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Metaru Hideko
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Sam 16 Jan 2021 - 19:36

Plongée dans un sommeil réparateur, Hideko fut tirée de ses rêves par la douce caresse des rayons du soleil. Son visage se contracta, ses yeux s’ouvrirent péniblement ; son bras vint à la rencontre de son visage et vint masser ses paupières. Elle se plaça sur le côté, dos à la fenêtre et resta ainsi plusieurs minutes. Son esprit enfin éveillé, elle posa son bras sur le matelas, retira sa couette et se redressa, ses jambes placées sur le bord. Son regard parcourut la pièce de son nouvel appartement. Tout cela lui paraissait encore bien étrange. Jamais elle n’avait vécu par elle même, jamais elle n’avait vécu en ville et jamais elle n’avait habité dans un appartement. Aujourd’hui elle se retrouvait en ce lieu qui était maintenant le sien.
Son nouveau chez elle se composait d’une chambre, d’un salon cuisine et d’une salle de bain. Le mobilier était encore très sommaire avec seulement dans la chambre, deux lits et une armoire. Hideko n’avait pas encore les moyens de se payer plus. Sa maison d’enfance avait toujours été la seule chose qu’elle avait connu. Héritée de génération en génération, elle accumulait les meubles et traces de tous ceux qui l’avait précédée. Elle l’avait vendue, ainsi que tous les biens. Hideko ne voulait pas être liée à ce passé. Elle n’avait conservé que les affaires d’Aya, sa petite-sœur. Cet appartement était un tableau totalement différent, un lieu qui ne portait aucune trace, n’avait aucune odeur. Un lieu nouveau.
Le second lit était pour Aya, qu’elle espérait pouvoir accueillir bientôt. Son rétablissement était en bonne voie, bien plus rapide que celui de Hideko. Son jeune âge devait aider, à n’en pas douter. Cependant les fractures psychologiques qui lui restaient étaient là et ne s’estomperaient pas d’aussitôt.
Les hôpitaux ont ça de particulier qu’ils se ressemblent tous. Ils ont tous cette odeur de l’hôpital : un mélange de nettoyants, de produits chimiques et de corps malades. Les murs blancs s’accordaient avec les sols blancs et les plafonds blancs. La nourriture y était aseptisée, fade, sans intérêt. Ils remplissaient parfaitement leur rôle pour guérir les corps, mais n’aidait en rien à guérir les esprits.
Bientôt Hideko pourrait la prendre sous son aile. Tout est déjà prêt pour son arrivée : ses vêtements, ses jouets, ses souvenirs ; il ne manquait plus qu’elle. Cependant elle devrait souvent s’absenter pour remplir les tâches qui incombaient à sa nouvelle fonction. La liberté avait un prix et ça Hideko l’avait bien compris. Elle espérait que sa nouvelle école lui plairait, qu’elle s’y ferait de nouveaux amis, une nouvelle vie. Il ne manquait plus qu’Aya pour que cette toile prenne forme.
Hideko ferma les yeux quelques secondes et prit une profonde inspiration. Aujourd’hui était un grand jour. Aujourd’hui elle allait assister à l’accueil des nouveaux shinobis. Aujourd’hui les papiers qu’elle avait rempli prendraient sens. Aujourd’hui le combat qu’elle menait prenait forme. Elle se leva sous l’impulsion d’une seconde inspiration puis se prépara assidûment. Hideko veilla à ne rien oublier : un haut à manche courte et un short noir pour tenue, des mitaines pour protéger ses mains et son bandeau fixé à son épaule gauche ; une sacoche équipée de tout le nécessaire ainsi que les papiers qu’elle devait encore remplir. Tout était prêt, elle pouvait partir.


Le pas de la porte franchit, elle la referma puis la verrouilla. Elle descendit les marches menant au rez de chaussé puis s’engagea dans la ruelle en direction du centre shinobi. L’anxiété l’envahie peu à peu devant cet inconnu vers lequel elle se dirigeait. Une anxiété qui se mêlait à l’impatience et l’envie.
Arrivée sur les lieux avec un peu d’avance, elle balaya du regard tous les gens qui étaient autour d’elle, tâchant de mémoriser toutes les têtes qui allaient bientôt devenir ses compagnons d’armes. Bientôt elle les dépasserait tous. Bientôt elle serait la plus forte car jamais elle n’accepterait de se voir à nouveau privée de sa liberté. Quel qu’en soit le prix.
Des regards se posèrent sur elle, la dévisageant. Ses jambes, bien que guéries, portaient de très nombreuses cicatrices. Hideko avait choisi de ne pas les faire disparaître. Des soins adaptés, bien que lourds, auraient pu en venir à bout afin d’effacer toute trace de son traumatisme. Mais ce traumatisme faisait sa force. Son accident avait rompu ses chaînes. Elle en était la preuve vivante ; ses jambes en étaient la preuve visible.


Deux hommes et une femme montèrent sur une estrade devant le groupe et saluèrent les nouveaux genins. Le discours encourageant eut tôt fait de faire disparaître les doutes et peurs des élèves jusqu’à ce que la dure réalité soit annoncée. Parmi le petit groupe, plus de la moitié ne survivra pas. Plus de la moitié sera mort d’ici cinq ans. Les faibles mourront tandis que les forts survivront. Hideko ferait partie des forts. Les regards oscillèrent entre la crainte et la détermination. Celui de la jeune femme ne laissa apparaître aucun doute.


Le discours terminé, les genins se regroupèrent par affinités avant que la suite des événements ne prenne place. Tous se connaissaient déjà, ils étaient fils de ou filles de et traînaient tous ensemble depuis leur plus jeune âge. Hideko était l’élément perturbateur – plus âgé que tous ici présents – qui ne connaissait et ne s’était liée à personne. Des enfants et des adolescents avec lesquels il serait difficile de devenir ami, mais peut-être que dans d’autres promotions il en était autrement.
La solitude l’incommodait et elle commença à observer les alentours pour s’occuper l’esprit. Elle vit un petit banc caché par un bosquet et s’y dirigea aussitôt afin d’y trouver un peu de tranquillité.
A peine assise elle vit un homme, vers qui tous les regards se portèrent, se diriger vers elle. Cet homme dégageait une aura de puissance et de confiance qui en inspirait de même vers ceux qui l’observaient. Hideko ne le reconnut pas. Jamais encore elle ne l’avait rencontré, jamais elle ne l’avait vu. Elle le vit s’asseoir à côté d’elle et se leva aussitôt. Il devait s’agir d’un Chunin, peut-être même d’un Juunin et elle lui devait donc respect. Elle s’inclina poliment et le salua.


