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A la soupe ! (PV Sendai Mayumi)

Gozan Arukisa
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Mar 11 Aoû 2020 - 0:00
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Perchée sur un toit surplombant le port, Arukisa observait les allées et venues des nombreuses embarcations qui nourrissaient Kiri. Naragasa était sans contestation l’endroit préféré de la kunoichi. Son activité débordante et constante était un spectacle qu’elle ne se lassait pas de contempler. Le son des cloches marines et les cris enjôleurs des marchands rythmaient la vie de tous les acteurs de cet endroit. L’odeur du poisson frais se mêlait aux parfums des épices venues du continent et des îles alentours. On rencontrait tous les types de personnes sur les quais, du jeune mousse maladroit et impatient de voguer sur les flots à la mère de famille faisant ses emplettes pour le repas du midi en passant par l’expérimenté capitaine qui avait consacré sa vie aux océans. Ce mélange hétéroclite rappelait à Arukisa ses années de voyage. Elle était heureuse de vivre à Kiri et son attachement pour le village était profond, mais elle savait au fond d’elle qu’elle avait encore envie de découvrir de nouvelles terres.

La jônin s’était levée tôt malgré une journée de repos accordée par sa hiérarchie. Cependant, repos ne voulait pas dire inactivité avec elle ! Aru’ avait besoin de bouger, d’aider, de se rendre utile. Ainsi, elle avait repérée une annonce la veille sur une des boutiques de la ville. La demande venait d’un restaurant des quartiers modestes de la ville. La propriétaire cherchait deux volontaires pour aller récupérer des ingrédients en dehors du village. Une soupe populaire était organisée, gratuite pour tous afin d’aider les plus démunis. La cuisinière ne pouvait quitter son poste, une aide extérieure était donc nécessaire. Une mission de bénévolat parfaite pour la jeune kirijin. Porter secours aux plus nécessiteux tout en passant du bon temps en plein air, quoi demander de plus ? En plus, ce serait l’occasion de faire de nouvelles rencontres. Depuis son retour, elle n’avait pas eu beaucoup de temps pour se sociabiliser avec ses semblables, encore moins pour nouer des amitiés.

Ainsi, capuche baissée, cheveux aux vents, la gladiatrice ne mit que quelques minutes à parcourir les toits brumeux pour rejoindre l’adresse mentionnée. Au milieu d’un labyrinthe de ruelles se trouvaient un panneau clignotant en forme de carotte. La Kunoichi ne put s’empêcher de sourire en voyant la forme étonnante de l’enseigne. Des enfants jouaient avec un ballon abîmé dans la rue tandis que des marchands ambulants tentaient de refourguer quelques bricoles pour vivre. C’était une autre ambiance que celle du port. Il y avait de la vie également, mais on sentait qu’elle ne tenait qu’à un fil pour certain. Passer dans ses quartiers étaient un rappel que la vie n’était pas toujours juste, alors si elle pouvait les aider à sa façon, c’était déjà un premier pas. Arukisa descendit de son perchoir et retomba devant le restaurant. Une devanture verte et décorée de peintures rappelant la nature l’accueilla. Malgré le côté général inhospitalier du bâtiment, il y avait une énergie rafraîchissante qui s’en dégageait. Le thème gustatif de cette cuisine semblait tourner autour des légumes. Une pancarte indiquait que le lieu n’était pas encore ouvert mais on pouvait apercevoir une dame aux formes généreuses qui passait le balai entre les tables. Les cheveux attachés en chignon, elle avait une cinquantaine d’année. La jônin tapa sur la carreau et lui fit signe de la main lorsqu’elle souleva la tête. Elle détacha une paire de lunettes qu’elle avait accrochée à son chemisier avant d’afficher un sourire radieux en comprenant de quoi il s’agissait. La porte s’ouvrit.

- Bonjour ! Je m’appelle Arukisa, je viens pour l’annonce. Entona la kunoichi d’un air enjoué.

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"Un autre jour, une autre aventure !"

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Sendai Mayumi
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Mar 18 Aoû 2020 - 10:00

         

« Tu tombes à pic… Arukisa..? Il n’nous manquait qu’une aut' personne,  c’par-fait. Ah!  C’que ça fait plaisir d'voir d'jeunes gens nous v’nir en aide !  Elle n’devrait pas tarder, la p’tite Sendai. Elle d'vait passer par l’hôpital avant d’nous r’joindre. C’t’une habituée du restau', tu verras, une charmante p’tite. Ah, ça oui ! Une brave, brave p’tite... » lança gaiement la gente dame, tout sourire, un accent pour le moins exotique déformant de temps à autre le vocabulaire qu'elle employait si spontanément... 


* * * * *


De par la délicatesse de son souffle tiède, chargé en humidité, la douce brise printanière caressa tendrement les joues rosées de la belle immaculée qui déambulait d'un pas léger et nonchalant à travers les dédales de rues bondées et de ruelles encombrées du village, en direction d'un mignonnet restaurant de quartier. Virevoltant de gauche à droite au rythme de ses courtes enjambées, la longue chevelure argentée de la charmante églantine, tombant gracieusement à mi-chemin dans son dos, valsait légèrement au contact du vent à l'arôme iodé, salin, profitant des breloques et autres bijoux métalliques que la Sendai se faisait une joie d'accrocher ici et là à travers la splendeur de sa tignasse, pour composer, à même les cliquetis et tintements des ornements décoratifs, une relaxante et merveilleuse symphonie improvisée. En arrière-fond, le bruissement du feuillage verdoyant des arbres et de la flore locale embaumait l'ambiance d'une fraîcheur nouvelle, ajoutant à la musicalité offerte par l'activité citadine pour tisser une trame sonore empreinte de vie, de dynamisme.

Que de beauté ce tableau offrait-il à la jeune Mayumi, qui s'en abreuvait goulûment depuis son retour de l'hôpital, un contraste déstabilisant après des heures à patienter, seule, anxieuse, à subir moult tests et examens divers dans un environnement se voulant hautement stérile, empestant la souffrance, la maladie et la mort. Bien qu'elle ne fut pas allergique à pareil parfum, celui-ci, des plus morbides, ne l'enchantait guère, lui rappelant, malgré elle, le funeste destin qui l'attendait au détour de son existence, comme une épée de Damoclès guettant l'instant propice pour fendre son être et l'emporter avec elle dans la tombe. Ce destin, un triste rendez-vous galant aux côtés de la grande faucheuse, l'ancienne yukijine préférait amplement l'oublier, ou encore le dissimuler loin, très loin, dans un recoin sombre de son esprit, quelque part sous son amour pour la vie, la nature, quelque part sous une facade tantôt souriante, tantôt froide et distante. 

