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Rapport douloureux [Toph]

Oterashi Yanosa
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Dim 27 Sep 2020 - 23:51
Rares étaient les rapports aussi importants que celui que le guerrier calciné s’apprêtait à livrer aujourd’hui. Et si l’Oterashi n’avait jamais eu de difficulté à livrer par écrit des récits et explications détaillées, ce qu’il devrait parvenir à véhiculer de fermeté et de détermination dans ses propos requerrait en ce jour pour lui de mobiliser tous les atouts de communication possibles. Simplement vêtu d’un haut de kimono sans manches beige et usé ainsi que d’un pantalon ample et de ses bottes lacées, le Chûnin brava les rares regards à s’appesantir sur ses blessures et cicatrices fort peu plaisantes à l’oeil et se dirigea sans une once d’hésitation à l’étage de l’Académie, dans les hauteurs où se trouvait le bureau de l’Intendante.

Un noeud, bien malgré lui, se forma au creux de ses entrailles alors qu’il gravissait les dernières marches. Sans aucun doute que si il avait du faire face à nouveau à cette journée fatidique, à cette bataille contre Yonbi, il aurait agi quasiment de la même façon, à quelques détails près. Demander en amont à Taishi de lui confier l’une de des bombes les plus compactes et puissantes faisait partie de ces détails, mais se rejouer la scène ne servait plus à rien, désormais. Ce qui était fait, ce qu’il avait eu à faire, était fait, point. Et en aucun cas il ne pouvait ou ne devait regretter ses actes, en dépit des conséquences qu’ils avaient pu engendrer. Ces pensées ne chassèrent pas le nœud : le peu d’emprise qu’il avait pu avoir sur lui, cependant, s’étiola en un instant.

D’une main ferme et décidée, il toqua deux fois à la porte avant d’entrer, referma vivement derrière lui, puis se planta au milieu de la pièce. Dans sa posture, on pouvait lire à la fois la tension inhérente au contexte et la nonchalance naturelle du Tellurique à l’égard de la hiérarchie. Une chose de plus que le Yonbi n’était définitivement pas parvenu à lui ôter. S’assurant de maintenir un contact visuel avec celle qui tenait les rennes de leur cité meurtrie, il prit alors la parole d’une voix profonde et éraillée, transformée à jamais par la morsure des flammes.

« Au rapport, Intendante.
Dès les premières secousses… j’ai rejoint le point de ralliement attribué à mon unité, composée de Shuhei, Senken et Taishi. Ce dernier a entamé aussitôt l’incantation du scellement, tandis que je commençai pour ma part à ériger la barrière. Puis la Terre a hurlé, et le magma a commencé à pleuvoir. Senken et Taishi sont parvenus à nous en défendre… puis, alors que la main du Yonbi surgissait du cratère, Kettent est arrivé sur notre flanc arrière. Et alors que Taishi nous protégeait de l’une de ses paumes moniales et que Shuhei établissait un périmètre… j’ai rompu la formation. 
»

Ce nœud, encore et toujours. De toutes ses forces, il le réprima, le comprima. Ce n’était pas maintenant qu’il flancherait.

« J’ai chargé vers le cratère, me suis propulsé loin en hauteur. La manœuvre devait me permettre d’exécuter un assaut direct sur le crâne de la bête : elle a été plus rapide… et a surgi de son trou pour m’avaler. En dernier recours, j’ai fait tout ce que j’ai pu pour créer un point de sortie, en tâchant de faire le plus de dégâts possibles sur mon passage. Une manœuvre qui réussit, toutefois… le chakra de Yonbi était tel qu’il a infiltré et corrompu le mien. L’instant suivant, le scellement arrivait à son terme, et je me repliai sur mon unité… pour lui porter secours. »

Sa gorge lui faisait souffrir le martyr, et il dut déglutir avec peine pour empêcher sa voix de s’éteindre.

