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L'envolée du destin [solo]

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Mer 4 Nov 2020 - 1:30


L'envolée du destin (1)



« Dépose-moi à l’entrée du village, je me débrouillerai. »

« Je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée Aimi… Vous n’êtes pas encore remise de vos blessures et... »

« S’il… te plaît. » Coupa la doucereuse en levant la main. « Je vais exploser si je ne sors pas d’ici. Je n’ai pas senti la brise fraîche depuis plusieurs semaines. »

Un soupire traversa les lèvres serrées de l’infirmière qui ne semblait pas très approbatrice. Mais elle comprenait que sa cheffe était au bord de l’implosion et il était vrai qu’elle avait elle aussi besoin de souffler.

« Bien, mais sachez que si on n'a pas de nouvelle de vous sous quelques heures, je sonnerai l’alerte. »

La Chiwa accepta et lui offrit un sourire. Aidée de ses deux béquilles, elle fut alors accompagnée jusqu’à la sortie de l’hôpital. La chaleur estivale et le soleil vint frapper le visage blafard de la kunoichi qui ferma les yeux quelques instants pour profiter des rayons de la sphère éclatante qui dominait le ciel. À ses côtés, l’infirmière à la chevelure violette lui maintenait le bras et suivait les lignes rocailleuses qui l’emmenaient à l’entrée d’Iwagakure. La jeune femme ne savait pas encore ce qu’elle recherchait en quittant les murs de la cité brisée, mais elle en avait besoin. Soutenue par ses béquilles, la combattante avançait à son rythme tout en se dorant la peau qui en avait bien besoin. Une fois arrivée, la directrice de l’hôpital baissa la tête pour remercier Yuna qui exprima son inquiétude à travers son regard améthyste : Aimi était bien trop têtue de toute façon.

Une fois seule, la doucereuse tenta de détendre tous ses muscles éprouvés. Elle ne chercha pas à réfléchir à la direction à emprunter et écouta simplement son cœur lui dicter la route à prendre. La jonin tentait de prendre des chemins praticables facilement pour sa triste condition, elle n’avait pas envie de se faire rouspéter par ses confrères et consœurs à son retour. Plus elle avançait et plus la doucereuse savait qu’elle allait vers l’ouest grâce au soleil, mais étrangement, elle ne connaissait pas ce chemin. Le paysage grisâtre et froid était le même sur de nombreux kilomètres et rapidement, la Chiwa commença à sentir ses jambes atteindre leur limite. Fronçant les sourcils, elle n’aimait pas se sentir aussi impuissante et épuisa dans ses ressources pour la côte qui semblait interminable et qui la séparait de l’horizon suivant.

Seulement, entre poussières et gravats, ses pieds et ses béquilles ne réussirent pas à attendre le bout et la voilà qui glissa et se rétama à même le sol. Un gémissement de douleur passa sans difficulté entre ses lèvres alors qu’elle tentait de s’appuyer sur ses mains pour se redresser. Toute poussiéreuse, la jeune femme se concentra et chercha du regard ses béquilles. Après les avoir attrapé, la rousse se laissa glisser sur le côté de ce chemin difficile à emprunter et s’adossa pour mieux reprendre ses esprits.
En constatant que ses genoux étaient écorchés, la jeune femme usa d’un peu de chakra médical pour faire disparaître les vilaines entailles. Elle n’aimait pas cela, vraiment pas. Pourquoi, c’était-elle lancé dans une promenade pareille ? C’était là de l’inconscience, elle le savait, mais son désir de s’éloigner de ses problèmes et de voir au-delà avait été plus fort. Il était hors de question de laisser tomber maintenant, elle voulait voir ce qu’il se tramait derrière cette dune de roche.

Reprenant ses béquilles, la rougeoyante se redressa alors et se positionna en bas de la montée. Il fallait qu’elle réfléchisse à un moyen de l’atteindre sans tomber de nouveau. Coinçant ses appuis sous son bras droit, la kunoichi usa de son don de la terre et posa ses mains sur le sol. Devant elle s’érigea une sorte de cheminement parsemé d’appuis afin de s’y prendre une autre manière : par les mains. Ses béquilles étant un frein pour elle, la douce décida de les stocker dans un de ses parchemins. Une sorte de séance d’escalade commença alors qu’elle ignora le sol désagréable et qu’elle utilisait les appuis et sa force surhumaine pour atteindre le sommet. Plus elle arrivait à son but et plus l’environnement changeait et c’était très étrange, car d’en bas, on ne voyait pas cela. Une sorte de brouillard chaud et étouffant avait fait son apparition tandis que le sol montait aussi en température. Ses mains attrapèrent les derniers morceaux de roche avant de se hisser de toutes ses forces sur le haut du mont de roche. Ce qu’elle y vit alors fit écarquiller ses yeux si fortement qu’elle aurait pu rester paralysée des paupières.





Dernière édition par Chiwa Aimi le Mer 4 Nov 2020 - 1:43, édité 3 fois
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L'envolée du destin (2)



Au loin devant elle, c’était un vrai paysage volcanique qui se présentait à elle. Elle savait que Tsuchi regorgeait de surprise et de danger, mais c’était impensable. Ce fut à cet instant qu’elle pu entendre un cri à la fois effroyable et intriguant résonner dans le paysage. À terre, Aimi cherchait du regard d’où venait ce son si troublant, mais rien. Quelques secondes, l’appel sauvage raisonna une nouvelle fois dans son conduit auditif : c’était sauvage et pas du tout humain.

La Chiwa était hésitante : en bas, c’était parsemé de trous et de crevasses qui n’étaient pas rassurants. Il y avait sûrement un volcan dans ces montagnes au loin vu le paysage brûlé et la chaleur étouffante qui y régnait. Le cri avait raisonné comme s’il venait d’un trou, peut-être que des animaux vivaient dans l’un d’eux ? Il n’était pas trop tard pour faire marche arrière, était-ce une bonne chose de rester dans son état si pitoyable ? C’était bien parce qu’elle était aussi pathétique qu’elle inspira un coup et qu’elle décida de se laisser glisser jusqu’en bas de la colline. Ses jambes lui faisaient un mal de chien, mais il était hors de question de laisser tomber ; elle voulait savoir ce qu’il se tramait et vu sa curiosité maladive ce n’était pas surprenant. Une fois en bas, le rubis d’Iwa libéra ses béquilles de son sceau et les utilisa pour se relever. Elle secoua la longue traîne de sa robe complètement salie et abîmée par la poussière, mais qui l’avait aidé dans sa glissade.

