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[L'Epreuve de l'Ignition] 01. Celui qui vint au Pont Araho

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Dim 1 Nov 2020 - 1:25
L'ouvrage qui tenait son nom de l'ancien Seigneur d'Hi no Kuni était noir de monde. C'était une véritable population hétéroclite qui s'était amassée sur ce dernier, laissant le centre de celui-ci vide sur quelques dizaines de mètres pour laisser le prochain candidat et ses suivants prendre place et être visibles de tous.

Un œil guetteur pouvait alors observer les spectateurs les plus vindicatifs qui avaient bravé les hauteurs des murailles pour s'offrir une vue imprenable sur le spectacle qui n'allait pas tarder à se dérouler. Là, quelques dignitaires avaient pris également place et semblaient attendre avec impatience que le discours du prétendant se fasse entendre.

Si l'ambiance était pour l'instant quiète, les habitants de la capitale n'allaient pas tarder à se laisser emporter par l'émulation. Car à n'en pas douter, ce pont comblé de vie serait peut-être aujourd'hui une passerelle vers le titre d'Empereur pour qui saura le dompter.


Contexte
  • Le Pont Araho est encore vide de Prétendant. L'adversaire qui s'y présentera est donc encore inconnu.

Rappel des règles et indications à suivre :
  • Les candidats au titre d'Empereur disposent de 72 heures pour poster dans ce sujet s’ils souhaitent intervenir ici. Un joueur-candidat ne peut poster dans un sujet déjà occupé par un autre joueur, à moins que tous les sujets soient déjà remplis.

  • Le premier post d'un candidat consistera à tenir un discours officiel devant la foule.

  • Les joueurs non candidats disposent, après les 72 heures laissés au joueur candidat pour son discours, de quatre jours pour réagir à la suite d'un joueur-candidat, soit en tant que spectateur, soit en tant que sympathisant, soit en tant que détracteur.

  • Chaque joueur ne peut choisir qu'un sujet, et choisira le rôle qui lui correspond (spectateur, détracteur, sympathisant). Le nombre de détracteurs/sympathisants influera sur l'opinion que le peuple aura du candidat : ainsi, de nombreux détracteurs décrédibilisant l'Empereur feront que ce dernier aura mauvaise réputation une fois élu. A l'inverse, de nombreux sympathisants louangeant l'Empereur lui offriront une bonne réputation.

  • La réputation de l'Empereur, en fonction de ses sympathisants/détracteurs, aura des incidences dans le contexte du Teikoku (d'un dévouement total du peuple à de possibles mutineries, rendant l'Empire du Feu plus ou moins stable).

Le combat
  • Après s'être présenté et avoir reçu les critiques positives/négatives, le joueur sera opposé à un adversaire contre lequel il devra faire ses preuves. Chaque adversaire est un candidat potentiel au titre d'Empereur.

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Sendai Yahiko
Sendai Yahiko

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Dim 1 Nov 2020 - 11:42
Je n'avais pas la carrure pour ça. Physiologiquement parlant, je ne devais pas avoir l'air de quelqu'un qui songeait sérieusement à gouverner le Feu. Sans un mot, enfermé dans mon esprit qui tentait de construire ce qui devait ressembler à un discours, je suivais avec patience le chemin d'une partie de la foule qui se dirigeait avec hâte vers le pont Araho. Des trois lieux qui nous avaient été proposé, il y en avait un qui avait eu une grande résonance avec ce que je défendais, en plus d'être concrètement une porte de sortie idéale si quelque chose ne se tramait pas comme je le voulais.

Le peuple devant lequel j'allais me présenter allait avoir différentes raisons de ne pas m'apprécier, j'en étais bien conscient. J'étais né dans un pays qui avait attaqué il y avait de ça quelques années le leur, et bien que je n'ai jamais participé au moindre de leurs actes, il restait cette trace qui persistait. Aussi, je n'étais pas de ces patriotes qui défendaient la volonté de conquête : j'étais de ceux qui pensaient dépasser le système des villages en rappelant qu'avant même que nous soyons des ninjas d'un pays quelconque, nous étions avant tout des humains.

Enfin, je n'étais pas non plus de ceux qui voyaient les villages comme nos adversaires. Voulaient-ils voir en moi un ennemi du Teikoku, allié de Kumo, infiltré pour tenter de les nuire de l'intérieure ? Ca leur faisait un point commun avec Kumo, qui devait me voir comme un déserteur. Au final, je me rendais bien compte que si la démarche ne fonctionnait pas, je pouvais rapidement me retrouver dans une situation où je pouvais ne même plus être désiré ici non plus. Amusant, en sachant qu'aucune de mes intentions n'était fourbe, ni malsaine, ni reposant sur une fausse justice personnelle visant à sauver une espèce d'honneur.

La démonstration d'un monde reposant sur des bases bancales, que mes intentions comptaient bien tenter de souder.

Mais le discours devait prendre en compte tant de choses. Mes intentions pour le présent et pour le futur, reposant sur un passé qui devait être évoqué. Aussi, j'avais le choix de mentir sur mon identité comme je pouvais décider de n'en parler qu'à la fin du discours, par peur de ne plus être écouté dès le départ de ce dernier. J'avais beaucoup de choix, mais au fond de moi une seule perspective n'était envisageable. On ne pouvait pas bâtir un monde de paix si les briques étaient teintées de mensonge. Ils voulaient tout savoir ? Ils sauraient tout.

Alors lorsque la foule fut arrêtée sur le devant du pont Araho, elle se dispersa pour laisser une place suffisante à ce qu'un ou plusieurs candidats viennent débattre. Devant ceux qui, sur le pont, attendaient avec impatience qu'un soit-disant élu vienne se montrer. Devant ceux qui, sur les remparts, regardaient avec un air curieux que quelqu'un ose se présenter à une masse excitée. Ce n'était définitivement pas mon domaine, ce n'était pas non plus ma zone de confort que de m'exprimer publiquement en prenant mes responsabilités et en assumant mes valeurs.

Le monde devait savoir qu'il existait des gens qui voulaient dépasser le climat de peur et de haine qui s'installait.

Après avoir attendu quelques minutes, je vis que personne n'osait s'avancer. Par peur, ou n'y avait-il véritablement aucun candidat ? Un propre sentiment de panique m'avait fait oublier que je devais songer à mon discours. J'en avais quelques bases, mais il m'était impossible de penser à faire mieux, je ne pouvais plus construire quoique ce soit. Il ne me restait que mon improvisation. Alors face à ce vide béant, à ce silence qui dégageait une atmosphère emplie d'excitation et de jugement, je m'avançais sans mon précieux masque. Et après avoir fait quelques mètres pour me distancier quelques peu des nombreux soldats, je sortis mon épée que je plantai dans le sol, en face de moi.

D'une voix portante mais tout à fait assurée, j'allais leur dire tout ce qu'ils avaient besoin de savoir par rapport à moi.

-"Habitants du Teikoku, peut-être me connaissez-vous", commençais-je avec la volonté de leur faire comprendre que je pouvais être quelqu'un de connu. "Je me nomme Sendai Yahiko, actuel Lieutenant de l'Empire, ennemi de l'Homme au Chapeau et de son robot et scelleur du démon à sept queues, membre du quatuor ayant bravé Wasure no Kuni pour récupérer un cristal servant à trouver sa position à Tsume, combattant des assimilateurs de la Prison Inavouée et du Seigneur des Cendres lui-même... et ancien ninja de Kumo."

D'une volonté tout à fait propre, je montrais dans mon discours que rien de ce que j'avais pu faire à Kumo n'avait d'importance. De toutes façons, il n'y en avait pas trop. J'avais sauvé Kumo une fois en combattant une ancienne prisonnière, je m'étais confronté à ceux qui avaient tué un Tsuchikage en étant préparé à aider Iwa, mais rien de tout ça n'impactait directement l'Empire. Par contre, ils devaient comprendre pourquoi j'osais leur dire que j'appartenais à Kumo. Après tout, il aurait été plutôt logique de cacher cette information plutôt que de la dévoiler au grand jour.

Alors face à cette expression et face à ces cris parfois énervés, parfois frustrés, parfois indifférents de tous ceux qui m'écoutaient, je reprenais.

-"Je n'ai pas participé au massacre des vôtres, je l'ai renié. Lorsque le Teikoku est venu attaquer Kumo en coupant la tête de Metaru Reiko, je n'ai rien défendu parce qu'elle était avide de haine et de ressentiment. Vous êtes même allés jusqu'à tuer un de mes élèves, vous avez semé la peur chez d'anciens amis à moi, manqué de tuer la seule personne de ma famille dont je peux être proche... et pourtant, je suis là."

Je bâtissais le passé, les faits qui expliquaient ma position, mais aussi ce qui allait justifier mes projets présents et futurs.

-"Pensez-vous que je vous en veux ne serait-ce qu'un peu ? Certainement pas. Vous réclamiez justice, et j'ose espérer que vous l'avez obtenu au fond de vous. Je me bats pour vous, sous les couleurs de l'Empire, je suis allé risquer ma vie pour cet Empire à deux reprises, j'ai défendu tous ceux qui me paraissaient bon de défendre. Parce que les idéaux qui étaient défendu par le Feu étaient des idéaux de Paix, parce que Kaguya Kôsuke, avec bravoure et sagesse, a osé établir un plan qui réconcilie Kumo et le Teikoku, sans une quelconque perte humaine, alors qu'il n'y avait aucun intérêt si ce n'était celui de la paix !"

La transition me paraissait bonne. De toutes manières, je comptais bien anticiper les réactions de ceux qui voulaient m'attaquer sur mes origines : un argument stupide, qui préférait juger quelqu'un sur quelque chose qu'il ne maîtrisait pas contrairement aux choix qu'il avait eu le courage de faire. Il était temps d'hausser le ton, en gardant une maîtrise certaine de mes nerfs.

-"Cela ne vous suffit-il pas ? Quelle allure aurez-vous, lorsque par orgueil mais surtout sans chakra, vous vous retrouvez incapable d'effectuer la moindre technique, de protéger le moindre de vos amis, de défendre vos enfants et vos bien-aimées ?! Je m'adresse ici à tous ceux qui oseraient ne pas croire en la Coalition, à tous ceux qui seraient tentés de préserver la haine qui nous sépare des villages : vous êtes effrayés. Vous êtes effrayés de perdre le contrôle sur les villages, de vous retrouver une nouvelle fois victime d'un assaut qui tuera vos proches. Et si je le comprends on ne peut mieux, vous avez tort."

Celui qui sème la terreur est lui-même en permanence dans la peur. Ce n'était aucunement dans mes intentions. Je n'avais pas peur des autres villages, et je comptais bien leur dire pourquoi.

-"Si mon passé est autant que le votre marqué par ce stupide cycle de haine, il est aussi marqué par de nombreuses rencontres qui ont prouvé que la solidarité était possible. Si je n'avais pas sauvé Byakuren Yume, Kaguya Shitekka et Hyûga Tsuyoshi, tous les trois ninjas d'Iwa et de Kiri, et s'ils ne m'avaient pas sauvé en retour, aurions-nous eu la moindre chance de récupérer ce cristal qui a servi à retrouver l'Homme au Chapeau ? Nous avons découvert son plan grâce à lui, nous en avons appris plus sur lui grâce à la bravoure de Shinrin Shinpachi, de Konran Tenzin, de Yamazaki Okiko ainsi que de Kogami Akira. Aurions-nous pu accomplir la moindre de ces choses sans l'aide des autres villages ? Au pays de la Griffe, nous étions même en train de nous protéger les uns et les autres, malgré notre village, malgré notre passé."

Il me paraissait irréel de penser combattre l'Homme au Chapeau sans l'aide des autres. Mais la démonstration n'était pas encore terminée.

-"Rendons nous à l'évidence, Sakaze Tosen nous a avec humour imposé une course au temps. A ceux qui s'emparent au plus vite de Kyuubi, à ceux qui oseront attaquer en premier leurs adversaires pour les déstabiliser, à ceux qui oseront prendre les initiatives pour prendre un avantage certain. Il n'est pas seulement d'une stupidité sans nom que de vouloir reprendre une guerre contre les villages : c'est complètement inadapté. Vous voulez combattre l'Homme au Chapeau ? Avons-nous la moindre chance de vaincre et de continuer de préserver ce qui nous permet de défendre nos proches si nous nous en prenons à ceux qui peuvent nous aider ?"

Il était temps de passer au concret. J'avais assez donné mes opinions, il était maintenant question de leur montrer ce que je comptais faire vis à vis de tout ça. Après tout, rien n'était plus parlant que des faits concrets sur lesquels ils pourraient se reposer pour me croire.

-"Avant mon retour à Urahi, j'ai pris soin d'envoyer des messages aux autres villages, par un intermédiaire de confiance qui leur ramène un de leurs ninjas en vie. Ces messages ont pour objectif de leur montrer mes intentions de paix, mes intentions de coopération. Ces villages me connaissent, et savent quel genre de shinobi je suis. Dans le présent, nous établirons ensemble une grande réunion dans lesquels nous préparerons des plans d'attaque. Si vous voulez vous battre, nous pourrons le faire ensemble, contre des Dieux, contre des adversaires de taille. Vous qui vous battez pour la justice, vous sera t'il possible de vous venger lorsque Sakaze Tosen nous aura dépouillé de ce qui nous permet de nous battre ? Rendez-vous à l'évidence, nous n'aurons plus rien. La guerre contre Kumo, Kiri et Iwa est idiote, elle nous détourne de notre principal objectif : préserver le chakra. Alors nous nous préparerons ensemble, nous attaquerons ensemble, nous agirons de manière suffisamment coordonnée pour que l'Homme au Chapeau, même en voyant le futur, réalise qu'il est physiquement impossible de contrer la Coalition Shinobi."

Je pris un instant de pause, j'avais parlé du présent et je pouvais déjà évoquer le futur.

-"Alors dans un futur proche et lointain, je compte mettre en place des missions qui rallieront d'autres villages à l'Empire. Vous voulez conquérir ? Vous pourrez. Nul village n'a sa place dans le monde shinobi s'il ne participe pas activement à la Coalition. Nous avons un ennemi commun, il est de notre devoir de le combattre justement et intelligemment. Nous étendrons la puissance de l'Empire non pas par la peur, mais par l'espoir. Nous pourrons même avoir le soutien des autres villages, lorsqu'ils comprendront que nous ne nous étendons pas par avidité mais pour un objectif noble, incontournable."

Un juste milieu entre les objectifs du Teikoku, ce qui les motivait, et ce qui me paraissait juste de faire. Une bonne définition de ce que je comptais faire une fois sur le trône d'Empereur.

-"Maintenant que vous m'avez écouté, Teikoku-jin, c'est à moi de vous écouter. A ceux que mon passé de Kumojin dérange, à ceux qui estiment intelligent de se confronter aux autres villages même sans chakra, à ceux qui pensent que nous pouvons réussir sans aide extérieure, je vous écoute. Et si vous voulez vous battre, je me battrai."

Si j'essayais du mieux que je pouvais de rester calme et impassible, j'étais bien conscient de la problématique de la situation. Sans que je ne puisse contrôler quoi que ce soit, je risquais autant d'être couvert de gloire que de ridicule. Il ne me restait plus qu'à défendre mes idéaux du mieux que je le puisse.

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Narrateur
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Dim 1 Nov 2020 - 21:14
Si la vision du Sendai n'avait pas enchanté les foules du premier coup d'œil, son apparente honnêteté et la fraîcheur de son discours semblait avoir eu un effet positif sur les plébéiens qui de leurs pépiements incertains semblaient tout du moins intéressés par ce jeune homme qui semblait constellé de bonne volonté. L'idée qu'il ferait un potentiel Empereur semblait bien germer dans la caboche des soldats et civils les plus ouverts à ces idées pacificatrices. Quant aux autres… c'était moins certain.

« Le gosse cache pas ses origines et il a du gallon ! »
« Nous réconcilier avec Kumo ? Et puis quoi encore ?! »
« Il n'a pas tord, il nous faut mettre de l'eau dans notre vin, ce n'est pas en nous mettant sur la gueule avec les autres pays qu'on lui survivra ! »
« Toute médaille à son revers, qu'est-ce qu'on fera une fois qu'on en aura fini avec l'homme en noir ? On ira danser la gigue avec les shinobis et on oublie tout, c'est ça ?! »

Soudain une voix enrouée se fit entendre depuis la muraille qui donnait sur la capitale. Il avait suffit à l'homme qui s'avançait seulement quelques mots pour faire taire troupiers et autres citadins.

« La mesure est comble. »

Dans un silence ineffable, la mer de gens ordinaires - côté Urahi - se divisa alors en deux pour faire apparaître une silhouette bien connue et ses gens qui le précédaient. A n'en point douter, le simple talent pour l'éloquence du Sendai ne lui suffirait pas pour faire face au nouveau protagoniste qui rejoignait ainsi la scène.

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Shinrin Kanshisha
Shinrin Kanshisha

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Dim 1 Nov 2020 - 23:01
D'une posture militaire, emboîtant le pas pour les membres de son clan qui le suivaient d'un rythme discipliné et coordonné, le Chef du Clan Shinrin - l'honorable Kanshisha - avait donc mis pied sur le Pont Araho sans s'annoncer.

A présent à quelques mètres du jeune homme qui avait eu l'audace d'arriver en premier, le chef de clan se dévoiler en la qualité d'un sévère observateur, assesseur du soldat du clan Sendai qui venait juste de parasiter son annonce en se présentant quelques minutes avant lui.

« Aux chevaux maigres vont les mouches. Le Sendai semble doté d'un certain courage lorsqu'il s'agit de venir prendre la parole ici… mais son cran semble lui avoir fait défaut à Tsume no kuni lorsque qu'il a préféré tricoter des jambes plutôt que de porter assistance aux miens, aux nôtres. Hanzo se souvient encore de la vision de ce Sendai qui s'est défilé tandis qu'il allait mourir seul contre la chose de métal du chapelier. De même, je n'ai là pas souvenir d'avoir lu dans les rapports qu'il fut de ceux qui vinrent porter assistance au soldat Kogami Akira et au lieutenant Shinpachi dans leur combat contre notre plus grand ennemi. Il aurait pu, ne serait-ce que, s'enquérir de sa situation, mais il a préféré rentrer se terrer dans notre capitale, comme il a pu le faire une première fois il y a de cela quelques saisons. »

Le chef de clan a l'air vindicatif se décalait alors légèrement, laissant apparaître parmi les membres de son assistance les soldats Shinrin susmentionnés dont Shinpachi qui apparaissait affaibli sur son siège roulant ainsi que Funka qui le précédait.

« Mes frères, ne laissons guère un étranger de ces terres venir nous apprendre comment une guerre se mène. Après tout, nous ne pouvons pas lui tenir pour compte son ignorance et sa naïveté car il est vrai qu'il n'a rien connu de nos misères, qu'il n'a rien connu de nos souffrances. Il demeure l'un de ses shinobis qui s'est trouvé l'âme à voyager, rien de plus. Vous le savez tout aussi bien que moi, une guerre se combat avec des armes, avec des soldats entraînés et disciplinés, et non pas en venant donner le dos à nos ennemis d'autrefois qui attendent paisiblement dans leurs villages que leur agent infiltré œuvre à nous faire baisser notre garde pour mieux accomplir leur désir de vendetta. »

Se retournant, le chef de clan - de par son regard en apparence chauvin - inspirait dans le regard de chaque homme et femme qu'il croisait un esprit patriotique et enflammé.

« Mais nous ne sommes point dupes, nous sommes faits d'un bois qui a su fléchir lors des tempêtes pour mieux se redresser et grandir encore plus fort. Jamais la hache des félons ne réussira de nouveau à atteindre notre cœur et accabler nos pousses les plus jeunes. »

Ses mains en l'air, cet homme au visage et au caractère forgé par l'expérience adressait à tous les membres de l'assemblée une acclamation aussi détonante que protestataire.

« ALORS FILS ET FILLES DU FEU, QUEL EMPEREUR POUR UN EMPIRE DE FLAMMES ?! Cessez de vous obstiner à ouvrir l'oreille aux exotiques opportunistes et tournez donc votre regard vers l'un de vos frères qui a payé de sa propre peau pour préserver notre Empire. »

Son doigt pointé, tout était à présent clair.

« SHINPACHI EST VOTRE RÉDEMPTEUR. IL EST LE VALEUREUX, LE FILS DU FEU, LE MONARQUE DES BOIS, VOTRE NOUVEL EMPEREUR. »

Mais il ne semblait pour autant pas en avoir terminé avec le premier prétendant.

« Et que penser de ce traître à son sang qui a déjà commencer à rallier nos ennemis de son propre chef et qui n'est même pas capable de porter assistance à ses propres frères d'armes ? Je peux vous le dire. Il est ce qu'il a toujours été, un traître, un scélérat de la pire des races qui n'a d'honorable que son habileté à manier les mots et rien de plus. »

Calme, il déclamait la dernière tirade de son allocution.

« Sendai Yahiko, ce pont est connu pour être la seule porte vers Urahi, mais aujourd'hui il sera aussi votre seule issue. L'Empire vous renie. Alors partez donc, et ne revenez jamais. Le Teikoku n'est pas un refuge pour les bâtards de votre race. »

Les mots avaient été dit et ne semblaient appelé à aucune réponse. La plèbe quiète restait pour autant à l'écoute de tout nouvel élément, qu'il vienne du Sendai ou d'ailleurs.
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Shinrin Shinpachi
Shinrin Shinpachi

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Mar 3 Nov 2020 - 11:14


Personne, hormis quelques rares privilégiés, n’avait su ce qu’il arrivé de Shinrin Shinpachi, glorieux adversaire de l’Homme au Chapeau, héritier du titre de Valeureux. D’entre tous les braves qui avaient foulé les plaines du Yuukan, cet apôtre de la manigance avait marqué l’Empire de son empreinte en amenant vers une explosion des forces teikokujins ; lorsque jadis, ils n’étaient qu’une armée chaotique et désordonnée. Ne tarissant pas d’effort, le Shinrin avait tout fait pour la gloire de Pays du Feu duquel, pourtant, il n’était pas originaire en réalité ; ayant été, avec les autres Shinrin, parmi l’exode venue d’Hayashi no kuni.

Son histoire était parcourue de moments forts ; de son incapacité à tirer son épingle du jeu dans les rangs de Yamanaka Rei lors de l’attaque sur Kumogakure ; jusqu’à son apothéose, une lutte finale contre le némésis de la Coalition ; là où il s’était le plus illustré. En meneur d’homme, cet être auréolé de mystère mais armé de valeurs avait presque payé le prix ultime pour faire foi de ses convictions ; montrant à tous qu’il n’existait guère de plus vertueux protagoniste. Tout autour de lui avait été bonne et mauvaise réputation, doute persistant, tourments macabres ; mais à l’heure où les masques étaient tombés, il s’était révélé dans un symbolisme de pureté, capable de payer de sa vie non pour lui, mais pour les autres et les causes qu’il avait choisi de défendre.

