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Woman vs wild (Solo)

Gozan Arukisa
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Lun 5 Oct 2020 - 16:40
C’est sur l’île d’Ue qu’Arukisa avait décidé de débarquer pendant quelques jours. La jônin avait effectué le trajet depuis le port Naragasa sur un petit bateau de pêche. Le capitaine avait accepté de lui servir de transport contre une poignée de ryôs. La mer avait été clémente, tous commes les vents. Poliment, elle remercia le pêcheur avant de sauter sur un ponton qui servait de point d’attache sur l’îlot. Peu d’embarcations se rendaient ici, Ue était le territoire des shinobis. Bien trop sauvage pour les citoyens qui souhaiteraient y installer leurs activités et peu accueillantes pour y élire domicile.

Réputée comme étant l’endroit le plus inapprivoisé et le plus dangereux de l’archipel de Mizu, il permettait d’être en total immersion avec la nature. C’était ce que la gladiatrice était venue chercher : une union avec la faune et la flore. La modernité de la ville était un aspect qu’elle appréciait la plupart du temps, mais la nostalgie de ses années passées à vivre dans les forêts de Hi remontait à la surface parfois. La végétation tropicale et humide d’Ue possédait peu de point commun avec celle tempérée et feuillue du territoire du feu. L’idée d’un retour aux sources l’enchantait mais ce qui l’avait avant tout motivée, c’était cette rencontre avec ce Hokazuka. Cet homme découvert sur l’un des marchés de Kiri partageait un lien fusionnel avec son animal qui avait heurté la sensibilité naturelle de la kirijin. Elle se souvint de son ballet majestueux qui avait hypnotisé la foule. Les quelques mots échangés avec lui concernant sa connexion avec son compagnon ailée et les bienfaits de la vie sauvage l’avait convaincue de s’intéresser de plus près à ce mode de vie. Bien qu’elle soit une citoyenne de Kiri, au fond d’elle, elle n’en restait pas moins une aventurière qui ne se sentait jamais aussi bien qu’en plein air.

Pour son séjour, Arukisa s’était équipée du minimum. Dans son sac elle avait mis quelques affaires chaudes en cas d’intempéries, le nécessaire pour faire du feu, une gourde et quelques vivres pour débuter. L’objectif n’était pas d’explorer, mais plutôt de survivre et de s’habituer aux lois de cette jungle. La superficie de l’île n’était pas très grande, et même si une fois enfoncée dans la végétation cela pouvait s’avérer compliqué, Arukisa estima qu’elle n’aurait pas besoin d’une boussole pour se repérer. Il y avait des signes qu’elle pouvait détecter afin de connaître sa position. C’était ce genre de détail qu’elle souhaitait retrouver et développer afin de s’imprégner de son environnement.

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Mer 14 Oct 2020 - 10:29
Arukisa s’enfonçait dans la jungle d’Ue. A travers les hautes herbes, les fougères arborescentes, les bambous et les palmiers, la progression était compliquée. Depuis qu’elle avait sa prothèse la jônin apprenait de nouveau à appréhender cette partie artificielle de son corps. Elle évita d’ailleurs de traverser la forêt de branche en branche comme l’aurait fait n’importe quel shinobi. Préférant économiser sa cheville, elle se contenta de marcher, elle avait le temps. La perception était différente. Parfois, elle avait l’impression d’avoir encore son pied tant elle se sentait à l’aise, mais il arrivait au contraire qu’elle ressente l’envie de se séparer de cette création car la sensation était désagréable. C’était aussi cette symbiose qu’elle était venue chercher dans cet exil. Apprendre à écouter son corps et à apprivoiser cette nouvelle partie d’elle. Son mental déjà bien malmené autrefois avait réussi à passer le cap de l’acceptation rapidement. Elle s’était faite à l’idée de vivre toute sa vie avec cette blessure, et le travail précieux d’Aditya l’avait grandement aidé à surmonter cette épreuve. Les images persistantes de la perte de son pied n’étaient qu’un mauvais souvenir. Un rappel qu’elle transformerait en force pour ne jamais oublier qu’elle risque sa vie à chaque minute de sa vie de shinobi. La gladiatrice refusait d’être relégué au rang des diminués à cause de sa blessure. Recouvrir la totalité de ses capacités prendrait du temps mais elle faisait tous les efforts pour remonter la pente aussi vite que possible. Pour une battante comme elle, il était inconcevable de se lamenter sur son sort en restant cloîtré chez elle.