Aujourd'hui, cependant, les résultats médicaux avaient été plutôt rassurants. En effet, la progression du mal inconnu semblait un tantinet ralentir, le corps de la jeune femme tenant de toute évidence le coup, malgré les crises à répétitions et leur violence tendant à s'intensifier jour après jour. Oui, il y avait une lueur d'espoir, un faible rayon de lumière au bout de ce tunnel ténébreux, angoissant. Quoi de mieux pour soulager quelque peu la genin que d'apprendre ainsi qu'elle ne mourrait - possiblement - pas dans un avenir proche de manière subite, inattendue. À cette pensée, d'ailleurs, elle ne put s'empêcher de pousser un long soupir, relâchant en tension ce qui lui avait paru peser une tonne de briques, dévoilant au passage sa blanche dentition en un sourire véritablement radieux...

Et, la balade, enfin, arriva à son terme. Pour l'instant, du moins. Là où un panneau clignotant à la silhouette de légume trônait fièrement au milieu d'affiches défréchies se dressait un pittoresque bâtiment tout de vert peinturé, décoré de façon à imiter les caractéristiques et éléments présents dans la nature. C'est à cet endroit que Mayumi s'approvisionnait habituellement en plats préparés et en denrées de première nécessité de toutes sortes. Pourtant, en ce jour, elle s'y présentait pour une toute autre raison: remplir une promesse qu'elle avait faite envers la propriétaire de l'établissement, en échange de tout le support que celle-ci avait pu lui donner. Vivant pauvrement depuis son arrivée à Kirigakure no Satô, Mayumi avait trouvé en ce lieu une femme au grand coeur, d'une incontestable générosité. Cette dernière fournissait quotidiennement ce dont la kirijine n'avait pas les moyens de se payer, préférant envoyer la majorité de son salaire de shinobi au petit hameau, au nord-est de l'archipel, où vivait toujours sa mère, en compagnie de pauvres pêcheurs de calamars. Un minuscule village cher aux yeux de la Sendai, qui avait trouvé, là-bas, un nouveau chez-elle, suivant son malheureux - et sanglant - départ des contrées de Yuki no kuni...

Un brin distraite, sifflotant un air tribal issu de son pays d'origine, la femme aux prunelles églantines poussa délicatement la porte du restaurant, qui, griçant sous le poids des années, témoigna bruyamment de l'arrivée de la kirijine. La tenancière la salua aussitôt, alertée par l'atrocité du bruit :

« Oh ! Ma p'tite Mayumi, t'voilà enfin ! C'est not' jour de chance, ma chère. J'te présente Arukisa,  not' seconde bénévole pour la journée. C't'avec elle qu'vous irez chercher ce qu'il m'manque à l'extérieur du village. C'est chouette, hein? »

Constatant la présence de la jeune femme à la chevelure courte et sombre, la genin s'approcha doucement, rayonnante, puis, inclinant légèrement le buste, salua respectueusement sa nouvelle comparse :

« Bonjour, Arukisa. C'est un plaisir de te rencontrer. Tu permets que je te tutoies? » dit-elle, avant de se redresser et de replacer une couette rebelle derrière son oreille droite. « Je suis Mayumi, Sendai Mayumi. Je serai ta… consoeur… de bénévolat.  » déclara-t-elle, enjouée, tout en pointant de l'index le bandeau frontal attaché à son bras. « Je suis une kunoichi, une genin pour être exacte. Je tenais à le préciser, car je crois qu'il nous faudra trouver quelqu'un pour nous accompagner à l'extérieur du village. Je n'ai pas l'autorisation de quitter son enceinte, autrement… Enfin, on règlera ce détail plus tard. Te sens-tu prête ? » questionna finalement l'églantine, visiblement motivée et excitée par le programme de la journée.

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Gozan Arukisa
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Jeu 20 Aoû 2020 - 17:34
Aru’ fut agréablement surprise par la sympathie naturelle et entraînante de la tenancière. Sa façon de parler amusa la jônin qui se sentit rapidement à l’aise. On comprenait très vite pourquoi elle était derrière cette idée de soupe populaire. C’était le genre de personne qui ne jugeait pas, ne réfléchissait pas trop lors d’une nouvelle rencontre et acceptait tout le monde tel qu’il l’était. On voyait dès les premiers instants qu’elle avait le coeur sur la main. Le genre de personnage qui plaisait à la gladiatrice, elle-même très ouverte et sans arrière pensée. A peine quelques secondes après son arrivée, les présentations étaient déjà en cours entre Arukisa et sa partenaire du jour qui venait de faire son entrée. Toujours sur le même ton enjoué, la patronne enchainait les mots avec une aisance certaine. La Gozan avait-elle trouvé plus bavarde qu’elle ? C’était possible. En tout cas, elle devait être une hôte parfaite pour ses clients tant elle avait du bagout.

- Oui, c’est chouette… Dit Arukisa un peu décontenancée par le flot de paroles qui l’assaillait.

La dénommée Mayumi avait une voix douce, sybilline. Son visage angélique dégageait une pureté apaisante. Sa peau pâle faisait penser à de la porcelaine, à la fois fragile mais précieuse, on oserait à peine l’effleurer. Un regard cristallin transperçant et envoûtant, tant par la couleur glaciale que par la forme raffinée de ses yeux. Enfin, c’est la chevelure aux teintes hivernales de son acolyte qui attira les prunelles de la jônin. Ornée de bijoux placées délicatement afin de les sublimer, il la rendait encore plus céleste qu’elle ne l’était. Cette allure sans aucun doute travaillée donnait l’impression qu’elle descendait d’une longue lignée aristocratique. Tout le contraire d’Arukisa qui, avec ses mèches rebelles et son visage très expressif, semble avoir vécu toute son enfance à jouer dans les bas fonds des rues de Kiri. La dernière fois que la gladiatrice avait vu une beauté pareille c’était la jeune Watanabe Shiori. D’ailleurs, elle eu ce même sentiment d’apercevoir un être éthéré lorsqu’elle la vit pour la première fois. A cet instant, elle ne se doutait pas du destin qu’elle allait embrasser. Espérons que Mayumi suive la même voie, pensa-t-elle.

- Enchantée ! Dit-elle sur un ton avenant. T’inquiète pas pour ton autorisation de sortie. Je suis jônin. Répondit Arukisa en se montrant du doigt avec le visage exagérément fier. On peut y aller du coup, j’ai hâte d’aller me balader en plein air. Alors, on commence par où ?

L’entrepreneuse leur tendit un petit papier contenant une liste bien décrite de que le duo devait ramener. A la suite de chaque ingrédient, un petit complément donnait quelques informations afin de les aider à les trouver.

- Voici la liste de c’qui m’faut pour la soupe mes amies. J’savais pas trop si vous connaissiez bien la cuisine alors j’vous ai mis un peu d’aide ! Vous trouv’rez tout dans l’marécages et les champs au nord d’la ville. J’vous laisse la journée pour m’ramener tout ça. Mais c’soir faut que j’commence à préparer, j’compte sur vous !

