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Mort, vie, renaissance [Sharrkan]

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Dim 4 Oct 2020 - 21:43

Parcourant la nuit de Kaze, le Meikyû était tout juste sorti d’une situation critique qu’il avait pris le temps de se promener au sein de Taiyô pour voir l’état de la population actuelle. Ne pouvant se reposer devant un tel carnage, le décompte des blessés était important, voire violent. Ainsi, devant lui, il pouvait voir les conséquences de leur affrontement contre le divin. Réalisant par le fait même que sans la mort d’Ichibi tout ceci ne se serait passé, le Meikyû maudissait intérieurement le fait qu’ils n’aient pas été plus efficaces que cela. N’étant pas un héros et loin d’être utopiste, survivre au prix de la moitié de la population était certainement un miracle, mais demeurait lourd à supporter. Pourtant, parmi tous les scénarios qu’il avait pris le temps de remuer dans son esprit, celui-ci n’était pas le pire.

Bien au contraire, la situation aurait certainement pu être beaucoup plus critique que cela… Or, qui était-il pour juger ? Il avait certainement perdu des proches et des connaissances à travers cet épisode, mais une bonne partie de sa famille proche avait quitté Kaze il y a de cela assez longtemps. Séparés de ce monde en trouvant le sommeil absolu, seuls quelques membres de son clan et son attachement naturel représentaient son lien avec ce pays. Bien que ses quelques connaissances toujours existantes venaient de décéder, Raizen arrivait à garder la tête haute.

N’ayant pas le choix, il se devait de garder une posture de force pour aider les plus fragiles à traverser ces lourdes épreuves. Après tout, ce pays avait trop souffert pour mériter d’être de nouveau victime d’une grande catastrophe. Sortant du joug des traditions sous le règne de l’impératrice, ils pouvaient dorénavant mettre un terme à un grand chapitre alors que le divin venait jusqu’à preuve du contraire de quitter leur monde.

Donnant ainsi à cette nation l’opportunité de renaître de leurs sables, un bon moment allait être nécessaire avant que cela se fasse. Pour le moment, faire son deuil était le plus important.

Une fois les blessés visités et leur situation stabilisés, le Meikyû utilisa ses aptitudes de détection afin de visiter la dernière personne qu’il n’avait pas vue : Sharrkan.

Frère du Fukkatsu, il savait pertinemment que celui-ci était retourné à Kaze pour renouer les liens avec sa famille. Ainsi, Raizen espérait que ceux-ci n’aient pas trop souffert. Sans quoi, il voulait s’assurer d’être présent pour lui, surtout qu’il avait subi comme plusieurs de nombreuses blessures issues de sa tempête. Portant le fardeau d’avoir blessé ses compères, il espérait tout de même que celui-ci n’était pas dans un mauvais état.

Ainsi, il se dirigea vers la fameuse empreinte qu’il reconnaîtrait parmi tant d’autres. Pour l’avoir côtoyé longtemps, l’ancien Chef du Fukkatsu avait mémorisé son empreinte comme celle de tous les membres. Sous la confiance de Sazuka, il n’avait pu s’empêcher d’affiner ses aptitudes de détection pour pouvoir un jour retrouver le moindre membre disparu si jamais cette situation venait à arriver. Étant de sa responsabilité, bien qu’il ne l’avait jamais réellement montré, il avait toujours considéré chacun des membres de cette organisation comme sa famille.

Ainsi, en constatant que l’empreinte chakratique de Sharrkan était dans un lieu inaccoutumé du désert, il ne put s’empêcher de s’y diriger avec empressement. Désirant fort probablement être seule à un certain degré, la solitude était étrangement une complice apaisante dans les moments difficiles. Toutefois, elle était aussi une arme à double tranchant…

Dès lors, ne préférant rien laisser au destin, il se présenta au beau milieu du désert, là où seule la lune les accompagnait dans un moment tout aussi mystérieux qu’angoissant.

S’approchant ainsi sans masquer sa présence pour ne pas le mettre en état d’alerte, il éleva sa voix :

-Sharrkan.

Poursuivant ainsi ce trajet, il n’eut qu’à faire quelques pas dans le sable pour constater le poids de son approche. Difficile, chaque pas vers l’avant multipliait le poids de ce qu’il appréhendait. Pourtant, il ne rebroussait pas chemin, poursuivant sa route jusqu’à saisir l’épaule du jeune homme :

-Comment te sens-tu ?

Une simple question qui pourtant ouvrait une boîte de pandore. Il n’avait pas encore vu l’expression faciale du jeune homme ni l’état dans lequel il était. Pourtant, il était étrangement soulagé de l’avoir retrouvé en vie et debout après ses blessures. Or, mieux que quiconque, il savait que l’enveloppe n’était qu’éphémère face à l’âme qui l’habitait. Glacial comme le désert en soirée, il libéra sans appel une cape chaude sur les épaules de celui-ci en attente de voir dans quel état il se trouvait. Paré à toute éventualité, Raizen était là.


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Lun 5 Oct 2020 - 2:47
Clignant des yeux plusieurs fois, Sharrkan sortit subitement de l'état semi-conscient dont il était prisonnier depuis un trop long moment. La nuit était bien avancée, il se trouvait en plein milieu du désert et il n'avait aucun souvenir depuis son départ de la Capitale. Peut-être avait-il marché en dormant... Mais il était maintenant bien réveillé. Son regard bien habitué à la pénombre se posa sur ses doigts totalement endoloris, crispés plus que nécessaire sur les affaires de Bogi. Au moins, il n'avait rien perdu en chemin.

Le bruit des pas dans le dos du Kazejin lui rappela ce qui l'avait tiré de son état de transe : entendre son prénom. Et il n'avait pas besoin de se retourner pour savoir à qui appartenait cette voix et cette intonation. Grâce à cette année passée à Joheki, il aurait même pu le reconnaître sans l'entendre ; seulement à sa démarche, comme pour tous les membres du Fukkatsu.

Le manieur de chaleur se figea un moment, ne s'attendant pas à trouver soudainement de la compagnie et encore moins celle de Raizen. Un peu plus alerte qu'avant, il réalisa qu'il devait être dans un état lamentable ; entre ses vêtements, ses blessures, ses yeux injectés de sang et son air certainement hagard, tout indiquait clairement son état. Et il détestait ça. Après ses parents, le Meikyû était probablement la personne l'ayant le plus souvent vu dans des états de faiblesse... ce qui était déjà un fait rare en soi. Contre son gré, ces situations étaient arrivées bien trop souvent à son goût ; ce qui ne rendait pourtant pas la fois suivante plus facile que les précédentes.

C'est en sentant la cape sur ses épaules que Sharrkan se rendit compte à quel point il était glacé. Il devait vraiment être profondément dans un état second pour oublier d'utiliser son Shakuton, qui était pourtant un réflexe presque inconscient. Et si Raizen avait remarqué ça, il serait bien difficile de cacher le reste.

« Paré à toutes les situations... »

Murmura-t-il en se rappelant la première fois qu'il avait fait ce constat ; à Iwa, avec les bûches. C'était étrange de constater que même dans la pire des situations, l'esprit était capable de se souvenir des détails les plus insignifiants. Ne pouvant pas plus retarder l'échéance, Sharrkan fit volte face et comme d'habitude, il afficha un sourire confiant. Ou tenta, car la manœuvre brisa à nouveau la croûte de sang séché qui s'était enfin formée sur la plaie au visage.

« Outch, j'espère que ça ne laissera pas de cicatrice. »

Retrouvant un air plus sérieux, il répondit simplement :

« Raizen. »

Bien sûr, Sharrkan n'avait aucunement envie de répondre à cette question. Comme à chaque fois qu'il la posait, comme s'il connaissait la réponse en avance. Et comme souvent, le manieur de chaleur dévia la conversation avec une blague et cette fois-ci, sa porte de sortie était toute trouvée.

« Ou je devrais plutôt dire, Raikage-sama. Félicitations pour ce poste. Je suis un peu déçu de ne pas avoir reçu de lettre où tu me l'annonces toi-même, mais je suis content qu'ils t'aient choisi. Kumo est entre de bonnes mains. »

Et c'était sincère. En connaissant les résultats du vote, Sharrkan avait un peu regretté d'avoir quitté le village aussi précipitamment. Il aurait voulu être sur place au moment de l'annonce, mais il avait été confronté à un choix et n'avait pas voulu prendre le risque de sacrifier sa liberté.

