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Retrouvailles douloureuses - PV Toph

Miyamoto Teruyo
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Mer 30 Sep 2020 - 22:12

Si j’étais désormais sorti de l’hôpital, je n’en étais pas pour autant soigné de tous mes maux. J’avais croisé Yanosa et d’autres, et contrairement à la majorité de ceux présent dans la clinique, pour ne pas dire la totalité, j’étais en bonne forme physique, là où mes pairs, des proches, des amis, des amis chers et intimes étaient eux, sauvagement meurtris, et cela, en partie par ma faute. Au fond de moi, je ressentais cette peine, cette douleur que j’avais causée bien que d’autres m’avaient affirmé que je n’y étais pour rien. Pour autant, comme une colère sourde tapis qui se faisait présente par moment, j’avais cette sensation étrange que je ne saurais expliquer facilement que j’étais en partie responsable. Même si je savais que le fautif était plutôt « lui », comment devais-je appréhender cette nouvelle situation que nous vivions lui et moi. D’ailleurs, était-il seulement encore en vie ? Avais-je gagné un quelconque bénéfice à porter ce démon en moi ? Je n’en savais trop rien. J’avais peur de le savoir en toute franchise, et pour l’heure, ma principale préoccupation n’était pas là.

Si pour l’heure, j’avais bien compris que sortir de ce qu’il restait du village était totalement proscrit, j’avais tout de même demandé à ce que ma famille rejoigne les ruines de la cité afin que je puisse les voir, les serrer dans les bras et profiter d’un amour inconditionnel. En attendant, j’avais quelques jours à passer avant qu’il nous soit permis de nous réunir et je savais parfaitement ce qu’il me fallait faire. Le simple fait d’évoquer cette pensée me fit sombrer dans une profonde mélancolie qui m’habitait déjà, quelques larmes commençant à perler sur mes joues sans que je ne m’en rende réellement compte.

Doucement, mes pas me portaient vers la zone qui avait témoin de notre affrontement face à ce Dieu que j’hébergeais. Si les blessés avaient été évacués, il y avait là quelque chose que sûrement personne n’aurait songé à faire. Après de très longues minutes de marche, voilà que les ruines de notre affrontement s’offraient à moi. Un souvenir puissant m’enserra alors le cœur lorsque j’approchais enfin de la zone où mon groupe et moi avions défendu le village de Yonbi. Essuyant quelques larmes d’un revers de la main, je restais debout, la mine triste malgré un temps estival des plus radieux, à regarder au sol d’immenses tâches brunâtres. C’est à cet instant qu’une voix m’interpella.

« Eh ! T’as pas le droit d’être là, c’est interdit. »

Me retournant doucement, un jeune garçon, un adolescent était là, vêtu comme n’importe quel shinobi. J’avais déjà dû le croiser une fois ou deux et de mémoire, c’était un genin du village, sûrement un de ceux appelé en renfort après le combat pour aider avec les blessés et commencer à remettre le village en étant. Pour autant, si le shinobi suivait ses ordres, en voyant mon visage, j’ai pu sentir un léger recul de son corps, comme une peur toute relative.

« Pardon … je … je savais pas que c’était vous … »

Que c’était moi ? Était-je donc devenu cette personne que l’on craint pour ce qu’il m’était arrivé. Je dois dire qu’avant que tout ceci n’arrive, seul chez-moi quand j’avais encore une maison, après que ce messager m’ait délivré le message, j’ai longuement réfléchi à ce qu’il adviendrait de moi, du regard des autres à mon égard, et de mon propre regard sur les autres. Je n’avais aucune idée, et aujourd’hui j’en avais un premier aperçu.

« Son corps ? … Que … qu’est-ce qu’il est devenu ? »
« Euh … en fait … on savait pas trop quoi faire … on a fait ce qu’on a pu … on a rassemblé les morc… le corps dans une grosse caisse en bois qu’on a déposé au cimetière. »

Si la gêne était palpable pour mon interlocuteur, me concernant, il n’y avait que peine et tristesse. Levant les yeux, je tournais mon regard au loin, vers la zone indiquée par le genin.

« Merci … »

Un simple mot étouffé, mais qui dans les circonstances actuelles en disait beaucoup. Sortant de ma besace une simple feuille et un crayon, je commençais à griffonner d’une écriture quelque peu tremblante, qui ressemblait bien peut à mon écriture habituelle, quelques mots destinés à la seule personne à ma connaissance qui serait en mesure de m’aider. Finalement, pliant le courrier, je le tendais au jeune homme qui me dépassait bien de deux têtes.

