint à repousser les vagues et pourtant, vous vous aperçûtes que c’était à peu de chose près ; mais dès lors que vous parvîntes à avoir un peu de répit, le Dieu de l’Eau recommença son carnage. Malheureusement, comme d’autres, vous omîtes quelque chose d’important : il ne suffisait pas de se défendre de la colère de Sanbi. Pour espérer seulement le sceller, il fallait pouvoir l’affaiblir ; mais pour le faire réellement, il fallait le vaincre. En cela, vous ne fîtes que vous rendre à l’évidence que le sol s’affaissant toujours davantage sous vos pieds promettait de faire de ce lieu le territoire favori du Dieu de l’Eau. Pourriez-vous seulement encore le garder sous votre contrôle une fois les eaux envahissant toute la zone ?

Lorsque vous commençâtes à réaliser que l’épée de Damoclès étaient au-dessus de vos têtes, vous vîtes le monstre se tourner et deux de ces queues se dresser au-dessus de vous. La première, profitant du mouvement, descendît sur votre flanc et laboura littéralement la surface de l’eau, dans l’espoir de vous balayer et de vous projeter avec une violence inouïe ; la seconde, frappant au hasard, s’abattît là où se tenait Jirô, menaçant de l’aplatir et de broyer son squelette. Dans l’action, vous constatâtes que vous possédiez un court laps de temps pour agir au service de vos compagnons…


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Umimori Shigure
Umimori Shigure

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Mer 12 Aoû 2020 - 20:27
Unité Est - La défense d'un frère d'arme

L’immense vague d’eau provoqué par la tortue menaçait d’engloutir le groupuscule improvisé. Shigure ne pouvait être que spectateur de cette puissante attaque. Sa force, retrouvée suite au choc de la Résonance, ne lui permettait pas de contrer un tel assaut. La mine basse, il devait confier sa vie à ses coéquipiers. Un goût amer parcourait son palais, mais il avait une totale confiance en ses homologues de la brume.

Le trio d’homme fort s'exécuta avec une vitesse prodigieuse. Les détracteurs pourraient penser que ces derniers se sont consultés pendant des jours pour échapper à cette vague. Le premier intervenant matérialisa un dôme de vent redoutable, repoussant tout autours des Kirijins. Par la suite, le sabreur puisa dans le pouvoir de son épée pour faire apparaître une large et résistante épaule provenant de l’âme sceller dans la lame. Pour consolider la défense de groupe, le compagnon animal du dernier intervenant s’interposa pour bloquer la vague à l’aide ses bois galvanisés au chakra. Une symbiose incroyable, mais était-elle suffisante ?

La réponse est mitigée. Désolé, l’heure est grave, pas le temps de faire durer le suspense. La vague d’eau s’écrasa lourdement sur cette fusion de techniques défensive qui manqua de se briser face à la puissance du Dieu qui continuait de fracasser le sol. Heureusement pour le groupuscule, Jirô activa une technique interdite permettant d’ériger une barrière conçu spécialement pour entraver le pouvoir du divin. Suite à cela, la Main de Kiri s’empressa d’utiliser l’héritage des derniers gardiens pour commencer le scellement de la Bête. Le premier assaut était contenu, mais le prochain ne tarda pas à arriver.

Le Dieu de L’Eau hurla de tout son être suite à un coup dévastateur porté par l’homme à l’origine de ce désastre. L’Umimori serra le poing en voyant la créature souffrir de la sorte. Son clan s’est vu octroyer le rôle de Protecteur des Mers depuis des dizaines d’années maintenant. Toute créature vivant dans les eaux de Mizu se doit d’être protégé. Quelque part, cette tortue en faisait partie et la voir souffrir de la sorte affectait l’esprit du bretteur. L’homme à la crinière argentée avec qu’une hâte, sceller cette créature pour que sa souffrance et celle des habitants de l’archipel s'arrêtent. Dans sa douleur, le divin se retourna laissant apparaître son gigantesque dos et ses trois queues menaçantes.

Écoutant les consignes de pairs, Shigure se tenait prêt à ce qui allait suivre. La divinité aquatique utilisa ses queux pour attaquer lourdement le quatuor. La première effleura le sol pour venir balayer tout ce qu’il s’y trouvait. Quant à l’autre, elle amorça une descente verticale impressionnante dans le but d’écraser l’homologue spadassin. Deux attaques colossales qui ne pouvaient être contrées que par un effort commun.

Voyant la Main de Kiri se placer devant Jirô, le gardien des mers ne perdit pas de temps à faire de même. Les deux shinobi de la brume allait encaisser cette monstrueuse queue pour protéger coûte que coûte l’Asagao. Pour faire cela, le prince des mers pouvait compter sur son plus fidèle compagnon.

J’ai besoin de ta force plus que jamais… Ensemble, combattons ce Dieu !

Les paroles de son possesseur s’ancrèrent dans l’esprit de Samehada qui se mit à frémir. Shigure plaça sa longue et imposante épée en opposition, prêt à absorber une partie du chakra de Sanbi pour réduire l’impact de l’attaque. Au même moment, le directeur du complexe shinobi s’apprêtait à user de son don si singulier pour ériger une défense d’os à la robustesse prodigieuse. Jirô pouvait compter sur ses alliés pour échapper à cet assaut mortel, mais lui et le prénommé Liuqin devait impérativement s’occuper de l’autre queue si le groupuscule voulait s’en sortir en un morceau.

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Hokazuka Liuqin
Hokazuka Liuqin

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Jeu 13 Aoû 2020 - 14:19



Un cataclysme. Jusque là Liuqin n'avait rien connu de semblable. Lorsque la vague titanesque s'est abattu sur eux, le groupe a érigé une barrière de fortune, constituée d'un composite de leurs défenses personnelles. À l'exception près du Jônin Kaguya dont l'égide se voulait un peu plus altruiste. Elle repoussa la vague quelques précieuses secondes avant que les restes ne soient à réceptionner par le reste du groupe. Rien, cela dit, ne contint la vague. L'eau s'était déversée sur tout le champ de bataille touchant plus au moins les ceintures de chacun. Au moins, personne n'avait été emportée ou blessée par celle-ci. Mais on ne saurait dire que le succès était entier. Monté sur son destrier à bois, le Cervalier jaugeait le résultat de leurs actions :

- On l'appelle "Dieu de l'Eau", c'est ça ? il laissa un long silence planer en passant son regard sur le niveau de l'eau qui était en train de monter. Ça m'a plutôt l'air approprié ...

La hauteur de cette eau était d'ailleurs un petit peu trop haute à son goût. Face à un tel monstre dont les pouvoirs (d'après son nom) sont mieux exploités lorsque l'environnement est aquatique, ce changement de terrain présentait très certainement un paramètre auquel il fallait prêter attention :

- Sans vouloir vous dire quoi faire, je vous recommanderai de prêter grande attention à l'eau qui nous entoure. Je me trompe peut-être mais il ne me semblerait pas incohérent qu'un "Dieu de l'Eau" puisse exploiter ce nouveau terrain. Soyez prudents. Si une nouvelle vague est lancée il se pourrait bien que son courant soit plus difficile à contenir, à présent.

Mais la Crinière de Jais n'eut pas vraiment le temps de laisser son raisonnement se faire entendre de ses camarades. À peine sa phrase fut entamée que la Déité Marine opéra un quart de tour. L'Unité Est faisait à présent face aux armes mortelles de Sanbi : ses extrémités caudales. Au nombre de trois, elles se balancèrent dangereusement jusqu'à, finalement, faire retentir leur glas. Une première d'entre elles vint lourdement s'écraser au sol pour ensuite le racler et venir tenter de balayer les quatre Hommes arrogants (et une bête). La Paire Sauvage se dirigea donc vers celle-ci. L'objectif était simple : L'Hayashijin n'était pas de ceux qui disposait de larges murs de terres pour défendre tout un continent. Il était limité par ses dons et ses affinités en cette matière. En ce sens, sa visée se portait plutôt sur la trajectoire de la queue : il souhaitait la faire s'arrêter. Elle ne devait pas progresser plus loin que sa défense au risque d'effectivement toucher le reste de son groupe. Ils chargèrent donc vers celle-ci la ramure fièrement tendue que Liuqin chargeait goulument de chakra. Il s'agissait là de son égide la plus puissante et pourtant, il savait qu'elle était loin d'être suffisante, pas contre "ça", pas contre un Dieu. Mais resterait-il en arrière sans faire tout ce qui était en son pouvoir pour contenir ce fléau ? Non. C'est un kirijin à présent. Et Kiri ne flanchera pas. Ni la hargne et la résilience d'Hokazuka Liuqin et Otsuno. Et ainsi le prouverait leur bandeau frontal et l'uniforme bleu du Natif du Feu.


Tout en essayant de maintenir son emprise sur l'assaut de la Divinité (si tant est qu'il ne se fasse pas balayer malproprement), il ne pouvait s'empêcher de penser à autre chose, à ailleurs, à son peuple. En s'exilant du clan Inuzuka de Hi pour former l'Hokazuka, une fraction encore plus petite de ces derniers trouvèrent des ruines anciennes, celle de la civilisation p'irvilebi. Un peuple qui disposait d'un ordre militaire se battant à dos de Cerf : l'Irmagreba (qu'on pourrait traduire par "cervalier", grossièrement). La lecture de leurs artefacts anciens inspira ces Hokazuka à se battre aux côtés de cerfs et c'est de là que vient Liuqin. Mais hors des traités militaires résidaient également des récits de vie, des légendes, des rituels décrits. D'après ces textes, au commencement du monde, la terre n'était constituée que d'océans, de déserts, de monts et de prairies. L'Homme n'existait pas. Mais de ce monde naquirent des Divinités dont une principale constitue le sommet du Panthéon p'irvilebi : Mamits'A (et Detvare), le "Père Terre" dont le devoir était de boiser le monde. Le Dieu de l'Eau serait-il lui aussi une de ces divinités ? Son devoir à lui aurait-il été de sculpter les océans et les profondeurs de cette terre ? Si tel était le cas, comment pouvait-il espérer, même aux côtés de tous les Shinobis du monde, pouvoir lui faire face ? Liuqin espérait se tromper. Si il s'agissait là du même genre de divinités que celle du Culte qu'il a adopté lorsque son peuple se recherchait une identité alors l'archipel de Mizu pouvait très bien devenir la nouvelle Atlantide.