Attentivement, elle essayait de retrouver ce bruit qu’elle avait entendu avant, mais rien. Alors elle se contenta d’avancer tout en regardant dans les crevasses ce qui s’y trouvait et ce n’était pas rassurant : un fond infini et sombre qui relâchait une brume chaude et désagréable. Une troisième fois, ses oreilles furent averties par la présence vivante qui se cachait en ces lieux. Elle savait à présent que c’était d’en face que ça provenait, alors elle avançait presque à l’aveugle sur ce champ dévasté par la lave qui n’était plus présente. Devant elle, une grosse crevasse qui devait faire en longueur une dizaine de mètres. Etrangement, elle ne semblait pas si profonde et lorsqu’elle se pencha, le cri précédemment entendu vint la frapper au visage. Sous la surprise, sa béquille glissa sur le rebord, la faisant perdre l’équilibre alors que son corps tombait en avant.

Sa main droite attrapa le rebord, le suspendant dans le vide tandis qu’elle essayait de poser celle de gauche aussi. Aucun moyen de poser ses pieds sur la paroi pour se maintenir à cause de l'état de ses jambes : elle devait donc s’en remettre à ses mains. Cependant, la fragilité rocheuse n’était pas de son côté et les craquellements entre ses doigts la firent grimacer tandis qu’elle tentait le tout pour le tout pour se hisser à l’extérieur. Malheureusement pour la native de Tsumago, elle mit trop de force dans sa tentative et la roche céda entre ses doigts. Le regard horrifié vers le ciel, elle se voyait alors tomber et disait adieu à sa vie. Mourir ainsi, alors qu’elle avait seulement demander à vivre autre chose durant quelques heures que Chiwa Aimi l’Eiseinin généreuse et attentionnée et devenir l’aventurière et la courageuse kunoichi qu’elle voulait être. La douce ferma les paupières en pensant à ceux qu’elle aimait, à ses parents qui l’observaient de là-haut et attendit le choc qui volerait sa vie.


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Mer 4 Nov 2020 - 1:36


L'envolée du destin (3)



Son dos frappa quelque chose d’étrangement agréable et moelleux. Mais cette chose ne semblait pas très satisfaite de recevoir le corps de la doucereuse, qui lâcha un râle de mécontentement très impressionnant. “Ca” gigota tellement qu’elle tomba alors lourdement sur le côté. La jeune femme se frotta le bas du dos en grimaçant avant de relever son regard vers ce qui lui avait probablement sauvé la vie. La surprise passa dans ses pupilles écarlate qui tomba nez à nez avec d’immenses yeux dorées qui brillaient dans la pénombre qui les entourait. En leur centre, un iris sombre qui faisait froid dans le dos. Aimi chercha à reculer sans le lâcher du regard, mais sa tête continuait à s’avancer vers elle. Pensant qu’elle allait se faire dévorer par cette chose géante et que s’en était terminé pour elle, l’iwajin ferma les yeux et se protégea avec ses bras.

« Non, ça ce n’est pas un asticot. T’es qui toi ? Tu sais que t’es lourde hein ? »

Son coeur rata un battement avant d’écarter avec méfiance ses bras de devant son visage. Venait-il vraiment de s’adresser à elle ? Ca y est, elle était tombée sur la tête et elle hallucinait.

« Est-ce… que tu viens de parler ? Sommes-nous dans un rêve ? »

« Ma petite hein, si j’étais dans un rêve ça ne serait sûrement pas pour le partager avec toi, hein. »

Fronçant les sourcils, la Chiwa profita de ce silence et ignora sa mauvaise humeur pour analyser où elle était tombée. Cela semblait être une grande grotte sans vraiment de sortie apparente, mais il faisait très chaud. Comment allait-elle pouvoir quitter cet endroit ?

« Hé ho, t’es qui toi je t’ai demandé ? Et pourquoi tu m’as utilisé comme trampoline, hein ? T’as l’air d’être vraiment dans un sale état en plus, c’est bien ma veine ça hein. »

Sursautant en ayant presque oublié son imposante présence, la directrice d’hôpital força sur ses yeux pour mieux analyser ce qui était face à elle. Si elle ne rêvait pas, alors elle avait affaire à une toute nouvelle espèce d’animal ailé. Malheureusement, elle n’arrivait pas à discerner davantage de détails à cause des ténèbres qui arpentaient ces lieux. Cependant, elle était certaine d’avoir touché des plumes : alors c’était forcément un oiseau, mais un peu trop grand à son goût.

« Je m’appelle Aimi. Est-ce que c’est toi que j’ai entendu crier ? »

Une fois de plus, elle ignora la moitié de sa question et en posa une autre. Bien trop perdue et confuse par ce qu’il se passait, elle préférait être certaine de ce qu’elle vivait. La grande bête gigota alors et se déplaça vers le seul endroit lumineux et qui s’éloignait d’elle par ailleurs. Il l’ignorait en plus ? En tout cas, quelque chose semblait clocher avec son aile gauche. Grâce aux sauvages rayons de soleil qui passaient par là, la doucereuse contempla alors sa robe orangée et écarlate si belle. Le bout de ses ailes ainsi que sa queue tournaient vers les températures plus froides avec une touche de vert et de bleu qui lui allait bien. À ce moment-là, Aimi était simplement admirative. De quel type d’oiseau avait-elle affaire ? L’Eiseinin n’avait pas le temps d’y penser que la créature s’éloigner de plus en plus. Paniquée, elle tenta de s’approcher en rampant.

« Hé ! Qu’est-ce que tu fais ! Ne me laisse pas toute seule ici ! Je suivais tes cris et je suis tombée du bord du gouffre, donc c’est de ta faute si je suis là ! »

La bête volante s’arrête de dandiner son derrière et se retourna vers la kunoichi avant de se rapprocher un peu trop dangereusement d’elle. Ne pouvant prendre ses jambes à son cou, la jeune femme serra les dents et ne le lâcha pas des yeux tandis qu’il venait plaçait le bout de son bec géant à deux centimètres d’elle. Un duel de regard s’échangea alors entre les deux seuls êtres vivants présent dans cet antre.

« C’est vrai, mais je ne pensais pas que mon appel allait attirer un vermisseau, hein. Tu ne m’es d’aucune utilité alors laisse-moi et meurs dans ton coin, hein. »

Dures paroles à encaisser pour la kunoichi qui ne se laissa pas abattre. Si c’était bien lui qui avait lancé ce cri, c’était parce qu’il avait besoin d’aide et au vu de l’état de son aile droite, elle n’avait pas forcément tord.