« Tiens, va donner ça à Toph. Dis-lui que cela vient de moi. Et si on refuse que tu remettes le pli en main propre, dis que cela vient de moi. »

Citation :
Toph,

Tu dois déjà savoir ce qui est arrivé à Bersekyr, et si ce n'est pas le cas, sache qu'il n'est plus, qu'il s'est sacrifié pour sauver Iwa.

Ma peine est immense, d'autant plus que je suis le seul fautif de sa disparition et j'ai besoin de ton aide. Je dois me racheter, faire ce deuil et je ne pourrais y parvenir sans toi.

Je t'attendrais au cimetière du village.

Teruyo

Sans plus de cérémonie, oubliant même de remercier mon interlocuteur, je quittais les lieux et me rendais en cet espace funeste où reposait mon ami, celui qui s’était sacrifié pour que je survive.

Dès mon arrivée, l’ambiance morose qui m’accompagnait s’installa également après la découverte de cette « caisse » au fond taché d’écarlate. M’approchant doucement, je posais délicatement ma main sur les planches avant de poser ma tête contre le bois. C’est à cet instant que des pas se firent entendre à proximité de moi. Toph ou quelqu’un d’autre, je les ignorais en cet instant, pleurant la perte d’un être cher.

@hyûga toph

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Jeu 1 Oct 2020 - 22:37
Toph avait bien reçu moults messages en ces temps troubles. De civils. De la coalition. De shinobis. Elle était pourtant fortement occupée et en ignora beaucoup, sauf un seul. Car ce message venait de Teruyo-san. Elle eut une boule dans le ventre qui se formait, comme une masse dense de chakra corrompu inutilisable et bloquant sa respiration, lui infligeant presque physiquement de la douleur réelle. Elle l'avait esquivé volontairement, mais elle ne pouvait plus remettre à plus tard cette rencontre.

Lui en voulait-il de son choix ? De l'avoir désigné comme sacrifice humain dans la lutte pour le Bien, pour le Yuukan, pour ses idéologies. Oh, comme elle aimerait pouvait en parler et en discuter avec Gabushi ou Aimi. Mais le pouvait-elle ? Non, bien entendu que non. Un dirigeant ne devait pas montrer ses doutes, ses désespoirs, ses regrets, ses faiblesses. Iwa avait plus que jamais besoin d'un capitaine à sa proue pour désigner un point à l'horizon brumeux et annoncer sans faillir qu'il s'agissait de la terre ferme.

Etait-elle ce capitaine parfait ? Non. Mais aucun Tsuchikage ne l'avait jamais été.

Le sujet n'était cela-dit pas pour discuter de son nouveau status de porteur de démon, mais de la perte de son kuchyiose. Toph ressentit réellement de la peine pour lui. Elle se dépêcha donc au cimetière, car elle se devait de l'aider à outrepasser ce deuil. Elle avait besoin de Teruyo à toutes ses capacités. Elle préférait également qu'il soit heureux, bien entendu, mais cela ne servait à rien de se mentir. Au fond d'elle, elle savait malgré tout qu'elle le considérait déjà quelque part comme un outil.

Elle ferait de son mieux pour ne pas trop y penser et se cacher la face. Elle arriva devant le Lumineux en pleurs. Elle ne se fit pas connaitre. Elle avança, simplement, et se mit à ses côtés.

...

Car aucun mot ne lui venaient à la bouche. Rien qui ne puisse véritablement épancher sa douleur. Elle imaginait ce que cela serait de perdre son propre compagnon Iorek. Ce n'était pas la même chose qu'un camarade iwajin. Pourtant, l'intensité n'en serait pas moins grande. C'était un camarade de champs de bataille. Il lui avait déjà sauvé la vie et lui sauverait encore. Ce n'était pas qu'un outil de travail et d'entrainement, c'était véritablement un lien indescriptible et invincible qui les unissait.

Un lien qui avait unit Teruyo et Bersekyr. Toph avait de la responsabilité, bien entendu. Elle était la maitresse du pacte d'Iwa, et elle l'avait enseigné à Teruyo. Quelque part, la mort de ce Roi des ursidés était de sa faute à elle. D'un autre côté...

... si elle devait être tout à fait honnête...

Elle préférait que Teruyo soit sauf.

