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[Mission B] Traquer, piéger, tuer. (PV Yasei Reikan)

Gozan Arukisa
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Mer 4 Nov 2020 - 23:22
Traquer, piéger, tuer
Depuis plusieurs semaines, des brigades de shinobis de la Brume sont dépêchées sur les traces d'un criminel particulièrement fuyant. Celui-ci s'est rendu coupable de plusieurs meurtres, motivés vraisemblablement par l'intention de s'accaparer la fortune de ses victimes. Mais il a pour l'instant été impossible de lui mettre la main dessus: il a toujours trouvé un moyen d'échapper aux shinobis, et d'avoir une longueur d'avance sur eux.
Cette fois, cependant, la situation empire. On a perdu la trace du fuyard sur l'île d'Ue, après avoir appris qu'il s'était procuré une embarcation pour cette destination. Pire encore: il retiendrait un otage avec lui, comme garantie de sa sécurité si jamais les Kirijins venaient à le rattraper. Compte tenu des circonstances, il convient d'envoyer des personnes expertes dans les arts de la traque et de l'assassinat. Car il n'est plus question de laisser ce criminel en vie. Votre mission est donc simple: traquer, piéger, tuer. Le tout dans l'environnement le plus hostile qui soit dans l'archipel ...

Vous rendre sur l'île d'Ue
Traquer le criminel
Le piéger
Le tuer
Sauver son otage
Rentrer à Kiri et faire un rapport



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Si l’ordre de mission n’avait pas pour point de départ une série de meurtre, Arukisa serait probablement en train de sauter de joie à cet instant. Ses supérieurs l’avaient réquisitionnée pour partir en chasse sur Ue. D’après les informations données, un criminel s’y serait réfugié après avoir fui pendant plusieurs semaines les autorités locales. Pire encore, il avait réussi à quitter l’île principale en s’emparant d’un otage. C’était peut-être ce dernier point qui avait motivé la hiérarchie à la mettre sur le dossier. La Rose rouge était très attachée à la protection de la population. Savoir qu’une pauvre âme était probablement terrorisée à cet instant, à la merci d’un fou furieux, cela la rendait folle de rage. C’était un acte lâche. La jônin pouvait passer des semaines dans la forêt hostile qui les attendait pour atteindre son objectif. Ce n’était pas un problème, elle serait obsédée par le besoin de sauver le captif. Ses supérieurs la connaissaient bien désormais, et ils savaient que ce genre de mission allait la toucher personnellement. La gladiatrice ne supportait pas qu’on s’en prenne aux plus vulnérables, à ceux qui n’ont pas la chance de manier le chakra notamment.
Peut-être était-ce aussi son récent séjour à Ue qui avait poussé sa candidature ? La kunoichi revenait tout juste de plusieurs jours passés en solitaire sur cette terre sauvage. Après son passage à l’hôpital, elle avait ressenti le besoin de s’isoler, de se recentrer sur elle-même et surtout de prendre un énorme bol d’air frais. Quoi de mieux qu’un stage de survie pour cela. Aru’ avait donc pris connaissance du terrain, de la faune et de la flore qui occupaient sur l’île. Son savoir pouvait être mis à profit pour traquer sa cible.

Ce qui rendait heureuse la gladiatrice, c’est justement qu’on l’avait mise en duo avec une experte de la traque pour cette mission. Et pas n’importe laquelle. Depuis son retour à Kiri, elle avait entendu son nom lors de plusieurs conversations vantant ses exploits. Celle que l’on surnommait la Tigresse blanche, Yasei Reikan, devait arriver d’un moment à l’autre pour embarquer sur le bâteau près duquel Aru’ attendait. De ce qu’elle savait des Yasei, ce clan avait pour point commun la transformation animale. Or, la particularité de l’animal pouvait donner des capacités différentes à chaque shinobi. Quant à Reikan, Arukisa supposa qu’une tigresse était probablement adepte des rôles de chasseuse ou de pisteuse.
Jamais elle n’avait eu l’occasion de collaborer avec elle, ni même de lui parler. Elle l’avait timidement croisée lors de la réunion des examinateurs chûnins et des rassemblements avec Saji-sama, mais c’était son seul contact avec elle. De ces brèves entrevues, la Rose rouge ne se souvenait que de son physique hypnotisant. A chaque fois, elle n’avait pu décoller son regard de sa beauté étincelante. Cette fois, il fallait assurer, la gladiatrice voulait faire bonne impression. D’autant plus qu’après des années de doute, elle se sentait de plus en plus à l’aise dans son costume de jônin.

Son éternel chaperon rouge bien attaché sur ses épaules, les cheveux virevoltant au rythme de la brise marine, Arukisa discutait tranquillement avec un marin en attendant l’arrivée de sa coéquipière.

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Yasei Reikan
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Ven 6 Nov 2020 - 22:17
➜ Été de l'An 204, Port Naragasa[invisible_edit]

Son entière existence, Yasei Reikan la parcourait à entretenir cette flamme de dévouement pour ce qu'elle considérait être juste et bon, pour in fine embrasser un avenir de paix. Et toutes ces années durant, jetée sur le chemin de la souffrance au nom du progrès, elle avait pu permettre à son corps et ses capacités de suivre ses ambitions les plus dévorantes. Beaucoup aimaient se prélasser et prendre du bon temps ; mais pas notre Tigresse blanche, qui avait quelque part été élevée par le couple de la cruauté et de l'indifférence. Lutter pour ce en quoi elle croyait, envers et contre tout, c'était ce qui l'animait de ses os jusqu'au bout de sa crinière de jais, de ses ongles parfois rendus griffes. Si bien que les sacripants de l'Archipel paradisiaque en devenir peinaient à ne pas trembler à l'entente de ses titres, qu'elle avait obtenu à la chaîne depuis son arrivée à la Cité Brumeuse. Au cœur du Pays de l'Eau et même au-delà de ses vagues, sur les sentiers du monde, la féline s'était forgée un nom d'honneur qui implantait la crainte dans le cœur des corrompus et l'espoir dans celui des innocents, un nom qui allait de pair avec ce squelette de légitimes principes et valeurs autour duquel elle avait grandi au fil du temps.

Par son potentiel dans la traque, rien ne demeurait inatteignable pour l'Éclair de la Brume.

Et pour cause, ce fut tout naturellement que la tête-pensante de la Main de la Justice appela sur le coup l'un de ses piliers, secrètement membre du Shiden. Sur les pavés de ces quartiers marins, la cheffe du clan Yasei descendit l'une des artères mercantiles de Kiri la Grande sans hâte, le temps de faire part à ses camarades de la Kenpei des tâches à effectuer en son absence entre les îles sœurs de celle du Brouillard. En route, beaucoup saluèrent l'Héroïne de l'Eau, dont la crinière de jais parsemées de parures et les épaulières de lions dorées ne passaient pas inaperçues. Mais si tous semblaient la tenir en respect comme une noble créature, Reikan leur renvoyait à chaque fois le poids de son humilité. Car elle ne prenait pas autrui de haut, à l'exception de ceux qui voulaient rendre ce monde plus mauvais, la Yasei aux éphélides avait su se faire apprécier parmi les enfants de son village d'accueil. Mais c'était également parce que la population de la Brume contemplait en elle une lueur d'espoir, qui avait su briller même dans les temps les plus sombres engendrés par les dernières catastrophes.

Ses pas résonnèrent sur le ponton de chêne qui allait la mener jusqu'à l'embarcation, alors que la mélodie née de ses boucles d'oreilles griffues alerta le plus costaud des hommes de l'équipage – et qui, rien qu'à son apparence, traduisait sa qualité de capitaine de navire. Son mouvement de pivot vers la féline entraîna d'ailleurs celui de ses marins, au moment où elle s'arrêtait à côté de sa sœur d'armes. Malgré l'air austère qui peignait ses traits, une sérénité toujours plus grandissante dansait autour de l'enfant des Bêtes qui se permit de lever sa dextre pour proposer une poignée de mains à sa coéquipière de mission, porteuse du même bandeau qu'elle.

Seizan:
 

« C'est elle, la fameuse?
Yasei Reikan, Jōnin de la Brume. Ravie de faire ta connaissance au détour de cette mission. Montons, avant qu'ils ne s'impatientent du départ. »

Gorgée d'assurance, la bellissime féline à la peau dorée par le soleil du Désert grimpa les escaliers de fortune avec aisance et rejoignit le vaisseau des mers. Dès lors, les hommes et les femmes au travail sur cette bâtisse maritime s'attelèrent à la préparation du départ des côtes de notre île-mère. Sitôt, elle se présenta sans appréhension ni a priori devant le colosse qui la dépassait de plusieurs têtes, les bras bercés près du long de son corps par la gravité. D'un calme à toute épreuve, Reikan laissa le gaillard à la fois curieux et défiant l'observer sans gêne de la tête aux pieds, au même titre que son associée du jour.

« C'est ainsi que pour chasser cette pourriture, que nul n'a su attraper jusqu'à lors, Kiri la Grande nous envoya deux femmes. Le Nanadaime serait-il tombé sur la tête? Ne reconnaît-il donc pas la valeur de mon équipage, l'équipage de Seizan?
Partons pour l'île d'Ue, dès maintenant. Nous pourrons discuter sur les détails de la mission en cours de navigation.
...
Ou bien préfériez-vous que l'on ne lui offre plus de temps encore pour s'échapper loin de nos vagues, capitaine?
...Hmpf. Vous avez entendu?! Levez les voiles! »

La montagne humaine tourna les talons la seconde qui suivit sa sèche annonce sur le pont, devant une guerrière restée de marbre contre ses remarques. La meneuse des métamorphes avait beau rendre Kiri fière de ses prouesses, une poignée de réfractaires s'interdisaient de porter éloges sans constater de leurs propres yeux. Mais le capitaine Seizan, qui faisait partie de ces séditieux, n'était pas un seul instant conscient de ce qu'elle lui promettait.

Que l'île d'Ue se tienne prête pour accueillir Yasei Reikan.

*Seizan (青山, litt: montagne bleue-verte)

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Gozan Arukisa
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Sam 7 Nov 2020 - 23:00
- Gozan Arukisa, Zônin...hmm... Jônin de la Brume également, j’ai hâte de collaborer avec toi. Dit-elle en serrant discrètement le poing devant son balbutiement, un peu agacée de perdre ses moyens devant le charisme de la féline.

La Rose rouge la regarda passer devant elle et monter sur l’embarcation telle une reine rejoignant son carrosse. Absolument tous ses faits et gestes dégageaient une confiance déconcertante. Aru’ lui emboîta le pas et grimpa à son tour sur le navire, prête à braver les flots. Avec ses nombreux voyages, la jônin avait l’habitude de naviguer, elle appréciait même plutôt ça. D’ailleurs, c’était dans ses projets farfelus de s’acheter son propre vaisseau un jour pour partir à l’aventure, mais ce serait évidemment après avoir réussi une brillante carrière de shinobi et rétablit la paix dans le monde. Autant dire que c’était peu plausible que cela aboutisse.

La kunoichi salua le capitaine en arrivant sur le pont. Malgré ses propos tendancieux, elle fit mine de ne rien entendre et laissa Reikan gérer la situation. La tigresse avait du répondant. Visiblement, c’était un matelot à l’ancienne comme on en trouvait presque plus. Arrogant et ne jurant que par la force physique, il n’avait pas l’air si fringuant que ses paroles l’annonçaient puisqu’il s’exécuta sans attendre lorsqu’on lui demande de lever les voiles. La gladiatrice ne put s’empêcher d’avoir un petit rictus en le voyant partir marmonner dans sa barbe comme un enfant qui boude. Visiblement, c’était un ours mal éduqué, mais il n’avait pas l’air si sauvage que ça.

Après quelques manoeuvres bien ficelées, le submersible mit le cap vers Ue. Le voyage prenait un peu de temps étant donné que l’île se trouvait à l’opposé de Kiri, vers le sud. Le ciel était dégagé et aucun nuage à l’horizon ne menaçait leur progression. Accompagné par le chant des mouettes, un léger vent favorable bombait les voiles blanches du vaisseau. L’odeur agréable de l’eau salée venait titiller les narines de la jônin, tandis que ses mèches dansaient avec les embruns. Le bougre se tenait fièrement à la barre, menant ses hommes avec aplomb. Habituellement, Arukisa se plaisait à échanger avec les marins voir à leur proposer son aide pour la navigation mais vu l’ambiance, elle jugea bon de commencer peut-être à échanger avec son équipière. Après quelques minutes à ses cotés, elle se sentait plus à l’aise. Ainsi, elle s’approcha d’elle pour l’entretenir sur les préparatifs de leur mission. Les bras posées sur la bastingage, les yeux tournés vers les flots, elle interpella la tigresse.

- Reikan-san, je ne sais pas si vous connaissez bien l’île d’Ue mais j’y ai passé plusieurs jours récemment. C’est un endroit très hostile, j’imagine que ce n’est pas par hasard que l’homme qu’on cherche s’est rendu là-bas. Aucun individu qui ne connaît bien pas les lieux n'oserait s’y aventurer sans préparation. Je pense qu’il nous attend de pied ferme.

En effet, s’il n’avait pas pris le soin d’étudier le plan de son échappatoire, il était fort probable que le meurtrier soit déjà mort à cet instant. Que ce soit par la faune ou la flore, il y avait des dizaines de façon de trouver une fin précipitée sur cette terre. Et quand la nature était généreuse, celle-ci était brève et sans douleur. Or, mourir d’empoisonnement, des griffes d’un prédateur ou d’une maladie contractée par la piqûre d’un insecte pouvaient mener à une longue agonie.
Arukisa tourna son visage vers son interlocutrice.

- Ma question va peut-être te paraître étrange mais… tu as déjà traqué quelqu’un ? Je ne parle pas de mener une enquête en récoltant des informations grâce à des discussions. Je te parle d’une vraie traque en milieu sauvage, comme le ferait un animal cherchant sa proie. Enfin, j’imagine que tu sais mieux que tout le monde ce qu’un prédateur peut ressentir. Termina-t-elle en souriant.

Ces derniers mots pouvaient sembler maladroit, peut-être même insultant pour Reikan qui était avant tout un être humain avant d’être une hybride. Cependant, il n’y avait aucune animosité dans les paroles d’Arukisa, simplement de la curiosité.

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Lun 9 Nov 2020 - 15:53
Au-delà de la sécurité de cette Cité Brumeuse, Yasei Reikan aimait profondément voyager. Très tôt, elle avait été mise sur les sentiers du Yuukan par ses proches, aux côtés de son frère le courage et de sa sœur la débrouillardise. De nature curieuse mais censée, l'enfant des Bêtes avait toujours eu ce besoin d'explorer, d'apprendre d'autrui et du monde qui était le sien, même de ses imperfections. Qui plus est, son enracinement aux coutumes claniques des changeurs de peau et la bestialité qui tamponnait ses veines à chaque instant avaient rendu plus solide encore son lien avec la nature. Et malgré la dangerosité qu'elle incarnait à travers la faune et la flore sur l'île d'Ue aux yeux de tous les combattants de l'Archipel de l'Eau, la féline ne pouvait s'empêcher de sentir l'impatience monter en son sein ; elle qui avait vu et parcouru bien des paysages, les arides et assassines ergs du Pays du Vent en premier, voulait voir de quoi était fait ces terres encore jamais foulées par ses pattes. L'Éclair de la Brume, si elle pouvait coupler cette envie dévorante de vagabonder à ces obligations qui pesaient sur ses épaulières de lions dorées, n'en était pas moins comblée.[invisible_edit]

Appuyée des coudes sur la forte rambarde en chêne du vaisseau marin de Seizan, la crinière et les parures laissées à la merci des brises maritimes, la métamorphe du Tigre blanc laissa sa camarade l'approcher et écouta sa mise en garde à l'égard de ce havre de terreurs autochtones. Cette Jōnin, aussi calme pouvait-elle paraître, semblait détenir un nid d'informations qui tombait à pic auprès de celle qui allait se rendre en terres inconnues, malgré ses lourdes recherches avant le départ. Si une telle question avait pu paraître offensante au nez et à la barbe de n'importe quel autre Yasei, la Fille du Lion n'eut pas l'once d'une telle impression ; bien au contraire, Reikan appréciait celles et ceux qui assumaient autant qu'elle leur curiosité. Parce qu'en la dépassant, arrivait à portée de mains l'envol des absurdes barrières dressées entre les Hommes, séparés par des clans, des bandeaux et même parfois, des statuts. La Fille du Vent avait beau être la meneuse des métamorphes, elle ne s'était jamais estimée plus au-dessus de quiconque.