- « Bonjour monsieur. Je m’appelle Metaru Hideko, je viens d’intégrer les rangs du village. Puis-je me permettre de demander qui vous êtes ? Vous semblez attirer une forte attention, tous les regards sont sur vous. »



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Dim 17 Jan 2021 - 21:57

Plus les jours avançaient et plus Raizen réalisait à quel point être l’ombre d’un village pouvait être particulier. Tout aussi lourd en responsabilité qu’intéressant, il faisait partie de ceux qui baignaient dans le feu de l’action, vivant ainsi de l’urgence, mais aussi de la patience, un mélange aussi éclectique que réconfortant.

Ainsi, bien qu’il pouvait se contenter de s’occuper des tâches administratives & d’être présent lors des grandes réunions, le Meikyû semblait étrangement porté à vouloir opter pour une approche beaucoup plus équilibrée. Se permettant ainsi d’avoir une approche plutôt humaine, de temps à autre, il tenait à accomplir certaines tâches qui pour plusieurs n’étaient pas vraiment stratégiques, mais demeuraient importantes.

Après tout, si Kumo était dans un régime relativement diplomatique, il était tout en son intérêt de n’être présent que pour faire bien parler de lui. Pourtant, en ce jour, il venait d’assister à certains discours visant à encourager les nouveaux genins, le futur de Kumo.

Ayant été genin lui aussi, il savait à quel point il pouvait être important d’avoir une cible ou plutôt un objectif. Ainsi, au lieu de les laisser baigner dans un environnement qui pouvait tout aussi être inspirant que non inspirant pour eux, en ce jour, Raizen avait décidé d’y ajouter son grain de sel. Se présentant ainsi pour observer, mais aussi participer d’une manière quelque peu discrète, il prit le temps de se poser sur un banc afin de ne pas être trop intrusif en ces débuts.

Se faisant d’ailleurs remarquer, le tout semblait lui faire ni chaud ni froid, comme s’il était devenu habitué malgré lui. Était-il hautain pour autant ? Pas vraiment, tout comme il appréciait certains avantages qui venaient avec le fait d’être connu, il devait avouer apprécier tout autant être seul par moment.

Ainsi, il ne pouvait masquer la possibilité qu’il ait changé d’apparence à quelques reprises pendant le mois pour porter un regard observateur sur certains éléments au sein du village sous un regard nouveau et différent.

-Enchanté Hideko, je suis ravi de faire ta connaissance. Sinon, ne t’en fais pas, tu peux t’asseoir, les formalités ne sont pas forcément importantes, je ne suis que de passage.

Affichant un bref sourire alors qu’il salua d’un bref geste de la tête les autres genins un peu plus loin, il devait avouer que ce n’était pas tous les jours qu’il n’était pas reconnu sous sa véritable apparence. Pourtant, c’était bien le cas, signe qu’il pouvait possiblement profiter d’une discussion sans la moindre dose de politesse démesurée.

-Je ne suis qu’un homme parmi tant d’autres qui vient observer la relève et qui est possiblement nostalgique sachant qu’il y a quelques années j’y étais…

Poursuivant sur cette même ligne directrice, il prit tout de même le temps d’annoncer son nom. Ne se préoccupant pas forcément du fait qu’elle le reconnaitrait possiblement, par mesure de respect, il préférait annoncer son prénom plutôt que de jouer la carte du mystère au risque d’être perçu comme étant impoli.

-Dis-moi Hideko, si tu me permets que je te tutoie, qu’est qui t’amène à vouloir devenir un shinobi et t’investir pour ce village si ce n’est pas indiscret ?

Malgré le mystère qui planait possiblement toujours autour de sa personne, la nature curieuse même du Meikyû demeurait inchangée. Ainsi, grand comme petits, il n’allait pas reculer devant la possibilité d’avoir une conversation intéressante avec un membre de la grande famille qu’était Kumo.

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Metaru Hideko
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Mar 19 Jan 2021 - 10:48

L’homme répondit poliment et invita Hideko à se rasseoir. Les convenances ne lui étaient guère importantes. Sa voix puissante, sa posture droite, son assurance, tout de lui dégageait du charisme. Hideko se sentait troublée. Elle doutait. La jeune femme ne savait pas comment réagir. Jamais elle n’avait rencontré de personne d’importance auparavant. Le genre de personne qu’elle désirait ardemment devenir ; une personne de pouvoir.
Hideko lui rendit son sourire et l’observa attentivement. Il salua les genins d’un simple hochement de tête, mais ceux-là continuèrent à le dévisager maladroitement. Il était calme, confiant. Les jeunes tentèrent – sans succès – de paraître trop insistant. Il se présenta sous le nom de Raizen. C’était un homme de passage qui souhaitait observer le futur du village ; les futurs éléments qui composeraient sa lame et son bouclier. Lui-même était passé par ses rangs il y a quelques années. A cette dernière précision, les battements de Hideko s’intensifièrent. Quelques années seulement ? Alors elle aussi pouvait y parvenir. Hideko ne voulait plus perdre de temps, elle ne voulait plus attendre. La jeune femme était déterminée à tout faire pour pleinement gagner sa liberté et ne plus être aux ordres de personne. Un jour, ce sera elle qui ordonnera. Un jour, ce sera elle que les gens respecteront, craindront. En attendant, elle devait travailler, étudier, s’entraîner. Elle avait tant d’années à rattraper que l’idée de perdre du temps lui était insoutenable. Elle dissimulait son impatiente, gardant tout pour elle même.
Raizen lui demanda l’autorisation de la tutoyer. Une demande purement formelle qui ne laissait aucune place à un refus. Cela la dérangeait, mais elle n’en laissa rien paraître. Elle lui devait respect et obéissance. Tous deux se tutoieraient donc. Ce nom ne lui était pas inconnu. Elle fouilla sa mémoire à la recherche de la vérité qui se dérobait d’elle, sans succès. Cette information lui reviendrait bientôt, elle le savait. En attendant, elle agirait comme elle le faisait toujours.
L’homme l’interrogea sur ses motivations. Hideko prit quelques secondes de réflexion afin d’ordonner sa pensée.


