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Le temps de la vérité [Ft Hideko METARU]

Metaru Akagi
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Dim 16 Mai 2021 - 17:08
Le temps de la vérité

La douleur ne semblait plus la lâcher désormais vicieuse et inébranlable celle-ci accompagnait chaque mouvement de l’ancienne alors qu’elle entrait, accompagnée de ses pairs, une nouvelle fois dans une salle dont elle connaissait à force le moindre recoin. Son regard millénaire lui gardait toujours son air perçant et ampli de sagesse ne laissant, tout comme son visage, apparaitre aucunement l’épreuve qu’était devenu sa vie. Une simple marche dans les rues du quartien metaru torturait son dos. D'une douleur qui en renverserait plus d'un, mais pas Aya Metaru. La fierté du clan Metaru imprégnait son être entier et Aya n’allait très certainement pas montrer sa souffrance face à la jeunesse qui était aujourd’hui conviée dans cette même salle. Encore moins, elle souhaitait la montrer, aux yeux de Shota, Sota et Yua pour qui elle se devait de rester fière. Une éviction du conseil des anciens pour cause de sénilité arriverait un jour ou l’autre mais Aya Metaru comptait bien repousser ce moment aussi loin que possible. Gardant figure noble elle s’assit donc à la place qui était sienne. Shota et Sota se mirent chacun d’un côté de la matriarche, depuis leur rencontre avec Akagi et l’évocation de leur passé commun pénible, les deux frères semblaient s’être rapprochés légèrement. Leurs caractères restaient sans équivoque opposées en tout point cependant, ils semblaient avoir compris l’une des causes pAyacipales de leur mésentente passé. Elle reposait sur un sentiment de honte et de culpabilité partagée, pensant l'un comme l'autre que l'autre le jugeait coupable. Ils avaient appris pas plus tard que la semaine passée qu'il n'en était rien.

Yua s’assit sur une place plus éloignée autour de la table ronde qui prenait presque l’entièreté de la pièce. Elle était la plus jeune des anciens metarus, et sa chevelure flamboyait encore. Aya l’enviait par moment, sa beauté fanée ne pouvait plus rivaliser avec celle des jeunes femmes du clan et même plus avec l’autonome de celle de Yua. Shota grommela en arrivant, il ne voulait pas venir en avance comme l’avait suggéré Aya, préférant arriver lorsque que les convives étaient déjà présentes pour entrer directement dans le vif du sujet comme de coutume. Il manifestait son mécontentement régulièrement en laissant s’échapper des grognements de mécontentement. Cependant Aya et Sota avait été ferme, en ce jour il devait arriver avant leur cadette, afin de lui montrer l’importance qu’ils portaient à cette convocation. Arriver en retard à celle-ci ne montrerait pas le bon visage à une enfant déjà écœuré par son propre clan.

Yua la regarda soudain, celle-ci aurait pu ne pas venir. Finalement dans cette histoire, elle n’avait eu que le titre d’ancien mais ne savait rien de ce qu’il se passait n’ayant pas encore la confiance de Aya et des frères pour être mis dans une quelconque confidence. Aya lui avait proposé cette échappatoire car la discussion du jour serait, à n’en pas douter, désagréable. La réaction de la cadette des anciens avait agréablement surpris la doyenne. Opposant à son argumentaire le simple fait qu’elle faisait partie du conseil et devrait assumer les conséquences des actes de ses pairs aussi lointain soient-ils. Tout cela la rassurait aussi, quand Aya quitterait le Yuukan pour rejoindre par l’esprit les autres Metarus, elle savait pouvoir compter sur Yua pour devenir la nouvelle tête pensante des anciens Metarus . Elle était certes plus impulsives qu’elle-même mais dans tous les cas, aucun des deux frères ne pouvait prétendre à sa suite. Ils étaient tout deux de bon conseiller et apportait toujours des idées intéressantes cependant l’un était trop réservé quand l’autre était trop virulent. Il fallait une personne pour juxtaposer chacune de leurs bonnes idées et en tirer le meilleur. Yua serait parfaite dans cet exercice et d’ici là un quatrième membre plus jeune pourrait très bien l’étonner aussi. Alors qu’elle pensait à tout cela la vielle shinobi, se rabroua intérieurement. Rien ne servait d’imaginer la suite, elle ne souhaitait pas quitter ce monde de si tôt et cela même si son dos la faisait souffrir le martyr. Une pensée pour Akagi lui vint à l’esprit mais elle la refoula aussitôt. En effet, le Metaru avait déjà la trentaine et sa droiture serait un atout pour les Metarus, si bien encadré. Cependant il manquait cruellement d’expérience du terrain et de la réalité du monde shinobi. Encore genin à son âge il devrait encore prouver beaucoup pour pouvoir un jour prétendre à une place dans ce groupe d’ancien.