Autour d’elle, la nature était encore très sauvage. Aucune forme d’intervention humaine n’était venu perturber la progression des végétaux. La forêt tropicale abritait de nombreuses espèces de plantes et d’animaux. Les cris d’oiseaux se mêlaient aux sifflements de reptiles. Une sorte de forêt primaire avait prise possession de l’île. Des arbres anciens formaient d’immenses piliers soutenant un toit feuillu laissant peu de lumière atteindre le sol terreux. D’ailleurs, le climat était fort humide et le chaleur intense. L'impression étouffante d’être dans une étuve était constante. Plutôt habituée au temps doux des forêts tempérés de Hi, la kirijin ne se sentait pas vraiment à l’aise avec cette atmosphère, mais c’était un défi de plus à relever. La diversité de la faune était sans égal. Régulièrement, Aru’ s’engluait dans une toile d’araignée récemment étendue au travers du sentier. Pourtant, elle marchait lentement, observant avec plaisir la beauté des alentours. À chaque pas, ses yeux sont rivés au sol. Il est crucial de savoir où elle pose ses pieds. Marcher sur un être vivant pouvait vite devenir dangereux.

Grâce au soleil, la jônin s’orientait sur l’île. C’était plus simple en plein jour. Sa connaissance des étoiles pour se diriger la nuit n’était pas assez fiable, même si les déplacements nocturnes n’étaient pas conseillés ici. Pour installer son camp, elle tenta de trouver un point en hauteur. Un point d’observation qui lui permettrait de facilement mettre en place un périmètre de sécurité. Un espace dégagé en bord de récif serait l’idéal. Plusieurs rivières et ruisseaux coulaient des flancs montagneux et pouvaient la fournir en eau douce. Néanmoins, l’eau attirait aussi les animaux, il fallait être prudent. D’ailleurs, le sol était recouvert de fruits entamés par des singes qu’Arukisa apercevait parfois. Ils formaient des ombres furtives à travers les feuillages.
Après plusieurs heures de marche, la gladiatrice trouva un coin parfait pour établir son campement. La nuit commençait à approcher et il ne fallait pas tarder à s’installer.

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Dernière édition par Gozan Arukisa le Lun 2 Nov 2020 - 1:09, édité 1 fois
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Sam 24 Oct 2020 - 17:07
A mesure que la progression du soleil dans le ciel avançait, Arukisa s’activait pour établir son campement de fortune. Elle commença par déposer son sac afin d’être moins encombrée. Elle avait pris soin de prendre peu de nourriture afin de ne pas attirer trop rapidement les animaux trop curieux. Sur le chemin, elle avait repéré des bananiers dont les feuilles pouvaient l’aider à construire un abri. Armée de Mikazuki, elle découpa quelques branches qu’elle tailla en forme de pieu afin de créer une charpente basique pour son refuge. Un bois solide était nécessaire pour que tout ne s’écroule pas au moindre coup de vent. Elle les planta de façon à former un carré qui délimiterait la superficie de sa cachette. Puis elle détacha des lianes longeant d’immenses troncs qui allaient lui servir à consolider son armature. Elle constitua un toit renforcé prêt à accueillir les feuilles qu’elle avait pris le temps de décrocher en amont. Le tout bien posé, elle était au moins protégé de la pluie et des intempéries. D’ailleurs, son camp était disposé sur un terrain dégagé proche d’une falaise. Elle avait prit le soin de construire sa porte d’entrée à l’opposé des vents dominants afin de ne pas avoir de courant d’air. A quelques mètres, un ruisseau montagneux se jetait de la vide. Il était impératif d’avoir un peu d’eau pour se désaltérer et se laver. Néanmoins, le sol était extrêmement dur, il était constitué de roche épaisse. Afin de ne pas passer des nuits horribles et des lendemains douloureux physiquement, elle opta pour un couchage fait à partir de mousses récoltés sur les arbres. Les troncs étaient souvent entièrement couverts de cette plante très agréable au toucher.

