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La préface du chaos

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Aburame Ruhan
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Sam 9 Jan 2021 - 23:58


Le janissaire de l’Empire du Feu marcha lentement, laissant pendre à l’extrémité de ses pensées les doux songes d’un futur empli de chaos et nimbé de fontaines de sang que les corps déchiquetés de ses ennemis ou de ses proies rempliraient à grands renforts de litres d’entrailles et de chairs vives, baignant dans l’hémoglobine encore chaude et juteuse de leur mort épouvantable. Tout en lui respirait un fanatisme sectaire, une obsession à peine dissimulée à vouloir s’épandre dans des pulsions de lubricité maladive, toute une dimension sanguinaire de son être qu’il avait, au fil du temps, accepté d’accueillir dans sa paume comme on reçoit un cadeau en fermant les yeux et en ouvrant sa main. Un sicaire dans une parure de chitine heurta toutes les certitudes de la population du Teikoku, du moins, celles de ceux qu’il croisa : par l’étalage d’une démence sans nulle autre pareille, il promit de réserver à ce monde le plus noir cauchemar.

Hanzo fut l’un des premiers à en faire les frais. L’infâme janissaire alla directement à sa rencontre, bafoua son grade et le darda d’yeux vifs et fauves, avant de s’engager dans une rixe verbale qui se clôtura par la mise en jeu d’un rouleau et surtout par la promesse d’un éclatement de fureur. Avisant le vide qui tombait de chaque côté du pont, Ruhan comprit en posant un premier pied sur les lourdes planches de l’édifice qu’il était peut-être arrivé à l’heure où le destin lui tendait la main : soit il triompherait en se tenant sur ce pont, le corps immobile du Shinrin gémissant sous son pied, soit il chuterait jusqu’en enfer vers les limbes de ce vide qui ne demandait qu’à l’accueillir. Une branche cassée ne donne jamais de bon fruit. En contemplant le vide, le sicaire fit un plongeon dans le passé. La réminiscence le tortura un court instant, lui rappela à quel point il avait dû se battre pour devenir ce qu’il était devenu. Il se refusa à perdre contre un vaurien du clan Shinrin.

La nuit tombait, soyeuse et froide, et inondait de la pâle lueur des astres l’étendue de la structure bâtie par les hommes pour les Dieux. On arrivait à la Capitale du Feu par la voie royale. La seule surface du Pont Araho, extraordinairement large, témoignait de l’immensité de cette faction maudite. Fusse-t-elle capable d’accueillir le poids des géants, elle se prêta à merveille à devenir la zone d’une formidable débâcle.

Le harnois d’argile, de chitine et de cellulose grinçait déjà lorsqu’un premier hyménoptère revint à sa ruche. De la turbulente émanation de chakra qu’il laissa jaillir, le sicaire comprit qu’il l’alertait : son ennemi était là, tout près. Au loin, il vit une forme.

« Me voilà, comme promis. Comme vous le voyez, je n’ai rien emporté avec moi : il ne me faut rien de plus que mes mains pour étrangler tous vos espoirs de triomphe contre moi. Allons. Mettez-vous en garde. Je viens vous détruire. »

Lança-t-il en adoptant une posture martiale, ses mains repliées telles des griffes et se dressant de chaque côté de son corps, alors que ses yeux vairons guettaient à travers l’albe reflet des rayons de Lune le moindre mouvement adverse.

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Shinrin Hanzo
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Dim 10 Jan 2021 - 1:23
Quoi de plus rafraîchissant après une dure journée de labeur que la douce éventualité d'un pugilat contre son antagoniste du moment ? Craquer un crâne à la nuit tombée a toujours eu un petit côté poétique, ça égayait les sens de l'artiste et titillait son goût pour la vie. Une effusion de sang qui teinte l'air, l'expression artistique d'une contorsion forcée, la douce mélopée de la contrition, là tant de façon d'émuler le damoiseau dans ces heures de lassitudes. C'était donc en cette fin de journée un dîner des plus appétissant qui l'attendait. L'eau lui en tombait presque à la bouche tandis qu'il regardait le trimardeur inconnu avançait graduellement vers sa position.

Rejoignant le pas, tapotant sur l'épaule d'un gentilhomme intrigué par le geste qui passait là, il ne fallut pas plus de quelques secondes pour que les deux protagonistes soient l'un en face de l'autre, laissant une distance qui pourrait paraître réglementaire les séparer. L'œil inquiet des passants avisés pouvait alors comprendre qu'il se tramait une valse dans l'air alors que les allers et venus des honnêtes gens avaient encore lieu sur ce pont qui grouillait de peuplade même en cette fin de journée.

Le jeune Shinrin était alors quant à lui là et écoutait la billevesée de l'homme cuirassé sans y porter une once de respectueuse attention, se contentant de le dévisager d'une face blasée mais maligne, avec une posture placide mais prête.
"Vous bombez le torse mais n'avez pas plus de virilité qu'une jouvencelle des bas quartiers. Enfin, nous n'allons pas épiloguer là-dessus plus longtemps, j'ai juste hâte de venir vous arracher ce masque que vous chérissez tant. Certainement qu'il cache une face soufflé par le tanin, nous verrons bien…"
Au grand désarroi du damoiseau, son art n'était pas fait du même bois que son tempérament vindicte. Aussi, il était peu avisé pour un homme de son calibre de juste compter sur la force de ses poings et d'entamer un pugilat tant ce n'était guère dans ce domaine que son talent se traduisait. Dans cette situation il avait cependant un atout qu'il ne comptait pas négligé. A l'inverse de son ami du moment, il avait un semblant d'idée des capacités de ce dernier. Son intérêt pour le rouleau et ses propres-mots trahissaient une très probable maîtrise de l'Onkyôton, également les hyménoptères qui faisaient ses basses besognes ne manquaient pas d'envahir le Shinrin des remembrances de Yuan et des siens. 'Un Aburame, cette sale race…' pensait-il alors presque tout haut. Mais l'heure n'était plus à la réflexion, il était venu le temps du sang.

D'un geste vif, une bombe fumigène lancée par le damoiseau vint embrumer les lieux et priver de toute visibilité l'assemblée sur plusieurs mètres. Rapidement dissipé, c'était une scène tout autre qui se présentait alors aux yeux de l'innommable. Tout autour de lui, éparpillé de quelques mètres chacun, c'était une dizaine de clones d'Hanzo qui le ceinturaient sans laisser un quelconque échappatoire. Tous le dardaient du regard sans ménagement.

Quant au réel Hanzo ? Il avait rejoint le temps de cette cécité un royaume dont lui seul était l'invité : celui des cieux. Trônant à une dizaine de mètres au-dessus de la tête du janissaire grâce à sa paire d'ailes membraneuses héritées du grand démon. Il était là où l'on ne pouvait l'attendre, dardant également sa cible en préparant la suite des festivités. Car oui, lâche il était, lâche il resterait.

 
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Dim 10 Jan 2021 - 14:05


Les passants se dérobèrent à la zone enfumée dès lors que l’hôte de Nanabi fut l’auteur d’un artifice potentiellement empoisonné. Ce ne fut là pourtant guère une peur panique. Plutôt un sens de la prudence qui incita, après avoir vu les deux sicaires se défier du regard dans une animosité qui émanait de leurs corps comme deux spectres immatériels sortant les lames spectrales de leurs fourreaux spirituels, chacun à choisir la voie de la vie. A rester trop proche des baroudeurs, le risque de subir les éclats de l’affrontement était bien trop grands. Pourtant, le janissaire au harnois de minéraux et de mâche ne s’y trompa guère.

La fumée violacée l’entourait déjà comme s’il habitait les brumes. D’instinct, le corsaire ferma ses lèvres et pinça ses narines, ouvrant les yeux en tentant de déceler son adversaire. Trop souvent, il avait vu des barbares, des shamans et des sorciers utiliser ces subterfuges toxiques, parfois vésicants, pour se débarrasser de leurs poursuiveurs. Mais à chaque occasion…

… il les avait décimés.

Les guêpes ne tardèrent à voler tout azimut pour trouver le responsable du fléau. Certains, heurta un obstacle solide, s’accrochèrent à des chimères. Des clones. Ruhan, leur Maître, ne se figura qu’à peine la problématique. Une autre solution, toute assurée, était à sa portée.

Ses pas tambourinèrent les planches du Pont Araho en sens inverse par rapport à là où il était venu. Il visait exactement l’endroit vers lequel la foule était partie, en hâte, pour s’éloigner de la rixe. Son intention fut très claire : se mêler à ces hommes, à ces femmes et ces enfants, pour dissuader son antagoniste de passer à l’action. Tentant de se dégager de la fumée, il rencontra cependant un clone qui tenta de faire barrage. Au lieu de vouloir l’esquiver, il chargea directement dessus comme pour forcer le passage.

Il ne parut rencontrer que peu de résistance. A cet instant, la facticité de cette souche mimée du marionnettiste éclata d’une évidence muette et pourtant tellement communicative : son antagoniste avait utilisé des clones. Ses mains se lièrent aussitôt et exécutèrent, tour à tour, des signes incantatoires. Sitôt qu’il les acheva, deux copies conformes de lui-même apparurent, alors même qu’il courait dans le même sens que les citoyens d’Urahi, mélangé à eux.

« Le vice est la meilleure arme du shinobi. Vous semblez le comprendre, vous aussi. »


Fit-il en se retournant, tentant de déceler la position de son ennemi.

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Dim 10 Jan 2021 - 17:37
Lui qui tentait il y a quelques secondes de ça de salir la façade de son rival en sapant sa virilité omettait involontairement de préciser qu'il en était quelque peu dépourvu de par sa façon de s'exprimer dans le creuset du champ de bataille. A distance il œuvrait avec lâcheté et génie pour corroder son adversaire à petit feu tout en prenant soin de rester le plus discret possible. La chicane d'aujourd'hui ne dérogeait pas à la règle, depuis sa distance il calquait le trajet de l'Aburame en conservant le soin de rester à 0° de ce dernier pour mieux se feutrer dans les sombres draps que lui offrait cette nuit presque jais.

Voilà depuis des années qu'il avait abandonné toute fierté dans l'art de la rixe. Depuis la perte de son bras il avait perdu son habitude à tanner le cuir d'autrui au corps-à-corps pour se préserver à distance et opérer telle une pie, pusillanime mais avec une grande gueule.

Découvrant son bras de marionnette il guignait sur cette silhouette qui s'était divisé en trois et cherchait à se préserver dans les méandres de la foule. Seulement…

La punition céleste est inéluctable.

Armant la paume de son ouvrage prothétique vers sa cible, s'extirpèrent deux salves de projectiles depuis la buse située sur sa paume, espacées de deux secondes. La première, aussi silencieuse que la faucheuse, avait pour cible l'original qu'il n'avait pas quitté des yeux avec une attention particulière portée sur son omoplate droite. La deuxième salve quant à elle était destinée aux clones en retrait.

Si son assaut déloyal ferait mouche, alors seulement le janissaire chitineux pourrait s'apercevoir des quelques étranges sensations qui lui prendrait notamment le bras droit. C'était une surprise qu'il se devait d'apprécier avec tous les égards transmis par le lieutenant de la flamme.


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Dim 17 Jan 2021 - 23:19


Sous le lourd casque longiforme qui ornait son crâne, le corsaire avait le front beurré de sueur. De grosses gouttes perlaient sous l’étoffe rigide de ses plaques de sclérites polycristallines, à l’intérieur desquelles patrouillaient les soldates de la Nymphe. Roulant sur son front, ces longs filets de sueur s’agglutinaient sur ses sourcils puis venaient imbiber les plis de ses paupières à moitié closes, protégeant les orbes fragiles et dichotomiques du janissaire en harnois guettant le mouvement des clones désarticulé du Shinrin. Quelque chose clochait, comme une évidence. N’importe quel shinobi savait, par expérience, que les sosies n’étaient que des leurres souvent utilisés pour camoufler la véritable attaque. C’était d’autant plus limpide que son adversaire avait usé d’un nuage, potentiellement empoisonné, pour dissimuler sa contrefaçon.

En bas. Il songea aussitôt à un adversaire qui se serait dérobé à ses yeux vairons, et aurait pris la poudre d’escampette en fonçant sous le pont ; ses appuis chargés chakratiquement lui auraient alors permis de courir, à moins qu’il ne sache… voler ?

Trop tard. Dans un triple bruit suggestif de « tchak-tchak-tchak », les trois lames se plantèrent dans son armure et la traversèrent rudement jusqu’à inciser son épiderme. Ruhan recula d’un bond, par réflexe défensif. L’assaut venait du ciel et en levant ses iris prédatrices, il débusqua son adversaire. Mais alors qu’il avait la tête dressée, il se rendit à l’évidence d’un problème : elle ne bougeait plus. Tout comme son bras, qui refusait de se redresser pour monter vers les airs. Au fait de cette étrange paralysie, il comprit aussitôt que les projectiles tranchants qu’il venait de recevoir du ciel, punition ascendante de la voûte nocturne, l’avaient affligé d’un mal ankylosant. Ruhan se sentît trahi, violé, inhibé. Le premier couteau s’était planté sur le sommet de son heaume allongé, orné d’épines aussi perçantes que les griffes d’un glouton ; il n’avait, dès lors, pas touché la moindre cellule de son épiderme. Mais les deux autres avaient perforé les strates protectrices de son exosquelette pour venir distiller le poison sur l’estafilade qu’il eut sur le visage lorsque l’une de ces maudites lames érafla sa joue d’une cisaille avant de venir rebondir sur une autre plaque de son armure, et que l’autre se planta nette sur son épaule censée armer la dextre qu’il utilisait pourtant préférentiellement.

