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L'honneur de ceux qui brisent les prophéties [Libre]

Nara Joben
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Dim 18 Avr 2021 - 14:59


Lorsqu’il s’immobilisa, il laissa lourdement tomber le boulet qu’il avait épaulé par-dessus son bras droit, comme stupéfié par le spectacle qui se révéla sous ses yeux. Le fracas du boulet s’écrasant au sol tonitrua à plusieurs dizaines de mètres à la ronde, dans un claquement sourd. Un instant, tel un baroudeur de retour après un long voyage, il regarda avec l’expression du désastre les décombres de l’Assemblée Générale. Tout au long de sa route, son désespoir avait été grandissant, croissant sous la Lune du désarroi. Kumogakure était tombée jadis, oui, et il n’avait servi à rien ; parce qu’il était resté entre quatre murs, et qu’il n’avait eu l’occasion de prouver ce qu’il abritait comme panoplie de meurtrier.

Derrière, un autre Nara habillé de lumière le suivait, suspicieux sur ses intentions. En filature, Aizen avait poursuivi la Furie des Ombres en guettant ses intentions, en surveillant ses gestes ; il l’avait vu traîner, puis ramasser son boulet ; jeter des regards furtifs sur les passants ou sur les demeures qui s’étaient métamorphosés. Ce n’était plus la cité d’hier. De l’eau avait coulé sous les ponts.

Le spectacle de l’Assemblée décimée, là où il s’attendait à trouver les quartiers du Raikage et toute sa panoplie de conseillers proches, dont les Nara avaient coutume de faire partie, le laissa dans une attitude de prostration. Aizen avait raison. Le temps qu’il avait passé à être enfermé dans les geôles du Daimyô l’avaient déconnecté d’une réalité toute chamboulée par le raid du Teikoku ; et par les multiples reconstructions qu’avait engendré le village caché des nuages. Lui qui n’avait connu essentiellement que Shitaderu et la Kumogakure des balbutiements ne pouvait s’imaginer combien les choses avaient évolué. Il ne reconnaissait plus rien, pour ainsi dire ; si ce n’est quelques bâtisses que le Temps n’avait pas trop amochées.

Son poing se serra et un tumulte intérieur, plus fort encore que celui qui l’avait animé face à Aizen, naquît dans les cendres de sa mémoire. Joben appartenait au passé. Il avait été des premiers à croire à la militarisation de Shitaderu, à se figurer qu’il fallait armer les troupes des plus dangereuses lames. L’un des premiers à avoir encadré, avec fougue, l’incorporation de jeunes recrues venues des quatre coins du pays pour augmenter les effectifs de la cité de guerre, promise à devenir le bastion du Kaminari. Mais ses rêves ne s’étaient pas réalisés, et pire encore, Kumogakure était tombé.

C’était leur faute. Pas celle des envahisseurs. Celle de ceux qui n’avaient pas été assez forts pour tenir les murs.

Derechef, il retourna vers Aizen qui l’avait talonné. Dans son unique œil, la flamme de la vengeance dansait.

« Voilà donc ce qu’il est advenu de Kumogakure… »

Il bifurqua son regard, qui plongea vers le sol. Il imagina les cercueils des héros morts au champs d’honneur comme s’ils remplissaient la terre qu’il foulait. Il avait appris que les ennemis d’hier étaient devenus les alliés d’aujourd’hui. Il savait que tout cela tenait à une histoire de rancune, de torts partagés. Mais il ne pouvait admettre que la cité soit encore dans cet état de délabrement.

Ses doigts jonglèrent en exécutant plusieurs signes incantatoires puis, sans l’annoncer, il souffla de sa gueule un oiseau de feu qui escalada les cieux. Déployant ses ailes incandescentes dans l’azur, le majestueux phœnix en appela à la résurrection dans un cri de crépitements et d’étincelles sauvages : comme un appel à la mémoire, et à la promesse d’un meilleur lendemain.

« Bien, Aizen. La situation n’est pas celle que je voulais, alors je vais te dévoiler mes croyances, celles d’un homme que la solitude a plongé dans la méditation. Je suis de ceux qui croient aux prophéties, aux légendes et aux mythes. Vois-tu, nul n’avait supposé que l’Homme au Chapeau irait aussi loin lorsqu’il est apparu ; nul n’aurait osé croire que les Dieux feraient leur apparition. Le monde entier a entendu le message de cet être dénonçant le chakra et l’usage que les hommes en font, et tout le monde sait le procès que l’Homme au Chapeau réserve aux détenteurs de chakra. Maintenant, que faisons-nous, Aizen ? »

Il pointa l’Assemblée Calcinée, au-dessus de laquelle le phœnix brassait les vents de ses ailes enflammées.

« Nous attendons le même sort que ce monument, quand nous devrions nous intéresser à d’autres prophéties. Tu l’auras compris, je suis de ceux qui prônent l’offensive. Voilà la raison pour laquelle je veux récupérer mon bandeau. L’on parle des Dieux que nous connaissons, et qui sont ceux du chakra ; mais il y a, chez nous comme ailleurs, d’autres croyances, d’autres mythes. Kaminari abrite les Cultistes d’Isonade et les Adorateurs du Kôgen ; je veux les connaître et savoir comment les Dieux peuvent vaincre les Dieux. Mais ce n’est pas tout. Le Kaminari, particulièrement, a vu son prestige terni par la trahison d’un homme redoutable. »

Il fixa intensément les orbes du Nara.

« Le Nécromancien. Je veux que les morts reposent en paix. Fils du Daimyô ou non, je n’en ai que faire : il nous insulte. J’irais, seul s’il le faut, au Pays des Griffes pour décapiter cet homme. »

Tout était dit.

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Dernière édition par Nara Joben le Ven 14 Mai 2021 - 13:18, édité 1 fois
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Nara Aizen
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Dim 18 Avr 2021 - 18:20

Aizen, résigné à suivre celui qui vraisemblablement ne voulait pas l’écouter, marchait silencieusement sur ce qui ressemblait de plus en plus à un chemin menant tout droit à l’assemblée Kumojin. Ou plutôt l’assemblée calcinée comme elle était surnommée de son état actuel. Elle n’avait pas bougé depuis l’attaque du Teikoku et avait été laissée telle quelle, à l’abandon. Mais Joben ne l’avait jamais vu ainsi et cette vision sembla enfin ramener le Nara d’un autre temps à la réalité actuelle qu’était celle dans laquelle il venait de mettre les pieds.

Aizen aussi se perdit dans ses pensées en étant devant ce monument qui autrefois représentait par bien des aspects la grandeur de Kumo. Grandeur qui s’était perdu au fil des années et bien que le village commençait de plus en plus à se remettre sur pieds depuis sa libération le tout était insuffisant pour le Nara. Mais ce genre d’observation concrète qu’était l’état inchangé de la bâtisse calcinée par le feu de l’ex empereur ne faisait que confirmer l’avis que ce faisait le Nara de cette administration Kumojin attentiste. L’assemblée n’était finalement que le reflet de la faiblesse qui avait envahi Kumo.

Joben, encore plus remonté qu’auparavant, s’approcha de son cousin et laissa une phrase en suspens qui signifiait qu’il commençait à saisir tout ce que Aizen essayait de lui expliquer depuis le départ. Lorsque le Nara borgne entama des signes Aizen recula naturellement et se prépara à sortir son katana pour se défendre d’une attaque à son encontre. Finalement Joben ne visa rien de particulier si ce n’était le ciel dans lequel se déploya un oiseau de feu. Instable, c’est tout ce que le Nara balafré inspirait à son cousin en cet instant.

Mais finalement ce fut un homme on ne peut plus sain qui sembla reprendre le contrôle du Nara avec de nouvelles paroles. Des paroles qui faisaient enfin sens surtout dans l’esprit du samouraï bien qu’il ne put s’empêcher de tiquer intérieurement lorsqu’il entendit le mot dieu pour définir ces créatures qui avaient tous de simples montres, des démons au pire des cas.
« Vous semblez enfin accepter la réalité qui est la nôtre aujourd’hui, Joben. Mais vous vous fourvoyez encore sur une chose : ces créatures sont tous sauf des dieux. »
Il défia du regard son cousin, il ne supportait plus d’entendre cette calomnie qui nourrissait la rumeur comme quoi ces monstres de chakra seraient des dieux.
« Comment un dieu pourrait-il mourir des mains de simples humains ? Ce fut pourtant le cas avec celui de Kaze. »
Loin de vouloir rentrer dans un débat qui n’avait pas lieu d’être il se devait de préciser ceci avant de rebondir sur des paroles qui étaient bien rares chez les shinobis de Kumo. Il avait pour ainsi dire jusqu’ici jamais rencontrait personne partageant ce genre de croyance et il n’avait d’ailleurs jamais révélé la sienne sans pour autant vouloir la cacher. Mais l’occasion se présentait d’en faire étalage puisse son interlocuteur mettait le sujet sur la table.
« Vous avez justement devant vous un fervent adorateur de la lumière. »
Il pointa un doigt vers le soleil qui de sa place maîtresse dans le ciel illuminait tout Kumo de sa chaleur réconfortante.
« Voyez ce qu’est une vraie divinité, pensez-vous vraiment qu’un seul homme pourrait être capable d’éteindre la lumière que nous offre Kougen ? C’est bien la seule croyance qui mérite d’être suivi en ce monde et tous ceux qui ne suivent pas cette divine lumière sont condamnés à se perdre dans les ténèbres. »
Loin d’attendre une réponse ou de vouloir ouvrir le débat Aizen continua pour revenir sur du plus concret. Effectivement bien qu’il aurait voulu présenter sa croyance en profondeur il doutait que le fou qu’il avait en face de lui soit capable d’en comprendre ne serait-ce qu’une infime partie. Il semblait déjà tellement rongé par les ténèbres.
« Mais pour la première fois en ce jour je suis d’accord avec vous. Kumo est faible, et ce bâtiment n’est que l’un des nombreux témoins de cet état de fait. Nous ne faisons qu’attendre et pendant ce temps l’ennemi peut aisément préparer un plan qui dépasse sans doute cette coalition de fortune. Nous attendons qu’il choisisse le moment et le lieu de la bataille finale alors que nous pourrions agir… Enfin quand je dis-nous… »
Aizen lança un regard sévère à celui qui se pensait trop supérieure. Même s’il avait été le plus puissants des Kage son manque de discernement face au danger que représentait l’homme au chapeau était sans pareil.
« Ne soyez pas si naïf cher Joben vous aurez beau être aussi puissant que vous le prétendez vous ne gagnerez qu’à mourir et à tomber dans l’oublis en allant seul s’attaquer à lui. La puissance d’un homme ne se mesure pas à ce dont il est capable de faire seul car notre ennemi aussi s’est trouvé des alliés. Nous devons nous rassembler autour d’une même puissance et cette puissance pourrait être Kumo. Mais pas le Kumo actuel, non… »
Le Nara empoigna d’une main de fer le vide devant son visage comme pour montrer la détermination qu’il avait à redorer le blason de qui devrait être d’après lui le village au sommet du Yuukan.
« Un Kumo mieux dirigé, d’une main de fer et dont la culture de la faiblesse comme elle existe actuellement serait bannie. »
Comme si Aizen devenait une autre personne il reprit son sourire habituel et continua :
« Pour ce qui est du sujet de votre bandeau vous pourrez l’obtenir sans problème mais vous serez sans doute relégué au grade de Genin. Vous êtes absent de tout registre de recherche et en ayant purgé votre peine vous êtes libre de servir à nouveau votre pays. »
Alors qu’il parlait le Nara avait activé une technique de détection afin d’anticiper toute approche de nouvel individu qui aurait pu être attiré par cet oiseau de feu qu’avait invoqué son interlocuteur.

Technique utilisée:
 

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KUMO:
 
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Zaiki Minako
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Dim 18 Avr 2021 - 19:04
Où es-tu Kikuri ?

Une petite fille court dans les rues avec une paire de ciseaux dans les mains, ses longs cheveux châtains bouclés virevoltant, se perdant parmi toutes ces ruelles. Pendant ce temps, Minako cherche l'aspirante psychopathe qui a fugué de sa maison.

Sato ne sera pas content si je ne lui ramène pas sa fille. Mais je ne le sens pas. Si elle a un tel comportement à son âge, c'est qu'il y a forcément un problème chez elle. Il n'y a pas de fumée sans feu.

Kikuri s'assoit sur un toit en attendant sa camarade de jeu qui joue avec elle à chat, ses grands yeux verdoyants regardant un bâtiment en ruine plus loin.

"Aller c'est quand qu'elle vient Minakoooo."

"Je t'ai enfin trouvé."

La jeune genin, habillée de son crop-top à manche ¾, de son pantalon ample à multiples poches, tout de blanc, avec ses chaussures à grosses semelles noires et ses mitaines blanches, est derrière la petite fille.

"Hey t'es trop forte ! À peine au moment où je m'impatientais !"

Minako s'assoit à côté de l'enfant, cahier de partitions ouvert.

"Oh c'est quoi ce cahier ? C'est quoi ces traits et ces points sur les pages ? Ça sert à quoi ?"

"Ça s'appelle un cahier de musique, c'est pour jouer d'un instrument."

"Ah parce qu'on ne joue pas d'un instrument comme on joue à chat ?"

"Non du tout. Ça ce sont des notes de musique, et selon l'instrument on le joue de telle manière à ce que ça fasse la même note que sur la ligne."

"Oh trop bieeeen, pourquoi on n'apprend pas ça à l'école ? On n'a appris qu'à lire, écrire, compter et à se battre, et l'histoire aussi. Même pas on apprend la musique comme ça, c'est comme ce que font Ayumi et Mayuko, on n'apprend que quand on est tout petit vite fait. En plus elles sont trop fortes elles font vivre les dessins… POUR DE VRAI. Genre, elles ont fait des petits lapins ! Ooooh. Tu fais des trucs avec la musique toi comme ça ?"

"Ah ah ah. Tu te souviens du son qu'à fait mon sabre contre ton kunai ?"

"Euh… oui bien sûr !"

"Hé bien c'est une technique que j'ai fais qui consiste à amplifier le son des coups de mon sabre."

"Oooh trop bien, mais tu ne fais rien avec une flûte ou un truc comme ça ?"

"Non, mais j'apprends des partitions exprès pour ça. D'ailleurs, il y en a une que j'aimerai trouver un jour."

"C'est quoi ?"

Minako se lève et fait signe à l'enfant de faire de même.

"Ça s'appelle la sonate de l'oni. Il paraît qu'elle est très dangereuse pour toute personne écoutant la musique, il paraît que ça provoque une peur tellement puissante qu'elle peut tuer les plus fragiles mentalement."

"Ah bon ? Ooooh, c'est pas cool de mourir comme ça. Comment tu sais ?"

"Mon papi la cherchait, il a parcouru plein de pays depuis Kaze exprès pour la chercher, mais il ne l'a jamais trouvé."

"Ouah, dis tu me diras si tu l'as trouvé ? Tu me montreras ?"

"Je ne pense pas. Je vais certainement détruire cette partition."

"Ah bon… mais pourquoi ?"

"Pour que personne ne l'utilise."

"Ok je comprends ! Dis tu penses qu'il y a des instruments de musique maudits ?"

"Sûrement, et si j'en trouve je les collectionne aussi, mais d'abord, direction bibliothèque pour apprendre plein de choses sur la mythologie ! Bon on y va ?"

"Ooooh regarde là bas, un oiseau de feu ! Tu crois qu'il y a un combat de ninja ?"

Minako et Kikuri regardent l'oiseau géant qui survole le bâtiment de l'assemblée en ruine. La genin dit à l'aspirante de ne pas bouger et active sa technique de détection classique afin de découvrir la source de cet animal de feu. Minako referma son cahier et elle saute sur le sol. Elle finit par rencontrer deux hommes discutant.

"Aizen-sensei ?" prononce Minako, étonnée. "Bonjour et excusez-moi pour le dérangement, ma cousine et moi, nous voulions savoir d'où venait cet oiseau de feu que nous avons vu au loin."

Minako pensait devoir se battre, mais visiblement elle n'a pas l'impression d'avoir besoin d'affronter qui que ce soit. Elle imagine l'oiseau de feu symbolisant un phénix, une renaissance.