Pour le premier soir, Aru’ se contenta de se nourrir de ce qu’elle avait apporté. Elle était maintenant obligée de trouver sa propre nourriture. Un feu constitué de branches mortes la réchauffait un peu. Le ciel était entièrement dégagée et une peinture étoilée recouvrait la voûte céleste. En l'espace de quelques minutes le soleil avait totalement disparu. Cependant, la lune se faisait discrète et peu lumineuse. Face à cette sombreté, l’ouïe semble décuplée : dans l'obscurité, il y a clairement plus de décibels faunistiques de nuit qu'en journée. En tendant l’oreille, on pouvait entendre les animaux qui sifflent, hurlent, bourdonnes, coassent. Un mélange de reptiles, d’insectes et de batraciens. Petit à petit, ce sont les plus petits êtres qui commençaient à devenir envahissant. Arukisa était épargnée par les moustiques mais des papillons de nuit et autres moucherons s’approchaient du feu. Pour palier à cela, la kunoichi se mordit le doigt et appela son compagnon ailé. Hakubo sortit de son domaine et virevolta autour de la jônin.

- Je pense que ce terrain de chasse te conviendra non ? Dit-elle en souriant. J’ai besoin de dormir et d’une oreille attentive pour me prévenir en cas de danger. Dit-elle en commençant à s’allonger sous son abri.

En effet, la chauve-souris était un animal nocturne qui était extrêmement actif la nuit. Ces milliers d’insectes étaient un festin pour lui. Le kuchiyose commença à faire des aller-retour incessant autour d’Arukisa en dégustant son repas. Il était également extrêmement précieux pour surveiller les alentours. Son ouïe constituait un radar impénétrable dans l’obscurité qui l’entourait. Il était capable de localiser n’importe quel danger très rapidement. Son véloce battement d’ailes rendait dingues les insectes qui étaient les victimes impuissantes de son appétit.

La forêt ne sommeillait jamais.

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Mer 28 Oct 2020 - 17:37
C’est l’aube naissant qui éveilla la jônin. Les premières bribes de lumière vinrent effleurer son visage endormi. Doucement, la nature matinale se réveillait aussi. Les oiseaux diurnes entonnaient leurs ritournelles tandis que les croassements des batraciens commençaient à s’éteindre à petit feu. Le cycle de jungle se mettait en place, chacun jouant son rôle dans ce parfait équilibre sauvage. Une petite rosée s’était créée sur les feuillages, on pouvait apercevoir les gouttelettes briller d’un éclat scintillant au contact des timides rayons du soleil. Hakubo s’était quant à lui accroché sur le toit de l’abri. Ses pattes griffues entouraient un petit rondin et lui permettaient de se tenir la tête vers le bas comme tout animal de son espèce. Sa période d’activité se terminait, il était temps pour lui de se reposer. Arukisa ouvrit un oeil, puis l’autre. Ce réveil tropical était agréable, et la nuit avait été calme. Elle avait une entière confiance en son allié. D’ailleurs, elle le rappela aussitôt dans son monde, sa tâche était accomplie. La kunoichi sortit de sa cabane pour s’avancer vers la falaise. Le spectacle du lever du soleil était magnifique. Cependant, elle sentit son ventre gargouiller à peine quelques secondes après son éveil. Cela lui rappela qu’il fallait avant tout satisfaire ses besoins primaires : boire et manger. Sa première journée sur l’île allait commencer par une partie de chasse.

