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1/FINAL. Face-à-face

L'Homme au Chapeau
L'Homme au Chapeau

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Jeu 10 Sep 2020 - 21:37
Il s’était retiré après vous avoir laissé du temps pour sceller le Dieu du Ciel. Mais à la facilité, vous aviez choisi l’ultime difficulté. Au cadeau de l’ennemi, vous aviez choisi la fierté. Le refus d’être soi-disant aidé par celui qui jurait de vous voler une part de votre identité. Vous refusiez qu’il parte. Vous refusiez qu’une fois encore, il puisse fuir le destin que vous lui promettiez. Hier, oui. Pas aujourd’hui.

Votre décision prise, vous vous élançâtes vers la direction que semblait avoir pris votre ennemi. L’Homme au Chapeau avait beau maîtriser des pouvoirs temporels qui dépassaient l’entendement, son discours et d’autres indications vous intimaient qu’il était resté dans les parages. Et plus que l’urgence de la situation, c’était bien ce feu brûlant de le retrouver qui était inébranlable.

Alors vous cherchâtes. Pas après pas, vous courriez sans jamais vous demander s’il était possible que vous échouiez à le retrouver. Peut-être était-ce grâce à votre force de conviction, ou à celle du nombre. Car vous n’étiez pas seul, d’autres de vos compagnons – habituels ou de ce jour terrible – avaient empiété vos pas et suivez votre course.

Pendant encore quelques minutes, vous le cherchâtes sans succès. Peut-être deviez-vous vous séparer pour couvrir plus de terrain, peut-être que vos efforts ne suffiraient pas. Ce fut à ce moment propice aux premiers doutes que le destin semblait vous imposer un autre chemin.

L’Homme au Chapeau était là, devant vous.

« « La plus grande qualité d’un Shinobi se mesure à sa volonté de ne jamais abandonner », je me rappelle avoir entendu ça quelque-part… »

Plus que la présence de votre ennemi, c’était son comportement qui pouvait vous alerter. Vous ne veniez pas de le rattraper en train de courir. Non, il était là, assis sur un rocher inégal. Ce n’était finalement pas vraiment vous qui aviez réussi, mais plutôt lui qui vous avait attendu.

« Dans ce contexte, vous êtes alors de grands Shinobis. »

Il se leva. Mais tandis que d’autres arrivaient pour renforcer votre groupe et vous assurait un avantage numérique considérable, vous remarquiez la présence d’une silhouette au sol. A côté de l’Homme au Chapeau, vous pouviez pour certains reconnaître Sakaze Tôsen, le jeune Samouraï qui avait libéré le Dieu Ciel suite à sa terrible colère. Inconscient, il semblait ne représenter aucune menace.

Soudain, l’Homme au Chapeau et le jeune Sakaze Tôsen disparurent. Vous pûtes les voir des dizaines de mètres au loin. Puis après l’avoir déposé près des restes d’un arbre calciné depuis des années, le vieil homme disparut à nouveau… pour vous refaire face devant son rocher.

Mais cette fois-ci, il resta debout.

« Suis-je vraiment le seul ici qui soit prêt à perdre ses pouvoirs pour davantage d’équilibre et de justice dans ce monde ? Je vous le répète : je ne veux pas vous tuer. »

D’un implacable sérieux, celui que vous aviez enfin retrouvé vous jetait tour à tour un terrible regard. La situation avait changé, à l’instar de son plan que vous connaissiez enfin réellement.

« J’ai toujours évité le combat pour ne pas tuer ceux qui ignoraient tout de mon véritable objectif. Mais maintenant que vous le connaissez, si vous voulez toujours m’arrêter… »

Un chakra, très impressionnant et dépassant celui de n’importe quel Shinobi que vous auriez pu rencontrer, se dégagea de votre ennemi. Mais après avoir affronté pendant un instant un Dieu à la puissance qui vous paraissait d’un niveau encore au-dessus, acceptiez-vous seulement de craindre celui qui était enfin à votre portée ?

« … je serai sans pitié. »

Le choix de la raison était probablement de fuir. Mais comment ne pas penser à celui qui vous motivait au plus profond de vous ?

Car pour la première fois, il restait là.
Pour la première fois de l’Histoire, l’Homme au Chapeau allait combattre.

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Kogami Akira
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Jeu 10 Sep 2020 - 22:08


Espoir 希望


Akira n’avait jamais eu peur de la mort. Ses croyances étant basées sur la réincarnation de l’âme en une nouvelle enveloppe charnelle après la mort, le jeune homme n’avait jamais cru qu’elle soit une fatalité en soi. Surtout qu’il était bien mal parti dans la vie, peut-être aurait-il droit à une meilleure vie en étant quelqu’un d’autre ? Que pouvait-il en savoir. Tout ce que savait Akira désormais était qu’il ne pouvait pas fuir ni abandonner le combat sous prétexte que leur adversaire était trop puissant. En raisonnant ainsi, personne ne vainc.

“ … “

Le jeune homme constata que quelques uns de ses camarades l’avaient accompagné, parmi lesquels Shinpachi, avec qui il avait déjà combattu bien que leurs ennemis fûrent bien moins menaçants que cet homme… pourtant, l’Hijine restait muet. Incapable de prononcer un quelconque mot ni même de formuler ses doutes ou espoirs. Akira avançait, moribond, le visage pâle. A croire que son corps agissait à la place de son esprit, esprit censé être immuable pour tout bon samouraï qui se respecte.

Finalement, à force de recherches, le groupe tomba sur cet homme. Pour la seconde fois de son existence et sans doute la dernière, Akira fit face à l’homme au chapeau. L’homme semblait dégager une aura singulière, presque… apaisante. En un mot: il n’avait pas peur. Puissent-ils être monstrueux, ses pouvoirs ne semblaient pas être utilisés par un homme malfaisant ni même vengeur. Non, leur adversaire semblait presque agir par devoir. Et, ultimement, celui-ci leur fit part de sa réticence à les tuer. Une attention que le Kogami appréciait, d’une certaine manière. S’il devait mourir… au moins que cela se fasse sans haine ni colère.

“ Je n’ai pas vraiment envie de me battre non plus… “

Le jeune homme, épaulé par ses deux fragiles clones, ria intérieurement de sa propre phrase. Evidemment, il était presque arrogant de se présenter à lui en étant si faible. Pourtant, quelque chose en lui lui laissait croire que tout n’était pas perdu. Car un détail attira son attention… bien plus qu’il ne l’aurait cru. Sakaze Tôsen. Ou plutôt, son ancien lui. Son corps était toujours la… pourquoi semblait-il vouloir le protéger ? En effet, l’homme disparut en un instant pour réapparaître plus loin, éloignant le fiancé du combat. Serait-il la clé de leur victoire ? A défaut de pouvoir ne serait-ce que toucher l’homme au chapeau, sans doute pourrait-il tenter de creuser cette piste…

“ … “

Ainsi, le Kogami décida d’agir directement. En réfléchissant davantage, sans doute ses jambes se seraient-elles dérobées sous son propre poids. D’un mûdra, le jeune homme, ou plutôt l'un de ses clones, se dissimula sous terre. Evidemment, il serait sans doute aisé pour l’homme de le repérer… espérons que ses camarades puissent offrir une quelconque diversion. Car Akira, depuis le sol, tentait d’atteindre le fiancé situé plus loin… pour en finir. Que se passerait-il dans le futur si leur ennemi de toujours mourait dans le passé ?

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Shinrin Shinpachi
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Ven 11 Sep 2020 - 0:03
PAYS DES GRIFFES | 火の国の物語


Observant le spectacle saisissant d’un songe mi en abîme et flottant avec superbe dans l’azur orageux, le Lieutenant du Teikoku put voir au loin le Dieu du Ciel trôner sur la voûte céleste tel une entité souveraine contemplant son royaume perdu, son corps colossal semblable à un monument diluvien ressuscité d’une antique époque. L’idée qu’il pusse devenir sous peu l’otage d’un corps humain le débecta longtemps pendant sa course vers la folie d’un affront divin, lui qui n’avait pour seule aspiration que de permettre à ce monde d’avoir un meilleur jour, quelque fut la forme de l’existence de l’être revendiquant un droit d’oxygène sur le Yuukan ; il se douta bien cependant que malgré ses mises en gardes, les avares ne manqueraient guère de tenter de s’emparer de ce Dieu évidé de sa puissance, coquille de pouvoir parfaitement désarmée, jetée au milieu des chiens affamés comme un gibier préalablement démembré. S’il eut demandé qu’on le laisse libre d’arpenter son domaine, il eut le remord toutefois de n’avoir rien fait de plus pour permettre qu’il jouisse de cette si précieuse émancipation.

« Vautours ! »

Il eut honte de ces Teikokujins et de tous les autres qui, se détournant de gré de la tâche qui leur avait pourtant été confiée par la Coalition et qui consisté à mettre fin aux exactions de leur némésis, avaient choisi la voie de facilité et s’étaient jeté tel des charognards sur l’antique Dieu des rafales et de la brise. Une empathie que peu d’hommes, à part lui, parurent exprimer, sans doute parce que les Hommes étaient sous certaines coutures des monstres encore plus cauchemardesques que tout ce qu’il affrontait ce jour, mais aussi parce que le poids de la menace incarnée par le terrible Homme au Chapeau excédait toute forme d’apitoiement pour, toute âme d’humaniste écartée, instillé l’esprit des belligérants d’une véritable fièvre guerrière visiblement causée par la peur dans sa nature la plus véritable ; quand ils ne les poussaient pas tout simplement à saisir l’opportunité de rester en vie, quitte à demeurer pour lui des lâches à tout jamais.

Bouclier en avant, lance tendue vers cet être éponyme de la mort, le Monarque des Bois avait chargé avec ses côtés une escouade rassemblant certains des plus braves parmi les guerriers de la Coalition. Dans le lot, il ne fut pas étonné de retrouver son compatriote Akira, ainsi que d’autres qui par leur simple présence devinrent à ses yeux les flamberges du courage, consentant à se jetant face à ce spectre de la mort et du temps (deux fléaux qui dans sa philosophie étaient intimement liés) au sacrifice suprême, l’idée de leur fin étant aussi palpable que chaque pulsation de leurs cœurs galvanisés par l’épique promesse d’un combat historique. Dans une ambiance dantesque, il se laissa finalement conquérir par une humeur aussi belliqueuse qu’il fallait qu’elle soit pour qu’il parvinsse à se défaire de toutes les craintes tourmentant son âme : il lutterait, jusqu’à la mort, jusqu’à côtoyer les abîmes des enfers, jusqu’à brûler jusqu’à ses derniers lambeaux de chair pour écarter la menace de ce meurtrier tyrannique, capable d’endoctriner les peuples pour une cause qui, à certains égards, pouvait être juste ; mais qui, dans l’esprit du Shinrin, paraissait être la somme d’un horrible fourvoiement.

Il laboura la terre de sa foulée, tandis que son corps dégageait d’ores et déjà une puissante aura d’hostilité ; et ses iris rutilantes, habillées d’un ton vermeil comme le sang qu’il voulait éparpiller en déchiquetant ce Roi des Pendules, s’injectèrent d’une colère chaude en se posant sur son faciès. Les paroles sages du fléau les attendant se confrontèrent soudain au miroir de sa propre opinion, laquelle, tandis qu’il le vit disparaître pour se replacer sur une autre chose, il dégaina comme un glaive pour le démentir.

« Et sans vos pouvoirs, comment garantirez-vous cet équilibre ? Ôter le chakra des Shinobis revient à priver les hommes de leurs épées. Ils auront toutefois toujours assez de malice, de cupidité et de tensions pour se confronter les uns aux autres ; si ce n’est pas avec des lames, ce sera avec des marteaux, des fourches, des haches ou des poings. Vous ne réglez pas le problème : vous ne faîtes que le reporter… »

Il décala sa lance afin qu’elle quitte la position qu’elle occupait sur le pinacle de son pavois, la fit tournoyer sur sa droite et la plaça en position basse ; son rempart toujours bien plaqué devant lui, il toisa son ennemi en étant particulièrement sûr de ses propres intentions.

« … et l’empirer. Vous critiquez les hommes parce qu’ils se guerroient, parce qu’ils convoitisent, parce qu’ils trahissent, parce qu’ils négligent les plus faibles quand ils ne vont pas au contraire jusqu’à tourmenter les plus faibles. Mais vous-mêmes, vous livrez des Dieux à des opportunistes, vous nourrissez la jalousie des uns et des autres et vous dépouillez des entités qui nous dépassent de leur liberté. Provoquer l’extinction des Dieux n’est que la première étape que vous pourrez envisager pour débarrasser les hommes des fléaux qui les guettent. »

Il lâcha son arme. Un courant d’air fit danser sa tunique noir de jais ainsi que quelques mèches de sa longue chevelure qui caressèrent la brise comme des rubans en flottaison dans l’air. Cependant que son arme favorite choyait, il fut comme habité d’une aura de sainteté, puis recula un appui pour mieux se dévoiler : il s’affichait devant l’Homme au Chapeau comme un Seigneur et plus encore. Il était l’antagonisme de cet être sinistre, presque aussi sournois que lui à certains égards, mais néanmoins pourvu d’une nature luciférienne dans son sens le plus noble. Shinpachi était de ceux qui acceptaient d’être considérés comme des monstres pour faire le bien. En l’état, il se révéla dans sa véritable nature : un dévot diabolisé, mais des plus loyaux à la vie et habité d’un idéal de paix qui dépassait la conception de la simple trêve.

