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Commando Spécial Spécialement Spécifique | Tokage

Yamanaka Kiyon
Yamanaka Kiyon

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Ven 13 Nov 2020 - 23:29
L'Hiver 201 au Pays de l'Eau fut étonnamment rude. Peut-être s'agissait-il là d'un signe avant-coureur venant prévenir les kirijins que le plus dur était à venir et qu'il allait commencer par un règne caduque de sa première Ombre ; O'Dui S. Benten. Cette dernière n'avait pas hésité à s'enfoncer dans de sombres manigances de trafics d'organes et on la soupçonne même, aujourd'hui, d'avoir inclus dans celles-ci des personnes toutes aussi vivantes et pas plus consentantes que vous et moi. Ce large marché noir qui avait aujourd'hui atteint les hautes sphères politiques et militaires du village était pourtant censé être l'héritier de la Grande Purge de la Pègre du Pays, son Histoire qui a vu s'unifier les trois grands clans de la Nation afin de lui permettre de s'ériger aujourd'hui comme puissance mondiale incontournable. Signe de ce retour en arrière, les contrôles et la répression des criminels et trafic en sous-sol fut plus laxiste au sein du pays. Mais les conséquences de ce relâchement n'échappèrent pas au regard des shinobis du village. C'est ainsi que, parmi tant d'autres, une escouade fut dépêchée parmi les quelques garde-paix pour repousser cette nouvelle vague. Chaque équipe pouvait agir différemment et toutes avaient été constituées autour d'un intérêt commun. Parmi elles s'était construite un Commando dont la mission serait tuer une cellule naissante dans son œuf. Elle allait l'infiltrer de l'intérieur et y couper court avant que cette tumeur qui pourrait bien s'avérer foudroyante ne prenne des proportions incontrôlables. Les membres constituant cette Unité temporairement chargée de la protection souterraine de la Brume comptaient dans leurs rangs des Maîtres de l'Illusion, de la Dissimulation, du Mensonge, des acteurs, ou encore pour deux d'entre eux des Yamanaka, des usurpateurs.

Kiyon avait été missionné pour intégrer ces forces toutes spécialement spéciales dont la spécialité serait de réserver un traitement spécifique à un nouveau réseau de trafiquants avant que l'aire spatiale de leur commerce ne se mette à spolier les forces de l'ordre. Bref, il devait participer à l'élimination d'une nouvelle cellule criminelle. À ses côtés pour cette quête se trouverait un lointain membre de sa lignée : Tokage. Tous deux partageaient le même nom et, a priori même si rien ne le confirmait, les mêmes prédispositions claniques. Depuis son arrivée sur le pays en 196, quelque Yamanaka avaient déjà croisé sa route. Mais depuis que l'Ordre des shinobis de la Brume avait vu le jour jamais le blond n'avait eu l'occasion d'accomplir une mission à leurs côtés. Voilà de quoi se rappeler quelques souvenirs et pourquoi pas se trouver des points communs et des centres d'intérêts partagés ? Tokage pourrait tenter mais y trouvera t-il du succès ? D'aucuns douteraient en voyant L'Épouvantail arriver, grand, mince, pâle et pas bien souriant. C'est dans son kimono (tenue civile obligatoire pour une bonne infiltration) vert tombant qu'il croisa ce dernier, face à la devanture du bar à thé indiqué par l'ordre de mission. Ils seraient rejoints par un troisième homme, Daiki.

Poliment et de son air le plus stoïque, il s'inclina pour saluer ses partenaires :

- "Salutations. Yamanaka Kiyon. Enchanté." Et quel enchantement en effet ! Son absence de sourire et les poches tombantes de ses yeux en auraient convaincu plus d'un. Les aveugles les plus crédules, certes, mais ça fait au moins plus d'une personne, c'est sûr !

Il leur tendait la main pour serrer la première venue, toujours incliné, sans les quitter du regard donnant donc naissance à une position forte inconfortable.

Spoiler:
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Okkoto
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Sam 14 Nov 2020 - 17:09

« Et pis après on pourrait aller se balader dans le village ! Et manger des brochettes de poulet ! J’adore les brochettes de poulet. Et ensuite, on irait sur le port, et on pourrait voir …

-Ta gueule un peu, Tokard.

-Okay m’sieur ! »

Ils évoluaient l’un à côté de l’autre, bien étrange duo, dans les rues de Kiri. Encore toutes fraîches, ignorantes des destructions diverses qui devaient venir les ruiner, celles-ci présentaient toute la perfection naïve des artères d’une cité à peine sortie de terre.

Quant aux deux compères, ce n’étaient autres que Yamanaka Tokage – il était plus jeune de quelques années, et ses cheveux ne tombaient pas encore en une crinière indisciplinée dans son dos et sur ses épaules – et son chef d’escouade, Daiki.

Spoiler:

« J’espère que l’autre sera sympa ! C’est un Yamanaka aussi, ça devrait être rigolo ; c’est la première fois que j’en croise un au village ; peut être que c’est un cousin à moi ? Enfin, j’imagine que tous les Yamanaka sont des cousins, d’une certaine façon ; si ça se trouve il vient à peine d’arriver à Mizu ; p’têtre même qu’il a pas encore pris ses repères ; faudrait lui donner un coup de main s’il est perdu !

-Tu recommences, tête de nœud.

-Désolé ! Mais avouez quand même que c’est une sacrée coïncidence, non ? »

Daiki s’arrêta un instant, et toisa de son regard le plus méprisant – et ce n’était pas peu dire – son subordonné.

« T’es vraiment pas futé pour un sou toi. »

Tokage acquiesça, l’air parfaitement heureux. Il aurait voulu paraître benêt qu’il s’y serait pas mieux pris.

« C’est c’que ma maman arrêtait pas de me dire ! »

Daiki leva les yeux au ciel.

« Et il est content … Enfin, heureux les simples d’esprit, hein ... »

Et ils se remirent à marcher.

Evidemment, ce qui rendait Tokage si joyeux, ce n’était pas tant de se faire insulter mais plutôt la perspective d’une mission en tête-à-tête – ou presque, en tout cas sans les autres membres habituels de leur escouade – avec son chef. Cet homme-là, sans qu’il sache trop pourquoi, lui avait immédiatement inspiré de doux sentiments. Et si revêche qu’il fût, particulièrement en missions, il n’en restait pas moins attachant, d’un certain côté. Enfin, ça c’était l’avis du jeune homme aveuglé par l’amour. S’il avait bien voulu tendre les oreilles à des opinions plus objectives, il en aurait entendu des vertes et des pas mûres au sujet de son cher et tendre. Mais il était efficace, et pour une Brume encore naissante, c’était une qualité qui primait sur toutes les autres.

« Yo. »

Daiki s’était adressé à un troisième larron. Leur partenaire du jour. Tokage était plus qu’enthousiaste de le rencontrer. Il n’avait aucun lien fort avec les gens de son clan. Son nom restait pour lui une marque d’un certain prestige, certes, mais un prestige lié aux capacités qui allaient avec plutôt qu’à la renommée de son lignage. Le clan des Yamanaka, ses hauts faits, ses déboires, tout ça était très mystérieux pour lui et, à vrai dire, il ne s’y intéressait pas vraiment. Il était cependant toujours agréable de se trouver un lien de parenté avec quelqu’un d’autre.

« Chalut ! »

Difficile de faire plus contrastant avec les salutations sobres de Daiki. Leurs visages étaient d’ailleurs tout aussi différents. D’un côté, la fermeture absolu, l’antipathie par excellence. De l’autre, le sourire béat du bienheureux et les étincelles dans les yeux. Tokage fut d'ailleurs le seul à serrer la main tendue par son homologue Yamanaka.

« Rentrons, on va faire le point à l’intérieur. »

Et il passa le premier la porte de l’établissement qu’on leur avait indiqué. Ils ne tardèrent pas à être installés dans une petite pièce où ils étaient seuls.

« Je suis Daiki, et l’autre débile, là, c’est Tokage. Un Yamanaka aussi. J’espère que t’es plus vif que lui, parce que c’est pas une flèche. »

Tokage rit de bon coeur, confirmant par là même les premières impressions qu’il avait déjà pu donner. Il avait vraiment l’air d’un imbécile heureux.

« Cet endroit est une planque, un lieu sûr qu’on nous a indiqué. La cellule criminelle qui est notre cible est basée dans la taverne juste en face, de l’autre côté de la rue. D’après les premières informations qui ont été récoltées, il y a dans le bâtiment un étage secret, en sous-sol, où se réunit la bande. Pas besoin de vous faire un dessin, c’est le coup classique. Mais c’est pas aussi simple. On a aucune info sur le ou les leaders de ce réseau, et si on veut le démanteler proprement, il faut qu’on connaisse chacune de ses branches. C’est pour ça que notre mission est une mission d’infiltration. Pas d’assassinat, sauf si on y est forcé. Notre objectif premier est d’en apprendre plus sur l’organisation, c’est tout. »

Il y eut un blanc. Tokage était soigneusement en train de se ramoner la narine, le regard dans le vague.

« Des idées ? »

Tokage avait tiré de son nez un Mickey impressionnant.