Est-ce que la personne qui a fait ce jutsu magnifique donne un message positif de ce genre ? Un oiseau de feu non loin de cette bâtisse ne veut dire que ça : l'espoir d'une renaissance pour la patrie, un message de courage pour ses guerriers. Nous nous devons d'être fort, les meilleurs.

technique utilisée:
 

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Dernière édition par Zaiki Minako le Jeu 29 Avr 2021 - 18:29, édité 2 fois (Raison : Changement de code couleur pour Minako)
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Metaru Hideko
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Lun 19 Avr 2021 - 18:26

Hideko s’échinait, toujours avec la même détermination, à peaufiner la dernière technique qu’elle venait d’ajouter à son arsenal. Depuis sa rencontre avec Han, elle était parvenue à grandement accélérer la formation de ses projectiles et était presque satisfaite du résultat.
Seule sur le terrain d’entraînement où elle se trouvait, elle répétait encore et encore son ninjutsu. Dans un premier temps elle se concentrait sur un mannequin de bois, puis elle se concentrait et effectuait les mudras pour activer sa technique, tachant de la lancer le plus vite possible sans rogner sur la puissance.
Par cette journée d’été, la chaleur était un peu plus soutenable qu’en temps normal. Cela ne l’empêchait pas, pour autant, de penser que cet été lui paraissait sans fin. Hideko n’espérait qu’une seule chose : que l’automne ne s’installe et avec lui des jours plus frais.
Aussi, elle était vêtue d’un simple haut en cuir, couleur sable, à manches courtes et d’un short en tissu, composé de bandes qui retombaient sur ses cuisses marquées par ses nombreuses cicatrices ; son bandeau était fermement accroché à son épaule gauche et sa sacoche placée sur sa hanche ; ses cheveux argentés étaient, comme d’habitude, noués en plusieurs tresses qui se tenaient entre elles à l’arrière de son crâne, le reste de sa chevelure tombant sur son dos, dansant au gré des brises ; sur ses poignet et ses jambes, enfin, étaient solidement fixé son équipement, cœur de bon nombre de ses techniques.
Plusieurs curieux restèrent là, à l’observer répéter encore et encore sa technique. Sa progression ces derniers mois, depuis son entrée dans l’armée, avait été fulgurante. Aussi, voir ainsi sa puissance augmenter ne faisait que la motiver d’avantage à s’entraîner sans relâche.
Soudain, un aigle de flamme s’éleva dans le ciel, puis disparu dans un éclair de flamme. Présente sur les terrains, cette technique ne pouvait provenir de ces derniers. Un combat avait-il éclaté ? Hideko, tout d’abord indécise, décida d’en avoir le cœur net et de se diriger vers ce qui semblait être l’origine de la technique.


Arrivée dans la zone de l’assemblée calcinée, Hideko se découpa légèrement le doigt avec un kunaï puis fit une série de signes incantatoires.

─ Kuchiyose no Jutsu : Atsuo.

Le caracal au poil brun et aux oreilles au long plumeau noir apparut dans un nuage de fumée. Tout de suite, il se tourna vers Hideko et la salua avec respect.

─ Bonjour Hideko.

─ Bonjour Atsuo. Une puissante technique Katon semble avoir émergé de cette zone, peux-tu analyser la zone ? Voir si tu arrives à sentir ou entendre des shinobis.

L’animal huma l’air, tendant en même temps l’oreille pour prendre possession de son environnement. Au bout de quelques secondes, il s’exprima.

─ Il y a plusieurs personnes à droite, devant ce grand bâtiment brûlé.

─ Merci, suis-moi.

Sans perdre plus de temps, Hideko se hâta d’un pas pressé, suivant les indications de son camarade félin. Au bout d’une minute, elle arriva finalement sur les lieux et y vit Aizen ainsi qu’un autre homme au visage marqué et portant un cache-œil. Si Aizen était là, alors la situation devait-être sous contrôle, mais qui était donc cet homme qui se tenait face à lui ? Les deux hommes semblaient en pleine discussion, puis une troisième personne s’approcha d’eux : Minako, celle-là qui il y a quelques temps déjà avait apporté les parties en cuir nécessaires à la confection de son équipement.
Poussée par sa curiosité, elle commença à s’approcher prudemment d’eux, mais Atsuo se plaça devant-elle, le regard fixé sur les trois interlocuteurs.

─ Qui sont ces hommes ? Dit-il de sa voix féline avec un léger soupçon d’inquiétude.

─ Celui en blanc et avec une certaine noblesse s’appelle Aizen, membre du clan Nara. Je ne connais pas le second. Pourquoi demandes-tu ?

─ Je n’ai pas compris tout ce qu’ils se sont dit, mais le premier, celui en blanc, semblait parler de votre village avec une certaine amertume.

Hideko fut stupéfaite d’une telle annonce de la part de son compagnon, parlait-il vraiment d’Aizen en ces mots ? Que voulait-il dire par là ?

─ Comment-ça ? lui demanda-t-elle dans l’espoir d’en apprendre plus.

─ Son ton et ses propos étaient quelque peu… désabusés… mais je ne peux pas t’en dire plus, je n’ai entendu que la fin de leur discussion avant que la jeune femme n’arrive.

─ Que disait-il exactement ? Dit-elle d’un ton insistant.

─ Un Kumo mieux dirigé, d’une main de fer et dont la culture de la faiblesse comme elle existe actuellement serait bannie.

Hideko ne savait pas comment prendre de tels propos. Chacun avait le droit de penser ce qu’il voulait du village et de ses dirigeants, mais il s’agissait néanmoins de l’armée et la dissidence était mal acceptée, à raison. A qui Aizen s’adressait-il ? Elle devait en avoir le cœur net.

─ Je vois. Dit-elle lentement en essayant de contenir son inquiétude.
« Approchons-nous d’eux. »

Tous deux se remirent donc en marche vers le petit groupe qui s’était formé, Atsuo marchant juste à côté de Hideko, légèrement en retrait. Quand elle ne fut plus qu’à quelques mètres, elle salua premièrement Aizen, puis fit de même avec son interlocuteur et Minako.

─ Bonjour Aizen-san, Minako, et… ? Dit-elle en fixant l’homme au cache-œil.


Technique & équipement:
 
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Nara Joben
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Mar 20 Avr 2021 - 10:56


La différence entre eux deux tenait là : Aizen était beau comme un ange et manipulateur comme un diable, là où son aïeul paraissait être l’antique reliquat du passé, d’un paradis perdu. La Furie des Ombres avait compris, toutefois, que dès l’instant où il avait été invité de l’autre côté des murs, à l’intérieur de la cité militaire, on l’avait embourbé dans la manigance. Trop généreux, trop calme, Aizen n’avait pas tardé à susciter la méfiance de Joben, à raison. Il montrait enfin sa vraie nature, aspirant à voir un village plus offensif sous la main de fer d’un être qui, soumettant le village caché des nuages à ses dogmes et sa loi, changerait le mode d’action de ce peuple léthargique.

Il se leurrait. S’il ne connaissait guère encore son aîné, le plus espiègle des deux Nara ne tarderait pas à le comprendre un peu mieux et saisir tout ce qu’il y avait de tragique en celui-là : il était à ce point ambitieux que le pouvoir n’était pas suffisant.

« C’est là que tu te trompes sur mes intentions. Je n’ai jamais désiré que Kumogakure soit dirigée d’une main de fer, non ; la dictature est l’arme de ceux qui ne savent pas commander et qui trompent l’ingérence qui les accable par la barbarie. C’est tout ce que j’ai retenu du Pays du Feu, lors du règne du Seigneur Araho. Croire que le changement viendra par l’imposition du pouvoir revient à vouloir changer le sens du vent en soufflant dessus avec sa bouche : devenu avare et mégalomane, tu te croiras à tort l’égal des cieux et tu t’essouffleras en vain jusqu’à ce que le vent se retourne contre toi et arrache ton âme de ce monde. Si tu veux que la cité change en profondeur, il nous faut travailler sur sa vocation et ses paradigmes. La vocation vient des cœurs. Le paradigme vient du besoin. »

Il s’arrêta un court instant, alors qu'au loin émergeaient déjà les présences de certains protagonistes ayant assisté à l’envol du phœnix ardent. Pour autant, son unique orbe oculaire resta figé sur son camarade clanique ; la pupille noire qui l’habitait faisait jaillir les ténèbres de sa pensée.

« Et notre besoin immédiat, c’est de saboter les forces de Tsume no kuni et d’amputer notre ennemi de ces fameux alliés que tu crois, à tort, inaccessibles. J’ai entendu dire que les Tueurs de Dieux étaient de chez nous ; Dieux ou Monstres Sacrés, je m’en cagne. Cela ne change rien au fait qu’il nous faille des héros capables de piétiner les morts et de fracturer la nuque de celui qui les réincarne : c’est là que nous façonnerons nos légendes. »

Les visiteurs arrivèrent aussitôt, jetant une certaine incertitude dans l’atmosphère et nourrissant le lieu d’une sorte de fièvre : ils étaient là en réaction à une technique Katon, et tout à cet instant pouvait déraper pour se transformer en pugilat fatal. Du coin de l’œil, le vieil incarcéré identifia les deux premières à avoir pris la parole ; la première lui rappela quelqu’un, de façon imprécise et confuse, peut-être quelqu’un qu’il avait connu jadis. Pas elle, en tout cas. Elle était trop jeune. La seconde, quant à elle, se révéla tout de suite plus directe : accompagnée d’un animal, elle invita ces saugrenus personnages à s’identifier.

Joben eut un sourire narquois, tandis que son nez rectiligne reniflait le parfum de l’animal. Il avait attiré du monde et c’était bien là son attention. Fi de l’autorité, fi de la retenue qu’il se devait d’avoir pour ne pas pousser les plus jeunes recrues à l’erreur.

Il voulait la guerre.

« Et Nara Joben… »

Il activa, depuis un parchemin qu’il avait dissimulé sous son plastron, un sceau naguère tracé par ses soins. Il en émana aussitôt un voile vaporeux duquel s’extirpa, en tourbillonnant, un large chapeau en feuilles de latanier, d’une teinte noirâtre, au moins autant que sa chevelure d’ébène même grisée par l’âge de façon éparse. D’un geste vif, il attrapa l’extrémité du couvre-chef entre son index et son majeur et posa, délicatement, l’attirail sur sa tête.

« … Lieutenant de l’Homme au Chapeau. »

Il redressa le bord du chapeau pour libérer son regard ; et adressa alors à Hideko un regard prédateur, son iris dorée jetant des augures de malheur. Il guettait sa réaction. Il voulait voir ce que cette remarque créerait chez elle ; comme chez les autres.

Sombre présage, il était de retour ; et sa présence ne promettait rien d’autre que du sang.

Résumé:
 
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Kentoku Akio
Kentoku AkioEn ligne

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Mar 20 Avr 2021 - 11:36
Une journée des plus banales dans l'enceinte du village caché des nuages. Une journée durant laquelle Akio décida d'être en "off" et ne se préoccuper que de lui. Flâner dans les allées, discuter avec les habitants, rendre visite aux aspirants sur les terrains d'entrainement et prendre un encas dans sa brasserie préférée...

« C'est quoi ce truc ?! »

Un jutsu Katon, de haut niveau, s'envola au dessus de l'Assemblée Calcinée. En forme de phénix, créature légendaire symbolisant la renaissance. Quelle ironie. Il restait que l'usage d'un tel jutsu hors des terrains d'entrainements étonnait le genin qui se décida à aller faire un tour pour en apprendre un peu plus, empli de curiosité et de méfiance sur ce qu'il allait découvrir là haut. Il se dépêcha tandis que les yeux du village étaient rivés sur l'ancienne place forte du pouvoir kumojin. Si le commanditaire voulait attirer l'attention, il avait parfaitement réussi son œuvre.

Dans la zone d'enquête, le Céleste pu observer au loin la présence d'Hideko et de l'un de ses kuchyoses. Il y avait un problème réel ? Sans la gêner dans ses manœuvres, il s'approcha du lieu où devait se trouver le responsable du ninjutsu. Restant par ailleurs très concentré, et ouvert à toutes les possibilités pour la suite, Akio arriva et pu entendre un discours qu'il ne pu attribuer à une personne qu'il connaissait déjà. Cependant il dû reconnaitre la facilité acerbe avec laquelle il déversait des propos des plus belliqueux.

Restant derrière une paroi, le Céleste pu entendre l'inconnu se présenter sous le nom de Nara Joben. Un cousin encombrant pour son Sensei visiblement ? La suite ne présageait rien de bon. Lui, un lieutenant de l'Homme au Chapeau ? Qui serait entré tranquillement dans le village jusqu'à son point culminant ? Akio, mains dans les poches et sifflotant, décida de débarquer dans la salle dévastée. Repérant le look singulier de l'inconnu, plus âgé que tous les protagonistes présents dans le lieu. Il ne posa cependant pas le regard sur lui, préférant se concentrer sur les personnes connues.

« Un cousin gênant Sensei ? Ravi de te revoir Hideko. Pour information, le jutsu Katon, il a attiré les regards de tout le village. Je pense qu'on ne va pas rester en petit comité longtemps... »

Après son intervention, Akio vint se poser, dos contre un mur encore debout de l'édifice délabré. Cette fois-ci il plaça son regard sur le second Nara, le jaugeant de bas en haut. Son chapeau, théâtral, n'en semblait pas moins dangereux. Était-il vraiment qui il annonçait ?


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Metaru Akagi
Metaru Akagi

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Mar 20 Avr 2021 - 11:41
La nouvelle du tournoi chuunin, qui approchait, empêchait Akagi de sommeiller comme à son habitude. Son excitation, comme un lion en cage ne semblait ne jamais vouloir s’arrêter de bouger. Ainsi à cette heure afin de calmer ses ardeurs et de se fatiguait aussi physiquement que mentalement, il forgeait une énième armure. Non pas en utilisant ses capacités Metaru mais tel un simple forgeron comme son père lui avait il y a longtemps apprit. Frappant le métal avec ardeur, appréciant la fatigue physique découlant d’un tel exercice, Akagi se relâchait petit à petit. Sentant la tension mentale, dû à son excitation diminuer doucement. La porte coulissante en fer de la forge familiale grande ouverte afin de profiter de la lumière du jour le genin contempla un instant l’horizon alors qu’il tenait d’une pince la pièce d’armure dans le feu vif de du foyer pour réaliser ensuite les dernières retouches.

A cet instant un grand oiseau de feu pris son envol depuis un point du village. Même à cet distance Akagi était certain du point d’origine. Le genin toujours marqué au fer rouge par la chute de kumo face aux hordes du Teikoku, ravivait régulièrement la blessure dans sa mémoire pour garder le feu de sa colère vif à cet endroit même. L’assemblée calcinée, symbole encore trop visible de la chute de la cité rayonnante. Il connaissait par cœur la moindre marque de cendre, le moindre débris de cette désormais ruine. Voir un oiseau de feu s’élever au-dessus de celle-ci était pour lui de très mauvais goût.. feu qui était la cause de sa destruction. Il se demanda l’origine.

Hésitant à toute arrêté pour s’y rendre, le genin n’en fit rien. Depuis peu son pèlerinage devant se monument s’était fait moins régulier, apprenant à passer au-dessus de colère par moment voyant le village renaitre doucement. La dualité existant dans son être le déchirait par moment comme lors de ce cauchemard juste avant son affrontement avec Ikari. Sa rigueur et droiture envers la hiérarchie. Contre son besoin de vengeance, de redorer l’honneur de Kumo et de son clan. Premier défenseur de la rayonnante cité qui plus que n’importe quel autre clan avait subit l’affront de la défaite.

Le genin qui se sentait léger il y eut encore quelques secondes, sentait à nouveau sa lutte intérieure reprendre. Son combat constant pour décider de l’avenir qui serait le sien. Les deux chemins se chevauchaient longuement. Le jeune homme avait soif d’avancement afin de devenir membre important de la communauté. Membre qui aurait ensuite le pouvoir de faire basculer les décisions stratégiques et influer le destin du village. Cela serait à cet instant que les deux chemins se sépareraient l’un sanglant. Ou l’issue pouvait ressembler à la fin de son cauchemar. L’autre plus lumineux, ou vertueux et fidèle à son code moral le genin deviendrait un exemple de rigueur martial.

S’arrachant à sa réflexion Akagi qui suait à grosse goutte décida d’envoyer un clone de foudre sur les lieux, en éclaireur. Il prendrait le temps de finir sa pièce en cours avant de lui-même prendre le chemin de l’assemblée, cela lui permettrait de remettre de l’ordre dans son esprit où la colère c’était réveillé. Si d’avance un danger il y avait son clone l’avertirait bien assez vite. Réalisant rapidement les mudras nécessaire. Son double se matérialisa et après un échange succinct, il partit en direction de l’assemblée calcinée.