Il comprit que chaque seconde était désormais comptée, avant que le poison ne se distille dans son corps. Déjà son faciès se crispait-il dans un rictus nerveux, ses traits se contractant en même temps que saillaient de grosses veines bleuies par le poison neurotoxique paralysant. La semence de la défaite était à présent dans son réseau artériel. Il lui fallait absolument vaincre, de façon expéditive, pour espérer l’emporter.

Le poison, reçu en plus faible dose grâce à la présence de son armure, mit un certain temps avant d’envahir tout son membre droit. Ruhan profita de ce bref répit, éphémère, pour faire danser ses doigts en rapprochant sa sinestre de la main qui ne tarderait pas à s’immobiliser sous l’effet du venin à l’intérieur de lui. Les phalanges firent la gymnastique avec difficulté, mais parvinrent toutefois à composer les quelques signes nécessaires, bras tendu, à l’incantation d’un féroce pouvoir.

« J’ai toujours rêvé de punir ceux qui prétendent habiter le ciel. »

Son bras gauche se leva en défiant les horizons célestes ; et tout le long de son corps se mirent à courir des zébrures aux reflets azurés, scintillant dans l’obscurité du soir. Autour de lui, la foule avait déjà expédié l’affaire : il n’y avait plus personne. Ils ne purent que contempler, en entendant le cri des éclairs déchirant l’atmosphère, le spectacle épouvantable de la colère de Ruhan qui perfora le ciel avec la foudre.

En face de lui, les clones avaient d’ores et déjà disparu, heurtés par les mêmes projectiles qui s’étaient abattus sur lui. Et tandis qu’il déchirait les cieux, il se laissa choir du Pont comme pour attirer son adversaire vers les limbes.

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Lun 18 Jan 2021 - 12:46
Sa truanderie réussie, le jeune homme gloussait avec quiétude tandis qu'il observait le membre de sa victime perdre son tonus graduellement. Dans une majorité de cas, prendre le bras d'un guerrier c'était comme lui ôter la vie. Pour quiconque était accoutumé à l'art du ninjutsu, il n'y avait pas de pire hécatombe sur le champ de bataille que de se voir ôter la faculté d'user de son outil le plus complet. La pie se délectait donc de la scène, sentant sa proie subir son acte crapuleux, se préparant à fondre sur elle pour lui ôter ce qui lui reste d'honneur et en finir une bonne fois pour toute avec ce rif lamentable.
"..."
… mais le mystique guerrier avait de la ressource et de l'intellect. Le rire du Shinrin se muait alors lentement en une expression d'étrangeté. Avec effroi, il s'ébaudissait de voir son rival - qui au demeurant ne s'avouait pas encore vaincu - se draper de zébrures azurées pour finalement réclamer à l'animal-tonnerre son vœu de défaire les cieux.

Effaré, l'instinct du demiurge lui prit les ailes, ces dernières se déployant à la hâte en un septet membraneux aux dimensions babyloniennes afin que, dans un registre se défaussant de toute grâce, ils viennent frapper l'air pour conjurer les cieux eux-mêmes à venir prémunir l'avatar céleste. Mais rien n'y faisait, l'animal-grondant ne se démontait pas et n'allait pas tarder à renier de l'existence celui qui ne souhaitait guère encore payer son tribut.

La survie, voilà tout ce qu'il implorait à ce moment-là. Dans un dernier geste machinal, il armait son bras de bois en avant comme pour faire front. Les plaques qui le composaient se déployaient alors à leur tour, se divisant en quatre panneaux d'où étaient inscrits des glyphes qui côtoyaient des micro-dispositifs étranges et complexes, propre à l'ingéniosité du marionnettiste. Un voile de chakra s'ébauchait alors de l'appareil et vint prendre la forme du lion-gardien, Shīsā.

Le choc fut rugissant, comme un coup de tonnerre qui peinait à frapper. Qui avait les yeux sur la scène pouvait alors contempler le choc des yokais. Raijū contre Shīsā, la bête de la foudre contre le lion à gueule ouverte. Si lors des premiers instants l'on aurait pu considérer que cette rivalité pandémoniaque se valait, il ne fallut pas attendre plantureusement pour que la foudre gagne le dessus et vienne défaire la protection du cadet. S'infiltrant dans son bras-prothétique et l'éclatant par la même occasion il se déversait alors dans la peau du jeune homme qui ne pouvait clamer nulle strophe, nul vers, nul mot face à la sujétion du pathos. L'infini lui apparaissait alors, il voyait les étoiles, il contemplait la grande porte.

Raide, à la limite de la syncope, il tombait alors de son perchoir avant d'être réceptionné par la rambarde du pont qui l'accueillait en ne manquant pas de lui fêler quelques côtes, avant de le laisser à sa deuxième chute vers les limbes d'Urahi.

Léthargique mais sauf, il se réveillait de justesse, papillonnant de nouveau afin de se figer dans l'air et tenter de contenir ce mal qui lui prenait aussi bien son derme que ses entrailles. L'éclair avait défait son linge de torse et l'on pouvait déchiffrer à travers sa peau brûlures et ecchymoses qui se dessinaient en des formes tigrées et venaient teinter de mauve les 23 excroissances de sa colonne vertébrale sur son échine.

Ses yeux anormalement rubiconds se déposaient alors sur l'objet de son ire, ce despote de la foudre dont le mystère équivalait la puissance. Il le dévisageait avec haingrerie et malveillance, se laissait envahir par un fiel muet dans lequel transparaissait une pointe de respect. Diverses pensées délétères lui traversaient alors l'esprit sans qu'aucune trace d'entendement ne se fasse sentir. Il se voyait devenir Dieu, il se voyait abandonner tout contrôle pour laisser parler la bête. C'était palpable dans son regard, le bon sens l'avait esseulé.
De son unique bras, il vint conjuré d'un sceau une lance de jais qu'il armait vers l'homme en contrebas.
"Ton nom, étranger." lui invectivait le lieutenant d'un ton autoritaire.
Pour peu que la loi du talion se devait d'être respectée, Urahi ne serait bientôt plus.


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Aburame Ruhan
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Mar 19 Jan 2021 - 1:28


Au loin, la plèbe se retourna et vit, dans le ciel voilé d’une étoffe obscure toutefois sertie d’astres luminescents, la magie d’un fracas antédiluvien qui dessina, bien au-dessus de leur tête et quelque part dans l’horizon, les fresques d’un déchirement pandorien que nul ne sut ignorer tant il avait de splendeur et de résonnance. Là-haut, défiant les hauteurs d’un plafond infini s’étirant sur un monde pourchassé par les fléaux, l’inestimable humain phorique du Dieu du Ciel illustrait, par l’étalage grandiose de ses défenses successives, la folie qu’était le pouvoir des hommes en faisant taire le rugissement bestial d’une bête de foudre avide de chairs meurtries et rôties jusqu’à leur totale atrophie. S’il possédait un monstre à l’intérieur de lui, le Shinrin ne tarda pas à se rendre à l’évidence que celui qu’il affrontait, en ce terrible instant, en était un aussi.

Une forme de démon qui s’était mis en tête d’abattre les Dieux.

L’homme intrépide et tenace assorti de deux excroissances ailées offertes par l’immondice de l’antique Bête qui se tapissait à l’intérieur de son sceau fut toutefois acculé devant la violence de ce déchaînement d’un tonnerre grondant, aussi brutal que spectaculaire, et ne put contenir de fait l’ensemble des dégâts qui firent son affliction. Ses deux élytres cessèrent alors de battre, comme pétrifiées par la douleur et l’intensité électrique qui le parcourut soudainement, et sa longue chute fut semblable à une descente aux enfers qui l’entraîna vers les limbes dans lesquelles avait d’ores et déjà plongé son adversaire. Ce qui l’attendait n’avait toutefois rien d’une anecdotique descente vers les abysses : en escortant le corsaire vers les profondeurs, Hanzo se soumît à l’y rejoindre dans un ballet de déchirures sans fins.

Ruhan sombrait vers les ténèbres. Sa tête toujours figée dans une involontaire et lancinante contraction plongeait en regardant les abîmes, alors que ses pieds dardaient le ciel en mollissant de désespoir ; les veines bleuies du janissaire en harnois d’albe membrane carapacée jaillissaient sur sa peau tel des vers se lovant sous son épiderme hâlé, tandis que l’esprit du spadassin s’enfonçait, au demeurant, dans les limbes de sa mémoire.

Il se revit sur le pavillon de l’arche noire, défiant les profondeurs des océans qu’il surplombait avec fougue, glissant sur le remous épais des froides vagues faisant tanguer voiles et mâts. Il songea au nombre de fois qu’il aurait pu, à sa guise, se jeter à la mer et laisser son corps fondre vers les sables marins, quelques milles lieux sous la surface, pour s’y éteindre avec dans le cœur la romance d’une vie ratée, celle d’un homme qui s’était condamné dans le crime et avait renié les doux songes d’une harmonieuse existence. Ses organes et ses muscles étaient tout tracés pour la guerre, son esprit s’était biseauté pour être plus cruel et incisif ; même sa voix avait adopté les contours d’un grave manifeste de sa rusticité et de son manque de tact. Tout en lui hurlait de désespoir, de fracture, de haine et de tripes avortées des ventres défoncés. Il n’avait su faire que cela, se morfondre dans la confusion d’une habitude ancrée dans le dégoût de la vie et la fascination de la mort. Encore à ce jour, il prouvait par la violence de son caractère et la démence de ses assauts qu’il ne se sortirait jamais, ô grand jamais, de cette hérésie qui l’avait élevé.

Sa seule main valide vint chercher la présence d’un sceau, tracé sur l’une de ses jambières. Il y diffusa une importante quantité de chakra qui activa tout un mécanisme d’appel transfigurant la réalité et invoquant, de nulle part, la nef du miracle qu’il n’attendait guère, et qu’il créa artisanalement, de ses propres mains. Le navire de guerre se dressa sous ses pieds, l’accompagnant dans sa chute : alors eut-il la solution pour échapper à sa propre fin. Ses lourdes cuisses se fléchirent aussitôt sur le pavillon, musclèrent leur position en se préparant à un bond phénoménal.

Quelques mètres le séparaient de son antagoniste. Il avait commis la grave de se rapprocher d’un adversaire qui n’attendait que cela.

L’impulsion fut brève et ne laissa pas le temps à l’hôte de Nanabi d’expédier son projectile. Usant de la puissance de ses larges cuissots, le corsaire se projeta jusqu’à son adversaire et, au lieu de s’arrêter à le fenêtre de ses yeux, le dépassa d’un bon mètre. Sitôt qu’il reprit l’ascendant, Ruhan se montra impitoyable.

Un nouveau sceau provoqua l’apparition d’une gigantesque sphère de roche, plus large encore que son bateau ; un amas tellurique tellement imposant et lourd qu’il ne laissa que peu d’échappatoires possibles. Si fait, l’Aburame déchu s’empressa de s’installer sur son astre invoqué, comète maudite capable à elle seule d’écraser les dieux et de pulvériser un hameau, en espérant qu’elle enfonce son antagoniste vers un broyage fatal…

« Soldat Aburame Ruhan, anciennement affecté à des missions maritimes. Je reviens à Urahi pour vous apprendre à vaincre celui que vous n’avez pas su écraser ; tu apprendras à tes dépends qu’il ne fait pas bon me provoquer, gamin. »

Ces mots dits, il attendît la moindre opportunité de clore ce duel en guettant la possible fuite de son adversaire. Il songea, à cet instant, aux ailes qui avaient habillé le dos du téméraire. Qu'étais-ce précisément ? Il l'ignorait, mais ne se laissa pas impressionné pour autant. Engourdi, son bras et sa tête dressée vers l'obscure voûte de la nuit claire lui intimaient de clore ce duel au plus vite.

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Sendai Yahiko
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Mar 19 Jan 2021 - 1:33

-"Euh... c'est chaud là, on devrait peut-être faire quelque chose... ?"

Les gardes postés à l'entrée des portes Araho zieutaient avec attention et crainte le combat infernal qui séparait le bien connu Jinchuuriki de Nanabi et l'inconnu aux grands airs malsain qui lui tenait tête. Les deux s'étaient reculés devant la démonstration de puissance de chacun, éblouis par les techniques foudroyantes de l'Homme au masque de bois ainsi que par l'envol du blondinet qui n'avait rien d'ordinaire. Il montrait pour une des rares fois les capacités que lui donnaient le Dieu qui vivait en lui, et cela trompait l'ennui de ceux qui n'avaient que d'ordinaires tâches à effectuer jours après jours.

L'attraction était originale, elle était distrayante, mais elle était aussi anormale.