Arukisa attrapa la liste et hocha la tête vers la patronne afin de lui assurer que leur mission serait accomplie avec succès. Après tout, faire un peu de cueillette c’est à la portée de deux shinobis non ? Elle déplia le papier devant Mayumi et jeta un coup d’oeil rapide. Du pissenlit, des jeunes orties, quelques pousses de menthe fraîche, des champignons et autres végétaux. A première vue, la journée s’annonçait enrichissante et cette balade auprès de mère nature la rendait guillerette.

- Vous pouvez compter sur nous ! N’est-ce pas ? Annonça Aru’ en regardant sa partenaire avec air complice. D’ailleurs, on ne traîne pas plus. Enchaîna-t-elle en pliant le papier dans sa sacoche de shinobi.
- ‘ttendez ! J’vous ai préparé un p’tit cass’croûte pour la route. C’pas grand chose mais ça vous s’ra utile. Ajouta-t-elle en leur tendant un petit baluchon.

Aru’ ne put cacher sa joie en trépignant sur place à l’idée de goûter une préparation du restaurant. Par politesse, elle ne regarda pas ce que contenait le tissu et prit simplement cette gentille attention.

Cette fois, il était temps de quitter les lieux et de partir au grand air. En un rien de temps, les kunoichis atteignirent les portes nord de Kiri. Comme prévue, elles passèrent sans encombres les gardes grâce au grade d’Aru. Les marécages brumeux se tenaient devant elle et c’était la première zone à fouiller pour trouver une partie des ingrédients. Cet endroit était un réel danger pour tout étranger qui s’y aventurait, mais pour des kirijins, c’était un lieu agréable à arpenter. Son aspect mystique et reposant plaisait à la gladiatrice. Bercée par le son ambiant des amphibiens, la recherche des deux jeunes femmes commençait.

- Je te propose qu’on reste ensemble, c’est plus sympa pour discuter non ? D’ailleurs, je me pose une question depuis tout à l’heure. Tu ne serais pas du clan Yuki ? Tu sembles très... Yuki. Dit-elle en passant maladroitement sa main devant elle pour montrer son aspect physique.

La Gozan avait le don pour briser la glace par son franc-parler. Il faut dire que la jônin avait croisé un bon nombre de Yuki depuis son arrivée à Kiri et les caractéristiques physiques de ceux-ci étaient assez similaires.

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Sam 29 Aoû 2020 - 6:01
 

         

Suivant d'un pas léger sa partenaire du jour, Mayumi s'enivrait des parfums caractéristiques et du chant des créatures qui grouillaient au sein de cet environnement en apparence hostile. C'était la première fois que la genin se retrouvait à l'extérieur des limites du village depuis son intégration dans les rangs de la faction, quelques années auparavant, peu après son arrivée au Pays de l'Eau. 

Cette fois-ci, la jeune femme se trouvait en compagnie d'une splendide et fougueuse jônin, qui l'avait rapidement marquée de par son attitude enjouée et énergique. Le comportement familier de la demoiselle à la courte tignasse ténébreuse l'avait aussitôt mis à l'aise, lui rappelant les années passées auprès des membres de sa tribu dans les contrées enneigées de son froid pays natal. Cette Arukisa avait tout pour lui plaire, physiquement comme psychologiquement, bien que la personnalité de celle-ci lui paraissait à des années-lumière de la sienne. Un contraste fort, certes, mais qui promettait beaucoup pour la suite de leurs aventures, d'autant que la jônin semblait avoir un penchant pour la discussion et le placotage incessant, comme en témoignait la suggestion faite à l'églantine. Une suggestion à laquelle Mayumi ne put qu'acquiescer.

« Bien sûr, restons ensemble Arukisa, ce sera plus agréable ainsi... » accepta-t-elle en soulignant ses mots d'un franc sourire. 

Alors qu'elle prenait connaissance du questionnement de son interlocutrice à son endroit, la Sendai ne put s'empêcher de rigoler doucement, sans malice. Ce n'était pas la première fois qu'un inconnu la méprenait pour l'un des membres du célèbre clan de manipulateurs de neige et de glace. Quelque peu moqueuse, la belle aux cheveux argentés tira brièvement la langue avant de répondre à la gladiatrice, laissant l'incertitude planer sur les paroles à venir.

« À quoi ressemble une Yuki, en fait ? » demanda-t-elle, faussement intriguée. « Bien que je connaisse cet illustre clan fondateur du village, je n'ai eu aucun contact, de près ou de loin, avec l'un de ses membres… J'imagine, à ta question, que je dois en être l'archétype. Ce doit être en raison de la coloration de ma chevelure, n'est-ce pas, ou encore la légèreté de mes traits? » s'interrogea la genin, la douceur de son rire perçant au travers de sa main, qu'elle avait positionnée tout juste contre ses timides lèvres. « Ton impression n'est peut-être pas totalement fausse, en réalité, Arukisa. Je suis de naissance yukijine. Je suis donc... Yuki, s'il est possible de le dire ainsi… mais, sans l'être. Sans doute l'esprit de la neige a-t-il sculpté mon corps plus que je ne le croyais, ou alors est-ce parce que je suis une enfant née à même le chakra pur. » 

Dans cet instant qui parut se figer, alors que le temps lui-même semblait vouloir s'arrêter, les fines lèvres de Mayumi s'étirèrent de part en part de son visage de porcelaine, prêtes à accompagner le court spectacle qui suivrait bientôt les mots prononcés par la jeune femme. Sa main gauche, qu'elle avait délicatement refermée lors de son allocution, s'éleva avec grâce à la hauteur de ses prunelles églantines, libérant aussitôt de sa fragile poigne deux créatures ailées imitant à merveille la teinte des iris de leur génitrice. Le mignon duo, d'abord intimidé, synchronisa en de petits battements leurs membres translucides et s'envola, en tourbillonnant,  gagnant l'espace séparant les kunoichis. La valse des papillons dura ainsi un bref instant, faisant au passage pétiller d'émerveillement les yeux de l'ancienne yukijine, qui, d'un regard tendre envers ses créations chakratiques, fit se poser l'une d'elles sur le bout du nez de la jônin. Un clignement des paupières plus tard, le rideau tombait sur la scène, qui voyait les créatures s'évaporer petit à petit au gré du vent, ne laissant derrière elles qu'un mince nuage rosé rapidement emporté par la brise printanière, seule témoin de leur éphémère présence en ce monde. Quelques secondes défilèrent durant lesquelles la genin se laissa bercer par la contemplation, habitée par la poésie laissée par cette oeuvre animée. Quand, enfin, Mayumi rompit le silence, ce fut pour joyeusement poursuivre la discussion déjà entamée.

« Je suis une Sendai, mais ce nom ne doit pas particulièrement t'inspirer, je me trompe ? Je dois être la seule et unique, ici, à Kiri. À travers le monde, nous sommes un nombre très restreint de manipulateurs  de chakra pur. Certains nous surnomment les Anciens, ou alors les Enfants de chakra. Je ne saurais te dire quelles sont les origines exactes de ce don, sinon qu'il serait issu des premiers individus maniant le chakra, il y a fort longtemps. Disons que les livres sont plutôt avares d'informations nous concernant. 