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Le clone d’Akagi arriva sur les lieux. Surprit de voir déjà sur les lieux, Aizen-senseï, sa cousine Hideko et la jeune Minako qu’il avait rencontré récemment et enfin son coéquipier Akio. Face à eux un homme, Nara Joben. Akagi comme tous les membres de Kumo assez âgé le connaissait. Le genin fut étonné de le voir en ces lieux en ce jour. Il ne le connaissait pas personnellement mais son arrestation avait été un sujet de conversation pendant longtemps de sa mémoire de jeune adolescent. En arrivant il entendit Hideko interpeller le borgne. Le clone du genin se plaça dans la salle, en saluant d’un signe de tête ses compatriotes, il se rapprocha de son coéquipier et porta son regard une nouvelle fois sur le Nara qui était très certainement la source de l’oiseau de feu. Il croisa les bras et resta silencieux, attendant simplement que l’homme répondit à Hideko.
Technique utilisée:
 

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KUMO:
 
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Nara Aizen
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Ven 23 Avr 2021 - 13:40

Très vite ils ne furent plus seuls, comme il fallait s’y attendre la technique de Joben attira du monde. Inutile de douter que c’était là son intention première à travers cet acte, mais pourquoi vouloir attirer du monde ici ? Aizen n’eut pas vraiment le temps de réfléchir à la question car Minako arriva en première. Elle fu suivit de très près par l’arrivée de Hideko, elle était accompagnée d’un animal. Un félin aux oreilles particulières que Aizen n’avait jamais vu, sans doute une invocation. Évidemment une telle manifestation de feu dans le ciel pouvait être inquiétante et la Metaru devait s’être préparé au pire. Aizen ne prêta cependant pas attention à leur présence et se concentra sur ce que venait de dire son cousin.
« J’ai l’impression que nous n’arrivons pas à nous comprendre mon cher frère de clan. Je n’ai jamais parlé de dictature. Et je ne pense pas que vous avez des leçons à me donner sur le sujet vous qui, il n’y pas si longtemps de cela, avait trahi le village de par votre complicité avec Nara Seijiro. Certes je veux le pouvoir, et je souhaite l’exercer avec rigidité et autorité. Mais en aucune façon sans légitimité. »
Aizen devait assumer ses propos précédents face à tous car de toute façon peut-être qu’il avait déjà été entendu par plusieurs d’entre eux et il ne pouvait aller complétement à l’encontre des paroles de Joben. Ainsi il voulait convaincre autant le Nara que ses coéquipiers d’entraînement ici présents. Ses deux élèves avaient d’ailleurs rejoint la scène, le Nara en profita pour les prendre en exemple.
« Vous voyez ces deux Genins, je suis leur sensei et ils pourront témoigner à quel point mon enseignement est rude. Pourtant je reste persuadé que pour rien au monde ils changeraient. De par ma main, je les rendrais plus fort même si cela doit se faire dans la souffrance. Car nos ennemis, eux, n’auront aucune pitié une fois sur le champ de bataille, alors autant y être préparé. C’est la même chose que je veux faire avec tout le village, je veux étendre mon enseignement à tous afin de faire naître un village plus fort. Afin de les protéger et ce même de leurs propres faiblesses. »
Ainsi Aizen était fier, cela se voyait autant dans sa posture que dans ses mots. Il était fier de son chemin et de ce qu’il avait pu faire du pouvoir qu’il avait à sa disposition, mais il en voulait plus. Non... Il devait en avoir plus car ile devait guider le village… Le monde… Vers la Lumière.
« Ainsi je puis vous rassurer, cher cousin, je sais commander et j’attendrais la légitimité nécessaire pour le faire à plus grande échelle car je sais que c’est ce dont Kumo a besoin. »
S’enchaînant comme une mauvaise pièce de théâtre Joben proposait simplement d’aller à Tsume pour couper court à toute progression de l’adversaire. Aizen ne savait toujours pas ce qu’était venu chercher cet homme à Kumo, cherchait-il des alliés pour son attaque ? Sinon pourquoi ne pas simplement être allé seul s’attaquer à l’Homme au Chapeau puisse qu’il pensait être capable d’en venir à bout. Mais pensait-il réellement que le village lui aurait permis une telle chose ? Non, il n’était sans doute pas si idiot que cela.

Mais le tournant de la discussion arriva, l’ambiance changea forcément lorsque Joben annonça à Hideko qu’il était un Lieutenement de l’Homme au Chapeau. Invoquant par la même occasion un chapeau atypique qui n’était pas sans rappeler le surnom de celui qu’il prétendait servir. Comment pouvait-il annoncer vouloir détruire les forces de Tsume tout en affirmant après en faire partie. Rien n’allait dans son discours et ce depuis le début. Cet oiseau de feu dans le ciel avait clairement été fait pour rameuter du monde. Son seul objectif semblait être de semer la zizanie au sein du village. Mais était-ce pour son plaisir personnel ou servait-il vraiment celui qui était l’ennemi mondiale numéro un ? Il était bien trop risqué de tenter de répondre à cette question sans agir, de plus il avait peur que ses camarades perdent leur sang-froid après cette annonce et que cette partie du village ne devienne qu’un champ de bataille. L’entrée du Nara restait de sa responsabilité, il devait agir.

D’un signe l’ombre de Aizen se mit en mouvement, elle se divisa directement en une multitude d’ombres. Il hésita une seconde à immobiliser également ses camarades, il avait peur qu’ils attaquent frontalement Joben et il ne souhaitait pas qu’un combat éclate ici. Mais il pouvait être dangereux de les bloquer si jamais Joben s’en sortait et les attaquait tous. Il choisit alors de faire converger toutes ses ombres vers son aîné.

Qu’il ait réussit ou non à l’attraper ne changerait pas ce qu’il avait à dire. D’un ton autoritaire il espérait bien stopper net toute escalade.
« Nara Joben, ce petit jeu a assez duré. Vous êtes dans un village où il convient de respecter certaines règles, si vous souhaitez combattre des frères d’arme alors il vous suffit de demander et de vous rendre sur un des terrains d’entraînement. En attendant, je vais vous demander de vous expliquer quant à cette annonce d’être un serviteur de Sakaze Tôsen. Il va sans dire que nous ne rigolons pas avec de telles choses. A l’issue, vous serez pris en charge par le Kyuubu qui pourra vous interroger en bonne et due forme. »
A peine revenue, si peu de temps après sa sortie de prison, Nara Joben ne pouvait s’empêcher de se faire remarquer et Aizen ne pouvait savoir s’il était sérieux quant à la nature de sa présence ou non. Son rôle, il en avait maintenant conscience, il devait éviter qu’un combat sanglant n’éclate en plein milieu du village et que quelqu’un s’annonçant comme des forces du Ningen se balade tranquillement. Le mieux était de transférer le problème aux autorités qui avaient le pouvoir d’aller plus loin. Aizen en profita alors pour s’adresser à ses camarades cette fois.
« Minako, je te charge d’aller me chercher un officier au département de la sécurité intérieure, de l’aviser de la situation et le dépêcher ici-même. »
Il savait ô combien la Genin pouvait être instable à cause de son trouble de la personnalité, il voulait ainsi s’enlever une épine du pied en l’éloignant tout en profitant de prévenir la sécurité intérieure.
« Quant aux autres, vous n’agissez pas tant qu’il ne représente pas un danger certain. »
Il n’en dit pas plus, il avait assez confiance dans les trois Genins qui resteraient avec lui pour qu’il se fient à son jugement. Ils devaient aussi certainement comprendre d’eux-mêmes qu’un affrontement ici pourrait être tragique si des villageois étaient dans les parages. Une chose était certaine, que Joben joue un jeu ou pas, s’il continuait il ne trouverait que la mort au bout du chemin.

Résumé du tour:
 

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KUMO:
 


Dernière édition par Nara Aizen le Lun 26 Avr 2021 - 12:03, édité 2 fois (Raison : Faute orthographique)
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Zaiki Minako
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Ven 23 Avr 2021 - 14:34
« Oh, bonjour Hideko-san, et bonjour joli chat. » prononce respectueusement la jeune musicienne à l'arrivante et à son caracal. La jeune fille s'éloigne un peu des personnes, plaquant son cahier de musique contre elle. Attentive à ce qu'il se passe, elle écoute les personnes parler, intriguée par la personne qui lui est inconnue. Ce Nara, Joben, lui rappelle un bon vieux souvenir d'enfance.

*** Souvenirs de Minako ***

« Qu'y a-t-il papa ? » demande Minako à son père, pensif, en train de boire une tasse de thé.

« J'étais en train de me souvenir d'une vieille connaissance. Un frère d'arme, complice du shodaime Raikage. » lui dit-il.

« Zut... Je suis dégoûtée franchement. À cause de ces trucages je me dis qu'on ne peut faire confiance à personne, mais ça me stresse de penser ça. Imagine quand même on ne peut pas travailler tout seul en temps que ninja c'est pas possible. »

« Il faut un juste milieu ma fille. Ne pas être naïf et ne pas être trop méfiant. »

« Mouais, plus facile à dire qu'à faire ça... »


*** Fin du flash-back ***

Minako regarde, distante, l'homme qui explique ce qu'il souhaite et ce qu'il est. Arquant un sourcil, la demoiselle est perplexe. Ce n'est pas logique. Papa m'a dit qu'il était en prison depuis fort longtemps. S'il est là, c'est qu'il vient juste de sortir. La sécurité de la prison devrait être infaillible non ? À moins que… Une légère appréhension s'installe dans l'esprit de la jeune donzelle. Et si depuis la revanche du Teikoku la sécurité de la prison est affaiblie ? se dit-elle.

Calme, je dois garder mon calme. La petite est très loin sur les toits de la ville, elle est en sécurité. Mais… Calme. Il me faut vraiment une solution pour réussir à décompresser, comme une technique d'apaisement sonore… si seulement j'arrivais à développer ce genre de partition… à moins que Ken en aie une. Si oui il pourrait me l'apprendre. Ça aurait été sympa pour apaiser les tensions ici présentes. Ça pourrait calmer ce membre du même clan que Aizen-san.

Son regard de saphir fixe Joben. Exactement le même regard que celui de Kaito, son père. Elle n'a pas l'air d'avoir peur. Elle pense qu'il s'agit de provocation de la part de ce membre du clan des ombres. Du coin de l'œil, elle voit deux personnes arriver. Oh, Akagi-san ! se dit-elle, rassurée par la présence de celui-ci. Minako se demande si elle doit agir ou non, face à Joben. Et si elle fait une en l'attaquant ? La présence de témoins lui met une certaine pression qu'elle garde en elle, intériorisant aisément ses émotions. Tel son modèle de toujours, elle arrive à avoir un visage assez inexpressif. Elle veut dégainer, mais une certaine crainte l'en empêche.

Jaugeant du regard l'intéressé, elle se dit qu'il est trop fort pour elle. Elle se dit qu'elle doit partir car c'est trop dangereux pour elle de rester. L'ordre de Aizen la conforte dans l'idée de s'en aller chercher du renfort. C'est une excellente idée, qui sait, mon père pourra y aller. Sans réfléchir une seule seconde, elle répond à son supérieur : "Oui, Aizen-san, j'y vais."

Minako sort sa clochette et s'empresse de partir tout de suite, sans se retourner, sans dire au revoir, faisant tomber son carnet de musique, car au vu de la situation, il n'y a rien de mieux à faire que d'aller retrouver les forces de l'ordre afin d'arrêter Joben. En courant, le son de clochette fait que Joben, la cible de l'illusion, voit de nombreux reflets derrière la jeune demoiselle. Si celui-ci a connu Tsukaima Kaito, il doit forcément connaître cette combinaison de l'illusion et du corps à corps. Sur sa route, elle attrape Kikuri et l'emmène chez elle avant d'aller au poste, essoufflée, devant le bureau de l'accueil.

"Oh, mademoiselle Minako. Kof kof. Vous avez l'air pressé." prononce la vieille dame de l'accueil.

"Il faut une équipe des forces de l'ordre à l'assemblée calcinée maintenant, c'est urgent. Un potentiel ennemi pourrait attaquer… Vite. Il s'agit de l'ex prisonnier du nom de Nara Joben !" prononce Minako. Au même moment, Tsukaima Kaito, le père de la genin, un lieutenant des forces intérieures, entend la fin de ce qu'elle a raconté.

"Mina ? Raconte-moi."

"Papa, s'il te plaît, fais quelque chose. Nara Joben a invoqué un grand oiseau de feu au-dessus de l'assemblée calcinée. Je suis allée voir ce qu'il s'y passait. Il parle de faire la guerre à Tsume et profère des menaces, et après, il dit être un lieutenant du Ningen. D'autres ninjas sont sur place, dont son homologue, Aizen, qui m'envoie vous chercher."

"Bien ma fille."

Kaito tapote la tête de sa fille et ordonne à ses troupes d'aller à l'assemblée calcinée. Il compte prévenir son collègue, sans doute le plus rapide qu'il connaisse afin de lui faire parvenir l'information.

"Reste avec moi au poste, Mina. Tu pourras lui expliquer la situation toi-même si besoin."

Minako reste collée à son père. Elle est tellement petite par rapport à lui, au moins 50 centimètres de différence entre elle et Kaito.

Tu crois que ça va aller papa ?

Fay'note HRP:
 

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Dernière édition par Zaiki Minako le Lun 17 Mai 2021 - 16:09, édité 2 fois (Raison : Changement du flash-back car il y avait anachronisme. Cela n'impacte rien du tout.)
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Metaru Hideko
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Dim 25 Avr 2021 - 23:23

Hideko la salua amicalement, ce qui Hideko lui rendit d'un simple hochement de tête. Cependant, elle se méprenait quelque peu sur Atsuo, l'appelant petit chat ce qui, en temps normal, n'aurait pas manquer de le faire tiquer. Mais la situation était toute sauf normale.
Aizen s'exprima sur ses opinions et avoua ouvertement devant Hideko désirer le pouvoir, mais le désirer legitimement. Il désigna le deuxième homme comme étant un Nara et donc membre de son propre clan. Le boulet qu'il portait et qu'elle n'avait pas remarqué, de prime abord, lui sautait maintenant aux yeux. Qui était donc ce Nara ? Un ancien prisonnier ?
Aizen ne tarda pas à répondre ses question en désignant son homologue comme étant un ancien complice de Nara Seijiro, celui-là même qui avait truqué les élections pour se faire élire au rang de Raikage et qui, en agissant ainsi, avait jeté le deshonneur sur son clan tout entier.
Aizen désirait donc accéder au rôle suprême militaire ? Pour quelles raisons ? Qu'est-ce qui le poussait à agir ainsi ? Il expliqua vouloir l'appliquer avec autorité et rigidité, sans pour autant agir tel un dictateur.
Pourquoi parlait-il donc de cela avec un traître tel que ce Nara ? Que pouvait-il s'être passé entre les deux hommes ?
C'est alors que Akio fit son apparition, saluant Hideko et Aizen, puis ce fut au tour de Akagi. Le Phœnix de feu avait pu être observé par tout le village. Hideko s'inquiétait du fait que la situation dégénère peu à peu et ses inquiétudes ne firent que se confirmer davantage. Que devait-elle faire ? Elle décida, en l'état, de faire confiance à Aizen pour gérer la situation. Cet homme qui l'avait formé et avait qui elle s'était entraîné, cet homme qui avait prononcé de tels propos. Bien que sa surprise fut entière, elle se refusa à douter de lui : la situation ne lui permettait pas. Ainsi, elle l'écouta attentivement terminer ses explications. Puis son homologue répondit enfin à Hideko, se présentant comme étant Nara Joben. Hideko fouilla instinctivement dans sa mémoire, mais ce nom ne lui rappela rien. Une seule chose était sûre : jamais elle ne l'oublierait.
Soudain, Joben se sortit un parchemin, en invoqua un chapeau qu'il revêtit, puis se ajouta être un lieutenant de l'Homme au Chapeau, celui-là même, ennemi de tous les shinobis.
La nouvelle fit l'effet d'une bombe. Immédiatement, Aizen fit une série de mudras. Son ombre commença à s'étendre, mais s'arrêta un instant. Hésitait-il ?
Hideko, à son tour, fit une série de signe. De ses pieds partirent des chaînes en acier qui enroulèrent le torse et les membres supérieurs de Joben, immobilisant partiellement. Dans le même temps, l'ombre d'Aizen saisit Joben, tentant de l'immobiliser complètement.
Le ton d'Aizen changea complètement. Qui était réellement donc ce Joben ? Un traite ? Un simple criminel ? Un ennemi des shinobis ? De l'humanité ?
La situation avait définitivement dérapé. Hideko resta silencieuse. Atsuo, lui, s'était mit en position d'attaque, prêt à bondir sur sa cible pour la saisir au coup et lui rompre, lui promettant ainsi une mort rapide et certaine.
Aizen s'adressa à Minako, la chargeant d'aller chercher un membre de la sécurité intérieure, ce qu'elle fit aussitôt en partant vers le poste le plus proche.
Aizen donna l'ordre aux shinobis restant de ne pas agir tant que Joben ne représentait pas un danger certain. Était-ce donc une simple provocation ?
Il était déjà trop tard pour Hideko, qui avait accompagné Aizen dans l'immobilisation de Joben. Elle jetta un regard à son supérieur, puis retourna sur sa cible. Le désarroi avait laissé place à une détermination sans faille et une rage naissante. Le même feu qui avait immaculé le ciel brûlait maintenant dans ses yeux. Elle resta cependant muette, ne désirant pas rajouter encore plus de chaos à la situation, se contentant de servir de renfort à Aizen.



Situation:
 

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Grand merci à Zenjirō pour cette magnifique signature !
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Nara Joben
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Lun 26 Avr 2021 - 16:47


Le tourment naquît du toupet de l’ancien incarcéré. S’identifiant tel un Lieutenant de l’Homme au Chapeau, la Furie des Ombres jeta dans l’atmosphère le spectre électrique d’une onde mortelle ; comme s’il venait réclamer son dû de sang. Ses armoiries rutilantes ne laissèrent alors aucun doute sur son appétence pour le crime et la guerre, pour la violence sans retenue et son idéal de conflits ensanglantés. Les visiteurs de l’oiseau céleste de feu n’eurent pour seul spectacle que celui de leur désarroi ; l’homme était un mystère insondable, une noire émanation de la mort baignant la cité dans un effluve de néant.

Parmi le clan Nara, les légendes étaient aussi variées que les visages. Chacun exprimait son art à sa manière et utilisait les ombres à son bon gré ; lorsque certains voyaient dans l’ombre les sombres secrets de tacticiens hors pair, d’autres y trouvaient les pulsions interdites du meurtre. Les uns étaient stratèges ; les autres étaient des assassins. Ainsi, fort d’une considérable expérience, Joben eut le bonheur de pouvoir illustrer sa voie et son talent.

