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TOUT UN CHANTIER [Mission rang C - Ft Kentoku Akio]

Metaru Akagi
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Lun 11 Jan 2021 - 11:00
TOUT UN CHANTIER


Ordre de mission:
 



Akagi relisait tranquillement l’ordre de mission pour la troisième fois. Comme à l’accoutumé il cherchait à comprendre au mieux ce qui lui était demandé. Cette mission paraissait plutôt claire. Aider un chef de chantier à découvrir le saboteur parmi ses ouvriers afin de reprendre un rythme de construction normal. Le site de construction intéressait Akagi. Quelles infrastructures d’entrainement le village était-il en train de mettre en place en collaboration avec l’institut. Cela intriguait le Metaru.
Le genin s’était préparé la veille et avait contacté Akio pour qu’il se retrouve ce jour à quelques rues du site du chantier afin de discuter succinctement avant de rencontrer le chef de chantier qui finirait de leur donner les détails qu’il avait accumuler jusqu’ici. Le kumojin s’était habillé simplement pour passer pour un ouvrier du village. Être genin facilitait les choses, ne pas être un visage connu du village permettait de s’infiltrer sans trop d’artifice. Il s’imaginait qu’une mission d’infiltration était demandée à son cousin Shuuhei dans le village, il devrait jouer de nombreux artifices pour arriver à ses fins. Cette pensée lui arracha un sourire, Shuuhei avec une perruque rousse. Pour Akagi, un simple haut sans manche et un pantalon crasseux de travail suffisait à le faire passer pour un ouvrier lambda. Sa carrure jouait aussi en sa faveur, le travaille à la forge durant ses jeunes années l’aidaient à donner l’impression qu’il était un ouvrier aguerri.

Akagi avait pris le temps de se renseigner à la bibliothèque du village sur le vocabulaire du bâtiment afin de ne pas paraitre débile lorsque qu’on lui demanderait d’installer une solive ou d’assurer le maintien d’une jambe de force. Si on lui demandait d’installer une croix de saint André sans plus de détails, il se devait de pouvoir faire illusion. Sur le chemin vers le point de rendez-vous, Akagi laissa son esprit vagabonder. Cela serait sa première collaboration avec son équipier dans une mission officielle. Sans supervision d’Aizen ils devraient mener à bien cette mission. Lors de leur entrainement Akagi avait apprécié la finesse d’esprit d’Akio. Il espérait que celui serait aussi aiguiser en matière d’infiltration que de subterfuge au combat. Akagi le considérait comme une saine concurrence qui l’aiderait à évoluer et au-delà de cette rivalité naissante, la mission du jour serait l’occasion d’en apprendre plus sur le céleste et de resserrer les liens de l’équipe.

Arrivé à destination le kumojin s’adossa contre le mur de l’échoppe de vente de textile, point de rencontre convenu entre les deux genins. Il savourait ces quelques instants avant d’entrer dans le vif du sujet et se demander qui pourrait bien avoir envie de saboter l’avancement d’un chantier de cette envergure. Le Metaru avait hâte de commencer l’investigation et de découvrir le point central du soucis.

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Kentoku Akio
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Lun 11 Jan 2021 - 22:18
Une mission incombait à l’équipe 1 de Kumo, et chose plus surprenante, l’absence d’Aizen pour celle-ci. Une mission d’un rang standard, C pour être précis, qui ne semblait à la première lecture pas si dangereuse. Une question de sabotage sur un chantier. Mais pas n’importe lequel, il s’agissait vraisemblablement d’un projet de l’Institut. Akio, loin de mettre ses ambitions en avant d’habitude, trouva de suite le sujet bien plus passionnant et pouvant largement jouer en sa faveur en cas de réussite. Il devait donc retrouver Akagi proche du chantier. Le Métaru était un allié solide et fiable, dans le feu d’un combat. Le cadre d’une mission était un réel point d’interrogation le concernant, bien que sa faculté à se hisser au niveau rassurait amplement le Taijutsuka.

Le briefing indiquait que le binôme devait agir sous couverture. C’était assez simple en ville de se procurer des habits abimés, faisant penser à des ouvriers. Mais Akio allait faire dans le recyclage. Il récupéra les vêtements de sa première mission avec Aizen, qui l’avait mené dans les mines de Kaminari. Vêtements tâchés, déchirés à quelques endroits, l’illusion était parfaite. Il en vint à mettre de la farine dans ses cheveux, non pas pour la couleur, mais pour l’aspect de plâtre que ça allait leur donner. Il était fin prêt pour se rendre au lieu de rendez-vous. La mission ne tendait pas à faire des recherches particulières, la seule difficulté résidait dans le fait que la façon d’être générale dans le domaine du bâtiment s’éloignait des habitudes du Kentoku. Mais il savait qu’il réussirait à faire illusion.

Quelques minutes plus tard, au détour d’une rue, tandis que le soleil venait encore plus souligner le travail de sape effectué sur ses cheveux, Akio pu apercevoir son comparse, adossé à une échoppe. Il arriva doucement vers sa droite avant de lui taper gentiment l’épaule, accompagnant son mouvement d’un sourire sincère. Il était vraiment ravi de pouvoir partager ce moment avec son plus amical rival.

« Salut Akagi-San, super ton look ! »

À dire vrai, le Céleste était impressionné par la morphologie du garçon. Il ne l’avait pas vraiment regardé auparavant, mais sa tenue faisait clairement ressortir son passe-temps de frappeur de métal. Lui-même axé sur le Taijutsu, Akio n’était pas en reste. Ça renforcerait l’infiltration dans le groupe d’ouvriers. D’ailleurs il était temps de faire route vers le chef du chantier, qui les attendait à quelques mètres de leur position.

« Je suppose que tu t’es préparé en conséquence ? Que bastaing et murs porteurs n’ont plus de secret pour toi ? Je pense que nous devrions utiliser ce langage seulement en cas de nécessité, ne nous mettons pas en difficulté sur ce genre de broutilles. »

Ces phrases avaient du sens. Il les prononça alors que le chef du chantier apparaissait un peu plus loin en face d’eux. La connaissance c’était bien, mais Akio se doutait que les hommes qu’ils allaient rencontrer trouveraient ça louche que deux nouveaux étalent leur science comme ça. D’autant qu’ils ne devaient pas user de vocabulaire technique à chaque phrase, qu’ils ne désignaient pas un mur sans fenêtre comme un mur aveugle, que des stylobates restaient avant tout des plinthes.

Arrivés devant le chef de chantier, Akio pu rapidement remarquer à sa gestuelle quelqu’un de perturbé, d’agacé. Sans doute les retards et le stress s’accumulant. Cet homme se tenait de trois quart face à eux, le bras droit en travers de son torse pour soutenir le gauche qui menait sa main à son menton.

« Monsieur ? Voici Akagi, et je me prénomme Akio, nous sommes les shinobis du village devant enquêter sur les sabotages. Vous pouvez nous en dire plus ? »

« Mon nom est Yoshida, je suis le conducteur de travaux. C’est une catastrophe. Heureusement que vous aller régler ça vite fait bien fait ! Aujourd’hui ça fait déjà un moins de retard sur notre planning ! C’est une catastrophe… »

Le Kentoku lança un regard désabusé à Akagi. La réaction de l’homme leur faisant face était compréhensible, mais il n’aidait en rien la situation à avancer, bien au contraire. Preuve en était qu’il ne répondait même pas à la simple demande de renseignement du Genin. Si leur interlocuteur restait si peu attentif et loquace, l’enquête n’avancerait pas.
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Metaru Akagi
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Sam 16 Jan 2021 - 13:07
« Salut Akio ! »

Le Céleste portait des vêtements crasseux et à première vue, si on le considérait comme un ouvrier lambda, il venait de finir de poncer des murs blancs dans une quelconque bâtisse. Ce dernier ajouta quelques commentaires concernant le vocabulaire du bâtiment, ne voulant pas prendre de risque sur le terrain glissant de leur méconnaissance. Akagi en phase avec son partenaire, ne comprenait pas bien pourquoi il enfonçait cette porte ouverte. En effet il s’était imprégné de la culture du bâtiment mais plus pour comprendre ce qu’on lui disait que pour lancer un débat passionné sur la beauté des ogives d’une voute gothique, il répondit donc :

« Je n’imaginais pas ça autrement ! alors on y va ? »

Entrant sur les lieux du chantier Akagi ne put s’empêcher d’admirer le travail réalisé jusque-là, malgré les efforts du saboteur un bonne partie des infrastructures avaient avancé, potentiellement avant son arrivé d’ailleurs. Cela pouvait pouvait être une piste à explorer. Il poserait la question au chef de chantier. Alors qu’il suivait Akio, il se demandait quel objectif l’institut avait pour vouloir créer un nouveau complexe dédié à l’entrainement des shinobis. Le Metaru n'avait malheureusement pas le temps de se pencher sur cette question.

