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A mundo condito — ft. Yamanaka Tokage

Aditya
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Sam 6 Mar 2021 - 20:35
A mundo condito

ft. Yamanaka Tokage


Été 204, forêt bordant le village d'Ensō, Hayashi no Kuni.

Le son de lame fendant l'air trahit le silence sourd qui s'était imposé au cœur de cette clairière, seulement entrecoupé des bruits de lutte qui l'animaient depuis, déjà, quelques instants ; et les deux âmes coupables n'étaient nulles autres que celle d'un natif de ces lieux, et de l'un de ses élèves dont le tempérament n'était plus à prouver. D'un geste bercé par l'habitude, Aditya glissa son visage sur le flanc, évitant l'un des projectiles qui avaient été projetés dans sa direction avant qu'il ne cisaille son visage – un second trouva la réplique du fer contre ses détours, laissant l'écho de leur choc résonner dans cet air boisé nullement bafoué de paroles.

Ses pas s'élevèrent soudainement du sol afin de se substituer à l'assaut d'une troisième arme de jet, et dès l'instant où ses pieds foulèrent à nouveau ce tapis de feuilles, le blond tenta de rompre la distance qui le séparait de l'enfant du Feu... uniquement pour être reçu avec la même réplique qu'il lui adressait depuis le début de leur joute : un bond vers l'arrière, pour maintenir l'écart entre leurs deux silhouettes.

La mâchoire de l'ascèse se raffermit sous une légère frustration, qui était plus dédiée aux actions du Yamanaka en elles-mêmes que celui qui en était à l'origine – car s'il lui avait proposé de mettre à l'épreuve ses talents au détours de cette esplanade, ce n'était pas uniquement pour perpétrer encore et toujours ce en quoi il savait que son élève excellait.

C'était également pour le pousser dans ses retranchements, et lui montrer les points faibles qu'il ne devrait pas ignorer.

« Tu te reposes beaucoup trop sur ta zone de confort. », déclara-t-il en étudiant les mouvements équivoques de son élève, abandonnant le kunaï entre ses doigts dans l'ombre de la sacoche pressée sur sa hanche.

Sa main s'éleva sous le joug d'un mudrā unique tandis qu'il se rapprochait une fois encore de lui, dans l'unique but de le pousser à reculer une fois encore comme il s'évertuait de le faire depuis bien des minutes, à la seule différence que cette fois-ci, cela le rapprocherait d'une effigie boisée que le blond avait remarqué depuis quelques instants. Entouré ainsi de tant de cimes et de feuillages, sous la coupe des arbres imposants que couvrait cette forêt, les possibilités devenaient... illimitées, pour qui savait utilisé ce don sylvestre à bon escient.

Malheureusement pour Tokage, il ne fut reçu dans son mouvement que par une série d'épieu ayant prit naissance sur les nervures de l'un de ces troncs, ouverts à la façon de pétales qui venaient d'éclore.


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Yamanaka Tokage
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Sam 20 Mar 2021 - 15:53

« Si j’me reposais pas dessus ça s’appellerait pas une zone de confort, NOUNOUILLE ! »

Hop, un p’tit saut improvisé sur une des nombreuses – trop nombreuses – branches qui peuplaient ce pays et Tokage repartait pour un tour de ballet aérien. C’est pas qu’il commençait à s’ennuyer de jouer au lapin entre les troncs et les feuillages, mais il y avait quelque chose de très répétitif là-dedans. Mais pas désagréable en soi, dans la mesure où il sentait bien qu’il commençait à taper sur le système d’Aditya. Et pas besoin d’être un génie pour savoir que c’était amplement suffisant pour refaire sa journée.

Malheureusement, ce joli petit morceau de valse devait prendre fin. Hélas, Barbie, lassée des assauts sans sens du sagace danseur, décida d’y mettre un terme. Et pas n’importe comment.