Combien de temps avait-elle passé déjà enfant, à souffrir à l'effort afin de devenir la plus puissante des siens? Combien de chasses avaient-elle affronté pour subsister sur les chemins de l'itinérance, dès son adolescence? La Tigresse blanche ne les comptait plus, au même titre que la montagne de ahans employés dans sa course au progrès. La traque, c'était là l'un de ses plus grands domaines de prédilection grâce à son flair hors-pair de Tigre blanc ; et aujourd'hui, il lui fallait le montrer pour retrouver la trace d'un autre bourreau de la population du pays et l'abattre.

« Pour subsister avant d'arriver dans les bras de Kiri la Grande, je n'ai pas vraiment eu d'autre choix que de me plier à mes instincts bestiaux. Pour autant, je n'ai jamais perçu cette facilité à chasser comme une barbante tâche. Le sable, l'herbe, la rocaille et la neige ont déjà pu assister à mes traques. Pour les tropicales forêts de l'île d'Ue, ce sera une première. Porter ce titre de Tigresse blanche pourra adoucir l'âpreté de cette mission pour moi, c'est vrai. Mais il m'est impossible de te cacher le fait que tu seras d'une grande utilité, pour avoir déjà parcouru cette jungle du Pays de l'Eau. En échange, je serai ton nez, tes yeux, tes oreilles. D'ailleurs, à ce sujet... »

Reikan détourna ses pupilles myosotis sur le côté, en infiltrant les fins doigts de sa dextre dans les pliures de sa veste de gradée. Elle en ressortit un avis missionnaire, le peu d'informations détenues par les hautes instances de la Brume à l'égard du criminel mais surtout, un portrait du civil qui a été enlevé par ses soins qu'elle ouvrit devant Arukisa.

Portrait de Burondi:
 

Enfant de Kiri, ses parents, pêcheurs de leur métier, avaient signalé sa disparition et les forces du village l'avaient vraisemblablement repérée près des traces du fuyard. Plus loin encore, dans le but d'aiguiser ses chances de réussir la mission, la méticuleuse changeforme avait décidé de se rendre à leur porte avant d'emprunter la route du Port Naragasa, pour demander une chose qui changerait la donne d'une telle traque et en devenir un accélérateur conséquent. Cette chose, remise en main propre par le père et la mère de la petite fille, la féline la ressortit de sa sacoche ninja accrochée à sa cuisse pour la montrer à sa coéquipière, avant de l'accrocher à la bandoulière de son sac à dos.

Doudou:
 

« Cette petite civile se nomme Burondi*. Par chance, j'ai pu récupérer un objet qui lui appartenait et qui pourra faciliter son pistage par l'odorat. Cette île aura beau détenir une forêt aussi dense qu'une fourmilière, je ne pourrais pas perdre sa trace une fois que nous aurons mis un pied sur les plages d'Ue. Du moins, pas tant que ces nuages retiendront leur maudite pluie... »

Et il valait mieux pour elles que l'équipage se dépêche d'aborder les côtes d'Ue car d'ores et déjà, le ciel s'était teinté d'une sombre et menaçante teinte orageuse depuis leur départ de l'île-mère.

*Burondi (ブロンディ, litt: Blondie)

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Dernière édition par Yasei Reikan le Dim 22 Nov 2020 - 20:53, édité 2 fois
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Gozan Arukisa
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Mer 11 Nov 2020 - 22:30
L’expérience de Reikan semblait immense au vu de son jeune âge. Aru' ne connaissait rien de son histoire mais son intuition la mena à penser que celle-ci cachait un lourd passé. C’était d’ailleurs le lot de nombreux shinobis qui ont fondé Kiri. Perdu au milieu des eaux profondes, l’archipel de Mizu avait su accueillir toutes les âmes errantes, les aventuriers égarés et les refoulés en quête d’une patrie. C’est aussi cela qui faisait la force du village brumeux. Bâti par trois clans n’ayant à l’origine rien en commun, ils ont su réunir leurs savoirs, coutumes et modes de vie pour faire de la cité maritime un refuge pour tous ceux qui ne trouvaient pas leur place dans le Yuukan continental. C’est ce mélange des cultures et une identité désormais commune qui menèrent aujourd’hui la métamorphe et la gladiatrice à devoir coopérer pour protéger une terre dont à l’origine elles ne faisaient pas parties.

Lorsque la Tigresse blanche montra le portrait du civil pris en otage, elle eut un léger pincement au coeur. Ce criminel était de ceux qu’elle haïssait le plus. La catégorie des lâches qui s’en prenaient aux êtres les plus démunis et les plus faibles : les enfants. Déjà sensible aux affaires concernant la population, Arukisa fit la moue en voyant le visage enfantin. Cet homme était vraiment une ordure.

- Comment peut-on être aussi désespéré au point de s’en prendre à un enfant…. Soit on a affaire à un geste de panique, soit on aura en face de nous une personne cruelle et dégénérée qui n’a aucune empathie. Dans les deux cas, j’espère que nous arriverons à temps. Elle doit être terrifiée. Dit-elle sur ton de dépit.

La peluche que Reikan possédait était déjà un bon début de piste. L’odorat de la jolie brune était probablement leur meilleur outil pour le traquer au milieu de cette dangereuse jungle. Néanmoins, la gladiatrice savait qu’il se pourrait que ce ne soit suffisant. D’autres fortes odeurs pouvaient perturber les sens de la féline, un passage dans une rivière pouvait aussi brouiller les pistes ou tout simplement une météo défavorable comme elle l’avait mentionnée.

La fin du voyage fut paisible. Une masse de nuages menaçants planaient au-dessus de l’île et ne présageaient rien de bon pour la suite. Le temps était lourd, électrique. A tout moment, on sentait qu’une trombe d’eau pouvait ruiner leur plan et ralentir considérablement leur progression. Quand ils arrivèrent, Aru’ sauta du pont sur un petit quai aménagé pour les quelques vaisseaux qui s’approchaient de cette terre sauvage. Habituellement, Ue servait de camp d’entraînement pour les shinobis voulant s’exercer dans des conditions extrêmes. Récemment, c’est une des épreuves de l’examen international de la Brume qui s’était déroulé ici. Autant dire que ce n’était pas tous les jours qu’une embarcation accostait.

- Attendez notre retour ici. Lança la Rose rouge. Et ne vous avisez pas de quitter les lieux sans nous. Poursuivit-elle en lançant un regard noir au capitaine.

Après s’être fait malmené par Reikan, la possibilité d’une fuite due à son mauvais caractère était à prévoir. Cela se voyait qu’il n’aimait pas se faire donner des ordres par une femme.

La kunoichi s’arrêta quelques secondes pour admirer une nouvelle fois la flore du paysage inapprivoisé qui se tenait devant ses yeux. C’était il y a à peine quelques semaines qu’elle l’avait quitté mais elle ne se lassait pas de ce spectacle naturel. La forêt primaire s’étendait sur les flancs de montagne comme une protection pour tous les êtres vivants qu’elle contenait. De sa position, on entendait déjà la cacophonie continuelle qui allait les accompagner pendant leur mission. C’était un concert de chants d’oiseaux, d’insectes bourdonnants, de singes hurleurs et de sifflements reptiliens.
Quelques secondes d’analyse du terrain et de remémoration de son étude du terrain suffirent à Arukisa pour dresser un court bilan de la situation avant de débuter l’excursion.

- Au niveau des montagnes, il y a plusieurs grottes permettant d’établir un camp à l’abri de la plupart de la faune et des dangers nocturnes. J’imagine que s’il est prudent, il a dû s’installer dans cette zone. La plupart des prédateurs sont dans la plaine. Elle montra du doigt un endroit dans la forêt. Je me rappelle qu’il y a plusieurs cours d’eau qui parcourent l’île, de différentes tailles, c’est possible qu’il ait brouillé sa piste en passant dedans. En tout cas, c’est ce que j’aurai fait. Dit-elle convaincue. En tout cas, parcourir cet endroit avec un enfant, ça n’a pas dû être simple. Il n’a pas dû avancer très vite.

Son discours restait optimiste. Au fond d’elle, elle craignait que les deux soient déjà morts. Avec tous les dangers que comprenait ce lieu, leur survie serait un miracle.

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Ven 13 Nov 2020 - 18:03
Descendue du pont de fortune aménagé en vitesse par les marins de l'Eau, Yasei Reikan adressa discrètement un regard examinateur, presque curieux, à son acolyte du jour. Cette façon sincère et dénuée de tout filtre qu'elle avait de réagir, face au minois bordé d'innocence de la petite gamine et dans sa mise en garde auprès de Seizan, avait titillé l'intérêt de la féline qui voyait déjà le semblant d'une lueur de bonté en son cœur. Tout comme elle, la Rose rouge menait une lutte à bras-le-corps avec une criminalité intestine toujours plus coriace entre les vagues de l'Archipel et elle haïssait au plus haut point les atteintes à toute forme d'innocence, cachettes de nombreux vices chez le genre humain. Cette colère envers tout ce mal qu'elle souhaitait anéantir, Reikan s'en servait pour trouver de meilleurs moyens de l'abattre. Mais nul n'était capable de prétendre à un combat contre de tels affres sans avoir de solides épaules, aussi fines et élégantes pouvaient paraître celles de la Fille du Vent sous sa forme humaine. Qu'en était-il des épaules de cette Gozan Arukisa, alors? Était-elle à l'image de sa prédatrice coéquipière, une combattante forte et butée, qui avait cette folle tendance à ne jamais lâcher prise avant d'avoir atteint son but?

Ses pupilles céruléennes se détachèrent de sa silhouette chaperonnée pour mieux contempler une flore aux ombres menaçantes, des monts à la grandeur stupéfiante. Ce tintamarre des animaux de l'île, auquel la féline est plus sensible que quiconque, s'était mis à tourmenter ses oreilles ; mais les remarques et les conseils avisés de sa consœur de la Brume s'empressèrent de les apaiser et de rasseoir sa tranquillité intérieure. Au-delà d'appréhender cette jungle inconnue, la Tigresse blanche sentit cette boule d'impatience grossir en son sein, celle de remonter la piste de la kidnappée et de satisfaire la responsabilité qui lui avait été donnée. Le dos tourné à l'équipage de Seizan, inquiet et resté sur le pont de son vaisseau marin, la Yasei réquisitionna la peluche accrochée à l'une de ses lanières afin d'humer le parfum et la senteur de Burondi, qui avait investi toutes les coutures de son meilleur ami d'enfance ; ce bon cher doudou. Son odorat fut vite gangréné par l'odeur corporelle de l'enfant, au point que perdre sa trace relèverait désormais presque de l'impossible. Après avoir jeté un autre coup d'œil au ciel contrarié, Reikan se sentit prête à démarrer la traque.

technique utilisée:
 

La tête tournée sur le côté, elle adressa un regard au navire puis fixa Arukisa.

« Il faut mieux ne pas partir sous la précipitation, mais je préfère te prévenir. Une fois que j'aurai repéré son odeur, tâche de ne pas perdre ma trace. »

Ses mots demeuraient marbrés, au détour de sa voix cristalline ; toutefois, son regard trahissait sa tolérance envers autrui, sa bienveillance. L'Héroïne de l'Eau prit la tête de l'avancée, marchant à un rythme accéléré sans trop se presser afin de s'imprégner de son environnement qui mutait au fil de ses pas. Des lianes épaisses avaient envahi les troncs par ondoyance, enfantant enchevêtrement et myriade où il était devenu une épreuve de distinguer les formes des couleurs et textures ; tout se superposait, se brouillait contre les tons d'un jade sauvagement déroutant, patibulaire. Un remugle tenace frappait sans cesse le sens olfactif de la changeforme ; pourtant, elle continuait d'avancer, en cet endroit devenu d'un sombre humide où l'air ne semblait plus circuler, où la lumière des cieux était chassée par l'ombre de la forêt. Reikan s'attarda sur son ouïe, malmenée par des essaims de ces bestioles vrombissantes qui hululaient dans les tympans et provoquaient la panique chez les bestiaux. Mais son nez la rappela à l'ordre, lorsqu'elle perçut une invisible émanation de Burondi. Elle y repassa à deux fois, afin de s'assurer que cette odeur était bel et bien liée à la peluche.

Et après un signe de la main en arrière pour prévenir Arukisa, Reikan se mit à courir, parfois bondir, pour remonter la trace le plus vite possible avant qu'une averse ne vienne fâcher son odorat.

Le tonnerre gronda, au-dessus de l'île d'Ue ; le temps leur était compté. Voilà pourquoi l'enfant des Bêtes pressa le pas, manquant de disparaître à la vue de sa camarade en un barrage de cils si elle ne prenait pas le rythme de sa course effrénée à travers feuillages et marais. La vie civilisée saluait de très loin celles qui avait eu l'audace de s'aventurer chez sa sœur plus hostile, plus indomptable qu'elle. Les minutes défilaient mais cet inhospitalier paysage demeurait sensiblement le même ; et là, Reikan décida de ralentir la cadence, jusqu'à s'arrêter agilement près du ruisseau jonchant leur chemin. Au pied des montagnes et à quelques mètres de la fameuse plaine, Raion no Musume* analysa le lit de la rivière pour repérer un endroit où le fuyard aurait pu passer. Si la nature retenait les averses dans son océan de nuages cendrés, elle venait de mettre une bien belle embûche par le sol au don de traque de la féline. Mais un malheur n'arrivait jamais seul puisque déjà, une armée de gros yeux rouges semblait clignoter derrière elles, parmi la pénombre de la forêt...

Raion no Musume (獅子の娘, litt: Fille du Lion)

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Gozan Arukisa
Gozan Arukisa

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Dim 15 Nov 2020 - 17:06
La mise en garde de la féline déclencha un rictus incontrôlable chez Arukisa, comme si elle n’avait pas besoin de sa recommandation. La jeune kunoichi se considérait assez vive et agile pour suivre n’importe qui, même dans la densité de la forêt qui les attendait. Était-ce une pointe de suffisance ? Possible. Elle n’était pas vaniteuse mais si elle avait une qualité dont elle ne doutait pas, c’était sa rapidité.