Un Valeureux s’était éteint dans le cauchemar d’une suffocation orchestrée par Uzumaki Gozen qui, pour s’enliser dans l’immoralité et devenir le plus noir des monstres noirs, avait de sa main mis fin au jour de celui qui le marquerait à tout jamais ; et qui le hanterait peut-être pour toujours. Le credo de l’Unité Impériale s’était ainsi illustré dans l’ignominie de ce geste euthanasiant. L’homme est né pour l’ordre, et quand il l’oublie…

… l’ordre se venge.


Néanmoins, en dépit de ce geste symbolique qui avait ôté le dernier souffle au vaillant Lieutenant incapable de se défendre, Shinrin Kanshisha, Patriarche du clan Shinrin, égide du Bois Sacré, se dressait comme magistrat et annonçait son propre candidat, qu’il voyait parmi tous prendre la tête de l’Empire. Parmi tous ceux qu’il pouvait choisir, il avait jeté son dévolu sur ce qu’il y avait de plus incongru : Shinrin Shinpachi, qui était censé être mort.

Quelle était donc cette mascarade ?

Nul ne savait en réalité que le Valeureux avait trépassé ; hormis ceux qui avaient été les plus proches de sa mort. Et visiblement Kanshisha, pour le présenter au titre d’Empereur, avait dû comploter quelque chose en apprenant le décès de l’un de ses plus fiers héritiers. Un complot qui lui faisait présenter quelqu’un qui n’était plus censé être de ce monde ; mort étouffé, comme s’il avait succombé de ses blessures, après le passage de Gozen.

Shinrin Shinpachi était là, vautré dans une sorte de trône mokuton et poussé par deux jeunes pousses du clan Shinrin qui tentaient d’équilibrer ce qui ressemblait davantage à une charrette qu’à un fauteuil roulant. Des roues mal emboîtées tournoyaient silencieusement de chaque côté d’une poutre elle-même à peine fixée ; l’ensemble était précaire, mal équilibré et sale, mais fonctionnel. L'être de renom, revenant du monde des morts, était là ; était-ce seulement lui ? Pourquoi Kanshisha le présentait-il ?

Biscornue, cette situation prêtait au doute et put paraître invraisemblable dans un premier temps ; pourtant, le chef du clan Shinrin avait bien quelques idées derrière la tête et, étouffant supposément l'affaire, il jouait ici un atout majeur se basant sur l'héritage des prouesses du Lieutenant convaincu, mais éteint. La foule contemplait ce qui, dans cette charrette, paraissait observer, sans âme, le déroulement de ce cirque. Derrière les bandages barricadant son corps, il était assis et attendait, calme comme un enfant qui dort, son heure.

Et sans un mot, les yeux ouverts, Shinpachi brandît son poing dans les airs avec une énergie qui n’était pas celle d’un cadavre.
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Mar 3 Nov 2020 - 20:06



[L'Epreuve de l'Ignition] Celui qui vint au Pont Araho
ft. Sendai Yahiko, Clan Shinrin
& Teikoku

Yamanaka Rei était un traître. Tout le monde le savait désormais et même si cette nouvelle perturba grandement, l'heure n'étaient pas aux lamentations et le temps de couronner un nouvel Empereur du Feu était venu. Ce qu'on nommait l’Épreuve de l'Ignition était en train de se dérouler au sein de toute la capitale, et si la plupart des gens se sont tournés vers le Hall des Héros ou bien les terrains d'entrainement, d'autres s'étaient tournés vers un endroit des plus symboliques : le pont Araho. Portant le nom du Daimyō de Hi et étant tout bonnement la seule entrée et sortie de la capitale du Feu, cet endroit était un exemple même de lieu de puissance et de lieu stratégique pour montrer la grandeur de l'Empire. Fallait-il seulement que le premier prétendant au poste d'Empereur s'y présentant soit.. un étranger. Un non-hijine. Alors que pouvait penser le peuple face à cette situation? Certains écoutaient son discours, d'autres ne retenaient seulement que le fait qu'il venait de Kaminari, tout était différent chez chacun mais le Sendai n'allait pas avoir le temps de se faire des sympathisants qu'un second adversaire lui fit face rapidement.

Alors conviée par son chef de clan en personnage, portant assistance à ce dernier et à l'un de ses cousins en difficulté, Shinrin Funka se trouvait dans les proches-rangs de Shinrin Kanshisha, le second individu à s'être dévoilé sur le pont Araho. Aurait-il enfin ouvert les yeux sur la situation de notre Empire au point de venir confronter le Sendai? Cette question pouvait être posée par bon nombre de membre du clan des Bois, voyant leurs chef représenté ainsi. Mais lorsque sa voix porta, le silence fut.

Ce discours, si de base elle n'était pas toute indiquée pour donner sa voix à Yahiko, le fait d'apprendre ces diverses informations vis à vis de Tsume, vis à vis de Hanzo, venait d'officiellement sceller la vision que Funka avait du Sendai. Son sang ne fit qu'un tour alors qu'elle zieutait en coin son cousin mentionné tout en restant aux cotés de Shinpachi, comme soutien. Si le clan de Funka, ou du moins les membres les plus anciens ne lui plaisaient pas, il fallait savoir qu'elle restait cependant obéissante, voir adhérente aux idéaux du chef. Cette adhérence s'amplifiant d'autant plus alors que son discours à l'encontre de Yahiko continuait, rappelant sa condition d'étranger, de venu d'ailleurs, mais surtout d'un homme venu de Kaminari.

Néanmoins, bien qu'attentive au discours de son chef de clan et ayant une petite idée de la tournure des événements. Alors, tout les regards étaient tournés vers le Monarque qui se tenait devant elle. Un malheureuse drame était arrivé et même si peu de personnes sont au courant de ce qui était arrivé à Shinrin Shinpachi, Funka elle, était la première à le savoir. Quelle réaction aurait pu avoir la jeune scientifique ayant prit à sa charge le Monarque, lui ayant promis la vie, lorsqu'elle avait retrouvé son corps inanimé dans le temple où il avait été installé? De la haine? De la tristesse? De la joie? Rien de tout ça. Elle avait menti, elle avait fait passé Shinrin Shinpachi pour vivant aux yeux de tous sauf de certains... La mort avait été reporté à Hanzo puis au chef de clan. Et malgré cette nouvelle, malgré la mort de Shinrin Shinpachi, il se trouvait là, "vivant", sur son siège et observant avec un air vide cette foule. Alors, Funka serait-elle une complice dans la folie de Shinrin Kanshisha, dans cette mascarade orchestrées par les enfants du Bois en proposant leurs frère mort en tant qu'Empereur ? Funka ne pouvait contester Kanshisha, alors elle se devait d'obéir, malgré la situation se voulant lugubre du point de vue de ceux qui savaient que le corps présent avec eux, était un corps supposément inanimé.

« Comment le peuple du Feu peut-il laisser des étrangers en provenance de la Foudre fouler nos terres sans méfiance? Ne vous rappelez vous pas lorsque l'un d'eux avait réussi à atteindre les hautes instances du Feu? Ne vous rappelez vous pas de SAIRYO HIKO? Comment pouvons nous encore faire confiance à des enfants de la Foudre ? Comment pouvons nous accepter que ceux qui ont massacrés nos FRÈRES foulent l'Empire comme s'ils étaient des nôtres? Ils ont déjà trahi leurs nation une fois, alors pourquoi ne seraient-ils pas capable de le faire une seconde fois avec nous? Le Sairyo nous a prouvé qu'ils en étaient capable. Alors, quels sont les gens capable de croire en une prospérité alors que nous vivons parmi ceux qui nous ont retirés nos civils et nos familles? » Elle reprend une inspiration. « Comment ose-t-il se prétendre l'un des nôtres alors qu'il a laissé potentiellement ceux qui sont censés être ses frères d'armes mourir? Un lâche. Voilà ce qu'il est. »

Son regard se tourne vers Shinpachi, comme si elle le désignait.

« Celui qui dirige l'Empire doit porter en lui le sang du Feu. Alors quoi, préférez vous un Empereur portant le sang de ceux qui ont massacrés nos civils, un Empereur traître à son sang et lâche ou un Empereur valeureux ayant combattu pour ses terres en mettant en jeu sa propre vie?! »

Et alors, dans toute sa splendeur, se démarquant de ses cousins, haussant la voix, la Princesse Shinrin avait prit la parole et ses opinions étaient toutes indiquées. Jamais elle n'accepterait de voir un homme ayant trahi ses frères et un homme ayant laissé ceux pour qui il était un coéquipier combattre une mort probable seuls. On sentait dans ses mots une sorte de rancoeur, comme si il lui avait du mal à elle alors que tout cela ne concernait qu'une seule et même personne, et que cette personne comptait beaucoup pour Funka. Alors pourquoi tant d'amertume dans ces mots alors que le concerné par l'abandon du Sendai était Hanzo? Il n'y avait pas beaucoup de solution, elle l'aimait et en tant que compagne elle se devait d'être contre celui qui avait osé penser à lui avant de penser aux autres. Quelle belle ironie sans doute. Nonobstant, elle savait que ses sentiments jouaient beaucoup quant à sa position vis à vis de ce débat, mais quand bien même ce léger détail vis à vis de ses relations privés existe, cela ne changerait rien au fait que le Sendai avait préféré se défiler plutôt que de porter son aide aux combattants de Hi dont faisait parti son défunt cousin et prétendant à qui elle prêtait son aide, mais aussi et surtout à l'être qu'elle chérit plus que tout au monde qui se trouvait non loin derrière elle et à qui elle offre un regard après avoir conclus son discours.

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Sendai Hanae
Sendai Hanae

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Mer 4 Nov 2020 - 9:17







Votez Yahiko !



Le discours prononcé devant les portes du palais est sans équivoque. Le moment est venu de choisir un nouvel Empereur, et pour Hanae, il est évident que son candidat est tout désigné. Cherchant dans la foule, elle ne tarde pas à remarquer la chevelure blanche de la personne en question. Son lieu de rendez-vous sera celui de Yahiko, car il faut qu’elle assure sa sécurité. Qui sait quel genre de scélérat pourrait tenter de l’attaquer en traitre, pour ne pas le laisser prendre le pouvoir ? Sa force doit être connue, et elle a beaucoup augmenté récemment – la rubiconde n’y est pas étrangère, en partie – ce qui doit déranger certains des pontes d’Urahi.

Elle le suit donc, jusqu’au pont Araho, où elle l’écoute prendre la parole. Il en faut plus pour l’impressionner, en général, mais venant d’un homme pourtant peu avare de paroles, habituellement, il faut dire que cela ne la laisse pas de marbre. S’il avait eu un spécialiste pour l’aider à préparer son discours, il n’aurait pas mieux fait. En réalité, c’est probablement le fait de laisser parler son cœur qui est une bonne chose, dans cette situation : il n’est pas en train de mentir, et il pense chacun des mots qu’il a dits. Celui qui ment, ou plutôt qui maquille la vérité, c’est son opposant, ce Kanshisha du clan Shinrin.

Ecoutant avec méfiance, elle se rend vite compte qu’il a dû recevoir nombre de rapports du champ de bataille pour préparer sa réponse. On conçoit aisément que chaque mot prononcé a été préparé avec minutie, et mûrement réfléchi. Ce qui fait enrager Hanae intérieurement, c’est la façon dont il achève son discours. Demander à Yahiko de partir, alors qu’il a plus fait en quelques mois au sein de l’Empire que ce Shinrin décérébré qui doit en faire partie depuis sa création ? Rabaisser ainsi son ami, son cousin, devant toute une foule mitigée, qui saurait rapidement changer d’avis, ou renforcer ce-dernier contre lui ? Si cela n’était pas contre-productif, elle aurait déjà répondu, bien entendu.

Une autre personne prend la parole, suite au chef de clan. Une autre Shinrin, que la jeune femme a pu rencontrer lors d’une mission, et qui semble vouloir continuer dans cette mascarade que propose Kanshisha. Finalement, tous les membres de ce clan semblent se tenir a même niveau, dans leur folie et leur culture du mensonge et de la manipulation. S’avançant après en avoir assez entendu, Hanae prend à son tour la parole, devant tous.

« Il est ironique, pour deux personnes n’ayant pas foulé le champ de bataille, de juger ceux qui y étaient. Je me demande même de quelle manière vous avez pu entendre de telles choses, sans vous y être présentés. Manipuler la vérité pour l’arranger à votre manière, c’est quelque chose que l’Empereur que vous suiviez aimait faire, non ? Ce traître de Yamanaka Rei, le clan Shinrin a été de ceux qui l’ont suivi, et vous osez remettre en question les intentions de Yahiko, qui a pris le courage de venir parler devant une foule qu’il savait méfiante à son égard, du fait de ses origines ? La différence entre lui et le chef du clan Shinrin, c’est qu’il est venu parler en toute honnêteté, sans tenter de discréditer quiconque en avançant des informations approximatives, tout juste déformées pour ainsi obtenir la vérité qu’il souhaite. Tout ce qu’il a dit, il le pensait, et en tant que Lieutenant de l’Empire, je puis vous l’assurer. D’ailleurs, c’est Shinrin Shinpachi lui-même qui m’a nommée à ce poste, c’est dire à quel point ma parole est de confiance. »

Elle marque une pause, préférant laisser Yahiko se défendre lui-même, suite à cela, et préfère désormais s’atteler à présenter son cousin tel qu’il est réellement, pour attiser la sympathie des Hijins.

« Yahiko a beau ne pas être né ici, il a pourtant choisi en son âme et conscience de renier les siens, car la symbolique même de l’Empire était ce à quoi il aspirait. Une unification du Yuukan, une paix qui rendrait la vie de tous bien plus heureuse, la fin des guerres et des morts injustes. Comme l’a dit Funka, il a déjà abandonné son village par le passé, qu’est-ce qui peut vous assurer qu’il ne le fera pas de nouveau ? Tout. Sa nature même fait de lui un fervent défenseur de la paix et du bien. Les malheurs subis par Hi, il souhaite qu’ils ne se reproduisent plus jamais. Le peuple Hijin, sous sa protection, pourra briller comme jamais. Si c’est à la paix et bonheur que vous aspirez, alors la personne qu’il vous faudra choisir n’est pas ce chef de clan qui a suivi le traitre allié à l’Homme au Chapeau, mais bien celui que vous appelez étranger, et qui est pourtant bien plus semblable à vous que n’importe qui d’autre parmi les personnes qui le rabaissent. »

Les dés sont jetés, tenter de tirer sur la corde sensible devrait fonctionner, car le peuple n’est pas dénué de sentiments, après tout.




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Damahara Kamui
Damahara Kamui

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Mer 4 Nov 2020 - 14:48



Le jour de la libération était enfin arrivé. L'Empire allait enfin cesser de s'agiter comme un poulet sans tête. En l'absence de toute forme d'autorité suprême, c'étaient les Capitaines qui avaient annoncé l'exceptionnelle Épreuve du Feu, sous les yeux des sujets et des soldats du Teikoku. Trois lieux avaient été désignés pour mener les débats et combats qui décideraient de l'homme, ou de la femme, qui serait digne de présider sur l'entièreté du monde impérial depuis la Grande Urahi.

Le Hall des Héros avait de prime abord attiré le Damahara - et non, ce n'était pas en tant que profanateur qu'il voulait s'y rendre. Ce lieu, il l'aurait choisi s'il voulait lui-même se lancer dans cette course effrénée au trône, pour sa symbolique incomparable. Son nom, ce qu'il représentait, ceux qui y reposaient. Les véritables fils du Feu seraient ceux qui s'y rendraient, et il compta bien aller voir quels seraient ces heureux élus. C'était sans compter sur la silhouette qu'il perçut, du coin de l'oeil, se diriger vers le Pont Araho. Shinrin Funka.

Celle avec qui, plus tôt, il avait parlé de sa vision de l'Empire. Près d'elle se tenaient les Shinrin, mais surtout Shinpachi, prostré sur une chaise roulante aussi branlante qu'elle puisse l'être. D'abord surpris de le voir ainsi tiré de son temple, alors qu'il l'avait vu de ses propres yeux souffrir le martyr sur sa paillasse, le Damahara se surprit à marcher à leur suite. Comme attiré par un aimant. Un aimant momifié, qui guiderait ses pas jusqu'au pont, la grande porte d'Urahi.

———

Les prétendants avaient parlé, et le choc avait été pour le moins saisissant. Un Sendai utopiste et idéaliste s'était fait dévorer et dépecer vif par un véritable loup, en la personne du chef du clan Shinrin. Au beau milieu de la foule, Kamui avait assisté à l'entame du débat et avait pu lire dans les yeux de ses pairs l'incertitude. Il la comprenait, bien évidemment, bien qu'il ait lui-même gardé les pieds bien ancrés en terre. Les idées étaient diamétralement opposées, et les intervenants qui s'avancèrent - une autre lieutenant en la personne de Sendai Hanae, et Shinrin Funka - ne faisaient que grossir un trait déjà grossièrement gras.

La bêtise dans toute sa splendeur, aux yeux du Damahara. Et entre eux, la foule se déchirait doucement. Comme s'il n'existait là que deux issues : celles désignées par le jeune homme optimiste et le féroce vétéran. L'espace d'un instant, Kamui songea à proclamer son droit au trône, aussi légitime que ceux des deux autres hommes qui s'affrontaient du regard avant d'en venir aux mains. Il voulait montrer qu'une troisième issue existait à ceux qui, auparavant unis, se retrouvaient partagés et opposés.

Il ne le ferait pourtant pas en tant que souverain. Il se sentait mieux dans l'ombre, seul et avant tout libre. Le rôle d'éclaireur lui allait beaucoup mieux - et c'est en tant que tel qu'il se mit à fendre la foule en silence, écartant ses frères d'armes et se faufilant pour se détacher du rang comme l'avait fait la Sendai rousse. Ainsi, il amena le regard du Teikoku sur lui ; pour une fois, il s'en accommoderait bien.


Sans un mot, il se dirigea vers les Shinrin, sans franchir la frontière raisonnable et invisible qui était délimitée au-devant de Kanshisha et de Shinpachi. Il s'inclina brièvement, à l'adresse du mutilé qu'il n'avait plus vu depuis son tour de garde au temple qui lui avait été alloué. Exclusive, cette marque de respect serait la dernière que le profanateur donnerait en cette journée qui s'annonçait mouvementée.

Il recula ensuite, se plaçant volontairement à équidistance du Sendai et du chef du clan Shinrin, avant de s'éclaircir la voix, les bras croisés dans le dos.

« Sendai Yahiko, vous êtes une fleur. L'une des fleurs de l'espoir qui nous donnent envie de croire en un avenir radieux. »

Le mot « radieux » s'était démarqué du lot, tant parce qu'il ponctuait son entame que par le ton qu'il avait employé. Peut-être ironique ; à ce stade, rien ne transparaissait encore des intentions du soldat qui se confrontait à bien plus grand que lui. Son regard se détourna d'ailleurs sur le véritable poids lourd en présence.

« J'admire également votre panache et votre amour pour le Feu, Shinrin Kanshisha. »

Son expression vira doucement au sourire, un sourire qui cette fois était limpide - il était indéniablement sarcastique.

« C'est admirable, puisque vous - au même titre que bon nombre des soldats autour de nous - êtes aussi un étranger, en quelque sorte. Me trompé-je en avançant que le clan Shinrin est natif du Bois ? »

Question rhétorique, sur laquelle il embraya évidemment, n'attendant aucune réponse - et ne désirant pas laisser d'ouverture au dignitaire pour l'interrompre.

« Pourtant, vous êtes un Hijin, au même titre que moi, par exemple, qui suis né sur ces terres. Pourquoi le seriez-vous plus que les braves âmes qui ont rejoint nos rangs pour se joindre à notre lutte ? À ce titre, je m'oppose au bannissement de Sendai Yahiko. Pas en tant que misérable pion qu'il vous serait bien aisé d'évincer, mon seigneur, mais en tant que natif du Feu. Comment pourrions-nous seulement prétendre protéger les citoyens du Yuukan des villages si nous ne les considérons pas comme nos frères, mais comme des étrangers ou des "exotiques opportunistes" ? »

Les traits de Kamui s'adoucirent ostensiblement, tandis qu'il poursuivait, levant doucement mais sûrement le voile sur la véritable portée de son intervention.

« Ne voyez cependant pas là un affront - auquel cas, je m'en excuse platement. Je - ou plutôt, nous - voyons très bien que votre suspicion est fondée. »

Le regard du Damahara se déposa enfin sur les deux lieutenants Sendai. Son corps entier se détourna lentement pour leur faire face, donnant son dos aux soldats, spectateurs et Shinrin. Il confrontait désormais ceux qui l'avaient poussé à quitter la masse pour brandir la torche de la raison.

« Vous êtes un brave soldat, Sendai Yahiko, et nous ne vous l'enlèverons jamais. Au nom du Feu, je vous remercie sincèrement. Qu'importe les faits avec lesquels Shinrin Kanshisha vous accable, vous avez fait acte de bravoure et méritez votre poste, ainsi que la confiance... »

À nouveau, son rictus se fit mauvais. Bien plus mauvais qu'à l'encontre du chef Shinrin, bien plus subtil - si un serpent pouvait s'exprimer avant d'enfoncer ses crocs dans les chairs d'une de ses proies, il aurait probablement ce genre d'expression. Aucune vengeance ne l'animait, aucune rancoeur, aucune malice - juste la puissante pulsion du devoir.

« ... tout comme Sairyo Hiko avant vous. Les fleurs, Sendai Yahiko, sont belles et sentent bon ; mais elles fanent inévitablement, et sont parfois bien trompeuses. Ce ne sont pas les propos du chef de clan qui m'ont inquiété, mais bien les vôtres. Comment pourrions-nous seulement vous faire confiance, alors que vous brandissez la mort des vôtres et même de votre élève comme une preuve de fidélité ? Un homme capable de laisser ses pairs mourir au nom d'une cause n'aura probablement jamais ma confiance, personnellement, peu importe si ses actes me bénéficient. Alors, servir un Empereur qui laisserait ses soldats mourir pour la cause d'un autre ? Jamais de la vie. »

La sentence était donnée. S'il était cruel et pragmatique, Kamui n'était pas de ceux qui pouvait se jouer de la confiance des siens pour les laisser ensuite livrés à leur sort. Pourtant, entre Yahiko et lui, il y avait une différence fondamentale : le profanateur avait été un assassin, et sa morale était au bas mot flexible. On ne l'entendrait cependant jamais dire qu'il avait abandonné les siens, et encore moins dans le but de s'attirer les faveurs de ses anciens ennemis. Au plus profond de lui, le Damahara était dégoûté... et il n'en avait pas fini.

