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Les deux rivaux

Shinrin Shinpachi
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Jeu 29 Oct 2020 - 1:18


Shinpachi n’était pas un shinobi sorti de nulle part. Le Monarque avait fait sa place au sein de l’Empire en se confrontant à d’illustres protagonistes, en remplissant des missions de haute volée et en édifiant des complots stratégiques visant à assurer la stabilité du Pays du Feu ; des complots sans lesquels l’Empire aurait pu sombrer dans la discorde ; une discorde qui du reste ne demandait qu’à éclater depuis que l’Empereur n’était plus Empereur, mais pantin entre les mains de l’Homme au Chapeau. Dans ce contexte particulier, tout le monde paraissait être sur le branle-bas de combat, et chacun à sa guise avait pris les dispositions nécessaires pour faire sa gestion de crise.

Plus globalement, toutes les forces coalisées se mettaient en branle depuis que l’Homme au Chapeau avait révélé ses plans et que les Shinobis avaient, pour la première fois, associés leurs forces pour faire face à un ennemi commun. Tout le Yuukan se préparait à la guerre ; à l’ultime confrontation qui les opposerait à cet être de tous les temps, de toutes les époques. Mais dans cette crise continentale, il existait d’autres secrets plus sombres, plus étouffés, que les péripéties mondialement connues de Tôzen.

Shinpachi n’eut pas besoin de se concentrer pour détecter la présence de l’olibrius. Sa simple présence paraissait être introduite dans son circuit de réflexes. Dès qu’il l’approchait, il le sentait : chaque fois que Gozen venait, l’odeur de la mort planait avec lui ; comme s’il était un spectre fantasmagorique, un fantôme de son linceul s’amusant à le harceler, un Soldat de la mort dépêché par elle. Son nom résonnait avec fracas dans l’esprit encore embrumé du Shinrin ; dans la position qui était la sienne, il ne pouvait s’en défendre.

Il était livré à son rival et ami, à son camarade et ennemi. Et sa confiance fut toute entière bousculée lorsque, après avoir pénétré le temple dans lequel il s’était isolé, Gozen passât les deux gardes qui veillaient sur lui et fit coulisser la paroi de sa chambre de convalescence. Il tentât de se relever du petit tapis de paille sur lequel il reposait, mais en vain. Il se rallongea. Tout son corps était parcouru de douleurs épouvantables : méconnaissable, Shinpachi agonisait.

A la merci de l’Uzumaki, il le scruta d’un regard fauve. Puis ses yeux se décrochèrent pour fixer le plafond ; il étouffa un cri de douleur, serra les poings pour éteindre son mal, et songea à la mort.

« Es-tu venu pour m’achever dans cette position ? Est-ce là ton honneur ? »

Shinpachi ne l’observa pas plus, se concentra sur ses membres pour tenter d’atténuer ses convulsions. Son cœur se mit à battre la chamade.


@Uzumaki Gozen
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Uzumaki Gozen
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Jeu 29 Oct 2020 - 15:50
« Me prendrais-tu pour un lâche Shinpachi ? Cela me déçoit légèrement venant de ta part ... »

Vêtu de son long manteau ébène le cachant de la nuit, un léger sourire malsain se dessine sur le faciès du désormais sans bras gauche, comme pour lui donner un tant soit peu raison sur le fait que, si il le souhaite, il pourrait lui retirer la vie d'un seul coup de kunaï.

Pénétrant dans la chambre en y glissant totalement la palissade servant de porte d'entrée afin de la fermer, l'Uzumaki se dresse de tout son être face à lui qui avait osé lui porter atteinte alors qu'il lui adressait une pleine confiance. Cet homme pensant pouvoir contrôler comme bon lui semble n'importe qui, pensant que tout lui est possible ne doit plus penser de la sorte désormais. Le voilà mourant sur sa paillasse, agonisant de douleur sans pouvoir faire le moindre mouvement, à la merci de celui qu'il a trompé autrefois.

Quelle triste fin ...

Toutefois, loin de lui l'idée d'éliminer un tel homme. Le Shinrin est très certainement l'homme lui ayant apporté le plus jusqu'a présent. C'est un peu grâce à la machinerie de cet homme que Gozen est aujourd'hui une figure de l'empire aujourd'hui. Mais doit-il lui être éternellement redevable pour quelque chose qu'il n'a pas voulu directement ? L'assaut contre les Hijins dissidents, la recherche de l'Empereur ? Non.

« Quelle triste jour n'est-ce pas ? Voilà que le traitre, l'homme qui a voulu sauver l'Empire d'une possible attaque du Fukkatsu en partant à la recherche de son Empereur est devenu manchot. Tout comme l'homme souhaitant battre les cartes dans l'ombre, brûlé jusqu'aux portes de la mort par l'ennemi public numéro un ... »

S'accroupissant au fond de la salle dans un coin entre la lumière des cierges éclairant la pièce et l'ombre de ces dernières. Là où Shin peut le voir malgré qu'il soit allonger, de moitié dans l'obscurité.