Voyant les doigts de son neveu danser pour incanter les prémisses d’un assaut frontal, il s’insurgea et d’une flexion vigoureuse, impulsa sur ses appuis pour se projeter en arrière. Il était évident qu’un Nara utiliserait l’arcane de l’emprise des ombres pour tenter de prendre le contrôle sur son antagoniste ; mais il était assez culotté de croire qu’on pouvait ainsi le mettre à mal. C’était prendre le vieux loup pour une brebis. De nature farouche, Joben se promît de faire payer cette sottise à son cadet, composant à son tour des signes incantatoires alors que l’ombre d’Aizen le poursuivait, et que les chaînes de la Metaru se mettaient en branle pour venir consolider l’emprise.

« Vous ne méritez pas que je vous affronte. J’ai l’impression de lutter contre des gosses. »

Lâcha-t-il dans un sermon, terminant ses signes incantatoires pour imbiber son ombre de chakra et y faire naître le cauchemar, et s’emparant derechef de son couvre-chef pour l’expédier vers l’Assemblée Calcinée. Alors, tandis que le chapeau maudit terminait sa course en rencontrant les vestiges du monument kumojin, le Kagemane d’Aizen et les chaînes de la Metaru le prirent en tenaille. Joben fut piégé, immobilisé des pieds jusqu’à la tête, des chaînes parcourant la moitié de son corps et l’ombre de l’autre Nara le rendant otage de ses intentions.

C’était sans compter, toutefois, sur la virtuosité de cet antagoniste improvisé. Dans l’ombre du chapeau projeté avait sagement évolué la Sorcière d’Izanami ; cette furie des ombres, à l’image de son maître, apparût comme si elle venait du néant. Ses doigts spectraux, décharnés et longilignes dansèrent en composant à leur tour une série de mûdras, profitant de la concentration de ses adversaires pour les prendre à l’improviste. Elle qui avait voyagé dans l’ombre du chapeau profita d’être le soupir de Joben pour exaucer les souhaits de son incantateur.

L’Assemblée Calcinée devint une zone de cauchemar. Les deux Metaru qui s’y étaient attardés furent les premiers à sentirent se dessiner les émanations sauvages de cette ombre sauvage : depuis les vestiges, les filets d’ombre se répandaient déjà alors qu’ils venaient, en l’espace d’une fraction de seconde, de conquérir la position sur laquelle ils venaient tout juste de s’installer. Poursuivant avec une vélocité incroyable leur chemin de triomphe, les ombres du Kagemane de la Sorcière d’Izanami se jetèrent bientôt sur les reliefs d’Aizen, occupé à maintenir son emprise sur Joben, et sur ceux d’Hideko et de son kuchiyose, qui s’attardèrent à seconder le Nara de lumière.

Le cauchemar naissait. Et dans ce royaume de ténèbres, Joben était le plus diable des diables.

« Inclinez-vous, et peut-être tâcherais-je de vous faire grâce de la sanction que vous méritez. Heureusement pour vous que je ne suis pas votre ennemi. »

Déclara-t-il tandis que la Sorcière d’Izanami tentait, par la force, de les obliger à se mettre à genoux.

Résumé:
 
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Kentoku Akio
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Lun 26 Avr 2021 - 23:21
Alors que la scène de théâtre touchait à sa fin, que tout semblait comme figé alors même qu'une tempête se préparait, Akio, machinalement et anticipant un mouvement Nara, se décida à s'écarter du mur contre lequel il était adossé. Regagnant l'axe lumineux de l'entrée de l'édifice, il ouvrit par acquis de conscience sa quatrième porte, laissant exploser une force certaine. Face à lui, chaque Nara déclencha tour à tour des techniques de leurs clans. Dans le même temps, Akio s'écarta du combat d'un bond rapide en arrière, sortant de la portée d'une technique purement impressionnante du dénommé Joben, contrairement à certains de ses camarades.

Dans l'instant, le Céleste se rendit compte de la situation : Hideko, Aizen, Akagi ? Tous étaient dans la portée de l'attaque où une ombre se déplaçait à toute vitesse entre les différentes obscurités recouvrant le sol. Sauf que le dénommé Joben lui, il était paralysé. De part les techniques dont il était la cible, comme de part le fait qu'il devait maintenir son ombre. Réalisant quelques mudras, le Kentoku propulsa des pieux de roche directement sur le désormais adversaire.

Une démarcation de lumière permettait au Taijutsuka d'être hors d'atteinte, l'ombre englobant l'intérieur obscur du bâtiment en ruine. Mais quelle mouche avait piqué ce Nara ? Agresser des shinobis Kumojins en plein centre du village ? Se redressant, Akio faisait face à la menace, toujours éloigné de l'obscurité.

« Et maintenant ? On doit vraiment te faire comprendre ton erreur ou tu fais jouer ton expérience et tu t'arrêtes de toi-même ? »

Voilà que le genin, à l'énergie chakratique débordante, se mettait à tutoyer l'homme menaçant. Mais quelque chose se ressentait dans sa voix. Aucune hésitation ou peur. Il voulait en découdre, montrer que Kumo avait changé, mais pas dans la direction qu'il le pensait. La jeunesse Kumojin n'était pas devenu faible. Son aura était surchargée, ses pieds ancrés dans le sol.

Une marge d'éclat solaire le séparait encore de la zone de combat, de l'accès à l'assemblée calcinée. Au moindre mouvement, il ne se poserait aucune hésitation et foncerait à toute vitesse sur sa cible. Aussi fort soit-il, il comprendrait bien trop brusquement son erreur. Au fond de lui, Akio bouillonnait. Il sentait un réel danger. Il avait pu observer des techniques auxquelles son Sensei n'avait surement pas pensé. Cet homme était d'un autre niveau. Le regard du jeune homme tourna, de droite à gauche, lentement, à la recherche de la moindre astuce qui lui permettrait de gagner du temps sur une quelconque offensive. Où étaient donc les renforts ?

Minako était parti, mais encore trop récemment. Elle ne semblait pas courir très vite lors de son départ. Soit, le groupe présent devrait se débrouiller encore quelques minutes avant que les forces opérationnelles stationnées dans le village puissent intervenir. Et lorsque ce serait le cas, ce Joben ne serait plus qu'une simple aventure.

Résumé:
 
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Metaru Akagi
Metaru Akagi

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Lun 26 Avr 2021 - 23:29
Aizen et Hideko réagirent instantanément à cet annonce et envoyèrent de concert des liens chacun de leurs confections héréditaires pour immobiliser l’homme qui se disait être à la solde de l’ennemi public numéro un. Le clone d’Akagi envoya lui aussi quelques éclairs de foudre sur la cible afin de l’engourdir et ralentir ses mouvements si d’avance il tenterait quelque chose, visant ses mains pour lui rendre les mudras plus difficile, si l'offensive était sa manœuvre, cela pourrait leur fait gagner un temps précieux.

La suite donna en partie raison à la copie Metaru, le Nara immobilisé eu malgré les éclairs qui ralentirent les mouvements de ses mudras le temps, dans son bond arrière, de créer un être d’ombre caché dans son chapeau. Celui-ci enchaina très rapidement des mudras qui débouchèrent sur un kage-mane grande ampleur afin d’immobiliser tous les êtres présents dans l’assemblée calcinée.
L’ombre fut trop rapide pour que le bunshin d’Akagi qui ne s’était pas déplacé depuis son arrivé ne change de place, au contact de celle-ci il décida de disparaitre. Informant dans l’instant les évènements à l’original qui se rapprochait.

Le roux trentenaire s’arrêta en pleine marche quand l’expérience de son clone fit corps avec sa mémoire. Un regard d’acier trempé Metaru se glissa sur le visage du fils de clan. Aucune hésitation pour lui, qu’importe ce que chacun avait réalisé jusqu’ici, qu’importe que le doute régna sur la véracité des paroles de ce Nara revenu d’outre-tombe. Une personne qui invoquait le non de l’homme au chapeau en tant que supérieur en plein Kumo.. C’était une affaire qui méritait la plus haute des intentions. Le genin effectua les mudras nécessaire et créa deux clones de foudres. Le premier eu pour mission d’aller avertir en quatrième vitesse, l’ombre de Kumo et pas un Nara cette fois mais bien la personne à la tête de la cité du savoir qui saurait descendre le juste courroux sur cet être se permettant d’invoquer le nom du mal qui rongeait de terreur le Yuukan tout entier. Le metaru ne se posait pas de question, une affaire reliée d’une manière ou d’une autre à Sakaze Tosen devait être remonté au Raïkage. Le bunshin messager effectua les mudras nécessaire et revêtit son manteau de foudre afin d’être au plus vite près de Raizen pour l’avertir.

Akagi et son autre clone se rapprochèrent de l’assemblée calcinée afin de prêter main forte à ses coéquipiers de Kumo. A mi-chemin de celle-ci en provenance du quartier Metaru, il y serait en peu de temps. Il espérait que rien n’arriverait à ceux pris entre les griffes de cet homme. Son clone et lui-même se séparèrent chacun allant d’un côté de l’assemblée. Celle-ci étant créé à flanc d’un pic montagneux, il ne pouvait prendre dans le dos l’adversaire mais s’engager à la limite des bâtiments entourant celle-ci était toujours faisable sans être vu. Ils firent un large tour passant derrière les bâtiments les plus proches de l’assemblée calcinée afin de ne pas être aperçu. Surtout ils étaient encore trop éloignés de la zone d’évolution de la créature invoqué par le Nara.

Enfin Akagi avait l’esprit clair sur la stratégie à adopter, son clone se révèlerait pour accaparer l’attention et attaquerait la créature d’ombre, permettant à l’autre Akagi de s’en prendre directement à l’auteur de cette cohue. Enfin il devait d’abord constaté que la situation n’avait pas changé depuis la disparition de son clone afin de s’assurer de ne pas mettre plus en danger ses camarades avec son assaut.
Résumé:
 

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Dernière édition par Metaru Akagi le Lun 26 Avr 2021 - 23:38, édité 2 fois
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Nara Aizen
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Lun 26 Avr 2021 - 23:31

bondit, tel un insecte tentant vainement de fuir la fatalité qui s’attaquait à lui. Les ombres du Chûnin n’étaient pas seules à pourchasser celui se disant être un Lieutenant de l’Homme au chapeau. Des chaînes de métal partant de la Metaru proche de lui tentaient de le rattraper pour l’immobiliser. Comme Aizen, Hideko avait réagi par reflexe et dans le même but, elle avait un sens du combat bien aiguisé.

Le borgne exploita le peu de temps gagné grâce à son saut en une série de mudra et un lancer de chapeau. Le chapeau du Nara n’était pas ordinaire comme le prouvait sa trajectoire parfaite, c’était un projectile, une arme. Mais ce qui choqua le plus Aizen n’était pas ça, ce qu’il vu ne le laissa pas de marbre. Dans l’ombre de son cousin naquit une créature humanoïde difficilement descriptible. Cette dernière se mit à se déplacer tel le démon quel était en suivant la trajectoire du chapeau comme si elle y était obligée.

Aizen cachait sa surprise mais son esprit s’enflammait quant à cette découverte. Il ne pensait pas pareille chose possible, qu’était-ce d’ailleurs ? Il ne pouvait le savoir mais cela ne disait rien qui vaille. Cela n’était peut-être qu’un genjutsu après tout car il pensait une telle chose impossible via son pouvoir clanique. Le chapeau et l’ombre effrayante sortirent de son champ de vision, il n’avait pas le temps de se concentrer dessus car en cet instant il devait attraper son adversaire. Et ce fut une réussite, une double même car les chaînes de Hideko vinrent s’enrouler autour de celui qui était déjà piégé par les ombres. Il n’y avait aucune chance qu’il ne puisse bouger dans cet état, il l’espérait.

Aizen, maintenant libre de ses mouvements, pu relâcher le mudra et détourner son regard vers l’arrière afin de voir ce qu’il pouvait bien se passer. Joben tentait sans doute, sous la contrainte des ombres, d’imiter son homologue mais les chaînes de Hideko devaient bien le gêner dans ses mouvements. Son lancer de chapeau ainsi que cette ombre n’étaient pas anodins. Cette tentative d’esquive n’était justement là que pour initier ces deux mouvements alors il devait forcément avoir mis tous ses espoirs là-dedans. Quel était son but par cette action ?

Aizen écarquilla les yeux cette fois, voyant la créature de Joben réaliser des mudras comme n’importe quel Nara le ferait. Il ne comprenait pas ce que cette chose pouvait être mais il comprenait maintenant le danger qui les guettait. Comme il s’y attendait de nombreuses ombres partirent de cette même ombre, elle pouvait donc réaliser des techniques claniques. Aizen devait s’occuper de son cas avant qu’ils ne soient tous piégés et à la merci d’une créature qui semblait autonome. Un rapide coup d’œil permettait de vérifier qu’aucune ombre ne reliait cette créature et son créateur, elle n’avait donc pas besoin de lui pour survivre. Joben parlait mais Aizen n’avait que faire de ses idioties, il devait agir car le temps des mots était révolu. Il choisit de dégainer son katana et de l’imbiber d’un chakra crépitant. Par cette action sa manipulation des ombres prit fin d’elle-même. Aizen espérait que Hideko puisse tenir ce fou de Joben en laisse seule, il avait confiance en elle.

Lorsque des ombres furent à proximité du Nara ce dernier trancha dans le sol afin de dissiper le chakra dont les ombres étaient composées et ainsi être temporairement sauvé de cette tentative d’emprise sur lui. Dans la foulée il chargea vers cette ombre à la forme disgracieuse et imbiba de nouveau son arme d’un chakra ayant pour but de trancher à même le chakra. Il ne savait pas grand-chose de cette ombre mais il espérait voir juste en pensant qu’en la frappant de cette manière elle disparaîtrait et avec elle sa manipulation des ombres.

Les paroles de Joben résonnèrent tout de même dans la tête de Aizen. S’incliner ? Lui qui disait ne pas être pour la dictature par la force alors qu’il essayait de leur contraindre une soumission non désirée. Et voilà qu’il annonçait maintenant ne pas être leur ennemi, rien n’allait dans son discours mais de toute façon aller en arrière était maintenant impossible car le mal était fait. Aizen voulait rétorquer mais il était trop concentré sur l’affrontement, trop concentré à essayer de ne pas se faire piéger comme un débutant pour dire quoique ce soit. Il dirait ce qu’il aurait à dire plus tard quand sa victoire serait assurée. Il savait que quoiqu’il arriverait Joben ne pourrait ressortir vainqueur, Minako avait réussit à prendre la fuite. S’en était fini de lui et de son petit numéro. Cette pensée posé un grand sourire aux lèvres du Nara vêtu de blanc.

Résumé du tour:
 

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Metaru Hideko
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Mer 28 Avr 2021 - 15:59

Pendant ce temps, Joben ne resta pas inactif. Il bondit pour esquiver les entraves de Hideko et d’Aizen, puis effectua une série de signes et jeta son chapeau en direction des ruines de l’Assemblée.
Malgré les entraves combinées des deux Kumojins, cela n’empêcha pas de les provoquer, à nouveau, mais Hideko ne pouvait se payer le luxe de s’y attarder, bien que l’entendre parler d’elle en de tels termes commença à rappeler sa rage.
Ses chaînes et l’ombre d’Aizen rattrapèrent Joben et vinrent complètement l’immobiliser, alors que le chapeau vint s’écraser dans les ruines, Hideko vit, du coin de l’œil, une ombre malsaine y naître.
Ce ne fut que trop tard que Hideko comprit que c’était là une invocation d’un nouveau genre de la part du Nara, un monstre fait d’ombre, dont l’allure ressemblait vaguement à celle d’un être humain. Le monstre fit une série de signes incantatoires, puis il étendit son ombre, se servant du terrain propice sur lequel il naquit, pour capturer ses cibles et ainsi protéger son maître.
Hideko tenta d’esquiver, mais l’ombre la rattrapait inexorable, ce fut alors qu’elle sentit Atsuo la pousser pour la projeter plus en arrière. Ses sens et ses instincts aiguisés de prédateur lui avait permis de réagir à temps, ce qui ne fut pas le cas de Hideko, encore trop lente à réagir dans ce genre de situations. Deux choix s’étaient présenté à lui : se sauver ou sauver son invocatrice. Il avait opté pour le second, se sacrifiant de la sorte face à cette entrave d’ombre et avait bondi dans la direction de Hideko afin de la sauver.
Hideko, alors dans les airs, se stabilisa afin de retomber sur ses jambes. Elle vit Aizen trancher l’ombre à l’aide de sa lame, puis foncer en direction de la créature démoniaque pour l’assaillir à son tour. Son ombre se déconnecta alors de celle de Joben, le laissant à nouveau libre de ses mouvements, mais les chaînes de Hideko, elles, maintenaient toujours fermement immobilisées ses bras, l’empêchant de faire tout mudras.
Hideko fit un premier mudra afin de désinvoquer Atsuo, puis elle fit une série de signes, plus long, annonciateur de l’ampleur de l’attaque à venir. Alors que ses pieds touchèrent le sol, prêt à bondir à nouveau afin d’esquiver l’ombre qui rampait vers elle, elle modela une cinquantaine d’armes qui prirent formes tout autour d’elle, qu’elle projeta aussitôt terminées vers Joben. Face à l’ombre qui s’approchait inexorablement de ses pieds afin de la capturer, elle n’avait que peu d’espoir d’arriver à reculer à nouveau, mais elle essayerait.
Cet homme disait ne pas être leur ennemi et leur avait ordonné de s’incliner face à lui.
Jamais.
Jamais Hideko en s’inclinerait, jamais plus elle ne se soumettrait et pour cela, qu’importait qu’il faille le tuer, lui ou un autre. La flamme qui brûlait en elle s’était à nouveau transformé en brasier.
Trop occupée à faire face à la situation, elle ne put se concentrer sur ce qu’il était advenu de Akio, espérant seulement qu’il avait pu s’en sortir grâce à sa maîtrise des Portes Célestes qui, dans une situation requérant une vitesse de réaction, serait sans nul doute un formidable atout.