Si lui et son Unité réussissent à arrêter le trajet destructeur de Sanbi, Liuqin et Otsuno feront également bien attention à se maintenir sur l'eau qui envahit le terrain et non pas dans l'eau.


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Asagao Jirô
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Jeu 13 Aoû 2020 - 23:54

Le démon pouvait-il se déchaîner plus encore ? Sa furie ne connaissait-elle pas de limites ? Malgré l'entrave qui était sensée s'être appliquée à sa puissance, elle continuait de se déployer, toujours plus grande, toujours plus forte, toujours plus menaçante. A se demander ce qu'il adviendrait d'eux, de Kiri, de Mizu et du reste du Yuukan si jamais un seul des quatre shinobis en charge de l'érection de la Barrière venait à lâcher prise ... Si c'était là le pouvoir d'un Dieu alors qu'il était contenu en partie, sa force brute devait atteindre des sommets que la pensée humaine ne pouvait même concevoir. Décidément, cette bête, c'était l'Océan même qui leur tombait sur le coin de la figure ...

Ils étaient dans la merde, et jusqu'au cou. Enfin, jusqu'à la taille. Plongés dans l'eau relâchée par le Dieu, ils étaient comme à sa merci. Jirô n'était pas particulièrement à l'aise, dans cette position, pour maintenir son mudra. Mais il tenait bon, pourtant. Le poids des responsabilités dépassait - et de loin - la pression des courants. Ses doigts étaient comme collés par la force mentale. Ca ne l'empêchait pas d'être attentif à ce qui se passait autour de lui. Il aimait beaucoup Liuqin, mais il lui aurait volontiers fait ravaler ses commentaires sur Sanbi. Les choses lui semblaient suffisamment évidentes pour qu'il n'y ait besoin de les rappeler.

Puis, tout empira.

Ce fut un remuement d'enfer, et bientôt le danger que vous savez s'abattit sur le petit groupe. Si le Dieu leur faisait la nique en leur tournant le dos, ce n'était que pour mieux les attaquer de ses queues dantesques (non Fange :eh:). L'horreur de Jirô était déjà conséquente quand il comprit que l'un de deux appendices avait pour but de les balayer de côté. Mais il se décomposa encore un peu plus quand il vit le second, s'abattant du ciel vers son joli minois. Voilà qu'il allait finir en purée de Genin, pour avoir osé se mettre sur le chemin d'un Dieu.

"Gamin ..."

Il n'aurait pas le choix. Il lui faudrait rompre le mudra, juste un instant. Trop bref, sans doute, pour que la Barrière disparaisse. Il l'espérait, en tout cas. Le Kaguya et son pair Sabreur s'étaient déjà mis en action pour le protéger, lui, de l'attaque qui le ciblait tout particulièrement. Il savait donc où il devait prêter ses forces. Liuqin avait déjà commencé la parade de la première queue.

Alors, la scène se passa comme au ralenti. Dans un geste d'une vivacité remarquable, Jirô délia ses mains. Déjà, la gauche plongeait sur la poignée de son sabre, rangé dans son fourreau de tissu lui-même attaché à son épaule par une cordelette. Ce seul contact, et la position défensive qu'il avait prise naturellement, suffirent à faire surgir du néant l'épaule colossale du Gardien Rouge, protectrice, à nouveau. Akaban offrait son secours. L'apparition du membre fantomatique ne dura qu'un instant, un seul moment nécessaire à essayer de rompre l'élan du Dieu. Puis il disparut, évanoui ou brisé. Et Jirô avait déjà repris son mudra unique.

La Barrière n'était pas rompue encore, il le sentait. Et rien ne pourrait lui faire lâcher ce mudra. Rien sinon le danger urgent de se protéger à nouveau. Il était prêt à encaisser les coups, les douleurs, les blessures, même graves. Même si la queue de Sanbi n'avait pas été arrêtée, il garderait ses doigts collés les uns aux autres. Pour être le bouclier de son escouade. De son village. De son pays. De son espèce.

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Kaguya Wutu-Fuku
Kaguya Wutu-FukuEn ligne

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Ven 14 Aoû 2020 - 15:41
Comme un seul homme, l’unité Est fait bloc face aux vagues qui lui fonce dessus. Les efforts combinés de Wutu-Fuku, Liuqin et Jirô permet au quatuor de survivre au déluge qui leur arrive dessus. Ce n’est pas une technique qui aurait menacé Wutu-Fuku en temps normal… mais l’effort demandé par le Kinjutsu limite ses actions et il est donc obligé de déléguer. De justesse, ils ont survécu. Mais le niveau de l’eau augmente, arrivant jusqu’à la taille des shinobis.

Et comme un seul homme, Kiri arrive à maintenir les deux Kinjutsus. La barrière divine est actuellement le phare qui guide les navires dans l’obscurité : sans elle, les assauts du Dieu seraient impossibles à contenir. Le Kinjutsu de scellement est également en bonne voie. Reste à décider ce qui sera fait de Sanbi au moment ou le Fûinjutsu aura été incanté suffisamment longtemps pour le sceller. Mais c’est une question qui sera traitée plus tard. Actuellement, il y a autre chose qui mérite l’attention de chaque belligérant de cet affrontement titanesque.

Sur la carapace de Sanbi, Ao décide de faire des siennes. Investit par la puissance des portes célestes, il se retrouve capable de faire mal au Dieu de l’Eau, provoquant sa colère. Telle une créature capricieuse, Sanbi continue à piétiner le sol et tourne sur lui-même, mettant les différentes unités dans des positions défavorables. Il faut certainement attaquer le Dieu pour l’empêcher de piétiner Mizu no Kuni, mais l’unité Est ne peut pas se le permettre. Wutu-Fuku dédie déjà toutes ses ressources au Kinjutsu et à la survie des membres de son unité.

Mobilisant son chakra pour marcher sur l’eau qui est désormais haute de presque un mètre, le Kaguya ne peut que voir deux queues du Dieu flotter de manière menaçante au-dessus de l’unité Est. Par le passé, il avait affronté une de ces queues et avait gagné. Mais c’était en une autre époque. Sanbi n’était pas à sa pleine puissance. Et ce n’est pas une, mais bien deux queues qui prennent pour cible les quatre kirijins. Une première fonce sur les quatre shinobis à l’horizontal, balayant le « sol ». La seconde, à la verticale, cherche à écraser Jirô.

Profitant de sa proximité immédiate avec Jirô suite au repoussement divin, Wutu-Fuku utilise son don héréditaire pour générer devant lui sa protection la plus efficace afin de protéger le sabreur au kinjutsu de l’attaque du Dieu de l’Eau. Le Jônin expulse plusieurs de ses côtes afin de former une protection arrondie pour Jirô. Ainsi, même si les fondations du mur cèdent, Jirô ne sera pas écrasé sous la protection érigée par le Kaguya.

Shigure, avec sa lame si particulière, assiste le Kaguya dans son mouvement afin d’essayer d’affaiblir le coup porté par le Dieu. L’épée de Shigure est vraiment dérangeante. Pour avoir assisté à une épreuve des lames, Wutu-Fuku a parfaitement conscience que les sabres du clan des sabreurs abritent des esprits. Mais jamais il n’avait vu une épée aussi organique, presque vivante. Reste à Liuqin et Jirô la responsabilité d’arrêter la seconde queue du Dieu de l’Eau. Il en va de la survie du groupe et par extension, de Kiri.

Résumé du tour:
 

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Dieu de l'Eau
Dieu de l'Eau

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Dim 16 Aoû 2020 - 22:21
Admirable fut la défense kirijin. Vous vous montrâtes à la hauteur du cataclysme, tant par votre dévouement que par le sacrifice de toute votre énergie, afin d’endiguer le fléau annoncé par l’antique Dieu. Le déploiement des shinobis de la Brume Sanglante eut cela de grandiose : non content d’être d’une efficacité redoutable, il se gargarisait en plus d’une extraordinaire coercition des forces. Là où d’autres seraient déjà passés de vie à trépas, les belluaires de l’archipel poursuivirent l’épique ordalie qui les opposait au Dieu de l’Eau.

Les queues géantes frappèrent dans un maelström de colère, fendirent des murs, en renversèrent d’autres ; chaque frappe fut à cet égard remarquable par les tremblements générés, qui se répandirent en échos sur plusieurs centaines de mètres. On entendait, au loin, le son des collisions majeures capable de faire vaciller l’archipel. Mais les shinobis de la Brume Sanglante, poursuivant frénétiquement leurs actions, ne vacillèrent pas : ils continuèrent de montrer qu’ils étaient à la hauteur du cataclysme convoqué sur leur territoire. Malgré les trombes d’eau qui leur tombèrent dessus, malgré la menace persistante d’un Bijuudama se présentant dans la gueule béquetée de la tortue géante, ils ne cédèrent pas. Pire : certains d’entres eux ripostèrent. A l’Est, un audacieux protégé par ses confrères s’en prît à l’une des trois queues en lui assénant un coup d’un de ces sabres légendaires faisant la renommée de l’archipel ; à l’opposé de sa position, à l’Ouest, d’autres émirent un flash et crachèrent du feu pour finalement parvenir à planter littéralement une autre lame dans la paupière close du monstre carapacé. Le Dieu de l’Eau, rendu presque borgne, redressa alors sa gueule en ravalant la boule noire qui annonçait une attaque de puissance presque inconcevable pour les malheureux qui l’entouraient. Son râle, dès lors, fut intérieur ; une sorte de grondement majeur résonna de sa gorge, tandis que vous vîtes, comme par enchantement, le ciel se couvrir de voiles noires et se zébrer d’éclairs vifs, avant que les gouttes de pluie ne tombent de ces cieux assombris.