Tokage trouvait qu’il était particulièrement lâche d’utiliser l’avantage du terrain pour un adepte du Mokuton lorsqu’on était à Hayashi. Encore plus quand ledit adepte était Aditya, et que la personne qui faisait les frais d’une stratégie si fourbe était lui-même. Non mais. Quel culot. Bien évidemment, si les situations avaient été inversées, il ne se serait pas embarrassé de scrupules pour, à son tour, jouer avec le décor local. MAIS BON. Il n’avait certainement pas envie de se plonger dans la psyché d’Aditya – qu’il n’imaginait être qu’une morne et plate plaine, vide de tout relief – pour prendre à son tour l’avantage du terrain. Non merci. Il préférait encore se dépatouiller des arbres tueurs d’Hayashi no Kuni.

Hors de question de se laisser avoir aussi facilement, quand même. Tokage entrelaça ses doigts en un mudra unique, qui fut suffisant pour activer le sceau placé sur son bras gauche : aussitôt, un mur de pierre en jaillit, dans son dos, lui offrant certes un matelas très peu confortable, mais en tout cas un bouclier assez solide pour le prémunir contre un empalement qui aurait été – il faut bien l’admettre – fort inconvenant.

« HAHA, J’AI VU CLAIR DANS TON P’TIT JEU, s’exclama-t-il, avant de se cogner la tête contre son propre mur. Aïeuh …

-J’ai du mal à croire que quelqu’un comme toi ait réussi à survivre aussi longtemps. »

Inutile de tourner le regard vers le visage d’un froid glacial de Junko, perché à quelques mètres de là, bras croisés, pour reconnaître sa voix sardonique. Tokage se contenta de lui adresser une grimace, qui n’arracha pas l’ombre d’un haussement de sourcil à la jeune femme. Il faut dire qu’elle avait l’habitude de durs à cuire un peu plus durs à cuire que celui-là.

« De quoi j’me mêle ? »

Il l’avait grommelé plutôt que clairement articulé. Quelque part au fond de lui, une sorte de réflexe viscéral lui interdisait de proférer ce genre d’insultes à voix haute, lorsqu’elles étaient adressées à Junko. Il ignorait tout de ses capacités, à vrai dire, mais elle dégageait une telle aura de mort qu’il préférait ne pas trop s’aventurer à la provoquer ouvertement. Le dompteur va pas s’amuser à embêter le lion affamé avec un bout de bois, non ?

C’était l’heure de la réplique, en tout cas. Enfin, réplique … Il assembla une nouvelle fois ses mains comme un jeu de Legos sans queue ni tête, puis fit mine de donner un coup de poing dans le vide, en direction d’Aditya. Son mouvement ne fut pas dénué de conséquences : des vents tourbillonnants s’échappèrent de son bras, et en prolongèrent le coup vers leur cible. Le but était simplement de réinstaurer cette distance de sécurité que Tokage s’était efforcé de préserver jusque-là, et qu’Aditya semblait vouloir violer si vertement. Quel goujat.

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Aditya
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Lun 22 Mar 2021 - 19:42
Un fragment de rire s'échappa des lèvres du blond en entendant les braillements de son élève qui ne cessait de trouver quelque chose à redire et à maudire, qu'il s'agisse des branchages qui couvraient le sol, de la mer arborée qui les entourait et qui rendait ses dons plus prolifiques, ou même sa propre inattention lorsque son crâne résonna contre la pierre de son égide. La courbe de son regard vint trouver le visage de la gladiatrice, perchée au-dessous de la cime d'un des troncs ; et l'espace d'un instant, ses prunelles se parèrent d'une légère douceur avant de déclarer à son attention ;

« Je ne pensais pas que tu serais notre spectatrice., glissa-t-il sur un ton bienveillant. Même si sur ce point, tu n'as pas tort. »

Un nouveau grognement trahit la gorge du Yamanaka qui, semble-t-il, était loin d'avoir fini de maugréer dans son coin. Il se garda toutefois d'accorder plus de paroles à l'adresse de sa compagne, afin de ne pas occulter le véritable intérêt de leur présence – à savoir, étayer l'expérience du combat de son élève – en le mettant au milieu de leur échange. Aussi, lorsqu'il le vit presser de nouveau la distance entre eux, le blond retint un soupir et érigea ses deux paumes sous les détours du signe du Tigre, avant d'engouffrer le vent qu'il avait projeté dans sa direction pour le meurtrir dans l'étreinte des flammes de deux visages d'oni, une fois que ceux-ci se soient détachés de ses flancs pour cerner ceux de son opposant.