Au sein de ma tribu, à Yuki no kuni, une légende circulait parmi les aînés. Celle d'un enfant, d'un bébé conçu entièrement à partir de chakra aussi pur que la neige. Un être mystique capable de matérialiser sa propre énergie, de la rendre temporairement solide, tout comme moi. Malheureusement, la version que l'on racontait aux plus jeunes d'entre nous ne contenait que peu de détails sur la naissance et la vie de cet être… surnaturel. Ma tribu a été décimée par les conflits avant que je ne puisse atteindre l'âge où il m'aurait été permis d'en entendre davantage sur le sujet. Enfin… Tout cela pour dire que ce pouvoir inné est, encore à ce jour, entouré de bien des mystères.
»


Et Mayumi avait pour objectif de les élucider. À vrai dire, tout ce qui entourait le chakra en lui-même. Celui-ci, après tout, possédait une grande part d'ombre attendant toujours d'être éclaircie. La belle immaculée, pourtant malade, voulait en découvrir toutes les facettes et les inscrire, les immortaliser sous la forme de bouquins et de parchemins qu'elle offrirait par la suite au village de la Brume l'ayant si chaleureusement accueillie pas plus de trois ans auparavant.

Pour l'heure, cependant, l'attention de la Sendai se focalisait principalement sur la recherche et la mise au point d'un remède, une arme capable d'anéantir ou de ralentir la progression du mal qui menaçait à tout instant d'attenter à ses jours. Mais aujourd'hui n'était point dédié à cette course contre la montre et la kirijine éprise de connaissances savait à quel moment il lui fallait s'arrêter et souffler un peu pour éviter l'épuisement mental. Aussi, plutôt que de traîner sur un sujet la concernant, Mayumi poursuivit la conversation en détournant l'attention sur son acolyte à capuchon rouge. 

« Et, toi, Arukisa, as-tu un don en particulier? Es-tu une Yuki? » s'esclaffa-t-elle de plus belle avant de s'enfoncer un pied dans le mélange d'eau boueuse dangereusement épaisse et collante, qui caractérisait par endroits les alentours de Kiri. « Mince… Je ne suis pas habituée à ces marécages. C'est la deuxième fois que je m'y retrouve, pour être honnête. » dit-elle en grimaçant bêtement tout en tentant de déprendre la botte qui s'y était maladroitement engouffrée.

Quelques signes incantatoires et une symphonie batracienne - et moqueuse - plus tard, une petite colonne de chakra pur rosacé vint repousser le membre à la surface, faisant aussitôt échapper un soupir de soulagement chez la jeune platine. Mayumi poursuivit alors comme si rien de s'était produit, histoire d'éviter la honte qui empourprait déjà la pâleur de ses joues :

« Tu sembles avoir sensiblement le même âge que moi et, pourtant, tu possèdes déjà le grade supérieur. Tes capacités doivent être assez considérables, non ? Sans doute encore plus incroyables que celles de mon senseï... D'ailleurs, c'est un honneur d'être en ta compagnie, aujourd'hui. Oh, au fait, le connais-tu, mon senseï ? C'est un Yasei prénommé Zeref.  » fit-elle en s'inclinant respectueusement, une fois de plus. Un geste qui, en vérité, s'inscrivait en une tentative de masquer les effets physiologiques visibles d'une personne en proie à des sentiments… bien agréables. Enfin, consciente qu'il valait mieux corriger le tir, l'églantine, gênée, emmitoufla son visage sous son écharpe aux accents bleutés, puis pointa du doigt la sacoche de shinobi d'Arukisa.

« Euh… Que… Que devions-nous trouver pour le restaurant, déjà ? »


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Dernière édition par Sendai Mayumi le Sam 19 Sep 2020 - 4:42, édité 1 fois
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Dim 30 Aoû 2020 - 21:52
Mayumi était une personne fascinante, tant par son physique subjuguant que par sa personnalité. Cette seconde facette, Aru’ en découvrait les secrets petit à petit. Malgré sa maladresse, elle avait visé presque juste en la questionnant sur ses origines. Peut-être pas manieuse de glace, mais tout de même native du pays des neiges éternelles. C’est donc de là que venait son teint clair et son apparence pure et mystique semblable à un flocon cristallin. La jeune fille semblait avoir de l’humour, ou au moins de l’auto-dérision, elle ne se vexa pas devant le manque de tact de son interlocutrice. La jônin s’amusa de la réponse taquine qu’elle reçut. Une parole libérée marquait le début d’une bonne entente entre les deux kirijins.

L’instant qui suivit fut étrange. Les derniers mots de Mayumi avaient annoncé le spectacle qui se préparait, mais Aru’ n’avait encore jamais rencontré de Sendai, elle ne se douta de rien. Le temps sembla se figer quand les deux êtres sibyllins prirent leur envol de la main gracieuse de leur créatrice. Les yeux écarquillés comme un bambin devant un ballon montant au ciel, la gladiatrice montra sa stupéfaction d’un “ooooh” enfantin. Un moment poétique qui eut l’effet peu commun de rendre la kunoichi muette quelques secondes. Son regard ne quittait pas le duo chakratique jusqu’à sa disparition. Quel étrange pouvoir. Ce don de création infinie était un immense cadeau que la nature lui avait faite. L’étendue de cette capacité pouvait être effrayante, la jônin n’en voyait pas les limites. Entre des mains malsaines, cela pouvait être dévastateur. Mais à cet instant, elle ne put imaginer autre chose que de la bonté venant de la jeune femme. Ses pensées encore chamboulées par le tableau féérique qui venait de se dessiner devant elle, elle se remit de ses émotions et continua à marcher en écoutant les explications de Mayumi sur son clan. En résumé, il y avait encore trop de mystères sur ce pouvoir, même pour elle. Néanmoins, les secrets qui formaient la légende de son don devaient être fascinants à étudier.
Encore une fois, Arukisa nota une similitude chez de nombreux shinobis. Après avoir constaté que beaucoup de ses confrères possédaient un passé tumultueux, d’ailleurs la Sendai ne dérogeait pas à la règle, elle remarqua que la quête de savoir sur leurs capacités était souvent un point commun. La gladiatrice elle-même était à la recherche de réponses concernant son arme, et plus précisément la pierre de lune qui en était le coeur. Elle était la seule à en tirer les capacités maximum, pourquoi ? C’était l’énigme à trouver. Pour le moment, les frères Razen l’avaient aiguillée sur l’influence des phases lunaires. Puis, durant son exil elle obtint cette info menant à ce vieux culte nommé Gesshoku. Depuis son retour, elle avait donné tout son temps pour être réhabilité parmis les forces militaires du village et n’avait donc pas eu le temps de continuer son enquête.