Sur la plateforme du Nord, Ao parût être offert en pâture à la gueule carnassière d’une Yasei. Au Sud, le quatuor parvint à maintenir la barrière malgré le fléau des eaux s’abattant sur eux. Cet instant se cristallisa comme une fraction du temps suspendu, comme un moment de grâce. Vous vîtes, distinctivement, une onde blafarde, vaporeuse et vraisemblablement impalpable, se décoller de la silhouette du Dieu de l’Eau. L’once d’un frisson d’âme, le soupçon d’un détachement de son esprit ; vous vous rendîtes compte que vous étiez en train de le dépecer de son essence, de lui arracher son âme par petits sursauts. La forme blanche et brumeuse, toutefois, se réincrusta dans sa carapace avant que le Kappa, retrouvant ses forces, ne se mette à replonger sa tête vers le sol en ouvrant son bec crochu, prophétique d’une sanction divine.

Jaillît alors quelque chose qui vous parût surréaliste, une explosion de puissance si importante qu’elle fit même sursauter Raonaka Ao, pourtant accoutumé à des défis de haute volée. Un déferlement noir, soufflé par la gueule impitoyable de l’antique créature, fonça vers le sol et frappa dans un tonnerre. L’impact provoqua un dôme de ténèbres oppressants, repoussa tous ceux qui de trop près s’étaient approchés de Sanbi et obligea même ce dernier, contre son gré, à lever ses pattes avants, le faisant presque basculer vers l’arrière.

La terre, dans un séisme, hurla. Des strates telluriques s’élevèrent en se brisant tout autour de la sphère de chaos. Un immense cratère naquît de la rencontre du sol et du Bijuudama ; un cratère si profond qu’il parût vous promettre, de prime abord, une chute mortelle. Cette terre, dévastée par l’affluence cette énergie si destructrice, muta de force pour devenir un gouffre béant qui se gageât à rester gravé dans la mémoire, comme le spectre du souvenir de la colère de Sanbi ; et vous promît une mort certaine, une mort qui vous aurait peut-être prise si vous n’eûtes pas le succès de deux facteurs qui vous permirent de rester en vie.

Le premier fut la barrière divine, maintenue, qui permit d’atténuer le blast provoqué par cette technique transcendante. Si perméable pût-elle paraître, vous vous rendîtes compte alors en quoi la barrière divine était tout indiquée pour contenir ce flot de destruction : seul un chakra baignant dans une atmosphère de sacré pouvait étouffer un chakra de la même veine de cette façon.
Le second fut d’être soudainement happé par un torrent, enfanté des eaux dans lesquelles piétinait Sanbi, des eaux qui derechef épousèrent les courbes basses du dôme pour encercler le Dieu de l’Eau dans une sorte d’entonnoir tourbillonnant qui vous évita de chuter de l’abîme, mais vous promît néanmoins à le rejoindre en vous emportant dans le mouvement : vous fûtes, par l’extraordinaire force des choses, pris au piège dans ce siphon géant, et soulevés à plus de dix mètres au-dessus du sol.

Le Dieu de l’Eau, prenant conscience d’être encerclé par son propre domaine qu’il avait fait monter jusqu’à lui en piétinant à répétition ce sol martyrisé par sa furie, se rétracta dans sa carapace et entama un pivot afin de jouer sur l’inertie et rendre la rotation plus signifiante. Tel une toupie, il se servit de la force des éléments et cracha lui-même davantage d’eau pour alimenter les conséquences du Bijuudama. Cela lui permît d’assurer le mouvement sur un plus long terme, et d’en intensifier la force, avec la volonté divine de piéger ses assaillants dans le tourbillon, haut d'une vingtaine de mètres à son point le plus élevé. L’eau souleva et arracha des débris de murs, de terre, d’arbres et des résidus de vos différentes techniques pour se peupler de déchets qui permirent, pour certains d’entre vous, de trouver appui. Baignée de chakra, ces eaux-là ne vous permirent guère toutefois de pouvoir rester en appui à la surface ; vous sentîtes, omniprésent, le chakra de Sanbi vous empêcher de diffuser le vôtre dans ses eaux. Pour certains, vous tombâtes malgré vous, victimes du siphon géant. Pour les autres, vous comptâtes majoritairement sur des débris emportés par le courroux de ce torrent.

A l’Est, après que la queue de Sanbi que vous repoussâtes et que Shigure frappa avec son sabre se leva, vous pûtes voyant le cataclysme fondre sur vous bondir sur des débris (des rondins de bois notamment, du fait du mur d’Aditya devenu radeau, même si vous vîtes par ailleurs des résidus de glace de Kaya) qui vous permirent, pour la plupart, de pouvoir vous tenir dans un équilibre précaire sur des vagues déchaînés. Ce ne fut malheureusement pas le cas pour Shigure qui, déboussolé par les soulèvements de terre, fut emporté par le siphon.

Enfin, quand bien même le mouvement se poursuivait, vous vîtes la carapace de Sanbi ralentir puis se figer. Vous n’eûtes à cet instant qu’un bref moment pour réagir, car de cette carapace jaillirent de longs pics rocheux qui s’étendirent depuis sa position jusqu’à vous à une grande vitesse sur toute la zone, perforant et passant à travers les débris, les défenses fragilisées et les eaux pour venir vous empaler…

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Umimori Shigure
Umimori Shigure

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Lun 17 Aoû 2020 - 20:36
Unité Est - Plonger dans les abysses

C'est avec un fracas sans précédent que la queue de la divinité s'abattit en direction de Jirô. Grâce à des réactions rapides, l'Umimori et le Kaguya formèrent un duo défensif étonnant. La réalité des faits rappela, néanmoins Shigure à l'ordre. Sans la solidité à toute épreuve des os de la main de Kiri galvanisés au chakra, le gardien des mers ne serait plus de ce monde pour raconter la suite de son périple. Le Leader du groupuscule stoppa autoritairement les velléités de la tortue, offrant une opportunité rare pour Peau de Requin de goûter au fruit issu de la divinité.

L'arme légendaire érafla la queue de l'antique créature, le privant ainsi d'une petite quantité de son énergie. Un mets d'une qualité unique qui transcenda Samehada. La taille de lame écailleuse ne faisait que grandir par à-coups, comme incapable de digérer cette progéniture inaccessible à l'humain. L'épée commença à s'enrouler autour de son possesseur, cherchant probablement un refuge à ce sentiment accablant qui l'habitait. Jamais Samehada ne s'était comporté de la sorte encore. Les frémissements et les gémissements proposés par Peau de Requin après un déjeuner copieux laissaient place à des frissonnements de terreur. L'esprit habitant l'arme se confronta à une réalité effrayante. L'homme était insignifiant face au divin.

Mais l'humanité ne l'est pas.

Soufflant ces quelques mots à l'esprit, le bretteur et sa lame contemplaient les exploits d'un front soudé et unis par une même cause. Une silhouette vaporeuse s'éleva éphémèrement dans les airs, au-dessus de la carapace de la créature. L'instant fut fugace, mais il prouva aux nombreux combattants présents que leur effort n'était pas vain. Bientôt, l'humanité domptera le divin. Bientôt, l'archipel sera sauvé.

Hélas, avant d'être protégé des griffes du démon, le pays de l'eau se prépare à subir un ébranlement sans précédent. L'immense masse d'énergie contenue dans la bouche de la gueule du divin se déversa avec intensité sur le sol meurtri de l'île où l'avenir du pays de l'eau se décidait. Le souffle de l'explosion fut d'une intensité rare, repoussant tout sur son passage. La terre se craquela face au Courroux divin, alimentant encore plus la zone en eaux torrentielles. Cette bombe d'énergie pure laissa un cratère béant où le Dieu de l'Eau avait établi sa nouvelle demeure. L'impact de ce soulèvement ne laissa pas le gardien des eaux indemnes. Déstabilisé, il ne put éviter plusieurs débris volant avec vitesse dans toute la zone. Son flanc gauche fut particulièrement touché, mais sa volonté était intacte. L'eau lui arrivant jusqu'au épaule, il tenta d'agripper un débris flottant tout en tenant fermement Samehada. Hélas, pour lui, l'antique divinité aquatique en avait décidé autrement.

Le niveau de l'eau continua sa progression prodigieuse, atteignant alors des dizaines de mètres. Le Dieu, empruntant une forme de tortue, se mit à tournoyer, utilisant la force centrifuge pour matérialiser un siphon happant tout sur son passage. N'ayant pas eu le temps de regagner une plateforme stable, le spadassin fut harponné par les eaux ténébreuses animées par la volonté chaotique du divin. Le Kirijin tenta tant bien que mal de parer les débris arrivant dans sa direction avec son arme légendaire, mais le courant ne permettait qu'un nombre restreint de mouvement. Sentant le danger, la garde de Samehada s'enroula autour de son possesseur. Quel comble pour un Umimori de finir noyé dans les eaux de Mizu. Cette Résonance qui changea tellement de choses... Malgré tout, le bretteur puisa dans sa volonté pour brandir d'un coup sec et violent son épée hors de l'eau. Il ne pouvait maintenant que compter sur ses alliés pour le repérer dans ce chaos aquatique et potentiellement le sortir de ce siphon qui l'agrippe vers une mort certaine.

Résumé:
 

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Raonaka Ao
Raonaka Ao

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Lun 17 Aoû 2020 - 22:05
« Que fais-tu là, gamin ?
- Je… j-je… j-je cherche ma mère…
- Tu t’es trompé d’endroit. Les putains ne viennent que rarement en ces lieux. Ici, c’est la guerre, et ce n’est pas fait pour les petits bâtards dans ton genre. Dommage. »

L’homme se pencha sur lui et posa sa paume sur le haut de son crâne, esquissant un sourire. Puis, en reculant de quelques pas, il attrapa la garde d’une large claymore qu’il devait tenir à deux mains et la souleva. Ici, il n’y avait personne. Ici, nul ne le protégeait. Le quidam n’avait connu ni sa mère, ni son père, et avait grandi dans ces coins reculés oubliés des armées seigneuriales de l’Archipel. Dans ces coins où le crime, acculé par la répression dans le noyau vif de la nation, s’était propagé d’autant plus fort là où il n’éclaboussait pas les plus puissants.