Arrivé devant le chef de chantier Akio les introduisit rapidement et demanda des précisions au responsable des travaux. Bien que gérer des projets de ce niveau nécessitait normalement un esprit bien construit et factuel, l’homme face à eux partit sur un épilogue de problème sans clairement expliciter le quand, où, comment de son soucis. Akio sembla d’ailleurs exaspéré par le bougre, avec raison. Akagi décida de l’interrompre calmement :

« On comprend votre désarroi, cependant nous avons besoin d’éléments clairs pour commencer notre enquête donc merci de répondre aux quatre questions suivantes :

- Quand exactement « le saboteur » a commencé à vous causer soucis ? Donnez-nous une date ou à minima une estimation de l’avancée des travaux vs votre planning, bien entendu, pour placer dans le temps son intervention.
- Avez-vous la liste du personnel et leur date d’arrivé sur le chantier ?
- Ce chantier avant son lancement a-t-il nécessité un accord avec le voisinage pour définir son emplacement ou autre validation du même accabit? »


Le chef de chantier parut un instant mécontent de s’être fait couper la parole, puis secoua la tête et passa une main dans ses cheveux :

« Vous avez raison, je suis désolé, je ne sais plus comment tenir mes délais et mes employeurs me passe des savons à longueur de journée d’où ma panique. Je vais reprendre clairement. »

Voilà enfin une figure qui ressemblait plus à un homme capable de gérer des travaux de cette envergure, Akagi acquiesça et lui fit signe de poursuivre.

« Pour répondre à vos questions dans l’ordre :

J’aurais du mal à vous donner une date exacte. Si je devais vous donner un ordre d’idée, je dirais que c’est depuis que le gros œuvre est terminé que nous avons des soucis réguliers. Vol de matériel, feu de charpente, effondrement de dalle dû à des étais retirés bref vous l’aurez compris un certain nombre de soucis.

La liste du personnel, bien sûr. Etant moi-même maitre d’œuvre je fais travailler divers artisans indépendants qui sont en contrat avec moi et donc je tiens un registre de leurs interventions et de leurs noms. Sur des chantiers comme ça les risques de blessures sont importants il faut que je coordonne les diverses interventions donc avoir le listing du personnel est une base importante, je vous en fait une copie rapidement. Sur le planning derrière moi vous avez le nom des diverses entreprises intervenantes, vous retrouverez les mêmes noms sur le listing du personnels. Cela vous aidera à savoir qui est présent à quel moment.

Enfin concernant le voisinage, non il n’y a pas eu de demande particulière. Tout du moins l’espace choisit pour les travaux était libre et à la disposition de Kumo, aucun propriétaire voisin n’est venu se plaindre à ma connaissance. »

Akagi réfléchissait en écoutant le maitre d’œuvre. Si on récapitulait ce qu’il voyait sur le planning face à lui, depuis la fin du gros œuvre, il restait plus d'une demie douzaine d’entreprises intervenants chacune spécialisées dans des domaines différents. Les sociétés réalisant les gros œuvres avaient toutes finis leurs travaux. Avec Akio, ils devraient s’infiltrer dans chacune d’elles mais comment passer de l’une à l'autre ? deux autres questions vinrent au genin :

« Les entreprises de gros œuvres ont toutes été payés pour leur services ? Avez vous des soupçons sur l'un des prestataire? »

Le chef de chantier répondit nerveusement :

« Quand les soucis ont commencé, ce n’était pas le cas.. et j’ai pensé comme vous du coup je me suis empressé de payer l’ensemble des intervenants ayant fini leur travaux. Mais cela n’a pas arrêté la vendetta. Malheureusement je n'ai pas de soupçon sur l'un ou l'autre je suis tellement obnubilé par les feux à éteindre partout sur le projet que je n'ai pas le temps de me pencher sur la question »

Akagi se tourna vers Akio.

« Bien je pense que l’on a déjà une base pour commencer à travailler, Akagi récupéra la liste du personnel que lui tendait le chef de chantier répartit dans six sociétés restantes, je pense qu’il serait de bon ton que vous nous introduisiez à l’équipe que l’on va rejoindre sous couverture. Merci de bien penser de nous introduire sous une casquette qui nous permettra de voir et travailler avec les six sociétés restantes. Akio tu as quelque chose à ajouter de ton côté ? »

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Mar 19 Jan 2021 - 16:07
Akagi avait un certain don pour la diplomatie visiblement. Ses paroles vinrent rapidement calmer les états d’âme du chef de chantier qui prit enfin le temps de répondre aux interrogations des deux shinobis. Et dans l’ordre en plus. Les réponses étaient claires, précises, et aussi pleines de questions. Notamment car le mobile du saboteur pouvait être multiple. D’ailleurs une première hypothèse vint en tête du Kentoku : C’était un chantier municipal, ainsi les entreprises avaient dû répondre à un appel d’offre. Peut-être que les candidats recalés s’étaient réunis afin de se « venger » en retardant l’inévitable, à savoir la fin du chantier.

Le Métaru demanda à Akio si ce dernier n’avait rien à ajouter. Il en avait des choses à dire, mais face au chef de chantier ? Non. On ne pouvait pas se fier à lui pour le moment, on ne pouvait pas l’innocenter. Après tout, n’aurait-il pas pu inventer des sabotages extérieurs pour se voir accorder des délais quand il a vu que son chantier battait de l’aile ? Ça c’était déjà vu dans le monde du bâtiment, l’un des secteurs les plus cruciaux et les plus riches en matière de transit financier.

« Rien à ajouter, pour le moment, mais nous aurons surement à vous poser des questions plus tard. Je vous remercie Monsieur, nous allons nous mettre au travail. Pour nous insérer, profitons de la situation… »

Rapidement, le Genin enchaina plusieurs gestes. Dans un nuage de fumée fraichement créé s’en extirpa Akio avec une nouvelle tenue, une nouvelle coiffure, le tout beaucoup plus propre et classe. Le Henge pouvait être utile finalement.

« Je suis donc un inspecteur de la sureté du bâtiment, présent pour vérifier que tout est en ordre. Et Akagi sera mon bras droit opérationnel, sauf s’il est capable de changer de tenue, auquel cas nous serons deux inspecteurs. Une telle couverture nous permettra d’observer chaque entreprise et leurs matériaux. »

« Très bien, ça me parait clair. J’ai organisé une réunion pour dans quinze minutes. Préparez-vous ! »

Akio leva les ses épaules en souriant et en écartant les bras face à son coéquipier. Ce n’était pas l’idée de base, mais paraitre pour des inspecteurs leur donnerait beaucoup plus d’aplomb face à des ouvriers récalcitrants. Et ainsi pas besoin de plusieurs couvertures, une seule suffisait. Autant lors de la mission avec leur sensei, Akio n’avait pas pris beaucoup d’initiatives, autant ici, à grade équivalent, il ne fallait pas se cacher. Le risque était plus grand cependant, déjà par la méfiance dont on pourrait faire preuve à leur égard. Il n’était plus temps de rêvasser, le jeune genin commença à répéter son rôle dans son esprit tandis que la foule s’amassait devant le local de chantier où ils étaient installés. Il se décida alors à attraper un calepin et un crayon, qu’il faisait continuellement tournoyer entre ses doigts. Il s’était donné comme rôle l’inspecteur imbu de sa personne et ce pour une bonne raison : l’exaspération monterait beaucoup plus rapidement chez les personnes ayant des griefs à régler.

Faisant signe à son camarade de le suivre, Akio emboita le pas au chef de chantier, qui s’élança dans un discours de présentation. Après une rapide introduction, déjà quelques voix dans la foule se faisait entendre. L’un des ouvriers essaya de capter l’attention de son chef en posant une question, moment idéal pour se présenter tout en lui coupant la parole.

« Moins de questions et plus d’actions messieurs ! Je me nomme Ketaro et voici … » il laissa le soin à Akagi de se donner le nom qu’il voulait. « Nous sommes des inspecteurs en sécurité et nous sommes mandaté par le conseil de direction pour enquêter sur les dégradations survenues. Nous avons avec nous un mandat nous permettant d’avoir accès à tout ce qui touche le chantier, de près comme de loin, ainsi qu’un accès total à vos entreprises. Nous commencerons par les charpentiers, des questions ? »

Quelques membres de l’assemblée semblaient désabusés, d’autres employés étaient consternés par la situation, sans doute gênés de devoir être surveillés en permanence. D’ailleurs l’un d’eux sortit du rang pour s’avancer, exactement le genre de comportement que recherchait le Céleste. Il serrait ses poings vigoureusement, et sa musculature témoignait clairement que son corps était son outil de travail.

