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Croiser le fer [Akagi]

Metaru Hideko
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Dim 24 Jan 2021 - 18:52

Hideko se dirigeait vers le terrain d’entrainement en ce jour de repos. Le soleil s’élevait à peine, la rosée matinale recouvrait encore les arbres et les buissons. Elle vivait dans un des immeubles à l’ouest de Kumo et n’était donc pas loin des terrains au nord. Elle passa par la grande route qui menait à la place centrale, puis s’engagea vers l’académie avant de bifurquer vers la droite pour rejoindre son objectif.
Hideko aurait préféré profiter de cette matinée pour se reposer, mais le clan en avait décidé autrement. Ce même clan qui n’avait aucun contact avec elle. Dans le village aucun d’entre eux, à part Mairu, n’était venu lui rendre visite. Pas une seule fois. Pourtant, ils ne pouvaient s’empêcher de lui donner des ordres.
Elle avait rendez-vous avec @Metaru Akagi afin de l’aider dans son entrainement. Hideko ne connaissait rien de lui, à part une vague description et son nom. Lui non plus ne la connaissait pas. Personne ne la connaissait dans le clan et elle ne connaissait personne. Mairu était l’unique exception à la règle.
Hideko avait quitté le village il plus de dix ans, son père avait fui ses conflits avec les autres membres du clan en emportant sa famille avec lui. Ainsi elle ne les avait fréquenté et son retour n’avait rien changé à cela. Elle ne comprenait donc pas pourquoi ils venaient l’importuner maintenant. Il aurait fallu s’inquiéter de son état lorsqu’elle était aux portes de la mort à l’hôpital. Il était trop tard maintenant.


Elle était vêtue tout de noir : un haut sans manche, un short et des chaussures confortables en tissu ; sa sacoche accrochée à la taille. Les regards insistants sur ses jambes se faisaient moins nombreux, les villageois s’étaient habitués à voir la jeune femme aux jambes mutilées traverser le village. Elle-même s’était habitué à ces regards qu’elle ne voyait même plus.
Arrivé au camp d’entrainement, elle observa les alentours. Il n’y avait pas âme qui vive. En cette heure matinale, cela ne l’étonna pas et elle commença à s’étirer et à s’échauffer. Son partenaire d’entrainement ne devrait pas tarder à arriver. Hideko voulait expédier au plus vite cette tâche qu’on lui avait demandé afin de s’en débarrasser. Elle pourrait ainsi rentrer et se reposer. Les derniers jours avaient été épuisants. De plus on lui affecterait bientôt une mission et elle devait être au meilleur de sa forme pour cet événement important.




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Mer 3 Fév 2021 - 13:04
Akagi arriva sur le terrain d’entrainement et constata la présence d’une autre personne. Lui qui arrivait toujours avec de l'avance ne se trouvait pas sur place avant son rendez vous. Il s’agissait certainement de Metaru Hideko, la kunoichi qui s’entrainerait aujourd’hui avec lui. Le clan porterait un grand intérêt au développement de ses shinobis et ainsi ils avaient décidé que les deux genins croiseraient le faire ensemble afin d’améliorer leurs compétences respectives. Le jeune Metaru heureux de cette demande avait fait chemin de bonne humeur sachant qu’il allait donner le meilleur de lui-même afin d’atteindre de nouveaux sommets le rapidement possible.

Akagi fut doublement étonné alors qu’il s’approchait de la jeune femme qui s’était positionnée au centre du terrain d’entrainement. Le visage de la femme qui lui faisait face ne lui remémorait personne. Chez lui lorsqu’il avait reçu la demande de son clan, il n’avait pas reconnu le prénom de celle-ci mais pensait qu’une fois face à celle-ci il reconnaitrait sa cousine mais rien n’y faisait maintenant en face d’elle il ne pensait pas l’avoir déjà vu, ce qui pouvait uniquement s’expliquer par le fait qu’elle ait grandit ailleurs qu’au village. Elle semblait plus jeune que lui, comme la plupart des genins d’ailleurs, mais Akagi était sûr de ne pas l’avoir vu durant son enfance. Si le clan lui demandait de la rencontrer il n’y avait pas de question à se poser sur l’appartenance de celle-ci à sa famille. Ensuite venait ses jambes celles-ci étaient bardés de cicatrices. Le Metaru lui-même, dont la main droite avait été brulé durant sa jeunesse pour lui inculquer une leçon, comprenait trop bien le sentiment de gêne occassioné par un regard s’attardant sur la contemplation de cicatrices pour commettre pareille erreur. Ce sentiment le Metaru ne l’avait plus, sa main faisait partie de son être, sa cousine toute droit sortie de nulle part devait aussi avoir surpassé ce sentiment sinon elle ne s’afficherait pas en short. Dans tous les cas Akagi ne s’attarda pas visuellement sur ce qu’il considérait comme un détail de l’apparence physique de la jeune femme, mais en son fort intérieur se demandait quelles atrocités avaient bien pu subir sa cousine.

S’arrêtant face à elle, il lui tendit la main avec un sourire et se présenta :

« Akagi, comme tu l’as sûrement deviné, enchanté cousine... Bon apparemment on va se battre ce matin ! J’ai hâte de commencer, Es-tu prête ? »

Akagi ne se voyait pas lui imposer les milliers de questions qui fourmillaient dans sa tête. Pourquoi ne se connaissait il pas, où avait elle vécut... Bien qu’il fût intéressé de connaitre l’histoire d’un membre de sa famille, il ne se voyait pas questionner au premier contact une personne dont, malgré le nom qui les liait, il n’avait aucune connaissance.

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Jeu 4 Fév 2021 - 15:50

Elle se posa contre un arbre puis tira ses jambes en arrière et en avant ; elle passa ensuite à ses bras, puis étira le reste de son corps. Hideko s’éloigna de son support puis se plaça au centre du terrain pour se concentrer. Appréhender le combat à venir était primordial, cela permettait d’entrer pleinement dedans et éviter d’avoir à faire cet effort alors que la bataille était déjà engagée. La jeune femme ne savait pas à quoi s’attendre. Son adversaire devait être un genin, ou un chuunin, tout au plus. Il aurait été étonnant que le clan ne lui envoie un shinobi plus fort, à part si les vieillards qui le dirigeait souhaitaient l’humilier. Hideko ne les avait jamais rencontré. Après tout, sa famille – son père – avait toujours rechigné à la présenter aux autres, trop agacé par l’idée qu’elle pourrait être intégrée et acceptée alors que lui s’était vu refuser ces privilèges.


Un homme vint à sa rencontre. Âgé d’une trentaine d’année, barbe mal rasée, cheveux bruns… Akagi correspondait parfaitement à la description qu’on lui avait faite.
L’homme la parcourut du regard. Ce dernier se posa un instant sur les jambes de Hideko, ce qu’elle ne manqua pas de remarquer. Arrivé à son niveau, il lui sourit et la salua amicalement. Il se présenta et confirma ainsi son identité.
Jamais encore, à part Mairu, quelqu’un n’avait appelée Hideko cousine. Se faire approcher ainsi la dérangeait. Plus que de simples liens de sangs, les liens familiaux devaient être chargés de sentiments. Or, Hideko n’en éprouvait aucun pour Akagi. Elle ne pensait en éprouver aucun, mais comme pour tous les Metaru, elle nourrissait de la rancune contre lui. Sur ses gardes, elle hésita à prendre la main de son interlocuteur. Par politesse, elle répondit à son salut mais ne fit pas tarder la poignée de main plus que le strict nécessaire.
Grand, musclé, cet homme lui rappelait bien des souvenirs… de mauvais souvenirs. Son père lui ressemblait. Il ne faisait aucun doute qu’ils étaient du même clan, bien que Hideko ne se refusait à l’accepter.
Akagi était enjoué, heureux de combattre en cette heure matinale. Il devait aussi être heureux de rencontrer la jeune femme, un sentiment qui n’était pas partagé. Puis qu’il ne lui avait pas demandé de confirmer son identité, Hideko jugea inutile de s’attarder aux présentations, préférant directement passer au combat.

« Bonjour Akagi. Mettons nous directement en place, si vous le voulez bien. »

Il était hors de question pour elle de tutoyer un Metaru autre que Mairu.

« Si cela vous va, je me permets de commencer. »

Plus vite ils commençaient, plus vite elle serait débarrassé de lui.


Elle se mit en position puis attendit qu’il en soit de même pour son adversaire. Tous deux prêt, Hideko engagea les hostilités.
Elle effectua une rapide série de mûdras et fit apparaître tout autour d’elle cinq lances de métal, qui fondèrent aussitôt sur leur cible. Une première attaque simple pour déterminer de quoi était capable son adversaire. Hideko ne comptait en aucune manière l’épargner.



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Mar 9 Fév 2021 - 20:31
Vouvoiement, intéressant. Akagi avait agi amicalement espérant faire comprendre que malgré qu’il ne connût pas sa cousine, elle était Metaru et il l’accueillait à bras ouvert. Pour toute réponse, un mur de froideur et un vouvoiement distant. Bien, peut être que sa cousine tout juste rencontrée était plus timide et réservé qu’attendue. Cependant celle-ci ne se présenta même pas, le fait qu’elle ne jugea pas nécessaire de le faire prouvait qu’elle n’avait aucune envie d’engager quelconque conversation avec Akagi. Le genin ne s’était pas trompé sur la personne c’était bien elle qui participerait à son entrainement Hideko Metaru comme l’attestait son retour et la description du clan. Le frappeur de métal fut légèrement interloqué par cette réaction mais décida de ne pas chercher plus loin. Après tout chacun pouvait bien faire ce qu’il voulait et si celle-ci ne souhaitait pas nouer de lien particulier avec un de ses cousins, le genin n’en serait pas malheureux pour autant. Si jamais à l’avenir il la rencontrerait à nouveau il resterait aussi cordial qu’à cet instant et peut être un jour la jeune femme se dériderait face à lui.

