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[Mission B] Traquer, piéger, tuer. (PV Yasei Reikan)

Gozan Arukisa
Gozan ArukisaEn ligne

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Mer 4 Nov 2020 - 23:22
Traquer, piéger, tuer
Depuis plusieurs semaines, des brigades de shinobis de la Brume sont dépêchées sur les traces d'un criminel particulièrement fuyant. Celui-ci s'est rendu coupable de plusieurs meurtres, motivés vraisemblablement par l'intention de s'accaparer la fortune de ses victimes. Mais il a pour l'instant été impossible de lui mettre la main dessus: il a toujours trouvé un moyen d'échapper aux shinobis, et d'avoir une longueur d'avance sur eux.
Cette fois, cependant, la situation empire. On a perdu la trace du fuyard sur l'île d'Ue, après avoir appris qu'il s'était procuré une embarcation pour cette destination. Pire encore: il retiendrait un otage avec lui, comme garantie de sa sécurité si jamais les Kirijins venaient à le rattraper. Compte tenu des circonstances, il convient d'envoyer des personnes expertes dans les arts de la traque et de l'assassinat. Car il n'est plus question de laisser ce criminel en vie. Votre mission est donc simple: traquer, piéger, tuer. Le tout dans l'environnement le plus hostile qui soit dans l'archipel ...

Vous rendre sur l'île d'Ue
Traquer le criminel
Le piéger
Le tuer
Sauver son otage
Rentrer à Kiri et faire un rapport



[Mission B] Traquer, piéger, tuer. (PV Yasei Reikan) Aos_2010

Si l’ordre de mission n’avait pas pour point de départ une série de meurtre, Arukisa serait probablement en train de sauter de joie à cet instant. Ses supérieurs l’avaient réquisitionnée pour partir en chasse sur Ue. D’après les informations données, un criminel s’y serait réfugié après avoir fui pendant plusieurs semaines les autorités locales. Pire encore, il avait réussi à quitter l’île principale en s’emparant d’un otage. C’était peut-être ce dernier point qui avait motivé la hiérarchie à la mettre sur le dossier. La Rose rouge était très attachée à la protection de la population. Savoir qu’une pauvre âme était probablement terrorisée à cet instant, à la merci d’un fou furieux, cela la rendait folle de rage. C’était un acte lâche. La jônin pouvait passer des semaines dans la forêt hostile qui les attendait pour atteindre son objectif. Ce n’était pas un problème, elle serait obsédée par le besoin de sauver le captif. Ses supérieurs la connaissaient bien désormais, et ils savaient que ce genre de mission allait la toucher personnellement. La gladiatrice ne supportait pas qu’on s’en prenne aux plus vulnérables, à ceux qui n’ont pas la chance de manier le chakra notamment.
Peut-être était-ce aussi son récent séjour à Ue qui avait poussé sa candidature ? La kunoichi revenait tout juste de plusieurs jours passés en solitaire sur cette terre sauvage. Après son passage à l’hôpital, elle avait ressenti le besoin de s’isoler, de se recentrer sur elle-même et surtout de prendre un énorme bol d’air frais. Quoi de mieux qu’un stage de survie pour cela. Aru’ avait donc pris connaissance du terrain, de la faune et de la flore qui occupaient sur l’île. Son savoir pouvait être mis à profit pour traquer sa cible.

Ce qui rendait heureuse la gladiatrice, c’est justement qu’on l’avait mise en duo avec une experte de la traque pour cette mission. Et pas n’importe laquelle. Depuis son retour à Kiri, elle avait entendu son nom lors de plusieurs conversations vantant ses exploits. Celle que l’on surnommait la Tigresse blanche, Yasei Reikan, devait arriver d’un moment à l’autre pour embarquer sur le bâteau près duquel Aru’ attendait. De ce qu’elle savait des Yasei, ce clan avait pour point commun la transformation animale. Or, la particularité de l’animal pouvait donner des capacités différentes à chaque shinobi. Quant à Reikan, Arukisa supposa qu’une tigresse était probablement adepte des rôles de chasseuse ou de pisteuse.
Jamais elle n’avait eu l’occasion de collaborer avec elle, ni même de lui parler. Elle l’avait timidement croisée lors de la réunion des examinateurs chûnins et des rassemblements avec Saji-sama, mais c’était son seul contact avec elle. De ces brèves entrevues, la Rose rouge ne se souvenait que de son physique hypnotisant. A chaque fois, elle n’avait pu décoller son regard de sa beauté étincelante. Cette fois, il fallait assurer, la gladiatrice voulait faire bonne impression. D’autant plus qu’après des années de doute, elle se sentait de plus en plus à l’aise dans son costume de jônin.

Son éternel chaperon rouge bien attaché sur ses épaules, les cheveux virevoltant au rythme de la brise marine, Arukisa discutait tranquillement avec un marin en attendant l’arrivée de sa coéquipière.

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Yasei Reikan
Yasei ReikanEn ligne

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Ven 6 Nov 2020 - 22:17
➜ Été de l'An 204, Port Naragasa[invisibleçedit]

Son entière existence, Yasei Reikan la parcourait à entretenir cette flamme de dévouement pour ce qu'elle considérait être juste et bon, pour in fine embrasser un avenir de paix. Et toutes ces années durant, jetée sur le chemin de la souffrance au nom du progrès, elle avait pu permettre à son corps et ses capacités de suivre ses ambitions les plus dévorantes. Beaucoup aimaient se prélasser et prendre du bon temps ; mais pas notre Tigresse blanche, qui avait quelque part été élevée par le couple de la cruauté et de l'indifférence. Lutter pour ce en quoi elle croyait, envers et contre tout, c'était ce qui l'animait de ses os jusqu'au bout de sa crinière de jais, de ses ongles parfois rendus griffes. Si bien que les sacripants de l'Archipel paradisiaque en devenir peinaient à ne pas trembler à l'entente de ses titres, qu'elle avait obtenu à la chaîne depuis son arrivée à la Cité Brumeuse. Au cœur du Pays de l'Eau et même au-delà de ses vagues, sur les sentiers du monde, la féline s'était forgée un nom d'honneur qui implantait la crainte dans le cœur des corrompus et l'espoir dans celui des innocents, un nom qui allait de pair avec ce squelette de légitimes principes et valeurs autour duquel elle avait grandi au fil du temps.

Par son potentiel dans la traque, rien ne demeurait inatteignable pour l'Éclair de la Brume.