« J'aimerais te poser une question mon ami ... » dit-il, complimentant le grand brûlé en le nommant désormais son égal et ami. « Pourquoi m'avoir empêcher de partir librement du pays pour aller chercher nôtre Empereur ? Pourquoi agir ainsi alors que je ne souhaite en aucun cas le mal de ce pays ? Bien au contraire ... »

Suggérant qu'il veut bien plus que le bien de Hi, l'Uzumaki reste dans l'ombre prêt à écouter les raisons du Monarque des Bois, laissant le choix à celui-qui-ne-peut-pas-bouger de lui mentir ou non. Maintenant qu'il le connait dans ses vices, Gozen pourra alors juger de la bonne mort ou non de Shinrin Shinpachi.

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Shinrin Shinpachi
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Sam 31 Oct 2020 - 13:58


Le paillasson se mit à frissonner. Le lit de paille sur lequel reposait le déchu Shinpachi témoigna par ce seul bruit de sa volonté de se mouvoir, de ne plus rester transi et de se soulever pour faire face à celui qu’il avait autrefois décelé comme un simple mercenaire, et qui depuis faisait une véritable escalade au pouvoir. Il observa le long manteau noir de l’Uzumaki, comme s’il s’agissait d’un drapeau de ténèbres enveloppant cet être empli de mystères ; des nébuleuses de doutes respiraient autour de son nom. Gozen n’était pas un être dépourvu de sagesse et de sagacité. C’était un parangon du secret qui avait formidablement bien cerné les enjeux de l’Unité Impériale ; quitte à se mettre en danger, souvent.

Dans cette trame, le Lieutenant qui gisait à ses pieds n’était pas en reste. Le Monarque des Bois avait en effet tenté d’étaler son emprise sur cet olibrius d’obscures ambitions, afin de le précipiter vers des fonctions d’une certaine importance tout en continuant, dans son ombre, de tirer les ficelles. Mais il avait échoué au moment même où Gozen avait dépassé le cadre de ses projets ; envisagé même de déserter pour parvenir à ses fins. Là était la frontière des possibilités de Shinpachi : son pouvoir s’arrêtait aux frontières d’un Gozen qui s’émancipait toujours, et dépassait sans cesse les attentes.

La mission envers les Gardiens du Feu s’était transformée en déluge de flammes vengeresses. La quête pour trouver l’Empereur avait abouti à rencontrer le Nécromancien, et il était somme toute parvenu à rencontrer Yamanaka Rei dans une position difficile ; et s’il ne l’avait pas ramené, il l’avait trouvé quand même. En définitive, l’Uzumaki n’échouait jamais.

Et c’est cela qui mettait à mal le Lieutenant de l’Empire étendu sur le sol.

« Kof kof ! »

Une quinte de toux l’empêcha de prononcer les premiers mots ; pourtant, il ne se déroba à son devoir de réponse. Gozen voulait savoir ce qui se cachait derrière les machineries du Shinrin. Et à présent qu’il ne pouvait plus se battre, il lui semblait inutile de taire la vérité.

Shinpachi décidât de se livrer.

« Je ne suis pas un être de c-cœur, Gozen. S-seuls la raison et l’honneur me guident. Et parfois, les risques que mes plans impliquent m’obligent à prendre des décisions t-très sérieuses. »

Il tenta de se tourner pour mieux le voir, mais échoua. Il se contenta dès lors de rester dans sa position.

« L’a-ambition qui était la tienne de retrouver l’Empereur ne faisait pas partie de tes prérogatives. Nul ne t’a o-ordonné de le faire, et j-je n’en ai moi-même pas reçu l’ordre, j-jadis. Pourtant, tu as décidé de partir, à ton gré, pour te mettre en quête de Yamanaka Rei ; s-sans prévenir personne. S-sais-tu comment cela s’appelle, lorsqu’on quitte le rang et qu’on s’évapore dans les ombres sans que les autorités n’en soient i-informées ? »

Le ton était neutre. Shinpachi n’avait aucune raison d’employer un timbre accusateur, ni de faire le procès des méthodes de Gozen.

« Une désertion. »

Il appuya sur ce terme comme pour marquer le coup.

« J-je savais qu’il m’était i-impossible de te retenir. P-pour autant, c-cette mission était im… importante. Mais comment pouvais-je faire p-pour te permettre de p-partir en recherche de Rei sans t’en d-donner l’ordre, et s-sans que tu ne deviennes déserteur ? »

Il laissa planer un court silence, comme pour laisser à Gozen le temps de méditer sur cette question. La réponse s’imposait d’elle-même.

« Camoufler ton absence et ta mission. Le d-délai que je t’avais i-imposé allait dans ce sens. C’était le laps de temps durant lequel je pouvais couvrir ton absence sans de-devoir me justifier. Eusses-tu ramené l’Empereur ; tu en aurais tiré des éloges, et je serais resté dans l’ombre. Eusses-tu échoué à le trouver, je me serais lavé de tout soupçon ; l-l’on aurait pu m’accuser de rien, et je serais resté dans l’ombre. T-tu as trouvé l’Empereur à Tetsu no Kuni, là où n-nous avions la liberté d’envoyer des t-troupes. Tu en as tiré du renom ; et je suis resté dans l’ombre. Là est ma place. M-mais te déclarer d-déserteur en cas de n-non délai avait aussi un deuxième s-sens. »

Rien ne se faisait sans une réflexion sérieuse.

