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Retour à la vie ; pv Goro

Metaru Shūuhei
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Sam 31 Oct 2020 - 4:05
Retour à la vie


La nouvelle avait fini par se répandre comme une trainée de poudre : le nidaime raikage était sorti de sa « malédiction » ou était de « retour à la vie ». C’était selon les appréciations de tout un chacun. Evidemment, une telle information ne laissa personne de marbre. Les réactions étaient diverses et variées : si la majorité des kumojins étaient ravis de retrouver un ancien dirigeant de la cité du savoir et un allié de poids pour les batailles à venir, une minorité fut moins enchantée. Après tout, les déboires que la ville avait connus il y a peu étaient en partie de ma faute. Aussi me dévisageaient-ils avec hostilité non-feinte lorsqu’ils me croisaient dans une rue. Est-ce que je leur en voulais ? Pas du tout ! Est-ce que je regrettais ma politique d’antan qui avait été plus ou moins validée par mes pairs à l’époque ? La réponse était également un gros « non » ! De ce fait, il m’arrivait bien souvent de sourire à ces personnes qui me détestaient cordialement ! C’était le revers de la médaille. La rançon de la gloire. On était un jour le héros d’un peuple et on finissait par tomber en désuétude pour une quelconque raison. Cependant, être l’ombre du village n’avait jamais fait partie de mes aspirations initialement, ce pourquoi je ne le vivais pas du tout mal. Être retraité avait clairement des avantages et pas des moindres !

C’est sur cette pensée que je pris la direction des quartiers commerçants. Depuis que j’étais revenu à moi, j’avais passé beaucoup de temps avec ma famille et quelques amis et proches qui m’avaient rendu visite, vice-versa. Pendant les premiers jours donc, j’avais été sage comme une image. Il m’était également arriver de penser à Nora et ce qu’elle était devenue, mais je faisais en sorte de ne pas trop me morfondre et espérer qu’elle ait une vie meilleure. Avec tous les morts qui avaient frappé Kumo, je ne l’imaginais pas six pieds sous terre, mais certainement dans une autre ville entrain de jouir d’un quotidien paisible de simple civile. La perspective me mettait du baume au cœur et apaisait un tant soi peu mes tourments. J’avais également envoyé une missive à ses parents toujours à Kaze, mais je n’avais pas eu de réponses de leurs parts. Une situation triste qui m’avait poussé à faire un effort sur moi-même pour l’oublier, passer à autre chose, profiter de l’instant présent et vivre à fond jusqu’à ce que mort s’en suivre. C’était la meilleure chose à faire ! Et quoi de mieux qu’un bon bar pour s’évader comme il faut et oublier tous ses soucis ? La question elle est vite répondue, évidemment ! Celui où j’avais toutes mes petites habitudes méritait une visite… Sauf que le destin pouvait parfois s’avérer terriblement farceur…

Une fois devant ce qui était censé être mon bar préféré, j’eus un gros soupir. Le local était en rénovation. Stigmates des temps difficiles que Kumo avait récemment traversé ? Va savoir ! J’eus alors un gros râle, grognon, avant de shooter dans un caillou pas bien loin tel un gosse déçu. L’instant d’après, j’avais bifurqué vers une autre rue, histoire de voir où mes pas me mèneraient. J’allais devoir dégoter un autre coin. J’avais bien d’autres endroits en tête, mais je voulais éviter ces lieux de débauche pour le moment. Même si j’avais un beau pactole du fait de ma retraite, je ne voyais clairement pas dépenser mon fric en putes et autres conneries du genre. Du reste, même si cela ne se voyait pas, j’étais toujours en deuil. Ma fratrie avait totalement rendu l’âme. Une énième pensée qui me renfrogna quelque peu, avant que je n’aperçoive une échoppe ambulante au détour d’une ruelle. C’est un peu nonchalamment que je m’y avançai et que je pris place devant un proprio médusé de revoir le nidaime en chair et en os ! N’eut été les rumeurs sur mon retour, le pauvre restaurateur aurait surement détalé sans demander son reste en me voyant ! Cette image eut au moins le mérite de me faire rire longtemps, avant que je n’échange quelques banalités avec lui en plus de commander une assiette de yakitoris et un bon verre de saké ! La soirée n’allait peut-être pas être si mal finalement…
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Ragunā Kongu
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Lun 9 Nov 2020 - 13:30
La journée s’achevait enfin, l’agitation laissant peu à peu place à une certaine sérénité apporté par l’obscurité ambiant. C’était le moment qu’il préférait, la nuit. N’ayant jamais été d’un naturel très social, devoir se mélanger à la foule et au tumulte n’était pas ce qu’il préférait. De la tranquillité, peu de monde et un paysage endormi lui convenait bien mieux. Il se retrouvait souvent à faire quelques patrouilles de nuit, une chose qu’on ne lui demandait absolument pas de faire, mais un réflexe qu’il avait pris depuis l’attaque du village par la nation du Feu.
Un moyen de lier l’utile à l’agréable, puisqu’il aimait déambuler dans les rues de Kumo à ces heures. Une façon aussi d’oeuvrer pour Kumo dans les limites de ce qui lui était autorisé, puisque sortir ne lui était pas permis. Il aurait souhaité en faire plus pour le village en dehors de ses portes, travailler pour son intérêt et celui du pays à l’extérieur, mais son grade ne lui permettait pas. Il se contentait donc de l’intérieur et à son niveau, qui sait, si par hasard ou chance il finissait par se trouver au bon endroit, au bon moment.