« Je vous donnerai cependant partiellement raison sur la question de la coalition, peu importe ce qu'elle représente à vos yeux. Sakaze Tôsen doit être évincé, et nous chamailler avec nos ennemis - fondamentaux - ne saurait être toléré. Néanmoins, s'offrir à bras ouverts est intolérable également. Auriez-vous perdu la notion de prudence, de mesure ? Tous ne sont pas animés par les mêmes intentions nobles que vous prônez, et c'est la dure réalité du monde des hommes. J'aimerais croire en ces histoires de paix dans le monde, d'espoir unificateur. Nous aimerions tous que cela soit aussi simple, Sendai Yahiko : mais la vérité, c'est qu'il aura suffi de contrarier Iwa et Kumo une fois pour déclencher un bain de sang. Vos histoires d'expansion me font doucement rire, à ce titre ; les villages ne laisseront jamais l'Empire vengeur qui a humilié et piétiné Kumo s'étendre sur le Yuukan au nom de l'espoir et des papillons. Eux ne baisseront jamais leurs gardes, alors quitte à coopérer, de grâce, restons dignes et faisons de même. »

Les propos du Damahara étaient durs, mais se voulaient empreints de réalisme. La Coalition était comme toute chose, à ses yeux : il y avait une dose léthale à ne jamais dépasser. Qu'il doive intervenir pour dire ce genre de choses le dépassait ; voir les siens en proie à deux idées aussi opposées qu'obsolètes était, après tout, ce qui l'avait poussé à jaillir des rangs tel le champion des pions.

L'escalade de la cruauté n'était pourtant pas terminée. Des quelques paroles sifflantes adressées à Kanshisha, à la déconstruction méthodique des dires du jeune Sendai, il passa à une forme mise à nue du mépris lorsqu'il déposa le regard sur celle qui était venue au secours de son collègue... et frère clanique.

« Quant à vous, lieutenant Hanae, avec tout le respect que nous vous devons : vous n'avez aucun droit d'effectuer un jugement de valeur, sous prétexte que votre opposant n'a pas été à la guerre. En ce jour, tous, même les simples soldats, ont le droit au chapitre. »

Kamui se retourna vers la foule massée sur le pont emblématique, levant les deux bras comme s'il les invitait tous à le rejoindre dans une embrassade fraternelle.

« COMBIEN D'ENTRE VOUS ONT ÉTÉ SE BATTRE CONTRE CET HOMME AU CHAPEAU, SUJETS DU TEIKOKU ? »

Il avait tonné, sa voix portant sur l'assemblée entière. Sans surprise, les heureux - ou plutôt, malheureux - élus étaient en nette minorité. Kamui se retourna vers la rousse à nouveau, son air satisfait encore ancré dans ses traits, pourtant si réservés habituellement.

« Toutes ces gens n'ont donc pas le droit de juger Sendai Yahiko, si j'en crois votre logique, moi compris... N'ont-ils pas le droit de désigner leur Empereur ? Sont-ils moins des fils du Feu et de l'Empire que vous, pour le seul prétexte qu'ils ne se sont pas battus au péril de leur vie ? Vous, qui semblez croire que votre parole seule suffira à convaincre toutes ces gens que le lieutenant Yahiko est l'Empereur qu'il nous faut, alors que vous êtes de la même extraction... Vous êtes présomptueuse. Vous comporter ainsi alors que c'est le plus Valeureux de cette assemblée qui vous a élevée à votre poste est indigne de votre patronyme, de l'Empire, et surtout de vos subordonnés. »

Le poing ganté de Kamui se serra brusquement. Le point d'orgue de sa tirade arrivait, prêt à libérer les forces en présence de son joug provisoire et opportuniste. Il se retourna, lançant un regard dur à toute l'assemblée avant de replonger ses prunelles d'acier dans celles de la Sendai ; ce qui allait suivre les concernerait tous.

« Je terminerai simplement en vous interdisant de traîner le nom de Yamanaka Rei, notre ancien Empereur, dans la boue. Le Pont Araho mène à Urahi, le Retour de Flammes qu'il a lui-même nourri. Sans lui, combien d'entre nous seraient encore plongés dans les ténèbres et la crainte ? Il est un traitre, ne sera jamais vénéré, et devra être dûment châtié - mais son nom sera à tout jamais attaché à notre histoire, et à celle de la fondation de notre Empire salvateur. L'insulter et se servir de lui pour se mettre en valeur est, selon moi, un véritable crachat au visage de son héritage. »

Kamui recula enfin, pour s'aligner dans la rangée de soldats et de civils qu'il avait quittée, sans s'y enfoncer ni s'y cacher. Il reprenait la place qui lui revenait de droit, en première ligne, flambeau figuré en main.

« Et cet héritage, c'est nous. Ayez un peu d'amour propre. »

Et sur ces mots, il se tut enfin. Stable et redevenu stoïque, il s'érigeait comme un véritable brise-lame au devant de la foule de spectateurs ; il attendait fièrement les vagues de l'adversité. Il était prêt à accepter tous les châtiments qui lui viendraient, sous couvert d'une insubordination facile à invoquer - mais en ce jour, il était leur égal, et avait saisi son droit au chapitre de pleine poigne, sans le regretter un seul instant.



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THÈME VOIX
« En ce monde, nous marchons sur la voûte de l'enfer en contemplant les fleurs. »


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Shinrin Hanzo
Shinrin Hanzo

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Mer 4 Nov 2020 - 18:18
[L'Epreuve de l'Ignition] 01. Celui qui vint au Pont Araho Random11




Que de tribulations et de palabres. Le cadet qui faisait contre fortune bon cœur se trouvait bien quiet dans l'escorte du clan. Il observait. Des Sendai, aux Shinrin, en passant par le sombre, tous semblaient avoir à cœur une volonté de fer et des arguments de poids. Il les avait tous écouter avec attention et c'est à présent avec un pas assuré que lui-même entrait sur scène, le poing en l'air, l'allure impétueuse.
"Peuple de Hi ! Permettez-moi de me présenter. Je suis Shinrin Hanzo, lieutenant de l'Unité de Recherche, frère du prétendant Shinrin Shinpachi et…"
Là, son regard de renard se tournait vers le patriarche des bois, Kanshisha, pour lui dévoiler un acte que l'on pourrait qualifier de scélérat.
"…porte-parole de ce dernier, selon son souhait."
Maîtriser et retranscrire l'élocution, les gestes et manies de son fraternel était une habilité qu'il avait dompté depuis son plus jeune âge, depuis qu'il avait façonné sa première marionnette à son image et qu'il le mettait en scène pour se divertir.

Aussi, vigilant aurait dû être le chef de clan en donnant à son rejeton le moins fiable la responsabilité de contrôler sa pièce maîtresse, Shinpachi. En présence du peuple du feu, la langue de Kanshisha s'en trouvait donc liée d'une certaine manière et le dramaturge qui avait entre ses fils invisibles le contrôle du Valeureux - inconscient en cet instant - comptait bien en profiter pour se libérer de son aura. Certainement paraîtrait-il désobéissant et maléfique l'égard des siens, mais n'était-il pas déjà habitué à cela ?
"Entre outre, veuillez excuser son mutisme, il porte encore les stigmates de son sacrifice et je me ferai gré de me faire - en tant que son plus grand et fidèle ami - l'interprète de ses volontés."
La main sur le cœur, il préludait alors un discours complétement en déca de ce que le clan Shinrin avait prévu.
"Le Valeureux vous a tous écouté. Si les langues et les avis peuvent diverger, il est une chose aussi absolue et inconditionnelle qui se couve dans tous les cœurs des "vrais"-enfants de notre pays : Une divine 'Flamme de jade' aussi radieuse et éternelle que le soleil qui nous lient tous, frères et sœurs, autour d'un altruisme commun. C'est notre essence, c'est notre raison de vivre. "
Si son attention fut jusque-là portée vers le peuple dans sa globalité, c'est vers le Sendai que sa voix portait alors.

[L'Epreuve de l'Ignition] 01. Celui qui vint au Pont Araho Sans_t20
"Je m'adresse directement à vous, Yahiko-san. Je vous sais fidèle, je vous sais compétent et également ami de mon frère. Vous qui semblez être un homme aussi bien doté d'éloquence que de franchise, je vous prierai de répondre à une simple et juste question : Vous considérez-vous plus apte à diriger et représenter notre Empire que le Héros d'Hi, le Valeureux ? "
De la manière dont il l'avait posé, sa question n'avait pas là pour but d'inviter à une quelconque rétorque mais belle et bien à induire une maline réflexion qui donnerait d'elle-même la réponse. Là l'art du discours.
"Alors à bas les antagonismes et mésententes, acceptez une place aux côtés de notre nouvel Empereur en tant que Capitaines - tous les deux - et tous ensemble nous considérerons et étudierons autour d'une table les meilleures voies pour notre Empire. C'est ce que Shinpachi veut, c'est ce que le peuple veut. Ensemble, nous avancerons d'un commun amour pour le pays du feu. Ensemble, nous vaincrons. "
Il était important de préciser là qu'il ne convoitait guère une position dans les hautes-sphères de la capitale et encore moins de porte-parole, non. Il avait en tête un dessein bien plus suprême que les trivialités du Teikoku. En ça il se permettait tout, aussi bien d'être pernicieux à l'égard de son clan et conciliant à l'égard de leurs antagonistes. Mais pour qui le connaissait, aussi amoral et maléfique pouvait-être le marionnettiste, ses paroles en restaient teintées d'une certaine honnêteté que lui-même ignorait. Là, ses pensées se dirigeaient vers la nymphe, la muse de ses vies. S'il y avait une once de regret dans ses agissements, c'était belle et bien pour elle que son repenti irait.

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黒火 -Le Maître Pantins de l'Empire
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Hagane Ikki
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Ven 6 Nov 2020 - 19:15
Ikki en approchant de la place principal vit de nombreuses têtes inconnus. Il se rappelait vaguement qu’un nouveau empereur allait être désigné. Il n’accordait pas une grande importance à la vie politique de l’Empire. Pourtant il avait quand même décidé de rester pour écouter. Les discours s'enchaînent et peu à peu Ikki se rendit compte de l’erreur qu’il avait faite. Il devait absolument intervenir pour apporter son soutien à Yahiko. Il était le seul à partager ses valeurs.
Il prit une brève inspiration et s’avança pour prendre la parole.

“je tiens à m’adresser au peuple hijin, je ne pensais pas à devoir prendre la parole... Ce n’est pas dans mes habitudes. Cependant si je suis là, aujourd’hui, devant vous c’est que j’ai changé d’avis. Je suis née en tant que kumojin, ce n’était pas mon choix, personne ne choisit où il naît.
J’aimerais vous poser une question… Qu’est-ce qui fait de vous des hijins ?
Est-ce que c’est par hérédité, votre père et votre mère étaient eux-mêmes des hijins et donc vous en êtes aussi ? Est-ce que vous êtes née sur le territoire du teikoku et donc vous appartenez au peuple hijin ?
Eh bien dans un monde où Yahiko ne serait pas l’empereur ce seront là les deux seuls possibilités qui vous permettraient d’appartenir à la nation du teikoku.
Vous comme moi savez bien que cela est absurde… L’appartenance à une nation ne se résume pas à ça… Vous comme moi le savez bien !
Ce qui témoigne de votre appartenance à la nation du teikoku est tout simplement ce que vous avez accompli au cours de votre vie pour ce pays !
Vous, comme moi, nous avons le coeur qui appartient au Teikoku.
Et vous, comme moi, nous ne voulons pas voir la fin de notre nation…
Pourtant c’est ce vers quoi nous allons si Yahiko n’est pas désignés en tant qu’empereur…
Les menaces extérieures ne font que grandir… dans un monde en proie au conflit nous avons besoin d’allier...
Vous avez le destin du Teikoku entre vos mains... Choisissez intelligemment.”


Ikki n’attendait pas grand chose de son discours, il espérait que ça avait pu décider du choix des quelques indécis présents dans le public, mais il savait pertinemment que les convaincus ne chancelleront pas.

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Sendai Yahiko
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Ven 6 Nov 2020 - 22:12
Le discours que je m'étais efforcé de faire malgré mon caractère pourtant calme et la gêne que j'éprouvais à m'exhiber devant tant de monde avait bien plus fait débat que ce que je m'étais imaginé. Je constatais avec une amusante frustration que mes projets n'avaient été que peu relevés et critiqués, et que très peu de mesures concrètes que j'avais partagées n'avaient été prises en compte dans le jugement de ceux qui avaient osé intervenir. Avec stupeur et déception, je voyais qu'il n'y avait dans le regard de mes détracteurs et de mes sympathisants qu'une vision incomplète de ma personne, qu'un jugement basé sur mon village d'origine et parfois mis en relation avec un ancien confrère, sur un de mes comportements bien sorti de son contexte, sur des phrases que je n'avais pas même prononcées...

Et il avait été compliqué de me retenir de crier aux mensonges. Il y en avait tant, mais je m'efforçais de voir le bon côté des choses : si ces malentendus pouvaient se régler maintenant, ils n'étaient plus à corriger. Il valait mieux s'en occuper alors que nous n'en étions qu'à l'étape du Pont plutôt qu'une fois au pouvoir, car c'était une occasion parfaite de prouver très tôt, à tous, mon honnêteté et ma franchise vis à vis de tous les faits qui s'étaient déroulés. Que ce soit à chacun des détracteurs, que ce soit à chacune des personnes qui me soutenaient... ils allaient apprendre à mieux me connaître.

-"C'est avec honnêteté, transparence et franchise que j'ai effectué le discours que vous vous êtes démené à critiquer, que ce soit positivement mais surtout négativement. Et c'est avec honnêteté, transparence et franchise que je répondrai à toutes vos craintes, à tous vos constats."

Il y avait tant à discuter. J'avais reçu beaucoup trop d'informations de bien trop de gens et j'avais du effectuer un véritable travail pour sélectionner mentalement ce que je devais démentir. Tristement, j'allais risquer de manquer de mémoire et je risquais d'avoir du mal de tout mémoriser, tant chacun des intervenants avait tâché de se démener sur de longs discours. Il y avait au moins quelques arguments qui ressortaient plusieurs fois : ma provenance de Kumo, le cas Sairyo Hiko, ma fuite à Tsume vis à vis de l'explosion... mais si je devais en choisir un qui m'agaçait bien plus que tous les autres, c'était bien celui qui disait que je profitais de la mort de mon élève et des Kumojin pour justifier de ma fidélité. Comme s'ils étaient un simple objet égoïste, comme s'ils étaient mes outils. En plus, l'orateur avait tâché d'inventer des phrases que je n'avais pas même prononcées.

-"Il serait apprécié que les jeunes soldats inconnus, tentant de prendre une position supérieure à la notre en osant juger les discours de chacun comme s'ils détenaient le droit de jugement objectif, apprennent à rester à leur place lorsqu'ils ne savent pas de quoi ils parlent. Je suis capable d'entendre que d'autres ne soient pas d'accord avec moi, mais je déteste savoir qu'une interprétation biaisée puisse se répandre comme une vérité. Alors au risque de surprendre, il n'a jamais été question d'utiliser la mort de mon élève ni de mes anciens camarades comme une preuve de fidélité. Il est question de pardon, il est question de se tourner vers l'avenir en ignorant nos haines passées pour se concentrer sur ce qui est le plus important. Dans cette optique, deux plans se sont offerts à moi : j'ai tâché de faire survivre le corps de Byakuren Yume, Princesse d'Iwa, qui embrassait la Faucheuse à cause d'un ninja de notre propre nation, l'ayant trahi pendant la guerre à Tsume. Cela permettra à Iwa de comprendre que nous n'avons aucune intention hostile à leur égard, voire même de comprendre qu'ils pourraient nous être redevables. Pour Kiri, nous avons de quoi leur transmettre des informations qu'ils n'avaient pas, et je compte leur proposer notre aide afin qu'ils comprennent une nouvelle fois que nous avons l'intention de les assister, de les soutenir. Pour ce qui est de Kumo, l'ancien porte-parole Kaguya Kôsuke a effectué un pas démentiel vers notre cohésion, et malgré le fait qu'ils aient toutes les raisons de me voir comme leur ennemi, ils comprendront rapidement que nos atouts leurs seront favorables."

C'était déjà un grand pas vers tout ce que je voulais dire, mais j'étais encore loin d'avoir terminé. Je pouvais en tout cas achever mon plaidoyer au soldat qui n'avait pas pris la peine de se présenter, en donnant une réponse qui pouvait servir au plus grand nombre.

-"Je n'ai jamais osé dire ni sous-entendre que l'accord avec les autres villages allait être évident, ou simple, ou naturel. Au contraire, je dis qu'il s'agit d'un véritable combat stratégique, d'un combat d'esprit que j'ai déjà entrepris afin de ne pas perdre une minute. Je vous l'ai dis, l'Homme au Chapeau nous a imposé une course au temps, et je ne me laisserai pas dépasser par les événements."

Pour ce qui était des arguments concernant Sairyo Hiko, je m'avouais intérieurement être assez hébété. Je ne comprenais pas même comment ce justificatif pouvait servir à décrédibiliser... tant nous n'étions pas la même personne, tout simplement. Plus que ça, un des Capitaines du Teikoku était un ancien Kumojin qui n'avait jamais trahis l'Empire. L'occasion parfaite de leur rappeler cette réalité.

-"J'aimerai maintenant répondre à tous ceux qui seraient tentés de penser que, parce que Sairyo Hiko a trahi l'Empire une fois avoir atteint le rôle de Capitaine, je serais tenté de répéter le même stratagème, en osant prétendre que vous tomberiez une nouvelle fois dedans. Je vous rappelle premièrement que je suis de ceux qu'il aurait raison de voir comme une menace, de par mon statut de déserteur de Kumo. Aussi, ce dernier dirigeait secrètement la résistance de Kumo à l'époque de l'annexion, résistance à laquelle je n'ai pas même participé parce qu'elle ne faisait qu'alimenter le cycle de haine qui vous liait à la Foudre. Deuxièmement, il paraîtrait bon de rappeler que Suzuri Takara est actuellement un de vos Capitaine de l'Empire, en plus d'être également un déserteur de Kumo, et elle ne vous a jamais trahi. A tous ceux qui douteraient de ma personnalité, je vous inciterai à nous réunir, elle et moi. Nous nous sommes déjà rencontrés, nous avons déjà discuté et c'est avec plaisir que je réitèrerai l'expérience. Troisièmement... il est à mes yeux inadapté à tout argument de faire d'un exemple isolé une généralité. Ne vous fourvoyez pas, je ne prétends pas être un Soldat de l'Empire plus légitime que vous, je ne le suis pas. Pas plus que je ne suis ninja de Kumo, pas plus que je ne suis ninja d'Iwa ou de Kiri. Je n'ai qu'un souhait : être un acteur majeur de la Coalition, être un ninja considéré comme un héros dans la lutte pour préserver le Chakra. Et je fais devant vous la promesse de me retirer une fois que tout sera fini, d'autant plus si mon règne ne vous a pas convaincu. Que votre peuple s'élève contre moi pour m'imposer la mort si je romps ce pacte, j'accepterai cette punition avec honneur et mérite."

Cela faisait déjà une bonne chose de faite. Me défendre contre des attaques basiques qui n'avaient pas lieu d'être mais qui reflétaient une pensée sûrement répandue dans les rangs de l'Empire. Après tout, si une personne me présentait ce genre de reproches, je gardais bien en tête que tant d'autres auraient pu me les balancer au visage. Il venait l'heure de l'ultime transition, celle qui partageait le grand Shinrin à moi-même, de ses mensonges à ma vérité.

-"Pour terminer avec toi, soldat inconnu à l'esprit fin et à la langue bien pendue, je me rappelle t'avoir entendu dire que du chef du clan Shinrin à moi, ce n'étaient pas ses paroles que tu craignais le plus, mais bien les miennes. Laisse moi te démontrer l'importance de replacer des faits dans leur contexte, laisse moi te démontrer que ce n'est pas parce qu'un homme aboie plus fort qu'un autre qu'il est doté d'une plus grande raison. Laisse moi te démontrer toute la malhonnêteté des représentants du clan Shinrin."

C'était avec tristesse que j'avais remarqué les postures de Shinpachi, Hanzô et Funka derrière lui. Je pouvais encore me rappeler la manière avec laquelle j'avais admiré Hanzô lorsqu'il s'était présenté comme volontaire au scellement de Nanabi. Je pouvais encore me rappeler des cris de courage de Shinpachi, des sentiments de peur qui m'avaient poussé à vouloir l'aider à Tsume contre le Robot. Je pouvais encore me rappeler de l'inquiétude de Funka pour son cousin, et du soucis que j'avais eu à vouloir la rassurer.

Alors avec cette même tristesse, je remarquais qu'à leurs yeux, tout ça ne valait rien. Il n'y avait qu'une volonté forte d'accéder au pouvoir par la manipulation. De quelle stupidité avais-je encore fait preuve, pour penser que quelques liens fragilement noués étaient suffisants pour construire une relation saine ?

-"Shinrin Kanshisha n'a pas seulement tâché de ne montrer aucune mesure concrète, aucune position vis à vis de l'Homme au Chapeau, aucun plan pour se confronter au réel enjeu du Yuukan. Il a fait en sorte de donner des faits isolés pour tenter de me décrédibiliser, dénués de tout contexte, en plus de brosser dans le sens du poil un homme n'étant plus capable de défendre la moindre maison, le moindre habitant d'Urahi."

Cette attaque était osée, lorsqu'un des seuls arguments qui défendait Shinpachi était le courage dont il avait fait preuve en allant combattre l'Homme au Chapeau. Pour autant, je ne comptais pas même laisser cet argument passer : j'allais donner tout mon possible pour démontrer son ridicule malgré la détermination et la volonté dont il avait fait preuve. Ils voyaient un Valeureux ? Je tenterai de leur donner à voir un Inconscient, un Irresponsable.

-"Vous semblez tenir aux rapports que vous avez lu sur Tsume, messire Kanshisha : laissez moi les compléter."

Une attaque chronologique, qui visait à rappeler point par point tout ce qui était à savoir sur notre événement à Tsume, afin que chacun puisse se faire une réelle image de ce qu'était la réalité.

-"Les rapports décrivaient-ils ma fuite comme se déroulant après avoir prit les devants pour parer une déflagration dont vous n'avez aucune idée de l'envergure ? Comme se déroulant après avoir pris le risque d'être abattu par une jambe longue d'une centaine de mètres, dont la rapidité de rotation était telle qu'elle pouvait mettre fin à nos jours au premier impact, alors que je m'étais mis en opposition pour qu'Hanzô et Shinpachi n'aient pas à se soucier de ce danger ? Comme se déroulant après avoir utilisé ma défense la plus puissante qui permettait de faire survivre nos camarades d'Iwa et de Kumo contre un deuxième souffle titanesque et destructeur lié à l'apparition du Dieu Insecte ? Comme se déroulant après avoir effectué un scellement intense de plusieurs minutes m'ayant coûté quasiment toute ma réserve de chakra ?"