Dès lors, ceux à en payer le prix étaient les plus faibles ; parmi eux, un candide garçon. La lourde épée fendît le ciel en passant au-dessus de la tête du guerrier qui venait de l’approcher…

… et s’abattit sur le gamin.

« Que ? »

* * *

« Blblblblbl… »

Son bras le torturait. Quand bien même serrait-il les dents, il ne pouvait contenir cette horrible douleur qui lui avait ôté, une fois de plus, l’un de ses membres frappeurs. Il détestait cela. Il détestait ces shinobis croyant pouvoir être son égal. Il détestait tous ceux qui osaient se mettre en travers de sa route, et se planter sur le chemin de ses ambitions. Tous ceux-là ne méritaient que de périr, de s’effacer devant son élévation. Ils n’avaient pas sa force. Cette force qui l’avait secouru de bien des ennuis, cette force qu’il avait cultivé dans le corps sanguinolent d’une guerre perpétuelle. Cette force qui faisait de lui quelqu’un d’unique. Il l’avait prouvé, en réveillant par deux fois Sanbi. Il l’avait prouvé, en devenant le Conseiller du Seigneur de l’Eau. Il l’avait prouvé en achevant ce même Seigneur de l’Eau, qui n’était autre en réalité que le légendaire Guerrier du Froid, avant de prendre sa place. Il l’avait prouvé au gré d’un parcours sans égal, que certains jugèrent fructueux car il était opportuniste. Mais la réalité était bien différente : Ao avait créé sa chance. Personne n’avait véritablement cru en lui. Nul ne lui avait facilité la tâche. Il avait fallu qu’il se batte, seul. Tout ce qu’il était ou avait été, il l’avait conquis au prix de nombreux sacrifice. Sa vie entière n’était que lutte acharnée et jeu politique pour redéfinir les choses à sa façon. Pour refaire ce monde, de façon qu’il fut un jour plus juste.

Refaire ce monde, comme il l’entendait.

Happé dans le tourbillon dévastateur du Dieu de l’Eau avec à son bras suspendu la gueule de Reikan qui ne lui épargnât rien, son corps se mit à virevolter dans tous les sens en se faisant secouer par les tumultes. L’eau s’engouffrait dans sa bouche, menaçant de le noyer, et pourtant il continuait, blessé, seul contre tous, d’affronter les éléments. D’affronter le Tigre Blanc qui avait failli le décapiter. Il était détestable, mais c’était là tout de même un brave ; au prix de tous les sacrifices, celui qui avait tué son propre maitre survivait malgré les obstacles. La force des courants, la présence des débris et l’apparition des pics rocailleux forcèrent la séparation de l’un et de l’autre de ceux qui s’étaient enlacés dans une étreinte de guerre ; pourtant, dans la vague, l’un et l’autre purent se tutoyer du regard, se toiser en voyant leurs membres danser au milieu des flots. Malgré la difficulté de l’instant, la Yasei qui croquât le bois de sa prothèse vit le pugiliste, dans la folie des flots, se mordre le pouce.

Une fois de plus, il dût compter sur elle. Ils n’échangèrent pas de mot, pas de regard. Elle lui apparût dans le torrent après qu’il eut été séparé de la Yasei et, son ange-gardienne avisant la catastrophe, le logea aussitôt dans son corps visqueux. La plaie de son bras se mît à s’atténuer, mais pas à guérir ; tout juste parvint-elle à éponger le sang qu’il avait abondamment perdu. Heureusement, songea-t-il, qu’il s’agissait d’une prothèse ; le prototype d’un bras conçu avec intelligence, fruit d’une expertise sans nulle autre pareille. Celle d’une marionnettiste de renom qui, consciente de devoir rabibocher un membre qu’il aurait encore peut-être à perdre, s’était permise tant de concevoir des renforts de fer pour verrouiller son bras même en cas d’usage des fameuses Portes Célestes, mais aussi un processus de détachement qui n’impliquerait pas de perdre, avec son bras, toute l’articulation de son épaule et d’une partie de son corps par extension.

Il eut une pensée pour elle, tout en sachant très bien ce qui devait la préoccuper à présent.

Toujours emporté par le siphon géant de Sanbi, Ao se laissa porter par la Limace Bleue. Il sut à cet instant qu’il devait faire vite, et bien : s’il ne voulait perdre Sanbi, il fallait qu’il parvienne à briser le dispositif des kirijins.

Et qu’il survive, aussi.

C’est au niveau de l’Unité Est, dans le sens logique du courant, que vous fûtes les témoins de nouvelles arrivées. D’abord, vous ne tardâtes pas à voir, sortant des eaux, la grande Limace Bleue. En surgissant, elle s’effondra aussitôt sur le débris occupé par Wutu-Fuku, Liuqin et son cerf. Au-dessus d’elle, vous le vîtes, ultime adversaire.

Ses yeux révulsés pareils à deux orbes pâles scintillant sous le ciel orageux, il vous observa. Vous comprîtes qu’il était sur le point de le faire.

D’ouvrir la Dernière Porte.

« Le destin ! »

Sa voix résonna comme celle d’une entité étrangère. Pendant ce temps, son invocation cracha un liquide ingrat dont la viscosité vous parut suspecte, tout droit en destination de Jirô. Au sommet de son alliée de toujours, dont la technique rappela à certains ce qu’elle avait déjà fait jadis, vous fûtes témoin de la déclaration du pugiliste.

« Il m’a fallu survivre à la guerre, tromper ceux que je voulais occire, tuer mon maître, braver les légendes et affronter le pire pour qu’advienne ce jour où je deviendrais le Maître du Dieu de l’Eau ! Tout cet enfer que j’ai parcouru, tout cet enfer qui m’a été infligé, c’est le vôtre, le fruit de votre malfaisance ! Mais le destin ! Le destin qui est le mien va changer cela ! Ployez, implorez… faîtes ce que vous voulez, dans tous les cas, vous disparaîtrez de la surface de ce nouveau monde ! »

Un nouvel éclair fendît le ciel, annonçant l’heure prochaine d’une attaque qui vous promettait la mort. Mais non loin de là, alors que tout espoir semblait perdu…

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Yasei Reikan
Yasei Reikan

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Mer 19 Aoû 2020 - 1:58
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♫ ZACK HEMSEY - FADE AWAY

« Rei, je t'interdis de baisser la tête de la sorte. Tu as déjà six printemps et tu ne sais toujours pas maintenir ta métamorphose animale plus de cinq minutes. Tu es la Fille du Lion, celle qui devra reprendre de gré ou de force les rênes du clan Yasei pour le sauver des ombres du monde et l'éclairer de toute ta lumière. Tu n'es pas en droit de garder un genou à terre, m'entends-tu?!
Père, je... je n'ai... »

De toute sa grandeur et sa force, l'ombre vêtue de peaux de bêtes marqua de ses empreintes le sol poussiéreux jusqu'à recouvrir le corps entier de l'enfant à peine haute comme trois pommes sur son chemin. La silhouette sculptée par l'ouvrage et la démarche austère, le Lion de l'Atlas darda de ses pupilles grises et mordantes comme l'acier l'arme mi-humaine mi-animale qui, à ses pieds, peinait à retenir sa conscience à ses muscles endoloris. Celle sur qui il avait déjà écrasé le poids de ses plus lourdes ambitions, pour en faire le réceptacle de son insupportable fardeau. Celle qui par son sang, se révélait destinée à incarner sa plus grande fierté parmi tous les autres guerriers de son temps.

Celle qui allait devenir l'espoir des siens et la plus puissante métamorphe que le monde n'ait jamais porté, marbrée par les coups et les souffrances tortionnaires de l'effort.

Au cœur d'un défilé de peurs et sous une pluie battante de hargne, un énième coup vint traumatiser le squelette de la brunette, à qui la jeunesse ne put éviter une autre de ces sempiternelles étreintes à la boue. La voix accusatrice du paternel reprit de sa superbe dans un élan d'indifférence, grave et portante. Et avec lui, son poing dominant dressé au-dessus de sa chevelure fournie parfois tressée, porteur d'un courroux à la colère autant ardente que celle hurlée par les éclairs crevant les cieux de ce paysage, derrière l'enfant qui serrait le sol pâteux entre ses doigts innocents pour lui transmettre sa rancœur et en faire crier de rage le firmament lui-même.

« Bats-toi pour l'avenir des tiens ou meurs, Rei. »

Et Yasei Reikan se leva lentement de tout son être, le visage torturé par la saleté de la combativité.

***

Près du rideau aqueux de ce typhon cataclysmique s'amusaient à courir les filons de tous les vices collant à la chair et au bois du faible d'esprit mais fort d'ambitions Raonaka Ao, enlevé par les eaux rendues ombrageuses de désastre, de fatalité. Convulsés sous les assauts fous de la tortue géante à trois queues, ces flots tempétueux n'épargnèrent ni la moindre chose ni le moindre être grouillant en eux. Dénués de pitié, ils martelèrent à foison le noble renégat et la féline comme s'il était temps de les punir pour n'être que des Hommes, et pas de ces Dieux imperturbables. Dans cet enfer sous la surface, la douleur née de sa crinière puis chevelure, mais aussi celle de ses poumons atrophiés, se firent aussi criardes l'une que l'autre aux oreilles de la changeforme. La voûte de son psyché lui rapporta les mèches blondes d'Aditya, le dernier visage qu'elle avait voulu forger dans sa mémoire avant de sombrer au creux des tréfonds avec son pire ennemi, en même temps que son incapacité à lutter contre son abominable volonté. L'ancien Daimyō voulait emporter la Tigresse blanche avec lui en vue de lui faire payer son audace en arrachant sa vie, comme elle avait arraché son bras.