Armée de Mikazuki, Aru’ se mit à la recherche d’une proie pour son repas. Elle savait que pour survivre et être dans une bonne forme, elle aurait besoin de chasser. C’est pour cela qu’elle s’était renseignée sur la faune locale avant de venir sur Ue. D’après les informations qu’elle avait récoltées, la cible la plus simple à trouver était le capybara. Un énorme rongeur semi-aquatique qui vivait souvent dans le fond des vallées de l’île près des rivières. Ainsi, la gladiatrice descendit de sa falaise jusqu’à arriver près du supposé lieu de vie du gibier. Après quelques minutes de recherches, elle commença par apercevoir des traces de pas au sol. Les pieds ont quatre doigts à l'avant et trois à l'arrière munis de griffes courtes. Ses pattes courtes sont palmées et les membres postérieurs sont plus longs que les antérieurs. Le terrain est boueux et les empreintes sont facilement identifiables. Au vu de leurs profondeurs, l’animal devait au moins faire quarante kilos. Il n’y a qu’une seule marque, il devait être seul. En suivant le sillage, celui-ci se dirige dans l’eau de la rivière. Pas étonnant, le capybara y passe le plus clair de son temps et est un excellent nageur. Accroupie, Arukisa observa la zone, tentant de repérer d’autres empreintes de l’autre côté du cours d’eau. Soudain, une sorte d’aboiements se fit entendre à une centaine de mètres. C’était un des moyens de communications du mammifère. A pas feutrés, la kunoichi commença son avancée, elle se faufila à travers les roseaux pour tenter de cacher sa présence. Par chance, le vent ne soufflait pas dans son dos, sans quoi l’odorat affuté du rongeur l’aurait repéré très vite. L’écoulement de l’eau couvrait légèrement le bruit de sa foulée. L’adrénaline de la traque montait en elle. Un retour à la vie sauvage qui lui donnait un sentiment de plénitude intérieur très agréable. Elle avait l’impression de faire partie d’un tout.
Au sol, Arukisa remarqua un petit tas déjection. A l’odeur et la texture, celui-ci était très récent, l’animal n’était pas loin. Tel un prédateur félin, elle continua sa progression. Ses sens aux aguets, elle scrutait chaque endroit et tendait l’oreille au moindre bruit. Finalement, c’est un son de mâchement qui attira son attention. Et là, au centre d’une clairière légèrement inondée par les eaux de la rivière, elle aperçut sa cible. La proie était seule. Il mangeait une pastèque ouverte en deux. Le capybara se nourrissait principalement d’herbes aquatiques mais il pouvait aussi se délecter de fruits lorsqu’il en avait l’occasion. Aru’ ne manqua pas sa chance d’obtenir de quoi se nourrir pour plusieurs jours. Elle regarda dans son viseur et envoya une unique balle qui mit à mort le rongeur sur le coup.

La jônin venait de se faire sa place dans la chaîne alimentaire. Bien qu’elle ne fut pas heureuse d’avoir appuyé sur la détente, elle savait cela nécessaire pour sa survie. D’ailleurs, elle effectua une sorte de remerciement primitif avant de charger le gibier sur son dos, prête à retourner sur son camp.

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Lun 2 Nov 2020 - 21:55
Après avoir préparé son butin de chasse, Arukisa passa la journée améliorer son camp et à se reposer. La structure de son abri était solidifiée et son couchage rendue plus moelleux par l’apport de diverses matières provenant de la nature. La kirijin s’était aussi assoupie un long moment. Sa retraite sauvage lui permettait aussi de méditer dans un lieu calme, propice à une introspection profonde.

Assise en tailleur au bord de la falaise, elle se laissa bercer par le son harmonieux de la faune tropicale. Arukisa était une fille de la forêt avant tout. Malgré sa sociabilité et son adaptation à la vie citadine, elle avait parfois besoin de se retrouver en s’exilant dans des paysages sauvages. Cet isolement revigorant était autant pour régénérer son corps meurtri par les batailles, que pour retrouver un calme intérieur et ressourcer son esprit guerrier. Du peu qu’elle savait de son clan, son don pour le maniement des armes était génétique. Néanmoins, afin de recharger cette volonté de se battre et cette culture martiale, elle éprouvait le besoin de retourner à l’état sauvage. A l’état de simple être vivant seul face à la nature. Les dangers de cette forêt étaient son arène. Sa survie était son combat.
La Rose rouge avait appris la méditation avec une vieille dame qui habitait à côté d’elle lorsqu’elle arriva à Kiri. Chaque matin, elle la voyait pratiquer cette activité sur son balcon. Aujourd’hui, elle ne s’y adonnait qu’exceptionnellement, et toujours seule. La rareté de ces moments les rendait encore plus précieux. Cependant, elle s’exerçait toujours dans un milieu naturel. L’homogénéité de la nature lui apportait un cadre plus prompt à la détendre. Le principe de base de la méditation était de développer son attention et sa concentration. Le développement de ces deux seules facultés avait des répercussions extraordinaires sur toutes les dimensions de sa vie. Plus jeune, la kunoichi était une vraie pile électrique, intenable, elle n’arrivait pas à rester attentive très longtemps. C’est sur les conseils de son sensei qu’elle avait testé cet exercice. Pendant ses journées de shinobis, les pensées se succèdent dans son esprit, en file indienne, sans répit. Il n'y a presque aucune seconde pendant laquelle il n'est pas accaparé par une pensée quelconque. Il bourdonne, ce qui peut parfois lui donner l'impression d'être débordée, de surchauffer et ce qui augmente considérablement son niveau de stress. Développer son attention et sa concentration lui permit de contrôler ce flot et de prendre du recul. Rapidement, elle constata ses progrès lors de prise de décisions importantes et de gestion de situation de crise. Elle était plus agile mentalement, plus vive. Or, le principal apport de la méditation chez elle fut sur son comportement. La jônin était surtout plus calme et moins à la merci de ses émotions.