Et pour cause, ce fut tout naturellement que la tête-pensante de la Main de la Justice appela sur le coup l'un de ses piliers, secrètement membre du Shiden. Sur les pavés de ces quartiers marins, la cheffe du clan Yasei descendit l'une des artères mercantiles de Kiri la Grande sans hâte, le temps de faire part à ses camarades de la Kenpei des tâches à effectuer en son absence entre les îles sœurs de celle du Brouillard. En route, beaucoup saluèrent l'Héroïne de l'Eau, dont la crinière de jais parsemées de parures et les épaulières de lions dorées ne passaient pas inaperçues. Mais si tous semblaient la tenir en respect comme une noble créature, Reikan leur renvoyait à chaque fois le poids de son humilité. Car elle ne prenait pas autrui de haut, à l'exception de ceux qui voulaient rendre ce monde plus mauvais, la Yasei aux éphélides avait su se faire apprécier parmi les enfants de son village d'accueil. Mais c'était également parce que la population de la Brume contemplait en elle une lueur d'espoir, qui avait su briller même dans les temps les plus sombres engendrés par les dernières catastrophes.

Ses pas résonnèrent sur le ponton de chêne qui allait la mener jusqu'à l'embarcation, alors que la mélodie née de ses boucles d'oreilles griffues alerta le plus costaud des hommes de l'équipage – et qui, rien qu'à son apparence, traduisait sa qualité de capitaine de navire. Son mouvement de pivot vers la féline entraîna d'ailleurs celui de ses marins, au moment où elle s'arrêtait à côté de sa sœur d'armes. Malgré l'air austère qui peignait ses traits, une sérénité toujours plus grandissante dansait autour de l'enfant des Bêtes qui se permit de lever sa dextre pour proposer une poignée de mains à sa coéquipière de mission, porteuse du même bandeau qu'elle.

Seizan:
 

« C'est elle, la fameuse?
Yasei Reikan, Jōnin de la Brume. Ravie de faire ta connaissance au détour de cette mission. Montons, avant qu'ils ne s'impatientent du départ. »

Gorgée d'assurance, la bellissime féline à la peau dorée par le soleil du Désert grimpa les escaliers de fortune avec aisance et rejoignit le vaisseau des mers. Dès lors, les hommes et les femmes au travail sur cette bâtisse maritime s'attelèrent à la préparation du départ des côtes de notre île-mère. Sitôt, elle se présenta sans appréhension ni a priori devant le colosse qui la dépassait de plusieurs têtes, les bras bercés près du long de son corps par la gravité. D'un calme à toute épreuve, Reikan laissa le gaillard à la fois curieux et défiant l'observer sans gêne de la tête aux pieds, au même titre que son associée du jour.

« C'est ainsi que pour chasser cette pourriture, que nul n'a su attraper jusqu'à lors, Kiri la Grande nous envoya deux femmes. Le Nanadaime serait-il tombé sur la tête? Ne reconnaît-il donc pas la valeur de mon équipage, l'équipage de Seizan?
Partons pour l'île d'Ue, dès maintenant. Nous pourrons discuter sur les détails de la mission en cours de navigation.
...
Ou bien préfériez-vous que l'on ne lui offre plus de temps encore pour s'échapper loin de nos vagues, capitaine?
...Hmpf. Vous avez entendu?! Levez les voiles! »

La montagne humaine tourna les talons la seconde qui suivit sa sèche annonce sur le pont, devant une guerrière restée de marbre contre ses remarques. La meneuse des métamorphes avait beau rendre Kiri fière de ses prouesses, une poignée de réfractaires s'interdisaient de porter éloges sans constater de leurs propres yeux. Mais le capitaine Seizan, qui faisait partie de ces séditieux, n'était pas un seul instant conscient de ce qu'elle lui promettait.

Que l'île d'Ue se tienne prête pour accueillir Yasei Reikan.

*Seizan (青山, litt: montagne bleue-verte)

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Gozan Arukisa
Gozan ArukisaEn ligne

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Sam 7 Nov 2020 - 23:00
- Gozan Arukisa, Zônin...hmm... Jônin de la Brume également, j’ai hâte de collaborer avec toi. Dit-elle en serrant discrètement le poing devant son balbutiement, un peu agacée de perdre ses moyens devant le charisme de la féline.

La Rose rouge la regarda passer devant elle et monter sur l’embarcation telle une reine rejoignant son carrosse. Absolument tous ses faits et gestes dégageaient une confiance déconcertante. Aru’ lui emboîta le pas et grimpa à son tour sur le navire, prête à braver les flots. Avec ses nombreux voyages, la jônin avait l’habitude de naviguer, elle appréciait même plutôt ça. D’ailleurs, c’était dans ses projets farfelus de s’acheter son propre vaisseau un jour pour partir à l’aventure, mais ce serait évidemment après avoir réussi une brillante carrière de shinobi et rétablit la paix dans le monde. Autant dire que c’était peu plausible que cela aboutisse.

La kunoichi salua le capitaine en arrivant sur le pont. Malgré ses propos tendancieux, elle fit mine de ne rien entendre et laissa Reikan gérer la situation. La tigresse avait du répondant. Visiblement, c’était un matelot à l’ancienne comme on en trouvait presque plus. Arrogant et ne jurant que par la force physique, il n’avait pas l’air si fringuant que ses paroles l’annonçaient puisqu’il s’exécuta sans attendre lorsqu’on lui demande de lever les voiles. La gladiatrice ne put s’empêcher d’avoir un petit rictus en le voyant partir marmonner dans sa barbe comme un enfant qui boude. Visiblement, c’était un ours mal éduqué, mais il n’avait pas l’air si sauvage que ça.

Après quelques manoeuvres bien ficelées, le submersible mit le cap vers Ue. Le voyage prenait un peu de temps étant donné que l’île se trouvait à l’opposé de Kiri, vers le sud. Le ciel était dégagé et aucun nuage à l’horizon ne menaçait leur progression. Accompagné par le chant des mouettes, un léger vent favorable bombait les voiles blanches du vaisseau. L’odeur agréable de l’eau salée venait titiller les narines de la jônin, tandis que ses mèches dansaient avec les embruns. Le bougre se tenait fièrement à la barre, menant ses hommes avec aplomb. Habituellement, Arukisa se plaisait à échanger avec les marins voir à leur proposer son aide pour la navigation mais vu l’ambiance, elle jugea bon de commencer peut-être à échanger avec son équipière. Après quelques minutes à ses cotés, elle se sentait plus à l’aise. Ainsi, elle s’approcha d’elle pour l’entretenir sur les préparatifs de leur mission. Les bras posées sur la bastingage, les yeux tournés vers les flots, elle interpella la tigresse.