« Tout en sachant que ces prochains fléaux viendront d’eux-mêmes. Que vous restera-t-il alors ? La seule façon qu’il vous restera d’empêcher le chaos sera le néant. L’anéantissement de toute forme de vie. »

L’héritier du clan Shinrin avait parlé. Maître dans l’art du ninjutsu dont il disputait le talent à bien d’autres, il contracta son bras droit et d’un mouvement vif se baissa en fléchissant ses jambes ; quittant son ennemi des yeux, il posa sa paume au sol au moment-même où sa lance heurtait ce dernier en rebondissant plusieurs fois, feintant de vouloir la libérer, mais usant en réalité de son héritage clanique pour mener l'assaut.

Le courroux de l'esprit sacré de Kodama fit trembler le monde.
La terre se mit à gronder et des sillons accablèrent aussitôt les plaques tectoniques. Un mouvement de colère creusa sa route avec une intention expéditive, l'esprit des bois enclin à une frénésie meurtrière sous le joug d'un ninja résolu. De la souche sur laquelle se tenait l’Homme au Chapeau jaillirent spontanément les engeances résinifères responsables du vacarme, et le temps qu'il pusse mesurer ce traquenard, il était peut-être déjà trop tard : de terribles racines perforant l’épiderme tellurique pour grossier à vue d’œil et se répandre tel les méandres d’un titan souterrain se mirent à germer funestement autant qu'à se déchaîner dans un enfer tonitruant ; aussi vrai qu’il existait sous la terre un autre monde, inconnu de la plupart des hommes mais bien assimilé par les Shinrin, ces engeances boisées parurent être vivantes et se jetèrent sur l’Homme accusé de répandre la peur en ce monde. Comme si l'esprit des bois, logé sous la surface de cette planète, voulut à cet instant refermer sa géante emprise sur la silhouette du maléfique.


Shinpachi attaqua dès les premiers instants avec l’espoir de neutraliser l’autocrate, tant sur le champs de l’argumentation que sur le plan pugilistique ; mais ne se contenta pas toutefois de faire front. Tout autour de sa personne se dressaient des braves, des apôtres d’un futur qui se souviendrait de cette ère de troubles mais également de ses pactes inattendus, acceptés même par des nations qui étaient connues pour se haïr.

« La seule chose que vous avez réussi à faire et que vous pouvez féliciter d'avoir permis, c’est de nous nous avoir ligué contre vous ! Regardez comme les shinobis se dressent en dépit de leurs historiques pour défendre le Yuukan de votre tyrannie, et vous démentir ensembles par l'union de leurs pouvoirs ! Émérites, nous représentons ceux qui portent les espoirs de demain ! Mortels, nous sentons la prégnance de la mort dans chaque souffle, et sommes pourtant là ! Nous savons à quel sort nous nous confrontons ! Mais nous n’avons pas peur, car nous ne faisons qu’un, et nos forces rassemblées sont là pour vous occire en tenant la même arme pointée contre vous ! Nous sommes la Coalition ! Et pour le futur de ce monde, nous donnerons nos vies pour que cesse votre despotisme destructeur ! »

Toujours en infusant dans le chakra, il conclut en quelques mots qui résonnèrent dans l’atmosphère avec une telle intensité qu’il sut, à cet instant, qu’il venait de signer un pacte de mort face à l’Homme au Chapeau : c’était le vaincre, ou mourir en essayant.

« CAMARADES ! POUR TOUS CEUX QUI VOUS ATTENDENT DANS VOS CHAUMIÈRES COMME POUR CEUX QUI VOUS ONT PRÉCÉDÉ DANS LES TOMBES QUI REMPLISSENT VOS CIMETIÈRES ! LA MORT N'ATTEND QUE PLUS NOUS ! LE COEUR DEVANT, CHAAAAARGEEEEEEZ ! »

Lâcha-t-il dans un ultime cri emprunt de tout l’héroïsme dont il avait le secret.

Informations:
 
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Konran Tenzin
Konran Tenzin

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Ven 11 Sep 2020 - 0:58
Si je n'avais rien dit à mon groupe sur ce que je comptais faire, c'était pour une raison bien particulière. J'avais laissé mes coéquipiers le soin de sceller Nanabi, le Dieu du Ciel. J'espérais qu'ils profiteraient de l'occasion que nous avait donné l'Homme au Chapeau -à dessein ou par pure générosité- pour terminer le travail. Je ne savais pas si sceller les Dieux était une bonne idée, cela concordait certainement avec les plans de l'Homme au Chapeau. Mais notre situation était délicate, et dans ce genre de cas, il fallait s'en tenir au plan initial et réfléchir après. Nous étions trop nombreux, trop dispersés, et si chacun se mettait à réfléchir dans son petit coin et à prendre des décisions, nous étions d'ores et déjà perdus.

Au vu de ce que je venais de dire, certains pourraient me trouver hypocrite de faire ce que j'allais faire. Toutefois ce n'était pas par fierté, par vengeance ou par désir de grandeurs que je m'apprêtais à réaliser ce geste suicidaire. Non. C'était pour une raison simple : c'était la mission. Non seulement c'était la mission, mais qui plus est cette mission relevait d'un certain bien fondé. Les plans de l'Homme au Chapeau partaient peut-être d'un "bon sentiment", toutefois ces derniers ne reflétaient en rien de l'équilibre. Si ce n'était pas par le chakra, ce serait assurément par autre chose. Le seul équilibre qui pouvait il y avoir en ce bas monde résidait dans la balance entre les dominés et les dominants. Et cette dernière ne serait pas plus grande avec ou sans le chakra à mon sens. L'absence de chakra ne ferait que voir naître ou se développer une autre forme d'égalité qui viendrait goulument remplacé son prédécesseur.

Après nous avoir adressé ces plans comme s'il parlait à de simples enfants, Sakaze Tosen avait disparu. Je ne fis pas le moindre mouvement pour l'instant, m'occupant d'abord du robot avant de faire quoi que ce soit. Mais quelques temps plus tard, mon flair repéra de nouveau l'homme au chapeau. J'attendis un moment que son odeur s'arrête et se positionne à un endroit bien précis et ne bouge plus. Il...nous attendait ? Par ailleurs, il me semblait qu'une unité de la coallition avait été envoyée à sa recherche. Pour l'arrêter. S'il était là à présent, cela voulait dire deux choses : soit la première équipe était morte, soit elle avait changé les plans et avait décidé de ne pas l'arrêter. Soupirant, je mis tout cela de côté...et je disparus tout simplement. Me fondant dans le vent, j'effaçai toute trace de ma présence ou presque.

Et alors que j'arrivais près de l'homme au chapeau, sa démonstration de chakra impressionnante ne me distrayait absolument pas de mon objectif premier : mettre fin à sa vie. Shinpachi avait quant à lui visiblement déjà commencé son offensive. Mais qu'il réussisse ou qu'il rate, je comptais bien attendre le moment opportun pour mener mon offensive. Réapparaissant dans l'angle mort de celui que tout le monde surnommait l'Homme au Chapeau désormais, d'un coup de faux je tentai de le décapitai. Le mouvement était très rapide, sans la moindre hésitation, mais sans la moindre haine non plus. Sans la moindre colère ni le moindre mot. Il n'y avait là rien de personnel, à ce moment précis je n'étais pas Konran Tenzin, shinobi de la Roche. J'étais simplement un ninja de la Coalition tentant de conserver un futur que cet homme tentait de modifier à sa guide. Quelles étaient les chances pour que ce coup fonctionne ? Surement minces. Mais peu importait. Je me devais de tenter. De mettre mes talents de Chef de Sazori au service de la Coalition. Certains diront encore que c'était une méthode de lâche, mais comme j'avais un jour dit à Teruyo, l'essence du ninja résidait dans sa capacité à ne pas se faire repérer jusqu'au dernier moment.

Et puis...pouvais-je revenir au village, devant Toph, lui annoncer que j'avais consciencieusement laissé s'échapper l'Homme au Chapeau ? Sans n'avoir rien tenté ? Je fis un rapide récapitulatif des pouvoirs de l'Homme en face de moi, et hormis son pouvoir d'arrêter le temps, le plus dangereux pour moi résidait dans sa probable maîtrise des cinq éléments conférée par le Dieu des Eléments. Allait-ce m'arrêter ? Certainement pas.


Résumé:
 

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Yamazaki Okiko
Yamazaki Okiko

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Ven 11 Sep 2020 - 13:14
Il avait décidé. Sa présence à Tsume no Kuni était la logique suite des choses finalement, l'Homme au Chapeau avait tué et détruit toute son enfance. Hikari était devenue une cité brisée, non plus ancestrale malheureusement. Okiko avait alors rejoint Kiri, car il savait qu'il serait vengé en allant dans ce village, le pays où il était né.

L'ennemi public numéro un était devant lui, sa haine et sa colère augmentaient de plus en plus que cet homme prenait la parole. Il avait expliqué ses objectifs, mais Okiko ne pouvait y croire. Il n'avait pas besoin de tuer pour ce plan, selon lui. Formé d'un petite équipe, le Yamazaki et le reste de la troupe cherchèrent l'Homme au Chapeau. Il était encore dans les parages, le Kirijin le ressentait fortement.

Et enfin, ils le trouvèrent. Cet homme. Okiko gardait les sourcils froncés alors que le Teikokujin prit la parole.

— Vous avez brisé Hikari... C'est à vous d'être brisé, maintenant.

Se contenta-t-il de dire alors qu'il préférait les mûdras d'une de ses techniques. Okiko fut surpris de la technique du Shinrin, le Mokuton s'avérait être incroyablement redoutable alors qu'un autre du groupe avait disparu pour réapparaître tout proche de l'Homme au Chapeau pour tenter de le trancher.

Malgré toutes ces techniques, le Yamazaki n'était jamais trop prudent. L'éclair jaillit autour de ses deux mains, il n'avait plus qu'à charger pour viser le coeur de cet homme. S'il en avait un...

Résumé du tour:
 

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1/FINAL. Face-à-face J6f2

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L'Homme au Chapeau
L'Homme au Chapeau

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Mar 15 Sep 2020 - 21:49
Quatre, voilà combien vous étiez. Est-ce que cela pouvait suffire face à l’homme que le monde entier craignait ? Vous aviez toutes les raisons d’en douter. Et c’était peut-être pour cela que Shinrin Shinpachi avait voulu donner ce discours, pas tant pour décrédibiliser l’Homme au Chapeau mais plutôt pour vous donner le courage qui pouvait, éventuellement, lutter contre le danger imminent dans lequel vous vous étiez mis.

Car s’il n’y avait nul besoin de vous le rappeler, vous affrontiez Sakaze Tôsen, l’Homme au Chapeau.

Devant vous, il vous fixait à tour de rôle. Vous l’aviez compris, il était prêt. Et à l’instar des quelques mudrâs qu’il avait rapidement composés, vous saviez que le combat avait également commencé de son côté.

« Tu es un bon meneur d’hommes, s’adressait-il à celui qui préparait l’une de ses plus puissantes techniques Mokuton. »

Car aussi stratégiquement que discrètement, le lieutenant de l’Empire du Feu avait diffusé son chakra héréditaire pour subitement faire sortir du sol. Mais plus que le nombre ou la puissance apparente de ces racines, c’était bien la dissimulation de ces dernières qui rendait cette technique Mokuton imprévisible !

Mais les racines s’arrêtèrent aussitôt qu’elles commencèrent à sortir de la souche derrière l’Homme au Chapeau et du sol, presque aux pieds de ce dernier. Dans son angle mort, Konran Tenzin qui se reformait pour l’attaquer aussi adroitement que furieusement fut lui aussi figé. Yamazaki Okiko, le Kirijin, plus loin mais qui chargeait avec un Raiton de haute volée, fut également stoppé dans sa course pour finalement se retrouver totalement immobilisé.

« Mais tu n’as pas compris, lança-t-il toujours en direction du Shinrin, vraisemblablement trop éloigné pour être immobilisé. Je ne cherche ni la paix ni l’équilibre total. Si l’Homme peut être mauvais, que les dégâts qu’il puisse causer à ceux qui sont bons soient limités. »

Ses pouvoirs temporels étaient impressionnants, et vous pouviez vous rendre compte que les expérimenter en vrai était bien différent que d’en avoir entendu parler. Mais plus que ses capacités ou son assurance, vous aviez également pu déceler que l’Homme au Chapeau semblait ne pas pouvoir être surpris, à l’image de la technique Mokuton de Shinpachi ou de l’assaut de Tenzin pourtant dans son angle mort. Et à la rapidité avec laquelle il pouvait continuer d’agir tandis que ce qui était proche de lui était figé, Sakaze Tôsen était presque tout puissant.