« Tu n’es pas parti seul. Mais tu étais prêt à le faire de ton propre chef. Que d-dirais-tu s-si, en tant que Lieutenant, un de tes Soldats p-prenait la poudre d’escampette sans te rendre compte ? Tu a-aurais une bonne raison, toi qui n’es p-pas naïf, de songer qu’il pourrait s’agir d’un t-traître ; peut-être d’un homme qui tenterait, sous couvert de le chercher, à tuer l’Empereur pour prendre sa place. L-le fait que tu fusses accompagné était à ce titre une garantie pour moi : je craignais que tu n-ne trahisses v-véritablement l’Empire. Pourquoi ? »

Il le fixa intensément.

« Parce que je ne connais pas tes motivations, Uzumaki Gôzen, et ce que tu montres en façade n’est peut-être pas ce qui habite réellement le fond de tes pensées. »

Cette fois, il se montra un peu plus incisif.

« Ne convoites-tu pas le titre d’Empereur, Gôzen ? »
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Sam 31 Oct 2020 - 19:06
Plongé dans la pénombre de l'antichambre médicale du Shinrin, accroupi sur le parquet impérial, le Balafré fixe de son regard ambré l'homme pour qui son respect reste immense malgré un certain sentiment nauséabond de méfiance. Celui qui a été son exemple et qui a depuis été considéré comme l'homme à abattre par le mutilé n'est peut-être plus en danger en ce jour fatidique pour le monde des hommes. Toutefois, souhaitant connaitre l'exactitude nature du momifié, Gozen patiente dans l'ombre pour une réponse de ce dernier avant de prendre sa décision finale en ce qui concerne la vie de son ami. Même si, d'un certain point, il l'a déjà prise depuis bien longtemps ...

L'appétence que met Shinpachi à œuvré pour l'équité et l'honneur en tout point impressionnera toujours l'Uzumaki. C'est une des raison qui pousse le Balafré à éternellement respecter celui qui se retrouve aujourd'hui allonger dans une douleur incommensurable face à lui. A t-il toujours été ainsi ? Manipulant les autres pour toujours trouver la vérité dans ceux qui mentent quitte à leur mentir pour en tirer cette fameuse évangile de bonté ? Très certainement.

Dans l'ombre, sans avoir montré son mal physique à son éternel rival, le manchot ne dit mot profitant de la souffrance du bandé à aligner quelques phrases. Peut-être est-ce là la définition du fameux karma ? Comme il le dit, la décision prise par l'élémentaliste consistant à quitter le pays sans même en informer son supérieur pour partir à la recherche de l'empereur avait tout de la parfaite désertion ou d'un affront à la philosophie du Teikoku. Et pour cela, aujourd'hui, il en a perdu son bras gauche. Mais pour avoir pu penser que Gozen déserterait l'empire, quitter le pays pour lequel il mourrait ... le Monarque des Bois en a également payé le prix.

Est-ce là un signe d'une force invisible les plaçant désormais sur le même pied d'égalité, rebattant les cartes de leur propre destin ? S'il ne peut le voir malgré qu'il le fixe depuis son lit de paille, le Shinrin devrait pouvoir sentir à ce moment-là une légère méditation de la part de son égal.

« Mon but n'a jamais été de déserté Hi no Kuni ni même l'Empire. Jamais je ne ferais une telle chose et je pense que mes actes passés ont pu le prouvé, ma foi envers le Feu est inébranlable. Mais si j'ai pu offenser ta position de lieutenant à l'époque, je tiens à m'excuser envers toi ... Shinpachi. »

Sa voix, anciennement sombre et dure, semble s'éclaircir le temps d'un instant, prouvant sa sincérité envers le momifié.

« Je t'ai toujours eu en exemple. Sache que c'est grâce à toi si j'en suis là aujourd'hui. Même si tu peux ressentir une certaine méfiance à mon égard, un sentiment de non-contrôle, je tiens à te rassurer; jamais tu ne pourras jouer de mon esprit. »

Une vérité que le Shinrin se doit de bien comprendre s'il ne veut pas, un jour, en payer de sa vie.

« Cependant, je ne veux pas que tu puisses me prendre pour un ennemi personnel ou un détracteur du Feu. Je ferais tout pour ce pays et ce peuple. Si l'on me demande de mettre fin à mes jours pour sceller éternellement la protection des habitants de ces terres comme du monde, alors c'est avec joie que je rejoindrais les héros qui ont libérés nos contrées. »

Se levant pour se diriger vers le Shinrin, il poursuit.