Malheureusement pour l'enfant de l'esprit, celui du bois était loin de vouloir ployer à ses demandes. Bien décidé à lui faire éprouver ce qui le mettait dans l'inconfort, il brisa de nouveau les enjambées qui les séparaient en laissant son poing revêtir les détours d'un linceul d'émeraude... avant qu'il n'heurte le sol de cette Forêt Millénaire pour élever la silhouette du Yamanaka dans les airs, et l'empêcher de s'éloigner davantage.

« Considère-le ainsi ; plus elle sera grande, plus tu pourras te reposer sur davantage d'acquis. Mettre un peu du tien aujourd'hui t'épargnera des efforts demain. »

S'il était loin de partager cette vision des choses – et cela, Tokage le savait – Aditya se doutait néanmoins qu'elle avait un tant soit peu de chance de trouver un écho de vraisemblance dans l'esprit du jeune homme.

Tout du moins, il espérait ; car lorsque sa paume cernée de reflets bleutés vint frapper son corps au niveau de l'échine, afin d'altérer profondément ses réflexes pour la suite de cet échange, ça n'était pas pour le ménager. Bien au contraire, il ne comptait pas lui faire de cadeau sur ce point-ci.


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Yamanaka Tokage
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Mer 2 Juin 2021 - 16:36

Viendez à Hayashi qu’ils disaient. On s’amuse bien, qu’ils disaient. En sentant la brise carbonisante lui ravaler le visage, Tokage se dit qu’il avait fait une erreur en s’embarquant dans cette expédition. Ou en acceptant cet entraînement. Ou en ayant rejoint les rangs de l’équipe d’Aditya. Quelque chose dans ces eaux-là, en tout cas, qui avait à voir avec un certain personnages à la chevelure si blonde qu’elle aurait fait pâlir de jalousie un champ de blé en plein été.

Les deux assauts élémentaires se rencontrèrent, se cajolèrent, et s’annulèrent finalement, donc, le tout dans un souffle dont la fraîcheur n’avait rien à envier à celle du Gers au mois d’août.

« Sa mère la tchoin, j’aurais dû amener de la pommade ... »

Il le savait bien qu’il oubliait quelque chose dans sa trousse de toilette. Bah, quelle importance ? Tant qu’il avait sa brosse à dents …

Mais Aditya n’en restait pas là, le bougre. Il enroba son poing non de chocolat, comme n’importe quel glouton l’aurait souhaité, mais bien d’une aura de chakra aux teintes si rassurantes qu’elles en étaient inquiétantes. Et voilà qu’il prenait maintenant un malin plaisir à saccager le sol de ce que Tokage croyait être son pays natal, la terre qu’il chérissait le plus au monde. Drôles de mœurs que celles d’un moine qui se laisse aller au libertinage …

« C’EST DE LA TRIIIIIIIIIIIIICHE … ! »

Ca y ressemblait en effet foutrement. Quel genre de diablerie blondinette avait-elle sortie de ses manches pour réussir à fracturer ainsi la terre ? Tokage se retrouvait soulevé bien malgré lui – pour une fois – et projeté dans les airs. Pile là où il ne pouvait rien faire, sinon gigoter comme un éperlan hors de l’eau. BEN TIENS. Comme c’est commode, me direz-vous. Et, évidemment, Aditya sauta sur l’occasion – et sur son élève, dans le même élan – pour asséner un coup bien physique, cette fois, à Tokage.