Or, il avait omis un sacré détail.

Reikan incarnait la bête noire de tous ceux qui provoquaient la pénombre de ce monde, forgés par l'insatiable ivresse de faire agoniser sur leur route tout espoir qu'ils n'avaient eux-mêmes pas eu le courage de porter. Son cœur avait beau se sentir prisonnier de cette dévorante peur d'abandonner son clan et son village, la Tigresse blanche ne pouvait se résoudre à se laisser plus longtemps aller au gré des tourments de Sanbi. Hideux par bien des imperfections de son âme, rendu difforme par ses turpitudes et sa vilenie, Raonaka Ao avait trouvé grâce aux yeux de l'Héroïne de l'Eau en tant que maître ferment d'une haine qui agitait, agrippait et souvent étripait. Une haine qu'il ne fallait pas laisser filer une seconde fois, car elle respirait encore.

Et la foudre frappa le ciel de plus belle, prévenant l'arrivée de l'Éclair de la Brume en personne.

À l'instant d'après où le glas du retour du traître au bras de son invocation avait sonné, la cheffe du clan Yasei aux contours dorés d'espoir sortit brutalement du tourbillon et atterrit sur un des proches débris du parjure ainsi que de son médicament-sur-pattes, afin d'entendre sa si funeste déclaration. Alors qu'à l'Unité Nord, le Lion blanc s'enveloppait de son épais cuir pour se protéger de la pique le visant, Reikan n'attendit même pas la fin des propos de son adversaire pour formuler une série de signes incantatoires à une seule main et dresser, devant son confrère de la Cité Brumeuse visé par la vague visqueuse de la putride limace, un épais mur de roche.

La Yasei au teint hâlé abandonna ainsi un regard éthéré et confiant à ses camarades, avant d'aller au-devant pour prendre place non loin de la position du félon aux yeux rendus laiteux, eux qui ne le rendaient pourtant pas plus sage ou illuminé. Le souffle d'ores et déjà récupéré, la féline essuya du dos de sa dextre les traces du sang d'Ao laissées autour de ses lèvres charnues par sa morsure et effectua d'autres mudrās, avant de redresser à nouveau ses bras et de fléchir les genoux pour faire face, dans le respect de sa bestialité. Aussitôt, l'un de ses membres avants baigna de plus en plus dans une couverture immaculée et vibrante, prête à jaillir.

« Ce nouveau monde que tu idolâtres si misérablement appartient aux morts. Mais tu ne vas pas tarder à les rejoindre pour avoir causé tout ce mal et toutes ces peines au gré de tes délirants idéaux, Raonaka Ao! »

Tout à coup, une imposante tête de Lion faite de Vent s'en expulsa afin d'aller chercher Raonaka Ao malgré ses menaces, la gueule ouverte et les crocs en évidence vers sa proie.

Ao savait se battre pour ses idéaux, certes. Mais Reikan, elle, leur avait offert sa vie en sacrifice. Et elle comptait bien lui tenir tête jusqu'au bout, pour lui prouver qu'il était à la traîne.

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Hokazuka Liuqin
Hokazuka Liuqin

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Jeu 20 Aoû 2020 - 2:41



Dès le reveil de Sanbi tout semblait avoir été fait en son pouvoir pour appuyer son étiquette de "Dieu de l'Eau". La terre se fissurait, les tempêtes pleuvaient, les paysages changeaient beaucoup trop rapidement. Jamais de son vivant Liuqin n'aurait cru faire partie de ces arènes dont les gladiateurs modifiaient durablement le terrain à la force de leurs attaques, encore moins pensait-il qu'il y survivrait. En l'occurrence, l'arène était l'Île principale de l'Archipel de Mizu dans toute son étendue. Et les gladiateurs étaient Isobu et les kirijins. Ces derniers pouvaient-ils vraiment prétendre à ce titre ? N'étaient-ils pas, au final, un grain de sable chacun sur ce sol que la large Tortue se plaisait à déchirer ? Pour l'instant, aucun mort n'était à déplorer, et l'Hokazuka pouvait bien se contenter de cela. Mieux encore, après avoir été jusqu'ici immergé sous le doute et l'incertitude (sans pour autant jamais entamer sa résilience), il ressentait enfin que le village uni face à la catastrophe pouvait bel et bien tenir tête à la Calamité.

En faisant équipe avec Asagao Jirô, ils avaient réussi contre ses propres attentes à mettre fin à la course d'un des appendices qui étaient venu les faucher. Cela fut accompli au prix d'une belle dépense de chakra, mais personne était sûr de pouvoir se permettre une économie de quoi que ce soit face à un Dieu. Toujours était-il que pour l'instant aucun dégât n'avait été à déplorer. Mais pour combien de temps ? Sachant que la Cité de la Brume était loin d'en avoir fini, Liuqin ne se permit pas de souffler. Même s'il l'aurait voulu, il n'aurait pu. Car en cet instant, le Fléau des Abysses ne perdit pas de temps pour riposter sans aucunement ménager les vies humaines aux alentours. Après tout, l'animal ne faisait que débattre d'une tentative de mise en détention. L'eau qui affectait le terrain se mit en trombe jusqu'à former un colossal typhon qui s'étendait tout autour de la Bête tout autant gigantesque.

C'est à peu près à cet instant que le haut-gradé du clan fondateur s'était rapproché de la paire sauvage dans le but de se stabiliser face à ce courant vorace. Pas tous eurent sa chance, puisque Shigure, le Maître de Peau-de-Requin se retrouva emporté. Alors que l'Hayashijin s'apprêtait à aller le secourir, des larges échardes de roches vinrent cueillir l'Unité Est depuis les cieux. Sanbi commençait à concentrer sa ire afin de viser plus précisément ses aspirant geôliers, semblait-il. Avant qu'il ne puisse réorienter son destrier pour faire face au pic rocheux, le Kaguya intervint et se chargea de le neutraliser. Liuqin était-il trop long à réagir ? Ou son partenaire ne pouvait-il tout simplement pas lui porter suffisamment de confiance pour lui confier son entière défense et sa survie ? Cela restait compréhensible, mais le Cervalier digèrerait difficilement que sa mission soit accomplie par un autre. Pire encore, que la défense de celui à protéger soit faite par celui-là même. Il n'émit aucune plainte, mais son visage s'était raffermi, prenant cette intervention probablement sans aucune arrière pensée comme un échec à sa quête.

Très bien. Au moins, il ne lui resterait qu'à aller repêcher son camarade, comme ce qu'il prévoyait initialement de faire. Oui. Mais non. Contre toute attente, Raonaka Ao surgit d'entre les torrents. La Crinière de Jais n'avait jamais eu à l'affronter ni le connaissait, mais la vue de Yasei Reikan l'aiguillait sur la manière dont il fallait considérer ce personnage. Sa mâchoire était contractée, son regard sombre et la chair de ses mains prête à être entaillée par ses ongles tant elle les serrait. Il ne saurait douter de celle qui lui a confié le bandeau qu'il portait aujourd'hui fièrement. Cet homme était un ennemi. Sans oublier que son teint rougeâtre et ses veines boursoufflées lui rappelaient l'Ouverture des Portes Célestes de la Terroriste qu'il dut appréhender au Port Naragasa aux côtés d'Imekanu et Zoku. Au moins, s'il avait un nouvel ennemi à affronter il ne débarquerait pas sans avoir eu un avant-goût de ce dont les gens comme lui sont capables. Si Liuqin avait empalé l'Enchaînée, il pouvait bien être de nouveau le Bélier qui ferait flancher les portes célestes. Cela aurait été possible si l'Ancien Daimyô des Eaux était parvenu seul jusqu'à l'Unité Est. Mais une large limace l'accompagnait. Ne pouvant se contenter de servir de plateforme à son invocateur, il a fallu que la bête visqueuse vienne s'écraser sur la position du trio Otsuno-Fuku-Liuqin. Cette fois-ci, il était hors de question que le Seigneur des Bois laisse encore une fois le Jônin se défendre lui-même. Quitte à la bousculer, il passa devant lui et alloua une quantité imposante de chakra à sa ramure. Si le gastéropode voulait venir s'écraser, qu'il vienne. Ses bois sauraient l'accueillir. Le poids de la loche ne posait pas de problème à la cornure d'Otsuno, la défense faisait face. Mais le terrain instable ne permettrait peut-être pas au contact des deux êtres d'être maintenu. Il se pourrait qu'ils s'éloignent tout simplement, épris par les flots.


Liuqin et Otsuno soufflèrent. Il ne s'agissait pas là d'une technique qu'ils avaient l'habitude d’exécuter deux fois de suite. Mais l'urgence des choses ne laissait pas vraiment de temps à la reprise de souffle, jamais. Lorsque le Réceptacle-en-devenir quittait la position qu'ils partageaient, le P'irvilebi put se refocaliser sur ce qu'il avait souhaité entreprendre depuis bien plus tôt : récupérer Shigure. Il espérait très sincèrement qu'il n'était pas trop tard pour lui, tous ces événements avaient ralenti la mise en place des choses. Sautant de débris en débris et possiblement aidé de ceux laissés par Aditya et qui parviendraient à eux, il se lançait à la recherche de son camarade d'Unité. À force, il finit par voir Samehada sortir des flots et délivrer un coup d'épée dans les airs pour se faire remarquer. Le Cervalier dirigea alors rapidement son destrier vers cette balise et coinça la lame entre les bois de son animal et tirer comme il pouvait pour le libérer de ce typhon possiblement mortel. Liuqin saisit son bras par la main afin de consolider les efforts de sauvetage et l'installer, s'il réussissait, derrière lui, à dos de cerf.



- Tout va bien ? Les choses viennent de se compliquer. On a d'autres soucis en plus du Dieu de l'Eau à présent. Je vais me charger de cette limace que vous voyez là-bas. Je vous laisse choisir où vous souhaitez aller.