A travers les feuillages, la traque commença. Aucun chemin n’était tracé dans cette masse végétale, elle était incapable de savoir si elle reprenait le même sentier que précédemmant. Elle se contentait de suivre de près Reikan qui, guidée par son odorat exceptionnel, semblait déjà être sur une piste. Le système olfactif de la gladiatrice était tout ce qu’il y avait de plus commun pour un humain, par conséquent elle sentait seulement une profusion d’odeurs florales. La senteur de l’humidité commençait également à se ressentir, le ciel menaçait de son courroux le duo. Ce biotope splendide qui les entourait captivait les yeux de la gladiatrice. Tant bien que mal, elle essayait de rester au pas mais son regard se perdait entre les fougères, les orchidées, les lianes, les mousses et les arbres gigantesques. L’ouïe de la Tigresse blanche était aussi certainement mise à contribution. Le fond sonore dicté par les chants d’oiseaux multicolores était parfois accompagné par des cris bestiaux et menaçants. A chacun d’eux, la Rose rouge observait rigoureusement les alentours afin de ne pas être surprise par le danger.
Soudain, Reikan accéléra sa marche de façon inattendue. Un simple signe de la main indiqua à Aru’ de ne pas se laisser distancer. Elle ne sut pas si c’était une piste plus marquée ou simplement l’orage imminent qui la fit s’empresser, mais la Gozan embarqua dans sa folle ruée. Sa course effrénée semblait presque aléatoire tant la trajectoire était incomprise par Arukisa. Cependant, c’était elle la pisteuse et elle devait apprendre. Pas essoufflée mais néanmoins déboussolée par ce rush, elle reprit sa respiration lorsqu’elles s’arrêtèrent près d’un ruisseau.

- Pffiou, t’as une sacrée endurance dis donc. Admit-elle.

Or, cette pause n’était pas volontaire. Aru’ comprit la raison de cet arrêt devant ce cours d’eau. Malheureusement, elle n’eut pas le temps de trouver une autre piste que plusieurs grognements se firent entendre dans leur dos.
A l’orée de la forêt, perchés sur les branches, des yeux rouges semblant sortir d’un monde cauchemardesque les scrutaient. Sortant de la pénombre en même temps, un groupe de babouin semblait vouloir expulser les deux kirijins de leur territoire. Cette règle primitive était inévitable. Chaque animal défendait son espace sous peine d’être expulsé. Même si les shinobis n’étaient que de passage, elles restaient une menace pour ces animaux. Les crocs tranchants des singes dépassaient allègrement de leur bouche, laissant présager une blessure mortelle à quiconque en subissait la morsure. Mené par l’un d’eux qui commença à les approcher, probablement le mâle alpha, le groupe s’avança.

Spoiler:
 

- Couuuuuurs ! Hurla Arukisa en prenant ses jambes à son cou.

La fuite était la seule solution. Hors de question d’affronter une trentaine de singes déchaînés dans leur milieu naturel. Malgré leur puissance, le nombre d’ennemis risquaient de les étouffer rapidement. Ces bêtes étaient plus robustes qu’elles n’y paraissaient. D’autant plus qu’un animal blessé et se sentant acculé pouvait être encore plus dangereux. Non, il fallait seulement quitter leur territoire au plus vite. A grandes enjambées, la kunoichi traversa le ruisseau et s’enfonça de nouveau dans la jungle luxuriante. Elle décida de prendre de la hauteur en sautant de branche en branche. Le risque de se faire rattraper et attaquer par le haut était moins probable. De plus, le sol était truffé de lianes et de reptiles qui auraient pu ralentir leur dérobade. A mesure qu’elle progressait, les cris furieux des singes grandissaient. Agilement, ils se déplaçaient dans les cimes et disparaissaient par instant avant de réapparaître plus près. Arukisa jetait parfois de rapides coups d'œil vers l’arrière pour tenter de trouver une solution pour les ralentir. Dans le même temps, elle essayait de ne pas perdre Reikan de vue pour ne pas qu’elles se retrouvent séparées.

La Rose rouge détacha Mikazuki de son dos et tira une volée de balles vers l’arrière. Elle visa des branches peu solides afin de d’essayer de faire tomber quelques-uns de leurs poursuivants. Sa tentative fit mouche et deux d’entre eux chutèrent en poussant des cris de rage. Seulement, son geste paraissait presque futile au vu du nombre de babouins qui les chassaient encore. Loin de se décourager, le restant des troupes continuaient de hurler sur leurs proies.
Soudain, elle sentit quelque chose venir frapper sa tête. Elle encaissa la douleur sans rien dire mais un second projectile vint taper son dos. Elle tourna sa tête prestement et vit un des macaques lui balancer un caillou en plein dans le visage. La gladiatrice mit son arme en opposition afin de détourner le tir.



Tandis que les lancers commençaient à se multiplier et qu’il devenait impossible de tous les contrer, une porte de sortie sembla se dessiner pour les kirijins. La densité des végétaux semblait diminuer, indiquant un changement de terrain. Un ravin de plusieurs mètres, traversé par un pont suspendu se profilait à l’horizon. A travers les feuillages, on le distinguait à peine, mais si elles arrivaient à l’atteindre, elles pourraient peut-être échapper à la horde qui les harcelait.

- Là-bas Reikan ! Indiqua la gladiatrice en montrant le pont du doigt.

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Yasei Reikan
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Dim 22 Nov 2020 - 17:27
Les paroles de Yasei Reikan restaient toujours dotées d'un intérêt, loin de brasser de l'air après une éventuelle mise en garde. Ce petit détail, Arukisa aurait mieux fait de vite le retenir si elle ne voulait pas se retrouver à la traîne dans la mission. Fort heureusement pour elle, ce fut le cas ; toutefois, les ennuis de la flore et de la faune de l'île d'Ue, imprévisibles à en mourir, n'allaient pas tarder à se présenter à elles sous leurs plus sauvages atours. Car déjà, au creux du manteau d'obscurité de la jungle, s'était dressé un voile de regards aussi intrépides que menaçants qui n'avaient d'yeux que pour ces humaines. Elles qui sillonnaient leurs terres en long et en long à la chasse d'un criminel, ne restaient finalement que des intrus. Mais ils étaient à mille lieues de se douter que derrière cette crinière de jais se cachait parfois des crocs et des griffes aiguisés, comme ils n'en avaient jamais vu. Sous le feu des projecteurs – plutôt toutes ces prunelles grenates, la changeforme se redressa d'une lenteur guidée par la confiance et se retourna à moitié afin de guetter ses arrières et jongler de ses perles céruléennes entre les silhouettes babouines. Et alors qu'elle s'apprêtait à hérisser son poil pour répondre à la provocation de la nature, Reikan fut stoppée dans son intention...

...au moment même où sa coéquipière sonna le glas de la fuite.

Rendue perplexe pendant une fraction de seconde, l'Héroïne de l'Eau fut contrainte d'aller dans le sens du courant de sa camarade pour ne pas risquer de la perdre dans un tel labyrinthe de lianes et de marécages, où un océan de dangers régnait en maître. Tourner le dos à ses ennemis ; c'était là une vraie tache à cette allégeance faite à la vaillance, une chose que la bestiale détestait faire. À moins que cela puisse leur faire gagner du temps, dans l'optique de mieux riposter. En se dérobant stratégiquement face à l'adversité, la course-poursuite se déclencha à travers les tapis de fougères et les tableaux de ramures emprisonnées malgré elles par le lichen. Afin d'optimiser les chances de perturber leurs assaillants, la Yasei à la peau dorée par le soleil emprunta de son gré un sentier de terre, sous chacune des positions arboricoles foulées par sa consœur. Démarrant au même rythme qu'Arukiza dans les arbres, elle se fraya une course sur les racines et laissa défiler sur les côtés les images de ce labyrinthe végétal, terrain d'affrontement de bien des espèces. Toutefois, le sol ne lui autoriserait pas le luxe de le piétiner sans risques. Très vite, les premières embûches telluriques se firent ressentir ; Reikan prit un léger retard en chemin en cherchant à passer outre la maudite vase terrestre et la densité des arbres. Mais au loin, elle entendit la voix de la gladiatrice et l'aperçut au bout lumineux de ce tunnel farouche et indompté.

À la vue du pont à cordes, Reikan décida de ralentir un tantinet sa course et d'avertir Arukisa.

« Emprunte-le avant qu'ils n'essaient de le réduire en miettes! »

D'ores et déjà aux talons de la Rose rouge, des babouins entendaient grouiller afin de s'en prendre aux cordes. Elles avaient beau paraître particulièrement chiantes et limitées, ces bestioles restaient des primates doués d'une certaine forme d'intelligence qui pouvaient être redoutables à tout instant du fait de leur surnombre. Mais même dans les bras de ce territoire inconnu, Reikan restait toujours la prédatrice, et non une proie. Encore une nouvelle occasion de le démontrer, alors. Menacée par les hurlements des singes, la féline accorda un regard à la manieuse de lame pour s'assurer qu'elle empruntait bel et bien le passage avant que les cordages ne cèdent. À mi-chemin du passage au-dessus du vide, Arukisa put sentir la solidité du pont se fléchir sous le poids de la gravité. Aussitôt, la métamorphe engrena la vitesse supérieure. Le meneur des simiens voulut se jeter sur elle ; mais ce fut sans compter sur la capacité de la Tigresse blanche à le recevoir, qu'elle laissa libre court à sa bestialité afin de transformer son bras gauche en une véritable patte de félin, capable de retenir aisément l'assaut frontal de son poursuivant. Aussitôt, elle se précipita pour effectuer une rotation sur elle-même et venir faucher les chevilles du singe, qui ne vit même pas le tacle venir. Il effectua deux saltos arrières, avant de se ramasser contre une couverture de feuilles mortes, tandis que la changeforme fusait déjà à toute allure en direction des falaises pour se sortir de cette forêt. Alertés par l'état du chef, les babouins irréfléchis furent incapables de réagir avec dextérité ; au contraire, ils braillèrent sur la route de Reikan et s'élancèrent tous à la poursuite de celle qui s'approchait du précipice.

De celle qui sauta sans crainte au-dessus du vide pour rejoindre sa camarade qu'elle espérait être arrivée saine et sauve de l'autre côté, alors que le pont s'était affaissé.

Combien de singes tentèrent de la poursuivre au royaume des brises, entre ces deux falaises? Une bonne poignée d'imbéciles parmi eux. Car si la trajectoire de l'Éclair de la Brume avait déjà du mal à se rendre parfaite en raison de sa précipitation et de l'écart entre les parois, la nuée de babouins qui avait tenté de s'étirer depuis l'autre côté s'échoua ridiculement contre le pan de roche, les uns accrochés aux autres. Quant à la féline, celle-ci ne put correctement atterrir auprès de la gladiatrice ; disparue au bord du précipice, à quelques mètres de la chute, elle se servit de sa queue de Tigre blanc pour s'accrocher au roc de la montagne. Et après une seconde de silence, elle s'agrippa de sa dextre à même le rebord afin de le grimper et rejoindre Arukisa pour de bon. La Fille du Lion prit quelques instants avant de se redresser, une goutte de sueur sur sa tempe étant venue trahir son adrénaline. Après avoir repris son souffle, elle jeta un œil derrière leurs positions, où des singes galéraient à remonter de l'autre côté et d'autres les menaçaient par des cailloux voués à sombrer dans le torrent qui criait en contrebas.

« Nous devrions reprendre la route, avant qu-...
...Ma che bella. »

La Yasei aux éphélides tourna la tête, pour zieuter en direction de l'ombre qui s'était portée sur elle depuis les cimes des arbres. Un babouin doué de parole, au cul en forme d'organe des sentiments, chevauché par un... machin aux arcades si poilues qu'il n'en percevait presque plus rien. La féline chassa le perplexe qui voulut encore s'emparer d'elle, avant de se retourner à demi pour les avoir dans son champ de vision. Ceux-ci prirent brusquement les devants en sautant de leur arbre, s'en allant vers les deux jeunes femmes qui portaient les bandeaux de la Brume avec fierté. Toutefois, ces singes semblaient différents de tous ces autres ; plus curieux et moins agressifs, même si sur leurs gardes. Mais ce jour allait mettre en lumière une débilité légendaire ; pas sûr que celle-ci ne constitue pas un obstacle autant qu'une aide, dans cette mission.

Ahō:
 
Akaimo 1:
 
Akaimo 2:
 

« Mate-moi un peu ça, patato-sama.
Akaimo, triple buse.
C'est qu'elles sont pas si mal les p'tites dames. Mais t'as quel âge toi, pour porter encore un doudou en promenade? Et toi avec toutes tes ceintures, tu crèves pas de chaud? Ou peut-être bien que tu aimerais les pratiques un peu... »

Le petit lémurien sur l'épaule de son compagnon lui colla une violente gifle.

« T'ARRÊTES DE PENSER QUE PAR TON BICOU, HEIN! ON VA PASSER POUR DES COUILLONS PAR TA FAUTE!
AÏE!! Mais t'es devenu complètement fou, le vioc?!
Cesse de prendre toutes les demoiselles que tu croises pour des puterelles, veux-tu? Présente-nous, plutôt.
...Roh c'est bon j'rigolais, papy. Moi, c'est Ahō. Pas Ao, hein! A-HŌ! J'suis pas un décérébré qui veut tuer des gens, moi. Lui, c'est Akaimo. Enchantés, jolies créatures. Seriez-vous perdues, dans cette terrible jungle? »

...Pourvu que Yasei Reikan sache garder son calme, face à ces énergumènes.

résumé:
 

Ahō (阿呆, litt: Stupide)
Akaimo (紅いも, litt: Patate douce)

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Gozan Arukisa
Gozan Arukisa

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Mer 25 Nov 2020 - 1:29
Encouragée par la voix de sa coéquipière, Arukisa hâta sa course vers le pont suspendu. Elle avait beau accélérer sa foulée, l’étau simien semblait se resserrer sur elle tant l’agilité des babouins lui était supérieure sur leur terrain de prédilection. La gladiatrice ne cessait de jeter des coups d'œil à droite à gauche pour veiller à ne pas se faire prendre par les flans. Son souffle saccadé témoignait d’une fuite intense. Ses premiers pas sur les planches alertèrent la combattante qui sentit un craquement léger. Peu emprunté, la moisissure avait envahi le bois et les cordages s’effilaient. Pour ne rien arranger, la horde sauvage se jetait comme des morts de faim sur la pauvre construction qui ne pouvait certainement pas soutenir tous ces excités. Les plus courageux tentèrent de la poursuivre au-dessus du vide tandis que d’autres macaques s’empressaient de déchirer le peu de raccord qu’il restait pour faire chuter la kirijin. Pendant ce temps, Reikan semblait avoir un plan pour se sortir seule de ce guêpier et se démenait sur le bord de la falaise. Il était trop tard pour faire demi-tour, Arukisa devait lui faire confiance. A mi-chemin, alors que le pont céda sous le poids des singes, la Rose rouge appuya sur la détente de son arme afin de se propulser vers l’avant afin de rejoindre le bord du ravin. Elle roula sur quelques mètres en atterrissant sur le sol mais aucun de ses poursuivants n’avaient atteint son but. Les enragés chutèrent au fond du précipice en continuant de hurler sauvagement.
Arukisa se releva rapidement, essuyant la poussière sur son visage à l’aide de sa manche, et regarda si la métamorphe s’en sortait. Son sang ne fit qu’un tour lorsqu’elle ne la vit pas. Un peu paniquée, elle courut vers le précipice avant de voir les mains de Reikan s'agripper sur la falaise afin qu’elle se hisse auprès d’elle. Elle tenta de cacher son inquiétude en remettant sa capuche et rangeant son arme sur son dos. Une shinobi aussi expérimentée qu’elle ne pouvait tomber si facilement, c’était évident. La confiance était la base d’une bonne équipe.