Le jeune homme ressentit une étrange sensation lorsque le poing d’Aditya entra en contact avec son corps. C’était comme s’il était parcouru en un instant par toute une colonie de fourmis particulièrement agitées, qui prenaient un malin plaisir à courir le long de chacun des os de son corps, dans chaque recoin de sa peau, jusqu’aux tréfonds du plus secret de ses muscles. En guise de râle, il put seulement articuler un vague :

« Ga … Gou … Gaga ... »

Ce qui était déjà pas mal, compte tenu de l’opération qu’il venait de subir bien malgré lui.

A partir de ce moment, ce fut comme si ses pensées mettaient un temps fou à atteindre son cerveau, puis, de son cerveau, ses membres. Il savait ce qu’il voulait faire, ensuite : profiter de la proximité qu’Aditya tenait décidément beaucoup à instaurer entre eux – le fripon – pour lui asséner un bon coup dans la poire. Mais ses doigts parurent prendre une éternité pour s’accoupler en un mudra, qui libéra face à lui une bonne crosse clochasse des familles, dont le corps de bronze massif promettait d’écraser plein de petits os qui se trouveraient sur son chemin.

Il n’en resta pas là. Ses doigts s’actionnèrent à nouveau, pour former une série de signes, cette fois, au terme de laquelle il projeta une partie de son propre esprit vers Aditya. S’il savait ce qui l’attendait … Tokage en frémissait d’impatience. Il ne faisait aucun doute qu’il gardait quelque souvenir traumatique caché dans un recoin de sa mémoire, et que ce traumatisme même était à l’origine de son attitude tellement horripilante.

Restait un détail, auquel Tokage n’avait pas pensé, tout pris qu’il était au jeu de sa vengeance gamine : il venait de briser le secret de ses pouvoirs de Yamanaka, qu’il s’était si longtemps efforcé de maintenir à l’égard de l’hurluberlu qui lui servait de sensei. S’en rendrait-il seulement compte ? Mystère et boule gomme …

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Aditya
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Ven 11 Juin 2021 - 19:30
Le cri déchirant de l'enfant de l'esprit arracha une moue amusée à celui du bois, où l'ombre d'un maigre sourire était venu se loger sur ses lèvres ; et tandis qu'il s'éloignait légèrement de son élève, il put entendre le ton de voix significatif de la rougeoyante, demeurée assise sur une branche au-dessus de leur position.

« Quand on a la tête vide, facile de s'envoler. »

L'ascèse éleva son regard jusqu'à ses traits, abandonnant le temps d'un instant son attention envers son élève. Le sourcil arqué, il semblait la questionner sur cette rétorque ô bien basse envers le Yamanaka qu'elle semblait peu porter dans son cœur.

Ce fut sans compter l'air qu'elle lui adressa, et les nouvelles paroles qu'elle s'apprêtait à prononcer sans lâcher une miette de ce spectacle.

« Ga… Gou… Gaga...
Je crois que tu l'as rendu débile.
Quoi ? »

Les prunelles du blond durent s'arracher aux reflets d'or que portaient celles de la gladiatrice pour revenir faucher les détours de la silhouette de son vis-à-vis, dont l'état semblait... eh bien, proche de la décadence, dirons-nous. Face à son expression de merlan fris, les paupières s'ouvrant et se fermant comme si ses pensées avaient été incroyablement ralenties, Aditya se demanda un instant s'il demeurait encore dans le monde réel. Son attention s'échoua le temps d'une seconde sur son poing, se demandant s'il n'avait pas fait une erreur dans la concentration de son chakra, ou trop appuyé sur son corps nerveux – mais l'inquiétude, elle, n'eut pas le temps de s'installer dans ses pensées que déjà, il lui parut percevoir l'ombre d'un mouvement soudain, et plus encore, d'un mudrā. Je suppose que tout va bien alors...