-"Je sais pas moi, j'ai pas envie d'intervenir hein. T'as vu comment ils sont forts et enragés, on va se faire tuer c'est sûr !"
-"Mais tu le reconnais pas, le blond ? Mais si, c'est l'homme qui a sauvé Tsume du grand Dieu Insecte !"
-"Oh putain... On devrait prévenir l'Empereur non ? Il doit être important ce gars là, on peut pas le laisser se faire tuer."
-"Imagine en mourant il libère le Dieu..."
-"Raconte pas de conneries, c'est pas le moment. Je vais prévenir l'ex-Kumojin, on va ptètre avoir besoin de lui finalement."

Tandis qu'un des deux gardes qui discutait restait sur place en reculant un peu, toujours effrayé par ce qu'il voyait mais bien trop pour s'empêcher de regarder le déroulement de cet impressionnant combat, l'autre courait à vive allure en direction du Palais Impérial. Devant une telle puissance, il fallait intervenir efficacement, surtout que cela ne concernait pas n'importe qui. Si Shinrin Hanzô mourrait, c'était la guerre que cela impacterait.

~~ Au Palais Impérial

Mes mains tapèrent en rythme sur les accoudoirs d'un trône de paresse. Si certains se battaient à mort au Pont Araho, d'autres s'ennuyaient fermement sur un siège aux allures royales. Et malheureusement pour moi, il n'y avait ni fenêtre, ni hauteur qui me permettait d'entrevoir quoi que ce soit. J'avais au mieux une vision agréable à partir de mon bureau, ou un accès au balcon qui me donnaient certes un peu de visibilité. Mais si la puissance de la technique de foudre avait fait son boucan, ce n'était pas assez pour me faire bouger. Le bruit était lointain, il ne représentait pas une menace... et lorsqu'une menace importance intervenait, c'était des gardes qui venaient me prévenir.

Aucun besoin de s'inquiéter. Ce n'était pas comme si Urahi menaçait de disparaître sous les décombres.



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Shinrin Hanzo
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Mar 19 Jan 2021 - 14:03
Pour nombre d'esprits, la violence constitue une erreur de parcours de l'humanité, une faiblesse de la psyché, un gâchis de valeur, un abandon de bon sens. Naguère elle était la seule voie qui s'offrait aux triomphants, la seule voie des hommes jusqu'à ce que les pieux prédécesseurs ne la relèguent qu'à un simple et inexorable outil destiné à conquérir la paix, rien de plus. Pour autant, examinez la vie des hommes, des shinobis, des soldats, des peuples, les meilleurs et les plus féconds et demandez vous alors si un arbre qui doit s'élever fièrement dans les airs peut se passer du mauvais temps et des tempêtes ? La nature elle-même se veut d'une grande violence et quiconque souhaitait se faire une place dans ce monde devait s'abandonner à sa loi la plus impartiale : Lutter ou mourir.
Le poison qui fait périr la nature plus faible est un fortifiant pour le fort, aussi ne l'appelle-t-il pas poison.


C'était une ombre inspirant un mauvais présage qui drapait le jeune homme. Il regardait cet astre pondu de nulle part qui le subjuguait et lui insufflait l'idée d'un destin peu enviable : La mort. Une fin aussi précipitée que nette. Il se voyait alors emporter par cet amas de roc dans les infinies limbes qui couronnaient Urahi. Il se voyait disparaître sous l'arrogance de ces ténèbres et ne plus jamais voir la lumière. Mais encore une fois, il avait l'impolitesse de ne pas vouloir passer le pas.
"Soldat Aburame, vous vous drapez d'illusions à croire pouvoir changer l'ordre immuable des choses."
Sur l'échine de l'avatar céleste se développaient à nouveau son divin septet d'ailettes membraneuses qui venaient défier les proportions cataclysmiques de l'astre. C'est un panorama fantasmagorique qu'engendrait le Shinrin qui contemplait l'astre qui commençait à s'abandonner à la loi de la gravité. Mais comment aurait-il pu se targuer d'être souverain en ce monde s'il n'était même pas capable de transgresser ses lois les plus fondamentales ?
Une nouvelle fois, ses ailes vinrent ébranler l'atmosphère, bourradant l'air en lui imposant sa volonté. Sous l'éclat du boulvari cinglant qui rappelait l'éclat des pires tempêtes qu'un homme pouvait connaître, l'on pouvait contempler depuis Urahi à l'œil nu cette colonne céleste qui bravait l'astre et atteignait les cieux. L'émanation du demiurge embrassant la comète de toute part telle la main du grand-architecte la condamnant à ralentir sa chute jusqu'à se stopper à point fixe telle une nouvelle lune. Le guerrier-ailé se laissait alors emporter par le courant, embrassant à son tour les courbes de l'astre pour finalement l'outrepasser, primer une nouvelle fois l'ascendant sur le va-t-en-guerre du clan Aburame et le toiser avec suffisance. S'élevant presque au niveau du pont, il se présentait à lui tel un zénith caniculaire, telle une éclipse annonciatrice. L'astre libéré de sa pétrification, l'avatar armait de nouveau ses élytres tout en laissant sa voix se faire entendre aux esgourdes de chacun.
"Ébahi, l'insecte contemplait le ciel une dernière fois. Plein de soi il crut bon défier ceux-qui-ne-peuvent-être-défiés ne sachant guère le destin réservé aux hérétiques : L'oubli. "
Ses appendices claquaient de plus belle, fracassant les cieux et laissant s'abattre une nouvelle fois de séraphiques courants aériens qui vinrent foudroyer telle une hécatombe le monde d'en bas, exhortant l'astre à gagner les limbes tout en contraignant l'homme sur la lune à l'accompagner en l'agglutinant contre le froid du roc sous l'effet du souffle.

Il n'était plus question d'une simple rixe, c'était la guerre...
"…et guerre et pitié ne cheminent pas ensemble."

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Aburame Ruhan
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Mar 19 Jan 2021 - 23:39


La fin des mondes poursuivait son déclin vers l’inexorable trépas des apôtres, augure de la dévastation. Sous le Pont Araho, l’apothéose du duel livré entre le bénéficiaire des Dieux et le démon des mers éclatait, brillant et titanesque, sous la sommité des éléments déchaînés jusque dans leur plus terrible apparat. Les vents tumultueux, véloces et terribles, se jetaient avec fureur contre l’astéroïde perdu d’une terre compactée, solide et impénétrable, sur laquelle s’écrasait tristement le châtié des paradis célestes.

Au-dessus du heaume sinistre de l’infernal profanateur, l’élu des Dieux s’érigeait en seigneur du ciel et imposait, despotique, le retour aux enfers de l’engeance blasphématrice. La punition sacrée du Shinrin congédia l’hérétique empli de noires pulsions, et retourna la force meurtrière de Ruhan contre lui en le clouant net contre la comète qu’il avait invoqué pour détruire l’héritier du Ciel. Celle-là même qui l’entraîna plus lourdement encore vers le précipice sans fin des limbes séparant la berge depuis laquelle naissait le Pont Araho d’un côté et les remparts qui enfermaient les habitants d’Urahi en les protégeant du Mal, de l’autre côté.

Dantesque comédie, épique fracas : la divine querelle prit une ampleur démesurée, manifeste de tout ce que pouvait craindre l’Homme au Chapeau. Des êtres armés de pouvoirs bien trop grands pour eux ; des cœurs explosant comme des volcans afin d’éclabousser ce monde du magma fulminant d’une guerre atroce comme s’il l’on essaimait les graines érubescentes d’un destin de feu, en espérant voir naître non les arbres du renouveau, mais les bras squelettiques d’une mort étalée jusqu’à la fin des Temps ; l’ère finale des cendres et du chaos. Ne pouvait-il y avoir pire crainte pour celui qui était devenu à la fois le maître des infimes fractions de secondes et celui à contrario des interminables millénaires ? Cette réponse ne trouva pas sa place dans le fracas diluvien des deux émissaires de la brisure, tandis que Hanzo renvoyait, céleste, Ruhan à ses enfers d’outre-tombe.

Le béotien plaqué contre la terre de son propre outil de destruction s’arma d’une inébranlable volonté défiant l’azur et tout le poids du ciel voûté sur lui, sous son tapis d’étoiles luminescentes gardée par le séraphin. Non content d’être ainsi cloué contre sa propre création, comme s’il était jeté en pâture aux abysses, l’étrange belligérant dressa son bras en composant un unique signe qui lui permit, en plein cœur de la furieuse débâcle qui ressemblait à l’antique opposition de titans colossaux, de transmettre par une onde sonore un message qui ne put aller que dans un sens : de celui qui l’émettait, à celui qui le recevrait. Un aller sans retour qui se présenta en ces termes :

« Ces ailes… je n’en ai jamais vu de semblables. Qui es-tu ? Sont-ce celles d’un Dieu ? »

Un sourire éclaira le bas de son faciès, à moitié camouflé par son casque.

« Viens donc me les montrer, que je te les arrache ! »

Sa main, sitôt ces mots prononcés, vint chercher à son ceinturon alors qu’il luttait pour ne pas céder à la pression atmosphérique qui le scotchait au ciment de sa propre création astrale. Elle déroula un parchemin qui fut aussitôt plaqué, à l’instar du membre qui tira le rouleau, contre la paroi de la comète ; mais, dans un effort surhumain, Ruhan parvint à retourner sa main pour activer le sceau qui se présentait à lui.

Le souffle haletant, le bras droit transi et le visage toujours jeté vers l’arrière dans une paralysie cervicale, il insuffla son chakra dans l’arcane qui derechef se mit en œuvre et absorba, à l’intérieur d’elle, la matière sur laquelle elle venait d’être apposée. Alors, lentement, son bras s’enfonça dans la chair de cette roche en abondance comme dans une éponge, et le sceau dévora la matière à petit feu en se remplissant de cet astre maudit. Le bras toujours collé sur le parchemin, le corsaire jeta d’ardents yeux vers son antagoniste. Il lui lançait une sorte de défi, le poussait à venir le chercher. Alors, écartant rapidement sa main pour l’apposer de nouveau après un unique signe, il fit déferler tout cet amas de roche ingurgité.

Le sceau se mît à vomir la pierre comme s’il régurgitait son festin. Le déconfinement de l’élément provoqua l’apparition d’une nouvelle masse si lourde qu’elle aurait pu broyer le bras de son invocateur, s’il ne l’eut pas retiré à temps ; mais surtout, un phénomène extraordinaire se produisit, conséquence de la volonté du scelleur qui, avec brio, s’accommoda d’un énième handicap posé par le séraphin punitif. L’amas apparaissant et, comme le reste, plaqué contre la comète maudite, fit pivoter cette dernière dans son élan et la sphère tellurique, fractionnée et contrebalancée, se mit à entrer en rotation en fonçant vers les limbes.

Ruhan se retrouva sous la roche, précipité vers les limbes mais libre de ses mouvements. Entre lui et son adversaire se dressait une comète tel un rempart, qu’il se savait capable de briser ou de fuir ; mais au lieu de se présenter à son antagoniste, il l’attendît, en dessous de sa petite planète.

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Sendai Yahiko
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Mer 20 Jan 2021 - 0:40
La folle course du garde lui avait permis après plusieurs minutes de se rendre dans le Palais Impérial. Toquant à la porte au rythme de sa panique, il se permis d'entrer après avoir expliqué la situation aux quelques personnes s'occupant de garder l'accès principal. Ceux qui en étaient en charge furent d'ailleurs assez réceptifs, la situation était assez unique et elle n'était pas plus rassurante avec le temps. Les tremblements se faisaient entendre dans une bonne partie du village, et il était temps de réagir pour faire cesser tout cela... Ou du moins, pour tenter de faire cesser tout cela.

Entrant avec fracas dans la grande salle du trône, je vis avec curiosité la tête de l'homme et je reconnus de qui il s'agissait. Des quelques personnes importantes dans l'Empire, il y avait bien les gardes de l'entrée qui, fidèles à leur poste depuis plusieurs années, étaient reconnus pour leurs compétences et leurs discernement. Il n'en fallait en tout cas pas énormément pour comprendre que la situation était grave, car si l'homme masqué n'était pas plus connu que ça, le Jinchuuriki de Nanabi lui même se battait et risquait de donner sa vie.

-"Empereur Yahiko ! Ce qu'il se passe au Pont, vous devez intervenir !"

Mon regard inquisiteur lui demandait d'avantages d'informations. Me voyait-il comme la police du Teikoku ? Il y avait des gens dont il était le rôle de régler ce genre de conflits.

-"Shinrin Hanzô se bat au Pont Araho avec un Soldat masqué ! Nous ne connaissons pas le motif de leur affrontement, mais il semble sans pitié et je crains que Hanzô n'y laisse sa vie."

Mes yeux s'écarquillèrent de surprise. Réalisais-je vraiment ce que j'entendais ? Mais... il y avait tellement de responsabilités sur ses épaules ? Cela pouvait être gravissime.

Je me levai brièvement, récupérant mon épée que je mis dans mon fourreau. Je ne savais pas ce que j'allais rencontrer là bas, mais j'espérais bien ne pas y trouver le pire.

Moi qui supposait qu'il allait être difficile de gérer l'Empire, c'était pire que ça. Une garderie sanglante.

-"Merci Soldat. Je m'y rends de ce pas."



