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2/06. Naragasa et Hokkyokusei

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Maître du Jeu
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Dim 26 Juil 2020 - 22:53


L'Empire du Feu avait prévenu la Coalition Shinobi. En plus de ses terribles pouvoirs temporels, il semblerait que l'Homme au Chapeau ait un allié capable de ranimer les cadavres des plus puissants shinobis, avec leur propre chakra !

Avec ces informations, le Mizukage a décidé quelque-chose d'aussi sordide qu'apparemment nécessaire : déplacer les cadavres les plus importants de Kirigakure no Satô et de Mizu no Kuni dans les marécages brisés.

Votre unité est là pour défendre la première partie de ce cimetière d'infortune. Repoussez l'ennemi et empêchez l'Homme au Chapeau et le Nécromancien de compter sur de terribles nouveaux alliés par le futur...


Voici les règles et indications à suivre :
  • L'Event se déroule aux premiers jours de l'été 204.

  • Lorsque c'est à votre tour de poster, vous disposez de 36h pour répondre.

  • Vous pourrez demander jusqu'à deux délais de 12h durant tout l'événement.

  • En cas de non-respect des délais, votre tour sera sauté une première fois. Si cela se reproduit durant l'événement, vous serez exclu et subirez une pénalité d'XP.

  • Seules les techniques validées avant le mercredi 29 juillet inclus pourront être utilisées durant l'Event.

  • Respectez les règles présentes dans notre Système de combat et notre Guide du Combattant.

Règle(s) spéciale(s) pour ce groupe :
  • Ce groupe se déroule dans les marécages brisés, où vous protégez d'importantes tombes déplacées pour l'occasion.

  • Vous protégez les tombes de Naragasa Y. Kira et de Hokkyokusei Yami.

  • Si vous échouez, ces personnages gagneront les rangs de l'Homme au Chapeau pour le futur et notamment pour la Grande Guerre de l'Event n°6.

  • Si vous l'emportez, ces personnages ne seront pas ressuscités par l'Edo Tensei.

Ordre de post :
  • Hyosho Shironome

  • Yasei Zeref

  • Daken Kosatsu

  • ???

Bon RP à toutes et à tous !
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Hyōsho Shironome
Hyōsho Shironome

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Mar 28 Juil 2020 - 22:56

Nagarasa et Hokkyokusei ft. Yasei Zeref, Daken Kosatsu & ???


Été 204, Marécages Brisés, extérieur de Kiri.


Les échos de bruits de pas répétés fendirent le silence imposé par l'effervescence sourde qui s'était imposée au sein du village, aux instants mêmes où la terre avait rugi de rancœur et que des lumières éclatantes s'étaient révélées au cœur du village, annonçant l'onde d'une révélation que quiconque n'aurait pu prédire. Et dans cet infâme solitude, forgée par les instants de doutes et d'inimitié où seules les troupes trouveraient écho dans son sillage, une frêle silhouette se hissait jusqu'au sommet des remparts de la citée. Dans un dernier claquement, elle retomba sur la surface de pierre et darda son regard avide sur l'horizon.

Une myriade d'âme se reflétaient dans les prunelles d'azur du nivéen, auxquelles venaient de se révéler la dureté de la situation à laquelle ils faisaient face. Pourtant tant éloigné des berges des geôles, il pouvait observer des attroupements se former autour d'un gigantesque sceau.

Mais ce qui éveilla une crainte muette en son cœur ne furent autre que les contours rocailleux d'écailles bleutées, frissonnant sous la rage incontrôlée qui les animaient. Une bête cherchait à s’extirper du sol même de la Brume où elle y avait été enfermée par le passé, vraisemblablement. Shironome ne put retenir une sueur froide de se loger le long de son échine, le glaçant sur place sans qu'il ne puisse expliquer les réactions incontrôlées de son corps.

Il était incapable de donner une raison à cette sourde terreur qui glissait sur sa peau, à cette appréhension sibylline qui érodait chacun de ses muscles.

Plus encore, ce fut un tout autre sentiment qui portait le coup le plus flagrant à l'adolescent ; car sans qu'aucun écho ne trouve pair au sein de son esprit dépourvu de souvenirs, une seule et même vérité se clamait au fond de son âme, en ressentant un tel chakra provenir de cette vague d'écaille sans nom ni visage.

La familiarité.

Sans qu'il n'en sache la raison, ses pensées s'engouffraient d'un souffle rassurant, tel un canal dont l'on avait déversé la barrière qui retenait la paix de s'y instaurer. Cette chose qu'il n'avait jamais vu, cette créature, qui éveillait tant de crainte... il la connaissait. Son chakra était tel à une caresse familière, bien que légèrement changé ; il ravissait tous les instants cachés à sa mémoire et s'imposait comme un vieil ami, écho d'un temps révolu. Pour autant, il ne put empêcher sa mâchoire de se serrer, ses yeux de se fermer et ses poings de se tétaniser.

Shironome avait appris, à force de se battre contre lui-même pour tenter d'arracher une ombre de souvenir à ce linceul opaque déposé sur sa mémoire, qu'aucune chose ne parviendrait à le briser. Que sa volonté, seule, ne suffirait jamais à dévoiler tout ce qu'il désirait reconnaître, toutes les origines dont il avait été volé.

Alors, doucement, porté par le souffle de l'aurore, ses paumes se délièrent, ses muscles s'apaisèrent ; et, lentement, ses paupières laissèrent à nouveau ses yeux s'abreuver du monde. Ses prunelles avaient abandonné la colère, la frustration et quand bien même la peur qui s'y étaient baignées plus tôt pour embrasser la plus profonde des résignations.

Et dans une dernière œillade à ces écailles liées de familiarité, il leur soupira un adieu sourd, s'arrachant à leur contemplation. Ses pieds se muèrent à la lisière du vide. D'un geste sec, son corps bondit jusqu'aux abysses marécageuses, quittant le sommet des remparts, où il avait une nouvelle fois été témoin d'un fragment de son passé. Une pièce de puzzle, dont les détours ne faisaient aucun sens avec les autres.

Son regard s'écrasa sur l'esplanade brumeuse face à lui, au-travers de laquelle il ne pouvait distinguer l'ombre d'une silhouette. Mais pour l'adolescent, qui avait appris à faire confiance à bien plus de sens que la vue ne laissait paraître, capta le son léger d'une course sur son flanc. D'un coup d’œil, il remarqua deux ombres se rapprocher, avant que la première ne se révèle sous le visage d'une connaissance, d’un ami – peut-être le seul.

« ...Kosatsu. », souffla-t-il.

Il fuit son attention, l’espace d’un instant, afin d’effacer les rémanences de son trouble de plus tôt sur son visage ; car déjà, un second envoyé les rejoins, vraisemblablement affilié à la même mission qu’il ne l’avait été. Un simple geste de la tête, emplis de respect.

Protéger les dépouilles d’hommes tombés au combat, dont les formes abstraites pouvaient sans nul doute se discerner aux lisières des marécages. Leurs tombes d’acier réverbéraient les faibles lumières de l'aurore, à l'image d'une poterie garante des secrets de l'histoire.

En cet instant, une seule pensée criait sa présence à son esprit. Celle que, jamais, il ne les rejoindrais. Une ferveur nouvelle dansait dans ses veines, et trahissait l’écho de ses pensées de plus tôt.

Plus que jamais, il se refusait à abandonner cette once de souvenir, cette once de lui-même qu’il avait oublié, auparavant. Et s’il devait en croire l’appréhension qui courrait le long de son échine, ce poids sinueux qui se frayait un chemin jusqu’à son cœur, il en valait de même pour elle elle. Il était prisonnier, de cette réminiscence qui hurlait son désir de retrouver son foyer, et attendait sa sentence avec la plus grande impatience.

La seule question était de savoir si elle viendrait d’autrui pour forger son existence à son image, celle d'un vague souvenir de vie, ou de son propre esprit se retournant contre lui.


récapitulatif:
 


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Yasei Zeref
Yasei Zeref

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Mer 29 Juil 2020 - 3:59




Cela fait plus ou moins un an, depuis ces événements qui m’ont fait réaliser à quel point mon pouvoir était faible, en comparaison aux monstres de ce monde. Un an depuis que Reikan nous a sauvés, Haise et moi-même, devant une déesse enragée qui voulait rendre la pleine puissance à son Dieu. Un an… que ce sceau occupe une grande partie de l’île principale de Mizu no kuni, ne passant sans doute pas inaperçu aux yeux des quelques chanceux ayant pu se rendre jusqu’ici. Le village se meut, depuis quelques heures, suite aux dernières directives du Mizukage. Déplacer les cadavres d’anciennes Ombres, ou encore d’Hokkyokusei Yami, pour que ceux-ci soient protégés plus efficacement, contre un homme qui, dit-on, serait capable de s’en servir comme de pantins, en leur redonnant la totalité de leurs capacités.

Dans ces informations, un détail m’a immédiatement dérangé : s’ils ont leur chakra, est-il seulement limité ? Après tout, il s’agit d’un mélange entre énergie physique et spirituelle, mais un mort n’en a pas vraiment, ou à l’inverse, il en possède une quantité infinie. Affronter ce type d’adversaire n’est pas réjouissant, outre le fait de pouvoir démontrer sa force – ce qui, en pleine guerre, n’est pas le but premier en général – et je préfère m’assurer de garder ces cadavres en sécurité.

Tandis que mes pas me guident vers le lieu indiqué, un grondement et des tremblements me font réaliser que ce qui se trame ne se limite pas aux corps. Un frisson terrible parcourt mon échine. Reikan doit l’avoir pressenti, mais je ne peux que le constater. Sans le voir, à cause des arbres épars cachant ma vue à moyenne et longue portée, je comprends sans réelles difficultés de quoi il en retourne. Ce que nous redoutions est finalement arrivé : Sanbi a été libéré. Son sceau, brisé tel une vulgaire poterie fragile. Je ne peux penser à autre chose, la sensation que l’île entière va être submergée me pousse à ne voir que cette solution. Arrivant sur place, je peux voir assez rapidement deux autres shinobis.

« Je ne sais pas comment se finira cette journée, mais une chose est sûre : nous devrons compter les uns sur les autres pour survivre. »

Je me contente de ces quelques mots à l’égard de cette équipe improvisée, et j’observe les deux cercueils… Que reste-t-il, plus d’un an après, de l’homme dont le père a déclenché une guerre civile ? Et ne parlons pas du Naragasa, qui est décédé depuis bien plus longtemps. Mais sans doute un seul morceau du corps lui suffira, sinon, on ne nous aurait pas demandé de les protéger si précieusement. Je reste non loin d’eux, en arrière-garde, pour effectuer une protection optimale. Je prends de nouveau la parole, ensuite, pour attaquer avec le vif du sujet :
« Commençons par communiquer les informations importantes. Je m’appelle Zeref, et je suis un Yasei. Je peux me transformer en loup. Hormis cela, je maîtrise le Doton, ainsi que les techniques sensorielles, et le Taijutsu. »

J’attends leurs réponses, en me demandant si quelqu’un viendra vraiment ici. Comment auraient-ils pu savoir l’emplacement des corps, après tout, une fois déplacés ?


résumé:
 

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Daken Kosatsu
Daken Kosatsu

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Mer 29 Juil 2020 - 23:07




Nous y sommes encore. Encore une fois. Les Tambours de guerre résonnent parmi les ruelles de la Cité de la Brume car la tragédie a encore frappé l'Inébranlable Archipel. Oui, une fois de plus, Daken Kosatsu se réveille en plein après-midi avec un mal de tête dont la sensation est comparable à un gang d'orang-outan jouant sur sa front comme sur un bongo. À l'instant, son crâne était semblable à la plus fragile des poteries face aux Tsunamis les plus larges que le Yuukan ait connu.

- Chienne de vie ...

L'Été débutait sa saison, se couchant aux aurores la température était encore frileuse mais se réveillant au milieu de la journée, sa couverture le rendait suant et desséché. La solution pour de telles gueules de bois était très simple pour Kosatsu : plus d'alcool. Il se délogeait donc de son lit pour aller saisir du vin de riz et s'en servir un verre en tenant son crâne douloureusement. Il inspectait ce liquide transparent comme s'il s'agissait du plus opaque des breuvages.

- Tu m'enterreras.

Puis il finit son verre d'une traite avant de balayer ses lèvres d'un coup de sa manche :

- Mais je t'emmènerai dans ma tombe.

Il déposa ensuite son verre lourdement, il se perdit dans ses pensées qu'il exprima à haute voix. Dans un état mélangeant réveil récent et incomplet, gueule de bois et intoxication :

- Je me demande quel genre de plantes pousseront sur ma tombe. Est-ce qu'on peut m'enterrer dans une rizière ? Je pourrais servir de compost pour du sake.

Il sourit bêtement à cette allusion. Il fallait en avouer l'ironie. Mais il fut vite repris par la tristesse de la situation. Il était conscient que son rythme n'était pas bon pour lui, que tout ce qu'il avait fait depuis son réveil et même depuis plusieurs années était le fruit d'une addiction qui l'empoisonnait petit à petit. C'est peut-être même de là que vient son art martial, au final ? Recracher toute l'acidité que son corps développe en y rajoutant du chakra. Le Cabot étranglé portait bien son nom. Ce dernier se levait ensuite pour attraper des vêtements et sa gourde en céramique qu'il fait d'habitude pendre à sa ceinture. En approchant la main, le contenant se fissura sans même qu'il ait réussi à le toucher.

