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Hao-Ku ~°~ À la poursuite de L'Ouroboros [Solo - Intrigue personnelle]

Hao-Ku Sari
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Jeu 30 Juil 2020 - 16:39
°~ LA DERNIÈRE TRAQUE : À LA POURSUITE DE L'OUROBOROS ~°
- INTRODUCTION -



Le moment est enfin venu.

Durant plus d’un mois, toute la durée de son entraînement à l’académie Shinobi, Hao avait profité de son temps libre pour poser les bases d’une mission d’ampleur : retrouver, parmi la foule, sans aucune connaissance de son visage, de son nom ou de ses habitudes ; un homme qui avait passé sa vie à masquer ses traces. L’affaire pourrait sembler perdue d’avance, mais Hao le sait : il est proche du but. Plus que jamais… Son seul indice : La marque engravée sur son propre torse, censée représenter les armoiries de l’homme en question.

Sa carrière de chasseur de prime avait duré près de dix ans. Dix ans pendant lesquels Hao n’avait eu de cesse que de traquer toutes sortes de brigands et bandits. Du simple contrevenant à la pire des ordures, de l’idiot zélé au manipulateur machiavélique, il avait eu l’occasion de croiser – et d’affronter – un très large spectre d’êtres humains. Et il n’en avait retiré qu’une chose : un homme est un homme. Si doué, si intelligent, si perfide puisse-t-il être, un homme reste faillible. Personne ne peut se cacher éternellement… Personne ne peut échapper aux conséquences de ses actes.

La dernière personne à qui il avait-eu affaire, avant de prendre la direction de Kumo, était un ancien trafiquant d’armes aujourd’hui rangé. Ce dernier lui avait échangé, contre une modique somme – d’à peine quelques millions de ryôs – les renseignements qu’il cherchait. Ayant longtemps commercé avec les manufacturiers du village des nuages, le contrebandier se souvenait avoir été régulièrement en contact avec un homme étrange : toujours masqué, il ne portait pour seul signe distinctif qu’une étrange et discrète marque sur la nuque : une sorte de serpent se mordant la queue.

Un ouroboros.

Symbole de l’éternel recommencement, de la perpétuité ou, pour les plus pessimistes d’entre nous, de la vacuité de l’existence et de la redondance de la vie, cette créature mythologique représente surtout, pour Hao, la marque de son emprisonnement : la perte de sa liberté… et la séparation puis l’assassinat de sa famille.

Mais l’heure n’est pas aux réminiscences.

L’heure est à l’action. L’heure est à la traque. L’heure est au sang.

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Dernière édition par Hao-Ku Sari le Lun 3 Aoû 2020 - 21:39, édité 2 fois
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Dim 2 Aoû 2020 - 23:58
°~ LE PREMIER JOUR ~°



Les rayons du soleil ne traversent qu’à peine les rideaux du petit appartement.

Lourdement équipé et armé jusqu’aux dents, Hao prend la direction de la porte. Tournant délicatement la poignée pour ne pas réveiller son amie, il est interrompu par la douce caresse d’une main sur son épaule. De fines lèvres roses viennent se poser sur sa nuque et remontent jusqu’à son oreille, murmurant :


- On file rejoindre sa maîtresse… ?

Attrapant la main de son aimée et la baisant tendrement, il ne peut se résoudre à soutenir son regard.


- Je dois…

- … le faire seul. Je sais. J’espérais simplement…

D’un geste doux mais ferme, Hao plaque la main de Yukio sur sa propre poitrine.


- Ce ne sera pas long.

Il se résout finalement à lever les yeux. Posant son regard dans les yeux de Yukio, il vient déposer leurs deux mains jointes sur le cœur de son amie.


- Promis.

Relâchant finalement son étreinte, Hao franchit le pas de la porte, qu’il referme derrière-lui.

Dehors, la brise est fraîche et les rues désertes : le jour est encore jeune.

Hao attend ce moment depuis des années... pourtant, une légère pointe d'inquiétude saisit son cœur : et si... Et s'il n'était pas ici ? Et si les renseignements du vieux trafiquant ne valaient en réalité que des clopinettes ? Quand bien même ils seraient vrais... Une fois l'homme à l'Ouroboros rattrapé, que devrait-il faire de lui ? Le tuer, peut-être... ? Après tout, il a déjà tué un de ses anciens tortionnaires, il pourrait bien recommencer...

Non. L'époque et le contexte étaient bien différents. Se défendre d'une agression, tuer pour se libérer... C'est une chose particulière. Tuer pour la vengeance en est une autre.