« ...Comme tout le monde, j’ai également eu droit au discours de ce Tôsen. Difficile de démêler… ce qui pourraient être de véritables informations de ce qui s’apparente à du bourrage de crâne. Il veut se débarrasser du chakra… et donc de ces soit-disant « dieux ». Ce dernier objectif, cependant… je le comprends, et le partage. Et, de cette journée fatidique, j’ai au moins obtenu ceci : la conviction que ces créatures, cet héritage d’un autre temps… ne sont pas plus immortelles ou divines que toi ou moi.

Ces bêtes devront être tuées, tôt ou tard, d’une façon ou d’une autre. Voilà mon rapport, Intendante.
 »


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Jeu 1 Oct 2020 - 23:15
Une visite. Toph avait demandé à ne pas être dérangé, mais les gardes avaient sans doute été occupés ailleurs, ou repoussé par l'étrange aspect de Yanosa-san. Il semblait désormais plus de lave que de pierre. C'était aussi étrange qu'inquiétant. Curieuse de son rapport, elle le laissa parler.

Et son poing se crispa de plus en plus.

Elle se jeta sur son bureau d'un bond et le giffla dans un claquement impérial.

Sombre IDIOT !

Elle le giffla de sa main. Cela n'avait rien de très puissant comme impact. Le coup était partit tout seul, en oubliant cette promesse que Toph s'était faite de ne plus jamais utiliser le taijutsu... mais bon en même temps, est-ce qu'une giffle était véritablement du taijutsu. Ce débat serait aussi philosophique que purement interne. Toph était visiblement troublée, mais ce n'était pas de la colère qui se voyait sur son visage.

C'était de la douleur. Entre la tristesse et la culpabilité, avec une pointe de soulagement. Un cocktail inhabituel et particulièrement difficile à retenir de manière impassible.

Ne t'avise plus jamais de jouer les héros, tu as failli perdre ta vie... Je comprends que tu veuilles détruire ces entités incontrolable, mais reste rationnel. Cela n'est pas notre priorité. Tu as failli perdre ta précieuse vie pour ... de la vanité. Pensais-tu réellement pouvoir tuer un monstre de cette envergure seul ?

Elle le toisa du regard. Elle comprenait mieux son apparence stigmatisée. Il portait sur lui les fruits de son erreur. Pourtant, elle était aussi soulagée. Soulagée que son nom n'aille pas rejoindre la liste des décès de cette opération. Soulagée qu'elle partageait avec le dieu du singe le même sentiment envers Yanosa.

Qu'il était véritablement indigeste.

Coupable, aussi. Car elle avait déjà vu cette direction d'esprit. Elle savait qu'il avait un complexe du héros. Elle en avait déjà eut la preuve et elle se devait d'essayer d'y remédier. De couper le mal à la racine, car elle l'appréciait malgré tout. Aussi, parce que c'était son rôle bien entendu, et qu'elle s'était faite la promesse de protéger tous les iwajins. Et ce qui ne l'avait pas tuer aujourd'hui le tuerait plus tard.

Yanosa crèverait à force de se croire invulnérable.

Yanosa-san, as-tu encore tes parents ? De la famille ? Que penseraient-ils si tu venais à mourir ? Personnellement, j'en serais triste, et je me serais particulièrement coupable si tu serais mort d'une façon aussi bête. La perte de Ryoko me désole, à proximité de moi et une kunoichi si accomplie. Et la perte de chaque iwajin me fend le coeur un petit peu plus, à chaque fois. Alors j'aimerais que tu apprennes a apprécier la vie, Yanosa-san, avant que tu ailles bêtement chercher la mort. Car si la samourai que je suis sais qu'il y a des vies qui méritent de se sacrifier pour des idéaux...

Petite pause pour effet dramatique.

Mon idéal est que les iwajins vivent, avant tout. Les démons sont des outils pour assurer le futur, et les détruire - si c'est possible - est une entreprise que je garderais en tête pour plus tard, après que la menace du Chapelier fou se soit dissipée. C'est même une entreprise dont je suis prête à te mettre à la tête, puisque tu y tiens tellement. Mais pour cela, je veux que tu changes ta vision. Ta vie a de la valeur de manière certaine. Miser sur une chance infime de tuer une entité infernale est est un choix à faire de manière éclairée et de manière préparée. Définitivement pas en dernière minute, sous le coup d'une impulsion. Compris ?