- « J’ai côtoyé la mort il y a six mois de cela. Je souhaite devenir puissante afin de pouvoir me défendre face à ceux qui tenteraient à nouveau de pousser dans la tombe. »

Son désir était simple, son traumatisme profond, ses abysses insondables. Hideko savait pourquoi elle agissait ainsi. Peu importait. Nombreuses étaient les raisons qui l’avaient pousser à devenir shinobi, celle qu’elle avait énoncée était la première.

« Concernant Kumo, ce sont des shinobis de Kumo qui m’ont sauvé. C’est donc à Kumo que je servirai. »


Hideko n’était pas attaché à ce village où elle n’avait jamais vécu ; elle était attaché aux gens qu’elle devait protéger. Sa sœur, ses deux cousines, sa tante. La seule famille qui lui restait, la femme qui avait sauvé sa petite-sœur et les deux seules personnes qui s’étaient inquiétées de son état. Toutes du clans Metaru.
Soudain, Hideko se remémora. Meikyû Raizen, le Yondaime Kazekage, chef suprême du village. La jeune femme dut réprimer une violente envie de se lever. Si le Yondaime lui avait demandé de ne pas faire de formalités alors c’est qu’il souhaitait qu’il en soit ainsi. La morsure du froid s’attaqua à ses mains moites. Elle les laissa immobiles sur ses cuisses, cachant au mieux son inconfort. Pouvait-elle se permettre de parler avec lui ? De lui poser les questions ? Encore fois, la jeune femme se dit que si l’homme lui avait demandé de ne pas faire de formalités, c’était qu’il désirait parler d’égal à égal. Il en serait donc ainsi.


- « Et toi Yondaime ? Quelles sont les motivations qui vous ont poussés à devenir ninja et t’investir pour le village ?

Le tutoiement était si difficile, si forcé, qu’elle ne pu s’empêcher un lapsus maladroit.

« Qu’est-ce qui t’a poussé à devenir le chef de tout ces gens et de moi-même ? »


Quelles étaient les raisons qui avaient poussés cet homme si puissant à accéder à une telle fonction, un tel prestige ? Hideko se dit qu’il devait tout savoir d’elle. Ou plutôt il ne devait rien savoir d’elle, elle n’était rien, mais il devait pouvoir tout savoir sur elle. Mentir, cacher, esquiver, serait donc peine perdue. Tout ce qui avait pu être vu, entendu, analysée sur Hideko devait être écrit sur un dossier. Ce dossier devait s’empiler avec les autres dans ses armoires, peut-être, avec chance, sur son bureau.



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Lun 25 Jan 2021 - 4:37


Écoutant attentivement son récit, le Meikyû devait avouer comprendre les motifs qui l’avaient mené à l’académie. Nombreuses étaient les raisons qui incitaient les gens à s’enrôler. Toutefois, certaines étaient nettement plus marquantes et beaucoup plus intenses si l’on veut.

Représentant ainsi une situation dans laquelle frôler la mort avait représenté son élément déclencheur, si l’on veut, une personne ne devenait pas forcément un guerrier du jour au lendemain. S’il était faisable d’évoluer de la sorte à travers le temps, pour qu’un type de déclic ait un tel impact sur quelqu’un, il fallait bien évidemment que l’âme guerrière soit déjà présente chez elle.

Ainsi, le tout n’avait fort probablement fait que réveiller une facette de sa personnalité, ni plus ni moins…

Souriant lorsqu’elle fit référence à son titre, une légère moue déçue migra finalement sur son faciès le temps d’un moment avant qu’elle fasse suite au sérieux de la discussion.

-Je dirais que c’est mon désir de m’investir pour le village qui m’a poussé à me présenter pour le représenter. Même si j’ai le rôle de Chef, je ne me considère pas comme un dirigeant suprême, mais bien comme une roue dans le tout que forme et représente Kumo. Si l’on veut, j’ai immigré lorsque j’étais plus jeune à Kumo, car mes parents avaient l’espoir que je puisse me développer dans un milieu ouvert et évolutif plus que je n’aurais pu le faire si j’étais resté à Kaze… Ainsi, au fur et à mesure de mon évolution, j’ai compris tout le charme qu’il y avait dans les fondements mêmes de la culture Kaminarijine quitte à moi-même finir par y adhérer totalement…

Se tournant vers elle, il lui fit un nouveau sourire.

-Donc, Kumo aussi a été mon sauveur d’une manière ou plutôt mon tremplin vers le progrès… et c’est justement cela que je souhaite favoriser auprès de tous.

S’arrêtant temporairement après avoir partagé rapidement son histoire, son attention se reporta sur la jeune femme.

-Et garantir la sécurité des habitants de ce pays est la grande priorité afin que nous puissions réellement dépasser et exploiter notre potentiel pour le bien-être commun. Ainsi, je suis désolé si tu as presque frôlé la mort, mais je me vois réjoui de savoir que les protocoles de défenses adoptés ont eu un certain effet.

Légèrement songeur, ce n’était pas tous les jours qu’on avait un témoignage en direct des répercussions issues de la mise en place de certaines mesures de sécurité…

-Par contre, j’imagine que devenir plus forte et plus puissante représente un moyen de te protéger, mais aussi de remercier les shinobis t’ayant protégé. Par contre, au-delà de tout cela, qu’est qui te motives et à quoi rêves-tu Metaru Hideko ?

Préférant transposer la question sur l’objet de son désir : comprendre sa vision, le Meikyû n’eut aucun mal à bifurquer dans une direction distincte. Après tout, devenir shinobi et fort était une fondation. Or, il devait bel et bien y avoir un tremplin vers lequel elle comptait entreprendre. Autrement, ce serait prendre l'équation à l'envers. Bon qu'un court moment, cette poursuite allait rapidement s'effriter à travers le temps, au risque de voir sa motivation fluctuer beaucoup trop souvent au fur et à mesure qu’elle rencontrerait des créatures plus puissantes les unes que les autres… Après tout, même lorsqu'on croyait être arrivé au sommet, il y avait toujours une créature plus dangereuse et plus forte que soi. Raizen en avait d'ailleurs eu un avant-goût en rencontrant les autres pactisant de l'ordre du corbeau. Bien qu'il se débrouillait, ils étaient tous des monstres d'une autre ligue...