- Hein ?

Puis, des ondes vinrent perturber la stagnation de l'eau qui remplissait la vaisselle qu'il avait laissé dans son évier depuis qui sait combien de temps, ce qui lui fit plisser les yeux.

- Quelque chose ne va pas.

Et comme une mauvaise blague, un tremblement vint secouer le sol et faire perdre son équilibre au Pécheur. Retournant sur ses deux pattes, il ouvrit sa fenêtre pour y faire dépasser son visage et voir ce qui se tramait dans Kiri :

- Le sceau a été rompu ! Tous à vos postes !

Tout retombait. Plus d'ébriété, plus de sommeil irrégulier, plus de veisalgie. Le soldat kirijin avait pris place et Daken Kosatsu s'était rendormi. Le protocole était clair et avait été établi récemment. De par ses relations avec la Morgue du Village, le shinobi avait été assigné à la garde des tombes de précieux monuments du village. Une fierté certaine, mais il les savait données par extension de son activité professionnelle, pas pour ses talents martiaux. Il avait beau avoir survécu à la compagnie du Clan Hyôsa et l'Impardonnable quotidien au Pays des Neiges, son aptitude au combat s'était sacrément ramollie depuis son arrivée à Kiri, se prélassant dans une routine immorale. Son pied posé sur les berges de la Brume était d'ailleurs d'abord initialement en tant qu'envahisseur, aux côtés de la flottille du Yondaime Hakyô. Et aujourd'hui il défendrait ce qu'il a ardemment conquis avec les siens. Comme il l'avait fait suite au premier Éveil du Dieu de l'Eau et la Guerre Civile de Kewashiioke dont la dépouille du fils est le principal enjeu de la mission qui incombe aujourd'hui Kosatsu.

Une fois arrivé au Marécage Brisé, il fut rejoint par deux silhouettes familières. Yasei Zeref est un shinobi qui l'avait supervisé au cours de la mission qui a scellé son avenir parmi la Morgue du village et Hyôsho Shironome représentait un artefact d'un passé lointain de sa vie au Pays des Neiges. Il avait forcément un point faible pour ce petit homme, se répétant qu'il était en quelque sorte une version pure du Cabot étouffé, qui il aurait pu être si la vie en avait voulu autrement quelques d'années plus tôt. Seize ans déjà. L'exacte moitié de sa vie.

- Yasei Zeref. Shironome. Ravi d'être à vos côtés. Il est vrai que vous n'avez encore jamais eu à être témoin de mon art martial. Je maîtrise une technique qui me permet de projeter un miasme nécrosant. Je ne suis donc pas très adapté au combat en équipe. Sans vouloir avoir l'air ténébreux, je me dois de vous prévenir de rester prudent à mes côtés à cause de ça. Si nous maintenons une bonne communication tout devrait bien se dérouler. En outre, le suiton fait également parti de mon arsenal mais plus dans l'aspect défensif de la chose.

Le fieffé arlequin qui semblait constamment habiter l'esprit de Daken Kosatsu avait l'air bien loin. Aujourd'hui il avait une mission. Et il l'accomplirait, comme à chaque fois. Qu'importe soit l'intrus qui pénétrera en ces lieux, il devra passer sur le corps du Croquemort d'un Soir s'il compte faire tanguer Kiri. Shironome, Zeref et Kosatsu formeraient ce soir le Rempart de la Brume et ce, aux côtés de chaque kirijin qui résonneront pour ne former qu'un face à la menace qui s'impose. Il en a toujours été ainsi. Kiri malmenée, mais Kiri jamais n'a chu. Elle ne tomberait pas ce soir.

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- #501f5c
Tout le mérite de la signature revient à Aditya

2/06. Naragasa et Hokkyokusei Test_signa_pouy
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Nagamasa Chôgen
Nagamasa Chôgen

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Jeu 30 Juil 2020 - 16:40
Son regard éteint s'était posé sur des marécages brisés qu'il ne connaissait qu'à peine. Pourtant, il n'avait plus aucun plaisir, plus aucune fierté à les contempler. Ni colère ni peur. Ni bienveillance ni joie.

Le néant s'était emparé de son âme ; l'avait domptée, évincée. Il n'était plus qu'un pion sans jugement qui combattrait au nom d'une fédération qu'il avait jadis combattue. Un mort se promenant au milieu des morts ; dont l'unique but était de servir d'arme humaine pour permettre de réquisitionner ceux qui deviendraient des frères d'armes idéaux.

Ni le dieu grondant sa rage, ni les assauts humains qui vous entouraient ne pouvaient rivaliser avec ce qui fut un jour ; Le Shodaime.

Pas une seconde d'hésitation ne le retient ; c'est à peine s'il vous avait vu qu'il avait levé mécaniquement un bras, relâchant alors un courroux fulgurant sur le cimetière improvisé, putride, comme s'il voulait déjà réveiller ses habitants... Ou endormir à tout jamais ceux qui n'y dormaient pas encore.

L'éclair est comme une flèche imprévisible, qui rebondit aléatoirement avec une grande vigueur dans des axes différents. Sans une bonne concentration, difficile de prévoir quand celui-ci arrivera à votre contact … et surtout d'où il cherchera à vous mordre.

Spoiler:
 

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Hyōsho Shironome
Hyōsho Shironome

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Sam 1 Aoû 2020 - 2:19



L'ombre d'un sourire tendre vint parer les lèvres du nivéen lorsque les paroles de Kosatsu brisèrent le silence imposé par la tension parcourant l'île, lui qui tentait tant bien que mal de bafouer craintes et peurs que pouvaient encourir une telle situation. Du coin de l’œil, il étudia le métamorphe, ayant conscience qu'il se trouvait là être celui garant de plus de responsabilités du trio. Il ignorait encore tous des détails de l'organisation des unités de la Brume, néanmoins, leurs noms, eux, ne s'étaient pas dérobés à son attention.

Tout comme cette silhouette qui s'avançaient sur leurs flancs, méticuleusement, et avec tant de délicatesse que l'on aurait pu la croire n'être qu'une ombre passagère, au cœur des marécages. Mais dès lors que son regard d'azur croisa ces prunelles d'encre exemptée de vie, l'expression de son visage se durcit, plus que jamais conscient qu'ils étaient face à une menace providentielle.

Lorsque sa main s'étendit dans le ciel telle une épée prête à s'abattre sur leurs têtes, l'enfant des neiges ne put empêcher son corps de se tendre sous l'appréhension, incapable d'endiguer la tension qui courrait dans chacun de ses muscles ; et dans les instants de répits accordés à la formulation de mudrās, il accorda quelques mots à ses partenaires, sans jamais quitter l'homme des yeux.

« Mon corps épouse le givre et la glace. », murmura-t-il. Lorsque des crépitements commencèrent à se faire entendre, il jeta un coup d’œil par-dessus son épaule vers le changeforme.« Tu dis maîtriser la Terre, c'est cela ? Tiens-toi prêt à en faire usage. »

Dès lors que ses prunelles éthérées dardèrent à nouveau la silhouette mortifiée qui leur faisait face, dont le tint grisâtre et inanimé trahissait l'absence de toute conscience, Shironome ne put qu'être témoin de la naissance d'un gigantesque arc électrique, unique, mais dévastateur, dont le passage laissa à chaque impact irrégulier les marques profondes de son passage. Pour autant, l'adolescent semblait empreint d'un profond calme, malgré l'alarme que tiraient chacune des parcelles de son corps.

Pourtant, malgré sa nature foudroyante, les mouvements diffus de l'éclat de foudre se réverbéraient précisément au creux de ses iris, dont la courbe suivait chaque virage, chaque rebond dont aucun ne pouvait prédire la direction. Une seule certitude emplissait l'esprit de l'enfant des neiges, en cet instant ; la conclusion inextinguible que cet arc finirait par les pourfendre, d'un instant à l'autre.

Son attention courra sur chacune des marques laissées sur le sol, dont le nombre rare trahissait les maigres secondes écoulées depuis son lancement : et les pensées embourbées par tant de stratégies auxquelles son esprit pouvait donner naissance, Shironome comprit l'inévitable. Il était impossible de prédire leur course folle. Pourtant, sa respiration demeurait aussi calme qu'aux premiers instants, si bien que ses yeux se fermèrent, abolissant le monde extérieur le temps que l'air n'emplisse ses poumons une énième fois.

Se focaliser sur l'harmonie du Pays des Neiges. Un conseil, susurré dans l'ombre d'un souvenir.

Lorsqu'il expira à nouveau, une onde givrée parcouru la surface de sa peau, révoltant son corps face à la présence d'éclats de glace, dont l'aspect réverbérait les fragments d'aurore que le ciel leur laissait entrevoir. Au cœur de la citée brumeuse, un hurlement redoublé ébranla la terre et les remparts, sans que la peur ne réclame sa place au cœur des yeux du nivéen. Au cœur de ce capharnaüm électrique, l'écho de sa voix tenta tant bien que mal de trouver une voie jusqu'au métamorphe.

« Il n'y a qu'une seule trajectoire que l'on est en mesure de prédire... celle que la foudre prendra lorsqu'elle se heurtera à un obstacle, placé volontairement sur son chemin. », déclara-t-il en lui lançant une brève œillade. « Enferme-le dans son propre cataclysme. »

Et en cet instant, cet obstacle serait le givre qui avait pris possession de sa chair et révolu la présence de son humanité, au profit d'un gel profond. Alors, en laissant l'ombre de ses paroles guider son voyage, Shironome fusa jusqu'au prochain point d'impact, là où la foudre n'avait jusqu'alors pas laissé sa marque.

L'éclair foudroya son torse forgé par le givre, poussé par l'écho d'anciens vestiges ; et bien qu'exempté de douleur, l'adolescent ploya l'échine machinalement, en n'étant témoin que de la finalité de son acte. Celle de renvoyer l'onde foudroyante face à lui, dans l'espoir que bientôt, le manteau nébuleux de rochers s'érigeant autour de lui viendrait sceller la course folle de l'orage.

Un soupir laissa place au silence, réverbérant l'onde d'éclats de givre reprenant leur place précédente, au sein de son torse d'argent.

Il était désormais seul face à Nagamasa Chôgen, guidé par le faible espoir que cette stratégie paye son lot de dangers.


récapitulatif:
 


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Dernière édition par Hyōsho Shironome le Sam 15 Aoû 2020 - 23:14, édité 1 fois
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Yasei Zeref
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Dim 2 Aoû 2020 - 22:41




Daken Kosatsu, voilà une tête qui ne m’est pas inconnue, dans ce trio de fortune chargé de défendre ce qui s’apparente à un duo explosif… Du moins s’ils étaient encore vivants. Cependant, certaines informations mentionnent que les corps des puissants shinobis tombés au combat pourraient servir à de sombres desseins, liés à l’Homme au Chapeau. Une sorte de nécromancie avancée, faisant plus qu’agiter un bout de viande froid, pour le faire frapper mollement ses adversaires. Le premier ennui se présente donc à moi : je ne connais rien de la manipulation des cadavres, alors pour ce qui est d’une version évoluée, je suis encore moins au fait. Cependant, je me doute que personne ne sait comment le responsable fait, de toutes façons.

Les présentations des capacités se font rapidement, mais une présence vient vite nous déranger dans celles-ci. J’ai le temps de retenir ce qui est intéressant à mes yeux, tandis que la personne qui nous fait face me laisse un goût amer en bouche. Sa vision n’est pas très différente de ceux que l’on doit protéger, et je commence à me dire que l’homme dont on doit se méfier a déjà commencé à employer ses précieuses trouvailles… pour augmenter sa collection. Si l’apparence de l’homme face à moi m’est inconnue, je doute qu’il ait envoyé un simple Genin décédé. La première attaque lancée me le confirme d’ailleurs, tant sa puissance semble… dévastatrice.

Alors que je remarque le caractère très aléatoire de ce qui vise déjà à nous tuer, les mots du jeune assimilateur font naître une véritable évidence : le combat a commencé, et il faut réagir au plus vite pour ne pas tous mourir et donner à l’ennemi du Yuukan entier une force supplémentaire. Il n’y a ni chef, ni subalternes ici, alors je préfère laisser toute fierté superflue de côté pour me contenter de suivre les directives du probable Hyôsa. Sans même attendre de le voir agir, je me déplace à grande hâte vers l’inconnu, tout en effectuant des signes incantatoires. Alors que le bruit de la foudre semble se rapprocher de moi, à tel point que s’il m’avait transpercé, je n’en aurais pas été surpris, la roche s’amoncelle autour de notre adversaire, laissant juste le temps à l’arc de foudre de s’y engouffrer.