« Et si je te dis que je peux te soigner ? Tu arrêteras de me traiter d’asticot et tu m’expliqueras où on est et ce que tu es ? »



Dernière édition par Chiwa Aimi le Mer 4 Nov 2020 - 14:04, édité 1 fois
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Mer 4 Nov 2020 - 10:53


L'envolée du destin (4)



Assise sur son postérieur, elle croisa les bras et pencha la tête sur le côté en attendant une réponse de sa part. Le regard qu’il lui lançait semblait refléter la curiosité : elle avait su l’intriguer. Comment saurait-elle qu’il était blessé si elle ne s’y connaissait pas un minimum ? Rester dans cette grotte à attendre que l’un des siens se rende compte de sa disparition commençait à faire long… Peut-être que ce laideron pourrait bien l’aider ?

« Qui je suis hein ? Étrange pour une humaine de ne pas savoir qui je suis. Après tout, c’est de votre faute si on se retrouve obligé de vivre dans les montagnes hein. »

Aimi ne comprenait absolument pas ce qu’il voulait dire par cela. Elle avait sûrement rien à voir avec ce dont il parlait, mais préférait mettre tous les Hommes dans le même panier.

« Maiiiiiis ! Même si c’est étonnant venant d’un poids comme toi, je veux bien te croire, je n’ai pas envie de rester ici et toi non plus hein. Faisons un marché : si tu me soignes comme tu le proposes : je te dirai qui je suis et je te ferai sortir d’ici. Mais si tu en es incapable, tu deviendras mon repas hein. »

La douce avala difficilement sa salive devant cette petite menace et lui lança un regard mécontent. L’ignorant complètement, il se tourne sur le côté pour lui montrer la majestueuse elle qui devait faire la taille de sa chambre. Ce qui était compliqué pour elle était de se lever. Par chance, une béquille était tombée avec elle et il ne lui fallut pas longtemps pour l’attraper et se redresser. Tout son poids se reposa sur cet appui qui n’était pas dans un très bon état et elle boita pour arriver jusqu’à lui. Le hic était la hauteur de l’oiseau, cela lui faisait vraisemblablement penser à la créature qu’Hisa avait invoqué à Tetsu : était-ce le même type d’invocation ? Mais cette espèce volante devrait se trouver dans la forêt, pas dans cet endroit aussi désertique et dangereux. Qu’avait-il bien pu arriver ?

« Boon, tu attends que mes plumes tombent ou quoi hein ? »

« Il va falloir que tu m’aides, mes jambes sont dans un sale état comme tu as pu le constater, il faut que tu me portes pour que j’analyse la blessure. »

Il grogna à travers son bec et secoua les têtes de gauche à droite avant de prendre sa grosse patte et de l’attraper. Elle se sentit soulever alors et emprisonnée dans ses grandes serres. Ne perdant pas de temps, la kunoichi malaxa du chakra et lorsqu’elle fut assez proche de la plaie, analysa celle-ci sur toute la longueur de l’aile.

« On dirait qu’il s’est passé la même chose qu’une épaule, ton os s’est déboité et a engendré des saignements. Je vais devoir le replacer avant de consolider le tout. »

Le perroquet ignora ce qu’elle lui disait et se contenta de jaser son impatience, mais lorsqu’elle glissa sa main à la base de l’aile où l’os carpien était lié à celui métacarpien : il siffla de douleur et tenta de se débattre.

« J’ai vu des grands oiseaux bien plus courageux que toi dis-donc ! Évite de bouger sinon je vais empirer ton cas. »

La kunoichi réitéra et plaça sa main couverte de chakra médical à l’endroit douloureux. Elle replaça d’un coup sec l’os ce qui eut pour effet de faire battre l’aile et de la cacher dessous. C’était plus chaud et agréable comme endroit, mais elle avait l’impression de presque étouffer. Elle ne s’arrêta pas de si bon chemin et usa de son iroujutsu pour soigner la plaie. Il lui fallut de longues minutes pour terminer son travail à cause de la taille de la bestiole. Lorsqu’elle termina, elle n’hésita pas à frapper à côté pour lui faire savoir qu’elle était toujours en vie. Aimi prit une grande respiration lorsqu’il l'a libéra de dessous son beau plumage.

« C’est bon normalement ! Tu as peut-être une grande gueule, mais tu as de belles plumes... »

« Et toi, tu as une grande gueule, mais tu es moche hein ! Maiiiis, merci… Je t’ai sous-estimé. »

Pour vérifier que tout était bien remis en place, le perroquet recula et fit battre son aile d’un coup. Une grande brise de vent vint caresser sans douceur la doucereuse qui recula légèrement jusqu’à presque en perdre son équilibre : c’était impressionnant. Fière d’elle, la kunoichi lui fit son petit sourire amusé et se rapprocha de lui à son rythme.

« Bon, maintenant que j’ai remplis ma part du marché, à ton tour ! »




Dernière édition par Chiwa Aimi le Mer 4 Nov 2020 - 14:05, édité 1 fois
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Mer 4 Nov 2020 - 11:51


L'Envolée du destin (5)



La bête ailée piailla son mécontentement. Bourrée de fierté, elle n’agissait jamais sans râler un peu. Mais un marché était un marché. De ses grandes pattes qui faisaient résonner les lieux, il se rapprocha de la combattante plus très combative pour l’heure et brandit ses serres pour l’attraper de nouveau. La kunoichi l’interpella surprise par cette initiative avant de se retrouver assise sur son dos doux et couvert de petites plumes orangées. Si elle avait eu le vertige, Aimi se serait évanouie. Elle ne se rendait pas compte qu’il était si grand en fait.

« Bon, accroche-toi hein, je vais devoir sauter pour sortir. Si tu tombes, tant pis pour toi hein ! »

La jonin se pencha vers l’avant et plaqua chaque bras de part et d’autre de son cou. Emmitouflant sa tête contre son plumage, elle avait l’impression de ne plus être en danger et pourtant, elle sentait qu’il pourrait la dévorer à tout moment : c’était assez contradictoire. La créature ailée prit appui sur ses pattes et rangea son plumage contre son corps pour pouvoir passer dans la sortie du gouffre. Et d’un bond puissant, la jeune femme sentit ses cheveux s’envoler et ses mains sur crisper sur ses ailes. Ses paupières se clôturèrent comme pour se protéger, mais elle sentait à travers sa peau et ses oreilles tout ce qu’il se passait. Il s’était ici puissamment avant d’ouvrir ses bras ailés et de les faire battre pour se maintenir dans les airs.