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Metaru Hideko
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Mer 27 Jan 2021 - 17:29

Le Yondaime semblait déçue que son interlocutrice ne la reconnaisse. Hideko se dit qu’elle aurait dû faire semblant, mais cela lui était impossible. Bien qu’elle ne fût pas impressionnable, il s’agissait tout de même du Yondaime. La jeune femme ne pouvait faire comme si de rien était, elle qui venait tout juste d’intégrer les rangs de l’armée. Son pied se posait tout juste sur la première barre de l’échelle et elle avait devant elle celui qui s’y trouvait au sommet. Les battements de son cœur s’accélérèrent. Elle dut se concentrer de toutes ses forces pour rester assise et ne pas réagir davantage.
Raizen partagea ses motivations. Une émotion aussi simple mais puissante que le désir l’avait poussé à devenir Kage ; le désir de s’investir pour son village. Pourtant il ne se voyait pas comme un chef suprême. Raizen se voyait comme la roue qui permettait de faire fonctionner Kumo. Ainsi il permettait au village d’avancer tout en le guidant dans le bon sens. Les interprétation de ses paroles pouvaient être aussi nombreuses. Hideko comprenait cependant où il voulait en venir.
Immigré, il était originaire du pays du vent. Ses parents désiraient un meilleur futur pour lui et Kumo représentait ce futur plein d’espoir. Hideko ne comprit pas bien s’il avait immigré avec ou sans ses parents, mais cela importait peu. C’étaient ses parents qui l’avaient poussé à prendre ce risque pour lui donner la liberté de choisir son futur. Pour Hideko qui n’avait toujours eu pour liberté que de penser, de tels parents lui semblait totalement anormaux. Bien qu’elle n’ignorât pas cette possibilité, elle avait, pour la première fois, la chance de rencontrer quelqu’un dont les parents avaient participé à sa réussite. Une histoire totalement opposée à la sienne.
Raizen avait su s’intégrer au Pays de la Foudre. Il s’était approprié sa culture jusqu’à devenir lui-même un Kaminarijine : il s’était parfaitement intégré. Les immigrations, bien que nombreuses, s’effectuaient le plus souvent entre régions voisines. Rares étaient ceux qui venaient de terres si lointaines et plus rare encore ceux qui restaient dans leur d’adoption.
Il lui sourit. Kumo l’avait sauvé et lui avait permis de se développer. Raizen payait ainsi sa dette au village. Il en était de même pour Hideko, bien qu’elle refusât de donner tant de crédit au village. Sa rancune envers son clan était tenace. Elle en voulait à la terre entière pour les souffrances qu’elle avait vécu. Cette colère sourde brouillait son regard.
Garantir aux habitants du village paix et sécurité était son objectif premier. Il s’excusa pour les souffrances qu’elle avait vécue mais se félicita que ses décisions aient permis de sauver sa petite sœur. Hideko n’avait, encore une fois, pas un avis aussi favorable envers le village. Ce n’était pas des shinobis qui l’avaient retrouvé, mais des caravaniers et des médecins l’avaient sauvée. C’étaient cependant bel et bien des shinobis qui avaient sauvé Aya. Hideko ne pouvait s’empêcher de se demander pourquoi le Kage, pourtant si immensément puissant, se contentait de protéger un seul village. Pourquoi ne pas protéger Kaminari tout entier ? Pourquoi se contenter d’une demi-mesure ? Hideko ne cessait de se répéter ces questions.


Les raisons qui la poussaient à vouloir devenir plus puissante étaient nombreuses. Une seule était réellement responsable de la flamme qui l’animait. Une flamme qui était capable de se transformer en brasier et de l’engloutir.
Hideko prit le temps de réfléchir à la question de son interlocuteur. Pouvait-elle se permettre d’être franche ? Ne risquait-elle pas d’attirer sur elle un regard désapprobateur ? Voir pire, de se faire renvoyer ? Hideko ne voyait pas Kumo comme l’unique tremplin lui permettant d’atteindre sa liberté : d’autres pays, d’autres organisations l’accepteraient dans ses rangs si elle leur montrait son potentiel. Elle était cependant attaché au village, bien qu’elle ne refusât de se l’admettre.

- « Je rêve de liberté. Je veux être libre, indépendante. Je ne veux avoir de compte à personne. Je veux être assez puissante pour trouver la paix. »

Ces quelques mots sortirent naturellement. Son ton laissait entrevoir sa détermination ; la volonté d’une personne qui venait de découvrir la liberté et qui refusait de la laisser s’échapper.
Hideko avait été franche. Elle espérait ne pas le regretter dans le futur et comptait sur la sagesse et la clairvoyance de Raizen pour ne pas se faire de conclusions hâtives. Les voies que pouvaient prendre Hideko pour parvenir à son objectif étaient nombreuses, mais toutes passaient par les armes.

« La mort de mes parents me peine énormément et je suis heureuse que ma sœur soit encore en vie. »

La mort de son père lui était cependant totalement sans valeur. Elle avait échangé un père violent et dominateur contre une nouvelle vie. Hideko ne le regrettait aucunement.

« Lors de mon accident, je suis passé tout près de la mort. Je pourrai même dire que j’ai rencontré la faucheuse et son souffle glacial qui me gelait tout entière. De très près. La prochaine fois, je veux être capable de me battre pour survivre. Je ne veux pas avoir pour seul choix de fuir. Je veux choisir. »

Protéger cette liberté nouvellement acquise l’obsédait.

« Bien que ça ne me rende triste, que mes parents soient morts je veux dire, je peux enfin faire mes propres choix, prendre mes propres décisions. Je suis devenue libre mais je suis bien consciente que ce n’est qu’une illusion. Je veux que ce soit plus qu’une illusion : je veux que ce soit réel. Je veux gagner ma liberté et je pense que c’est en devenant puissante que je pourrai m’affranchir de toutes les chaines qui me retiennent. »



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Lun 8 Fév 2021 - 0:30

Attentif aux paroles et au non verbal de la jeune femme, le Meikyû fut légèrement surpris de l’entendre parler de liberté et d'indépendance. Lui faisant soudainement penser à des idéaux et des paroles qu’il avait déjà prononcées il y a de cela assez longtemps, le Meikyû ne pouvait s’empêcher de se revoir un peu plus jeune. Toutefois, cette vision fut promptement éclipsée par la mention en rapport à la mort de ses parents.