Le temps s'écoulait, et le temps n'était pas une denrée sans fin. Toph se décida donc à prendre la parole, maintenant qu'elle était plus émotionnellement stable. Sa voix ne la trahit pas.

Je suis désolée, Teruyo-san. Pour beaucoup de choses. Du sacrifice que je t'impose, mais aussi de la perte que tu as à subir en ce moment. Mes mots ne seront pas du meilleur des réconforts, mais si tu veux... tu peux me parler de lui. Dis-moi... comment était-il ?

Ils n'avaient jamais eut l'occasion de se voir, après tout, et encore moins de discuter. Discuter... n'était pas le fort de Toph, surtout en de tels circonstances. Mais il était une chose dans lequel elle étai meilleure, et dont elle tirerait partie. Elle commencerait par écouter, tout simplement.

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Lun 12 Oct 2020 - 18:07

Brisant le silence qui régnait dans la zone, cette énorme caisse aux teintes brunâtres, témoignage du sang séché de mon défunt sauveur, Toph fit son apparition peu de temps après que le messager mandaté par ma part fit son office. Levant les yeux, il me fallu de longues secondes pour assimiler les paroles de l’intendante. Mon visage strié de larmes, je m’adossais au cercueil de fortune.

« Pour ce qui est du sacrifice, on en parlera plus tard si tu veux bien … »

Puis, délaissant la boite, je m’approchais de la jeune fille qui s’était donnée la peine de venir et qui semblait partager, du moins en partie, la douleur qui m’habitait. À distance raisonnable, je me pliais en deux devant la Hyuga, en signe de contrition.

« Je … je n’ai pas de mots pour dire à quel point je suis désolé. J’ai trahi le pacte que tu m’as fait signer, je t’ai trahi. Par ma faute, Bersekyr est mort. »

Me relevant doucement, malgré les traces de pleurs, les larmes avaient disparu, laissant place à un visage cette fois déterminé.

« Comment il était ? Têtu, déterminé et grognon. Mais quand il fallait accomplir son devoir, rien ne pouvait le détourner de sa route, son sacrifice en est une preuve. Mais, si je sais ton temps précieux, encore plus en ces temps de crise, c’est que tu es la seule à pouvoir m’aider. »

M’asseyant sur un banc, du moins, ce qu’il en restait, je posais mes coudes sur les genoux, croisant les mains et reprenant la conversation avec conviction.

« Il m’a sauvé, il a sauvé notre groupe. Il savait sa mort arriver quand je l’ai appelé et pourtant, il a fait face à son destin. Il ne mérite pas de finir ici, dans cette caisse. Il a le droit de reposer parmi les siens. De fait, étant donné, que tu as le pacte avec toi, tu dois être en mesure de me dire où je dois me rendre pour honorer sa mémoire. J’aimerais me rendre, peu importe si je suis accompagné de mes geôliers si mal dissimulés, sur les terres des Ursidés, faire honneur à ce héros, montrer mon respect à son peuple et … proposer à l’un de ses frères de m’accompagner dans ma quête. Je suis certains que tout autant que moi, ils ont le désir de prendre leur revanche. »

Les doigts serrés, le sang quitté mes phalanges doucement, laissant une teinte rosée, presque blanche à mes poings, au niveau de mes articulations. Cela faisait une éternité que je n’avais pas été si convaincu par une tâche, la dernière fois fut à l’époque où j’avais remonté la pente après la disparition de ma Yui adorée. Ma famille avait su m’aider, aujourd’hui, c’est une autre famille qui avait besoin d’aide, et moi aussi.

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Mer 14 Oct 2020 - 0:10
Toph écouta. Teruyo semblait encore plus en peine que ce qu'elle ne pensait. Elle évita de trop s'attarder en des questions. Elle l'écouta, simplement, et commenta en tout et pour tout par une simple remarque.

... Un compagnon qui honorait de sa présence.

Elle laissa un silence s'installer suite à la demande de Teruyo. Elle voulait lui dire qu'il n'avait trahis en rien son Intendant. Elle voulait le rassurer. Le réconforter. Mais les mots lui manquaient. Les mots, la manière, les émotions. Son métier c'était les armes, et les paroles la laissaient souvent de côté. Pour autant, il était des mots qu'elles pouvaient partager - non, qu'elle devait lui dire.

Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir Teruyo-san, mais il faut comprendre que dans cette histoire je ne peux être qu'une intermédiaire. Je peux invoquer le Roi du Nord, et nous pouvons ensemble lui demander une audience dans son Royaume, avec un accompagnant. Néanmoins, je ne peux rien te garantir s'il accepte ou non ta requête. C'est un allié, pas un serviteur, mais tu le sais déjà. Va droit au but, et demande a être accompagné d'une personne.

Une demande de la part de l'Intendant, spécifiquement.

Oui, si je te ne fais pas accompagné par au moins une personne, je vais avoir des personnes mécontentes sur le dos, c'est politique. Mais si le type te regarde de travers durant cette mission, tu m'en fais le rapport, et je m'assure qu'il soit envoyé à la frontière nord du Pays.

Elle composa les mudras et posa ses mains au sol, faisant apparaitre l'énorme invocation à ses pieds. Elle s'agenouilla ensuite, et fit signe de tête à Teruyo. Il avait désormais le tapis libre pour faire sa demande, et elle interviendrait à des moments clefs pour le soutenir ou pour faire pencher la balance en leur faveur.

Iorek, Roi du Nord, je t'invoque pour une supplication.

L'Ours polaire, énorme et régal, se levant de toute sa majestueuse hauteur et se tourna vers Teruyo. Il se rappelait de lui. De leur dernier échange où la rage l'avait emplit et qu'il avait failli lui arracher la tête. Le Jeune ninja lui avait néanmoins prouvé ses forces et sa volonté. Il avait accepté son pacte.

Bonjour, petit Homme. Je t'écoute.

Sa voix semblait même plus tonitruante que la dernière fois.
Spoiler:
 

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Lun 19 Oct 2020 - 22:20

« Merci, de m’aider. Ton acte compte beaucoup pour moi, autant, si ce n’est plus que l’époque où tu m’a aidé à acquérir ce pacte. Mais aujourd’hui, j’ai le sentiment d’avoir fauté, d’avoir mis en échec la confiance qui m’unissait aux Ours. Je me dois de réparer mes torts, de tout faire pour qu’ils acceptent ma repentance. »

Las, fatigué, mais légèrement ragaillardi par les paroles de la Kage, je me redressais au fur et à mesure que son discours se poursuivais, me rapprochant finalement du point d’invocation de Iorek, intervenant une nouvelle fois avant que l’animal ne fasse son apparition.

« Peu importe ce qui pourrait advenir, je me dois de le faire, pour lui, il le mérite, comme tous ceux qui sont tombés avec lui. Je ne reculerais pas, c’est mon devoir, j’en fais une question d’honneur. Appelle donc Iorek que je puisse lui faire ma demande. »

Mes paroles étaient sans émotions, mais franches, sans une once de peur ou d’hésitation dans le timbre. De son côté, la Hyuga procéda finalement à l’appel du Roi du Nord, l’Ursidé qu’il m’avait été donné de rencontrer quelques mois plus tôt. Toujours fidèle à lui-même, l’invocation géante imposait de par sa stature gigantesque, similaire à celle de feu mon estimé défunt allié. Tournant ma tête vers la Godaime qui venait de s’agenouiller devant le sérénissime, pour ma part, je faisais le choix de rester debout pour faire ma demande.

Glissant une main dans l’une des poches de ma veste, j’en sortais une touffe de poil brune, ensanglantée, séchée et collée. Après quelques pas vers le géant prédateur, la main touffue devant moi, le regard plongé vers elle, je la regardais en silence avant de prendre la parole d’un ton grave.

« Iorek, tu le sais déjà, je n’en doute pas un seul instant, mais Bersekyr n’est plus … »

Accompagnant le geste à la parole, je montrais la touffe de poils par la même occasion avant de poursuivre.

« Il s’est sacrifié pour sauver ce village, pour sauver ces habitants et pour sauver les valeurs que nous défendons… et … pour agir ainsi, il a répondu à mon appel. Aujourd’hui, je porte le fardeau de sa mort, à cause de moi. Il s’est sacrifié pour qu’à mon tour, je me sacrifie, pour que j’accueille le Démon qui venait de le tuer. »

Poing serré posé sur mon torse, comme si Yonbi était là, quelque part, je tapotais ma cage thoracique avec force, à m’en faire résonner les poumons.