- Reikan-san, je ne sais pas si vous connaissez bien l’île d’Ue mais j’y ai passé plusieurs jours récemment. C’est un endroit très hostile, j’imagine que ce n’est pas par hasard que l’homme qu’on cherche s’est rendu là-bas. Aucun individu qui ne connaît bien pas les lieux n'oserait s’y aventurer sans préparation. Je pense qu’il nous attend de pied ferme.

En effet, s’il n’avait pas pris le soin d’étudier le plan de son échappatoire, il était fort probable que le meurtrier soit déjà mort à cet instant. Que ce soit par la faune ou la flore, il y avait des dizaines de façon de trouver une fin précipitée sur cette terre. Et quand la nature était généreuse, celle-ci était brève et sans douleur. Or, mourir d’empoisonnement, des griffes d’un prédateur ou d’une maladie contractée par la piqûre d’un insecte pouvaient mener à une longue agonie.
Arukisa tourna son visage vers son interlocutrice.

- Ma question va peut-être te paraître étrange mais… tu as déjà traqué quelqu’un ? Je ne parle pas de mener une enquête en récoltant des informations grâce à des discussions. Je te parle d’une vraie traque en milieu sauvage, comme le ferait un animal cherchant sa proie. Enfin, j’imagine que tu sais mieux que tout le monde ce qu’un prédateur peut ressentir. Termina-t-elle en souriant.

Ces derniers mots pouvaient sembler maladroit, peut-être même insultant pour Reikan qui était avant tout un être humain avant d’être une hybride. Cependant, il n’y avait aucune animosité dans les paroles d’Arukisa, simplement de la curiosité.

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Yasei Reikan
Yasei ReikanEn ligne

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Lun 9 Nov 2020 - 15:53
Au-delà de la sécurité de cette Cité Brumeuse, Yasei Reikan aimait profondément voyager. Très tôt, elle avait été mise sur les sentiers du Yuukan par ses proches, aux côtés de son frère le courage et de sa sœur la débrouillardise. De nature curieuse mais censée, l'enfant des Bêtes avait toujours eu ce besoin d'explorer, d'apprendre d'autrui et du monde qui était le sien, même de ses imperfections. Qui plus est, son enracinement aux coutumes claniques des changeurs de peau et la bestialité qui tamponnait ses veines à chaque instant avaient rendu plus solide encore son lien avec la nature. Et malgré la dangerosité qu'elle incarnait à travers la faune et la flore sur l'île d'Ue aux yeux de tous les combattants de l'Archipel de l'Eau, la féline ne pouvait s'empêcher de sentir l'impatience monter en son sein ; elle qui avait vu et parcouru bien des paysages, les arides et assassines ergs du Pays du Vent en premier, voulait voir de quoi était fait ces terres encore jamais foulées par ses pattes. L'Éclair de la Brume, si elle pouvait coupler cette envie dévorante de vagabonder à ces obligations qui pesaient sur ses épaulières de lions dorées, n'en était pas moins comblée.[invisible_edit]

Appuyée des coudes sur la forte rambarde en chêne du vaisseau marin de Seizan, la crinière et les parures laissées à la merci des brises maritimes, la métamorphe du Tigre blanc laissa sa camarade l'approcher et écouta sa mise en garde à l'égard de ce havre de terreurs autochtones. Cette Jōnin, aussi calme pouvait-elle paraître, semblait détenir un nid d'informations qui tombait à pic auprès de celle qui allait se rendre en terres inconnues, malgré ses lourdes recherches avant le départ. Si une telle question avait pu paraître offensante au nez et à la barbe de n'importe quel autre Yasei, la Fille du Lion n'eut pas l'once d'une telle impression ; bien au contraire, Reikan appréciait celles et ceux qui assumaient autant qu'elle leur curiosité. Parce qu'en la dépassant, arrivait à portée de mains l'envol des absurdes barrières dressées entre les Hommes, séparés par des clans, des bandeaux et même parfois, des statuts. La Fille du Vent avait beau être la meneuse des métamorphes, elle ne s'était jamais estimée plus au-dessus de quiconque.

Combien de temps avait-elle passé déjà enfant, à souffrir à l'effort afin de devenir la plus puissante des siens? Combien de chasses avaient-elle affronté pour subsister sur les chemins de l'itinérance, dès son adolescence? La Tigresse blanche ne les comptait plus, au même titre que la montagne de ahans employés dans sa course au progrès. La traque, c'était là l'un de ses plus grands domaines de prédilection grâce à son flair hors-pair de Tigre blanc ; et aujourd'hui, il lui fallait le montrer pour retrouver la trace d'un autre bourreau de la population du pays et l'abattre.

« Pour subsister avant d'arriver dans les bras de Kiri la Grande, je n'ai pas vraiment eu d'autre choix que de me plier à mes instincts bestiaux. Pour autant, je n'ai jamais perçu cette facilité à chasser comme une barbante tâche. Le sable, l'herbe, la rocaille et la neige ont déjà pu assister à mes traques. Pour les tropicales forêts de l'île d'Ue, ce sera une première. Porter ce titre de Tigresse blanche pourra adoucir l'âpreté de cette mission pour moi, c'est vrai. Mais il m'est impossible de te cacher le fait que tu seras d'une grande utilité, pour avoir déjà parcouru cette jungle du Pays de l'Eau. En échange, je serai ton nez, tes yeux, tes oreilles. D'ailleurs, à ce sujet... »

Reikan détourna ses pupilles myosotis sur le côté, en infiltrant les fins doigts de sa dextre dans les pliures de sa veste de gradée. Elle en ressortit un avis missionnaire, le peu d'informations détenues par les hautes instances de la Brume à l'égard du criminel mais surtout, un portrait du civil qui a été enlevé par ses soins qu'elle ouvrit devant Arukisa.