« On a des horaires de fou, des conditions déplorables et maintenant on est sous surveillance ?! Bah approchez un peu qu’on puisse vous montrer la réalité ! C’est pas triste vous allez voir ! »

Menace ou vrai réclamation ? Pour le moment rien ne permettait de le juger, mais il y avait vraiment une colère lancinante dans ses propos. Si ces dires étaient vérifiables et vérifiés, Akio aurait eu raison de mettre de la distance avec le chef de chantier. Ça pouvait peut-être être ça le mobile des saboteurs ? Faire payer au patron ce qu’il leur faisait subir, à leur manière ? Le Kentoku se tourna vers son acolyte, petit geste du regard pour lui faire comprendre qu’il tenait surement quelque chose.

« Très prometteur… Je laisse maintenant la parole à mon collègue qui va vous expliquer la suite de notre démarche. Que les charpentiers se préparent, nous allons venir faire notre visite. »


Dernière édition par Kentoku Akio le Ven 22 Jan 2021 - 13:52, édité 1 fois
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Metaru Akagi
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Mer 20 Jan 2021 - 14:29
Sous les yeux d’Akagi, Akio se transforma, utilisant une technique henge. Le nuage de fumé lié à la transformation dissipé, Le Metaru avait devant lui un Akio souriant accoutré d’un habit bien plus officiel que les braies qu’il portait jusque-là. Expliquant qu’il se ferait passer pour un inspecteur de la sureté du bâtiment et que le Metaru serait son bras droit. Le frappeur de métal ne connaissait pas de technique henge, et quand bien même il n’aurait pas utilisé celle-ci. Rester plus proche du terrain lui permettrait peut-être de s’acoquiner de quelques ouvriers quand Akio lui se dresserait comme figure d’autorité et d’impartialité. Akagi pourrait ainsi paraitre lui-même désabusé du comportement du céleste afin que les ouvriers comprennent que comme eux il subissait. Tout du moins c’est ce que le Metaru improvisa dans son esprit alors qu’il découvrait au même moment ce que le céleste estimait judicieux d’utiliser pour la mission.

Akagi était quelque peu sceptique sur ce choix de déguisement, il se demandait si cela ne les exposait pas trop à la méfiance des éventuels suspects… Le Metaru se disait que lui-même s’il était le saboteur, il ne s’afficherait pas le temps que des inspecteurs étaient présents sur les lieux. Pour Akagi, le jeune céleste s’était précipité là où le chef de chantier par expérience aurait pu leur proposer une couverture potentiellement plus adéquate mais c’était le choix de son partenaire et il le soutiendrait quoi qu’il arrive. Peut être sans faisait-il trop, la fougue de son jeune équipier porterait certainement ses fruits, il savait que l’action primait sur la pensée par moment et Akio avait agi. Les dés étaient jetés la réunion avec les ouvriers des diverses entreprises encore présentes allait débuter.

La réunion commençait et le céleste dans son rôle d’inspecteur, servit une impeccable remontrance dès le début de sa prise de parole en profitant même pour couper la parole à certains interlocuteurs pour affirmer sa position autoritaire. Il se présentant succinctement et laissa Akagi en faire de même, il lança d’un ton bourru :

« Yugo »

L’objectif du céleste, provoquer la foule d’ouvrier face à eux, porta tout de suite ses fruits. Son entée en matière et le résultat direct en découlant poussa le Metaru à se demander si le jeune genin n’avait pas vu plus juste qu’il ne le pensait avec son idée d’inspection. L’un des ouvriers s’avança pour prendre la parole et se plaindre des conditions de travail. Le type semblait honnête et sa réaction à chaud d’autant plus. Akio sembla signifier à Akagi qu’il y avait peut être un intérêt à creuser. En effet, Il ne fallait pas laisser de côté qu’un mal-être des ouvriers pouvait être la cause des sabotages à répétition mais cela semblait être une piste peu probable pour le Metaru. Plus les ouvriers traîneraient les pieds, ou saboteraient le projet, moins ils auraient de temps pour finir les travaux. Moins de temps pour finir équivalait à une augmentation de la pression et de la longueur des plages horaires travaillées. Potentiellement des week-end et horaire de nuit supplémentaires. Bref les ouvriers d’expériences le savaient bien, un projet qui avançait sans accros étaient un projet où leur temps de travail restait décent. Les horaires de fous mentionnées par l'ouvrier devait très certainement être dû aux retards déjà accumulés. En clair pour Akagi que des ouvriers sabotaient le chantier pour cause d’horaires à rallonge semblait être une fausse piste car contre-productif. Maintenant il ne fallait pas enlever l’hypothèse que l’un d’eux pour une raison plus personnelle réalisait ses méfaits.

Akio lui donna la parole pour la suite des événements, Akagi prit le pli d’être bien plus familier afin de faire comprendre aux ouvriers que contrairement à son « chef » il se sentait sur un pied d’égalité avec eux :

« Les gars, pour faire simple sur s’qu’à dit Ketaro, v’là comment ça va se dérouler :
J’serais avec vous sur l'terrain, chaque entreprise une à une me montrera s'qu’elle est entrain de faire pour voir d’où pourrait provenir les problèmes qu’y a eu. J’vous donnerais un coup de main quand j'pourrais, on n’est pas là qu'pour vous faire perdre du temps.

Ketaro lui restera en retrait et discutera plutôt avec vos chefs d’équipes sur des sujets plus globaux, vous savez les trucs qui touche moins le terrain, gestion d’équipe etc. je lui f’rais moi le rapport de ce que je vois sur le terrain. ça va prendre quelques jours, pendant qu'on est avec une entreprise les autres peuvent bien sûr bosser..»


Akagi prenait le temps d’expliquer, les ouvriers étaient très spécialisés dans ce qu’il faisait mais la vue d’ensemble et la compréhension de l’objectif d’une telle visite n’était pas une chose aisé pour eux. L'objectif de laisser les autres entreprises travailler lorsqu'il inspectait une tierce partie était de vérifier si l'ensemble du personnel continuait à venir sur site, et de faire via Akio des passages surprise sur celle-ci mais ça le personnel n'avait pas besoin de le savoir et Akagi ferait semblant de ne pas être au courant si d'avance on lui reprochait de pas l'avoir mentionné. Il reprit:

« J’suis pas là pour vous enfoncer, j’étais à votre place avant mais j’ai compris qu'les inspections s’étaient pour notre sécurité… ça m'faisait chier aussi, mais maintenant j’vois ça autrement. J’vous demande juste d’être honnête et j'f’rais pareil. J'préfère voir un truc qui se passe mal et vous le dire comme ça vous s’rez protégé.

En plus ça servira comme argument pour ralentir la cadence si les pratiques s’avèrent dangereuses, ou que les bâtiments sont instables. M’enfin voyez ce que j'veux dire quoi. Vous connaissez la poloche »


Akagi s’arrêta une nouvelle fois laissant ses paroles entrer dans l’esprit des ouvriers, bien entendu ils étaient encore renfrognés à l’idée d’être inspecté. Un simple discours aussi beau soit-il ne changerait pas leur façon de voir mais au moins une petite graine de compréhension était plantée. Akagi se disait que pour une fois ça trentaine d’année était une aubaine pour une mission. Sans ça, difficile de paraître avoir un minimum d’expérience pour repérer les soucis liés au bâtiment sur le terrain avec des ouvriers chevronnés. Akio, lui, aurait tout le loisir de cuisiner les chefs d’équipes et de faire des interventions ponctuelles sur les chantiers pour secouer tout ce petit monde aux moments opportuns. En fonctionnement ainsi les deux shinobis devraient couvrir l’ensemble de la population intervenants sur les chantiers et récoltés des avis divers et variés sur le déroulement de celui-ci depuis le début.

« Si c’est OK pour tout le monde, on fait comme Kentaro a dit.. On commence par les charpentiers. Kentaro autre chose qu’tu voulais dire ? »

Akagi laissa le temps de répondre à son chef improvisé. Une fois que celui-ci émit son retour, ils prirent tous le chemins de leurs occupations respectives. Akagi suivant d’un bon train les charpentiers et essayant de faire connaissance avec eux sur le chemin. Cette fois-ci l’infiltration était lancé plus moyen de faire marche arrière, les tenants et aboutissant cachés de cette mission n’attendait plus qu’eux pour les découvrir. Le Metaru savait qu'Akio gérerait très bien de son côté, son esprit d'initiative semblait bien aiguisé.