Ce n'était qu'un début. Il voulait parler des rapports, des quelques lignes qu'il avait pu lire sur son fauteuil confortable pendant que d'autres donnaient leur vie pour le Yuukan ? J'allais lui montrer... non, j'allais leur montrer à tous à quel point le clan Shinrin était mauvais, et à quel point ils pouvaient se tromper sur mon compte.

-"Les rapports décrivaient-ils ma réserve de chakra, quasiment vide après avoir protégé Shinpachi ainsi que d'autres shinobis à plusieurs reprises ? Décrivaient-ils ma position par rapport à Shinrin Hanzô, c'est à dire bien trop éloigné afin de pouvoir avoir le temps et l'énergie d'agir ? Décrivaient-ils mon panel de technique, inefficace par rapport aux besoins de la situation ? Décrivaient-ils toutes les informations que nous disposions sur le monstre de combat, nous permettant de nous adapter pour pouvoir éviter son explosion ? Non, ils ne les décrivaient pas, parce que nous n'avions aucune information sur cet adversaire."

Alors il fallait rappeler une vérité frappante que tous ici devaient prendre en compte, que tous ici devaient réaliser.

-"Ne vous fatiguez pas à voir tous ceux ayant empêché son explosion comme des héros. Ils ont réussi par hasard, ils ont prit un pari fou pour une récompense qui n'en valait pas la peine. Ils voulaient garder le robot pour l'étudier ? Pourquoi risquer la vie de nombre d'entre nous pour se rendre compte que tous les secrets qui se cachaient derrière cet adversaire trouvaient leur réponse dans un futur que nous ne connaissons même pas ?"

Enfin, je devais rappeler cette fois une règle importante, incontournable pour tout shinobi qui se respectait. Parce qu'avant tout, il s'agissait d'une règle de base.

-"Enfin, des ninjas de votre trempe auraient-ils oublié que les informations valent plus chères que la plus puissante des techniques ? Auriez-vous oublié de penser que si tout le monde était mort, que si le groupe se confrontant à l'Homme au Chapeau ainsi que celui tentant d'empêcher l'autodestruction du robot avaient perdu la vie, nous aurions été de ceux qui auraient partagé toutes les connaissances récoltées là bas pour mieux préparer la contre-attaque ? Auriez-vous oublié que si tout avait échoué, que si nous autres fuyards avions rejoint le champ de bataille pour mourir avec nos frères, alors tout aurait été vain ? Tous ici, sous-estimez vous tant que ça l'Homme au Chapeau pour penser pouvoir vous en sortir face à son incommensurable puissance sans faire des sacrifices douloureux, des choix impardonnables ?"

C'était comme venait de dire Hanae. Ils jugeaient, tous ceux qui ne s'étaient même pas déplacés pour tenter de sauver quoi que ce soit. Si tout le monde était mort là bas, s'il ne restait que Hanae, Medyusa et moi-même, je m'en serais voulu comme jamais. J'aurai abandonné tant de frères, tant de sœurs, tant d'amis qui étaient chers pour moi. Et pourtant, c'était nécessaire. Sakaze Tôsen n'était pas qu'un génie parce qu'il était capable de diviser ses ennemis, il l'était aussi parce qu'il imposait des choix qui nous divisaient nous-même, au sein de nos valeurs. Un parfait adversaire.

Et pour ce qui était de mon opposant du moment, je n'en avais pas même fini avec lui. Il était temps de tenter de détruire l'image qu'Urahi avait de lui. Du parfait candidat patriote au raté qui, même au péril de sa vie, avait à mes yeux échoué dans sa tentative d'être un héros.

-"D'ailleurs, Shinrin Kanshisha, vous qui étiez assis confortablement dans votre siège de velours pendant que nous nous battions pour le Yuukan, vous qui lisiez les notes de l'événement à la place de les vivre, avez-vous eu l'occasion de lire à quel point le corps de Shinpachi tremblait de peur à l'approche de notre premier adversaire ? Que Metaru Itagami m'en soit témoin, il balbutiait tant il était effrayé par l'arrivée imposante du robot. Les rapports avaient-ils décrits qu'il se situait derrière mes défenses, à chaque attaque du robot, tant il était incapable de se défendre par lui-même ? Les rapports indiquaient-ils que sa propre invocation, son écureuil, s'était fait la malle sans même avoir prit soin d'évaluer la situation ? Vous le voyez comme un rédempteur ? Comme un monarque des bois ? Il n'est pas même capable de dresser l'animal qu'il a choisi, de lui donner envie de se battre pour lui, de mourir pour lui."

Il y avait deux choses sur lesquelles je pouvais jouer, dans ma réponse contre le clan Shinrin. La première était le fait que le peuple devait attendre de voir ma réaction après avoir reçu tant de critiques. Je pouvais ainsi utiliser un biais cognitif fort : celui qui racontait que l'être humain avait si peur de se faire tromper qu'il ne gardait que les méfaits dans son esprit, bien que cela pouvait être arrangé s'ils étaient démontés. L'autre chose sur laquelle je pouvais jouer, c'était le fait que Shinpachi n'avait aucun témoin pour tenter de démentir ce que j'avançais. J'avais un avantage conséquent : son état n'avait jamais pu permettre qu'il raconte quoi que ce soit à qui que ce soit. Il n'était même pas capable de se défendre lui-même de choses qu'il était le seul à pouvoir contester.

Alors non seulement je ne mentais pas, mais j'étais aussi persuadé qu'on ne pourrait jamais me traiter de menteur. Sauf si...

Non, inutile d'y penser. Ils avaient trop à perdre.

-"Et ce n'est pas tout. Les rapports indiquaient-ils qu'alors que l'entièreté des troupes shinobis se battaient corps et âmes contre un Dieu dont la puissance nous dépassait tous, Shinpachi trouva juste de se rendre contre l'Homme au Chapeau ? J'aimerai que nous retenions bien plusieurs choses, en plus de son discours à Tsume qui aurait presque eu l'honneur de nous motiver s'il avait été pertinent par rapport à la situation. Si nous l'avions suivi, il n'y aurait eu aucun scellement. Nous ne nous serions pas battus à plusieurs contre l'Homme au Chapeau, non. Nous nous serions battus à plusieurs contre notre ennemi public numéro un, plus un Dieu insecte ayant la puissance de tous nous décimer d'un souffle, plus un potentiel robot dont nous ne connaissons rien si ce n'est une autre puissance mirobolante. Kogami Akira, Shinrin Shinpachi, Yamazaki Okiko et Konran Tenzin ne sont vu comme des Valeureux que parce que l'Homme au Chapeau les estimait trop faible pour vouloir les tuer, leur permettant de rapporter leurs « hauts faits » à leurs villages sans avoir triomphé de quoi que ce soit. Vous me parlez de courage ? Je vous parle de stupidité, d'inconscience et d'un manque de professionnalisme certain, surtout lorsque nous possédons l'information que notre ennemi a le pouvoir de ramener nos morts à la vie. Dire que nos camarades étaient si faibles que Sakaze Tosen n'a pas même estimé utile de les tuer pour les avoir de son côté..."

Ce n'était une nouvelle fois que le début d'une tentative de ridiculiser mon adversaire qui, à mes yeux, m'avait bien trop trahi. Tout le respect que j'avais pour Shinpachi, Hanzo et Funka s'envolait à mesure que je me rappelais des faits. Dire que je m'étais donné corps et âme pour protéger ce qui m'était cher, eux comprit... ils ne voulaient que le pouvoir, ignorant tout sens de l'honneur et de l'amitié. Des répugnants représentants d'un clan pourtant majeur et digne du Teikoku.

-"Maintenant, savez-vous combien ils étaient, contre notre plus puissant adversaire ? Les rapports précisaient-ils, à combien s'élevait notre nombre de ninjas ayant jugé juste de se battre quand même contre celui pouvant faire disparaître des arts ninjas, les apprendre, tout en tuant une grande masse de ninja en un claquement de doigt ? ILS ETAIENT QUATRE !", criais-je avec un sourire carnassier qui se dessinait avec mes lèvres d'habitude calmes et respectueuses. "Réalisez-vous ? Peut-être pas, vous qui préférez rester à l'abri derrière vos remparts. Que quatre, quatre malheureux inconscients, dont le manque de professionnalisme n'aurait pas seulement coûté leur mort : elle nous aurait valu l'apparition de prochains adversaires lors de notre prochaine guerre. Son propre frère, Hanzo ici présent, n'a pas même trouvé intelligent de le suivre dans sa démarche. Il préférait continuer le scellement de Nanabi ! Oserez-vous me dire qu'ils avaient tous les quatre raison ? Accepterez-vous leur décision de combattre en ayant parfaitement vu qu'ils n'étaient pas suivis ? Acceptez-vous l'idée d'attaquer l'Homme le plus puissant du Yuukan sans plan ficelé, sans connaissance de ses alliés, avec un nombre d'attaquants tout à fait risible ? Je vous supplie, saluons leur courage, mais déplorons leur perspicacité."

Alors le sang devait continuer à couler. Leur image devait continuer d'être ternie, coûte que coûte. Je comprenais que ceux que je pouvais penser être mes amis pouvaient être mes ennemis, et que l'inverse marchait également. En donnant tout ce que je pouvais pour ne pas décrédibiliser l'ensemble du clan, en donnant tout ce que je pouvais pour diviser le clan Shinrin. Si je pouvais faire en sorte qu'ils soient eux-même partagés à l'idée de maintenir Kanshisha comme Chef de clan, j'avais quelque part un peu gagné.

-"Les rapports auraient dû aussi notifier le nombre de personnes ayant été séduites par la pertinence du discours de notre Lieutenant... il n'y avait pas un seul shinobi. Rendez-vous à l'évidence, Kanshisha. Vous et Shinpachi êtes dépassés par les événements. Vous me parlez d'honneur et de courage ? Je vous parle de faire preuve d'un peu de réalisme. Vous êtes venu ternir l'image du clan Shinrin que j'estime valeureux, ridiculiser vos pairs en exhibant vos tentatives de manipulation du peuple, et vous êtes venu pour faire réaliser au peuple du Feu que ni Shinpachi, ni vous n'êtes à la hauteur d'un tel défi. Nous avons besoin d'un leader qui réfléchit pour préserver le chakra, qui réfléchit pour attaquer stratégiquement l'Homme au Chapeau, pas de commandants improvisés qui échouent dans leur tentative de le faire."

Il était temps de mettre fin à cette discussion qui n'avait que trop duré. J'avais évidemment de quoi être inspiré avec tout le vécu que j'avais à Tsume, en plus de toutes les critiques que j'avais pu recevoir. Sans oublier Hanzô, cette dernière intervention allait être pour lui rappeler ma position. Il avait tenté de me salir puis de m'acheter ? Il allait être intégré à cet assaut.

-"Vous avez votre réponse, Shinrin Hanzô. Je pense effectivement être plus apte à diriger et à représenter l'Empire que ne le sera jamais celui que vous appelez le Valeureux. Me tendre votre main comme une aide après m'avoir dénoncé honteusement auprès de votre chef vous fait paraître comme un énième manipulateur du clan Shinrin, comme un homme parmi tant d'autres, bien que vous soyez un peu plus éclairé que votre frère. Dire que je vous considérais comme un héros..."

Un instant de pause, et j'allais conclure.

-"Habitants du Feu, aujourd'hui, Kanshisha, Shinpachi, Hanzô ainsi que Funka se sont présentés à nous tous pour nous rappeler une règle de la nature très simple et bien connue de tous. Lorsque le Bois se confronte au Feu... il se consume, s'effrite, et disparaît."

Et dans une ultime volonté de clore ce débat qui avait bien trop duré avec les interventions de tous, mais surtout dans une volonté de me montrer supérieur à mes opposants, je lançais mon dernier pic.

-"Que l'on m'amène d'autres véritables concurrents au poste d'empereur, qui réfléchissent plus qu'ils n'aboient, mais surtout qui ne mentent pas à leur peuple avant même d'avoir été élu. J'ai de véritables débats à mener. Et que ce Kanshisha n'ose pas venir m'attaquer maintenant après avoir tant calomnié et manipulé, ce serait démonstratif de son imposture et révélateur d'un manque de sagesse dont nous n'avons plus besoin au sein de l'Empire."

L'on pouvait me prendre avec ça pour un lâche qui avait peur de combattre. C'était peut-être le cas, peut-être avais-je peur de me ridiculiser physiquement contre quelqu'un que je venais de tenter d'abattre verbalement. Mais surtout, je voulais le coincer psychologiquement et physiquement. En plus d'être vu comme une force tranquille, qui défendait une phrase pourtant bien connue : la violence était le refuge de l'incompétence.

Qu'il s'agisse de Kanshisha, de Shinpachi, de Funka, d'Hanae, de Kamui, d'Hanzô, d'Ikki ainsi que du peuple Hijin, tous allaient être témoins. J'étais déterminé à l'idée de les rendre témoin de l'imposture du clan Shinrin, ou du moins de ses membres représentants, afin de me frayer un chemin vers la phase finale des élections. Sans évidemment me douter une seule seconde que leurs manipulations allaient bien plus loin que tout ce que j'étais capable de m'imaginer.

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Spoiler:
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Shinrin Kanshisha
Shinrin Kanshisha

[L'Epreuve de l'Ignition] 01. Celui qui vint au Pont Araho Empty
Sam 7 Nov 2020 - 1:39
Trahison. S’il écouta avec une oreille attentive tout l’argumentaire déployé par les intervenants puis par son principal antagoniste, il eut l’odieuse impression de recevoir un coup de couteau dans le dos. Une rage intérieure l’anima, lui et sa fierté de Patriarche, quand le Shinrin sur lequel il comptait pour asseoir son discours se retourna contre lui, et mit à mal toute sa stratégie d’emprise sur les foules.

Il sonda son propre esprit, déroulant alors une foule de solutions possibles. Ils n’étaient que trois à connaître la réalité sur l’être singulier habillé de bandages. Il ne pouvait en l’occurrence, pour avoir été celui à mettre ce stratagème en place, démentir l’un de ses propres congénères. Intérieurement, il maudissait Hanzo ; se jura même de lui infliger une leçon à la hauteur de cette traîtrise. La mutinerie, toutefois, ne lui fit pas perdre son sang-froid. Créature de raison, Kanshisha adopta une posture plus souple, tournant ses talons puis son regard analyste vers Yahiko.

« Vous vous défendez bien, Sendai Yahiko… »


La foule se tût, après avoir un instant hué le Sendai puis plébiscité ce dernier une fois que ses défenseurs eurent louangé sa personne. Un étrange clivage animait les humeurs. Rares furent ceux, toutefois, à se concentrer sur le principal intéressé qui, sur sa chaise roulante, paraissait éteint.

« … vous vous défendez même très bien. »

Sur le ton qu’employait Kanshisa, on pouvait aisément sentir une ironie grossissante. La remarque puait l’hypocrisie et chaque homme, chaque femme du Teikoku, suspendus aux paroles du chef de clan, se concentra pour découvrir la suite de cette confidence faisant faussement l’éloge du récent Lieutenant.

« Malheureusement vous ne savez faire que ça, vous défendre. Pire : vous vous défendez comme un coupable. »

La remarque tomba lourdement, et fut accueillie par quelques rires. On chuchota des railleries, des commérages naquirent et la foule, motivée par cette fourbe polémique jouant de tensions diverses, se rapprocha.

« Votre rapport ne dit d’ailleurs pas tout, et j’ose croire que vos défauts de mémoire ne trompent personne. Derrière vos troubles mnésiques se terre la facétie, et la façon dont vous omettez certains détails jette le discrédit sur tout votre discours, si long soit-il. Votre mélodie aurait peut-être endormi notre vigilance si nous étions les rats que vous croyez que nous sommes, mais en face de vous se dresse toute la Nation du Feu. Voyez comme cet homme arrange la vérité à sa façon lorsqu’il oublie de mentionner que l’Homme au Chapeau n’était pas seul face à Shinpachi : YAMANAKA REI, LE FELON, SE TENAIT A SES COTES ! Par chance, la valeur d’un autre teikokujin du nom de Kogami Akira, arrivé in extremis pour le secourir, lui ainsi que les autres combattants mentionnés par ce charlatan, lui a permis de survivre ; pour cela, Akira a risqué sa propre vie, ce que n’a pas fait notre vedette du clan Sendai ; et ce n’est pas ce falsificateur qui a fait preuve de bravoure à cet instant en passant à une réelle offensive qui a permis de repousser non seulement l’Homme au Chapeau, mais également notre ancien Empereur qui l’escortait. C’est notre Valeureux Shinpachi, le vrai héros de ce monde, qui a mené en leader incontesté toute une escouade de la Coalition composée des éléments les plus téméraires de cette dernière, qui a bel et bien affronté l’Homme au Chapeau après avoir lui aussi combattu les menaces que vous annoncez. Ce sont lui et ceux qu’il a commandé qui par leur puissance ont arraché un bras à notre plus grand ennemi, l’ont forcé à abdiquer et à fuir, la queue entre les jambes ! Oui, Sakaze Tôsen et Yamanaka Rei ont fui devant la force de notre futur Empereur ! »

Il mentait à peine, saisissait en fait une autre vision des choses pour arranger la vérité à sa manière, comme l’avait fait son adversaire. Pourtant, il ne semblait exprimer aucun plaisir à s’emparer de la même méthode que Yahiko pour la retourner contre lui ; tacticien, il jouait davantage sur un désarmement psychologique afin de déséquilibrer son adversaire. Il savait s’y prendre pour bouter ses adversaires hors de tout débat.

« Vous osez évoquer une certaine peur palpable dans le cœur de notre champion ? C’est là une preuve que notre futur Empereur n’était pas inconscient ; et c’est d’ailleurs pourquoi je parle de courage, car celui qui ne connait pas la peur n’est qu’un inconscient comme vous le dîtes ; seul celui qui brave tous les dangers en sachant tout ce qu’il risque mérite d’être considéré comme courageux, car c’est là toute la valeur d’un possible sacrifice consenti et éclairé de raison ! Point ne m’est besoin de défendre notre Monarque. Il est celui qui a côtoyé les cieux pour brandir sa lance contre la machine que vous avez décrite ; et il n’a jamais eu besoin de votre aide, contrairement à ce que vous prétendez, pour se défendre du Dieu du Ciel. Un Dieu du Ciel qui n’a pas été vaincu par la Coalition, fier peuple de Hi ! Cessez de vous attribuer le mérite de ce scellement, quand on sait en réalité que le Dieu du Ciel a été figé par l’Homme au Chapeau lui-même ! »

Il se tourna vers la foule en levant une main, paume ouverte, adressée en direction de Shinpachi comme s’il invitait chacun à le contempler. Pourtant, ce geste symbolique était habité d’une autre intention, bien plus pernicieuse : les pernicieux s’attarderaient alors sur Shinrin Hanzo, qui avait, à l’instar de Yahiko, laisser son propre frère partir seul au combat. Ne fut-ce pas là une mesquinerie du chef de clan pour jeter le discrédit sur celui qui s’avança comme Porte-Parole à sa place ?

Sans pitié, il enchaîna, conservant cette posture royale.

« Inconscience ? Non, il ne s’agissait pas d’inconscience. La machine était défaite, et le Dieu du Ciel déjà désarmé. Toute la vérité nous a déjà été transmise : les versions se confrontent, mais celle que je vous présente est celle véritable, rapportée par ceux qui ont combattu vaillamment en ces lieux. Il ne restait que ces deux éminents adversaires ; et si seulement vous aviez suivi notre héros, peut-être seriez-vous parvenus à mettre fin à la menace qui nous accable. Laissez-moi vous vous exprimer mon propre point de vue sur cette situation grotesque : si l’Homme au Chapeau respire encore, c’est bien parce que ceux qui l’ont défié ont été abandonnés par cette même Coalition dont ce bonimenteur se targue d’être un des parangons. Ne tentez plus de nous leurrer : vous n’êtes qu’un pleutre. Vous avez tourné le dos à toutes les convictions que vous auriez dû avoir à cet instant. Vous êtes resté prostré, parce que vous êtes un incapable. A côté de vous se dressait pourtant un homme capable de repousser la machine, le Dieu du Ciel, l’Homme au Chapeau et l’Empereur les uns après les autres ; allant pour cela aux devants de blessures presque mortelles, dépassant les frontières de l’impossible par sa pugnacité. »

Il vouvoyait Yahiko mais ne s’y trompait pas : cette technique de langage lui permettait de mettre Hanzo dans le même lot, le « vous » ne désignant alors pas uniquement le prétendant Empereur, mais aussi le prétendant Porte-Parole ; et ce fut même ce dernier qu’il observa sans gêne en annonçant ces paroles, l’accusant presque d’être indirectement responsable de la mort de Shinpachi. Espiègle, il espéra ainsi toucher le cœur de Funka. Souiller l’image de son amant, devant elle, pour qu’elle détourne ses yeux de cette crapule.

Satisfait, il se repencha vers son grand favori, comme pour terminer le travail. Il venait de faire ses preuves, avait essayé de les soumettre, tous deux en même temps, par une diatribe finement orchestrée. Mais l’ancien kumojin méritait toute son attention. Il s’adressa à lui avec une voix assez portante pour que tous entendent la suite de sa tirade.

« La réalité vous écrase, Sendai Yahiko. Vous n’êtes qu’un lâche qui reste passif devant le sacrifice de ses frères. Voilà une preuve supplémentaire que les Sendai n’ont rien à faire sur nos terres : ils vous abandonneront à la première difficulté. Ils sauveront des kumojins, des kirijins, des iwajins… tous les autres, sauf ceux qu’ils devraient sauver en priorité. Telle est la vérité ! »

Puis, adoptant un ton plus bas et plus menaçant, il darda son adversaire des yeux. Son pied droit se décala légèrement pour se mettre en arrière. Il se préparait.

« Votre position ne doit pas être évidente, jeune homme. Tout fraîchement promu Lieutenant, vous avez cru bon de vouloir vous projeter au rang d’Empereur, et pourtant… vous vous comportez encore comme un Soldat. Tel que l’a dit cet homme, vous êtes une fleur. Belle, et fragile. Celui qui a fait face à l’Homme au Chapeau, lui, est d’un tout autre calibre et vous le savez très bien. Votre médiocrité vous accable. »

Il s’appuya volontiers sur les propos de Kamui, qui allaient en quelque sorte en sa faveur. Dans le même temps, il écarta les deux pans de son caftan brodé d’un tissu aussi rutilant que le sang qu’il s’apprêtait à déverser. Apparût à sa hanche une énorme massue, suspendue à sa ceinture.

« Et je m’en vais démontrer à tous que vous n’êtes qu’un coucou dans un nid d’aigles. »

Il dégaina, son esprit accablé de souvenirs lancinants ; ceux d’un complot fomenté par ses soins, qui venait d’être mis à sac par la félonie de celui sur lequel il avait sans doute placé trop de confiance.