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Shinrin Hanzo
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Mer 20 Jan 2021 - 2:21
M'arracher les ailes ? Cette menace résonnait dans son esprit tel un écho nocif pour sa pensée. Là, sous un éclat de damnation, il entreprenait de suivre un chemin qu'il ne tarderait pas à regretter. Dans un futur incertain, à la question "De quoi était fait ce jour ?" Il aurait inlassablement répondu "De colère, oui, de colère…".

Entendre cette invisible voix venir le susurrer à l'esprit une perfide menace instillait en lui une animosité acide qui s'infusait dans ses poumons comme un liquide toxique et néfaste pour sa lucidité et les quelques traces de circonspection qui subsistaient tant bien que mal. Il l'observait manœuvrer sa petite ruse de manchot pour que finalement, comme une allumette porté sur la poudre, le tonnerre gronda.


Ses yeux démunis de pupilles portés vers le ciel, il manifestait son paroxysme de rage d'un cri cinglant caractériellement inhumain et disproportionné à sa taille. Il déversait à l'attention de la capitale ce grondement titanesque, assourdissant et tonnant, exprimant son ire qui venait occire les esgourdes de toute chose qui en était doté à des kilomètres à la ronde. C'était là sa symphonie, une sorte de tintement funèbre qui racle les os et vide les entrailles, la plus fidèle représentation vocale d'un homme qui venait d'abandonner son humanité.
"JE NE PEUX TE PROMETTRE QU'UNE UNIQUE CHOSE, ABURAME, CE SERA LONG ET PÉNIBLE !"
… et pour comble de malheur, on pouvait entendre comme une trompette qui propageait une symphonie tout droit sortie des enfers qui retentissait dans les airs, dans le roc, depuis les limbes. Le cadet Shinrin se recroquevillait alors sur lui-même, demeurant stationnaire dans les cieux tandis que sa peau se faisait étrangement brillante, poisseuse. De sa nuque, de ses coudes, de ses membres, c'est tout une panoplie de plaques chitineuses qui prenaient racines et venaient le recouvrir promptement jusqu'à recouvrir l'intégralité de sa personne et se développer sans ménagement. En quelques instants, ce qui est prenait au départ la forme d'un cocon rigide à taille humaine ressemblait de plus en plus à un édifice cuirassé écliptique et cobalt qui rivalisait avec les dimensions de l'astre à vu d’œil.

La rogne qui agitait le jeune homme le tourmentait plus cruellement qu'aucun autre mal. Au fond de lui, il aurait voulu manger la consigne de cette sordide affaire et se faire compagnon de boisson du va-t-en-guerre, mais son vœu ne fut pas exaucé et il en finit par invoquer la mort, espérant qu'il ne trouve jamais le repos et que sous l'effet de la punition qu'il allait recevoir la lumière n'approcherait plus jamais ses yeux. Le for intérieur d'Hanzo n'était plus qu'enfer sans consolation.

Ce cocon n'était qu'une entracte visant à costumer le héros d'une nouvelle peau.
...Le prochain acte serait le dernier.


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Aburame Ruhan
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Mer 20 Jan 2021 - 14:46


L’astre déchu tombait toujours, infiniment, vers les limbes d’Urahi. Roulant sur lui-même, il offrait aux quatre milles ans de chute que lui promettait ce long abîme un ballet mélancolique, solitaire et fantastique : comme une étoile qui mourrait en s’égarant dans l’infinité d’un espace, quittant sa Voie Lactée pour s’en retourner vers d’imperceptibles trous noirs où elle mourrait, sans lumière, dans ce qui n’avait plus de vie ni de mémoire.

Piégé dans ce dédale de l’anéantissement, l’audacieux janissaire vît avec une sorte d’effarement les limbes lui tendre leurs bras, promesse d’infini et d’effritement. Il imagina son corps devenir bouts de papiers se détachant de sa chair, et, dépecé par le Temps, il s’imagina quelles pouvaient être les méandres que la pendule d’or avait à promettre. Et si la fin du chakra était la fin de ce cauchemar ? Et si la mort des Dieux promettait la fin de ce Temps vertigineux qui continuerait de le torturer ?

Il comprit. Il comprit à cet instant en quoi l’immortalité pouvait être une horreur, une affliction, un éternel supplice. Là où la douleur du commun s’arrêtait aux bans de la vie, la souffrance des immortels, elle, était un éternel requiem lancinant. Une interminable agonie sans frontière aucune, un fléau sans fin.

Seule la folie pouvait le protéger de cette tragédie. Il resongea, dans sa chute damnée d’ange déchu chassé des cieux, à tout ce qui pouvait intriguer le monde en cette ère ; et se figura que la beauté de cette ère était l’idée qu’elle ait une fin. Qu’elle connaîtrait, à terme, un jour sans lendemain. Cette promesse était une libération ; sans la mort, l’homme était l’otage de l’éternité.

Il se jura de continuer à l’offrir, cette mort. Des flots de chakra imbibèrent ses membres et alimentèrent bientôt ses appuis qui se fixèrent à la roche. Ainsi accroché, il put se relever, se rétablir sur ses deux jambes et tenir. Le bloc qu’il avait déconfiné de son sceau commençait d’ores et déjà à se détacher de la plus lourde comète. Il sauta dessus, avec la promesse d’une chute moins dangereuse. La mort ne l’attendrait pas ce jour ; pas tant qu’il n’aurait, à son échelle, changé le monde comme il l’entendait.

« Ruuuuaaaaaah ! »

Le cri du désespoir habilla le silence de sa déchéance vertigineuse et, dans un nouveau bond spectaculaire, il se propulsa vers l’avant. Lentement, ayant quitté le second pan de terre qui s’enfonçait à son tour inexorablement vers un silence d’infini, il tomba en diagonale.

Son poing, ferme, s’arma. Puis, se voyant approcher la paroi rocheuse qui faisait d’Urahi le bastion du Pays du Feu, il vit sa chance arriver. Avec ardeur, il jeta son seul bras valide dans une haine destructrice pour briser la pierre. Ses phalanges, avec violence, heurtèrent la paroi rocheuse et s’enfoncèrent dans la matière rugueuse. Poursuivant sa chute, son corps entraîna son bras qui laboura le long de la paroi en arrachant des lambeaux de roche dans une brutalité extraordinaire, et de la traînée laissée derrière lui s’éleva, vers les hauteurs, un gros voile poussiéreux.

Lorsque le voile se dissipa, Ruhan se tenait miraculeusement là, encore vivant, le bras enfoncé dans la roche. Les volutes graniteuses dévoilèrent le jusqu'au-boutiste et sa démence absolue dans une étreinte contre la roche qui offrit aux yeux du Ciel une scène épique, quoique dérangeante. Il ne crevait jamais. Il se dégagea aussitôt avec fougue de son incision dans les remparts d'Urahi, arracha son bras de la roche qui l’avait avalé, et posa dans le même temps ses deux pieds sur l’immense paroi qui devint sa nouvelle terre : alors, sa tête toujours contractée vers l’arrière, il adopta une posture quadrupédique, semblable à celle d’un fauve, alors qu’il dardait de ses yeux vairons le glas d’une sentence qui s’apprêtait à fondre sur lui comme la promesse d’une extinction foudroyante.

« Où que la mort se soit présentée à moi, je l’ai toujours dépassé. Si, aujourd’hui encore, elle tente de m’arracher à ce monde… qu’elle vienne. Je ne la crains guère. Pas plus que je ne crains d’arracher ce qu’il reste de ton cœur en t’emportant avec moi vers cette promesse. Le voyage de notre liberté nous attend. Viens, enfant du ciel. »

Mais ce ne furent là que des mots prononcés pour lui-même, alors qu’il observait, médusé, un nouvel astre naître, semblable à celui qu’il avait invoqué. Plus bas, sa comète personnelle continuait de s’enfoncer dangereusement vers la tombe infinie du gouffre côtoyant Urahi.

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Sendai Yahiko
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Mer 20 Jan 2021 - 19:47
L'ordre était à la rapidité. Le garde qui m'avait prévenu avait fait le travail qu'il fallait, il n'y avait rien de mieux à faire dans cette situation qui, objectivement désespérée, ne semblait pas si grave au premier abord. On ne savait pas véritablement leurs intentions, même si de nombreux détails ne donnaient pas confiance en eux, mais on pouvait toutefois imaginer qu'aller jusqu'à s'entretuer, lorsqu'on était Jinchuuriki et espoir de la prochaine guerre, était inconcevable. C'était toutefois dans cet espoir là que je m'étais déplacé, en croyant fortement qu'une fois arrivé à destination, tout cela n'était qu'une vaste blague.

Mais ce n'en était pas une.

Ma position, situé au dessus de l'arche marquant l'entrée d'Urahi, à une certaine distance du sol, me permettait d'avoir une vue d'ensemble sur la désastreuse situation. Il m'était impossible de trouver l'adversaire du geôlier de Nanabi : il était caché par quelque chose de plus gros, de plus démentiel. Un cocon, d'une dizaine de mètres, qui ressemblait bien aux traits du Dieu que nous avions rencontré à Tsume et qui flottait en plein milieu de la douve, dans les airs. Ses couleurs rappelaient l'enfer, sa taille rappelait la peur de ce jour là... mais sa présence rappelait la trahison d'un homme irresponsable qu'il n'avait visiblement jamais réalisé les responsabilités qui lui incombaient.

Alors que faire ?

Je n'en savais rien. Personne n'avait aucune information sur les Jinchuuriki, ils étaient bien trop récents dans le Yuukan. Était-il utile d'immobiliser une telle structure ? Certainement pas. Ca n'empêcherait pas le Dieu de se manifester et d'apparaître dans Urahi, dont la zone concernée était maintenant inhabitée. Devais-je créer de multiples défenses afin d'assurer la protection de l'Empire ? Non, cela se contournait et mes défenses risquaient de disparaître en attendant l'action. Et si j'attaquais ? Pouvais-je le tuer ? Si je le tuais, le Dieu apparaissait-il tout de même ? Ou disparaissait-il en même temps que l'âme de son hôte ?

Je n'avais pas le temps de réfléchir. Il y avait encore un mince espoir, quelque chose qui pouvait sauver Urahi de ce traître. Prier pour que découper la gigantesque coquille annule toute la formation d'un homme qui devenait papillon. Alors que je n'étais même pas sûr qu'il était en train de se transformer en le Dieu lui-même. Ne m'avait-il pas dit qu'il n'avait aucune connaissance de ses pouvoirs ? Était-il conscient de cet état de cocon ou était-il soumis à l'emprise du Sept Queues ?

Du haut du rempart, mes deux mains se mirent à bouger activement. Symboliquement et littéralement, il était l'heure que l'Epée et le Bouclier se forment afin de combattre le représentant de la Destruction. L'une faisait apparaître un Rempart dont le centre devait se situer au niveau du haut de l'oeuf, aussi large que haut et au moins aussi immense que le cocon, symbole d'une défense ultime qui surclassait toutes celles que j'avais. Cette défense représentait également l'espoir, de la capacité à protéger le village contre le souffle destructeur de la bête, le même que nous avions subi à Tsume et que je craignais d'apparaître.

Quant à l'autre main, elle faisait apparaître au dessus du cocon ma plus puissante arme, celle qui devait, de son tranchant et de sa puissance, couper l'élan de la Destruction dans sa verticale et de bout en bout. Et lorsqu'elle fût crée, gouvernant le Pont Araho comme si elle s'apprêtait à rendre une ultime sentence, la lame orientée vers le bas comme si je m'apprêtais à empaler un homme de haut en bas, je la fis chuter vivement en direction du Monstre en devenir. Avec la rage de protéger un Empire qui ne voulait même pas d'elle.


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Shinrin Hanzo
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Mer 20 Jan 2021 - 23:26
Missa pro Defunctis

Blotti dans son royaume chitineux, l'avatar rassemblait ses forces se montrant de plus en plus rapace des privilèges lucifériens qu'il avait su rabioter à son invité à sept queues. En aucune circonstance avait-il conjecturé un jour de se faire lui-même l'incarnation physique du Dieu du Ciel. Mais telle était l'unique perspective envisageable pour qui avait le vice du mal, pour qui se faisait fidèle client des mets du diable.
Dans ces moments-là, il n'avait guère la science de la mesure. Rien n'était de trop, tout était bon pour occire, tout était juste pour assouvir son penchant pour le vermeille, le chancre, le trouble. Possédé, il était fervent louangeur de la belle symphonie, celle des os qui pétillent, celle de la chair qui se déchire, de la bonne mélopée, celle du bon sanglot, de ce bref gémissement qui accompagnait chaque dernier souffle.
Telles étaient les affres d'un damoiseau victime de ses propres maux, esclave des suppôts de son inexorable inhumanité, martyr de sa propre hostilité.

Et paradoxalement, noyé dans son océan de bile et de hargne, le jeune homme ravivait le temps d'un instant les remembrances de la matinée qui précédait cette noire soirée. Il chérissait là - dans son monde où le temps n'avait guère d'emprise - la simple pensée d'un gai repas partagé avec sa dulcinée et son rejeton. C'était là une simple complaisance d'un plaisir partagé, de l'échange d'un regard affectueux, de l'intime douceur d'un bambin qui vous agrippe le pouce.