L’homme le plus craint du Grand Continent et de ses Archipels leva le bras droit. Ses yeux semblèrent s’intéresser aux racines qui l’avaient presque touchées.

« C’est une belle technique. »

Alors, les racines bougèrent à nouveau. Mais ce n’était pas dans le sens escompté par le Shinrin. A l’inverse, elles semblaient rebrousser chemin pour retourner dans la terre.

Mais ce n’était pas tout.

« Merci. »

Alors, tandis qu’il pointait la paume de sa main vers l’avant, ce fut finalement aux pieds de Shinrin Shinpachi que des racines de même envergure et férocité que les siennes sortirent par surprise. Aussi surprenant que cela pouvait paraître, la conclusion se faisait d’elle-même : l’Homme au Chapeau venait d’utiliser la même technique que son ennemi.

Et sans sembler s’intéresser au fruit à venir de sa technique Mokuton – qui lui rappelait son ancien élève et lieutenant, Kôsuke – son attention se porta aux deux autres shinobis qui étaient immobilisés pas loin de lui.

« A vous. »

Aussitôt, Sakaze Tôsen dégaina un katana qu’il sortit de l’intérieur de son large vêtement noir. Et il tourna autour de lui-même, dégageant une grande quantité de chakra pour trancher ceux dont le corps était temporellement immobilisé.

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Kogami Akira
Kogami AkiraEn ligne

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Mar 15 Sep 2020 - 22:14


Espoir 希望


Si le discours de Shinpachi l’avait galvanisé tout comme la présence de deux inconnus ayant également décidé de les rejoindre au cours du combat, la réponse de l’homme au chapeau à leurs assauts avait rapidement fait redescendre les ardeurs du jeune homme… du moins, pour un temps seulement. Car alors qu’il contre attaquait en direction de ses camarades… Akira se retrouva pris entre les feux sans en pâtir nullement. Comme immobile au milieu d’un champ de mines, le jeune homme n’était pas pris pour cible en dépit des attaques outrepassant de loin son niveau.

“ … “

Il l’ignorait. Qu’il ne l’ait pas remarqué, qu’il ne jaugeait pas sa faible réserve de chakra comme une menace, toujours était-il que leur adversaire l’ignorait. Et ce n’était que pour mieux lui permettre de tirer son épingle du jeu. Akira le savait, la moindre technique de sa part l’aurait immédiatement tué, sa propre force étant visiblement ridicule en comparaison d’un seul de ses camarades présents sur le terrain. Ainsi, plutôt que de s’irriter de cet état de fait ou d’agir de manière inconsidérée pour tenter d’aider son camarade Shinrin -et mourir avec lui- Akira s’en tint à son plan: Tuer le fiancé. Tuer le Sakaze Tôsen du passé… et peut-être effacer ce qu’il deviendrait dans le futur. Que pouvait-il faire d’autre de toute manière ?

Ainsi, son clone précédemment envoyé continuait son interminable route jusqu’à sa cible. Akira, profitant de son statut d’ignoré, pris quelques secondes pour réfléchir. Devrait-il charger ? Sans doute améliorerait-il ses chances d’atteindre le fiancé plus rapidement… mais l’homme au chapeau le prendrait alors sans doute en considération. Mieux valait éviter de s’enorgueillir pour si peu, au risque de causer la perte non seulement de ses camarades, de lui-même, mais aussi du monde shinobi dans sa globalité.

Sa décision fut prise. Laisser, avec regret, ses camarades s’en sortir seuls, et doubler ses chances d’en finir le plus vite possible avec son lui plus jeune, usant alors d’une seconde dissimulation terrestre pour se rendre une fois de plus vers le fiancé. Mieux valait jouer la sécurité et maximiser ses chances. Aussi maigres fûrent les chances de s’en sortir, le Kogami comptait bien jouer son objectif jusqu’au bout… et ainsi, peut-être décrocher la victoire et se montrer utile au moins une fois au cours de son existence.

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Shinrin Shinpachi
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Mer 16 Sep 2020 - 11:10
PAYS DES GRIFFES | 火の国の物語


Grisante atmosphère ourlée de fatalité, l’affront que les preux de la Coalition livrèrent face au maléfique s’orna d’étoffes de létalité dès lors que, faisant pendre une seconde atrophiée au bout de ses mains équilibrées en signes incantatoires, l’Homme au Chapeau révéla toute l’immensité de sa propre dimension. Le Temps fut supérieur à l’Atome et d’un simple geste leur ennemi commun le leur fit comprendre, se jouant de leur intrépidité en cueillant à la volée tous leurs espoirs projetés contre lui, et refermant sa main pour les étrangler et les faire disparaître.

Le fameux Monarque de Bois ourdît la réplique faite, séance tenante, à ses propres avances. Celui qui lui fit face en ce jour ne tarda pas cependant à paralyser son argumentaire par la force, étalant ses pouvoirs à la surface du jour, et ankylosant toutes les ambitions. Shinpachi ne se laissa pas duper par de fausses louanges ; un attrape-l-œil comme il savait lui-même en faire. Mais en voyant ses racines s’immobiliser puis se rétracter, il fut comme décontenancé et la découverte d’un tel phénomène le laissa béat ; il avait vu, par le passé, des Sendai absorber le chakra de ses arcanes ; mais il n’avait jamais vu un être, si terrible fusse-t-il, capable de figer le temps et tout ce que cela comprenait d’envergure dans ce monde.

Car le temps, d’un certain point de vue, était à la source de ce monde ; le mouvement naissait de lui ; le rassemblement de la matière aussi ; la naissance, l’évolution et la mort étaient son dû.

Pour un esprit aussi torturé et sagace que celui du Shinrin, régulièrement pensif et capable d’une profonde abstraction, la nouvelle eut une teinte de sacré. L’Homme au Chapeau était l’horloger ; s’il façonnait le destin, un autre tel que lui avait-il façonné le passé ? L’existentielle étude sur la notion de Dieu que pouvait incarner à certains égards ce parangon de l’immortalité suscita une certaine forme d’admiration pour Shinpachi, qui n’eut pas le temps d’être sujette à la controverse tant cette seconde, suspendue, reprît son cours de la façon la plus houleuse et explosive qu’il fut. Sans qu’il ne s’en rende compte, la même technique qu’il avait employé germait sous ses guibolles, et bientôt la voûte terrestre sous ses talons se fractura dans un Cataclysme extraordinaire ; de larges racines voraces dansèrent autour de ses membres inférieures et se refermèrent avant qu’il ne pusse effectuer le mudra salutaire. Pris dans le gouffre du temps (ou à vrai dire, manquant de ce dernier), il n’eut le temps d’invoquer depuis le support que formaient ses méandres infernales d’autres de leurs semblables et l’expression de l’effroi marqua son faciès.

« J-je… »


Kronk.

« AAAAAAAAAARRHHH ! »

Ses fémurs cédèrent sous l’énorme pression des émanations sylvestres, pâle reflet de la colère de l’esprit des bois assénant son courroux sur l’un des siens. Le Shinrin, incapable de prévoir l’assaut dans un délai aussi court, sentît l’ossature de ses fémurs et de ses rotules se plier dans le mauvais sens, puis céder et briser tous ses espoirs de fuite. Sitôt que son hurlement de douleur eut trahi sa blessure, ses propres arcanes lui permirent de s’extirper du glas, à la faveur d’une technique tout indiquée pour se sortir de ce genre de bourbier, mais qui arriva trop tard malheureusement.

D’autres racines, enfantées de celles que l’Homme au Chapeau avait retournée contre lui, s’immiscèrent entre les primo-arrivantes et ceignirent leur hôte avant de le soulever à plusieurs mètres du sol en se lovant les unes autour des autres, entraînant dans ce ballet le miraculé dont le corps tourna aussi vite que ses racines maudites. La technique se stabilisant, les méandres du Shinrin imitèrent les fleurs ouvrant leurs pétales et, d’une éclosion, offrir à leur façonneur un tapis de branches et de feuillages, légère toison de sève pour permettre au guerrier du clan Shinrin de surplomber la zone sans craindre la chute.

Prostré, ses jambes meurtries, le contradicteur de l’infâme observa la scène d’un regard désespéré. Toutes ses ambitions se blottirent au fond du doute, lequel tapissait les parois de son âme condamnée : l’immense douleur de ses membres fracturés lui confirma qu’il n’avait aucune chance de fuir cette débâcle. Il gémît un moment, tenta de tâtonnant ses cuisses et le reste de ses deux appuis pour tenter de rectifier son sort ; mais le glas était scellé. Il ne se tiendrait plus jamais debout, assis pour l’éternité face au monstre des pendules. Cette prison de chair pourrait-elle cependant geler son âme ?

« Sois damné ! »

Il hurla comme il put, et rampa jusqu’à l’extrémité de la toison verte offerte par les feuillages de son précédent arcane, pour pouvoir directement tutoyer du regard son ennemi. Dans la violence de l’instant, il avait perdu son pavois de bois originaire de Yuki no kuni et sa lance céleste, Amenonuhoko, considérée comme l’une des armes les plus symboliques du clan Shinrin. Mais il n’en avait cure. Tout se jouait sur la dialectique ; non sur la quantité de matériel qu’il pouvait perdre. Ni sur la vie qui était la sienne, et qui paraissait déjà condamnée.

Atteignant l’extrémité du petit houppier, à la cime de ses racines écloses, il leva sa tête au-dessus de ses deux bras tendus, son corps traînant derrière lui comme deux tentacules inertes.

« T-toi et tous ceux qui te suivront ! Tu n’es que tyrannie ! »

La crise n’était plus propice à l’argumentation. Peut-être pourrait-il, par-delà la mort, tenter de convaincre ce fléau chaotique avisant soumettre le Yuukan ; même s’il doutait pouvoir le détourner d’une route sur laquelle il n’avait déjà que trop avancé. Aussi, avisant que ses espoirs s’émiettaient à la seule mesure de l’immensité de ce spectre belliciste promis à l’apocalypse, il préféra terminer sur une dernière demande, solennelle.

Son regard se tourna vers ceux qui l’accompagnaient, et qu’il pouvait voir.

« Amis de la Coalition ! Abandonnez ce combat. Fuyez tant qu’il est encore temps ; malheureusement, mes jambes ne me permettront pas de vous suivre. Partez aux vents et marées, démentir auprès des peuples la parole de cet homme et, je vous en conjure : libérez les Dieux de ceux qui sont leur hôte ! Trouvez la faille, brisez les sceaux, tuez leurs geôliers ; mais faîtes que ces entités ne soient jamais éradiquées par ce monstre ! En garde ! »

Ses doigts se modifièrent, prenant la posture fatale de ce qui était, depuis longue date, sa technique la plus célèbre ; un atout qui l’avait tiré de nombreux pétrins, parfois presque aussi électriques que celui-ci. Même s’il sentit qu’il n’avait que peu de chances de pouvoir échapper à son sort, il songeât à cet instant qu’une dernière chose était possible : peut-être pouvait-il faire perdre du temps au Maître du Temps. Un intervalle pour que ses coéquipiers disparaissent de la zone de combat, qui était promise aux enfers car cette technique vint à point nommé.

L’impérial pandémonium sylvestre naquît de la haine profonde de son auteur.
Dévorant le paysage tel un monstre affamé, il se mit à envahir l’espace comme si tout à coup les dieux se mettaient à l’œuvre pour refaçonner le monde de sorte qu’il ne soit plus qu’un bois rempli d’humidité : une gigantesque forêt presque semblable aux mangroves. Dans un capharnaüm extraordinaire, les troncs se déchaînèrent sur la surface de la planète et se mirent à conquérir même le ciel, serpentant étrangement les uns autour des autres comme s’ils espéraient retenir tout ce qui pouvait habiter leur territoire, fermant les frontières entre le ciel et la terre : un nouvel Empire, fait de bois, de sève et de feuillages hirsutes, s’érigeait en monument macabre. Macabre comme cette architecture tortueuse et squelettique qui à présent dominait l’endroit par son écorce épaisse, omniprésente. Macabre comme cette pénombre qui naissait naturellement lorsque, dévorés par la cime, les rayons du soleil ne filtraient que rarement, pour ne pas dire jamais. Macabre comme celui qui, étendant son emprise et révélant sa véritable personnalité, les avait enfantés. Sitôt que les lugubres mangroves s’installèrent, le Shinrin devint le Monarque tyrannique de ces terres conquises.


« Que cet Empire de bois soit à l’image de tes ambitions ! »

Cria encore une fois le Shinrin, déterminé ; avant que toute cette forêt ne s’effondre partout où elle s’était étendue.