Situation:
 

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Grand merci à Zenjirō pour cette magnifique signature !
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Nara Joben
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Jeu 6 Mai 2021 - 1:21


Les hommes se faisaient la guerre depuis la nuit des temps. La mort arpentait les vastes plateaux des corps décharnés et déchiquetés par les lames, corps qui se fanaient en raidissant avant que d’être dépecés par les becs nécrophages des corbeaux qui inondaient les prairies mutilées de cadavres ; la mort, horrible et rutilante, y dispersait ses effluves de putréfaction. Pour Joben, cette ère était nauséabonde. Elle vivotait dans l’ombre glaciale d’un seul être capable de tout détruire. Soit pour essaimer le chaos. Soit pour reconstruire un âge d’or perdu.

Autour de lui, la mort étendait ses ailes. Des pics de terre et des armes d’hast venus l’empaler, des épées perdues précipitées vers sa jugulaire, des être indistincts quadrillant la zone pour l’encercler, des être du même sang fustigeant pour de bon ses incantations d’un coup de sabre… l’Apocalypse se jetait sur lui avec ses grands airs de destin, se lézardant sous la promesse chaude d’une fin épique. Nara Joben, empalé et occis par l’armée de Kumogakure en affrontant tout un village.

« Tssk. »

Cette fin n’était pas la sienne. Les pics rocheux fusaient vers lui lorsqu’un éclair de lucidité vint éclairer le monde avec l’espoir d’une survie. Il vrilla autour de lui-même et les projectiles telluriques vinrent se ficher entre les chaînes et son armure. L’un d’entre eux parvint, au cours de sa trajectoire, à perforer la plaque rougeâtre de son harnois, et perfora son flanc gauche en le traversant ; mais les autres se logèrent autour de sa silhouette comme des parures de guerre. Mais Joben ne s’arrêta pas là. Ses mouvements tournoyants et graciles se poursuivirent, alors que son buste effectuait des rotations curieuses sous une pluie de lances, d’hallebardes, de sabres et d’épées. On entendit, même au loin, l’impact clinquant du métal contre le métal. Il se sauva en se précipitant en arrière, alors que les autres projectiles continuaient de fondre sur lui, et qu'il poursuivait sa retraite en multipliant d’impressionnantes acrobaties.

L’impact du métal contre le métal. Alors que les doigts glacés de la mort se refermaient sur lui dans un orchestre de tintements métalliques, il sentît ses liens céder. S'il n'avait pas compté dessus au départ, il s'était fait une raison en constatant l'imprévisible : les maillons le protégeaient paradoxalement des assauts extérieurs en même temps qu’ils l’handicapaient, car ils étaient faits de la même matière. Mais hélas, les projectiles étaient bien plus offensifs que ses chaînes n’étaient solides ; et s'il sentit, au fur et à mesure, qu’elles suffoquaient sous l’assaut, elles ne furent pas suffisant pour empêcher tous les projectiles de traverser ses défenses.

Une, puis deux. Puis trois, puis quatre. Les pires projectiles furent ceux qui perforaient : les pointes heurtèrent les parois de son armure et les brisèrent, puis s’enfoncèrent dans sa chair. Plusieurs lances se fichèrent dans son tronc, et traversèrent même ses membres inférieurs ; tandis qu’autour les épées continuaient de claquer contre ses chaînes et de lacérer son épiderme. Les armes volaient, confuses et redoutables, et dansaient autour de son corps qui se louvoyait dans les airs comme s'il récitait un ballet martial.

Enfin, l’assaut cessa. Il ne fallut guère d'autopsie pour constater la gravité des dégâts. Son faciès ensanglanté était parcouru d’entailles profondes, son armure était brisée en plusieurs endroits, ses jambes tremblaient sous la douleur que les lances continuaient d’alimenter, son torse était criblé d'éclats plongés dans son tronc. Le souffle lourd, il darda ses antagonistes du seul œil qui lui restait, alors que toute sa silhouette était semblable à celle d’un porc-épic jonché d’armes létales ; ou comme le taureau persécuté par le matador, devant tout un public qui ne demandait que sa mort. Las, blessé, le visage bas et l’hémoglobine suintant de ses nombreuses plaies pour peindre tout son corps de la couleur vermeille, il cracha une gerbe de sang en affichant le regard des mauvais jours. Il était comme un martyr, comme une bête traquée. Le monstre à qui on voulait couper la tête, et qu’on voulait comme un trophée de guerre.

Une guerre inégale, honteuse, déloyale. Comme toujours, les troupes de Kumogakure se retournaient contre lui ; parce qu’il était trop fort, parce qu’il était dangereux. Parce que là où il était un lion, ils n’étaient que des hyènes. La grandeur avait un prix. Il ne le savait que trop bien.

Il expira un râle lourd et pénible. Un son étranglé vibra dans sa gorge.

« Kssshhh… vous osez… vous osez alors que je vous épargne… misérables… pas le choix… vous ne me laissez pas le choix ! »

Seul lot de consolation, ses mains étaient à présent presque libres ; assez, en tout cas, pour se rejoindre, puisqu’il avait été piégé juste après une série de signes incantatoires, ses deux bras dans le même axe. Ils avaient fait l’erreur de le sous-estimer. Ils avaient eu tort.

Fort heureusement, il n’avait aucune intention de les tuer. Pas pour l’heure, néanmoins. Intérieurement, il se confia qu’il aurait eu tôt fait de les abattre en faisant usage de techniques bien plus menaçantes que celles qu’il leur présentait en guise de démonstration. Des techniques dont ils ignoraient tant la puissance que le degré de létalité. Joben était un sicaire, un assassin. Pas un stratège, ni un guide spirituel. La nature l’avait doté d’une ténacité hors norme, et d’un caractère jusqu’au-boutiste, mais aussi d’un talent inné pour les arcanes ninjas.

Il poursuivit son argumentation, s’adressant directement à celui qui interrogeait son « erreur ». Le Metaru se méprenait. Rien de tout cela n’était une erreur.

Il les avait tous fait venir ici pour montrer sa force, et il n’avait pas fini de le faire, quand bien même ils lui tendaient un guet-apens comme le troupeau de charognards qu'ils étaient. Le son de ses cordes vocales se répandit en échos autour de l’Assemblée Calcinée alors qu'il décida d'expirer un cri. L’atmosphère se métamorphosa pour se pâmer d'une robe encore plus théâtrale. Un spectacle dantesque s’annonçait, en même temps que la clameur revancharde de la Furie des Ombres.

« Je ne suis pas le Lieutenant de l’Homme au Chapeau, pauvres imbéciles ! Je suis… »

Son poitrail gonfla alors qu’il inspira une quantité importante d’air qu'il mélangea à un chakra d'une densité colossale. Il gonfla tant et tant que son diaphragme manqua de se rompre, et que ses chaînes eurent peine à continuer de contenir ses membres ; il sentît le métal des maillons se resserrer contre ses membres et les comprimer avec une telle intensité qu’elles tracèrent des sillons dans sa chair et fracturèrent son armure déjà abîmée par les précédentes attaques dirigées contre lui.

Puis avec une intensité phénoménale, sa gueule se mit à vomir des flammes dantesques qui secouèrent l’atmosphère de rafales ardentes et terribles, conjurant le décor pour le transformer en enfer de feu. Le déluge fut anarchique et remarquable, alors même que l’ouragan continuait de grandir en promettant le chaos dans tout le village.

L'enfer dansait dans un brasier géant. En un instant, le déluge prophétique de la mort par inhumation s'était érigé en sentence suprême ; dans un maelström de feu, tout glissait lentement vers l'extinction.

Puis soudain, alors qu’il semblait promettre la mort à tous ceux présents sur la place, l’assaut perdît en valeur. La déflagration spectaculaire s’essouffla alors même qu'elle s'apprêtait à dévorer ses assaillants et, en disparaissant, elle lécha ses cibles puis laissa la place à une scène inattendue. Un être de feu s'était glissé au coeur du noyau enflammé et se tenait là, survivant d’un autre monde, guerrier dans toute la splendeur de son immense barbarie. Il parut être un mirage, un trompe-l’œil au départ ; mais il l'avait bien fait, et le spectacle était bien réel.

Joben avait plongé dans ses propres flammes alors qu’elles s’étaient affaiblies, se brûlant relativement gravement pour pouvoir cautériser ses plaies. A présent, il observait ses ennemis avec un regard dont le voile opaque d’un blanc laiteux scintillait dans les ténèbres, et contrastait avec les cendres et les braises qui l’entouraient en volant, au milieu de quelques flammèches encore existantes. Comme un démon issu des limbes, il exposa sa silhouette fumante aux Kumojins en jetant sur eux l’œil glacial d’un Assassin résolu. Son orbe pâle, diadème de la mort sauvage et froide, réclamait vengeance.

« … la mort qui viendra dévorer son âme. »

Il s’était refusé à les tuer. Il s’était refusé car sa main cherchait à tuer un ennemi digne de lui ; rien de moins que l’Homme au Chapeau, lui-même.

Résumé:
 
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Kentoku Akio
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Dim 9 Mai 2021 - 20:54
Une scène de guerre en plein milieu du village caché des nuages. L'homme qui se présentait comme étant un lieutenant de l'ennemi public numéro un, désormais sous le feu nourri des shinobi kumojin, semblait proche de rendre les armes, prisonnier d'ombre, de chaines métalliques et du regard lourd de forces armées à cran. Aizen frappa la fameuse sorcière, qui cassait les rangs de ses manipulations des ombres, la mainmise sur le coupable de cette effervescence sembla faiblir, assez pour que celui-ci puisse esquiver certains projectiles et également le déferlement de lames acérées d'Hideko.

Akio ne bougea pas d'un iota, toujours à l'extérieur des ruines, alors qu'un spectacle sans précédent pour lui allait se dérouler sous ses yeux. Acculé, ensanglanté, le souffle entrecoupé de râles de douleur, le dénommé Joben gonfla sa poitrine, signe d'un futur déluge. Et ce ne fut pas une surprise de voir un torrent flamboyant tournoyer vers les différentes parties prenantes du combat.

Une telle envergure rendait l'attaque impossible à contrer sur le moment. Pourtant le Céleste resta droit, fixant l'intérieur des flammes. L'embrasement sembla durer de longues minutes mais s'évapora alors qu'il approchait de ses supposées cibles. L'instigateur de cette offensive sombra alors dans un halo de feu, en en ressortant fumant, les plaies cautérisées. Il était si désespéré qu'il devait se brûler lui-même pour se soigner ? Regardant la scène, interloqué, Akio ne broncha pas alors que le Nara perturbateur annonça son réel plan : l'Homme au Chapeau. Ne pouvait-il pas le dire avant d'encaisser toutes ces offensives ?

Toujours ouverte, la quatrième porte continuait de déverser son énergie au travers du jeune genin. Restant relativement prudent, il se décida à entrer de nouveau dans les ruines de l'ancienne assemblée, se plaçant tout de même en retrait de ses collègues actifs.

« Je ne suis pas certain que l'idiotie, la nonchalance et la légèreté des blagues soient des attributs permettant de faire la peau à notre ennemi commun... »

Il s'arrêta et croisa ses bras, l'énergie déployée par la porte céleste s'estompa. Dans son état, impossible qu'il souhaite continuer de jouer les durs. De plus, Akio était persuadé que les forces de police du village approchaient.

« Et pas certain non plus qu'un passage en prison t'offre la possibilité de rencontrer ta célèbre cible. »

Car le Genin en était certain : devant tout cet évènement venant de se dérouler sous ses yeux, les actes du Nara ne resteraient pas impunis. Ses yeux vinrent machinalement se river sur son Sensei. Personne n'avait écouté ses recommandations de ne pas intervenir. Et le connaissant, Ako en entendrait parler à coup sûr et devrait encore défendre son point de vue. Il s'y était habitué.
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Metaru Akagi
Metaru Akagi

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Lun 10 Mai 2021 - 16:34
Quand Akagi et son clone finirent de se positionner pour préparer une potentille embuscade en fonction de l’avancée des débats, ils virent et entendirent une déflagration monumental sortant de la bouche du sombre Nara. Akagi n’en croyait pas ses yeux, ses alliés allaient être carbonisé. Il était arrivé trop tard. Son autre clone, qui avait déclenché sa disparition pour avertir l’original de l’avancement de sa quête, n’était arrivé que dans un bureau vide le Raïkage. Celui-ci, hors des murs de Kumo ne pouvait intervenir, la situation s’aggravait. Le clone d’Akagi sauta de son perchoir depuis le toit d’un bâtiment pour prêter main forte aux autres Kumojin, Akagi en fit de même chargeant pour se rapprocher de la zone afin d’envoyer de deux côtés une attaque sur le Nara. Ce fut à ce moment-là que celui-ci arrêta son souffle et entra dans sa propre fournaise. Il en ressorti fumant, ses plaies cautérisées par la même occasion et lança à ses adversaires son envie de tuer l’homme au chapeau.

Son discours changeait une nouvelle fois, que devaient ils faire face à un homme aux actions et aux propos erratiques ? Pour Akagi la question ne se posait pas cet homme devait être placé dans les mains des forces de l’ordre Kumojin afin qu’ils puissent l’interroger. Le Metaru décida de ne pas le doute s’insinuer dans son esprit même si le Nara arrêta ses propres flammes. Cette action pouvait difficilement être totalement prise comme un cessé le feu. Comment le pouvait-elle. Depuis le début son attitude changeante ne pouvait plaider en sa faveur et le risque restait toujours présent.

A distance moyenne désormais le clone d’un côté et Akagi de l’autre les deux s’arrêtèrent. Le Metaru et son clone avait réalisé des mudras dans leur course créant à leur tour deux clones de foudres supplémentaires. Akagi comprenait que le risque était toujours présent néanmoins, l’état du Nara ne lui permettrait pas de refaire des siennes de sitôt. Son plan initial en voyant les flammes sortirent de la gorge de Joben avait évolué, laissant place à une possible finalité moins mortel. Les quatre clones de raïton fraîchement créé se rapprochèrent de joben se plaçant autour de lui en formation carré. Akagi lui continua les mudras et se recouvrit de son armure de métal sur le haut du corps et les bras. Prudence, mère de sûreté. Les clones s’approchèrent doucement en marchant, aux aguets cependant, prêt à accélérer au moindre signe. En plus des liens de métal le tenant encore fermement. Les quatre clones de raïton, désormais en position, l’engourdiraient avec violence si d’avance il tentait encore quoique ce fut, laissant largement le temps à lui-même et ses coéquipiers de lui administrer un soin moins accueillant en guise de bienvenu.

Akagi qui ne lui avait pas encore adressé la parole décida de parler pendant que ses clones se mettaient en position:

« Bienvenu à Kumo, Joben-dono ou devrais-je dire bon retour… Pouvez-vous nous expliquer l’intérêt de cette démonstration ? »
Résumé du tour:
 

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Mer 12 Mai 2021 - 20:46

Une scène inattendue au cœur du village. Alors que les Nara avaient joué de leurs ombres pour immobiliser les uns et les autres ils avaient ouvert les portes d’une bataille sans merci.

Aizen jura intérieurement, ne comprenant pas ses camarades qui faisaient pleuvoir sur leur adversaire un déluge de jutsu capables de tuer. Il l’avait pourtant dit, il fallait l’attaquer qu’il s’il représentait une menace certaine. Jusqu’ici la seule menace tangible était cette ombre qu’il avait invoqué. Pourtant le Nara était le seul à avoir déferlé dessus. Fort heureusement cette dernière semblait bien moins efficace pour se défendre et le samouraï parvint à s’en débarrasser rapidement.

Celui qui se disait être un lieutenant de l’homme au chapeau était immobilisé par les chaînes en acier de Hideko. Il était donc quasiment hors d’état de nuire. Bien sûr face à une immobilisation de faible envergure comme celle-ci le Nara était à garder à l’œil car il pouvait par exemple réaliser des mudras d’une seule main. Mais cela ne justifiait en rien les attaques mortelles envoyées par les Genins. Surtout la technique de la Metaru. Savait-elle vraiment ce qu’elle faisait pour réagir de la sorte ou avait-elle perdue le contrôle de ses émotions ? Elle devrait le savoir, cette sorte d’ennemi était bien plus intéressant capturé que mort.

Mais heureusement ou malheureusement pour eux l’ancien prisonnier se mit en mouvement en exploitant la liberté de ses jambes. Aizen regarda la scène avec consternation comprenant très rapidement l’objectif de Joben. Cette fois il soupira, il leur avait bien dit de ne pas attaquer inutilement et les évènements allaient justement leur montrer qu’il avait raison. Semblant totalement ignorer la douleur le Nara esquivait quelques projectiles tout en orientant ceux qu’il prenait là où il voulait, là où ça pouvait lui servir en plus de le blesser. Ainsi il se retrouva très vite avec un corps jonché de pics doton ainsi que de multiples armes Metaru. Il avait non seulement utilisé la chaîne pour se protéger mais aussi les projectiles pour libérer une partie de ses bras.