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Sam 23 Jan 2021 - 10:50
Akio laissa parler durant quelques minutes son camarade qui jouait parfaitement le rôle du gentil. Très empathique sur la situation des ouvriers, il tempérait parfaitement les paroles du Kentoku. Même sans réviser, tout s’était parfaitement imbriqué. Les deux genins faisaient la paire, il n’y avait plus aucun doute possible. Pour autant, dans certaines de ses attitudes, Akagi semblait avoir des réticences sur le comportement qu’avait adopté le Céleste. Et il avait sûrement raison, celui-ci ne s’était pas assez remis en question. Il conviendrait de lui adresser plus tard des excuses, mais sur le moment, Akio décida de continuer à jouer l’inspecteur froid, tout en apportant une touche importante sur une dernière phrase :

« Voilà c’est ça… » réagissait Akio avec une distance monstre aux dernières paroles de son camarade. « Comprenez bien que nous sommes impartiaux. Ce n’est pas le responsable du chantier qui nous a engagé mais notre village. Si il y a un problème quelconque, avertissez nous, que nous puissions prendre les décisions adéquates. Bien commençons. »

Akio fit un signe à l’ensemble des ouvriers pour leur signifier de vaquer à leurs occupations. Akagi suivrait donc les charpentiers. Le Kentoku irait directement parler avec le patron de l’entreprise, présent sur le site. Après avoir recueilli les différentes versions, il conviendrait pour les deux genins de se réunir afin de comparer les dires de chacun. Le Celeste suivit tranquillement le groupe, se tenant toujours d’une façon imbue, pour perfectionner l’impact psychologique qu’il aurait sur tous les protagonistes de l’affaire. Bientôt il bifurqua vers le local de chantier dédié aux chefs d’équipes et aux visites patronales, où l’attendait déjà sa « cible ». Un peu bourru mais habillé beaucoup trop propret pour la localisation actuelle, Akio comprit bien rapidement que si il avait pu être un ouvrier efficace dans le temps, il était maintenant trop préoccupé par la comptabilité et la restauration…

L’homme, qi se présenta sous le nom de Monsieur Matsumoto, lui fit une étrange première impression, et lui tendit une main ferme en guise de salutation. Akio répondit en lui tendant la sienne, mais impossible de capter son regard qui était fuyant, la poignée de main elle, était molle, signe d’un réel manque de respect. Pas étonnant quand on savait que le Genin campait le rôle détesté par les patrons du bâtiment. Le Kentoku décida de mener l’échange verbal :

« Bien je ne vais pas y aller par quatre chemins, vous avez surement autre chose à faire : on a appris qu’une grosse partie des sabotages avait eu lieu sur la charpente. De plus certains de vos employés se plaignent de conditions de travail limites. Je vous écoute. »

Cette façon de dicter les réponses n’allait pas plaire à un homme d’affaire comme ce Monsieur, et sous l’énervement parfois les limites imposées par notre cerveau à notre langage sautaient, le Genin comptait là-dessus. Les deux hommes allèrent s’asseoir tandis que le patron répondait tant bien que mal à la question.

« Et bien simplement parce que la charpente coûte chère ! Vous savez combien je perds dans cette affaire à chaque jour de retard ? Les pénalités ? C’est indécent ! Heureusement que mon assurance me couvre ! Et les ouvriers se plaignent ? Ils n’avancent pas et ils se plaignent ! Un bon coup de balai s’impose, vous ne trouvez pas ? Entre nous, je vous ai vu, les ouvriers c’est pas votre tasse de thé… »

Pour répondre à ça, deux choix possibles : s’offusquer et rétorquer de façon agressive ou bien entrer dans son jeu et le laisser parler face à un « ami ». Le choix était rapide, mais Akio griffonna rapidement quelques mots sur son calepin : pénalités. Assurance. Dédain pour les ouvriers.

« On va dire que je me situe plutôt vers d’autres sphères que celles posant des planchers ou montant des murs… Parlez-moi des conditions, je pense qu’ils en font beaucoup pour pas grand-chose non ? Après tout vous devez bien rattraper le retard, et une entreprise doit être rentable. »

Les mots employés étaient révoltant, mais l’homme face à Akio se détendait, il n’était plus aussi virulent dans sa posture qu’avant, il se plaçait maintenant affalé sur le dosser de sa chaise, les mains posées sur ses cuisses. Un sourire carnassier traversant son visage rond.

« Exactement ! Avec les patrons on s’est mis d’accord, maintenant ils doivent travailler une douzaine d’heure sur le chantier, peu importe la météo, on ne traine plus ! Quand on a répondu à l’appel d’offre, il y avait beaucoup de concurrence, on avait réussi à la ranger derrière nous en proposant des délais très courts, mais là on risque de les dépasser, et ça ce n’est pas possible ! Si on se fait mal voir du village, on risque de mettre la clé sous la porte ! On ne vit que des gros chantiers nous ! »

Voilà qui était bien intéressant : Les conditions normales de travail étaient complètement bafouées notamment dans les horaires. De plus il évoqua la concurrence lors de l’appel d’offre, l’un des points qui pouvait justifier des sabotages. Désormais il convenait de faire le lien avec d’autres choses, car après réflexion, cet homme comme les autres patrons n’avaient aucun intérêt à provoquer un ralentissement. Du moins à première vue.

« Et le chef de chantier, le dénommé Yoshida. Un homme à vous ou à l’un de vos homologues ? »

« Yoshida ? Absolument pas ! C’est un chef de chantier mandaté par le village, très compétent, mais il est arrivé lorsque le permis de construire a été délivré. Il est toujours très présent auprès des ouvriers, un bon type ! »

Encore une fois, Akio nota quelques phrases sur son carnet : Yoshida externe aux entreprises, proche des ouvriers. Intérêt dans le chantier et un éventuel retard ? À creuser. Voir ce que ouvriers en disent. Il convenait désormais de croiser les dires une première fois avec Akagi. Lors d’une visite surprise auprès des charpentiers ? De toute façon il souhaitait rencontrer les maçons et peut-être les peintres également. Se levant de sa chaise, le Kentoku salua le patron face à lui en indiquant avoir d’autres personnes à voir, notamment le chef de chantier. Il sortit du local, tourna directement à gauche pour aller dans la direction où il avait vu continuer le Métaru tout à l’heure. Quand était-il de son côté ?
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Metaru Akagi
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Mer 3 Fév 2021 - 12:02
Marchant en compagnie des charpentiers Akagi notait le comportement de chacun d’entre eux, restant aussi chaleureux et souriant que possible pour ne pas laisser transparaître sur son visage l’attention particulière qu’il portait à chaque mouvement de ces compagnons du jour. Ils avançaient bon train mais malgré tout prirent une bonne trentaine de minutes pour arriver sur les lieux où se dérouler les travaux actuels de la société de charpente. Akagi remarquait que chaque ouvrier avant de recommencer à travailler marquèrent sur une étrange grille l’horaire actuel, s’approchant de la feuille il constata que celle-ci courait sur une semaine complète. Comprenant six emplacements par jour. Il décida de faire remarquer :

« Sacré marche jusqu’ici ! »

« Ouais et en plus on se la tape quatre fois par jour minmum… Ils ont décidé de centralisé la cantine, les toilettes tous ça à l’entrée du chantier… c’est n’importe quoi.. »

Akagi réfléchit rapidement et ne comprit pas la logique, une perte de temps que de faire se déplacer chaque ouvrier sur une cantine centralisée surtout vue l’envergure du chantier. Le Metaru Ajouta :

« Et bien belle perte de temps pour vous et vos entreprises les gars ! »

« Pour nous oui.. Réagit instantanément l’ouvrier sur sa droite, les patrons eux ont trouvé le truc.. T’as vu la feuille de pointage.. elle est ici pour une bonne raison.. le temps de marche est pas compris dans nos horaires de travail.. En gros on se tape déjà deux heures par jour de marche en plus des dix heures minimum de travail sur le chantier»

Incrédule Akagi réagit instinctivement jouant son rôle de défenseur des ouvriers :

« Incroyable, c’est pas normal ça les gars.. Bon j’remonterais le sujet, pouvez me faire confiance... bon continuons… donc là vous travaillez sur la charpente de s’bâtiment mais j’croyais q’l’gros œuvre était fini ? »

« Ouais ça l’était on avait fini de taffé mais les derniers sabotages en date ont massacré notre travail, et du coup Yoshida nous a rappelé... Le patron n’était pas chaud mais on a poussé pour... D’ailleurs ça nous a permis de reprendre le vieux Lee derrière toi et c’est tant mieux pour lui ! »

« Vous avez poussé pour revenir travailler dans ses conditions ?? »

« Nan mais les conditions se sont dégradées dernièrement avec les sabotages.. et Yoshida c’est un bon gars, toujours sur le terrain le type. Il connait son chantier comme sa poche et les gars qui bossent dessus. Avant on avait pas ces horaires de fous ou de pointage à demeure sur le chantier… On avait plusieurs points pour bouffer bref.. voilà écoute on va commencer sinon on pourra jamais rentrer chez nous ce soir.. »

Akagi acquiesça d’un signe de tête pour leur permettre de se mettre au travail, tout en jetant un œil au vieux Lee pour graver son visage dans sa mémoire. Echange pour le moins intéressant, en quelques phrases l’ouvrier avait discriminé sa société et porté l’attention sur un collègue en même temps. Il lui avait aussi servit sur un plateau des informations fort intéressante concernant Yoshida. Afin de rester dans son personnage et de montrer sa bonne foi aux ouvriers, il leur prêta main forte pendant une heure. Durant celle-ci il ne constata aucun problème particulier, posant des questions intéressées mais d'apparences innocentes çà et là mais ne recevant aucune information digne d’intérêt. Enfin il leur dit qu’il allait maintenant se tourner vers une autre entreprise. Il passa rapidement près de la feuille de pointage et nota mentalement le nom du fameux Lee.