« Vous vous êtes précipités dans ce pays oublié qu'est le Pays des Griffes pour, au nom d'une coalition qui est totalement guindée d'une hypocrisie sans nom, combattre l'ennemi que nous voulons tous voir mort. Mais personne n'était là pour protéger ce pays pour lequel nous nous sommes battus jusqu'à le libérer d'une criminalité totale. Pays pour lequel nous avons voulu venger nos frères et nos sœurs de la tyrannie des Grandes Nations que représente encore et toujours la Roche et la Foudre. Foudre que nous avons réussis à dompter par ailleurs. Et même si j'ai été d'accord pour nous retirer de Kumogakure no Satô, je n'en ai pas encore fini avec eux. Cependant, en défendant quasiment seul et heureusement, avec l'aide de quelques valeureux guerriers dont nôtre porte parole ayant trouvé la mort sur le champ de bataille ... »

C'est alors que le Balafré ressort de l'ombre, montrant la blessure reçue lors de cette défense de tous les diables à celui souhaitant tant à connaître les plans de l'Uzumaki.

« ... c'est avec plaisir que j'accepte le lourd tribu qui m'a été imposé. »

S'accroupissant face au visage de Shinpachi, plongeant son regard braisé dans celui de son ami, Uzumaki dévoile sans vergogne ses idéaux les plus purs, marbrant son visage d'une détermination encore méconnue du Monarque.

« Tu veux connaître mes plans, mes réelles intentions Shinpachi ? Venger ce monde de l'oppression des hommes. Je ne donnes pas raisons au Chapelier Fou car comme je viens de le notifier, il est le fou que le monde souhaite voir disparaître. Toutefois, il nous faut trouver une solution à un problème bien certain; la fierté humaine. Lorsque quelque chose ne va pas, nous nous empressons de brandir les armes pour assaillir nos ennemis et leur porter la mort. Sans même discuter au préalable. Regarde ces Kumojins tout comme ces Iwajins, ayant prit d'assaut nos terres car nôtre Daimyô souhaitait simplement diriger ce pays comme il l'entendait. Cela ne leur a pas plus car ils souhaitaient garder le contrôle sur tout cela et ont préfères opter pour le massacre des nôtres.

Et tu te trompes sur un point mon ami, je ne convoites en rien la place d'Empereur. Je le deviendrais. Je serais l'inéluctable qui s'emparera des pays mineurs de ce monde, ceux qui subissent l'oppression et la soif de pouvoir et de contrôle de ces Grandes Nations shinobi, pour les protéger de ces derniers. Je ferais de l'Empire du Feu le juge et le bourreau du Yûkan, celui qui laissera agir Iwa, Kumo ainsi que Kiri en toute liberté mais à la moindre faute, ils connaîtront mon courroux.

Libérer ce monde de la naïveté que les villages cachés veulent imposer, voilà ce dont je rêve. Libérer le monde. Ceux qui souhaiteront participer à cette libération seront sous la coupe de l'Empire, les autres ... devront ne pas fauter.

Voilà ce que je souhaite ... Shinpachi.
»

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Shinrin Shinpachi
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Dim 1 Nov 2020 - 22:25


Il lorgna sur le bras gauche du visiteur et une expression de stupeur modifia l’écarquillement de ses orbites sous ses bandages, manifestation de sa surprise. Avec une religieuse attention il sonda les paroles de Gozen tandis que son esprit continuait de lui infligeait des migraines insupportables ; il eut l’impression d’avoir un pic de verre enfoncé dans son crâne, tentant de le lobotomiser.

Mais son génie était toujours là et à mesure que l’Uzumaki étalait sa position idéologique, il enregistrait point par point les éléments sur lesquels il pourrait revenir, tôt ou tard. Il fut stupéfait de voir que celui qui autrefois se plaisait à se lover dans les ombres de l’inconnu s’affirmait maintenant au grand jour, imposait presque par la force la profondeur de ses convictions. Tel Rei, qui avait précédé à la tête de l’Empire du Feu, la vengeance était la chose qui paraissait l’animer le plus. Shinpachi avisa la tranquillité avec laquelle Gozen pouvait prédire de telles guerres, au moindre prétexte. Cela lui plaisait.

Un fou-à-lier. Un terreau fertile pour ses propres ambitions.

N’avait-il su domestiquer l’Uzumaki désormais manchot et plus que n’importe qui dévoué au Feu, il savait encore les opportunités quand elles se présentaient en lui ; surtout quand la chance arrivait les babines retroussées, la colère saliveuse et les aspirations aux dents longues. Il attendit que Gozen achève son discours.

Puis, se contorsionnant avec douleur pour ne plus être dans sa ligne de mire, il étouffa une crise de spasmophilie en grognant avant de prendre position à son tour.

« M-mes doutes étaient donc fondés. Ta route s’était bien écartée depuis longtemps de celle que Rei avait prise ; et ses idéaux pacifistes ne te correspondaient plus. Voilà quelque chose que j’ai toujours su : tu es un shinobi digne de ce nom. Tu es fait pour la guerre, non pour les palabres. »

Il affirma cela sans crainte. Il savait que la remarque plairait à l’Inéluctable : après tout, il avait toujours savouré le goût du sang dans la gorge, et l’adrénaline des combats. Le mettre à sa place de guerrier était juste.