« On va boire des coups ? »

Il se reçut une taloche sur le derrière de la tête qui lui fit faire un bisou à la table. Et Daiki d'ajouter, à l'adresse de Kiyon:

« J’te préviens, si t’es pas moins con que celui-ci, j’vais croire que la consanguinité est de rigueur dans votre clan. »

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Yamanaka Kiyon
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Sam 14 Nov 2020 - 18:25
Drôles de personnages. Aussi opposées que puissent être les auras qu'ils dégageaient, elles semblaient clairement se nourrir les unes de l'autre. Si la communication semblait unilatérale et que Daiki pouvait avoir l'air froid et désintéressé, il ne fallait pas être Yamanaka pour remarquer que le sujet de toutes ses prises de parole tournait autour de l'imbécile heureux. Kiyon en conclut donc que la paire se connaissait et, dans un certain sens, était liée d'une complicité certaine, qu'ils (/Daiki) le veuillent ou non. Que ses extrapolations soient avérées ou non ne changeait rien au fait qu'il était certain, par contre, que ces hommes n'étaient pas inconnus. Ainsi donc, le Blond serait une sorte de troisième roue du carrosse. Peut-être un chandelier ? Ou profiterait-il de son statut extérieur pour s'élever en position de direction ? Peut-être bien qu'un des deux se désolidariserait de l'autre pour se reposer un peu de sa présence ? La suite des événements en déciderait. Mais tout cela ne lui importait que peu, il était là pour une mission. Kiyon est un homme professionnel.

Seul Tokage lui serra la main. Étrange, mais pas de quoi le faire vaciller dans son estime personnelle. En se relevant, il accompagna les autres dans le bar à thé, soulevant les rideaux lilas qui couvraient l'entrée de l'établissement, avant d'être escorté dans la salle privative qui leur avait été désigné. Ce n'est qu'à cet instant que les présentations précédemment effectuées par l'Homme en kimono ne furent rendues, un peu tardives si vous voulez mon avis mais sans grande importance. De sa monotonie la plus habituelle, il leur répondit :

- "Comme précisé plus tôt mon prénom est Kiyon. À vrai dire, j'avais pensé que tu serais mon camarade Yamanaka, Daiki. Je ne m'attendais pas à ce qu'un illuminé souriant et étourdi puisse avoir entre ses mains le secret des maîtres de l'esprit. Beau jeu d'acteur, Tokage. Je me suis fait eu."

Tout aussi gris qu'était sa voix, le stoïcisme de son visage ne plia pas lorsque pour exprimer ses félicitations à son lointain cousin il fixa son regard dans le sien en tapotant son épaule d'un rythme lent auxquels les automates les plus rouillés n'auraient rien à envier. Sans cligner des yeux. Et ce, malgré la présence de déchets nasaux dans les doigts du concerné.

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"Bravo."

Il inclina ensuite son visage vers Daiki pour lui répondre, tout en continuant à tapoter l'épaule de Tokage au même rythme imperturbable. Son torse était face au Yamanaka, mais son visage vers l'antipathique.

- "On est sûrs du fait qu'ils se réunissent dans le sous-sol ? Ça pourrait être trop classique justement, une diversion ? Dans tous les cas il faudra vérifier la pièce. L'approche classique serait de nous Transposer dans un membre de la cellule pour l'infiltrer et récolter tout ce qu'on a à récolter mais ce serait trop risqué. On pourrait se retrouver coincé en adoptant une humeur et des mimiques trop étrangères à l'Hôte."

Il fit une pause en réinclinant son visage vers Tokage et marquer un silence insistant après cette remarque sur ce que les Yamanaka ne devraient pas faire. Mécaniquement, il revint vers Daiki :

- "On a alors deux options. Soit on se transpose dans le personnel de la Taverne, ce qui nous permettrait d'opérer à une filature plus rapprochée et plus discrète mais à peine moins efficace et peut-être toute aussi risquée que si on s'invitait dans l'esprit des membres du cartel directement. En effet, rien ne nous confirme qu'ils ne sont pas une extension de cette cellule. Soit nous nous débrouillons pour extorquer un de ces mafieux et nous plongeons dans ses souvenirs. Un interrogatoire, en soi. Un interrogatoire sans mensonge possible. Cette option me paraît la plus courte et la plus efficace."

Il se désolidarisa enfin de Tokage, son corps entier était maintenant tourné vers le plus sérieux de la bande et il ne tapotait plus l'épaule du bien heureux.

- "Mais pour établir un plan cohérent j'ai d'abord besoin de savoir pourquoi tu as été missionné à nos côtés, Daiki. J'ai besoin de savoir tes capacités, ce qui te rend utile à cette mission. Tu sais déjà que nous sommes Yamanaka, mais toi ?"

Kiyon n'avait toujours pas cligné des yeux.
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Sam 14 Nov 2020 - 22:56

Pas bien aimable le cousin dis donc. Même si derrière l’insulte évidente semblait se cacher un compliment. Le regard un peu figé, sourcils froncés d’inquiétude et un sourire collé à la gueule, Tokage se contenta de sortir un vague :

« Euh … Bah merci. Je crois … ? »

Il était pour le moins dubitatif.

« Ne doute pas de tes partenaires de mission, Kiyon. »

Daiki avait rendu son ton plus froid encore qu’à l’habitude – si c’était possible. Le sourire de Tokage tomba aussitôt, et son regard se fit inquiet alors qu’il le tournait vers son chef d’escouade. Celui-ci fixait Kiyon avec des yeux de glace.

« Si j’ai été assigné à cette mission, c’est parce que des autorités qui nous dépassent toi et moi l’ont jugé bon. Point. »

Dis donc, la température avait chuté de quelques degrés ou quoi ?

« Mais bon, si tu veux tout savoir, je supervise l’autre débile, là, d’habitude. Et j’ai un état de service impeccable, dans tous les domaines. Ca te suffit ? »

Et hop, encore quelques degrés en moins. Un peu plus et Tokage se serait mis à frissonner, tiens. Donc, pour rompre l’ambiance pour le moins chaleureuse, il prit la parole, sur un ton parfaitement faux et qui transpirait l’angoisse et le malaise.

« Sinon j’ai une idée pour la mission, hein ... »

Daiki tourna la tête vers lui, un sourcil levé. Apparemment, ce n’était pas dans les habitudes de Tokage d’avoir une idée.

« J’te préviens Tokard, si c’est pour me sortir une de tes conneries …

-Non, non ! C’est une vraie idée pour de vrai, et j’crois même qu’elle est bonne ! »

Nouveau moment de jugement dans les yeux de son bien aimé - qui ne l'était pas tant. Il se gardait bien de tourner la tête vers son cousin, qui l’effrayait déjà complètement.

« On a qu’à combiner les deux approches. On choppe un mec - on se comprend, hein -, on fouille ses souvenirs, voir comment il se comporte, essayer d’en apprendre déjà un bon début sur l’organisation, et puis ensuite, BOUM ! Transposition. »

C’était un résumé pour le moins succinct et … efficace ?

« C’est une idée à la con … ?

-Nan. Etonamment, pour une fois, nan. »

Tokage se décida à tourner le regard vers … L’autre. L’épouvantail qui lui servait de cousin. Il avait définitivement quelque chose de flippant. Ca devait tenir à son allure squelettique, sans doute. Ou à ses paupières tombantes … Mais en même temps, il y avait quelque chose de comique dans son attitude. Un peu pince sans rire. Peut être qu’il était juste paralysé du visage, ou quelque chose comme ça. C’était possible, ça ? Ou alors il était juste socialement inapte. Au choix.

« Et … Et toi Kiyon ? T’en dis quoi ? Si l’un de nous deux se charge de chopper un des mecs d’en face, les deux autres peuvent toujours se faire un p’tit henge pour s’infiltrer, avec la couverture de l’autre. Nan ? »

Daiki fronçait les sourcils maintenant. Tokage le remarqua, rougit légèrement.

« J'ai dit une connerie cette fois, c'est ça ?

-Nan. Tu t’es dopé aujourd’hui ou quoi ? »

C’était pas du tout un compliment, mais ça suffit à Tokage pour qu’il retrouve son sourire de benêt.

« Bon, alors ? On se remue les miches ou quoi ? »

Mains sur les hanches, relevé d’un bond, il était prêt à aller braver le monde.

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Yamanaka Kiyon
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Dim 15 Nov 2020 - 16:51
La discussion avait pris un autre ton, des présentations embarrassantes nous étions passés aux points de vue conflictuels. Ce n'était pas moins adapté, c'était peut-être mieux, en fin de compte. Si il pouvait troquer l'ambiance bienpensante dont l'aura de Tokage suintait pour une atmosphère plus pesante, alors Kiyon en serait ravi. Et son vœu fut exaucé. Sans la moindre animosité ou sourcil froncé et de son habituelle placidité, le Blond reprit la parole lorsque cela lui fut permis à la fin des explications de Daiki :

- "Je doute de qui je veux et encore plus de mes partenaires de mission. Le succès de notre opération dépend du professionnalisme de tout un chacun et si mes camarades ne sont pas capables d'agir efficacement alors je dois être certain d'être là pour réparer les pots cassés et éventuellement leur sauver la vie. Le doute est nécessaire."

Agressivité passive ? Simple explication de sa philosophie ? Bienveillance professionnelle ou remise en question des talents de Daiki ? Qui sait ? L'air stoïque du Shinobi ne rendait pas facile le décodage de ses intentions, mais ce qui était plus certain est qu'il ne remettait pas en doute les aptitudes de Tokage. Cela avait déjà été fait bien plus tôt.

- "Si ce que tu dis est vrai alors tu es l'élément le plus versatile de ce groupe. Notre carte maîtresse, en soi. Beaucoup de choses reposeront sur toi, es-tu prêt à cette éventualité ?"

Avant de laisser son partenaire répondre, et ce, peut-être pour éviter que ce dernier ne fasse encore escalader les tensions, Tokage exprima l'idée saugrenue que son cerveau disposait de connexions synaptiques suffisamment efficaces pour émettre un début de plan. Une perspective bien exotique qui amena même Kiyon à arquer un début de sourcil, attentif à son exposé.