Portrait de Burondi:
 

Enfant de Kiri, ses parents, pêcheurs de leur métier, avaient signalé sa disparition et les forces du village l'avaient vraisemblablement repérée près des traces du fuyard. Plus loin encore, dans le but d'aiguiser ses chances de réussir la mission, la méticuleuse changeforme avait décidé de se rendre à leur porte avant d'emprunter la route du Port Naragasa, pour demander une chose qui changerait la donne d'une telle traque et en devenir un accélérateur conséquent. Cette chose, remise en main propre par le père et la mère de la petite fille, la féline la ressortit de sa sacoche ninja accrochée à sa cuisse pour la montrer à sa coéquipière, avant de l'accrocher à la bandoulière de son sac à dos.

Doudou:
 

« Cette petite civile se nomme Burondi*. Par chance, j'ai pu récupérer un objet qui lui appartenait et qui pourra faciliter son pistage par l'odorat. Cette île aura beau détenir une forêt aussi dense qu'une fourmilière, je ne pourrais pas perdre sa trace une fois que nous aurons mis un pied sur les plages d'Ue. Du moins, pas tant que ces nuages retiendront leur maudite pluie... »

Et il valait mieux pour elles que l'équipage se dépêche d'aborder les côtes d'Ue car d'ores et déjà, le ciel s'était teinté d'une sombre et menaçante teinte orageuse depuis leur départ de l'île-mère.

*Burondi (ブロンディ, litt: Blondie)

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Gozan Arukisa
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Mer 11 Nov 2020 - 22:30
L’expérience de Reikan semblait immense au vu de son jeune âge. Aru' ne connaissait rien de son histoire mais son intuition la mena à penser que celle-ci cachait un lourd passé. C’était d’ailleurs le lot de nombreux shinobis qui ont fondé Kiri. Perdu au milieu des eaux profondes, l’archipel de Mizu avait su accueillir toutes les âmes errantes, les aventuriers égarés et les refoulés en quête d’une patrie. C’est aussi cela qui faisait la force du village brumeux. Bâti par trois clans n’ayant à l’origine rien en commun, ils ont su réunir leurs savoirs, coutumes et modes de vie pour faire de la cité maritime un refuge pour tous ceux qui ne trouvaient pas leur place dans le Yuukan continental. C’est ce mélange des cultures et une identité désormais commune qui menèrent aujourd’hui la métamorphe et la gladiatrice à devoir coopérer pour protéger une terre dont à l’origine elles ne faisaient pas parties.

Lorsque la Tigresse blanche montra le portrait du civil pris en otage, elle eut un léger pincement au coeur. Ce criminel était de ceux qu’elle haïssait le plus. La catégorie des lâches qui s’en prenaient aux êtres les plus démunis et les plus faibles : les enfants. Déjà sensible aux affaires concernant la population, Arukisa fit la moue en voyant le visage enfantin. Cet homme était vraiment une ordure.

- Comment peut-on être aussi désespéré au point de s’en prendre à un enfant…. Soit on a affaire à un geste de panique, soit on aura en face de nous une personne cruelle et dégénérée qui n’a aucune empathie. Dans les deux cas, j’espère que nous arriverons à temps. Elle doit être terrifiée. Dit-elle sur ton de dépit.

La peluche que Reikan possédait était déjà un bon début de piste. L’odorat de la jolie brune était probablement leur meilleur outil pour le traquer au milieu de cette dangereuse jungle. Néanmoins, la gladiatrice savait qu’il se pourrait que ce ne soit suffisant. D’autres fortes odeurs pouvaient perturber les sens de la féline, un passage dans une rivière pouvait aussi brouiller les pistes ou tout simplement une météo défavorable comme elle l’avait mentionnée.

La fin du voyage fut paisible. Une masse de nuages menaçants planaient au-dessus de l’île et ne présageaient rien de bon pour la suite. Le temps était lourd, électrique. A tout moment, on sentait qu’une trombe d’eau pouvait ruiner leur plan et ralentir considérablement leur progression. Quand ils arrivèrent, Aru’ sauta du pont sur un petit quai aménagé pour les quelques vaisseaux qui s’approchaient de cette terre sauvage. Habituellement, Ue servait de camp d’entraînement pour les shinobis voulant s’exercer dans des conditions extrêmes. Récemment, c’est une des épreuves de l’examen international de la Brume qui s’était déroulé ici. Autant dire que ce n’était pas tous les jours qu’une embarcation accostait.

- Attendez notre retour ici. Lança la Rose rouge. Et ne vous avisez pas de quitter les lieux sans nous. Poursuivit-elle en lançant un regard noir au capitaine.

Après s’être fait malmené par Reikan, la possibilité d’une fuite due à son mauvais caractère était à prévoir. Cela se voyait qu’il n’aimait pas se faire donner des ordres par une femme.

La kunoichi s’arrêta quelques secondes pour admirer une nouvelle fois la flore du paysage inapprivoisé qui se tenait devant ses yeux. C’était il y a à peine quelques semaines qu’elle l’avait quitté mais elle ne se lassait pas de ce spectacle naturel. La forêt primaire s’étendait sur les flancs de montagne comme une protection pour tous les êtres vivants qu’elle contenait. De sa position, on entendait déjà la cacophonie continuelle qui allait les accompagner pendant leur mission. C’était un concert de chants d’oiseaux, d’insectes bourdonnants, de singes hurleurs et de sifflements reptiliens.
Quelques secondes d’analyse du terrain et de remémoration de son étude du terrain suffirent à Arukisa pour dresser un court bilan de la situation avant de débuter l’excursion.

- Au niveau des montagnes, il y a plusieurs grottes permettant d’établir un camp à l’abri de la plupart de la faune et des dangers nocturnes. J’imagine que s’il est prudent, il a dû s’installer dans cette zone. La plupart des prédateurs sont dans la plaine. Elle montra du doigt un endroit dans la forêt. Je me rappelle qu’il y a plusieurs cours d’eau qui parcourent l’île, de différentes tailles, c’est possible qu’il ait brouillé sa piste en passant dedans. En tout cas, c’est ce que j’aurai fait. Dit-elle convaincue. En tout cas, parcourir cet endroit avec un enfant, ça n’a pas dû être simple. Il n’a pas dû avancer très vite.

Son discours restait optimiste. Au fond d’elle, elle craignait que les deux soient déjà morts. Avec tous les dangers que comprenait ce lieu, leur survie serait un miracle.