Et toutes ses proies ? Lorsque l'une d'entre elle tentait d'échapper à la capture, il était arrivé qu'elle finisse sévèrement blessée, et qu'elle ne survive pas. Non, ça aussi, c'est tout autre chose.

Mais l'incertitude ne le mènera nulle part. Il range ces sombres idées au fond de son crâne, et continue d'avancer.

D’un pas décidé, il marche en direction de la fameuse forge du clan Metaru : ayant récemment eu besoin de se faire forger une nouvelle chaîne d’entrave, il en avait profité pour repérer les lieux. Si ses calculs sont exacts, il devrait s’y trouver, en ce moment même, suffisamment de travailleurs pour glaner quelques informations utiles.

Du moins en théorie.



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Lun 3 Aoû 2020 - 0:40
°~ La grande fonderie ~°


Il n’est même pas huit heures. Pourtant, l’énorme structure fonctionne à plein régime : la très célèbre forge de Kumo ne faillit pas à sa réputation.

À l’intérieur, une myriade d’ouvriers s’agite, s’assurant du bon fonctionnement de chacun des rouages de la machine comme autant de fourmis soucieuses du bien être de la fourmilière. La température y est très élevée, et bon nombre d’entre eux sont habillés de manière très légère.

Parmi les employés, un certain nombre porte un bandeau du village… mais c’est un autre détail qui trahit leur nature de Shinobi :

Certains d’entre eux manient le feu avec une dextérité et une adresse surnaturelles, tandis que quelques autres façonnent directement le métal à l’aide de leur chakra. Tout aussi impressionné qu’au cours de sa première visite, Hao se souvient s’être fait la réflexion qu’il s’agissait probablement de membres du fameux clan des « Metaru ». Leur contrôle inné du métal est décidément un pouvoir redoutable d’utilité… Et Hao ne peut que frissonner à l’idée de se retrouver face à l’un d’eux lors d’un combat : qu’adviendrait-il de lui, qui se repose principalement sur ses armes pour se battre ? Note pour plus tard : développer son ninjutsu affinitaire, ainsi que sa maîtrise d’autres armes moins… ferreuses.

Lors d’un précédent repérage, il avait découvert qu’une certaine part des produits finis se faisait directement étiqueter et empaqueter à la fonderie : ceux qui étaient destinés à quitter le village pour le monde extérieur.

Se faufilant discrètement jusqu’au hangar d’expédition, Hao utilise une des techniques de métamorphose qu’il a apprises lors de son récent apprentissage Shinobi pour faire apparaître, au-dessus de ses vêtements, un bleu de travail semblable à celui des ouvriers.

Il sait exactement ce qu’il est venu chercher.

Longuement, il scrute chaque paquet, chaque colis prêt au départ : dans son esprit résonne, inlassablement, l'énoncé d'une adresse bien particulière que lui a confié son contact. Ce dernier, n'étant pas sûr qu'elle fut toujours utilisée, avait émit des réserves... Mais c'est tout ce dont Hao dispose.

Finalement, ne trouvant pas ce qu'il cherche, il décide d'employer la méthode directe - la plus risquée. Il s'approche d'un des employés en charge de l'étiquetage, lui fait un signe de la main...

Pourvu qu'il ne se doute de rien.

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Dernière édition par Hao-Ku Sari le Lun 3 Aoû 2020 - 18:59, édité 3 fois
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Lun 3 Aoû 2020 - 18:41
°~ Magouilles ~°


Ce regard n’a vraiment rien de rassurant.

L’ouvrier le toise d’un œil malveillant. A-t-il été découvert ? Hao fait de son mieux pour garder la face : après tout, sa question est plutôt anodine… Il est tout à fait normal, de la part d’un employé, de demander à son collègue où se trouve un colis en particulier afin de procéder à « une vérification »… non ?

La tension est palpable. Devant lui, l’homme semble hésiter. Va-t-il prévenir ses supérieurs ? Va-t-il faire mine de coopérer pour mieux aller chercher la sécurité lorsqu’Hao aurait le dos tourné ? Si c’était le cas, il faudrait malheureusement…


– C’est l’boss qui t’envoie ? J’t’ai jamais vu dans les parages.

Merde… C’est mal engagé.

- Ouais. Il dit que la commande est importante et il voulait s’assurer que tout est bien en règle.