Informations:
 
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Konran Tenzin
Konran Tenzin

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Mer 16 Sep 2020 - 16:09
Ridiculement démentiel. C'était bien le mot pour décrire les capacités de celui que le monde affublait du nom de "L'Homme au Chapeau". Car ni les arbres, ni l'acier, ni la foudre ne l'atteignirent que ce soit de par la surprise ou la vitesse, il semblait y être immunisé à nos dépends. Comme si nous n'étions rien de plus que de vulgaire moucherons, le temps s'était figé tout autour de Tôsen, et prenant délibérément le temps de parler pour nous montrer qu'il n'était pas du tout inquiet de nos offensives, il réduisit ces dernières à néant. Comment était-ce possible ? Comment avait-il pu stopper une attaque venant d'en-dessous sans la voir ? Etait-ce une sorte de perception du chakra, comme le Byakugan ? Non, ce n'était pas juste ça. J'avais dissimulé mon chakra et mon apparence dans le vent, et n'avait frappé qu'au dernier moment, rapidement qui plus est. Même un utilisateur du Byakugan aurait été surpris un minimum. Ça n'avait pas du tout été son cas. C'était presque comme s'il s'y attendait...

Eh merde ! J'étais complètement figé, incapable de bouger le moindre muscle. Ce n'était pas une simple immobilisation, même mes cheveux étaient restés figés dans leur mouvement. La foudre du Kirijin s'était elle aussi figée, tout comme le Mokuton du Lieutenant de l'Empire. Complètement à sa merci, était-ce aussi ses capacités sur le temps qu'il avait usé pour pouvoir prévoir nos attaques et ne point être surpris ? Tout s'expliquerait alors...Mais était-ce juste si facile ? Tch...Quel monstre après tout. Mais ce n'était pas fini, alors que je continuais à tenter de me débattre, ce dernier abaissa sa main sur la technique Mokuton, félicitant presque son hauteur, avant que celle-ci ne régresse dans le sol comme si elle n'avait tout simplement jamais existé. Pire encore, il retourna la technique contre son hôte. Si je pouvais froncer des sourcils, je le ferais, mais sommes toutes, il n'y avait rien de ce qu'il venait de faire que nous ne sachions pas réellement. Voir dans le futur, arrêter le temps, faire régresser des techniques et les voler. Tout cela avait déjà été vu. Mais cela ne rendait pas notre situation plus enviable. Jamais je ne me serais douté qu'il ferait tout cela avec une telle facilité. Quelles étaient donc ses limites...

Mais ce qui avait été vu aussi et que je voyais encore aujourd'hui, c'était son besoin de faire des mudras. Le chakra, et les mudras...était-ce là ses limites ? Alors que les troncs se retournaient contre son utilisateur, broyant ses jambes, Tôsen dégaina alors un katana. Un katana ? Bordel, c'est qu'il savait vraiment tout faire le bougre ! Mais pouvait-il aussi s'assimiler ? S'il avait besoin de faire des mudras, et s'il maîtrisait autant d'affinité, peut-être ne pouvait-il pas s'assimiler...? Mais lui était-ce réellement nécessaire ? C'est ce que nous allions voir. Enfin si je survivais. Eh merde, je ne pouvais toujours pas bouger ! Crispant tout mon corps, faisant appel à mon chakra pour tenter de me libérer, il n'y avait rien à faire. Je le sentais remuer en moi, mais rien ne sortait. Ne sortait...? Mon chakra était bien là, en moi, je le sentais bouger, je le sentais actif, non figé par les pouvoirs temporelles de mon adversaire. Cela voulait dire...

Juste à temps, mon corps se transforma en vent alors qu'une lame de chakra issu certainement des arts samouraïs venait me traverser sans autres incidents. Ce n'était pas la première fois que mon assimilation me sauvait la vie, mais jamais je n'avais été aussi reconnaissant envers mes capacités que ce jour-ci. Et soudainement, l'emprise du temps fut brisée. Je pouvais à nouveau bouger. Dans un cri que les discours du Lieutenant de Hi no Kuni venaient accompagné, ce dernier se libéra de son entrave de bois, mais ses jambes avaient déjà subi leur sort inéluctable. Malgré son état cependant, il ne semblait pas abandonner. Il n'abandonnait pas, malgré la toute-puissance de notre adversaire, mais il nous demandait de quitter les lieux pour rapporter aux autres ce qu'on savait et le reste. Mais ce n'était pas beaucoup plus qu'auparavant...pas suffisant. J'étais proche de l'Homme au Chapeau, mais je ne bougeai pas. Que faire, face à un adversaire capable de prédire le futur ? Mais de combien de temps disposait-il, en plein combat, pour observer l'avenir ? Avions-nous une chance...? Mon camarade la Coalition se décidait à lancer une autre offensive, faisant pousser une véritable forêt autour de nous. Et il nous demandait de fuir ? Ce qu'il était marrant, il ne nous facilitait pas vraiment la tâche. Je pouvais certainement fuir, devais-je le faire...? Après tout, nous n'avions aucune chance...

Non !

Je n'allais pas fuir. S'il y avait bien une chose que j'avais observé lors de ce combat, aussi surnaturelles étaient ses capacités, il restait un homme. Un homme qui avait appris beaucoup de choses, qui pouvait utiliser bon nombre de capacités, mais il devait avoir une limite ! Et cette limite, c'était son chakra et ses mudras. Pour le premier cas, il était inutile d'espérer rivaliser avec ce dernier. Mais pour le second ? Je n'allais pas dire mon dernier mot ! S'il y avait une infime chance que nous y arriverions, c'était certainement de cette manière. Je transformai mes bras en lames de vent, et j'attaquai Tôsen qui se trouvait encore proche de moi. C'était un samouraï, il ne craindrait pas mes attaques. Mais j'avais deux lames, là où il n'en avait qu'une, et je comptais bien en tirer avantage. Il parviendrait certainement à bloquer ou éviter toutes mes attaques, mais si j'attaquais, ce n'était pas pour le vaincre moi. Mon unique but était de l'empêcher de faire des mudras alors que la forêt autour de nous s'effondrait. Je n'en mourrais pas, moi. Mais si j'arrivais à l'empêcher de faire ses mudras, peut-être que lui, oui ?

-L'heure n'est pas à la fuite, dis-je tout en attaquant. On savait très bien ce qu'on risquait en venant ici ! Et il a beau avoir les pouvoirs d'un Dieu, il reste un Homme. Un Homme qui a besoin de faire des mudras pour user de ses techniques de ninjutsu !

Mes attaques étaient non pas l'une après l'autre, mais j'attaquais de mes deux bras en même temps. L'un visait le côté de son katana, visant ses points vitaux. Tandis que mon second bras, dans le même mouvement rapide visait en fait sa seconde main pour ainsi couper court à tout mudras. Si je n'y parvenais pas ainsi, j'allais encore augmenter ma vitesse pour tenter de l'acculer du mieux que je le pouvais. Mon chakra commençait déjà à bouillir en moi pour se faire. Mais il allait falloir que j'abandonne soit mon assimilation, ou ma technique qui transformait mes bras en vent. Tout dépendait de si la forêt s'écroulait réellement ou pas.
Résumé:
 

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Let go your earthly tether. Enter the void. Empty, and become wind...
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Yamazaki Okiko
Yamazaki Okiko

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Jeu 17 Sep 2020 - 12:48
Mourir n'était pas une option pour le Yamazaki, ici même, une seule personne devait trouver le Dieu de la Mort, il s'agissait de cette homme portant un couvre-chef, celui qui s'appelait Sakaze Tozen. "Penser l'avenir, c'est penser le présent". Il n'y avait pas d'avenir malheureusement si cet homme restait en vie. S'étant approché de lui pour former une de ses plus puissantes techniques, le gradé kirijin se retrouva rapidement bloqué de tout mouvements.

Enfin, l'Homme au Chapeau démontrait tout son panel technique... Contrôler le temps, ça allait être compliqué de gérer cela. Okiko n'avait pas pu faire attention s'il formait des mûdras, mais il devait rapidement trouver un moyen de s'extirper de cette immobilisation.

Il pouvait malaxer son chakra mais bouger ses membres lui en était impossible. Ainsi, il contrôla une énorme masse de chakra pour former autour de son corps, sortant des pores de sa peau, du chakra de terre. L'armure tellurique le protégea de la lame de chakra, et il retrouva rapidement l'utilisation de son corps complet à ce moment là.

Il avait déjà consommé pas mal de chakra, Okiko devait faire attention. Les racines, les arbres qui s'abattaient sur la zone, le Yamazaki n'avait plus qu'un solution désormais. Ses coéquipiers de la Coalition seraient probablement des dommages collatérales, cependant si cela pouvait permettre d'abattre Sakaze Tozen.

Formant ses mûdras, il recracha un puissant jet de flamme tout en tournant sur lui-même, espérant ainsi effacer la technique du Mokuton mais également viser l'Homme au Chapeau.


Résumé du tour:
 

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1/FINAL. Face-à-face J6f2

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Rei
Rei

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Sam 10 Oct 2020 - 21:33
Une course haletante. Il ne voulait pas échapper à ce moment. Depuis que l'Homme au Chapeau avait fait son retentitssant discours, il le devait. Car tandis que les Shinobis y avaient soit entendu une terrible menace soit un appel à le rejoindre, Yamanaka Rei l'avait pris différemment.

Alors il courait, avec une vitesse qui le faisait parfois consommer du chakra sans vraiment le vouloir. Il avait presque même oublié le combat - pourtant de haute volée - qu'il venait de livrer. S'il se souviendrait à coup sûr du sacrifice du jeune Tengoku, son importance n'avait néanmoins plus rien à voir avec celle de retourner auprès de son maître.

Enfin, il arriva. Au coeur d'un combat qui semblait encore plus explosif que le sien, Yamanaka Rei regarda tout d'abord son chef, mais ses yeux le quittèrent finalement bien rapidement. Entre ses allers et ses retours, cela pouvait se voir : il cherchait quelque-chose. Et lorsque son regard finit par tomber sur le corps immobile du jeune Sakaze Tôsen, à quelque centaine de mètres de là, il sembla enfin avoir trouvé.

Ainsi, pendant que le combat entre l'Homme au Chapeau et ses différents adversaires faisait rage, l'ex-Empereur du Teikoku chargea pour arriver devant le corps inconscient de l'ancien hôte de Nanabi. Et il ne le lâchait plus du regard, sa tête tournée vers celui qu'il reconnaissait pleinement.

« T-Tôsen... »

Il n'y avait nul besoin d'une quelconque technique de sensorialité pour ressentir le désarroi du Lieutenant de l'Homme au Chapeau. Connu pour être serein et agressif, celui qui avait fondé l'Empire du Feu semblait sans défense dans un duel face au passé. Son ami d'enfance était inconscient devant lui.

Et s'il avait depuis longtemps su qu'il le retrouverait, c'était bien la révélation prononcée plus tôt par son mentor qui l'avait profondément choqué. Sakaze Tôsen...

« ... c'est donc toi, murmura-t-il tandis qu'il relevait la tête vers l'Homme au Chapeau. »

Les mains de Yamanaka Rei tremblaient, et symbolisaient à elles seules l'incertitude et la fébrilité qui l'avaient gagné.

Voilà pourquoi il le connaissait si bien. Voilà pourquoi il tenait tant à ce qu'ils soient tous là, ce jour précis. Ce n'était pas seulement pour le Dieu du Ciel, mais pour sa propre survie. Son point faible.

Car si le Sakaze Tôsen actuel et inconscient venait à mourir, alors...
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L'Homme au Chapeau
L'Homme au Chapeau

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Mar 13 Oct 2020 - 17:29
Le meneur d’hommes du Teikoku avait été grièvement blessé. Mais il n’abdiquait pas. Si ses cris et l’ordre qu’il avait intimé aux autres shinobis relevaient d’un délire d’un illogisme incompréhensible pour Sakaze Tôsen, ce dernier ne pouvait encore une fois que reconnaître l’indéniable. Les Shinobis étaient persévérants. Mais n’était-ce pas, encore une fois, par la possession de ce Chakra sans lequel ils ne seraient rien que de simples Hommes qu’ils voyaient leur courage accentué ? N’était-ce finalement pas un maquillage qui une fois coulé révélerait une folie des plus mortelles ?

Car c’était bien un combat à mort que l’Homme au Chapeau livrait face à ceux qui avaient choisi – en toute état de cause – de ne pas fuir. A l’instar de Konran Tenzin qui s’était assimilé pour survivre à son coup de katana et qui, face à l’ordre de repli du Shinrin, affichait encore plus de détermination.

Sakaze Tôsen, lui, voyait tout. De la forêt qui se créait pour prochainement s’effondrer sur tout le monde au terrible et puissant Katon du Kirijin en passant par les attaques répétées de l’Iwajin qui était tout proche. Dans l’ordre d’arrivée, c’était évidemment l’assimilateur de vent qui, par sa distance et la rapidité de ses assauts qui allait frapper en premier. S’il s’en défendait, l’Homme au Chapeau n’aurait par contre pas le temps de se protéger ensuite de la chute de la forêt, qui lui serait mortelle. Et il lui était impossible de figer à la fois Tenzin et la technique Mokuton car trop désynchronisées, la seconde arrivant après.