Pour le moment au final peu lui importait, elle voulait engager le combat dans l’instant et le Metaru en était bien heureux, il aimait quand les choses allaient droit au but. Il se mit en position et après un signe de tête en guise de réponse, sa cousine créa un jutsu intéressant. Cinq lances de métal apparurent au-dessus de sa tête. Voyant leurs pointes acérées le genin n’hésita pas et invoqua dès l’instant son jutsu défensif le plus puissant. Réalisant rapidement les mudras nécessaire il recouvrit ses bras et son torse de métal. Il croisa en suite les bras devant sa tête et essuya les coups des lances qui ne fendirent pas son armure. Il ressentit chaque choc sans broncher. Dans la foulée du dernier choc le Metaru réalisa de nouveau mudra et invoqua deux clones de foudres qui apparurent tous deux devant lui.

Le metaru donna sa hache de métal à l’un des deux clones et recula de quelques pas rapides. Son dernier combat avec un chuunin assimilateur de foudre lui avait appris à ne pas économiser trop longtemps ses forces. En effet il avait accusé rapidement une attaque qui l’avait handicapé car il n’avait pas voulu utiliser des jutsus puissants dès le début du combat. Cette fois ci le genin voulait essayer une autre approche, bien plus énergivore mais potentiellement il espérait pouvoir mettre en difficulté son adversaire rapidement. Maintenant restait à voir comment répondrait sa jeune cousine au comportement distant.
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Mer 10 Fév 2021 - 17:12

Akagi se recouvra le haut du corps de métal et encaissa sans broncher les projectiles de Hideko. Comme tout Metaru digne de ce nom, son adversaire possédait des défenses efficaces contre les attaques basiques de ce genre.
Cependant, Hideko ne possédait pas un arsenal très développé et se trouverait rapidement dans une impasse face à ce genre de défense, incapable de les pénétrer. Le combat pouvait tourner comme celui contre Hita : en une épreuve d’endurance ; incapable de déstabiliser son adversaire et de le mettre hors combat.
Hideko se sentit mal à l’aise, sa colère redoubla d’intensité. Sa faiblesse combinée à cette rencontre avec un Metaru l’indisposaient au plus au point. Elle voulait en finir au plus vite mais n’en avait pas les moyens. Hideko désirait également prouver à son cousin sa force et par extension au clan tout entier. Bien qu’elle ne se refusait à l’accepter, son nom et tout ce que cela impliquait d’être une Metaru la pesait. Séparée de son clan depuis son adolescence, elle ne les connaissait que très peu. Pression, tristesse, solitude : telles étaient les émotions que cette famille lui avait toujours fait ressentir.


Depuis qu’elle était entrée à l’académie, Hideko s’entraînait sur une technique de défense du même genre que celle de Akagi, en plus puissant. Elle cherchait à former une armure de métal qui la recouvrerait intégralement et pourrait ainsi la protéger contre les attaques plus puissantes. L’armure, constamment alimentée en Chakra, se régénérerait. Elle lui offrirait une défense solide et permanente, mais elle était encore loin de la maîtriser.
Ayant concentrée tous ses efforts sur sa remise au niveau, tant technique que théorique et son armure, Hideko n’avait pas encore acquis d’attaque décisive. Ce combat la rappelait encore une fois à cette dure réalité. Un combat qui venait tout juste de commencer.
La jeune femme refusait de baisser les bras comme elle l’avait fait au début de son combat contre l’assimilatrice. Par une fois elle avait failli, elle ne faillirait pas à nouveau, quel qu’en soit le prix.


Akagi invoqua deux clones de foudres et passa l’arme qu’il venait de dégainer à l’un d’eux. La hache semblait forgée avec une grande maîtrise, un pur produit du clan.
Hideko n’avait encore jamais combattu contre des clones. Aussi, elle ne savait pas quelle stratégie allait employer son adversaires. Le nombre accru d’opposants lui donnait un désavantage certain. Ses clones pouvaient tout autant servir à Akagi en défense qu’en attaque. Hideko devait s’en débarrasser aussi vite que possible, tout en gardant l’avantage de l’initiative.
Le visage tendu, les dents serrés, la jeune femme fixa Akagi tout en gardant bien à l’esprit ses deux acolytes.
Elle effectua une série de mudras et reforma ses lances qu’elle projeta sur le clone le plus en avant par rapport à Akagi. Hideko fit une seconde série de mudras et forma cette fois-ci une épée qu’elle projeta sur le second clone. Tandis que les six projectiles fondaient sur leur cible, elle se saisit d’une poignée de makibishis et les lança devant elle, afin de se prémunir de toute charge de ses adversaires.
Hideko ne craignait pas le combat au corps à corps, il s’agissait même de son point fort puisqu’elle disposait de tout l’arsenal nécessaire pour se protéger et attaquer. La jeune femme voulait faire croire à son adversaire qu’elle tentait justement d’éviter le combat rapproché. Ainsi, Akagi pourrait commettre une erreur qu’elle pourrait utiliser contre lui.
Cette stratégie était nouvelle pour Hideko, elle espérait néanmoins qu’elle porte ses fruits. Au pire la jeune femme se prémunissait de toute charge frontale des clones. Au mieux, elle pourrait surprendre son adversaire et en profiter.


Akagi n’avait pas protesté face à son absence de politesse et ce combat lancé à la hâte. Hideko appréciait cela. Elle ne voulait pas perdre de temps avec cet homme et il semblait le comprendre. Il ne manquait plus d’une victoire rapide pour être pleinement satisfaite.



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Sam 13 Fév 2021 - 15:28
Akagi observa la scène, sa cousine se décida rapidement de détruire ses clones pour retrouver un équilibre numérique. Elle envoya donc directement une salve de ses lances qu’il avait lui-même essuyé avec sa défense de métal. Avant qu’elle ne commence son deuxième jutsu Akagi était déjà en action, il relâcha sa défense de métal, cette dernière coulant le long de son corps. Il réalisa rapidement quelques mudras sans attendre d’être débarrassé du métal pour envoyer cinq éclairs de foudre vers les bras de la Metaru qui semblait créer une épée au même moment et l’envoyer vers son autre clone.

Le premier clone d’Akagi touché par les lances disparut, Akagi enchaina de nouveau mudra et se prépara à réceptionner la hache que son second clone lui donna alors qu’il se faisait percuter par une épée de métal le transperçant de part en part, disparaissant dans une gerbe d’éclair qui n’atteignirent pas son adversaire trop éloignée de celles-ci.

Ce combat le genin avait décidé de l’aborder sans calculer la dépense d’énergie mais malgré cette décision, il avait relâché sa défense de métal afin de tenir un peu plus longtemps. Alors que sa cousine était déjà aux prises avec ses éclairs, son deuxième jutsu était prêt. Il envoya un enchainement de coup de taille depuis sa position éloignée vers Hideko et au dernier moment afin de la surprendre il allongea la longueur de sa hache afin de trancher sa chair. Comme il s’agissait d’un entrainement aucun organes vitales n’étaient visés, uniquement de la chair tendre. Ce coup Akagi l’avait maintenant utilisé régulièrement, il avait même réussi à surprendre un assimilateur de foudre particulièrement rapide qui malgré tout avait subi une légère entaille. Ce même assimilateur avait d'ailleurs accepté de lui enseigner une partie de son savoir à la fin d'un entrainement à sens unique. Il affectionnait particulièrement cette attaque mais malheureusement une fois utilisé, elle perdait son facteur surprise. Pour cette raison le Metaru souhaitait encore étoffer son panel de technique afin de pouvoir varier son style de combat. Rencontré des adversaires dignes d'intérêt et apprendre d'eux composerait les marches de l'escalier permettant à Akagi de s'élever dans la hiérarchie de son clan et de Kumo afin un jour pouvoir influer sur les décisions prises et enfin faire justice.

Pour le moment sa cousine s’était contentée du Kinton et du ninjutsu, lui venait d’employer son affinité et le bukijutsu en plus, signe qui la prenait certainement plus au sérieux qu’elle ne le faisait. Akagi malgré la froideur du membre de sa famille restait curieux de connaitre son affinité et ses capacités. Il fallait qu’il la pousse un peu plus si l’enchaînement de ses éclairs et de son coup de taille à rallonge ne suffisait pas il faudrait peut-être qu’il passe au corps à corps en esquivant les Makibishis au sol. La Metaru restait une énigme pour lui, il ne la pousserait pas à se présenter, ou à lui raconter son histoire. Ce n’était pas dans sa nature, cependant ne pas connaitre un membre de sa famille le blessait légèrement lui pour qui le clan et Kumo représentait le centre de ses ambitions et de son monde.

En attendant de pouvoir mieux la connaitre psychologiquement en discutant, le Metaru se donnerait lors de cet entrainement afin d’en apprendre plus sur sa cousine grâce au combat. Après tout un la bataille permettait toujours de comprendre les motivations de son adversaire tout du moins de les interpréter. Il continua sa rotation plus déterminé que jamais pour pourfendre Hideko aux prises avec ses éclairs.
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Dim 14 Fév 2021 - 22:16

Les cinq lances se plantèrent dans le premier clone, qui disparut alors dans une gerbe d’électricité. Hideko comprit que si elle s’était tenue plus proche d’eux à ce moment là, ou si elle avait essayé de les faire disparaître avec du Taijutsu, elle aurait prit cette gerbe de plein fouet ; qui sait quels en auraient été les effets.
Tandis que l’épée prenait forme et fondait sur sa cible, Hideko aperçut cinq éclairs évoluant dans sa direction. Akagi ne semblait pas décidé à se laisser faire sans réagir et avait utilisé le laps de temps entre les deux attaques de Hideko pour contre attaquer. La jeune femme n’avait pas le temps de réagir à cette technique par du Ninjutsu. Elle prit solidement appui sur le sol et fit un bon en arrière, légèrement sur le côté, pour éviter les éclairs qui vinrent se décharger sur un rocher.
Le second clone jeta sa hache à Akagi avant de lui aussi se faire transpercer par le projectile de Hideko. Il disparut dans une nouvelle gerbe d’éclair, mettant un terme à l’existence des deux clones.