« Je dois avouer que tu as fait du bon boulot, je n’ai plus mal quasiment. Dire que j’ai douté jusqu’au bout hein. »

La Chiwa libéra ses pupilles écarlate de ses paupières et se redressa pour contempler ce qu’il se passait à cet instant. À plusieurs mètres au dessus de la grande grotte, la kunoichi avait l’impression de pouvoir voir le monde entier. Son regard s'agrandit pour comprendre qu’elle était n’était pas si loin que cela des nuages. L’image qu’elle avait devant elle était tout simplement époustouflante, au point de faire briller ses prunelles rubis d’une certaine émotion. Si à la première impression cet endroit lui avait fait peur de part ce côté volcanique et imprévisible, de là-haut, elle avait l’impression de ne rien risquer. C’était sans compter sur son transport ailé qui décida de faire une démonstration qui fit hurler la Chiwa. Il pointa telle une fusée vers le sol juste avant de se stopper et de faire sursauter l’irounin sur sa monture.

« Je suis Honorï, le prince des perroquets à la plume d’or. Sache que tu pourrais mourir pour avoir posé ton gros popotin sur mon dos. »

La rubiconde leva les yeux au ciel, ignorant ses sous-entendus menaçants et se concentra sur ce qu’il venait de lui déclarer. Elle n’avait jamais eu vent de cette espèce pour d’un habitat dans cette zone si peu végétale.

« Mon amie Hisa avait comme invocation un rapace aussi grand que toi, en es-tu une aussi ? »

« Nous autres, avons servi les humains il y a une centaine d’années, mais nous n’avons été qu’esclaves et nourritures pour eux, hein. Ils nous ont forcé à quitter les forêts les plus denses du pays du Feu lorsque nous avons commencé à ne plus les servir, massacrant une grande partie de ma famille, hein. »

La kunoichi comprenait mieux cette haine qu’il éprouvait à son égard. Elle baissa les yeux et accusa le coup : ni animal, ni humain, ne méritait cela.

« Je suis désolée pour ce qu’il vous est arrivé. Mais sachez que tous les hommes ne sont pas aussi impitoyables et mauvais, il y a des personnes avec un cœur pur et de bonnes volontés, qui respectent les autres êtres vivants. Comment arrivez-vous à vivre dans un tel endroit ? Il n’y a pas de végétation, d’eau, rien qui ne donne envie de s’y installer... »

« C’est vrai que l’asticot que tu es m’a soigné. Mais n’as-tu pas fait cela dans le seul but de quitter cet endroit ? On ne fait jamais rien sans rien. Et pour te répondre hein. Nous vivons au-delà encore de cette zone, là où personne ne peut nous atteindre sans voler. »

« Pourquoi me dis-tu tout cela si tu ne me fais pas confiance ? »

Un gloussement s’échappa de son bec alors qu’elle fut attrapée par ses serres. Son regard s'agrandit par peur de comprendre ce qu’il avait l’intention de faire. Il se dirigea alors à vive allure vers les monts éloignés et menaçants. Seuls ses cheveux tombaient dans le vide tandis que tout son corps était paralysé par la prison de ses serres : aucun moyen pour se défendre à l’aide de ses mudras ou de sa force. Il fallait l’avouer, cet oiseau était puissant. Lorsque la chaleur commença à devenir bien plus intense et étouffante, la doucereuse comprit qu’ils s’approchaient d’un lieu qu’elle n’avait forcément envie de côtoyer. Sa tête tourna sur le côté, elle qui s’était retenue de regarder dans le vide. Tel un petit ver coincé dans sa toile, la rougeoyante tenta de se débattre.

« Tu ne vas pas me lâcher là-dedans ? Je t’ai sauvé ! Tu aurais pu pourrir dans cette grotte ! »

« C’est à notre tour de nous venger de vous, je me suis servi de toi comme tu l’as fait avec moi, c’est tout hein. Pourquoi je te garderai en vie alors que tu connais mon existence hein ? »

« Laisse-moi te prouver que tu te trompes sur moi. Je ne suis pas comme ceux qui vous ont fait du mal ! »

Si haut et proche à la fois, la crevasse remplie de lave menaçait de la manger à tout moment. Un silence de mort plomba l'ambiance : hésitait-il ? Sans une once de réponse à sa demande, les serres autour d'elle se desserrèrent jusqu'à alors la lâcher au-dessus du volcan. Aimi leva les mains pour se rattraper à lui, mais c'était trop tard. Dans un cri de désespoir elle se sentit tomber à toute vitesse dans l'antre des enfers. C'était de sa faute, il s'était blessé et était à découverte de tout homme susceptible de passer par ici : pourquoi lui reprocher ses propres erreurs ? Pourquoi la laisser mourir alors qu'elle l'avait sauvé ? Pensait-il vraiment qu'elle irait ébruiter ce qui lui était arrivé s'il ne le souhaitait pas ? Sa vie allait vraiment se terminer ici, comme ça, trahie par un foutu perroquet ?

L'envolée du destin [solo] L3vr


Dernière édition par Chiwa Aimi le Jeu 5 Nov 2020 - 11:55, édité 2 fois
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Mer 4 Nov 2020 - 13:57


L'Envolée du destin (6)



La dernière vision qu’elle aura eue, c’était le ventre énorme de cette bête volante qui l’observait tomber. Très rapidement, il disparut de sa vue et pensant qu’il s’en était allé, elle ferma les yeux. Une larme perla sur le coin de son oeil, elle n’avait aucun moyen de se rattraper à quoi que ce soit alors elle était simplement fichue. La doucereuse attendit la lave lui prendre la vie alors, mais tout ne se passa pas comme elle l’attendait. Une nouvelle fois, elle tomba sur quelque chose de doux et moelleux avant de ne plus sentir cette chaleur sur sa peau. Comme la première fois, elle comprit alors ce qu’il s’était passé et était surprise la vitesse dont il pouvait faire preuve pour un grand volatile comme lui. Aimi voulait alors comprendre.