Il était gravement blessé mais cela ne l’empêcha pas de s’exprimer à travers des cris théâtraux. Pourtant Aizen le trouvait plus ridicule que déterminé, lui rappelant l’agonie d’un animal en fin de vie qui priait pour qu’on l’achève. Il pouvait l’achever, n’importe qui le pouvait tant l’homme semblait affaibli mais Aizen ne pouvait s’y résoudre car il serait bien plus utile vivant que mort, qui qu’il soit.

Alors que beaucoup auraient abandonnés dans un tel état Joben n’en fit rien. Il commença à réaliser des mudras et gonfla sa poitrine d’une manière presque inhumaine. Aizen ne savait pas qu’un corps pouvait emmagasiner autant d’air mais il savait bien qu’il ne s’agissait pas que de ça. L’offensive qui allait déferler sur eux semblait d’un tout autre niveau. Le chûnin sortit de sa léthargie observatrice et se mit en mouvement. Il chargea de nouveau pour se retrouver à son emplacement initial, pensant qu’en étant au centre du dispositif il pourrait protéger le plus de personne, au moins Hideko et son invocation. Il réalisa des mudras à son tour alors que, comme il s’en doutait, les flammes sortirent de la gueule de l’animal mourant que représentait Joben. Un immense et très large dôme se mit à sortir du sol englobant ceux se trouvant dans la zone autour du Chûnin.

Une fois le dôme terminé le Nara se retrouva dans le noir complet, attendant l’impact imminent. Il n’arriva pas, du moins pas à l’envergure qu’il attendait. Même s’il ne comprenait pas dans un premier temps il ne se posa pas de question et lorsque son dôme commença à s’ouvrir il envoya de nouveau son ombre vers leur ennemi commun. Joben semblait toujours s’y trouver. Ce dernier devait voir l’ombre de son cadet sortir du dôme alors que Aizen n’avait pas encore pointé le bout de son nez. L’affrontement semblait terminé mais Aizen resta sur ses gardes et avança doucement à l’extérieur de ce qu’il restait du dôme. Si Joben avait était attrapé alors il était contraint de reproduire cette simple marche.

Aizen constata que les flammes n’avaient fait quasiment aucun dégât et le seul brûlé était l’utilisateur lui-même. Avait-il fait exprès ? Aizen s’en fichait, seul le résultat comptait. Tous ses camarades semblaient aller bien, Akagi avait fait même fait son retour sur la scène afin de cerner Joben qui représentait encore un risque. Un animal blessé pouvait être parfois plus dangereux. Le Nara avait tout de même une envie folle de réprimander les Genins, ils n’avaient pas appliqué ses consignes et avaient en plus mis en danger tout le monde en libérant celui qui était prisonnier de chaînes avec leurs offensives. Mais il se ravisa, il ne pouvait se permettre de montrer des troupes Kumojins sur un désaccord face à quelqu’un qui dénigrait déjà les forces du village. Il se contenta donc de reprendre son sourire habituel comme si de rien était afin de s’adresser au fou qu’il avait face à lui.
« Vous voulez affronter Tosen alors que vous n’avez même pas réussi à ne serait-ce que toucher un seul d’entre nous. Et pourtant mes trois camarades ne sont encore que des Genins. Vous avez sans doute entendu parler de la bataille à Tsume entre l’Homme au Chapeau et ceux qui se font appeler les Valeureux. De puissants shinobis qui même en combinant leur force n’ont pas réussi à inquiéter notre ennemi. Soyez plus malin que ça, cher Joben. »
Aizen était direct mais pourtant il disait la vérité. Il fallait que cet homme remette un instant les pieds sur terre afin de mesurer les bêtises qu’il pouvait dire. Comment pouvait il croire pouvoir mettre en échec celui face à qui une armée entière se préparait. Il avait devant lui des alliés potentiels qu’il avait choisis de se faire comme ennemis. Pourtant quoiqu’il en dise il aurait besoin d’eux s’il voulait espérer toucher du doigt son objectif. S’il s’obstinait alors il ne trouverait que la mort et serait surnommé Valeureux comme d’autres idiots avant lui.

Aizen tourna la tête, cherchant du regard la force policière de Kumo qui ne devrait plus tarder maintenant. Quelques que soient les intentions de son cousin il devrait s’expliquer dans l’enceinte de la Kyuubu. Le Nara devait comprendre qu’il devait se soumettre aux règles du village, l’ère de faiblesse post-Teikokumo était, il l’espérait, révolue.


Résumé du tour:
 

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KUMO:
 
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Ten no Ikari
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Jeu 13 Mai 2021 - 15:22




Ceux qui brisent les prophéties



Aujourd'hui était une de ces journées que j'aimais le moins : une journée passée au bureau à remplir la paperasse que j'avais en retard suite aux différentes personnes qui étaient passées par l'Arche Grise lorsque j'étais de garde. Mes collègues me connaissaient et savaient que j'étais un homme d'action, et me donnaient parfois un coup de main pour la paperasse. Mais il semblait que ces derniers jours, tout le monde avait de quoi faire sous les bras et l'aide que j'espérais n'était jamais venue. Alors, je me retrouvais avec plusieurs jours de retard sur mes papiers. Mon katana sur mon bureau, à côté de moi, je regardais l'immensité des piles qui m'attendaient sans réellement savoir par où commencer. Après être resté plusieurs minutes à contempler ce que j'avais à faire sans jamais me mettre en mouvement, je finis par soupirer bruyamment avant de me redresser et m'y mettre.

-Quand faut y aller, faut y aller Hikari...

Hikari...cela faisait si longtemps que je n'avais pas usé de ce nom. Peu importait. Je me mis au travail et me plonger dans les papiers, les remplissant au bout de quelques minutes presque machinalement. Peut-être qu'avec l'électricité, je pouvais trouver un moyen d'accélérer mon labeur ? Augmenter drastiquement mes capacités d'analyses et ainsi mon temps de réactions, peut-être ? Même dans des situations comme celles-ci je ne pouvais m'empêcher de réfléchir à de nouvelles techniques. Mais je me remis rapidement au travail pour ainsi pouvoir terminer et aller m'entraîner.

Ou du moins, c'est ce que j'avais prévu de faire. Mais alors que j'étais sur la fin de ce labeur ingrat, je perçus dans le poste de police une certaine agitation. Passant une tête hors de mon bureau pour essayer de capter les discussions, je réussis à entrevoir une genin parlant rapidement. Un jeune petit bout de femme au teint pâle contrastant avec ses cheveux d'ébènes, et aux grandes prunelles bleues. Elle semblait avoir couru jusqu'ici, au vu de sa respiration un poil saccadée. Et de par ces mots et les discussions qui s'en suivirent, je parvins à tirer les informations clés. Bataille, Assemblée Calcinée, deux groupes, Nara Joben. Des quelques murmures que je perçus par la suite, je compris que ce Nara -un parent d'Aizen ?- sortait de prison depuis peu. Il semblait que la situation m'appelait, criait mon nom de toutes ses forces pour que j'échappe à ma situation actuelle plus que barbante. Une partie de mes collègues s'étaient déjà tournés vers moi. Et avec le sourire, j'attrapai mon katana sur mon bureau et fonçai vers la sortie.

-J'm'en occupe ! Rejoignez-moi quand vous pouvez.

Laissant les éclairs parcourir mon corps pour le galvaniser et booster ma vitesse, je fusai en direction du grabuge. En sortant, je sautai en un éclair au-dessus de la tête de la jeune genin qui était venue me chercher pour passer la porte. Fort heureusement, la porte était grande, et la genin -fille de policier si j'avais bien compris- et moi-même n'étions pas très grands. Les feuilles volèrent dans le bureau alors que le vent de ma course répandait le chaos dans la station de police, mais je m'occuperais des insultes de mes collègues plus tard. Mon sourire en disait long sur mon impatience d'arriver sur les lieux. Filant de toit en toit, ou sur la route lorsque cela était plus rapide, je me rapprochais rapidement de ma destination. J'y serais en quelques secondes. Voir une minute, grand maximum, mais je comptais plutôt un peu moins au vu des éclairs qui parcouraient mes veines.

Quelques instants plus tard, lorsque j'arrivai en vue de l'Assemblée Calcinée, je pouvais distinguer plusieurs silhouettes. Mais ces dernières semblaient calmes, immobiles presque. Les hostilités étaient-elles finies ? Il semblait en apparence, mais plus je me rapprochais, et mieux j'avais une meilleure vue sur la situation. Les choses semblaient encore tendues, même si le combat était visiblement fini. Les deux groupes étaient clairement séparés. D'un côté, Aizen et trois autres genin parmi lesquels je reconnu Hideko et Akagi. Le dernier, un grand jeune homme à la coupe droite et aux cheveux blancs s'accordant avec son teint, m'était encore inconnu. De l'autre côté, celui que je soupçonnais être Nara Joben, celui qui sortait de prison, et qui semblait en bien piètre état face à ses adversaires. Des traces de suif et des traînées noires parcouraient les lieux, signe que des techniques katons assez puissantes avaient été utilisées ici. Des armes de métal et autres construction de ce même matériaux étaient également présents, ainsi que des cratères par-ci par-là. Et si je reconnaissais l'oeuvre des Metaru en ce qui concernait les armes de métal, les mini fractures sur le sol semblaient être l'oeuvre d'une grande puissance. Le ténébreux aux longs cheveux noirs, celui qui semblait avoir le plus enduré lors de cette bataille seul contre tous, arborait de nombreuses blessures sur son corps qui semblaient avoir été cautérisées.

Atterrissant accroupis en un éclair entre les deux groupes mais un peu à l'écart, comme si la foudre s'était abattue sur le terrain, je me relevai avec un large sourire pour me présenter à toutes les personnes ici présentes. L'insigne du Kyuubu trônait sur mes vêtements, à l'emplacement de mon pectoral gauche, ne laissant aucun doute sur la nature de ma venue. Quant à mon katana à ma ceinture, une main posée sur Thunderbird mon pouce sur sa garde, ne laissait aucun doute quant à mon intention de dégainer au moindre problème. Mais tout ce langage corporel ne saurait mieux contraster avec le large sourire presque avenant que j'arborais à l'instant présent.

-Yo ! J'ai entendu qu'il y avait du grabuge ici héhé.

L'Assemblée Calcinée était un endroit désert actuellement, loin des habitations, et de ce fait, aucune victime civile n'était à déplorer ou à envisager. Ce qui laissait penser que ce Nara Joben n'avait quand même pas perdu complètement les pédales. Mais quelles étaient ses intentions ? Là était toute la question.

-J'vois qu'c'est la folie ici ! Mais quelqu'un peut m'aider à clarifier un peu la situation ? héhé.

Je m'adressais surtout à Aizen et à Joben. Aizen parce qu'il était le plus gradé de son groupe, et Joben qui semblait être le principal protagoniste de l'histoire. Mon intervention semblait un peu plus superflue à présent, mais il allait quand même falloir éclaircir un peu la situation et faire un rapport. Il était certain que le Nara ténébreux passerait par la case hôpital d'abord, pour ne pas que ses plaies s'infectent ou cicatrisent mal. Mais il allait certainement falloir que je l'escorte, avec d'autres forces de l'ordre qui n'allaient certainement pas tarder à arriver.


Spoiler:
 
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Metaru Hideko
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Ven 14 Mai 2021 - 18:16

Joben était sans nul doute un ninja aguerri. Hideko vit jaillir de la droite des pics qui fendirent l’air vers lui et il, d’un mouvement parfaitement maîtrisé, parvint à s’en prémunir en grande partie. Il se retourna et se servant de son armure et des chaînes qui bloquaient ses bras et ses mains, parvint à se protéger des projectiles, qui se fichèrent entre les interstices de métal plutôt que dans son corps. Un dernier parvint cependant à se planter dans son flan gauche, transperçant son armure. D’un aspect rouge sang, elle ne put voir le sang qui commença à dégouliner dessus, bien qu’elle puisse l’imaginer.
Il bondit plusieurs fois en arrière afin d’esquiver l’assaut de Hideko, se servant à nouveau des chaînes et des pieux de roche qui y étaient bloqués afin de s’en protéger, mais face à l’ampleur de l’attaque, plusieurs armes vinrent lacérer son torse, explosant son armure, déchirant le cuir et le tissu qui le protégeait. D’autres s’y plantèrent, s’enfonçant dans son torse, tandis que les dernières traversèrent ses jambes, laissant là où elles étaient passées des trous sanguinolentes, la chair lacérée, mise à nue, dans un spectacle horrifiant.
Du fracas métallique assourdissant, entre armes, armures et chaînes, Joben ressortit vivant, mais gravement blessé. L’homme se tenait toujours de bout, fier, faisant face à ses adversaires, le corps bardés de pics. Il toussa. De sa bouche s’échappa une épaisse gerbe de sang. S’en était fini de lui.
Hideko le croyait, mais il la fit mentir, s’exprimant d’une voix roque telle un râle, qu’ils ne lui laissaient pas le choix.
Les chaînes qui le maintenaient prisonnier, en partie détruite par les assauts répétées, n’étaient plus assez solide pour totalement contraindre ses mains. Aussi, il parvint à faire une série de mudras. Gonflant ses poumons, tel un ballon qui se remplissait d’air, il cracha une impressionnante gerbe de flamme, évoluant telle un serpent autour de lui, incinérant tout ce qui s’y trouvait.
Hideko commença une série de mudras afin de se protéger de l’impressionnant assaut de feu, revêtant dans un premier temps son armure.



Tandis qu’elle commença une seconde série de signes, afin de créer un mur pour se protéger, elle vit Aizen courir vers elle et ériger un épais et impressionnant dôme de pierre, les protégeant ainsi tous les deux.
Tous deux furent plongés dans le noir. Hideko interrompit sa technique, attendant que la vague de flamme ne vint heurter la défense de pierre du Nara, mais il n’en fit rien.
Aucun bruit, aucune explosion n’eut lieu, rien.
Juste avant de disparaître derrière son rideau de flamme, Joben s’exclama être celui qui viendra dévorer l’âme de Sakaze Tôsen. Alors pourquoi leur avait-il demandé de s’incliner ? Pourquoi les avoir provoqués ? Pourquoi les avoir attaqués ? Tout cela n’avait aucun sens. Était-ce un jeu pour lui ? Toutes ces provocations, toutes ces paroles en l’air n’étaient donc qu’un jeu ?
Frustrée, toujours animé par la même flamme désireuse de tout consumer sur son passage, Hideko attendait que le dôme de pierre ne s’entrouvre afin de donner le coup de grâce à cet homme, à ce mécréant qui promettait la mort à ses ennemis tout comme à ses alliés, mais il n’en fut rien. Se dressant entre elle et lui, Aizen ouvrit une entrée vers Joben. L’homme se tenait là, debout, le corps complètement brûlé, ses plaies sanguinolentes ayant laissé place à de profondes brûlures. S’était-il jeté dans ses propres flammes pour arrêter les saignements ?
Akagi arriva à cet instant, de même que Akio se rapprocha d’eux et tous deux l’interpellèrent. Hideko, voyant que la situation avait complètement changé, resta immobile, aux aguets, afin de reprendre son calme, à l’abri dans le dôme de pierre. Aizen avança, s’approcha de Joben, l’interpelant à son tour. Tous trois le provoquèrent, dans une joute verbale qui ne cessait pas de se nourrir des uns et des autres, mais tous avaient tort.
Car si Joben n’était pas parvenu à affronter ces genins dont faisait partie Hideko, ainsi qu’Aizen, il était pourtant parvenu à résister à tous leurs assauts, à les mettre tous en difficultés. Même face à l’attaque la plus puissante de Hideko, il était parvenu à en ressortir vivant et ce avec ses bras complètement bloqués par ses chaînes en acier.
Joben était un adversaire redoutable, un adversaire dont tous devaient se méfier, capable de les provoquer, de les attaquer et ce sans aucune sommation. Un animal en quête de sang. S’il avait vraiment voulu les tuer, aurait-il pu le faire ? Peut-être pas tous, mais sans équivoque, il serait parvenu à en amener un ou deux avec lui dans sa tombe.
Était-il un allié ? Un ennemi ? Tout ce dont elle était sûre, c’était qu’elle devait s’en méfier tel la peste, mais plus encore, qu’il était un guerrier puissant. Cette même puissance qu’elle recherchait tant, cette même puissance pour laquelle elle avait tant souffert, pour laquelle elle s’était tant battue.
Soudain, Ikari entra en scène, revêtant l’habit du Kyuubu, la force de police du village. Comme à son habitude, il tenta de détendre la situation avec un trait d’humour, puis demanda des comptes à Aizen et à Joben. Hideko, quant à elle, sortit de son abri de roche, vêtu d’une magnifique armure, toute de noir, sur laquelle était forgée différents symboles et dessins décoratifs.
Devait-elle intervenir ? Devait-elle expliquer la situation ? Hideko le désirait ardemment, mais elle se retint, laissant la place à son supérieur et à Joben, profitant de se moment pour apaiser le tourbillon de flamme qui l’agitait.