« J’espère que ça tiendra… »

Je m’éloigne ensuite d’un bond, à un endroit où la foudre a déjà frappé, au cas où cela aurait une quelconque utilité, en retrait par rapport au dôme en forme de tête de loup que j’ai créé pour piéger l’assaillant avec sa propre technique. Si je m’en étais servi pour me défendre, ce jutsu m’aurait probablement été inutile, j’aurais subi des dégâts importants, mais dans cette situation, lui en subira d’autant plus. Peut-être déjà un échec et mat ?



résumé:
 

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Daken Kosatsu
Daken Kosatsu

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Mar 4 Aoû 2020 - 3:23



Très honnêtement, Kosatsu ne pensait pas que les choses démarreraient aussi rapidement. Ni que l'Intrus qu'ils allaient devoir affronter était le Shodaime Tsuchikage relevé d'entre les morts. Ce qui en plus d'une grande puissance sous-entendait une possible réserve infinie de chakra. De quoi implanter le doute et l'incertitude dans l'esprit du moindre shinobi. Peut-être bien heureusement pour eux, aucun des membres du trio de protection mortuaire n'avait connaissance du moindre de ces deux paramètres. Qui sait seulement comment les choses auraient été modifiées si cela avait été porté à leur attention ? Y aurait-il seulement eu quelque chose de différent ? Peut-on vraiment être prêt à affronter une telle chose ? Aujourd'hui planait une ombre sur le Marécage Brisé. Car en même temps que Nagamasa Chôgen, la Faucheuse s'était décidée à s'inviter sur le terrain. Elle se contentait pour le moment d'errer et pourtant elle était déjà impatiente. Voir un de ces enfants extirpé du sommeil éternel serait-elle la cause de son agitation ? Est-ce pour cela que son souffle peut déjà se faire sentir sur la nuque des Vivants de ces lieux ? Ce soir ils affronteraient la Mort. Et même si Daken Kosatsu la fréquentait au quotidien dans son lieu de travail et de par son passé, même si chaque mission représentait la potentialité de devoir faire face à sa destinée, même si il s'était persuadé que c'est l'alcool qui l'enterrerait un jour, son souffle était court.

La Peur. Les Responsabilités. L'Humidité. L'Ambiance. Sa Mission. Tout pesait sur lui. Et pas un instant de répit ne lui fut laissé par le Réprouvé. Aussitôt arrivé que les cieux se mirent à crépiter. Le Relevé tendait un bras qui laissa abattre un véritable cataclysme orageux sur le terrain. Et quel Cataclysme. La foudre tombait et à chaque point d'impact le sol en gardait une marque indélébile. Qui sait ce qu'il adviendrait de l'un d'entre eux s'il se retrouvait fauché par cette technique ? Quoi qu'il en soit, le Chien Étranglé ne voulait pas en faire partie. Si Shironome et Zeref se coordonnèrent sur une brillante stratégie qui consistait à apposer une cloche tellurique sur le Damné pour retourner sa technique contre lui, Kosatsu lui était laissé sans indications. S'il saluait l'idée que représentait cette défense, il ne pouvait malgré tout être sûr que tout soit accompli à temps pour lui permettre de survivre. À la fois la technique lancée et leur adversaire ne laissaient pas vraiment la possibilité de ne pas penser également à sa propre survie. Le Dépravé se devait d'également assurer ses arrières. En ce sens, le Trentenaire enclencha une chaîne de quelques signes incantatoires. Une fois ceux-ci accomplis, l'humidité du lieu vint favoriser la formation aqueuse de deux ailes de raie derrière lui. Elles se replièrent ensuite pour englober leur canalisateur et s'ériger en tant que rempart face aux assauts extérieurs, face à la foudre si la rapidité de Zeref et Shironome n'eut pas permis au borgne d'échapper au courroux du Damné.


Soyons honnêtes, c'était insuffisant. Si la Frénésie électrique réussissait quand même à parvenir jusqu'à lui, il était possible que la poigne décharnée de la Faucheuse vienne le saisir à la volée. Mais que pouvait-il faire ? Ne pas se défendre et se reposer sur ses camarades ? Espérer ? Miser sur le facteur chance ? Il ferait du mieux qu'il peut ce soir, et si cela n'était pas suffisant alors son heure était simplement venue. Mais en attendant, il avait un ordre de mission : défendre les tombes de Naragasa Kira et Hokkyokusei Yami. Si il avait réussi à obtenir la grâce de l'ire des cieux et que le dôme avait été apposé, alors le Manieur de Miasmes commencera à se déplacer sur le terrain pour se positionner une distance moyenne (s'il le pouvait : grande) à l'arrière de la cloche de pierre. De là, il se tiendrait prêt. Prêt à agir pour la suite, face à cet ennemi, cet intrus, cet envahisseur, face à la Mort elle-même.

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Nagamasa Chôgen
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Ven 14 Aoû 2020 - 21:23
L'éclair avait vrombi et pourfendu le corps de Shironome, dont l'intention était certes louable, mais dont l’efficacité n'était pas de son ressort : La pointe d'énergie était si instable que prévoir parfaitement son rebond relevait de l'impossible. Par chance, le tir fut réellement renvoyé vers son lanceur originel, qui ne broncha même pas à l'idée d'être atteint par son propre courroux. Bien au contraire, son katana dégainé servi de miroir à l'assaut et, malgré le dôme qui s'était formé autour de lui, l’électricité perfora une défense biaisée de l'intérieur et termina son travail ; Vous blessant tous plus ou moins en fonction de vos réactions.

Le trou laissé par l'éclair au creux de la terre laisse alors s'échapper une silhouette déconfite, grisée par la pourriture et la putréfaction. Son épaule avait été touchée mais ne saignait pas : Il y avait bien longtemps que son corps s'était asseché. Pour autant, la peau avait été arrachée, mordue; mais aucune douleur ne transitait entre la plaie et le cerveau endormi de Chogen. Le regard jaunâtre s'arrête alors sur la morphologie hybride d'un des Mizujins ; qui avait renvoyé à lui son propre coup. Il n'avait plus de colère et fonctionnait très simplement : le garçon aux cheveux d'argent serait le premier à mourir.

Le Shodaime fait alors preuve de sa maîtrise exceptionnelle des arts samurai ; plongeant avec ferveur vers l'hybride de glace, et dégaine avec finesse son sabre. Un coup sec, un coup unique ; et le petit être Mizujin ne serait plus. La lame recouverte de chakra pointe vers un cœur gelé avec le désir d'en faire un trophée macabre. Quelle glace ne se briserait pas à tout jamais sous l'assaut de l'épée... d'un des plus grands shinobis de cette ère ?


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Hyōsho Shironome
Hyōsho Shironome

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Dim 16 Aoû 2020 - 0:32



Pendant le court instant accordé au silence, l’ombre avait recouvert la vision de l’enfant des neiges, surplombé par la création terrestre. Les crépitements éclairants de la foudre éveillaient tardivement son attention, telle une myriade de lumières dardant cette esplanade sourde et aveugle. Mais dans l’ombre de ce regard givré, aucune intention, aucun mouvement de cet orbe ne trouvait grâce en sa réflexion ; s’il lui était incapable de prévoir la courbe de cet arc électrique, Shironome était plus que conscient que les moments accordés à l’analyse sauvaient parfois plus de vie que la précipitation n’en avortait.

Sa respiration, accélérée, trancha en seul écho sur le passage de l’éclair ; et en un instant, la roche se fissura sur son passage, incapable de la contenir. Au cœur de ce dédale sinueux, il pouvait entendre son impact soudain s’écraser sur l’espace qui le précédait, et l’odeur de chair carbonisée raviver ses narines forgée par la glace – qu'elle soit celle d'alliés ou d'un ennemi. Le temps d'une seconde, il crut pouvoir en sentir les effluves ; mais par seule réaction d'un corps encore ignorant aux détails d'une telle forme gelée, un haut le coeur s'éprit de son estomac. Instinctivement, le dos de sa main se porta à son nez, avant que le temps ne lui fasse gage de sa sagesse. Lentement, sa dextre quitta son visage, réalisant qu'aucune senteur ne lui parvenait, non sans laisser son regard arpenter à nouveau les détours du dôme rocheux, à la recherche de leur opposant.

Une silhouette se dressa au cœur de l'ombre réverbérée de l'acropole qui s'écroulait sur son passage, l'épaule éventrée par le passage de ce condensé d'orage ; et à l'image de son reflet trahissant ses mouvements dans les iris éthérés de l'enfant des neiges, son corps fonça sur lui à telle vitesse qu'il ne put en comprendre les détails, ni même percevoir l'onde de son sabre quitter le carcan de son fourreau.

Seule la douleur frappa, en une incision dont la précision planait au-dessus de toute : une entaille, sèche, à son abdomen, n'ayant pour but que de mettre fin aux éclats de glace qui le constituait. Que- Dans un réflexe humain, pour cet adolescent dont la mémoire était dérobée à sa conscience, Shironome ploya le genou, son corps recroquevillé sur lui-même. Des râles de souffrance s'échappèrent de ses lèvres muettes, forçant son esprit à agir, à contenir cette onde amer qui se propageait dans son corps. Pendant plusieurs secondes, il lui semblât que son souffle l'avait quitté, érigé par une panique languissante... avant que la réalité ne s'impose à nouveau à son inconscience. Le givre avait paré son corps depuis l'instant où il s'était élancé face à lui, remplaçant la chair et les muscles qui auraient du se trouver sur le chemin de cette lame vengeresse.

Tel un linceul protecteur, son héritage du Pays des Neiges octroyait grâce aux blessures dont son corps humain se trouverait exempté, pour l'heure – un sursis de plus, pour celui qui ne désirait que retrouver les courbes de sa mémoire. Du coin de l’œil, entre deux inspirations tempétueuse, il avisa sa propre silhouette, faiblement. Les cristaux de glace s'étaient éparpillés sur le sol, sans forme ni foi, et le gel, lui, menaçait de rompre à tout instant.

Plus que tout, Shironome était conscient qu'à nouveau, son existence avait été mise en gage, et que chaque instant offert à l'angoisse le rapprocherait de ces deux êtres que la vie avait abandonnée. Sa voix retentissait dans son esprit, de concert avec les souvenirs de celle de cette prénommée Déesse, de l'homme qui l'accompagnait, de chaque bride de mémoire qu'il avait retrouvé, et qui faisaient de lui ce qu'il était. Reprends-toi, reprends-toi...

L'une de ses mains rejoignit le sol marécageux tandis que ses paupières, elles, se refermèrent sur la réalité qui l'entourait, le temps que la réminiscence de l'harmonie qui composait autrefois son corps ne reviennent à son esprit impie ; et dans l'onde de sa création, la glace se reforgea aux détours de la plaie, érigeant à nouveau une pleine unité.

Poussé par un instinct sauvage, ses yeux se révélèrent à nouveau au monde, parés d'une détermination sourde ; en un instant, sa paume se raidit, appelant à nouveau au don qui parcourrait chaque parcelle de son corps. L'adolescent vrilla sur lui-même, fauchant les chevilles de cet être cadavérique, dont l'extrême proximité jouait à son avantage ; et sans jamais stopper cette bourrasque blanche, la glace para à nouveau chacun de ses gestes jusqu'à faucher l'arme trônait au cœur de ses doigts lors de sa chute, afin de ravir définitivement cette menace à son joug.

L'écho du métal rejoignit la mélodie du silence des mouvements de l'enfant des neiges, lorsque la lame chuterait au même titre que son porteur. Sans perdre un seul instant, la paume du nivéen se referma sur sa garde, emplie d'une ferveur nouvelle. Sa respiration erratique avait remplacé les tintements du sabre, dont le détenteur s'était substitué à la cible autrefois choisie.

Mais au plus profond des orbes gelées habitant son regard, l'écho d'une telle ferveur s'était ravivé au sein un souvenir dont il n'avait pas encore conscience de l'existence, mais que son corps, lui, n'avait pas oublié. Celui que les leçons que le passé lui avait inculquée étaient demeuré ancrée au ses chairs, incapables de se défaire de son existence. Shironome dardait ce cadavre de deux iris bouillants d'une détermination sourde, implacable.

Nagamasa Chogen ne l’emporterait pas en enfer.





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Yasei Zeref
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Dim 16 Aoû 2020 - 14:56




Le plan que nous avons mis en place, d’une façon assez soudaine et bien coordonnée, semble porter ses fruits. L’adversaire qui nous fait face n’est pas des plus aisés à vaincre, et sa seule technique jusqu’alors en témoigne aisément. Malheureusement, mon dôme n’en reste qu’une création Doton, et son attaque étant Raiton, il ne retient pas longtemps le jutsu qui finit par venir… droit sur moi. Ma distance est à priori trop courte pour tenter une esquive, et le caractère aléatoire de l’offensive ne me permet pas de l’anticiper, ainsi, l’éclair vient transpercer ma hanche, m’arrachant un cri de douleur que je tente d’étouffer au mieux. Si rien de vital n’a été touché, la blessure n’en reste pas moins douloureuse, du fait de son emplacement et de l’intensité du jutsu reçu. Par ailleurs, l’éclair me laisse quelques séquelles qui seront impactantes pour la suite de notre combat.

Mais ma blessure est une bien maigre difficulté, à en croire la sortie rapide de cet inconnu cadavérique de mon dôme. Se frayant un chemin sans grand mal, il bondit sur Shironome, et avant de m’inquiéter du sort de l’assimilateur – qui je l’espère saura éviter de se faire tuer sur le coup – je commence une série de signes incantatoires pour faire surgir une solide liane de terre du sol, en direction de l’ennemi qui ne se trouve pas si loin que ça de moi. La contre-attaque du jeune homme de glace ayant visé l’arme tenant le sabre de l’adversaire, je commence par tenter d’immobiliser le bras libre du mort, mais je ne m’arrête pas à cela. Une fois l’assaut de mon allié achevé, je réitère mon acte pour immobiliser son autre bras.

La raison de ce choix est simple : la vue du trou béant dans le corps de l’homme mort m’a fait plus ou moins comprendre qu’il ne semble pas craindre de retourner d’où il vient. Le tuer doit sans doute être impossible, sinon il afficherait une mine souffrante, tout comme moi, ou saignerait, a minima. Mais si le tuer ne marche pas, alors autant tenter de restreindre totalement ses mouvements. Me doutant que Kosatsu ne restera pas sans rien faire, je réalise un bond pour m’éloigner, tout d’abord pour lui permettre d’attaquer s’il le souhaite, mais aussi pour ne pas être décapité en cas de résistance à l’assaut de la part du mort.