« Bersekyr n’est pas revenu auprès des siens à cause de moi. Aujourd’hui, il est là avec nous. Mais il ne doit pas seulement reposer avec nos morts, il a droit à un repos auprès des siens, à un hommage digne de son sacrifice. Accepte donc que je ramène son corps dans son pays natal, que je lui rende hommage et que … que … qu’il me pardonne. »

Et qu’il me pardonne ? Non, je n’attendais nul pardon pour avoir sacrifié un ami, en revanche, plus qu’un hommage, c’est un nouvel ursidé avec un désir de vengeance que j’espérais trouvé, un nouveau compagnon qui comprendrait mes ambitions et motivations pour poursuivre ce que j’avais commencé avec le Roi de l’Ouest.

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Jeu 7 Jan 2021 - 0:50

Iorek se tenait devant moi, dressé sur ses deux pattes, dépassant de plusieurs têtes les bâtiments autour de nous qui ne s’étaient pas effondrés. De tout son charisme polaire, il me toisait avec la force de son regard habituel, ce regard qui vous faisait sentir si petit, si faible, si frêle. Pour autant, contrairement à la dernière fois où, dans le besoin d’une certaine manière, j’avais courbé l’échine et accepté mon destin, cette fois, les choses étaient différentes. En l’instant, compte tenu des événements récents, il n’était plus question de courber l’échine. Au contraire, et malgré ma petite taille, ma taille minuscule face au géant poilu, je soutenais le regard sévère qui m’écrasait. Il n’était pas question que je me laisse abattre. Au contraire. Les choses devaient avancer et pour cela, je devais mener à bien ce pourquoi j’étais là. Iorek, silencieux, après des secondes qui me paraissaient durer un temps infini prit finalement la parole de sa voix tonitruante.

« J’entends tes paroles petit homme. Et si je devrais écraser sur-le-champ celui que tu héberges, tu n’es pas à blâmer pour ce que tu es devenu. Bersekyr était mon compagnon d’arme et à ce titre, il a vécu et est mort comme il le voulait. Malgré tout, je te remercie pour ta volonté affichée. »

Tournant son regard vers Toph, l’ursidé continua son discours avec la même intensité.

« Tu peux nous laisser maintenant, nous avons un rite à accomplir. » dit-il en désignant la caisse contenant les restes de mon invocation.
« Quant à lui, rassure-toi, il reviendra. »

Si j’étais soulagé de la tournure que prenait la situation, je n’en montrais rien, gardant ce visage dur et figé. Dans la foulée, Toph nous laissant seuls suite à la demande de celui qu’elle venait d’invoquer, ce dernier s’approcha du cercueil bas de gamme d’un pas lent. L’atmosphère semblait lourde, mais pour moi, pour l’avenir, tout ceci était une nécessité. Se retournant vers moi, le Roi du Nord me fit signe d’approcher et après une série de mudras, un sceau fit son apparition sous nos pieds et l’instant suivant, ce n’était plus le village délabré qui se tenait devant moi, mais les majestueux monts de Tsuchi, demeure de ce à qui Toph et moi demandions de l’aide.

À peine arrivé que me voilà pris dans le tumulte du moment, plusieurs ursidés me fixant comme si j’étais le premier shinobi, voire le premier humain qu’il leur était donné de rencontrer. De mon côté, la surprise était également de mise face à la multitude de nouvelles figures, mais aussi, me rendant compte que tous n’avoisinaient pas les dix mètres, arborant une taille des plus classique.

Mais au milieu de cette masse grouillante, une forme aussi massive que celle de Iorek fit son apparition, le visage balafré d’une grande estocade sur l’œil, repoussant avec peu de délicatesse celles et ceux sur son chemin. S’interposant devant moi, Iorek lui barrait le chemin avec fermeté.

« C’est lui ? »
« Reste là Ulfhednar. Ce n’est pas le moment. Rentre chez toi, nous avons des rites à préparer, tu auras tout le temps de t’exprimer à ce moment-là. »

Puis, se tournant vers moi une fois son homologue, le Roi du Nord m’interpella avec gravité.

« Tu vas participer demain à nos rites. Jusqu’à aujourd’hui nul humain n’y a participé. Ce soir, tu resteras avec Bujuronu, il te servira de guide également pour la journée de demain. »

Sur ces paroles, le remerciant brièvement, l’ursidé s’en alla sans se retourner, me laissant seul sur une place, sous le regard de ses congénères, un ours d’environ trois mètres au pelage grisonnant s’approchant de moi.