- "L'idée me paraît adaptée. En collectant suffisamment d'informations nous devrions aussi en apprendre assez sur l'Informateur pour produire un semblant d'imposture. Restons prudents, cela dit. Je vous rappelle que nous sommes en infiltration. On doit en apprendre sur le réseau, décrire toutes ses branches, et il est possible que l'interrogatoire cérébral soit suffisant pour ça. Si on obtient ce qu'on cherche, on s'en va, pas besoin de zèle. Compris ?"

Il n'oublia pas de laisser un instant de silence après son dernier mot pour bien accentuer celui-ci et éventuellement obtenir une réponse. Très vite, il reprit :

- "Si la question d'une infiltration en henge se pose, je pense que c'est la situation, le contexte et les informations obtenues qui dirigeront le protocole à adopter. Cela dit, je préconiserais d'avance que seul celui qui a mené l'interrogatoire se charge de cette partie-là du plan. Il sera celui qui a obtenu le plus d'informations. En minimisant le nombre d'acteurs on minimise les chances d'accidents, de cafouillage et de bavures sans pour autant réduire les chances de succès étant donné que tout repose sur celui qui dispose des souvenirs, de toute manière. Entendu ?"

Même scène qu'un peu plus tôt, un instant de pause. Puis ensuite :

- "Les deux autres ne sont malgré tout pas là pour faire de la figuration. Pendant qu'on aura notre infiltré, je conseillerais aux deux autres de mener une filature discrète sur l'Imposteur. L'objectif est simple : surveiller ses arrières, servir de sentinelle et bien entendu d'égide et d'épée. L'Infiltré doit se concentrer sur sa mission et pas sur ses alentours, sa mission n'est pas de se salir les mains non plus. C'est à ça que serviront les deux autres. Nous sommes clairs ?"

Il ne fit pas de pause cette fois-ci.

- "Bien entendu et comme je vous ai déjà dit, c'est la situation sur le moment et les informations obtenues qui décideront de la marche à suivre, donc rien de ce que je vous ai dit n'est fixé. Si cela vous convient tous on peut y aller. Des remarques ? Des questions ?"
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Mer 18 Nov 2020 - 18:18

Décidément, belle ambiance. Tokage voyait bien que Daiki était en colère. Il avait les sourcils plus froncés que jamais, et on aurait dit qu’il était prêt à se lever pour foutre une bonne mandale à Barbie. Autant couper court à cette éventualité dès immédiatement.

« Bon, on y va alors, si tout le monde est d’accord !

-Quoi ? »

Tokage saisit Daiki par le col et le traîna de force vers la sortie.

« Lâche-moi, Tokard ! J’te jure que je vais te défoncer ! »

Tokage rougit, mais ne lâcha Daiki que quand ils furent dans la rue. Son chef d’escouade se releva alors, et ce fut à son tour d’attraper Tokage par le col.

« Refais ça encore une fois et tu vas bouffer tes dents une par une. »

Il put alors sentir un tapotement contre son épaule. A peine le temps de jeter un regard en arrière qu’il se mangeait un poing droit dans la mâchoire. De quoi envoyer même un gaillard de sa trempe au tapis. Tokage fut relâché du même coup. Et il put reconnaître son … Sauveur ? Pas si sûr. Parce que ce gars-là avait la mine parfaitement patibulaire d’un criminel de la pire espèce. Le genre dont Tokage avait tâté, avec ses parents, quand ils pacifiaient l’archipel. Carrure de colosse, menton carré qu’on aurait pu tailler à l’équerre, biceps de la taille d’une montagne … Pas le genre de bonhomme qu’on va embêter à moins d’être très sûr de soi.

« M … Merci. Monsieur … ? »

Un grognement pour toute réponse. Tokage était bloqué entre le sourire et l’inquiétude. Il réalisa alors que ce bestiau entièrement – ou presque – composé de muscles sortait tout droit de … la fameuse taverne. Celle juste de l’autre côté de la rue. Leur cible, en fait. Par bonheur, il ne portait pas son bandeau de shinobi. Daiki, lui, si.

« T’as un problème avec ce mec p’tit gars ? »

Tokage jeta un regard à Daiki, qui se relevait péniblement.

« En fait ... OUI. Il m’a cherché des noises. Vous êtes arrivé pile au bon moment pour me sauver, dites donc ... »

Et il s’approcha du gorille, touchant son bras, et sortant son sourire le plus charmeur (et ce n’était pas peu dire).

« Il faudrait bien que je vous remercie … »

Et le petit clin d’oeil qui va bien. Si Kiyon avait daigné les suivre dans la rue, il allait avoir droit en exclusivité à un échantillon pas dégueu des compétences de son cousin. Et elles dépassaient largement la seule utilisation de leurs talents héréditaires.

Le colosse le toisa, le jaugea, et finit par le prendre par le bras – sans grand ménagement.

« Viens par là. »

Et ils prirent, couple étrange, la direction d’une petite ruelle adjacente. Tokage eut tout juste le temps de se retourner, de tirer la langue à Daiki et de lui faire un clin d’oeil. Il avait l’air de particulièrement s’amuser.

La ruelle était bien sombre, et bien déserte. Un tel cadre ne laissait aucun doute quant aux intentions du gorille. Et Tokage ne pouvait pas le blâmer : il l’avait mis lui-même sur cette piste. Dans l'idée d’en tirer le meilleur profit, évidemment …

« Allez p’tit gars, tu sais quoi faire.

-Yep ! »

Ca commençait par un coup de genou dans les parties, puis une claquasse à lui en décrocher la mâchoire, et enfin un coup dans la gorge. De quoi mettre le colosse à genoux. Là, p’tit clonage des familles. Le clone l’immobilise avec un sceau. Et voilà le géant mis à terre et paralysé. Le tout avec efficacité et silencieusement. Nouvelle victoire de David. Goliath rabaissé.

Tokage composa une série de mudras avec expertise, tout en contemplant le visage de sa proie.

« Voyons c’que t’as dans le crâne toi, hm ? »

Il plaça deux doigts de chaque côté du front de sa prise, au niveau des tempes. Il ferma les yeux … Et c’était parti pour un road-trip trippant dans les tripes de son esprit.

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Yamanaka Kiyon
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Jeu 19 Nov 2020 - 1:51
Un spectacle déplorable. Sur quelle foire Kiyon était-il tombé ? Ne savait-il pas contrôler ses émotions ? Peut-on discuter collectivement d'un plan pour le bien d'une mission ? Ne sommes-nous pas payés pour cela ? N'est-ce pas là notre fonction ? Alors que viennent faire les états d'âme et les sensibilités de chacun là-dedans ? Ses partenaires d'un jour étant déjà trop éloignés de lui pour que sa voix d'outre-tombe les atteigne, il déclara :

- "Content que vous sembliez d'accords avec mon plan mais n'auriez vous pas des suggestions ?"

Plus personne était là. Mais il attendait quand même qu'on lui réponde.

- "Si tout le monde est d'accord, c'est parfait."

Il se releva et partit les rejoindre. Il se remémora l'intempestivité de Daiki, qui força son conpagnon à l'escorter hors de la pièce. L'Épouvantail avait considéré le Superviseur comme la pomme la plus mûre de la paire. À croire que les moins souriants n'étaient pas forcément les plus intelligents. Si Tokage pouvait être distrait et tête-en-l'air ainsi que, la plupart du temps, inconfortablement heureux, il ne se laissait pas submerger par les passions comme Daiki. Et, de ce qu'avait pu remarquer le Blond, il possédait quand même une volonté de bien faire. Quelque chose qui avait l'air de faire défaut à l'autre belle gueule. Peut-être est-ce sa fierté qui se mettait en travers de son chemin ? Son cousin pouvait remercier son partenaire, il l'avait fait monter dans l'estime de Barbie Gothique.

Sa main perça la faille entre deux rideaux pour les écarter et ainsi sortir de l'établissement. Lorsque sa tête émergea, il constata le corps de l'un au sol et l'autre aux bras d'un caisson de chair. À quoi jouaient-ils ? Qu'importe, si ils étaient bien face à un laquais belliqueux ils seraient assez de deux pour s'en charger. Il ne les surestimait pas cette fois, si ? Cela dit, il devait aider Daiki. Il était tombé au sol, vite, il devait le sauver.

- "Tu as écrasé une limace en t'affalant par terre. C'est pas vraiment le moment de dormir."

D'une pichenette, il éjecta de l'arrière de son épaule le cadavre du défunt gastéropode, avant d'ajouter de sa même voix monotone :

- "Tes vêtements sont tâchés."

Le temps qu'il agisse et que, peut-être, Daiki se défoule sur Kiyon, Tokage avait pris les devants et entraînait déjà la cible dans un coin reculé. C'est à cet instant que l'Épouvantail chuchota à son camarade restant :

- "Ok parfait,il faut le couvrir. Guette l'entrée de la ruelle, personne ne doit entrer. J'irai faire la sentinelle en hauteur, sur les toits."

Il ignorait si ce dernier avait compris le plan de Tokage, mais on ne trompait pas un fils de courtisan en pleine guerre civile hijine. Ce genre de stratagème était courant et il avait vu nombre de femmes parvenir à leurs fins ainsi, peut-être bien sa propre mère. Il n'y a pas plus dangereux qu'un Yamanaka avec un plan et à l'abri des regards. Il avait lui aussi été cette personne. Conformément à ce qu'il venait d'annoncer il s'élança sur la toiture des lieux en appliquant autant de rigueur que possible à la discrétion de ses pas. Passant de tuiles en tuiles, il surplombait maintenant le coupe-jarret où son cousin avait coincé le Phacochère. En avançant son visage, le Yamanaka sentit d'un coup la chair de sa pommette gauche se trancher et le son d'un projectile effleurer son oreille. D'où cela venait ? Était-il déjà repéré ? Il passa ses doigts sur sa plaie, la forme de celle-ci laissait assez peu de candidats au nombre de trajectoires possibles. Elle venait de la Taverne, La Taverne. À la hauteur de son regard, Kiyon remarqua la présence de meurtrières sur les étages de l'établissement. Sérieusement ? On gardait les toits ? À quoi bon l'attaquer, ça ne faisait qu'aiguiser le caractère suspect du lieu ?