Après tout, il n’était pas le premier à adopter des moyens particuliers pour surveiller le village, l’occupation l’avait démontré. Comme avec cette histoire de la Sentinelle, que tous ou presque connaissaient désormais. Cette personne, cet homme ou cette femme, qui s’était tenu au point culminant d’un bâtiment de Kumo et avait monté la garde, nuits et jours, afin d’être alerté du moindre débordement et pouvoir réagir en conséquence. Un peu extrême comme solution, mais néanmoins inspirant.
Si chacun faisait l’effort à son niveau, à petite échelle, la réaction pouvait entraîner un effort collectif à grande échelle. Ce qui manquait quelque peu à ce village selon lui, depuis le temps qu’il vivait ici, l’entraide. Le drame vécu avec l’annexion avait été révélateur à ce niveau. Si une Résistance s’était bel et bien formé, s’opposant au pouvoir en place, son ampleur aurait selon lui dû être bien plus conséquente. Beaucoup n’avaient pas rejoint le mouvement, notamment les clans, ce qui en disait long sur cette solidarité Kumojine.

Il ne se décourageait pas pour autant, espérant un avenir glorieux et souhaitant au village de pouvoir renaître de ses cendres. Il y parvenait, en quelque sorte, depuis l’élection de la nouvelle Ombre. A son rythme, ce dernier faisait en sorte de redonner du poil de la bête aux troupes, de relever les têtes abattues et de restaurer la fierté de tout une nation. On ne pouvait bien sûr pas exiger des résultats immédiatement, ce serait sur la durée que cela porterait ses fruits. En attendant, tous devaient se mettre au travail.
Et puis il y avait ces soirées de relâchement qui tombaient à point, ces moments plus détendus sur lesquels on ne crachait pas. Goro avait fait halte durant sa marche nocturne au sein d’un petit restaurant en plein air. Le Yatai en question, tenu par un visage familier, ne le décevait jamais, aussi s’était-il arrêté ici pour se rassasier et profiter de quelques verres. Un plat de yakisoba et un verre de saké, tout ce qu’il fallait pour alimenter le colosse. Les portions étaient généreuses et la cuisine très satisfaisante.

Le propriétaire toujours de bonne humeur et disposé à faire la conversation, vous racontant les détails de sa journée, apportant parfois son lot d’informations croustillantes. Pourtant, cette soirée fut marquée par une autre nouvelle à laquelle jusqu’ici Goro n’avait pas voulu croire. Le Nidaime était sorti de son état de stase, brisant le destin lui-même pour s’extraire du sort qui avait été le sien depuis la Résonance. On l’avait cru mort durant des années, deux autres Kages s’étant occupés de prendre la relève depuis.
Impossible selon le Rokkaku de sortir vivant d’une telle chose, on ne revenait pas d’une transformation pareille indemne, encore moins en vie. Les conversations folles à ce sujet n’étaient que des rumeurs de son point de vue et jamais une seconde il n’aurait cru voir l’intéressé se tenir debout devant lui, en chair et en os. Il marqua un temps d’arrêt dans la dégustation de son repas, écarquillant les yeux, pensant être victime d’un Genjutsu, une mauvaise farce. Une illusion dont le gérant de l’échoppe semblait être prisonnier également, à en juger l’expression qu’il affichait.