« Dans ce cas… »

L’ennemi des Shinobis leva son bras gauche pour faire opposition au premier coup rapide et tranchant de son adversaire. Et ce qui avait pu penser impossible pour les membres de la Coalition se produisit.

L’avant-bras gauche de l’Homme au Chapeau fut tranché. Et lorsqu’il tomba au sol, la forêt du Shinrin se préparait à s’écrouler sur eux, tandis que l’assimilateur allait continuer sa valse offensive. Mais dans un timing suffisant, le vieil homme stoppa le temps tout autour de lui. Il immobilisa alors Konran Tenzin, l’empêchant d’attaquer à nouveau ; ainsi que les débris de la forêt qui s’effondrait au-dessus et autour d’eux. Mais ce n’était pas simplement comme la première fois, sa technique était encore plus « dure ». En réalité, elle avait également immobilisé la circulation – et donc l’utilisation – du chakra.

Grimaçant – de douleur ? – Sakaze Tôsen regardait l’assimilateur tandis que les innombrables arbres et végétaux restaient figés plusieurs mètres au-dessus d’eux.

« Tu as raison, j’ai parfois besoin de faire des mudrâs. »

Et pendant ses paroles, l’improbable arrivait. Au sol, l’avant-bras tranché de l’Homme au Chapeau se mit à planer. Mais sa trajectoire anormale le ramena jusqu’au corps de son possesseur. Et en l’espace d’un instant, l’ennemi des Shinobis semblait avoir retrouvé pleine possession de ses deux bras et donc, de ses mains.

Mais sur le côté, les flammes de Yamazaki Okiko arrivaient aussi grandes que puissantes. Et tandis que Sakaze Tôsen composait des mudrâs, il le savait. Il savait qu’il n’avait pas le temps de parachever sa technique Suiton pour se protéger…

… mais le temps n’était plus une contrainte pour lui depuis longtemps. Alors tandis qu’il finissait ses mudrâs, il utilisa ses pouvoirs temporels à l’opposé de ce qu’il avait fait jusqu’à présent. Il ne s’agissait plus de ralentir ou d’immobiliser quoique ce soit, mais au contraire d’accélérer. Et le Suiton qui sortit de sa bouche se forma avec une vitesse extrême et tourbillonna tout aussi rapidement autour de lui, le protégeant d’un feu qui serait sans doute mortel pour l’assimilateur de vent, immobile et dans l’incapacité d’utiliser son chakra.

Et tandis que sa technique Suiton voyait sa rotation faiblir, l’Homme au Chapeau avait déjà préparé sa prochaine technique, d’un autre répertoire mais tout aussi avancée.

Jetées par ses bras, d’énormes quantités de chakra Raiton fusèrent vers l’avant. L’une prit naturellement la direction du Kirijin, l’autre gagnait aussitôt en altitude pour aller pourfendre le meneur Teikokujin. Et si les deux Shinobis avaient été trop éloignés pour être eux aussi immobilisés par sa technique temporelle, la vitesse, mêlée au possible effet de surprise de cette technique pourraient être fatals aux deux ninjas.

Alors, tandis que les dernières bribes d’électricité avaient quitté ses bras, l’Homme au Chapeau se retourna, vers celui qui venait d’arriver. Son disciple dont il avait toujours été le plus fier… car il avait été son meilleur ami.

« Oui, Rei. »

Il avança lentement, pas à pas, vers celui qui se tenait devant le jeune Sakaze Tôsen. Il devait avoir saisi la situation…

« As-tu compris ? »

Le vieil homme s’arrêta. Plusieurs dizaines de mètres le séparait de son ami d’enfance.

« Si tu veux me tuer… c’est maintenant ou jamais. »

Important:
 
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Kogami Akira
Kogami AkiraEn ligne

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Mar 13 Oct 2020 - 17:54


Espoir 希望


Le moment le plus important de sa vie -et potentiellement de sa mort- arrivait enfin. En effet, atteignant de près le corps du jeune Sakaze Tôsen, Akira sentit sa vie défiler devant ses yeux. Le choix qu’il s’apprêtait à faire pourrait avoir un impact démentiel sur l’entièreté du Yuukan… et sur lui-même. Aurait-il dû fuir, laissant derrière lui ses vaillants camarades combattre corps et âme tandis qu’il se trouvait à l’abri ? Non. Ce n’était pas ce que l’empire lui avait inculqué, ce que Yamanaka Rei aurait fait.

… Et quelle ne fut pas sa surprise lorsque le visage de l’empereur lui apparut. Au fond, Akira n’avait jamais cru à sa mort. Ce dernier était trop fort, trop valeureux pour disparaître ainsi. Son empereur ne pouvait pas se laisser abattre, pas après avoir fondé l’empire qu’était le teikoku. Pourtant, le jeune homme ne put se réjouir de le voir ici… car tout semblait dire qu’ils n’étaient plus du même camp. Hébété, immobile proche du corps du jeune Tosen, Rei semblait… sidéré. Pourquoi n’aidait-il pas ses hommes ? Pourquoi ne tuait-il pas l’homme au chapeau, qui était désormais à sa portée ? En l’espace d’une fraction de secondes, l’univers du Kogami semblait s’écrouler. Cet homme, l’instigateur de tout ce qu’il était devenu aujourd’hui… semblait avoir rendu les armes. Pire, il regardait ses hommes brûler.

“ … “

Mais le Kogami ne se laissa pas abattre. Ce n’était pas ce que lui avait inculqué l’empire. Car en lui, la flamme du teikoku n’était pas éteinte… au contraire, celle-ci brûlait de plus belle, plus intensément qu’elle ne l’avait jamais fait auparavant. Peu importait que son empereur ne soit plus des leurs, peu importait que sa vie se termine ici entre leur pire ennemi et son empereur. Au contraire, le Kogami n’aurait pu rêver meilleure fin… si tant est que tout devait se terminer ici.

Car dans un éclair de lucidité et une détermination infinie, Akira fut preuve d’un ternier trait d’ingéniosité. L’envoi de son clone prenait ici tout son sens, puisqu’il fut le premier à sortir du sol à quelques mètres de la scène, composant immédiatement des mûdras… ou du moins, faisant mine d’en composer afin de faire mine d’attaquer le corps du jeune Tosen à distance.

“ Laissez moi vous épargner ce fardeau, mon empereur. “

Des paroles aussi sincères d’autant plus qu’il s’agissait de la toute première fois, et sans doute la dernière, qu’il s’adressait à son empereur de vive voix. Mais ces paroles, aussi honnêtes furent-elles, avaient également vocation à faire diversion… car proche du corps de Tosen émergea Akira, l’original, brandissant alors son katana dans un ultime geste chargé de témérité et dénué de regrets.

“ … “

Et, animé par la flamme de l’empire, Akira Kogami abattit sa lame dans le crâne du jeune et innocent Sakaze Tosen… seulement coupable de ce qu’il deviendrait.

Spoiler:
 

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Dans la Guerre, Victoire. Dans la Paix, Vigilance.
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Dans la Mort, Sacrifice.
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Shinrin Shinpachi
Shinrin Shinpachi

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Mer 14 Oct 2020 - 12:22
PAYS DES GRIFFES | 火の国の物語


Au sommet de ses rhizomes éclos à plusieurs mètres au-dessus du sol, le Monarque des Bois pouvait jeter ses yeux sur l’ensemble du périmètre afin d’étudier avec le plus de netteté possible la zone de combat. Gré de ce promontoire céleste, chatouillant de ses pétales ouvertes des azurs bousculés par les vents, l’homme était las, désespéré de voir ses efforts toujours réduits à néant, harassés pour avoir affronté d’abord une entité inorganique d’une autre ère, puis un Dieu, puis celui qui paraissait dépasser même les Dieux. En dépit de sa bravoure, il ne pouvait que se résigner face à l’évidence : ils ne faisaient pas le poids.

Ses deux jambes, brisées par sa propre technique retournée contre lui, l’empêchaient de pouvoir caresser l’espoir interdit de fuir ce fracas dantesque. Toute son âme baignait déjà dans le sang de la déchirure, flirtait langoureusement avec l’omnipotence de la mort qui s’invitait en tout temps et en tout lieu dans toutes les prédictions qu’il pouvait faire en analysant ce combat : il n’avait définitivement aucune échappatoire.

Abominables fatalités des rêves condamnés. Triste jour.

L’immense bois infernal né des mains du Shinrin avait quelque chose d’allégorique, symbolisait presque artistiquement l’écroulement de tout un monde, la fin d’une ère dirigée vers son autodestruction. C’était tout ce qu’il craignait, tout ce qu’il avait combattu depuis toujours ; et pourtant, quelque part, d’une certaine manière, il ne pouvait se déshabiller devant l’insoutenable évidence qu’il avait lui-même contribué à ce délitement d’un futur plus candide. Il se sentit condamné, certes ; mais coupable, aussi. A cette heure calomnieuse où la vérité s’éclatait sur sa face, il s’infligea introspectivement des accusations fatales : il était trop faible, il ne contrôlait rien, et il n’avait su rassembler suffisamment de forces pour diriger l’assaut final. Peu de vaillants avaient consenti à prendre le risque maximal ; la plupart avait décidé de se contenter de la maigre pitance d’un Dieu profondément affaibli qui n’était plus que charogne sur laquelle ils s’étaient jetés tel des nécrophages. Tous.

Peut-être ne méritaient-ils pas son sacrifice.

Le bois des enfers fut figé par le Tout Puissant. Le Shinrin déglutît. L’effondrement des arbres majeurs ne lui permît pas d’avoir une vision claire du sujet, mais il lui sembla que le corps de Sakaze Tôsen, dit « l’Homme au Chapeau », se métamorphosait organiquement. Il ne sut comment cela était possible, ni ce qu’il advint précisément de ces mutations : cela pouvait tout aussi bien être une transformation qu’une reconsolidation de ce qu’il possédait déjà ; voire même un changement éphémère. Plus rien ne pouvait le surprendre face à celui qui détenait toutes les recettes de ce monde. Il n’était plus vraiment du rang des hommes : il dépassait la notion du Vivant.

Une larme roula sur sa joue, qu’il ne put contenir. Son destin était scellé. Avec sa technique ankylosée par le Temps, il sut qu’il avait échoué. Il ne pouvait aller plus loin. Il vit les flammes. Il vit la vague, puis les éclairs. Parmi eux, certains se dirigèrent directement sur lui, alors même qu’il cherchait à extraire une lance de la souche sur laquelle il plafonnait, loin au-dessus de cette fatalité fangeuse qui ne demandait qu’à l’engloutir et à le mâchouiller afin que son corps devienne plus digeste pour la mort. Maître du Ninjutsu qu’il était, avisant l’arrivée imminente de ce tonnerre grondant en chargeant vers lui, il posa sa seconde main sur son support pour faire apparaître, sur sa gauche, un mur orné de ramifications résineuses : de quoi amortir selon lui cette attaque qui se dirigeait contre lui.

« Pour l’Emp… ! »


Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase. Lorgnant d’un coup d’œil sur son autre flanc, il le vit. Il paraissait épuisé, mais transpirait néanmoins quelque chose de bestial. Son idole la plus vénérée était là. Ce monstre vomi des entrailles de la haine, ses vengeances assouvies, vint à se distinguer depuis des ténèbres qu’il n’avait su apprivoiser. Il jaillît comme s’il apparaissait de ses souvenirs ; comme un vœu qui s’accomplissait. Yamanaka Rei. Etait-ce seulement pour réaliser ce qu’il n’espérait plus ? Shinpachi n’eut pas le temps de le savoir. Il sentît, sa main gauche posée sur son écran d’écorce, l’écorce trembler lourdement sous l’impact de la foudre. Puis il vibra avec une telle intensité qu’il pâlit : les éclairs creusaient le bois, sciaient les racines le protégeant pour aller de plus en plus profondément dans sa barricade. Le phénomène alla croissant, et bientôt ses doigts se mirent à trembler si fort qu’il se demanda s’il n’était pas touché.

Il eut le temps de brandir sa javeline, prit la posture d’un athlète olympien prêt à expédier son projectile. Le lanceur, dans une allure formidable, se tendît une fois qu’il fut prêt à faire son œuvre. Ce fut à cet instant que la foudre passa, cruelle, impitoyable.