« Et je te rejoins sur ce point : ceux qui ont d-décidé d’apprendre à manier les armes pour ne jamais en faire usage sont des égarés. A quoi bon apprendre à se battre, si c’est pour ne jamais l-le faire ? La vérité est que l’Empire du Feu est une nation guerrière. Et i-il doit être guidé par quelqu’un qui osera passer à l’offensive. »

En cela, il rejoignait Gozen. Mais il y avait tout de même un point de divergence qu’il s’empressa de souligner, de peur qu’il ne se réjouisse trop vite. A cet instant, il eut une sorte de plaisir dissimulé. Il était revenu parmi les vivants ; avait perdu sa vigueur, sa fougue, son corps et mêmes quelques morceaux de son âme et de sa fierté ; mais il n’avait rien perdu de son talent complotiste. Après tout, il avait été façonné par et pour l’Unité Impériale. Il en était devenu le parangon le plus véritable.

« Mais il existe des offensives plus intelligentes que celles qui nous promettent une guerre frontale. »

Là-dessus, il commença à murmurer, de peur que les soldats ne l’entendent.


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Uzumaki Gozen
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Lun 2 Nov 2020 - 20:44
Les yeux dans les yeux, face à son éternel rival, le Balafré vient de lui avouer ses plans les plus sombres pour faire prospérer un empire tout plus puissant et fier de ses racines. Il pouvait être considéré comme un nationaliste ou pire, comme un extrémiste mais dans son absolution, le guerrier ne souhaite qu'une chose et ce comme le reste du monde, une paix viable et durable. Tout naturellement, c'est un sourire ironiquement marqué par les mots du Shinrin à son encontre que l'Uzumaki affiche dans la pénombre des flammes embrasant les cierges autours d'eux.

« Rei avait-il des idéaux pacifistes lorsqu'il a ordonné nôtre attaque sur les terres de la Foudre ? »

Aucunement. Et de ce fait, Gozen marqua une légère pause afin de laisser une chance au Monarque de prendre conscience de la bêtise dont il est le penseur.

« Je vois que tu as oublié nôtre histoire Shinpachi. Et loin de moi l'idée de rester dans un cercle perpétuel de vengeance visant à éternellement assaillir ceux qui ont prit les nôtres. Ce serait faire preuve de stupidité, une nouvelle fois. »

Prenant appui sur ses genoux pour se tenir debout, le regard plongeant sur le grand brûlé, le Balafré voit une énième fois dans le Shinrin le vice de la manipulation au moment où ce dernier est persuadé d'avoir raison sur le cas du manchot.

« Pense ce que tu veux de moi, mais être persuadé que je suis le mal incarné, ce fier destrier n'ayant que pour seul nom "Guerre" est une mystification de mon être dont je me délecte avec joie et grâce à laquelle je rirais jusqu'aux enfers. Me penser pour la mort et le chaos, en m'insultant comme un détracteur des idéaux de Rei ? Quelle bien belle erreur ... Oui, quelle bien belle erreur mon ami ... »

Glissant lentement sa main dans son long kimono à la couleur des ailes de l'oiseau de la mort, Gozen en sort un kunaï des plus aiguisés, prêt à faire ce pourquoi il est créer, tuer. Mais connaissant la non-peur de quitter la vie du Monarque des Bois, l'Uzumaki souhaite lui faire prendre conscience que les mots, sont la plus grande arme du monde et que, s'ils sont manier sans précaution, attirent la mort irrémédiablement.

« Ce que l'homme au chapeau souhaite réaliser, je le condamne fortement. Je ne souhaite cependant plus la guerre, seulement la protection du monde. Sache que je ne ferais rien contre le village caché des nuages ni même contre celui de la roche s'ils nous considèrent comme leurs égaux et cessent de nous prendre pour ces chiens assoiffés de sang pour des raisons totalement futiles. Sache que je prouverais au monde que nous sommes bienveillants et qu'ils peuvent compter sur nous pour éliminer les maux du monde. Nous n'agirons pas; jamais. Ils seront alors vu comme des barbares et les personnes à abattre. Ils ne sont que des capricieux génocidant les peuples qui leur refusent leurs enfantillages. »

« Depuis l'apparition du Dieu du Désert et de l'Eau, je n'ai cessé de trouver inconsciemment un moyen de tuer ces monstres venants souiller nôtre monde. Mais ironiquement, au fond, je pense qu'ils sont une raison de nos facultés actuelles. Autrement, comment serais-je devenu l'homme que je suis aujourd'hui sans la résonance provoquée par le Dieu des Éléments ? »

Un sourire angélique se trace sur le faciès de l'homme, laissant le malicieux laisser sa place. Et ce, laissant révéler au Shinrin que ses dons, Gozen les a obtenu d'un dieu.

« Je n'étais qu'un homme ordinaire à la base et aujourd'hui regarde moi ... Je suis en capacité d'embraser le monde. Alors oui, l'art de la guerre est dans ma pleine maîtrise mais sache mon petit prince des bois ... »

Serrant à pleine main sa lame tout en apposant son genoux sur le torse du momifié, l'Uzumaki profite de l'incapacité de l'homme à ne plus bouger pour le maintenir comme il se doit afin de profiter d'une occasion sans précédente ... la mort de Shinrin Shinpachi.