C’est qu’il était à deux doigts de nous taper un arrêt cardiaque le malheureux. Ils devaient bien se rendre à l’évidence, cette personne était le Nidaime Raikage. Du moins, cet homme en reprenait fidèlement les traits. Si le cuisinier s’activa à répondre aux demandes de son client très particulier, impossible pour Goro de se résoudre à accepter cette vérité. Il tourna la tête dans toutes les directions, cherchant un petit malotru riant aux éclats, fier de sa blague. Rien de suspect, tout ceci s’annonçait comme étant bien réel.
Il devait en avoir le cœur net, rester là, l’air complètement stupide à l’observer avec de grands yeux ronds ne servirait à rien. Pardonnez-moi Nidaime, mais je ne pensais pas que les rumeurs à votre sujet étaient vraies… Ainsi vous êtes réellement de retour chez les vivants ? Complètement, cela manquait de tact, mais au moins cela avait le mérite d’exprimer le fond de sa pensée. Par quel miracle est-ce possible ? Vous devriez être mort depuis longtemps déjà…

Le pauvre Shuuhei devait avoir entendu ces question un milliard de fois depuis son retour, mais cela Goro s’en fichait pas mal. Il devait être certain de ce qu’il voyait à l’heure actuelle.

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Metaru Shūuhei
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Lun 9 Nov 2020 - 22:24
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- « Depuis quand tu me vouvoies en privée Goro ? Je suis moins vieux que toi, t’sais ! C’est limite moi qui devrait prendre des pincettes en te parlant ! »

Je fis la moue pendant de longues secondes. Enfin… Seulement pour le jeu, en vrai. Car quelques instants plus tard, j’avais éclaté de rire comme un gros con et sans aucune retenue. Oui parce que les manières et moi, ça faisait deux ; et ceux qui me connaissaient bien le savaient pertinemment. Si les questions sur ma survie étaient redondantes, elles n’en demeuraient pas moins amusantes quand elles étaient accompagnées de mines ahuries qui en disaient long sur les états d’âme des personnes qui m’interrogeaient. Goro n’était pas le premier et ne serait surement pas le dernier, mais je ne m’en lassais pas. D’ailleurs, mon petit sermon sur le protocole et tout le respect qui m’était dû devait lui confirmer que j’étais réellement le nidaime : Metaru Shuuhei dans toute sa splendeur ! Après tout, j’étais moins âgé que lui et hormis le cadre formel de la sphère politique et militaire, il n’avait aucune raison de faire preuve d’autant d’égards à un shinobi dépassé que personne n’attendait clairement plus. D’ailleurs, pour la première fois depuis mon réveil, j’en vins à me demander ce qu’en penserait les hijins actuels…

- « Enfin, ravi de te revoir, vieux frère ! Ça fait plaisir de constater qu’il y a des survivants… »

Non sans un soupir rassuré, je passai une main sur l’épaule la plus proche de Goro que je tapotai amicalement avec bon cœur. Il y avait eu des morts. Beaucoup de morts. Comme celle de ma sœur ou encore Hisao, un merveilleux jônin qui avait rendu de fiers services à la nation. Il y avait aussi eu des disparitions comme celle de ma fiancée, mais je préférai balayer ces pensées tristes de mon esprit pour mieux me concentrer sur le colosse assis à mes côtés et toujours autant interloqué. J’eus finalement un deuxième rire, moins bruyant cette fois. Il était rare pour moi de voir un type aussi bien bâti que moi et même plus. Si je le dépassais légèrement en taille, je devais avouer ne pas rivaliser au niveau de la musculature, tant la sienne était saillante. Du reste, elle donnait une bonne appréciation de son niveau au corps-à-corps. J’étais peut-être un dur à cuir en la matière, mais j’espérais vraiment ne pas me prendre une droite de ce type en plein combat. Quoique… Un gros entrainement avec lui ne me ferait surement pas de mal, surtout s’il m’aidait à dérouiller comme il se doit et bien comme il faut…

La perspective n’était absolument pas déconnante dans l’absolu !