Il tenta de crier, mais les circonvulsions électriques qui dévastaient déjà son corps en grande partie composée d’eau lui certifièrent que l’humain était particulièrement sensible à l’électricité, si bien que ses organes vocaux furent spontanément immobilisés. Il ne put rien dire, rien penser. Tout son organisme, à commencer par le bras qui s’était dressé derrière la barricade et qui le premier fut touché par le tonnerre, trembla comme s’il était atteint d’une frénésie vibrante. D’abord, le courant stoppa son cœur ; son système nerveux, rongé par l’intensité de ces volts faramineux, coupa sa connexion avec les neurones de tout l’être de cet apôtre de la détermination. Il fut comme mort, temporairement. Bientôt, le courant continua de le fustiger, des flashs secouèrent de façon éparses ses membres ; il produisait ça et là des manifestations lumineuses qu’il ne contrôlait pas, et qui résultaient d’étranges paradoxes nés de cette supra-intensité. Sa peau brûla et se noircit presque uniformément, un son étrange d’agonisant sortît de sa gorge de façon réflexe (un soupir languissant, évocateur d'une souffrance insoutenable) et fut secouée de nombreux sursauts, tellement multiples et fréquents qu’il fut comme mitraillé de convulsions. Un séisme était né à l'intérieur de lui, et l'avait fracturé à tout endroit en le soumettant à ses secousses innombrables : une abondance de spasmes extrêmes. Une fumée naquit progressivement de cette sentence, ses yeux se révulsèrent et s’il n’eut aucune goutte de sang qui germât de ses lèvres, il n’en fut pas moins carbonisé littéralement. Le courant continua de le malmener, crépitant comme un feu d'artifice et émettant finalement un étrange sifflement particulièrement strident, donnant presque une voix à la technique qui venait de l'admonester. Une odeur de feu baigna alors l'atmosphère tout autour de lui.

Lorsque la sanction cessa, il fut pris d’une étrange raideur. Son esprit, inerte, abandonna sa souche quelques instants, et laissa le martyr dans sa posture initiale de lanceur de javeline, immuable. Ses muscles, tétanisés, s’étaient contractés si fort à cause des stimuli produits en rafale et des secousses électriques qu’ils ne purent se dénouer. Il donna l’impression d’avoir été lui aussi figé dans le temps.

Et il demeura ainsi, comme une statue pétrifiée dans l’éternité, vaillant combattant de la Coalition ayant consenti à risquer le sacrifice ultime pour que ce monde fusse débarrassé du fléau. Il eut l’allure et les symptômes d’un mort ; sans doute que Yamanaka Rei, avisant son Lieutenant sacrifié, put envisager la mort de l’un de ses hommes dans des conditions atroces, à la faveur de cette fumée qui s’émancipait de sa chair et de sa peau noircie par la violence de l’assaut.

Mais c’était là grossière erreur. Si la sentence fut particulièrement atroce, elle fut temporaire toutefois ; aussi, l’âme du Monarque des Bois retourna à son hôte. Son cerveau et son corps, parcouru de circuits neuronaux, avaient été profondément affligés ; son cœur s’était même arrêté de battre. Mais les mécanismes de survie intrinsèques à son métabolisme n’avaient pas cessé de fonctionner pour autant. Bientôt, son organe de pensée refit le schéma de son être ; retrouva quelques connexions, incita à renouveler les stocks de chakra. Un effluve de cette énergie noble, que Sakaze Tôsen voulait voir disparaître, se dégagea timidement de l’intrépide Shinpachi : il était inerte, figé dans la raideur d’un apollon en pleine prouesse, et sa consciente s’était éteinte pour qu’il dorme. Il devint inconscient, incapable de se mouvoir. C’était un supplicié, mais un supplicié vivant. Dans l’apothéose d’un tel dévouement même devant la mort promise, il était en quelque sorte devenu…

… un saint.

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Konran Tenzin
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Jeu 15 Oct 2020 - 0:44
Douce illusion pour un homme que de vouloir arrêter le temps. Alors qu'est-ce que cela faisait de moi, celui qui pendant un instant avait cru pouvoir arrêter un homme capable de tels exploits ? Et pourtant tout semblait si bien parti, mon plan semblait cohérent et sensé. Empêcher ses mudras, l'acculer, pour permettre à mes camarades de pouvoir placer leurs techniques. Et espérer pouvoir venir à bout de cette entité qui a elle seule avait mis à mal toutes les grandes nations. Toutefois ce n'était qu'un doux rêve, dont l'espoir de le voir aboutir avait été nourri jusqu'aux dernières secondes. Changé en vent pour ne pas me faire avoir par les techniques de Tôsen, j'enchaînai alors de mes bras changés en lame venteuse dans l'espoir de couper court à tout mudras. Mes mouvements s'étaient faits vifs. Et même si je savais que ces derniers n'étaient pas suffisants pour le tuer, j'espérais que les attaques de mes partenaires le seraient, elles.

Mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque ma lame de vent rencontra son bras pour ainsi le découper, faisant gicler le sang de celui que l'on considérait presque comme un Dieu. On avait une chance ! Maintenant qu'il lui restait qu'un bras, je pouvais bien mieux l'occuper et l'empêcher de réaliser ses techniques temporelles. La forêt était en train de s'abattre sur nous, et si tout se passait bien, je me ferais disperser et pourrait reprendre forme humaine. Quant à lui, il ne semblait pas posséder le pouvoir de s'assimiler, qui était une condition génétique qu'il ne pouvait "apprendre". Mais alors que je m'apprêtais à frapper à nouveau, tout se figea. Comme une étreinte invisible, le temps semblait s'être resserré autour de moi, me figeant dans une glace fictive. Avec moi, toute la forêt s'était elle aussi immobilisée en pleine chute. J'écarquillai alors les yeux, si je le pouvais, comprenant donc sans peine la raison pour laquelle j'avais réussi à couper son bras. Le timing...Il avait tout calculé. Le moment précis où il devrait arrêter le temps pour stopper nos deux attaques.

Au final, je n'y étais pas aller assez fort ? Si c'était une question de timing, alors peut-être aurais-je dû y aller à fond dès le début et espérer qu'il ne puisse se défendre d'une de nos attaques ? Mais ce n'était pas grave, j'avais encore mon assimilation, je pouvais..."are" ? Mon chakra aussi...? Que se passait-il ? Je ne le sentais plus circuler en moi. Il semblait lui aussi figer dans le temps, incapable de se mouvoir comme il l'avait fait précédemment. Il pouvait donc aussi faire cela...? J'avais cru, à tord, qu'il ne pouvait que simplement arrêter le temps, et non le chakra qui circulait en chacun de nous. Mais me voilà bloquer dans le temps. Toutefois...il restait un espoir. Mes coéquipiers ne semblaient pas avoir été pris dans la technique. Il y avait donc un timing, et une portée à sa technique. C'était bon à savoir. Peut-être que mes camarades s'en rendraient compte...? L'homme au chapeau n'avait plus qu'un br....Nani ? Son bras revenait lentement vers lui, faisant comme un retour en arrière pour se recoller et un instant plus tard, c'était comme si de rien était. Et j'assistais à ce spectacle, tout à fait impuissant.

Un spectacle ? Un cauchemar vivant, plutôt. Etait-ce seulement réel, possible, en ce bas monde ? Des monstres d'une telle puissance que je me sentais insignifiant sous leur emprise. Eh merde ! Et maintenant voilà que je venais venir vers moi des flammes. Rapides, énormes, engloutissant tout sur leur passage. Un rempart d'eau protégea l'homme du futur, mais je n'avais pas la chance d'en bénéficier. Et je vis alors les flammes se rapprocher de moi, emplir mon champ visuel jusqu'à ce qu'il n'y ait rien d'autre. Moi, qui n'était fait que de vent, je me voyais sur le point d'être englouti par des flammes qui signeraient ma fin.

Ma fin...Alors c'était donc ici...maintenant...? Comme un énième jutsu du Sakaze, le temps sembla se figea. Mais cette fois-ci, je sus que notre adversaire n'y était pour rien. Ce n'était là que le fruit de mon esprit, ayant fait une pause pour contempler ces derniers instants. Intérieurement, je souris.

"Alors c'est donc à ça que ressemble la mort ? Eh merde...je n'ai que dix-huit ans...Il me reste trop de trucs à faire. Mais il semblerait que le destin s'en moque, hein ? Haha. Quelle plaie...

C'est donc ainsi que se termine nos duels hein, Toph-san. On était à combien déjà...? Je crois bien que c'est moi qui menait...Est-ce qu'on peut dire que j'ai gagné ? Haha, c'est une victoire bien amère que celle-ci...T'as été au top. T'as supporté le village tout ce temps toute seule...j'espère que j'ai pu un peu t'aider. Nos duels vont me manquer, même dans l'au-delà.

Gabushi-san...cela fait si longtemps que je ne t'ai pas vu. Nous avions encore bien des choses à partager. Après tout, tu es la seule que je connaissais qui partageait les mêmes capacités que moi. J'aurais aimé discuter plus longuement avec toi, en apprendre un peu plus sur ta personne. Toi qui était toujours si calme, je me demande comment tu aurais réagi à ma place...

Aimi-chan, haha tu as tant progressé depuis la première fois qu'on s'est vu. Maintenant tu diriges un hôpital haha. Je n'ai jamais eu l'occasion de te féliciter proprement pour tout ce que tu as accomplis, la petite rubiconde. J'espère que tu continueras à veiller sur Iwa avec ta bienveillance naturelle.

Tsuyoshi, tu as bien du potentiel, même si tu manques un peu de confiance. Mais tu as été un membre de mon équipe, et nous avons toujours été un peu sur la même longueur d'onde. Tu as vite créé ta propre équipe, et j'espère que tu sauras les guider autant qu'ils te feront grandir. Tu es déjà un ninja remarquable, un illustre et fier membre du clan Hyûga...

Ryoko-chan...haha. Je n'ai jamais eu l'occasion de voir tes enfants, mais j'espère qu'ils vont bien, et que toi aussi. Mine de rien, je m'étais fait à tes taquineries. Elles me manqueront presque. Tu as fait d'énorme progrès toi aussi depuis notre première rencontre...et tu m'as beaucoup appris. Porte-toi bien, petite sirène...

Teruyo-san, c'est certainement toi que j'ai vu le plus évolué, et le plus rapidement. La lumière d'Iwa, j'espère que tu conservera ta sagesse et ton analyse, et que tu en feras profiter tout le monde au village. Je suis fier d'avoir pu te transmettre le rôle de professeur de fûton à l'Académie. Tu en seras un excellent. Haha et occupe toi bien de la petite Saya...J'aurais tant voulu la voir grandir.

Masami...C'est certainement toi celle qui m'aura causer le plus de tracas. J'avais bien des projets pour toi...Et je comptais bien veiller sur toi. Même si je suis sûr que tu ne penses pas en avoir besoin. Mais je sais que tu sauras t'en tirer très bien...après tout tu l'as fait toute ta vie. Je compte sur toi pour continuer ainsi.

Yanosa...haha toi et moi avons bien souvent une vision très différente et des caractères tout aussi opposés. Mais s'il y a une chose sur laquelle je n'ai absolument aucun doute et que nous avons en commun, c'est bien ton désir inébranlable de protéger la Roche. Alors je te confie ma volonté, solide comme ton élément, pour que tu puisses te dresser face à ses ennemis.

Et puis...Meho. Mon élève, mon camarade...mon ami. En si peu de temps, tu m'as à multiple reprises montrer que je pouvais compter sur toi. Avoir confiance en toi. Tu as été un élève et un coéquipier incroyable...je ne crois pas que j'aurais pu faire une meilleure paire que celle que j'ai eu avec toi. Merci pour tout...je suis sûr que maintenant tu es assez fort pour reprendre ta propre équipe...

Ema...Papa...Maman...J'aurais tant voulu vous revoir une dernière fois. J'aurais tant voulu vous tenir dans mes bras une dernière fois. Sentir votre odeur une dernière fois. Merci pour tout...Hayate, Sun-Hi-sensei..Musashi, Hisa-san, Etsuko-senseï, Yondaime-sama, c'est à mon tour de vous rejoindre..."


Le temps reprit alors, et les flammes m'engloutirent. Mes lèvres s'entrouvrirent, mais aucun cri ne s'en échappa alors que la chaleur alléchante du feu me recouvrait pour lécher ma peau. La douleur était cuisante, mais rapidement, je ne sentis plus rien alors que ma conscience partait en fumée. Ce n'était pas bon signe...mais c'était peut-être mieux ainsi non...? Une fin paisible après des souffrances brèves mais intenses. C'était certainement le mieux que je pouvais espérer....

Au revoir, tout le monde... Merci pour tout...
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1/FINAL. Face-à-face Tenzin10
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Yamazaki Okiko
Yamazaki Okiko

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Jeu 15 Oct 2020 - 9:42
Il avait touché un partenaire... Okiko avait été complètement idiot pour le coup, complètement aveuglé par sa demande de vengeance qu'il en avait totalement oublié ses partenaires. Ils n'étaient pas du même village mais combattaient pour le même objectif : abattre l'Homme au Chapeau. Mais, il fallait l'avouer : la puissance de cet homme était incroyable, bien plus que les trois shinobis qui l'affrontaient et qui semblaient avoir un niveau plus qu'impressionnant en soi.

Chacun avait tenté quelque chose. Mais, la capacité de leur adversaire à maîtriser le temps était totalement compliqué à gérer, il fallait l'avouer. Le Yamazaki avait l'impression de voir cet homme s'amuser plus qu'autre chose à combattre contre le teikokujin, l'iwajin et le kirijin.