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Mar 23 Fév 2021 - 22:13

Grisonnant, son âge vénérable en était la cause. Déambulant avec quelques difficultés, l’ursidé se déplaçait doucement, posant ses pattes l’une après l’autre, l’une d’entre elle durement amochée tandis que les autres semblaient souffrir d’arthrose sévère. C’est à cet instant que je prenais conscience d’une chose importante, nos invocations n’étaient pas seulement des animaux qui se battaient pour nous, pas seulement des compagnons d’arme, mais des êtres doués de conscience à part entière, avec leurs histoires, leurs vies et leurs difficultés. Finalement, aux bestiaux étaient-ils, et surement plus dans l’apparence que dans leur comportement, ils n’en restaient pas moins nos égaux. Être invité dans ce village, fusse-t-il par un moyen particulier me faisait prendre conscience des relations que nous entretenions avec cette race et de celles que nous devrions avoir à la place. Certains voyaient en eux des outils, là où aujourd’hui, je voyais désormais un père, une mère, un frère épleuré, un vieux sage fatigué. Je voyais une vie comme la nôtre. Ce fut finalement un grognement qui me sorti de mes pensées et me ramena à la réalité, devant ce même vieil ours qui attendait une réaction de ma part.

« Alors ? »
« Hein ? Ah … euh … pardon … j’écoutais pas … »
finis-je par dire en m’inclinant.
« Peut-importe. » répliqua mon guide.

Passant devant moi en claudinant, Buhuronu de son nom, traina la patte jusqu’à un enchevêtrement de grottes non loin de là. Marchand d’un pas lent et léger, je suivais mon hôte jusqu’à ce que je devinais être sa demeure. Malgré mes réflexions quant à leurs conditions et les considérations que j’avais pour eux, les ursidés semblaient toutefois vivre de manière fort simple et une fois à l’abri de la chaleur estivale, profitant de la fraicheur caverneuse, le vieux sage me présenta sa femme, une ursidé au poil semblable à celui de son mari. Finalement, une nouvelle réflexion se fit à mes yeux. Avaient-ils autant de mal à discerner qui nous étions les uns des autres en tant qu’humain que nous face à deux ours qui semblaient similaires.

Après les présentations d’usage et une énorme coupelle d’eau mise à ma disposition, coupelle qui n’en était que pour eux, ce qui représentait un saladier pour moi, mon garde en quelque sorte, commença à entamer la discussion et à m’expliquer ce qu’il en était de la scène que je venais de vivre en arrivant.

« L’ours que tu as croisé, celui au pelage ébène et à la longue cicatrice sur le visage, sache que c’était le frère de Bersekyr, son frère ainé. Ils étaient tout l’un pour l’autre, et la disparition de notre ami lui a causé un déchirement au cœur. Tu dois comprendre sa situation. Pour autant, tu dois aussi comprendre ce qui va se passer demain. »

Silencieux, j’écoutais mon hôte me parler des rites funéraires qui auraient lieux, de ce que cela impliquait pour moi qui était présent et de ce que j’allais devoir accomplir. Je n’avais aucune certitude quant à savoir si j’étais prêt ou non, mais j’étais déterminé, depuis que j’avais décidé de venir ici et de subir les conséquences de ce voyage.

Quelque peu déboussolé par ce que je venais d’entre, le couple âgé me laissa finalement seul dans une alcôve de leur grotte, mes pensées s’entremêlant dans mon esprit, entre ce qu’il était légitime de faire, ce que je voulais faire et ce que d’autres voulaient à leur tour. Quelle voie choisir ? Quelle réponse donner ? Je n’en avais aucune idée et dans la pénombre des lieux, malgré la faim qui assaillait mon ventre, je m’assoupissais doucement, mes songes me plongeant dans des rêves tumultueux qui ne feraient qu’accroitre mon impuissance à prendre une décision. Si la nuit portait conseil, j’espérais qu’elle le fasse avec sagesse car le lendemain serait peut-être le dernier pour moi.


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Dim 28 Fév 2021 - 15:24

Finalement, la nuit passée ne m’avait apportée nul conseil. La seule chose qu’elle m’avait offerte était une insomnie passagère. Entre l’inconnu quant à la suite des évènements et l’absence totale de confort dans l’alcôve rocheuse, je n’avais pas réussi à fermer l’œil. Le stress jouait aussi surement son rôle dans un environnement où je n’avais pas ma place et où certains à n’en pas douter, au moins un ursidé si ce n’était plus, nouaient une certaine rancœur à mon égard. Et de mon côté, je ne pouvais les blâmer, je le comprenais même. La lumière du jour pointant finalement le bout de son nez dans la grotte qui m’accueillait, je pus tout de même être en mesure de profiter du repas qui s’offrait à moi, quelques poissons grillés de manière très simple, mais dont la fraicheur donnait toute la saveur à ce petit déjeuner agréable.