- « Et pour te répondre, j’saurai pas quoi te raconter, Goro. C’est comme tu l’as toi-même dit : c’est un miracle. Un vrai miracle. Actuellement, y’a des gens de l’institut qui essayent d’analyser un échantillon de mon chakra sans émettre d’hypothèses trop hâtives. On attend de voir ce que ça va donner, même si personnellement, l’essentiel est déjà fait pour moi : je suis de retour et c’est ce qui compte réellement ! »

Sur cette tirade, le propriétaire du Yatai qui m’avait attentivement écouté, s’était finalement bien empressé de poser une petite carafe en porcelaine pleine de saké devant moi avec la coupe qui allait avec ! Accueillant la commande avec grand sourire, je me hâtai de me servir, avant de lever mon verre vers les deux autres hommes, en silence, avec tout de même l’air de dire « à notre énième rencontre ! », puis je descendis mon contenu cul sec, sans attendre et sans aucune honte ! Là, un gros soupir d’aise s’extirpa de mes lèvres, avec le sourire de bonheur qui allait avec et la mine totalement enjouée, comme si j’étais un gamin qui découvrait les joies d’un bon alcool ! « Y’a pas à dire, revivre après tout ce temps fait du bien et pas qu’un peu ! Je retrouve des couleurs et j’me dis rien que pour ce moment, que tout ce temps coincé dans du métal en a valu la peine ! » Sur ces dires, j’eus un petit rire, avant de remplir une nouvelle fois ma coupelle, puis je reportai mon regard sur l’assimilateur de feu, tout sourire. Tomber sur lui était clairement une sacrée surprise et je prenais plaisir à renouer avec un Kumo temporairement moribond.

- « Alors mon brave ! Qu’est-ce que tu me racontes de beau ? Il a du bien se passer des choses dans ta vie en deux ans, non ? »
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Ragunā Kongu
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Mar 17 Nov 2020 - 11:20
Nous ne sommes pas réellement en privé, Nidaime… Il adressa un regard en coin au propriétaire du restaurant ambulant, qui évidemment ne pouvait pas manquer la conversation de par la proximité des places. On ne pouvait pas lui en vouloir non plus. Assister aux dires d’une légende comme l’était le second Raikage, revenue d’entre les morts et client de son enseigne… qui irait volontairement se boucher les oreilles et se bander les yeux ? C’était tout simplement humain que de vouloir profiter de cet instant unique.
Le Metaru avait beau dire, cela ne changerait pas la façon de faire du colosse incendiaire, bien décidé à s’adresser à son vieux camarade avec tout le respect que son rang incombait. En privé, seul à seul, oui, les choses seraient différentes. Probablement qu’il se serait même laissé aller à une petite blague sur son retour, et une tape amicale comme il venait de lui adresser. En un peu plus musclé. Têtu comme pas deux et très à cheval sur la discipline, il ne dérogerait pas à ses principes, même pour un frère d’arme qu’il pensait mort.

Je suis content de vous revoir en vie aussi, Nidaime. J’avais vraiment du mal à y croire, pensant à des rumeurs folles de pauvres âmes désespérées, mais ils ne mentaient pas… Pour un peu, il s’en voudrait presque de ne pas avoir voulu y croire. Après tout, Shuuhei avait la peau dure, il n’avait jamais été facile de le terrasser. Pour preuve, il avait fallu un étrange phénomène en lien avec le chakra pour l’emprisonner dans son propre pouvoir. Et tout cela n’avait pas suffit à en venir à bout, puisqu’il respirait comme dans ses grands jours, désormais.
Vous en avez mis du temps quand même, pour vous pointer parmi nous. Comme vous avez dû le voir, les choses sont légèrement parties en couilles depuis votre arrêt de longue durée… Ce n’était en rien un reproche, s’il avait eu le choix, il se doutait bien que son ami n’aurait pas opté pour l’effet immobilisation dans du métal durant deux longues années. On devait déjà s’être chargé de la mise à jour concernant Kumogakure et le reste du monde, aussi n’alla-t-il pas plus loin.

Il avala d’une traite son verre et en recommanda dans la foulée un autre, les circonstances étaient de mise ce soir, il célébrait le retour d’un vieil ami. Vous avez bien raison, l’important reste votre retour à la vie. J’espère seulement que cela ne sera pas temporaire, mais bien permanent. Nous avons besoin de vous ici. Il était un personnage important pour le village, qu’une partie de la population le déteste ou désapprouve ses choix durant son règne, il restait un élément inestimable, une vraie force de laquelle ils ne pouvaient se passer.
Il l’observa profiter de son alcool, un sourire amusé en coin. Il était rare de voir le Rokkaku sourire, afficher une autre expression de visage que la colère ou un air trop sérieux. Bien longtemps qu’il avait perdu le goût à la vie, désabusé par une longue vie de galère et résigné face au comportement de l’homme. Oui, les choses allaient mal encore à cette époque et toujours pour les mêmes raisons, à cause de la même race. L’humanité ne pouvait rien apporter de bon à ce monde, en arrivait-il souvent à se dire.