– Le boss… J’savais pas qu’il y avait encore des nouvelles têtes qui s’pointaient…

Que veut-il dire ? Hao a pourtant cru comprendre que le turn-over des employés de la fonderie était plutôt important, ces temps-ci… Se pourrait-il que…

– En tout cas, t’as de la chance. Il a failli partir hier… D’ailleurs, ces histoires de changements d’adresses, là…

L’homme jette un regard par-dessus son épaule, comme pour s’assurer que personne ne les entends.

– C’est pas bien malin, si tu veux mon avis. On a jamais eu de mal à faire sortir la marchandise par la voie directe… Alors pourquoi se mettre à créer des intermédiaires ? En plein cœur du village, en plus…

Bingo ! Ce type n’est pas méfiant… Il est trempé jusqu’au cou ! Quel coup de chance. Et en plus, il semblerait qu’il y ait du mouvement au sein de leurs petites manigances… Il faut enquêter.

–… Je n’ai pas été mis au courant. Celui qui s’occupe de ça d’habitude a été… empêché, disons. C’est quoi ces histoires de changement d’adresse ?

– Empêché, hein…

Pourvu qu’il tombe dans le panneau.

– … Alors c’est vrai, c’est ça ? Merde, j’avais entendu que le boss était de mauvaise humeur en ce moment. Mais s’il se r'met à tabasser les hommes à la moindre erreur…

– Si j’étais toi, je ferais attention à ce que je m’apprête à dire.

L’homme prend soudain un regard hostile, méfiant… et haineux.

– C’est une menace !?

Parfait ! Il est complètement dans la sauce.

– Bien sûr que non. Mais tu l’as dit toi-même : tu ne connais pas toutes les nouvelles têtes… Qu’est-ce que tu crois qu’il va nous arriver si le boss a envoyé quelqu’un pour s’assurer qu’on magouille pas dans son dos, et qu'il t'entend jacasser sur sa pomme ? Surtout en ce moment… Contente-toi de m’en dire plus sur ce changement d’adresse. Je risque de garder ce poste un moment, alors il vaut mieux que je sois au courant…

Hao bouillonne de l’intérieur. Si sa ruse fonctionne, il n’y aura plus qu’à remonter la piste pour tomber directement sur…

– Hmpf. Mouais, t’as sûrement raison. Mais si j’apprends qu’un rouquin m’a balancé, je saurai me rappeler de ta jolie p’tite tête... Si tu vois ce que je veux dire. Tiens, l’adresse est notée là-dessus, et la caisse que tu cherches est là-bas. Mais t’amuses pas à la laisser traîner, hein… Maintenant grouille toi de faire ce que t’as à faire, et traine pas trop dans l'coin. Je voudrais pas qu’un superviseur te grille et foute son nez là où il devrait pas.

Hao remercie l’ouvrier d’un signe de tête. Ce dernier ne le sait pas, mais il vient probablement de signer l’arrêt de mort de ce petit commerce illégal… Et, au passage, de son boss.

Enfin… Mieux vaut se mettre à chercher.

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Lun 3 Aoû 2020 - 23:19
°~ Gros calibre ~°


Des armes de guerre.

Évidemment, Hao s’attendait à trouver des armes. Beaucoup d’armes. Mais le contenu de cette caisse est véritablement déroutant : plus que de simples outils de combat, ce sont toute une floppée de véritables instruments de mort qui s’y trouvent. Le tout fabriqué par certains des artisans les plus talentueux du monde :

Ici, pas de shurikens ou de kunais. Pas de poignards, de saïs ou de tonfas… Non : des accessoires mortels à n’en plus finir. Des armes à la conception si cruelle et si tordue qu’elles mériteraient d’être bannies de tout conflit. Et surtout, des explosifs… en nombre. Pas de simples parchemins, mais bien des bombes, et ce qui ressemble à de petites grenades. Ce genre d’équipement dévastateur, rendu entre de mauvaises mains…

Hao n’ose même pas imaginer quel carnage elles pourraient provoquer. Mais il n’a pas le temps de rester à rêvasser : il jette un regard autour de lui, s’assurant de ne pas être observé, et vole l’un des explosifs. Pas suffisant pour éveiller les soupçons, mais tout de même assez pour former une preuve solide au cas où il déciderait de prévenir les autorités. Il s’éclipse ensuite de l’entrepôt, prenant bien garde à ne pas attirer l’attention. Bientôt, le voilà dehors, prêt à poursuivre son enquête.