Avant de continuer son tour d’investigation il devait trouver Akio pour débriefer rapidement. Akagi revint donc sur les pas parcouru en compagnie des charpentiers et tomba rapidement nez à nez avec Akio qui faisait chemin inverse. Il lança :

« Super, chef, c’est toi q’j’voulais voir ! »

Akagi préférait garder l’élocution de son personnage afin de ne pas éveiller les soupçons de potentielles oreilles indiscrètes. Il enchaîna :

« On s’fait un point dans l’bureau si ça te va. »


Laissant Akio répondre, il se dirigèrent ensuite vers un espace discret et après vérification, ils échangèrent librement :

« Bon j’ai fait le point avec les charpentiers, quelques retours intéressants, voici ce que j’ai relevé :

 Les charpentiers avaient fini leur travail mais son de retour depuis peu à cause d’un sabotage sur la charpente. Donc il semblerait ne pas être incriminé sauf pour un certain Lee Kosa qui a retrouvé son travail des suites du sabotage des charpentes. Je ne sais pas encore si il y a un lien, mais je le garderais à l'oeil.
 Yoshida est apprécié des ouvriers, tout du moins des charpentiers, je n’ai vu qu’eux pour le moment. Ce sont eux qui ont poussé leur patron à revenir sur le chantier d’après leur dire. Je pense que c’est en partie pour ça qu’ils acceptent sans trop broncher les conditions de travail particulièrement pourri qu’ils subissent. Ils ont du saisir l'occasion de dire quelque chose finalement pendant la réunion.
 Yoshida connait apparemment le chantier dans ses moindres recoins d’après les charpentiers, et les personnes travaillant dessus aussi. Cela peut paraitre normal mais je suis assez étonné qu’un chef de chantier ai tellement de temps à passer sur le terrain et avec tous les gars surtout vu l’envergure du chantier... à vérifier avec les autres entreprises.

De ton côté des points intéressants ? Je pense aller voir les peintres ensuite, puis les couvreurs et les vitriers enfin les maçons en dernier ils ne doivent plus avoir grand-chose à faire sur le chantier sauf géré les casses lié au saboteur.»


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Kentoku Akio
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Mar 16 Fév 2021 - 11:03
Voilà donc que le coéquipier du Céleste venait le retrouver sur le chemin de leur "bureau". Toujours dans son rôle il invita ce dernier à un premier débriefing sur les informations trouvées depuis leur séparation. Akio répondit à l'affirmative à l'invitation de son camarade. Ce qui ressortait des premières observations auprès des ouvriers ne coïncidait pas forcément avec celles glanées par le Kentoku auprès du patron des charpentiers. Il convenait tout de même de relever le cas particulier de cet ouvrier ayant pu retrouver un travail "grâce" aux sabotages. Coincidence ? Peut-être, rien n'était cependant à écarter. Enfin Yoshida faisait l'unanimité mais, comme l'avait bien relevé Akagi, il passait beaucoup trop de temps sur le chantier. Peut-etre jouait-il une partie de sa carrière dans le bâtiment à travers un tel chantier municipal.

Akio se décida à prendre la parole afin d'exposer ce qu'il avait pu apprendre.

« Le patron c'est un cas particulier je dois dire... l'Humanité il connait pas, son langage s'arrête à pertes et profits. Il m'a parlé de pertes exponentielles liées aux retards par rapport au contrat signé à l'origine, mais qu'il est couvert par son assurance pour les dégâts. D'ailleurs les entreprises présentes ont répondu à un appel d'offre pour le chantier, ce qui ouvre la possibilité d'un sabotage de la concurrence. » Il marqua un temps d'arrêt, pour séparer ses propos précédents de ceux traitant de Yoshida. « Concernant Yoshida, c'est un chef de chantier externe, mandaté par le village apparemment, il est arrivé après la validation des plans et du contrat, ce qui est très étrange je dois dire. Mais il est également ressorti qu'il est très apprécié de tous. »

Ce dernier point posait problème au genin. En plus des informations récoltées par son camarade, il apparaissait que le chef de chantier vagabondait en continu sur le chantier, ne le quittait presque jamais et avait la confiance de tous. Ca en faisait un réel suspect. Soudoiement par des entreprises envieuses pour faire mettre la clé sous la porte à celles présentes sur le chantier ? C'était une hypothèse à garder en tête pour le duo de shinobi. Akio pu ensuite se pencher sur la suite des actions proposée par son alter ego. Il était globalement d'accord avec les points abordés, mais de son côté il commencerait directement avec les maçons, pour de suite en apprendre plus sur les sabotages.

« Très bien, fais ce que tu viens de proposer, je vais voir les maçons en priorité, ce sont ceux qui sont les plus proches des actions criminelles. Je pense que je vais en apprendre pas mal. J'irais ensuite vagabonder à droite à gauche et j'organiserai une rencontre avec les derniers patrons, tous ensembles. Je veux observer leurs réactions face à leurs homologues. Préviens les patrons des peintres et des couvreurs que je veux les voir ici à la dernière heure d'activité du chantier. Je m'occupe des autres. »

Akio lui fit un signe avant de commencer à repartir en direction de la porte d'entrée. Il s'arrêta un instant avant de faire volte face.

« Oh, et j'allais oublier. Dis aux ouvriers que tu croises que ce soir, ordre de la commission de sûreté, ils peuvent partir deux heures plus tôt. »

Une telle manoeuvre avait en fait plusieurs buts : Provoquer les patrons en les faisant quitter bien plus tard que les ouvriers, montrer aux ouvriers que nous étions de leur côté et s'attirer leur sympathie et également intéresser les potentiels saboteurs. En effet ils seraient forcément au courant que le chantier ne compterait plus aucun ouvrier plus tôt que d'habitude, la tentation serait grande.

C'est alors que le Kentoku reparti dans les coursives du chantier en quête de l'entreprise de maçonnerie. Le Chantier était véritablement mal agencé, et cette distance entre les zones de repos et de travail avait pour effet d'avantager des attaques sur le site. Par ailleurs les gros-œuvres étaient bien réalisées et bien plus compliquées à saboter compte tenu de la solidité des matériaux. Mais ils étaient là, dans leur "quartier", à débriefer les derniers griefs à l'encontre des travaux. Le Céleste s'avança calmement, et à mesure de ses pas, entendit de mieux en mieux les voix qui s'élevaient pour exprimer un réel ras le bol. Dont une voix reconnaissable qui n'hésita pas un instant lorsque son possesseur aperçu le genin. Le Rebelle de la réunion

« Tiens Monsieur Ketaro, on vient voir la populace ? »

« Je viens surtout résoudre bien des problèmes, visiblement... Vous n'avez plus rien à faire sur ce chantier, et vous devez malgré tout rester pour réparer les dégâts causés par certains. Vous pouvez m'en dire plus ? »

Sur la table disposé au milieu d'une dizaine d'ouvriers, un plan marquant les derniers sabotages observés. Dans la foule, certains chuchotement demandait le renvoi de l'inspecteur, d'autres semblaient plus enclins à parler. Celui qui s'avançait comme le chef lui, paraissait réticent, mais accepta de lâcher un peu de lest.

« On devrait être parti oui, mais on va pas laisser les collègues dans la mouise ! L'entreprise perd une somme d'argent folle avec ces retards, mais nous on bouge pas. Notre travail est terminé, les autres ils ont pas fini. Donc on répare tandis que eux ils avancent. »

Un réel esprit de camaraderie animait ce chantier, c'était bénéfique et paraissait éloigner pour de bon le risque que le coupable soit un simple employé. De plus leur stratégie était la bonne, juste que la qualité du bâtiment une fois érigé ne serait pas optimal, et ceci pouvait être problématique. Prenant un air faussement intrigué, Akio s'adressa à l'assemblée.