Qu'il les suive ou non, Liuqin et Otsuno se dirigeraient vers l'Invocation de Raonaka Ao. Un nouveau combat commencerait à présent. Yasei Reikan et Kaguya Wutu-Fuku contre Raonaka Ao. Ainsi que Hokazuka Liuqin et Otsuno contre Aoi Odosan. Jamais il n'aurait pu prédire cela, plus tôt, lorsqu'il avait intégré l'Unité Est. Les choses devenaient de plus en plus chaotiques et dangereuses. Sa vie était plus que jamais en danger et pourtant l'exil de son clan a été causé par un Génocide qu'il a vécu. Lui et le reste de Kiri étaient au milieu d'un Maelström et maintenant que la crainte et le doute étaient passés, il était prêt à se battre. Jamais ne s'était-il senti aussi vivant.

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Kaguya Wutu-Fuku
Kaguya Wutu-FukuEn ligne

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Jeu 20 Aoû 2020 - 16:37
-Wutu-Fuku, acceptes-tu ce rôle ?

Alors que le scellement du Dieu de l’Eau continue et que des parties de l’âme de la créature gigantesque commencent à quitter son corps, les mots prononcés par le Nanadaime lors du briefing précédent l’attaque que Kiri est en train de subir résonnent dans la tête du Kaguya. Il est en effet le “candidat” idéal : de par ses recherches sur le Dieu de l’Eau, sa forte constitution et la confiance que Saji lui porte.

La vérité, c’est que rien n’a préparé Wutu-Fuku à remplir un tel rôle. Il n’est pas certain d’être bien plus avancé qu’un autre. Mais il comprend le choix de l’ombre d’un point purement pragmatique. Kaya aurait été une candidate intéressante mais elle est trop utile à la brume en dehors de ses murs. En isolant Wutu-Fuku a Mizu, Kiri perd moins que si Kaya avait été choisie. Car c’est le destin qui l’attend et qu’il a accepté : hors de question d’aller se balader dans le Yuukan avec une telle bombe à retardement. Quant aux autres choix potentiels, ils ont peut-être moins la confiance de l’ombre. Quoi qu’il en soit, le Jônin a accepté le fardeau qui sera le sien.

Il regrette de ne pas avoir pu mener à bien son propre plan. Il regrette de ne pas avoir pu tirer ce qu’il voulait de l’érudite. Les choses se déroulent comme elles auraient dû se dérouler et pas comme Wutu-Fuku aurait voulu qu’elles se déroulent. Déjà avant, il ne lui manquait pas grand-chose pour bondir sur la carapace de la créature et utiliser ses dons iroujutsus pour soigner les blessures causées par Ao. Car il espère toujours qu’une cohabitation pacifique est possible. Il risque d’en avoir bientôt le cœur net.

Les défenses de l’unité Est tiennent. Alors que le niveau de l’eau monte toujours dangereusement, Wutu-Fuku décide de bondir sur Otsuno, le cerf de Liuqin, pensant que cette position lui facilitera la fin du scellement. Au moins n’aura-t-il plus à se préoccuper d’où il pose les pieds.

Du moins c’est ce qu’il pense. Bien loin du champ de vision du Kaguya, Sanbi avait chargé une attaque terrifiante : celle qu’il destinait à Kiri, la première fois qu’il est apparu devant le village. Incapable de savoir que ce mouvement est le fruit des efforts d’une autre unité, il ne peut que voir la bombe d’énergie exploser et la barrière divine prouver son efficacité : sans elle, chaque membre d’unité aurait été soufflé par l’explosion, voir pire. Ce cratère gigantesque attire bien logiquement toute l’eau qui s’accumulait sur le sol de Mizu depuis le début de la bataille. Au centre du cratère, Sanbi tourne sur lui-même, prouvant qu’il est capable de bien plus de vitesse que son gabarit ne le laisse croire. Des débris multiples, traces d’un combat ayant lieu en amont, permet aux membres du groupe de ne pas tomber à l’eau. Sauf Shigure, que le destin doit bien s’amuser à tourmenter, lui qui est un Umimori.

Bien décider à se débarrasser des moucherons qui leur tournent autour, Sanbi décide de lancer des pics rocheux sur tous les shinobis qui l’affrontent. Liuqin et Otsuno doivent leur survie à Wutu-Fuku qui, sans signe, fait appel à son armure la plus résistance, avant de mettre son épaule en opposition au pic. L’armure est détruite au niveau de son bras, mais le reste pourra servir plus tard et dès qu’il en aura terminé avec le scellement, il pourra la reformer.

Mais pas le temps de reprendre son souffle que de l’eau jaillissent Ao sur une limace géante. L’armure du Kaguya ne le protége pas de cet écrasement destiné à envoyer le trio dans l’eau. C’est l’intervention de Liuqin qui permet au trio de ne pas sombrer. Avec Ao, Yasei Reikan. Après une courte évaluation de la situation, il est aisé de voir que les deux sont accrochés l’un à l’autre depuis l’unité nord, groupe auquel Reikan est associé à l’origine. Ao n’a plus qu’un seul bras. Quoi que, aux dernières nouvelles, il n’en avait plus du tout. Liuqin s’éloigne alors, afin de repêcher l’Umimori, tandis que Wutu-Fuku, les bras toujours joints, fait face à Ao et Reikan. Le lieutenant de l’Homme au Chapeau se fend d’un discours laissant entrevoir la haine qu’il éprouve pour ce pays qui a un jour été le sien. Et ce qui risque bien d’arriver d’ici quelques instants : l’ouverture de la huitième porte, que seule les légendes décrivent. Reikan n’y reste bien sur pas indifférente. Tandis que Wutu-Fuku se met à ressentir une certaine… lassitude ? Son regard se perd au loin, sur l’immense Dieu de l’Eau déchaîné, avant de regarder Ao à nouveau. Les deux hommes se sont déjà rencontrés, sur Wasure no Kuni.

-Pourquoi ?


Le mot est assez fort pour être entendu par Ao.

-Pourquoi déployer tant d’efforts à détruire ce pays ? Quelle malfaisance reprochez-vous à Mizu ? Celle initiée par Bent’en, que vous avez vous-même nommé à la tête de Kiri ? Les horreurs de Wasure, que vous ne pouviez pas ignorer lors de votre règne ? La malfaisance n’est plus à Kiri. Les erreurs de nos prédécesseurs ne sont pas répétées par les ombres les plus récentes.

Il regarde Ao avec une certaine… tristesse ?

-Faites donc. Tuez vos maîtres, devenez le plus fort, gagnez. C'est bien tout ce qu'il vous restera.

Résumé du tour:
 

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Asagao Jirô
Asagao Jirô

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Jeu 20 Aoû 2020 - 22:26

"Mais non mais non mais non mais NOOOOOOOOOOOON !"

Voilà qu'ils étaient pris dans une chasse d'eau géante maintenant. Une multitude de petits étrons que le Dieu de l'Eau se faisait un plaisir de faire danser dans le siphon de sa colère. Oui, ils ne ressemblaient à rien d'autre qu'à une nuée de crottes. Mais quelles crottes ! Les résultats de leur acharnement commençaient à se faire jour. Le Dieu semblait ne plus être tout à fait lui-même, alors qu'une étrange chose, comme un double fantomatique, tentait de se détacher de sa carapace de bête. C'était, à n'en point douter, l'effet des Kinjutsus. De bien redoutables techniques. Leur effet aurait presque suffi à faire oublier la charge d'énergie qu'elles demandaient pour être maintenues ...

Jirô, bien que satisfait de voir ses efforts récompensés, était surtout sous le coup de la panique. Il gardait toujours son unique mudra bien maintenu, comme si ses doigts étaient soudés les uns aux autres. Mais il ne pouvait s'empêcher d'être exaspéré par la tournure que prenaient les événements. Quoi, maintenant ils étaient la proie d'un Maelstrom, alors qu'une heure auparavant à peine c'était bien sur la terre ferme que reposaient leurs pieds ? Non non, tout ça était bien trop ridicule pour avoir un sens ... Il voulait que ça s'arrête. Que l'ascenseur des power-ups se calme un peu, et qu'on lui foute la paix. Il n'avait qu'un travail à assurer, enfin, quoi ! On pouvait pas lui lâcher les basques un peu, non ?

Les débris de bois flottant dans le siphon lui servirent de refuge. Mais face à l'assaut digne d'un porc-épic furax de Sanbi, il n'eut pas de protection suffisante: il dut recourir, à nouveau, à une rapidité extrême pour ériger devant lui la protection efficace, certes, pas pas suffisamment, du Gardien Rouge. Son épaule apparut, spectrale, et se plaça en bouclier face au pic rocheux qui le visait. Mais elle se brisa. Jirô s'y était attendu. Il était à court d'énergie, de concentration, de volonté. Il ne savait plus très bien ce qui le poussait à maintenir ses mains collées l'une contre l'autre, mais il le faisait encore. Contre toute attente. Contre toute douleur. Contre toute blessure. Y compris celles qui venaient de l'attaque du Dieu, dont il s'était attendu à subir une partie de dommages.

Et encore d'autres protagonistes arrivaient. Un inconnu à ses yeux, mais à la mine franchement patibulaire. Et à son côté ... Une limace ? C'était presque décevant. Mais Jirô n'eut pas le temps de s'apitoyer devant la tournure des événements: une nouvelle attaque le visait. Il avait presque renoncé, cette fois. Et si la Tigresse Blanche ne l'avait pas secouru, en érigeant un véritable mur, cette fois, devant lui, il aurait sans doute lâché prise. Mais il fut protégé. Il n'eut pas à souffrir davantage. Et son mudra tint bon.

Chancelant, il tituba jusqu'au pied du mur et s'y laissa glisser. Il avait l'impression d'être à l'abri de tout derrière cette paroi de terre. Ses mains étaient toujours soudées, quoique tremblantes. Ses réserves étaient à bout. Son épée pendait encore à son épaule, mais la voix du Gardien ne lui apporta aucun mot de réconfort. Peut être couvait-il, lui aussi, une blessure, des suites de la destruction de sa protection ? Comment cela fonctionnait-il exactement ?