A peine eurent-elle le temps de se remettre dans le sens de la marche qu’une scène plutôt improbable se déroula sous leurs yeux. Des nouveaux visages simiens s’avançaient vers elle, tout en se présentant. En effet, les deux singes parlaient, et très bien plus. Ce n’était pas une sorte de langage sauvage approximatif. Cependant, ce n’était pas tant la syntaxe parfaite qui étonna le plus Arukisa que le langage grossier de l’un d’eux. Elle était prête à lui balancer un coup de faux sur le crâne pour lui remettre les idées en place mais il s’excusa à demi-mot sous l’impulsion de son compagnon visiblement plus vénérable. La gladiatrice jeta un regard interrogateur à son binôme. Qu’est-ce que c’était que ce truc ? Elle s’attendait à affronter des félins affamés, des insectes géants ou même des plantes carnivores mais jamais elle n’aurait pensé faire une rencontre pareille.

- Nous ne sommes pas perdues. Répondit Aru’ en commençant à repartir.

Vu le spectacle affiché, elles n’avaient pas de temps à perdre avec eux. S’ils ne représentaient pas un danger, alors elles pouvaient continuer leur route.
Le dénommé Ahõ bondit pour se mettre en travers de son chemin. Bien accroché à son poil, son sage compagnon manqua de chuter.

- Vous n’allez pas partir si vite quand même. Pour une fois qu’on est en bonne compagnie si v’voyez ce que j’veux dire. Dit-il en haussant les sourcils d’un air maladroitement charmeur. Vous nous avez même pas dit où vous allez ?
Arukisa attrapa Mikazuki et la pointa vers les singes.
- Attendez, attendez. Tâchons de rester courtois. On ne souhaite que vous aider.
- Nous aider ? Répondit la kunoichi d’un air étonné.
- Et ouais, ma belle. Même qu’on sait pourquoi vous êtes là.
- Oh ? La jônin fit une mine faussement étonnée. Et pourquoi ? Dit-elle en penchant son visage vers lui.
- Le bruit court que deux humains sont arrivés dans la forêt il y a quelques jours. Ne serait-ce pas ce que vous cherchez ?

Arukisa se redressa instantanément. Il y avait peu de chance que tout cela soit un tissu de mensonges. Les visites de civils sur cette île étaient interdites. Elle jeta un regard navré à Reikan.

- Je crois qu’on ne va pas avoir le choix. C’est notre meilleure piste.

Les deux simiens se mirent à ricaner doucement, visiblement heureux de la suite des événements. La Rose rouge ne leur faisait pas confiance mais ils constituaient leur seule chance à cet instant.

- J’imagine que vos services ne sont pas gratuits, qu’est-ce que vous voulez en échange ?
Ahõ reluqua la féline de haut en bas avec un regard vicieux à peine dissimulé.
- J’ai bien une id… Akaimo lui balança une nouvelle gifle. Aïe, j’m’excuse. Dit-il en se cachant les yeux de ses mains tel un enfant honteux de s’être fait prendre la main dans le sac.
- Nous nous arrangerons d’une récompense une fois que nous vous aurons guidé, ne vous inquiétez pas. Veuillez nous suivre, mesdames.

Le vieux macaque et son destrier s’enfoncèrent dans la jungle, affichant le derrière imposant d’Ahõ. Arukisa s’attarda auprès de Reikan avant de les suivre. Elle s’approcha d’elle et lui glissa quelques mots tout bas.

- J’arrive pas à savoir s’ils sont juste stupides ou s’ils cachent quelque chose...

Spoiler:
 

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Yasei Reikan
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Lun 11 Jan 2021 - 16:04
La révélation de ces singes aurait pu être de bonne augure, s'ils ne se trouvaient pas sur l'une des îles les plus dangereuses de l'Archipel de l'Eau. Hélas, que ce soit par l'existence de tous ces cours d'eau, de toutes ces falaises ou par le recours à l'art de la dissimulation par ce foutu ennemi fuyard, Yasei Reikan et Gozan Arukisa n'avaient pour l'instant d'autre choix que de s'en remettre au savoir de ces primates à la rencontre imprévue et à cette fameuse rumeur dont ils s'étaient imprégnés à travers l'humide jungle du hameau. En ignorant totalement les remarques trop dérangeantes de l'un d'eux, retenu par l'autre, la féline plissa les paupières pour démêler la sincérité de la tromperie. S'ils avaient pu se faire discrètes petites souris et se nourrir des échanges entre les combattantes en les suivant depuis le débarquement à Ue, la plus expérimentée d'entre elles en traque ne serait jamais passée à côté de leurs présences. Cette fine hypothèse écartée, il ne restait plus qu'à croire que le passage de ce pourchassé avait été à l'origine d'un véritable vacarme pour la faune, à défaut d'être passé presque inaperçu pour la plupart des Hommes de ce pays. Humant discrètement l'air et les odeurs qui y volaient, elle ne put que faire face qu'au constat de la vérité à l'égard de ces créatures. D'un coup d'œil sur le côté, elle avisa sa coéquipière de sa confiance et se mit à les suivre tout en écoutant le ressenti qu'elle abandonnait à son oreille.

Aussi bas qu'elle, l'Héroïne de l'Eau s'exprima sans barrer la route à sa réflexion.

« Stupides, ils le sont assurément. Mais je ne peux me résoudre à croire qu'ils soient gorgés d'une mauvaise intention. Suivons-les, pour l'instant. »

À travers la flore abondante, la Yasei aux éphélides se contenta de suivre son cul de macaque qui se dandinait de droite à gauche. Mais ses sens, eux, n'avaient jamais cessé d'être en alerte afin de prévenir d'un éventuel danger. Des battements du plus infime des grillons au moindre changement de luminosité dans l'arborescence, Reikan restait à l'affût afin d'éviter une embûche, une surprise sur leur chemin. Parce que si ces mongoliens semblaient bien plus en savoir qu'elles sur la position de leur propre cible au bras de la nature, leur démarche n'en demeurait pas moins insouciante au sein d'un tel environnement, aux yeux de la prédatrice. Cette attitude nonchalante n'allait pas tarder à porter préjudice, si cela n'avait pas déjà été le cas auparavant. Les minutes défilaient et la jungle, si elle se rendait labyrinthe, persistait voire s'intensifiait. Des lianes plus épaisses encore ondulaient à travers un sentier battu qui n'existait que pour les plus aguerris. C'était là un enchevêtrement où la lumière était en voie d'extinction, où les plantes d'un émeraude pâle, maîtresses de cet endroit, s'agglutinaient les unes sur les autres et finissaient par grouiller en chœur, tapies dans l'obscurité façonnée par des arbres solides et effrayants. Chaque pas rapprochait un peu plus le quatuor d'un lieu où l'air ne semblait plus circuler, à l'intérieur de cette prison de verdure et de bourbe.

Une prison qui comptait bien plus que seulement quatre détenus ambulants, dont deux pipelettes.

« J'ai envie de manger des feuilles de bananiers.
Mortecouille! C'est meilleur les bananes quand on a plus qu'une dent, l'ancêtre.
Feuille de bananier.
Banane.
Feuille de banani... »

Et pour cause, la Tigresse blanche sentit le besoin de stopper sa marche et de lever un bras sur le côté pour avertir sa camarade d'une menace qui était venue bourdonner dans sa tête. Les singes n'eurent même pas le temps de se sortir de leur bataille culinaire et de se retourner vers les jeunes femmes que déjà, un bruit sourd vint frapper la forêt à une poignée de mètres, laissant s'enfuir bien d'autres insectes et volatiles à travers les branches. Cette seconde de plus qui s'écoula fut celle de trop. Sans prévenir, une imposante forme ombrageuse fusa à une vitesse folle vers le groupuscule pour révéler l'apparition d'un reptile aux écailles fourchues et aux yeux d'un blanc assez laiteux. Si les guides furent d'abord visés par l'assaut, l'agilité d'Ahō leur permit d'échapper à une première morsure, sans toutefois pouvoir contrer le coup de queue qui comptait s'abattre sur eux. Propulsés dans les feuillages, ils laissèrent la voie libre à la créature pour continuer sa fulgurante progression vers les guerrières. Mais si l'enfant des Bêtes aurait voulu accepter l'aide de la gladiatrice, il n'en était rien lorsqu'elle sentit les racines se mouveoir sous ses semelles. Sans une once d'hésitation ni ménagement, elle attrapa le col de la Rose rouge afin de l'extirper du piège terrestre et de l'envoyer plus loin, vers le dernier lieu où elle avait vu les primates se prendre une volée et en la direction où ils étaient censés se rendre. Une force surhumaine avait permis une telle prouesse. Or, en dépit de cela, la Fille du Lion eut à peine le temps de se retourner vers un tel monstre à sang-froid que ce dernier se rabattit sur elle, à défaut de pouvoir profiter de ses deux proies.

yamori:
 

Embourbée malgré elle, Reikan n'avait pourtant même pas délaissé l'épiderme de ses bras pour profiter de son pelage si célèbre et ainsi, recevoir l'offensive comme il le fallait. Car à la puissance de ses seules mains encore humaines, sur la gueule béante du lézard géant, la combattante aux parures exotiques parvint à le retenir dans sa propulsion. Mais à peine Arukisa avait-elle pu souffler en voyant Reikan résister au danger, qu'un instant vint suffire à la détacher de tout espoir lorsque à la mâchoire principale de la créature se superposa une seconde plus malléable, bien plus grande encore. En un clignement de cils, celle-ci se referma sur l'entièreté du corps de la Fille du Vent qui fut avalée par le colossal iguane, sans qu'une trace de sang ne gicle dans l'air. Sa première victime disparue, la mort-sur-pattes se retourna vers la Gozan et les simiens à peine relevés, couverts de feuilles. Il ne lui fallut pas bien longtemps pour décider de les courser en détruisant le tapis de flore et les murs d'arbrisseaux et de buissons dans son sillage.

Ahō relâcha un cri strident au point d'en saturer la barre du son, traumatisant ses poumons.

« ...AAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHH!!! C'EST TERMINÉ, C'EST LA FIN!!!
MAIS COURS, DÉBILE!!! »

Les poils hérissés, le singe-monture hurla de concert avec son fier acolyte plus âgé, avant de saisir Arukisa et de l'entraîner dans une course effrénée à travers la jungle. Maladroitement, il se fraya un chemin en arrachant les lianes couvertes de lichen et les écorces trop encombrantes pour le laisser passer sans en baver. Ce qui les pourchassait était d'une monstruosité sans nom, aveuglé par une faim insatiable et incapable d'établir des distinctions. Ainsi se poursuivit la course-poursuite, où les rôles étaient à nouveau inversés...

résumé:
 

*Yamori (守宮, litt: Lézard)

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Gozan Arukisa
Gozan Arukisa

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Dim 17 Jan 2021 - 14:36
Cette terre hostile ne laissait aucun répit à ses occupants. Traquer ou être traqué, telle était la loi de cette jungle carnassière. L’épaisseur de la végétation offrait un espace de chasse approprié pour les prédateurs qui pouvaient s’approcher de leur proie avec discrétion. Ce n’est que grâce à l’expérience et à l’instinct félin de Reikan qu’Arukisa était encore en vie. Déjà, leur progression dans un milieu si inconnu et étouffant ne donnait pas confiance. A chaque pas, la gladiatrice ressentait le poids des feuillages s’abattre sur son corps frêle. Un sentiment d’emprisonnement naturel qui ne présageait rien de bon. Pourtant calme, elle comprit rapidement qu’une situation de danger dans cet environnement serait complexe à gérer. Or, le duo avait donné leur aval à ces guides primates.

Désormais embourbée dans une fuite désespérée, trainée par le col, la Rose rouge devait se sortir de cette situation périlleuse malgré le spectacle choquant auquel elle venait d’assister. Reikan avait été gobé, sans même pouvoir lutter. La créature reptilienne qui les prenait en chasse s’était défait de la jônin en un claquement de mâchoire vif et succinct. L’action s’était déroulée si soudainement qu’Arukisa avait du mal à réaliser qu’elle venait peut-être d’assister à la fin tragique d’une des plus grandes shinobis de Kiri. Non, impossible, pas comme ça. Dans le stress du moment, elle avait forcément raté quelque chose. La tigresse blanche ne pouvait être vaincue comme ça.

La poigne du macaque était puissante. Sa main fermement resserrée sur le col de la kirijin, il débaroulait à travers la jungle sans même se retourner. Son vieil acolyte ne lâchait pas non plus sa crinière et ne cessait de le presser.

- T’arrêtes pas ! T’arrêtes pas !

Au sol, son dos tapant chaque racine et petits cailloux qui se trouvaient sur leur passage, Arukisa assistait à la scène d’un autre point de vue. L’immense reptile se faufilait telle une anguille pour ne pas les perdre de vue. Son regard féroce et sanguinaire ne les quittait pas. Après avoir avalé Reikan, son festin n’était clairement pas terminé et il avait la ferme intention de terminer ce qu’il avait entrepris.
Leur fuite les mena rapidement à une nouvelle impasse. Ils arrivèrent à flanc de falaise, la végétation était si dense qu’ils ne virent pas le piège se refermer sur eux. Ce n’est qu’en arrivant sur une petite clairière que l’immense mur de roche se dévoila. Arukisa avait réussi à se relever et ne put que constater l’état critique de la situation. La créature nota également que ses cibles ne pouvaient plus lui échapper et stoppa sa course. Sa langue visqueuse sortait de sa gueule, il profitait des derniers instants de ses proies.

Derrière la jônin, les macaques commencèrent à grimper sur la falaise pour tenter de sauver leur peau. Quand elle croisa le regard apeuré d’Ahô, elle ne put leur en vouloir de la laisser seule. Il suivait simplement son instinct qui lui hurlait de fuir le plus loin possible.
Acculée, Arukisa était maintenant seule face au monstre. Elle tint fermement Mikazuki dans ses mains et s’apprêta à répondre. Ses sens en ébullition, elle sentait presque l’adrénaline parcourir chaque fibre de son corps. Le possible bourreau de la féline la fixait de ses yeux globuleux. Son geste devait être juste, millimétré, pour lui échapper. Malgré son gabarit improbable pour un reptile, sa vitesse était impressionnante. D’ailleurs, celui-ci ne tarda pas à la charger. D’un bond éclatant, griffes en avant, gueule grande ouverte, il se jeta sur la kunoichi. Une détonation éclata de son canon et elle se décala assez pour laisser la bête percuter la falaise avec fracas. Le choc était si violent qu’un petit amas de pierre chuta sur sa peau épaisse. Déboussolé par la collision, il tangua en affichant son agacement. Une ouverture qu’Arukisa ne manqua pas. Sa pierre chargée, elle déplia sa faux et se mit à tourbillonner autour de la créature. La lame vint entailler son flanc à divers endroits mais son épiderme était si rugueux que sa technique n’eut pas l’effet escompté. Sa peau constituait une véritable armure naturelle. Les incisions n’étaient pas assez profondes pour le blesser mortellement malgré le sang qui indiquait qu’elles étaient bien présentes. Il grommela avant de retourner sa grosse mâchoire vers la jônin pour tenter de la gober. Aru’ opposa le manche de sa faux et bloqua sa gueule ouverte. Son haleine putride soufflait sur son visage. Elle pouvait apercevoir l’intérieur disgracieux de son gosier. Des pointes acérées entouraient une langue poisseuse. Des morceaux cadavériques de ces anciennes proies pouvaient être perçus entre ses dents. Une quantité surprenante de bave gluante coulait le long de sa mâchoire et goûta sur les bras tendues de la kirijin. Elle se retrouvait dans la même position que Reikan. Or, ce n’est pas une seconde gueule qui vint la happer mais la longue queue du reptilien qui se déploya pour venir la percuter de plein fouet. Trop occupée à repousser son assaut frontal, Arukisa ne put échapper à un coup fracassant qui l’envoya valser dans les airs. Elle ressentit une forte douleur aux cotes avant de venir à son tour s’écraser contre la falaise. Le monstre l’avait balancée comme un simple insecte.