La respiration presque imperceptible d’Arukisa démontrait l’état de plénitude dans lequel elle était désormais. Sa tension musculaire avait diminué et elle se sentait légère. L’air qui parcourait ses poumons semblait plus pur. Cette sensation d’apaisement la rendait joyeuse et souriante. Son échappée n’était pas seulement une opposition entre la vie sauvage et la vie citadine, c’était surtout un retour de quelques jours vers une vie simple et paisible, loin de toute activité humaine.

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Dim 8 Nov 2020 - 13:23
Pour sa dernière nuit sur Ue, Arukisa avait décidé de partir en expédition nocturne. Elle avait pris le temps de se reposer tranquillement sur son camp la journée pour ne pas souffrir de la fatigue le soir. Même sans activité physique, la chaleur et l’obligation d’être constamment vigilante face aux multiples dangers pouvaient être éprouvant. Elle avait pris le soin de démanteler toutes ces fabrications, de son abri improvisé à son feu de camp, il ne fallait laisser aucune trace de son passage pour que la nature reprenne sa place. Pour préparer sa descente vers le quai où le bâteau la ramenant à Kiri devait l’attendre, elle s’était frottée la peau avec des feuilles de citronnelle. Les vertus de cette plante avaient pour principale caractéristique de repousser les insectes. D’autant plus que la lumière de sa torche serait un phare pour eux. Ces petites bêtes pouvaient paraître insignifiante, mais en nombre elle pouvait vite devenir un calvaire, sans compter les maladies qu’elles pouvaient transmettre.

Ainsi, torche à la main et son sac sur le dos, elle s’enfonça dans la forêt tropicale. Pour l’aider et la prévenir des nombreux dangers invisibles, elle invoqua Hakubo. So kuchiyose serait ses yeux pour quelques heures. En effet, malgré la lueur du feu, elle ne voyait pas à plusieurs mètres. Le ciel étoilé éclairait timidement entre les feuillages des cimes des arbres et le sol était parfois difficilement visible. Les risques de marcher sur un serpent ou une autre espèce qui se baladait à ses pieds étaient non négligeables. La petite chauve-souris était comme un poisson dans l’eau au milieu de cette brousse ténébreuse. Son ouïe parfaite lui permettait de repérer ses proies ainsi que ses prédateurs dans l’obscurité la plus totale. Cependant, une observation nocturne était essentielle pour apprécier pleinement la biodiversité de l’île et en comprendre ses rouages. Pour se rapprocher un peu plus de son côté animal, Arukisa devait explorer toutes les facettes que la nature lui offrait.
La jônin pouvait entendre le battement frénétique des ailes d’Hakubo au milieu des autres chants de la forêt. C’est un spectacle de sons surprenants à vivre, tous les sens de la kunoichi étaient en éveil pour écouter les bruits de la forêt si particuliers et inhabituels. Son ouïe semblait décuplée : dans l'obscurité, elle prêtait évidemment plus d’attention au fond sonore qu'à l'habitude mais il y a clairement plus de décibels faunistiques de nuit qu'en journée. Avec un peu de chance, elle pourrait entendre les singes hurleurs, les grillons et bien d’autres insectes nocturnes. La plupart des sons qu’elle perçoit sont difficilement repérables. Une foule d’insectes tournoient autour d’elle, un festin pour la petite chauve-souris qui entament un ballet nocturne magistrale. Guidée par sons système d’écholocation ultra précis, le chiroptère frôle le visage d’Arukisa plusieurs fois sans aucun risque de la percuter tant son vol est millimétré.