Je ne sortais de ma demeure de fortune qu’à l’heure où les rites funéraires en l’honneur de Bersekyr débutèrent. Au côté de mon hôte, je me faisais tout petit devant le rassemblement immense qu’il y avait dans le village qui m’accueillait. Si Toph m’avait enseigné comment faire appel aux forces des ours, finalement je n’avais aucune idée de leur nombre. Aujourd’hui, j’en avais un vague aperçu.

Au centre du hameau, un cortège prenait place. En tête, quatre grands ursidés dont deux qui m’étaient désormais familiers. Iorek d’une part, celui qui m’avait aidé dans cette entreprise, ainsi qu’Ulfhednar, le frère de mon défunt compagnon de route. Quant aux deux autres, l’un à la couleur beige clair et l’autre au teint grisonnant, je ne pouvais présager avec le recul qu’ils étaient eux aussi de ceux qui dirigeant le clan. Si Iorek était le roi du Nord et Bersekyr, celui de l’Ouest, il n’était pas compliqué d’imaginer qui étaient les deux autres ursidés inconnus.

Au son des tambour et des complaintes mélodieuses, la procession se mit en marche doucement. Les quatre devant, suivi par ce qui ressemblait à un cercueil boisé monté sur roues et accueillant les restes de mon ami, l’ensemble poussé par deux autres ursidés. En si peu de temps, j’étais admiratif quant à ce qui avait été fait et ce qui était offert à celui qui avait donné sa vie pour protéger Iwa. C’était le moins qui puisse être fait pour lui, moi qui désormais avait honte du traitement que je lui avais infligé en le transportant dans une vulgaire caisse.

En retrait, absorbé par l’émotion, les yeux rougis par la peine, je suivais la marche en silence. Notre petit voyage dura une petite heure jusqu’à arriver sur un plateau plutôt verdoyant sur lesquels plusieurs monticules telles de minuscules collines s’élevaient. Si la configuration du terrain me semblait étrange, je comprenais rapidement pourquoi.

Si le dernier vaisseau de mon sauveur était rapidement placé au centre de ce monticule creusé, sa dernière demeure, la cérémonie n’en était pas terminée pour autant. Tel le roi qu’il était, un à un, chacun des ursidés présents vint faire une offrande digne de son rang. Si je ne comprenais pas la signification de bon nombre des cadeaux offerts, je pouvais pour autant supposer qu’ils relevaient bien plus de la symbolique qu’autre chose. Ainsi, après de longues minutes à défiler devant le tertre, finalement quelque chuchotement se firent entendre, avant que finalement les regards se portent petit à petit vers moi.

« C’est à toi. » me chuchota Bujuronu en me poussant légèrement de sa patte.

A peine bousculé, je me retrouvais debout à quelques pas de ma position. Impossible de faire marche arrière. Dans cette position, le regard baissé, de honte, de tristesse et de crainte j’avançais vers le monticule et le gravissais jusqu’à me retrouver sur le bord sous les regards puissants des quatre gardiens pour lesquels je n’étais surement rien. Silencieux quelques instant, je prononçais mon éloge.

« Cette besace m’a accompagnée tous les jours depuis que ma défunte femme nous a quitté. C’est le dernier cadeau qu’elle m’ait offert … »

Faisant passer la bandoulière au-dessus de ma tête, bras droit tendu sur le cercueil sous mes pieds, ce coffret recouvert de cadeau, non sans regrets, je lâchais mon offrande avant de poursuivre mon discours.

« Puisse ce cadeau t’apporter dans ta nouvelle vie tout le réconfort qu’il m’a apporté dans la mienne. Puisse ce cadeau apaiser la colère que tu dois avoir pour moi, moi sans qui nous ne serions pas là aujourd’hui. Accepte mon pardon et que ton prochain voyage soit en paix. »

Les larmes coulant abondamment sur mes joues, je rejoignais ma position sous les regards appuyés de ceux autour de moi. Finalement, il ne restait qu’une seule personne qui se planta devant le monticule funéraire, Ulfhednar lui-même. Se redressant, sa taille étant semblable à celle de Bersekyr lorsqu’il me sauva ainsi que mon groupe, d’un geste vif, il se griffa l’intérieur de sa patte, son sang coulant sur le sarcophage de bois de son frère.