***


« Mort ? Quelle tragédie… »


La révélation le frappa, mais ne suscita pourtant aucune larme. Kanshisha détestait cet impertinent qui avait jugé bon de tourner le dos aux siens, et de privilégier la voie d’un Empire qui l’avait délesté de son influence ; et l’avait contraint à s’isoler de ce monde, à se reclure là où il n’aurait de comptes à rendre à personne.

Il observa Hanzo et Funka qui se tenaient là, debout autour du cadavre du Valeureux. Le guerrier était mort par suffocation ; une curiosité qui soulevait bien des doutes, mais qu’il ignora volontairement. Après un long moment de réflexion, il s’adressa aux deux sentinelles couvrant la dépouille de l’élite du Teikoku.

« Je vois... c’est une terrible perte pour les nôtres. Shinpachi était un saint homme, et en défiant l’Homme au Chapeau, il s’est auréolé de prestige. Le peuple l’aime ; nombreux sont ceux qui voient en lui le guide qu’il nous faut. Je veux… je veux lui rendre l’honneur qui lui est dû. Je ne peux tolérer que sa légende s’arrête sur son lit de mort. Il nous faut voir plus loin ; l’élever vers les cieux qu’il a mérité, par la bravoure qui était la sienne. »

Il mentît. Il n’avait que faire de cet avorton ; mais dans ses yeux, cette hypocrisie n’apparaissait pas. Il fendît son visage d’un air de chagrin, maquillant ses véritables intentions. Même mort, Shinpachi pouvait encore lui être utile.

« Funka, Hanzo, vous êtes les héritiers de l’esprit du Bois, et vous avez soutenu ce vaillant guerrier jusqu’à la mort. J’accompagne vos pensées, et je sais le chagrin qui doit être le vôtre. C’est le mien aussi. Mais je vous en prie, ne vous contentez pas de pleurer sa mort. Regardons vers l’avant. Il nous reste une chance de continuer de faire son prestige, même après son trépas. Oui. Une chance de marquer l’histoire avec son nom. Cette chance doit reposer sur une stratégie digne de ce nom. Une stratégie qui pourrait faire de lui notre futur Empereur, même mort...»

Il discuta longtemps avec ses deux aïeuls. Il leur expliqua combien le nom de cet homme pouvait être évocateur pour la population ; se garda de dire que le sien, lui qui avait tourné le dos à l’Empire, était érodé par sa réclusion. Il leur vanta les mérites d’une tactique qui reposait sur une information trompeuse : celle que le Monarque vivrait encore, et serait candidat au trône impérial. Ainsi pourraient-ils s'élever à travers le corps et la renommée du Valeureux ; mais pour cela, il fallait pouvoir tromper les yeux de la foule.

A ce titre, Hanzo était une solution parfaite. Ses pouvoirs de marionnettiste suffiraient à faire se mouvoir les membres du Monarque des Bois ; à simuler sa vie, même au-delà de la mort. La momie serait là, mobile ; inerte, mais présente. En parvenant à la mettre sur le trône d'Empereur, le clan Shinrin régnerait en maître sur le Pays du Feu ; parviendrait, dès lors, à changer la face de ce monde. Ne leur resterait alors qu’une seule stratégie, une fois Shinpachi élu.

« Capturer le Nécromancien, et ressusciter notre héros. »


***



La course de la massue traçait déjà en direction de Yahiko, et pourtant, les mots continuaient de se dérober à ses lèvres.

« L’Empereur doit être un Père, et même une fois que ses enfants ont atteint l’âge adulte, un Père reste un Père. Et il ne peut jamais se retirer de ce devoir ! »

Asséna le Patriarche des Shinrin en même temps qu'il abandonna sa frappe, faisant référence aux paroles de Yahiko qui songeait déjà, avant même d’être élu, à se retirer ; avant de tenter d'attraper les deux bras de son adversaire et d'y plonger des racines incisives, afin qu'il ne puisse plus exécuter la moindre technique.


Shinrin Kanshisha entame le combat.
  • Les Joueurs Candidats (@Sendai Yahiko) peuvent disputer le combat. Ils disposent de 48h pour poster après chaque intervention du Narrateur ; ainsi que de 2 jokers de 12h.

  • Les Joueurs Non Candidats peuvent calmer la foule ou créer une émeute à tout moment du combat, mais ne disposent que d’une intervention possible durant ce dernier. Pour ce faire, ils peuvent solliciter les techniques disponibles dans leur Fiche Technique ou créer une émeute de façon purement narrative (par la parole, par exemple) ; il n’est pas possible, toutefois, d’attaquer directement un Joueur ou PNJ Candidat (ceci afin de ne pas créer de désavantage trop important). Dans tous les cas, une émeute tendra à désavantager celui qui est ciblé par cette dernière par un effet aléatoire (ex : gêne empêchant d’effectuer des techniques de zone, dégâts physiques liés à des lancers de pierre, charge menaçant de déséquilibrer quelqu’un pour le faire tomber d’un pont, …). Un apaisement, à l’inverse, pourra avoir un effet bénéfique adapté à la situation (ex : retenir un personnage qui tombe d’un pont ou d’une chaise roulante, …).

  • Le Combat n’empêche pas les Candidats de poursuivre leur débat. Seuls les Non Candidats sont limités à 1 post sur l’ensemble du combat.


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Sendai Yahiko
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Dim 8 Nov 2020 - 0:11
-"Hein ?"

Le regard marqué par de la colère et de l'incompréhension, j'avais le sentiment d'être dépassé par une folie mensongère en voyant le Shinrin ne pas hésiter à pousser le trait, frôlant l'incohérence. Avec attention, j'apprenais des informations dont je ne disposais pas, concernant Rei aux côtés de l'Homme au Chapeau ou encore le bras coupé de ce même adversaire, mais le fait qu'il brisait tout fait ahurissant par ses palabres me laissait de marbre. Je pouvais cependant voir des failles, une pente descendante, une perte de confiance qui se mesurait au fur et à mesure que ses arguments ne tenaient plus la route.

Mais tout allait trop vite. Des anecdotes tantôt réalistes, rappelant tantôt des faits qui n'avaient pas encore été évoqués, allant à des interprétations tout à fait fallacieuses, nous en arrivâmes à un point qu'il devait s'imaginer comme celui du non retour : celui où lui et moi n'avions plus suffisamment d'esprit disponible pour continuer d'échanger verbalement, celui où il avait gagné une bataille. Ses provocations étaient dignes des plus grands guerriers, ceux qui savaient mieux se battre que débattre, et ses actes démontraient une intention de ne plus me laisser le temps de répondre intelligemment à ses monologues.

Alors sans que je ne puisse glisser le moindre mot, sans que je ne puisse contester la moindre de ses élocutions, je le vis sortir de son costume une masse d'une forme impressionnante, révélatrice d'une force tout droit sortie d'entraînements acharnés. Ca allait trop vite, je ne voulais pas me battre. Pas maintenant, pas alors que le débat battait son plein. Je pensais voir clair dans son jeu ; il démontrait avec confiance qu'il n'avait plus d'argument, qu'il ne nous restait plus qu'à échanger nos poings pour savoir qui était le plus digne. Ca m'était impossible : peu importe qui sortait vainqueur de ce combat, s'il ne parlait pas plus, c'était des mensonges qui resteraient ancrés dans le crâne d'une foule devenue abrutie par ses manipulations.

Je ne me risquais pas de jouer l'avenir du chakra sur un combat contre un manipulateur avide de sang et de pouvoir. Je ramassais simplement mon épée que j'avais auparavant plantée au sol, et j'effectuai un bond en arrière aussi rapide que je le pouvais en rangeant cette dernière dans son fourreau. En craignant qu'il ne veuille continuer de s'acharner, et en voyant ses bras se transformer en bois, je créai rapidement d'une main un pilier qui m'éleva de plusieurs mètres de haut. Suffisamment haut pour pouvoir créer une distance entre lui et moi, suffisamment haut pour casser toute dynamique à cet échange mort né, et plus généralement suffisamment haut pour que la foule puisse continuer de m'entendre en toute sécurité.

Il n'avait plus d'emprise sur moi. Je m'étais perché en hauteur car contrairement à moi, il n'avait pas la capacité de créer ses techniques dans les airs... ses offensives les plus fourbes devaient sortir du sol. Je les attendais avec fermeté, ces attaques de bois qui mettraient du temps à grimper la dizaine de mètres qui me séparait de lui.
Et bientôt, je ferai en sorte qu'il n'ai plus d'emprise sur lui-même. D'une voix maintenant plus portante, le prenant de haut moralement et maintenant physiquement, je baissais le regard vers celui qui s'avouait, sans mot, partiellement vaincu.

-"Je suis content que vous ayez lancé les offensives, Shinrin Kanshisha. Votre volonté de débuter un combat sans merci marque avec importance la peur que vous éprouvez à l'idée que vos mensonges ne soient percés à jour, la peur que vous éprouvez à l'idée de ne plus avoir suffisamment d'imagination pour en créer d'autres. Quant à moi, je ne vous attaquerai pas sans vous prévenir. Nous pouvons parler toute la journée, toute la nuit s'il le faut. Je n'ai rien à me reprocher, rien à cacher."

Il y avait de nombreux mots sur lesquels jouer, de nombreuses situations sur lesquelles nous pouvions débattre, de nombreuses réalités que nous pouvions rappeler. De manière amusante, lui et moi étions en train de travailler ensemble pour rappeler à tous un historique précis de ce qui se passait à Tsume... mais la différence que j'avais avec lui, c'était que si j’omettais volontairement quelques faits qui allaient dans le sens du prétendant, tout le reste était vrai. Cela se confrontait à sa manière d'agir : il n'évoquait que ce qui l'arrangeait, et modifiait le reste en son avantage.

Je pouvais comprendre comment il avait pu se hisser jusqu'à cette place de chef du clan Shinrin. Il avait dû manipuler, il avait dû tuer, il avait dû détourner des vérités pour se faire passer comme gagnant. Un adversaire que je pouvais estimer comme redoutable, mais qui avait tout à perdre s'il échouait aujourd'hui. En devenant empereur, c'était le clan Shinrin que j'allais restaurer. Leur chef allait devenir un clown qui ne méritait plus la moindre reconnaissance.

Alors rapidement, en continuant de prendre de haut mon adversaire qui était forcé de lever les yeux pour m'écouter, je repris.

-"Je suis aussi content que vous n'ayez jamais démenti la moindre situation que j'ai présenté au peuple Hijin : vous savez que tout est vrai. Des défenses contre la déflagration du robot, des défenses contre la jambe du robot, du discours de Shinpachi n'ayant attisé aucun ninja pour se diriger vers l'Homme au Chapeau pendant notre scellement, du combat des quatre misérables que vous appelez "escouade", vous savez que tout ça est vrai. Par contre, je vais me permettre quant à moi de démentir de nombreux points on ne peut plus douteux de votre discours teinté de vices, en plus de remettre dans leur contexte quelques faits que vous avez volontairement isolés, une nouvelle fois."

Par quoi commencer ? Je pouvais réaliser de nombreuses incohérences à de nombreux endroits de son discours. De la valeur d'Akira aux capacités de Shinpachi, de la guerre du chakra à l'incapacité pour l'Homme au Chapeau de se défendre contre quatre malheureux shinobis du Yuukan. Oui, il y avait bien trop de chemins qui partaient dans tous les sens. En creusant un peu, on pouvait voir que le fond était creux.

-"Premièrement, un ninja de votre expérience est supposé reconnaître la première difficulté qui s'oppose à tout ninja lors d'une guerre : le manque de chakra. Sauf si la réserve de chakra de votre prétendant est semblable à celle du Dieu Renard, ce qui aurait été connu de tous, il est tout à fait impossible qu'il ai pu se protéger du robot seul, sans aide, en ayant ensuite ses pleines capacités contre l'Homme au Chapeau et contre notre ancien Empereur, qui était je vous le rappelle le ninja le plus redoutable de toute notre nation. Nous pouvons ainsi nous questionner : s'est-il réellement protégé seul jusqu'à son combat final, ce qui l'aurait amené à aller se battre contre l'Homme au Chapeau avec une quantité de chakra limitée, et ce qui serait représentatif une nouvelle fois d'une perspicacité proche du néant ? Ou s'est-il bel et bien caché grâce à nos défenses, afin d'économiser son chakra, lui permettant ensuite de tenter de combattre notre plus féroce adversaire avec toutes ses capacités ? Une première coquille se cache là, dans votre discours. Et je n'en ai pas fini."

Comme si j'enchaînais un combat de boxe, j'allais envoyer point par point tout ce qui n'était pas net dans son allocution.

-"Deuxièmement, vous prônez avec splendeur à quel point le nouveau Lieutenant Kogami Akira ainsi que le Lieutenant Shinrin Shinpachi étaient rayonnants lors de leur combat contre l'Homme au Chapeau. Il est intéressant de vous voir insister sur la manière avec laquelle votre Monarque des Bois s'est démené contre Sakaze Tôsen ainsi que sur Yamanaka Rei, avec une telle animosité et un telle compétence que ces derniers auraient prit la fuite. Pourtant, l'Empire se rappelle t'il de l'entraînement que nous avions effectué tous ensemble, simulant des affrontements en deux contre deux ? Sendai Hanae ici présente n'a eu aucune difficulté à défaire non seulement votre Monarque, mais aussi l'ancienne Capitaine Chôkoku Tomoe. Pouvons-nous alors estimer que cette kunoichi s'élève à un rang bien supérieur à celui de l'Homme au Chapeau ? Ce serait une bonne nouvelle, elle qui est justement ma sympathisante en plus d'être une très bonne amie à moi."

Et pour ce qui était d'Akira...

-"Pour ce qui est de votre deuxième sauveur miraculeux, il serait bon de rappeler que j'ai moi-même effectué un entraînement contre ce dernier, peu avant de partir pour Tsume. Et l'auriez-vous cru ? Que le soldat Inuzuka Ayuu m'en soit témoin, en deux contre un, ils furent incapable ne serait-ce que de me toucher. Pouvons-nous alors conclure, en suivant votre logique, que si Sendai Hanae et moi-même nous rendons contre Sakaze Tôsen et contre Yamanaka Rei, nous n'aurions aucune difficulté à les défaire en étant un peu accompagné ? Cela tomberait on ne peut mieux, je lutte pour devenir votre Empereur et Sendai Hanae est en première position pour devenir ma Porte-Parole. Quel bel avenir se dessine devant nous, n'est-ce pas ?"

Du haut de mon perchoir, je regardai avec insolence une foule partagée. Certains crachaient sur l'insolence que je dégageais en tentant d'être une voix de la vérité qui parlait beaucoup trop, d'autres regardaient avec dégoût Kanshisha qui avait perdu toute crédibilité avec leurs yeux. Ce n'était pas encore suffisant, je n'avais pas assez bien travaillé... il devait devenir la risée de tous.

-"Je serais ainsi curieux d'apprendre avec quelles techniques, avec quelle audace le Lieutenant Akira a réussi à secourir Shinpachi. D'un ninja qui peinait à me toucher, à un garçon qui rencontre le shinobi le plus dangereux de la planète en s'en sortant sans la moindre blessure. Il avait même suffisamment d'énergie pour porter deux corps au travers des pays ! Nous pouvons tous reconnaître qu'il doit y avoir méprise sur son cas... peut-être que notre Valeureux avait préféré rester caché derrière ses camarades qui, eux, donnaient avec courage mais inconscience leur vie ?"

Je n'en croyais pas mes yeux. Une telle insolence vis à vis de nos pairs et vis à vis de notre ennemi commun avait de quoi me faire sortir de mes gonds. Pour autant, il ne devait rester qu'une voix calme et intelligible... qu'une volonté de montrer la vérité.

-"Nous parlons d'un homme qui a annulé des arts ninjas, d'un homme qui a décimé des peuples, d'un homme qui maîtrise le temps, si bien qu'il peut le prévoir et voyager entre les époques sans gêne. Savez-vous pourquoi personne ne s'est vanté que son bras s'était coupé ? Parce qu'à part vous, tout le monde sait que cela ne représentait rien à ses yeux. Pour peu de chakra, son bras revenait à sa position initiale. Nous pouvons même imaginer qu'il avait prévu de donner une lueur d'espoir à la Coalition Shinobi, la même qui vous anime aujourd'hui. Vous pensez avoir affaire à un clown ? Je vous parle d'un adversaire que vous n'avez jamais rencontré, vous ignorez tout de lui et pire que ça : malgré votre position et votre expérience, vous vous laissez berner par ses tactiques pourtant évidentes. Contrairement à vous, l'Homme au Chapeau connaît les shinobis, il sait que ce sont les informations qui créent les stratégies."

Du peu que je me souvienne, cela devait être tout concernant ses mensonges. Imaginer ne serait-ce qu'un seul instant que Shinpachi et Akira aient causé des difficultés à l'Homme au Chapeau ainsi qu'à Yamanaka Rei était une blague qui aurait fait mourir de rire la foule, si elle était au courant des compétences de chacun des ninjas. Kanshisha dévoilait une tromperie sans nom, parce qu'il ne faisait pas qu'honorer deux shinobis... il discréditait totalement notre ennemi commun, qui ne devait absolument pas l'être.

Je mettais ma main à couper qu'il ne réalisait pas l'importance de ses paroles... non, il avait très sûrement autre chose en tête.

-"C'en est assez de trouver des excuses à Shinrin Shinpachi. Peu importe à quel point vous justifiez la peur, la peur justifie la mort et l'inaction. Sans doute la même peur qui a animé la plupart des shinobis de la Coalition lorsqu'il fallait se confronter au plus puissant des shinobis, effrayés à l'idée qu'il relâche à tout moment le Dieu qu'il maintenait immobile dans sa cage. Mais vous savez, vous ne répondez pas correctement à mon attaque. Vous n'avez même pas expliqué pourquoi Kogami Akira et votre prétendant ont continué cette attaque en voyant, pendant de longues minutes, qu'ils n'étaient pas suivis par le moindre ninja. Je suis curieux de savoir la manière avec laquelle vous justifiez cette idiotie. La sélection naturelle, voilà ce qui leur était réservé, à ceux qui pensaient que sans plan d'action, sans convictions, sans entraide, sans connaissances de quoi que ce soit, il était possible de défaire l'homme que tout le monde craint. Je vous en supplie, ne me traitez pas de pleutre. Intégrez dans votre jugement Shinrin Hanzô, intégrez tous les autres ninjas de l'Empire qui ne s'y sont point rendus, intégrez aussi tous les autres shinobis qui ont estimé juste qu'il était stupide d'y aller sur un coup de tête. Je serais honoré d'être compté parmi eux, plutôt que parmi des Valeureux qui n'ont qu'inconscience pour qualité."

Ca devait être assez pour les sottises, il fallait au moins reconnaître qu'il n'avait pas seulement déblatéré des mensonges. Il avait aussi rappelé des vérités détournées, et d'autres dont je n'avais pas la connaissance.

-"Enfin, si vous ne m'avez jamais démenti tant vous saviez que je racontais de véritables événements, je vais cette fois moi aussi vous donner raison... plus volontairement."

Le peuple devait savoir quel était le dilemme, ils devaient tous ici comprendre à quel point il était difficile de maintenir son humanité dans ce contexte d'Enfer. Il n'existait aucune bonne solution, il n'existaient que des choix qui engendraient regrets et amertumes.

-"Peuple Hijin, nous pouvons féliciter notre illustre représentant du Bois. Cette fois, Shinrin Kanshisha dit vrai. Shinpachi avait effectivement chargé contre le Robot, et il s'était effectivement défendu seul contre le souffle endiablé du Dieu Insecte. Fort heureusement pour moi, votre mémoire se rappelle que je n'ai à aucun moment osé dire que je l'avais défendu du souffle du Dieu. A ce moment là, c'était Konran Tenzin, un des Valeureux, et Metaru Itagami que j'avais sauvé. "

Et pour revenir à ce qui nous intéressait, à son attaque qui tentait de me discréditer, mais qui n'avait rien de véritablement offensant envers ma personne...

-"Et effectivement, si je vous ai parlé de scellement, il est bon de rappeler que nous ne nous sommes pas battus pour le réussir : Sakaze Tôsen nous l'a offert sur un plateau d'argent. Il serait logique de penser que, Nanabi étant enfermé, nous avions toute la liberté pour aller l'attaquer lui. Mais ce n'était pas ça, vous avez de toutes manières tous entendu son long monologue dans votre tête. Il compte sur les Jinchuuriki pour son plan, et si nous refusions le scellement, il avait prévu de relâcher la titanesque bête sur nos troupes déjà affaiblies. Vous vous rappelez, lorsque je parlais d'une guerre de chakra ? Vous comprenez maintenant le choix de l'ensemble des troupes de shinobis de sauver les leurs en faisant ce choix complexe, tandis que d'autres trouvaient pertinents d'aller s'attaquer à plus fort qu'eux. Vous comprenez aussi pourquoi je me vante, devant tout ce peuple regroupé, de mon scellement. S'il n'avait pas eu lieu, aucun d'entre nous n'aurait pu se rendre jusqu'à Sakaze Tôsen. Nous aurions été exterminés... en vain."

Et enfin, pour ce qui était de clore sur ses attaques.

-"Shinrin Kanshisha, je vous remercie de m'avoir appris que Yamanaka Rei avait rejoint l'Homme au Chapeau. Je ne le savais pas."

Et d'une infâme insolence, mon visage devenu tranquille et paisible comme si ce débat s'était transformé en une conversation de jardin, je fini par m'asseoir sur mon pilier, les jambes tombant dans le vide.

-"Je vous aime bien, chef du clan Shinrin. Vous êtes quelqu'un qui a besoin d'être remis sur le droit chemin. Continuons à discuter ! Je suis certain que vous finirez par comprendre que vos plans et idéaux sont inadaptés à notre contexte... Enfin, il faudrait que vous finissiez par nous les partager, tout de même. Le peuple doit s'impatienter !"

Inutile de se battre, je ne comptais pas le faire. Je tentais du mieux que je le pouvais de transformer une arène qui devait être le théâtre de sang, de sueurs et d'insultes en une conversation ennuyeuse entre homme d'esprit. Il n'était qu'une question de temps avant qu'il ne se fatigue de son propre manque d'imagination.

-"Mais je vous préviens ! Ne tentez pas de m'attaquer une nouvelle fois, je risquerai de vouloir continuer de parler... même en étant sous votre emprise."

Du haut de son perchoir, le coucou tentait de se transformer en aigle. A l'inverse, j'allais faire de mon mieux pour que celui qui se prenait pour un aigle retourne à sa place d'oisillon.