« Pourquoi ? »

« Je n’ai pas envie de me rabaisser à l’Homme alors que tu as, en effet, probablement sauvé ma vie. Alors je vais t’emmener chez nous et c’est notre Roi qui décidera de ton cas. »

L’Iwajin aurait bien voulu le remercier, mais elle avait l’impression qu’elle n’était pas encore sortie de tout danger. Le nez caressant les plumes dorées de Honorï, la jeune femme resta silencieuse et le laissa l’emmener où il voulait : de toute façon vu son état, elle ne pourrait pas aller très loin. De son regard averti, la jeune femme pouvait voir qu’ils prenaient de la hauteur. Comme narré précédemment, le duo se dirigeait vers son habitat sacré, inaccessible à pied. Et ce qu'elle y vit était tout simplement magique : au sommet d’une montagne, un immense cerisier logeait, dont la moitié des branches flottaient dans le vide. Plus loin, une sorte de grande forêt avec une rivière qui coulait et qui semblait descendre sur des kilomètres. Comment n’avaient-ils pu se rendre compte de l'existence d’un tel paradis ? Et comment la végétation arrivait-elle à survivre aussi près de ce lieu volcanique ? La source d’eau y était sûrement pour quelque chose, mais quand même… Même l’herbe y poussait, c’était invraisemblable ! En se rapprochant de plus près, Aimi eut la surprise de découvrir que Honorï n’était pas le seul habitant à la robe dorée qui vivait encore. Il y’en avait des plus petits, certains étaient presque collés, d’autres se grattouillaient le ventre avec le bec comme pour se nettoyer.

Ce fut à cet instant que la Chiwa comprenait mieux à quel point il voulait protéger les siens : ils n’avaient rien demandé et étaient obligés de vivre reclus, à l’écart du monde et c’était à cause des siens. Déposée au pied du cerisier, la kunoichi fut surprise de voir installée sur une sorte de grand nichoir, un perroquet de petite taille à la touffe grisonnante. Une grande cicatrice surplombait son crâne et descendait jusqu’à l’œil gauche. Son transport volant se baissa légèrement et secoua le plumage pour faire tomber la douce qui gémit de douleur à l'atterrissage forcé. Une lueur de surprise passa dans la seule pupille vivante du vieux perroquet. Les autres se rassemblèrent autour d’eux et piaillèrent de multiples paroles peu rassurantes pour la directrice de l’hôpital. Honorï s’inclina alors, passant sa plume devant son buste comme pour saluer celui qu’il servait. Alors c’était cette petite chose, leur Roi ?


« Honorï ! Tu t’es absenté bien longtemps, nous commencions à nous demander si tu n’étais pas fait piéger par les hommes. Et je vois que tu en ramènes un dans notre précieux habitat ? Que t’est-il donc passé par la tête !!! »

Les cris de ses congénères résonnèrent à l’unisson comme pour couvrir de honte et de jugement le plus grand des perroquets !

« Votre Majesté… Je sais que ces lieux sont souillés par sa seule présence, mais si je suis rentré vivant, c’est bien grâce à elle. Elle m’a soigné et m’a empêché de pourrir au fond d’une grotte. Mais je ne pouvais pas la laisser repartir car elle connaît notre existence. Alors je voulais laisser son sort entre vos mains. »

Aimi fut surprise d’entendre celui qui n’arrêtait pas de la traiter de moins-que-rien et d’insignifiant asticot, avouer qu’il était en vie grâce à elle. Mais si leur Roi haïssait autant les humains que Honorï, elle n’allait pas sortir vivante d’ici. Le vieux perroquet fixa la doucereuse longuement, un air sévère pouvait se lire sur sa face de piaf. Il semblait peser le pour ou le contre et connaissait bien l’un de ses fiers guerriers : il avait ramené cette humaine en sachant le risque encouru, cela signifiait qu’il lui portait un minimum d’estime. Alors il avait une idée.

« Bien. »

Après avoir lâché un cri assez strident, une ombre plana au-dessus de la rousse et elle fut surprise de voir un perroquet aussi grand que Honorï. Il vint se poser devant le Roi et face à la grande gueule et à la jonin.

« Frère. »

La plume dorée qu’elle avait sauvée de la grotte salua le nouvel arrivant appelé par leur majesté, alors ils étaient de la même famille ?

« Quel est ton nom, humaine ? Et d’où viens-tu ? »

Demanda le chef de la grande famille qui vivait cachée de tous. La cheffe du Shishiza regarda de gauche à droite, ils la fixaient tous comme s’ils étaient prêts à venir la déchiqueter de leur bec, dans quoi s’était-elle fourrée ?

« Pardonnez mon état, je ne peux pas me tenir debout sans mes appuis et ne peux donc vous saluer aussi respectueusement que les vôtres. Je suis Chiwa Aimi et je suis directrice de l’hôpital d’Iwagakure qui se situe non loin d’ici, à l’est. Je vous promets que je ne dirai rien de votre existence, je sauverai toujours la vie de mon prochain et si en effet, cela me servait à pouvoir sortir de cette grotte, je tenais vraiment à soigner sa blessure et... »

Un coup d’aile la stoppa dans son élan. Il ne semblait pas avoir envie d’en savoir plus. La kunoichi baissa les yeux et pressentait rien de bon.

« Tu as sauvé l’un des nôtres, mais tu restes une humaine et nous n’avons pas confiance en vous. Cent années que je vis et on ne me fera pas changer d’avis comme ça. Maiiiiiis, si Honorï a décidé de t’épargner, peut-être que tu as du potentiel… Alors tu vas devoir te battre contre mon autre serviteur, le frère d’Honorï, Hiroki, et ce, tout en étant sur le dos de celui que tu as sauvé. »

« Quoi ? »

« Tu as fait l’erreur de te blesser dans un terrain hostile et de ramener une humaine ici, sois ravi que je ne te punisse pas pour cela. Mais je me fais vieux et j’ai envie de croire que cet asticot n’est pas mauvais, elle semble en avoir dans la caboche. Ton but, Chiwa, si tu veux rentrer chez toi, sera de toucher Hiroki de tes propres mains et de ne pas tomber de dans le vide ; toute façon ça se tuera. Compris ? »

La doucereuse hocha positivement de la tête : son Iwa lui manquait et elle regrettait presque d’avoir décidé de cette promenade. Cependant, elle n’oubliait pas les magnifiques paysages qu’elle avait découvert ainsi que cette espèce des plus intrigante : peut-être que c’était le destin ? La créature volante secoua la tête et gloussa de mécontentement. Mais son Roi avait donné l’ordre alors il comptait bien obéir. Sans vraiment de délicatesse, la jeune femme fut attrapée par ses serres et déposée sur son dos. Une douleur naquit dans ses jambes lorsqu’elle atterrit, la faisant grimacer. À son tour de prouver qu’elle n’était pas un petit asticot bon à rien.