Hideko était parvenu à réduire à néant le plan de son adversaire et lui ôter l’avantage du nombre qu’il possédait : les cartes étaient rebattues.
A peine ses pieds venaient-ils de fouler le sol – depuis le bon qu’elle venait de faire pour esquiver les éclairs – qu’Akagi enchaînait sur une nouvelle attaque. La hache que son clone lui avait envoyé s’étirait dans sa direction puis, arrivé à son niveau, enchaîna une série de coup visant à la lacérer. La jeune femme tenta à nouveau d’esquiver l’attaque mais ne put empêcher les premières attaques de toucher. Son avant bras et son bras gauche furent touchés par trois occasions, lacérant légèrement ses chairs.
Du sang commença à lentement perler sur sa peau, Akagi avait été le premier à faire mouche. Hideko jeta un œil rapide aux plaies afin d’en juger l’état. Heureusement pour elle, les entailles étaient légères et ne l’handicaperaient pas pour le reste du combat, mais elles étaient tout de même bien présente.
Une légère douleur la lança, rien qui ne puisse l’arracher au combat, tant elle avait pu connaître pire par le passé.
L’enchaînement d’attaque d’Akagi était rusé et efficace. Grâce à l’effet de surprise de l’allonge de sa hache couplé à une autre attaque, il pouvait à coup sûr toucher son adversaire, surtout si celui-ci était peu expérimenté comme Hideko. Si elle avait laissé le temps aux clones de s’approcher d’elle, l’électricité émanant de leur destruction aurait pu la paralyser, permettant à Akagi de déployer le plein potentiel de sa stratégie.
Loin de l’avoir sous-estimé, Hideko se rendait compte qu’elle avait à faire à un adversaire digne de ce nom. Elle ne savait rien de lui, à part une rapide description et le fait qu’ils étaient du même clan. Ces maigres informations et la lettre qui venait avec avaient suffit pour la mettre en colère. Troublée par sa haine envers le clan, elle en avait oublié de faire connaissance avec Akagi, d’en apprendre plus sur lui et de le jauger autant que possible avant de l’affronter. Hideko avait commise une erreur, emportée par ses sentiments.


Elle aussi avait une stratégie en tête : encourager son adversaire à venir au corps à corps pour le mettre hors de combat. C’était donc à elle de le mener jusqu’à son piège.
La hache de Akagi reprenait sa taille normale. Hideko profita de ce moment pour effectuer une série de mudras, des chaînes sortirent du sol devant elle et fondèrent sur les jambes de Akagi.
Hideko s’était légèrement décalé des makishibis lors de son esquive des éclairs d’Akagi. Les petits objets qui faisaient obstacles entre les deux adversaires étaient maintenant légèrement décalés, dégageant la ligne qui les séparait.
Le décalage était subtil mais utilisable, une faille volontairement provoquée par Hideko pour intimer à son adversaire de venir au corps à corps et refermer les mailles de son filet. De même, les chaînes visant les jambes de Akagi allaient en ce sens : Hideko voulait renforcer le sentiment qu’elle ne désirait pas qu’il puisse s’approcher.


Situation:
 
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Lun 15 Fév 2021 - 16:54
Finalement le premier sang avait coulé. Ce combat entrait dans une nouvelle phase. Bien qu’Akagi avait dès le début décider de ne pas faire de round d’observation, avec cette première touche le Metaru attendait de voir la réaction de sa cousine. Allait elle s’énerver et se jeter sur lui. Depuis le début du combat elle restait à distance enchainant des techniques de ninjutsu à distance. Cependant pas l’once d’un changement dans le comportement de celle-ci. Elle semblait savoir garder son calme et ses moyens.

Les éclairs d’Akagi ne firent pas mouche mais il s’y attendait l’objectif de ceux-ci était de distraire son adversaire des coups de tailles qui suivaient. Hideko réussit à plutôt bien s’en tirer, preuve de que sa cousine qui comme lui était genin avait malgré tout acquise une bonne maitrise des arts ninjas et notamment ceux de l’esquive. Il exprima son appréciation naturellement avec franchise, oubliant un instant la retenue dont Hideko avait fait preuve à son égard:

« Bien joué cousine! »

Alors que sa hache revenait à la normale son adversaire du jour enchaîna en réalisant rapidement des mudras pour créer des chaines de métal qui filait vers ses jambes. Elle semblait vouloir continuer à l’immobiliser à distance, ces chaines avaient cet objectif sans aucun doute. Il réagit rapidement réalisant des mudras sentant l’afflux d’énergie électrique remplir son corps et para de sa hache, grâce à la vitesse accrue de ses mouvements, les chaines qui arrivaient vers lui.

Le terrain dégagé semblait lui ordonner d’amener le combat au plus près de sa cousine et il n’allait clairement pas se faire prier. Celle-ci choisissait la distance depuis le début du combat et ne devait pas avoir un panel de technique de taijutsu ou bukijutsu très étendue. Akagi hésita un instant sa cousine avait tout de même évité avec grâce deux attaques dans un laps de temps très court en subissant un minimum de dégâts. Preuve qu’elle savait utiliser l’art du corps à corps. Le genin chassa cette pensée, il avait décidé de changer de stratégie pour ce combat de ne pas réfléchir outre mesure comme à son habitude et d’agir promptement pour laisser peu de temps de répit à son adversaire. De plus les esquives d’Hideko semblait efficace mais si elle n’avait que ça Akagi ferait mouche a coup sûr. Le chakra raïton qui parcourait son corps le rendait sur-vitaminé et l’aiderait aussi dans sa tâche.

Akagi concentra du chakra sous ses pieds et chargea son adversaire. Son boost raïton en combinaison avec cette charge, il allait à une vitesse fulgurante. S’il avait décidé de venir au corps à corps il ne laisserait pas sa cousine contre carrer ses plans avant qu’il n’arrive au contact. Encore moins lui laisser le temps de créer un arme de métal si d’avance elle était utilisatrice du Bukijutsu et qu’elle n’avait pas encore créé son arme. Oui, avec les Metaru même un adversaire n’ayant pas d’arme sur lui pouvait s’avérer un maitre en bukijutsu et Akagi avait prit en compte se facteur en décidant de charger à toute vitesse son adversaire. Plus vite il serait sur elle moins elle aurait le temps de se préparer à l’affronter.

La hache à la main et le vent sifflant à ses oreilles Akagi approchait très rapidement de sa cousine pour en découdre au corps à corps. Il avait hâte de savoir ce qu’elle valait.

Résumé du tour:
 

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Mar 16 Fév 2021 - 9:43

Akagi pouvait voir clair dans son jeu, s’il possédait l’expérience nécessaire. Si ce n’était pas le cas, alors cela pourrait marcher.
Il félicita Hideko pour l’agilité dont elle avait su faire preuve. Ses deux esquives consécutives démontraient une maîtrise certaine des arts du combat et du taijutsu.
A nouveau il l’avait appelée cousine. Ces propos la plongèrent dans le passé, car jamais un homme du clan ne lui avait adressé la parole pour la féliciter. Son père ne l’avait jamais complimentée ou remerciée pour ce qu’elle faisait. L’absence de remarque et de punition était la preuve qu’elle faisait bien son travail. Dans le cas contraire, les sanctions ne tardaient jamais à arriver. Quand aux autres hommes, elle était partie très jeune et ne se souvenait plus d’eux. Ken le patriarche était si possessif qu’il ne les laissait jamais l’approcher.
Ces félicitations la perturbèrent, bien qu’elle n’en montra rien. Elle détestait le clan mais ne pouvait se détacher de l’envie de se faire aimer. Sa rancune était tenace, mais ne désirait que de se muer en respect ; mais cette idée était inconcevable.


Les chaînes de Hideko fonçaient sur leur cible. Akagi, munit de sa hache, les para, les faisant virevolter sur les côtés. Les liens de métal s’écrasèrent sur le sol, soulevant un léger nuage de poussière.
La rapidité d’exécution de Akagi la surprit. Ses mouvement et ses réflexes avaient été bien plus rapide qu’ils n’auraient du l’être. Possédait-il une technique qui lui permettait d’accroître sa vitesse ? Akagi maîtrisait la foudre : les shinobis possédant cette affinité étaient souvent maîtres dans les combats au corps à corps et possédaient tout un panel de techniques pour accroître leur vitesse. L’aura électrique, qui se manifestait sous formes de petits arcs de cercles, confirma son hypothèse. Ses yeux peinèrent à suivre les mouvements de son adversaire.
Soudain, il prit appui sur le sol et fusa vers elle à très grande vitesse. Son plan avait marché, mais elle ne pensait pas que cela la mettrait dans une position critique. Esquiver la charge ne servirait à rien : tant que sa technique était active, elle ne pourrait pas le semer.
Hideko modifia son centre d’équilibre et se pencha en arrière afin de prendre de l ‘élan, puis elle donna un puissant coup de pied pour réceptionner Akagi. La vitesse de son adversaire augmenterait les effets de l’attaque de Hideko, mais elle aussi en subirait le contre coup et serait projetée en arrière.
Prit dans son élan, il aurait les plus grandes difficultés à se stopper et à changer de direction, à moins qu’il ne possède une autre technique pour se faire.
Le temps semblait s’écouler au ralenti, tant l’action se passait vite. Hideko, pleinement concentrée, observait son adversaire se diriger vers son piège.


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Sam 20 Fév 2021 - 19:11
En pleine course, le flux électriques des impulsions nerveuses de son corps en pleine effervescence sous l’effet de son jutsu foudroyant, Akagi se dirigeait au contact de sa cousine. A sa grande surprise, alors que le Metaru réduisait la distance le séparant de sa cousine à une vitesse dévorante, celle-ci ne prépara pas une défense, elle ne sembla pas réaliser le moindre mouvement d’esquive ou de retraite pour éviter le membre de sa famille. Non, Hideko se tint devant lui fière et alors qu’il était proche du contact lança un puissant coup de pied dans sa direction criant sa rage en même temps.

Akagi dont la vitesse était décuplée vit la scène comme au ralentit, il ne pouvait rien faire pour changer de direction si subitement. Une pensée le traversa mais il l’oublia aussitôt. La seule chose qu’il aurait pu faire pour se défaire d’un coup pareil eut été de balancer lui aussi un coup vers sa cousine. Un frappe rapide pour trancher le membre le visant mais il ne le ferait pas. Pas durant un entrainement contre un compatriote et encore moins contre une cousine, membre de son fier clan.