"Concentre-toi, crénom !"

S'il avait eu les mains libres il se serait donné des baffes. Il inspira un bout coup, essaya de se calmer. Allez. C'était bientôt fini. A la volée, par-dessus le mur, il cria à l'attention du nouvel assaillant venu les déranger:

"Qui que vous soyez, foutez-nous la paix et tirez-vous d'ici ! Vous croyez pas qu'on a déjà suffisamment de merde sur les bras, non ? C'pas possible ça, tudieu !"

De sages paroles, que les livres d'histoire n'oublieraient pas.

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Raonaka Ao
Raonaka Ao

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Mer 26 Aoû 2020 - 23:30
La colère avait toujours été son seul fleuret, son unique flamberge de feu, l’arme avec laquelle il avait balayé toute chose qui avait espéré l’occire. A travers les années, son corps meurtri avait transcendé toutes les épreuves auxquelles un homme pouvait être confronté au cours de son existence, le confortant dans sa décision finale, celle qui l’avait mené jusqu’au descellement de Sanbi et à l’émancipation du fléau : devenir l’hôte d’un Dieu était son ultime consécration. Le grand final de sa raison d’être ; le possible point de départ d’un nouveau monde dont il s’était juré d’être l’artisan. Surclassant toute l’Unité Est trop occupée à accuser le diluvien assaut du Dieu de l’Eau, le Lieutenant de l’Homme au Chapeau s’immobilisât et vous n’eûtes qu’à constater le retournement de ses orbites devenues de pâles sphères ivoiriennes pour saisir qu’il s’était laissé conquérir par une infâme énergie, presque aussi grisante que celle dégagée quelques instants auparavant par la Bête aux Trois Appendices. De ses lèvres, les mots se furent alors échappés avec une texture et une fièvre anormales, que vous pûtes, à l’Unité Est, déceler d’entre tous les orages foudroyant la zone, comme s’il s’agissait du message d’une entité supérieure : la sentence profane d’un Dieu naissant.

Les Unités que vous composiez, alors en orbite autour du centre gravitationnel occupé par Sanbi, furent fustigés par de remarquables pics rocheux, pareils à des épieux géants se hissant spontanément de la carapace de l’antique créature pour vous pourfendre à tout azimut. Mais les ripostes que vous opposâtes furent votre salut ; ainsi les kirijins, braves et tenaces, persévérèrent en prouvant encore au monde toute la démesure de la puissance détenue par cette cité ninja ; ce que votre opposant principal, en la personne de Raonaka Ao, abhorrait précisément, semblable à cet égard à l’Homme au Chapeau sur le point idéologique, un motif valable pour lui pour se justifier d’être devenu sa Main.

Les pics percutèrent vos défenses, creusèrent la chair de certains shinobis, en déboutèrent d’autres, fracassèrent vos murs et clairsemèrent les eaux qui continuèrent toutefois leur rotation critique, s’offrant le corps des naufragés comme des pantins ballotés par les flots. Comme si vous habitâtes un vortex, vous continuâtes en dépit de vos efforts votre ronde macabre jusqu’à cet instant faste et miraculeux où vous vîtes l’impensable se réaliser.

Un regard porté sur le Kappa et vous mesurâtes que tout se jouait sur cet instant fatidique.

De la carapace rocailleuse du Dieu de l’Eau s’épluchât une étrange aura qui, au lieu de retrouver sa souche comme à chaque fois que vous vîtes l’abyssale tortue faillir, se décollât pour de bon. Alors, avec fascination, vous pûtes voir cette masse difforme, aux contours semblables à ceux de Sanbi avec ses trois appendices caudaux, des contours toutefois rendus confus par un flux de chakra tournant qui en décousît l’apparence, grossir et s’élever. La carcasse tangible du Dieu de l’Eau devint inerte, telle une mue dont on avait extirpé l’essence ; et vous mesurâtes dès lors que cette créature était une pure composition de chakra. Se levât dans le ciel, à une dizaine de mètres au-dessus de la carcasse responsable de tous les fléaux que vous veniez de vivre, une énorme masse vaporeuse aux reflets céruléens tourbillonnant dans des flux du chakra desquels elle était constituée, ce qui vous rappelât ses eaux dévastatrices. L’âme embryonnaire de Sanbi, ainsi suspendue dans l’azur, grondant au milieu des orages, dévoila de pâles éclats à l’ensemble des shinobis ; un spectacle que vous vous assurâtes de ne jamais oublier. C’était bien là l’âme du Dieu de l’Eau, n’attendant que d’être scellée.

Le prix dûment payé de tous vos sacrifices, de vos nombreuses blessures et des catastrophes engendrés par ce fléau. Dès lors, Ao n’eût pas même le temps de répondre à ses détracteurs qui terminèrent de lui balancer d’autres assauts, comme pour l’empêcher de poursuivre ; mais à l’attaque formulée par Reikan, l’ancien Seigneur déchu proposa une réplique des plus extraordinaires.

Sa seule main restante glissât devant lui, et du pouce qu’il en brandît, il pénétra sa propre chair. Son doigt attînt son propre cœur et doucement s’incrusta entre ses ventricules, qui se mirent à battre à tout rompre dans une cadence infernale ; et sitôt que son organe de sang s’enflamma, une aura de la même teinte que son hémoglobine se mît à émerger de lui, s’évidant de ses pores comme s’il relâchait des brumes rutilantes. La façon dont il perfora son organe cardiaque en le pénétrant de son propre pouce eût quelque chose de lugubre, dérangeant ; mais ce qui naquît de ce geste fut une promesse d’apothéose. Ao gerbât du sang, et de ses yeux révulsés s’écoulèrent deux larmes vermeilles.

« Shimon : la Porte de la Mort ! »

Un vaste flux sanguin déferla tel une tempête, et le fît rompre le serment de la vie, pour prêter allégeance à la Dernière Porte. Les rafales de Reikan furent balayés par l’ampleur du phénomène qui s’étendît autour de sa personne, et parvinrent tout juste à amenuiser d’autres courants aussi forts qui naquirent de sa frénésie : une tempête de chaos, née de sa force pure et de son émanation de chakra. Même la Limace Bleue, sous ses pieds, dût se plier sous une telle pression.

« Oui Reikan, Wutu-Fuku. Je m’en vais rejoindre les morts, et vous emporte dans ma chute. Mais après cela, il me restera le pouvoir d’un Dieu ; et tant que les Dieux ont une âme, ils continuent de pouvoir changer le cours des choses. Apprenez-le à vos dépends, et payez pour votre effronterie ! »

L’Apôtre se campât sur ses appuis, irradiant encore un chakra d’une intensité effroyable. L'érudit de Kiri, choisi pour être le réceptacle de Sanbi, n'était même plus en mesure de lui répondre, aussi décida-t-il de tourner son regard vers d'autres combattants, les toisant de loin avec une avidité dévorante. Puis d’un trait il se volatilisât, comme s'il n'avait jamais existé.

Vous remarquâtes alors un sillon dans les eaux de Sanbi qui, dépecé de son âme, commençât à décliner, ce que vous sentîtes en voyant les eaux chuter et ses pics rocailleux se rétracter jusqu’à sa carapace.

L’origine de ce sillon qui naquît de chez vous et partît vers l'Unité suivante ne fut autre qu’Ao, fonçant vers le Sud. Dans une fièvre dévorante, le démiurge entreprît de ne pas se contenter d'un seul mort ; afin de satisfaire son inétanchable soif de violence, décuplée par son passage au statut de Dieu que lui octroyât la Huitième Porte, il s'engageât à faire le tour des eaux de Sanbi pour fracasser chaque groupe en prenant de la vitesse de façon exponentielle, au gré d’une charge si rapide qu’il semblât être tel une comète foudroyant le monde ; ainsi, dans l’espoir de se crasher sur l’Unité Est, il fonçât à une vitesse presque imperceptible afin d’anéantir l’élu du Dieu de l’Eau dans un déchaînement de fureur, autel d'une sanction destructrice. Se révélât prodigieusement le véritable potentiel d’Ao, monstre parmi les hommes, un être si déterminé qu'il fût capable de consentir au sacrifice suprême pour achever vos misérables existences…

Au l'Est, alors que Wutu-Fuku se mît à voir éclore les veines sous sa peau et une lumière diffuse imbiber sa chair, son corps lévitant quelques mètres au-dessus de Liuqin et son fidèle cervidé, vous n'eûtes que le temps de constater la disparition d'Ao, qui se volatilisât en un clin d'oeil. La Limace Bleue, anticipant l'action de maître, crachât sur vous une énorme vague visqueuse et s'attardât à préparer une action pour le retour d'Ao, qui serait l'office d'un court instant.

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Asagao Jirô
Asagao Jirô

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Jeu 27 Aoû 2020 - 21:23

"ET RESTEZ EN-DEHORS DES AFFAIRES DE GRBLBLRBL"

Ses derniers mots s'étouffèrent dans un gargouillis horrible. Aussitôt, il sentit un goût de fer emplir sa bouche. Un goût très fort, et vraiment mauvais. Comme s'il avait léché le fer de son épée avec un entrain tout particulier. Puis la sensation d'un liquide qui coulait sur son menton, et sur sa gorge. Tout ça ne lui disait rien de bon ... Et il ne ressentait même pas la douleur, encore. C'était dire les effets merveilleux de l'adrénaline.

Il délia alors ses doigts. Le kinjutsu était brisé, par lui le premier sans doute, car il porta alors ses mains à son cou. Il commençait à ressentir un léger picotement. Mais il céda vite la place à un frisson d'horreur quand il ne trouva pas sa gorge là où il s'était attendu à la rencontrer. Et ce n'est qu'en cherchant un peu plus loin que ses doigts finirent par découvrir ... De la peau ? Non, certainement pas. Plutôt un amas de chairs en bordel, suintant du sang comme c'était pas permis.