Quoi qu'il en soit, il devait se mettre à couvert, ne plus être exposé dans l'angle de tir des meurtrières. Il se balança de l'autre côté du toit, sur le flanc droit. La discrétion était moins nécessaire mais il devait absolument continuer à monter la garde car un Yamanaka était vulnérable lorsqu'il entrait en Clairvoyance. Il était trop éloigné des meurtrières pour viser le tireur d'une transposition et le vent était contre lui donc il pouvait oublier la riposte avec sa propre arme de jet. De plus, ça ne ferait qu'attirer l'attention à l'intérieur du bâtiment. Et merde. Ça partait déjà mal.

À une toiture plus éloignée d'ici. Une silhouette dissimulée s'armait d'un autre senbon tout en pestant dans son esprit :

Commando Spécial Spécialement Spécifique | Tokage 190b0210
"Et merde. Je l'ai raté. Foutu vent."

Les meurtrières de la Taverne étaient vides de Tireur d'Élite. La forme de l'entaille a fait croire à Kiyon que la menace venait du bâtiment, mais elle vient en fait de la direction opposée. Précisément là où sa couverture l'exposait totalement. Était-il en danger ? Une chose est sûre, cette personne montait probablement la garde pour la Pègre. Avait-il entendu le contenu de la petite réunion des kirijins ?

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Okkoto
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Dim 22 Nov 2020 - 15:45

Un maelstrom de souvenirs qui défilaient, sans cesse, comme un kaléidoscope parfaitement trippant. Tokage baignait littéralement dans la mémoire de sa cible. Il coulait une brasse tranquille dans ce bassin de passé, et il y avait là tout ce dont il avait besoin comme information.

« Sah … Bonne prise tout de même. »

Sans pression, il poursuivait son exploration, bien conscient que dans le monde extérieur, ses camarades de mission assuraient ses arrières.

Daiki s’était posté à l’entrée de la ruelle. Comme on le lui avait intimé. Et Dieu sait que ça ne lui plaisait paaaaaas du tout. Il avait une âme de leader. De quelqu’un qui dirige les opérations, et qui dit à ses troupes où se placer. Pas de suiveur. C’était bien pour ça qu’on l’avait mis à la tête d’une escouade, non ? Parce qu’il savait mieux que les autres les diriger, et leur affecter une tâche optimale. Cet autre Yamanaka avait intérêt à ne pas faire de boulette, parce que sinon, il allait en entendre parler un p’tit moment … Quant à Tokage, il était plongé dans sa margoulinade. Difficile pour lui de déraper volontairement, sauf s’il voulait vraiment faire échouer la mission. Pour l’heure – et pour une fois – le tocard ne représentait pas l’électron le plus libre du groupe.

Daiki gardait un œil sur les hauteurs où était allé se percher Kiyon. Il voyait clairement sa silhouette se démarquer sur les tuiles. Et il vit son mouvement brutal. Froncement de sourcils immédiat. Il s’était fait attaquer ? Pas le temps pour le doute. Daiki regarda des deux côtés de la rue, vérifia que personne n’était en vue, et composa une série de mudras. Presque aussitôt, ses sens s’affûtèrent, et sa perception du chakra s’ouvrit, comme un troisième œil. Il sentait bien des présences dans la zone. Un petit calcul rapide, pas bien compliqué pour qui a l’habitude des embuscades, lui permit d’éliminer le superflu, pour ne plus garder à l’oeil que le danger potentiel, c’est-à-dire les présences qui, depuis leur position, pouvaient avoir blessé Kiyon.

Il rouvrit les mirettes. Il savait exactement où viser. Il s’avança dans la rue, sans trop s’éloigner pour autant de l’entrée de la ruelle, jusqu’à avoir ce minuscule angle de tir. Un angle de tir qui avait pour cible directe ce sommet de toiture derrière lequel se cachait la présence qu’il avait deviné. Et qui avait une vue parfaite sur Kiyon. Parfaite pour l’assassiner.

« Pas bien futé … »

Il leva son bras, pointant un doigt vers le toit. Ferma un œil. Prit une inspiration. Bloqua son souffle. Visa.

La flamme, comme une étincelle particulièrement vivace, fendit l’air sans un son, et frappa le garde en plein visage. La moitié du visage que Daiki avait pu viser, en tout cas. Il y eut un cri sourd, légèrement étouffé par la nuit et la hauteur du nid d’aigle, puis plus rien. Daiki leva les yeux vers Kiyon. Son regard en disait long sur sa première impression des capacités du Yamanaka.

Meanwhile

Tokage rouvrit les yeux, et expira longuement.

« Damn … Ca donne toujours un peu la nausée. »

Sa cible semblait parfaitement hébétée. Visiblement, il n’avait pas compris ce qui lui était arrivé. Un léger filet de bave coulait de son menton. Tokage fit la grimace.

« Ew … Dégueu mec. »

Il composa une série de mudras toute simple, appliqua deux doigts contre le front du captif, et hop : instantanément, ses yeux se révulsèrent et il perdit connaissance. Après quoi, le clone de Tokage disparut dans une explosion silencieuse.

Le tocard en chef revint dans la rue, et trouva Daiki, le bras toujours levé, le doigt encore fumant. Il ne tarda pas à comprendre, au moins en partie, ce qui avait pu se passer, car lui connaissait les capacités de son chef. Il fit une moue.

« Bon, j’ai le contexte général. On enfile un déguisement et on part à la chasse au loustic, maintenant ? »

Il avait l’air beaucoup trop enjoué pour ce genre de mission. Un constat qui ne manqua pas de faire froncer les sourcils à son supérieur.

« On va débriefer avec ton cousin d’abord. Et j’peux te dire qu’y’en a pas un pour rattraper l’autre dans votre clan. M’étonne pas que vous vous fassiez persécuter dans votre pays ... »

Tokage pouffa. Mais c’était pas vraiment drôle.

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Yamanaka Kiyon
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Lun 23 Nov 2020 - 20:52
Du haut de ses tuiles, Kiyon devait couvrir plusieurs angles. S'assurer que personne ne sortait venir le chercher depuis l'Auberge qui l'aurait repéré, surveiller les hauteurs afin de remplir le rôle confié originellement ; monter la garde. Et enfin garder un œil sur Tokage au cas où un imprévu lui tomberait dessus ou qu'un assaillant aurait outrepassé les défenses de Daiki. De quoi répartir son attention, pour le meilleur comme pour le pire. En effet, il dut attendre l'intervention du Gradé pour pouvoir trianguler la position originelle du Tireur. Futé. Au final, le Superviseur avait tenu compte du discours de Kiyon, c'était déjà comme si il avait accompli une mission. Qu'est-ce qu'il était doué pour un Épouvantail. En voyant Tokage rejoint par son supérieur et pour éviter un scandale civil, le Blond rejoignit le lieu où le cadavre s'était affalé avant de déplier un rouleau dans lequel un sort de scellement était pré-enregistré permettant de stocker le corps dans celui-ci. Sanglier, Chien, Tigre, et le cadavre disparaissait à l'intérieur du papier qu'il remballa dans sa poche intérieure.

Enrichi de sa nouvelle acquisition, il rejoignit son unité :

- « Je t'avais bien dit que le doute était nécessaire, Daiki. Si tu ne doutais pas de tes coéquipiers tu n'aurais pas remarqué mon assaillant embusqué, et nous serions dans une situation bien plus compliquée. Tu saisis ce que je veux dire à présent ? »

Il ne clignait pas des yeux, toujours pas, fixant le concerné de tout son poids.

- « Ou peut-être veux-tu laisser tes émotions te déborder une fois de plus et agir comme un enfant ? Jusqu'ici, le plus efficace dans cette équipe c'est Tokage. Mais tu progresses déjà, tu as déjà assimilé mon discours sur le doute. »

Kiyon n'oublia pas de dégainer un pouce tendu vers le haut, aussi énergique que ce que son visage pouvait le lui permettre. Léthargique, donc.

- « Je suis fier de toi, Daiki. » lanca t-il avant de se tourner vers son fragment-de-cousin, imperturbable dans la suite de son discours par tout ce que Daiki pourrait faire ou dire, n'hésitant pas à parler en même temps que lui si c'était nécessaire : « Tokage, c'est toi qui a les souvenirs, qu'as-tu appris ? Quelle est la suite du plan ? Il me semble pertinent que tu prennes les rênes pour la suite. Tu es le plus compétent d'entre nous. »

Kiyon n'avait aucun mal à reconnaître ses torts lorsqu'ils étaient avérés ? Était-ce le cas de leur camarade ?

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Okkoto
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Sam 28 Nov 2020 - 18:52

Difficile de dire ce que trahissait le visage de Daiki. Colère ? Incompréhension ? Mépris absolu ? Ce devait être un cocktail de tout ça à la fois. Et le résultat n’était pas spécialement joli à voir. Mais qui aurait pu le blâmer ? Il fallait bien admettre que Kiyon se comportait comme la dernière des raclures d’évier.

Daiki allait répliquer, levant déjà le doigt en direction de Kiyon, mais Tokage arrêta son geste en lui prenant le bras. Il gardait toujours le même sourire, ce qui pouvait lui donner l’air franchement niais. Il se tourna vers son cousin :

« J’vais prendre la tête du groupe, ça m’dérange pas. Mais je suis pas le mieux placé pour, tu seras prévenu. »

Il lâcha le bras de Daiki, qui s’était un peu calmé, et redoubla de sourire.