Akagi se demandait bien ce qu'il pouvait pousser sa cousine à réaliser une manœuvre si risquée, peut être se disait elle que l’entrainement la protégeait des risques mais il fallait pourtant se préparer au combat réel le plus sérieusement possible. Non elle ne semblait pas prendre le combat à la légère. Le genin, proche de percuter le plante de pied qui semblait vouloir l’écraser de toute sa puissance, détailla les traits de sa cousine tout en essayant de changer légèrement sa trajectoire pour éviter que le coup ne porte sur sa cage thoracique sans y parvenir. Celle-ci avait les traits déformés par la rage, le pied prêt à être envoyer en avant comme pour écraser de toute sa force le membre de sa famille qu’elle venait poutant à peine de rencontrer. Cela déconcerta presque Akagi, lui qui voulait en apprendre plus sur Hideko lorsqu’il l’avait découverte il y a de ça quelques minutes. Il était servi. Cette rage devait prendre naissance quelque part pensa le Metaru. Si elle la dirigeait si violemment durant un entrainement contre un cousin, Akagi ne pouvait que se demander ce qu’elle avait bien pu vivre en dehors du village. D'un autre côté elle pouvait simplement être prise dans le combat, mais le genin en doutait.

Le moment de l’impact était venu Akagi n’avait pas ralenti, il ne le pouvait pas ne maitrisant pas encore pleinement cette capacité qu’il avait récemment acquise. Il percuta de plein fouet le coup de pied envoyé par sa cousine. Sous la force de l’impact et l’inertie dû à sa charge décuplée par le raïton, Akagi et Hideko furent projetés loin l’un de l’autre. Akagi eut le souple couplé et cria sa douleur alors qu’il sentit, sans le savoir, que deux de ses cotes venaient de se fracturer.

Le genin atterrit lourdement sur le sol, le souffle coupé par sa chute, les yeux écarquillés il chercha son air. Quand enfin il réussi à prendre une grande bouffée, une douleur le cueilli sur le côté gauche de sa cage thoracique. Il se plia en deux au sol se touchant les cotes douloureuses de la main droite. Son esprit reprenant le dessus le Metaru grimaça et serra les dents. Il ne pouvait rester au sol ainsi pitoyable, alors qu’il était en plein combat. Se relevant tant bien que mal afin de constater l'état de sa cousine, il se tourna vers où il pensait qu’elle avait atterri. Il ne vit rien de plus qu’un écran de poussière. Celui-ci avait dû se lever lors de la collision. Akagi qui respirait encore difficilement remarqua aussi qu’il avait lâché sa hache à cause de l’impact.

Grimaçant, Akagi réalisa les mudras nécessaire et une nouvelle hache prit forme dans sa main droite. Si sa cousine voulait passer sa rage sur le genin, très bien, il essaierait de la vider de cette colère qui semblait la ronger. S’il devait pour cela la rouer de coup, après qu’elle lui ait cassé deux côtes, Akagi s’avoua à lui-même qu’il n’en serait pas moins content.
Les dents serrées, la respiration douloureuse Akagi sentait toujours la foudre le parcourir, ce jutsu le vidait, doucement mais surement, du peu de chakra qui lui restait. Akagi savait que désormais le combat ne durerait plus très longtemps pour lui, autant que cela serve à exorciser les démons qui semblaient posséder sa cousine fraichement découverte.
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Dim 21 Fév 2021 - 23:33

Akagi percuta de plein fouet Hideko, qui fut projetée en arrière sur plusieurs mètres, soulevant dans son sillon un nuage de poussière. Elle sentit son corps voler, puis heurta le sol. La douleur l’envahit, bien que l’adrénaline l’atténuât grandement. La sensation de la terre sur sa peau et des cailloux lacérant ses bras n’était pas sans lui rappeler son tragique accident, la peur sourde et irrationnelle de frôler la mort de nouveau. Elle roula plusieurs mètres encore sur le sol terreux.
Son corps s’arrêta enfin, allongé sur le dos. La douleur qui émanait de son corps meurtri ramena son esprit à la réalité. Hideko observa ses bras et fut rassurée de n’y voir que quelques coupures ; elle serait probablement couverte d’hématomes le lendemain, mais elle n’avait rien de cassé. Hideko se tourna sur le côté puis, à l’aide de son bras droit, tenta de se relever.
Une douleur insurmontable émanait depuis sa jambe droite. La jeune femme s’écroula sur le sol, laissant s’échapper un hurlement de souffrance. Elle regarda alors, dans un élan de panique et vit son tibia droit marquant un angle droit qui n’avait rien de naturel.
Il ne lui fallut pas une seconde de plus pour comprendre ce qui lui arrivait : sa jambe était fracturée. Sa première pensée fut d’appeler à l’aide, mais Hideko se ravisa. Elle était une shinobi, les mots que ses professeurs s’acharnaient à greffer dans son esprit prirent un tout autre sens : un Shinobi devait combattre jusqu’au bout : sa vie était à chaque instant en danger ; soit il gagnait, soit il fuyait, soit il mourrait. La jeune femme se releva à nouveau, veillant à ne mettre aucun poids sur sa jambe fracturée, puis elle observa son adversaire. Gênée par le nuage de poussière, plusieurs secondes s’écoulèrent pendant lesquelles un silence plomb régna.
La douleur lancinante de sa jambe se mêlait à sa colère et à son incompréhension : pourquoi avait-elle été projetée ainsi en arrière ? Puis elle comprit : la technique qui avait permis à Akagi de la charger, cette aura de foudre, était la raison pour laquelle Hideko avait été ainsi projetée en arrière. Quand il avait commencé sa course vers elle, l’homme avait prit un élan qui allait de pair avec sa vitesse croissante : son inertie plus le contre-coup de la technique l’avait projeté sur plusieurs mètres. Quelle avait été stupide de vouloir l’arrêter ainsi avec son coup de pied : c’était comme essayer d’arrêter un cheval à pleine vitesse ! Elle en payait le prix de sa stupidité.
Quand ses yeux trouvèrent finalement leur cible, Akagi portait encore sa hache de fer. Hideko effectua aussitôt plusieurs mudras, formant à nouveau ses lances, puis les projeta sur ce dernier. Dans un réflexe de survie, conditionné par son apprentissage, la jeune femme n’avait pas réfléchi à ses actes. Ce n’était qu’alors qu’elle comprit que son adversaire était lui aussi blessé, mais il était trop tard. Cet adversaire n’était non pas un ennemi à abattre, mais un membre de son propre clan.
Elle vit alors la scène se dérouler au ralenti, consciente que ses dernières actions n’avaient été qu’une succession d’erreurs, d’actes précipités. La peur l’envahit et se mêla à la douleur. Son sang se glaça, ses yeux rivés sur son adversaire. Elle s’imaginait devoir s’expliquer sur l’état critique dans lequel allait se trouver Akagi, si les cinq lances plantés dans sa chair.
Pourrait-il se défendre de cette dernière ? Hideko l’espérait de tout son être.


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Dernière édition par Metaru Hideko le Mar 23 Fév 2021 - 11:57, édité 1 fois
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Lun 22 Fév 2021 - 14:03
Hache à la main, le souffle court et irrégulier dû aux douleurs irradiantes de ses cotes blessées, Akagi cherchait à distinguer sa cousine à travers l’épais nuage de poussières soulevé par le choc de leurs deux corps. Celui-ci commença peu à peu à disparaître et alors qu’il voyait enfin la zone face à lui, complètement vide, il remarqua un mouvement sur la périphérie de sa vision. Se tournant aussi vite qu’il le pouvait, le Metaru constata que cinq nouvelles lances de métal filaient vers lui. Le Metaru, blessé, serra la mâchoire, sa cousine voulait-elle sa mort ? l’attaquer si abruptement après un choc pareil durant un entrainement laissait place à ce genre d’interrogations. Si sa technique raïton n’accélérait pas encore la distribution d’informations dans son corps, il n’aurait eu aucune chance face à cette attaque et sa cousine ne pouvait avoir constaté si tel était le cas, pas à cette distance, pas à travers le reste du nuage de poussière.

Akagi devait faire vite mais la douleur à sa poitrine ne lui permettait pas de réaliser des mouvements fluides. Alors que les lances arrivaient à sa hauteur il essaya de les parées grâce à sa vitesse décuplée mais c’était sans compter sur ses cotes amochées. Néanmoins son mouvement lui permit d’éviter le pire, déviant la plupart des lances. L’une d’elle trouva tout de même son chemin, et se ficha dans son épaule droite l’obligeant à ouvrir ses doigts, sa hache glissant au sol, tout en lui faisant lâcher un nouveau grognement. Tombant un genou à terre, le Metaru voyait rouge. Au-delà du fait que cet entrainement tournait court, le genin ne pouvait que constater son impuissance. Encore une fois Akagi avait fait des erreurs de jugement. Foncer sur un adversaire à une vitesse qu’il ne maîtrisait pas était une idiotie sans nom. Il pouvait en vouloir à sa cousine de lui avoir envoyé cette dernière salve mais véritablement dans un combat à mort son adversaire aurait fait de même voir pire. Si l’entrainement n’était pas dur, le combat ne pouvait être facile. Sentant son énervement contre sa cousine s'attenuait légèrement. Le genin leva les yeux vers elle, malgré tout il fallait clôturer se combat pour éviter une nouvelle attaque à son insu qui pourrait vu son état actuel lui coûter très cher.

Akagi s’efforça de réaliser les mudras nécessaire et alors que la poussière finissait de retomber envoya cinq éclairs sur les bras de sa cousine. Il avait pu constater l’angle improbable de sa jambe, ses déplacements seraient donc limités. Le combat était terminé pour eux deux mais aux vues des actions d’Hideko, Akagi souhaitait l’empêcher de réaliser d’autres mudras, tout du moins rapidement. Gagner du temps pour permettre au Metaru, d’inculquer un peu de raison à sa jeune cousine en lui criant que le combat était fini. Vu sa condition, elle devrait avoir du mal à esquiver, restait à savoir si elle avait d’autres défense dans tous les cas, le Metaru ne pouvait se permettre de faire confiance quant au jugement de sa cousine. Ne la connaissant pas assez et ayant déjà par deux fois pu constater son ressentiment vis-à-vis de lui ou par extension ce qu’il devait représenter. Akagi n’était sûr de rien quant à ses suppositions mais cela faisait beaucoup pour ne pas se sentir en partie visé. Il voulait donc que les choses soient claires pour sa cousine concernant le combat, il beugla en envoyant ses éclairs :

« Ça Suffit ! »

Le Metaru un genou à terre, relâcha sa technique foudroyante. La circulation de raïton dans son corps prit fin. De toute façon il n’avait plus les réserves de chakra pour continuer à se battre et son état pas, encore critique, était trop handicapant pour continuer. Dans sa tête, le genin avait perdu. Son adversaire n’en menait très certainement pas large non plus mais pour Akagi cela ne changeait rien. Il n’était pas vainqueur donc il avait perdu. Voilà le degré d’exigence dont le genin faisait preuve pour lui-même.