« NON ! » Intima l’ours beige, roi du Sud.
« Trop tard ! » grogna Ulfhednar qui, d’un mouvement de patte, projeta à mes pieds une gerbe de sang qui éclaboussa mon pantalon.
« Sur l’honneur, vengeance à été demandée et doit être répondue dans le sang. » toisa le roi du Sud.

Je n’avais aucune idée de la tournure que prendrait les choses, mais je m’attendais à quelque chose ressemblant à cela. Peut-être que mon duel initial avec Iorek m’avait donné quelques indices dans ce sens. La mine grave, les yeux rougis, je levais la tête en direction de celui qui venait de me provoquer et à l’aide d’un kunai, j’entaillais moi aussi ma main, faisant couler quelques gouttes de sang au sol, répondant ainsi à la provocation qui m’était faite.

Soucieux de la protection de leur peuple, Iorek et ses pairs avaient fait reculer tous les spectateurs, laissant à mon adversaire et moi une place suffisamment vaste pour ce qui allait se passer. Pour autant, si Iorek avait déjà vu ce dont je valais, il savait que je ne faisais habituellement pas dans la démonstration de techniques dévastatrices.

M’approchant de la zone d’affrontement, j’adressais quelques mots à Iorek avant de poursuivre.

« Iorek, tu sais ce que je vaux, le sang doit-il nécessairement couler ? »
« Je sais ce que tu vaux petit homme, mais d’une part, lui ne le sait pas, et d’autre part, les choses ont été faites dans les règles. Elles doivent être respectées. »
« Soit. »

J’avais pris ma décision dès l’instant où mon sang avait foulé cette terre. Je ne me laisserai pas abattre. Il y avait une personne qui devait payer pour tout cela. C’est pour cette raison que sans attendre, alors que mon adversaire commença à grogner férocement tout comme Bersekyr savait le faire, pour ma part, je m’attelais à disparaitre totalement aux sens de mon adversaire. Visuellement d’abord, mais aussi de son odorat surement développé et d’autres techniques sensorielles pouvant passer à travers le sol.

La rage de l’ursidé géant résonna dans les montagnes quand il se retrouva désemparé face à ma disparition.

« Lâche ! As-tu donc peur à ce point pour que tu fuis avant même l’affrontement ? »

Ses hurlements, sa démonstration de colère et son discours me laissèrent suffisamment de temps pour me trouver dans le dos de mon adversaire. Ce furent d’abord deux clones qui firent leur apparition, le premier manifestant une immense sphère boueuse qui vint emprisonner ma cible tandis que le second prépara une immense tornade venteuse qui stagna derrière nous, les rochers autour se faisant taillader sans mal.

« Tout comme Iorek le sait, ma manière d’agir n’est peut-être pas orthodoxe, mais elle peut s’avérer efficace. Ulfhednar, j’ai pris ma décision. Je ne compte pas abandonner, pas avant d’avoir offert à ton frère la vengeance qu’il mérite. Tu penses que je suis la cause de la disparition de Bersekyr ? C’est peut-être vrai, c’est moi qui aie fait appel à lui dans ce moment critique, je le confesse, mais tu déverses ta colère sur mauvaise cible. Ce sont nos ennemis qui sont à l’origine de sa disparition. Ce sont l’homme au chapeau et ses sbires. »

Relâchant l’étreinte boueuse et dissipant la tornade, je m’approchais de l’ursidé couleur ébène qui se redressait et lui tendais une main amicale.

« Tu ne me pardonneras peut-être jamais mon geste, mais accepte de m’accompagner. Aide-moi à venger ton frère ! »

Sans un mot et à ma grande surprise, le balafré se retourna et quitta les lieux non sans grogner puissamment. C’est finalement Iorek qui s’approcha de moi.

« Je vois qui tu n’as pas chômé petit homme. Désormais, tu as un nouveau compagnon de route, je peux te l’assurer, même s’il ne l’a pas dit clairement. »

Pour autant, malgré ce dénouement réjouissant, rien n’était terminé. Au contraire, tout ne faisait que commencer pour Ulfhednar.


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Retrouvailles douloureuses - PV Toph Terurusigna

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