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Ven 13 Nov 2020 - 18:03
Descendue du pont de fortune aménagé en vitesse par les marins de l'Eau, Yasei Reikan adressa discrètement un regard examinateur, presque curieux, à son acolyte du jour. Cette façon sincère et dénuée de tout filtre qu'elle avait de réagir, face au minois bordé d'innocence de la petite gamine et dans sa mise en garde auprès de Seizan, avait titillé l'intérêt de la féline qui voyait déjà le semblant d'une lueur de bonté en son cœur. Tout comme elle, la Rose rouge menait une lutte à bras-le-corps avec une criminalité intestine toujours plus coriace entre les vagues de l'Archipel et elle haïssait au plus haut point les atteintes à toute forme d'innocence, cachettes de nombreux vices chez le genre humain. Cette colère envers tout ce mal qu'elle souhaitait anéantir, Reikan s'en servait pour trouver de meilleurs moyens de l'abattre. Mais nul n'était capable de prétendre à un combat contre de tels affres sans avoir de solides épaules, aussi fines et élégantes pouvaient paraître celles de la Fille du Vent sous sa forme humaine. Qu'en était-il des épaules de cette Gozan Arukisa, alors? Était-elle à l'image de sa prédatrice coéquipière, une combattante forte et butée, qui avait cette folle tendance à ne jamais lâcher prise avant d'avoir atteint son but?

Ses pupilles céruléennes se détachèrent de sa silhouette chaperonnée pour mieux contempler une flore aux ombres menaçantes, des monts à la grandeur stupéfiante. Ce tintamarre des animaux de l'île, auquel la féline est plus sensible que quiconque, s'était mis à tourmenter ses oreilles ; mais les remarques et les conseils avisés de sa consœur de la Brume s'empressèrent de les apaiser et de rasseoir sa tranquillité intérieure. Au-delà d'appréhender cette jungle inconnue, la Tigresse blanche sentit cette boule d'impatience grossir en son sein, celle de remonter la piste de la kidnappée et de satisfaire la responsabilité qui lui avait été donnée. Le dos tourné à l'équipage de Seizan, inquiet et resté sur le pont de son vaisseau marin, la Yasei réquisitionna la peluche accrochée à l'une de ses lanières afin d'humer le parfum et la senteur de Burondi, qui avait investi toutes les coutures de son meilleur ami d'enfance ; ce bon cher doudou. Son odorat fut vite gangréné par l'odeur corporelle de l'enfant, au point que perdre sa trace relèverait désormais presque de l'impossible. Après avoir jeté un autre coup d'œil au ciel contrarié, Reikan se sentit prête à démarrer la traque.

technique utilisée:
 

La tête tournée sur le côté, elle adressa un regard au navire puis fixa Arukisa.

« Il faut mieux ne pas partir sous la précipitation, mais je préfère te prévenir. Une fois que j'aurai repéré son odeur, tâche de ne pas perdre ma trace. »

Ses mots demeuraient marbrés, au détour de sa voix cristalline ; toutefois, son regard trahissait sa tolérance envers autrui, sa bienveillance. L'Héroïne de l'Eau prit la tête de l'avancée, marchant à un rythme accéléré sans trop se presser afin de s'imprégner de son environnement qui mutait au fil de ses pas. Des lianes épaisses avaient envahi les troncs par ondoyance, enfantant enchevêtrement et myriade où il était devenu une épreuve de distinguer les formes des couleurs et textures ; tout se superposait, se brouillait contre les tons d'un jade sauvagement déroutant, patibulaire. Un remugle tenace frappait sans cesse le sens olfactif de la changeforme ; pourtant, elle continuait d'avancer, en cet endroit devenu d'un sombre humide où l'air ne semblait plus circuler, où la lumière des cieux était chassée par l'ombre de la forêt. Reikan s'attarda sur son ouïe, malmenée par des essaims de ces bestioles vrombissantes qui hululaient dans les tympans et provoquaient la panique chez les bestiaux. Mais son nez la rappela à l'ordre, lorsqu'elle perçut une invisible émanation de Burondi. Elle y repassa à deux fois, afin de s'assurer que cette odeur était bel et bien liée à la peluche.

Et après un signe de la main en arrière pour prévenir Arukisa, Reikan se mit à courir, parfois bondir, pour remonter la trace le plus vite possible avant qu'une averse ne vienne fâcher son odorat.

Le tonnerre gronda, au-dessus de l'île d'Ue ; le temps leur était compté. Voilà pourquoi l'enfant des Bêtes pressa le pas, manquant de disparaître à la vue de sa camarade en un barrage de cils si elle ne prenait pas le rythme de sa course effrénée à travers feuillages et marais. La vie civilisée saluait de très loin celles qui avait eu l'audace de s'aventurer chez sa sœur plus hostile, plus indomptable qu'elle. Les minutes défilaient mais cet inhospitalier paysage demeurait sensiblement le même ; et là, Reikan décida de ralentir la cadence, jusqu'à s'arrêter agilement près du ruisseau jonchant leur chemin. Au pied des montagnes et à quelques mètres de la fameuse plaine, Raion no Musume* analysa le lit de la rivière pour repérer un endroit où le fuyard aurait pu passer. Si la nature retenait les averses dans son océan de nuages cendrés, elle venait de mettre une bien belle embûche par le sol au don de traque de la féline. Mais un malheur n'arrivait jamais seul puisque déjà, une armée de gros yeux rouges semblait clignoter derrière elles, parmi la pénombre de la forêt...

Raion no Musume (獅子の娘, litt: Fille du Lion)

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Gozan Arukisa
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Dim 15 Nov 2020 - 17:06
La mise en garde de la féline déclencha un rictus incontrôlable chez Arukisa, comme si elle n’avait pas besoin de sa recommandation. La jeune kunoichi se considérait assez vive et agile pour suivre n’importe qui, même dans la densité de la forêt qui les attendait. Était-ce une pointe de suffisance ? Possible. Elle n’était pas vaniteuse mais si elle avait une qualité dont elle ne doutait pas, c’était sa rapidité.