"Oh, seigneur ..."

Les mots n'étaient pas sortis de sa bouche, plutôt de son esprit. A la place, il ne laissa entendre qu'un bruit de raclement de glotte franchement dégoûtant. S'il n'avait pas peur qu'il passe par le mauvais trou, il aurait vomi. Et voilà que ses mains se mettaient à trembler. Et sa vue à se brouiller. Mais ce n'était pas la faute de la blessure. Bien plutôt celle de la panique qui, comme un venin, s'insinuait dans son corps jusqu'à son coeur, et glaçait ses pensées et ses membres.

"Oh merde, oh merde, oh merde."

Là encore, il ne fit que penser.

"Calme-toi gamin. Ne cède pas à la peur ...

-Mais ta gueule putain, j'vais crever !"

La conclusion semblait inévitable, à présent. Il allait mourir, c'était certain. Avec un trou béant dans le cou, et le capharnaüm ambiant, il doutait que qui que ce soit, si braves que fussent ses camarades de lutte, puisse lui venir en aide au point de sauver sa vie. Enfin, il aurait pu penser aussi clairement si son cerveau n'avait pas été nécrosé par la terreur. C'était comme une tumeur qui s'était emparée de ses pensées. Il retrouvait des instincts purement bestiaux, animaux. C'était ça: il était une pièce de gibier blessée, qui devait échapper à son prédateur. Au plus vite.

Il se releva tant bien que mal. Ses jambes étaient plus portées par l'adrénaline que pas la force de ses muscles. Il reprit son sabre en main. C'était sa seule arme. Il gardait sa main libre plaquée sur sa blessure, comme s'il avait un vain espoir de retenir le flot débordant de sang qui s'en écoulait. Il était trop paniqué pour comprendre ce qui se passait autour de lui. Il ne voyait que la masse inerte de Sanbi, et cet homme, pas loin. Il y eut une bourrasque, suffisamment violente pour le repousser contre ce qui restait du mur érigé par cette femme. Et cette limace ... C'était son ennemi le plus proche. Celui dont il devait se défendre.

"Tu dois te calmer gamin !

-Ta putain de gueule !"

Alors son oeil s'enflamma. Il leva le sabre, et celui, gigantesque, du Gardien Rouge se matérialisa devant lui. Dans un même mouvement, ils brandirent chacun leur épée: l'homme celle d'argent, l'esprit celle de chakra, bien plus imposante. Et ce fut celle-ci qui s'abattit avec le fracas qu'on pouvait attendre lorsqu'on était en présence d'un Dieu. Même si elle prenait pour cible une limace. Grosse, dégueue, mais une limace.

Après ça, Jirô tomba presque immédiatement dans l'inconscience. Ses yeux se révulsèrent, il gerba une dernière giclée de sang, et rien de ce qui se passa par la suite ne l'atteint. Il était ailleurs. Tout près de la mort, s'il ne l'avait pas déjà embrassée.

Son corps s'affala lourdement. L'éclat d'argent de son sabre brilla alors qu'il tombait dans ce qui restait d'eau. Perdu, si personne ne partait à sa recherche.

"Gamin !"

Jirô mourrait. Et avec lui, tous les secrets des livres perdus de sa bibliothèque natale. You know, un homme instruit qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle.

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Aditya
AdityaEn ligne

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Ven 28 Aoû 2020 - 19:40


L’onde d’un grondement diluvien retentit au cœur du ciel noirâtre de ce cataclysme, accompagné par la rage du tonnerre et la témérité des éclairs, enfants nés d’une union révoltée. Et comme éprises d’une jalousie mortifère, les vagues de cet océan fragile vinrent happer de leurs douces caresses les détours du radeau de fortune sur lequel l’héritier du bois s’était réfugié, dans l’ombre de cette égide dont les nœuds sylvestres se dénouaient davantage, au fur et à mesure que les secondes étaient remises aux mains du temps. Un répit salvateur, puisque dans l’ombre de son jugement impatient, les lueurs de ce sceau revêtant plus d’importance que leurs vies-mêmes s’acclamèrent de leur plus fervente lumière, afin de s’évaporer au cœur d’une finalité théâtrale.

Le temps d’un instant, l’orchestre malicieux de la terre et des cieux avaient cessés de se donner cette réplique cacophonique dont seule la nature guidait leur chemin, et le cours des eaux s’était ravisée à s’enticher du feu de vie d’autrui. Le temps d’un instant, les éclats d’une paix nouvelle s’entrouvrirent à tous les yeux avides qui berçaient ce hameau naissant, apportant avec eux la fin de cette quête.

Le sceau demeurait complet, arrachant de sa statue d’argent l’essence même de ce Dieu qu’aucun ne souhaitait affronter la colère. Avec lui, il emportait la trahison profonde qu’Aditya avait formulé à l’encontre des principes ayant guidé son existence, nouvelle promesse que son amour pour la vérité l’avait forcé à tenir.

Pourtant, dans l’étau sinueux d’un lendemain incertain, les épieux rocheux plantés entre les liens de bois eurent raison de la stabilité de cette embarcation, instiguant dans l’esprit de son créateur l’urgence d’une telle situation. D’un bond contrôlé, ses deux pieds parés d'un linceul de chakra trouvèrent refuge au sommet des remous agités d’un océan offrant sa révérence à un calme renouvelé, et davantage stable pour quiconque souhaitait arpenter son écume.

Son regard vint trouver les traits de Miyuki, dont l’épaule avait été transpercée d’un éclat profond. Et ainsi entraîné à de telles exigences, il tâcha de s’assurer de l’étendue de cette plaie qu'il ne pouvait ignorer ; une attention qui trouva le réconfort d’un soupir de soulagement, lorsque son regard entraîné à de telles pratiques chassa la crainte de son esprit. Elle demeurerait en vie, et plus qu’apte à poursuivre ce combat auquel elle offrait sa vie, bien que ses muscles ne manqueraient pas d’hurler à leur tour leur lot de douleur.

Une onde de choc titanesque vint balayer les appuis fragiles de l’ascèse, forçant ses bras à s’ériger comme seul rempart devant son torse et son visage : et au travers de leur étau, une vision insoupçonnable s’imposait à lui. Raonaka Ao venait de payer le prix de son existence en éveillant le pouvoir de la Dernière Porte, amenant tant la mort qu’un nouveau cataclysme dans son passage. Un instant plus tard, il perçu sa silhouette atteindre précipitamment les recours de l’unité Sud, où trônait l’Urumi.

La mâchoire serrée, Aditya ne put qu’aviser une dernière fois les silhouettes de ses comparses avant de foudroyer l’écume de ses pas. Un seul but pouvait revêtir tant d’importance aux yeux de ce Seigneur consumé par l’ego : la fin du scellement, qui mettrait l’un des enfants de la Brume dans une position de faiblesse inconcevable.

Alors, avant même qu’il ne parvienne à l’orée d’un nouveau cardinal où la féline s’était échouée, l’une de ses mains trahit les détours d’un mudrā unique, énième appel à ce don naturel qui coulait dans ses veines. Sa voix, quant à elle, s’exclama d’un ton aussi assuré que ses pensées pouvaient se révéler limpides en cet instant.

Un appel, dont l'écho intimait tout autant à la métamorphe de se tenir prête à tout imprévu qu'il n'annonçait sa présence renouvelée à ses côtés.

« Reikan ! »

À l'image de cette divinité dont le nom avait épousé celui de sa mère adoptive, Aditya s’imposait une nouvelle fois comme une Égide Sylvestre entre les assauts tempêtueux, qui, désormais, ne provenaient de nul autre qu’un rejeton de la mer. L’écume sinueuse de la limace heurta les liens de bois tissés depuis les décombres d’un mur abandonné aux flots, dont les pics rocheux d’autrefois l’avaient poussé à sombrer à la dérive, jusqu’à cette place où il se tenait aujourd’hui. Le doux visage de Kannon demeurait exempté de meurtrissures, ainsi érigé contre un revers qui aurait pu se montrer bien plus problématique qu’un murmure d’augure incertain aux oreilles de l’ascèse.

Sans perdre un instant, les talons du blond ne tardèrent pas à se retourner vers les multiples silhouettes trônant à ses côtés, et dans l’ombre de celle de sa tendre amie. Elle s’était élevée au rythme de sa création sylvestre, une initiative dont il n’aurait pu se refuser à l’accomplissement, conscient que l’âme de la féline ne brûlait de nul autre but que celui de mettre un terme à la vie de l’usurpateur. Peut-être était-ce l’intense symbiose qui les animaient tous deux lorsqu’ils agissaient de concert face à l’adversité, en complétant mutuellement les gestes de l’autre. Peut-être était-ce simplement la confiance partagée et l’expérience qui parlaient pour eux ; quoi qu’il en fut, il était impossible de nier que l’enfant des Bêtes et celui du Bois formaient une équipe des plus solides, qu’importe l’instant.

L’onde de son regard s’échoua sur la main tombante de l’un des membres de cette unité qui était désormais sienne, dont le fer forgé de son sabre s’échappait au cœur d’une écume tremblante. Maculée de sang, elle révélait à ses yeux surpris une blessure profonde, entaillant sa chair et ses muscles sans vergogne. Sa propre paume s’imposa contre la gorge de celui qu’il ne pouvait reconnaître que comme étant un sabreur, confrère de son élève, et tâcha d’apporter autant de pression que ses muscles endoloris ne pouvaient lui permettre, en héritage à toutes ces connaissances médicale qui l'animaient désormais.

Quant à sa main exemptée de pratique, elle se releva dans l’ombre d’un mudrā unique qui ne tarda point à l'animer d’une lueur d’émeraude, signe indéniable de l’appel de son second don : celui qui, il ne pouvait que l’espérer, permettrait à cet inconnu de voir se lever un nouveau soleil, à l’aube d’un futur promis à chaque enfant de la Brume.

Un lendemain, dont il comptait bien arracher la promesse aux mains de Raonaka Ao.


récapitulatif:
 



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