« Kosatsu, Shironome, je doute que l’on puisse le tuer… Après tout, il est déjà mort, et son attaque ne semble pas l’avoir affecté outre mesure. Tentons donc de le bloquer totalement ! »

Si ce plan ne fonctionne pas, alors il faudra sans doute que nous revoyons nos chances de survie, qui se rapprocheront dangereusement de zéro.




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Daken Kosatsu
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Lun 17 Aoû 2020 - 20:31



Calme. Tout était si calme d'un coup. Le Repos du Pêcheur avait toujours eu cet effet sur lui. Il se sentait isolé, à l'abri, les bruits extérieurs étaient couverts par celui du mouvement de l'eau. Ce son lui était si plaisant qu'il se rappelait avoir toujours voulu investir dans une petite fontaine qu'il pourrait installer chez lui. Il était en sécurité et son rythme cardiaque redescendait. Ailleurs. Il était ailleurs. Kosatsu se dit avoir un instant devant lui pour se permettre une gorgée de la gourde en argile qu'il tient toujours à sa ceinture. Portant sa main vers l'objet de ses addictions, il ne sentit rien. Mince, il l'avait laissé chez lui dans l'urgence du déploiement du protocole. Qu'importe, même lui voulait bien admettre qu'il ne s'agissait ni du lieu ni du moment pour se laisser à la boisson.

Il fut rapidement extirpé de sa relative isolation par le bruit assourdissant du tonnerre qui faisait vrombir son point d'impact. Ce dernier avait frappé non loin de lui. Le dôme de son supérieur changeforme aurait-il donc échoué ? Il n'eut le temps d'aller constater ce qu'il en était puisque la conclusion vint le cueillir d'elle-même. Tel le Marteau sonnant contre le bois du pupitre du Magistrat, le Jugement foudroyant de Naragasa Chôgen s'abattait sur le dôme aqueux de Daken Kosatsu. Le sommet de ce dernier resta intact et encaissa l'assaut. Mais l'électricité fut transmise sur tout le long de cette couverture et les zones plus faibles telle que la base, par exemple, laissèrent passer quelques éclairs qui brûlèrent modérément ses épaules.

- Bon SANG !

Il ploya un genou jusqu'à lui faire atteindre le sol, serrant la mâchoire pour contenir la douleur qui persistait contre sa chair. Au moins, il n'aurait pas à raser ses épaules de sitôt, cette zone de son corps qu'il a toujours trouvé trop poilue. En se relevant douloureusement, il vit le Damné quitter son éphémère prison de roche. L'oeil expert de Kosatsu, en tant que Médecin légiste tout particulièrement spécialisé dans la nécrose et la décomposition, repéra très facilement que le corps de leur assaillant était recouvert de pourriture et de putréfaction. Peu après, Yasei Zeref proposa d'immobiliser leur ennemi, ce à quoi il ne put qu'approuver :
2/06. Naragasa et Hokkyokusei Orders11

- Allez-y de toutes vos forces ! J'ai un plan ! Il ne doit absolument pas bouger, on tient peut-être la victoire !

Lorsque son acolyte kirijin commence sa suite de signes incantatoires, le Borgne court face au Relevé afin de capter son attention et il commence sa propre suite de mûdras. Il forme d'abord un senbon aqueux entre sa langue et son palais sans le recracher, avant de saisir ce dernier avec sa langue et composer une autre suite de signes afin de le recouvrir d'un poison anticoagulant et enfin le recracher droit devant lui. Il ne vise pas les bras, pas les pieds, pas le reste du corps mais bien entre les deux yeux. Le projectile est lancé frontalement de manière entièrement visible par l'ennemi dans le but de capter son entière attention et le diriger vers une parade plutôt qu'un bond. Qui bondirait ou esquiverait un simple senbon ?

Une fois cette action effectué et en espérant grandement que Naragasa Chôgen a été immobilisé, il continue de courir vers lui. Sa vitesse est moins soutenue pour se laisser le temps de parler :

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- Tu n'es pas très bavard hein ? On ne t'a pas entendu une seule fois. Je peux au moins te demander ton nom ? le concerné ayant probablement (ou peut-être pas) laissé sa langue dans le Royaume des Ombres, il est possible qu'aucune présentation ne soit faite au Pilier de Bar. Aucune réponse ? Laisse-moi au moins te donner le nom de celui qui te renverra à ta place.

Après ces mots et en s'étant maintenant positionné à côté de Shironome, il commençait à tordre ses doigts pour former le signe du buffle, du rat, puis une suite rapide d'autres encore. Il fit également comprendre à son partenaire d'un geste de menton qu'il devait soit reprendre une forme assimilée, soit déguerpir de la zone, espérant que ce dernier se souvienne des premiers mots de Kosatsu aujourd'hui : je me dois de vous prévenir de rester prudent à mes côtés

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- Je suis Daken Kosatsu. Vois-tu, j'ai remarqué que ton corps était recouvert de nécroses et d'autres marques de putréfactions. Il se trouve qu'il s'agit de mon domaine d'études et également celui sur lequel je tape le plus fort. On ne trompe pas un médecin légiste. Ces marques ainsi que ton silence d'outre-tombe ne me laissent pas le moindre doute : tu es un cadavre. J'ignore comment c'est possible mais je suis certain d'une chose : je ne peux te permettre de causer d'autres dégâts et encore moins d'emporter les précieux monuments enterrés du village. Il est de mon devoir en tant que Kirijin et Gardien des Morts de mettre un terme à ton existence impie.

À la fin de sa tirade qu'il avait volontairement énoncée avec rapidité pour pouvoir agir en vitesse, le Dépravé recracha de ses poumons un épais miasme noir-violet tout en étant à proximité du cadavre nécrosé.

2/06. Naragasa et Hokkyokusei Youlld10

- Dokuton : Le Linceul de la Honte.

L'Ivrogne crache son nuage en continu pour le Maintenir et dépensera autant de chakra qu'il sera nécessaire pour attaquer les nécroses déjà présentes sur le cadavre de Naragasa Chogen et le ronger jusqu'aux os. Ses épaules brûlées le lancent parfois et peuvent par instants interrompre vivement son crachat de miasme, mais il endurerait la douleur. Il ne pouvait se permettre de ne pas donner son maximum lorsque la Brume était en jeu. Se battre contre un cadavre était peut-être bien la chose la plus douloureuse qu'avait à accomplir cet homme dont le code éthique de sa profession mettait un point d'honneur à la préservation de ces derniers. Mais en cas de danger le Pragmatique prenait place et faisait s'éteindre le Médecin Légiste ou le Soûlard. Il n'existait plus que le Kirijin, plus que le Shinobi. La voix aggravée et épaissie par le nuage qui traversait sa gorge depuis ses poumons, Kosatsu déclarait avec une intonation involontairement macabre :

- Mes excuses. Puisses-tu à présent reposer en paix.

Aujourd'hui, il avait pénétré le champ de bataille avec le souffle court, il pouvait sentir la poigne décharnée de la Mort parcourir sa nuque plus tôt et l'étreindre. Mais ce soir, la Faucheuse, c'était lui. Il recouvrirait le feu Shodaime Tsuchikage du Linceul de la Honte.

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Nagamasa Chôgen
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Jeu 27 Aoû 2020 - 21:57
Sans surprise, la lame se noie dans une glace brisée, dont le cœur fendu n'avait pourtant pas cessé de battre. Cruelle ironie de situation, lorsqu'un mort dont la conscience avait été volée se retrouvait à frapper un bref reflet de sa propre condition. Comme amorphe ou rongé de l'intérieur, il force sur le sabre, désireux d'insister sur une blessure qui n'était pas à la hauteur de son assaut.

Il tombe alors sous l'emprise d'une vrille enneigée alors que son sabre lui est dérobé. Tout s'enchaîne alors parfaitement ; trop parfaitement. Son corps ploie sous les lianes de terre, paralysé et désarmé. S'en suit alors un long monologue que le cadavre n'entend pas. Ses yeux ont beau jauger celui qui le surplombait : il ne montrait aucun signe de compréhension ou de reconnaissance. Son but ici était dicté par la volonté d'un autre ; il n'était qu'un pantin de chair putride, ce que Kosatsu semblait bien avoir compris.

En cobaye scientifique, Chogen subit sans broncher le sadisme apparent du curieux, dont l'aiguille empoisonnée avait terminé son plongeon au creux du regard effacé du Shodaime. Le Linceul rend alors la scène particulièrement glauque. Par réflexe, les muscles du sabreur forcent sur les liens qui le maintiennent, en vrain, avant de pourrir d'abord en superficie, puis en profondeur. Un humain aurait hurlé de douleur, se serait évanoui sous le poids de cette mort prématurée et putride. Mais Chogen, lui, vous fixa une ultime fois avant de disparaître sous une nécrose diablement efficace....


Mais pas de la façon que vous espéreriez.


De son corps naît une puissante explosion abrasive ; un feu puissant dont le cœur grossissait et menaçait de vous ronger entièrement. Vous avez à peine le temps de comprendre la situation que deux autres ombres étaient sorties du dome et vous avaient encerclées, et créaient déjà autour de vous un dôme embrasé qui rétrécissait.

Tantôt menacé par l'explosion centrale, tantôt par la barrière de feu, pris au piège dans cet entre deux qui n'avait pas d'issue ; il vous faudrait alors la créer vous même.

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Hyōsho Shironome
Hyōsho Shironome

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Sam 29 Aoû 2020 - 18:40



En un instant, les espoirs des enfants de la Brume s’étaient envolés dans le souffle d’une explosion, révélant la véritable nature de celui qu’ils avaient méprit comme étant leur adversaire de toujours : un doppelganger forgé dans le plus intense des brasiers, substitué à l’original au sein de leur propre égide rocheuse. Pourtant, l’éclat de leurs flammes se transforma sous l’ombre sinueuse de son comparse, dont la silhouette s’était érigée devant lui. Une pointe de frayeur s’empara du nivéen à son encontre, avant que ses craintes ne soient apaisées par l’orée de son corps exempté de blessure ; car assurément, celui qui ne vivait que pour l’alcool tamisé dans sa gourde venait d’éponger à lui-seul cette déflagration surprenante.

Alors, d’un geste guidé par l’instinct, le jeune homme se redressa davantage, bafouant d’un geste du pied la lame gisant au sol jusqu’au cœur des marécage, là où nul ne pourrait s’en emparer. Et avant même qu’il ne put penser à répliquer en laissant son esprit planter les graines d’une nouvelle stratégie, l’homme réapparu d’entre les échos de roche. Accompagné d’un double lui étant en tout point similaire. Les sourcils de l’enfant des neiges se plissèrent sous l’agacement, n’ayant en cette heure aucun moyen de déterminer lequel des deux menacerait de partir dans le même souffle cendré.

Son corps se défaisait lentement du gel habitant ses chairs, révélant la respiration erratique qui faisait le propre de son humanité ; et lorsque l’arche enflammée s’érigea au-dessus d’eux, menaçante par la chaleur insoutenable qui s’en dégageait, les pensées de Shironome vrillèrent sous le poids d’une panique lancinante, qu’il s’efforçait de garder sous contrôle. Lui qui était dépourvu de tout souvenir, ne connaissait ni la mort ni la caresse des braises, et pourtant, tout en lui lui criait de s’enfuir, de trouver un moyen ; qu’importe sa nature, de briser cette technique qui ne tarderait point à avoir raison de leur vie.

Alors, son regard éphémère se posa sur les silhouettes conjuguées de cet homme cadavérique, bordé de l’éclat ferme d’une détermination retrouvée. Sa mâchoire se contractait sous l’égide d’une réflexion des plus intense, avant que ses prunelles ne s’éveillent d’une once de réalité. Car la solution se trouvait dans le seul fait de l’existence d’une telle manigance : leurs mains liées et leur immobilité trahissaient ces dernières comme une condition primordiale à la poursuite de ce dôme vengeur, et seul l’un d’entre eux pouvait se révéler d’une nature explosive.

D’une nature mortelle. L’un d’entre eux pouvait disparaître parmi les ombres des marécages, et briser cette sépulture qu’aucun ne pourrait stopper autrement. L’onde de ses iris éthérées vinrent trouver les détours de ses comparses, tandis que sa voix, elle, guiderait ses pensées hors de son esprit.

« Il ne peut y avoir deux d’entre eux disposant du cadeau d’immortalité : seul un est à l’image de ce clone que nous avons pourfendu plus tôt, et à en juger par leur position, leur action conjuguée est nécessaire à sa création. Si nous enlevons l’un de l’équation… alors ce dôme disparaîtra. », son attention se posa sur Kosatsu. « Nous sommes les seuls à pouvoir traverser ce feu avant qu’il ne nous dévore, et à les attaquer de concert ; ton eau prendra le dessus sur le brasier qui nous attend, au même titre que ma glace. »

Pendant un instant, il avisa le métamorphe d’un air tumultueux, conscient qu’à leur différence, il ne pouvait se méprendre quant à sa survie si ce plan ne fonctionnait pas : c’est pourquoi, de sa position, Shironome ne voyait qu’un seul moyen pour lui d’assurer le bon déroulé de cette entreprise.