Akagi se releva tant bien que mal se tenant légèrement courbé, une main sur les cotes l'autre enrayant le sang coulant le long du manche de la lance fichée dans son épaule. Il commença à marcher vers sa cousine sans arme alors qu’elle était aux prises avec ses éclairs en parlant fort pour s’assurer qu’elle l’entendrait :

« Le combat est terminé, cousine. On est trop amochés pour continuer. L’entrainement doit être dur pour s’améliorer j’en conviens mais ne continuons pas au risque de finir estropié ou avec un poumon en moins dans mon cas... Je n’ai aucune envie de te voir blessé sévèrement et je t’avoue que je tiens particulièrement à mon intégrité physique…
Tu es forte, je suis fier de mettre battu contre toi. Maintenant range tes griffes acérées si tu veux bien et aide un cousin à se trainer à l’hôpital, je t’aiderais en retour. »


Akagi s’arrêta, toussant du sang après son discours, à mi-distance. Il préférait rester sur ses gardes au besoin. Le genin avait choisi ses mots avec précaution, ils ne voulaient pas lancer de confrontation sur les événements de cet entrainement maintenant mais voulait apaiser sa cousine si besoin il y avait encore. Sortit du combat un instant, Akagi ne savait même pas si ses éclairs avaient fait mouche. sa cousine le regardait désormais, il attendait sa réponse.
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Mar 23 Fév 2021 - 15:12

Akagi se tenait le côté du torse, vouté sur lui-même. Il semblait avoir des difficultés à respirer et à se tenir debout ; ses traits tirés par la douleur.
Les lances fendirent l’air. Armé de sa hache, il en para la première, puis la seconde. La troisième et la quatrième volèrent elles aussi, mais la cinquième vint se ficher dans son épaule droite. Sa main se raidit, laissant tomber sa hache qui vint s’écraser sur le sol. Il manqua de s’effondrer, mais parvint à se rattraper, un genoux à terre.
Le pire avait été évité.
Les mouvements d’Akagi avaient été extrêmement rapides, sa technique de raiton permettant d’accélérer ses réflexes. Sans cela, ce n’aurait été pas qu’une seule lance qui l’aurait touché.
Loin de déclarer forfait, il réalisa une série de signes et envoya cinq éclairs sur Hideko. La jeune femme tenta d’esquiver. Par réflexe, elle commença à poser du poids sur sa jambe fracturée et hurla de douleur. Les éclairs de Akagi la touchèrent au niveau du bras droit. Aussitôt, elle sentit ce dernier s’engourdir. La douleur ne parvenait plus à son cerveau, tant celle émanant de sa jambe surpassait toutes les autres.
Elle s’effondra au sol, son bras gauche pour seul support.
Akagi lui somma de s’arrêter. Aussi elle comprit qu’il ne désirait pas continuer ce combat, mais y mettre un terme. Il se releva et commença à marcher vers Hideko. Tous deux n’étaient plus en état de combattre et Akagi voulait que le combat cesse. Hideko aussi le pensait, mais encore bouleversé par tout ce qui venait de se passer, elle resta muette. Il lui demande son aide pour aller jusqu’à l’hôpital se faire soigner, lui proposant de l’aider elle aussi. L’état de sa jambe ne devait pas être passé inaperçu, tant l’angle que formait son tibia était anormal, une bosse bien visible était apparue en plein milieu.
Ses dernières paroles, des compliments, coulèrent sur elle sans l’atteindre. Hideko ne savait pas comment réagir : devait-elle s’excuser ? Devait elle s’énerver ? A défaut elle pouvait accepter son aide et lui proposer la sienne.

— Je… Oui, nous ferions mieux d’aller à l’hôpital.

Sa défaite transparaissait de ses paroles, non pas celle du combat qu’elle menait contre lui, mais de lui qu’elle menait contre elle-même.
Quelques mois à peine la séparait de ce lieu où elle avait résidé plus de six mois, un souvenir difficile qu’elle ne souhaitait pas faire remonter à la surface. Cependant, Akagi avait raison : tous deux avaient besoin de soin et Hideko le savait.
Quand Akagi arriva à son niveau, elle plaça son bras sur son épaule pour se servir de son corps comme d’une canne. Cet acte, comme deux camarades qui avaient combattu ensemble face à l’adversité, la mettait mal à l’aise. A peine venaient-ils de se rencontrer qu’elle l’avait rejeté. Pire, elle avait failli le tuer et maintenant elle acceptait son aide ? Quelle indignité.
La douleur était encore intense, chaque pas la nourrissant ainsi que ses souffrances.
Ses yeux rivés sur le sol, veillant à ne pas trébucher et causer leur chute à tous les deux, elle vit la poigne de l’homme serrer ses côtes. Elle voulait lui demander comment il allait, si lui aussi avait des fractures, mais rien ne sortait de sa bouche. Comme à son habitude face à une situation aussi stressante, Hideko s’était terrée dans le silence.


Le lendemain, tous deux se trouvaient dans la même chambre, allongé sur leur lit médicalisé. Akagi avait deux côtes cassés, en plus des contusions à son épaule qui heureusement n’étaient pas assez profondes pour impacter son artère. Hideko avait le tibia droit brisé et de nombreux hématomes et contusions. La jeune femme n’avait prononcé un seul mot depuis l’accident. Elle se tenait allongé dans le silence, regardant le ciel à travers la fenêtre ; son lit se trouvant du côté extérieur de la pièce. La peur du châtiment, ombre rémanente d’un passé révolu, ne la quittait pas. Le clan aurait tôt fait d’apprendre ce qu’il s’était passé entre eux et avec cette nouvelle viendrait probablement une punition.
Hideko savait que c’était de sa faute. Dans un premier temps, sa tentative de stopper son adversaire en pleine charge, sa vitesse amplifiée par une technique, était complètement stupide et avait causé leur fractures respectives. Dans un second temps, elle n’avait pas su s’arrêter à temps et avait attaqué alors même que son adversaire était hors combat. Bien que les entraînements doivent se rapprocher de la réalité, il ne fallait pas non plus y risquer la vie des shinobis.
Les examens chuunin et juunin pouvaient se révéler mortels, comme l’avait entendu Hideko, mais jamais un seul soldat n’était mort au cours d’un entraînement, surtout pas deux genins. Qu’adviendrait-il d’elle ?
Le soleil se levait à peine, il ne devait pas être plus de sept heure. La jambe de Hideko avait été placée dans un plâtre et des soins lui avaient été procurés afin qu’elle se rétablisse rapidement.
La douleur avait disparu, bloqué par les médicaments qu’on lui avait administré par voie veineuse périphérique ; sa perfusion placée dans l’avant-bras. Hideko, le regard dans le vide, restait perdue dans ses pensées tourmentées.

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Mer 24 Fév 2021 - 7:55
Akagi ronfla quelques temps après avoir reçu les premiers soins, épuisé par les évènements de la journée. Sa cousine l’avait aidé à venir jusqu’à l’hôpital, autant que lui l’avait aidé elle. Le genin n’en menait pas large à l’approche de leurs destination commune debout uniquement grâce à son mental et sa cousine à ses côtés. Sa respiration lui avait été de plus en plus difficile et douloureuse. D’ailleurs une inspiration trop profonde durant son sommeil le réveilla, la douleur cinglante malgré les médicaments administrés passa les barrières de son sommeil profond.

Le Metaru se frotta les yeux et regarda le plafond quelques instants. Hideko à sa gauche restait silencieuse. Peut être pensait elle qu’il dormait encore. Peu probable, Akagi se savait ronfleur invétéré, elle devait forcément avoir remarqué la différence. Le genin ne connaissait pas la rancune tout du moins pour les choses futiles néanmoins les évènements de la journée lui trottait dans la tête. Il leva sa main gauche la plaçant dans son champ de vision paume vers le mur comme pour le repousser. Observant une énième fois La chair séchée, à l’aspect cartonnée gardant son éternel couleur rougeoyante comme si le métal liquide coulait encore sur celle-ci. Symbole de ses erreurs de jeunesse. Immanquablement la vision de sa chair l’amenait à penser à son père et celui-ci à la perte de sa famille durant la prise de Kumo par le Teikoku.

Il ferma les yeux s’obligeant à ne pas y penser laissant retomber lourdement sa main sur le matelas. Non, il ne voulait pas ressasser ce genre de souvenir maintenant. La plupart du temps la colère montait dans ces moments et la colère ne l’aiderait pas pour la discussion qu’il souhaitait entamer. Akagi ne savait pas comment aborder Hideko. Il voulait discuter des évènements arrivés durant le combat. Le Metaru toujours d’apparence obnubilé par le plafond se remémora les traits déformés par la colère de sa cousine lorsqu’elle lui envoyait ce fameux coup de pied qu’ils les avaient envoyés dans cet hôpital. Puis la non présence d’hésitation dont elle avait fait preuve pour l’attaquer alors que très diminué physiquement. Qui plus était d’un jutsu potentiellement mortel.
Une inspiration lui arracha un toussotement qui rappela ses cotes à son bon souvenir, grimaçant il tourna légèrement la tête vers sa silencieuse cousine. Elle semblait bien innocente avec sa chevelure platine assise sur un lit d’hôpital. Akagi souhaitait comprendre ce qu’il l’avait poussé à l’attaquer de la sorte, sans considération pour les risques encourus par son propre corps. Sans même parler de celui du jeune homme. Akagi n’avait pas de ressentiment suite au combat, il pensait même que celui-ci lui avait montré un avant-goût plus réel de ce que pourrait être les batailles hors du village. Imprévisibles, violentes, le spectre de la mort rodant constamment dans l’air.