A travers les feuillages, la traque commença. Aucun chemin n’était tracé dans cette masse végétale, elle était incapable de savoir si elle reprenait le même sentier que précédemmant. Elle se contentait de suivre de près Reikan qui, guidée par son odorat exceptionnel, semblait déjà être sur une piste. Le système olfactif de la gladiatrice était tout ce qu’il y avait de plus commun pour un humain, par conséquent elle sentait seulement une profusion d’odeurs florales. La senteur de l’humidité commençait également à se ressentir, le ciel menaçait de son courroux le duo. Ce biotope splendide qui les entourait captivait les yeux de la gladiatrice. Tant bien que mal, elle essayait de rester au pas mais son regard se perdait entre les fougères, les orchidées, les lianes, les mousses et les arbres gigantesques. L’ouïe de la Tigresse blanche était aussi certainement mise à contribution. Le fond sonore dicté par les chants d’oiseaux multicolores était parfois accompagné par des cris bestiaux et menaçants. A chacun d’eux, la Rose rouge observait rigoureusement les alentours afin de ne pas être surprise par le danger.
Soudain, Reikan accéléra sa marche de façon inattendue. Un simple signe de la main indiqua à Aru’ de ne pas se laisser distancer. Elle ne sut pas si c’était une piste plus marquée ou simplement l’orage imminent qui la fit s’empresser, mais la Gozan embarqua dans sa folle ruée. Sa course effrénée semblait presque aléatoire tant la trajectoire était incomprise par Arukisa. Cependant, c’était elle la pisteuse et elle devait apprendre. Pas essoufflée mais néanmoins déboussolée par ce rush, elle reprit sa respiration lorsqu’elles s’arrêtèrent près d’un ruisseau.

- Pffiou, t’as une sacrée endurance dis donc. Admit-elle.

Or, cette pause n’était pas volontaire. Aru’ comprit la raison de cet arrêt devant ce cours d’eau. Malheureusement, elle n’eut pas le temps de trouver une autre piste que plusieurs grognements se firent entendre dans leur dos.
A l’orée de la forêt, perchés sur les branches, des yeux rouges semblant sortir d’un monde cauchemardesque les scrutaient. Sortant de la pénombre en même temps, un groupe de babouin semblait vouloir expulser les deux kirijins de leur territoire. Cette règle primitive était inévitable. Chaque animal défendait son espace sous peine d’être expulsé. Même si les shinobis n’étaient que de passage, elles restaient une menace pour ces animaux. Les crocs tranchants des singes dépassaient allègrement de leur bouche, laissant présager une blessure mortelle à quiconque en subissait la morsure. Mené par l’un d’eux qui commença à les approcher, probablement le mâle alpha, le groupe s’avança.

Spoiler:
 

- Couuuuuurs ! Hurla Arukisa en prenant ses jambes à son cou.

La fuite était la seule solution. Hors de question d’affronter une trentaine de singes déchaînés dans leur milieu naturel. Malgré leur puissance, le nombre d’ennemis risquaient de les étouffer rapidement. Ces bêtes étaient plus robustes qu’elles n’y paraissaient. D’autant plus qu’un animal blessé et se sentant acculé pouvait être encore plus dangereux. Non, il fallait seulement quitter leur territoire au plus vite. A grandes enjambées, la kunoichi traversa le ruisseau et s’enfonça de nouveau dans la jungle luxuriante. Elle décida de prendre de la hauteur en sautant de branche en branche. Le risque de se faire rattraper et attaquer par le haut était moins probable. De plus, le sol était truffé de lianes et de reptiles qui auraient pu ralentir leur dérobade. A mesure qu’elle progressait, les cris furieux des singes grandissaient. Agilement, ils se déplaçaient dans les cimes et disparaissaient par instant avant de réapparaître plus près. Arukisa jetait parfois de rapides coups d'œil vers l’arrière pour tenter de trouver une solution pour les ralentir. Dans le même temps, elle essayait de ne pas perdre Reikan de vue pour ne pas qu’elles se retrouvent séparées.

La Rose rouge détacha Mikazuki de son dos et tira une volée de balles vers l’arrière. Elle visa des branches peu solides afin de d’essayer de faire tomber quelques-uns de leurs poursuivants. Sa tentative fit mouche et deux d’entre eux chutèrent en poussant des cris de rage. Seulement, son geste paraissait presque futile au vu du nombre de babouins qui les chassaient encore. Loin de se décourager, le restant des troupes continuaient de hurler sur leurs proies.
Soudain, elle sentit quelque chose venir frapper sa tête. Elle encaissa la douleur sans rien dire mais un second projectile vint taper son dos. Elle tourna sa tête prestement et vit un des macaques lui balancer un caillou en plein dans le visage. La gladiatrice mit son arme en opposition afin de détourner le tir.



Tandis que les lancers commençaient à se multiplier et qu’il devenait impossible de tous les contrer, une porte de sortie sembla se dessiner pour les kirijins. La densité des végétaux semblait diminuer, indiquant un changement de terrain. Un ravin de plusieurs mètres, traversé par un pont suspendu se profilait à l’horizon. A travers les feuillages, on le distinguait à peine, mais si elles arrivaient à l’atteindre, elles pourraient peut-être échapper à la horde qui les harcelait.

- Là-bas Reikan ! Indiqua la gladiatrice en montrant le pont du doigt.

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"Un autre jour, une autre aventure !"

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Dim 22 Nov 2020 - 17:27
Les paroles de Yasei Reikan restaient toujours dotées d'un intérêt, loin de brasser de l'air après une éventuelle mise en garde. Ce petit détail, Arukisa aurait mieux fait de vite le retenir si elle ne voulait pas se retrouver à la traîne dans la mission. Fort heureusement pour elle, ce fut le cas ; toutefois, les ennuis de la flore et de la faune de l'île d'Ue, imprévisibles à en mourir, n'allaient pas tarder à se présenter à elles sous leurs plus sauvages atours. Car déjà, au creux du manteau d'obscurité de la jungle, s'était dressé un voile de regards aussi intrépides que menaçants qui n'avaient d'yeux que pour ces humaines. Elles qui sillonnaient leurs terres en long et en long à la chasse d'un criminel, ne restaient finalement que des intrus. Mais ils étaient à mille lieues de se douter que derrière cette crinière de jais se cachait parfois des crocs et des griffes aiguisés, comme ils n'en avaient jamais vu. Sous le feu des projecteurs – plutôt toutes ces prunelles grenates, la changeforme se redressa d'une lenteur guidée par la confiance et se retourna à moitié afin de guetter ses arrières et jongler de ses perles céruléennes entre les silhouettes babouines. Et alors qu'elle s'apprêtait à hérisser son poil pour répondre à la provocation de la nature, Reikan fut stoppée dans son intention...

...au moment même où sa coéquipière sonna le glas de la fuite.