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Le Roi

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Mer 4 Nov 2020 - 15:29


L'envolée du destin (7)



Les deux perroquets géants prirent leur envol d’un bond impressionnant. La jeune femme s’agrippa à sa monture temporaire et se demanda comment elle allait faire pour garder l’équilibre et toucher l’oiseau qui était face à elle. C’était presque impossible pour elle. Mais abandonner n’était pas un mot qui existait dans le vocabulaire de la kunoichi et elle comptait bien leur prouver que les êtres humains étaient aussi bons et vaillants.

Face à eux, l’invocation semblait avoir vécu des guerres et des combats, des cicatrices dessinaient ses ailes et reflétaient d’une expérience à ne pas sous-estimer. Mais Aimi s’était aussi battu un bon nombre de fois, elle n’était pas qu’un médecin qui sauvait des vies. La kunoichi s’était entraînée dure dans ses autres domaines et elle comptait bien les surprendre ainsi.


« Mon frère, tu as toujours été le plus téméraire de nous deux. Et maintenant tu fais venir cette humaine ici, tu n’as vraiment peur de rien. Sache que si le Roi ne veut pas te punir, je le ferai. »

Les pupilles perçantes d’Honorï le fusillèrent de mécontentement : il avait raison et à sa place, il en aurait fait de même. Mais quelque chose en lui l’empêchait de sacrifier ce vermisseau sur pattes et de voir de quoi elle était capable. Ce fut sans attendre un avertissement ou un son de cloche que le frère aîné se lança à une vitesse impressionnante sur le duo bien trouvé. De manière assez agile, Honorï se déplaça sur le côté pour éviter cette attaque frontale, faisant bouger un peu trop brutalement la Chiwa qui s’accrocha à ses plumes alors qu’elle avait glissé sur le côté de son corps. Cette première démonstration l'avait déjà presque fait tomber ? Serrant les dents, elle tenta de remonter tandis que son transport plumé jurait.

« Ce n'est pas vrai, t’es vraiment un boulet toi hein ! Tu vas nous ridiculiser tous les deux si tu continues comme ça ! Prouve-moi que j’avais tort à ton sujet hein ! »

Simplement le toucher et ne pas tomber ? La jonin de la Roche grimpa alors vers sa tête et réalisa des mudras tout en gardant ses jambes bien accrochées à chaque côté et tant pis la souffrance à endurer. Des kunais explosifs furent invoquées d’un des sceaux placés sur sa peau avant de filer vers la bête au plumage estivale. Une fois arrivés à destination, les kunais fut activés et la détonation retentit dans toute la zone. Une telle zone était difficilement évitable, qu’allait-il en dire ? Le perroquet sous ses fesses siffla à sa manière, ce qui fit sourire la Chiwa. Cependant, le manque de concentration pourrait coûter et ce fut la kunoichi qui vit l’ombre en premier.

« Dessous ! Attention ! »

Hiroki s’était laissé simplement tomber avant de reprendre en piqué, bec vers le ciel et prêt à frapper son frère. N’était-ce pas trop violent pour un tel duel ? À croire que ces perroquets étaient d’aussi terrifiants guerriers que les shinobis quand ils le voulaient… Le temps défila et le choc retentit entre les deux compagnons ailés. La tête d’Honorï fut repoussée de justesse alors qu’il aurait pu se faire transpercer, mais l’épaule de son frère frappa brutalement, les faisant tous les deux valser sur le côté. Le râleur n’eut le choix que de tourner sur lui-même pour se remettre sur “pied”, forçant la jeune femme à arracher ses plumes de nouveau. Mais cette fois-ci, il ne la gronda pas : parce qu’elle venait probablement de le sauver d’une défaite cuisante. Se remettant de cette toupie qui lui avait donné le tournis, la kunoichi prit le temps de réfléchir avant de s’adresser à son étrange partenaire.

« Il faut aller dans son angle mort. Lorsque je lancerai mon projectile, déplace-toi sur le côté et rapproche-toi. »

La kunoichi savait qu’il faudrait le prendre par surprise pour l’atteindre. Elle réfléchissait encore à comment le toucher, car c’était le but à atteindre après tout. Dans un premier temps, la rubiconde réalisa de nouveaux des signes incantatoires afin de faire apparaître un dragon de terre qui fonça à toute vitesse sur Hiroki. Il semblait surpris d’une telle apparition et porta son attention sur la créature irréelle, donnant l’occasion à son porteur de filer sur le côté comme demandé. Puis, il vira d’angle et s’approcha dangereusement de son frère. Il fallait qu’il prenne de la hauteur pour qu’elle puisse l’atteindre, mais Hiroki avait très bien compris le plan et bien que prit de vitesse, il ne se laissa pas du tout faire. De ses deux grandes et majestueuses ailes, il abattit celles-ci de deux grands coups, rassemblant le vent autour de lui pour le rejeter intensément et repousser tout ce qui se rapprochait, y compris le duo.

« Il est trop malin hein ! Ce n’est pas avec des petits tours de passe-passe qu’on l’aura. »

« J’ai une idée, mais c’est un peu risqué. »

Aimi lui narra son plan de A à Z et en effet, c'était très osé. Seulement, la kunoichi prendrait un grand risque et cela surprit Honorï, ne la pensant pas capable d’une telle détermination et d’un courage à toute épreuve. Ils firent le tour d’îlot surélevé pour rejoindre l’adversaire coriace qu’était ce perroquet géant. Sans hésiter, la jeune femme réalisa des mudras alors et concentra une grande quantité de terre dans sa bouche. Hiroki fronça les sourcils, se demandant pourquoi elle était si prévisible et s’attendait à un nouveau piège. Lorsqu’une immense vague de boue fut projetée de sa bouche, il s'apprêtait à l’éviter par le bas, mais à coup sûr, elle retomberait aussi à cause de l’attraction terrestre. Il se voyait alors aveuglé et décida de nouveau de créer une bourrasque pour repousser le marécage des limbes. À sa grande surprise, son frère et l’insignifiante humaine n’étaient plus face à lui.