Akagi soupira et reprit sa contemplation du plafond. Elle n’avait pas semblé très intéressé par la discussion lors de leur rencontre. A l’accoutumée, le genin n’aimait pas s’imposer mais dans l’histoire d’Hideko trop de choses le poussait à vouloir la connaitre et l’aider s’il pouvait. Après tout Akagi avait un sens profond de la famille et un amour puissant pour son clan, ses traditions et par extension Kumo que les Metarus avaient grandement participé à créer. Il ne savait juste pas sous quel angle aborder quelqu’un qui semblait vouloir se murer dans le mutisme. S’eut été un autre Metaru, qu’il connaissait, dont il était l’ainé, Akagi n’aurait pas pris de pincette particulière et lui aurait dit sa pensée sans détour comme à l’accoutumée. L’interlocuteur, le connaissant en retour, saurait qu’il n’y aurait rien de plus que les paroles données par le genin sans aucune pensée cachée. Dans le cas présent, sa cousine ne le connaissait pas et son franc parler ne lui permettrait pas d’arriver à son but.

Après quelques minutes d’introspection, Akagi se décida à entamer la discussion, regardant toujours le plafond, ne souhaitant pas engager un échange de regard qui pourrait mettre mal à l’aise sa timide cousine, il lança :

« Sacré coup de pied que tu as là.. Tu permets que je te tutoies ?»

Akagi laissa sa cousine répondre sachant pertinemment que la réponse serait brève, s’il cernait bien le personnage et continua :

« Tu m’as poussé dans mes retranchements. C’est un combat qu’en valait la peine… Je me rappellerais de ne pas réitérer une charge aussi violente avant d’être capable de la maitriser. Clairement j’en ressort une bonne expérience. Le clan sera content de savoir l’ardeur qu’on a mis à la tâche, plaisanta-t-il, après tout on est l’élite de Kumo, on doit s’entrainer deux fois plus que les autres. »

Akagi s’accorda une pause et reprit :

« Ça fait un moment que je n’étais pas alité à l’hôpital. Oh oui, tiens… la dernière fois ça devait être pour ça, levant à nouveau sa main de grand brulé devant ses yeux, le père n’y était pas allé de main morte à l’époque. Je filais un mauvais coton aussi… ça m’a rapidement appris où se situait la ligne à ne pas dépasser. »

Ne souhaitant pas encore être interrompu le Metaru continua rapidement :

« J’ai longtemps été en colère contre lui et sa manière de m’enseigner que je trouvais lente. Il souhaitait toujours passer par la forge traditionnelle sur chaque nouvel apprentissage avant de m’enseigner le maniement du Kinton. Je perdais du temps par rapport aux autres genins du clan. La preuve j’ai bientôt une trentaine d’années et je suis toujours genin. Je lui en voulais à lui et au clan de ne rien faire pour m’aider. De me délaisser derrière mes conscrits.
Au final je me punissais moi-même de la faiblesse dont j’avais fait preuve en voulant voler les secrets du clan sans être prêt, pour rattraper mon retard.... Le clan a accepté la punition de mon père, sans demander plus alors que j’aurais pu subir des conséquences bien plus dure.
Personne ne m’a jamais tenu rigueur de ce manquement me considérant membre de la famille au même titre que le plus modèle des Metaru. Par ce biais j’ai compris le respect régnant entre les membres de notre famille, le clan est soudé. J’ai donc ravalé ma colère et décider de travailler plus dur afin de pouvoir représenter notre clan dignement. Pour être digne de son histoire et de ses traditions.»


Il s’arrêta, étonnement il parlait rarement de son passé et cela lui faisait presque du bien de déblatéré à haute voix sur celui-ci. Il arrivait enfin au point qu’il voulait aborder, Akagi tourna la tête vers sa cousine pour qu’elle voit que ses prochains mots étaient sérieux et en rien un mensonge :

« C’est ce qui me pousse à discuter avec toi. On ne se connait pas mais tu es une Metaru, tu es donc ma famille. J’apprécierais de te connaitre mieux.Tu sembles avoir un ressentiment tenace envers moi ou quelque chose que je représente, je pense qu’on est d’accord que le combat parle de lui-même.
Comprends-moi bien, je n’ai aucune rancune sur ce qui s’est passé et je ne t’oblige en rien à me parler. Je veux juste que tu te rendes compte des risques de combattre sous le joug de la colère qui semblait t’habiter aujourd’hui. Des risques surtout pour toi, je pense que tes blessures parlent d’elle-même. Ton tibia aujourd’hui ce n’est pas moi qui l’ait brisé mais bien toi, j’espère que tu en as conscience.
Si tu souhaites sortir de ce chemin que je pense te voir arpenter, sache que je suis prêt à t’épauler. Tu as bon fond, tu m’as tout de même pas laissé me vider de mon sang sur le terrain d’entrainement,
sourit-il pour finir sur un ton plus léger.»

Le genin avait fini. Pas de questionnement lourd, ce n’était pas sa façon d’être. Akagi ne la pousserait pas à lui parler. Il resterait naturel, si celle-ci ne souhaitait pas échanger avec lui aujourd’hui, le genin ne l’obligerait pas. En attendant la réponse de sa cousine le Metaru regarda à nouveau le plafond tranquillement.

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Ven 26 Fév 2021 - 20:48

Hideko en fut arrachée par Akagi qui, soudainement, lui adressa la parole. Revenu à la réalité, elle écouta d’une oreille distraite la petite pique sur son coup de pied, bien que cela soit mérité. Il lui demanda l’autorisation de la tutoyer, ce à quoi elle répondit au bout de quelques secondes.

— Si vous voulez.

Sa réponse était sèche, mais Akagi ne sembla cette fois-ci pas être surpris. Allait-il s’énerver ? L’insulter ? L’agresser ? Hideko s’attendait à tout. Son regard floue se précisa, fuyant l’altercation qui se profilait en observant par la fenêtre. Cependant, contre toute attente, le ton d’Akagi se voulait rassurant.
Il reprit la parole et expliqua qu’elle l’avait poussé dans ses retranchements ; qualifiant aussi le combat de digne d’intérêt. Sa charge était l’un des élément qui avait causé cet accident, bien que ce soit Hideko la responsable. De cela il en tirait une bonne expérience et une leçon : de ne pas s’en resservir avant de totalement la maîtriser. Loin de se montrer agressif, il semblait essayer de la réconforter. Pensait-il qu’elle se morfondait de culpabilité pour avoir causé leur accident ?
Ce dont Hideko avait surtout peur, c’étaient des conséquences qu’elle pouvait subir pour ses erreurs. Akagi lui ne semblait pas lui en tenir rigueur et la suite de son discours semblait sous-entendre que le clan ne le ferait pas non plus, bien qu’elle en doutât fortement. Elle redoutait de recevoir une lettre des anciens ou de Mairu dans les prochains jour ; surtout de Mairu. Cette dernière était la seule amie qu’avait Hideko dans le clan, sa seule « famille ». Elle ne désirait pas la décevoir après tout le soutien qu’elle lui avait témoignée après son accident, durant son rétablissement.


Il marqua une courte pause, sûrement pour reprendre son souffle vu qu’avec ses blessures, chaque respiration devait le faire souffrir. Sa réaction surprenait Hideko, qui s’attendait à tout sauf une tentative de la réconforter de la part de la personne à qui elle avait cassé deux côtes et transpercé l’épaule. Il en aurait fallu peu de plus pour le faire plonger dans le coma, voire pire, le tuer. Cela, elle n’aurait jamais pu se le pardonner.
Aussi, tandis que sa première impression à l’égard de Akagi était teintée de colère et de rancune, elle le voyait sous un jour nouveau. Sa haine du clan l’avait poussée à le détester alors même qu’elle ne le connaissait pas. Au fond, elle ne connaissait pas le clan non plus, mais jamais elle ne pourrait les pardonner de l’avoir abandonnée, elle et sa famille.
Akagi avait déjà du subir des soins, il y a fort longtemps semblait-il. Il leva sa main calcinée dans les airs, que Hideko observa du coin des yeux, sans tourner la tête. La simple vision de sa main la replongea dans son passé. Ces douleurs, ces marques de brûlures lui étaient loin d’être inconnues. Elle avait remarqué sa blessure lorsqu’il lui avait tendu la main pour la saluer, mais elle l’avait aussitôt oubliée, trop occupée à le détester. Maintenant qu’elle la voyait très nettement, elle frémissait à la simple pensée de la barre de fer qui calcinait la chair.
Le père d’Akagi était le responsable de sa brûlure, comme celui de Hideko était responsable des siennes. Pourtant, il ne semblait pas lui en tenir rigueur, comme l’indiquait son ton apaisé ; à la grande surprise de Hideko. Comment cet homme pouvait-il ne pas en vouloir à son père alors que ce dernier lui avait fait subir un tel châtiment pour lui avoir manqué de respect ? Il était normal de recevoir des coups lorsqu’on dépasser les limites, mais les châtiments corporels étaient légers. Hideko ne l’avait jamais accepté et ne lui avait jamais pardonné. Une brûlure marquait définitivement le corps et les douleurs qui en résultaient pouvaient durer des mois, voire des années.
Il avait ainsi longtemps été en colère contre son paternel, lui reprochant de lui enseigner les arts shinobis trop lentement à son goût. Son père préférait qu’il suive un enseignement très traditionnel, passant par le travail à la forge avant le maniement du métal à travers le ninjutsu, qui venait seulement dans un second temps. Ceci expliquait pourquoi à l’âge de trente ans il était toujours genin : un âge particulièrement avancé pour un shinobi de ce niveau.
De ce retard il avait éprouvé colère et rancune, contre sa famille, contre les Metaru. Akagi, désirant rattraper ses camarades, semblait avoir commis un crime – un vol – à l’encontre du clan et de ses secrets. De quoi pouvait-il s’agir ? Hideko ne le saurait pas, mais cela ne l’empêchait de piquer sa curiosité. Son père l’a puni en lui brûlant la main et le clan a accepté la sentence sans rien y ajouter. Il pensait être chanceux et aurait dû, selon lui, mérité un châtiment bien plus grand. Peut-être était-ce ainsi une façon pour son père de marquer son crime sur son corps afin que jamais plus il ne soit tenté de recommencer, la trace de ses erreurs à jamais présente devant ses yeux.
Ken aussi avait marqué sur le corps de sa fille ses erreurs, afin qu’elle s’en souvienne à tout jamais. A chaque fois qu’elle voyait ses marques, qui parcouraient son dos jusqu’à ses flans, elle ressentait de la colère. Une colère sourde qu’elle ne parvenait à expulser qu’à travers un effort physique intense.