Rendue perplexe pendant une fraction de seconde, l'Héroïne de l'Eau fut contrainte d'aller dans le sens du courant de sa camarade pour ne pas risquer de la perdre dans un tel labyrinthe de lianes et de marécages, où un océan de dangers régnait en maître. Tourner le dos à ses ennemis ; c'était là une vraie tache à cette allégeance faite à la vaillance, une chose que la bestiale détestait faire. À moins que cela puisse leur faire gagner du temps, dans l'optique de mieux riposter. En se dérobant stratégiquement face à l'adversité, la course-poursuite se déclencha à travers les tapis de fougères et les tableaux de ramures emprisonnées malgré elles par le lichen. Afin d'optimiser les chances de perturber leurs assaillants, la Yasei à la peau dorée par le soleil emprunta de son gré un sentier de terre, sous chacune des positions arboricoles foulées par sa consœur. Démarrant au même rythme qu'Arukiza dans les arbres, elle se fraya une course sur les racines et laissa défiler sur les côtés les images de ce labyrinthe végétal, terrain d'affrontement de bien des espèces. Toutefois, le sol ne lui autoriserait pas le luxe de le piétiner sans risques. Très vite, les premières embûches telluriques se firent ressentir ; Reikan prit un léger retard en chemin en cherchant à passer outre la maudite vase terrestre et la densité des arbres. Mais au loin, elle entendit la voix de la gladiatrice et l'aperçut au bout lumineux de ce tunnel farouche et indompté.

À la vue du pont à cordes, Reikan décida de ralentir un tantinet sa course et d'avertir Arukisa.

« Emprunte-le avant qu'ils n'essaient de le réduire en miettes! »

D'ores et déjà aux talons de la Rose rouge, des babouins entendaient grouiller afin de s'en prendre aux cordes. Elles avaient beau paraître particulièrement chiantes et limitées, ces bestioles restaient des primates doués d'une certaine forme d'intelligence qui pouvaient être redoutables à tout instant du fait de leur surnombre. Mais même dans les bras de ce territoire inconnu, Reikan restait toujours la prédatrice, et non une proie. Encore une nouvelle occasion de le démontrer, alors. Menacée par les hurlements des singes, la féline accorda un regard à la manieuse de lame pour s'assurer qu'elle empruntait bel et bien le passage avant que les cordages ne cèdent. À mi-chemin du passage au-dessus du vide, Arukisa put sentir la solidité du pont se fléchir sous le poids de la gravité. Aussitôt, la métamorphe engrena la vitesse supérieure. Le meneur des simiens voulut se jeter sur elle ; mais ce fut sans compter sur la capacité de la Tigresse blanche à le recevoir, qu'elle laissa libre court à sa bestialité afin de transformer son bras gauche en une véritable patte de félin, capable de retenir aisément l'assaut frontal de son poursuivant. Aussitôt, elle se précipita pour effectuer une rotation sur elle-même et venir faucher les chevilles du singe, qui ne vit même pas le tacle venir. Il effectua deux saltos arrières, avant de se ramasser contre une couverture de feuilles mortes, tandis que la changeforme fusait déjà à toute allure en direction des falaises pour se sortir de cette forêt. Alertés par l'état du chef, les babouins irréfléchis furent incapables de réagir avec dextérité ; au contraire, ils braillèrent sur la route de Reikan et s'élancèrent tous à la poursuite de celle qui s'approchait du précipice.

De celle qui sauta sans crainte au-dessus du vide pour rejoindre sa camarade qu'elle espérait être arrivée saine et sauve de l'autre côté, alors que le pont s'était affaissé.

Combien de singes tentèrent de la poursuivre au royaume des brises, entre ces deux falaises? Une bonne poignée d'imbéciles parmi eux. Car si la trajectoire de l'Éclair de la Brume avait déjà du mal à se rendre parfaite en raison de sa précipitation et de l'écart entre les parois, la nuée de babouins qui avait tenté de s'étirer depuis l'autre côté s'échoua ridiculement contre le pan de roche, les uns accrochés aux autres. Quant à la féline, celle-ci ne put correctement atterrir auprès de la gladiatrice ; disparue au bord du précipice, à quelques mètres de la chute, elle se servit de sa queue de Tigre blanc pour s'accrocher au roc de la montagne. Et après une seconde de silence, elle s'agrippa de sa dextre à même le rebord afin de le grimper et rejoindre Arukisa pour de bon. La Fille du Lion prit quelques instants avant de se redresser, une goutte de sueur sur sa tempe étant venue trahir son adrénaline. Après avoir repris son souffle, elle jeta un œil derrière leurs positions, où des singes galéraient à remonter de l'autre côté et d'autres les menaçaient par des cailloux voués à sombrer dans le torrent qui criait en contrebas.

« Nous devrions reprendre la route, avant qu-...
...Ma che bella. »

La Yasei aux éphélides tourna la tête, pour zieuter en direction de l'ombre qui s'était portée sur elle depuis les cimes des arbres. Un babouin doué de parole, au cul en forme d'organe des sentiments, chevauché par un... machin aux arcades si poilues qu'il n'en percevait presque plus rien. La féline chassa le perplexe qui voulut encore s'emparer d'elle, avant de se retourner à demi pour les avoir dans son champ de vision. Ceux-ci prirent brusquement les devants en sautant de leur arbre, s'en allant vers les deux jeunes femmes qui portaient les bandeaux de la Brume avec fierté. Toutefois, ces singes semblaient différents de tous ces autres ; plus curieux et moins agressifs, même si sur leurs gardes. Mais ce jour allait mettre en lumière une débilité légendaire ; pas sûr que celle-ci ne constitue pas un obstacle autant qu'une aide, dans cette mission.

Ahō:
 
Akaimo 1:
 
Akaimo 2:
 

« Mate-moi un peu ça, patato-sama.
Akaimo, triple buse.
C'est qu'elles sont pas si mal les p'tites dames. Mais t'as quel âge toi, pour porter encore un doudou en promenade? Et toi avec toutes tes ceintures, tu crèves pas de chaud? Ou peut-être bien que tu aimerais les pratiques un peu... »

Le petit lémurien sur l'épaule de son compagnon lui colla une violente gifle.