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Grand merci à Zenjirō pour cette magnifique signature !
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Zaiki Minako
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Dim 16 Mai 2021 - 22:26
Minako voit Ikari, un jeune homme à peine plus âgé qu'elle, un grand blondinet, sortir à toute vitesse, une aura électrique entourant celui-ci.

« Je m'en veux un peu papa. J'ai laissé en plan les autres, j'espère qu'ils vont s'en sortir. Je sais que j'ai écouté Aizen-san mais je m'inquiète pour lui et les autres ninjas. »

« Rassure-toi, tu as fait ce qu'il y a de mieux. Tu peux rentrer chez toi, ne t'inquiètes pas pour ça, ils vont réussir. »

Minako quitte son père et sort du poste du kyuubu. Elle ne se sent vraiment pas bien quant à ce qu'il se passe à l'assemblée. C'est pour cela qu'elle se dirige vers une boulangerie afin de prendre quelques pâtisseries, en manger et se détendre. Elle s'inquiète par rapport à tout le monde là bas, y compris Joben, ce dernier lui semblant assez étrange et assez instable.

" J'espère que ça va aller. Faites attention, Aizen-san, Hideko-san, Akagi-san et je ne sais pas qui. Et Ikari-san. "

Elle retourne en ville, loin, très loin de l'assemblée. Elle entre dans la première boulangerie qu'elle voit ouverte. Avec étonnement, elle voit l'oncle de son camarade. La vue de l'homme lui donne un grand sourire. Elle est heureuse.

« Oh, bonjour Yuan ! Ça va ? »

« Ma p'tite meringue ! Je suis content de te voir, hooo t'as pris un peu de couleur. »

« Et toi tu reprends tes affaires je suis contente ! »

Yuan s'approche de la jeune femme et la serre dans ses bras. Minako lui rend un câlin, aussi amical soit-il. Il semblerait qu'il soit heureux d'avoir une femme dans ses bras.

« Alors comment ça se passe avec ma chouquette ? Vous vous êtes fait des bisous ? Vous avez… »

« Gné ? Euh… T'sais on est très proches, on est amis, vraiment, mais on n'a pas.. »

La petite musicienne hésite. Ça se lit sur son visage qu'elle a l'air amoureuse de Ken, mais elle n'ose pas le dire.

« Qui sait ça viendra… ha ha… euh bref, je voulais prendre des shuridonuts, s'il te plaît. »

Elle paye la moitié du prix d'une quinzaine de shuridonuts aux fruits.

« Tu as vu Kenny ? Tu lui diras de faire attention à l'assemblée. Y'a un monstre en puissance là bas mais y'a des ninjas qui sont sur le coup pour le calmer. Ha ha. Qu'il fasse attention s'il passe par là ! »

Minako prend les donuts et souhaite une bonne journée à son interlocuteur et marche un peu dans la ville, ne sachant quoi faire. Elle mange l'une de ses pâtisseries en avançant et elle a eu la merveilleuse idée de rebrousser chemin afin de voir ce qu'il se passe avec Joben. Elle va sur les toits et s'approche du lieu qui l'intéresse, en prenant soin de rester en hauteur. Il y a un gros poteau qui lui sert désormais de perchoir. Elle voit que le sol est bien calciné. Elle voit un dôme de pierre qui s'est effondré avec Aizen et Hideko ensemble. Elle voit l'ombre qui s'approche dangereusement de la cible.

" Courage Aizen, vous allez y arriver. "

Ikari était lui aussi là. Il est arrivé depuis un bon moment avant elle. Elle veut voir comment le kyuubu s'en sort pour arrêter un tel monstre en puissance et ainsi en prendre de la graine. Du haut de son perchoir, elle voit Joben blessé. Des plaies qui semblent cautérisées. Ça peut se voir quand on la voit de près. Elle est fascinée et intriguée par l'homme.

" Ça se voit qu'il est fort. J'ai loupé plein de choses. Mais la manière dont il a l'air de ne pas broncher indique clairement qu'il est puissant. Je me demande ce qu'il va se passer. "

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Nara Joben
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Mar 18 Mai 2021 - 10:05


Son corps entier vibrait de douleur. Des convulsions successives secouaient régulièrement ses membres alors qu’il adressait un œil empli de noirceur au nouvel arrivant, après avoir sagement écouté les paroles tour à tour énoncées par les gardiens de Kumogakure. Son cœur battait la chamade et sa peau, devenue écarlate par le fruit de ses propres flammes et couverte de suie, le tiraillait à chaque endroit ; fort heureusement, le choix d’avoir pénétré le déluge de feu au dernier instant était propice à une cautérisation à peine suffisante, mais assez efficace en l’état ; et ses vêtements lui avaient permis de ne pas s’exposer directement au plus sévères combustions. Si nombreuses étaient ses blessures, le sang avait du reste assez coagulé pour s’épaissir et se transformer en larges croutes noires ravinées de quelques raies de chairs vives, elles-mêmes serties de tout un lot de cloques purulentes. La scène était grandiose, épique à souhait ; mais elle était ignoble, presque aussi morbide que le cadavre éventré d’une charogne.

Cerné d’adversaires bardés de remontrances, la Furie des Ombres ne pipa mot pendant un long moment. Il les observa tour à tour et se fit un bref avis. Le premier, Nara Aizen, était à ses yeux et de loin le plus culoté ; d’entre tous, il lui paraissait être le plus opportuniste et le moins fiable ; en quelque sorte, le plus irrévérencieux. Ses ambitions n’étaient à son sens pas encore habillées d’assez d’expérience et de stratégies martiales dignes de ce nom pour pouvoir prétendre au trône revendiqué. De même que sa présomption pouvait lui causer de nombreux problèmes. Intérieurement, la douleur n’empêcha pas Joben d’identifier que l’intrépide Nara pouvait s’enrober des promesses d’un bel avenir ; mais son esprit de contradiction n’était qu’une façade bancale et mal embouchée, là où son bon sens paraissait faire naufrage. Une rage l’anima personnellement ; comme il s’y attendait, les plus éminents shinobis du clan avaient soit déserté les rangs de leur prestigieuse communauté, soit été écartés d’elle par crainte de voir de nouvelles tentatives de putsch. Le constat des conséquences était limpide : la dégénérescence de leur esprit et de leur race s’était progressivement étendue, gangrénant les mœurs des hommes des ombres et étiolant leur potentiel de guerre. Il n’écouta qu’à peine les palabres de son cadet : il y vit là une façon de s’octroyer un triomphe qu’il n’avait, au fond, pas mérité. Là où l’opportuniste se faisait donneur de leçon, les esprits s’accordaient en silence : s’ils se félicitaient d’être en vie, c’est qu’ils avaient tous frôlé le pire et tout zélote qu’ils voulurent être pour certains, cette escarmouche leur avait appris à affronter le domaine de la mort, côtoyée et redoutable. S’il fut mention des Valeureux et de la menace de l’Homme au Chapeau, Joben ne douta pas un seul instant de sa capacité à se mesurer aux plus grands périls : il était de ceux qui ne craignaient pas d’affronter la mort en face. Sa défaite était assez évidente ; n’avait-il pas rendu les armes en étouffant sa propre technique ? Mais son honneur, lui, était sauf. Le défi avait été à sa taille, et le constat de la démesure qu’avait pris cette rixe fit germer une réflexion : Aizen pouvait-il en faire autant ?

Il songea que oui, peut-être, un jour. Le jour où ses ombres ne suivraient plus des trajectoires frontales et linéaires pour piéger ses ennemis. Le jour où ses tactiques seraient moins criardes et mieux ficelées. L’ex-incarcéré savait qu’il aurait besoin de compagnons pour affronter les Dieux et défier l’Homme au Chapeau. Aizen en ferait en partie ; pour peu qu’il en ait le courage. Mais le courage ne faisait pas tout et là où Joben était sans doute trop hardi, il se savait du reste capable de faire des dégâts majeurs. Peut-être consentirait-il, à terme, à inculquer ses secrets à son cadet ; pourvu que ce dernier gagne son estime.

Plus discrète avait été l’action de la petite Minako, douce et candide. Si vrai que sa fuite eût permis de faire venir du renfort, il demeurait qu’elle avait dû partir par manque de puissance dans un contexte où la tournure aurait pu finir par prendre l’allure d’un combat mortel ; chose dont ils avaient été plus ou moins proches, somme toute. Le Nara n’avait dû sa survie, en définitive, qu’à son expérience empirique ; d’autres à sa place seraient morts sous les salves de ces assaillants. Heureusement, la Furie des Ombres n’avait pas employé de technique susceptible d’en tuer un ou deux ; il garda ses plus éminentes techniques pour lui, dissimulées dans un désert de grains de silence. Il songea que la candide Minako devait devenir plus farouche, plus noire, plus violente ; ouvrir ses bras pour embrasser son destin de sang et se barbouiller de l’horreur des duels. Telle était la voie des shinobis, selon sa propre doctrine.

Dans ce genre précis, un autre protagoniste avait fait le travail et par la cruauté de ses actes, par ses impitoyables offensives et son absence totale de retenue, cet être s’était vraisemblablement dégoté la place du plus froid des monstres froids, ce dont Joben aspirait à s’entourer : face à l’intensité des menaces qui les attendait, seuls pouvaient triompher les janissaires de la mort délivrée et gratuite. Hideko, comparativement aux autres, était une femme d’une autre trempe. Parmi les guerriers rassemblés pour le défaire, elle avait employé les techniques les plus létales ; les chaînes d’acier avaient rapidement trahi son appartenance au clan Metaru, mais pire encore, la salve d’armes aiguisées aurait pu déchiqueter le corps du pseudo-Lieutenant de l’Homme au Chapeau et le découper membre par membre, alors même qu’il avait été immobilisé par les chaînes puis été assailli dans un autre axe par des pics rocheux. La Furie des Ombres avait, à cet instant, vu sa vie défiler ; fort heureusement, ses réflexes étaient toujours bons. Silencieuse mais glaciale, Hideko était venue comme si la mort s’était murmurée à lui. Un souffle froid et obscur. Un parfum de fin du monde. A titre de comparaison, Joben la trouva bien plus redoutable que tous les autres, y compris son cousin du clan des Ombres.

Pourtant d’autres n’avaient pas à pâlir de la menace qu’ils pouvaient représenter : Akio, doté d’une vitesse que la Furie des Ombres jugea hors normes, avait pu fuir les ombres dilapidées de la débauchée d’Izanami, réalisant une sorte de petit exploit en la matière. Il devina en lui un taijutsuka sérieux ; mais quel ne fut son désarroi d’avoir été assailli par de vulgaires pieux telluriques. Si grand était son potentiel physique, pourquoi ne pas en profiter pour rechercher le corps-à-corps ? S’il existait bien un combattant qu’il jugea susceptible de lui nuire au plus haut point, c’est-à-dire au point de l’empêcher d’exécuter des signes incantatoires et de déployer son panel de Ninjutsu, ce qui revenait littéralement à le désarmer, c’était bien celui-là. Certes les Nara pouvaient se montrer redoutables à courte distance ; leurs toiles étaient craintes par tous. Mais un combattant sérieux, capable de le dépasser en force, vitesse et puissance, pouvait l’emporter, à condition d’oser. Au final, Akio avait pris des raccourcis tant sur le plan martial que dans ses prises de parole. Jeune et vigoureux, le combattant avait tendance à se précipiter ; Joben concéda intérieurement qu’en lui enseignant l’art de prévoir et de frapper au bon moment, il pourrait faire de cet adonis un preux pugiliste. Toutefois, à l’instar d’Aizen, celui-là devait encore gagner son estime ; si vrai qu’il se faisait, lui aussi, donneur de leçon.

Dans cette ribambelle d’adversaires de circonstance, le second Metaru, Akagi, lui sembla être le plus mature et pour cause, il était vraisemblablement plus âgé que ses comparses. Plus modeste, plus mesuré, plus humble ; l’homme avait encerclé le récalcitrant de clones de foudre, alerté les autorités de Kumogakure et construit au moment opportun une belle défense de métal, trahissant ses origines claniques. Son intervention orale fut celle jugée par Joben comme étant la plus pertinente, loin des pamphlets moralistes des autres charognards capables de se s’enorgueillir d’un triomphe qu’ils n’avaient pas vraiment gagné ; d’un triomphe qu’on leur avait plutôt concédé. Il regretta de ne pas avoir vu le second Metaru dans la démonstration de son art ; se plaire dans des assauts plus dantesques, se mélanger à l’ivresse de la bataille. Toutefois, Joben le considéra rapidement plus sage, et à raison, il remarqua que celui-là avait fait preuve de réserver quand d’autres avaient perdu leur sang-froid. L’analyse ne put être poussée plus loin cependant, car bientôt un individu bariolé de foudres dansantes arriva au beau milieu de la scène.

Joben l’observa longuement. L’individu n’était guère inquiété par ce qu’il se passait là. Il n’eut aucune réaction particulière lorsqu’Aizen, s’acharnant sur un homme déjà mis à mal, jetait son ombre sur celle de Joben. Là encore, la Furie des Ombres reconnût chez son cadet un amour prononcé pour l’opportunisme : c’était un charognard de tous les instants.

Le mystérieux intrus sonda la situation avec une bienveillance presque insultante, comme s’il jugeait la scène semblable à une petite altercation entre voisins de mauvaise humeur ; absent lors des assauts les plus sérieux, il ne put que deviner l’ivresse sanguinaire qui avait gagné ces combattants-là. Immobilisé par le Kagemane de son neveu, le sombre Joben garda son calme, focalisé sur la contraction et la décontraction de ses poumons. Il était éprouvé, las et affaibli ; mais pour peu, il se savait capable d’en remettre une couche. Il ne le fit guère cependant ; la démonstration était terminée. Avec elle, Joben venait de créer sa propre légende ; celle qui lui permettrait de transformer la prophétie.

De briser cet avenir qui le harcelait sans cesse chaque fois qu’il fermait son unique œil.

Un instant, comme si le hasard répondait à ses songes intérieurs, la réalité se mua dans une distorsion épouvantable. Les visages de ses antagonistes se défigurèrent. Les airs purs des uns et des autres se métamorphosèrent en spectres de chairs putrides et carbonisées ; le monde, dans un flash, devint le théâtre d’une apocalypse. Les cadavres jonchaient le sol dans des marres d’hémoglobine, et Kumo était dévoré par le feu. Les clones d’Akagi, eux, se muèrent en brasiers de chakra ; quand la silhouette d’Ikari se mettait à irradier de noirs éclairs autour d’elle ; ce fut le début d’un chaos sans nom, la foudre frappant tout azimut depuis l’envoyé du Kyuubu pour détruire la cité. Les bâtiments hurlaient dans le crépitement des flammes ; et comme des fantômes surgis d’un autre temps, tous les protagonistes présents autour de lui devinrent des squelettes claudiquant, tournés vers lui avec leurs os noircis et leurs organes pétrifiés. Une prémonition ?

La vision cessa. Joben reprit son souffle avec lenteur. Il ne connaissait que trop bien ces flashs : il les avait toujours eu. C’était toujours pareil.

Il avait l’impression que quelqu’un, par une sorte de curieux sortilège, s’était invité dans sa tête pour le jeter dans la confusion et le nihilisme de l’existence. Comme si un être d’éther s’amusait, triturant ses chaînes neuronales, à aliéner son esprit. Comme si une chose, une entité vaporeuse et invisible, avait choisi Joben pour hôte ; car celui-là possédait un potentiel destructeur hors-norme et pouvait, en lieu et place de sa volonté, devenir un spectre de la mort.

Ankylosé par l’ombre de son cadet, la Furie des Ombres se garda de partager ce qu’il se passait à l’intérieur de lui. La tempête sous le crâne qui secouait les parois de sa cavité osseuse n’avait pas lieu de s’étendre au dehors, tant qu’il pouvait la contenir. L’un de ses adversaires pouvait être, lui aussi, manipulé par cet ennemi invisible ; après tout, n’avait-ce pas été le cas pour Nara Seijiro ?

Déjà, à cette époque, Joben avait vu le diable dans les yeux de celui qu’il avait épaulé ; d’une part, parce qu’il croyait à la noblesse de ses intentions ; d’autre part, parce qu’il fallait être au plus proche du diable pour lutter contre lui.

S’imprimant d’un masque de haine, il s’adressa aux gardiens de Kumogakure.

« Gardez vos remontrances pour vous. Vos réflexions ne m’éclaboussent pas. Vous vous targuez d’être sortis vivants et sans égratignures de ce duel ; mais vous n’êtes pas vivants parce que vous avez survécu. Vous êtes vivants parce que je vous ai épargné. Ne te félicite pas trop vite, Aizen, et cesse de croire que vous avez du mérite : c’est tout le contraire. En réalité, ce que vous considérez comme irréalisable n’est pas le fait de mon entêtement ou de ce que je ne suis pas, selon ton interprétation erronée, capable de défaire l’Homme au Chapeau. A vrai dire, je n’ai montré qu’une misérable partie de ce que je peux faire. Heureusement, d’ailleurs ; sinon quoi, cette Assemblée serait devenue votre cimetière. »

Il était arrogant et méprisable, sûr de lui et vindicatif. Et pourtant, il croyait fermement en ses paroles. Il continua de les darder de son unique œil, empli de ténèbres, alors que son squelette était encore fumant et qu’il avait l’impression que ses muscles s’atrophiaient pour se coller à ses os.