Cette simple élucubration de l'esprit suffisait alors à lui ouvrir les yeux, la réminiscence des pupilles de jais de son garçon tombait comme une chape de plomb sur son ardeur, balayant sans ménagement son émulation de violence, taisant ses voix parasites et le reconnectant radieusement avec la lucidité et les remords qui se faisaient témoins des aberrations de son triste comportement.

Si le jeune homme avait pu s'acquitter avec aisance de son mal, il négligeait pour autant les draps d'ironies que pouvaient revêtir Dieu, et Dieu sait qu'il se moque bien des hommes qui se plaignent des effets dont ils chérissent les causes.

Depuis les cieux, c'est une rapière divine qui vint s'abattre sur le jeune homme dans son fort. Exilé dans son cocon, il ne vit rien venir, ne redécouvrant qu'à cet instant la douceur des lueurs sélènes qui se réverbéraient contre les filets de son propre sang qui teintait à présent l'atmosphère. De son épaulière gauche jusqu'à son cuissot droit, s'était dessiné une crevasse profonde qui ne prédisait rien de bon pour le cadet Shinrin. Pris d'une douleur ineffable, tout ce qui composait l'environnement venait le meurtrir. L'air qui s'infiltrait dans ses poumons lui semblait alors corrompu comme s'il insufflait des exhalaisons dangereuses et rendues nuisibles par l'excès, tantôt de l'humidité ou de la sécheresse, et tantôt du froid et de la chaleur.

La préface du chaos Blessz10

Par l'éclat de cette stupéfaction, il ignorait tout de cette lame qui vint le pourfendre. Jamais n'aurait-il douté que cette peinture d'azur et de pourpre avait comme auteur son propre Empereur.

A l'article de la mort, pâmé par ce damné supplice qui garnissait son corps déjà mortifié par la foudre, celui qui se targuait d'être l'avatar des cieux se faisait alors abandonné par ces derniers, se laissant alors emporter par l'impertinence de la gravité, chutant sans conscience dans les limbes d'Urahi, dans les oubliettes de son propre empire.

Était-ce le purgatoire qui l'attendait ? Un enfer où il se retrouverait à errer aveugle, sourd et muet ? Ou n'avait-il pas encore fait ses adieux à ce monde qui semblait ne plus vouloir l'accueillir ? Trop de questions pour si peu de réponses… Tout ce qui l'attendait pour l'instant, c'était un long chemin où le soleil lui-même ne daignait s'aventurer.

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Kogami Akira
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Mer 20 Jan 2021 - 23:54


Kijou 気丈


Partout où il allait, Akira était prêt à se confronter au danger. Qu’il s’agisse de Tsume ou d’ailleurs, aucune terre du Yuukan n’était sous la protection de dieu. Ou, si tel était le cas, manifestement ne les protégeait-elle pas d’eux-même.

Ce fut ainsi en plein retour de voyage, un voyage informel et éphémère qui ne l’avait pas emmené au-delà des frontières, que le danger se manifesta de nouveau sous les yeux ambres du valeureux. Là-bas, au loin, depuis les plaines exaltées d’Hi no kuni, quelque chose s’était produit. Akira l’avait vu s’élever depuis la ligne d’horizon, cet éclat lumineux aussi esthétique que terrifiant…

… Car il semblait provenir droit d’Urahi. Du centre du pays, d’un endroit rempli de civils ou ses amis et ses compatriotes se trouvaient peut-être en danger en ce moment même. A cette simple pensée, le sang du samouraï ne fit qu’un tour. Il n’était pas question cette fois-ci de laisser sa patrie en proie au danger.

“ … Non. “

Ce cri perçant, le Kogami l’avait entendu. En cet instant, le jeune homme se maudissait de ne pas avoir été sur place dès le début pour pouvoir intervenir avant qu’il ne soit trop tard. Ainsi, entamant une course effrénée vers la source de ce grabuge semblant si lointain mais dont les répercussions pouvaient pourtant l’atteindre, le lieutenant craignait bien d’arriver trop tard.

S’il trouvait un champ de ruines à l’arrivée, Akira ne se le pardonnerait pas. Si par un quelconque moyen, des Hijins eurent perdu la vie… sans doute le futur serait-il plus sombre encore qu’il ne s’annonçait déjà. Chaque pas semblait marqué de cette terrible incertitude étreignait son corps tout entier jusqu’à presque le figer dans sa course, lui qui pourtant avait affronté le pire quelques mois plus tôt. Seulement, les événements ne s’étaient pas déroulés chez lui… pas comme ça.

Pourtant, ses jambes continuaient bel et bien de le mener en direction du désastre. Si quelques badauds s’étaient amassés sur les sentiers menant à la capitale, ayant sans doute tout comme lui aperçu le grabuge depuis leur fenêtre, le jeune homme leur fit bien vite signe de retourner chez eux par sécurité. Personne ne pouvait savoir ce qui se passait sur place.

Hrp:
 

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Aburame Ruhan
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Sam 23 Jan 2021 - 1:34


L’exuvie de l’apôtre du Dieu du Ciel devint, en lieu et place de son sacre, son sarcophage. Sitôt que le Jinchuriki amorça l’étrange mutation morphologique qui le conduirait vers une nouvelle forme de présence, l’Empereur du Feu, impitoyable, décida d’enfoncer la lame immatérielle de la sainte punition sur le parjure de l’oracle du Ciel prophétisant la venue d’une entité cauchemardesque par sa seule folie. Convoquer la puissance de Nanabi en ce lieu n’était que pure démence et dans l’esprit protectionniste de l’illustre souverain du Feu, cette hérésie n’avait pas sa place à Urahi ; ni ailleurs, sans doute. La sanction fut terrible. Massif et gigantesque, le glaive de l’autre monde vint s’enfoncer dans la poche profane du séraphin transfiguré par l’odiosité d’un pouvoir sans fin. Défigurant l’avatar de la fin des mondes venue du Ciel, l’Empereur du Feu embrasa l’inconscience de l’héritier ailé du Ciel au point de réduire en cendres tous ses espoirs de transcendance.

Alors, surplombant la chute de l’élu châtié des cieux, Sendai Yahiko, mirifique, fut à l’aune de l’expiation du fléau. Damné, le Shinrin vers les ombres que lui promettaient les maudites Limbes destinées à le recevoir.

En bas se tapissait cependant le barbare aux veines atrophiées de poison. Le bras toujours enfoncé dans les remparts d’Urahi, le squelette de son casque arborant de dangereuses pointes évocatrices de ses travers sanguinaires, le belliciste attendait son heure, lorgnant sur l’exorcisme récité par le Nindô de l’Empereur qu’il ne vit guère, mais devina par cette imposante épée de Damoclès. Ignorant la nature suzeraine de cette personne, le barbare n’eut qu’un traître mot qui tapissa le fond de ses pensées : déshonneur. Le lâche avait agi au moment où le chérubin de Nanabi avait été le plus affaibli, le plus disposé à encaisser le coup final, alors même qu’il commençait à être passablement affaibli par le clash colossal que lui avait disputé l’intrigant Aburame. Ce mouvement, déloyal, eut le don de mettre un furieux incendie dans le cœur tumultueux du janissaire.

Ruhan observa la chute de son primo-antagoniste avec une pointe de ressentiment qui chauffa le bout de ses doigts, prêts à jeter des éclairs pour zébrer le ciel jusqu’à l’auteur du blasphème pour jeter la punition sur la désinvolture d’un tel acte. Mais alors qu’il lorgnait sur la fin d’Hanzo, lui vint à l’esprit que cet enfant des Dieux avait quelque chose d’éminemment poétique, de superbement épique. Le parallèle se fit tout naturellement avec la réflexion qu’il avait eu, précédemment, au sujet de l’éternité. Ainsi, les hôtes des Dieux pouvaient mourir ; et dans la façon qu’il avait de sombrer dans l’abîme, le Shinrin avait quelque chose de fascinant.

Tout était beau parce que tout était périssable. L’odiosité et la tragédie de l’Homme au Chapeau, en définitive, se mariaient dans un enfer d’infini qui se résumait en cette fatale sentence : il était condamné à tout perdre, à tel point que la perte et le sacrifice n’avaient, pour lui, plus aucun sens. Pour le sicaire, il n’y eut rien d’étonnant à ce que cet être de tous les Temps déteste à ce point le monde et veuille le changer. Le changer, pour peut-être l’achever ; plonger l’épée, tel l’Empereur sur l’exuvie du Dieu du Ciel, sur la potence de toute évolution possible.

Et si l’Homme au Chapeau cherchait en fin de compte à se priver du chakra pour pouvoir enfin s’offrir à la mort ?

Le corsaire eut un délicieux sourire de trahison. Peut-être avait-il trouvé la réponse, contrairement à tous les autres. Mais en dépit de toute l’importance que pouvait avoir sa réflexion, autre chose lui taraudait l’esprit : lui voulait vivre pour pouvoir déchaîner le chaos. Bête de l’Apocalypse, le guerrier en armure-ruche vociféra un sermon à peine audible en arrachant son bras de la roche et en activant un énième sceau en sa position, qu’il laissa se manifester sur le rempart d’Urahi. Sitôt que le chakra déferla sur le mur, un phénomène extraordinaire se produisit.

Le rempart trembla et, tandis qu’il vibrait de la puissance qui déferlait à l’intérieur de lui, il fit naître une excroissance monstrueusement grande qui prit la forme d’un large rempart. Ce dernier poussa comme une plateforme où le sicaire put poser pied, et prit une ampleur si grande qu’il évolua sur plusieurs bons mètres. Ruhan, dans un seul élan, se jeta à son extrémité.

La plateforme du rempart transfiguré grossissait à vue d’œil et, à sa surface, le janissaire avec son exosquelette courrait à perdre haleine. Dans son élan, luttant contre la fuite du temps, il plongea son bras dans l’abîme et un bruit de craquement se fit entendre alors que son bras passait dans les ombres de son invocation tellurique.

Ce fut le craquement d’une étoffe, d’un tissu qui s’était déchiré sous sa poigne, mais qui n’avait pas cédé pour autant. Contractant derechef tous ses membres, le janissaire tenta de se rétablir sur sa position et de remonter sa prise. Au bout de son bras, dans le vide des Limbes obscures, pendait l’élu.

Après l’avoir rattrapé in extremis, Ruhan ôta Hanzo à sa mort promise et le ramena sur sa plateforme : le souleva au-dessus de son épaule, il le jeta à terre avec une certaine violence et le laissa s’écraser comme s’il s’agissait déjà d’une charogne. Puis il posa, impitoyables, ses orbes vairons sur la silhouette gisante de son primo-antagoniste, les membres tout endiablés à l’idée de se venger. Ainsi, lentement, il se pencha au-dessus de lui.

« Un empoisonneur a toujours l’antidote de son propre venin sur lui. »

Il ne lui fallût guère peu de temps pour fouiller le corps malgré la pénombre ambiante, et trouver la récolte espérée. Une petite concoction aux couleurs profondes avait été dissimulée dans un attirail d’objets découpant et tranchant, comme si cet homme était une véritable machine de guerre. Goulument, le janissaire après avoir décapsulé la fiole bût presque l’entièreté du produit. Petit à petit, ses sensations revinrent et ses membres ankylosés retrouvèrent leur souplesse presque naturelle.

Assez pour pouvoir recomposer des signes incantatoires et jeter ses yeux vers le ciel noirâtre d’une nuit qui n’annonçait que malédictions sur malédictions.

« Tu survivras, enfant du ciel. Tu ne mérites pas cette mort. Laisse-moi punir ce scélérat qui s’est joué de toi alors que tu m’affrontais comme un brave. »

Il ramassa le corps de ses deux bras et le propulsa avec un mouvement musclé vers le rempart, le laissant s’écraser contre ce dernier. Ses mains dansèrent dans une valse funeste, alors que ses jambes l’entraînaient à une vitesse retrouvée vers la base du rempart, près de la position où gisait Hanzo. Là, impitoyable, il balança un coup de pied d’une force monumentale, alimentée par le chakra et la technique qu’il venait d’incanter et qui lui permettait, avec véhémence, de bouleverser l’ordre naturel des choses. Tout le rempart d’Urahi se mit à trembler et jusqu’au Pont Araho, la muraille vibra en se fracturant et en jetant de lourds débris rocheux susceptibles de faire chuter celui qui, d’un geste déshonorant, avait mit un terme à la folie sanguinaire de son primo-ennemi. Mais alors que de lourds débris tombaient du ciel, Ruhan se mit en action plus perfidement. Se protégeant en restant collé au mur depuis lequel il venait d’exécuter la technique, il attrapé la charogne de l’héritier angélique du ciel et, de force, ouvrît sa paupière pour voir sa pupille. La chose était encore en vie.

Il suffisait donc de la réanimer. Détachant un bout d’étoffe du marionnettiste qu’il fixa sur ses paupières entrouvertes tel un bandeau, Ruhan le força à garder les yeux connectés à cette réalité. Si fait, il composa de nouveaux signes d’incantation. Ceux d’une illusion, horrible et mensongère.

Celle que la douleur n’existait plus.