Au sol, peinant à retrouver ses esprits, la douleur était trop importante pour se relever immédiatement. Cependant, la créature ne comptait pas lui laisser de répit et se préparait déjà à l’engloutir. Reikan disparue, les singes partis, Arukisa ne pouvait plus compter sur personne.

Spoiler:
 

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"Un autre jour, une autre aventure !"

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Yasei Reikan
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Dim 24 Jan 2021 - 17:50
Ternes étaient les entrailles de la pourriture lézardeuse. Ce peu de soleil qui passait les branches de la jungle d'Ue, Yasei Reikan venait de le perdre pour rejoindre une obscurité qui s'épanouissait à l'intérieur d'un tel prédateur, dont même le sang froid et infâme n'arrivait pas à lui réchauffer un peu le cœur. Contre l'illusion d'une mort certaine et en échange de sa chère liberté de mouvements, la féline avait préféré se trouver à même la source du problème qui était en train de les ralentir dans leur traque. Au creux des organes de son transport peu commun, cette odeur nauséabonde flottait dans un air respirable en déclin, alliant chairs pourries et restes humains, animaux. Des effluves qui pouvaient même en faire chavirer un anosmique, tant elles pouvaient remuer votre être tout entier et faire croire à votre esprit que la Mort en personne toquait déjà à la porte de votre existence. Mais au milieu de ces pattes arrachées et de ses intestins encore frétillants, il n'y avait que la Tigresse blanche pour demeurer aussi passive et patiente. Convaincue de l'intelligence de sa solution, elle attendit sagement. Non pas l'heure de son trépas à elle, mais de celui qui avait osé l'avaler sans lui demander son avis, dans l'espoir d'en faire son festin. Stabilisée par les côtes de son bourreau en apparence, la féline se permit même de réfléchir à la manière dont cette mascarade allait prendre fin. Outre les sons abominables et les balbutiements du cœur qui résonnaient dans chaque parcelle du corps du reptile, elle prit soin de se concentrer sur ce qu'il pouvait se produire dehors.

Là où se trouvaient encore la courageuse Gozan Arukisa et ces foutus lâches de primates.

À l'intérieur de ce piège de chair et d'os, où l'on pouvait encore entendre les cris des victimes tuées par cet insupportable chemin, l'enfant des Bêtes demeurait étonnamment calme, goûtant même à un certain réconfort dans cette position allongée forcée. Mais même tachetée de bave et de sang, situation qui en aurait fait hurler plus d'une, elle n'en restait pas moins détachée de toute forme de dégoût ou de crainte ; c'était là l'une des essentielles marques de sa bravoure, qu'elle s'était forgée dans son squelette de principes à travers le temps passé dans sa condition de changeuse de peau. Yasei Reikan n'avait jamais grandi dans un village d'Hommes, à fouler de doux pavés civilisés et à s'amuser avec d'autres enfants de son âge dans l'inconscience la plus absolue. Loin de toute cette surprotection infantile typique des civils, la métamorphe avait grandi sur les sentiers d'un monde où le danger avait pour sale habitude de rôder sous chaque branche, à chaque rivière, contre chaque falaise ; et dans ce sauvage règne animal où le chakra voulait s'offrir une place de choix, elle avait laissé l'empreinte de cette terrible loi des plus forts, bête noire des plus faiblards la marquer au plus profond de son âme. Belle d'élégance, l'Héroïne de l'Eau était pour autant le fruit d'une sauvagerie sans nom, plus habituée à plonger ses griffes dans ses proies que son pinceau dans son encrier. Difficile alors de croire qu'une telle créature pouvait être aussi gentille que Reikan l'était, avec ceux qui le méritaient. Ceux qui luttaient pour survivre, malgré les aléas de la cruauté.

La Rose rouge avait-elle gagné ce privilège, par son seul bandeau du Brouillard?

Le rythme de son fer détonateur contre les crocs et écailles de la monstruosité apaisa notre crinière de jais, qui avait choisi de se taire lors de cette course-poursuite. Stratégique jusqu'aux ongles, elle attendit de longues minutes de terreur pour eux et de solitude pour elle, avant de réagir et ne plus demeurer si tranquille afin de préserver ses forces. Sa sénestre avait rejoint ses côtes comme pour s'assurer que la forme du doudou si précieux n'avait pas disparu de sous ses voiles orientaux. Sa dextre elle, formula une série de signes seule et déposa son index et son majeur à même une paroi organique de l'œsophage de l'iguane, alors qu'il était sur le point d'ouvrir sa gueule béante à la vue de la gladiatrice. Un instant de flottement vint fleurir, duquel le carcan de chair du monstre se mit à vibrer, à essayer de saisir ce qui était clochait en son propre sein. Alerté, il demeura immobile pour profiter du dernier souffle de vie qui restait à ses poumons. Avant que ceux-ci ne deviennent qu'une bouillie sanguinaire, lors du passage de brises destructrices nées de la paume de la Fille du Vent. Brutalement, le reptile se mit à fulminer sa douleur et, juste devant Arukisa, son thorax et son dos furent littéralement déchiquetés de l'intérieur suite à la naissance d'une imposante tête de lion faite d'air compressé, qui termina sa route dans les airs et libéra un léger courant dans la zone. Reikan suivit les traces de sa technique en s'extirpant directement des tripes du lézard décédé sur le coup. Ses pieds retrouvèrent cette satisfaction de pouvoir tâter des sols à travers ses semelles, pendant que le corps du vaincu s'écroulait derrière elle. Enfin, elle inspira profondément l'air pur qui avait commencé à disparaître aux portes d'un l'estomac auquel elle avait tenu compagnie parce qu'elle l'avait bien voulu. Et ses yeux myosotis s'échouèrent dans l'ébène de ceux de sa camarade.

Un sourire taquin étendit sur ses traits, malgré tout le sang dont elle était imbibée.

« Désolée du retard. Mais je pense que cette petite chasse nous aura permis de nous rapprocher de celui que nous cherchons. »

L'Éclair de la Brume tendit sa main dominante à la combattante. Mais souillée en l'état par tous ces boyaux, elle décida d'emprunter un doux et propre pelage tigré sans son ampleur habituelle, pour aider la Rose rouge à se remettre debout. Et, d'un coup d'œil indicatif sur le côté, elle lui montra les restes de bûches carbonisées qui caractérisaient un feu de camp encore jeune, à quelques mètres d'elles seulement. L'iguane mort, en chassant les pas d'un criminel en fuite sur ceux de ses proies, leur avait finalement été d'une grande d'aide, en dépit de leur peur à tous. Après avoir constaté ce témoin à grande valeur, la métamorphe retrouva son bras totalement humain et râla sur le sort de son odeur. Mais le petit regret d'avoir traversé de telles limbes carnivores disparut, à l'instant même où une ombre s'autorisa à tomber sans prévenir depuis le ciel. Dans un hurlement reconnaissable entre tous, les deux singes firent leur retour et Ahō martela de violents coups de bâton la carcasse encore nerveuse du reptile, affolé comme une puce.

Il lui fallut plusieurs secondes avant de s'assagir et de laisser le plus vieux sortir de son pelage, une fois la menace écartée. Ahō se râcla la gorge en voyant les deux jeunes dames vivantes, avant de bomber le torse et de s'avancer fièrement vers elles.

« HMMHM!! Maudite bestiole, je déteste ces fichus lézards qui se croient tout permis sur notre île. S'en prendre à deux femelles, n'a-t-il donc point d'honneur? Vous avez eu chaud, très très chaud demoiselles... Heureusement que le valeureux Ahō était là, sinon, qui sait lesquels de vos membres nous aurions retrouvé, un peu plus loin...
Ahō...
...Kôa?
Je crois qu'il était déjà...
Foutu quand je suis arrivé? Exactement, t'as raison papy... »

Le vioc jeta un œil sur le corps ensanglanté de Reikan, avant de soupirer.

« Il était déjà mort.
Ah.
On a servi à walou.
Je le savais, qu'elle se faisait passer pour morte!! C'était une évidence voyons, tu n'avais pas remarqué? Tu deviens sénile, ma paro-...
Tais-toi, babines pendantes qui me font avoir honte. Elles attendent. »

Après leur avoir adressé un regard si indifférent, la Yasei aux éphélides se tourna mieux vers le feu de camp. Un genou à terre, elle passa les doigts contre le charbon et les cendres très peu tièdes, à la limite de véritablement mourir. Il n'est plus si loin que cela. Les yeux plissés, la métamorphe s'en remit à l'un de ses dons les plus prodigieux à nouveau en reniflant discrètement l'air ambiant. Mais l'unique piste que son nez put retrouver parmi toute particule qui y trainait ne trouvait pas sa place, ici-bas. L'Héroïne de l'Eau s'approcha du pied de la falaise abrupte, là où les singes avaient eu tant de mal à monter pour ne pas s'éteindre. Un pauvre instant fut suffisant afin de lui permettre d'établir l'exactitude de leur traque ; cette paroi avait été escaladée, avant leur arrivée forcée par la mise en chasse du lézard trépassé. D'un coup de doigts, elle serra les bretelles de son sac à dos. Et alors que le tonnerre grondait plus fort au-dessus d'eux et de cette montagne qu'ils s'apprêtaient à gravir, l'enfant des Bêtes tourna la tête vers sa camarade.

« Nous grimpons. »

Reikan abandonna ses pupilles céruléennes sur sa lourde arme, non sans avoir une arrière pensée à son égard ; celle qu'elle serait peut-être le poids de trop durant l'ascension. Mais, par la confiance qu'elle avait accordé à la Gozan, elle retint ses mots comme des pierres d'inquiétude en son cœur. Aussitôt, ses mains rejoignirent la rocaille près d'elle pour entamer l'escalade et montrer la route à emprunter à sa coéquipière, qui devrait s'accorder à un rythme soutenu.

« Je rêve, elle... elle s'est totalement passée de nous?
Et, euh... on devrait peut-être leur dire merci pour avoir sauvé nos vies, non?
Mais quelle bande de cons. MERCI MESDAMES!!
OUAIS, MERCI!! »

Les primates se reluquèrent l'un et l'autre avant de savoir que Yasei Reikan était peut-être déjà trop haut afin d'entendre leurs remerciements. En râlant, Ahō se remua la tête dans tous les sens avec ses pattes avants puis se mit à suivre la féline, en faisant attention à la réaction d'Arukisa en cas où elle tarderait à grimper.

résumé:
 

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Gozan Arukisa
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Dim 31 Jan 2021 - 10:50
Quelle ne fut pas la surprise d’Arukisa lorsqu’au moment fatidique annonçant sa probable mort sur cette île maudite, elle aperçut l’iguane géante se bloquer sur place. Son regard reptilien se figea et ses yeux s’écarquillèrent, comme si la peur venait de l’envahir. Toujours à terre, la main sur la hanche et l’autre tenant Mikazuki devant elle pour tenter de dissuader le monstre, elle comprit que la chance avait tourné. Après ses rencontres fortuites, elle ne sut ce qui était en train de la sauver mais le cri de douleur qui émanait des entrailles de la bête annonçait un bien meilleur avenir que ce qu’elle projetait quelques secondes auparavant. Le brame de panique du prédateur s’arrêta net lorsqu’une tête de lion transperça sa cage thoracique. Sa carcasse sans vie tomba brutalement provoquant une petite secousse et éclaboussa la gladiatrice de l’eau boueuse qui couvrait le sol.
Couverte de miasme corporel, Reikan sortit des tripailles de la bête. Soulagée à la fois par son sauvetage mais également par la résurrection de la féline, Arukisa sentit son adrénaline redescendre. L’air de rien, la Yasei qui venait de vivre une expérience pour le moins étrange, semblait beaucoup plus sereine que la jeune kunoichi. Son expérience lui avait probablement fait traverser des épreuves bien plus traumatisantes. Faisant fi de la douleur, la Rose rouge attrapa la main féline de son aînée et se releva.

Devant le calme contrôlée de Reikan, la jônin avait envie d’exprimer ses émotions qui passaient de la crainte face à ce reptile géant à la joie de l’avoir retrouvé après l’avoir cru morte. Or, celle-ci était déjà de nouveau concentrée sur la mission et lui indiqua la présence d’un feu de camp encore fumant. Arukisa ravala son enthousiasme et se contenta de quelques mots.

- Contente de te revoir sur patte. Dit-elle calmement avant de se rendre compte que sa formulation était maladroite. Elle évita d’ailleurs son regard quelques secondes, un peu mal à l’aise, l’émotion sûrement.

Finalement, le duo comique simien fit son retour. Après avoir détalé à une vitesse phénoménale devant le danger, ils se pointaient de nouveau, toujours aussi gesticulants. Arukisa adopta la même posture que son équipière et choisit de les ignorer. Ils avaient bien accompli leur tâche et l’indice devant lequel elles se trouvaient méritaient qu’elle se retienne de les sermonner à cause de leur couardise.
Le temps que la gladiatrice porte un semblant d’attention aux macaques, Reikan semblait déjà avoir trouvé la piste à suivre. Son odorat l’avait probablement mise sur la bonne voie pensa la gladiatrice. L’objectif était de grimper cette abrupte falaise qui se dressait devant eux. Décidément, elle s’était déjà illustrée en bloquant leur fuite face au reptile, voilà qu’il fallait maintenant l’escalader. Aru’ était une shinobi entraînée comme tous ses semblables mais elle n’avait pas de prédisposition à l’escalade comme la féline.

Cependant, la jeune kunoichi n’était pas du genre à se débiner devant un tel obstacle. Elle accrocha fermement Mikazuki à son dos afin de ne pas être gênée par celle-ci et s’approcha de la falaise. Suivant le chemin emprunté par son aînée, elle commença son ascension. Les prises étaient peu nombreuses et accidentées mais la concentration et l’agilité de la jônin lui permirent de hisser en évitant le pire. Les conditions météorologiques s’étaient calmées, seule une faible bruine rendait la pierre plus glissante. Heureusement, aucune bourrasque mortelle ne venait les frapper. Par moment, elle jeta quelques coups d'œil vers le sol pour apprécier la hauteur. Elle ne souffrait pas de vertiges mais l’adrénaline était revenue aussi vite qu’elle était partie. Devant elle, la féline semblait aussi à l’aise que les simiens. Si les individus qu’elles cherchaient étaient vraiment passés par là, elle se demandait par quel moyen ils avaient réussi à ne pas finir en bouillis humaines au pied de la falaise.

Arukisa arriva en entière au bout de sa grimpée. Encore une fois, Reikan avait flairé la bonne piste. La terre humidifiée portait des traces de pas humains. On distinguait avec évidence la forme de chaussures de deux tailles différentes. Celles-ci s’enfonçaient encore une fois dans la forêt tropicale qui débutait devant elle. Mais où pouvait-il bien vouloir l’amener ? S’ils avaient déjà eu la chance d’échapper au reptile géant, la gladiatrice pensa à la pauvre Burondi qui devait être terrifiée après toutes ses épreuves.

- On doit plus être très loin. Il vaut peut-être mieux éviter de débarquer trop brusquement, on ne sait pas quelle réaction peut avoir ce dégénéré. Dit la jônin avant de commencer à s’enfoncer dans les feuillages.

Les kirijins n’avaient pas échappé à la mort par deux fois pour voir leur objectif de mission échouer. Mais qui sait ce qui pouvait passer par la tête de ce criminel en se sentant acculé.