« Je sais que c’est beaucoup demandé, mais accorde-nous ta confiance. Le dôme ne t’atteindra pas avant qu’il ne rétrécisse grandement… et pour l’en empêcher, nous avons besoin de les garder sur place. », glissa-t-il avec un sourire mêlé de bienveillance et d’espièglerie. Il comprendrait. L’enfant des neiges se retourna vers l’adulte, une dernière fois. « Ne nous approchons pas trop pour ne pas être prit dans son sillage. »

Ainsi, le nivéen ferait un dernier appel au givre qui parait son corps, bien trop conscient de l’effort titanesque que cela lui demandait ; car déjà, il pouvait sentir ses muscles absents se révolter contre la glace, et son penchant humain crier sa volonté à retrouver sa suprême. L’un de ses pieds glissa le temps d’un instant sur l’écume des marécages et, d’un seul coup, son corps se projeta vers l’avant, en veillant à n’adresser à la morsure de ce feu vengeur qu’une partie de son corps, dont il pourrait ramener les éclats à leur état d’origine, une énième fois.

Lorsque son corps comme forgé par le givre rencontra l'ardente chaleur des braises, ce fut comme si la glace elle-même s'était absoute à sa caresse : seules en demeuraient les brides de gel parant les fibres du kimono de l'enfant des neiges. Celles accueillant les os et les chairs reconstitués à son passage. Sa respiration erratique, elle, hâtait ses mouvements, gage du poids de la fatigue ; et lorsqu'il parvint à l'orée de ces deux silhouettes, en s'assurant de ne pouvoir être assez proche pour être pris au piège du métamorphe à leur image, son corps vrilla de lui-même en révélant la naissance d'aiguilles de glaces dans la direction du second, trônant sur la droite.

L'une de ses paumes épousa les détours des marécages lors de sa réception, avant que le sol ne soit foudroyé d'un rugissement destructeur.

« GGWWWWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARHHH ! »

Celui d'une bête que l'on enfermait à jamais dans un étau qu'elle n'avait jamais désiré, d'une bête au pouvoir cataclysmique... dont la vague de chakra qui s'extirpait de sa carcasse invisible venait frapper leurs côtés. Et comme s'il avait été foudroyé à son tour, Shironome ploya l'échine, épris d'un sentiment dont son esprit exempté de toute mémoire ne pouvait nommer. Une main de fer était venue serrer son cœur de toute la force du désespoir que ressentait cette immense divinité, dont l'aura n'avait de consœur que celle de cette femme qu'il ne cessait de voir dans ses souvenirs.

Cette femme, dont le visage s'imposa devant ses yeux impies avec davantage de clarté, parée d'une auréole dont l'écho semblait se répercuter sans cesse dans sa mémoire, révélant à la surface ce qui y était demeuré caché, au rythme de la douleur qui emplissait son corps. Et sans le vouloir, un sanglot perça le silence de ses lèvres, sans que l'enfant des neiges ne comprenne la raison d'une telle tristesse. Seule une certitude s'était imposée à lui : cette créature n'était plus, emportée par l'effort conjugué de toutes les âmes de la Brume. Et pourtant, il avait l'impression que c'était elle qui s'en était allé, cette femme dont le nom se refusait à émerger au-delà du linceul posé sur ses souvenirs, qu'il essayait désespérément de lever.

Ses pupilles d'azur se redressèrent sur les silhouettes autour de lui, conscient que Kosatsu se tenait encore une fois à ses côtés ; et pourtant, ce fut comme si son monde s'était absout à la réalité, remplacé par un palais d'éther, où l'écho des voix d'antan parait de leur or l'argent des corps qui les habitaient.

Tu ne pourrais comprendre, toi aussi, l'étendue de son pouvoir, de sa beauté. Ô, mon cher Dieu, pardonne-les.

Les pas de Shironome bafouèrent la surface des marécages en poussant son corps à reculer de l'ombre de son comparse, à s'arracher davantage à la proximité qu'il avait établi avec les deux âmes d'un mort qui en était pourtant dépourvu. L'onde d'un sourire malicieux s'imposa à lui, les détours d'un visage, d'un air suffisant et pourtant, pourtant... bordé d'une prestance qu'aucun ne pourrait égaler, de cette fierté d'adorer une présence allant au-delà de sa vie. Un air hors du temps, comme si sa simple vie n'était rien, à l'image de ce Dieu qu'elle vénérait ; un air mêlé de rancœur, lorsque le souvenir de son regard posé sur lui retrouva ses pensées. Les paumes de l'adolescent se plaquèrent sur ses tempes, surplombé par l'afflux d'instants nouveaux.

De quoi parlez-vous?
D'un être au-delà de ta compréhension ; mais dors, échappe à la mort qui perce ton flanc.

Il se souvenait de la douleur de cette plaie, forgé dans les muscles de ses côtes, de l'air qui autrefois, s'était échappé de ses poumons, de cette silhouette à ses côtés. De l'étendue immaculée des terres des Neiges, d'un instant de collision. Du dédain, dans sa voix. Du goût métallique sur ses lèvres, sanguin. Ses yeux parcourraient l'étendue brumeuse des berges du village, à la recherche de sa silhouette ; et il ne put que trouver celles conjuguées de leur adversaire. Et, doucement, la réalité commença à fragmenter l'illusion, au-delà du désespoir qui s'était inscrit sur les traits de l'enfant.

Lorsqu'elle ne te tiendra plus entre ses mains, peut-être en sauras-tu davantage.

Ses doigts se hissèrent sous le joug d'un mudrā ; et d'un revers, son chakra s'étendit dans les alentours, à la recherche d'une tierce présence, n'en ressentant que davantage l'aura de cette Bête mourante. Si semblable, et pourtant... si différente de celle de cette femme. Ses yeux se fermèrent, refusant ces souvenirs qu'il avait pourtant tant désiré afin de s'absoudre à la douleur qu'ils sous-entendaient. Que peut-être, celle à qui ses seuls et uniques fragments de mémoire s'étaient raccrochés n'était plus, désormais. Que ce Dieu qu'elle vénérait s'était effacé, à son image. Qu'à nouveau, il lui avait été arraché tous ce qu'il possédait, tout ce dont il se souvenait.

D'ici là, survis, pour avoir l'honneur de mourir lors de son Cataclysme.

Et lorsque ses iris s'ouvrirent à nouveau au monde, dans l'écho lancinant de cette voix, ils ne purent se défaire de la profonde douleur qui les emplissaient. Des frissons qui parcourraient son corps, qui, malgré tout, s'efforçait de demeurer debout, de supporter le poids de ces instants qu'il aurait voulu ne jamais se remémorer, pour perdre davantage qu'il n'avait recouvré.




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Yasei Zeref
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Lun 31 Aoû 2020 - 16:15




La victoire nous tend les bras. Même si cet être, du fait de la blessure présente sur son épaule prouvant que les morts le restent, même ramenés à la vie, ne peut pas être tué, il suffit de l’empêcher de se mouvoir pour être certains qu’il ne nous tuera pas, lui. Nos attaques se combinent bien, et je suis plutôt content d’être assez loin de l’attaque de ce Kosatsu, son miasme semblant assez… dangereux. Le corps du cadavre inconnu se décompose, avant de… disparaître totalement, en une explosion de flammes. Celle-ci ne semble pas mortelle, mais avec les blessures que j’ai déjà subies, il vaudrait mieux s’en prémunir un minimum. Je fais confiance à mes camarades sur ce coup-là, et avant que quoi que ce soit ne se prépare, j’anticiper une possible nouvelle attaque comme celle précédemment orchestrée par notre adversaire en érigeant une véritable armure de combat, faite en terre, pour résister à un assaut dévastateur tel que celui encaissé par Shironome plus tôt.

J’observe ensuite la sortie de, non pas un, mais bien deux de ces corps sans vie, qui se mettent à créer quelque chose de… spécial. Une sorte d’immense barrière de feu, ou de sphère, qui nous entoure tous les trois. Me rapprochant du duo, près de l’ancien clone de l’ennemi, j’écoute le plan, rapidement donné, par l’assimilateur. Il semblerait que je doive compter sur eux. Il y a quelques mois, j’aurais probablement tenté de me débrouiller seul, mais ma vision des Kirijins a depuis changé. Je m’occupe donc de nous laisser une opportunité en créant un marécage boueux sous les pieds du duo ennemi, afin de restreindre leurs mouvements si ceux-ci tentent de fuir. L’hypothèse d’un nouveau duo de clone n’est pas à écarter, auquel cas l’original se trouverait toujours dans le dôme…

« Si ce sont des faux, il faudra voir à envisager de quitter cette zone. »

Je jette un œil aux corps à défendre, qui sont encore de notre côté en cas de fuite, et j’espère que mes deux alliés seront de mon avis. Ma réserve de chakra commence à s’amenuiser, lentement mais sûrement, et réitérer le plan précédemment orchestré pourrait être difficile pour Shironome et Kosatsu. N’ayant pas idée de leurs capacités respectives, et en tant que plus haut gradé, je préfère prendre les devants en indiquant cette option. Dans l’absolu, les flammes s’approchent dangereusement de moi, et mon armure ne me permettra pas d’y résister très longtemps, j’espère donc que leur stratégie fonctionnera… Mes blessures actuelles étant ce qu’elles sont, des dégâts en plus me plongeraient dans une situation critique, m’empêchant de me battre avec mes réflexes habituels, et cela pourrait causer notre perte à tous.



résumé:
 

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Daken Kosatsu
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Ven 4 Sep 2020 - 0:54



L'explosion fut intense. Lorsque ses pupilles s'éclairèrent de la lueur des flammes (et c'est beaucoup dire lorsqu'on se trouve au centre d'un nuage si épais que le Linceul de la Honte), le Yukijin ferma sa mâchoire dans un léger clic qui interrompit l'incantation de sa technique et d'un pas se mit face à son cousin éloigné venu de leurs toundra germaines. D'une succession de signes il fit une fois de plus appel au Repos du Pêcheur pour éponger la déflagration.

- Suiton : Ryoshi no Ansoku



De ses lèvres s'échappait une gerbe aqueuse qui prit la forme d'ailes de raie venant l'entourer. Cela faisait longtemps que Kosatsu n'avait pas servi d'égide à quelqu'un d'autre. La dernière fois remontait peut-être à son temps à Yuki. Qui sait ? Quoi qu'il en soit Shironome se tiendrait bien gentiment derrière le Repos du Pêcheur et aucune flammèche ne l'atteindrait, il s'en faisait la promesse.

- Yare yare, il semblerait que je me sois emporté, hahaha !

Bien gêné, Kosatsu avait déballé toute une tirade bien vaine et prétentieuse lorsqu'on en voit le résultat. Un clone, un simple clone. Quoique, celui-ci était incendiaire. On ne peut pas dire ça de tous les doppelgänger. Au moins, leur adversaire avait étendu sa maîtrise du ninjutsu bien au-delà du manuel scolaire du petit shinobi. Qui pouvait-il bien être de son vivant ? Le Soûlard n'en avait pas la moindre idée. Peut-être qu'une autopsie lui permettrait de trouver quelques indices pour éclairer sa piste ?

"Ah ... nan. Je crois bien qu'on ne pourra pas s'en tirer sans totalement désintégrer celui-là. Mais il s'agirait à présent de savoir où est l'original."

Il était déjà là. Ou plutôt ils. Peut-être encore deux clones, ou peut-être bien que parmi l'un des deux se cachait le véritable Chogen. Enfin, si l'on pouvait parler de "véritable" quand on faisait face à un zombie sans volonté propre ou apparente. Comme si cela ne suffisait pas, un véritable dôme des enfers naissait de l'union des signes des Envoyés d'Hadès. Entre les sphères rocheuses, la foudre enragée, les marécages et maintenant la Prison Cendrée, plus rien ici ne ressemblait à ce qu'il était lorsqu'ils se sont rejoints ici. Ils étaient ailleurs à présent, presque comme un autre plan d'existence. En sa qualité de Stratège, Shironome exposa son plan. Cela dit, sans réellement irriter Kosatsu, il prêta malgré tout un ton condescendant à son junior :

- Oï, oï Shiro-kun. Je sais encore que le Suiton tient la route face au Katon, quand même.

Malgré la gravité de la situation, la tension ne montait dans son ton. Il arborait toujours le même sourire qui, depuis l'extérieur, pouvait avoir l'air un petit peu idiot. Il préférait penser qu'il était rassurant et chaleureux, dans un effort de toujours mettre autrui à l'aise. Il se permettait même d'adresser une petite tape amicale sur un coin du crâne de son ami bien juvénile. Un Dépravé trentenaire et un être pas encore adulte mais plus un enfant, un néophyte de la vie. Ce lien n'avait rien de naturel, et pourtant entre eux tout était fluide. Aucun silence, aucun secret, aucun subterfuge. C'est ainsi qu'il pouvait se permettre de contredire ou contrarier Shironome sans que des tensions en résultent. De toute façon, ce n'est pas comme si il avait à aller régulièrement dans le courant inverse. Cela dit, il était loin d'invalider sa stratégie. Que pouvaient-ils faire d'autre ? Il allait falloir se défendre de la Cage aux Oiseaux Infernaux puis contre-attaquer. Le chakra, cela dit, n'est pas une ressource illimitée. Combien de temps allait-il pouvoir encore tenir ainsi ? Le Cabot Suffoquant n'avait jamais affronté pareil ennemi, c'était certain. Pour quelqu'un qui s'était reposé sur ses lauriers depuis son arrivée à Kiri à bord de la flottille des Hyosa il s'en sortait plutôt pas mal. Ses blessures étaient assez superficielles pour l'instant. Mais sa consommation de chakra était bien plus profonde ... Combien de temps cela allait-il durer ? Une fois de plus, il convoquait le Repos du Pêcheur pour se permettre de traverser en toute sécurité les griffes ardentes de la technique oppressante qui venait les cueillir.