Mais un détail le taraude tout de même, et il lance un dernier regard en direction de l’entrepôt : il l’a bien observée au cours de ses deux visites, et les différents ateliers de la fonderie n’ont pas l’air de fabriquer des explosifs d’aucune sorte. De plus, la caisse se trouve dans un endroit isolé… non loin d’une porte de service donnant sur l’extérieur. C’est presque comme si… Comme si elle avait été volontairement mise à l’écart, afin de permettre à un complice venu de l’extérieur d’y enfouir toute sortes d’armes dangereuses, afin de profiter de la renommée de la fonderie pour les faire transiter en toute légalité – et en toute discrétion.

Quelque-chose ne tourne décidément pas rond. L’ampleur et la gravité de la situation pourraient bien dépasser toutes ses prévisions…

C’est maintenant le moment de se rendre à la nouvelle adresse de livraison. Bien que l’homme de tout à l’heure eût insinué qu’elle se trouvait au cœur du village, Hao n’a pourtant jamais entendu parler de l’endroit. Il faut dire que son arrivée à Kumo est relativement récente… Et il n’est pas si étonnant que quelques coins lui soient encore inconnus. Cela-dit, ça n’est définitivement pas près du centre. Il se met en route.

***

L’endroit est désert.

Soucieux de ne pas attirer quelconque curiosité des passants, il lui a fallu plusieurs heures pour trouver l’endroit indiqué sur la note sans demander son chemin.

Il s’agit d’une sorte de vieil entrepôt désaffecté, depuis assez longtemps semble-t-il : pas un chat à la ronde, et aucun signe d’activité d’aucune sorte. Il s’agit probablement d’un vestige des conflits qu’a traversés le village…

Peu importe. Après tout, ça n’est pas très étonnant : quoi de mieux pour trafiquer qu’un vieux bâtiment décrépi, avec plein d’espace, et où personne ne se rend jamais ? De plus, le changement d’adresse semblant relativement récent, il n’est pas étonnant que le lieu ne soit pas encore en activité.

Hao reste tout de même sur ses gardes – rien ne dit que l’endroit est aussi désert qu’il y parait. S’approchant le plus discrètement possible, Il grimpe sur un bâtiment environnant, en ruine lui aussi. D’ici, il possède une vision parfaitement dégagée du périmètre.

Il n’y a plus qu’à attendre.


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Jeu 6 Aoû 2020 - 16:41
°~ Le deuxième jour ~°


Le rêve se transforme en cauchemar.

Alors qu’il était entouré de quelques-unes des plus belles femmes du pays, occupé à les éclabousser de l’eau de la piscine et à leur passer de la crème solaire dans le dos, Hao, seul contre tous, fait désormais face à des dizaines d’ennemis déterminés à le tuer. Ce ne sont que de simples mercenaires – ils ne font pas le poids et Hao est bien décidé à se venger de tous ces loubards qui ont fait fuir sa charmante compagnie.

Il enchaîne les victoires : peu importe le nombre d’adversaires, l’intensité de leurs attaques simultanées… ses nouvelles compétences en ninjutsu lui permettent d’écraser ses adversaires. Après tout, il n’a pas été élu Raikage pour rien…

Les pauvres brigands, décimés, sont en déroute. Hao se retourne, prêt à célébrer sa victoire avec les filles, qui vont pouvoir sortir de leur cachette. Mais alors qu’il les hèle et leur fait signe de revenir profiter du soleil – qui brille plus que jamais – c’est un tout autre type de créature qui se dresse face à lui.

La piscine a disparu, et Hao peut sentir la rugueuse caresse du sable sur ses pieds nus : s’est-elle muée en plage ? Non… en désert. Là-bas, surgissant des dunes, dressé sur ses deux immenses pattes, un énorme Tanuki haut de près de vingt mètres le toise de toute sa hauteur : la bête dégage une puissante aura de destruction… du fond de ses yeux ambrés émane une lueur de malveillance et de haine.

La peur change de camp.

Hao, jusque là si sûr de lui, est paralysé par l’effroi. Le fixant toujours, la créature se met à marcher dans sa direction… un pied, puis l’autre : chacun de ses pas est un séisme, ses souffles un ouragan. Arrivée au niveau du jeune homme, elle baisse lentement la tête jusqu’à sa hauteur… et ouvre grand la gueule, découvrant plusieurs rangées de colossales incisives. Son souffle est chaud, plus chaud encore que l’air du désert. Hao se sait perdu… la créature s’approche de plus belle et…

Elle lui lèche le visage.

La langue rugueuse de la créature lui chatouille le nez : Hao a beau gesticuler, se gratter, rien n’y fait – autour de lui, le monde se met à tourner, tourner… jusqu’à s’évaporer.