Un fracas sonore retenti, forçant l'attention du blond au gré des nuages : et ce fut sans compter l'ombre menaçante d'un mur qui imposa ses détours à sa silhouette. Derechef, ses pas foulèrent la poussière qui couvrait le sol pour fuir sur son flanc droit, jusqu'à voir s'écraser la forme lourde d'une cloche à son précédent emplacement. Le sourcil arqué, il avisa son élève et se décidant à contre-attaquer face à son assaut, il éleva un mudrā unique en réponse.

Ce fut sans compter les propres signes qu'il le vit formuler, étrangement familiers. Il tenta de sonder les alentours de l'enfant de l'esprit à la recherche d'une simple brise qui se formulerait en vent violet, d'une autre utilisation de l'art des sceaux – mais rien ne vint, hormis un sentiment d'insatisfaction et d'inconfort.

Jusqu'à ce que l'inconfort ne se mêle en instabilité rongeuse, puis en peur viscérale. Il lui parut, le temps d'un instant, percevoir l'écho lointain de l'eau s'effondrant sur les virages, de l'éclat du tonnerre sur les vagues tempêtueuses d'une calamité en dérive ; de l'ombre de cheveux bruns et de parures d'or engloutis par leur caresse mortelle, sans jamais revenir à la berge comme la réalité l'avait retranscrite par le passé.

« ...Aditya ? »

Les perles d'or de la gladiatrice s'effondrèrent sur la stature de l'enfant du bois, comme frappé d'immobilité où seuls les traits de son visage pouvaient retranscrire la vie sous ses paupières. Ses pupilles d'éther, habituellement éprise de l'indifférence et d'une bienveillance distante, avaient embrassé la profondeur du grief et de la douleur. La gorge serrée, sèche, Aditya semblait batailler pour s'extraire de cette vision où les reflets ardents de mèches rougeoyantes s'étaient substitués à celles d'obsidienne, mimant une autre perte tout aussi déchirante.

Un temps, pendant lequel ce mirage avait fait loi dans son esprit sans qu'il ne réalise qu'il en était devenu la proie – pas avant qu'il n'ait prit fin, et que les détours de l'écume ne soient qu'un lointain écho.

Et lorsque sa présence se substitua à nouveau à la chaleur rassurante de la Forêt, l'humidité que les arbres laissaient planer au-dessus de leurs crânes assaillis par les rayons du soleil, le blond parut respirer à nouveau, bouger, cligner des yeux. Son regard s'écrasa instantanément sur les traits de Tokage, entre colère sourde et restes de ce sentiment d'être perdu, au milieu de cette immensité.

« ...Comment as-tu fais cela ? C'était indubitablement une illusion, mais il n'y a eu aucun signe avant-coureur, ni focalisation sur l'un de mes sens. », chuchota-t-il.

Il se remémorait, à son tour, les explications qu'il avait autrefois cherchées auprès d'un des adeptes de cette formulation du chakra, Yamanaka Fanghe, qui lui avait intimé une même mise en garde ; que d'aucun de ces mirages ne pouvait naître autrement que par le biais d'un sens de ce corps, à moins que l'on ne se voie porté par des dispositions naturelles à ce domaine. Des avantages qui s'éloignaient des illusions mêmes, mais du contrôle véritable, purement et simplement, de l'esprit.

Les sourcils du blond se froncèrent sous l'agacement, cessant les tumultes de ses pensées. D'un mudrā élevé, un arc de sylve jaillit de la terre autour de la silhouette de son élève, cernant chacun de ses côtés dans ses reliefs de bois pour ne présenter à ses yeux que l'ode d'une seule sortie. Celle se trouvant devant lui, qu'il avait décidé de condamner par la présence d'une cloche – et sans attendre, un second signe fut émis, semblable au premier, afin de venir user de ce support pour faucher le flanc de Tokage d'un épieu dont la naissance ne venait d'autre que de l'étau qui le retenait.

Sa cheville s'enfonça dans le sol humide de la Forêt, jusqu'à ce que son élan ne l'amène à empoigner le col de son élève en se glissant entre le métal et le bois.

« Ou m'as-tu menti sur tes dons soi-disant perdus ? »


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