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Lun 12 Oct 2020 - 6:12

Observant calmement Sharrkan, un violent frisson s'empara de son corps alors qu'il venait tout juste de déposer une cape sur les épaules de celui-ci. D'un naturel relativement chaud, dans la nuit pourtant glaciale de Kaze, seule une brise animait le calme du désert. Certes bref, ce léger contact qu'ils eurent fut plus que suffisant pour que Raizen ne ressente pas la chaleur usuelle du manieur de Shakuton. Quelque chose clochait et il le savait.

Sans pour autant vouloir poser un jugement prématuré sur Sharrkan, le Meikyû avait l'impression de voir un Inuzuka sans son chien, le voyant dépourvu d'une parcelle de son âme. Relativement contre-intuitifs comme situation, s'il avait un doute, tous les événements qui suivirent ne firent qu'enfoncer la dague déjà pleinement enfoncée dans une plaie aussi béante qu'évidente.

Comme toujours, le manieur de chaleur utilisait de nombreux subterfuges lorsqu'il se faisait prendre dans un moment inconfortable. Pour l'avoir vu à l'oeuvre à de nombreuses reprises, l'homme d'argent déviait souvent ce qui le gênait. Parfois, il ne pouvait se contenir et se contentait de faire preuve de sarcasme, tentant ainsi de tirer une teinte de négativité chez autrui. Représentant étrangement sa manière de parler sans pourtant s'exprimer sur ses faiblesses et ses blessures, le moment actuel était tout autre. Devant l'opportunité d'annoncer un désir de sortir de sa zone de confort, cette situation était malheureusement tout autre. Pourtant, il n'arrivait pas encore à la qualifier, du moins pas sans son aide.

Ainsi, tels de minces grains de sable au beau milieu de nulle part, le Meikyû en était rapidement venu à oublier le froid qui le persécutait à son tour. Concentré, il n'avait qu'une seule et unique chose en tête : son frère de Kaze.

N'étant pas la personne la plus empathique, il était pourtant particulièrement bon pour lire les gens. Ainsi, si un moment de silence plana, ce n'était pas par incertitude quant à son état, mais bien par rapport à sa réponse. Se demandant de quelle manière il était plus efficace d'aborder les possibles pertes qu'il avait subies, Raizen demeura stoïque. Seul un regard concentré, voire persistant, était dirigé vers Sharrkan. N'exprimant aucune violence, la compassion pouvait se lire dans son faciès. Pourtant sérieux, une facette très peu connue de Raizen surgissait. Tel le crave qu'il était et représentait, lorsqu'il mettait la main sur ce qu'il convoitait, rien ne pouvait le freiner ni même l'arrêter. Ainsi, en ce jour, devant le désarroi évident que subissait l'homme avec qui il avait lentement tissé des liens, il ne pouvait reculer devant cette opportunité de lui prêter main forte.

Dès lors, pour les plus attentifs, on pouvait clairement y voir une intensité qui penchait sur deux angles. Inspirant la crainte, il était clair qu'un côté beaucoup plus tranchant de Raizen surgirait s'il continuait cette mascarade. Pourtant, d'un autre angle il arrivait étrangement à connecter avec cette âme qui n'était pourtant pas sienne. En un an, à travers tout leur vécu, il avait eu la chance dans la malchance d'apprendre à connaitre cet homme comme tous les autres au point d'y cultiver une relation quasi familiale.

Ainsi, gardant une emprise sur son épaule malgré tout, il insista de nouveau, cherchant son regard avant d'initier à nouveau les hostilités...

-Sharrkan...

L'observant, son ton pourtant confiant et tranchant venait de changer de timbre. Beaucoup plus chaleureux et patient, il contrastait le tout avec sa poigne de fer. Suffisamment éclectique pour le désorienter, il était clair qu'il ne serait tiré d'affaire de si tôt. Malgré tout, Raizen était paré à toute éventualité, même une réaction quelque peu violente...

Devant une telle âme en détresse, il se devait d'être présent afin de lui éviter de se perdre encore plus qu'il ne l'était déjà.

Loin d'être dans sa nature, sa réaction était pourtant instinctive, causée par le lien intangible qui les unissait, mais aussi par une possible compréhension d'un tel de moment. S'il avait jadis perdu tous ses repères lors de la chute de Kumo, qu'en serait-il si Sharrkan avait perdu bien plus ?

-Réponds à ma question...

Réitérant sa question, il cogna de nouveau à la porte des émotions de l'acteur d'argent, tentant de nouveau d'ouvrir la boîte dorénavant évidente d'émotions qu'elle gardait enfermée...

-Comment vas-tu ?

Ignorant totalement la moindre mention de sa promotion, Raizen n'avait presque pas entendu la question. Pour le moment, il y avait plus important qu'un titre même si celui-ci prêtait bien au contexte. Après tout, Raizen démontrait clairement qu'il était l'ombre qui ne comptait pas du tout lâcher un frère en détresse. De l'ombre naissait la lumière. Ainsi, s'il lui fallait être présent pour que celui-ci puisse lever le voile sur ses émotions, il le serait. Tel était son rôle, à titre de Chef du Fukkatsu, à titre d'ami, mais surtout et avant tout à titre de frères de Kaze : il était là et cela ne changerait pas.


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Mar 13 Oct 2020 - 3:45
Un silence douloureux s'imposa pendant quelques instants et Sharrkan comprit que ses pauvres tentatives pour changer de sujet étaient vaines. Il avait perdu avant même d'avoir commencé à jouer.

Lâchant un soupir de défaite, l'argenté rassembla tout son courage et fixa son regard sur celui du Meikyû. Une fois de plus, il se sentait comme un gosse en train de faire une bêtise, prit sur le fait par un adulte. Une sensation encore plus désagréable que le reste pour Sharrkan, qui aurait seulement voulu se retrouver sur un pied d'égalité avec Raizen. Pas sur le plan hiérarchique ou toute autre échelle futile, juste sur le plan humain. Mais l'histoire semblait se répéter inlassablement, et tant que le manieur de chaleur ne se décidait pas à changer, il devait simplement accepter que leur relation était ce qu'elle était. Et si ce constat aurait dû l'enrager, dans la situation actuelle, cela renforçait seulement sa tristesse. Ce n'était après tout qu'un de ses nombreux échecs.

En temps normal, il aurait persisté sur la défensive, puis serait passé au sarcasme ; il aurait changé de sujet par tous les moyens et, en cas d'urgence comme la dernière fois, aurait tenté la fuite. Mais là, il n'avait pas l'énergie pour se chamailler avec Raizen. Pas l'envie, non plus. Ce ne serait pas ce soir qu'il tenterait de repousser les limites de sa patience.

Mais Sharrkan ne comprenait pas pourquoi l'homme s'acharnait autant à abattre tous les murs qu'il s'efforçait de bâtir, malgré tous les efforts qu'il faisait pour le repousser. Le Meikyû s'entêtait et le pire était que, la plupart du temps, il réussissait à faire tomber quelques barrières. Mais même si l'intention était certainement louable, ce n'était pas chose aisée que de révéler à une autre personne la partie la plus vulnérable et intime de son être, pas après avoir été habitué à gérer seul ses émotions pendant toute sa vie.

Pour autant, comment pouvait-il garder une façade stoïque lorsque Raizen prononçait son nom de cette manière, en affichant cette expression... ? Sentant le masque se briser et avant de perdre tout contrôle, Sharrkan ferma les yeux et baissa la tête, doucement, jusqu'à ce que son front vienne se heurter à l'épaule qui voudrait bien le soutenir.

« Pourquoi.. ? »

Sa voix s'était brisée sur la dernière syllabe, l'empêchant d'aller plus loin. Une amorce de phrase restée en suspens, un seul mot, qui pourtant pouvait signifier tellement de choses. Pourquoi nous retrouvons-nous toujours dans la même situation ? Pourquoi tout cela est-il arrivé ? Pourquoi ont-ils perdu la vie ? Pourquoi n'ai-je pas été à la hauteur ? Pourquoi ne me laisses-tu pas tranquille ?