« T'ARRÊTES DE PENSER QUE PAR TON BICOU, HEIN! ON VA PASSER POUR DES COUILLONS PAR TA FAUTE!
AÏE!! Mais t'es devenu complètement fou, le vioc?!
Cesse de prendre toutes les demoiselles que tu croises pour des puterelles, veux-tu? Présente-nous, plutôt.
...Roh c'est bon j'rigolais, papy. Moi, c'est Ahō. Pas Ao, hein! A-HŌ! J'suis pas un décérébré qui veut tuer des gens, moi. Lui, c'est Akaimo. Enchantés, jolies créatures. Seriez-vous perdues, dans cette terrible jungle? »

...Pourvu que Yasei Reikan sache garder son calme, face à ces énergumènes.

résumé:
 

Ahō (阿呆, litt: Stupide)
Akaimo (紅いも, litt: Patate douce)

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Gozan Arukisa
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Mer 25 Nov 2020 - 1:29
Encouragée par la voix de sa coéquipière, Arukisa hâta sa course vers le pont suspendu. Elle avait beau accélérer sa foulée, l’étau simien semblait se resserrer sur elle tant l’agilité des babouins lui était supérieure sur leur terrain de prédilection. La gladiatrice ne cessait de jeter des coups d'œil à droite à gauche pour veiller à ne pas se faire prendre par les flans. Son souffle saccadé témoignait d’une fuite intense. Ses premiers pas sur les planches alertèrent la combattante qui sentit un craquement léger. Peu emprunté, la moisissure avait envahi le bois et les cordages s’effilaient. Pour ne rien arranger, la horde sauvage se jetait comme des morts de faim sur la pauvre construction qui ne pouvait certainement pas soutenir tous ces excités. Les plus courageux tentèrent de la poursuivre au-dessus du vide tandis que d’autres macaques s’empressaient de déchirer le peu de raccord qu’il restait pour faire chuter la kirijin. Pendant ce temps, Reikan semblait avoir un plan pour se sortir seule de ce guêpier et se démenait sur le bord de la falaise. Il était trop tard pour faire demi-tour, Arukisa devait lui faire confiance. A mi-chemin, alors que le pont céda sous le poids des singes, la Rose rouge appuya sur la détente de son arme afin de se propulser vers l’avant afin de rejoindre le bord du ravin. Elle roula sur quelques mètres en atterrissant sur le sol mais aucun de ses poursuivants n’avaient atteint son but. Les enragés chutèrent au fond du précipice en continuant de hurler sauvagement.
Arukisa se releva rapidement, essuyant la poussière sur son visage à l’aide de sa manche, et regarda si la métamorphe s’en sortait. Son sang ne fit qu’un tour lorsqu’elle ne la vit pas. Un peu paniquée, elle courut vers le précipice avant de voir les mains de Reikan s'agripper sur la falaise afin qu’elle se hisse auprès d’elle. Elle tenta de cacher son inquiétude en remettant sa capuche et rangeant son arme sur son dos. Une shinobi aussi expérimentée qu’elle ne pouvait tomber si facilement, c’était évident. La confiance était la base d’une bonne équipe.

A peine eurent-elle le temps de se remettre dans le sens de la marche qu’une scène plutôt improbable se déroula sous leurs yeux. Des nouveaux visages simiens s’avançaient vers elle, tout en se présentant. En effet, les deux singes parlaient, et très bien plus. Ce n’était pas une sorte de langage sauvage approximatif. Cependant, ce n’était pas tant la syntaxe parfaite qui étonna le plus Arukisa que le langage grossier de l’un d’eux. Elle était prête à lui balancer un coup de faux sur le crâne pour lui remettre les idées en place mais il s’excusa à demi-mot sous l’impulsion de son compagnon visiblement plus vénérable. La gladiatrice jeta un regard interrogateur à son binôme. Qu’est-ce que c’était que ce truc ? Elle s’attendait à affronter des félins affamés, des insectes géants ou même des plantes carnivores mais jamais elle n’aurait pensé faire une rencontre pareille.

- Nous ne sommes pas perdues. Répondit Aru’ en commençant à repartir.

Vu le spectacle affiché, elles n’avaient pas de temps à perdre avec eux. S’ils ne représentaient pas un danger, alors elles pouvaient continuer leur route.
Le dénommé Ahõ bondit pour se mettre en travers de son chemin. Bien accroché à son poil, son sage compagnon manqua de chuter.

- Vous n’allez pas partir si vite quand même. Pour une fois qu’on est en bonne compagnie si v’voyez ce que j’veux dire. Dit-il en haussant les sourcils d’un air maladroitement charmeur. Vous nous avez même pas dit où vous allez ?
Arukisa attrapa Mikazuki et la pointa vers les singes.
- Attendez, attendez. Tâchons de rester courtois. On ne souhaite que vous aider.
- Nous aider ? Répondit la kunoichi d’un air étonné.
- Et ouais, ma belle. Même qu’on sait pourquoi vous êtes là.
- Oh ? La jônin fit une mine faussement étonnée. Et pourquoi ? Dit-elle en penchant son visage vers lui.
- Le bruit court que deux humains sont arrivés dans la forêt il y a quelques jours. Ne serait-ce pas ce que vous cherchez ?

Arukisa se redressa instantanément. Il y avait peu de chance que tout cela soit un tissu de mensonges. Les visites de civils sur cette île étaient interdites. Elle jeta un regard navré à Reikan.

- Je crois qu’on ne va pas avoir le choix. C’est notre meilleure piste.

Les deux simiens se mirent à ricaner doucement, visiblement heureux de la suite des événements. La Rose rouge ne leur faisait pas confiance mais ils constituaient leur seule chance à cet instant.

- J’imagine que vos services ne sont pas gratuits, qu’est-ce que vous voulez en échange ?
Ahõ reluqua la féline de haut en bas avec un regard vicieux à peine dissimulé.
- J’ai bien une id… Akaimo lui balança une nouvelle gifle. Aïe, j’m’excuse. Dit-il en se cachant les yeux de ses mains tel un enfant honteux de s’être fait prendre la main dans le sac.
- Nous nous arrangerons d’une récompense une fois que nous vous aurons guidé, ne vous inquiétez pas. Veuillez nous suivre, mesdames.

Le vieux macaque et son destrier s’enfoncèrent dans la jungle, affichant le derrière imposant d’Ahõ. Arukisa s’attarda auprès de Reikan avant de les suivre. Elle s’approcha d’elle et lui glissa quelques mots tout bas.

- J’arrive pas à savoir s’ils sont juste stupides ou s’ils cachent quelque chose...

Spoiler:
 

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