« Et votre patron, où est-il ? »

Ils rigolèrent tous, avant de dire simplement qu'ils ne l'avaient jamais vu sur le chantier, que l'homme en question, ils ne le croisaient presque pas au dépôt avant le départ le matin, qu'il n'était jamais là à leur retour. Ce qui était curieux. Il n'était donc jamais venu voir le chantier de ses yeux ? L'homme ayant exprimé son désarroi plus tôt dans la journée demanda à parler en privé au shinobi.

« Le chef du chantier, Yoshida, c'est le frère du patron. Il pourra surement vous renseigner. »

« Pourquoi me le dire à part ? C'est un secret ? »

« Yoshida est apprécié de tous, mais je sais pas, j'ai un mauvais pressentiment, je préfère pas semer la zizanie sur le chantier, je vous dis juste ce qu'il en est. »

Akio fit un geste approbateur de la tête avant de tapoter l'épaule de l'homme lui faisant face, pour lui montrer sa reconnaissance. Il le remercia et décida de partir en quête de celui qui paraissait la clé d'une bonne partie de l'affaire, Yoshida. Qui leur avait sciemment caché un détail d'une importance capitale.





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Metaru Akagi
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Sam 20 Fév 2021 - 20:33
Akagi hocha la tête aux dernieres demandes de son coéquipier. Elles tenaient la route, ce genre de manœuvre ne pouvait que leur attirer les faveurs des ouvriers. Cela les aiderait à clôturer cette affaire au plus tôt. Akio prit congés de son coéquipier sur ces derniers mots et se dirigea vers les maçons. Le metaru quant à lui comme il l’avait dit au genin, se dirigea à la rencontre des couvreurs et des peintres. Les maçons n’étant plus sur place lorsque les premiers sabotages avaient commencé, il ne devait pas y avoir de saboteur dans leur rang. Le céleste cependant pensait que ceux-ci pouvaient être liés de près ou de loin à cette affaire. Cela ne restait pas impossible, si pour une quelconque raison les maçons ayant fini leur travail revenaient sur le terrain cela voudrait dire un nouveau contrat de réparation qui pouvait apporter un pactole supplémentaire intéressant à une entreprise qui avait fini son contrat initial. Dans le cas contraire, si celle-ci avait été toujours sur le chantier l’avenant au contrat aurait été plus dur à négocier. Si c’était bien le cas Akio arriverait très certainement à tirer les vers du nez au patron de cette équipe à son insu. Cette pensée en tête Akagi récupéra un seau d’eau et du pain sur son chemin. La distance entre les denrées et les postes de travails étant grande, si le genin arrivait avec de quoi se désaltérer, il était fort à parié que n’importe quels ouvriers seraient prêt à lui parler.

Arrivant proche des couvreurs qui s’appliquaient à démonter les lambeaux d’une toiture pour recommencer un travail déjà réalisé précédemment.

Akagi les héla :

« Yo, les gars. Une ptite pause causerie ? »

Les trois couvreurs le regardèrent et constatèrent qu’il tenait un seau d’eau et du pain frais. Ils ne se firent pas prier et descendirent le voir, confortant le genin dans sa stratégie. Il poussa son avantage en annonça la bonne nouvelle qu'Akio lui avait demandé de transmettre. Le visage des membres de la petite équipe de couvreurs s'illuminèrent un instant à cette nouvelle. Akagi commença alors, sentant qu'ils seraient maintenant en bonne condition pour discuter:

« Alors, on r’commence encore un truc déjà fait. Votre patron l’est dans l’coin faut qu’j’lui parle »

« C’est moi le patron.., lança un des gars »

Un patron qui bossait avec ses gars, ça pouvait dire que deux choses. Soit l’homme était passionné par son boulot, soit il s’agissait
d’une petite société. Tendant le pain et l’eau Akagi s’exclama :

« Content d’voir qu’y a encore des patrons qui se salisse les mains, tiens ! »

Akagi laissa les couvreurs manger tranquillement et se désaltérer et ajouta :

« Alors les affaires vont mal pour qu’vous bossez sur l’chantier.. »

Le patron secoua la tête :

« Au début du chantier ça allait, mon entreprise est jeune, je l’ai créé y a un an et pourtant j’ai réussi à décrocher ce chantier! Parce que j’étais moins cher... comme je suis un petit mais aussi Kumo à apprécié la qualité de mes réalisations et le planning de départ était large pour qu’une petite équipe de couvreur puisse intervenir.. Mais maintenant .., finit l’homme blasé. »

« Maintenant faut courir partout, reprendre d’trucs normalement fait et avec l’même nombre d’gars, c’est ça ? et vous rentrez plus dans vos sous »

« Tout juste.. »

L’homme avait des cernes aux yeux ses gars semblaient l’approuver silencieusement preuve qu’une bonne entente existait dans l’équipe. Akagi les barra directement de la liste des suspects rien ici ne le mènerait au saboteur pensa-t-il. Aors qu’il allait prendre congés, l’un des deux autres couvreurs lança désabusé :

« T’façon y a bien plus qu’les maçons qui se font des tunes maintenant... »

Son chef le reprit directement :

« Arrête, les gars sont revenus pour nous aider, t’imagines sans eux ? dès qu’ils ont du temps libre ils nous aident. »

Akagi nota cependant la remarque de l’homme, qui ressemblait beaucoup au chef des couvreurs.. le genin n'était pas là pour apprendre la généalogie des ouvriers, il ne prêta donc pas plus attention à ce détail. Il poussa le bouchon sur la remarque du possible fils:

« J’irais les voir bientôt les maçons. Y sont comment les gars ? et l’patron ? »

Le troisième se décida enfin à parler, sa réponse semblant faire l’unanimité au sein de l’équipe :

« Les gars sont géniaux. Franchement comme l’a dit l’boss sans eux on serait dans la mouise.. quand ils ont pas de répa à faire ils viennent nous aider sur d’autres trucs… Le patron par contre jamais vu. »

Le chef des couvreurs ajouta :

« Je l’ai vu une fois, le jour de la signature du contrat de réparations. Il sortait du bureau de Yoshida tout sourire. Moi j’allais quémander quelques sous supplémentaires… Je peux vous dire j’avais pas le même sourire que lui en sortant… Je ne sais toujours pas comment il a négocié le gars mais il doit être vraiment bon… faudra ptet que j’engage un commercial un jour… »

Akagi ne comprit pas sa dernière remarque mais déjà un grand nombre de pièces s’emboitaient doucement. Il demanda au patron de préciser :

« Bah je veux dire.. ses gars quand ils ont pas de réparations.. Ils sont quand même sur chantier... alors c’est bien pour nous car ils nous aident mais ils seraient pas obligé... Nous on pointe la moindre minute eux semble pouvoir être sur chantier même si ils ont pas de boulot… »

Regrettant ses dernières paroles il finit :

« Enfin comme dit les gars sont géniaux sans eux ça serait la misère, ptet qu’ils ont un contrat large parce que on ne sait jamais quand le saboteur frappera. M’enfin je sais pas bref… Ecoute on va recommencer à bosser... les gars vous êtes prêt »

Les deux autres hochèrent la tête d’un seul homme semblant prêt à suivre leur chef dans les flammes de l’enfer à sa demande. Ils saluèrent Akagi qui ne manqua pas demander au patron de se présenter au lieu de rendez vous comme voulu par Akio.

Le genin à la lumière de ces dernières découvertes voulait absolument se diriger vers le bureau de Yoshida mais il s’obligea le détour par les peintres et les vitriers afin de discuter avec eux. Rien de bien intéressant cette fois-ci. Ces deux entreprises semblaient en marge du reste du chantier, ils commençaient à peine leur travail. Aucun connaissait bien le chantier pour le moment. Une fois encore Akagi passa le message d’Akio et enfin se dirigea d’un pied ferme vers le bureau de Yoshida. Le Metaru se posait mille questions, dont une très importante. Pourquoi le chef de chantier aurait contacté les autorités kumojin s’il trempait de près ou de loin dans cette affaire de sabotage ? pour anticiper car la commande émanait de la ville elle-même et tôt ou tard les retards auraient éveillés les soupçons… possible, il fallait maintenant valider l’hypothèse.

Dans tous les cas, Akagi se dirigeait maintenant vers le bureau du suspect numéro en espérant que son partenaire avait trouvé des éléments qui pointait aussi dans cette direction.

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Kentoku Akio
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Mer 24 Fév 2021 - 15:46
L'heure fatidique de la réunion approchait et cette dernière allait permettre de faire la lumière sur cette affaire. Personne ne pourrait se défiler, enfermé entre quatre murs face à leurs homologues.