Tant de questions, tant d'émotions, tant de plaies à vif, invisibles et paradoxalement flagrantes pour qui était capable de les voir. La fatigue, autant physique que mentale, torturait son esprit et son corps à parts égales. Il aurait seulement fallu que... tout arrête de tourner. Que le monde se fige, que le temps s'arrête.

Se permettant de rester quelques secondes de plus dans cette position de réconfort qu'il était venu lui-même chercher, Sharrkan inspira longuement pour calmer ses nerfs puis enfin, il releva la tête. Sans croiser le regard de Raizen, il fixa un point invisible à l'horizon. Et avec une assurance nouvelle, il décida :

« Rentrons. »

Sans plus d'explications, il entama la marche jusqu'à chez lui, n'osant pas s'arrêter une seconde de peur de voir s'écrouler sa résolution ou de tomber de fatigue. Le Meikyû était libre de le suivre s'il voulait réellement avoir des réponses à ses questions. Et même s'il ne ressentait plus le froid, le manieur de chaleur resserra la cape qu'il avait gardée sur ses épaules, comme un bouclier pour affronter ce qui allait suivre.

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Dim 18 Oct 2020 - 22:42


Dans le désert glacial de Kaze, très peu de mots étaient échangés. Contre-intuitif par rapport à ce qui était connu de Raizen, le corbeau se faisait étrangement calme. Se contentant ainsi d'accueillir la chevelure argentée qui se déposa sur son épaule, il ne dit rien. Laissant ainsi s’exprimer ce long silence, seules les paroles blessées du jeune individu brisaient le ton relativement neutre du moment. Pourtant, sous bien des angles, c’en était déjà trop.

N’étant pas une personne empathique, le corbeau pouvait aisément outrepasser cette condition pour justifier sa compréhension de la situation. Passant ainsi de l’observation à la connexion, contre toute attente, ils se retrouvaient respectivement sur une longueur d’onde similaire. Se synchronisant ainsi sur la peine de Sharrkan, il n’avait besoin de rien faire pour lui témoigner qu’il comprenait la situation.

Revivant temporairement une peine cuisante qui s’était emparée de lui lorsqu’il avait jadis cru tout perdre, le Meikyû ne put s’empêcher de se mordre sa lèvre inférieure sous la gravité de la situation.
Devant les barrières tombées, c’était la première fois qu’il voyait bel et bien cette facette du jeune homme, ce côté tout aussi fragile que sensible. Culpabilité, amertume, colère et tristesses semblaient au rendez-vous. Synonyme de tempêtes dévastatrices, les réactions du jeune homme se faisaient pourtant calmes. Perdu dans un océan dans lequel il ne trouvait aucun repère, aucun mot ne semblait se prêter au contexte. Ainsi, seule la présence de Raizen communiquait le message qu’il tentait de lui véhiculer.

L’acceptant ainsi dans ce moment d’inconfort, de faiblesse, de blessures et de tristesses, celui qui avait bien souvent poussé l’enfant du vent dans ses retranchements se montrait présent en personne et en âme. Tel un grand frère, bien qu’il pouvait parfois être dur, la nature de sa présence n’était jamais malsaine.

N’ayant pourtant aucun mérite pour cela, Raizen n’était que le miroir de ce qu’il percevait. Il était ce regard qui voyait au-delà des murailles et des barrières. Naviguant au-delà de la façade, aucune surprise ne perturba sa conscience tandis qu’une flamme triste se distinguait de sa voix brisée.

Être une ombre n’était jamais réellement facile, pourtant cette caractéristique lui convenait bien. Présente en tout temps et capturant l’essence même de la personne, seul le reflet de celle-ci était perceptible, chose qu’il tentait de communiquer à travers ses gestes et ses paroles.

Relativement similaire, Sharrkan leva la tête, évitant du regard les iris miroitants de Raizen. Pourtant, il était clair qu’il ne pouvait échapper à son ombre. Lui servant de rappel, elle agissait aussi à titre de communicatrice, lui rappelant par le fait même qu’il existait toujours.

Ainsi, Raizen put finalement lâcher prise devant ce constat, marchant aux côtés de son frère d’armes. Ne posant aucun regard sur celui-ci, ce n’était pas pour autant qu’il n’arrivait pas à le lire ni à le comprendre. Au contraire, tous deux marchaient à un rythme complémentaire.

Ne désirant aucunement projeter son propre vécu sur celui-ci, il se faisait patient, attendant qu’ils arrivent dans un lieu de repère dans lequel celui-ci serait prêt à communiquer. Or, Raizen le laissait faire son cheminement, agissant comme une parenté symbolique qui existait au-delà du lien de sang. Inexistants, tous deux n’étaient pas liés biologiquement, comme c’était le cas pour tous les membres du Fukkatsu. Pourtant, cela ne l’empêchait pas de réitérer le fait que pour lui, ils étaient de la famille.

Bien que lui-même ne le réalisait pas encore, Sharrkan était un peu ce qu’il pouvait considérer comme un petit frère. N’étant pas forcément du genre à être protecteur, Raizen était pourtant là à veiller sur lui de manière assez distante. Ce lien aussi intangible que riche expliquait la raison pour laquelle son intuition lui disait de demeurer silencieux, laissant ainsi la manieur de chaleur se nourrir du moment pour ordonner ses pensées, car une fois posé, beaucoup de courage risquait d’être nécessaire pour qu’il accepte de se confier.

Représentant un réel travail sur soi, il était donc important qu’il l’accompagne dans son cheminement. S’il n’osait projeter son propre vécu sur lui par peur de commettre une erreur, il savait pourtant quand quelqu’un avait besoin de cheminer seul et cette situation n’en était pas une. Ainsi, jusqu’à ce qu’il accepte de parler, une fois arrivé chez son jeune frère, il comptait préparer calmement du thé dans le silence le plus complet, le temps que celui-ci l’invite à discuter au-delà des barrières invisibles qui venaient de tomber.

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Lun 19 Oct 2020 - 3:20
C'était étrange, le silence entre ces deux individus qui cherchaient normalement à avoir le dernier mot. Devant la situation, même Raizen s'était tu. Il n'avait pas essayé d'insister, même si Sharrkan n'avait pas répondu à sa question ; fait étrange. Il n'avait pas demandé la destination, ni quoi que ce soit. Le Meikyû était donc capable de se taire lorsqu'il le fallait...

Pour autant, même s'ils n'y étaient pas habitués, ce silence n'était pas inconfortable : ce stade avait été plus que dépassé quelques minutes auparavant. Et de toute façon, le manieur de chaleur était bien trop préoccupé par ce qu'il allait dire pour faire attention à ce détail. L'esprit un peu plus clair qu'avant, il se rendait bien compte que l'exercice se révélerait périlleux s'il comptait cacher certaines choses à Raizen, qui était beaucoup trop perspicace et observateur pour que Sharrkan puisse se permettre de tout déballer sans réflexion. Dans ce cas-là, ça n'impliquait pas que lui.

Mais malheureusement, le chemin jusqu'à la maison fut bien plus rapide qu'espéré et une fois devant la porte, il n'y avait plus de marche arrière possible. Au moins... il n'était pas seul, mais l'argenté n'aurait pas pensé y revenir de sitôt. Il n'avait rien à faire de cette maison au final et il n'y était resté que parce que Bogi était là aussi. Maintenant que ce n'était plus le cas...

Après une grande inspiration, Sharrkan poussa la porte. Le tout résidait dans l'art de maîtriser ses pensées.

« Fais comme chez toi. Si tu as envie de faire du thé, tu peux sûrement trouver ce qu'il faut en fouillant dans la cuisine... je suppose. »

Car les deux compères s'étaient rarement servis de l'équipement ménager offert par Kuuli, préférant flamber leurs salaires exorbitants en mangeant à l'extérieur la plupart du temps, ce qui allait de pair avec cette maison beaucoup trop grande pour imaginer qu'il l'ait payée de sa poche. Certainement une des questions auxquelles il devrait répondre plus tard. La démarche lourde, Sharrkan se dirigea vers la chambre de son colocataire et sans plus de cérémonie, déposa sur son lit ses dernières affaires qu'il avait ramenées. Il se permettrait certainement de retomber dans la tristesse plus tard ; mais pas maintenant.