A l’affût, la jônin progressait lentement. Régulièrement, elle se retrouvait engluée dans des toiles d’araignées fraîchement tissées. A chaque fois, son corps frémissait à l’idée de croiser une arachnide géante, elle n’aimait pas trop ça. Mais ce territoire était leur domaine, et c’était leur période de chasse. Elle devait les respecter. En parlant de chasse, le sifflement des serpents la mettaient en garde. Ecraser une vipère fer-de-lance serait presque synonyme de mort. Sa morsure est fatale et son camouflage presque parfait, une véritable arme. A l’inverse, les couleuvres arboricoles serpentaient le long des troncs sans aucune once d’animosité, totalement inoffensives, elles offraient un spectacle hypnotisant.
De temps à autre, Arukisa s’attardait pour porter son flambeau vers la cime des arbres, augmentant légèrement son éclairage afin d’observer en hauteur. Sur les branches, elles pouvaient observer des oiseaux, papillons-chouettes et libellules qui s’étaient endormis. La gladiatrice se contentait d’observer, elle ne voulait pas les déranger dans leur sommeil et leur voler ce moment d’intimité. Plus étonnant, certaines espèces de grenouilles n’hésitaient pas à grimper à plusieurs mètres du sol pour se mettre à l’abri. Leur croassement était bruyant, la nuit devenait le royaume des amphibiens. Or, interdiction également de les toucher. Elles étaient souvent recouvertes de toxines mortelles. La règle de base était de savoir que plus elles étaient colorés, plus elles étaient dangereuses.

Finalement, après une bonne heure de marche, c’est le rugissement d’un jaguar qui perça la cacophonie nocturne. Le roi de la jungle rappelait à tous sa présence. C’était le plus gros prédateur de l’île, et le plus craint. Hormis l’homme, rien ne le menaçait. Hakubo vint se poser sur l’épaule de la kirijin.

- Tu devrais grimper en hauteur et éteindre ta torche, il n’est pas très loin.

Arukisa suivit les conseils avisés de son compagnon. Concentrant son chakra dans ses pieds, il marcha le long d’un immense tronc et prit position sur une branche solide en prenant soin de ne pas déranger la faune qui s’y reposait. A quelques mètres, elle put apercevoir les yeux lumineux d’une chouette qui l'observait, se demandant certainement ce qu’elle venait faire ici. Étrangement, la gladiatrice porta sa main à son doigt à sa bouche pour lui faire signe de ne pas faire un bruit et lui montrer qu’elle ne lui voulait aucun mal. Le volatile la regarda, interloqué, avant de prendre majestueusement son envol. Le kuchiyose montra le sol de sa petite aile. Le félin approchait. Au milieu des longues fougères qui s’écartaient sur son passage, il apparut. Son pelage brun jaune et couvert d’ocelles noires reflétaient sour la lueur de la lune. Si on tendait l’oreille, on pouvait entendre de faibles rugissements. Si le jaguar se déplaçait et chassait au sol, il pouvait grimper aussi fréquemment sur les arbres. Ainsi, lorsqu’il releva la tête dans sa direction, la gladiatrice resta muette. Evidemment, il l’avait repérée grâce à son odorat. Ses pupilles sombres brillaient dans la nuit et croisèrent le regard de la jeune fille. Aru’ garda son calme, les jaguars restaient des animaux craintifs face à l’homme mais elle voulait lui montrer qu’elle n’était pas une menace, ni une proie d’ailleurs. Pendant plusieurs secondes, les deux mammifères se jaugèrent. Accroupie sur sa branche, la jônin se releva doucement. Le félin ne la quittait pas d’un poil mais ne bougeait pas. Il ne montra pas les crocs non plus. Une sorte de décision mutuelle se mit en place, sans qu’aucun n’agisse réellement. Avec assurance, Arukisa sauta de son perchoir et atterrit à quelques mètres du traqueur nocturne. Par respect et pour lui indiquer qu’elle n’était que de passage sur son territoire de chasse, elle s’inclina doucement. Celui-ci émit un petit rugissement et s’enfonça dans la pénombre. La Rose rouge entendit Hakubo souffler un grand coup.

- La prochaine fois que tu veux tenter quelque chose comme ça, préviens moi avant. Dit-il en posant sa petite aile sur la capuche de son acolyte afin de reprendre son souffle.

La Rose rouge esquissa un sourire. La quintessence de son séjour était cet instant. Sa présence dans ce milieu hostile était acceptée. L’objectif de son échappée solitaire était de se ressourcer mais avant tout de se rapprocher de son côté bestiale afin de découvrir le secret des Hokazuka.

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