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Dim 8 Nov 2020 - 18:26




[L'Epreuve de l'Ignition] 01. Celui qui vint au Pont Araho
ft. TEIKOKU

La trahison de son amant la frappa en plein coeur tandis qu'elle se figeait en l'observant faire sous le regard acariâtre du Patriarche de son clan. Mais malgré cette tentative, le Sendai n'avait même pas prit en compte le danger que venait de prendre Hanzo et l'avait considéré comme tout les autres, un autre fait qui irrita encore plus la Shinrin que le premier. Si Yahiko pensait véritablement faire douter les Shinrin quant à leurs organisations et leurs actes, alors il se trompait sur toute la ligne, et dès les premiers mots de Kanshisha, ils avaient déjà compris que la tirade du Sendai n'avait servi à rien pour sa défense et qu'elle n'allait pas le sauver d'un assaut.

Alors elle écoutait les dires de son chef, observant Hanzo avec un air troublé, si en temps normal elle n'aurait pas hésité à le renier suite à cette trahison malgré les sentiments forts qu'elle ressentait, quelque chose, ou plutôt un futur quelqu'un la retenait de l'effacer de sa vie aussi facilement, mais Kanshisha savait-il véritablement tout sur le couple qui se tenait au sein de son propre clan? Ou avait-il omit une des plus grosses informations qui faisait que Funka allait avoir beaucoup plus de mal à l'oublier désormais. En fait, elle ne voulait pas l'oublier, pour rien au monde. Alors pour lui faire comprendre la peine qui la rongeait, elle restait aux cotés de Kanshisha tout en le fixant, descendant une main sur son diaphragme en espérant qu'il la regarde.

Mais dans toute la noblesse de Kanshisha afin de se défendre face au Sendai, elle sentait l'envie de faire passer le fardeau à Hanzo dans ses dires. Son orgueil le poussait il à oublier..une information capitale?

***

La main glaciale de Shinpachi dans la sienne, la Shinrin se tenait seule avec son chef de clan et son compagnon dans cette salle dédiée aux morts qui venait d'être aménagé au sein du domaine Shinrin même. Elle était la seule qui pouvait le toucher, après tout elle l'avait décidé elle même après l'avoir déclaré vivant aux yeux de tous, ne révélant la vérité qu'à deux individus qui méritaient de le savoir. Mais quelles conséquences allaient suivre ce mensonge se voulant grave? Et surtout, pourquoi avait-elle menti sans même connaître une once d'informations du plan de Shinrin Kanshisha à l'avance? Avait-elle une autre raison?

La raison apparente de la mort semblait celle ci, avoir manqué de souffle et être décédé des suites de ses blessures. Une autopsie se devait d'être faite pour mieux comprendre pourquoi son corps avait lâché de cette façon. Peut-être que l'état de ses voies respiratoires pourraient faire comprendre tout cela à Funka, ou alors étais-ce véritablement son coeur qui avait lâché et manquant d'expérience médicale, le Uzumaki n'aurait pas fait attention. Pour commencer, l'autopsie devait se faire d'un point de vue externe avant de commencer à regarder l'intérieur du corps. Refermant doucement sa blouse avant de s'approcher du corps inerte de son cousin qui était désormais rendu à une température glaciale, il avait été dépouillé des divers bandages qui le couvraient, mettant désormais son corps à nu pour permettre une meilleure analyse. Les figures de Lichtenberg étaient parfaitement visible bien que son corps ait subit des contre-coups créant diverses ecchymoses, mais contrairement à ce que l'on peut penser, même si sa peau est extrêmement fragile au point de ne plus exister à certains endroits (notamment le dos, le torse et le visage), le plus gros risque de s'être fait frappé par la foudre restait le fonctionnement interne de son corps. En effet, le courant Electrique avait déréglé bon nombres des systèmes nerveux et son cœur aurait pu lâché à tout moment, d'ailleurs elle suspecte que celui ci ait déjà lâché une fois avant de revenir.

Parcourant le corps meurtrit de l'homme du bout des doigts, analysant chaque facette de ce dernier, elle commence premièrement par sa tête qu'elle prend soin de toucher délicatement, tâtant du bout de ses doigts son crâne puis son visage dépourvu de bandages, elle remarque simplement au niveau de l'arrière de son crane, qu'une sorte de pression a été apposée, créant ainsi un léger relief.

Haussant un sourcil sous le regard questionné de Kanshisha et de Hanzo qui l'observaient depuis leurs positions, la Princesse procède à une autopsie lente mais approfondie. Le visage n'annonçait rien de très spécifique, désormais c'était son cou qui allait être étudié.

L'analyse allait prendre une tournure un peu plus intéressante lorsque l'autopsie du cou fut enfin commencée. Passant d'abord ses mains derrières sa nuque, son regard montrait que quelque chose n'allait pas, ses doigts passant sur ses cervicales avec insistance avant de se retirer, elle esquisse un petit sourire nerveux en ne disant rien avant de se concentrer sur la partie supérieur de son cou, au niveau de ce qu'on appelle la pomme d'adam. C'est à ce niveau là qu'elle touche de nouveau avant de prendre son air de plus en plus étonné, son sourire s'intensifiant un peu plus à chaque nouvelle informations découverte, de quoi intriguer le chef de clan qui observait les prouesses scientifiques d'une de ses nièces éloignées.

Si dans sa tête elle avait déjà compris, elle se devait de faire une analyse encore plus poussée, écartant les lèvres du Monarque pour observer l'intérieur de sa bouche, elle voulait voir un élément en particulier qui confirmerait tout ses doutes. Plissant les yeux et observant l'intérieur de sa bouche et sa gorge avant d'y glisser un doigt comme pour pouvoir analyser en profondeur cette dernière, le corps étant mort il est naturel que cela ne le dérangeait point.

« Rayez la cause de la mort initiale. »

Un simple éclat de rire. Voilà ce qu'affichait Funka après avoir observé de plus près ce corps inerte, après l'avoir touché à certains endroit comme la gorge et même l'intérieur de la bouche. Ce rire pouvait attirer l'attention des témoins présents en la personne de son amant et de son chef de clan. Retirant son doigt de la gorge de Shinpachi avant de se tourner vers un morceau de tissu pour essuyer ses mains, elle tourne son regard vers Kanshisha et Hanzo avec cet air hilare.

« Il est judicieux pour moi de vous annoncer que cette mort n'a rien de naturel, Shinrin Kanshisha & Shinrin Hanzo. Je vois mal comment un choc électrique aurait pu atteindre directement son larynx et son cartilage thyroïdien de cette manière, je fournirai un rapport détaillé sous peu. Essentiel alors il est de considérer cette mort comme le résultat d'un meurtre et non comme Uzumaki Gozen, l'avait annoncé. »

Elle n'avait pas prononcé ce nom pour rien alors qu'un sourire mesquin se dessine sur son visage, observant Kanshisha avec un grand sourire comme si elle était prête à exploser de rire une nouvelle fois, un rire de nerf comme dépitée face à ce dessein si mal accompli.


***

Kanshisha avait entamé le combat et afin de protéger la couverture des Shinrin - et Hanzo -, Funka se devait de surveiller la position de Shinpachi et la position de son amant en cas de trouble-fête. Même si le clan Shinrin se retrouvait désormais divisé entre Hanzo et Kanshisha vis à vis de certaines informations, à eux trois ils restaient les seuls détenteurs d'une vérité marquante pour tout l'Empire. Reculée vers la position de Hanzo, elle forme un signe incantatoire pour laisser deux clones d'elle apparaître autour de la position des Shinrin par prévention, se plaçant juste derrière elle, si une émeute venait à éclater, la Shinrin se devait de faire attention à elle. Dans la volonté de préserver ce qu'elle a de plus cher à son cœur malgré la position de Kanshisha vis à vis de ça et malgré le combat en cours qui indiquerait à Funka de soutenir son chef, elle forme de nouveaux des signes avant de laisser émerger du sol, un mur sylvestre pour prévenir de potentielles retombées. Les clones firent de même pour protéger les arrières de Shinpachi, Hanzo et Funka, dans la volonté de se protéger, elle apparaissait comme celle qui voulait préserver la situation du futur Empereur Shinrin, car aux yeux de tout ce peuple, il apparaissait encore comme vivant et affaibli, ainsi, elle le protégeait des potentielles attaques que les partisans ennemis pourraient lancer contre lui si la situation vient à dégénérer.

« Le combat ne concerne que Shinrin Kanshisha et Sendai Yahiko, quiconque osera porter atteinte à quelconque individu ou aux belligérants sera considéré comme un traître pour avoir violé les règles de l'Epreuve de l'Ignition et pour avoir attaqué sa propre nation ! »

Elle s'adressait au peuple, à son clan et aux partisans de Yahiko. Même si ses opinions politiques étaient opposées à celle de l'opposant à Kanshisha, elle se devait de garder un sens de l'honneur et en tant que gardienne du potentiel futur Empereur, elle prévenait la foule de ne rien tenter contre qui que ce soit avec une menace qui, malgré son bas échelon, s'avérait vraie.

Positionnement:
Récapitulatif:



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Shinrin Kanshisha
Shinrin Kanshisha

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Mer 11 Nov 2020 - 22:14
Le Patriarche du clan Shinrin vit son antagoniste le fuir avec agilité impressionnante. Rares étaient ceux à pouvoir réagir assez promptement pour échapper à sa prise ; il mesura, à cet instant, qu’il faisait face à un adversaire de grand talent, sans doute assez fort que pour mériter l’attention qui lui avait été portée ainsi que pour oser présenter sa candidature au titre d’Empereur sans craindre une Conflagration qui pouvait s’avérer mortelle, pour peu qu’il ne fusse pas à la hauteur de ce poste.

Adroit, l'adversaire du Patriarche parvint à fuir l’attaque de ce dernier qui, contrairement aux dires du combattant à l’albe chevelure qui l'accusa de ne pas s'être annoncé, avait on ne peut plus démontré étape par étape son passage à l’acte ; aussi Kanshisha sourît-il devant l’ironie dont l’espiègle Sendai fit preuve pour oser dire qu’il l'avait pris par surprise. Une façon d'acheter le peuple qui lui parut judicieuse, mais qui du reste était fondamentalement fausse à ses yeux, preuve que le Sendai était capable de mentir. Lui, contrairement au peuple, ne pouvait être trompé ; et pourtant il se refusa à vouloir pointer cela du doigt.

C’était justement parce qu’il avait montré des signes d’hostilité et de passage à l’acte que Yahiko avait pu se sauver à temps. Mais fallait-il entrer dans un débat sans fin ?

Le Sendai aussitôt après s'être esquivé se dressa sur une colonne de chakra et se plaça sur ce promontoire comme s’il était déjà un Seigneur, devant la foule ébahie. Kanshisha le suivit du regard, perplexe. Voir son adversaire aussi haut était une manifestation de supériorité ; ce qui eut le don de provoquer un vague sentiment de colère à l’intérieur de lui ; pourtant, cet illustre père refusa de succomber aux émotions et écouta avec une oreille attentive les arguments de son vis-à-vis.

Et tandis qu’il découvrait avec stupeur ses avances, il écarquilla les yeux comme pour marquer son étonnement, se figeant en assistant à une telle revendication ; surtout, il serra les dents en songeant qu’il était trop gauche pour vouloir le trône. Etait-ce une plaisanterie ?

Il commença, progressivement, par relever le premier point. Il bascula sa tête en arrière et ramena les parties sylvestres de ses bras.

« Un entraînement ? Vous résumez tout à ce simple mot. Nul n’utilise ses techniques les plus mortelles lors d’un entraînement. Je me demande finalement si votre candidature n’est pas juste une farce ; auquel cas je suis tombé dans le piège de votre mise en scène, effectivement. Tous vous ont cru, par ailleurs. Mais à présent, la comédie est terminée. »

Sa mine était grave. Il ne prenait plus de plaisir à écouter les palabres du Sendai : son discours, au lieu de l’endormir, l’avait offensé. Il utilisa la fuite de Yahiko pour appuyer sur son absence de courage, qu’il avait déjà évoqué auparavant. Tout était parfait. Comme si toutes les étoiles s’alignaient dans le bon axe, et annonçaient bon présage. Le Sendai avait commis de graves erreurs.

« Vous empestez la lâcheté, suspendu sur votre colonne. Vous empestez la fuite, l’irresponsabilité et la naïveté. Qui êtes-vous pour croire que le Teikoku laisserait deux Sendai originaires de Kaminari no kuni prendre la tête de la nation du Feu ? Vous avez un sacré toupet pour vous présenter devant ce peuple avec cette ambition et ces choix diplomatiques : aucune de vos décisions n’est stratégique, pas plus que le flot de vos paroles ne rend ces dernières plus crédibles. Votre discours est celui d’un enfant égoïste qui n’a nulle conscience des problèmes qui nous entourent, et n’exprime aucun intérêt pour sa population. Vous êtes un fanfaron, Yahiko. Vous n’êtes rien d’autre que cela : un fanfaron. »

Il tourna ses paumes vers le ciel et écarta les bras, n’accorda même plus de crédit à Hanzo qu’il avait tenté de déstabiliser quelques instants plus tôt. L’opportunité était trop bonne. Avec la prétention dont faisait preuve le Sendai, il venait de s’emparer de tous les cœurs.

Les sentiments du peuple étaient à lui. Ne lui manquait plus que leurs consciences pour obtenir toutes leurs faveurs ; toutefois, malin qu’il était, il refusa de dévoiler trop vite sa ligne de conduite diplomatique. Ses projets arriveraient au dernier moment.

Quand il porterait le coup de grâce.

Tandis qu’il entendait, dans la foule, quelques clameurs en sa faveur, il poursuivit. Cette fois, il joignît les mains. Il était prêt à passer à l’action, et donna encore à son opposant l’occasion d’anticiper une prochaine attaque.

« Je suis même surpris que nul ici n’ait encore jeté de pierres sur votre tête prétentieuse. Autrefois, vous auriez été en danger de mort en vous affirmant avec de telles offenses envers nous, peuple de Hi. Mais aujourd’hui, je réalise que les nôtres ont appris la tolérance. C’est là une formidable évolution de notre Empire. Mais je ne puis tolérer votre manigance une seconde de plus. Il ne s’agît même plus de défendre celui que je vois devenir notre Empereur ; il s’agit de mettre un terme à votre volonté de nous détruire en créant une nouvelle guerre civile. C’est pour protéger notre Empire de la menace que vous incarnez que je dois, veuillez m’en excuser, vous briser. »

Ses doigts dansèrent rapidement et il leva spontanément le bras pour que jaillisse de sa personne un long tronc longiforme qui s’en alla conquérir les cieux avant de se courber vers l’avant. Depuis sa position céleste, à quelques mètres à peine de Yahiko qui s’était suspendu, les branches de cette création sylvestre jaillirent avec violence. Si proche qu’il fut, le Sendai était désavantagé, n’ayant rien fait pour prédire ce genre d’offensive. Kanshisha savoura déjà l’idée de voir son ennemi se faire empaler par ces branches incisives : il exécutait là une technique que nombre Shinrin connaissaient, et qui s’avérait être une action idéale contre les ennemis volants.

Mais il ne s’en contenta pas. Il se libéra de cette emprise en reconnectant l’arbre avec le sol et apposa sa paume contre un sceau qu’il possédait au poignet. Profitant de l’élan et de la distraction occasionnée par une attaque venue du ciel, il lança une petite graine à quelques mètres de sa position en tentant d’anticiper la chute de son adversaire. Alors que ce dernier était sans doute occupé à se défendre des branches meurtrières, il s’écria avec véhémence pour attirer son attention. Ses doigts dansèrent de nouveau avant que son bras ne se rigidifie spontanément.

« Jamais le Teikoku ne sera gouverné par un détraqué de votre espèce ! »

De son bras naquirent alors des racines si nombreuses et si grosses qu’elles formèrent une main géante, une main qui devait avoisiner deux fois sa taille. Reproduisant ici le schème des techniques Akimichi, il se dota d’un poing surpuissant composé d’écorce et de résine qu’il fit monter dans les airs. L’atmosphère vibra autour de l’ascension de cette grappe géante et fulgurante : l’uppercut immense menaçait de fracasser le Sendai avec une telle brutalité qu’il en s’en souviendrait toute sa vie.

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Sendai Yahiko
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Jeu 12 Nov 2020 - 18:52
Le débat ne menait plus à rien, je m'en rendais compte à chacune des phrases que le chef du clan Shinrin prononçait. Je tâchais d'être honnête avec moi-même : je ne savais pas si la manière de m'y prendre était la bonne. Que ce soit dans la façon avec laquelle je m'étais décidé de me confronter au maître du clan ou dans la façon avec laquelle je concevais l'avenir du Yuukan, j'émettais un certain doute. Mais il y avait dans tout ça une chose dont j'étais de plus en plus sûr : peu importe à quel point lui comme moi pouvions parler, peu importe à quel point lui comme moi pouvions crier, peu importe comment nous débattions... cela tombait dans l'oreille d'un sourd.

J'avais eu la naïveté de penser pouvoir lui faire comprendre qu'il allait droit dans le mur. J'espérais lui faire comprendre que depuis tout à l'heure, il n'avait toujours rien dévoilé de lui. Aucune intention, aucun plan. Qu'il s'agisse des Dieux scellés, des Dieux en libertés, de l'Homme au Chapeau, de la liaison avec les autres villages, de la Coalition, des plans pour l'Empire... tout était creux. Les habitants de Hi ne pouvaient alors voir qu'un homme désireux de pouvoir, qu'un affamé du trône qui était persuadé qu'il était digne juste parce qu'il prônait le Feu depuis plus longtemps qu'Hanae et moi. Un des avantages que j'avais par rapport à lui se dessinait petit à petit : ceux qui étaient contre moi savaient pourquoi ils étaient contre moi. Au contraire... ceux qui étaient pour Kanshisha ne savaient toujours pas pourquoi ils étaient pour lui.

A cette idée, je ne pouvais laisser le Bois tenter de conquérir les hautes sphères. De la même manière que l'homme qui voulait diriger était à côté de la plaque, il serait suivi par des soldats qui, eux aussi, n'y comprendraient rien à rien. Alors je me rassurais, me disant que peu importe à quel point je pouvais avoir raison ou tord, il y avait bien une chose qui me différenciait du mégalomane : je prenais en compte le contexte. Et tout était joué. le Shinrin avait bien moins parlé que moi, mais nous nous étions tous les deux suffisamment exprimés. Suffisamment pour que, que ce soit lui ou moi qui avions accès au statut d'Empereur, nous aurions affaire à des rébellions du peuple. Je ne pourrai diriger sans me confronter à ceux qui pouvaient me dénigrer par rapport à mes origines. A l'inverse, il ne pourrait diriger sans se confronter à ceux qui voulaient se confronter à l'Homme au Chapeau.

S'il y avait bel et bien une chose que l'Homme au Chapeau avait réussi dans son plan, c'était notre division.

Mais je ne me laissais pas abattre. Du haut de mon pilier, assis comme pour commencer une agréable discussion, je le vis reprendre des mudras. Je ne voyais pas de raisons de répondre à ses futiles provocations qui avaient perdu de leur valeur par leur redondance... D'autant plus si ses offensives allaient avoir raison de moi. Je ne voyais qu'un besoin... celui de me défendre, suffisamment pour tenter de lui montrer que tous ses efforts seraient vain. Ma manière de combattre serait à la hauteur de ce que je défendais. Il n'y avait pas à attaquer, il n'y avait pas à répandre notre cycle de haine... juste à montrer que nous étions supérieurs. Pacifiques, et bien plus puissants que ceux qui nous attaquaient. Parce que de tous les chiens, ceux qui étaient les plus frustrés, c'était les plus petits.

Ainsi, en le voyant débuter ses mudras, je me relevai d'un simple appui sur ma main et d'une rotation horizontale de mon corps, m'attendant à devoir de nouveau me défendre. Perché cette fois debout du haut de mon pilier grand d'une dizaine de mètres, je pus voir un tronc de bois partir de son bras, s'élevant assez rapidement. Au départ, je me reculais simplement de quelques pas pour prendre de la distance. Puis je me rendis rapidement compte d'une intention basique... en suivant la même logique qui me disait d'aller en hauteur pour éviter de me faire surprendre par ses techniques de bois, il était tout à fait logique qu'il veuille me déloger. Une intention simple, peu stratégique, mais qui pouvait avoir l'honneur de fonctionner.

Si je n'avais pas prévu de techniques permettant de palier aux deux plus grands points faibles de mon pilier de chakra.

Si le premier était la fragilité qui le constituait, et qui ne nécessitait ainsi aucune technique particulièrement puissante pour en venir à bout, la deuxième était la problématique de la chute. Sans tierce technique, si le pilier rompait, je me risquais à une chute bien trop longue et importante. L'adversaire n'avait même plus à utiliser de techniques : la gravité servait largement à m'éclater au sol et à me mettre hors combat. Et tout cela justifiait la création d'une tierce technique, qui ne me permettait aucunement de m'élever dans les airs, mais qui avait au moins l'honneur de me faire planer.

Et c'est ce que je fis, en me faisant à l'idée que je pouvais d'ors et déjà ne plus considérer le pilier comme une valeur sûre, je me jetais de celui-ci tandis que le grand tronc arrivait à son apogée. Mes longs, fastidieux et nombreux entraînements en Ninjutsu me permettaient de profiter d'un timing dont je n'aurai jamais pu profiter auparavant : si l'une de mes mains se concentrait sur l'élaboration de la technique qui allait me permettre de rester hors de danger du sol, tout en évitant une chute on ne peut plus désavantageuse, l'autre anticipait une violente attaque provenant du dessus en préparant une défense qui devait, normalement, tenir la route.

Et si en premier temps un oiseau de chakra se forma sous mes pieds, après avoir chuté de peu de mètres, un imposant mur de chakra se dressa horizontalement, sur ma main, alors que toutes les branches pointues filaient vers le sol, transperçant les alentours comme si le Shinrin se moquait de devoir blesser le peuple d'Urahi. D'ailleurs, en avait-il tué certains ?

Du haut de mon oiseau de chakra, le bras levé en l'air et l'autre disponible, je parais avec efficacité le bois qui perforait un peu les parois de chakra, mais pas suffisamment pour le transpercer. La technique en elle-même n'était pas assez puissante, mais je pouvais imaginer que dans cette situation, s'il avait eu de quoi amplifier le pouvoir de sa technique, j'aurai pu être confronté à une défense affaiblie, ce qui m'aurait mis dans une position compromettante. Et alors que ma protection semblait tenir la route, ce que je voyais par les pointes qui perdaient toute leur vitesse dans le mur, je baissai cette fois les yeux pour observer mon adversaire qui avait déjà enchaîné.

Je pouvais voir son poing de bois se former, prendre une allure imposante et puissante. Sa largeur ne me permettait pas d'esquiver, mais ma hauteur devait me permettre de créer une défense assez semblable à la première... malgré le temps que j'avais de disponible.