Compatissant de cette tragédie, le chef du village gardait le contact visuel avec celle-ci, affrontant la dure réalité qu’elle avait forcément du traverser. Étant encore victime des effets à ce jour, il ne pouvait prétendre la comprendre en totalité. Ayant lui-même perdu son paternel, les circonstances avaient tout de même été suffisamment différentes pour qu’il n’ose même pas penser à faire le moindre soupçon d'empathie maladroite. Au contraire, il avait le respect de faire preuve de compassion d'un regard externe.

-Tes paroles me font beaucoup penser à mes propres objectifs d’il y a cela moins de trois ans. Je voulais être suffisamment puissant pour influencer la situation de notre monde, mais aussi pour me sentir libre de mes choix et de mes décisions...afin d’obtenir l’ultime indépendance…

Décrochant son regard de celle-ci, il leva soudainement les yeux vers le ciel avant de la regarder à nouveau.

-Au-delà d’avoir monté les échelons et d’être devenu puissant, s’il y a bien un des éléments que j’ai appris, c’est bel et bien que la liberté commence à l’intérieur de nous. Seulement au moment où nous accepterons de prendre en main notre futur et notre vie, nous pourrons nous donner l’opportunité d’exploiter le potentiel de vivre nos ambitions.

Bien que simples et faciles, ses paroles étaient tout de même beaucoup plus profondes qu’aux premiers abords.

-Une fois cela fait, je n’ai aucun doute que tu sauras croître pour atteindre tes objectifs et désirs les plus chers. J’en profite tout de même pour exprimer mes sincères excuses et condoléances par rapport au décès de tes parents. Au-delà d’être Chef de Village, j’aspire à ce que la paix et la sécurité règne au sein de Kumo, mais aussi de Kaminari et du reste du Yuukan… Si la guerre et les événements difficiles nous permettent d’évoluer, elles ruinent aussi bien des éléments de manière injustifiés.

Se permettant de prendre en charge le fait qu’il prenait son malheur comme l’une de ses nombreuses responsabilités, à titre d’ombre, il devait prendre sa part de responsabilité dans tout cela tout en l’aidant à voir plus loin et se projeter.

-Je ne connais pas la relation que tu avais avec tes parents sachant que tu te considères dorénavant libre. Toutefois, je pense qu’il est important de voir au-delà de la liberté et des chaînes qui parfois nous marquent plus qu'on le pense. Si j’espère que tu arriveras à te défaire de ses éléments qui te contiennent, je souhaite sincèrement que tu gardes toujours en tête tes rêves les plus chers et les motifs pour lesquels tu veux être libre, car bien souvent, c’est ce qui te motivera à aller plus loin et te dépasser, au-delà de te détacher complètement de ce qui semble te freiner.

Redescendant sur terre, il nuança tout de même ses propos.

-Après, les chaînes qui nous affectent sont bien souvent plus omniprésentes qu’on l’aimerait et parfois bien plus qu’un étranger pourrait le percevoir. Ainsi, j’espère que les infrastructures en place et la communauté qu’est la nation Kumojine t'aideront à te départir de tes chaînes, croître et réaliser tes désirs les plus chers.

Marquant une pause, la situation était relativement triste… ce qui pouvait lui ressembler par moment. Or, si son rôle était de nourrir les pistes de réflexion , son rôle était aussi de permettre aux autres de se projeter.

-Au final, que comptes-tu devenir Hideko ? N’est-ce pas là l’essentiel ?

Ainsi, bifurquant légèrement sur des éléments qui servaient de fil conducteur vers le futur, il espérait qu’elle comprendrait la subtilité de ce qu’il apportait à la discussion. Après tout, venant de Kaze, il avait vu bon nombre d’esclaves réussir à obtenir leurs libertés contre le Colisée pour finalement terminer plus perdus qu’à la base sachant que leur ultime but était le moyen, pas la finalité du moyen. Résultat, certains finissaient même par retourner au Colisée tandis que d'autres sombraient dans de mauvaises affaires. Certains trouvaient une nouvelle mission, mais il y avait beaucoup trop de hasard pour beaucoup trop de potentiel dans tout cela.

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Lun 8 Fév 2021 - 11:16

S’ouvrir à un inconnu n’était pas une habitude de Hideko. Jamais encore – ou presque – elle n’avait confié une partie, aussi petite soit elle, de ses réelles intentions, de ce qui la poussait à avancer. Seule Mairu était l’exception.
Raizen n’était cependant pas n’importe qui. Une aura se dégageait de cet homme, un charisme qui poussait Hideko à lui faire confiance, à s’ouvrir, à s’expliquer et à se justifier. Pour autant, elle ne voulait pas lui donner toutes les clés. Hideko ne voulait pas prendre le risque de faire un faux pas, d’en dire trop. Aussi, elle se répéta ses dernières paroles dans son esprit, les décortiquant afin de se rassurer.
Le Raikage se retrouva dans les paroles de Hideko. Trois ans plus tôt, lui-même désirait devenir plus puissant pour pouvoir jouer dans la partie d’échec qu’était le monde ; pouvoir l’influencer et le guider. Il désirait également pouvoir être libre de ses choix et de ses décisions, afin d’obtenir, ce qu’il appelait l’ultime indépendance. Cette expression parla à Hideko, car pour elle aussi il s’agissait de l’ultime indépendance : pouvoir être libre de ses choix et de ses décisions. Les deux Shinobi, bien que fondamentalement différent de par leurs histoires et leurs positions, nourrissaient des rêves communs.
Les yeux de Raizen se levèrent au ciel, comme pour visualiser ce rêve qu’était le leur. Hideko l’imita.
Il voulait partager son expérience avec elle, ce que Hideko accueillait à bras ouverts. Pour lui, la vraie liberté commençait à l’intérieur de soi. Plus que de la désirer et de la trouver à travers des artefacts physiques, il fallait la chercher en soi-même. Pour pouvoir parvenir à ses objectifs, il fallait accepter d’en payer le prix, de se prendre en main et de fournir les efforts nécessaires pour les rendre réels. Pour pouvoir vivre ses rêves il fallait accepter d’affronter la vie. C’était seulement par cette voie qu’il pensait possible d’y parvenir.
Raizen présenta ses condoléances, conscient qu’il était aussi lié, d’une manière ou d’une autre de part son rôle de Raikage, à la mort de ses parents.
Il avait compris que les parents de Hideko n’étaient pas ceux qui lui auraient permis de réaliser son rêve, puisqu’ils étaient – plus particulièrement son père – ceux qui l’en empêchait. Il faudrait à Hideko voir au-delà de ce qui lui barrait la route, en l’occurrence la cage dorée qu’était le cocon familial, tout en n’oubliant pas qui elle était et quels étaient ses rêves. Raizen lui expliqua que ce n’était pas tant se défaire de ses chaînes qui lui permettrait d’être libre que de nourrir ce désir et de le poursuivre, au-delà de son passé.
Ainsi, il espérait que le village et tout ce qu’il représentait lui permettrait d’y parvenir.
Hideko ne comprit pas toute la profondeur de ses propos, fusse-t-il seulement possible de les comprendre en si peu de temps. Pour autant, elle parvenait à saisir ses idées et espérait elle aussi que le village lui permettrait de se défaire de ses chaînes et de gagner sa liberté. Elle ne pouvait cependant se détâcher de l’idée qu’être Shinobi de Kumo l’enchaînait à jamais à son destin. Hideko était de toute façon liée à Kumo par son passé, son histoire, son sang et sa sœur. Bien qu’elle refuse de le voir, la jeune femme avait ses racines profondément ancrées dans cette terre. Les arracher serait une souffrance qu’elle ne pourrait imaginer, une souffrance qu’elle ne voulait pas imaginer. Le désir ardant qui brûlait en elle ne pouvait se contenter de se limiter à certaines options. Éviter les souffrances serait comme éviter les problèmes, fuir devant les obstacles, s’éloigner de ses rêves. Son rêve ne saurait souffrir d’un échec, aussi élevé le prix puisse-t-il être. Hideko le croyait fermement.