- Pfff, j’ai les cheveux bien trop foncés pour une Yuki. Lui répondit-elle en rigolant doucement. Un don ? Non pas vraiment. Je n’ai rien d’inné comme toi. Dit-elle en souriant. Mon principal atout vient de ma meilleure alliée : Mikazuki. Elle décrocha son arme de son dos et la déplia provoquant un son mécanique peu commun. La faux métallique était plus grande qu’elle mais elle la maniait avec légèreté. Elle l’attrapa des deux mains et tira une balle dans un tronc d’arbre couché au sol. Le projectile chakratique traversa le bois et vint s’enfoncer dans les eaux du marécage. Je peux faire quelques trucs avec. Ajouta-t-elle avec nonchalance. Ce n’est pas aussi impressionnant que toi mais je me défends pas trop mal avec. C’est une trouvaille de mon grand-père, c’était un très grand aventurier. Je suis la seule à pouvoir l’utiliser pleinement on va dire. Mon chakra semble se synchroniser avec son cœur, enfin je crois… Elle se perdit quelques secondes dans sa réflexion. J’ai pas encore tout démêlé le fonctionnement mais j’y travaille ! Affirma-t-elle le poing victorieux.

Au fur et à mesure de leur discussion, les deux acolytes progressaient dans les eaux boueuses du marais. La discussion était agréable mais il ne fallait pas perdre le fil de leur bonne action du jour. Trouver les ingrédients, et rapidement. Chaque pas que posait Arukisa devait être réfléchi car, comme Mayumi le constata, on pouvait vite s’embourber dans ce marasme terreux.

- Meeeeeh. Fit-elle en faisant un signe de la main pour repousser les paroles de Mayumi. Il y a pas d’honneur ou de hiérarchie aujourd’hui, on est pas en mission. Je suis en repos alors considère moi comme...euh....comment exactement ? Elle se questionna de façon exagérée mais pourtant naturelle chez elle. Comme une nouvelle rencontre amicale ! Dit-elle le doigt levé, fière de sa trouvaille. Voilà, nous sommes deux citoyennes kirjins qui vont devenirs amies. N’est-ce pas ?

La naïveté de la gladiatrice frôlait parfois l’immaturité. Hors, cela faisait parti de sa personne. Après tout, elle n’avait que dix sept ans. D’ailleurs, c’était le sujet épineux que Mayumi venait d’aborder. Ce rapport à l’âge et à son grade qu’elle entendait souvent était compliqué à expliquer. Pendant plusieurs années, elle en avait souffert car celui-ci pesait bien trop lourd pour ses épaules. Désormais, elle l’assumait, tout comme son inexpérience par rapport à tous les autres shinobis de son rang. Elle devait se battre chaque jour pour le mériter et ne ménageait pas ses efforts pour cela.

- Yasei Zeref ? Non, je ne l’ai jamais rencontré. Malheureusement depuis mon retour je n’ai pas pu rencontrer beaucoup de monde. Dit-elle en faisant la moue. Je suis encore jeune mais jônin comme tu l’as remarquée, et pourtant je n’ai pas l’expérience correspondant à mon grade pour être honnête. Je ne dois mon statut qu’aux talents que mes anciens supérieurs ont décelés chez moi. Alors aujourd’hui…je fais de mon mieux pour rentrer dans mon costume. Ajouta-t-elle un peu gênée.

Elle n’en dit pas plus pour le moment. Le Nidaime avait-il fait une erreur en la nommant jônin si jeune ? Elle n’avait toujours pas la réponse. Si le sujet devait être creusé, elle jugerait sur le moment si Mayumi est digne de sa pleine confiance.
Arukisa attrapa la liste et y jeta un coup d’oeil rapidement.

- Je pense qu’on devrait pouvoir trouver les orties et la menthe ici. Tu t’y connais en plante ? Moi pas vraiment, enfin je suis pas une spécialiste. Mais il y a pas longtemps j’ai fait un petit mémorial avec des fleurs pour des habitants de Kiri. Un dénommé Kaikon Saru m’a aidé, un gentil jeune homme, très sympa. Faudrait que je le revois d’ailleurs.

La Gozan se sentait bien avec son duo. Il n’y avait rien de compliqué, rien de gênant. Elle se sentait très à l’aise. D’habitude, c’était le cadet de ses soucis mais là, elle avait cette sensation de ne pas être jugée. Une chose assez rare, surtout entre shinobi. La plupart de ses confrères jaugeaient même leurs alliées, voulaient sans cesse se comparer voir même se confronter en duel. Les rapports restaient professionnels et axés sur une quête de puissance qu’elle avait du mal à comprendre. En même temps, Kiri était connu pour son excellence militaire, ce n’était pas étonnant. Néanmoins, cela expliquait probablement pourquoi Aru’ n’avait pas vraiment d’amis. Elle avait perdu de vue toutes ses connaissances depuis son exil. Le seul ami qu’elle ait réellement eu, Yuki Shinichi, elle n’en avait pas entendu parler depuis des années.
En quelques minutes de recherche, elles trouvèrent les premiers ingrédients sur les berges d’un étang. Arukisa arracha soigneusement les orties en prenant soin de ne pas se piquer. L’astuce, c’était de ne pas toucher le dessus des feuilles. Un précieux conseil qui venait de son grand-père. Elle rangea soigneusement sa trouvaille dans sa besace.

- Tu as donc un senseï ? Tu fais parti d’une équipe ? Ah le temps où j’étais genin et que je partais pour mes premières missions me manque parfois. Dit-elle avec nostalgie. J’ai hâte d’avoir ma propre équipe maintenant. Termina-t-elle sur un ton assuré.

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"Un autre jour, une autre aventure !"

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Sendai Mayumi
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Mer 2 Sep 2020 - 12:48
 
         

La personnalité rafraîchissante de la jeune Arukisa plaisait énormément à la belle immaculée. Différente de la plupart de ses comparses shinobis, la kunoichi aux couettes rebelles  se distinguait de par son franc-parler parfois déstabilisant, son énergie débordante et sa fougue électrisante, qui surent rapidement abattre les quelques barrières se dressant entre elle et sa partenaire à la chevelure hivernale.  La timidité naturelle dont pouvait faire preuve Mayumi auprès des étrangers avait aussitôt céder la place à un comportement un brin taquin, mais toujours doux envers son interlocutrice. Une complicité évidente se tissait petit à petit au fil des échanges, visiblement décomplexés et libres des contraintes que pouvaient apporter les habituels rapports hiérarchiques caractéristiques du village militarisé de la Brume. Il n'y avait ni compétition, ni comparaison : seules régnaient la franchise et la bonne humeur, rappelant à Mayumi la tendreté des instants passés en compagnie des membres de sa fratrie, au sein de sa tribu, dans les contrées enneigées de Yuki no Kuni. D'ailleurs, ce que cela lui évoqua ne s'arrêtait point ici. En effet, Mayumi voyait dans le comportement de cette Arukisa l'âme d'une soeur cadette disparue, froidement assassinée en pleine nuit, bien des années plus tôt, par les guerriers d'une bande rivale. Peut-être était-ce là le fruit de la réincarnation, souvent dictée par les aînés de sa tribu comme l'ultime passage après le trépas, mais la femme aux prunelles églantines en doutait fortement : la jônin était simplement trop âgée pour en être réellement le fruit. L'ancienne yukijine se surprit cependant à dévisager longuement sa partenaire, le regard baigné d'une lueur sans équivoque quant aux émotions ressentis en présence de la kunoichi au chaperon rouge…