« Venge-toi, enfant du ciel. Ton adversaire a changé de visage. Le nouveau t’attend dans ton royaume, là-haut : les cieux attendent leur roi. »

Une grimace de haine habilla le faciès du guerrier. Il voulait la mort de cet imposteur. Et il aiderait le Jinchuriki à la lui donner, s’il le fallait.

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Sendai Yahiko
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Sam 23 Jan 2021 - 12:26
J'étais arrivé sans un mot, avec pour seule détermination de faire cesser l'horreur qui pouvait s'abattre d'une seconde à l'autre sur l'Empire. Je ne m'étais pas laissé le temps à une seule provocation, à un seul discours qui pouvait tenter de raisonner Hanzô. Il y avait trop d'inconnus. Qui de l'homme ou du Dieu était le plus fort ? Qui de Shinrin Hanzô ou de Nanabi était le plus déterminé ? Qui des deux m'écouterait tenter de raisonner un véritable monstre ? A en juger par la formation de ce cocon aux allures célestes, majestueuse entité provenant tout droit du chakra démoniaque de Shichibi, ma déduction était claire et implacable : l'entité divine avait prit possession de son hôte, le privant de tout libre-arbitre.

La manœuvre avait dû être efficace, anticipant la menace de la même manière qu'elle tentait de la transpercer avec hargne mais surtout avec espoir. Avec l'espoir que le Dieu ne pouvait s'éveiller, que le tranchant de la lame serait tel que le cocon, terrier dans lequel le Dieu lui-même puisait sa puissance pour pouvoir se maturer avant d'exploser sur le village, ne pouvait plus alimenter sa cible en chakra. Couper court à l'élan, briser l'ardeur avec laquelle il entretenait son instinct de survie. Une volonté contre une autre : si l'un voulait s'éveiller et s'enflammer, l'autre voulait le rendormir et l'éteindre.

Le résultat fut encourageant. Découpant avec vitesse et efficacité la grandiose bâtisse du Dieu en devenir, la division du cocon faisait sortir le fruit de mes attentions. L'homme qui m'avait fait venir, contre son gré, la raison même pour laquelle je m'étais déplacé. D'Espoir du Teikoku dans sa place internationale, il s'était transformé en échec total, véritable ennemi qui valait maintenant aussi cher à mes yeux que tous ces déserteurs qui partaient rejoindre l'Homme au Chapeau. A partir du moment où il était question de nuire à la patrie, de faire atteinte à l'Empire en fissurant également son image dans la Coalition, le bilan était inéluctable. Hanzô était devenu un criminel.

Sous mes yeux impassibles mais stoïques, probablement trop choqués par l'horreur que je venais de commettre, l'ennemi n'était pas seul. S'il y avait bien quelque chose de pire que d'employer des méthodes démoniaques pour en venir à bout d'un Démon, c'était bien de se rendre compte que le monde tournait à l'envers. Le Soldat qui venait lui porter assistance avait tourné son regard, prouvant une nouvelle fois que face à un ennemi commun, les hommes pouvaient se comprendre. Se tenant droit face à ce qui lui paraissait être une source principale de déshonneur pour l'Empire, ma vérité était tout autre. Je me moquais de l'honneur, Sakaze Tôsen nous avait suffisamment démontré qu'il était stupide et insensé d'en avoir.

Il ne restait que l'importance du résultat. Agir, afin que le plus fort l'emporte. Voulait-il restaurer le blason de l'honneur et de la bravoure ? A mes yeux, il ne faisait qu'assumer son profond désir de destruction.

Son sauvetage de Shinrin Hanzô, l'attrapant avant qu'il ne sombre dans les abysses du Pont Araho, et son attaque en mon encontre étaient largement suffisants pour me faire cerner la situation. L'arche sous mes pieds se brisait. Emportant avec elle nombre de roche, déstructurant l'équilibre même de l'entrée d'Urahi, il me fallait réagir. La secousse était puissante, si bien qu'elle remettait en question mon propre équilibre. Et si elle pouvait avoir raison de mon propre état de santé, il me fallait agir pour éviter cela.

Dans cet ambiance d'instabilité, une structure personnelle me paraissait être le refuge idéal pour un homme à la recherche d'appuis fixes. Mon saut fut rapide, quittant l'arche pour trouver en ma propre technique une sécurité certaine, illustrant on ne peut mieux la maxime "On n'est jamais mieux servis que par soi-même". J'observais ce sombre spectacle dans lequel l'entrée même d'Urahi était défigurée. Les roches tombaient en masse, frappant le sol de tout leur poids. L'arche ne sombra pas, mais elle se transformait en une espèce de ruine qui ne tenait que sur un fil. La charpente en devenait risible, quiconque approchait du village pouvait remettre en cause le statut économique d'un Empire qui se voulait fier et prospère.

Grimpant avec peu d'efforts l'immense rempart que j'avais moi-même battis, je baissais les yeux une fois au sommet pour trouver avec désespoir l'union de mes deux antagonistes. Se tenant sur un mur perpendiculaire à la terre d'Urahi, nos regards se toisèrent comme s'ils voulaient s'insulter de tous les noms. Je voulais crier mon injustice. Réalisait-il qu'il était toujours probable que le Dieu lui-même apparaisse, l'anéantissant sans état d'âme, engouffrant avec puissance sa vie comme celle d'une grosse partie du peuple Hijin ?

De mes mains furent crées deux clones, se tenant à mes côtés sur le titanesque mur de chakra qui, grâce à mes récents apprentissages, pouvait rester en forme comme mon épée, toujours plantée sous le pont Araho. Et tandis que je m'apprêtais à diffuser la sanction ultime d'un Empereur déterminé à rendre justice à son peuple, mon chakra se répandait visiblement sur les terres environnantes, se dirigeant sur les parois des remparts, dans les douves d'Urahi, sur le pont également.

-"Shinrin Hanzô, votre inconscience aura risqué la vie de nombreux Hijin, comme elle aura manqué de détruire l'harmonie de l'Empire. Si je ne sais les raisons qui vont ont poussé à de telles extrémités, le constat est clair..."

Les mots devaient êtres durs, ils devaient être marquants. Mais surtout, ils n'étaient pas le fruit d'une quelconque exagération.

-"En manquant de relâcher le démon sur votre propre patrie, vous êtes devenus un criminel pour la Coalition. Votre avenir n'est plus parmi nous. Non... Votre avenir n'est plus, tout simplement."

Mes mains s'écartèrent pour donner un sentiment de puissance, à côté de mes deux clones qui, en plus de garder une stature de garde du corps, voulaient donner l'impression qu'il ne s'agissait pas là d'un deux contre un. Maintenant, c'était un trois contre deux.

-"Quant à vous, soldat Inconnu. Votre méconnaissance des problématiques de ce monde vous aura poussé à rejoindre le mauvais camp. Si vous êtes accusé d'avoir accepté ce combat contre le détenteur du Dieu Insecte, vous êtes également accusé de vous liguer contre votre propre Empereur... Et contre vos propres terres."

Le manichéisme de la situation était simple : ceux qui étaient de mon côté soutenaient la bonne cause, ceux qui voulaient nuire à ce que je défendais devenaient des ennemis de la Coalition. Ma position était pourtant simple... la protection d'un peuple qui ne voulait pas de moi, la lutte pour le Chakra, et la préparation d'une guerre sans merci contre le plus grand ennemi du monde.

-"A ce juste titre, je vous condamne à la même punition que Shinrin Hanzô... La mise à mort, et l'exclusion définitive de l'Empire."

D'un mouvement de main suivant les quelques mudras que j'avais effectué pendant mon discours, c'était toute un environnement qui se transformait en un véritable Enfer. Le pont Araho, la moitié des douves, le gigantesque rempart vertical sur lequel se tenaient le mur de Ruhan ainsi que les deux antagonistes, l'entrée d'Urahi. Tout fut sujet à cette excroissance divine, à ces grands pics de chakra qui transpercèrent tout sur leur passage. Et s'ils privaient tout appui au sol, ils éclatèrent également le mur horizontal sur lequel reposaient les deux nouveaux exclus de l'Empire, tentant de les empaler au passage.

La sentence était terrible. Mais si elle s'appliquait dans le cadre où eux et moi survivions, la vérité était toute autre. Je ne voyais qu'un seul des deux camps survivre à cet affrontement devenu véritable terrain de guerre. La Coalition contre l'ennemi commun, ceux qui voulaient protéger les innocents face à ceux dont il était égal de les supprimer. Deux monstres contre un monstre, qui avaient tous perdu de leur humanité pendant cette période si courte. Une transformation nécessaire pour triompher.



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Shinrin Hanzo
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Dim 24 Jan 2021 - 15:55
La préface du chaos Surpri15

En proie à un monde où le soleil n'avait pas sa place, le cadet Shinrin ouvrait de nouveau les yeux avec pour nouvel accueil le soudard à la carnation blafarde et la disgrâce de ses deux globes oculaires vairons qui, malgré leur aspect innommable, enveloppaient l'avatar-céleste d'un couvert lénifiant et sédatif. Pour lui qui était assujetti auparavant de moults douleurs ici et là, il n'y avait à ce moment-là plus que cette sensation insipide, ce mal-être muet qui s'exprimait avec force lorsque, à moitié relevé, il scrutait cette fissure innaturelle qui siégeait sur son torse. Là, saisissant la gravité de sa situation, il reconnectait les morceaux en lorgnant, médusé, sur cette silhouette occulte qui les harpaillait depuis son perchoir.

La préface du chaos Surpri16
"Yahiko…"
Ebaudi, aussi froide était la relation qu'il entretenait avec l'Empereur, jamais n'aurait-il auguré se faire abuser par la colombe. Le monde était ainsi en cela étrange où dans le creuset de la guerre nous nous retrouvons à être échaudé par nos amis et soutenu par ceux que l'on aurait voulu occire il y a une minute.

Conjurant instinctivement d'un sceau un bras de bois pour remplacer l'ancien, l'avatar-céleste ne démentit pas à son irascibilité d'antan. Naguère aurait-il pu s'attacher à crever l'abcès, à clarifier le dissentiment et se faire rédemption du malentendu qu'il aurait pu susciter, mais les mots de l'Empereur se voulaient inéluctables semble-t-il à la grande surprise de tous, ce qui manquait pas de raviver dans l'esprit du Jinchuuriki une conjecture damnée : le nouvel Empereur avait toujours voulu sa mort ; et dans son esprit belliqueux, Hanzo venait de lui livrer un solide prétexte pour mener à bien son dessein.

Epris d'une latente colère, il ne pouvait tout de même se résignait à simplement assaillir le Sendai. Aussi agité était-il, son ire était à ce moment-là tacheté de bien nombreux parasites : La condition de sa dame, de son rejeton, de son état actuel, de ses réserves de chakra et de la panoplie de guerriers qui viendraient l'assister. Une poignée de secondes auraient alors pu suffire à clarifier la vindication d'Hanzo, en témoigne ce rouleau pourpre qu'il tenait dans les mains - prêt à être libéré - et d'on l'étiquette "La Divine Comédie" rappelait sa technique la plus absolue… mais il n'avait pas ses secondes là et ne pouvait se soustraire à ce tumulte de cognitions se contrebalançant dans son esprit venant renforcer son équivoque indécision.
""
Silencieux, il fut témoin de la témérité du Sendai qui initiait son nouvel assaut. D'instinct, il agrippait son rival du moment, le désolidarisant du sol tandis que son bras de bois lui vint se confronter au rempart même pour conjurer depuis son dispositif, son bouclier de chakra signature. Chakra contre Chakra, les pics ne purent guère briser la solidité de l'égide, se contentant de repousser dans un éclat cinglant le marionnettiste et son pernicieux bienfaiteur. Reprouvés à nouveau dans le vide du pont, les deux guerriers pouvaient de nouveau se jauger du regard, le Shinrin lui troquant quelques belles paroles dissimulées aux esgourdes de tous afin de parachever sa brève délibération d'une déclaration audible de tous :

La préface du chaos Sombre13
"… Certains traîtres ont une étonnante faculté de se convaincre eux-mêmes de la sainteté de leurs intentions..."
D'un mouvement de la dextre, il se fit maître-marionnettiste de celui qui ne s'attendait guère à en devenir une. Les fils de chakra qu'il avait odieusement connecté à l'Aburame lui permettait alors d'éjecter avec force et puissance l'homme à la carapace vers la position de l'Empereur. Se ferait-il victime de cette méprisable action ou se voudrait-il redevable de se retrouver aussi proche de son nouveau concurrent ? Il appartenait à l'Aburame de se faire seul juge de la prestidigitation du marionnettiste. Mais à peine se retrouvait-il nez-à-nez devant le Sendai que la petite boule que le Shinrin lui avait disposé à la taille explosait alors et embrumait l'espace d'une purée de pois violacée qui privait toute leur petite assemblée du don de la vue.

Le Shinrin, ayant livré l'Aburame au Sendai, profitait de sa distraction pour se laisser choyer par les ténèbres des limbes et disparaître à la vue de tous, tricotant des ailes sans ménagement afin de mettre les voiles. Mutilé aussi bien dans sa chair que dans sa psyché, dans sa renâcle du moment il se jurait néanmoins que l'Empereur et le Soldat ne l'emporteraient pas au paradis. A chaque jour sa quête, pour l'instant il devait se prémunir à conserver son propre sang avant de penser saigner les autres.
"… Adieu, "mon Empereur"..."