Au final, je n'avais pu dresser une défense aussi puissante que ce que je voulais. Le timing crée par l'enchaînement des techniques de Kanshisha ne m'avait pas permis de créer un mur de chakra aussi large et imposant que mes plus puissantes résistances. Cependant, je faisais un paris physique certain : malgré les dégâts que j'allais encaisser, mon propre mur qui était situé au dessus de ma tête en plus des quelques branches qui s'étaient plantées dedans, et qui reposaient sur une base solide, allaient m'arrêter.

Alors à la création du mur sous mon oiseau de chakra, ce dernier n'encaissa que partiellement le gigantesque coup de poing. Il le brisa après s'être ralentit dessus, il percuta mon oiseau avec sa vitesse réduite, et me frappa au niveau des jambes, ce qui me fit entrer en collision avec mon propre mur, celui au dessus de ma tête. Mon corps devenu sonné se reposa sur l'oiseau de chakra que je peinais à tenir en forme, malgré l'intense frappe que je venais de prendre. Il me fallait quelques secondes pour me remettre, allongé sur le ventre sur mon propre chakra.

Et le pire dans tout ça, c'est que je n'allais même pas contre-attaquer.

Alors après quelques secondes dans laquelle je reprenais mes esprits, le corps un peu lourd, je me redressais lentement et difficilement sur mon chakra-volatile. Un genou sur ses fausses plumes, l'autre pied me servant d'appui, je respirais de manière assez saccadée... le corps encaissait lui aussi, même si j'avais pu limiter la casse. Comme prévu, je n'allais pas l'attaquer. J'allais continuer à le provoquer : il allait comprendre avec le temps qu'il était complètement impuissant.

-"Quand je pense que vous me parlez de courage...", commençais-je avec une voix peinée et difficile."Vous vous acharnez sur quelqu'un qui vous a dit qu'il ne vous attaquerait pas, et lorsque l'Homme au Chapeau pointe son nez, vous jouez à cache-cache."

Une vérité frappante. J'allais le rendre ridicule aux yeux de tous. Malgré mon souffle légèrement coupé et ma tête qui résonnait un peu, je m'étais décidé à continuer de parler.

-"Vous n'avez aucune logique si ce n'est celle du pouvoir. Vous me traitez de fuyard, pourtant, je me tiens toujours devant vous. Vous me traitez de lâche, pourtant, c'est vous qui frappez un homme en sachant qu'il ne vous attaquera pas. Vous crachez sur mes projets, pourtant, vous n'en avez proposé aucun. Vous me dites que je n'ai aucune conscience des problèmes qui m'entourent, pourtant, de nous deux, c'est moi qui était à Tsume."

Mon regard, avant calme, s'assombrissait. La fatigue faisait émerger une haine envers cet homme qui n'avait, à mes yeux, aucune valeur. Il était chef de clan ? Je ne pouvais imaginer une seule seconde qu'un décérébré pareil pouvait monter aussi haut dans la hiérarchie. Pourtant, il me fallait garder mon calme. C'était cette image que je voulais transmettre. Peu importe les coups que je pouvais prendre, peu importe les coups que j'allais prendre... celui qui allait triompher par sa détermination ne pouvait être quelqu'un d'autre que moi. Une course au chakra, voilà ce que j'allais lui enseigner... exactement ce qu'il ignorait de la guerre contre l'Homme au Chapeau.

-"A l'image de l'espace entre vos deux oreilles, vos mots sont vides. Vous crachez votre haine parce que vous avez peur de moi. Vous ne présentez aucun projet parce que vous savez que vous n'en avez aucun qui sera soutenu. Finalement, vous m'attaquez parce que vous savez que vos discours ne viendront jamais à bout de ma détermination."

Aussi difficile que cela pouvait être, je me relevai petit à petit. La respiration toujours un peu saccadée, je laissais un sourire carnassier s'échapper de mon faciès. J'écartai mes bras, maintenant debout sur mon volatile, regardant toujours de haut l'homme que j'estimais avoir humilié dans sa fausse position forte. La violence était définitivement le remède à l'incompétence.

-"Alors attaquez moi, Shinrin Kanshisha ! Continuez ! Je vais vous montrer ce que c'est que d'écraser son adversaire."

Une détermination sans faille, presque insultante, largement influencée par la fatigue morale et physique qu'il m'avait imposé, mais qui reposait néanmoins sur une résistance physique travaillée durement et un chakra peu utilisé. Contrairement à lui, j'avais pu m'économiser suffisamment. Bientôt, il ne serait plus capable de se défendre de quoi que ce soit.

Je devais me préparer à effectuer mes défenses les plus puissantes. Une chose était certaine : dans la logique où il serait bientôt à court de chakra, il y avait de fortes chances pour qu'il soit mené à envoyer ses plus fortes techniques dans les instants qui allaient arriver.



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Dernière édition par Sendai Yahiko le Sam 14 Nov 2020 - 10:21, édité 1 fois
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Damahara Kamui
Damahara Kamui

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Ven 13 Nov 2020 - 20:24



La mascarade était loin d'être terminée. Pensant sincèrement que son intervention serait reçue avec la mesure qu'il espérait apporter à cette opposition des deux extrêmes, le profanateur se retrouva bien penaud en se rendant compte qu'il n'en serait rien. Les sophismes se multiplièrent, tandis qu'il se refusait à répondre. Un de ses frères d'armes, soldat tout comme lui, l'avait convaincu que son combat était vain ; à l'entendre, tous les natifs de la Foudre étaient destinés à l'expulsion, si le Sendai n'était pas mis sur le trône. Une réalité aussi farfelue qu'improbable, que Kamui refusait d'accepter tant il s'y opposait lui-même.

La rétorque de Yahiko avait eu le mérite de l'étonner, cependant. S'il avait d'abord été déçu, il s'était vite retrouvé à sourire avec un air aussi amusé qu'amer. Un homme tout juste promu exigeait du pauvre soldat qu'il était qu'il tienne sa langue, sous prétexte qu'il ne « savait rien ». Le même argument qu'avait invoqué la rousse, pour faire taire les critiques de ceux qui n'avaient pas combattu directement l'Homme au Chapeau. Là encore, l'assemblée entière était répudiée par ceux qu'ils étaient pourtant supposés élever au plus haut rang de leur hiérarchie. Une ironie qui irriterait le Damahara, si elle n'était pas aussi révélatrice.

Révélatrice de la vanité de Sendai Yahiko. Il s'y était symboliquement opposé, parce qu'il avait ressenti un potentiel gâché en lui. Peut-être à tort, il l'avait trouvé trop optimiste, trop « gentil et bienveillant » pour un poste qui exigeait une fermeté et un réalisme cru. Jamais il n'avait eu le moindre ressenti pour la personne, quand bien même il avait du mal à faire confiance à ceux qui avaient su trahir l'Empire une fois. Certes, tous n'étaient pas Sairyo Hiko, et il irait volontiers dans ce sens ; mais cet homme avait existé, avait prouvé qu'un tel retournement de veste était possible. Ses raisons, Kamui les ignorait, tout comme il ne savait rien de Sendai Yahiko au final. C'était précisément pour cela qu'il s'armait de prudence.

Aussi égoïste que cela puisse paraître, il avait besoin de trouver le jeune prétendant digne de confiance. Il voulait qu'il gagne sa confiance autant que celle des autres soldats...

Une tâche bien ardue, au vu de l'énorme virage qu'il venait d'entreprendre, suite à la pression exercée par les multiples critiques dirigées à son égard. La fleur avait véritablement fané, sous les yeux incrédules du bourreau et des âmes égarées qui l'entouraient. Ce qu'il pouvait accorder au Sendai, sa bienveillance qu'il avait désiré tempérer, venait de mourir. Sa langue s'était scindée, fourchue et reptilienne, tandis qu'il crachait son venin aux yeux de toute l'assemblée. Pour se défendre, il opta pour l'attaque ad hominem, comme le fit Kanshisha avant lui.

Dans sa frénésie, il osa même ternir le nom des Valeureux. Si ses mots avaient du sens, ses intentions n'en étaient que plus désespérées. Kamui était profondément déçu par la façade effondrée qu'il pouvait observer. Les méthodes du petit prétendant étaient mesquines, mais étaient valables - car la fin justifiait les moyens, et le Damahara serait le dernier à dire le contraire. C'était la désillusion, la tombée des masques, qui était plus que frappante.

Après avoir dressé les Valeureux comme les porte-étendards du succès de la Coalition, il les accablait maintenant pour leur témérité. Après s'être placé comme parangon de la paix et de la coopération, il descendait l'un des grands clans du Feu pour se défendre lui et lui seul.

Et l'entame du combat qui suivit ne fut pas plus glorieuse. Shinrin Kanshisha, toujours plus incisif, fut le seul à comprendre l'intérêt de leur présence en ces lieux, en dépit de tous les défauts fondamentaux que le Damahara aurait pu lui trouver. Passif, l'ex-kumojin se contenta de brasser de l'air, au grand dam du profanateur qui observait en silence, ne portant plus la moindre attention aux élucubrations délirantes de la fleur fanée. Il fallut que Shinrin Funka agisse, tandis que l'affrontement reprenait, pour tirer Kamui de sa torpeur.

Sans un mot, il se détacha de la foule, pour venir se disposer aux côtés des protections de la comédienne grimée. Son dos tourné aux Shinrin, il lança un regard sur la foule déjà calmée par les propos de sa comparse, tandis que ses prunelles argentées s'animaient de l'autorité foudroyante qui grondait en lui, encore contenue.

« Avez-vous entendu la dame ? Quiconque osera troubler le bon déroulement de l'Épreuve de l'Ignition, ou s'en prendre au Valeureux, sera considéré comme félon. »

En portant son soutien à la Shinrin, il cherchait à donner un peu plus de poids à sa menace, tout soldat qu'il était. Sa renommée était à construire, et son autorité en pâtissait encore, en témoignait la sortie plus qu'hasardeuse du soldat glorifié qu'était Sendai Yahiko ; il agirait donc en connaissance de cause, jouant avec les cartes qui lui étaient laissées.

« Comportons nous avec la dignité qu'exigent nos responsabilités de soldats. Après tout, nous sommes le sang de l'Empire ; sans nous tous, que serait-il ? »



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THÈME VOIX
« En ce monde, nous marchons sur la voûte de l'enfer en contemplant les fleurs. »


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Shinrin Kanshisha
Shinrin Kanshisha

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Dim 22 Nov 2020 - 17:02
« Puisque c’est si gentiment demandé. »

Il vit combien son spectacle inspirât la frayeur dans la foule, toute attentive à ce que les deux bellicistes pouvaient offrir en démonstration de force ; malheureusement pour le Sendai, à ce jeu-là, le Shinrin se montrât bien plus impressionnant. De l’arbre qui fit jaillir des branches perforantes des cieux, jusqu’au poing géant qui percuta sauvagement les défenses de Yahiko, Kanshisha fut à la base d’une formidable évocation de grandeur. Là où peut-être le Sendai avait fait pâle figure.

Il se déchira d’un sourire, son faciès pourtant toujours imprimé d’un air de rigueur : si ses lèvres s’étirèrent, ses yeux, eux, continuèrent de fixer son vis-à-vis. Quand bien même il avait exécuté des techniques en avalanche, il n’avait pas perdu son objectif des yeux et celui-là ne se résumait pas à seulement descendre le Sendai : il devait retourner le jeu de son neveu, Hanzô, contre lui, et parvenir à mettre le macchabée sur le trône. Shinpachi était sa solution ; son frère ne serait pas un obstacle.

« Mais avant que de poursuivre votre exécution, étranger de Kaminari, laissez-moi vous faire part comme vous le réclamez d’une ambition digne de ce nom ; non sans, évidemment, omettre des détails qui auraient pu vous échapper depuis le début de cet affrontement. Il existe, vous vous en doutez, des mouchards dans tous les pays. Il n’est pas improbable que nous soyons espionnés, à l’heure présente. C’est pourquoi je suis contraint de ne pas tout dire ; mais je vous en dirais assez pour que vous puissiez comprendre, rassurez-vous, ce que veut notre illustre et futur Empereur, Shinrin Shinpachi. Vous comprendrez ce qu’est le génie. »

Ce fut là une façon de continuer de jeter le discrédit sur cet homme, que pourtant la foule n’attaquait pas, pour la simple et bonne raison qu’elle était sous contrôle d’autres illustres combattants.

« Avant même de songer à nous jeter dans la gueule du loup, nous consoliderons nos défenses. Tsume no kuni est la tanière de la Bête. Pourquoi aller la chercher alors que c’est elle qui nous chasse ? Il existe une solution bien plus aisée. Nous fermerons nos frontières, tout en pérennisant notre serment auprès de la Coalition, à la seule condition qu’elle n’empiète pas sur notre territoire. »

Il tourna ses yeux vers la foule, alors que son poing géant se rétractait.

« Shinrin Hanzô, en tant que Porte-Parole, représentera notre Empire auprès de cette Coalition. Il quittera le territoire, mais sera toujours dans nos cœurs et s’illustrera dans le rôle qu’il s’est promis de tenir devant vous. »

Il lui adressa alors des yeux fauves. Ses intentions étaient clairs : il voulait se débarrasser de cet olibrius trop téméraire et ambitieux à son goût, au risque qu’il lui fasse de l’ombre.

« Et nous bâtirons des choses qui dépassent la force des shinobis ! Jamais, qu’on se le dise, l’Homme au Chapeau ou ses Lieutenants ne pourront prendre la tête de notre Empire s’il est armé des machines de guerre qui lui permettront de défendre ses portes vaille que vaille ! Nous écraserons son groupe avec des catapultes, des explosifs, des armes à foison, des blocs de pierre, et surtout… »

Il se retourna vers Yahiko, et reposa sa main sur la souche qui lui avait permis de faire descendre les branches du ciel.

« … le Feu de notre nation ! »

Un vague moment de doute s’installa. Pendant cet instant, ses bras se recouvrirent à nouveau de filaments résineux : il recommençait avec le mokuton, encore et toujours, sans se soucier de débiter en poursuivant le duel.

« Le Chakra est notre limite, vous l’aurez compris. Dépassons-la ! Faisons que cette limite n’en soit plus une et, lorsque le jour viendra, attendons notre ennemi avec un danger bien plus terrible que les shinobis ! Une armée de guerriers formés aux arcanes du combat, outillés des meilleures armes et accompagnée des meilleurs animaux de guerre et des plus terribles machines de siège ! »

Les racines poursuivirent leur chemin à l’intérieur du tronc précédent. Elles escaladèrent les méandres de ce dernier en se mélangeant à son propre épicentre, comme un poison toxique gangrénant les veines d’un corps. Le chakra, imbibant chaque souche de l’émanation sylvestre, courut jusqu’aux branches les plus hautes : de cette position, une pluie d’aiguilles de pins tombèrent tel un déluge funeste. Elles incendièrent la zone déjà infestée de branches, harcelant le Sendai. Mais le danger n’était pourtant par là : il se terrait en réalité au sein même de l’arbre qui fut le support d’une nouvelle attaque, plus basse, à la portée du Sendai sur son oiseau de chakra.

Une nouvelle main géante sortît directement de l’arbre de malheur. Ses doigts d’écorces si gros promirent à sa cible un écrasement terrible, et ils s’écartèrent tout de go pour tenter de refermer leurs phalanges de la taille d’un homme sur lui. Un seul objectif : refermer ces phalanges sur lui…

… et le broyer sous plusieurs tonnes de compression.

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Sendai Yahiko
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Mar 24 Nov 2020 - 15:24
A l'action se substitua un peu de discussion. L'homme qui avait tenté de me frapper d'un uppercut de bois bien lancé s'était soudainement calmé, et plutôt que de tenter de m'harceler de techniques qui pouvaient en venir à bout de moi, il préféra plutôt commencer un discours sur ses objectifs. Un discours que j'aurai pu m'atteler à discuter et commenter si la situation le permettait, mais plutôt que de m'attarder sur ce qu'il disait, je voulais plutôt optimiser mon positionnement. Ma stature sur mon oiseau de chakra avait beau s'être rétablie malgré la douleur, j'étais toujours à une localisation dangereuse : proche de branches de bois, et à quelques mètres du tronc qu'il avait crée.

Le fait qu'il n'utilise pas de mudras lors de ses techniques était on ne peut plus inquiétant : je pouvais imaginer que de la même manière que l'assimilateur Konran Tenzin que j'avais vu à l'action et de la même manière que Metaru Kenshin à l'époque, il était envisageable pour lui d'utiliser le bois aux alentours pour m'attaquer. J'avais bien la chance de ne pas être entouré d'arbres, et d'être actuellement sur un pont de pierre recouvrant un fossé de terre épuré de toute végétation, ça me permettait de pouvoir finalement me poser quelques instants sur ce dernier sans utiliser de chakra.

Mais l'heure n'était pas encore à poser pied à terre. Kanshisha m'offrait une occasion en or : celle de profiter de son long discours pour m'assurer de minimiser le danger. Lentement, comme ma technique n'était pas faite pour les déplacements rapides, je me faisais perdre en altitude, mes mains toujours prêtes à réagir à la moindre occasion tant je m'attendais à ce que sa prochaine offensive soit la dernière. Je me persuadais quelque part que sa réserve en chakra devait maintenant s'être bien affaiblie, ce qui me permettait normalement de prendre le dessus sur les prochaines offensives.

Et il n'y avait pas que ça. Je pouvais percevoir et comprendre que malgré tous les arguments, malgré tous les mots, malgré tout ce qui devait nous décrédibiliser... le public n'en faisait rien. Comme s'ils ne voulaient voir que du combat, comme s'ils ne voulaient voir qu'un vainqueur triomphant par les poings plutôt que par l'esprit, ils semblaient se moquer de ce que Kanshisha comme moi pouvions dire. Peu importe qui avait participé à quelle guerre, peu importe qui avait pu accomplir quoi que ce soit pour le Yuukan, ils avaient l'air d'estimer la valeur du ninja à celui qui se battait mieux que l'autre. Un point de vue logique, que j'aurai dû réaliser bien plus tôt en sachant très bien que j'avais affaire à un Empire.

Mais s'ils voulaient que j'attaque, je pouvais le faire.

Le discours maintenant terminé du chef des Shinrin, je ne pris pas le temps de réaliser à quel point ses plans étaient complètement inadaptés à la menace de l'Homme au Chapeau. Je ne pouvais et voulais que le scruter, attendre de voir ce qui m'attendait, et je pus voir des espèces de petites branches sortir de son bras pour se reconnecter au tronc qu'il avait préalablement planté. Je pouvais ainsi facilement deviner par où il allait m'attaquer -un coup téléphoné par le tronc, sauf s'il préparait une feinte une nouvelle fois. Alors je tentais d'observer la partie haute du tronc, me méfiant de mon positionnement par rapport aux graines qu'il avait préalablement plantées au sol pour ne pas risquer d'atterrir dessus, et le bruit qui provenait des racines situées au dessus de ma tête était révélatrice d'une attaque prochaine.

Mes mains réagirent rapidement, comme elles s'étaient préparées à une autre attaque, et ma position me permit d'avoir le temps de créer une protection assez faible, mais largement suffisante pour contrer l'attaque de bois. Une nouvelle fois, un mur de chakra suffisamment résistant se créa au dessus de ma main, mais la surprise n'était pas là. Du tronc tout frêle par lequel avait émané les branches puis les petits pics en bois, une gigantesque main sortit et me prit de vitesse. Sa taille grandissait de manière affolante, finissant par me dépasser très largement, et son intention était on ne peut plus révélée : me mettre hors d'état de combattre, de la manière la plus dangereuse qui soit.

Je n'eu qu'un seul réflexe. Celui d'un homme qui ne pouvait plus reculer, celui d'un homme qui n'avait pas le temps en esquivant de créer un mur pour empêcher cette main. Elle allait m'entourer, irrémédiablement. Elle allait prendre le dessus sur moi, et s'il y avait bien une seule chose que je pouvais faire... c'était me protéger autrement. Mon oiseau de chakra disparut comme naturellement : je n'en avais plus besoin comme la main de bois me permettait de me maintenir haut du sol. A la place, avec le temps que je pris pour pénétrer dans la gueule du loup et le temps qu'elle devait mettre pour m'enfermer de ses crocs, je créai une défense qui devait me permettre de temporiser suffisamment.

Un dôme, d'une épaisseur dantesque, le meilleur que j'avais. Je n'avais pas plus résistant, mais son point faible était bien sa durabilité. Cette défense n'allait pas être suffisante pour me mettre hors d'état de nuire, non. Elle me permettait cependant de temporiser suffisamment ma prochaine attaque : celle qui tenterait non seulement d'écraser Kanshisha, comme elle tenterait d'écraser l'énorme tronc de bois par lequel partait cette maudite technique. En un coup, j'allais avoir la chance de me redonner un peu d'espoir dans ce cauchemar où j'avais perdu l'avantage... piégé par le peuple, la proximité avec mon adversaire, et ma volonté naïve de tout régler par la discussion.

Alors le dôme, bâtit tout autour de moi, persista contre la pression de cette immense main. J'observais avec attention son état, afin de m'assurer de pouvoir en créer un autre si besoin. Ma position était bien trop instable pour me permettre de lésiner sur les défenses, car non seulement cette main était un danger, mais les techniques qui pouvaient partir d'elle en étaient un potentiel eux aussi, surtout vu la proximité que j'avais avec elle.

Et dans un élan d'espoir, du chakra se forma rapidement au dessus de cette gigantesque poigne. Se forgeant telle une offensive divine, une épée d'une dizaine de mètres se créa avec arrogance au dessus de ma position. J'avais normalement tout calculé pour que le peuple n'encaisse rien, même si sa proximité avec Kanshisha était compliquée à gérer. En peu de temps, le titanesque sabre se dressa face au peuple comme la punition ultime de celui qui trouvait l'Empire bien injuste. Il n'y avait pas adage plus juste : celui qui voulait la paix devait irrémédiablement préparer la guerre.

Et avant que cette offensive ne s'abatte, une voix ressortit de cette atmosphère, dépassant largement la couverture du chakra et du bois.

-"Je t'avais dis que je te préviendrai lorsque j'attaquerai, Kanshisha. Maintenant, j'attaque."

Un ton et un tutoiement presque fraternel, insolent sans aucun doute, qui mettait le Shinrin sur un même pied d'égalité que moi. J'étais on ne peut plus curieux vis à vis de cet homme, je voulais lui parler. Pour quelqu'un qui me voulait mort ou déserteur, cela faisait tout de même deux fois qu'il m'offrait une possibilité de me défendre... comme s'il espérait secrètement que je m'en sorte.

Et sans savoir ce qu'il en était vraiment, et dieu seul savait si j'allais pouvoir le savoir avant de mourir ici, mon épée s'abattit de toutes ses forces. Je voulais qu'elle le fasse. Je voulais qu'elle brise les volontés, je voulais qu'elle brise ce tronc, je voulais qu'elle brise son corps, son inconscience et son incompétence. Parce que malgré mon impuissance, malgré ma naïveté, malgré mon impertinence vis à vis du peuple du Feu, j'étais tout de même persuadé être sur une meilleure voie qu'eux pour lutter contre l'Homme au Chapeau.