Le village caché des Nuages était sa dernière chance, son ultime espoir. Après quoi, s’il s’avérait être un échec, il cesserait de se battre, rendant les armes. Avant de répondre à la dernière question de son camarade, il se laissa aller à la réflexion. Ces deux dernières années... catastrophiques était le bon mot. La guerre. Il observait son reflet dans le liquide alcoolisé qu’il s’apprêtait à boire. Voilà ce qu’il s’est passé, Nidaime. La guerre. Il termina une seconde fois son verre, comme pour aider à faire passer la pilule.
Il marqua quelques secondes de silence, repensant au conflit ayant opposé le Teikoku à Kumo et les dégâts engendrés. Heureusement, tout cela était terminé aujourd’hui, le village commençait à se relever, fier et libre. Je ne sais pas si on vous a déjà raconté cette histoire, mais votre dernière visite à Hi leur a tellement plu qu’ils ont souhaité venir vous taper la bise jusqu’ici. Ils n’étaient pas vraiment venu le chercher lui, mais plutôt la Sandaime alors aux commandes au moment des faits.

Mais comme vous étiez déjà partis roupiller un ou deux ans, ils se sont contentés de la tête de Metaru Reiko, notre Sandaime. Probablement une proche de Shuuhei, vu leur lien de parenté. Sans doute que ce sujet ne devait pas lui raviver que de bons souvenirs, aussi Goro s’arrêta là dans les explications. Inutile de remuer plus longtemps le couteau dans la plaie, ce n’était pas cela qui allait ramener les morts. Ensuite, il y a eu l’occupation...

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Metaru Shūuhei
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Mar 17 Nov 2020 - 12:46
Retour à la vie


- « Qu’ils prient tous leurs Dieux pour que je retrouve pas ma force d’antan, sinon… »

Je m’étais promis une chose : ne plus succomber à la spirale de la vengeance. Cela étant dit, la mort de Reiko ne pouvait pas rester impunie et l’occupation qui s’en était suivie, également. Si je n’avais pas vécu ces moments sombres et douloureux avec les habitants de Kumo, j’avais pu apercevoir et apprécier par moi-même les stigmates du conflit qui avait déchiré les deux pays. Est-ce que tout était réellement parti de moi ? Pas du tout ! Si on devait remonter toute cette histoire, il fallait commencer par le Sôshikidan, organisation terroriste née à Hi et ayant enlevé mon petit frère Kahei pour en faire un légume après l’avoir exploité impitoyablement. C’était à compter de cet instant que je m’étais promis de leur faire payer. Mais Kahei ne leur avait vraisemblablement pas suffi. Ils avaient aussi bousillé la ville et tué ma petite sœur. Ma fratrie avait donc été décimé par un et seul et même pays. Quelle vie… Mais si mon génocide était à refaire, c’est sans hésiter que j’allais y aller à fond. Cependant, plutôt que de me laisser guider par la haine, je l’étouffais au fond de mon cœur, dans un recoin et je m’attelais à revivre convenablement. L’heure n’était pas à la vengeance, clairement. Ça pouvait attendre encore un peu.

- « Je pense que je suis revenu pour de bon. Enfin, j’espère bien. D’ailleurs, je suis devenu comme toi. Regarde ça… »

Sur cette phrase amusante, je levai une main bien visible par Goro et le restaurateur avant de jouer de mon assimilation. Ladite main s’était transformée en un coulis de métal avant de se tordre dans tous les sens et de présenter parfois des brèches et autres trous béants, preuve que j’étais devenu un pur assimilateur à l’image de ma petite sœur de cœur, Mairu. J’eus un petit rire en formant divers objets par la suite, puis au bout d’une bonne minute, ma paluche redevint tout simplement de la chair, le tout sous un regard à la fois médusé et admiratif du proprio de l’échoppe qui n’en croyait vraiment pas ses yeux ! Les assimilateurs avaient toujours eu la côte, même chez les civils. Ils étaient de véritables logias miracles même au sein des forces shinobis. Qui plus est, cette démonstration leur permit de se rendre compte que j’avais récupéré mon kekkai genkai, mais sous une autre forme. Et à des prix chers payés. Ceux de deux ans de coma et d’une perte considérable d’autres pouvoirs que j’estimais intéressants pour la polyvalence : mes affinités. Plus de raiton et de suiton. Place au kinton dans tout son art et sous tous ses angles. Si cet état de fait était la panacée pour n’importe quel autre forgeron, le ninja en moi, lui, en souffrait un peu…