Qu’est-ce que Hideko souhaitait devenir ? Pour Raizen, là était l’essentiel. A peine au début de son périple, Hideko ne savait quoi répondre. Elle ne savait pas ce qu’elle voulait être, au-delà de ce rêve de liberté. Les choix étaient innombrables, les possibilités infinies, allant du rôle de Kage à une mort prématurée qui mettrait fin à son histoire, comme la faucheuse avait pu mettre fin à tant d’autres rêves.

- « Je ne sais pas. Aujourd’hui, je ne peux pas répondre à cette question, je ne sais pas ce que je veux devenir. Je sais juste que je veux être libre : libre de vivre ma vie. »
Hideko n’étaient pas de ceux qui avaient toujours nourri le rêve de venir quelqu’un ou quelque chose. Nombreux étaient les shinobis qui désiraient devenir Kage ou Sannin, mais très rares étaient ceux qui y parvenaient.

« Je pense comprendre ce que vous voulez dire. Je suis libre maintenant, ou plutôt je dis que je le suis mais je ne pense pas l’être. Je ne me sens pas libre, pas tant que je serai aussi limitée. Je veux dire, pas tant qu’un inconnu plus puissant pourra se mettre devant moi et me tuer s’il en a envie. Pas tant que n’importe qui d’assez puissant pourra m’arracher à nouveau cette liberté. Aujourd’hui, c’est tout ce dont je suis convaincu : pour atteindre cette liberté, la vraie liberté, je dois devenir puissante. Je dois pouvoir me défendre, pouvoir me protéger et la protéger. »

Cette liberté et sa petit-sœur étaient les deux seules choses pour qui elle souhaitait se battre pour. Son accident la marquait profondément, une cicatrice au fer rouge qui. L’idée de pouvoir à nouveau être emporté aussi facilement était insoutenable.

« Et vous ? Êtes-vous devenus ce que vous souhaitiez devenir ? Avez-vous atteint vos objectifs ? Êtes vous libre ? »

Hideko ne voyait pas en quoi le poste de Raikage pouvait lui permettre de l’être, tant les responsabilités et les devoirs d’un kage étaient nombreuses.

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Meikyû Raizen
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Lun 15 Fév 2021 - 7:34

Comprenant qu’Hidkeo avait plus ou moins opté pour le chemin de la puissance et de la force, aussi honorable fût-il, il espérait qu’elle atteindrait un stade où elle pouvait être satisfaite. Dépendant beaucoup de son environnement externe, de son encadrement et de son développement, même en étant très fort, chaque personne finissait par avoir un point faible. Ainsi, à un certain niveau, elle serait forcément confrontée à la nécessité de faire des arbitrages sachant que plus fort que soi existait toujours. Ainsi, saurait-elle s'arrêter à un certain moment et se contenter de ce qu'elle avait accompli? Telle était l’inconnue du futur. Simplement, il espérait que d’ici là elle ait obtenu une paix nécessaire pour la guider dans les décisions aussi délicates que pertinentes.

Dès lors, alors qu’il visualisait les propos qu’elle évoquait, sa question ne causa aucune surprise chez le Meikyû qui se contenta d’afficher un léger sourire. Elle posait de bonnes questions.

-J’ai accompli les grandes lignes que je visualisais c’est-à-dire, d’obtenir suffisamment d’influence pour pouvoir avoir une certaine influence au sein du Yuukan, notamment en contribuant à l'évolution de Kumo. Le potentiel est toujours quelque chose qui m’a attiré, donc participer au déploiement d'éléments permettant à plus de gens d’exploiter leurs talents en faisant partie du moteur qui anime le tout représente en grande partie ce que je visualisais. Pour moi, la force n’était qu’accessoire ou plutôt un moyen de me permettre de protéger ce même rêve, sans plus. Après, bien que mes objectifs pouvaient prendre le temps d’une voire plusieurs vies, j’ai été assez chanceux dans mes efforts pour y accéder plus tôt que prévu. Ainsi, ces objectifs se sont dorénavant mutés au regard de notre contexte actuel.

Marquant une pause, le Meikyû hésitait à lui faire part d’éléments confidentiels que personne ne connaissait. N’étant pas forcément du genre à cacher des secrets ou même faire preuve de malice, il réfléchissait simplement aux implications de communiquer sur un tel sujet.

-Une fois que la situation avec l’homme au chapeau sera terminée, le tout annoncera un nouveau chapitre pour notre monde et pour Kumo. Par conséquent, cela marquera la venue de nouveaux objectifs, mais pour le moment, la situation dans laquelle nous sommes est prioritaire.