Akio avait vagabondé dans le chantier jusqu'à l'approche du regroupement imposé. Il avait croisé certains ouvriers qui l'avait remercié pour les horaires aménagées de la journée. Au passage le Genin leur avait demandé si ils avaient aperçu Yoshida. Aucun ne pu lui répondre par l'affirmative, et l'un d'eux demanda par ailleurs si le Kentoku avait aperçu le dénommé Lee Kosa, ce à quoi il répondit brièvement par la négative, tout en se posant de sérieuses questions. Il ne serait donc pas présent à la réunion ? Lui le chef de chantier adoré et omniprésent ? Le Céleste semblait assez circonspect d'une telle situation, mais il n'en laissa rien transparaitre tandis qu'il revint sur ses pas pour se diriger vers le bureau. D'ailleurs au loin il pu reconnaitre la silhouette de son coéquipier, au contraire de celles des patrons, absentes.

Akio ne pu y réagir que par un rictus, symbole du peu d'estime qu'il pouvait donner à de tels personnages ne voyant que l'argent derrière les hommes qu'ils embauchaient. Rien de surprenant à ce qu'une réunion les perturbe. Saluant d'un geste de la tête son camarade, ils se dirigèrent vers la porte du bureau, tandis qu'une voix se fit entendre à l'intérieur. Levant un poing fermé et plaçant l'index sur sa bouche, le Genin approcha son oreille de l'une des fenêtres grillagées du local.

« ... Je te dis qu'ils ont compris ! Ils interrogent tout le monde, ils tournent sur le chantier à pas d'heure, impossible d'agir ! »

« Yoshida bordel ! On s'était mis d'accord, c'était carré cette histoire ! Les boites des collègues elles tournent parfaitement bien, nous on s'en met plein les fouilles et personnes bronche ! »

« Justement, c'est le moment d'arrêter non ? »

« Dès demain, mais pour le dernier coup, j'ai demandé à Lee de détruire toute la charpente ce soir, l'effondrement va ruiner une bonne partie du travail ! Après ça on répare, on prend deux semaines de travail en plus et on est bon ! »

Lee ? Détruire la charpente ? Akio comprit rapidement ce qui se jouait ici : les chefs d'entreprises de Kumo, marquées par les récents évènements, avaient décidé de joindre leurs forces pour s'enrichir sur le dos d'un village qui n'avait pas su les protéger. Le genin fixa son camarade, ils devaient décider qui irait arrêter Lee et qui attraperait les deux personnages à l'intérieur du bureau. Point positif de Akagi pour aller chercher Lee ? Il connaissait mieux le chantier et le trajet, mais le Céleste était bien plus rapide.

Ensuite ils ne savaient rien du deuxième antagoniste à l'intérieur en compagnie de Yoshida, il s'agissait surement de son frère, comme l'avait expliqué les maçons, mais aucune certitude sur ses aptitudes physiques.

Collés à la paroi, les deux genins se regardaient, réfléchissants à la situation. Les fenêtres étaient grillagées, ne restait que la porte d'entrée. Akio fit quelques mudras et un mur vint se figer derrière le seul accès du bureau, bloquant les individus à l'intérieur qui, entendant le bruit, commencèrent à s'énerver.

« Akagi, tu sais où se trouve le chantier actuel des charpentiers et à quoi ressemble le dénommé Lee, fonce, va l'arrêter ! Je m'occupe de Yoshida. On verra pour les patrons après coup avec les autorités. »

Akio se redressa en se postant devant la porte bloquée par la structure de roche. À l'intérieur, entre injures et cris, il était difficile de distinguer la moitié des mots que sortaient les deux frères. Tandis qu'il pu observer son camarade foncer vers sa destination, le genin ne pu qu'entendre un "Pousse-toi" puissant émaner du local. Un fracas plus tard, une masse vint transpercer le léger mur fait dans la précipitation, une silhouette gargantuesque en sortit, déterminée à ne pas se laisser faire. Yoshida lui était perceptible, assis dans le bureau, comme si la personne qu'ils avaient croisés plus tôt dans la journée était parti de son corps pour ne laisser qu'une loque.

« Hé les shinobi, vous êtes pas sensés nous aider nous, la population ? Nous abandonner lors de l'occupation c'était pas assez, maintenant on veut arrêter ceux qui luttent pour manger ?! »

Ayant reculé de plusieurs pas avant l'impact, Akio ne trouva étonnamment rien à redire quant aux propos utilisés. C'était cohérent et une réaction humaine. Restait cependant à régler toute cette affaire qui paraissait bien complexe humainement parlant. Tendant les mains vers son interlocuteur, paumes ouvertes pour signifier son envie de rester pacifique, il commença à s'exprimer.

« Nous sommes mandatés pour arrêter les sabotages, rien de plus. Vous savez que je vais avoir l'avantage et que je risque de vous blesser. Arrêtons nous là, venez avec moi, je vous assure que vous ne serez pas jeté en prison comme un malpropre. Vous aurez l'opportunité d'être écouté. »

« Ecoutes le ! C'est sûr qu'on s'est fait attrapé, mais ça peut encore bien se finir ! »

Cette réaction étonna le genin. Yoshida se rangeait immédiatement derrière ses arguments. Il aurait été forcé à prendre toutes ses décisions passées ? Il ne lui semblait pas être un vrai méchant, plutôt un homme dépassé par une situation. Mais il semblait que son frère ne l'entendrait pas de cette oreille, aussi le jeune homme prit des appuis solides au sol, au cas où des coups devraient partir.

« Me faire mal ? T'inquiètes pas le jeune, avec ce qu'on va faire, même si nous on plonge, les autres ils auront du travail !

« À votre place je compterai pas là-dessus, mon équipier est parti arrêter Lee, on vous a entendu en parler, du sabotage de la charpente. Donc je réitère ma proposition, posez cette masse et on s'arrête. »

Le colosse face à Akio hésita, tournant la tête vers la gauche pour espérer voir un signe que leur plan fonctionnait. Plusieurs dizaines de seconde passèrent et rien ne se faisait entendre. Personne n'avait encore bougé tandis que le patron de l'entreprise de maçonnerie se tourna vers le jeune shinobi, semblant dépassé par ses actions il laissa tomber son puissance marteau au sol, avant de se mettre à genoux et de poser ses mains sur ses cuisses. En face de lui, le Kentoku avait deux hommes au bout du rouleau, impossible de réagir comme face à des criminels, alors il resta là, face aux coupables des sabotages, sans bouger. Ils ne s'échapperaient pas, donc ils attendraient le retour de Akagi pour que les deux coéquipiers décident la suite de cette mission.

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Ven 26 Fév 2021 - 14:42
Les événements s’accéléraient. Accolés à la porte écoutant discrètement la conversation animée qui prenait place de l’autre côté de celle-ci. Les deux genins connectèrent les derniers éléments manquants à l’investigation qu’ils menaient. Tout s’éclairait, cependant le temps des conclusions seraient pour plus tard. Au détour de la conversation, les deux genins apprenaient les plans que Lee Kosa mettrait sous peu en exécution. Le Metaru commençait à se déplacer pour intercepter le fameux Lee, il savait où le trouver et était donc le mieux placé pour s’en occuper. Akio semblait hésiter cependant. Alors qu’Akagi allait partir, le Céleste qui avait fait usage d’un jutsu pour bloquer la porte, confirma finalement ce que pensait son coéquipier. Le temps n’était plus à la prudence, réalisant les mudras nécessaire Akagi relâcha le chakra raïton dans tout son être et partit tel une balle pour stopper le charpentier.

Filant tel l'éclair sur le chantier Akagi arriva rapidement sur les lieux où devait se trouver Lee Kosa. Les autres charpentiers semblaient déjà partie. Akio les ayant libérés plus tôt. Le genin chercha du regard l’ancien charpentier et fini par le trouver. Une scie à la main, sur une échelle, il s’apprêtait à couper le madrier central de la charpente du bâtiment dans lequel se trouvait Akagi. Le charpentier d’expérience saurait arrêter ses coups de scie avant l’effondrement de la structure. Celle-ci tomberait uniquement lors de la pose finale du toit par les couvreurs. Obligeant la reprise complète du bâtiment. Ce sabotage leur aurait permis à minima un à deux mois de travail supplémentaires. Le risque humain n’était pas nulle cette fois-ci par contre, la structure ne s’effondrerait que lorsque qu’une charge supplémentaire seraient posée dessus. Le toit en l’occurrence, lorsque les couvreurs seraient intervenus. Le Metaru réagit avant que le premier passage de scie ne soit entamé.

Il s’approcha rapidement de l’échelle et réalisa de nouveaux mudras. Un pilier de métal l’éleva au niveau du charpentier et il lui tapota sur l’épaule :

« Alors Lee, on est occupé ?»