Rigolant délicatement suivant les paroles de la fausse Yuki à tignasse ténébreuse, l'attention de la genin fut rapidement capté par une démonstration fort convaincante des capacités de la jônin, qui mania avec une déconcertante habileté l'étrange faux du nom de Mikazuki, une arme d'apparence étrange, mécanique,  qui fascina en tout point l'églantine, habituée à la conventionalité des lames normalement utilisées par les ninjas et les mercenaires. Trésor issu des nombreuses aventures du grand-père de la maladroite, la fidèle alliée de la kunoichi, au coeur mystérieux, cachait plus d'un tour dans son sac. Capable de tirer de violents projectiles chakratiques comme en témoignait le piteux état du tronc d'arbre après démonstration, l'imposante arme, contrastant à merveille avec son utilisatrice, surprit grandement la manipulatrice de chakra pur, qui observa la scène sans manquer une miette de la représentation, les yeux écarquillés et la mâchoire tombante, subjuguée par les exploits démontrés. Quand, enfin, la kirijine retrouva ses esprits, ce fut pour délivrer un flot incessant de paroles, témoignant de ses impressions.

«  Cette Mikazuki est… fascinante, Arukisa, tout comme ta manière de l'utiliser. Ton habileté, la légèreté avec laquelle tu manipules la faux… J'en reste bouche bée. Ton don, il est là, sous tes yeux. Peut-être as-tu acquis cette dextérité au travers de rigoureux entraînements en compagnie de ton atout, mais il n'en reste pas moins un don, à mes yeux. Que ton chakra soit en mesure de se synchroniser avec le coeur de cette arme en est aussi la preuve. Je t'arrêterai donc sur un point : Cela est tout aussi, sinon plus impressionnant que mon pouvoir inné. Ta force n'a rien à envier à la mienne - qui n'est pas au point, d'ailleurs, et ne le sera sans doute jamais. Certes, elle est différente, mais je crois que tu peux en être fière.  » dit-elle, souriante, remerciant au passage la jônin pour la démonstration.

Progressant à travers les étendues boueuses des marécages entourant la cité kirijine, tâtant du bout des bottes la qualité du sol avant d'y mettre le pied, Mayumi s'assurait de ne pas répéter l'erreur d'être inattentive à son environnement. Malgré tout, la réfugiée à l'allure angélique observait de temps à autre, et avec grand intérêt, la flore égayant généreusement les alentours inondés. Dénués d'arbres, les marais regorgaient cependant d'une végétation aquatique particulièrement bien adaptée au milieu humide et poisseux dans lequel elle florissait, s'adaptant magistralement à cette aura mystique qui baignait autant les lieux que la bouillasse largement répandue tout autour des jeunes femmes. Ici et là, les batraciens dissimulés au travers des herbes offraient une charmante trame sonore aux aventurières en quête d'ingrédients divers.

«  Pardon, Arukisa. Cette nouvelle… rencontre amicale est une première pour moi, depuis mon arrivé en Mizu no kuni. Enfin, pas tout à fait, mais autant de proximité avec quelqu'un, sans qu'un quelconque lien hiérarchique n'intervienne, est assez… inédit, voilà, c'est le mot. Cela ne m'était pas arrivé depuis mon départ précipité du pays des neiges éternelles, à vrai dire. » Ne désirant pas briser la chaleureuse ambiance qui enveloppait la création de cette amitié naissante, la platine poursuivit rapidement sur un ton plus gai. De son visage un bref instant renfermé se mua aussitôt un sourire faussement radieux, suivit d'un rire léger, mais doucereux : « Des citoyennes devenant amies, hein... » chuchota-t-elle, nostalgique.  « Avec grand plaisir ! » libéra-t-elle enfin, cette fois-ci réellement joyeuse, poussant légèrement l'épaule de sa voisine en signe d'affection. 

Et, soudainement, comme si le destin, d'une cruauté sans nom, voulu gâcher le précieux moment, une quinte de toux, sans grande violence pourtant, ramena avec fracas la dureté de la réalité au visage de la kirijine. Saisissant brusquement l'avant-bras de la jônin, Mayumi s'arrêta net, coupée court dans son élan par une vive douleur d'origine pulmonaire, puis, voulant éviter que sa partenaire ne s'aperçoive du mal qui la rongeait de l'intérieur, essuya d'un revers de la main le filament sanguinolent qui dégoulinait au coin de ses lèvres. La Sendai poursuivit ensuite sa marche d'un pas nonchalant, tentant de distraire par les mots la gladiatrice.

« Au fait, comment as-tu trouvé le restaurant et sa propriétaire ? Sympathique échoppe, n'est-ce pas? Et puis, Mariko est une femme au grand coeur, ouverte, toujours prête à venir en aide à autrui. Si simple et si dévouée aux autres… Elle m'inspire beaucoup. Elle est comme une seconde mère, pour moi. Je ne sais pas ce que je ferais sans elle, franchement. » rigola  brièvement Mayumi.  « Pour ce qui est de Zeref-Senseï, disons qu'il est… particulier. Du genre sombre, asocial, renfermé. Comme bien des shinobis de notre époque, j'en ai peur. Il peut paraître froid et distant au premier regard, il n'en cache pas moins un grand coeur lui aussi. Il s'est révélé d'ailleurs très protecteur à mon endroit… Je… Je l'apprécie… beaucoup… » avoua-t-elle en resserrant son épais foulard bleuté autour de ses joues empourprées. « Je crois saisir un certain malaise émanant de tes propos, je me trompe ? Tu sais, Arukisa, l'expérience ne fait pas tout, à mon humble avis, lors de l'acquisition d'un grade. Je pense néanmoins que tu peux faire confiance à tes anciens supérieurs sur cette question. Tu n'as pas ce statut pour rien et ils auraient, tout comme notre présent Kage, pu te rétrograder si tu n'avais pas su combler leurs attentes. Je suis consciente que cela doit être difficile à vivre, si l'on ajoute, en plus de cela, ton âge à cette équation. Je ne suis pas à ta place, mais… Ne force pas trop à entrer dans le moule du parfait ninja supérieur. Tu l'es déjà, à mes yeux, sans costume. Et puis, si ça peut te rassurer, ç'aurait été un honneur d'avoir une personne telle que toi comme Senseï. Je le dis en tant que genin. » affirma la kirijine en souriant tout en apposant sa main sur l'épaule de sa nouvelle amie, en guise de support moral.