- Combien de temps est-ce que ça va encore durer ? À ce rythme-là je n'aurais plus assez de chakra pour nous débarrasser de l'Original avec le Linceul de la Honte. Nous devons vite en terminer ...

Pour la première fois peut-être, le Dépravé s'inquiétait de sa consommation. Ironique pour un alcoolique de voir les choses avec modération. Dans cet élan, et aussi parce que la proximité avec ses camarades l'empêchait de faire appel à son arsenal Dokuton, Kosatsu se contenta de viser un aiguillon entre les deux yeux du clone qui n'avait pas encore été touché par le Regard Froid (Shironome).

Résumé:
 

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Gozan Arukisa
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Mar 22 Sep 2020 - 0:26
A grandes enjambées, Arukisa traversait les marécages pour rallier le groupe similaire au sien qui tentait de défendre les tombes de Naragasa Kira et Hokkyokusei Yami. La kunoichi les avaient rencontré brièvement lors du débriefing du Mizukage préparant les troupes kirijins. Elle n’en connaissait personnellement aucun mais au vue de la difficulté de son combat contre Sôsuke, elle ne cessait de presser le pas pour espérer arriver à temps. Au fond d’elle, elle avait conscience que sans Saji-sama, Kiyonaga et elle seraient peut-être de l’autre monde à cet instant. C’était donc son devoir de poursuivre l’effort collectif tant qu’elle s’en sentait capable. D’ailleurs, le courageux genin était venu avec elle pour renforcer les troupes. Elle avait beaucoup de respect pour le courage qu'il affichait. Affronter un tel danger était synonyme de suicide pour beaucoup de shinobis de son rang. Le blizzard avait légèrement lacéré ses vêtements et entamé sa peau mais son état de santé était encore bon. L’adrénaline de l’affrontement coulait encore dans ses veines et il fallait battre le fer tant qu’il était chaud. Hakubo toujours bien accroché sous sa capuche, elle parcourait les eaux boueuses à grande vitesse. A travers la brume permanente, elle était guidée par les derniers mots de Sôsuke. Ses cadavres devaient être immobilisés, pour le moment.

Quand elle arriva à distance moyenne de l’endroit choisi par le Nanadaime pour protéger les dépouilles, elle vit immédiatement une immense sphère de flamme qui réchauffait tout le marais. Sa chaleur intense se faisait ressentir à plusieurs dizaines de mètres. Arukisa espérait seulement que ce jutsu ne soit pas celui d’un adversaire.

- Plus vite ! Lança-t-elle à Kiyonaga.

Quand son regard perçut la scène, elle constata que les flammes étaient contenus par un homme qu’elle ne connaissait pas. Mais aucun doute, ce n’était pas l’un de ses équipiers kirijins. Profitant de la surprise qu’elle pouvait provoquer en ayant pris soin de dissimuler son déplacement aux yeux de Sôsuke, elle espérait pouvoir frapper l’Edo de plein fouet.

- Je vais les aider. On doit appliquer la même stratégie qu'avec Saji-sama, je compte sur toi. Dit-elle en lançant un regard plein de confiance envers son équipier. Il faut qu'on profite de notre avantage. Il ne sait pas que nous sommes là.
Aru' comptait réellement sur lui pour neutraliser les mouvements de l'assaillant. La raison principale, c'est qu'elle ne possédait pas les connaissances pour le faire elle-même. La seconde, c'est qu'elle serait beaucoup plus utile au corps à corps et offensivement contrairement au précédent combat où les assauts à distance du Nidaime l'avait maintenue en position de défense très longtemps.

La kunoichi sortit des fourrés marécageux en arrivant par les cotés, et déplia sa faux mécanique. Deux individus identiques maintenaient la prison ardente. Bien entendu l’un d’eux était probablement un clone mais elle n’avait aucune information lui permettant de déceler le vrai du faux. Leur plan était déjà mis à mal, il fallait faire un choix. A quelques mètres de son intervention, la gladiatrice vit sortir deux personnes de la sphère. Immédiatement, elle reconnut les membres de l’équipe kirijin. Mais où était le troisième ? Elle eut à peine le temps de voir leur état qu’elle passa à l’attaque afin de tenter de les sortir de là. Peut-être était-il déjà mort ? La jônin pointa sa mire en direction de l’individu se tenant prêt de Shironome. Plusieurs détonations se suivirent, Mikazuki mitrailla cinq balles qui partirent vers l’abdomen de sa cible. Elle enchaîna en sautant sur le second double que défiait Kosatsu. Faux levée vers le ciel, elle l’abaissa agilement afin de le frapper de façon vertical sur tout le corps. Elle poursuivit en envoyant un coup de feu droit devant pour parer une esquive arrière. Aru’ attrapa son arme des deux mains et balança un puissant coup horizontal au niveau de sa gorge. Emmenée par son élan elle effectua deux tours sur elle-même. Ses allures de toupie humaine semblait grossiers, comme si elle ne maitrisait pas son mouvement. Mais au contraire, la gladiatrice savait jouer avec la fluidité et le poids de son jouet afin d’en tirer le maximum. Elle termina son enchaînement par une détonation qui envoya une dernière balle dans le torse de l’ennemi et qui la repoussa légèrement vers l’arrière afin de reprendre une distance de sécurité raisonnable.

Résumé du tour:
 

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"Un autre jour, une autre aventure !"

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Nagamasa Chôgen
Nagamasa Chôgen

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Mer 23 Sep 2020 - 22:56
De la main du pantin cadavérique avaient jailli des langues de feu qui devinrent rapidement vos geôlières pour vous promettre une mort par inhumation ; mais, en dépit de la fatalité qui paraissait choir sur vos destins, vous fîtes preuve d’une répartie opportune et parvîntes, en dépit de tout ce que cette technique promettait de mort langoureuse et atroce, à atténuer le fléau d’abord par les eaux tourbillonnantes d’un dôme que vous présentâtes en opposition à ce spectacle carbonisant ; aussi, en plein cœur de cette atmosphère brûlante, vous vîtes votre seule porte de sortie possible. L’un et l’autre, vous tirâtes des projectiles que vos destinâtes à vos opposants, jugeant bon de ne pas choisir la même cible.

Les aiguilles de glace de Shironome touchèrent le clone de feu qui en réaction explosa tout de go. Dans le rayon des flammes naissantes, Chogen lui-même, en contact direct avec sa création, fut projeté par l’ardente détonation à plusieurs mètres de sa position, lui permettant contre son gré d’esquiver l’aiguillon de Kosatsu ; chose qu’il aurait sans doute préféré à ses propres flammes. Mais de cette détonation, il ne fut pas le seul affecté car ceux s’étant par trop près approchés du clone eurent la surprise de voir ce dernier leur répondre sans le vouloir par sa propre destruction enflammée, ce qui généra des flammes qui ne touchèrent pas que l’Edo Tensei, mais aussi la nouvelle arrivante (Arukisa) et Kosatu. Les bombes de la Jônin, fustigeant par ailleurs le pantin revenu d’entre les morts, vous permirent de le démunir quelques instants et de l’offrir au piège tendu par Zeref.

Dévoilant sa maîtrise du doton, l’adjudant de la kenpei se munît d’une armure qui ne tarda pas à s’effriter en étant touchée par les flammes mais qui tint bon néanmoins, la technique cessant avec la fin du clone. Derechef, un énorme marécage de boue exécuté par ses soins piégea votre assaillant et scella sa position pour vous offrir une cible immobile, bien plus facile à viser.

Cependant, vous comprîtes à cet instant que vous n’aviez peut-être pas été assez offensifs pour ne pas craindre de représailles. Vous vîtes le corps de Chogen se reformer comme par enchantement, ses chairs semblables à du papier braisé se recollant morceau par morceau. Vous faisiez face à un mort, revenu dans le monde des vivants ; et vous comprîtes que mort, il ne pourrait l’être davantage.

« Disparaissez. »

La parole qui jaillît de ses lèvres ne fut ni hostile, ni teintée d’humour. Ce qui se dégageait de ce corps domestiqué par le trépas n’avait rien de mauvais : cet être avait été aliéné et délesté de toutes ses émotions. Les quelques bribes de raison qu’il avait pu avoir jadis avaient quitté son esprit, et pour peu que vous tentâtes de l’interroger, vous n’auriez tirer que de vaines paroles, vous promettant toujours de le rejoindre par-delà le monde matériel. Comme pour vous donner une chance, il attendit un très court instant ; à peine le temps pour vous de courir dans l’autre direction, pour fuir ce combat.

Puis un voile lumineux éclaira ses orbites délavées ; vous vîtes que son corps se laissait conquérir par des convulsions, sommes d’un flux électrique qui fut particulièrement apparent dans son regard inexplicablement opacifié par cette tension orageuse. Tout son corps, l’espace d’une fraction de seconde, fut habité d’une quantité anormale de volts. Une rapide série de signes incantatoires précédé l’élévation de sa main, qu’il dirigea vers le ciel.

De cette dernière jaillirent des raies lumineuses zigzagantes, qui n’étaient en réalité que faisceaux de foudre au bout de ses doigts. Ces nombreux éclairs, dans une course décousue, montèrent vers la voûte céleste qui s’était assombrie quelques instants plus tôt et retombèrent sur votre zone comme s’il s’agissait d’un châtiment foudroyant. Un tonnerre punitif qui s’abattait sur vos têtes.

Ce ne fut pas tout. Sitôt que les éclairs s’éclatèrent sur votre position, pour ceux restés dans la zone, Chogen dégaina et frappa. Immobile qu’il fut, il compta sur un croissant de chakra tiré à distance en direction de celle qui l’avait bombardé, quelques instants plus tôt ; un mouvement de vengeance, de lucidité, ou pur hasard ? Vous ne fûtes pas en mesure de le déterminer. La coupe chakratique, d’une vitesse assez exceptionnelle, fendît l’atmosphère pour venir découper en deux, verticalement, les deux parties symétriques du corps de la jônin ; et, comme si l’enfer qu’il venait de faire naître ne suffisait pas, votre ennemi enchaîna avec d’autres signes incantatoires, retournant sa lame pour faire danser ses doigts avec une vélocité prodigieuse.

Sa poitrine se gonflât au gré d’une inspiration extraordinaire. Puis, son corps tout grisé d’un chakra brûlant, il expulsa sur vous des torrents de flammes dévastatrices, promettant de vous dévorer et de ne laisser derrière elles que des corps carbonisés et évidés de leur âme…

Vous mesurâtes quel danger pouvait représenter Chogen, du temps qu’il continuait d’arpenter le Yuukan. Un danger moins redoutable que l'Homme au Chapeau, que vous pûtes entendre un peu plus tôt ; mais un danger assez dense pour vous permettre de réaliser que vous ne parviendriez à le soumettre qu'au prix de lourds sacrifices.


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Yasei Zeref
Yasei Zeref

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Ven 25 Sep 2020 - 15:18
L’attaque de grande envergure de l’adversaire au nom inconnu finit par me blesser, légèrement, ce qui ne rajoute que d’autres dégâts à ceux que j’ai reçus auparavant. Peu importe qui il est, il est évident qu’il a été un puissant shinobi par le passé, et je ne dois pas le sous-estimer. Ma blessure à la hanche est toujours présente, et les dégâts s’accumulant commencent à se faire sentir, affectant modérément ma mobilité : il me sera désormais difficile de fuir, si cela s’avère être la solution choisie. Mais alors que nos techniques s’abattent sur le mort qui ne l’est plus, le temps semble se figer un court instant, et une personne s’immisce dans mes pensées, pour prononcer un discours qui ne m’affecte que très peu. La raison en est très simple : s’il n’y a plus de chakra, alors le moindre bandit sera capable de faire du mal aux gens que j’aime, et je ne peux le tolérer.

Alors que le temps reprend son cours, je constate avec joie que l’Edo Tensei est bien coincé dans mon marécage, et que son clone a disparu. Par ailleurs, une nouvelle alliée se présente à nous, et a d’ores et déjà attaqué – et été prise pour cible – par celui qui se nomme Chôgen, bien qu’on ne le sache pas. Néanmoins, mon marécage ne suffit pas à l’empêcher d’agir, et le premier acte de l’ennemi est d’user de Raiton, une nouvelle fois. Peu importe l’envergure ou la direction, je me dois de protéger au mieux mes alliés. J’érige donc non pas un, mais bien deux dômes, l’un par-dessus l’autre, pour tenter d’englober un maximum d’alliés qui réussiront à se rendre à mes côtés, les plus proches étant bien sûr Kosatsu et Shironome. Le fait d’en réaliser deux vient renforcer la structure, et ce n’est pas de trop à cause de la force du choc.