« Par contre, la prochaine fois que tu nous parles comme ça, j’te tue. »

Véritable menace ou petite blagounette ? Il n’y avait pas vraiment lieu de douter. Vous avez vu ce à quoi Tokage venait de réduire le mec dont il avait fouillé la mémoire ? Clairement, amocher les gens le préoccupait pas tant que ça. Et pas besoin d’être un génie pour comprendre qu’il avait un caractère puéril. Et les enfants, ça fait pas de concessions.

« Bon, alors, du coup … Euh, voyons … »

Il fit une moue, comme s’il réfléchissait intensément. L’idéal pour lui aurait été de se transposer dans le corps d’un des membres du cartel. Mais ils n’en avaient croisé que deux pour l’instant, dont un était mort, et l’autre avait les testicouilles en raclette. Et – pour avoir déjà eu l’occasion de tester – Tokage pouvait affirmer que ce n’était pas une bonne expérience de se retrouver dans un corps endommagé à ce niveau-là. Y aller au henge, alors ? C’était hasardeux. Un peu trop sans doute face à une organisation qui avait jugé bon de poster des sentinelles pour garder l’entrée de son repaire. Alors, que faire …

« On n’a qu’à … Euh, on n’a qu’à attirer un autre membre du réseau, là. Je me transposerai dans son corps, et ça nous fera notre porte d’entrée dans la taverne. J’me démerderai pour vous faire venir avec moi. Ca … Ca vous va ? »

Il respirait la confiance en lui, c’était fou. Daiki haussa un sourcil, l’air pas impressionné du tout.

« Tu veux qu’on aille au casse-pipe ? On est sûrs de se faire repérer avec une tactique comme ça. Pourquoi tu te transposes pas dans celui que t’as lobotomisé ?

-Ben … C’est qu’il est pas en super super état, et …

-Et t’as pas envie d’avoir bobo, c’est ça ? Porte tes couilles un peu, Tokard. »

De bien sages conseils, et auxquels il était difficile de trouver une parade. Tokage balbutia quelques syllabes sans continuité. Hors de question d’aller chercher du soutien du côté de son cousin – même s’il ne faisait aucun doute qu’il donnerait son avis et que ce serait à nouveau l’occasion d’un pic d’agacement au sein du groupe.

La meilleure chose à faire était encore de courber le dos, et d’obéir. Après tout, Daiki restait son supérieur, que la suprême volonté de Kiyon l’ait admis ou non.

« Euh, ok, bon … »

Il retourna donc dans la ruelle. Le corps de l’autre était toujours là, gisant sur le pavé. Pas vraiment le genre de physique qui faisait envie. Tokage grimaça.

Avant de se mettre à l’oeuvre, il se tourna vers ses coéquipiers.

« Faudra que l’un de vous surveille mon vrai corps par contre. Kiyon, si tu pouvais …

-Je m’en charge. »

Le ton de Daiki ne souffrait aucune réplique. Tokage le regarda, interloqué. Il aurait largement préféré le voir l’accompagner à l’intérieure de la taverne, plutôt que de devoir se coltiner … L’autre, là.

« Vu les dernières performances de ton cousin pour assurer tes arrières, je préfère autant m’en occuper. »

Vu comme ça.

« Bon … C’est parti alors. »

Tokage se fit craquer les doigts et la nuque. Puis il effectua une série de mudras assez complexe, qui se termina sur un dernier symbole, fixe.

Un instant, son esprit erra dans ce qui ressemblait bien à des limbes. Mais il n’était pas tout à fait perdu. Il avait une direction, et un élan. La lumière revint. Et avec elle une forte douleur au-dessous de la ceinture.

Mais le gémissement qu’il poussa n’était pas celui auquel il était habitué. C’était plus un grognement qu’un gémissement, d’ailleurs. Il se releva. Il dominait la scène, cette fois. Mais quelle étrange sensation que de voir son corps inerte, dans les bras de Daiki. A cette seule vision, il rougissait. Fort heureusement, les ecchymoses sur son visage tout neuf suffisaient à le cacher.

« Allez. »

Il empoigna sans ménagement Kiyon par le bras, et d’un pas énergique il le traîna hors de la ruelle et franchit les portes de la taverne avec décision.

« J’VAIS TE MONTRER COMMENT ON TRAITE LES PETITES MERDES DESOBEISSANTES COMME TOI ICI ! »

Ca c’était de l’entrée. Il attira aussitôt l’attention de tous les clients. Un petit bonhomme s’approcha de lui. Il ressemblait à une fouine. Et Tokage savait exactement qui il était.

« Il t’est arrivé des mésaventures, Goichi ?

-Ce pauvre mec a essayé de me la mettre à l’envers. J’te laisse l’amener aux gars, ils sauront quoi en faire. Moi, j’vais en toucher deux mots aux boss. »

Game is on.

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Yamanaka Kiyon
Yamanaka Kiyon

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Sam 5 Déc 2020 - 20:58
Une réaction puérile. Ce groupe était placé sous le signe de l'inconstance et l'estime que Kiyon avait de chacun d'entre eux n'était pas moins volage. Si Daiki avait démarré la mission en semblant être le plus sérieux, il apparaissait maintenant comme le plus soumis à ses passions et donc le plus instable et faillible. Certains pourraient même le qualifier d'exploitable. En effet, si le Peinturluré était doté d'un esprit maléfique, comploteur et néfaste, il lui aurait sans doute été aisé de prendre profit des chaînes passionnelles qui enserraient l'âme et le tempérament de l'Iroquois. Heureusement ce n'était pas le cas, Kiyon n'était pas mauvais. Je crois ? Quant à Tokage, son image était la plus fluctuante dans l'esprit de son presque-cousin. Sa candeur l'avait d'abord importuné, avant que ses talents et sa malice ne lui fassent gagner sa reconnaissance. Mais à l'orée de son manque de professionnalisme il se rendait compte que ce dernier réagissait bien démesurément. Menacer de mort pour quelques mots qu'il n'était juste pas prêt à entendre ? Est-ce une blague ? Qu'importe, il y avait une mission à accomplir. Il ne devait cesser de douter de ses camarades afin de prévoir un éventuel rattrapage de leurs enfantillages.

Pour la suite, un début de plan était amorcé. Les talents des Yamanaka étaient indubitablement utiles. Fallait-il pour autant se reposer une fois de plus dessus ? Cette redondance rappelait à L'Épouvantail qu'il pouvait être risqué de laisser son répertoire à ses arcanes claniques. À l'avenir, lui aussi devrait chercher à se diversifier. L'Homme en question ne pipa mot à la discussion entre les deux tourtereaux. Leçon apprise ou désintérêt certain ? Qui sait. Il semblait, de toute manière, que Kiyon ne prenait la parole que lorsqu'il était question de désapprouver quelque chose ou exprimer un opinion contraire. Qui ne dit mot consent, n'est-ce pas ? Peut-être appliquait-il ce mantra à lui-même ? En l'état des choses, il fallait croire qu'il était sur la même longueur d'onde que Daiki aussi difficile que cela puisse paraître. Nuance et clarification, cela dit, il n'a rien contre ses partenaires de mission. Aucune animosité ne traverse son corps ou son esprit. Si le Blond avait tendance à délivrer ce qui le traversait sans le moindre filtre en aucun cas la mesquinerie était ce qui l'animait. Bien sûr, pour comprendre cela il fallait avoir l'habitude de côtoyer Kiyon et peu de personnes sauraient vous à encourager à vous essayer à cet exercice. La vérité était que le Yamanaka n'avait pas de réelle notion de ce qui était acceptable socialement, de sens de la livraison du verbe, de tact. Son seul souci était d'être véritable, sincère. Pas toute vérité est toujours bonne à entendre et sa vérité n'est d'ailleurs pas forcément la vérité. Et il avait conscience de ce tout dernier paramètre. Même si ces prises de parole ne se terminaient jamais par des invitations à discuter de ses propres positions, il ne considérait jamais son avis comme immuable. Il n'était approprié que tant qu'il n'était pas discuté et comme son stoïcisme pouvait parfois être traduit comme de la fermeté, on ne pouvait que rarement penser que cet homme était ouvert au débat.

Ainsi donc la suite des choses fut décidée, de même que le rôle de Kiyon. Il ne pesta pas, une fois de plus et se laissa empoigner par le porc joufflu qui avait remplacé Tokage. Daiki semblait plus martial que ce que les talents de L'Épouvantail pouvaient lui permettre, que la protection du corps inerte soit assurée par ce dernier semblait donc faire sens, tout cela pendant que les Yamanaka infiltraient l'enceinte de la Citadelle de Déception que représentait l'Auberge. Le Duo en question déboula dans les lieux, le rayon des émotions de Tokage étaient à leur place, il ne pouvait être mieux utilisé que dans ce contexte de jeu et d'acting. Le colis que représentait Barbie Goth se faisait ensuite transférer, passant de mains en mains, de poignes en poignes.

- Va crever. c'est ainsi et avec un crachat qu'il transmit ses salutations à la première fouine de la chaîne qui n'omit pas de lui rendre la pareille d'un poing serré qui, de toute sa délicate attention, décora le nez du Shinobi le faisant briser son habituelle absence d'expression par une froncement de sourcil douloureux qu'il effacera ensuite au profit d'un sourire narquois.

- Tu frappes comme une gonzesse, ça va bien avec ta p'tite tronche de soumise.

Une autre provocation qui lui valut cette fois de tomber inconscient sous la force du coup. Ou faisait-il semblant ? Quoi qu'il en soit, son escorte le transportait dans une pièce en arrière-salle où la suite des événements et de l'enquête se déroulerait. La mission allait-elle avancer ?

