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Lecture au fil de l'épée.

Nihito Meho
Nihito Meho

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Sam 1 Aoû 2020 - 17:41
Intro:
 

Bien qu’il n’ait jamais été un grand lecteur, Mého devait admettre que l’introduction de ce bouquin avait réussi à chatouiller son intérêt. En ouvrant le poussiéreux manuscrit, il s’attendait en effet à tout sauf à une première page aussi brutale. Il était difficile pour lui de décrire la première image qu’il s’était fait de l’art des samouraïs. Une chose était cependant sûre, il n’avait jusqu’à cette lecture jamais vu l’approche des différents piliers du bushido sous cet angle. Cette façon de penser, de voir le monde, était à la fois fascinante et étrangement lointaine du moule dans lequel il s’était construit. Lui qui pensait déjà suivre une voix proche de celle l’épée, il se rendait maintenant compte que si leur chemin semblait identique, il n’était en aucun cas les mêmes telle deux voies parallèles incapable de se rejoindre. Réussir à atteindre cet état d’esprit allait être un travail titanesque de par sa complexité et pourtant, ce fut avec un appétit dévorant qu’il tourna finalement les pages de ce premier bouquin animé par l’appel de la connaissance.


Le temps passa sans qu’il ne puisse vraiment le voir. Plongé dans sa lecture le jeune shinobi avait traversé l’intégralité du bouquin sans même cligner des yeux. Les yeux rouges après avoir ainsi dévoré l’ouvrage, il aurait pu s’attendre à trouver une quelconque réponse sur la voie du bushido et pourtant tandis qu’il posait lourdement son bouquin seule une pléiade de questions subsistaient en son cœur. La vie d’un samouraï était une chose compliquer à définir. Guidé par les différents dogmes qui faisait le cœur même du sabreur, elle semblait guidée par la rigueur douce mais inflexible de l’acier.


Gi, Yu, Jin, Rei, Makoto, Meiyo, Chugi


Lorsque Toph avait transmis les sept piliers à Mého, elle ne lui avait laissé aucune explication sur leurs significations. Ainsi, elle avait probablement pu évaluer l’image immédiate que le genin s’était fait de chacun d’eux et s’en était peut-être servi pour juger de si oui ou non il était digne de suivre son anciennement. Mého revoyait au même instant la mine quelque peu douteuse de l’intendante et comprenait assez facilement qu’il n’avait pas particulièrement brillé au moment de cette examen. Cependant, ’Hyuga avait choisi, pour une raison encore inconnue, de lui donner une chance et il n’allait pas cracher dessus en se complaisant dans son habituelle fainéantise spirituel.


Quoi qu’il arrive il ne devait pas lâcher et rester concentré. Bien décidé à tout faire pour rester fixer sur son objectif, le ninja lança une poigne de Makibichi tout autour de lui et sur sa table avant de retirer l’ensemble de ses habits. En petite tenue sur sa chaise en bois il avait projeté tous ses équipements dans un coin de sa petite pièce de combat et se tenait prêt à enchainer avec son deuxième bouquin.


Étrangement, ce dernier était presque entièrement destiné à la compréhension et à la pratique de la cérémonie du thé. Le mot samouraï n’apparut pas une fois dans les milliers de mots qui composaient l’ouvrage et plus d’une fois la conscience de Mého sembla faillir à mesure que l’étude de la présentation du thé progressait. Couvert de son propre sang et de quelques makis coincés dans la peau de son front, il rangea le livre après plusieurs heures de souffrance et attrapa négligemment le suivant redoutant un nouvel ouvrage sur un quelconque autre ennuyeux sujets.


Ce fut cette fois un écrit d’histoire qui se retrouva sur le chemin du chunin. Ce dernier ressassait quelques aventures de samouraï à travers les époques. Il était impossible de savoir à partir de quand et d’où venait les premiers samouraïs cependant Mého put constater que certain d’entre avait déjà réussi à faire parler d’eux bien avant l’air des premiers villages. Il apprit dans ce même bouquin l’existence et la définition claire des rônins entre paria et idéaliste. SI l’histoire n’avait jamais passionné le ninja outre mesure, observer la route qu’avait suivi le bushido jusqu’à lui avait quelque chose de suffisamment intéressant pour lui épargner de nouvelle blessure de fatigue.


Avec la proche de la nuit ce fut sur l’avant dernier parchemin qu’il ouvrit que le sommeille vint de nouveau le frapper. Loin d’être ennuyant ce dernier était en fait un traité sur l’entretien d’une lame. Faire de sa lame son corps était un principe important pour le samouraï et cet ensemble de papier était en réalité avant leur lecture les premiers à avoir attiré son regard. Prenant le soin de finir sa lecture avant de nettoyer son plan de travail le shinobi avait visiblement fait le bon choix en choisissant cet ultime ouvrage comme lecture de fin. Si certain aurait pu le trouver ennuyant, Mého le voyait lui comme le premier texte apportant une vraie approche pratique sur l’art de l’épée. Portée sa part sa lecture il arriva épuiser mais satisfait à la fin de sa longue journée de travail, se remémorant avec humour pourquoi il n’avait jamais apprécié l’académie.

Une grande partie du bushido était transmise par le bouche-à- oreille et la pratique. Tous les textes qu’il avait lus l’avait ainsi conforté dans cette idée se rendant compte qu’il ne pourrait devenir un samouraï accompli que grâce à l’enseignement de Toph et l’expérience. Les livres restaient cependant des clés de voûtes permettant d’obtenir plus facilement la culture si chère à tout pratiquant de cet art. Toph lui enseignerait l’épée et c’était à lui, par respect pour elle et pour lui-même, qui allait devoir chercher à se cultiver encore et encore afin de développer son esprit en même temps que sa lame. Se contenter des quelques livres que Toph lui avait conseiller semblait maintenant être une insulte pour l’intendante qui avait déjà pris le temps de commencer à mâcher le travail pour lui jeune inconscient. Il devait tout faire pour que l’aide de Toph ne soit pas veine, mais malgré toutes ses convictions, le shinobi ne pouvait s’empêcher d’avoir quelques hésitations face à la montagne qui se dressait devant lui.


Incapable de se libérer de son propre piège, se fut sur sa table qu’il prit sommeil se réveillant suite à une vive douleur causée par un maki trainant non loin de son coude. La matinée fur rythmé par la lecture des derniers livres conseillé par Toph portant respectivement sur le lien entre samouraï/ maitre et l’autre contenant un recueille de poème écrit par un homme dont le shinobi avait lu les aventures dans un livre d’histoire. Tournant l’ultime livre qu’il avait initialement pu trouver Mého put enfin lâcher un soupir de soulagement tandis qu’il venait de terminer une bonne partie des livres que Toph lui avait conseillée.


Après avoir enfin quitté son bureau de travail au prix de nouvelles blessures. Il rendit finalement l’ensemble des ouvrages à la bibliothèque d’Iwa avant de sortir à l’air libre prenant une grande bouffé de liberté, une nouvelle pile de parchemin sous le bras. Bien conscient que ses lectures étaient loin d’être terminé il savait cependant qu’il pouvait maintenant se présenter au dojo de sa sensei, bien moins naïf qu’autrefois et après avoir ranger soigneusement ses futurs leçons, ce fut RUYI dans le dos et d’un pas décidé qu’il prit la route du dojo de l’intendante.




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