Elle se rassit derrière son bureau. Elle devait se montrer dure, juste, compréhensive mais sévère. C'était beaucoup trop dure pour elle, dans les fait. Elle n'était pas tellement une grande oratrice. Elle se débrouillait, certes, mais c'était tellement insufficant. Elle avait tellement à apprendre dans tellement de sujet qu'elle n'avait jamais pensé prendre un cours de ressource humaine et pourtant, c'était ce dont elle aurait eut bien besoin à ce moment précis.

Les dieux n'ont rien à faire dans le monde des hommes, c'est évident. Cela l'est de plus en plus. C'est pourquoi il nous faut être particulièrement attentif aux hommes et aux civils, car chaque shinobi peut devenir l'équivalent de ces dieux pour un civil, et c'est un piège dans lequel nous ne devons tomber. Et mieux, nous devons montrer l'exemple.

La question qui venait allait sans doute être terrible à répondre.

Es-tu un exemple, Yanosa-san ?

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Sam 3 Oct 2020 - 0:19
Ce regard, il l’avait déjà vu. Ce mélange d’inquiétude et de colère, d’affection et de rage, que la Bakuhatsu aux cheveux lilas lui avait si souvent asséné par le passé. Un bref instant, alors qu’il observait toujours l’Intendante, ses pensées dérivèrent en direction d’Asuka, jusqu’à ce que le coup de tonnerre de ses nerfs enflammés ne le ramène à l’instant présent. La Hyûga avait bondi, hors de son fauteuil, hors de ses gonds, pour lui décocher une gifle magistrale : piqué au vif, l’Oterashi expira lourdement, attrapant machinalement son menton tout en verrouillant à nouveau son regard dans celui de sa supérieure.

Elle aussi, avait mal, il le voyait dans son regard, le lisait dans ces tremblements imperceptibles qui animaient ses traits jeunes et tirés. D’une façon qu’il n’aurait même pas su exposer avec des mots, il partageait ses sentiments, ses émotions, à un niveau qui transcendait le chagrin et la peine. Ils étaient définitivement les deux versants d’une même pièce, vivant leur vie par le combat et, dans son cas à lui, pour le combat. Sa vie… Sa vie valait-elle qu’on s’inquiète à ce point pour elle ? Avait-il voulu sans s’en rendre compte devenir le héro vaniteux que dépeignait Toph ? Tout ce qu’il savait, muré dans un mutisme d’un froid bouillonnant, c’était qu’à la question en apparence rhétorique de la samouraï, une réponse jaillit immédiatement en un grandiose relief dans son esprit : Oui.

Sa bouche s’entrouvrit presque pour formuler cette réponse, mais il se ravisa, transmettant malgré tout par ses yeux iridescents le fond de sa pensée. L’Intendante n’avait, de toute façon, pas terminé ses remontrances. Des reproches chargés de douleur et de regrets. En l’entendant faire mention de sa famille, Yanosa fronça les sourcils, là où ne demeuraient plus en réalité que de la peau suppliciée par le flammes. Des gens qui tenaient à lui ? La chose lui parut tellement alien qu’il ne parvint pas à saisir le concept, enterré couche après couche sous les strates de pierre froide et de souffrances inévitables sous lesquelles sa vie toute entière avait fini par crouler. Cette existence, réduite à sa plus simple expression de lutte et de grandeur, de violence et d’évolution, de destruction et de renouveau, il l’embrassait plus que jamais pleinement, trop lucide de son propre point de vue pour accepter de se livrer à une quelconque compromission.