Cette fois, la traversée de la flore locale fut sans encombre. Les singes continuaient à se chamailler et à bavarder inutilement mais Aru’ n’y prêtait pas attention. Elle sentait que la chasse arrivait à sa fin et il fallait rester sur ses gardes. Après plusieurs minutes de marche, les traces débouchèrent sur l’entrée d’une grotte. La cavité semblait profonde et composée de multiples galeries. A l’intérieur, l’espace était suffisamment large pour circuler aisément. Quelques faisceaux de lumière passaient par endroit et éclairaient assez pour ne pas être dans l’obscurité totale. Devant l’antre, les traces de pas semblaient éloignées les unes des autres, signe que les foulées étaient plus grandes et l’allure plus rapide. Aucun doute, ils courraient vers l’intérieur.

Spoiler:
 

La Rose rouge se mordit le doigt avant de poser sa main au sol. Des signes incantatoires se dessinèrent sur la roche et, dans un nuage de fumée, Hakubo apparut en virevoltant auprès d’elle. La chauve-souris était un atout important lorsqu’il s’agissait d’évoluer dans un espace clos. D’autant plus que sa présence n’avait rien de suspecte.

- On pense qu’il y a un homme avec une jeune fille à l’intérieur, si tu les trouves, viens me chercher.

Sans un mot de plus, le chiroptère partit dans les galeries. Plus d’une fois Hakubo avait accompli ses tâches avec brio. Sa rapidité, sa discrétion et surtout son aisance en zone obscure faisaient de lui un parfait éclaireur.

- Je pense qu’on peut quand même entrer les chercher. Hakubo n'aura pas de mal à nous retrouver s’il tombe dessus avant nous.
- Ah non, les singes ne rentrent pas dans les grottes. Hmm, hmm. Fit Akaimo en secouant la tête. Trop risqué.
- On vient déjà d’être poursuivi par un lézard affamé, on ne va pas ENCORE se mettre en danger. Z’avez pensé au cœur du p’tit vieux ?
- Quoi ? Mais qu’est-ce qu’il dit lui, laisse mon cœur tranquille.
- Bah oui le vioc’. Faut faire attention à ton âge.
- Tu vas voir si faut faire attention gamin. Il commença à descendre de son perchoir et à faire tourner son bâton autour de lui ridiculement. J’en ai encore sous le capot tu vas v...

La parole d’Akaimo fut coupée par un immense cri de douleur provenant de l’intérieur de la grotte. A la sonorité, c’était une voix humaine et masculine.

Spoiler:
 

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Dim 7 Fév 2021 - 21:25
Au cours de son ascension, Yasei Reikan ne s'était inquiétée qu'une seule fois de la progression de sa camarade, histoire de s'assurer qu'elle ne rencontrait pas un quelconque problème et qu'aucune chute ne la guettait. Une fois arrivée en haut, elle attendit les autres pour s'attarder sur les fraiches traces de pas qui ornaient la terre humide. Après avoir jeté un œil à Arukisa et tendu l'oreille en vue des'imprégner de ses remarques, elle lui emboîta le pas sans tarder ni se préoccuper des affaires que les primates s'occupaient à régler à leurs arrières. En comparaison à la mort qui gambadait sur cette île, cette jungle semblait plutôt épargnée par elle, calme et paisible – bien que la lumière avait tendance à batailler pour se frayer son chemin dans l'épais plafond de lichens et de mousses qui couvrait cette partie du hameau. Les pupilles rivées sur les empreintes de pas, la féline abandonna la douance de son odorat afin de se fier à elles jusqu'à arriver à la porte d'une cavité de roches et d'arbres.

Avec attention, elle zieuta sa camarade sacrifier son sang pour faire appel à une invocation.

La Tigresse riva ses yeux prédateurs sur la chauve-souris qui, après avoir écouté les ordres de sa maîtresse, alla s'enfoncer dans cette pénombre. Un maigre moment s'écroula, avant que celle-ci ne disparaisse complètement dans une nébulosité ambiante et ne pousse la Rose rouge à suivre son parcours, apparemment inquiétée par l'urgence qui tenait au sort de l'enfant. Mais il ne fallait jamais confondre vitesse et précipitation. La Yasei aux éphélides demeura immobile malgré sa proposition, puisque les deux singes s'étaient laissés rattraper par le charme de la chamaillerie afin d'oublier la crainte des grottes qui se tapissait au sein de l'ombre de cette forêt. Elle se retint de lâcher un petit soupir, en pensant que le temps gagné à les suivre était en train de se meurtrir par leur évolution soupçonnée en véritables boulets. Toutefois, les deux jeunes guerrières n'avaient pas une seconde de plus à perdre. Encore moins avec le terrible hurlement qui venait d'éclater et ravager les parois par ses échos, depuis le fond de la crypte.

Sitôt, la métamorphe tourna la tête vers sa provenance la plus proche.

Sa dextre attrapa la sénestre de sa sœur d'armes, avant que le cri ne se termine. Immédiatement, elle s'élança dans l'obscurité la plus totale en laissant ses iris se déformer sous le joug de son don de métamorphose. En un rien de temps, elle adopta en silence une vision nocturne du Tigre blanc pour façonner sa course dans le noir, en guidant Arukisa sur son chemin particulièrement ordonné, loin d'être perdue à l'abri de toute lumière. Des lianes tentèrent de les ralentir, en vain ; car Reikan les balaya de plusieurs revers de son bras encore libre avant de suivre son vif chemin. Quelques secondes s'écoulèrent, durant lesquelles leurs deux compagnons retardataires ne s'aperçurent que trop tard de leur départ. Seuls les bruits de pas de course des combattantes les interpellèrent, en coupant net leur dispute morte avant la chute.

« Mais... elles sont plus là?
ON VOIT RIEN DANS CE TROU À RATS, POURQUOI??!
On peut pas les laisser seuls, l'ancêtre...
Hein? Mais t'as entendu ce cri, crétin? C'est la mort assurée, là-dedans!
T'EN AS ENCORE SOUS TON CAPOT TU VOULAIS DIRE, NON? ALLEZ!! ARRÊTE TES CONNERIES, TU VAS BIENTÔT DEVENIR UN LÉGUME ALORS AUTANT TENTER LA PIRE DES FOLIIIIIES!! »

Sans recevoir son accord, Ahō fit plusieurs tours sur lui-même pour canaliser sa crainte et prendre de l'élan avant de suivre, à rapides tâtons, les traces de ces humaines parties au-devant. Quant à elles, la course demeurait de mise. La Tigresse blanche pris soin de ne blesser ni elle ni Arukisa, alors que ses yeux prédateurs se mettaient à refléter les plus faibles lumières qui parcouraient les murs de la grotte comme des filons d'or et de pierres précieuses. Ceux-ci se firent de plus en plus intenses, si bien que la gladiatrice pouvait en apercevoir les lueurs et en discerner très difficilement les contours, tant la pénombre se faisait lourde. Mais finalement, celle qui s'était laissée entraîner malgré elle sentait l'angoisse la libérer de son emprise. Yasei Reikan tint fermement sa main sur la fin du parcours, lorsqu'elle envisagea de ralentir à l'instant même où elle sentit leur espace se faire plus grand, les odeurs se mélanger et des lumières éclairer une grande crevasse. Si elles n'étaient pas efficaces pour permettre à l'humain de voir comme en plein jour, elles demeuraient suffisantes pour se déplacer sans se manger un mur ; pourtant, la féline tint à entretenir l'usage de sa vision de nuit, notamment pour inspecter le lieu.

Un autre aboi de douleur résonna dans les tréfonds, sonnant telle une alerte aux oreilles de l'enfant des Bêtes. Sans lâcher la manche de sa coéquipière, elle passa le bord de la crevasse pour trouver la source de ces chatoiements. Mais, quand la guide entreprit de s'arrêter, une ombre se dressa devant elles. De manière brutale, la silhouette d'un trentenaire se jeta vers les missionnaires, la tête entre les mains, les paupières écarquillées et le visage massacré par la torpeur. Cet homme, à l'air effrayé, se réfugia près de la Rose rouge et chercha à la retenir par des bouts de sa tenue sans même lui demander sa permission, gorgé par la peur et rendu fou par l'aberration de ces lieux. Il se mit à la supplier de ne pas l'abandonner à son pauvre sort, montrant ses traits torturés par la fièvre de la démence à la faible clarté de la grotte.

« JE VOUS EN PRIE!! NE ME LAISSEZ PAS SEUL, OU SINON... ELLE VA ME BOUF-! »

Sans prévenir, la Fille du Vent empoigna le col de l'individu en vue de le forcer à lâcher ses prises et le faire décoller du sol à la force de son seul bras. Surpris, le gaillard eut le réflexe de remonter ses propres paluches sur celle de la jeune femme qui n'en démordrait pas, ravalant tant bien que mal sa salive. Les sourcils froncés, Reikan serra les dents et retint son envie de le corriger. Parce qu'au-delà de le savoir surpris, l'expression qui avait repeint son minois témoignait d'une peur bien plus grande que celle d'être pris au dépourvu par des combattants de la Brume. Une peur viscérale semblait le dévorer de l'intérieur, lui coupant la respiration et apportant son attention ailleurs que dans les yeux myosotis de la kunoichi.

« De quoi as-tu peur? Explique-nous distinctement et en allant droit au but. Est-ce toi, qui a capturé la petite Burondi?
M-M...Moi??!! MOI??!! NON, JE N'AI RIEN FAIT DE TEL!! Je suis juste un passeur... La responsable c'est... C'EST ELLE!! »

Yasei Reikan afficha son mécontentement en le secouant un peu pour obtenir une réponse.

« Qui ça, elle?!
B-B.... B-BUROOOOOOOONDIIIIIIIIIII!! AAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHH!! »

Les yeux de l'homme sortirent de leurs orbites, devant l'ombre monstre qui se dressait dans le dos de la Tigresse blanche. Un grognement rauque balaya son dos, tandis qu'elle tournait à peine la tête sur le côté pour jeter un regard à ce qui s'y dressait. Même Yasei Reikan était loin de se douter que la situation allait adopter une telle tournure, au moment où elle aperçut un géant humain avec pour visage celui de la petite fille, ressemblait comme deux gouttes d'eau à ce portrait dessiné mais à mille lieues de la description aimante de ses deux parents. En toute brusquerie, la changeforme s'attendit à un assaut direct. Et à raison. Aussitôt, le véritable monstre de plusieurs mètres leva les deux bras pour les abattre respectivement sur les deux femmes. Si Reikan se précipita afin d'élever son bras droit devenu patte en opposition, elle ne put tout de suite constaté l'état de sa consœur à cause de la fumée soulevée. Mais le temps lui manquait cruellement pour s'en inquiéter. Parce que d'ores et déjà, la prétendue Burondi riva son regard rougeoyant sur ce qui pendait à la lanière de son sac-à-dos.

Portrait de Burondi:
 

Et Burondi hurla à son tour, en faisant trembler les parois et les sols sans efforts.

« ...DOUUUUDOUUUUUUUUUUUUUU!!! »

résumé:
 

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Gozan Arukisa
Gozan Arukisa

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Lun 15 Fév 2021 - 13:44
Le visage déformé par la peur de l’homme faisait froid dans le dos. Le souffle coupé par l'effroi, les mots peinaient à sortir de sa bouche. Complètement crispé et paniqué par ce qui semblait le poursuivre, il perdait complètement l’usage de ses membres et même se mouvoir pour reculer semblait compliqué. Quel genre d’horreur était tapis dans cette grotte pour faire perdre tous ses moyens à un homme ? Malgré quelques bribes de lumière qui perçaient le plafond rocheux, la vision d’Arukisa était limitée, elle ne disposait pas des capacités de la féline.

Cependant, la nature du danger se dévoila. Burondi ? Vraiment ? L’immense forme humaine se tenait derrière elle. Son apparence colossale ne laissait toutefois aucun doute sur son identité. Des cheveux fins, deux petites quenottes pendantes, un visage rond enfantin et un regard terrifiant les observait. La douce et innocente fillette s’était transformée en une gigantesque menace. D’une détonation de Mikazuki, la gladiatrice s’extirpa du poing dévastateur de celle-ci. La masse percuta le sol et fit trembler la caverne. Un morceau de roche s’effondra et s’éclata à quelques mètres d’elle. Un combat dans cet endroit clos et facilement altérable était risqué pour tous. A aucun moment Aru’ n’aurait imaginé cette situation et il était hors de question d’abattre une enfant sans en savoir plus.
Alors que Reikan bloqua la frappe, l’attention de Burondi se porta sur un objet qui confirma encore plus son identité. La gamine était attirée par le doudou que la Tigresse blanche portait sur elle. Il fallait la détourner de son objectif et la calmer. Sa main immense commença à s’approcher de sa peluche et vu son regard, elle s’apprêtait à empoigner son équipière dans le même temps.

- Hakubo !! Hurla la jônin.

Le petit chiroptère était revenu pendant l’assaut et se mit virevolter autour d’elle afin de la distraire. Cependant, elles devaient gagner du temps afin de trouver une solution. La capture de doudou fut interrompue par l’emprise de la chauve-souris sur Burondi. La fillette stoppa son mouvement et se mit à pleurer en portant ses mains à sa tête. De chaudes larmes coulèrent de ses yeux possédés par un mal étrange. Les ondes animales la frappaient de plein fouet et elles ne comprenaient probablement pas ce qui lui arrivait.

Pendant ce temps, l’homme réussit à se relever et commença à détaler vers la sortie tel un lapin effrayé. Il ne comptait pas encourager ni remercier ses protectrices. Focalisé sur sa fuite, il ne vit pas arriver les simiens qui après un long débat avaient réussi à se convaincre de progresser dans la caverne.

- ON ARRIIIIIVEEEEE ! Hurla Ahô. Le torse bombé, il montrait enfin un peu de courage et traînait sur lui le vieil Akaimo qui s’avançait, poing levé, prêt à en découdre avec ce qu’ils allaient rencontrer.

Malheureusement, leur progression fut coupée nette par leur rencontre avec le fuyard. Le trio roula sur plusieurs mètres sous le choc. Un carambolage pittoresque qui mit à mal leurs ambitions. Sonné par cette entrevue imprévue, l’homme se releva sans même porter attention à ce qu’il venait de percuter et repartit aussitôt. Quant aux macaques, ceux-ci le regardèrent se diriger vers la sortie.

- Ouais, c’est ça ! Flipette ! L’invectiva Akaimo en le menaçant de sa petite main tout en le suivant du regard.
- Euh...Akaimo ? Dit Ahô en tapant sur l’épaule de son aîné.

Le babouin observait avec stupeur la monstruosité humaine qui se tenait devant eux. Le vieux singe se tourna et grimpa en panique sur le dos de sa monture, manquant de chuter au passage.

- On repart ! On repart ! Beugla-t-il en frappant la tête d’Ahô pour le booster.

A grandes foulées, ils repartirent aussi vite qu’ils étaient arrivés.

Au front, Arukisa ne savait pas combien de temps Hakubo pourrait maintenir son emprise. L’entrée de la grotte n’était pas si éloignée, il fallait peut-être tenter quelque chose.

- Il faut l’attirer à l’extérieur, c’est trop risqué d’essayer de la neutraliser ici. Ce plafond va s’écrouler sur nous. Essaie de la faire sortir avec le doudou !

Au milieu des pleurs de Burondi qui faisaient écho dans la caverne, Arukisa commença à faire marche arrière tout en gardant un œil sur elle. Parallèlement, Hakubo stoppa l’émission de ses ondes afin de la libérer. Instantanément, son regard vorace se posa de nouveau sur sa peluche.

Spoiler:
 

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"Un autre jour, une autre aventure !"