Rapidement, et même malgré la solidité, la terre que j’ai utilisé devient obsolète, mais semble bloquer le plus gros de l’attaque, réduisant au maximum les dégâts subis. Lorsque je vois arriver une nouvelle attaque, je n’ai pas d’autre choix que de réitérer ma défense précédente : un énorme dôme, en tout point identique à ceux que j’ai fait juste avant, piochant dans mes réserves de chakra pour y arriver. Le choc ne sera pas entièrement résorbé, et vu mon état, je m’expose à un ko technique si personne n’intervient. Néanmoins, j’aurais fait mon possible pour aider mes alliés, sans même avoir le temps de m’assurer de ce qu’eux ont fait. Ma vision se trouble, mon chakra manque, mon corps est meurtri, la fin est proche. Si nous ne parvenons pas à faire flancher cet être invincible maintenant, je risque bien d’y passer…



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Gozan Arukisa
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Sam 26 Sep 2020 - 19:37
L’explosion du clone de feu surprit la kunoichi qui eut à peine le temps de protéger son visage de son bras droit afin de mettre à l'abri Hakubo. Les flammes l’effleurèrent tout de même et elle sentit la chaleur brûler son flanc gauche. Elle serra les dents tandis que le souffle la repoussa au sol. Arukisa se retrouva en mauvaise position un instant mais elle gardait un oeil sur son adversaire qui s’était lui aussi retrouvé expulsé. Par chance, elle constata rapidement que Zeref était encore en vie et avait réussi à emprisonner la moitié de son corps dans une mélasse boueuse. Comme avec Sôsuke, celui-ci se reforma mais restait immobilisé.

Arukisa se repositionna, prête à repartir à l’assaut. Certains étaient déjà mal en point mais ils tenaient encore debout. La brûlure qu’avait subi la gladiatrice ne l’handicapait pas trop pour le moment. Elle venait en renfort, elle devait les aider. L’avertissement du cadavre la laissa de marbre. Il n’était qu’un pantin à la merci du nécromancien. Si le Nidaime n’avait pas réussi à contrecarrer les volontés de son possesseur, il y avait peu de chance que lui se retienne de les tuer, d’autant plus qu’il n’avait aucune raison de le faire. Mais ils n’eurent pas le temps de retourner à l’assaut qu’il enchaîna afin d’en finir avec Kiri, comme l’était sa volonté autrefois.
La jônin comprit que quelque chose se tramait lorsque ses yeux se révulsèrent pour laisser place à des globes remplis par une couleur anormale. Lorsqu’il déchaîna sa rage à travers le ciel, celui-ci s’assombrit, laissant place à un voile noire apportant la mort. C’est Zeref qui fut le plus prompt à réagir. Alors que les éclairs punisseurs tombaient sur toute la zone, il protégea la troupe à l’aide de ses dômes élémentaires.
Une réponse appropriée mais qui comportait une faiblesse. Ils avaient perdu la vision sur lui pendant un instant. Heureusement, c’est le jeune Shironome qui avertit sa supérieure de la présence d’une attaque la ciblant. La terre s’effrita devant elle, elle eut à peine le temps d’apercevoir la lame de chakra à quelques mètres de sa position. Aru’ concentra son chakra dans son arme et envoya une forte détonation afin de s’écarter de la trajectoire du jutsu qui vint s’écraser dans l’environnement. Sans son allié, elle n’aurait pu éviter de se faire trancher en deux.

- Merci Shironome ! Dit-elle sous le feu de l’action, consciente de ce qu’elle lui devait.

Cependant, les vagues d’attaque du macchabée n’étaient pas terminées. Le torrent ardent qui se dirigeait vers eux menaçait de réduire les kirijins en un tas de cendres. Des flammes immenses dévorèrent la distance qui les séparait de leur ennemi en un rien de tout, souffant tout sur leur passage.

- Attention ! Alerta la jônin.

Elle se plaça devant le groupe et composa une série de mudras. Prestement elle la posa au sol. La terre devant se mit à faire des remous avant de s’élever afin de former un demi-dôme au dessus-d’eux. Zeref avait encore une fois assuré le coup en créant un autre dôme par dessus. Mais pour combien de temps ? S’ils ne faisaient que se défendre, ils ne tiendraient pas longtemps. Le chakra de l’Edo-tensei était infini. Le feu détruit le premier dôme tandis que l’emplacement sous la protection d’Arukisa commençait à devenir une fournaise. Des gouttes de sueur commencèrent à couler le long du visage de la kunoichi. La situation était grave, elle sentait que les forces commençaient à quitter les kirijins et qu’il fallait réagir. Son propre chakra était bien entamée et elle sentait que chaque mouvement devenait difficile. Kiyonaga et Aru’ avaient réussi à convaincre Saji-sama de passer à l’action au corps à corps afin de ne plus être à la merci des assauts du Nidaime, il fallait faire de même.

- On doit réagir... Si on reste ici, on mourra matraqué par ses assauts. Il faut qu’on tente de l’immobiliser complètement. Son dôme commença à rompre tandis que la chaleur s’amenuisa devant la perte de puissance des flammes. Je vais essayer de vous ouvrir une brèche. A toi de jouer Hakubo !

La jônin abaissa sa capuche et dévoila son compagnon, toujours bien accroché à ses vêtements. La minuscule chauve-souris savait ce qu’elle avait à faire. Encore caché derrière quelques débris de terre, le kuchiyose envoya ses ultrasons dans la direction du cadavre. S’il pouvait le déconcentrer quelques secondes, couplé à son immobilisation partielle, un assaut final pouvait sceller le combat et leur sort.

Résumé du tour:
 

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"Un autre jour, une autre aventure !"

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Daken Kosatsu
Daken Kosatsu

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Dim 27 Sep 2020 - 18:47
La salvation approchait, la cavalerie était arrivée. Après avoir agi principalement défensivement, des renforts venaient épauler le groupe alors sous tension. Sortant du Repos du Pêcheur, une Kunoichi vint rejoindre la position de Kosatsu. Non sans une certaine agilité, elle fit pleuvoir un déluge de balles depuis son arme. Instinctivement, le légiste se serait mis en position défensive car n'ayant aucun moyen de situer la position de cette femme au sein de ce conflit. Mais il ne le put réellement car parmi la paire de réprouvés l'explosif avait été déclenché ce qui, certes, projeta l'original mais également le trentenaire.

- Et merde ! Pile quand mes épaules commençaient à me lancer moins fortement !

Il se tenait le haut du corps, sa chute l'avait amené dos contre le sol, à l'endroit exact où la foudre lui avait causé quelques brûlures superficielles précédemment. Malgré l'arrivée de mains bénévoles, les choses ne semblaient toujours pas avoir pris un courant favorable. La Réserve de chakra du shinobi le forçait également à pondérer les choses. Allait-il encore longtemps continuer à lancer des aiguillons sans réel impact ? Cette technique semblait bien faible face à ces ennemis. Mais un événement vint le convaincre que toute offensive de sa part serait du chakra lancé à travers les fenêtres. Nagamasa Chôgen, le Damné, reconstituait sa chair comme ... comme ... il n'y avait pas vraiment de comparatif possible, à vrai dire. La seule image qui venait en tête à Kosatsu était celle d'une gangrène épidermique, comme si la peau du cadavre était devenu elle-même une nécrose qui se propageait sur son propre corps. C'était assez intrigant. Cet élément prouvait que de telles offensives seraient peine perdues. Mais l'homme ne put s'empêcher de chérir son Linceul de la Honte un peu plus. Comment les chairs se reformeraient-elles si elles étaient constamment rongées ? Est-ce que cela stabiliserait le processus et forcerait le Relevé à rester dans une sorte de stase, de paralysie ? Mais l'esprit scientifique et l'excitation de la découverte de nouvelles théories n'était pas ce qui prenait le plus de place dans son esprit. Immédiatement, c'était un autre sentiment qui avait pris la place : le dégoût. La rage, l'indignation. Quelque chose de plus sombre et de plus sérieux avait pris place.

En tant qu'Homme travaillant à la conservation des corps, en tant que Gardien de leur repos, en tant que garant de leur retour vers des êtres aimés, en tant que Médecin légiste remontant la piste des causes d'un décès pour apporter des réponses à ceux qui ont besoin de certitudes afin d'essuyer leur peine, en tant que kirijin, il ne supportait déjà pas qu'on puisse jouer avec les cadavres et en faire des armes. Mais les priver définitivement de tout repos, en faire des pantins de chair qu'on ne peut faire s'éteindre, voilà tout ce qu'il ne pouvait pas admettre. Ce Maître des Marionnettes avait intérêt à bien se cacher, car si un jour Kosatsu réussissait à remonter sa trace aucune pitié ne lui serait montré. Le Yukijin s'assurerait qu'aucun phylactère ne permette la renaissance de ce Nécromancien. Cet homme, assurément, se situait en tout point et toute valeur à l'exact opposé de Daken Kosatsu. S'il ressortait vivant de cet affrontement il saurait le lui faire payer.

À présent fuir n'était plus une option. Rien au monde ne saurait le convaincre de rebrousser chemin pour sauver sa propre vie. Ce partisan du Yondaime était un dépravé, un lâche, un accro et pour beaucoup il concentrait ce qu'il y avait de pire dans ce qu'un être humain pouvait être. S'arrêter à la surface de qui est Daken Kosatsu empêchera de voir les nombreuses valeurs qu'il porte. Avant d'être cet homme ravagé, déconnecté, un peu idiot et plaisantin, c'était un shinobi de la Brume.

Résumé:
 

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- #501f5c
Tout le mérite de la signature revient à Aditya

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Hyōsho Shironome
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Mar 29 Sep 2020 - 0:12



Ses poumons s'emplirent avec difficulté d'un air nouveau et pourtant salvateur, humidifié par la Brume ambiante qui couvrait les silhouettes de chacun. Ses respirations, devenues erratiques et bien plus bruyantes qu'à l'ordinaire, trahissaient la fatigue qui s'amoncelait au creux de ses muscles et de son esprit, encore marqué par les réminiscences de cette femme. La réalité et le monde illusoire ne cessaient de s'entremêler dans une danse d'amants, si bien que lorsque ces orbes azurés se posèrent sur les détours d'un visage nouveau, portant au creux de sa paume une arme dont il ne pouvait réellement déterminer la nature, il crut d'abord à ce qu'elle ne soit issue que d'un rêve, ou d'une réminiscence, à l'égale de tant d'autres. Qu'elle soit leur alliée ou leur ennemi, l'enfant des neiges devait se résoudre aux murmures que lui dictait ses pensées ; dans son état actuel, il aurait été incapable d'éviter ses assauts, si toutefois elle s'imposait en tant qu'adversaire.

Mais lorsqu'il la vit attaquer ce corps dépourvu d'âme, tout doute s'ôta de son esprit, jusqu'à réverbérer l'intense vent de soulagement qui s'éprit de lui. Ses épaules se dénouèrent un instant du poids de l'appréhension, tandis que ses yeux dardaient le seul être devant accaparer toute son attention. Nagamasa Chogen, qui, pour la première fois depuis son arrivée en ces lieux, avait éveillé au sein de cette esplanade marécageuse l'écho d'une voix héritée d'un autre temps.

Instantanément, le regard du nivéen suivit la courbe des rayons électriques parcourant ses chairs, dont l'ultime but siégeait ailleurs. Envoyée au plus profond des nuages venant tout juste de se défaire du courroux tempêtueux du Dieu de l'Eau, la foudre perça le ciel surplombant leur misérables vies... et vint s'échouer sur le rivage de leurs présences. Shironome sentit une vague d'adrénaline accabler ses muscles, forçant son âme à dicter leurs actions endolories.

Mais tandis que des éclats de glace avaient commencé à parer sa silhouette de leurs caresses, l'opalin vit s'ériger devant ses yeux une acropole de roche, élevée par les dons du métamorphe trônant à leurs côtés depuis les premiers instants. Elle fut accompagnée de l'une de ses consœurs, prenant le relais de leur protection lorsque la première fut forcée à la révérence par le joug tumultueux de l'orage. Son corps fut parcouru d'une vague de frisson, dont il ne sût s'ils furent intimés par le cataclysme provoqué par une telle technique... ou par le soulagement de se voir exempté de sa morsure.

Et seulement quelques secondes avant que la terre ne laisse de nouveau place au spectacle de cet horizon brumeux, la courbe de son regard revint se loger sur la position de cet être ravivé des morts, dont l'emplacement demeurait inscrit dans son esprit grâce à l'usage de ses sens, une poignée d'instants plus tôt. Sa voix s'érigea au cœur de ce capharnaüm avant même qu'il ne pense même à retenir ses paroles de franchir la barrière de ses lèvres, abandonnant tout contrôle.

« ATTENTION ! »

Car au détour de la fracture de ces acropoles, l'enfant des neiges avait discerné l'éclat d'une lame que l'on dénouait de son fourreau, et dont le tranchant semblait se déchirer de son réceptacle... dans le seul but de venir faucher la vie de celle qui les avait rejoints.

Son souffle se rompit sous le joug de la crainte, lorsqu'il vit sa silhouette répondre à son appel et se porter hors de la menace que réverbérait un tel assaut. L'écho de sa voix lui parvint en retour, sous la forme d'un remerciement adjoint de son nom. Ses pupilles s'écarquillèrent sous la surprise, sans qu'il ne sache comment cette femme pouvait le connaître. L'avait-il connue, avant que sa mémoire ne lui soit arrachée sur les berges du Pays des Neiges ? Ou avait-elle eu vent du déroulé de l'examen de la Brume, où son identité avait été dévoilée aux yeux du village et de ses participants ?