« Si vous croyez que je vais... »

L’ombre au-dessus de lui le surprit, mais lorsque Honorï se poussa, ce furent les rayons de soleil qui l’aveuglèrent, laissant le temps à la rousse de se lâcher dans le vide. Les bras écartés, elle laissa le vent la guider vers le soldat et une fois qu’elle arrivait vers sa tête, la doucereuse brandit le poing chargé de chakra et passa tout près de son crâne pour lui adresser la droite de sa vie. Le choc retentit et fit valser l’invocation qui perdit l’équilibre durant quelques secondes. Elle avait réussi. Un grand sourire se dessina sur ses lèvres gercées autant de vent dans le ciel. Malheureusement, le risque encouru était bien présent. Sa chute continua alors vers une mort certaine. Mais c’était sans compter sur le côté héroïque de Honorï qui n’avait étrangement pas envie de la laisser mourir. Rabattant ses ailes contre son corps, l’oiseau au plumage doré fonça vers le sol à une vive allure pour rattraper encore une fois la doucereuse. Son dos tapa alors quelque chose de moelleux qu’elle connaissait bien. Le regard rivé par le ciel éclatant, la Chiwa se laissa dans un rire empli de joie.

« Touché. »

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Jeu 5 Nov 2020 - 10:51


L’Envolée du destin (8)



Cette fois-ci, Honorï ne se débarrassa pas de la native de Tsumago, elle resta calée sur son plumage doux et coloré, face au champion ailé et au Roi. Celui-ci restait d’ailleurs sans voix par le spectacle auquel il avait participé : cette femme avait réussi à toucher Hiroki, mais d’une manière tout à fait courageuse, prenant le risque d’en perdre la vie. Une question lui chatouillait donc le bec.

« Pourquoi avoir risqué ta vie, humaine, pour toucher notre champion ? »

« Abandonner ne fait pas partie de mon vocabulaire. Je n’ai pas de jambes ? Alors j’utiliserai mes mains, je n’ai pas de mains ? Alors j’utiliserai ma tête. C’était risqué oui, mais la détermination qui coule dans mes veines me vient des gens que j’aime et que je veux retrouver. Et je veux vous prouver que les hommes que vous avez pu connaître ne sont pas comme nous. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de mauvaises personnes, mais n’oubliez jamais qu’il y a aussi de bonnes personnes. »

Le Roi gloussa comme s’il rigolait à cœur ouvert et applaudit avec ses ailes. La jeune femme ne savait pas s’il se moquait d’elle ou si ses paroles avaient fait mouche. Devant elle, le frère de son porteur qui semblait s’incliner et accepter d'avoir échoué dans son combat. Pourtant, il n’avait pas à rougir. En effet, la Chiwa était grandement surprise par cette capacité combative que les perroquets avaient : pour elle, ils se cantonnaient qu’à manger des vers et à piailler. Les deux camps avaient des jugements différents et se voyaient décontenancés par ce qu’il se passait en ces lieux.

« Bien ! Ma chère famille, faites place à la danse de la plume dorée ! »

Les cris des volatils résonnèrent à l’unisson alors qu’il se rassemblait en cercle avec le Roi qui ne bougeait pas de sa place. La kunoichi resta sur le dos d’Honorï à sa plus grande surprise tandis que chaque créature tournait en cercle et faisait battre leurs ailes d’une manière plutôt amusante. Ils baissèrent la tête, la relevèrent puis tournèrent sur eux, forçant l’Eiseinin à s'agripper à son transport volant. La jeune femme avait l’impression de retourner dans un rêve, ne comprenait pas pourquoi il festoyait alors qu’elle était toujours là. Enfin, ils décollèrent tous -sauf le Roi qui semblait bien rouillé- et tournèrent en cercle autour du magnifique cerisier. La kunoichi resta bouche-bée et contempla de ses pupilles émerveillées la cérémonie des plumes dorées. Lorsque leur jolie démonstration cessa, ils retournèrent sur le sol.

« Tu as gagné ta liberté, humaine. Mais il va falloir que nous soyons certains que tu ne dénonces pas notre abri, comment te faire confiance ? »

La rubiconde comprenait bien, mais elle pensait leur avoir prouvé qu’elle n’était pas mauvaise et qu’elle n’avait pas de mauvaise intention. Alors elle réfléchit à une idée et repensa à tout ce qu’il s’était passé depuis le début. L’histoire que lui avait racontée Honorï, leurs disputes, le combat et la danse. Et si… ? C’était osé, mais en étant lié, ils auraient la certitude qu’elle ne pourrait trahir leur confiance.

« Honorï m’a dit que vous aviez servi les hommes dans le passé. Faisons un pacte. »

Des gloussements retentirent autour d’elle, comme si la surprise les prenait tous de court. Honorï tourna la tête vers elle et la fusilla sur place, comme si c’était un cauchemar que d’imaginer devoir la supporter. Cependant, Aimi l’ignora complètement.

« Je vous propose ma protection et mon silence envers votre peuple. En échange, j’aimerais pouvoir combattre à vos côtés. Vous êtes des créatures très surprenantes et vraiment déterminées et j’aime cela. Et je trouve que bien qu’Honorï me voie comme un asticot bien lourd, nous avons fait une belle équipe. »

Le Roi fixa intensément la kunoichi de la roche et plaça son aile sous son menton, comme pour réfléchir. S’ils s’étaient retrouvés reclus de tous, c’était bien à cause de cela. Mais à la différence d’il y a 100 années, elle demandait qu’à avoir un partenaire de combat alors qu’elle leur offrait beaucoup plus pour eux. Le vieux perroquet atteignait la fin de sa vie, il en avait vu des bonnes et des pas mûres et peut-être que le destin l’avait menée sur leur route ? Il avait cependant encore envie de la tester, un tout petit peu.

« Bien ! À une condition. Nous avons gardé notre rouleau de pacte bien à l’abri pour ne plus avoir à nous en servir. Alors si tu es vraiment sérieuse et déterminée, prouve-nous que tu es prête à braver ton handicap et va le récupérer au sommet de l’arbre au-dessus de moi. »

« Et moi je n'ai pas mon mot à dire hein ? »

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Jeu 5 Nov 2020 - 11:49


L’Envolée du destin (9)



La doucereuse pencha la tête sur le côté et observa l’immense cerisier qui faisait toute la beauté de cet endroit. Cela n’allait pas être facile dans son état. Si pour un shinobi, grimper sur cet arbre serait un jeu d’enfant, lorsqu’on ne pouvait tenir sur ses jambes, cela devenait bien plus cornélien. Elle hocha de la tête alors, envoyant un regard bien déterminé à chaque bête volante présente en ces lieux. La rubiconde rejoignit l’arbre grâce à Honorï qui grognait dans son bec. Il ne semblait pas ravi, mais n’avait pas outrepassé la décision de son roi. Elle ne savait pas à quoi il pensait, mais elle espérait bien lui prouver qu’elle était forte et que rien ne l’arrêterait.