S’arrêtant de nouveau en se demandant s’il était réellement libre, Raizen se questionna sincèrement afin de ne pas donner une réponse fausse ou hâtive.

-Oui et non je te dirais. Mentalement, je suis libre de toute attache et j’ai beaucoup de fluidité dans les décisions et les mouvements que je peux déclarer. Par contre, cela dépend des sujets si l’on veut. Pour tout ce qui me concerne, je suis libre de mes propres choix, émotions et décisions. Par contre, à titre d’exemple, dans ma gouverne de Kumo, je ne suis pas libre de faire tout ce que je veux et c’est justement une bonne chose. Le tout peut m’empêcher de prendre de mauvaises décisions en fonction des gens qui m’accompagnent et me soutiennent dans les décisions sachant qu'avec certains rôles vient une responsabilité morale.

Amorçant son entrée sur l’envers de la médaille que représentait la liberté, quoiqu’il arrive, il était important de souligner que la liberté n’était pas toujours positive, du moins, pas celle qui ne prenait pas en considération les normes sociétales. Au sein de soi-même, elle était importante, mais dans un environnement avec de nombreux acteurs, celle-ci était forcément plus contrôlée et limitée. Autrement, le tout pouvait donner lieu à tout ce qu’il détestait : la naissance de tyrans, d’empereur ou de dictateurs aux mauvaises intentions…l'anarchie...

-Dis-moi Hideko, que feras-tu pour éviter que la puissance et la force ne te montent pas à la tête au risque de perpétuer ce dont tu tentes de te prémunir ?

Lâchant le tout d’une douceur quasi déconcertante, Raizen n’avait aucun souci à transitionner sur un sujet plus délicat dans le vif de la conversation. C’était au contraire, là où il avait une grande plus-value : son aptitude à tester les zones d’inconfort possibles des gens… Une arme à double tranchant qui aidait toutefois certaines personnes à se poser de bonnes questions.

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Metaru Hideko
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Mar 16 Fév 2021 - 21:47

Le Raikage répondit, non sans un léger sourire, posément à Hideko. Sa question lui plaisait-il ? Il semblait satisfait du chemin qu’il avait parcourut. Comment ne pas l’être : cet homme avait grimpé tous les échelons de la hiérarchie militaire pour arriver au poste qui lui permettait d’influer le Yuukan tout entier ; il pouvait décider de la vie ou de la mort de très nombreuses âmes.
Lui aussi désirait la puissance et le pouvoir, un rêve devenu réalité. Grâce à sa position, il était au contrôle du bateau que représentait Kumo, avec les shinobis pour équipage. L’idée de permettre à tous ces hommes et femmes de grandir et d’évoluer l’avait toujours attiré, le rôle de Kage s’imposait donc de lui-même.
La force qu’il avait acquis lui permettait de protéger ce rêve, mais ce rêve était aujourd’hui plus que jamais en péril. Il marqua une pause, accentuant l’ambiance grave qui s’installait dans la conversation, avant de continuer.


Un Juunin, professeur de l’académie, donna le signal du regroupement. La journée devait continuer et Hideko savait qu’elle n’avait plus que quelques minutes avant de devoir saluer le Raikage. Jamais elle n’aurait cru le rencontrer, comment imaginer rencontrer le premier jour l’homme le plus puissant du village ? Le chef de tous les shinobis de Kumo ? Une chance qui ne se présenterait peut-être jamais. Hideko voulait croire que leur route se croiserait à nouveau. Si elle parvenait à devenir puissante et qu’elle montait dans les échelons, alors elle pourrait à nouveau le rencontrer. L’anxiété de la suite des événements vint s’ajouter à la gravité du ton du Raikage.
Il parla d’un Homme avec un chapeau, une personne dont Hideko n’avait pas connaissance. Il en parlait avec respect, le respect que l’on donnait à un ennemi puissant. Hideko nota son nom dans un coin de sa tête, toute cette histoire lui était inconnue mais elle lui semblait de la plus grande importance. Quand l’occasion se présenterait, il lui faudra en apprendre plus sur tout cela.
Le Raikage marqua à nouveau une pause, puis changea de sujet pour répondre à la dernière question de Hideko. Sa réponse fut en demi-teinte : il était libre de toute attache et possédait une grande marge de manœuvre dans ses décisions ; mais ses mêmes décisions ne pouvaient se faire sans l’aval des autorités compétentes. Le Raikage avait beau être le plus puissant, il n’était pas le seul à décider de tout. Sa parole, bien que décisive, ne pouvait écraser celle de tous les autres. Un contre pouvoir qui pouvait s’avérer utile dans certains cas, mais aussi inefficace dans d’autres.


Sa dernière question prit Hideko de court : elle ne savait pas quoi répondre et ne comprenait pas ce qu’elle risquait de perpétuer si la puissance la transformait. Elle se battait pour se protéger, pour ne pas à nouveau recroiser la route de la faucheuse. Si ces criminelles n’étaient pas laissés en libertés, jamais tout cela ne lui serait arrivée ; mais si cela n’était pas arrivé, jamais elle n’aurait été libérée du joug de son père. Un paradoxe qui lui était encore difficile de statuer. Elle voulait protéger ce qu’elle avait acquis et protéger sa sœur, rien de plus. L’idée qu’un jour sa force, sa puissance, puisse la corrompre était si lointaine qu’elle en devenait floue ; si floue qu’elle ne parvenait pas à se faire un avis sur le sujet. Jamais Hideko n’y avait réfléchi, tant elle savait que cela n’arriverait pas avant des années. Ses préoccupations étaient si nombreuses et si prenantes que son esprit n’avait pas le luxe de divaguer à ce point.
Les élèves commençaient à se regrouper, Hideko n’avait plus beaucoup de temps avant de devoir les rejoindre. Aussi, elle se concentra au mieux pour donner à son interlocuteur une dernière réponse avant de devoir le quitter.
Ses mains étaient moites, son air perplexe. Mais cette anxiété qui l’habitait eut tôt fait d’être mise de côté, obnubilée par ses pensés.
De quoi voulait-elle se prémunir ? Que sa liberté lui soit arrachée. Qu’est-ce qu’elle ne voulait pas perpétuer ? Elle ne le savait point. Comment éviter que la puissance ne la corrompre ? Ça aussi, elle l’ignorait.