La vie. Leurs vies. L’attachement de l’Oterashi à ces dernières devait être au moins aussi puissant que celui de Toph, mais l’inhibition de sa peine, la colère et la hargne qui l’avaient remplacé dans son coeur de pierre lui interdisaient de s’appesantir sur ses pertes. A sa façon, elle tenait à lui, à ce qu’il représentait, à ce qu’il incarnait, et il en avait autant à son service pour la guerrière féroce et appliquée qu’elle était. Toutefois, en cet instant précis, toute la compassion et le sens qu’elle aurait voulu pouvoir instiller dans l’esprit du Chûnin glissa contre son coeur d’obsidienne, son faciès serré et impassible figé face au sien. Patiemment, il rongea son frein en l’observant s’en retourner à son bureau, canalisant cette fameuse patience qu’il était parvenu à développer, cette tempérance qu’il s’était bâtie.

Leurs rapports avec les civils : une problématique plus urgente qu’il ne paraissait de prime abord, et dont il était en partie soulagé qu’elle soit prise au sérieux par l’Intendante. Cela n’en atténua pas pour autant sa surprise, cependant, en entendant l’ultime questionnement de Toph, lancé comme un défi à ses propres travers. Monolithique, il inspira profondément.

« ...Non. Très certainement que non. »

Pour la première fois depuis son entrée, il pivota légèrement ses pieds, se tournant momentanément vers une ouverture baignée de lumière.

« Ma vie...n’a de sens pour moi qu’au coeur du combat, tu le sais. Shi no bi… Des hommes et des femmes qui flirtent avec la mort, l’endurent, la portent avec eux. Quel exemple peuvent-ils bien donner, à des gens qui n’aspirent qu’à une vie calme et paisible ? Combien de personnes capables de manier le chakra se terrent dans leur quotidien, en quête d’une paix qui n’existe pas ? »

Machinalement, il fit quelques pas autours de la pièce, rassemblant autant ses pensées que ses forces pour permettre à sa voix abîmée de continuer à émettre.

« … D’une étape à part entière dans l’évolution de notre espèce… nous avons été relégués à de simples outils tenus en laisse, pour finalement être taxés de bourreaux de l’humanité par un homme qui prétend avoir tout vu, tout vécu, tout prévu… Ketten… Il s’est replié, sitôt le scellement terminé. Il aurait pu nous décimer, nous abattre comme des chiens et récupérer le Yonbi… mais il ne l’a pas fait. Sceller ces « Dieux » pour les faire disparaître... Tôsen l’a dit lui-même : c’était son plan, depuis le début… Tout comme c’était le mien.. d’affronter et de tuer cette bête… »

Une intensité redoublée dans les yeux, le Tellurique se retourna de plus belle vers la jeune Hyûga, la toisant depuis l’autre versant de son bureau.

« Tu ne m’as pas écouté. Personne ne l’a fait. Tu m’as demandé d’attendre… et nous voilà rendu là, à jouer le jeu de cet homme qui veut nous renvoyer à l’âge de fer… Nous aurions pu montrer l’exemple… Montrer au monde que la puissance de ces créatures nous était indifférente, montrer nos valeurs au chapelier, créer un avenir différent… ! » s’emporta-t-il finalement, son corps trahissant de plus en plus l’enragement profond qu’il tenait encore pour la plus grande partie en respect.

Mais, comme ravisé, il se détendit à nouveau, le regard soudain bas et résigné. Lorsqu’il le releva en direction de l’Intendante toutefois, on pouvait voir sous les couches de peau encore meurtries les muscles du guerrier se tendre et rouler sur ses os.

« ...Toi qui parlais d’exemple, si tu veux en rester un à mes yeux… si tu souhaites conserver mon soutien total et absolu, alors il n’y a qu’une seule chose à faire. »

Une pause, lourde de sens, figée dans le temps.

« Donne-moi deux jours… et retrouve-moi au pied des monts jumeaux de l’ouest. Là bas… nous trancherons. »

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Lun 12 Oct 2020 - 12:16
Le Guerrier tellurique n'était pas dénué d'intelligence, même si sa raison était différente. Sa façon de penser était étrange et intéressante. Sans doute était-ce cela qui l'avait autrefois permis de déjouer les pièges du marionnetistes samourai, et de retrouver le Shogun. Toph se retrouvait en lui. La Toph sauvage, guerrière et impatiente qu'elle avait été.

Qu'elle n'était plus.