Les iris rosées de la belle églantine se fixèrent alors sur la liste d'ingrédients transcrits par Mariko. Quelques notes ajoutées à la dernière minute  décrivaient de manière exhaustive l'apparence et l'endroit où débusquer chacun des éléments inscrits sur la liste. La plupart de ceux-ci ne représentaient pas un gros défis, en soi. Seulement quelques-uns, plus rares, pouvaient poser problème. D'ailleurs Mayumi ne les connaissaient pas du tout, puisqu'il s'agissait d'herbes et de champignons locaux assez singuliers et difficilement trouvables à l'extérieur des limites de l'archipel. De plus, les explications peu détaillées - en ce qui concernait ces éléments précis - rendaient leur découverte, et donc la quête des deux ninjas, d'autant plus difficile. Cela ne découragea malgré tout pas la demoiselle aux cheveux d'argent, qui, trépignant sous cet appel à l'aventure, répondit prestement au questionnement de son accompagnatrice.

« Je ne suis pas une spécialiste de la flore mizujine, malheureusement. Cependant, la plupart de ces ingrédients me semble assez simple à trouver. Vois-tu, les champignons, ici, nous les trouverons sans doute près des gros arbres ou sur des souches humides, là-bas ! » dit-elle en pointant de son dextre la lisière d'une forêt, non loin. « Le pissenlit se retrouvera sans doute dans les espaces herbacés bordant cet étang, ou alors près du marécage et des champs, plus loin là-bas.  » désigna la Sendai, gagnée par la fierté. « Qui est ce Kaikon Saru? Un shinobi du village? Son nom ne me dit rien. Je dois avouer que, comme toi, je ne connais que très peu de gens, ici. Je suis arrivée à Kiri il y a seulement trois ans, pour être honnête avec toi. J'habitais un petit hameau côtier et sans nom, au nord de l'île principale. Un minuscule village de pêcheurs de calamars… Ma mère y est toujours, d'ailleurs. Je ne l'ai pas vue depuis mon arrivée à Kiri. Il faut dire qu'elle y est probablement très occupée, avec la pêche. Des gens véritablement chaleureux et ouverts, ces mizujins isolés, pour avoir accueilli deux réfugiées, de parfaites inconnues. Oh ! Mariko est originaire de cet endroit aussi, le savais-tu ? » 

Sur le bord de l'étang, comme convenu, les aventurières découvrirent deux des premiers ingrédients de la liste. D'abord, les orties, fraîches et verdoyantes, que la jônin fourra ensuite dans son sac, puis, non loin de là, de splendides pousses de pissenlits au capitule jaune et aplati contrastant à merveille avec la verdure environnante. La genin, cependant, s'arrêta un fois de plus à le vue de magnifiques trèfles, qu'elle cueillit aussitôt, bien que cette plante ne fusse pas inscrite sur la liste. Comestible elle aussi, la Sendai ne doutait guère que cela plairait à la restauratrice et qu'elle saurait en agrémenter ses salades et autres plats tous plus délicieux les uns que les autres.

« Oui, Zeref-Senseï m'a pris sous son… aile... ou sa patte? C'est tout récent, en vérité. » rigola-t-elle intérieurement, sachant celui-ci capable de se métamorphoser en un redoutable loup au pelage noir. « Je n'ai malheureusement pas de coéquipiers encore, et peut-être cela n'arrivera-t-il jamais, mais je garde espoir. Ce serait chouette de rencontrer d'autres genins du village et d'évoluer ensemble. » déclara Mayumi, les yeux pétillants à cette idée. «  Oh ! Avais-tu un Senseï ou faisais-tu partie d'une équipe, toi aussi ? s'excita la genin, la voix toujours caractérisée par cette extrême douceur et cette délicate musicalité. « Tu n'as donc pas d'élèves en ce moment, si je comprends bien. Tiens, j'ai une idée ! En tant que… nouvelle amie, et jusqu'à ce que tu puisses prendre en charge ta propre équipe, voudrais-tu m'accompagner dans ma formation ? Bien sûr, Zeref serait mon Senseï officiellement, mais rien ne m'empêche d'apprendre et de gagner en expérience auprès de plusieurs personnes. On pourrait accomplir des missions, s'entraîner ou encore passer des journées comme aujourd'hui à aider les autres habitants du village, si tu es d'accord. Ou simplement se divertir ou se détendre autour d'un bon repas… Qu'en penses-tu ?   »

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Gozan Arukisa
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Jeu 3 Sep 2020 - 18:09
Postée fièrement à côté de sa magnifique faux, Arukisa observait les environs tout en buvant les paroles de sa nouvelle amie. D’ailleurs, quand celle-ci l’informa de son malaise quant à l’idée de faire une rencontre amicale, la gladiatrice ne put qu’agir avec compassion. Elle afficha un visage chaleureux, comme si elle l’invitait à se détendre et à profiter du moment présent. La jônin connaissait bien ce sentiment étrange et frustrant de ne parfois plus savoir comment tisser des liens réels. La vie de shinobi ne laissait que peu de temps pour consolider ses relations. Tout allait très vite, beaucoup de choses restaient éphémères. C’était un sacrifice qu’il était parfois difficile à vivre. Quand tout allait bien, être seule n’était pas un poids, mais lorsque des événements compliqués arrivaient, une épaule pour être réconfortée était peut-être nécessaire. C’était peut-être cette solitude qui l’avait amenée à quitter Kiri. Elle avait senti que l’aide qu’elle recherchait ne se trouvait pas entre les murs de la cité brumeuse. Si aujourd’hui elle pouvait être là pour quelqu’un d’autre lorsque le besoin s’en ferait sentir, elle n’hésiterait pas une seconde. Seul, on peut avancer, mais à plusieurs, on franchit les obstacles.
La quinte de toux de Mayumi attira l’attention de sa partenaire. Avait-elle attrapé un peu froid ? En plein été, c’était étonnant. L’étreinte soudaine sur son bras interpella Arukisa. Elle le savait plus que quiconque, un physique frêle ne cachait pas nécessairement une santé fragile. Mais la brutalité du mouvement pour une simple toux était suspecte. A cet instant, elle ne jugea pas nécessaire de faire un commentaire et laissa la jeune femme reprendre son souffle. Elle se contenta de passer sa main sur son dos afin de s’assurer qu’elle aille bien.

- Mariko a l’air d’être une femme exceptionnelle en effet. C’est très altruiste ce qu’elle essaie de faire. Il faudrait plus de personne comme elle dans le monde. Elle leva les yeux aux ciel en s’entendant parler. C’est très naïf ce que je viens de dire, mais je pense que si on s’aidait plus il y aurait moins d’injustice. Les citoyens des grandes villes vivent bien, mais lors de mes voyages j’ai vu que la plupart des habitants du Yuukan ne vivent pas ainsi. Je suis certaine que ces gens ont besoin des shinobis pour les protéger mais aussi de plus de solidarité de la part des citadins. Dit-elle convaincue.

Elle avait un peu dérivé du sujet mais la Gozan affichait ses convictions. Si lors de cette nuit tragique, sa famille avait été sous la protection des shinobis, son grand-père serait sûrement encore en vie aujourd’hui. Depuis, elle s’était jurée de protéger les civils et de venir en aide aux plus démunis. Les siens n’étaient pas malheureux, leur mode de vie leur convenait, mais comme la majorité des habitants ruraux, ils ne savaient pas se défendre.