Puis, après s'être passé de l'eau sur le visage et avoir enfilé des vêtements plus... décents, Sharrkan retrouva Raizen dans le salon. Et maintenant qu'ils se retrouvaient face-à-face, tout le contrôle de lui-même qu'il avait réussi à regagner semblait se briser à nouveau. Merde, il n'avait même pas réussi à trouver un plan. Et bien... tant pis.

Le manieur de chaleur s'affala sur un des immenses sofas du salon puis après quelques secondes de silence supplémentaires, il se lança.

« Tu veux savoir comment je vais ? Tu veux tout savoir ? Je vais très, très mal. Et comme tu vas sûrement demander pourquoi... »

Outch, c'était encore plus difficile que ce qu'il avait imaginé. Il devait se distancer de ces émotions ; énoncer des faits, comme s'il parlait d'inconnus. Remettre en place le bouclier qui était tombé.

« Un de mes meilleurs amis, qui était aussi mon colocataire, a été tué. La personne que j'étais chargé de protéger a disparu avec, certainement tuée aussi. Son corps a probablement été emporté avec celui de Shima et celui de Yasei Tadao. Une... collaboratrice est entre la vie et la mort, complètement brûlée au point d'être méconnaissable. Un autre a le corps en miettes, tout os brisés. Le dernier s'est fait exploser dans la gueule du Dieu. Et moi... je n'ai rien pu faire. »

Sharrkan se redressa, posant ses coudes sur ses genoux, la tête entre ses mains. Et quand il croisa à nouveau le regard de Raizen, un étrange sourire s'afficha sur son visage.

« J'ai quitté mon poste, je suis venu vers toi parce que je voulais te protéger, j'espérais pouvoir faire une différence. Et au final ? Ha, c'est toi qui a été obligé de me protéger pendant tout le combat. Et à cause de ça, tu as été blessé. A ce moment-là... J'ai même cru que... »

Raconter ça à voix haute ne rendait le tout que plus réel.

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Lun 19 Oct 2020 - 5:31

Alors qu’ils venaient d’entrer dans la majestueuse demeure du prince de la chaleur, le Meikyû prit le temps de lui laisser vaquer à ses occupations routinières, le temps de faire ce qu’il faisait le mieux : préparer le thé.

Bien que pouvant paraître accessoire, c’était le genre d’éléments qui étaient importants pour lui. Si l’alcool avait la faculté de briser certaines barrières en venant détruire tout filtre, le thé avait des propriétés bien différentes. Apte à détendre et relaxer les sens, en boire pouvait aisément se rapprocher d’une méditation sur certains angles.

Pourtant, Raizen n’avait pas encore fini le thé que Sharrkan vint finalement le rejoindre. Revenant les mains vides, un court moment d’inattention força le corbeau à se demander si les vêtements qu’il avait entre les mains avant d’entrer dans cet endroit lui appartenaient. Puis, lorsque celui-ci prit finalement la parole, il put finalement céder à ce qui ressemblait à une confession.

Approchant le tout un peu comme un interrogatoire, Raizen était plus ou moins perplexe de l’approche qu’adoptait le kazejine. Pourtant, son mal demeurait visible. S’éparpillant comme de la fumée en plein air, seule la concentration du Meikyû lui permettait de suivre avec attention les éléments qui le bouleversaient.

Or, il se rendit compte assez rapidement que la situation était beaucoup moins simple que prévu. Devant la mixité des événements perturbateurs, du jour au lendemain, le monde qu’avait connu Sharrkan semblait s’être écroulé. Partant plus ou moins sous le timbre de l’urgence, il glissa rapidement sur la destruction, démontrant à quel point il était perturbé, voire agité… Puis, comme si ce n’était pas suffisant, il céda, glissant une pente fatale jusqu’à introduire finalement la réelle source de sa souffrance et de sa douleur.

L’espace d’un instant, Sharrkan avait cru voir le pire. L’espace d’un instant, il avait cru que si quelque chose lui arrivait, que ce serait obligatoirement de sa faute.

Répétant indirectement certaines réflexions du passé, un mélange délicat de déception, de tristesse perturbait le lot déjà garni qu'il portait sur les épaules.

Au même moment, le thé venait d’atteindre à un certain degré son point d’ébullition, signe qu’il était prêt à réagir.

Interrompant ainsi la montée en pression de l’homme d’argent, Raizen se leva avant de se placer aux côtés de celui-ci. Posant ainsi sa main sur son épaule, il l’invita à s’asseoir de nouveau, signe qu’il était présent.

Lui donnant vaguement l’impression qu’il vivait un cauchemar éveillé, son contact avait un objectif varié. Lui rappelant par le fait même qu’il n’était pas seul, ils allaient devoir démêler ça calmement, ensemble.

-Mes blessures ne concernent que moi Sharrkan, tu n’as pas à t’en soucier surtout qu'elles sont superficielles. Si je devais retourner en arrière et y céder plus que deux simples doigts, je le ferais encore, sans aucune hésitation pour protéger des vies importantes et ce en quoi je crois.

Aucun grade ne le ferait changer d’avis à ce sujet, pas même le fait de devenir un Dieu. Préférant ainsi tasser cet élément des possibles sources de ses tourments il poursuivit :

-Tout comme j’aurais pu fuir à tout moment, je pense que tu oublies aussi que ta présence m’a permis de mettre en perspective la situation, tout comme tu as permis de sauver la vie de plusieurs personnes…

Lui laissant quelque temps pour digérer ses paroles, Raizen savait pertinemment qu’il allait être frustré d’entendre tout cela. Après tout, dans une situation d’impuissance, la rationalité n’avait pas sa place. Or, c’était là tout le rôle qu’il jouait jusqu'à un certain degré...

Ainsi, alors que sa main était posée sur son épaule pour l'épauler, il enchaina :

-Par contre, je me doute que ce n’est pas cela qui te met réellement dans cet état, donc je tiens à m’excuser pour tes pertes…

Mettant des mots certainement douloureux sur ce qu’il vivait, d’un ton apaisant, Raizen évoquait le fait qu’il avait subi de lourdes pertes. Or, ce n’était pas pour autant qu’il devait développer le complexe du survivant. Après tout, personne ne méritait de mourir de la sorte ou de ressentir la culpabilité d’être vivant, surtout lorsqu'il avait fait de son mieux au regard des circonstances.

-Et bien que je n’ai pas connu les gens que tu viens de perdre, je peux comprendre comment tu te sens…alors...pourquoi t’empêches-tu de vivre tes émotions…?

Laissant un nouveau silence planer alors qu’il avait toujours sa main sur son épaule pour l’épauler, une violente douleur s’emparait du Meikyû. Pour une des rares fois, il n’arrivait à mettre de mots sur cette empathie qui le saisissait. S’il était connu pour pouvoir comprendre et vivre en symbiose avec ses ancêtres, cette fois-ci, c’était avec la totalité des émotions de Sharrkan qu’il résonnait. Pourtant, malgré la situation relativement limpide, une part de mystère demeurait, comme si ce n’était que la surface de sa douleur…

-Dis-moi tout Sharrkan…

Il y avait des moments pour combattre et il y en avait d’autres pour vivre des deuils et celui-ci n’y faisait pas exception. Préférant ne lui poser aucune question pour le moment, il l’encourageait à s’ouvrir, car derrière se sourire se cachait quelque chose d’encore plus triste que des larmes…

Étant en complet désaccord avec les émotions qu’il ne vivait pas, le Meikyû était prêt à faire ce cheminement avec lui, le temps qu’il accepte de vivre ses émotions et sa déception…

-Et laisse aller tes émotions…vie les…

Difficile, un pincement au coeur nouait la totalité de sa gorge. Brisant les frontières de l’empathie, Raizen avait droit à tout ce qu’il détestait, quelqu’un qui n’osait pas être réel avec lui-même sans même en prendre conscience. Désirant ainsi qu’il éviter de s'infliger un tel supplice, il l’invitait tranquillement à s’exprimer, en espérant qu’il puisse percer les émotions qu’il retenait encore enfouie en lui. Quoiqu'il communique, au-delà de ce masque, une culpabilité malsaine semblait le forcer à se percevoir comme étant le coupable de tout cela, signe que quelque chose se cachait derrière tout cela…

C’était maintenant ou jamais...et bien que Raizen ne le réalisait pas, une larme singulière, voire sourde, venait de longer sa joue. Représentant une réponse naturelle aux émotions qu’il percevait, mais n’arrivait ni à voir ni à totalement comprendre, seule la douleur de le voir s’emprisonner sur lui-même venait de stimuler un tel élément. Presque illusoire, elle était pourtant chargée d'émotions et de ressentis.