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Yasei Reikan
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Mer 24 Fév 2021 - 21:41
Fort heureusement, les échos des ultrasons relâchés par l'invocation de sa camarade de la Brume semblaient porter leurs fruits sans se faire attendre. En tournoyant autour d'elle, batifolant des ailes et piaillant de la sorte, la fameuse Burondi qui paraissait victime d'un mal délibérément rongeur de son innocence d'enfant demeurait désemparée, les sens alertés et meurtris par les cris incessants du chiroptère. Les mains sur les oreilles, les yeux sortis de leurs orbites, les larmes s'écoulant sur ses joues rosées, la kidnappée laissait pourtant en spectacle son corps particulièrement difforme et malmené par un chakra qu'elle peinait à seulement contrôler, diriger afin de se sortir d'un tel pétrin. Loin d'atteindre la taille de cette gigantesque humaine, Yasei Reikan demeura malgré tout sur ses appuis et observa des pieds à la tête l'enveloppe charnelle de la chevelure dorée afin de dénicher le moindre détail qui la conduirait à en savoir plus sur ce qui la gangrénait. Hélas, l'altercation entre les singes et leur seul témoin n'allait être que le levier d'autres soucis. Apeurés par cette rupture éminente du plafond de la grotte, ils avaient tous fui. Sauf elles. Les yeux levés sur la fille devenue monstre, la féline demeura sur ses gardes le temps de démêler les informations en sa possession, jusqu'à ce que Hakubo ne cesse de se rendre de temporiser sous les ordres de sa maîtresse.

Aussitôt, Burondi reprit conscience de ce monde qui l'entourait, à défaut de sa véritable nature. Au point d'en revenir aux mains, en essayant d'abattre la Tigresse blanche pour mieux lui arracher sa propriété. Plusieurs coups fusèrent aux quatre coins du souterrain, sans que l'un d'eux ne daigne amputer l'agilité de la Capitaine de la Kenpei qui, si elle avait pu s'en amuser au vu de son habileté, n'en demeurait pas moins empreinte de ce sérieux qui n'avait de cesse de lui coller constamment à la peau. Un à un, ils s'échouèrent sur les parois et les sols afin d'y laisser à chaque occasion saisie un terrible fracas, un épouvantable cratère qu'un corps humain normalement constitué ne pouvait se vanter d'encaisser sans l'aide d'un miraculeux chakra. Mais à eux tous, ils incarnèrent la goutte de trop vis-à-vis de la stabilité de cette crevasse tellurique, si bien qu'au bout d'une bonne poignée de secondes, d'anormales secousses sismiques et d'impressionnants tremblements assourdissants avaient pris place dans la zone entière, hurlant à tous un éboulement capable aussi bien de broyer que de tuer. D'une poignée de bonds, la métamorphe fit en sorte d'attirer Burondi à l'extérieur aussi vite que possible, avant qu'un nuage de fumée ne se dresse après les violentes chutes de roches qui les menaçaient. Le râle de la falaise grognait à leurs arrières, pendant que celui de cette grotte disparue lâchait son ultime soupir.

Mais un sifflement l'alerta, malgré la pénombre beige soulevée par toute la poussière.

« Merde, il court trop vite!!
ATTENTION!!! »

Cette ombre, que sa poigne avait eu l'audace et la force de soulever un peu auparavant, se voulut vengeresse à son égard. Sans prévenir, la prétendue victime de cette affaire avait endossé la fuite pour mieux revenir à la charge et essayer de prendre l'enfant des Bêtes à revers. Armé d'un sabre dirigé à même le dernier point de chute de la Yasei aux éphélides, l'individu mit un pied dans la tentative de la blesser. En vain puisque la crinière de jais venait de reculer la tête afin de seulement l'autoriser à lui griffer la joue, effritant un petit filet de sang au passage. Mais aucun fou à lier ne se serait livré à cette ouverture sans idée malsaine un tantinet légitime derrière la tête. L'expression de cette homme avait changé. Même si la peur régnait toujours en reine sur ses traits, la confiance de s'en sortir indemne avait su naître en son cœur. Burondi peinait à se relever de tout son poids. Or, les sens de Reikan qui sonnaient le glas de l'alerte au fond d'elle l'avertirent d'un danger bien plus imminent qu'elle encore.

La Fille du Vent ne reconnaissait que trop bien le murmure d'une telle vibration.

reigen:
 

« Excusez-moi mesdames, mais je ne peux pas vous laisser entacher la réputation de Reigen. Vous ne savez pas... DE QUOI ELLE EST CAPABLE!! PERSONNE NE DOIT SAVOIR! »

Du faciès larmoyant du kidnappeur quasi-accroupi près d'elle, les perles d'azur de la changeforme se déversèrent sur la lame juste à côté de son visage qui s'était mise à briller, à miroiter son minois. À l'aube de la propagation d'une attaque, notre combattante aux épaulières de lions s'empressa de réagir. Un remous bleuté se libéra en vue de la surprendre, mais vainement. Parce que l'Héroïne de l'Eau avait déjà fléchi les genoux sur place, dès l'apparition de cette tempête condensée qui se libérait en cercle autour de la lame ennemie pour balayer tout dans un bon périmètre tout autour de lui.

« Arukisa, baisse-toi! »

Hors de portée de cet assaut par le Vent, Reikan se permit de prévenir la gladiatrice. Mais elle ne comptait pas moins en rester passive pour autant, puisqu'elle déposait déjà une paume à même la terre cendreuse. Brutalement, de concert avec le cri relâché par Burondi qui se révélait elle aussi frappée de plein fouet par les brises, la féline se mit à tournoyer avant de châtier avec violence le ventre du vicieux, par le heurt d'un coup de pied. Éloigné à plusieurs mètres d'elle mais rapproché de sa coéquipière, il n'eut même pas le temps de se redresser qu'une liane tropicale lancée au ras-du-sol vint se resserrer autour de son cou, jetée par les deux singes qui avaient trouvé le moyen de se rendre utiles même affalés par terre. D'un regard confiant, Yasei Reikan s'autorisa à leur délivrer un sourire visant à les remercier de leur aide. Mais Burondi n'entendait pas permettre un tel laxisme de la part de la Tigresse blanche, au vu de la posture qu'elle adoptait derrière ce coriace écran de fumée qui ne voulait pas retomber. Les deux poings relevés, elle voulait d'ores et déjà en finir en leur autorisant à s'écraser sur les deux guerrières que la Brume avait cependant envoyé pour la sauver. La métamorphe n'eut visiblement guère le temps de se préparer à la chute d'un tel assaut à son encontre. Emportée par la force du poing, elle disparut parmi la pruine et laissa derrière elle le fracas de son dos contre la terre pendant que ses membres se couvraient d'un pelage atypique, alors que l'autre bras de la petite fille se réservait son amie.

Sans retenue ni pitié, elle avait souhaité lui adresser la même sentence.

Et que son poing ne veuille bien la toucher ou qu'il se satisfasse du sol compact, Burondi relevait déjà sa main vers la silhouette de la Rose rouge pour l'attraper à travers un mouvement très rapide et l'emprisonner entre ses doigts.

résumé:
 

*Reigen (冷厳, litt: Sans cœur)



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Gozan Arukisa
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Dim 28 Fév 2021 - 12:56
Au beau milieu du vacarme assourdissant des éboulements de roche, Arukisa bondit rapidement pour se sortir indemne du danger. Tel un appât, le duo kirijin tentait de se mettre dans les meilleures conditions pour appréhender Burondi. La monstrueuse fillette apparaissait toujours sous cette forme gargantuesque et disposait d’une force surhumaine qui dépassait celle des kunoichis. Cependant, elle ne résista pas à l’écroulement de la grotte et donna un peu de répit à ses adversaires. Mal à l’aise avec la motricité de ce corps décuplé, elle peinait à retrouver ses émotions.

Or, tandis que les kirijins portaient toute leur attention sur la géante, ce fut un autre protagoniste qui refit son entrée en scène. Le pleurnichard apeuré revenait se venger. Son visage toujours aussi déformé par ses émotions incontrôlées, il semblait cette fois également motivé par un sentiment de fierté. Honteux d’avoir fui comme un lâche, il revenait pour s’en prendre à ses bienfaitrices. Mais que voulait-il au juste ? La folie s’emparait de lui, il n’avait aucune raison de leur mettre des bâtons dans les roues et pourtant, il ne voulait pas perdre la face.
C’est la Tigresse blanche qui s’occupa de son cas tandis que la Rose gardait un œil sur Burondi qui se relevait doucement, prête à revenir à la charge. Hakubo, qui lui aussi s'était aisément extirpé de l'éboulement, continuait de tourner autour d'elle pour tenter de l'occuper.

Alertée par les mots de son équipière, la gladiatrice vit se diriger vers elle la lame bleutée. Chargé d’un esprit venteux, le tranchant lumineux fendit l’air aux alentours provoquant un sifflement rappelant les sons effrayants d’une tempête tropicale. Instantanément, la jônin effectua des mudras afin de se protéger. Un fil d’eau sortit de sa bouche avant de se propager autour de sa personne. Une bulle tournoyante s’opposa au taillant acéré. L’eau éclata en de multiples gouttelettes. Dans le même temps, Arukisa essayait de garder sa vigilance et de surveiller Burondi alors que Reikan envoyait le malfaiteur au tapis d’un coup de pied bien placé. Celui-ci fut réceptionné par l’aide à la fois inattendue et précieuse des deux macaques qui étaient jusqu’à maintenant complètement spectateurs.

Soudain, alors que la situation semblait maîtrisée, un léger égarement fit basculer la tendance. Le fuyard venait d’être emprisonné par le duo simien mais c’est Burondi qui relança les hostilités. De ses poings ravageurs, elle vint percuter les shinobis, toujours en possession de son précieux doudou.

- Attention ! Hurla Aru’.

Malheureusement, la surprise était trop grande et elle vit Reikan se prendre le coup de plein fouet. Occupée par sa propre défense, elle ne put lui venir en aide et vit son corps valdinguer contre la terre, écrasée sous le poids imposant de la massue humaine. Arukisa opposa Mikazuki contre le membre prodigieux et usa de toute sa force pour détourner celui-ci vers le sol. Le poing rencontra le canon de son fusil provoquant un son métallique bruyant. Durant un court instant, elle crut faire basculer la géante par le déséquilibre provoqué mais c’était sans compter sur son étonnante détermination à les exterminer. Son regard furieux annonça l’arrivée d’un nouvel assaut et devant la poigne dévastatrice qui se dirigeait vers elle, la Rose n’eut d’autre choix que d’esquiver par une forte détonation de son arme. Elle appuya prestement sur la gâchette et s’extirpa d’un coup tout aussi brutal que le précédent.

La brune était encore en état de résister et de se battre mais il fallait gagner du temps pour que Reikan retrouve ses esprits. Ainsi, elle sortit de sa sacoche de ninja un kunai accompagné d’un parchemin explosif. La Rose le lança aux pieds de Burondi, à quelques mètres d’elle. L’objectif n’était pas de la viser directement mais d’attirer son attention. Dans son dos, des cris de lutte s’élevèrent et l’alertèrent que quelque chose se passait entre les singes et le prisonnier. Cependant, impossible pour le moment de s’en occuper. Son regard toujours tourné vers la fillette, elle vit le parchemin se consumer jusqu’à exploser. La déflagration fit basculer la colosse qui ne tomba tout de même pas. Par instinct, elle opposa ses deux bras puissants pour protéger ses parties vitales.

- Il s’fait la malle ! Cria Ahô.

Interpellée par la possible fuite du véritable ennemi de cette mission, Arukisa se retourna et courut vers eux jusqu’à arriver à proximité. En effet, celui-ci avait réussi à se défaire des singes et commençait à essayer de défaire la liane autour de son cou. Laissée seule, la gladiatrice ne vit pas que Burondi, excédée par son explosion, ne comptait pas se laisser malmener. Furieuse, après tout ce n’était qu’une enfant qui ne maitrisait pas ses émotions, elle envoya une salve de pierre en direction du groupe. Seul Akaimo, par sa taille minime, réussit à passer au travers des projectiles. Les obus improvisés vinrent percuter le fuyard, Ahô ainsi qu’Arukisa. Le babouin malheureux tomba au sol instantanément, frappé en pleine tête. Le meurtrier fut touché au bras et sentit son épaule se disloquer sur le coup. Quant à la jônin, c’est sa hanche tournée qui fut à nouveau percutée. Déjà blessé par le reptile affamé, elle hurla de douleur quand elle sentit une partie de ses côtes se briser.
Burondi pointa du doigt ses cibles.

- Méchant ! Prononça-t-elle de sa voix à la fois enfantine et colossale.

En panique devant son acolyte qui gisait inconscient au sol, Akaimo lui grimpa dessus et tenta de le secouer par tous les moyens.

- Ahô ! Réveille toi ! Allez gamin ! Ne me lâche pas ! Lançait-il complètement dépassé par les événements.

On pouvait sentir dans le timbre de sa voix que les larmes lui montaient en voyant ses efforts pour le moment vain.

A genoux, la Rose souffrait mais tentait de reprendre son souffle et de tenir le coup. Si la lumière devait venir de quelque part, cela ne pouvait être que des shinobis. Soudain, elle vit une corde bouger au sol. Celle-ci se mit en mouvement et glissa rapidement. En suivant son chemin, elle s’aperçut que c’était la liane qui entourait la gorge de celui sans qui elle ne se serait jamais retrouvé sur cette île maudite. Aru’ serra les dents et l’attrapa de ses deux mains. Le lien bloqué, l’homme qui commençait à prendre la fuite fut arrêté net. Ses jambes partirent en avant tandis que le reste de son corps s’arrêta sur place. Il retomba lourdement au sol. Or, il ne comptait pas en rester là. Malgré sa propre blessure, il savait aussi que la shinobi ne pourrait tenir éternellement. La souffrance se lisait clairement sur le visage de la gladiatrice qui se tenait à ce lien, allongée au sol.

Alors que le scélérat s’apprêtait à s’en prendre à la Rose, il arrêta son action et tourna sa tête vers Burondi. Celle-ci venait à nouveau de jeter une volée de projectiles vers le groupe. Les singes étaient incapables de réagir, Arukisa ne comptait pas lâcher cette corde, il n’y eut que le malandrin qui réussit à assurer sa défense grâce à son fûton.

Résumé du tour:
 

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Yasei Reikan
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Mar 2 Mar 2021 - 20:23
Jamais Yasei Reikan aurait pu croire qu'une petite fille pouvait peser si lourd. Mais maintenant que son poing l'écrasait jusqu'à en faire fendre et hurler la terre de douleur, elle arrivait à y croire malgré son esprit qui voulait bien s'échapper loin de son enveloppe charnelle pour ne pas avoir à supporter plus longtemps cette insupportable lourdeur, qui poussaient ses organes à craindre d'imploser sous elle. Les bruits de détonation agressifs faisaient rage, derrière cette gigantesque main de chair qui lui obstruaient par la même occasion la lueur du jour. Cependant, le brouillard que convoquait son psyché, alerté par l'urgence de sa situation, l'empêcha de réfléchir correctement et de se défaire à elle seule de cet assaut. Les douleurs explosèrent à son dos et à ses hanches malmenées par la torpeur du pressage, de l'écrabouillage à même le sol. Comme des coups de jus, par chance, ils la maintinrent assez éveillée afin de ne pas sombrer dans les pommes. Parce qu'en dépit de toute la bonne volonté possible, les noires méandres de son âme menaçaient de l'avaler au moins pour de bonnes heures, avec pour seul impact le pénible abandon de sa conscience.

Or, le cri de douleur de la Rose rouge et les pleurnicheries d'Akaimo en décidèrent autrement.