- Lorsque je suis arrivée à Kiri, c’est la criminalité dans l’archipel qui m’a fait rester. Je voulais aider ces gens. J’ai choisi de suivre la voie du shinobi pour qu’ils ne souffrent plus. Je savais que cela prendrait des années, mais je pense qu’on a beaucoup progressé depuis la création du village. C’est un peu mon nindô comme on dit. Et toi ? Pourquoi es-tu devenu shinobi ? J’imagine qu’avec ta capacité tu étais prédestinée à devenir une kunoichi.

A mesure que la récolte progressait, la discussion en faisait de même. Ce Zeref semblait ressembler à bon nombre de shinobis qu’elle avait rencontré récemment comme Okiko ou Tatsuya. Des personnes peu bavardes et se cachant derrière un mur de glace, mais qui probablement une fois brisé pouvait révéler des hommes loyaux et sympathiques. Ils étaient des livres fermés dont la couverture était alléchante. Pour des femmes comme Arukisa et Mayumi, il était parfois ardu de créer des relations avec ces gens là. La plupart du temps, la jônin passait pour une marginale. Avec le temps, elle n’y prêtait plus attention. Néanmoins, cet homme semblait important aux yeux de la Sendai. Il était possible qu’elle ait réussi à le faire se dévoiler afin d’entrevoir sa vraie personnalité.

- J’imagine que ce Zeref est un bon senseï s’il te protège. C’est important que tu te sentes en confiance et en sécurité avec lui. Je suis sûre qu’il t’apprendra beaucoup de choses et fera de toi une shinobi accomplie.

Les mots de Mayumi sur son statut et sa carrière sinueuse émurent Arukisa. Elle répondit par un sourire gêné. C’était la première fois que quelqu’un lui disait cela. Même si cela venait d’une genin qu’elle venait tout juste de rencontrer, elle se sentit un peu réconfortée. Pendant toutes ces années, elle avait très peu évoqué son malaise devant d’autres personnes. Seuls deux Kages étaient au courant de ce mal qui l’avait rongé. Celui qui l’avait laissé partir, Yuki Sosûke, et celui qui l’avait réintégré, Nobuatsu Saji.
La matinée avançait et à mesure que le soleil montait dans le ciel, le duo continuait la cueillette. Arukisa prenait un réel plaisir à gambader dans la nature en si bonne compagnie. D’autant plus que le plaisir semblait partagé. Enthousiaste, elle suivit Mayumi dans sa coupe de trèfles. Petit à petit, elles s’éloignaient du coeur du marais et le terrain était moins humide. Les sons ambiants des marécages diminuaient à l’approche de la lisière de la forêt menant aux champs entourant les terres kirijins.

- Ah oui bien vu ! J’imagine qu’en côtoyant Mariko elle a dû t’apprendre deux ou trois rudiments de sa cuisine non ? Dit-elle en écoutant ses indications sur les champignons. Saru est un jeune genin comme toi, assez discret au premier abord mais il a un bon état d’esprit. On s’est rencontré pour une tâche semblable à celle aujourd’hui. Le bénévolat m’a toujours fait faire des bonnes rencontres. Tu sais pourquoi ? Car je suis certaine de tomber sur des personnes qui ont un grand coeur. Dit-elle avec un visage satisfait. Non, je ne savais pas pour Mariko, c’est là-bas que tu l’as rencontrée ? J’imagine que tu n’as pas beaucoup de temps pour rendre visite à ta mère… Répondit-elle, compréhensive. Si je peux me permettre, essaie de te libérer du temps pour cela. Malheureusement, la vie de shinobi peut-être... courte. Enchaîna-t-elle sur un ton plus sérieux. Je pourrais t’accompagner si c’est ça qui t’en empêche ?

La stèle était le seul endroit du Complexe shinobi qu’Arukisa avait évitée. Pourquoi ? Elle savait qu’elle y verrait probablement le nom d’anciens équipiers inscrits dessus. Quelques mois s’étaient écoulés depuis son retour et elle n’en avait croisé aucun. La nouvelle de la mort de Watanabe Shiori était évidemment parvenue jusqu’à ses oreilles et cela l’avait déjà fortement affecté. Depuis, elle rendait visite à sa famille quand elle le pouvait, même si le voyage était long. Ses jeunes soeurs avaient aussi besoin d’elle. Si elle pouvait aider Mayumi à se rapprocher de sa mère, elle le ferait avec plaisir.

- J’accepte ton offre ! Répondit Arukisa du tac au tac avec beaucoup d’enthousiasme. Elle se reprit et arrêta ses piétinements enfants au sol. Ce serait génial de continuer à se voir après cette journée. Je ferais de mon mieux pour te conseiller. Tout en laissant ton senseï faire son travail hein. Elle pondéra ses propos. Je ne veux surtout pas empiéter sur son rôle. D’autant que je risquerais de m’attirer des problèmes. Ajouta-t-elle en ricanant et en se grattant les cheveux de gêne. Mais on pourra papoter, s’entraîner et même partir en mission si tu en as envie ! Elle se remit à piétiner de joie et se rappela le lien fort qu’elle avait créé avec son ancien coéquipier. J’avais un senseï très proche avec ses élèves, pas forcément le plus studieux ni strict mais je pense qu’il m’a menée sur la bonne voie. Un Yuki d’ailleurs aussi, Yuki Noah. Et j’avais un équipier super, Yuki Shinichi. Ajouta-t-elle ardemment. On était très complémentaire, autant en mission qu’en dehors. Moi j’ai toujours été la jeune adolescente intrépide et qui fonce tête baissée, lui il était plutôt du genre à roupiller et à analyser. Cela fait un peu cliché mais ça a fonctionné. C’était pas gagné, on pouvait pas se supporter au début. La passion dans le ton de sa voix disparut tout à coup. Je l’ai perdu de vue après les événements de Shito. Mais je suis sûr qu’il est reparti à Yuki, c’est ce qu’il voulait. Elle tourna son visage vers Mayumi et lui fit un clin d’oeil. Je te souhaite de trouver un équipier et que tu partageras pleins d’aventures avec lui. D’ailleurs, tu es déjà partie en mission ?

La forêt entourait maintenant les kunoichis. Le chant des oiseaux avait remplacé le croassement des batraciens. Les feuillages fleuries donnaient une belle couleur à la végétation. Comme indiquée par Mayumi, elles ne tardèrent pas à tomber sur de gros champignons aux pieds des arbres centenaires. A l’aide d’un kunai, Aru’ coupa soigneusement quelques pieds et les plaça dans sa sacoche. Le pissenlit ne devait pas se trouver bien loin. Tout à coup, le ventre de la gladiatrice se mit à gargouiller silencieusement. Elle plaça sa main sur son ventre, peut-être était-ce le moment de déjeuner ?


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