Résumé:
 

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黒火 -Le Maître Pantins de l'Empire
« Plus n'est jamais assez.»


Dernière édition par Shinrin Hanzo le Dim 24 Jan 2021 - 17:34, édité 1 fois
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Kogami Akira
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Dim 24 Jan 2021 - 16:52


Kijou 気丈


Les lieux de l’affrontement se dessinaient de plus en plus distinctement au loin. Chaque pas qu’il faisait le rapprochait un peu plus du théâtre de ce cataclysme qu’il avait pu apercevoir jusque dans le ciel. Rien n’allait plus. Le pont Araho menaçait d’être détruit à tout instant par ces forces encore inconnues à ses yeux, bien qu’il trouva réconfort dans le fait qu’aucun civil ne s’y trouvait. Sans doute avaient-ils rapidement pris la fuite. Mais qui pouvait bien s’affronter là bas, aux portes même de leur belle cité ?

“ … “

De la fumée s’élevait. Des halos de chakra bleus. Des morceaux de terre et de roche, sans doute faisant partie même des murs d’Urahi. Quoi qu’il pouvait se passer, les responsables de cette anarchie n’étaient pas à sous-estimer, si bien qu’il empoigna dès à présent la poignée de son arme. Une chose était sûre: qu’importe qui et les raisons pouvant le pousser, le responsable de tout cela allait périr. De sa lame, ou d’une autre. Personne n’avait le droit de s’en prendre impunément à l’empire.

Mais le lieutenant obtint bien vite réponse à ses interrogations. S’il ne put distinguer qu’une silhouette informe dans la fumée, les deux autres acteurs de la catastrophe trouvèrent bien vite une identité en ses yeux. L’homme en armure chitineuse qu’il avait croisé sur les mêmes murs qu’il était en train de saccager, et ce fameux empereur dont l’avènement l’avait particulièrement contrarié. Mais s’il n’était pas encore en mesure d’agir de par la distance qui les séparait, Akira n’allait pas prendre le temps de comprendre la situation. Ruhan attaquait la cité, et allait devoir payer.

“ Cesse immédiatement, chien ! “

Rugit-il en direction de l’homme qui ne pouvait de toute manière sans doute pas l’entendre à cette distance. Qu’importe. Sa lame parlerait à sa place, peut-être même à l’empereur en fonction du rôle qu’il avait pu jouer là dedans. Après tout, ceci n’était peut-être que le résultat de ses agissements, chose qui ne l’étonnerait qu’à moitié venant d’un homme ayant accédé au trône par opportunisme.

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Aburame Ruhan
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Dim 24 Jan 2021 - 22:03


La mise à mort, et l’exclusion définitive de l’Empire.

Hélas, les enfers continuaient de déferler sur l’avenir tragique dont semblait se draper le Teikoku. L’Armée du Feu ne s’était visiblement pas attendue à ce que sur ses propres terres émerge la racine du Mal, et qu’insidieusement cette dernière plante la lame de la rixe dans le cœur des hommes d’une façon si surprenante et cruelle qu’elle ne laissa guère de choix au séraphin porteur du Dieu du Ciel que de quitter les horizons des Terres Ardentes pour voler vers d’autres paysages plus hospitaliers. L’ire de l’Empereur avait jeté son verdict d’une manière si arbitraire et avec une poigne si forte que les doigts qui l’accrochaient au pouvoir suzerain qui était le sien avaient étranglé toute possibilité de rédemption. Il s’était fait symbole d’une justice punitive. Bourreau de ceux qui ne marchaient pas dans le cercle fermé de sa législation.

L’enfant du ciel, damné de son royaume et plongé dans les lugubres limbes que surplombait le Pont Araho, se laissa conquérir par sa promise destinée : celle d’un être maudit par ce qu’il portait, tel que l’était Ruhan avec sa Nymphe. A bien des égards, les deux sicaires savaient à quoi rimait la fatalité d’être l’otage d’une créature que l’on ne pouvait ni domestiquer, ni cadenasser à sa guise. En cela, ils étaient semblables ; pourtant, leurs chemins paraissaient s’écarter comme les deux pointes d’une fourche. Pourraient-ils seulement converger un jour ? Pour avoir cet espoir, il fallait d’abord vivre. Le janissaire aux reflets anthracites constata rapidement l’intention du semeur de désespoir lorsque son chakra vint se déposer comme une fine pellicule sur les remparts d’Urahi. Il ne fut guère surpris de voir son primo-ennemi, ressuscité, l’embarquer avec lui loin des pointes mortelles pour plonger une fois de plus dans le gouffre infini qui sondait les tréfonds de la surréalité des limbes ; comme s’il existait, là-dessous, un autre monde, inconnu de tous.

Dans un fracas inouï, les griffes géantes et meurtrières incarnées par le chakra de l’Empereur défoncèrent les protections incantées du chérubin de Nanabi qui se dressèrent in extremis pour leur éviter le pire ; et dans une valse d’horreur, les deux êtres furent jetés en enfer. Or, c’était là leur territoire de prédilection.

Les deux infernaux accablés par le pouvoir titanesque du Sendai se retrouvèrent au beau milieu du vide obscur et, à cet instant, tout fut comme suspendu du monde réel. Dans l’étreinte mortelle de la déchirure, ils partagèrent un dernier lien, celui que les ficelles de chakra d’Hanzo tissèrent sur l’armure du terrible Ruhan pour le projeter avec véhémence vers le décisionnaire de justice qui les observait du ciel, impitoyable et paternaliste. Mais le guerrier n’en fit pas rancune. Déjà ses mains s’étaient détachées pour abandonner le maintien du signe qui permettait à son primo-ennemi de ne plus ressentir la douleur : sans doute qu’à cet instant, une vague de torture intérieure le submergea, alors même que son esprit retrouvait la conscience et la douloureuse saveur que la mort pouvait avoir, elle qui l’avait caressé à même la chair en l’entaillant avec la lourde épée de chakra qu’avait incanté le cruel Empereur.

Certains traîtres ont une étonnante faculté de se convaincre eux-mêmes de la sainteté de leurs intentions.

La remarqua foudroya son esprit, tant elle brillait d’exactitude à ses yeux ; lui qui haïssait les bigots, et les puritains en tout genre. Mais il n’eut pas le monopole de pouvoir entamer le débat à huit-clos avec Shinrin Hanzô, qu’il devina comme l’héritier de Nanabi en se souvenant des remarques que lui avait fait celui, il ne s’en doutait guère, qui les rejoindrait d’ici peu : Kogami Akira, le dernier Valeureux de l’Empire du Feu. Le nom, trahi par la parole du Sendai, lui confirma ses doutes. Il avait affronté celui qui portait le Dieu du Ciel. Il eut un sourire de malfaisance et de satisfaction, pour l’avoir disputé avec autant d’ardeur. Mais cela ne l’empêcha pas, du reste, de se laisser porter par ses mains manipulatrices pour être catapulté vers Yahiko, qu’il devina enfin comme l’Empereur en titre, en achevant le dernier signe incantatoire qui lui permettra possiblement de porter le coup fatal.

Un cri fut poussé de sa gorge, si impressionnant et si strident qu’il fit pâlir les habitants à plusieurs centaines de mètres.

« Krrrrriiiiiiiiiiii ! »

Dès lors, l’illusion se jeta dans l’esprit de Yahiko pour le plonger dans les couloirs du Temps. La technique, établie pour mettre à mal l’Homme au Chapeau lui-même, eut pour intention de paralyser sa cible et de la soumettre à une telle rétrospective qu’il revivrait chacun de ses jours jusqu’au stade embryonnaire : jusqu’au stade où, douloureusement, il serait avorté du ventre de sa mètre pour être vomi dans l’enfer de ce monde par la violence d’une expulsion soudaine, horreur de quitter le nid douillet de la grossesse. Ce fut là une pénible course contre les années, un long trajet vers les fondements de l’existence : un pénible vagabondage de l’âme dans la fractale du cycle de la mort.

Maintenant son signe incantatoire, Ruhan s’éleva à une telle vitesse qu’il ne tarda pas à côtoyer le corps de l’Empereur ; à cet instant, peut-être aurait-il pu frapper, peut-être aurait-il pu saisir l’opportunité de la distraction pour envoyer, d’un coup sec, le poing épais qui lui permettrait de déboîter la mâchoire du maudit souverain. Une façon de faire taire l’infamie de son verdict, pour l’heure, et de le sonner.

Mais il s’y refusa. Il préféra continuer sa course pour le dépasser puis, se retournant dans les airs, lâcha son signe pour composer de nouvelles danses aves ses doigts. Ses frappes n’étaient pas assez lourdes. Il voulut employer une méthode plus drastique, et finir ce combat dans toute la splendeur d’un choc final.

Et pour cela, rien n’est aussi parfait et terrible que la foudre.

« Pour un Empereur, votre absence de tactique et d’honneur me consternent. Vous êtes une trop faible menace pour l'ennemi qui est le nôtre. Vous n’êtes pas digne du trône sur lequel vous posez votre cul. »

Pût-il entendre jusqu’au bout ? Déjà la foudre se déchaînait sur sa tête, depuis le ciel qu’occupait désormais le meurtrier. Un royaume qu’il avait, somme toute, volé à l’hôte de Nanabi ; et duquel naquirent les éclairs colossaux et brûlants d’une mort promise qui déchira les cieux pour venir dissoudre le corps de l’illustre Empereur, tombant sur lui comme si la dantesque fatalité sonnait le dernier acte de cette épique odyssée de la guerre…

La préface du chaos 8fdh

« AAAAAAAAAAAHHHH !!! »

Et le diable, dans toute son horrifique splendeur, fit naître l’Apocalypse sur un monde promis à sa fin sous l’aune tragique d’un déchaînement céleste.

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Sendai Yahiko
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Dim 24 Jan 2021 - 23:49
Dans un crissement qui semblait sonner la fin d'un monde, les pics jaillirent du sol comme s'ils voulaient déchirer l'entrée d'Urahi. Le Pont Araho, les remparts sur de nombreux mètres, l'entrée de l'Empire... tout fut le spectacle d'une technique qui s'apparentait à celle d'un Dieu. Ce que permettait le chakra et exactement ce dont se plaignait l'Homme au Chapeau, le pouvoir d'aide comme le pouvoir de destruction. Malgré mon attitude à vouloir répandre la paix, le respect et l'entraide, cette journée m'avait apprit par les actes que cela ne s'atteignait pas si facilement. Au contraire. Pour obtenir la paix, il fallait parfois faire régner la terreur.

Ruhan et Hanzô en étaient la démonstration parfaite. En plus de montrer leur capacité à se liguer contre un homme qui les avait tous les deux puni, l'un rugissait dans les airs tandis que l'autre se taisait en sombrant dans les limbes d'Urahi. La fumigène qu'il avait faite exploser avait eu l'effet escompté, bien que je pouvais m'en douter : le Shinrin prenait une fuite en profitant de ses capacités de marionnettiste, volant dans une direction inconnu et camouflé par la noirceur des profondeurs. Mais si je voulais sauter en ignorant mon vis à vis pour me centrer sur l'homme qui pouvait devenir un des plus grands terroristes du Yuukan, le Soldat Inconnu me rappela qu'il n'était pas à sous-estimer.

Car si l'un des deux possédait un Dieu, l'autre derrière son masque était un véritable Démon.

Un cri strident vint percuter mes oreilles, marquant le début de la fin. Une sonorité digne du Diable lui-même, percutant mes oreilles et atteignant mon cerveau comme s'il le perçait complètement. En un rien de temps, le décor se figea malgré tout le dynamisme de la situation. Non, pire que ça, il recula vivement comme si l'on venait de rembobiner une cassette. Il n'était plus question de progresser dans le futur, il était question d'un retour vers le passé forcé. Je pouvais me voir quelques jours avant, puis quelques mois. Je revoyais de mes yeux actuels l'élection, la mission à Tsume. Le sauvetage de Yume, le combat contre le Dieu Insecte. Ce robot, la mission à Wasure, la désertion de Kumo.

Je ne voyais pas la mort me guetter. Non, je ne la voyais pas progresser à grand pas tandis que je regardais avec impassibilité le passé qui se déroulait sous mes yeux. Cela était une fin convenable, non ? Pour quelqu'un de mélancolique comme moi, qu'y avait-il de triste à mourir en revisitant le passé ? Ruhan ne me punissait pas non. Il me bénissait. Il m'offrait l'opportunité d'une fin parfaite, d'une mort sur-mesure.

Et petit à petit, c'était tout Kumo que je revoyais. Du restaurant avec Yamiko au voyage à Tetsu, de mon entrée dans la police de Kumo à mes tous premiers pas de ninjas... Anzu, Kenshin. Mes deux premiers amis, ceux qui m'avaient ouvert les portes vers ce monde de brute, ceux qui m'avaient permis de découvrir mes capacités. Ceux qui m'avaient plongé dans cet enfer qu'était le monde shinobi, que s'apprêtait à abréger le Soldat Inconnu.