Ce n'est pas le mom-..., pensa-t-il alors même qu'une nouvelle acropole s'érigeait dans l'ombre d'un brasier ardent dirigé vers leur groupuscule, dont il n'avait point remarqué la présence jusqu'à ce qu'elles ne viennent bafouer la roche de leur morsure ardente. Il s'insurgea contre lui-même, à être aussi affecté par la simple idée, la simple supposition, qu'il puisse croiser un visage de son passé. Ses paupières se refermèrent sur ses orbes azurés tandis qu'il essayait tant bien que mal de reprendre le contrôle de ses émotions, et d'apaiser les respirations erratiques qui révoltaient son corps et ses poumons contre lui-même.

Il entendit, plus qu'il ne vit, la terre se fendre et se cristalliser sur le passage du feu, et la roche s'ériger à nouveau pour réverbérer l'apparition d'un nouveau dôme, tranché en deux pour les protéger davantage leurs flancs que leurs dos. Instinctivement, sa silhouette se pressa contre celle de Kosatsu, lui aussi dissimulé sous cet abri de fortune tandis qu'il rouvrait ses yeux forgés par le givre sur cette esplanade brumeuse. Bien que l'adulte ait vécu bien plus de vies qu'il ne pouvait seulement se souvenir, il irradiait, pour l'enfant des neiges, un sentiment de sécurité dont il ne pouvait se défaire ; et en cet instant où il sentait ses forces lutter contre sa volonté, il ne pouvait se refuser à se reposer sur sa présence, ne serait-ce qu'une seconde.

Mais lorsque ses prunelles se reposèrent à nouveau sur la position de leur ennemi, dont les jambes demeuraient enfermées dans des geôles de boue, son regard ne trahissait rien d'autre qu'une intense détermination. Du coin de l'œil, il remarqua l'ombre d'un nouvel arrivant, bien loin de lui être étranger ; Kiyonaga, l'un des genins qu'il avait pu affronter lors de l'examen. Sa paume se posa sur le bras du Daken, comme un dernier appui pour supporter le poids de la fatigue avant de s'élancer dans la joute, non comme un être capable de retourner la situation en leur faveur, mais en tant que celui pouvant élever autrui à ce même rang.

Alors, lorsqu'il perçut les mouvements de la chauve souris dissimulée dans la capuche de la Jônin et la réaction presque instinctive du cadavre ramené d'entre les morts, le nivéen compris. C'était là l'instant de faiblesse qu'il recherchait. Enfermé dans cette prison de pierres, il lui était impossible de mouvoir ses jambes. Seule son arme pouvait empêcher l'adolescent qui fusait dans son dos de réussir son entreprise, en qui il plaçait toute confiance ; après tout, si lui et cette femme avaient été en mesure de leur apporter leur aide... cela ne pouvait que signifier qu'ils étaient ressortis vainqueurs de leur épreuve, quelle qu'elle fut.

En un instant, sa paume s'arracha au contact de la peau de Kosatsu, et d’un appui pressenti, ses pieds fusèrent à l'encontre du Nagarasa, en proie à une sorte d'illusion ; et tandis qu'il vrilla sur lui-même, la glace qui forgeait son corps de sa présence para chacun de ses mouvements d'un linceul de gel, jusqu'à frapper la garde de l'arme tenue en sa main. Ses doigts se refermèrent sur l'objet pour l'en destituer de son porteur, avant que, du coin de l'œil, il ne remarque la silhouette de Kiyonaga se rapprochant d'autant plus.

Maintenant.

Et tandis que son corps s'agenouillait face au crépuscule de sa rotation, les éclats de glace se substituèrent à une poudreuse éternelle, dont la présence recouvrirait le visage de cet être réanimé... et voilerait sa vue, le temps qu'un autre ne sonne le glas d'une tentative désespérée.


récapitulatif:
 


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Azuhime Kiyonaga
Azuhime Kiyonaga

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Mer 30 Sep 2020 - 8:15
Lorsque la marque du Fuinjutsu s'activa sur le torse de Yuki Sôsuke, le jeune Kiyonaga eut du mal à concevoir l'idée qu'il ait pu neutraliser le Nidaime Mizukage. Arrivé face à lui, quelques secondes de flottement s'écoulèrent durant lesquelles il put contempler la légende vivante qui se tenait devant lui, tout en restant quelque peu pétrifié. L'aura glaciale qui se dégageait de lui était bien trop impressionnante pour un Genin de son calibre. Il se reprit néanmoins très vite, la zone étant piégée par les techniques Doton de l'actuel Mizukage et de son destrier.

L'Azuhime fit un bon arrière tout en maintenant sa technique, revenant aux côtés de ses deux supérieurs hiérarchiques. Le corps du Nidaime avait enfin été neutralisé et le voilà qui était dans l'incapacité de se mouvoir ou d'effectuer le quelconque mudra. Le temps semblait s'être arrêté, tandis que les Fils vainquirent à contre coeur leur Aîné.

Une larme jaillit de l'oeil du Genin lorsqu'il entendit les mots de la Jonin.

***

Toujours quelque peu déstabilisé, il se mit en route avec la kunoichi vers leur prochaine destination : le bourreau de celui qu'ils venaient de vaincre, le Shodaime Tsuchikage.

Avec en tête la même stratégie au préalable, leurs plans furent rapidement contrés par une technique Raiton de haute volée au moment où ils rencontrèrent le reste de l'escouade kirijine.

- Quel accueil ! J'espère qu'on arrive à temps !

Les éclair s'abattirent sur les défenses rocheuses érigées par les kirijines et qui permirent à Kiyonaga de ne pas être touché. Usant de ces couvertures visuelles et de la possibilité que l'ancien Tsuchikage n'ait pas pu le voir arriver, il effectua une rapide détection de manière à suivre ses mouvements.

Au moment fatidique de la rencontre, tout se passa très vite.

Reconnaissant la chevelure blanche caractéristique de celui qu'il eut affronté un jour à l'Examen de Sélection des Chuunin, il eut l'amusante pensée de savoir que deux Genin étaient peut-être sur le point de mourir en se dressant sur le chemin d'un Kage. À vrai dire, toute l'adrénaline accumulée au cours de cette journée avait totalement désorienté sa vision de mort. La notion de danger et de risque semblait totalement inexistante.

Il tendit la main vers le corps de Nagamasa Chogen, qui s'apprêtait à être vaincu par la même technique qui eut neutralisé celui qu'il avait décapité autrefois.

Spoiler:
 

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Nagamasa Chôgen
Nagamasa Chôgen

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Sam 3 Oct 2020 - 0:46
Au cœur d’un chaos destructeur, vous vîtes les éclairs de Chogen déchirer le ciel en zébrant ce dernier d’hostiles lumières radiantes vous menaçant de leur mouvement. Par réflexe, Zeref songea à dresser des dômes constitués de roche pour endiguer les dommages liés aux volts d’une intensité sans pareille se promenant au-dessus de vos têtes ; et vous comptâtes sur cette protection spontanée pour vous protéger. Cependant, tentant de vous unir les uns auprès des autres, vous fîtes sans doute trop vite confiance aux protections dressées pour empêcher ces zébrures électrocutantes de vous atteindre ; vous n’eûtes que le temps de constater que les parois rocheuses se déchiraient au contact du Raîton pour apprendre que vous veniez d’être piégés dans votre propre technique. Les dômes s’effritèrent à une vitesse impressionnante, et les éclairs se répandirent sur votre zone sous la forme d’une onde azurée, pétillante et diffuse, qui vous frappa. Les effets liés à cette électrocution, heureusement pour vous amoindrie, vous laissèrent prostrés par les convulsions électriques qui diminuèrent tant vos réflexes nerveux que musculaires ; comme si vous étiez jetés en pâture devant la main punitive de Chogen.

Arukisa, très vite alertée du danger qui la guettait, tenta de provoquer une détonation, tandis que les pans de roches se dérobaient de leur support initial. Mais sitôt que son arme l’entraîna plus loin, une fois alertée qu’il lui fallait au plus vite quitter sa position, elle n’eut guère le temps d’échapper entièrement à la courbe de chakra enfantée d’une lame tranchante qui traça là où elle se situait ; son pied du côté agoniste de l’arme tenue fut sectionné net par cette technique particulièrement véloce et incisive.

Le troisième dôme, pareillement, n’eut guère le temps de se mettre en place correctement et ne put à son tour par retenir l’ensemble du brasier fulminant qui vint vous chercher pour vous consumer. Le feu dévorant roula vers vous sous la forme d’une course cataclysmique, avec la promesse de vous dévorer tout entier. Vos efforts conjugués parvinrent à retenir l’assaut flamboyant ; mais le feu crépitant l’emporta sur son passage, et vous atteignît finalement dans une moindre mesure, vous infligeant des brûlures sur tout l’épiderme, et faisant partie en lambeaux vos combinaisons de combat. Vos corps brûlés et presque mis à nus firent encore face à Chogen ; vous étiez tous vivants, mais conscients que ce qui se jouait là promettait une fin tragique. Quelle pouvait être la réserve de chakra d’un être ayant dépassé le stade de la mortalité ?

Soudain, une énergie dantesque afflua du lointain. Vous ressentîtes la force de quelque chose de supérieur aux hommes, comme si, plus loin, un Dieu s’était éteint pour qu’un autre naisse.

Vous enchaînâtes. Conjuguant vos forces, vous ignorâtes votre douleur et vos blessures pour continuer de faire reculer ce mal persistant, incarné dans la forme d’un être jusqu’au-boutiste. Chogen fut rapidement affecté par les ultrasons de la chauve-souris invoquée par Arukisa ; commença l’espace d’un instant à plaquer ses mains sur ses oreilles et à incliner la tête comme pour endurer le fléau. Vous en profitâtes pour charger. Vous voyant venir, l’edo tensei leva son arme et s’apprêta à l’abattre sur Shironome ; mais l’action de ce dernier le désarma tout de go. Le sabre tomba, et déclencha aussitôt la rage de cet antagoniste revanchard. Sans attendre la suite de vos actions, Chogen se fléchît et plaquât sa main sur le sol depuis lequel il était incapacité ; et y déchaîna de nouveaux éclairs, comme pour briser ce qui le retenait. Dans la même temps, la technique de Shironome le toucha ; mais le coup de Kiyonaga, arrivant de nulle part, n’eut guère le temps d’atteindre son but, car l’edo tensei bondît en arrière à l’aveugle.

Chemin faisant, il composa de nouveaux mûdras. Ses poumons se contractèrent immédiatement de façon particulièrement intense, et de nouveau il déchaîna sur vous un brasier ardent menaçant de vous engloutir dans de nouvelles flammes dévorantes.

Et cependant que les flammes se jetaient sur vous, vous le vîtes continuer à s’éloigner. A l’intérieur de son âme, un ordre avait été donné. Sa mission était terminée ; mais pouviez-vous seulement accepter qu’il s’en aille de cette façon ?

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Yasei Zeref
Yasei Zeref

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Dim 4 Oct 2020 - 13:15




En tant que plus haut gradé, je dois sans doute me féliciter d'être celui qui a pris le plus de dégâts au cours de cet affrontement. Dans l'ensemble, il est difficile d'estimer si cela est dû à un profond altruisme de ma part, qui m'a poussé à protéger les autres avant de me défendre, ou un manque de compétences qui a engendré cet état. Mais peu importe. L'électricité qui a traversé mon corps ne me laisse pas indifférent, je sens à la façon dont je perçois mon environnement que mes réflexes sont atteints. Ironique pour un Yasei, qui se base en partie sur cet élément pour prendre l'avantage dans les combats. Mon corps est donc profondément meurtri par tout ce qui m'a affecté, entre brûlures et électrifications, et je prends un instant pour observer ce qui m'entoure. Mes alliés ne sont pas très loin de moi, je pourrais tenter de les protéger une dernière fois si notre adversaire continue de nous assaillir.

Notre plan précédent n'a pas fonctionné, et l'inconnu s'éloigne, montrant une possible envie de fuir. Si tel est le cas, alors la victoire nous est acquise, mais il n'en reste pas là. Commençant une longue série de signes, je le vois préparer un dernier tour avant de prendre son envol. Malgré mes blessures - qui me déchirent tout le corps au moindre déplacement - je tente une dernière action, tandis que ma vue se trouble. Lentement, mais sûrement, j'effectue à mon tour quelques signes, tout en me déplaçant le plus au centre de mes alliés en un déplacement rapide. Alors que mon adversaire semble terminer son jutsu, je trébuche plus ou moins à l'endroit visé, et pose ma main au sol dans un dernier effort avant le sommeil... ou le trépas, selon la réussite de ma technique face au torrent de flammes que génère le monstre en face de nous.

Mon dôme surgit de terre, et sans doute que la puissance de la technique, ainsi que le nombre de signes nécessaires à sa réalisation, auront laissé à mes réflexes amoindris le temps de produire mes signes incantatoires en plus petit nombre. Une nouvelle fois écrasé au sol, ma conscience semble quitter mon enveloppe charnelle, laissant le reste à mes camarades. Peu importe si je disparais, du moment que cela permet à des Kirijins de s'en tirer. J'ai mis du temps à le réaliser, mais ce village est ma maison, et ses habitants sont ma famille. Évidemment, il faut que ma vie soit menacée pour que je m'en rende compte, et je n'aurai jamais le courage de l'avouer à quiconque. Un beau gâchis, une nouvelle fois, mais espérons que la vie me donne la chance de pouvoir profiter de cette nouvelle philosophie, que je subsiste un peu plus longtemps pour aider le plus grand village a devenir encore plus grand.



résumé:
 

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Merci Mappy pour le kit <3
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