Okiko avait alors décider de lancer l'une de ses meilleur technique, un jet de flamme dévastateur pour en finir rapidement... Mais, l'ennemi public numéro un avait réussi à se protéger de son attaque à l'aide d'une barrière d'eau. L'Iwajin, tout proche de l'Homme au Chapeau, n'avait pas pu s'en protéger. Il y avait déjà un mort sous les coups de l'Elémentaire mais ce n'était pas l'Homme au Chapeau.

La contre-attaque arrivait. L'éclair apparut, une foudre. Les signes incantatoires se firent instinctivement pour l'ancien Hayashijin, la barrière d'eau craché de la bouche du shinobi fut rapide, mais pas assez. Le Suiton protégea en partie de l'attaque, mais d'un coup, Okiko sentit tout ses muscles se raidir, son corps devenir plus lourd qu'à l'accoutumée.

Ses genoux touchèrent le sol, suivi par le reste de son corps. Pas mort, mais presque, il était comme paralysé par l'attaque foudroyante de l'Homme au Chapeau.

Etait-ce la fin pour le Yamazaki ? Il n'étai pas mort, mais continuait à combattre dans cet état étai la mort assurée, aujourd'hui, il se rendait comte qu'il était faible. Trop faible pour combattre contre l'Homme au Chapeau, avantagé par sa maîtrise du temps.


Résumé du tour:
 

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1/FINAL. Face-à-face J6f2

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Rei
Rei

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Jeu 15 Oct 2020 - 20:27
Il y a quelques années…

On ne pouvait plus dire si c’était l’intérieur d’une taverne ou d’un quelconque autre bâtiment tant tout dévasté. Tables et tabourets étaient brisés, soutenant différents corps ou bien inconscients ou bien… inertes. Et au milieu de ce carnage, une personne restait debout. Face à elle, un seul homme avait eu la chance d’être épargné mais, même allongé sur le sol poussiéreux, il tremblait tellement qu’il ne pouvait cacher sa peur. Elle était immense, tant celui qui restait debout avait tout dévasté.

« T-tout ça pour du saké ?! A-attends un peu que la milice arri-
La milice ?! Tu crois que les hommes du Daimyô feraient quoi face à moi, trou d’balle ? Dégage ! »

L’heureux survivant sursauta et, malgré ses graves tremblements, il réussit à se sortir des débris et à s’enfuir. Il ne fit même pas attention à la silhouette qui, à l’extérieur, avait décidé l’inverse : à savoir d’aller vers les débris et… vers le fou furieux qui avait tout dévasté.

Yamanaka Rei n’éprouvait ni gêne ni satisfaction. On lui avait refusé un verre et ces idiots avaient cru que leur nombre ferait le poids face à ses capacités. Encore une fois, on lui avait manqué de respect. Encore une fois, certains l’avaient payé de leurs vies.

Il soupira, avant de ressentir une présence, encore dans son dos...

« Qu’est-ce que tu fous encore là ? Je t’ai dit de déga- »

… mais lorsqu’il se retourna, il vit que ce n’était plus le paysan saoul qu’il avait cogné. C’était un vieil homme, avec un chapeau des plus étranges.

« Eh le vieux, je sais pas si t’as capté, mais la taverne est fermée. Alors va retrouver mamie et fais-nous des petits derniers avant de passer l’arme à gauche.
Mamie, comme tu dis, est morte. Et c’est toi que je suis venu chercher, Rei. Suis-moi, il est temps de donner un vrai sens à ta vie. »

Pour la première fois, l’expression de Yamanaka Rei, l’homme qui en avait toujours fait selon son bon vouloir, avait changé. Sûr de lui et hautain, il n’arrivait même pas à réduire la surprise qui transpirait de son visage. Mais son arrogance, elle, était toujours là. Tout comme son agressivité…

« Euh comment tu connais mon nom toi ? T’es qui au juste ? »

Le vieil homme laissa s’échapper un rictus qu’il ne dissimula pas à son futur apprenti.

« Disons que tu peux m’appeler… »

***


L’Homme au Chapeau.
C’était donc lui.

Yamanaka Rei n’était plus que l’ombre de lui-même. Les paroles de son mentor et ami d’enfance embrumaient son esprit qui, comble de l’ironie pour un membre de son illustre clan, était plus perturbé que jamais. « Si tu veux me tuer… c’est maintenant ou jamais. » Vraiment ?

Il n’arrivait plus à discerner ce qui est réel ou faux. La notion du temps, carte maîtresse d’un mentor à l’objectif si puissant, semblait s’échapper. Le petit Tôsen était là, au sol. C’était bien lui, avec bien des années en plus, mais qui n’avaient finalement rien changé. Il aurait pu le reconnaître parmi mille. Celui qui rêvait d’être un shinobi, et qui enfant n’avait que sa persévérance et sa volonté pour se donner l’illusion qu’un jour, il en serait un, dans une famille qui pourtant se l’était refusé. Et lui, au cœur et à la naïveté si chaleureuse, sans la moindre prédisposition pour les arts shinobis…

… il était devenu l’homme le plus craint de tout le Grand Continent ?

Ce mentor, qui avait toujours su être là dans les moments difficiles… Lorsqu’il avait perdu sa sœur, il avait été là. Il avait aidé à repousser les villages de Kumo et d’Iwa. Il avait évité un génocide encore plus terrible. Mais plus que ce qu’il avait fait, maintenant que son identité était révélée, la question était surtout de savoir ce qu’il aurait pu faire.

L’expression de Rei changea et son regard défia celui de l’Homme au Chapeau.

« Pourquoi me l’avoir caché ? »

Les poings serrés, ses veines commençaient à ressortir sur des muscles qui se crispaient à mesure que sa rage reprenait le dessus. Mais ce n’était pas une rage bête comme celle qu’il avait eu par le passé. C’était une colère face à l’incompréhension et au flot de questions qui submergeaient son esprit. Pourquoi ? Pourquoi ? POURQUOI ?

« Tu savais qui j’étais ! Et en sachant ça, ma sœur… ma sœur tu… tu aurais pu la sauver, non ? Avec tes pouvoirs temporels à la con ! »

Il lui avait caché la vérité. Il y avait trop d’incertitudes, trop de questions, trop de doutes.

Son poing droit se délia, tandis que la chaleur le gagnait. Des flammes y apparurent tout autour.

Il méritait. Oui. Il méritait de mourir. Il n’y avait qu’une chose à faire…

Mais à l’instant où son poing de feu fut prêt, une présence se fit aussitôt ressentir. C’était le jeune Akira ! Il fonçait pour… tuer Sakaze Tôsen ! Son ami ! Et si c’était ce qu’il fallait ? Et si…

***


« Tu penses que nous réussirons ?
Oui. Je sais qu’avec toi, nous réussirons. »

***


Ainsi, dans son esprit tourmenté, ce souvenir vint agir comme un électrochoc pour Yamanaka Rei. Instinctivement, il fut rappelé à son objectif. Et d’un éclair de lucidité, il sut ce qui devait être fait.

Il devait tenir son engagement. Il devait tenir sa promesse.

Alors il leva son poing de feu pour l’emmener frapper le cœur… du jeune Akira.

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L'Homme au Chapeau
L'Homme au Chapeau

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Sam 17 Oct 2020 - 18:14
L’hésitation découlant d’innombrables questions. L’Homme au Chapeau voyait son disciple et ami d’enfance perturbé par les révélations qu’il venait de faire. Que ce fut par sa connaissance de l’esprit humain ou ses dons temporels, le vieil homme ne pouvait évidemment pas être surpris. Mais il attendait, conscient que pour son Lieutenant dont il ne pouvait encore être totalement sûr de la loyauté, le moment était crucial. S’il acceptait de tuer le jeune et inconscient Sakaze Tôsen…

Mais le jeune soldat de l’Empire, Akira, avait surgi. Chargeant avec le peu de forces qui lui restait, son objectif ne faisait aucun doute. Par ses paroles ou l’arme qu’il brandissait, il souhaitait emporter dans la tombe le jeune Samouraï endormi. Alors que les autres Shinobis avaient, certes vaillamment, participé à un combat perdu d’avance ; lui – qui était le plus inexpérimenté – avait fait ce qu’il pouvait avec ses capacités et le peu de chakra qui lui restait. C’était impressionnant…

… mais pas suffisant pour s’écarter de la sentence que lui réservait son ancien maître et Empereur. Le poing flamboyant dirigé à l’encontre d’Akira, Yamanaka Rei s’apprêtait finalement à frapper son cœur.

Il ne put finir son geste.

Le poing de feu était resté à un demi-mètre d’Akira, dont l’arme avait également été immobilisée à quelques pas de sa cible, le jeune Sakaze Tôsen. Mais que ce fut l’ex-Empereur ou l’actuel soldat du Teikoku, ils comprirent aussitôt que leurs corps figés n’étaient pas le fruit d’une suprême tension qui aurait soudain raidi leurs muscles.

Ils avaient été figés dans le temps avant l’instant fatidique, pour chacun d’entre eux, par celui qui, à quelques dizaines de mètres derrière eux, avait levé sa main.

« Tu allais le protéger… me protéger. Tu as définitivement regagné ma confiance, Rei. »

Le concerné, aussi bien que celui qu’il allait tuer, pouvaient entendre les pas de l’homme le plus craint du Grand Continent. Il se rapprochait. Et lorsqu’il se retrouva à la hauteur de ceux qu’il avait immobilisés, il pointa sa paume droite vers son Lieutenant.

« Reste à savoir ce que tu en feras, une fois que j’aurai répondu à toutes tes questions. »

D’un geste, Yamanaka Rei fut libéré de l’emprise temporelle. Il s’écroula, tandis que les flammes avaient déjà presque disparues de son poing. Tandis qu’il se relevait, il regarda le jeune Sakaze, encore inconscient malgré le titanesque combat qui s’était déroulé non loin.

« Je continuerai de vous… de te suivre, Tôsen. »

Les deux hommes s’échangèrent un regard, lourd de sens. Malgré tout le mal qu’il avait à le concevoir, Rei avait compris que le mentor qu’il avait suivi depuis toutes ces années n’était pas simplement un homme aux pouvoirs temporels et à l’objectif pur : il s’agissait de son ami d’enfance. Et leur collaboration allait forcément évoluer. Il ne pouvait en être autrement.

Devant le jeune Akira, qui avait presque réussi l’acte qui aurait pu à tout jamais changer l’Histoire, le vieux Sakaze Tôsen s’abaissa pour prendre son jeune « lui » sur son épaule.

« Allons-y, s’adressa-t-il à son Lieutenant.
Tu ne les tues pas ? »

L’Homme au Chapeau se retourna. Il semblait presque surpris de la question de son ami. Mais il n’esquissa ni sourire, ni s’esclaffa. Il n’y avait rien d’amusant dans le combat qui venait de se dérouler. Il n’y en aurait pas non plus dans sa conclusion.

« Certains sont déjà entre la vie et la mort. Survivre à l’affront d’une défaite est parfois plus difficile que d’échapper à la mort elle-même. Ils ne peuvent pas gagner, et j’espère que s’ils survivent, ils le raconteront. »

Il parlait évidemment du meneur d’hommes Teikokujin et du Kirijin dont la technique Katon avait été impressionnante. Puis il marqua une pause, avant de reprendre.

« Quant à toi… »

Alors, il plongea son regard dans celui qui ne pouvait plus rien contrôler, le courageux Akira, encore figé dans la technique temporelle de celui qui avait choisi de l’épargner.

« … tu étais prêt à tuer celui que j’étais plus jeune, juste à cause de ce qu’il allait devenir. C’est exactement ce que je veux faire avec vous, les Shinobis : vous retirer le chakra et les Dieux pour vous empêcher de semer mort et destruction dans vos guerres futures. »

Les yeux du vieil homme tutoyaient ceux, toujours vifs, du jeune soldat de l’Empire du Feu.

« En ça, nous nous ressemblons. Mais il existe une différence fondamentale qui, à elle seule, justifie toute mon action… »

Il fit volte-face, son « lui » plus jeune toujours inconscient sur son épaule.

« … à l’inverse de vous, pour accomplir mon objectif, je ne souhaite tuer personne. »

L’Homme au Chapeau reprit sa marche, quittant ceux qui avaient vaillamment combattu. Puisse leur combat leur faire comprendre, pensa-t-il, tandis que Yamanaka Rei adressa un long regard silencieux à celui qui fut un temps son soldat.

Puis les deux amis d’enfance, ironiquement ennemis des Shinobis, s’en allèrent.

Spoiler:
 
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Kogami Akira
Kogami AkiraEn ligne

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Sam 17 Oct 2020 - 18:51


Espoir 希望


Comme précédemment explicité, Akira n’avait pas peur de la mort. Celle-ci n’était, pour lui, que la fin d’une vie et le commencement d’une autre, bien qu’il n’en récupérerait aucun souvenir. Pourtant, sur ce qu’il pensa être ses derniers instants, une certaine peur s’empara de son coeur meurtri. Meurtri par cette vision qui lui était imposée. Celle de son empereur, son père spirituel, celui de tous les membres du Teikoku… élancé vers lui pour en finir. Akira avait voulu y croire. D’abord heureux de le revoir en vie, le jeune homme avait ensuite douté. Mais jamais n’aurait-il pu croire que l’homme qu’il avait jadis suivi se retournerait contre lui.