- « Enfin… Ma maitrise n’est pas encore intéressante, mais comme tu le vois, j’ai déjà commencé à maitriser la transformation de mes membres, un par un. J’imagine que pour tout le corps, ça viendra plus tard. Du reste, je pense que tu pourras p’être m’aider, vu que tu t’y connais bien. J’avoue que ce serait plus intéressant de suivre le cours d’une personne de ma génération que celui d’un plus jeune ! »

Ego oblige. Après tout, j’avais été raikage et me pencher vers l’aide de la jeune génération me ferait plus déprimer qu’autre chose. Si Mairu était un véritable cœur malgré son problème de caractère, il n’en demeurait pas moins que je préférai largement un Goro pour le côté pédagogie. Cela me ferait surement moins honte d’apprendre de lui, même si son assimilation était différente de la mienne au niveau de la forme. Le feu était une puissante affinité… Même si je ne l’avais jamais vraiment crainte auparavant. Avec mon suiton, c’était facile. Dorénavant, c’était une toute autre affaire… « Faut que je me remette en selle très rapidement avant que je me fasse complètement distancer par les plus jeunes. Et puis, si j’suis revenu à la vie, c’est que j’ai encore un rôle à jouer. » Sans aucun doute. Le destin était farceur et capricieux, mais ce genre de situations trahissait de plus grands desseins qu’un simple hasard. Contre l’homme au chapeau et ses sbires, la bataille qui se profilait était imminente. C’était comme ça que je voyais la chose. De ce fait, je me devais moi aussi me préparer pour un dernier baroud d’honneur. La coïncidence voulut que je pense comme le tas de muscles à mes côtés : après un dernier round, je lâcherai l’affaire…

Définitivement…

- « Par contre, t’as surement des choses plus gaies à me raconter non ? Genre, une femme, des gosses, des projets de ce genre quoi ! Parfois, ces petits aspects de la vie sont importants. On les néglige parce qu'on est des shinobis, mais ils peuvent nous sauver de bien des manières. T’as pris du temps pour toi depuis la libération de Kumo, au moins ? »
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Ragunā Kongu
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Sam 21 Nov 2020 - 6:23
De ce que j'ai cru comprendre, ce pays n'est pas mieux loti que le notre, au final. Pire, j'ai l'impression qu'ils ont servi de pantins au grand marionnettiste qu'est cet Homme au Chapeau. Avec l'Empereur Rei en tête de file, le Teikoku s'était si facilement fait manipuler par un seul homme que cela en était presque risible. Goro en rigolerait même si seulement les dégâts qu'ils avaient provoqué à travers le monde n'était pas si considérables. Tout particulièrement ici, à Kumo, transformé en sac de frappes pour une nation revancharde et aveugle.
Oh… Ils allaient de surprises en surprises, cette nuit. Non content d'avoir trompé la mort, le Metaru revenait faire trembler les vivants non sans quelques modifications génétiques. Tu es comme elle... Par elle, il entendait dire Mairu. Une membre du clan des manipulateurs du métal également, mais avec les particularités des Assimilateurs. Oui, il était devenu comme lui, mais avec l'élément du métal pour assimilation, il collait davantage à Mairu, la petite tigresse.

Quand elle va le savoir... Il avait un peu de mal à trouver les mots tant la découverte était déroutante. Ce drame que son frère d'arme avait vécu n'avait pas fini de lui en faire voir, même une fois libéré de son emprise. Il observa un moment la main métallique se distordre, intangible, avec une pointe de fierté au fond de lui. Savoir que Shuuhei et lui partageaient des capacités similaires l'emplissait d'un sentiment de satisfaction qu'il n'aurait su expliquer.
Simplement, il se réjouissait de ce lien nouveau que le destin tissait entre eux, pour les rapprocher. Il avait toujours été l'un de ses seuls amis proches à Kumogakure, un sur qui il pouvait compter et qu'il estimait. Je serai honoré de vous enseigner toute la complexité de l'assimilation, Nidaime. En tant que shinobi du village des nuages, c'était un grand privilège. En tant qu'ami, un service qu'il acceptait volontiers de rendre. En revanche je dois vous prévenir d'une chose, je ne suis pas un bon enseignant.