Pourtant, il était trop absorbé par le moment pour le réaliser...espérant ainsi que son frère d’armes s’ouvre finalement...

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Lun 19 Oct 2020 - 18:35
Les nerfs à cran, le désespoir de Sharrkan se teintait légèrement de quelque chose d'autre. Il savait bien qu'à ce moment-là, ce n'était pas contre Raizen que sa colère était dirigée mais quelque chose dans ses paroles l'avait fait tiquer.

« Donc, tu dois tout savoir de mes blessures mais les tiennes ne concernent que toi ? Ce n'est pas juste. »

Si jusqu'à maintenant, l'argenté avait accepté de suivre les règles du corbeau et avait mis son ego de côté pour aller dans sa direction, il n'avait pas fallu beaucoup pour que cet équilibre précaire et ô combien fragile soit brisé. Comme d'habitude, c'était la même dynamique qui ressortait. Et si la main sur son épaule était réconfortante quelques secondes avant, elle se faisait maintenant oppressante.

« Arrête de jouer à ça. Si tu veux connaître mes émotions, mes ressentis et mes faiblesses, je veux connaître les tiennes. Si tu veux t'inquiéter et prendre soin de moi, je veux pouvoir le faire aussi. »

S'il avait répondu ça sans réfléchir, ça restait pourtant ce qu'il pensait. C'était peut-être un peu trop brut, un peu trop honnête, un peu trop dur vu la situation actuelle, mais c'était une remarque qui était valable pour tout ce qu'ils avaient vécu jusqu'à présent, beaucoup plus générale que juste l'instant présent. Même si dans le fond... Sharrkan appréciait le fait d'avoir quelqu'un qui s'inquiète pour lui, d'avoir quelqu'un en qui avoir pleinement confiance. Et d'une certaine façon qu'il n'expliquait pas, il voulait aussi être cette personne pour Raizen.

Néanmoins, le manieur de chaleur était soulagé d'apprendre que les informations rapportées avaient été utiles et prises en considération, alors qu'il avait simplement cru que le Meikyû ne lui avait pas fait confiance. Et s'il lui en avait voulu de ne pas avoir fui, surtout pour son poste de Raikage, il comprenait maintenant que c'était pour cette exacte raison qu'il était resté.

« Je n'empêche rien. Je ne sais pas faire mieux. Mais pour moi, c'est déjà beaucoup. Sois content, même ma mère ne m'a jamais vu dans cet état-là... »

L'humour pour désamorcer une situation tendue faisait partie de ses mécaniques habituelles, preuve que son état s'améliorait. Cela pouvait paraître minime, mais énoncer les faits était déjà un grand pas dans l'acceptation. Peut-être que la présence de Raizen n'était pas juste une coïncidence avec sa lente guérison ; malgré tout, à part sa famille, il était la présence la plus rassurante qu'il pouvait trouver.

« Il n'y a rien de plus à dire. Je crois qu'il faut juste... laisser le temps et apprendre à vivre avec. Mais merci de ton soutien. »

Etant assis côte à côte, Sharrkan n'avait pas pu voir l'expression du corbeau jusqu'à maintenant, se tournant vers lui pour ponctuer sa dernière phrase d'un faible sourire. Mais ce sourire ne trouva jamais la voie jusqu'à ses lèvres... car ce qu'il vit sur le visage de Raizen le figea complètement. Même si c'était ce qu'il avait demandé un peu plus tôt, il n'aurait jamais imaginé le voir. Sans même connaître la cause de cet état, cette expression seule suffisait à lui briser un peu plus le cœur.

« Hey... »

Plus habitué à être consolé que le contraire, l'argenté voyait maintenant à quel point il était difficile de trouver les mots appropriés dans cette situation. Il savait mieux se faire comprendre par les gestes que par la parole, mais ne sachant pas où se situait la limite confortable pour Raizen, il se contenta de poser une main par-dessus celle qui se trouvait sur son épaule.

« Tu es là pour moi et je suis là pour toi. On avance comme ça. D'accord ? Si tu veux me dire... ce qui ne va pas... »

Lui aussi devait certainement faire face à ses propres échecs ; ses propres démons.

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Lun 19 Oct 2020 - 22:04

Arquant un sourcil, Raizen ne s’attendait pas à une telle réaction. Il fallait croire que même dans une période où il devait être égoïste, son côté altruiste ressortait. Agissant comme mécanisme d’autodéfense au même titre que son humour et son rire cynique, Sharrkan répondait à tous les critères pour énerver plus ou moins le Meikyû.

Ne comprenant pas pourquoi il en venait à s’oublier à ce stade, Raizen s’arrêta tout de même sur sa conclusion, réalisant que c’était surement une manière d’oublier sa douleur et de ne pas la confronter aussi rapidement… Lui rappelant plus ou moins Asami lors de la découverte de sa nature plus ou moins humaine, Sharrkan était pourtant bien différent. Or, contrairement à la dernière fois, Raizen avait l’impression de mieux comprendre d’où cela venait et surtout, comment gérer une telle situation.

-Entre toi et moi, laisser le temps et vivre avec quelque chose n’est qu'un fardeau, pas une vie ni une décision. Sur le moment, ça te réconforte peut-être , mais au lieu de te soucier de moi, tu devrais surement te demander si tu as réellement envie de vivre avec l’idée que tu acceptes ton sort...au lieu de le confronter pour meux le changer.

Calmement, Raizen prit la théière avant de remplir deux coupes de thé.

-J’ai aussi du mal à comprendre à quel moment un blessé demanderait à la personne qui lui vient en aide si elle ne doit pas guérir ses blessures avant tout, c’est simplement contre-intuitif et incohérent.

Relevant le fait qu’il n’était pas du tout d’accord, il offrit une coupe de thé à son frère d’argent avant de prendre la sienne.

Laissant un délicat silence aérer l’ambiance, il laissa ses nerfs olfactifs prendre le dessus, inspirant le doux et réconfortant arôme qu’émanait les feuilles de Kaze.

-Mais si c’est ce qu’il te faut pour que tu sois à l’aise…

Prenant le temps d’absorber le liquide de manière quasi cérémonielle, il patienta un court moment avant d’en poursuivre le dialogue :

-En ce moment, ce qui m’embête c’est de voir quelqu’un nier ses émotions et les fuir quitte à se laisser dominer par celle-ci. J’ai du mal avec le fait que tu te voiles le visage et pourtant, je n’ai pas l’impression que ça part d’une mauvaise intention. Simplement, je pense que tu oublies que vivre ses émotions n’est pas un signe de faiblesse. Dès la seconde où tu mets la main sur ce qui t’inhibe et te retient, tu en sors déjà triomphant, parce que tu sais pertinemment ce qui te dérange. C’est notamment pour cela que je suis là, parce que je sais que te voir trainer un fardeau au lieu de l’exprimer t’empêchera d’être qui tu es vraiment au risque de venir pourrir tes racines, ton futur et ta croissance…

Augmentant clairement le volume de paroles qu’il communiquait, son corps demeurait tout de même calme :

-Avant de tenter de me venir en aide, j’aimerais plutôt que tu prennes le temps de venir en aide à celui qui en a le plus besoin : ta propre personne !

Visiblement agacé, on pouvait voir que ce n’était pas par colère ni par frustration. Pour une des rares fois, une réelle empathie s’éprenait du Meikyû à travers ses propos et son message. Après tout, si Sharrkan ne le percevait pas, le cri que son âme projetait était pourtant aussi limpide que clair.