“ Traî… “

Sa bouche se figea en même temps que son geste, à quelques centimètres du corps de Tôsen. Evidemment, cette tentative n’avait que très peu de chances de réussite… et il venait d’en avoir la preuve. L’homme au chapeau, plus loin, venait de l’empêcher d’arriver à ses fins. Pourtant, alors qu’il se pensait déjà un pied dans la tombe, Akira réalisa qu’il en était de même pour Rei. L’empereur, qu’il pouvait désormais observer de plus près encore, était figé, proche de lui donner la mort. Une vision qu’il aurait aimé éviter de s’imposer davantage…

“ … “

Pourquoi ? Pourquoi son allié l’avait-il attaqué ? Pourquoi, encore pire, son ennemi venait-il de le sauver alors même qu’il tentait de le tuer ? Akira ne put s’y résigner. Comment vivre avec une telle vision en tête ? Son sens de l’honneur samouraï lui dictait de retenir cet élan de bonté de la part de son ennemi, tandis que l’humain lui criait d’ignorer cet acte. Un acte sûrement empreint de cynisme, un cadeau empoisonné, un piège. Il ne pouvait en être autrement. Le Kogami se refusait tout bonnement à croire que l’empereur puisse être un traitre, et qu’il fut sauvé de son courroux par la pire menace qu’ait jamais connu le Yuukan.

“ … “

Ainsi, perdu mais la flamme de l’empire brûlant toujours en ses yeux, le jeune homme balaya la scène du regard… pour s’arrêter dans ceux de l’homme au chapeau. Un homme qui pourrait le tuer dès maintenant, et de manière parfaitement légitime. Pourtant, il n’en fit rien. Ce dernier lui fit part de quelques mots qu’il ne put ignorer, bien qu’il fut incapable de lui répondre, avant de le regarder s’en aller aux côtés de Rei. Une image qui, comme beaucoup de choses qu’il avait pu voir aujourd’hui, resterait sans doute gravée en sa mémoire pour l’éternité.

Mais il ne fit rien pour les suivre. Le combat était terminé… et était un échec. Akira avait fait tout ce qu’il avait pu à l’aide de ses faibles moyens, et ne pouvait fondamentalement pas s’en vouloir. Sans doute pouvait-il même s’estimer heureux d’être totalement indemne outre son chakra épuisé. Quelque part… sans doute avait-il été béni des dieux. C’était bien la seule explication que pouvait accepter le jeune homme.

Mais une chose vint l’extirper de ses pensées. Akira n’était pas venu seul… pourtant, seule sa silhouette restait debout sur le champ de bataille. Plus loin, ses camarades agonisaient au sol. Sans qu’il puisse jauger leur état, le Kogami s’élanca vers eux, pensant surtout à Shinpachi et à l’état dans lequel il le retrouverait.

“ … Non… “

Arrivant proche de cette scène de carnage, l’Hijine s’abaissa au niveau du premier corps. Méconnaissable. Carbonisé. Inutile de faire état de sa mort, ce dernier avait combattu jusqu’au bout. Une sépulture décente serait la moindre des choses… mais les vivants passaient avant.

“ Merci. “

Dit-il en se recueillant un instant aux pieds du damné avant d’accourir vers Shinpachi. Brûlé également mais en vie au vu de son pouls battant, le Kogami hésita un instant vis à vis de la marche à suivre. Après tout, le jeune homme n’avait aucune connaissance en médecine… mais laisser son ami dans un tel état serait impensable. Ainsi, retirant son haut, le soldat le plaça autour du torse de son camarade afin de prévenir les frottements. A priori, il allait devoir le transporter et mieux valait éviter d’empirer un état déjà critique.

“ Ça va aller… tu ne mourras pas mon ami. “

Réconfortant son camarade inconscient, il s’approcha ensuite du troisième. En meilleur état que les deux autres, celui-ci ne s’avérait pas moins hors combat, comme complètement paralysé au vu de la rigidité de son corps. Sans doute serait-il au moins aisément transportable, ce qui ne serait pas un mal puisqu’il allait devoir faire un bon bout de chemin avec deux corps.

“ Merci. “

Répéta t-il au Kirijin qu’il n’avait pas l’honneur de connaître. Jetant un dernier regard à l’Iwajin décédé, désolé de devoir le laisser ici, le jeune homme formula tout de même de dernières paroles.

“ Je promets de revenir pour t’offrir une sépulture. “

Ainsi, récupérant son camarade Lieutenant sur le dos tout en prenant le Kirijin sur l’épaule, il grimaça. Malgré sa grande et large carrure, le jeune homme était bien affaibli et ce simple effort lui demandait en réalité toutes les forces qui lui restaient. Mais ainsi était le prix de la défaite. Une défaite qu’il espérait seulement partielle… car alors qu’il commençait à s’éloigner, Akira redoutait ce qu’il pourrait trouver plus loin. Le jeune homme avait affronté trop de choses aujourd’hui pour devoir confronter d’autres cadavres.

Spoiler:
 

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Dans la Guerre, Victoire. Dans la Paix, Vigilance.
1/FINAL. Face-à-face Icnm
Dans la Mort, Sacrifice.
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Shinrin Shinpachi
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Dim 18 Oct 2020 - 0:51
PAYS DES GRIFFES | 火の国の物語


Il ne put rien voir de ce qu’il se passa une fois qu’il fut électrocuté et presque brûlé vif. Tout son système nerveux avait comme semble-t-il été mis à l’arrêt, et ses sens autant paralysés que ses membres ne lui permirent pas de deviner la félonie de son maître. Tout juste entendît-il des voix, eut-il comme une perception erronée et abstraite de ce qui s’était passé dans le monde « d’en-dessous ».

Enfin, contre toute attente, l’Homme au Chapeau les épargna. Après avoir supprimé la vie du grand Konran Tenzin, après avoir fustigé Okiko et Shinpachi, après avoir épargné la vie d’Akira attenté par son propre Empereur, il décida de laisser des témoins pour qu’une trace soit écrite, qu’on révèle toute l’étendue de sa puissance ; et qu’on développe, pour son compte, la Terreur qu’il faisait déjà régner sur les peuples.

Le corps du Monarque des Bois fut, à ce titre, comme un symbole de cette puissance terrifiante. Des zébrures bleutées, qui avaient marqué sa peau de stigmates nébuleuses et saillants, lézardant comme des veines sur l’ensemble de son organisme brûlé et cloqué, affirmaient par leur présence que cet être avait frôlé la mort. Les sévices de tels dégâts ne pourraient disparaître qu’avec le temps. Sur sa tête, des touffes de cheveux étaient tombées et sa peau, noircie par la chaleur de l’électrocution, s’était couverte de plaie suintante et de veines hypertrophiées.

Shinpachi ne ressemblait plus qu’à un cadavre ambulant. Il avait tout perdu de la beauté patricienne et juvénile de ses fastes jours : il n’était plus que l’ombre d’un vivant.

Un râle continua de résonner dans sa gorge, infini et dolent. Il était la voix d’un mal insidieux et redoutable, une agonie sans fin qui l’affligeait terriblement. Mourir aurait été bien plus confortable. Vivre était sa punition.

Il sentît les bras puissants d’Akira le soulever, après que son promontoire se fut résorbé, une fois le calme revenu. Il avait pu compter sur ce brave jusqu’au bout, et sans avoir la conscience nécessaire pour réaliser à quel point il lui devait la vie, il eut une étrange impression de fraternité. Akira l’avait toujours soutenu. Il était sans doute l’un des seuls être auxquels il pouvait offrir sa toute relative confiance.

Mollement, il se laissa traîné, son corps pustulent et suintant de mort ramassé par le courage et le dévouement d’un véritable héros de la Coalition. Akira était leur sauveur.

Et lui, qui autrefois était plein d’allure, ne sut pas encore à quel point tout changerait à partir de cette étape : il était défiguré à jamais. Aliéné jusque dans le fond de l’âme.
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Yamazaki Okiko
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Dim 18 Oct 2020 - 5:38
Faible. C’était le ressentiment qu’il avait après cet affrontement titanesque face à l’homme le plus craint au monde actuellement. Ou alors, l’Homme au Chapeau était juste bien trop fort. Que pouvaient-ils espérer à quatre face à lui ? Tous avaient préféré se sceller un Dieu en eux plutôt que d’affronter cet homme.

Okiko n’en démordait pas, il était impossible de le battre seul mais à plusieurs, tout aurait pu être différent. A trois sur lui, leur ennemi avait été acculé laissant espérer de bonne choses. Il imaginait un combat où cet homme serait seul face à une dizaine de shinobis expérimentés. Tout changerait.

L’Élémentaire s’était retrouvé au sol, le corps entièrement raidi suite à l’électrocution qu’il avait reçu. Pas mort mais mal en point, incapable de bouger ne serait-ce que le petit doigt ou de prendre la parole.

Sans défense, il suivit ce qu’il se passait. Un du groupe avait tenté de tuer l’Homme au Chapeau du présent... Mais rien ne se passe comme prévu, ce-dernier ainsi que celui censé être l’Empereur quittèrent les lieux laissant le cadavre Iwajin et les trois autres ici.

Ce fut le Teikokujin qui le prit, l’amenant alors sur le Pays du Feu afin qu’il se remette. Heureusement, la Coalition aidant, après quelques jours de convalescence, le Kirijin put rentrer dans son pays.

Il ne cessait de se dire une chose : devenir plus fort pour pouvoir terrasser l’Homme au Chapeau. C’était la seule solution présentement qui s’offrait à lui.

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1/FINAL. Face-à-face J6f2

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Shinrin Hanzo
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Dim 18 Oct 2020 - 15:58
La marche était longue et le jeune marionnettiste ressentait de plus en plus les affres de son nouvel invité. Il aurait aimé simplement s'allonger, se languir du ciel, ne penser à rien et se laisser emporter par la bienveillance de Morphée, mais sa curiosité latente lui refusait cette faveur. Alors il enjambait les troncs et se mouvait dans la pagaille, tentant du mieux qu'il le pouvait de rejoindre ces compagnons dans cette étrange forêt allongée. A coup sûr, les arcanes du Clan Shinrin étaient passés par là et lui confirmer que dans la bonne direction il allait.

Et que fut sa surprise de découvrir ce spectacle de flammes et de bois.
"Akira ?"
Là il voyait son compagnon, corps sur l'épaule et le dos, amoché par un affrontement semble-t-il pénible et damné. Il ne manquait pas de reconnaître la silhouette du compagnon kirijin qui l'avait quitté contre l'automate ainsi que celle de son fraternel - carbonisé - qui éclaircissait ainsi les doutes disgracieux qu'il contenait.
"Que s'est-il passé ici ?"
Indirectement, il avait déjà en partie des réponses, discernant par les éléments disposés ici et là ainsi que par l'attitude de son compagnon colossal que trahison il n'y avait pas eu et que son ainé s'était démené corps et âme contre l'adversaire. Exaltant alors un long souffle affligeant, il se prenait de culpabilité tant son jugement fut fallacieux et faux, demeurant inquiet quant à la santé du Monarque. Il en restait que le danger rodait certainement encore dans la zone, ils ne pouvaient guère s'attarder en palabres sous risque que la liste des morts ne viennent également être agrémentée de quatre noms.

S'approchant du macchabée qui demeurait là, il restait affligé par l'effroi d'une mort qu'il a frôlé. Sous certaines perspectives, cette chose teintée de cendres aurait pu être lui. Subsisté alors quelques amas de matériel ainsi que ce bandeau qui avait perdu de son brillant mais sur lequel l'on pouvait reconnaître le symbole du village de la roche.
"Là gis un frère d'une autre nation, puisse ton sacrifice n'être jamais oublié, j'y veillerai."
Alors aussi épuisé puisse-t-il être, le jeune Jinchuuriki s'abaissa au sol, ne manquant de mettre dans sa poche tout élément pouvant avoir de la valeur et ce, de manière naturelle, telle la bonne pie qu'il était. La faux qui gisait là fut portée au même titre que la dépouille. Il était profane de laisser sa peau de charbon à l'air libre, mais il n'avait pas le choix.
"Partons d'ici, nous installerons notre camp pour soigner nos compagnons dès que nous aurons quitter ce funeste pays."
1/FINAL. Face-à-face Blood10

Ainsi prenait donc fin ce tragique épisode sur fond de dieux et de feu. Peut-être remettraient-ils pied un jour dans ce pays de griffe, et pour sûr, ils viendraient préparés cette fois-ci.

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1/FINAL. Face-à-face Signa2
黒火 -Le Maître Pantins de l'Empire
« Plus n'est jamais assez.»
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1/FINAL. Face-à-face

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