─ Je n’ai pas encore trouvé les réponses à votre question. Je n’ai, en toute honnêteté, même pas encore commencé à y réfléchir. Mais je pense qu’une fois puissante, je trouverai un nouveau sens à ma vie. Une fois que je serai parvenue à atteindre mon objectif, alors je pourrai réfléchir à la suite. Aujourd’hui, j’en suis si loin, cela me paraît si flou… que je ne sais pas. Aussi, veuillez m’excuser de ne pouvoir vous répondre comme il se doit.

A nouveau les professeurs appelèrent le groupe, un appel que Hideko ne pouvait plus ignorer.

« Je m’excuse mais je dois y aller. La journée d’intégration continue et je dois suivre le groupe. Je vous remercie pour ce moment enrichissant et j’espère que je n’ai pas trop pris de votre temps. »

Hideko se releva puis se tourna vers le Raikage. Elle s’inclina profondément, marquant la pose avec respect, puis se releva, attendant que l’homme ne quitte l’endroit avant de se faire ; la politesse l’obligeait.

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Mer 17 Fév 2021 - 5:04

Se levant alors que celle-ci annonçait les prémices de son retour dans les rangs, le Meikyû fit preuve d’une attention particulière sur ses dernières paroles. L’espace d’un instant, il parut même relativement pensif, se permettant ainsi de naviguer dans ses pensées comme s’il pondérait chacun des mots prononcés pour avoir la meilleure réponse possible.

Dans bien des cas, il était préférable de demeurer silencieux, se contentant de sourire ou plutôt d'acquiescer de la tête. Pourtant, ce n’était aucunement dans les cordes de sa personnalité.

Composant ce qui faisait de lui une personne parfois respectée et d’autres fois détestée, il se permit une légère remarque. Loin de la prétention, elle était riche en symbolisme, mais pouvait tout de même être mal reçue.

Ainsi, il fit un effort pour la phraser d’une manière à maximiser sa réception.

-Dans ce cas, je ne peux qu’espérer que tu découvriras un sens à ta vie avant de devenir puissante. Si la fin justifie les moyens, les moyens ne justifient pas toujours la fin et ce serait dommage que tu atteignes ton objectif avant de te rendre compte que tu seras peut-être de retour à la case de départ bien qu'elle serait plus élevée dans la chaine alimentaire.

La puissance ne rimait pas toujours avec le bonheur, autrement, les riches seraient les gens les plus heureux de ce monde. Pourtant, il avait l’étrange sensation que l’Hideko était plutôt orienté vers le moyen au détriment du reste. Au risque de se brûler, il préférait le souligner.

-Sinon, ne t’excuse pas. De toute manière, si nous avions réponse à tout, la vie ne serait forcément pas pareille. Chaque personne à son parcours et son histoire et les difficultés que nous rencontrons peuvent autant nous freiner que nous permettre de trouver un moyen de bâtir par-dessus.

Souriant, le Meikyû glissa légèrement sa main dans sa chevelure avant de se courber poliment.

-Au plaisir d’échanger de nouveau avec toi dans le futur Hideko. Bon courage pour la suite et au plaisir d'en savoir davantage sur l'objectif que tu poursuis à notre prochaine discussion.

La saluant tranquillement, Raizen effectua quelques pas avant de tout bonnement disparaître. Prenant la direction de son bureau, il laissa les différentes parcelles de la discussion mijoter dans son esprit tandis qu’il ne pouvait se détacher de ce qu’il avait perçu. Étant une entité à part entière, l’âme guerrière en lui ne pouvait s’empêcher de lui envoyer des signaux en lien avec sa dernière rencontre.

S’il n’était pas lui-même le plus grand amoureux du pouvoir et de la force, son ancêtre primaire incarnait la puissance et le pouvoir sous toutes ses formes. Ainsi, il ne pouvait s’empêcher de garder l’impression qu’elle devrait faire attention à ce qu’elle utilise sa force à bon escient au risque d’être corrompue par sa quête personnelle sans un jour déterminer le réel objet de sa quête personnelle.

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Mer 17 Fév 2021 - 10:10

Le Raikage se leva à son tour, mais loin de s’en aller, il semblait réfléchir à ses dernières paroles avant de laisser Hideko.
Après quelques secondes de réflexions, trahies par ses expressions faciales changeantes, il insista à nouveau sur l’importance de trouver un sens à sa vie avant de parvenir à son objectif de puissance. Ces mots résonnèrent dans l’esprit de la jeune femme ; elle ne saisissait pas toute leur profondeur, mais sentait qu’il s’agissait là d’une étape importante. Si le Raikage insistait dessus, peut-être craignait-il que Hideko fasse de mauvais choix, poussée par son insatiable appétit de puissance.
Hideko comprenait cette peur, bien qu’elle même ne la ressentait pas. Certes la route dans laquelle elle s’engageait était risquée : elle pouvait se tromper voir pire, en mourir ; mais elle ne craignait pas de mal tourner comme le sous entendait son interlocuteur. A ses yeux, il y avait une infinité de possibilités d’évolutions, toutes différentes, toutes complexes. Pour autant, bien que certaines puissent être définies de mauvaises et d’autres de bonnes, les choses ne lui paraissaient pas aussi simple. Certains personnes n’étaient ni bonnes ni mauvaises, d’autres pouvaient sembler mauvaises mais œuvrer pour le bien commun. D’autres, enfin, pouvaient paraître bien intentionnées, mais par leurs actions erronées causer plus de tord que de bien. Hideko ne voulait devenir ni bonne ni mauvaise : une définition si manichéenne de sa personne ne l’intéressait pas. En ce jour elle s’engageait pour servir le village. Se protéger, défendre sa sœur, servir le village : voilà les seules choses qui comptaient et la jeune femme avait parfaitement conscience que pour le servir, il lui faudrait faire couler le sang ou commettre crimes et meurtres.
Ses illusions l’avaient quittée dès son plus jeune âge.
Le Raikage ne lui tint pas rigueur de son absence de réponse à sa question, rien de plus normal pour un homme éclairé comme lui. Il lui sourit et se courba également pour saluer Hideko, la remerciant pour cet échange, avant de disparaître complètement et instantanément.
Surprise, la jeune femme resta immobile quelques secondes. Puis lorsque les dernières voix se turent, tous les genins étant rentrés de le bâtiment, elle y accourut afin de rejoindre le groupe.
Sa vie de shinobi débutait enfin.

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