-À ce stade, j’en conclus même que toi-même tu ne t’es jamais réellement vu dans cet état et que c’est plutôt ça qui te fait peur…

Raffermissant sa poigne sur la coupe, il poursuivit :

-Si tu veux tout savoir, mes émotions et ce que je ressens me font prendre conscience que voir Kaze subir un tel chaos n’est pas quelque chose que j’apprécie au même degré ou je me dis qu’il était de ma responsabilité de mieux coordonner le scellement. Une part de moi ne peut s’empêcher de croire qu’en ralliant mieux les forces, le Dieu serait encore vivant, scellé, mais que l’autre moitié de Taiyo le serait aussi et pourtant, je me doute que ce qui est arrivé est arrivé pour une raison qui était plus ou moins hors de mon contrôle. Une autre partie se dit que j'aurais dit forcé la décision du Q.G de la coalition à Kaze. Le dénouement en aurait été possiblement complètement différent. Pourtant, il est trop tard pour y penser et bien que ça me fasse mal, le reconnaître est aussi ce qui me permet d’avoir la conviction de prendre les choses en main pour que cela ne se reproduise plus…, mais ce n’est que conditionnel au fait que je sois sincère avec moi-même...et c’est justement cela qui me permet d’être là pour toi en ce moment. Si je devais remettre ces constants au temps et espérer que cela se dissipe, ce serait me mentir à moi-même ou plutôt ne pas prendre en main ma situation, voilà tout. Le temps à de nombreuses qualités, mais personne ne le contrôle, ni toi, ni moi. Ce n'est qu'une constante, rien de plus.

Posant un regard sérieux sur son acolyte, il poursuivit :

-Je ne suis pas la personne la plus empathique. Bien souvent, les gens se demandent si j’ai de réelles émotions ou si je ne suis qu’observation. Pourtant, ils n’ont pas totalement tort. Donc, je pense que tu peux comprendre à quel point j’ai de la difficulté à prendre conscience du fait que je perçois plus le mal que tu caches que tu ne te laisses le percevoir…

Ajoutant d’autres paroles , il précisa :

-Donc, avec tout le respect que je dois à ta parenté, le lien de sang n’est pas un argument justifiable tout comme se contenter ne fait partie des valeurs que je prône, car au-delà des barrières se trouvent quelque chose de beaucoup plus solide et significatif que ce qu’on perçoit aux premiers abords, et c’est justement cela qui importe...ce qui se cache là…

Lâchant son verre pour venir déposer son poing sur la poitrine de l’homme en détresse, d’un bref coup sec, il venait de cogner à la porte qu’il gardait bloquée.

Après tout, si Sharrkan avait su maîtriser son esprit et son corps de manière à faire preuve d’un cynisme quasi théâtral, son coeur ne semblait pas encore être prêt à faire partie du tout. Pourtant, plus que nécessaire, c’était primordial s’il espérait vaincre ses démons un jour et réellement découvrir qui il était vraiment en appréciant ses forces comme ses faiblesses...il devrait accepter cette facette de sa personne.

-Alors dis moi Sharrkan, que cherches-tu réellement à fuir et je ne te demande même pas d'être rationnel en ce moment, mais d'écouter ce que tu vies réellement.


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Mar 20 Oct 2020 - 1:47
La conversation prenait décidément un tournant des plus étranges. Alors qu'ils avaient commencé comme alliés, il semblait que la situation se détériorait doucement pour les rendre ennemis. Car malgré le calme plus ou moins apparent, chacun des deux Kazejins semblait monter en tension, tous les deux bien décidé à faire entendre son point de vue à l'autre.

« Changer mon sort ? De quoi tu parles ? Ils sont morts, qu'est-ce que je peux changer à ça ? »

Comme d'habitude, il utilisait de belles métaphores qui au final, n'avait pas tellement de sens une fois mises en place dans la réalité. Parce que c'était bien ça, la réalité : ses amis et collègues n'étaient plus, et même toute la volonté du monde ne pouvait changer ça. La seule chose qui restait à faire, c'était accepter et faire son deuil. Mais décidément, Raizen n'était pas décidé à le laisser tranquille, réussissant seulement à énerver le manieur de chaleur. Au moins, la colère était toujours plus agréable que la tristesse.

« T'es incroyable, tu sais ça ? Je croyais qu'on partageait quelque chose, mais en fait non : tu me fais seulement la morale, une fois de plus. Je n'ai pas besoin que tu m'apprennes la vie. Maintenant encore moins que d'habitude. »

Mais pour qui se prenait-il, au juste ? Un psychologue ? Une mère poule ? Sharrkan ne voulait ni de l'un, ni de l'autre. Pourtant, le Meikyû se permettait de le juger, comme s'il savait exactement ce qui se passait dans la tête de l'argenté. Comme d'habitude, il se sentait obligé de montrer qu'il se sentait au-dessus des autres. Et pendant que Raizen continuait son monologue moralisateur, Sharrkan tentait de contenir la colère qu'il sentait monter en lui. Mais lorsqu'il se permit de poser son poing sur lui, comme un enfant qu'on gronde avec un doigt accusateur, le peu de résolution qui lui restait s'envola. D'un coup sec, il gifla sa main pour le repousser.

« Arrête d'essayer de m'analyser, merde ! Je crois que tu ne te rends pas compte de l'effort que j'ai dû faire pour te dire tout ça ! Mais à la place de simplement écouter, tu te permets de tirer tes propres conclusions et de m'enfoncer. Tu crois que tu sais mieux que les autres ? Que ta méthode est forcément la meilleure ? Chaque personne gère ses émotions différemment Raizen, ce n'est pas une science exacte. Et effectivement, venant de toi c'est un peu fort. »

S'il avait su que la conversation prendrait un tournant aussi désagréable, il serait certainement resté à marcher dans le désert sans but. Au moins, quand il était dans cet état, il ne ressentait rien. Mais encore une fois, comment avaient-ils pu en arriver là ? Sharrkan prit une profonde inspiration pour laisser la tension redescendre d'un cran avant de continuer.

« J'entends tes conseils, mais je n'ai aucune obligation de les appliquer. Je ne suis ni sous ta responsabilité, ni sous tes ordres. Je sais que tu penses faire au mieux mais tu n'as pas le droit d'essayer de me faire changer en quelque chose qui te plaît plus. »

S'il croyait que l'ancien Fukkatsu lui donnait encore des pouvoirs, il se trompait lourdement. Le Fukkatsu n'existait plus. Et malgré ce que ça laissait paraître, ils étaient ici d'égal à égal ; Raikage ou pas, l'argenté ne comptait pas se laisser intimider.

« Et si tu veux aussi un conseil : tu ne peux pas te permettre d'assouvir ton propre besoin de tout comprendre sans faire attention à ce que ressent la personne en face de toi, sous couvert de vouloir l'aider. Ce n'est pas le cas, c'est tout le contraire. »

Mais cette situation avait déjà duré trop longtemps et sachant qu'aucun des deux n'était prêt à changer de point de vue ou faire de concessions, la seule solution était de s'arrêter là. C'était déjà beaucoup trop tard, et la journée avait connu bien assez de moments difficiles pour s'en rajouter inutilement.

« Maintenant, je n'ai vraiment pas envie de débattre plus longtemps sur ça avec toi. Soit tu acceptes que je ne suis pas encore prêt à partager ça et on change de sujet, soit tu essaies encore de me forcer et je vais simplement aller me coucher. Tu es bien sûr le bienvenue à rester dormir ici si tu en as envie, il y a beaucoup de chambres libres. »

Son regard sévère en disait suffisamment pour faire comprendre à Raizen que ce n'était pas du bluff et qu'il ne comptait absolument pas lui laisser avoir l'ascendant sur cette situation.

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Jeu 22 Oct 2020 - 6:44

Observant calmement Sharrkan, Raizen devait avouer ne pas s’attendre à une telle réponse. Du moins, il ne s’attendait pas à ce qu’elle glisse vers cette prémisse. Si dans sa tête, la rage, la colère, la violence et la tristesse étaient tous des éléments possibles à l’égard des mots qu’il avait employés, ce dangereux mélange entre le contrôle, la colère et la tristesse créait le pire des scénarios possibles : un éclectisme qui se transformait en confrontation.