Happée par ses responsabilités, notre Tigresse blanche ouvrit brusquement les yeux et, au-delà de l'endolorissement de son carcan de chair, préféra ressentir cette douce caresse de son pelage qui progressait à vue d'œil. Ses poils tigrés, tiraillés par des teintes contraires, grignotèrent en rien de temps son épiderme taché d'éphélides par endroits. Le glas d'une alerte résonna encore dans ses tympans jusqu'à en investir l'intérieur de son crâne et de ses entrailles. Ses bras n'avaient plus rien d'humains, au même titre que ses jambes présentaient d'ores et déjà les stigmates de sa bestialité. Innommable, mais belle de puissance et de majestuosité en marge de toute droiture perdue avec la disparition de son humanité. La crinière de jais de Shiroitora s'était rendue bien plus imposante et épaisse qu'en temps normal, jusqu'à en faire céder les liens qui la tressaient par habitude. Et sans prévenir, alors même que la Burondi levait une seconde fois les bras pour catapulter la mort en personne sur ceux qui l'entouraient, l'Héroïne de l'Eau la prévint de sa sortie du cratère terrestre en relâchant un monstrueux rugissement. La surface totale de ce terrain et l'environnement dans son intégralité se mirent à trembler sous la puissance de ce hurlement bestial, qui ricocha sur tous les êtres présents aux alentours et brida leur concentration, leur volonté. Au point d'empêcher la petite fille devenue géante de viser correctement avec son poing gauche réservé à son amie, manquant de peu la position de la reine des chauves-souris sans que sa proie ne soit épargnée par le second rocher lancé par sa main droite.

L'énorme rocher, fruit d'un échec, fusa dans le ciel avant de s'échouer plus loin dans le décor sans manquer de provoquer un autre tremblement de terre. Mais la chute de celui offert à Reigen en fit naître un autre bien plus intense, malgré la protection de dernière minute qu'il avait érigé avec l'aide du Vent. Une onde de choc s'était libérée, mais cela ne déstabilisa pas la Yasei aux éphélides qui n'était ni humaine ni animale en cet instant précis. Les pupilles rivées sur Burondi, qu'elle regardait d'en bas, la guerrière comprit en l'observant qu'un changement annonciateur se produisait en elle. Parce qu'après son terrassement, source de peur pour bien des êtres vivants dont les Hommes les plus fragiles mentalement, la fillette se mit à régresser en taille et en ampleur, le visage couvert de larmes et tordu par la crainte transmise par l'ouïe de ce cri qui n'avait rien d'humain. Cependant, l'enfant des Bêtes ne chercha pas plus longtemps à perdre son temps auprès d'elle et s'en retourna directement vers la Rose rouge et sa proie, qui se relevait à peine des débris rocailleux tombés sur lui mais qui cherchait déjà à cisailler la liane pendant à son cou. Yasei Reikan devait agir. Et vite, rien que pour se rendre le plus rapidement possible à un endroit où les blessures de sa coéquipière pourront être soignées.

Sans prévenir, l'une de ses mains se libéra de sa bestialité pour récupérer ses fins doigts de femme et emprunter l'usage de quelques mudrās.

Pendant qu'elle s'approchait au pas de course, la terre sous ses pattes paraissait résonner, mugir sous sa volonté et celle de son chakra. Derrière Reigen, l'ombre d'une petite forteresse se mit à sortir des viscères du sol pour l'empêcher de prendre la fuite et lui offrir pour seule issue le chemin emprunté par l'enfant du Désert. C'était là un stratagème, pour ne pas lui laisser la moindre chance de lui échapper. Parce que sitôt la féline avait pu ériger cet édifice tellurique, son bras droit redevint le sujet de ses instincts les plus refoulés, les moins civilisés. Dans une sauvagerie sans nom, elle se retrouva au plus près du kidnappeur et le fusiller de coups bestiaux dont la rapidité rendait dure leur vision et analyse. Sous ce déchaînement, même la Terre ne trouva pas la force de résister et les restes du roc lancé par Burondi furent réduits en poussière, avant de rejoindre le parterre qui se fissurait sous la position de Reigen. Dans une dernière volonté, ses mains avaient voulu dresser sa lame menaçante en tant que barrage, après avoir abandonné l'espoir d'une défense affinitaire que le corps-à-corps de la féline ne lui avait pas laissé l'occasion de concevoir. Mais même son arme, sa plus fidèle amie, le quitta à cause d'un coup de patte bien placé dans son manche, envoyée se planter un peu plus loin.

Le heurt des frappes de la Tigresse blanche traumatisa une dernière fois le terrain, avant qu'une fumée poussiéreuse ne veuille bien élever un rideau de silence sur la scène.

La silhouette hybride de la Fille du Vent, qui marchait encore sur ses deux pattes arrières, tituba en arrière sans pour autant choir. Mais alertée par l'état de Gozan Arukisa, elle se précipita à ses côtés pour la retourner sur le dos avec une délicatesse qui tranchait avec son état animal et libérer son propre visage de la poussière, le cou gangréné par les poils de cette transformation encore active. Aussitôt, sa main perdit son apparence de membre imposant et terrifiant en vue de rejoindre la joue d'Arukisa. Ses yeux céruléens n'osèrent pas la quitter, avant qu'elle ne se soit assurée qu'elle allait bien, malgré ses douleurs. Or, l'ombre qui se redressait péniblement devant elles l'obligea à rompre ce contact visuel et à froncer les sourcils. Reigen se redressait de son état second, taché de sang et d'ecchymoses encore à la veille de leur apparition. Mais dès qu'il eut trouvé son équilibre, un cri de primate troua le mutisme de l'ambiance. Ahō, le pelage tout ébouriffé et plein de terre, revint à la charge pour lui priver de ses appuis en le balayant, pendant que son aîné se jetait sur son visage pour le lui bouffer. Et dans un ultime râle de rage, Akaimo souleva un galet aussi gros que lui pour terminer leur ennemi, d'un bon gros coup en pleine tronche. Tout ceci, devant la féline qui gardait son visage marqué par la surprise et les traces du combat. Quelques secondes furent vitales pour réaliser le départ du danger, puisque Reigen ne semblait même plus vouloir bouger et avait accepté son destin face aux guerriers de la Cité Brumeuse. Il avait rendu son dernier souffle, bruyamment. Les singes revinrent à leurs côtés, inquiétés par l'état de la Rose rouge.

Mais Yasei Reikan demeurait convaincue qu'elle allait s'en sortir, tant qu'elle ne se laissait pas aller à l'inconscience.

« C'était pas d'la tarte, on va pas se mentir.
Vous aimez trop nous faire flipper à nous faire croire que vous êtes bons pour la morgue. Même toi, Ahō. Ne me refais plus jamais un truc pareil, sale con!
Ouais ouais, c'est bon... j'avais sommeil, en fait. Mais de toute façon, il ne serait pas al-...
Navrée, mais le trajet ne sera pas de tout repos. Je ferai attention à ce que tu ne souffres pas plus que cela. »

La meneuse des changeurs de peau quitta sa noble métamorphose, libérant à la vue de tous les souillures qui teintaient sa peau d'habitude dorée. Sous les yeux ébahis des simiens, notre femme bestiale passa son bras sous l'une des épaules de la Rose rouge afin de la déplacer correctement sur son dos et de passer l'une de ses mains derrière l'un de ses genoux pour qu'elle soit stable. Du haut de son gabarit de femme, elle n'eut pour autant pas le moindre mal à supporter le poids de sa coéquipière malgré les douleurs ressenties par son squelette. C'était comme si son corps, gorgé de féminité, n'était qu'une illusion vouée à cacher toute la force physique qui sommeillait en elle et se libérait au gré de ses envies. La Tigresse blanche n'oublia pas de ramasser l'arme imposante de la gladiatrice, pour la garder entre les doigts de sa seule dextre avant de se diriger sur les traces de la position de Burondi. Cette géante n'était plus qu'un souvenir, puisqu'à la place de cette dernière, l'enfant du Tigre blanc retrouva le corps endormi d'une petite fille tout à fait normal, si l'on mettait de côté ses vêtements déchirés. De sitôt, la native du Vent déchira un de ses voiles orientaux afin de l'enrouler autour de Burondi de sa main libre, avant d'intimer à ces singes de s'approcher pour leur demander de la porter. Subjugués, ils ramassèrent la gamine avec hésitation avant de finalement la transporter sur le dos du primate beige au séant en forme de cœur.

« ...Elle a l'air calme, quand elle dort.
Attends qu'elle se réveille, elle voudra encore t'écarteler entre ses doigts.
HEINN????!!! ENLEVEZ-MOI CE MACHIN DU DOS!!!
Mais non, espèce de couillon. C'est une blague.
Ah... bon...
Si vous pouviez nous accompagner jusqu'à notre embarcation au Sud de l'île, je vous cache pas que ce serait volontiers. »

Yasei Reikan tourna son visage encerclé par ses mèches d'ébène relâchées vers ces nouvelles rencontres, pour voir leur réaction. Ils hochèrent positivement la tête de concert, la poussant à leur offrir un sourire serein. Puis ses pas, sans être ralentis par son état, la firent emprunter un chemin de retour en pente et plus long qu'à leur arrivée, mais bien loin d'être aussi abrupt que cette falaise escarpée qu'ils avaient tantôt grimpé. Sous une pluie fine, la féline avait entamé le retour vers Kiri la Grande après une journée de traque et de surprises. Mais surtout, une journée de réussite pour leur mission.

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Gozan Arukisa
Gozan Arukisa

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Mar 2 Mar 2021 - 22:44
L’éveil bestial de Reikan et son sauvetage in-extremis d’un projectile qui lui aurait certainement été fatal ne dura que quelques secondes mais ce moment sembla durer une éternité pour la Rose qui se tordait de douleur au sol. Sa volonté de ne pas lâcher prise était mise à mal par les gesticulations incessantes de Reigen. Le corps étalé sur le sol boueux de la jungle qui les entourait, Arukisa commençait à se faire traîner comme un boulet par les à-coups répétés. Chaque vibration appuyait sur ses fractures costales. Malgré son mental qui ne flanchait pas, elle sentait ses forces la quitter. L’adrénaline qui la maintenait éveillée commençait à s’amenuiser. Ses paupières entièrement embuées par des larmes de souffrance, elle perdit le sens de l’orientation, ne sachant même plus où se trouvait son équipière. Doucement, les muscles de ses mains se décontractèrent, laissant la liane coulisser à peine quelques instants avant que des cris de lutte s’élèvent à côté d’elle.

Les joues rouges, essoufflées, sa respiration élançait sa douleur. Allongée sur le ventre, elle n’entendait même plus le combat acharné que menait la Tigresse blanche. Si bien, qu’elle ne réalisa qu’après quelques secondes que la Yasei était venu prendre soin d’elle malgré le danger. Son regard absent était tourné vers le ciel grisâtre, toujours menaçant, qui les avait accueilli sur cette île. Il aurait peut-être fallu y voir un signe, pensa-t-elle. Leur chemin avait été semé d’embûches et elle finissait dans un sale état. La jônin essayait de garder son calme et de reprendre le contrôle sur son corps pour ne pas tomber dans les pommes. Elle tourna ses pupilles vers Reikan pour lui indiquer qu’elle était encore là mentalement. Elle s’essaya même à un sourire forcé qui fut rapidement interrompu par une remontée de son mal. Un rappel de l’ordre de ses priorités qui la poussa à calmer son souffle pour au moins arriver à se relever.
La vision d’Ahô de nouveau éveillé et sur ses quatre pattes rassura la jônin. Ces deux singes commençaient presque à devenir attachants. La réaction de l’aîné lorsqu’il vit son confrère inconscient avait démontré à quel point les deux s'appréciaient malgré leurs perpétuels boutades. Arukisa aurait eu du mal à réconforter le pauvre Akaimo si celui-ci avait perdu son destrier.

La descente jusqu’à l’embarcation permit à la Rose de retrouver ses esprits à défaut de récupérer sa condition physique. Le retour ne fut pas de tout repos, les chemins sinueux de la jungle n’étaient pas aménagés pour les corps affaiblis. Sans l’aide des simiens et l’épaule bienveillante de Reikan, jamais elle n’aurait pu retourner jusqu’au port. D’ailleurs, le temps du trajet lui permit d’écouter Ahô et Akaimo lui conter la fin héroïque du combat dont ils semblaient être les principaux acteurs d’après leur version. Une épopée qu’ils ne manquèrent pas de raconter depuis leur rencontre avec les shinobis. Aru’ ne put s’empêcher d’afficher un sourire amical tant ils étaient fiers de leurs actions.
La petite Burondi dormit à poing fermé. Elle avait retrouvé son visage doux et enfantin. Blotti contre le tapis de poil moelleux du dos du macaque, elle s’y accrochait fermement. Sans doute devait-elle rêver paisiblement après toutes les péripéties qu’elle avait traversées. Epuisée par une consommation de chakra incontrôlée, elle trouva le sommeil jusqu’à l’embarcation.

Quand ils arrivèrent sur le port, Seizan et son équipage saluèrent le groupe sans démonstration démesurée de joie. Le capitaine était un homme rustre et fier comme ses propos l’avaient démontré. Deux femmes qui reviennent victorieuses d’une mission si périlleuse, c’était trop difficile à admettre. Il se contenta de leur proposer des vivres et de les inviter à déposer Burondi dans sa cabine personnelle pour le voyage.
Arukisa ne s’était pas accommodée de ses fractures mais elle réussissait au moins à contenir les douleurs. Ainsi, lorsque vint le moment des adieux avec leurs compagnons de route, elle s’émancipa de l’aide précieuse de Reikan et s’avança vers eux en titubant. Le cœur empli de fierté, ils se tenaient côte à côte tel deux soldats en rang.

- Nous n’aurions pas pu y arriver sans vous. Dit la jônin avec sincérité.
- Mwarf… Dit Ahô en balayant les propos d’Arukisa de la main. On a fait que donner un coup de main, on fait ça tout l’temps, pas vrai Akaimo ?
- Non, sincèrement. Je vous avais promis une récompense alors…
Akaimo s’avança vers elle et lui coupa la parôle.
- Oublie cette histoire de récompense. La vie n’est pas facile tous les jours sur Ue... Dit-il sur un ton attristé. Mais vous nous avez permis de sortir de notre condition de proie et de devenir les chasseurs pour une journée ! Regarde tout ce qu’on a fait : on a combattu un lézard visqueux, une fillette géante et un meurtrier sanguinaire ! S’emballa-t-il soudainement.
- Euh...oui. La Rose n’osa pas couper son enthousiasme pour calmer un peu ses ardeurs.
- On se disait d’ailleurs avec Ahô qu’on allait peut-être former une famille et revivre ça tous les jours !
- Une famille ?!? S’étonna la babouin.
- Euh non, comment dit-on déjà. Il se gratta la tête. Ah oui, un clan plutôt !
- Un clan à nous, ouais.
Akaimo remonta sur Ahô et ils commencèrent à s’éloigner vers la jungle, oubliant la présence des humains.
- Et qui s’ra le chef ?
- Moi, voyons. J’en ai déjà l’étoffe. Répondit-il en passant sa main sur son crâne dégarni.

La gladiatrice perdit leurs mots à mesure que la distance qui les séparait s’agrandissait. Finalement, ils plongèrent dans la jungle et disparurent aussi vite qu’ils étaient apparus. Arukisa n’aimait pas les longs adieux, il valait mieux que ce soit ainsi avant que l’émotion prenne le dessus. Ils commençaient à devenir attachants, repensa-t-elle.

Le voyage de retour se fit dans le calme. La Rose resta allongée tout le long pour ne pas aggraver ses blessures tandis que l’équipage avait ordre de veiller sur Burondi si celle-ci ouvrait un œil. Elle en profita pour rédiger le rapport. La mission était une réussite mais quelques jours de repos forcés l’attendait.

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"Un autre jour, une autre aventure !"

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