« Le vrai problème dans tout ça, c’est votre faiblesse. Genin, chûnin, jônin… on s’en contrefiche. Tous sont combattants. Ce que je vois, c’est un manque d’expérience et d’ardeur. Hormis peut-être pour elle. »

Il voulut pointer du doigt l’ombrageuse Hideko, mais ne le put. Il se contenta de l’observer pour indiquer à qui il s’adressait.

« Vos techniques sont hasardeuses, vos tactiques sont linéaires, votre cœur manque de hardiesse. Oui, la guerre contre l’Homme au Chapeau sera difficile. Elle sera difficile car, comme vous venez de l’apprendre, vous n’êtes pas prêts. Vous n’êtes pas prêts car vous rêvez d’un paradis là où vous devez, en réalité, vous préparer à l’enfer. »

Il se tût un instant. C’était à son tour de faire la leçon.

« Donnez-moi quelques jours, que je panse mes plaies ; et je vous promets que je vous ferais connaître cet enfer. »

Chacun d’entre eux. Il se promit de les propulser à un tout autre niveau. Il se tourna enfin vers le dernier arrivant ; pour le peu qu’il put se mouvoir, encore immobilisé par l’ombre d’Aizen.

« Jeune homme. Vous avez raté une escarmouche digne de ce nom. Vos camarades ont tenté de m’abattre car ils m’ont pris pour un ennemi. Comme vous le constatez, ils n’y sont pas allés de main morte. Ne vous en faîtes pas, je survivrais. Voudriez-vous bien me conduire jusqu’à un lieu où je pourrais être soigné ? Il me tarde de me pouvoir me venger. »

De lui émanait une aura de terreur, glaciale et sombre. Sous les coutures d’une promesse de revanche, il se rendît.
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Daishi Ken
Daishi Ken

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Mar 18 Mai 2021 - 19:24
Voyant que tout danger été écartés, Le génin, qui n’avait perdu aucune miette de la scène, il décida de se remettre en quête pour son oncle, Yuan. En effet, cela faisait maintenant un petit moment qu’il avait ouvert de nouveau « Kumo no inazuma » sa nouvelle boulangerie patisserie. Quand Ken n’avait pas de mission, il prenait son temps libre pour distribuer gratuitement des échantillons de patisserie. Les temps etaient dur pour son oncle. Depuis que Junko est entrée dans leurs vies, tout à changé en pire.

Quoi qu’il en soit, Ken avait adoré le combat. Il aurait bien porté secours mais il savait pertinemment que si il allait sur le champs de bataille, ils auraient du le protéger et le genin n’aurait été qu’un poid mort. Cette fois c'était différent. Le gros monsieur était hors d’état de nuir. Du moins, il semblait hors de combat. Ken alors eu une idée. Il se décide a créer deux clones d’air et d’aller rejoindre les combattants, après tout, il n’a eu aucun ordre, si le combat eclate a nouveau, se ne sont que des clones. Il ne risque rien a laisser ses clones féliciter le groupe et pourquoi pas, proposer des douceurs pour qu’ils se remettent de leurs émotions. Lui, n’aura qu’a se mettre à l’abris, si Joben se fâche, il n’aurait rien à craindre.

C’est ainsi que les clones vont à la rencontre avec leurs sachets de bonbons à la rencontre des valeureux guerriers. Aussitôt les clones se dirige vers Hideko que Ken connaît le mieux. Les clones applaudissent en observant Aizen qu’il connaît bien. Surement celui qui appréciera le moins leurs interventions. Les autres, il en a aucune idée. Peut-être Akagi qu’il a beaucoup entendu parlé par Minako.

- Puis je me rendre utile ? Je n’ai pas voulu être un poid mort pour vous, je….., j’aimerais me rendre utile si vous le voulez bien. En attendant, si vous avez un petit creux laissez moi vous proposer de succulentes friandises de chez Kumo no Inazuma. Vous savez la nouvelle boutique de boulangerie qui a ouvert ses porte il a peu… Il y a des chouquettes, des eclair au citron meringué mais un délice. Heuuuu…..

Ken se sens soudain comme de trop, il a comme un mauvais préssentiment. Il oubli la présence de Aizen ou du moins, il essaye. L’homme la toujours intimidé, d’ailleurs il est heureux que se dernier ne lui ai encore jamais proposé de ce battre en un contre un. Il est de notoriété publique que Aizen aime s’amuser avec les genins. En tout cas, c’est ce qu’il à entendu dire. Sa discrétion, du moins jusque là, l 'empêche de faire partie de ceux que Aizen à corriger. Il décide alors de se faire plus petit. Attendant de savoir comment se rendre utile.

L’autre clone, va voir Joben, et le fixe un peu longuement. Etonné par la personne. De son coin, il ressemblait presque a un papi gateau que la vie n’a pas épargné, un bon gros papi barbue qu’on a envie de frotter la barbare en faisant des gouzis gouzis. De prés il semblait en réalité à un bucheron prenant les gens pour des arbres. Ken hésite à lui proposé une friandise pour se remettre de son humiliation. Vue comme Aizen semble en colère, il préfère passé son chemin, sans une envie de cracher sur Joben cela dit. La personne qui lui semble la moins hostile reste Hideko qu’il concidère plus comme un frère d’arme plus qu’une femme. Sans doute sa férocité au combat aidant dans se sens. Il regrette que l’original ne soit pas là. Il aurait pu jouer un air d’Onkyoton pour les soulager, baisser les tensions. Cela dit peut être pourrait t’il faire demi tour pour le faire ?

-Dit…. Hideko…. Pourrais tu me remontrer se mouvement que tu as fais plus tard ? Tu sais là avec les mains là. Ken essaye d’imiter maladroitement le mouvement.

En attendant, tiens.


Le clone lui donne trois patisseries un Shurinuts. Un donuts en forme de shuriken à la pate de noisette, un rosier, et un Kumo no inazuma, la spécialité du chef patissier Yuan. Il en propose aussi a Akagi, Ikari et Akio en veillant à se présenter et les féliciter pour ce combat de titan.finalement, il leurs dit ceci.

-Mon seul regret, et de me savoir si inutile…. J’aurais aimer être là, avec vous… mais je vous auraient géné plus qu’autre chose. Vous avez pu le vaincre au moins, le bucheron psychopathe. Je suis là maintenant… mais bon… J’espère qu’un jour j’aurais votre niveau à tous. En attendant une friandise ? Ca viens de la patisserie Kumo no Inazuma.

Ken sourit maussadement, il savait que à pars deux clones explosif vrillant les oreilles de Joben, il n’aurais rien fait. Pire, ses clones auraient pu toucher un compagnon, donnant l’avantage a Joben. Il n’est bon qu’en Onkyoton et encore. Non il avait besoin d’aide et il ne le sait que trop bien. Il ne demande qu’a apprendre, pour être la prochaine fois, indispensable. Au fond de lui, il a la rage il a envie d’etre accomplis, il est prêt a tout pour de la puissance, même à jouer les vendeurs de bonbons dans une situation pareil. Un moyen détourné de se montrer et de demander a Hideko ainsi qu’aux autres leurs aide.

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pendant ce temps, l’ original

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Bon sang, comme je suis nul, j’ai fait dans mon froc putain ! Je suis à chier, j’ai fuis pendant tout le combat comme un lâche. Je comprend que Aizen ne m’ai jamais proposé de se battre contre moi. Plusieurs genin m’ont prévenus, que tour à tour, Aizen leurs ont cassé la figure. Minako pareil, elle ma prévenue qu’il etait du genre a aimer voir le sang genin gicler mais est ce une chance ? comme je le pensais jadis ? Ou alors une horrible vérité ? Que même le plus sadique des chunnins ne s’abaisse même pas a vouloir voir mon sang… Je suis si mauvais que ca ? Je ne dis pas que je rêve de lui saigner sur les chaussures mais je ne sais pas… Tout les genin y passe, c’est une sorte de baptême du feu paraît t’il. Comme un rite de passage obligatoire. Dois je lui faire mes preuves ? Ou n’attend t’il rien de moi ? Hideko y es tu passé toi aussi sous ses poings ? Si même le pire des sadiques ne s’abaisse pas à vouloir s’en prendre à moi c’est que je dois vraiment être ridicule….

BON SANG !!!!! PUT….
Ken de rage se frappe le poing

Suis je fais pour être shinobi ? Je devrais peu être accepter la proposition de Yuan, de raccrocher le bandeau et vendre des patisseries avec lui. Mon futon pour faire monter la pate, son suiton pour obtenir le moelleux ultime. Nous ferions carrière, surtout avec Minako, je me demande si nous en ferions une entreprise familliale, son Katon pour chauffer le pain a la température ideal, mieux qu’un four, nous serions les ninja patissier.

Ken monte une goutière et passe par les toits. Il sert les dents de rage. Il est shinobi, pas patissier. Même si paradoxalement, il est un bon patissier et un mauvais shinobi. Ce qu’il viens de faire avec ses clones, etait une sorte d’appel au secours. Un aveux de faiblesse qu’il souhaitait au plus tot corriger. Il en à même défier le bucheron psychopathe et pire, Aizen le dérouilleur de genin. Sans doute que Hideko serait fachée de son intervention qui pourait paraître comme de la débilité, ou une envie de progresser. Elle allait surement passé Chunnin à son tour, une possibilité pour lui de progresser en art ninja.

Ken souffle de dépit, en attendant, il est le raté. Le pire genin du village, n’importe qui lui semblait tellement titanesque. Depuis que Tanako senseï ne souhaite plus l’entrainer, il est totalement livré à lui même. Il y a bien Minako mais jusqu’a présent, elle a été son pilier psychologique, sa force. Aucunement son senseï. Pourtant elle même a réussi a impressionner suffisamment Aizen pour la duel, le rituel de passage. Une fois de plus il rage. Il s'était promis de ne plus fuir un combat, mais face au bucheron psychopathe, il n’a eu d’autre possibilité que de péter dans son froc.

Il arrive finalement a voir l’ ombre furtive de Minako passé non loin de là. Piquer par la curiosité, il la suis revenant vers l’assemblée. Il essaye de se faire discret en la prenant en filature, ayant peur pour son amie, Il ne s’attendait pas à elle.

Bong sang elle va vers le bucheron psychopathe ! Faut que je la previenne !

Paniqué, il suis Minako essayant d’aller le plus vite possible. Il fallait à tout prix qu’il la rattrappe.

Bon sang, pas par là Minako !Hurle Ken.

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Moi Ken, déclare que dés à présent, mon talent de musicien inondera le monde. Que ma musique atténue les blessures, que mes andante aident à se renforcer, que mon adagio ébranle les cœurs et les esprits. Que mes lento échauffent les amoureux et rajeunit le gâteux. L’Onkyoton réussira là où la guerre VA échouer.


THEME DE KEN

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Crédit - KEN DAISHI
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Nara Aizen
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Ven 21 Mai 2021 - 20:59

L’esprit combatif de Hideko toujours à son maximum cette dernière eu le temps de se protéger d’une armure et sembla même commencer autre chose mais voyant Aizen agir elle s’arrêta en cours de route. Il était normal pour le Nara, en quelque sorte responsable de la situation, de chercher à protéger ses camarades bien que finalement tous constatèrent que c’était inutile.

Cette fois le Nara adverse se laissa capturer sans broncher. De façon volontaire ou non Aizen ne savait pas s’il était capable de tenter autre chose avec ses blessures actuelles. Mais il ne pouvait pas lui laisser l’occasion de refaire une de ses démonstrations magistrales.

Entre temps Ikari était arrivé sur les lieux. Aizen comprit immédiatement l’objet de sa présence de par sa qualité d’officier du Kyuubu. Minako avait donc accomplit sa tâche. Bien que rapide, comme le témoignait son aura électrisante, le Chûnin foudroyant n’était pas arrivé à temps et il ne pouvait que constater des stigmates du combat qui venait d’avoir lieu. Naturellement ce dernier demanda des explications.

Ce fût encore une fois le pseudo lieutenant de Sakaze qui se mit à brailler en premier. Le Nara en avait bien assez d’entendre ses sornettes et il regrettait déjà amplement d’être passé à l’Arche Grise plus tôt dans la journée. Il fit l’effort d’écouter ce qu’il avait à dire mais Aizen ne daigna même pas prendre en considération les paroles du fou qu’il avait face à lui. Il se faisait donneur de leçon comme s’il était leur sensei à tous et que ce qui avait eu lieu ici n’était qu’un test. Aizen se contentait d’offrir un sourire rassurant à son camarade blondinet masquant ainsi son agacement face aux paroles de son fou de cousin. Pour qui se prenait-il ? Lui qui était maintenant relégué au rang de Genin il osait parler d’expérience ? Lui qui avait essayait de trahir le village et son clan tel l’ombre du chien de traître qu’était Seijiro. Bien que Joben était de loin l’aîné de tous le Chûnin de blanc vêtu avait l’impression de n’avoir qu’un enfant capricieux face à lui.

Il était dans le faux du début à la fin pour Aizen. Il félicitait la seule qui avait failli tuer leur adversaire. Se pensait-il sur un champ de bataille ? Tuer l’assaillant d’un village alors qu’on avait l’occasion de le capturer vivant, et il osait parler d’expérience ? Le Nara conclut qu’il n’avait face à lui qu’un barbare dont l’esprit étriqué faisait honte à l’intelligence de son clan. Ce dernier ne cherchait que le sang, que ce soit le sien ou celui de ses adversaires. Ainsi Aizen avait bien compris, c’est tout ce qu’il avait cherché à faire ici et il avait réussi. Il avait voulu créer une bataille en plein centre du village afin de tester le troupes Kumojins. Mais comprenait-il qu’il n’avait réussi qu’à moitié ? Qu’aurait-il pu bien faire si les quatre shinobi qui lui avaient fait face l’avaient assailli d’une façon aussi mortelle que la Metaru. Il aurait succombé comme un idiot, tout simplement.

Le Nara avait ainsi fait ses conclusions et il devait maintenant répondre à Ikari pour que ce dernier ait toutes les informations, et les bonnes.
« Rectification. »
Interrompit Aizen en levant un doigt alors que Joben était contraint de l’imiter.
« L’homme que tu as devant toi s’est délibérément fait passer pour un ennemi. Il a dit revenir en tant que sbire de Sakaze Tosen. Nous ne pouvons décemment pas plaisanter avec une annonce de cet acabit. Surtout face à l’ex détenu qu’il est. »
Le Nara qui jusqu’ici regardait Ikari dans les yeux tourna son regard vers Joben, plongeant dans son unique œil sombre lui signifiant qu’il n’avait aucunement peur de ses menaces.
« Tu as devant toi Nara Joben, actuellement citoyen kumojin libre mais qui autrefois s’est fait arrêter pour complicité auprès du traître Nara Seijiro. Pour ce qui est de son état… Je lui ai clairement annoncé qu’il devait s’expliquer prestement quant à une telle affirmation face aux forces de l’ordre Kumojins. J’ai donc naturellement tenté de le capturer avec mon ombre et Hideko avec une chaîne d’acier. Ce dernier a délibérément refusé de coopérer en tentant d’esquiver et en ripostant. »
Le ton de Aizen était neutre, dénué d’émotion il voulait simplement relater les faits tels qu’ils s’étaient passés. Il rejetait la faute sur son cousin ? Bien évidemment, ce dernier avait eu un comportement inapproprié et Aizen espérait que par son témoignage le Nara soit puni à hauteur de ses actes. Lui n’avait rien à se reprocher, il avait bien agit.
« Tout naturellement, surtout en plein cœur du village, nous avons riposté de nouveau afin de le mettre hors d’état de nuire le plus rapidement possible. Je ne sais pas quelles sont ses intentions réelles, il dit tout et son inverse. Mais il est clair qu’il ne peut continuer à se balader librement dans le village ou à l’extérieure sans de nouvelles investigations. C’est pourquoi nous avons préféré faire appel au Kyuubu pour gérer cet individu. »
Tout était dit. Le Nara espérait que des actions seraient entreprises. Joben devait apprendre qu’on ne pouvait pas faire ce qu’on voulait au sein de Kumo, le village devait montrer sa force même à l’intérieur de ses murs. Car si vraiment il n’avait fait que tester le village et que ce dernier le laissait agir à sa guise alors qu’est-ce qui l’empêcherait d’aller plus loin la prochaine fois ? Non, il devait apprendre et servir d’exemple car nul doute qu’un tel affrontement allait nourrir de multiples rumeurs au sein du village.

Bien naturellement le Nara garda son emprise des ombres restant à la disposition de Ikari pour lui libérer le désormais prisonnier ou pour l’accompagner jusqu’au poste s’il avait besoin.

Quant à Daishi Ken, le Nara se contenta de lui offrir un bref regard agacé lui intimant l’ordre d’arrêter son numéro de clown. Il l’ignora pour le reste de la discussion. Pour qui se prenait-il ?! Il venait clairement faire baisser la crédibilité devant quelqu’un qui venait déjà de les rabaisser bien que pour Aizen son avis ne valait pas grand-chose. Mais quand bien même le Nara savait que ce genre de comportement était devenu répandu chez certains Genins. Et il témoignait de la faiblesse qui avait gagné leurs rangs dont il avait parlé à Joben plus tôt. Beaucoup se pensaient dans une cour de récré. Comment pouvait-il décemment penser bien faire en venant proposer des confiseries en plein gestion d’une crise comme celle-ci ?

Spoiler:
 

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KUMO:
 
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