Le point positif de cet arbre, c’était qu’il avait poussé penché et cela l’aiderait grandement pour grimper. La kunoichi réalisa deux bâtons de bois qu’elle plaça de sa cheville à la base de son genou et qu’elle entoura d’un bandage de sa sacoche. Cela lui permettrait de ne pas se faire mal inutilement et d’avoir de quoi coincer avec ses jambes chaque centimètre arpenté. La jeune femme chercha des appuis entre les écorces du cerisier qui semblait avoir bien vêtu. Des échardes glisseraient sûrement dans ses mains, mais ce n’était pas grave : elle avait vu bien pire comme blessure. Ses cuisses s'accrochaient comme elles le pouvaient contre le tronc tandis qu’elle grimpait à son rythme.

Son buste suivait la courbe de l’arbre qui allait vers le vide alors que ses doigts attrapaient n’importe quel appui qui lui permettrait d’avancer. Mais la douleur à ses jambes était telle qu’elle n’eut d’autre choix que de s’arrêter durant son ascension. Sa respiration s’accéléra tandis que ses idées se faisaient plus confuse. Était-ce dû à l'altitude ou à la souffrance endurée ? Aimi inspira et expira doucement et recommença son cheminement vers ce qu’il semblait être une boîte nichée au creux du croisement de toutes les grosses branches. Des pétales tombaient sur son visage et caressaient sa peau tandis qu’elle se frayait un chemin à travers le monde rosé qui se présentait à elle. C’était tout simplement magnifique et à la fois dangereux, mais la jeune femme aimait avoir pris ce risque : ça en valait la peine. Plus elle avançait dans le vide et plus simple était l’escalade, car l’arbre s’allongeait petit à petit. À la fin, elle se voyait plus ramper que grimper.

Lorsqu’elle arriva près du coffre, la kunoichi évita de regarder en dessous d’elle, au risque d’être attirée par le vide et de s’évanouir. Alors elle ferma les yeux et fouilla dans la boîte avant de sentir le parchemin entre ses fins doigts. Un sourire se dessina sur son visage fatigué et éprouvé, tandis qu’elle laissa sa joue se poser contre la boîte pour un peu de répit. Un courant d’air vint caresser ses cheveux et les faire virevolter, sortant la rubiconde de ses songes. Les branches gigotaient et les pétales tombaient à foison.


« Bon tu viens ou tu comptes moisir sur cet arbre hein ? »

Les lèvres de la jonin s’étirèrent dans un sourire accompli. Elle se redressa alors et aperçu Honorï juste en dessous, l’épargnant de la vision du vide. La kunoichi se laissa glisser sur le côté puis garda bien contre elle le rouleau avant de se laisser tomber sur son dos. Durant un instant, l'irounin eut peur qu’il se décale pour la laisser tomber et mourir, mais ce ne fut pas le cas.

« Pourquoi c’est toi qui es là ? Je pensais que tu ne me supportais pas ? »

« Tais-toi et ne me fais pas regretter hein ! Déjà que je vais devoir te supporter maintenant... »

Au fond, ce piaf n’était pas si méchant qu’il laissait paraître. Il l’avait sauvée plusieurs fois alors qu’il n’en était pas obligé et même s’il râlait, il semblait accepter cette condition et ce pacte. La jeune femme laissa tomber son visage contre son plumage et ferma les yeux pour profiter de ce moment de repos.
Une fois à terre, la jeune femme eut la chance d’être installée sur un tron de fortune. Face à elle, le Roi posé sur son petit trône et Honorï à sa droite.


« Bien, avant de signer le pacte, tu vas devoir faire une dernière chose. »

D’un coup d’elle, il pointa une sorte de plat fait avec l’écorce d’un arbre. L’un des petits perroquets l’attrapa avec ses serres et le lui amena.

« Pour faire partie des nôtres, tu dois manger comme nous. Et tu seras prête. »

On lui tendit un petit tas d’asticot qui gigotait avec horreur. La combattante grimaça et les dévisagea du regard. Ils ignorèrent son regard et regardèrent vers le ciel en sifflant à travers leur bec. Bon, ça ferait simplement des vitamines en plus non ? La doucereuse attrapa avec ses doigts un petit insecte qui se tortillait dans ses mains. Elle ferma les yeux et ouvrit les yeux avant de diriger la petite chose dans sa bouche avec hésitation. Puis d’un coup, il fila dans sa bouche et elle mâcha, mâcha, se retenant de vomir. Ce n’était vraiment pas bon, mais ce n’était pas immangeable non plus. Que ne ferait-elle pas pour avoir ce pacte…

« Bien ! Tu fais partie des perroquets à la plume dorée maintenant ! Tu dois signer avec ton sang sur le parchemin ! »

Celui-ci avait été ouvert entre temps devant elle, maintenu par deux petits oiseaux colorés. Elle sortit un kunaï de sa sacoche et vint inciser le bout de son doigt. Une fois prête et encore avec le goût désagréable dans sa bouche, le rubis de la Roche vint placer son doigt sur le parchemin et signa.

« Bon, laisse-moi te ramener à l’entrée de ton village, de toute façon vu le boulet que tu es, tu n’iras pas très loin hein. »

L’Eiseinin leva les yeux au ciel détacha les bouts de bois attachés à ses jambes. Enfin, elle fit pencher son buste en avant et ferma les yeux quelques instants.

« Merci. En plus d’avoir accepté de croire en ma bonne volonté et m’accorder votre confiance, vous m’avez fait comprendre que ma vie ne s’arrête pas à sauver des vies et à m’asseoir derrière mon bureau. Il y a tellement de trésors dans ce monde qu’il faut protéger et je compte commencere avec votre peuple. »

Les perroquets chantèrent à l’unisson qu’elle fut de nouveau happée par les serres d’Honorï. Sur son dos, elle s’apprêtait à enfin rentrer à son village qui lui manquait tant. Manque de peau, vu son état, il était certain qu’elle allait se faire gronder par Harumi. Avant de la déposer aux portes de son visage, Honorï glissa innocemment que le test des vers n'était pas obligatoire et que c'était uniquement dans le but de l'embêter. Aimi n'était pas surprise et se contenta de sourire en secouant la tête. Mais ce n’était pas grave, parce que cette journée avait vraiment changé sa vision des choses sur le monde extérieur.

Fin du RP


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L'envolée du destin [solo]

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