Il ouvre les yeux.

De ses doigts engourdis, il se gratte encore le nez – avec succès, cette fois. Un petit chat gris, y voyant une opportunité, se frotte contre sa main en quête de caresses. Plus de désert, plus de mercenaires et surtout, plus de Tanuki géant… À la place, un chat de gouttière, probable responsable de son réveil... et de son visage humide.

Hao regarde autour de lui : Il se trouve toujours dans le bâtiment abandonné. Il y est resté plusieurs heures, montant la garde, et a simplement fini par s’assoupir. Ça n’est pas très sérieux… Mais c’est déjà le deuxième jour qu’il vient ici, et toujours aucune activité à l’horizon. Il commence à perdre espoir… L’homme de la forge aurait-il menti ? Pourvu que toute cette enquête n’ait pas servi à rien.

Tandis qu’il reprend son poste, Hao ne peut s’empêcher de se frotter le torse : la marque de l'Ouroboros est toujours là. Il pense à sa promesse :

« Ça ne sera pas long. »

C’est bien mal parti.


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Jeu 13 Aoû 2020 - 14:31
°~ Souricière ~°


Tout est calme.

Perché sur son toit, Hao commence vraiment à s’impatienter. Alors qu’il est sur le point de s’endormir une nouvelle fois, des bruits de pas le sortent de sa torpeur.

Un homme, seul. Il se dirige par ici… puis prend soudainement un tournant abrupt, entrant dans un autre bâtiment. Hao n’y comprend rien : c’est au hangar qu’il… Bah, peut-être le propriétaire d’un des autres bâtiments en ruine.

C’est tout de même pas de chance : la seule personne à passer depuis des heures n’est…

Un autre bruit. Venu… de l’intérieur du hangar ? Sur ses gardes, Hao se camoufle du mieux qu’il peut afin de garder un bon point de vue sur l’endroit. Les pas se rapprochent…

Et c'est l’homme de tout à l’heure qui apparaît, comme si de rien n’était

Tranquillement, il s’allume une cigarette et la fume devant l’entrée du hangar. C’est à n’y rien comprendre : comment a-t-il pu passer de ce bâtiment à un autre sans qu'Hao ne puisse…

Des souterrains. Évidemment ! Comment a-t-il pu ne pas y penser ? quoi de mieux qu’un réseau de souterrains entre des énormes bâtiments abandonnés pour établir un traffic…

Hao, est perplexe. Bien que réjouit d’obtenir enfin de nouvelles informations, celle-ci ne l’arrange pas : il faudrait se faufiler à l’intérieur et en trouver l’entrée, toujours sans se faire repérer… tant pis. Il faut tenter.

Attendant patiemment que l’homme ait fini sa cigarette, Hao profite d’un instant où il tourne le dos pour se faufiler derrière-lui. Châines à la main, il n’a pas l’intention de le blesser… mais s’il devait se retourner, pas d’hésitation : neutralisation immédiate.

L’homme, retournant à l’intérieur, entre dans une salle annexe : il referme la porte derrière-lui, s’assurant bien de ne pas être suivi, et ne laissant pas à Hao l’opportunité de le suivre plus loin. Hao prend une nouvelle fois son mal en patience, et laisse passer quelques minutes avant de pénétrer à son tour dans la pièce :

Rien.

Pas une trace de vie, pas une trappe. Mais alors qu’il se met à fouiller en quête d’un mécanisme, Hao est surpris par du mouvement : derrière lui, le petit chat gris qui l’avait réveillé tout à l’heure est à la poursuite d’une souris. Ayant bien cru avoir été découvert, Hao prend un moment pour se calmer, et l’observe depuis sa cachette :

La petite souris, désespérée, fonce à toute vitesse à travers la carrée, régulièrement rattrapée par le prédateur – qui lui assène au passage quelques coups de pattes bien sentis –, ne parvenant à reprendre du terrain que parce que celui-ci s’amuse de la cavale. Mais le karma fait son affaire, et la souris parvient finalement à disparaître sous une plainte. Le chat, dégouté, campe un moment l’orifice avant d’abandonner, retournant à sa toilette.

Il ne le sait pas, mais poussant ainsi le rongeur dans ses derniers retranchements, il a rendu un fier service à Hao : celui-ci se lève en direction de la souricière et plaque son oreille contre le mur – Bingo. C’est une fausse cloison.

Ne reste plus qu’à trouver le mécanisme d’ouverture…

Ou bien peut-être faudrait-il employer la manière forte ?







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