Evidemment que je n'ai nul envie de jouer à son jeu, Yanosa-san. Mais avons-nous le choix ? La dernière fois, il s'était téléporté derrière un shinobi expérimenté et lui avait arraché la tête avec la colonne vertébrale encore attachée dessus. Avec du recul, c'était sans doute un déplacement très rapide plutôt qu'une téléportation. Bien sûr. Mais se blesser et risquer de perdre des éléments avant de l'affronter est encore plus absurde. Se défaire de ces dieux est important, mais moins que de tuer un homme dont le but avoué est de faire tomber le monde dans une anarchie totale, avec lui à sa seule tête.

Toph observa le guerrier brûlé, comme certains l'appelaient. Deux jours. Serait-il seulement en l'état ? Elle avait entendu que son assimilation elle-même avait des soucis. Elle-même était, à contrario, fraîche et disponible. Elle n'avait pas dépensée excessivement de chakra, n'avait pas été blessée par son propre combat. Cela ne semblait guère juste.

Elle lui aurait volontiers donné plus de temps.

Mais elle vit son regard. Elle compris la détresse derrière. Le coeur de pierre, véritablement, mais avec de la lave pour tout fluide vital. Lui faire preuve de compassion ici serait une erreur. Cela avait été sans doute une erreur précédemment, déjà. Mais Toph n'était ni parfaite ni omnisciente. Elle le rencontrerait comme un guerrier qui le mériterait.

Soit, je serais-là, puisque ma leçon doit entrer de la manière forte, puisque ta vie n'as de sens que dans les combats. Mais ne sois pas aussi présompteux, Yanosa. Cela ne sera pas l'Intendante que tu affronteras. Cela sera le Tsuchikage. Et tu seras le seul tranché.

Par ces mots, Toph annonçait ainsi sa nomination. Elle n'avait pas encore eut le temps d'en informer le village, venant à peine de recevoir le courrier de son Daimyo.

Une menace. Mais aussi la nécessité de montrer sa force. Sa détermination. Elle ne pouvait plus se montrer indécise. Elle devait aller de l'avant. Et si elle partageait l'horreur de Yanosa pour ces monstres de chakra... Et bien, elle pensait que le Chapelier fou était une horreur bien au-delà de cette mesure. Et pour le vaincre, utiliser des démons semblaient un prix bien moindre à payer.

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Oterashi Yanosa
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Lun 12 Oct 2020 - 23:58
Pourfendre un « Dieu ». Tuer un Homme. Il était étrange, dans le fond, que le premier paraisse en l’état davantage faisable à l’Oterashi que le second, mais l’immuabilité du Temps, son absolutisme et l’emprise de Tôsen sur celui-ci avait pour lui de quoi faire pencher la balance, en particulier depuis son incursion au coeur, littéralement, de l’une de ces soit disant divinités. Tout aurait été tellement plus simple, s’était-il dit, si la Coalition avait simplement pu débusquer et tuer le Dieu Renard. A supposer que le Chapelier ait dit vrai, cependant, son simple réveil suffirait à accomplir son objectif, ce qui rendait cette stratégie caduque. Dès lors, les deux solutions les plus évidentes consistaient au choix à accomplir l’exploit de sceller l’information de la localisation du Kyûbi à tout jamais… ou à exterminer Tôsen et tous ses partisans.

Et le guerrier calciné avait beau se débattre intérieurement, il peinait à entrevoir une solution qui puisse s’appliquer dans la pratique en assurant la survie des manieurs de chakra en tant que tel.

Toph, dans les faits, n’avait pas tort : elle n’avait simplement à ses yeux pas réellement raison. Entendre de sa bouche qu’il ne lui plaisait guère de devoir se conformer au moins pire de ses choix sonnait comme une justification trop rassurante pour ne pas être pour lui synonyme de facilité piégeuse. Leurs priorités à chacun, si elles aboutissaient au même idéal, empruntaient des voies différentes : de là, et avec le temps, était né le conflit, inévitable et inexorable. L’Oterashi cultivait la conviction que ce genre de friction était ce qui faisait véritablement avancer les choses, à travers la douleur et les sentiments qui se voyaient transcendés dans le creuset ardent du combat. Devoir se lancer ainsi à l’assaut de la Hyûga par le biais de cette demande de duel singulier, cependant, mettait véritablement ses nerfs à l’épreuve. Saurait-il se plier au jugement de cet agogé si il lui était ultimement défavorable ? Pourrait-il véritablement mettre la vie de la leader incontestée de son village en péril pour prouver la force et le bien fondé de ses convictions ?