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Okkoto
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Dim 13 Déc 2020 - 14:17

Tokage, dans son corps de cuirassé russe, évoluait dans les tréfonds de la taverne. Le plan lui en revenait en tête, celui-là même qu’il avait eu tout le loisir d’observer, bien gravé dans les souvenirs de l’individu dont il avait emprunté le squelette. Tourner à gauche, puis à droite. Encore à droite, revenir sur ses pas parce qu’il s’était planté, faire la roue et finalement passer par les majestueuses portes de bois vernis qui menaient à …

L’atmosphère était lourde de la fumée blanche qui s’échappait des longues pipes pendant aux lèvres de chacun des 6 hommes installés dans le salon. Chacun était à moitié affalé sur une pile de confortables coussins rembourrés, le regard nimbé d’insouciance et d’opulence. Ils puaient le tabac et la fatuité.

A n’en pas douter, c’était là la tanière des grands méchants.

L’un d’eux se releva mollement, et parla d’une voix grave et rauque comme goudron :

« Aaaaah, le p’tit Goichi … Ca va gamin ? »

Si heureux qu’il aurait été de taper Cosette avec une demi-douzaine d’enfumés, Tokage était pas là pour enfiler des perles. Il avait un job à faire, et plus tôt il aurait terminé, mieux ça irait pour lui. Pour tout le monde en fait.

Il lui fallait une punchline du feu de dieu. Il resta un instant muet. Puis il lâcha, avec sa voix d’ogre :

« C’est votre dernière bouffée. Non, attendez ... »

Oulala, c’était carrément pourrave.

« Roh, et pis merde. »

Il se jeta d’abord sur celui qui était le plus proche. Le simple poids de son corps suffit à lui écraser la cage thoracique dans un craquement sinistre. L’homme s’étouffa, lâchant une volute de fumée grisâtre de façon presque comique alors que ses poumons s’aplatissaient comme des pneus crevés. Plus que cinq. Tokage s’était relevé, et balançait un poing de la taille d’une noix de coco en plein dans les chicots d’un autre. Les dents et l’âme s’envolèrent d’un même mouvement, alors que le reste du corps du pauvre diable retombait sur sa pile de coussin dans un prout. Plus que quatre. Deux téméraires arrivaient d’un même mouvement, tirant des poignards d’un repli de leur kimono. Tokage les empoigna sans mal par le col, les souleva de terre, et cogna leurs deux calebasses l’une contre l’autre à quelques reprises avant de laisser retomber leurs corps inanimés sur le tatami. Plus que deux. Il se pencha pour ramasser les poignards. L’un vola droit entre les deux yeux de celui qui l’avait interpellé. Plus qu’un. Le dernier bougre essayait de prendre la fuite mais, empêtré dans la soie de son vêtement, il n’arrivait pas à atteindre la porte. Finalement, quand il réussit à poser la main sur le bois verni, Tokage y planta le dernier poignard. Le cri de l’homme fut étouffé par la main que Tokage posa sur sa bouche.

« Shhhhhhh … »

Il l’assomma d’un coup derrière la nuque.

Le silence revint d’un coup. La fumée remuait toujours paresseusement au plafond. Il contempla son œuvre. Fit une petite moue appréciatrice. Maintenant, il était temps de décamper, en prenant soin, bien sûr, de nettoyer le terrain. C’est pas qu’il y avait toute une organisation à démanteler derrière mais …

D’un repli de son propre kimono – ou plutôt, de celui du gorille dont il avait emprunté le corps et les vêtements – Tokage tira une poignée de parchemins explosifs. Il les disposa sur chaque mur de la pièce. Puis, avec un bout de tissu arraché à un des inconscients, il fabriqua une sorte de mèche, qu’il alluma avec une des pipes qui traînaient par terre.

Ne restait plus qu’à composer un seul mudra, et …

BOUM

L’explosion déchira le silence de la nuit, et fit trembler le voisinage. Mais, évidemment, le Yamanaka s’en était extirpé in extremis, laissant derrière lui le corps et l’esprit de celui qui s’était appelé Goichi, pour retrouver sa propre enveloppe charnelle.

« Oh, mon prince, c’est vous ?

-T’as foutu un sacré bordel on dirait. »

Il ouvrit les yeux. Daiki était juste à côté de lui, le regard tourné vers la taverne.

« L’est où ton cousin ?

-Sais pas, il fait sa vie. Mais on f’rait mieux d’aller lui filer un coup de main.

-Ouais. Il a pas l’air bien dégourdi. »

Tokage se releva avec un gémissement. C’était bien de retrouver ses propres membres, mais il aurait pas été contre une petite sieste.

Le duo infernal se présenta à l’entrée de la taverne, mais il n’y eut personne pour les accueillir. C’était un foutoir sans nom là-dedans, chacun courant en tous sens, paniqué, certains portant des seaux d’eau vers le fond du bâtiment, d’autres se battant entre eux. Tokage décela un léger sourire sur les lèvres de Daiki.

« C’est l’heure de la récré les nenfants. »

Tokage ferma la porte derrière eux, et la verrouilla d’un sceau. Rah, c’qu’il avait le chic pour trouver des phrases qui claquent, lui. Il en mouillait presque.

Ses yeux de larmes, évidemment.

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Yamanaka Kiyon
Yamanaka Kiyon

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Jeu 4 Mar 2021 - 0:56
Kiyon feignant l'inconscience s'enfonçait de plus en plus profond dans ce temple du vice qu'était ce repaire. Telle une véritable pouille, son corps passait de mains en mains jusqu'à atteindre une arrière-sale sombre, dont l'éclairage tout entier reposait sur une seule ampoule qui projetait une lumière tremblante. Des gouttes d'eau tombaient à un rythme régulier depuis les canalisations fixées à un coin supérieur de la salle. Une ambiance joyeuse, donc. Dans cette même pièce, on déposa le shinobi sur une chaise qui trônait au centre, seul meuble entre ces quatre murs. Au moins on savait que la pègre ne dépensait pas des millions dans la décoration, ici. Les deux hommes de mains qui lui tenaient un bras chacun s'échangèrent un regard pendant qu'ils sanglaient l'Épouvantail à son siège :

Et donc, on en fait quoi ?
- Bah on le tape.
- Oui non mais d'accord, mais pourquoi on le tape ?
- Ah ! Euh...
le sbire réfléchit, jusqu'à se retourner vers la porte et interpeler une personne tierce, en levant la voix pour se faire entendre. Mishero, on doit lui faire avouer quoi ?

À cet instant, un nuage de fumée s'échappa du couloir pour rejoindre la pièce. L'odeur d'un cigare qui embaumait les alentours était annociatrice de la silhouette qui allait se dévoiler. Un homme imposant, aussi grand que gras et à la pilosité étonnamment proéminente, comme disposant d'une fourrure. Pourtant, aucun doute n'était permis quant à sa nature humaine, pour peu que le vice ne soit pas éliminatoire à l'accès à l'humanité. Car oui, il transpirait le stupre. Le Méchant, c'était lui.

- C'est Goichi qui nous l'a ramené. Apparemment ce gringalet aurait essayé de la lui mettre à l'envers. J'en sais pas plus, mais faut s’assurer que ce type a pas fait ça en connaissant le lien entre la Famille et notre Goichi. On l'interroge pour savoir si c'est le cas, si oui, on enquête, on fait taire ceux qui auraient balancé. Si c'est pas le cas, on se débarrasse de lui. Il en a su trop à partir du moment où il a posé le pied ici.
- Donc dans tous les cas, on le réduit aussi au silence à la fin ?
- C'est ça.
- ...
- Compris ?
- Ouais Aniki !
- Super. J'compte sur vous, gringos. Ne me décevez pas. Vous ne voudriez pas que j'envoie mon cousin vous remettre à niveau.


De manière pavlovienne, un frisson glaça le sang des hommes de main, allant jusqu'à leur faire secouer l'échine.

– Oh non ! Pas lui ! Pas le Parrain ! On ne vous décevra pas, tout mais pas Mish-...

Aussitôt, son camarade lui couvrit la bouche.

Idiot, tu veux nous faire tuer ? Ne le prononce pas ! Mets du respect sur son nom ! Il a fait couper la langue de la dernière personne qui a lancé son nom avec autant d'imprudence que toi !

Main sur la bouche, son cri de terreur fut étouffé. Pendant que les deux se perdaient dans leur crise de panique, Mishero le Cousin poilu du Parrain avait déjà tourné le dos. L'odeur de tabac semblait quitter la pièce. Kiyon, tout du long, était resté tout ouïe en continuant de feindre son inconscience. Et en ce laps de temps, le kirijin avait déjà récolté quelques informations indiscrètes. Son intuition l'amenait à penser que le vieux Mishero dirigeait le pôle gangrené de cette Auberge, mais que ce dernier devait recevoir ses ordres d'un supérieur hiérarchique, le « Parrain ». Figurativement ou non, ce même Boss semblait être son cousin. Était-il tout aussi poilu que l'était notre cher Mishero ? S'était-il emparé du rôle de tête de l'hydre de la pègre mizujine ? Grand Baron de l'Illicite ou Lieutenant d'un personnage encore plus haut ? Ce Mishero était une source d'information, et si Kiyon souhaitait remonter jusqu'au Parrain, il allait devoir payer une visite à ce gros tas. Le temps que la cible du shinobi regagne ses quartiers, les gangsters s'attelaient à sangler son deuxième bras à la chaise. C'est à ce moment précis que Kiyon décida de rompre la comédie. En rouvrant les yeux, il saisit de sa main libre le crâne de celui qui allait attacher ce même bras.