« que les mots ... doivent être maniés avec une précaution exemplaire si nous ne voulons pas qu'ils nous attirent des ennuis bien pire que la mort. »

La lame de son kunaï venant se placer entre les lèvres gercés, puis pénétrant à l'intérieur de sa cavité buccale, s'apprête à lui enlever ce qui pour le Valeureux Shinpachi, est son arme la plus redoutable; la parole.

« Mais pour le moment ... je me dois de devenir celui qui relèvera cette nation. Et sache que je ne laisserais PERSONNE, se mettre en travers de mon chemin. Seulement si je ne crois pas en cette dernière du moins. »



Tournoyant sa lame dans la bouche du prince, c'est dans une certaine perversité qu'il ne le mutile pas, démontrant sa maitrise de sa lame dans la bouche du Shinrin.

« Tu es un homme assoiffé par le vice, la manipulation et le chaos Shinpachi. Tu ne présente qu'une envie personnelle de combler cette pulsion en toi en te jouant des autres. Alors je ne te laisserais qu'une ultime occasion de me prouver ta loyauté. Pourquoi ne devrais-je pas te tuer ici et maintenant ? Cependant avant de me répondre ... Sache que tout comme toi, une certaine folie et un certain goût pour l'improvisation chaotique m'habite. Cela me ... libère. »

Une folie pouvant déferler sur le monde à tout moment.

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Shinrin Shinpachi
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Lun 2 Nov 2020 - 22:33


Gozen prenait à côté du Monarque des Bois l’allure d’un diable entêté à le torturer psychologiquement. Sa stratégie de harcèlement était bien pensée et surtout, de bonne fortune. Incapable de se débattre, le convalescent était sa merci ; se résumait à bien misérable spectacle de prostration toute la grandeur de cet homme naguère rempli d’ambition et de force. Le colibri, pris dans les pinces de la mante religieuse, avait beau tenter d’agiter ses ailes : il ne pourrait plus jamais voler, et n’était plus promis qu’à se laisser dévorer vivant à l’aune d’une fatalité terrifiante.

Shinpachi n’était plus que charogne souffrante, monument de défaite face à l’Homme au Chapeau, tragédie lugubre. La mort était son avenir le plus apaisant ; la vie, elle, était devenue punition. Punition pour avoir perdu ; punition pour n’avoir été qu’une maigre bouchée de pain dans la gueule d’un titan. Au comble de l’infortune, il vit l’homme s’écraser sur lui ; asseoir son genou sur sa poitrine, dérouler sa diatribe, étaler ses plus noires ambitions et se délecter de la méthode d’assassinat la plus vile qu’on eusse pu imaginer.

Le Monarque de Bois eut l’impression de suffoquer sous le poids de l’Uzumaki ; son diaphragme avait été fragilisé, et ses muscles atrophiés et torturés toléraient difficilement la masse noire de son meurtrier. Impitoyable, son cauchemar installa à l’intérieur de ses lèvres un kunai qu’il fit pivoter pour forcer l’entrée ; la langue du Shinrin goûta au fer tranchant, et par un mauvais mouvement négocia même une petite entaille à sa commissure. La scène était glaçante. A tout instant, l’Inéluctable pouvait plonger l’arme de jet encore plus profondément ; l’enfoncer directement dans sa gorge, et sceller son destin une bonne fois pour toutes.

Le Lieutenant sur son sinistre lit de mort pâlit d’abord, décidât de raidir ses muscles. Seulement, il n’eut pour seul réponse de ses membres que ses doigts et ses orteils qui bougèrent comme pour se moquer de cette grotesque situation.

Rampait le misérable, alors que s’érigeait sur lui celui qui n’avait triomphé de rien sur cet homme ; sinon d’avoir été plus tenace.

« Gggllbbblll… »

Shinpachi ne put répondre de cette malveillance, de cette violence gratuite qu’exprimait le fléau sur lui ; et pourtant, quelque chose d’inconcevable se produisait. Il ne sut si cela avait poussé son persécuteur à retirer sa lame ; mais il sentît le métal froid glisser entre ses lèvres bloquées pour sortir de sa mâchoire.

Shinpachi avait souri à l’idée de mourir. Comme l’avait deviné Gozen, ce cadeau lui était trop facile ; et si parole il perdait, tout reviendrait au même. Vivant, il se savait capable de tout mettre en œuvre pour le tuer, même muet. Une menace que le Prétendant au titre d’Empereur ne pouvait négliger. Sans voix, il demeurait une épine dans le pied.

Et mort, il aurait été trop heureux.

« S-soit. Nous ne v-voyons pas les choses de la même manière. P-pourtant… tu ne me verras p-pas t'implorer. A-au contraire. Tu as tout intérêt à m-m’ôter la vie. Pour quelle raison ? »

Il se mit à s’esclaffer. Son corps continuait de le torturer et même en suffoquant, il ne pouvait aller pire. A bout de souffle, il expulsa les mots de sa bouche comme s’il crachait des gouttes de venin.