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Sendai Hanae
Sendai Hanae

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Mar 24 Nov 2020 - 15:33







Épreuve de l'ignition



Spectatrice de l’affrontement entre Shinrin Kanshisha et Yahiko, Hanae est quelque peu troublée de voir le chef de clan ouvrir les hostilités dans ce qui s’apparente à un débat tout à fait basique. Sa haine pour les étrangers doit égaler des records, mais la Sendai est plutôt agréablement surprise de voir son cousin ne pas riposter. En effet, il prouve une fois de plus que seuls ses mots sont nécessaires pour prouver sa bonne foi, et cela l’aidera forcément. Après tout, un peuple qui a été persécuté par le passé ne peut en aucun cas vouloir d’un tyran qui attaque la moindre personne en désaccord avec lui comme chef.

Laissant son Empereur se défendre d’une nouvelle offensive montrant la hargne et la force de Kanshisha – on ne peut pas le lui retirer – Hanae prend alors la parole pour s’adresser… aux citoyens présents. Tout ceci joue en la faveur de Yahiko, et c’est à elle qu’il revient de le faire comprendre aux habitants d’Urahi et de Hi en général :

« Comme vous le voyez, Shinrin Kanshisha a ouvert les hostilités contre Sendai Yahiko. Yahiko de son côté n’a fait que se défendre et contre-attaquer. »

L’attaque de Yahiko semble bien puissante, et la Sendai craint un peu que cela ne réduise la portée de ses mots, mais cela reste une mesure de contre-attaque. S’assurant d’être visible et audible par la majorité des spectateurs, la Lieutenante continue son monologue :

« Prenez le comportement de Kanshisha ici présent, et développez-le à plus grande échelle. Lorsqu’il devra, et cela arrivera forcément, s’adresser aux pays étrangers de manière diplomatique, doit-on s’attendre à ce qu’il engage le combat dès lors qu’il sera en désaccord ? Doit-on s’attendre à de nouvelles guerres, de nouveaux morts, parce que cet homme ne sait pas garder son sang-froid ? Pire, doit-on s’attendre à ce que notre pays se ferme totalement, ignore les autres nations, au risque d’être une cible pour la coalition, lorsque le cas de l’Homme au Chapeau sera réglé ? »

Reprenant son souffle, la rubiconde continue sur le sujet épineux de son propos :

« Certes, Kanshisha n’est pas le candidat, mais la façon dont se déroule cette élection en leurre personne. Shinpachi n’est qu’un pion de son chef de clan, et quoi que l’on puisse en dire, l’Empire sera géré de la même façon que ce clan. Je vous le dis : en choisissant Shinpachi et son clan pour diriger le Teikoku, vous devez vous préparer à voir vos proches partir en guerre, et peut-être ne jamais en revenir. Un homme qui déclenche un combat contre une personne ne souhaitant pas se battre physiquement ne peut tromper personne, et s’il le fait aujourd’hui, il le fera de nouveau demain, et le jour d’après. »

Puis, Hanae passe à la dernière touche de son discours :

« Je vous le répète, laissez de côté vos à priori sur les étrangers. Yahiko et moi-même, comme bon nombre de Teikokujins, à commencer par la Capitaine de l’unité de recherche, Takara du clan Suzuri, venons d’autres contrées, et nous sommes aujourd’hui ici pour faire briller le rêve de Yamanaka Rei. Si la personne n’est pas à prendre en exemple depuis sa trahison, il n’en reste pas moins un homme qui avait un rêve en créant cet Empire. Et ce rêve, il n’y a que Yahiko qui puisse le réaliser. Celui qui a affronté le Seigneur des Cendres, qui a récupéré le cristal qui nous a permis de trouver le repère de l’Homme au Chapeau, qui a participé au scellement d’une créature dépassant l’entendement dans Shinrin Hanzô, et qui aujourd’hui vous promet la paix et la sérénité pour l’Empire du Feu. Ne vous laissez pas abuser par les propos de Kanshisha, si ce que vous voulez, c’est de ne pas revivre les événements du passé, il n’y a qu’une personne qui peut vous l’assurer, et ce n’est pas l’assaillant, mais bien le défenseur, celui qui vous protègera, et pas celui qui attirera le plus grand des dangers à nos portes. »



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Shinrin Kanshisha
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Mar 8 Déc 2020 - 0:20
« Enfin. »

Le chef de clan son bras toujours tendu appréciait alors un spectacle qu'il avait indirectement provoqué. C'était un monument de chakra qui s'élevait alors devant ses yeux, jaillissant du Sendai comme s'il désirait affronter les cieux eux-mêmes. Celui qui se voulait alors de base de bonne contenance se laissait pousser un sourire au bec. Il ne frétillait pas, ne montrait aucune peur, demeurant emprunt à une assurance qu'il tenait avec une placidité légendaire. Et tandis que ce fardeau aux mensurations divines s'apprêtait à s'abattre sur lui, il tendait son autre main en l'air qui, à l'image de la poigne unique du Dieu Sylvestre se mue de plusieurs ramifications qui prirent la forme d'une gueule de guivre titanesque qui s'en allait réceptionner de ses crocs la flamberge de chakra qui stagnait alors dans les airs.

Un souffle herculéen s'abattait alors sur le pont et l'assemblée qui l'habitait, ne manquant pas de renverser ceux qui n'avaient pas renforcé leurs appuis et faire vaciller même les plus robustes et bien faits soldats qui pouvaient alors prendre mesure de l'affrontement qui prenait place devant leurs yeux ébahis.

Le choc de l'entité de bois et de flamberge bleuté demeurait puissant, jusqu'à ce que dans un instant commun l'énergie se dissipa au même titre que la bête sylvestre qui se renfonçait dans le bras du chef de clan. Un bref instant plus tard et ce fut également le cas de la poigne divine qui se ravalait d'elle-même. Tous comprenaient alors que le célèbre Kanshisha rengainait ses armes, mais à quelle fin ?

L'instant était palpable tant le devenir de cette situation était incertain. Il restait là, comme porté par la réflexion, ne quittant pas des yeux le candidat Sendai, se laissant tout de même à quelques paroles destinées à celle à qui il ne daignait même pas accordé un simple regard.

« Que cette femme qui ne connait rien de nos traditions et qui ne sait user de sa langue que pour fabuler ses fantaisies les plus spécieuses se taise. Serait-elle muette et coi comme un caillou que sa passivité serait la meilleure contribution qu'elle pourrait apporter à notre Empire de feu et de flammes. »

Bien que légèrement haletant, il occultait à la vue de tous et ce avec brio la fatigue qui l'indisposait.

« Quant à vous, Sendai Yahiko, je sais faire honneur à la force quand je la vois et suis réfractaire à détruire ce pont et cette assemblée sous l'écho de notre revendication. Je ne me porterai pas champion de Shinpachi plus longtemps. Le clan Shinrin ne vous barre pas la route pour la prochaine étape. Sachez tout de même qu'à l'image de notre peuple, nous répudions vos manières et votre atonie. »

Faisant volte-face, il donnait à présent le dos au prétendant, rabibochant son habit tandis qu'il se dirigeait vers les siens.

« Dans votre quête du trône, vous aurez besoin d'alliés. Si une proposition vous avez à faire, nous la recevrons mais veillez à ne pas nous insulter ou notre soutien ira ailleurs. »

Ses mots étaient à peine voilés et faisant là directement référence aux convoitises du patriarche qui souhaitait positionner lui et les siens dans les hautes strates de l'Empire. Mais il n'était pas question d'attendre une réponse, il laisserait tout le temps au prétendant d'y réfléchir car il était temps pour lui de quitter ce théâtre en plein air.

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Shinrin Hanzo
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Mar 8 Déc 2020 - 21:35
De son expression noire, le maître marionnettiste observait la scène se dérouler avec un air transi et ombrageux. A l'inverse de sa cousine et de quelques membres de son clan, il ne mouftait point. Il avait précédemment usait de mots et le regrettait à présent amèrement tant la réaction du Sendai ne fut pas à la hauteur de ses espérances. Alors, sagement et bilieux, il croisait les bras et observait la suite de ses intrigues ne manquant pas à quelques occasions de donner un œil à la silhouette de son frère déchu ainsi qu'à celle de sa fleur agitée.
"Tsss…" fusait-il à l'écoute des discours qui accompagnait l'éclat de la rixe.
Trop peu impliqué dans cette affaire il se retrouvait être et hargneux était-il d'entendre son chef de clan tenter de mettre à mal son ambition macabre. Là, il se laissait alors aller à quelques idées sombres et malvenues qui transpirent la félonie et le parricide en plein air. Là, une petite manipulation en douce et sous couvert d'accident de la part du Sendai voilà que le cadet Shinrin se retrouverait affranchi d'un soucis de taille. Mais ces tribulations scélérates ne trouvèrent guère suite dans la réflexion du jeune homme qui abandonnait l'idée face au poids du risque encouru. Il traiterait le problème Kanshisha en heure et en temps voulu, pour l'instant, il se contenterait de demeurer le fidèle auxiliaire qu'il semblait être aux yeux des communs et de continuer à simplement observer et fomenter.
"Hmpf…"
Aussi circonspect tentait-il de paraître, ça lui brûlait les intestins de voir le chef de clan succomber à l'abandon. Une rétraction qui aurait pu paraître surprise mais qui, aux yeux de quiconque un tant soit peu connaisseur du maître sylvestre, sonnait comme une réaction loin d'être irrationnelle. Il n'était guère une bête esclave de ses pulsions et ambitions. Pour sûr, le personnage avait dû flairer la défaite ou entreprenait alors un plan différent de l'initial.

Mais qu'importe, si la manigance d'Hanzo ne trouverait pas suite, il avait dans sa besace bien d'autres perspectives toutes tissées autour d'un même schéma qui lui permettrait d'arriver à ses fins. Il n'était donc pas l'heure de pleurer un honneur clanique froissé ou de venir tenir la jambe d'un prétendant quelconque, il avait mieux à faire car après tout, qu'importe que la vengeance soit boiteuse, elle vient à pas lent mais elle vient.

Telle une ombre, il se faufilait alors dans celle de sa douce pour la surprendre et lui agripper l'épaule. Comme un cousin l'aurait fait à sa cousine, il lui murmurait de simples mots qui n'appelaient à aucune réponse avant de lui-même emboîter le pas du chef de clan et quitter ce théâtre infécond.

Un dernier regard de dos tourné vers l'horizon et c'est celui de Yahiko qu'il croisait comme un dernier au-revoir. Il ne lui partageait aucune expression particulière si ce n'est un regard qui transpirait l'indifférence et un soupçon de déception.

Les crissements de la sylve qui transportait son fraternel ne manquait alors pas de venir tourmenter de plus bel le cadet sans lui accorder le moins repos. Comme toujours, la torture d'une mauvaise conscience est le pire enfer des vivants.


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黒火 -Le Maître Pantins de l'Empire
« Plus n'est jamais assez.»
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Sendai Yahiko
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Mar 8 Déc 2020 - 22:03
J'étais comme à l'aube d'une naissance. Enveloppé dans ma coquille de bois, je constatais avec amusement la similarité de ma situation par rapport à celle d'un oisillon qui s'apprêtait à faire éclore son oeuf. Mais dans cette attente qui paraissait si longue, marquée par le stress et la pression de pouvoir mourir à tout moment, je réalisais que de la même manière que ce nouveau né, à l'ouverture de la coquille... je pouvais mourir comme rester en vie. Ma cécité vis à vis de mon adversaire et vis à vis de tout ce qui m'entourait était oppressante, car si mon attaque était téléphonée et était lancée avec l'espérance que la dernière défense de Kanshisha soit aussi sa dernière technique, une erreur de jugement signifiait la mort.

Car cette coquille était à double tranchant. Elle pouvait se défaire, criant ma victoire à tous, comme elle pouvait se resserrer, étouffant ma défaite dans une coulée de sang criante de vérité. Et tandis que mon dôme de chakra s'effritait, se craquelait face à la pression de cette énorme poigne qui devait avoir le pouvoir de détruire des bâtiments entiers, une lueur claire vint m'annoncer le résultat. Après un gigantesque tremblement prévisible, qui m'avait même secoué dans mon cocon, après quelques secondes dans lesquelles nous aurions pu penser que le temps s'était arrêté...

La poigne se desserrait. Ma vision devenue sombre dans cette cage de terreur pouvait enfin percevoir de nouveau la lumière du jour. Le bois rebroussait chemin vers son propriétaire, me laissant tomber sur les pierres qui jonchaient le pont Araho. Mon corps se posait presque avec légèreté sur le sol, mon regard ne paraissant pas comme le regard de quelqu'un qui venait de frôler la mort. Parce que j'étais trop naïf, parce que j'étais persuadé au fond de moi qu'il n'allait pas me tuer, comme s'il me respectait quelque part. Alors qu'il ne devait sûrement pas me respecter.

Et contrairement à lui, je l'écoutai attentivement. J'écoutai avec amertume la conclusion qu'il avait tiré de cet affrontement, de grandes paroles venant de quelqu'un qui n'était peut-être plus en état de se battre, ou qui ne souhaitait peut-être au final que tirer le meilleur de moi-même. Bien plus qu'un adversaire, bien plus qu'un rival politique, bien plus qu'un potentiel bourreau qui avait tenté de m'humilier devant nombre d'Hijins... il était un bon enseignant. Car s'il y avait une chose que je retenais de cet affrontement, c'était bien que face à un peuple comme celui du Feu, les paroles ne servaient à rien. Ils étaient trop bêtes : il fallait du pouvoir.

Je n'allais pas faire cette erreur deux fois, celle qui aurait pu me coûter la mort. Je ne comptais pas être aussi fourbe que le chef des Shinrin, mais je voulais être aussi déterminé que lui.

Machinalement, après avoir écouté ce qui devait être son dernier monologue, mes mains se lièrent à mon corps et mon corps se courba en avant. Je saluais avec respect l'homme qui m'avait fait éprouver tant d'épreuves en si peu de temps, morales et physiques. Et c'était surtout les épreuves morales qui m'avaient marquées.

-"Je vous remercie, Shinrin Kanshisha. Nous nous reverrons, vous et moi, j'en suis certain. Malgré nos différents.", dis-je sans sourire, avec un faciès neutre.

Il n'y avait pas de place pour de la haine, pas de place pour de la joie. Que de la place pour un espèce de ressenti amer, car bien que la victoire avait détonné en mon honneur, je pouvais voir les regards déçus autour de moi. Ils avaient en face d'eux un déserteur, ils avaient en face d'eux un ancien Kumojin, quelqu'un qui ne se battait pas... un ninja tellement différent de tout ce qu'ils espéraient en tant qu'Empereur.

Et je pouvais le voir. Je ne pourrai fêter que cette première victoire auprès d'Hanae et d'Ayuu, discrètement, sans oser ébruiter l'honneur d'un homme qui pouvait être jugé impur aux yeux de la patrie.

En voyant mes anciens adversaires me tourner le dos, le regard d'une personne me fit réaliser l'importance de mon rôle. Si j'avais battu le chef de son clan, si j'avais tenté de ridiculiser ses représentants, si j'avais refusé l'aide de l'homme qui m'avait vilement tendu la main... je réalisais à qui j'avais affaire. A quelqu'un que je n'avais pas le choix d'avoir comme allié.

Alors dans ce qui semblait être un salut, mes mains se joignirent pour former un unique mudra... qui fit apparaître devant les yeux de Shinrin Hanzô un clone illusoire que lui seul pouvait voir. Une information que seul lui et moi pourrions échanger, car nous devions quelque part nous faire confiance. Une silhouette semblable à la mienne apparaissant devant ses yeux, devant lui, assise sur la charrette qui transportait Shinpachi, elle lui susurrait.

-"Je ne t'ai pas oublié, Shinrin Hanzô. Si je deviens Empereur, nous aurons à parler toi et moi. J'ai d'intéressants projets pour toi."

Un sourire, et il s'effaça comme s'il n'avait jamais existé à ses yeux. Il ne me restait plus qu'à attendre que le pont se vide, avant de prendre le départ à mon tour. Me redressant, face à tout ce peuple qui avait, pour la plupart, déjà commencé à tourner les talons vers le centre-ville, je me fis une promesse.

Jamais plus je ne perdrai l'avantage de l'attaque.



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Mar 8 Déc 2020 - 22:22





Celui qui vint au pont Araho
ft. j'ai la flemme de lister


C'est après avoir réagit au combat et en s'étant placée comme protectrice des deux frères Shinrin qu'elle avait regagnée les cotés de son cousin, les mains liées juste en bas de son ventre alors qu'elle l'observe du coin de l'oeil avant de zieuter son cadet installé sur ce siège de sylve issue de sa propre main. Les mots de Kanshisha l'irritait, mais elle se contentait de maintenir le calme en elle même si ceux au plus proche d'elle pouvait comprendre qu'à chaque fois que le patriarche Shinrin prononçait un mot, sa rage s'intensifiait. Qu'espérait-il en éloignant Hanzo de sa route? Gagner la confiance de Funka? Tentait-il encore de l'éloigner de son amant ? Se rendait-il simplement compte que ses efforts étaient vains et faisait naître en Funka des idées plus sombres les unes des autres. Elle qui détenait à elle seule la vérité sur l'affaire Shinpachi, elle qui détenait toute les preuves sur ce qui avait pu mener à sa mort bien que Kanshisha et Hanzo ait pu en avoir que de très brèves informations, elle, était-elle véritablement la personne à se mettre à dos? Mais en bonne Shinrin, elle allait se contenter de baisser le regard et de suivre ce que faisait son compagnon, pour le moment, avant de lui confier ses craintes. Car lui seul était digne de la confiance de la Princesse Shinrin.

« Kf'h. »

Voir succomber le patriarche à l'abandon fit soupirer Funka qui se voyait dans l'obligation de suivre son clan. Dans la situation actuelle, l'honneur du clan lui importait peu, en réalité, le clan lui importait peu et ce qu'il allait devenir encore plus. Les lèvres entre-ouvertes, elle ne savait quoi dire, ni quoi faire, le regard mitigé tandis que la présence de Hanzo derrière elle se fait sentir, attrapant son épaule alors qu'elle y dépose sa main le temps d'un instant, pour regagner le contact physique avec ce dernier, comme dans un désir de sérénité au sein de toute cette ambiance guerrière. Elle écoutait les mots qu'il lui partageait en lui adressant un léger sourire qui voulait dire un bon nombre de choses que seuls les deux amants damnés pouvaient comprendre.

Si Kanshisha avait tenté d'éloigner ou même séparer dans le plus extrême des cas Funka et Hanzo, il n'avait contribué qu'à les rapprocher plus qu'ils ne l'étaient déjà. Peut-être que le clan lui ne considérait déjà plus Hanzo comme digne de confiance ou même comme un "traître à son sang" pour les plus fervents fidèle de Kanshisha, désormais il pouvait aussi considérer Funka de la même manière, leurs relation était soupçonnée au sein de ce clan nébuleux et les plus anciens pouvaient s'y opposer tandis que les plus jeunes se voyaient assez compréhensif. L'heure n'était pas encore consacrée à la discussion et Funka se devait d'attendre avant de pouvoir se confier à sa moitié, même si l'attente paraissait dure.

« ... »

Refusant que quiconque approche Shinpachi à part lui, Funka s'était dirigé vers la création de sylve qui le transportait pour l'aider à se mouvoir au sein de la foule du clan, prenant soin de rester non loin de Hanzo pour des raisons pratiques tandis qu'elle, gérait le reste. Quelques temps avant, elle avait adressé un dernier sourire à Yahiko, peut-être était-il faux, hypocrite, mais ça qui pouvait le savoir, il aspirait à la sympathie malgré la situation donc il ne pouvait que le prendre bien.




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Sendai Hanae
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Mar 8 Déc 2020 - 22:45







Ignition



L’éclat des techniques de Yahiko ne laisse pas de chances à Kanshisha de pouvoir espérer l’emporter. Sa langue possède une qualité indéniable : elle est capable de déballer un nombre de mots paraissant infini, et si sa force n’est pas risible, elle reste tout de même plutôt moindre en comparaison de celle du cousin d’Hanae. Par ailleurs, s’il se servait de ses talents d’orateur pour dire des choses vraies et utiles, il pourrait être un grand politicien, mais pour l’heure, l’homme masqué n’a pas du tout impressionné la rubiconde, que ce soit par ses talents martiaux ou ses propos.

Une fois le déchainement terminé, le Shinrin commence par tenter de faire preuve de répartie en répondant à la Lieutenante, qui se contente de soupirer en l’écoutant. Continuer à parler avec ce perdant ne mènera à rien, et celui-ci semble abandonner, ou plutôt annoncer l’abandon de son protégé. Voilà une bonne nouvelle pour le duo de Sendai, qui n’aura, au mieux, que deux autres adversaires possiblement gênants. Il s’agit bien évidemment des autres chefs de clan. Ne les ayant jamais côtoyés, Hanae ignore si ceux-ci seront plus intéressants, et surtout plus à même de mettre l’immaculé en déroute. En effet, si le chef du clan Aburame ou celui du clan Inuzuka venait sur le devant de la scène en promettant la sécurité à son peuple, alors sa position en ferait un Empereur plus indiqué. A l’inverse, convaincre un peuple qui a tant souffert par le passé par la force et des intentions de s’en prendre à tout le monde ne fonctionnera jamais. Les Hijins ne sont pas idiots, ils sauront vers qui diriger leur loyauté.

Avant même d’écouter les derniers mots de son ami et futur Empereur, la rougeoyante quitte les lieux, se dirigeant vers l’endroit où tout se finira. Elle dissimule un sourire de satisfaction, et ne rajoute rien à ce qui a été dit. Le peuple aura été séduit ou non, mais peu importe ce qu’ils en pensent, car lorsque Yahiko mettra ses plans en marche, ils ne pourront que l’aduler. Après tout, il n’a jamais menti, son âme est pure, et ses intentions louables. S’il est une personne dans cette assemblée qui pense à chaque seconde à tous les habitants du pays du Feu, c’est bien lui. De son côté, Hanae n’est pas aussi patriote, malheureusement. Non, la jeune femme ne pense pas aux Hijins et à leur bien-être, mais plutôt au Yuukan et à tous ses habitants. Chaque vie mérite d’être sauvée, même les plus souillées, si tant est qu’elles veuillent être sauvées.

Ses pas la mèneront contre les deux derniers adversaires de son champion, et cette fois, elle le laissera faire. S’il doit être Empereur, alors il va devoir se débrouiller pour convaincre. Et puis, cette confrontation aura montré une chose : l’appui d’une alliée, si forte et haut placée soit-elle, ne semble pas atteindre le peuple, dès lors que celle-ci est tout aussi étrangère que son candidat.




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[L'Epreuve de l'Ignition] 01. Celui qui vint au Pont Araho

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