Je ne conservai plus d'espoir de survie. Je n'en voulais plus, j'avais revu ce que je voulais. Plus je plongeai dans mon enfance, plus je voyais des moments douloureux qui me rappelaient la peine que cela était de rester en vie. Je revoyais mon adolescence marquée par les grands coups de pied aux fesses de Kabuto, tous ceux qui se moquaient de moi parce que j'étais faible.

-"Tu peux y aller. Achève moi, maintenant.", voulais-je lui dire avec le sourire.

Mais je ne le voyais pas. Je ne voyais pas l'homme qui, s'envolant comme une punition divine, s'apprêtait à abattre son courroux sur ma vie teintée de tristesse et de rejet. Je ne voyais pas son corps, véritable réceptacle d'une énergie électrique magnifique, somptueusement destructrice, qui carboniserait mon corps dans les quelques instants qui suivaient.

A quelques mètres du contact, l'attendu se produisit. Un épais mur de chakra, nouveau rempart contre la Mort elle-même, se dressa. Les déchaînements d'éclairs, rugissant comme des lionnes qui s'apprêtaient à déchiqueter leur proie, s'écrasèrent contre l'immense masse de chakra dressée à l'horizontale.

Le Yahiko de droite levait la tête, son regard malicieux presque sadique se plantant dans celui de Ruhan, son sabre se dégainant lentement comme s'il comprenait très bien ce qui allait se produire.

-"Honneur ou déshonneur, cela n'a pas d'importance. Il n'y a qu'un seul type de personnes qui change le monde : ceux qui survivent."

Le mur rompit des suites de l'éclair, qui fracassait les sens de ceux qui pouvaient le voir et l'entendre. L'offensive était de la valeur de la défense : son épée se fracassa contre mon bouclier, le faisant rompre. Mais au final, les deux techniques s'annulèrent. Le Yahiko de droite, son arme à la main, observa le ninja impuissant, maintenant dans les airs sans qu'aucun Ninjutsu ne puisse l'aider.

-"Sombrez à tout jamais dans les profondeurs d'Urahi."

Le sabre fit un mouvement puissant. On ne peut plus rapide, décisif. Deux lames de chakra vinrent l'accompagner sur ses côtés comme si elles voulaient empêcher la parade. Le coup était ultime, résultat d'un entraînement acharné auprès de mon maître à l'épée. La vitesse était effroyable, faisant crier le vent en un seul son. D'un mouvement, je pouvais lui arracher de la gorge au bas des poumons. Je tentais d'éteindre sans remord la vie d'un autre homme qui m'insultait, mais surtout d'un criminel pour qui il était égal que le Dieu Insecte ravage complètement mon nouveau peuple.

Pendant ce temps, le clone de gauche ne perdait pas le nord. Effectuant un mudra, il tenta de trouver la position de celui qui était au centre de toutes mes attentions. Shinrin Hanzô ne devait pas fuir non. Il ne fallait pas qu'il devienne l'homme le plus dangereux d'Urahi, menaçant d'exploser à tout moment le village en libérant son Dieu Insecte.

Mais s'il ne put percevoir l'homme qui s'était fait la malle efficacement, c'était le chakra d'un homme qui arrivait qu'il put trouver. Les renforts débarquaient.

Sautant du mur en courant sur ce dernier afin de tenter de trouver avec désespoir l'homme qui venait de fuir, le véritable Yahiko dans ses bras, il put constater avec effroi que c'était déjà bien trop tard.

Shinrin Hanzô avait pu prendre la fuite, et il devenait la source de tous mes problèmes.



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Kogami Akira
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Lun 25 Jan 2021 - 2:14


Kijou 気丈


Arrivant enfin sur les lieux de l’altercation, Le Kogami s’arrêta net au bord du pont, analysant la situation d’un bref coup d’oeil. Beaucoup de dégâts, une silhouette disparue ayant manifestement réussi sa fuite et l’empereur lui-même en combat contre ce soldat inconnu qu’il avait pu rencontrer quelques semaines auparavant. S’il n’était pas d’accord avec certaines idées véhiculées par l’empereur et que l’occasion semblait parfaite pour en finir avec ce dernier, l’honneur et son devoir lui dictèrent d’en faire autrement. L’ennemi, le vrai, était personnifié par l’Aburame et rien d’autre que son élimination ne devaient entrer en ligne de compte.

“ … “

Dégainant son katana, le lieutenant invoqua rapidement son Kuchiyose, levant les yeux vers cette catastrophe orageuse qui s’abattit sur le mur non loin de l’empereur. Bien heureusement pour lui, la foudre l’avait manqué… grâce à l’intervention d’un de ses clones. Pour quelle raison n’avait-il pas réagi ? Le Sendai semblait enivré par une profonde transe, une transe à laquelle le valeureux n’eut pas le luxe de chercher une explication. Son tour était venu.

“ Qu’y a-t-il gamin ? “

Demanda une voix rauque issue de la volute de fumée provoquée par l’apparition du Kuchiyose. Un imposant jaguar vêtu d’une armure s’était invité sur le terrain à la demande du Kogami, posant un regard stoïque bien que chargé d’une aura prédatrice à l’encontre des deux acteurs du combat en cours.

“ C’est la guerre et tes potes se battent entre eux ? J’les aime déjà. “

Sarcastique, le félin se dressa sur ses pattes, prêt à exécuter les ordres du Kogami. S’ils avait pris un certain temps avant de daigner se ployer à ses indications, le duo avait sû créer une amitié solide et indéfectible entretenant une relation de confiance mutuelle.

“ Essaye de t’approcher de l’empereur. Mieux vaut éviter qu’il rende l'âme aussi vite. C’est le gamin aux cheveux blancs. “

Dit-il à son ami félin qui n’avait après tout jamais vu son visage, lequel s’élança en sa direction sans discontinuer. De son côté, préférant éviter de s’approcher trop vite, le Kogami effectua une brève série de mûdras ayant pour but d’incanter un gigantesque serpent constitué de cendres crépitantes, lequel alla s’abattre violemment en direction de l’Aburame. Puis, cet assaut n’ayant pour but que de rendre le second moins prévisible, le lieutenant dégaina son katana dans l’optique d’envoyer une onde de chakra acérée en direction du cou de l’auteur de toute cette discorde. Un seul but: le décapiter et mettre un terme aux prémices de la catastrophe.

“ Personne ne s'en prend à mon pays, d'aucune manière. “

Suivant son adversaire du regard, Akira restait curieux de voir comment pourrait s’en sortir un homme acculé et sûrement à bout de forces.

Spoiler:
 

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N'oublions pas notre passé, ou nous serons condamnés à le revivre.
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Shinrin Hanzo
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Mer 27 Jan 2021 - 0:19
Elimé à souhait, le marionnettiste restait là, fané contre un monticule de paroi qui lui accordait le luxe de profiter d'un piètre repos. Blême, il essuyait avec peine les sévices subis, endiguant avec difficulté ses saignements à l'aide de ses linges déchiré et de quelques astuces d'artisan. C'était comme rafistoler une marionnette en piteux état avec la douleur en plus et la qualité en moins, mais à défaut de ne être réussir à restaurer son état il s'accordait néanmoins un temps supplémentaire en l'attente de réels soins.

Nappé dans les pénombres anxieuses des limbes, il portait son regard en l'air pour tenter de grappiller quelques lueurs sélènes, mais rien n'y faisait. Sa réflexion s'en était aller sur la condition de l'Empereur et du guerrier-Aburame. Pour sûr, même s'il n'avait guère eut le temps de finaliser sa rixe et en connaître plus sur le bougre, il appréciait avec respect la figure dantesque qu'il était. Rare il était de voir des belliqueux de cette trempe qui ne fléchissent guère devant l'adversité et savent exprimer leur rage en des peintures pourpres comme le font les plus grands guerroyeurs.
""
Soudain, un écho vint troubler la brève convalescence du Shinrin. Depuis les parois, quelques pellicules rocailleuses vinrent lui chatouiller le derme. Quelque chose venait de frapper les pans, ou plutôt deux choses. La pointe de ses doigts frétillant, il se reconnectait alors avec cette chose semble-t-il déjà familière à ses fils de chakra. Agrippant les deux éléments, il les tira d'un vif coup de main pour les ramener à lui, comprenant sous la force d'attraction qu'il dû exercer l'origine de ce brouha. Un corps et une tête, la fraîcheur de l'armure qu'il touchait lui permettant d'identifier la chose : ce n'était pas l'Empereur.

Dépité, le jeune Shinrin portait en lui la culpabilité de la charogne. Dans sa fuite, il crut bon le déployer contre l'Empereur et aussi habile soit-il, l'Aburame avait déjà souffert des affres d'un combat titanesque.

Palpant des doigts l'enveloppe, il se laissait emporter par un flot de manie. Se reconnectant à son âme d'artisan profane, il conjecturait l'utilité que pouvait représenter cette silhouette aussi anormale que truculente.

Telle une ombre, il se laissait alors aspirer par la terre, sa mère-nourrice qui représentait à ce moment-là son échappatoire le plus sécure et idéal. Il s'était laissé une bonne marge de manœuvre en prenant une bonne distance depuis son point de chute pour s'épargner une traque quelconque. Pour sûr, le Jinchuuriki sortait meurtri dans sa chair et son âme par cet événement qui résonnerait plus tard sous l'appellation ironique "la révolte de Nanabi".



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Aburame Ruhan
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Dim 31 Jan 2021 - 10:49


Au pinacle du maelstrom naquit le tombeau de tous les espoirs. Lors de cette inéluctable conclusion, le destin à travers ses fenêtres de glace plongea sa main gelée sous la peau des preux, et décida du sort de l’un d’entre eux en étranglant toutes les artères qui liaient son cœur au reste de son enveloppe charnelle. Ce faisant, il livra le sort du malheureux à ce qu’il existait de plus redoutable et, sans l’ombre d’un scrupule, glissant comme un soupir, le chaos prit l’âme de l’un d’entre eux.

Archange maudit, le corsaire dominait son adversaire des cieux en déchirant l’espace d’éclairs stridents qui déferlèrent sur la position du souverain sans lui laisser la moindre chance d’esquiver ou de réagir, son esprit tout obnubilé par les flashs de son passé qui vinrent l’assiéger jusqu’aux profondeurs les plus noires de sa mémoire. Plongé dans les abysses de sa mémoire, l’Empereur, si prestigieux et puissant fût-il, assista avec une sorte de prostration au défilement de ses jours comme si, petit à petit, la fatalité lui dérobait sa propre vie, avalait tout son passé pour le réduire à l’état inerte de corps sans âme. Pendant ce temps, la cruauté des foudres hurlantes continuait de plonger sur lui à une vitesse ahurissante, menaçant de mettre un terme à son existence ; ce que les répliques de l’originale, placée près de lui, virent comme l’ultime danger de mort. La main du belliciste dansa encore lorsque, tentant de suivre le mouvement subtil des clones de Yahiko, ses doigts voulurent dévier son céleste assaut afin de toucher l’Empereur au moment propice ; mais il n’eut pas, malheureusement, le temps espéré pour agir. Les clones convergèrent à temps, épaulèrent leur maître et, in extremis, dressèrent une barricade pure. Sitôt que le tonnerre, vibrant dans l’azur pour se fracasser avec une violence inouïe sur la paroi faite de chakra par les sosies du Sendai, Ruhan se ravisa.

Une lourde goutte de peur roula sur son front, dissimulée sous son casque de sclérite. Il était seul dans les airs, à la merci de toutes les attaques, et l’Empereur n’était pas mort. Mais à la peur se déroba bientôt l’évidence, et de la silhouette de cette ultime conclusion se détacha une forme de relativité. Puisqu’il en est ainsi, songea-t-il, alors autant l’accepter. Ses yeux dichotomiques se plissèrent en se rendant à l’évidence que plus aucun sceau présent sur ses membres ne lui serait de secours : il était fait, à la merci de ces répliques maudites du Commandant des armées du Teikoku et de ce nouvel adversaire, dernier Valeureux de cette faction encore en vie, qui arrivait sur son flanc.

Le châtiment s’abattît sur lui des deux côtés dans qu’il ne puisse s’en défendre. Au mieux se résorba-t-il comme une larve dans sa Chrysalide. A l’intérieur de lui, la Nymphe maudite hurla, comprenant que l’attitude de son hôte la promettait à la mort. Dans un furieux déchaînement, elle s’arracha de ses œufs et de ses filaments de soie pour entrer dans une valse diabolique au cœur de laquelle elle plongea avec rage ses mandibules dans les chairs de l’Aburame qu’elle avait choisi comme socle, mais aussi comme festin pour le jour où elle pourrait éclore. Mais alors que sa tête dépassa du sternum de Ruhan en vibrant et en remuant ses mandibules, spectacle d’une odiosité sans fin, le nuage de cendre avala sa vie.

Ruhan explosa dans le nuage de cendre. Des chimères de particules noires jaillît alors une ombre ronde et munie de pics : sa tête, séparée de son corps, tomba dans les Limbes. Le reste de sa silhouette suivit, brûlée vive et secouée d’entailles qui ne laissaient planer aucun doute sur le sort qui l’attendait. Il mourut comme il avait vécu : dans un déchirement permanent.

Un déchirement à en perdre la tête.

Mort officielle d’Aburame Ruhan.
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