Il n'avait jamais eu cette fibre, détestant perdre son temps à devoir apprendre à autrui comment utiliser son propre pouvoir. Il n'avait fait que deux exceptions dans toute son existence, pour deux shinobis de Kumo. Le premier ne lui avait jamais redonné signe de vie après la première séance, la deuxième personne comptait parmi son cercle restreint d'amis proches. Mais si vous êtes indulgents, alors je suis sûr que nous pourrons vous faire maîtriser l'assimilation à un niveau que moi-même je n'ai jamais su le faire.
Il s'agissait d'un ancien kage après tout, son potentiel était déjà nettement supérieur au sien. Ne vous en faites pas pour la jeune génération, vous aviez une bonne longueur d'avance que deux années n'ont pas suffit à combler. En revanche, si vous restez à traîner les nuits dans les rues du village pour vous goinfrer et picoler, là oui vous finirez par vous retrouver sur le carreau.

Un peu comme ce qui lui était arrivé à lui, en somme, la bouffe et la boisson en moins. Il s'était totalement relâché et ce depuis bien longtemps. Pas par perte de motivation ou un manque d'intérêt, mais plutôt par constations, s'étant rendu compte que la fin de son voyage était proche. Il n'y avait plus d'utilité de chercher à élever son niveau arrivé à son âge, la jeune génération l'ayant distancé depuis dix bonnes années déjà. Pour autant, il n'avait pas encore tout à fait terminé, il lui restait encore une dernière chose à accomplir avant de se retirer. La question était de savoir quoi, quand et où.
Placé en observateur, il attendait son heure patiemment, rendant service au mieux en attendant. Il servirait le village jusqu'au bout, de cela il s'en était fait la promesse des années auparavant, mais il n'espérait plus rien. Je pense que vous découvrirez votre rôle bien assez tôt, le monde se porte au plus mal et le village aura tôt fait de faire appel à vous. Il en était persuadé. Dans tous les cas, bon retour parmi nous, Shuuhei. Il s'était intentionnellement adressé à l'homme derrière le rang, son vieil ami, brisant temporairement le mur hiérarchique et de respect qu'il s'imposait.

Il était heureux de le voir, malgré cet air renfrogné qu'il arborait et qui ne laissait pas paraître sa joie. Le colosse n'avait jamais vraiment été doué pour les démonstrations, autre que celles de force et de colère. Ce soir, il retrouvait un frère qu'il avait enterré deux années auparavant, l'émotion lui serrait le cœur. Buvons à ça mon ami, c'est moi qui offre. Ils échangèrent la coupe de l'amitié et aussitôt après, Goro sembla retrouver cette attitude respectueuse qui incombait en présence d'un grand de ce monde.

Car Metaru Shuuhei en était un, quoique pouvait en dire l'histoire ou les critiques de ses détracteurs, il avait marqué cette terre de son empreinte. Quant à lui... Lorsque son camarade voulut en savoir plus sur son développement personnel, Goro se contenta de sourire. Pas de façon joyeuse ou amusé, quelque chose de morose. Une triste constatation quant à son empreinte sur ce monde, la réalisation d'une vie passé à errer ou à purger la criminalité dans sa période la plus sombre.
Non, pas de femme et encore moins d'enfants, qui voudrait d'un homme brisé de l'intérieur et incapable de prendre goût à la vie ? D'un homme qui ne s'anime que lorsqu'il faut punir, ôter la vie ou se battre ? D'un être qui n'est que rage refoulé et amertume envers le monde ? Lui-même ne s'approcherait pas, alors de songer à ce qu'une femme s'intéresse au pauvre désespéré qu'il était... Aucun projet à l'horizon, si ce n'est que le village ne s'effondre pas une seconde fois. Pour les choses plus gaies, je te les laisse, je n'ai pas de temps à perdre avec ça.

C'était moins pathétique à ses yeux de se faire passer pour un grand solitaire acharné du travail qu'un vieux quarantenaire paumé et bouffer par l'aigreur. Bizarrement, Goro n'était pas un grand client de l'étalage de sentiments...

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