« Parce que tu n’as personne qui m’égale ; personne qui puisse te conseiller comme je pourrais le faire ; personne à qui tu p-puisses te confier l-librement comme tu le fais ; p-personne pour te forcer à te dépasser comme je t-te permets de le faire. P-parce qu'en cela, je suis la d-dernière chose qui te raccroche au bout d-d'humanité qui sommeille encore en toi. Beaucoup d’hommes nous entourent ; mais c-combien peuvent-ils te pousser si loin, j-jusqu’à torturer une charogne c-comme tu le fais à présent ? »

Un soufflet dans la figure.

« A-aucun. Je reste le seul être en ce monde qui t’a permis de t’accomplir ; de détruire les Gardiens du Feu et de pénétrer dans les ténèbres de l’Impériale ; de t’élever vers l'illustre, d'atteindre la pontifiante renommée qui t'est due ; de partir en quête de Rei et d’en revenir glorieux ; et de finalement songer à prendre sa place, en poursuivant les mêmes rêves que lui. Protéger les plus faibles des plus puissants. Comme lui le voulait autrefois. Rien ne change. Car r-rien n'a été fait p-pour que tout c-cela change. Je t’ai créé, Gozen. Je t'ai façonné à l'image de notre traître Empereur. »

Dans les yeux de Shinpachi brûlait une lueur inquiétante.

« J’ai nourri le monstre qui dormait en toi ; j’ai habillé tes gestes les plus perfides de prouesses éclatantes ; je t’ai montré la voie de la souveraineté. Q-que tu deviennes E-Empereur me serait amusant, car tu es tel que j-je voulais que tu sois. Ne te reste qu’une dernière chose à accomplir. Car avant de vouloir protéger les faibles des puissants, Rei a commencé par se venger de son pire ennemi. Ahahaaah... quelle ironie... »

Il tenta de rapprocher sa tête du kunai qui avait été enfoncé dans sa bouche, mais en vain ; il était bien trop faible, et ses muscles trop douloureux.

« Commence par la vengeance, Gozen. Détruis ce qui t-t'a fait le plus de mal. Tue-moi, et deviens le monstre que tu es destiné à être. »
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Uzumaki Gozen
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Mar 3 Nov 2020 - 0:17

Il était ... sa création ? L'assurance du Shinrin à tenir un tel discours est céleste tant la confiance qu'il possède dans ses propos est édifiante. Gozen a été durant tout ce temps la simple manipulation du Monarque et ce à des fins que même lui ne soupçonnait pas encore jusque là ? Les évènements semblent dépasser le momifié malgré un souhait constant de garder un contrôle totale sur ces derniers. Mais de son côté, le visage impassible ne laissant paraître aucunes émotions l'impliquant dans une quelconque peur des mots de Shinpachi, le Balafré regarde cependant avec méprit celui qui pense être le maître de la situation.

« Une création n'est-ce pas ? »

Assombrit, la voix de l'Uzumaki témoigne de la situation. Le machiavélisme a atteint son paroxysme il est certain. Et de ce fait, d'une certaine manière, le Balafré se doit d'être concis. De nombreux moments lui revient à l'esprit, comme leur première rencontre. Cet homme qu'il a connu sur un terrain d'entrainement, avec qu'il a combattu. Ce moment où il connu de sa par les méandres de l'unité impériale. Les Gardiens du Feu, ceux qu'il a défait par choix et non par ordre direct du Shinrin. Tout comme son souhait d'entrer dans cette unité si prestigieuse tenue secrète à tous les membres du Teikoku.

« Crois-tu sincèrement me duper en me faisant croire une connerie pareil ? Ces choix, je les ai fais par moi-même. Si j'ai laissé s'échapper cette fameuse nuit Hokazuka Minoru, c'est que j'en avais décidé ainsi. Partir à la recherche de Rei ? Même sans ton accord je serais parti et tu en serais déjà mort. Ne crois pas contrôler ce que tu penses contrôlable ... »

Se ment-il à lui-même ? En aucun cas. Car il y a une vérité que lui seul connaît.

« ... car même moi, je ne me contrôle pas. »

Et si l'ordre et le chaos sont deux choses différentes, dans ce qui suit les mots de l'Uzumaki, ce dernier démontrera qu'il est possible d'en faire la parfaite union pour parvenir à ses fins. Puisqu'avant même que le Shinrin ne puisse lui répondre ... sa réponse était déjà prise et ce, depuis bien longtemps.

Appuyant son genoux de plus en plus fort sur la poitrine du lieutenant, le Balafré le glisse jusqu'à sa gorge effectuant une pression puissante sans même en montrer de la difficulté. Entendant le souffle se couper peu à peu chez son tendre et cher ami, sans même s'en rendre compte, Gozen écrit sa propre histoire ne laissant plus personne penser pour lui. Les convulsions forcées par l'étouffement mimées par le Monarque des bois démontre une volonté de se débattre mais il n'en sera rien. Lui trancher la langue aurait été bien trop jouissif pour lui. Bien trop jouissif ...