Pendant un instant, Yanosa sentit le temps flotter autours d’eux. Le regard de l’Intendante était dur et résigné, calme aussi, et ce fut avec le même tranchant que son sabre qu’elle délivra sa réponse à son invitation.

« … Alors… Masato a enfin daigné porter un peu d’attention à ses troupes… Cet homme choisit bien ses combats… mais peu importent les titres qu’il peut distribuer. Tu sais l’estime que j’ai pour toi, Toph, mais je ne peux pas la laisser interférer. »

Il tourna vivement les talons, son visage mutilé empourpré par la sourde colère qu’il parvenait à maintenir à un niveau tout juste acceptable selon ses propres critères. Un niveau à partir duquel il pouvait continuer à opérer sans voir son jugement être altéré par ses émotions bouillonnantes mais conscrites. Avant de repasser la porte, il se retourna une dernière fois.

« ...J’ai fait hurler de douleur un soit-disant Dieu. Ne laisse pas mes péchés d’orgueil te cacher les tiens... »
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Jeu 15 Oct 2020 - 11:13
Il se tourna, sorti une dernière réplique sous le regard d'acier de Toph. Ses Byakugan était activée et le regardait partir. Comment en était-elle arrivé là ? C'était dur à dire. Mais elle pouvait lui laisser le dernier mot. Après tout, elle ne se faisait pas d'illusion sur ses propres capacités. Ils étaient ce qu'ils étaient. Elle savait pertinemment qu'elle avait plus d'expérience au combat que bien des shinobis. Elle était jeune et sa vie avait été emplis de conflits, de duels, d'entrainements et d'apprentissages. Yanosa était un peu plus âgé, mais sa vie de shinobi était bien plus courte que celle de la Kunoichi. Qu'il ait réussi à faire hurler de douleur un dieu n'était une preuve de rien du tout, au final, sinon qu'ils souffraient.

Contrairement à beaucoup, elle s'était focalisée très tôt sur ses techniques défensives, délaissant les attaques complexes et préférant finir ses adversaires sur des contre audacieux, où de simples techniques étaient tout aussi efficace, si pas plus. Yanosa semblait avoir pris une optique diamétralement opposée. Il était dans l'attaque. L'offensif. L'agressif. Il avait fait mal à un Dieu, là où Toph n'avait jamais fait que de défendre ses équipes. Mais elle n'avait jamais perdu la vie, et aucun de ses coéquipiers en mission n'avait eu à souffrir de blessures handicapantes. Le guerrier tellurique, lui, les avait abandonné.

Il y avait une différence fondamentale entre les deux guerriers. Yanosa agissait comme s'il était invulnérable, sans penser aux conséquences. Tandis que Toph agissait comme si elle était invulnérable, à cause des conséquences.

Mais je dois me montrer invulnérable, tu ne comprends pas Yanosa-san ? Car si je meurs, qui pourra encore protéger Iwa du monde extérieur ? Non, je ne suis pas orgeuilleuse. Je dois te rassurer. Rassurer le village. Ce n'est pas de la vanité. Être forte est mon Devoir.

Elle soupira, face à personne et seule dans son bureau. Être Kage était un fardeau qu'elle ne portait pas volontiers. Elle pris une plume et se mit à écrire une lettre. Ou plutôt, une annonce. Il était temps qu'Iwa apprenne qu'elle était officiellement et légalement leur Tsuchikage, après vécue un an dans une Intendance illégitime. Ce voyage avait été assez peu mouvementé, tout pris en compte. La suite ne le serait certainement pas.

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