Akagi se tut. Il se tourna vers Hideko, ce qu’elle aperçut toujours du coin de l’œil, puis continua. Ces souffrances et cette colère passées étaient les raisons qui le poussaient aujourd’hui à se confier à elle. Pour lui, ils étaient tous deux du même clan, tous deux de la même famille et aimerait donc apprendre à la connaître. Pour ce faire il fallait que Hideko accepte sa gentillesse et lui témoigne de l’intérêt, ce qu’elle, malgré sa culpabilité, rechignait toujours à faire.
Ses sentiments étaient partagés. Culpabilité, tristesse, colère, fatigue, tout cela se mélangeait, la plaçant dans un état d’esprit complexe et fragile.
Il pensait qu’elle lui en voulait à lui ou à quelque chose qu’il représentait. Hideko n’avait aucune rancune personnelle contre Akagi, mais il représentait effectivement l’ombre de ce clan qui l’avait abandonné et laissé en pâture à son père, elle et toute sa famille. Lui ne lui tenait pas rigueur de l’accident et ne voulait pas non plus qu’elle se sente obligée de lui parler ce qui était effectivement le cas. Malgré ses bonnes intentions, Hideko s’en sentait pourtant obligée, mais elle ne voulait pas agir sous ce seul sentiment, uniquement poussé par sa culpabilité. Si elle le faisait, elle le regretterait.
Ainsi il voulait la sortir de cette spirale de colère, ce brasier incontrôlable qui brûlait en elle, mais le voulait-elle vraiment ? Hideko n’avait pas la réponse à cette question. Elle désirait se faire accepter par le clan, mais ne pouvait s’empêcher de le haïr. Elle désirait protéger sa liberté nouvelle acquise, mais s’était engagé dans l’armée et se faisant s’enchaînait à tout jamais au village. Il en était de même pour sa colère : il s’agissait de ce qui la poussait à avancer, mais elle avait aussi conscience, au fond, que cela risquer de lui causer du tort un jour prochain.
Le long monologue se termina par une seconde petite pique à l’encontre de Hideko, bien qu’elle ne soit en rien blessante ni mal attentionnée.


Hideko ne répondit pas. Un silence pesant s’installa. Akagi lui avait tendu la main et il ne tenait qu’à elle de la saisir. Elle en avait envie et se reprocherait de ne pas l’avoir fait, mais elle rechignait aussi à le faire et se reprocherait d’avoir fait preuve de faiblesse.
La jeune femme détourna son regard de la fenêtre, fixant le mur blanc devant elle. Elle commença à parler, son ton était grave et lent.

— Je m’excuse de vous avoir amené à l’hôpital, je nous ai fait courir un grand risque, surtout pour vous.

Elle essaya ainsi d’en finir avec son sentiment de culpabilité. Akagi avait raison, c’était la colère qui l’avait poussé à agir ainsi et elle ne pouvait pas le nier.

« Vous avez raison, sur le fait que c’est parce que j’étais en colère que j’ai réagis ainsi, mon coup de pied. C’était stupide. Jamais je n’aurai dû essayer de vous stopper dans votre course. »

De huit ans son ainé, Hideko ne se sentait pas de tutoyer Akagi et préférait garder une certaine distance – et marquer son respect – en le vouvoyant.

« Mais ce n’est pas contre vous, pas directement. C’est contre le clan, cette famille dont vous parler avec tant de respect. Cette famille là n’a jamais rien fait pour moi. Elle m’a abandonnée, moi, ma sœur et ma mère, elle nous a abandonnées à notre père. »

Parler ainsi la replongeait plus concrètement dans ses souvenirs, ce passé douloureux qui était le sien. Elle marqua un pause, chaque silence se faisant pesant, avant de continuer.

« Il a toujours été violent, très violent. Chaque erreur était durement châtiée. La punition était proportionnelle à notre faute et j’ai commis beaucoup de fautes. »

Ses jambes n’étaient pas les seules parties de son corps à être durement marquées : tout son corps à l’exception de ses bras et de sa tête l’étaient.

« Et je connais la souffrance que provoque une brûlure, je la connais bien. Un jour… Un jour j’ai commis la faute de refuser de servir un shinobi, j’ai failli nous faire perdre un client. »

A cette époque déjà elle était en colère. Sa colère contre Yahiko, une connaissance de la petite époque qui lui avait posé un lapin lui avait fait commettre cette grave impasse.

« Les shinobis étaient nos clients les plus importants, car c’étaient ceux qui achetaient le plus. A l’époque nous vivions au village d’Ogi, situé près du lac, entre Teitetsu et Kumo. Une vielle connaissance était revenu, accompagné d’un membre de sa famille, pour nous acheter des armes. Et cette vieille connaissance m’avait posé un lapin à une époque qui était très difficile pour moi, où je me sentais très seule. En plus de cela, l’homme qui l’accompagnait avait été hautain et méprisant. Je n’ai pas pu accepter cette situation et j’ai refusé de les servir. »

Hideko avait commis une erreur, mais ce n’était pas non plus un crime et surtout, pas un crime qui méritait le châtiment qu’elle avait subie par la suite.

« Finalement mon père est intervenu et m’a obligé à le servir et le soir même, il m’a punie à la hauteur de ce qu’il estimait juste. »

Hideko se tut et fixa Akagi. Elle releva légèrement son tee-shirt, laissant apparaître son flan droit. Ce dernier était parsemé de cicatrice, mais une particulièrement ressortait d’entre toutes : un profonde et large marque de brûlure provoquée par une tige en fer incandescente.
Quand Akagi eut observé ses cicatrices, elle replaça son haut et se retourna, fixant à nouveau le mur devant elle.

« J’ai longtemps regrettée de m’être rebellée, mais je comprends maintenant que j’étais juste une sotte. Je n’aurai jamais du accepter tout ça, mais je n’aurai pas dû agir aussi impulsivement. J’aurai dû me battre, mais avec plus d’intelligence. »

L’ambiance était lourde, pesante. Hideko n’avait parlé qu’une seule des très nombreuses punition corporelle qu’elle avait subie ; son discours, son ton et ses mots le laissaient clairement transparaître.
Tout cela elle le subissait déjà plus jeune, quand elle était encore à Kumo, entouré de son clan. Au début ils avaient tenté d’interférer avec Ken, mais ils avaient rapidement laissé tomber.

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Mer 3 Mar 2021 - 21:12
Tout d’abord le silence fut la seule réponse au long monologue du genin, puis sa cousine répondit timidement décidant de conserver le vouvoiement, étiquette obligée semblait-il pour elle. Néanmoins il s’agissait d’un premier pas. La froideur dont elle avait fait preuve face à lui au moment de leur rencontre n’existait plus. La suite cependant restera graver dans la mémoire du jeune Metaru. Il savait que l’histoire de sa jeune cousine ne l’enchanterait pas, les plaies qu’il avait aperçu sur ses jambes ne pouvaient présager d’une enfance joyeuse où l’insouciance aurait côtoyé chaleureusement la naïveté. Akagi s’attendait à une aventure plus trouble mais sûrement pas à tomber dans le gouffre de ténèbres qu’Hideko lui décrivait.

Durant son discours elle lui montra une autre cicatrice, une marque de brûlure qui ressortait d’une peau marquée par les tourments d’un père, non d’un homme – on ne pouvait qualifier un homme de père devant ce genre de tableau – qui se nourrissait de la souffrance de son enfant. Akagi en était décontenancé. Lui qui portait le clan en haute estime, lui qui pensait que le clan respectait également chacun de ses membres. Que ce clan si puissant, traitait l’incompétence et les traitres sans ménagement, car oui comment pouvoir qualifier autrement que de traitrise de tels actes de barbaries perpétré par un Metaru sur une autre Metaru ? qu’importe qu’il s’agisse de sa propre chair.

Akagi ne pouvait concevoir que le clan eut été au courant des actes du père d’Hideko. Si c’était réellement le cas, les anciens devraient s’expliquer. Il ne connaissait pas bien Hideko et ne connaissait pas sa famille. Son père aurait-il jouit d’un quelconque privilège dû à une position dans le clan. Cela paraissait invraisemblable au genin. Les Metarus étaient de fier shinobi qui ne ployait devant rien. L’honneur et la droiture, deux vertus primordiales du clan ne pouvaient être bafouées d’aucun. Tout du moins c’était ce que son père lui avait transmis. Était-ce donc cela ? Était-ce donc que le clan n’intervenait pas dans les affaires des familles qui le composaient ? Ainsi donc Akagi n’avait jamais risqué aucune représailles du cercle des anciens suite à son affront. Non, le genin ne pouvait le concevoir. Son père avait, le lendemain de la tentative d’Akagi, prévenu les anciens de celle-ci et leur avait demandé de considérer le châtiment administré suffisant. S’excusant du comportement de son fils et ainsi perdant une partie du crédit que lui portait sa famille. Pourquoi perdre du temps avec de tels agissements si non nécessaire ? Cela ne tenait pas debout. Leurs histoires respectives s’entrechoquaient montrant deux visages distincts du clan.

Akagi ne remettait pas en doute ce qu’Hideko venait de lui exposer. Son corps à lui seul en était la preuve, gardant les marques de ses expériences traumatisantes. L’histoire d’Hideko était vraie. Du point de vue d’une enfant, le clan devait l’avoir abandonnée, se sentant seule face à l’adversité sans moyen de sortir d’une spirale de torture. Le Metaru était presque étonné qu’elle ait décidé de revenir au sein de celui-ci. Des milliers de questions s’entrechoquaient dans son esprit. Ou était sa famille à présent ? sa sœur, sa mère ? son père était-il toujours en vie ? Comment s’appelait son père ? le genin voulait questionner les anciens pour savoir ce qu’il savait de cet homme et sa place dans le clan. Cependant celle qui ressortait des autres restait celle-ci : Pourquoi vouloir revenir parmi eux après avoir subi au sein d’un clan qui d’après son sentiment l’avait abandonné ? Avait-elle des doutes quant au fait que le clan ait été au courant ? Tous ces tourments semblaient s’être déroulés loin de Kumo. Akagi s’accrochait à cela, se disant que si elle avait été sur les terres Kumojin jamais le clan n’aurait laissé passer ce genre de comportement si il eut été au courant.