Tressaillant le charpentier failli tomber de son échelle. Akagi le retint et lui fit signe de descendre tranquillement. Une fois arrivé au sol. Il lui demanda de le suivre sans faire d’histoire. La mine défaite le charpentier suivit le shinobi sans un mot. Le genin ne savait pas s’il resta silencieux pour éviter de dénoncer ses complices ou par honte. Dans tous les cas Akagi n’en avait cure. La mission donnée par l’état-major Kumojin était de découvrir ce qu’il se passait sur le chantier et de remettre aux autorités les fauteurs de troubles. Il semblait au final que l’histoire soit plus complexe que cela. Un aspect humain semblait se dégager de la scène. Cependant pour le Metaru cela importait peu, il allait écouter leur histoire mais le résultat final serait le même. Ce sera les autorités Kumojin qui décideraient de leurs sorts, tel était le fonctionnement du village. Les shinobis ne faisant pas partie de la police et ne pouvait délivrer le courroux de la justice à leur guise et s’était très bien ainsi.

Arrivant à la hauteur d’Akio il découvrit un colosse à genou devant celui-ci. Derrière lui Yoshida debout semblait dans tout ses états. Akagi d’un signe de tête intima à Lee de se placer au côté du chef de chantier. Akagi regarda Akio qui semblait immobile comme indécis sur la marche à suivre. Ou simplement attendant son coéquipier. Malgré qu’il n’ait pas assisté aux événements menant à la scène qui lui faisait face, Akagi se faisait une idée assez précise de ce qui avait dû se passer. L’ainé des genins prit alors la parole :

« Bon, laissez-moi résumer de la situation. Comme Yoshida le sait et vous l’avez surement compris maintenant nous sommes des shinobis envoyés par les autorités Kumojin afin d’arrêter le/les saboteurs d’agir sur ce chantier. »

Akagi regarda les trois hommes, le colosse gardait les yeux rivés au sol, comme s’il avait perdu toute énergie. Lee et Yoshida n’en menaient pas large, blancs comme neige. Le Metaru continua :

« Tous les trois vous avez manœuvré ensemble pour vous enrichir sur le dos du village. Si je comprends bien la situation. Notre cher M. Kosa est donc l’exécuteur sont savoir d’artisan lui permettait d’orchestrer tout type de sabotage sans mettre en danger des vies humaines qui auraient trop attiré l’attention sur vous. Vous deux les frères Amaro semblé avoir mis au point le plan. Yoshida vous aviez la confiance du village et pouviez valider les contrats sans qu’on ne vous challenge trop sur les prix. Vous pouviez ainsi passer des commandes larges à votre frère qui provisionnait les hommes pour réparer tous les dégâts engendrés par M. Kosa. J’imagine que votre frère reversait une compensation à vous et Lee pour vos efforts conjoints. J’ai tout bon ? »

Tout d’abord les trois hommes ne réagirent pas comme encore sous le coup de s’être fait prendre par les deux genins. Puis le colosse se releva et lança comme cherchant une excuse:

« On a des familles à nourrir nous, tu crois que l’occupation du Teikoku à fait du bien à nos affaires. Il fallait que je remette les choses à flot sinon je fais comment moi pour nourrir ma famille? Et le vieux Kosa tu crois qu’il était heureux d’apprendre qu’il était limogé. Pareil sa famille compte sur lui. Vous les shinobis c’est simple le village vous paie tout ! Nous on galère et dès qu’on peut se permettre de vivre décemment on se fait taper de dessus comme un clou qui dépasse…. »

Le colosse secoua la tête comme dégoutté par les shinobis et enchaina :

« Y a qu’un seul fautif dans l’histoire c’est moi. Mon frangin ne voulait pas, je lui ai pas laissé le choix. Le Kosa pareil. Laissez-les tranquille. Laissez-les retourner à leur famille. »

Akagi écouta le colosse mais ne fut pas ému par sa tirade, le tout sonnait presque faux. Il créa une paire de menotte de métal et s’approcha du géant lui plaçant sur les poignets sans qu’il n’esquisse le moindre geste :

« Ce n’est pas à nous de décider qui est fautif ou non mais je vais vous donner mon avis. Vous avez surement harangué vos partenaires comme vous le dites mais votre frère avait la confiance du village et l’a bafoué. Sans lui toute cette opération serait impossible. Pour moi c’est le principal fautif. M. Kosa lui a créé divers sabotage qui aurait pu atteindre des civils innocents. Ce n’était pas votre souhait et ce n’est pas arrivé temps mieux, mais il a agit en connaissance de cause. Etant adulte et capable de prendre ses décisions je ne vois pas en quoi il ne serait pas coupable. »

Le Metaru finit son analyse. Le village ne pouvait se reposer sur des mécréants cherchant à s’enrichir sur son dos. Soudain Yoshida explosa :

« Vous ne comprenez pas la moitié de ce qu’il se passe. La femme de mon frère à besoin de soin d’urgence et d’un lit médicalisé à plein temps...»

« Yoshida, la ferme, lui intima son frère »

« Non ça suffit maintenant, répondit Yoshida qui reprenait des couleurs, la mascarade a assez duré. Il passe son temps à travailler pour la faire survivre et pouvoir s’offrir une nourrice pour s’occuper de ses enfants pendant ces heures démentes de travail. Cet homme ne se repose jamais et c'est quelqu’un de juste et droit à qui la vie n'a pas fait cadeaux!
Son plan n’avait d’autres but que de pouvoir acheter un médicament venant d’une ile proche de Kumo. Lee ayant perdu son travail avait besoin de fond pour s’assurer une retraite tranquille.

On se connait tous les trois depuis longtemps. C’est le vieux Lee qui nous a appris les rudiments du métier. Quand mon frère m’a parlé de ce médicament, il a mis en place ce plan que j’ai accepté de suite sans broncher et Lee aussi. Il fallait qu’on aide notre famille. Car nous sommes une famille. Vous ne feriez pas pareil pour la vôtre ? »


Cette question fit réfléchir Akagi un instant, sa fidélité pour le clan Metaru contre sa fidélité pour Kumo. Voilà un choix cornélien. C'est un choix similaire que Yoshida avait dû faire et apparemment il n’y avait pas eu de place à l’incertitude dans son esprit. Le genin lui ne préférait pas y penser tellement cela impliquait de choses. Il garda cette question en tête pour plus tard afin d’estimer s’il saurait faire un choix clair et sans équivoque. Puis créa deux menottes supplémentaires et rétorqua sincère :

« Je suis navré d’entendre vos mésaventures. Comme je vous le disais plus tôt ce n’est pas nous qui déciderons de votre sort. Nous allons maintenant vous emmenez au quartier général de la police du village. Où nous donnerons notre rapport et vous pourrez expliquer vos motifs en détails une nouvelle fois. Un conseil soyez honnête comme Yoshida vient de le faire, cela ne pourra que vous aider.»

Plaçant les menottes sur Yoshida et Lee. Akagi regarda Akio qui était resté silencieux jusqu’ici. Dans cette affaire, il ne fallait pas laisser la place au sentiment. Oui, la situation de la famille du géant était triste, oui le genin comprenait les raisons des criminels mais les faits restaient les mêmes et la justice devait rester inflexible. La police de Kumo était la seule habilité à rendre un verdict et Akagi ne donnerait que toute la vérité à celle-ci. Rien de moins, rien de plus. Par contre si il pouvait venir en aide à un camarade Kumojin il le ferait et alors qu’il s’apprêtait à partir Akagi fit signe à Akio :

« Akio, emmène Yoshida et Lee à la sortie du chantier. Je te rattrape avec le dernier sous peu. »

Une fois seul, Akagi regarda le colosse et lui demanda de lui préciser son prénom, son adresse et le médicament qu’il souhaitait transmettre à sa femme. Il promit au géant de faire son possible pour faire administrer celui-ci à sa femme et de le tenir informé une fois fait. Le genin devrait passé par l’hopital de kumo ou par les anciens chez les Metarus mais il se débrouillerait. Le Metaru était sûr que le village ne laisserait pas tomber l’une de ses citoyennes dans le besoin. Akagi n’avait pas voulu qu’Akio participe à cet échange car il avait cru voir une hésitation dans son regard alors qu’il revenait avec Lee du chantier des charpentiers. Bien qu’ils étaient tous deux genins, Akagi presque trentenaire avait sentit qu’il devait prendre les devants et faire figure d’autorité en gardant en apparence la ligne de conduite nominal à adopter dans ce genre de situation.

Rattrapant Akio avec le colosse, ils continuèrent leur chemin vers la bâtisse de la police du village afin de délivrer les saboteurs et de donner leur rapport.

Techniques utilisées:
 

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KUMO:
 
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TOUT UN CHANTIER [Mission rang C - Ft Kentoku Akio]

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