Se faisant ainsi attentif, il ressentit étrangement un léger pincement au coeur à l’égard des propos que proférait Sharrkan. Était-ce la douleur qu’il perçût chez lui ou plutôt le sentiment d’avoir échoué en tentant de venir en aide à son ami qui le faisait sentir ce genre d’émotions.

Ne pouvant réellement mettre une définition sur sa situation actuelle, il se contenta d’écouter, suivant attentivement les gestes et paroles de Sharrkan. Où s’était-il trompé ? S’était-il trompé ?

Frustrant, le sentiment d’impuissance qui s’emparait de ses membres était suffisant pour animer une colère sincère en lui. Pourtant, il n’en faisait rien, demeurant calme face à l’échec visible qu’il venait de causer. Ainsi, avec toutes les bonnes intentions de la terre, il se heurtait à une barrière aussi solide que rigide.

Bien qu’il pensait avoir approché la situation de la bonne manière, il était possible qu’il se soit complètement trompé. Provoquant ainsi le semblant d’un regret, il ne pouvait s’empêcher d’être déçu de savoir que sa tentative d’aide avait été reçue comme un désir d’analyse, une nouvelle découverte aussi tangible qu’une roche.

Loin de lui le désir de vouloir l’examiner comme une nouvelle source d’étude, le Meikyû était certes curieux, mais il n’était pas pour autant un sociopathe. Le lui rappelant indirectement à travers le désarroi clair qui s’emparait de lui, la mine habituellement solide et inébranlable du Meikyû semblait s’apaiser, comme s’il réalisait ses torts et qu’il comprenait que ses propos n’aient pas eu l’objectif désiré…

Plus il y pensait et plus il constatait l’erreur qu’il avait faite, celle de répondre à sa question sur les motifs pour lesquels il n’allait pas forcément bien. Pourtant, devant une telle situation, il avait jadis su s’en séparer quitte à prendre du recul. Or, cette fois-ci, il était tombé dans un gouffre dont malgré les sorties indiquées, risquait de fragiliser possiblement la suite de leur relation et de leur lien.

Dès lors, il croisa ses mains avant de prendre une posture de réflexion qui témoignait du fait qu’il évaluait le pouls de la situation. Ainsi, de longues minutes de silence remplirent l’ambiance déjà lourde. Pourtant, pendant tout ce temps, son regard était encore posé sur la sévérité du visage du jeune homme.

-Je m’excuse pour mes paroles et pour tes pertes Sharrkan.

Après avoir déposé sa coupe de thé, on aurait presque dit que Raizen avait plus ou moins perdu son orientation dans l’environnement, comme s’il cherchait une réponse dans le vide absolu qu’il venait de créer au niveau de ses pensées.

-Loin de moi l’idée de vouloir t’obliger à quoique ce soit, même en étant sous ma responsabilité ou sous mes ordres, rien n'aurait changé dans mon approche. Mes intentions n’étaient pas mauvaises, loin de là, mais je m’y suis peut-être pris de la mauvaise manière, chose que je compte considérer pour la prochaine fois. Par contre, c’est bel et bien parce que je perçois ta souffrance que j’ai agi ainsi. Je pense par contre avoir été maladroit sur la forme et la manière de m’y prendre et pour cela, je ne peux qu’être désolé pour mon erreur.

Étrangement, c’était indirectement ce qu’il avait cherché non? En voulant le provoquer sur certaines zones douloureuses, il avait possiblement touché une zone beaucoup trop sensible et traumatisée pour être mise en surface. Omettant par le fait même que ce mécanisme d’autodéfense ne pouvait être brisé, mais qu’il devait être contourné ou plutôt forcé par Sharrkan lui-même, c’était là toute l’erreur qu’il avait commise.

-Donc, jusqu’à ce que tu désires en reparler, je compte te laisser le temps qu’il te faut. S’il est vrai que laisser le temps faire son travail n’est pas une solution de longue durée, ma méthode ne l’était pas forcément plus. Sache donc que la porte sera toujours grande ouverte le jour ou tu accepteras de nouveau de me faire confiance avec ce que tu vis ou ressens et j’espère qu’à ce moment être plus apte à t’aider.

Se faisant étrangement calme, le Meikyû qui était pourtant connut pour avoir l’ascendant dans de nombreux dialogues. Pourtant, il venait de changer de posture, signe qu'avoir raison n'était pas son objectif. Si le message qu’il avait voulu livré n’avait pas forcément été bien véhiculé, la nature même de celui-ci , bien que maladroite demeurait la même, il voulait son bien-être et l'aider en lui faisant réaliser qu'il pouvait accepter les émotions qu'il vivait au lieu de les renier....

-Je ne suis pas parfait comme tu le sais Sharrkan, loin de là. Je donne constamment l’impression d’être en train d’analyser les gens et ce n'est pas toujours faux. Pourtant, c’est justement sous cette facette ou j’ai failli à comprendre la portée de tes mots et de ton ouverture…

Et cet échec était justement lié au fait qu’il ne savait pas comment gérer un mal qui n’était pas le sien sous cette forme. L’empathie étant quelque chose de tout nouveau pour lui sur un axe aussi profond, Raizen avait adapté une approche très directe qui lui ressemblait, mais qui ne convenait pas à tous sachant qu’il n’était pas le plus habitué à faire cela ou plutôt ressentir ce genre d’émotions…

-Donc, sache que s’il y a quoique ce soit ou que tu désires parler d’un autre sujet que je compte rester puisque contre toute attente et même si ça n’a pas eu l’effet désiré, mon but reste et demeure d’être là pour te soutenir avant toute chose. Par contre, je vais aller prendre un peu l’air si tu décides d’aller te coucher. Merci de ton hospitalité.

Désamorçant ce qui aurait beaucoup pu se transformer entre une réelle guerre, le Meikyû avait échoué dans son objectif, mais il gardait tout de même la tête haute, au cas ou ne serait-ce que l’espace d’un instant, Sharrkan ait besoin de lui. Quant à sa propre personne, il avait déjà une idée de comment orienter son énergie pour s’assurer de ne pas répéter la même erreur. Bien que possible dans un futur aussi proche que lointain, s’il pouvait éviter de blesser inutilement une des rares personnes qui entretenait une certaine importance, il le ferait.

-Toutes mes condoléances, Sharrkan.


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Ven 23 Oct 2020 - 4:37
Il fallait avouer que... Sharrkan ne s'attendait absolument pas à ça. Pendant les longues secondes où un lourd silence planait et où il réalisait tout ce qu'il venait de dire, le Kazejin avait imaginé plusieurs issues à ce problème. Il pensait recevoir d'autres remarques, une attitude froide, peut-être même voir Raizen partir sans rien ajouter. Mais il ne s'attendait certainement pas à recevoir des excuses.

Comme quoi, peut-être que les jugements hâtifs étaient des deux côtés. Toute la tension étant descendue d'un coup, Sharrkan en venait même à se demander s'il n'avait pas été trop dur avec le Meikyû. Malgré tout, il connaissait ses motifs et se doutait bien qu'il ne lui aurait pas fait de mal volontairement. Tout avait été lâché sur le coup de la colère et s'il reprochait à Raizen son manque de tact, il ne venait pas de faire mieux. Mais s'il en avait dit moins, alors peut-être que la situation aurait tourné différemment ; au moins, l'abcès était crevé.

« Je sais bien que tes intentions ne sont pas mauvaises. Et merci de ton soutien, j'apprécie. Je sais que tu es très porté sur les discours, mais ta présence seule est certainement plus bénéfique que tout ce que tu pourras dire. Je sais que j'ai du mal à mettre des mots sur certaines choses, donc c'est plus simple de cette façon. »

C'était là aussi leur différence : peut-être que Raizen était plus sensible aux mots, mais Sharrkan était définitivement plus touché par les actes. Si le cas était avéré, c'était sûrement là la source de ces divergences d'approche. C'était pour cette raison qu'ils n'avaient pas besoin d'en discuter ; le fait qu'il soit là démontrait suffisamment son soutien. Il n'y avait pas de risque que ce soit mal interprété non plus.