Qu'est-ce que-... !

D'un coup net, l'Épouvantail amena la tête de sa proie contre l'accoudoir de la chaise en bois, envoyant son adversaire se noyer dans le sang éjecté par son nez.

– P'tit merdeux !

L'Autre sbire vint alors saisir les cheveux de la longue tignasse du blond pour le maîtriser. Il réussit à atteindre sa cible capillaire, mais Kiyon, de sa première main déjà sanglée, avait fait dépasser un senbon enduit d'un liquide violet. Dans son mouvement, le sous-fifre était venu s'empaler contre le senbon avant de vite sombrer dans un état léthargique. Psychotrope, soporifique, anaphylactique ou tout simplement mortel, qui sait quels étaient les effets de cet enduit ? Toujours était-il que maintenant Kiyon avait le champ libre. Il ramena sa main à celle qui était liée pour former des mudras, usant du futon pour se désolidariser de la sangle qui le retenait à cette chaise. Son camarade avait été déstabilisé par le geste et la douleur mais n'avait pas été rendu inconscient, il sauta alors sur lui, esquiva un coup porté chaotiquement au passage, et se porta sur ses épaules. Cette gymnastique fit choir l'adversaire du Yamanaka qui, tibias sur ses épaules, posa la main sur le front de ce dernier pour le plonger dans un genjutsu qui le fera sombrer dans les méandres d'un sommeil profond.

Bien. Je dois retrouver cet homme.

Le Shinobi quittait la pièce en rasant les couloirs, profitant des éclairages relativement sombres pour gagner en discrétion. Il parcourut plusieurs pièces en laissant son oreille traîner pour récupérer les informations qu'il pouvait au détour de conversations. Malheureusement les éléments récoltés étaient tout aussi anodins qui les discussions. Pour accélérer le rythme des recherches, le Yamanaka se dupliqua en trois exemplaires identiques de sa personne et se lia, lui et ses clones, par un canal de communication spirituel. En se dispersant, ils purent couvrir l'ensemble de la partie secrète et sombre de cette auberge et se coordonner grâces aux informations confiées en temps réel entre les clones. Quand ils le pouvaient, ils espionnaient les membres de la pègre pour récolter des informations sur la cellule criminelle, mais ils ne s'y attardèrent pas tant que ça. Kiyon savait que Mishero tenait la clé de voûte et se concentrait sur sa localisation. À mesure d'efforts, ils finirent par verrouiller ce qui semblait être ses quartiers.

- Là ! Je l'ai
- Sûr ?
- Y a qu'un moyen de le savoir.


Kiyon et ses duplicata se réunirent au signal de l'un de leur pairs et, ensemble, enfoncèrent la porte. L'estimation avait été juste, ils tombèrent face à Mishero qui prenait un bain moussant. Détail assez intriguant, au bord de la baignoire fut ouverte une boîte de conserve fumante dégageant l'odeur d'un cassoulet. Quelle drôle d'habitude, mais cet élément ne captait pas l'attention du kirijin, qui était là pour mener un interrogatoire.

Qu'est-ce que c'est qu'ce bordel ?! Ah, j'reconnais ta p'tite gueule de princesse, t'étais inconscient tout-à-l'heure.

De toute évidence il n'avait pas vu beaucoup de princesses dans sa vie.

- J'peux savoir ce que t'as fait de mes hommes qui étaient chargés de t'interroger ? Tu les as convaincus ? Soudoyés ? Menacés ? Tués ? Qu'importe, ils ont échoué, si tu ne les as pas encore assassiné, c'est de ma main qu'ils périront, ou de celle du Parrain. un large sourire défigura le porcelet, reflétant les lumières de la pièce de tout le jaune de ses dents.

- Vous n'en aurez pas le temps. J'ai quelques questions à vous poser et vous me répondrez que vous le vouliez ou non.

- Tu crois être le premier petit ninja à vouloir t'en prendre à la Famille ? Tu vas pas ressortir d'ici vivant, merdeux.


Sous cette promesse, le Baron claqua des doigts ce qui semblait être le signal qui fit apparaître une dizaine de personnes masquées, dans le même style que celui dont Daiki s'était débarrassé antérieurement. Kiyon se retrouvait en infériorité numérique en un claquement de doigts (littéralement), ce qui n'était pas sans lui rappeler le mauvais souvenir des événements ayant causé son procès du temps de sa vie au Pays du Feu. Il pouvait bien créer d'autres clones pour tenter d'équilibrer les forces, mais la fragilité de ces derniers rendait chaotique le déroulement de la suite des choses. Il grinça des dents. Quelle idée d'avoir séparé l'escouade, la présence de ses camarades aurait facilité les choses. Qui sait s'il réussirait à appréhender sa cible ? Dans tous les cas, il n'allait pas la laisser fuir. Il allait soit devoir l'emporter, soit gagner assez de temps pour que Tokage le rejoigne. C'est alors qu'il formulait un signe incantatoire que les murs soudain se mirent à trembler des suites d'un grave bruit d'explosion.

- Putain les fils de chien ! Ils ont piégé le QG. On se tire !

Mishero s'extirpa de tout son gras hors de la baignoire, les parties les plus sensibles de son corps étaient couvertes soit par les quelques timides restes de mousse de savon, soit par ses poils anormalement épais, à croire qu'il s'agissait d'un hybride homme-animal.

- Tu ne t'échapperas pas !

Le shinobi projeta un disque tranchant venteux en direction de sa cible, mais la formation des mercenaires masqués se resserra et dévia l'offensive tandis que deux d'entre eux escortèrent leur patron.

Putain …

Si Kiyon ne pouvait percer les lignes ennemies, il ne devait perdre de temps et les contourner. Il décida de faire demi-tour et avancer jusqu'à prendre la porte de sortie de l'auberge pendant que les clones retenaient les sbires tant qu'ils le pouvaient. Il comptait sur sa vitesse de course bien plus élevée que celle du porcelet pour le rattraper à temps. Ainsi, il traversa le bâtiment jusqu'à se retrouver à l'entrée et tomber nez-à-nez avec ses partenaires de mission :

- Vous foutez quoi ?! J'avais leur chef, votre explosion lui a ouvert une fenêtre et il m'a glissé entre les mains ! Vous aviez pas plus discret pour une mission de collecte de renseignements ?! il s'accorda un petit temps de pause pour reprendre un ton plus calme. Bougez-vous tant qu'on peut encore rattraper le Baron.

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Dim 14 Mar 2021 - 16:45

Tiens ? Le spectre était revenu d’entre les morts pour engueuler tout le monde. Tokage ne put s’empêcher de hausser un sourcil dubitatif en voyant ainsi débarquer, gueulant tout son saoul, son cousin qu’il avait livré aux hommes de main de la pègre – sans l’ombre d’un doute qu’il finirait évidemment par trouver seul le chemin de son salut, évidemment. C’est qu’il était gonflé dis donc, le bougre. Il oubliait qu’il avait vu sa vie sauvée par Daiki y’avait encore pas si longtemps que ça. Un fieffé ingrat, voilà c’qu’il était. Et na.

Un détail cependant retint l’attention de Tokage dans ce qu’il avait dit. Le demeuré en chef tourna son regard incroyablement candide vers Daiki, et demanda avec tout autant de naïveté :

« Collecte de renseignement … ?

-Bah ouais couillon. J’te rappelle que c’était ça le taff, à la base.

-Meeeeeeeeeeeeeeerde. »

Oui, pour le coup il avait fait une bourde. Lui-même était forcé de le reconnaître.

« Tokard, tu pars avec Blondie pour aller mettre la main sur le chef. J’m’occupe de mettre de l’ordre ici. »

Tokage avisa le désordre qui régnait dans la taverne. C’était un joyeux foutoir, pour le moins. Tout le monde se tapait dessus avec ce qui tombait sous la main. Quelques braves essayaient bien de calmer l’incendie qui, depuis salle explosée où avaient été réunis les barons, avait continué à se propager, tranquillement mais ronflant comme un fauve prêt à bondir sur sa proie. Et au milieu de ce danger imminent, de ce cataclysme dans l’oeuf, c’était la bagarre. La castagne. On se la donnait de toutes parts, et sans ménagement. Mais il devait bien y avoir là une vingtaine d’hommes encore en état de se battre, qui prenaient un malin plaisir à chercher à perforer le crâne de tous ceux qui se présentaient à leur regard avec une cruche, une chaise, ou simplement leur poing.

Laisser Daiki tout seul pour gérer la situation ? Pas de problème.

« Ca marche. Fais gaffe à ton cul, quand même.

-Essaie surtout de garder le tien à l’abri, que je puisse le botter bien proprement quand tu reviendras. »

Tokage étouffa un petit rire assaisonné d’une pudeur qui ne lui ressemblait guère, mais qui n’était là que pour donner le change.

« Allez, let’s go cousin. »

La perspective de se retrouver en tête à tête avec Kiyon – qui avait l’air assez remonté, en plus – ne le réjouissait guère, mais bon. Il admettait qu’il avait commis une erreur, et qu’il fallait la réparer. Donc pour le coup, il était prêt à mettre un peu d’eau dans son vin.

D’un mudra et d’un geste de la main, il effaça le sceau qu’il venait lui-même d’apposer sur la porte de la taverne pour en barrer l’accès. D’un coup de pied, il envoya voler les deux montants de la porte.

« OUKILAI LE MECHANT ? »

A vrai dire, même sans avoir aucune idée de la tête dudit méchant, il ne put s’empêcher de penser que cet individu à la démarche pataude – à tel point qu’il était impossible de dire s’il marchait ou s’il courrait -, à moitié nu, et d’ailleurs d’une pilosité remarquable, avait quelque chose de très très TRES suspect.