Le genin ne repris pas la parole tout de suite cherchant ses mots, difficile de reprendre. Attristé face à un tel destin Akagi, souhaitait désormais aider sa cousine du mieux qu’il le pouvait. Encore une fois il ne se tourna pas vers elle, ne voulant pas la mettre malaise, pour tout dire lui-même l’aurait été en cas de contact oculaire à cet instant et répondit à sa cousine :

« Je n’ai pas de mots pour ce que tu as vécu… Cousine…
Ton histoire m’attriste, attention ne le prend pas pour de la pitié
, ajouta rapidement akagi comprenant que sa cousine était une femme fière.
Simplement savoir qu’un membre de ma famille a été violenté de la sorte durant son enfance me remplit de honte et de rage en même temps.
Nos histoires se ressemblent en partie et son pourtant tellement antagoniste que s’en est presque impressionnant.
Mon père était strict et dur mais il ne l’était que pour m’apprendre les vertus communes du clan. L’honneur, la droiture. Tout du moins ce que je pensais être nos valeurs communes… jusqu’à ce que j’entende ton histoire.
Ton père semblait te punir mais uniquement dans le but de se satisfaire lui-même.
Je ne vais pas remuer plus le couteau dans la plaie, désolé de t’avoir poussé à parler j’imagine que les souvenirs ne sont pas agréables. J’ai des milliers de questions désormais mais pas le cœur à t’en demander plus.

Juste une chose, encore une fois libre à toi de ne pas vouloir en discuter. Après ce que tu m’as raconté je me demande ce qu’il te pousse à revenir auprès du clan que tu sembles haïr.. Ne le prends pas mal, j’ai tendance à être franc… Je suis content que tu l’ais fait mais à écouter ton histoire je me dis que, à ta place, je serais à des lieux de revenir dans le clan qui m’aurait abandonné comme tu le dis. »


Akagi voulu tout d’abord s’arrêtait là, mais il ne pouvait laisser les choses ainsi, sa cousine devait comprendre que le clan Metaru ne serait jamais resté sans agir, si seulement ils avaient su. Le clan auquel Akagi appartenait, fort, fier et droit, n’acceptait pas de tels actes de faiblesses. Se tournant vers sa cousine, il se mit difficilement assis sur son lit. Il lui déclara alors gravement, ayant autant besoin qu’elle l’entende que de le dire:

« Les Metarus ne tolèreraient pas de tels agissement à Kumo j’en suis convaincu. Ton enfance à distance n’a pas dû permettre à nos ainés d’avoir connaissance de ton tourment.
Mon père me disait que chaque Metaru représentait le clan complet et qu’ainsi n’importe quel Metaru devait à chaque instant être irréprochable.
Cela sonnera peut-être creux à tes oreilles, mais en tant que représentant de notre clan je te présente nos excuses.
Le clan regrette de ne pas avoir eu connaissance de tes tourments et n’avoir pu te venir en aide durant ton jeune âge. »


Gardant sa position pour qu’elle comprenne qu’il était sérieux, le Metaru la regardait cette fois-ci intensément. Intensité portée par la foi qu’il avait en ses propres paroles et le clan qu’il représentait.

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Sam 6 Mar 2021 - 12:53

Hideko s’était retrouvée seule, seule sous le joug tyrannique de son paternel. La culpabilité, la colère, la tristesse, tout ce qu’elle ressentait s’évanouit peu à peu, laissant place à un vide. Hideko ne ressentait plus rien, telle un coquille vide.
Akagi ne répondit pas, laissant place à un silence qui ne fit que nourrir les ténèbres dans lesquels était plongée la jeune femme. Elle, ne le regardait pas, les yeux toujours fixés sur le mur blanc.


Finalement, Akagi rompit le silence. Ses premières paroles trahirent son malaise, incapable de trouver les mots juste face à une telle histoire, une telle horreur.
Savoir que sa cousine avait du vivre ainsi, subissant les sévisses de son géniteur, le remplissait de honte et de rage. Leurs histoires avait des points communs, mais elles étaient fondamentalement différentes.
Bien que Hideko en veuille à son père, elle ne parvenait pas à le haïr, pas consciemment. Combien de fois s’était elle sentie coupable, coupable d’être aussi incapable, de commettre de telles erreurs ? Face à ces punitions répétées, la jeune fille qu’elle était ne pouvait que penser que le tort venait d’elle. En vieillissant et surtout depuis son accident, un changement s’était amorcé ; mais bien qu’elle ait maintenant conscience que ce n’était pas elle qui était en faute. Pour autant, les paroles de Mairu résonnaient dans son esprit, lui rappelant qu’elle aussi avait sa part de responsabilité dans cette histoire. Hideko n’avait pas encore trouvé la réponse à toutes ces questions, une explication à tout ce qu’il s’était passé, une justification. Sa colère ne trouvant pas de cible, elle était dirigée contre le clan.
Akagi décrivit son père comme un homme droit mais sévère, des valeurs qu’il tenait du clan et qu’il pensait communes à tous. Le père de Hideko était sévère, mais sa définition de la droiture avait un tout autre sens. La notion d’honneur aussi était primordiale, mais comme pour la droiture, sa manière de la concevoir était contradictoire avec celle du reste de sa famille. Comme une brebis galeuse, il avait fuit, emportant avec lui sa femme et ses filles. Ainsi à l’abri de la surveillance du clan, il pouvait diriger son petit monde comme il l’entendait. Cela aussi Hideko l’ignorait, jusqu’à ce que Mairu lui en ait parlé.
Aimait-il la voir souffrir comme le prétendait Akagi ? Hideko ne le pensait pas. Pour autant, cela ne l’empêchait pas d’agir de la sorte. Pour le paternel, tout devait passer par la force et par la douleur : pour apprendre, pour comprendre, pour grandir. A cela s’ajoutait la déception qu’elle ne soit pas un homme : une femme était faible et devait rester soumise. Pourtant, il avait besoin d’elle comme successeur du commerce familiale. De ce paradoxe devait émerger une rancune, qui s’exprimait par la violence dont elle était victime.
Son interlocuteur désirait en savoir plus, comprendre ce qui avait poussé un homme à agir de la sorte avec sa fille, mais par respect il se retint ; ce que Hideko apprécia sincèrement. La fatigue se faisait de plus en plus pesante. Ressasser toutes ces histoires, ce passé qui ressortait des limbes lui pompait ses quelques réserves
Une question le taraudait cependant : il désirait savoir quelles étaient les raisons qui avaient poussé Hideko à revenir parmi les siens. Croyait-il qu’elle vivait dans l’enceinte du domaine clanique ? Si tel était le cas, alors sa question faisait sens et il se trompait sur toute la ligne.


Son cœur battait lentement, elle pouvait entendre chacune de ses contractions raisonner dans ses oreilles, le regard toujours perdu dans le vide en face d’elle, ce même vide qui l’envahissait complètement.
Hideko voulut répondre, mais Akagi se tourna vers elle, pivotant son corps pour lui faire face. La jeune femme hésita, puis tourna la tête afin de lui rendre son regard.
Il ne comprenait pas comment le clan avait pu laisser faire de tels agissements sous son propre toit. Aussi, il tenta de leur trouver une excuse, une raison qui expliquait pourquoi personne n’avait agit pour elle, avant de finalement s’excuser. S’excuser en son nom et s’excuser au nom du clan. Pouvait-il se targuer de représenter ainsi tous ces membres ? Elle ne le pensait pas, tant les hommes et les femmes qui le composaient pouvait diverger. Il n’était qu’une âme parmi tant d’autres.
Sa voix était grave, son ton sérieux : Akagi croyait sincèrement en ce qu’il disait, il croyait sincèrement dans le clan et dans ses valeurs. Qu’une telle injustice se soit déroulé sous les yeux de ses pairs lui semblait incompréhensible, insoutenable. Pourtant, c’était la la simple vérité.

Hideko ne répondit pas, tournant sa tête pour faire dos à son interlocuteur, observant la ville qui s’étendait par delà là fenêtre. Le vide qui la possédait s’évanouit peu à peu, dévoré par ces flammes qui l’habitaient toujours. Elle resta ainsi plusieurs secondes avant de baisser la tête.
Devait-elle lui répondre ? Hideko était fatiguée, épuisée par tout ce qu’il venait de se passer ; elle n’en avait plus l’énergie, plus l’envie. Rectifier ses affirmations, assouvir sa curiosité, tout cela l’engagerait dans une longue discussion désagréable dont elle voulait s’épargner. Elle en avait déjà bien assez dit en ce jour, elle en avait déjà bien assez fait. Pourtant, elle lui devait une réponse, elle le sentait. Elle se tourna vers lui à son tour, fixant son regard.

─ Je vous remercie pour vos excuses, mais je ne pense pas que vous soyez en position de parler pour tout le clan.

Hideko ne voulait pas d’excuses, elle ne voulait rien d’eux. C’était ce qu’elle tentait de se convaincre, mais inconsciemment, elle ne savait pas ce qu’elle désirait, ce qu’elle voulait obtenir du clan. Aussi, afin de ne pas terminer sur ces dernières paroles de rejet, elle fit un ultime effort envers celui qui en avait tant fait.

« Pour répondre à votre question : je ne suis pas revenu pour le clan. Je ne vis pas avec eux, je ne reçois pas d’argent. Le seul et unique privilège dont j’ai profité depuis mon retour c’est l’utilisation de la forge. Si je suis revenu à Kumo, c’est pour devenir une shinobi puissante et je ferai tout pour y parvenir. »

Un court silence s’installa qu’elle rompit aussitôt.

« Si vous voulez en savoir plus, pour vous faire votre propre avis sur le clan, sur toute cette histoire, vous devriez demander à Mairu. Elle a une partie des réponses à vos questions. Maintenant, j’ai besoin de me reposer. Je suis fatiguée, fatiguée par cette journée. »

Son regard se détacha d’Akagi et elle se retourna une dernière fois vers la fenêtre, se perdant dans ses pensées.

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