« "Le jour où tu accepteras de nouveau de me faire confiance...", comme si j'avais arrêté. Il faudrait beaucoup plus qu'un peu de... d'agacement, pour que j'arrête de te faire confiance, ne t'inquiète pas. Même si ton approche était maladroite, le problème vient de moi à la base. Mais ce n'est pas grave, n'en parlons plus. »

Le Kazejin esquissa même un sourire lorsqu'il entendit le corbeau parler d'analyse. Même s'il sous-entendait que ce n'était pas toujours le cas, Sharrkan pouvait presque voir les rouages se mettre en place dans son esprit pendant qu'il réfléchissait à la meilleure approche. Il était certainement en train d'analyser toute la situation depuis le début pour retrouver l'erreur, comme une machine. Et même si c'était parfois énervant... c'était aussi ce qui faisait que Raizen était Raizen. Il y avait la façon de fonctionner "Sharrkan" et la façon de fonctionner "Raizen", qui étaient souvent à l'opposée. Et en bon impulsif, le manieur de chaleur ne prit pas vraiment la peine de réfléchir avant de dire ce qu'il pensait.

« Tu es sûrement la personne la plus frustrante que j'ai rencontrée. Lorsque je crois te comprendre, tu me montres que c'est faux. Quand... j'ai l'impression qu'on est proches, tu me tiens finalement à distance. C'est comme si on essayait de se parler à travers une vitre et qu'aucun son ne passait : frustrant. »

D'un air dramatique qu'il lui était propre, l'argenté se laissa tomber en arrière sur la pile de coussins.

« Oh et aussi, tu ne te laisses jamais avoir par ce que je dis. Je n'ai pas l'habitude. »

Mais la position était bien trop confortable et bien vite, il se sentit glisser vers le sommeil. Il se redressa donc en se frottant le visage. Après tout, il n'avait toujours pas touché au thé qui avait eu le temps de refroidir depuis le temps. Il avala sa tasse d'un trait, sans même se soucier du goût.

« Merci. Mes condoléances également, il me semble avoir entendu dire que certains Kumojins avaient disparu. D'ailleurs, parle-moi de Kumo. Quoi de neuf ? Comment tu gères le fait d'être Kage ? Est-ce que Kyohei va bien ? Et Anzu ? »

Le manieur de chaleur changea rapidement de sujet pour ce qu'il espérait être plus léger. Avec autant de questions, il était sûr de tenir le Raikage en haleine pendant un petit moment.

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Hier à 20:48

Observant calmement la situation, les iris de Raizen se baladait calmement sur Sharrkan qui témoignait soudainement d’un calme soudain, comme si la tempête venait de laisser place à un soleil rayonnant ou plutôt une pluie importante.

Bâillant après une explication aussi enrichissante qu’intéressante, se pouvait-il qu’une montée d’adrénaline se fût produite chez le jeune homme lorsqu’il avait été épris d’un accès à la colère ? C’était fort possible vu la violence des paroles qu’il avait proférée. Après tout, bien que moins tangibles, les mots restaient plus ou moins une action verbalisée. Banalisées chez de nombreuses personnes, elles avaient beaucoup trop de portée pour que le message ne puisse s’y fier. Or, il ne se fiait bien évidemment pas qu’aux paroles. Apprenant de plus en plus à se fier aux autres signaux comme les signes non verbaux, il arrivait bien souvent qu’il compose un savant mélange des deux pour désigner une interprétation véridique ou fausse dépendant la situation et les biais personnels qu’il avait.

Lâchant un léger soupir de soulagement, il décida soudainement de changer sa posture de manière à se rasseoir afin de poursuivre la nouvelle tournure que semblait avoir prise leur discussion. Légèrement soulagé, il ne le démontrait toutefois pas sachant qu’il était paré au pire au regard de la sensibilité de la situation.

-Tu n’es pas plus simple à comprendre Sharrkan et pourtant je n’ai généralement pas l’habitude de me tromper, mais c’est aussi ce qui nous permet d’apprendre et d’évoluer à titre d’individus non ?

Haussant les épaules en ayant les prémisses d’un mince sourire, il devait avouer être relativement paré par défaut aux moindres remarques du jeune homme. Bien qu’il ne le réalisait possiblement pas, il lui ressemblait un peu sous cet aspect. Simplement, Raizen le manifestait uniquement durant certaines occasions précises…

-Sinon, disons qu’il y a des éléments sur lesquels nous divergeons et d’autres aspects sur lesquels nous nous ressemblons …

Non, il ne parlait pas du fait qu’ils étaient tous les deux des kazejines. Or, il préférait le laisser mariner avec une absence de réponse pour le laisser sur son reste bien qu’il était possible qu’il revienne à la charge assez rapidement pour comprendre.

Rassuré de savoir que sa confiance demeurait et subsistait, le Meikyû put poursuivre la discussion calmement. Après tout, si l’échec n’était pas regrettable, le fait de blesser quelqu’un d’important le demeurait. Sachant mieux que quiconque à quel point ce lien intangible pouvait s’avérer délicat, par respect pour les émotions de celui-ci il avait présagé le pire.

Ainsi, par respect pour son courage, la nouvelle ombre de Kumo décida de s’ouvrir un peu plus en répondant à certaines questions qu’il aurait forcément dévié...comme il l’avait fait plus tôt.

-Effectivement, ce n’est jamais agréable de savoir qu’on vient tout juste de perdre des hommes au combat pour une cause qui n’est techniquement pas la leur au premier regard… Toutefois, leur sacrifice et leur contribution n’auront pas été vains bien que j’appréhende un peu la rencontre avec leurs familles respectives. Bien que cela ne puisse rien changer, je m’assurais qu’ils soient honorés et que les structures soient plus adéquates pour les prochaines fois où nous serons menés à être déployé dans une mission dangereuse.

Tout comme il l’avait vu chez les Meikyûs, Kumo se devait de voir sa puissance croître. Sans quoi, il avait plus ou moins crainte d’y voir une nation crouler sous les enjeux actuels avant de pouvoir représenter ce qu’elle avait vraiment le potentiel de devenir..

-Autrement, être Kage n’a rien changé, mis à part que je prends plus de décisions. Je doute que ça te surprenne tout comme les titres ne sont que des appellations, rien n'a réellement changé par rapport à moi d'où le fait que je ne t’ai pas envoyé une lettre pour te l’annoncer. Que je sois Kage ou non, mon apport aurait été similaire. Pour le moment, une fois de retour sur le territoire, je compte officialiser les refontes des diverses activités du village maintenant qu’il est de nouveau sécuritaire. Un peu comme je l’ai révélé lors des élections, je compte bâtir sur les piliers sur lequel repose ; le savoir, le savoir-faire, mais aussi le savoir-être qui est au coeur de la fierté Kumojine.

Ayant un léger sourire à ce sujet, il se remémorait les paroles du Nidaime qui lui avait jadis reproché de manquer de patriotisme pour avoir toutes les qualités nécessaires pour être l’ombre du village.

-Donc si on veut, j’agis un peu comme une ombre en espérant donner la possibilité à tous de briller par leur potentiel.

Passant sa main dans sa chevelure, il arqua un sourcil :

-Kyohei hein… Il va bien ou un peu mieux je dirais. Il est présentement en mission avec quelques Kumojines dont Anzu. Je te dirais bien que je lui passerais un message de ta part, mais je pense que tu devrais le lui passer toi-même en passant au village ou en lui envoyant une lettre…

Ne pouvant s’empêcher de se demander s’ils avaient fait face à autant de turbulence qu’eux, Raizen préférait chasser ses idées de sa tête pour le moment.

-Et Anzu… se porte bien, je suppose ? Le départ de Sazuka a eu un grand impact sur sa personne et était relativement inattendu… donc je pense qu’elle aura besoin d’un peu de temps pour digérer tout cela…

Repensant à Sazuka temporairement, Raizen n’en fit pas un plat sachant qu’il avait déjà plus ou moins digéré la situation, à sa manière.

-Sinon parle-moi un peu de toi… tu ne m’as toujours pas expliqué sur quoi tu travaillais et parlé de tes projets futurs… Après, je comprendrais que tu ne veuilles pas en parler si jamais c'est pas le bon timing.

Lui tendant une perche au cas où il voulait lui parler de tout cela, il en avait presque oublié les circonstances étranges dans lesquelles il lui avait annoncé tout lui expliquer...une fois que tout serait terminé…

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Merci Aimi o/
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