« Dis, je veux pas m’avancer mais … »

Il leva le doigt vers la silhouette qui, mollement, s’éloignait dans l’ombre de la rue.

« … ça serait pas lui des fois, le chef qui t’a échappé ? »

Simple supposition.

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Sam 3 Avr 2021 - 2:35

- Tu ne t'échapperas pas, vieux porc !

Alors que Daiki était resté sur place, Tokage rejoignait Kiyon dans sa poursuite de la tête meneuse de cette antenne du trafic de la Brume. Malheureusement cette course s'engageait en plein dans les ruelles de la Cité de l'Eau. Il fallait donc pleinement veiller à ce qu'aucune action entreprise par Mishero ne mette en danger le moindre civil. Qui sait ce que dans son désespoir un homme acculé est capable d'accomplir ? L'Épouvantail ne serait pas étonné de retrouver le vieux tonneau de chair recouvert d'une ceinture d'explosifs. L'Unité devait donc lier Protection, Appréhension, Traque et Prévention. Mais plus que l'imprévisibilité du boss, c'était celle de Tokage qui inquiétait le Peinturluré ...

Continuant leur marathon dans les avenues du village, à force de plusieurs acrobaties urbaines, le Duo arriva à coincer Mishero qui, de toute évidence, les attendait. En effet, entre ses mains le Porc tenait une lame pointée sur la gorge d'une innocente maintenue en place par la pression de l'articulation du coude de son agresseur.

- Des millions ! Maintenant ! Vous m'aurez pas ! Vous m'toucherez pas ! Si vous tentez quoi que ce soit, j'la bute ! J'la bute j'vous dis ! J'la fais saigner comme une truie ! J'la fais beugler, j'répands son sang sur le sol et ce sera votre faute ! Votre faute !!

Tout en parlant de faire beugler, le Délabré hurlait jusqu'à s'en rendre rouge et à s'essouffler. L'analogie avec le porc ne pouvait pas être plus pertinente. Mais ses jérémiades n'empêchèrent pas le benjamin du duo de tourner son visage vers l'aîné :

-Transpositions ? Je me charge du gros tas, je me débarrasse de ses armes, tu te charges de l'otage, on utilise leur proximité immédiate pour l'attaquer avec ce corps ?

L'Épouvantail formulait ainsi le signe marquant l'usage de son arcane clanique :

- Tentez rien ou j'la bute j'vous ai dit !

- Ninpo : Shintenshin no Jutsu.

Contractant chaque muscle de son visage à en croire que les orbites allaient lui en sortir, le Lardon commençait une entaille de la gorge de sa victime, dessinant une ligne avec son couteau qui laissa couler un filet assez superficiel de sang. Le mouvement avait été ralenti puis interrompu. S'il avait exécuté son geste plus rapidement, nulle doute que l'otage aurait été assassinée. Mais Kiyon avait pris en compte l'état nerveux du mafieux et en déduisait que sa panique endolorirait ses mouvements. Au pire des cas la jeune femme s'en sortirait avec une vilaine cicatrice. Pas bien grave.

Dans son corps, le natif du Feu projeta l'arme blanche bien loin. Et au lieu de chercher dans son inventaire ce qui mériterait qu'on s'en débarrasse, le shinobi en pleine possession de sa marionnette fit le choix d'être efficace et retira tout. Oui, tout. Le porc avait de toute façon amorcé sa fuite alors qu'il était déjà nu alors se séparer de quelques parures n'était pas bien sans réelle incidence pour qui que ce soit. Maintenant que plus rien ne pouvait être utilisé par le criminel, Kiyon attendit que la petite fille possédée par Tokage se retourne et amorce son offensive avant d'annuler sa Transposition et enfin arriver à la conclusion de cette mission.

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Mer 28 Avr 2021 - 11:57

« KYAAAAAAAAAAAA ! »

Diable, c’est qu’elle beuglait fort l’otage. Tokage n’avait pas pour habitude de se transposer dans le corps de jeunes filles – ce n’était pas vraiment sa tasse de thé – mais il imaginait bien que, dans ces circonstances bien particulières, il pourrait faire un effort. D’autant qu’il avait légèrement dévié de l’ordre de mission initial. Il devait sans doute bien ça à Kiyon.

Un instant après que son cousin se fut activé, donc, pour prendre possession du corps du gros lourdaud, il mêla à son tour ses doigts dans une suite de mudras bien exotique pour l’archipel de Mizu. Pour la deuxième fois de la soirée, alors, son propre esprit s’émancipa bien gentiment de son corps et se projeta droit vers celui de la jeune fille. Les cris suraigus se stoppèrent instantanément quand le Yamanaka posa les pieds, pour ainsi dire, dans l’âme de la donzelle, de même que son regard se voila d’une étrange lueur malicieuse qui lui était jusque-là étrangère.

Kiyon avait déjà fait son œuvre, et relâché l’emprise du preneur d’otage. Tokage attendit bien gentiment qu’il ait fini de se dépouiller de tous ses équipements avant de prendre une posture de boxeur. Enfin, de boxeuse. Il était bien curieux de voir cette jeune fille, en robe légère, les poings levés au niveau du visage, sautillant sur ses petits pieds qui n’avaient connu que la délicatesse, face à ce monstre des rues qui ne portait plus pour seul vêtement que son épaisse fourrure naturelle.

« Tu vas manger tes dents et vomir tes tripes par le cul, espèce de porc dégueu. »

C’était proprement vulgaire. Mais Tokage sourit, dans le corps de la jeune fille. Il avait toujours rêvé de faire sortir des mots aussi peu délicats d’une bouche qui n’avait l’air de connaître que le vocabulaire fleuri et les tournures polies. Voyez ça comme une forme de provocation (quel rebelle).

Le premier coup de pied partit. Ce corps jouissait, fort heureusement, d’une assez bonne agilité. Tokage frappa au niveau des côtes, d’abord. Puis des coups de poing répétés dans la poitrine. Un bon coup de talon dans l’estomac. Et enfin une rasade de claquasses dans la gueule, pour parachever le tableau. Il se défoulait un peu en même temps. Il ne frappait pas assez fort, et il y avait toujours trop de gras pour amortir ses coups, si bien qu’il ne risquait pas d’abîmer le corps qu’il empruntait lui-même. En revanche, il avait l’intention de laisser quelques marques sur celui qu’il visait, pour sûr. Une fois son grand-oeuvre terminé, il alla fouiller dans les poches de son propre corps, inconscient sur le pavé, pour en tirer du fil de fer. En une poignée de secondes, le gros balourd était attaché assez solidement pour ne plus représenter une menace.

« Bon ! Ca devrait aller. »

Il leva ses jupons et prit la poudre d’escampette jusqu’à une ruelle à l’écart, au calme, et qui n’avait pas l’air trop malfamée. Là, il s’assit confortablement sur une caisse, et effectua un unique mudra.

Il se réveilla aussitôt dans son corps à lui. Il avait toujours été très prévoyant à l’égard des corps de civils innocents qu’il empruntait. La pauvre fille avait déjà subi quelques émotions assez fortes, inutile de la pousser à bout plus que ça. Elle avait bien mérité de retrouver possession de ses membres à l’écart de l’agitation.

Tokage et Kiyon tirèrent – péniblement – le corps inconscient de leur proie jusqu’à la taverne. Un étrange calme régnait dans les lieux. Tokage ne s’en inquiéta pas. Ce n’était généralement pas par le bruit de la bagarre incessante qu’il était accueilli, quand il retrouvait Daiki. Les bagarres, il les arrêtait rapidement. Et en effet, quand ils poussèrent les portes de l’établissement, ils découvrirent des monceaux de corps entassés, et une pièce passablement ravagée, carbonisée par endroits, les meubles presque tous brisés. Et Daiki était perché sur une chaise qui tenait encore debout, avalant dans ce qui restait d’un verre le fond de ce qui restait d’une bouteille de saké. Tokage lui adressa un sourire radieux.

« Vous avez choppé votre … truc ? »

Difficile de qualifier autrement la chose anormalement poilue qu’ils s’étaient chargés de chasser, Kiyon et lui.

« Yep. T’as pas chômé non plus. »

Il haussa les épaules pour toute réponse. Il posa son verre – qui finit de se briser complètement – et s’approcha des Yamanaka.

« On va aller l’amener aux geôles, Tokage et moi. J’pense qu’on te doit bien ça, pour la merde qu’on a foutue. Enfin, on »

Son regard transperça Tokage, qui ne cessa pour autant de sourire comme un benêt. La perspective d’une balade au clair de lune pour aller livrer un criminel en compagnie de Daiki suffisait à lui faire oublier tous les désagréments éventuels qui finiraient, tôt ou tard, par le rattraper.

« Libre à toi de faire le rapport avec ta version des événements, si tu veux. C’est moi qui me ferai taper sur les doigts, de toute façon. Bon boulot en tout cas. J’suis rassuré de voir que tous les Yamanaka sont pas de l’acabit de celui-là. »

D’un geste du pouce par-dessus son épaule, il désigna Tokage, toujours souriant comme un bienheureux.

« A plus. »

Il n’était pas homme à s’attarder en longs au revoir. Il se chargea du corps du captif, et sortit de la taverne, laissant les deux cousins en tête à tête.

« Bon, salut ! Désolé pour le merdier, hein ! »

Et Tokage ouvrit la porte, prêt à filer dans la nuit à la suite de Daiki. Une pensée le retint un instant, juste avant de sortir. Il jeta un regard en arrière, inspira comme s’il allait dire quelque chose. Mais finalement, il se tut. Il plongea dans la pénombre des rues, laissant derrière lui ce cousin qu’il ne connaissait pas, et qui, pourtant, partageait son nom, comme un souvenir indésirable.

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