« Me conseiller dis-tu ? Comment est-ce qu'un conseiller pourrait se monter loyal envers quelqu'un qu'il souhaite manipuler ? Ta définition du parfait porte-parole m’écœure mon brave Shinpachi ... »

Le visage rougeâtre du souffrant sous ses bandelettes, le Shinrin devrait plus s'en faire pour sa vie désormais que pour ce qu'il croit manipuler dans l'ombre comme le plus sombre impérial qui soit.

« Chaque jour qui passe, tu sais à quoi je pense ? À ce moment où j'arriverais à endiguer la criminalité et la haine dans ce monde. Je rêve de cet aube me dévoilant un monde où tous ne seraient plus apeurés par son voisin, menacé d'une mort certaine. Tout ceci ... est un peu l'histoire de mon clan. Souhaites-tu que je te la conte ? »

Jetant un bref regard à celui qu'il exécute, Gozen regarde devant lui, observant l'astre lunaire illuminant dans la nuit noire.

« Oh oui ... après tout, tu es du temps à tuer ... Hahaha » rit-il timidement, comme pour ironiser la situation. Et ce, tout en laissant un centimètre de répit entre la gorge du torturé tout en continuant de l'étouffer. Son teint virant désormais au violacé.

« Les Uzumaki, il y a de cela plus d'un siècle, vivaient en prospérité dans les forêts luxuriantes du Pays du Bois. Ces hommes et ces femmes possédaient une force des plus impétueuses et tout comme je le possède, une vitalité décuplée par rapport à vous ... simple mortel. Mes parents avaient cette force.

Sais-tu quel âge j'ai sous cet apparence de près trentenaire ? Aller je vais te le dire; soixante ans.

Cependant un beau jour, un marchand souhaita connaître ce fameux secret, le secret de nôtre vitalité. Mais comment lui partager ce dernier alors que même nous, ne savons pas d'où nous proviennent ces dons ? Nous sommes nés ainsi, rien de plus. Mais le marchand ne vit pas la chose de la même manière et souhaitait faire de notre vitalité un élixir pour le commercialiser. Sais-tu ce qu'il fit lorsque mon clan le rejeta ? Il engagea des mercenaires pour nous anéantir et enlever certains d'entre nous pour expérimenter son délire de fanatique.

Mes parents, alors que leur fils ainé mourut dans les flammes de la jalousie et de la bêtise humaine, fuitèrent en direction du Pays du Feu. Pays où je naquis. Les miens ont été exterminés par la simple cupidité et manipulation d'un homme. Tous ces manipulateurs, ces menteurs, ces criminels ... doivent être annihilés et si les village cachés se placent sous le même joug que ces hommes, alors je ferais en sorte d'éradiquer cette vermine pour que le monde s'en porte mieux.
»

Délivrer le monde d'une perfidie que tous, même Gozen, possèdent est le crédo de l'homme mettant à mort celui qu'il a toujours admiré. Toujours.

« Comme tu le sais si bien, je me veux d'une philosophie pacifiste mais à ma manière. La paix que tous pensent possible n'est que le fruit d'innombrables guerres. Quelle hypocrisie. Lorsque je serais sur le trône, lorsque le pays du Feu sera entièrement avec moi, nous établirons un régalement de protection et ce, sans ambiguïté envers les nations mineures. Je serais ... inéluctable. »

Sur ces mots, l'Uzumaki ne sentit alors plus aucune résistance de la part du Shinrin, même minime. Ses iris ambrés se posent délicatement sur le momifié, constatant l'inactivité respiratoire de ce dernier. C'en est fini de Shinrin Shinpachi, Monarque des Bois et Lieutenant de l'Empire du Feu.

***

Face au corps inerte du Shinrin, Gozen ne perd pas la face. À aucun moment. Si quelqu'un pouvait le voir à ce moment-là, il pourrait jurer voir un habitué de ce genre de situation. Sans sourciller, sans le moindre symptôme de tremblotte, son visage change. Laissant place à la folie théâtrale, le Balafré se met alors à paniquer légèrement, puis de plus en plus, jusqu'à crier sa peur de la mort face à son ami ne donnant plus signe de vie.

« Aidez-moi ! S'il vous plait ! »

C'est en toute logique, que les soldats pénètrent en trombe dans la chambre spécialement aménagée pour le lieutenant ayant combattu le Chapelier.

« Qui a t-il ??!
N-nous étions entrain d-de parler et d'un coup d'un seul, i-il a comme suffoquer avant de ne plus donner signe de vie. J-je crois que les blessures qu'il a r-reçu de la part d-de Sakaze Tôsen ... C'en est fini ... »

Par miracle, le chagrin qu'il pensait cacher explose laissant un véritable larmoiement mouiller le plancher de bois à ses pieds. Est-ce là le retour de bâton ? Quoi qu'il en soit, le cinéma dont il fait preuve marche et les gardes n'y voit que du feu, laissant l'Uzumaki quitter les lieux pour ne pas gêner les médecins arrivant sur place. Ici, rien ne pourrait les ramener sur la piste du Balafré puisque tous ont pu apercevoir le mal qui le rongeait. Ne cessant jamais de jouer la divine comédie, Gozen quitte les lieux pour ne pas s'attarder avant d'afficher dans l'ombre, un sourire des plus mesquins.


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