Sota était silencieux depuis le début de la marche. Maintenant assis dans la salle de l'assemblée, il ne se départait pas de ce silence. Il réfléchissait continuellement à cet entrevu. Il sentait le poids de la culpabilité le peser alors qu’il attendait l’arriver d’Hideko. Son frère qui partageait cette culpabilité ne s’en faisait pas autant. C’était dans sa nature de vivre l’instant présent. Se faire du mouron pour une quelconque raison passait largement au-dessus de la tête de Shota et en cette instant Sota l’enviait. Il soupira lentement sans bruits afin de se calmer. Avec les autres anciens, ils avaient accepté que la vérité était la meilleure chose à délivrer désormais à la jeune Hideko. Leur image en serait dégradée, très certainement, surtout si Hideko ébruitait leurs dires mais le clan ne risquait rien. L’air sombre qui agitait le monde était bien trop réelle et anxiogène pour qu’une histoire datant de plusieurs années alluma quelconque étincelle de révolte que ce soit parmi les civils ou les shinobis. Oui, le moment était bien choisi.

Soudain la lourde porte donnant sur la salle de l’assemblée s’ouvra dans un gAyacement sonore retentissant face au silence qui régnait entre les membres des anciens. Une jeune shinobi à la chevelure blanche entrait dans la salle d’une démarche assurée. Le temps de la vérité était venu.

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Lun 17 Mai 2021 - 11:58
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Hideko en entrant dans la salle du conseil

La porte fermée, debout devant la porte, Hideko entendit le facteur continuer sa tournée, tandis que son regard se posa sur les lettres glissées sous la porte. Ses yeux s’attardèrent sur une lettre qui attira tout particulièrement son attention. Elle s’en saisit et la retourna plusieurs fois, y cherchant un quelconque indice d’une mauvaise nouvelle. Scellée du sceau du clan Metaru, la lettre était faite d’un papier particulier, plus doux et délicat que ceux qu’elle avait l’habitude de recevoir. Elle fronça les sourcils. Qu’est-ce que le clan allait encore lui demander cette fois-ci ? D’un pas agacé, elle se retourna et se dirigea vers son bureau afin de lire son courrier.
Tandis que la plupart auraient terminé par ce courrier, de craintes qu’il n’apporte avec lui de mauvaises nouvelles, Hideko commença par lui : si mauvaise nouvelle il y avait, elle préférait le découvrir directement et ne pas tourner autour du pot. Armée de son ouvre-lettre en fer forgé, elle découpa le cachet. Ouvrant le rabat en papier, elle saisit la lettre et commença sa lecture.
Au fur et à mesure qu’elle en découvrit le contenu, de puissants sentiments l’envahir : colère, consternation, inquiétude, envie, rage et peur. Hideko était conviée au conseil du clan Metaru, dans trois jours, afin de parler de sa famille, plus particulièrement de son père.
Pourquoi ? Qu’était donc l’objectif de cette invitation ? Ou plutôt de cette requête, car la lettre était tournée de sorte à ce qu’elle n’ait d’autre choix que de venir, dans la lignée directe de toutes celles qu’elle avait reçu du clan.
Depuis son retour, Hideko n’étaient entrée dans l’enceinte du quartier Metaru qu’une seule fois : pour la mission avec Akagi et Aizen. Elle n’avait rencontré que deux Metaru : Mairu et Akagi. Jamais elle ne s’était mêlée à eux, jamais elle n’y avait montrée une quelconque envie. Le conseil en avait-il assez qu’elle agisse telle une paria ? Dans la digne suite de son géniteur ? Voulait-il qu’elle rentre dans le rang ? A cette simple pensée, Hideko enragea.
Le poing serrée, elle resta ainsi plusieurs secondes, puis, relâchant le poing, commença à se calmer. Rien ne servait de se faire des idées, mais mieux valait se préparer au pire.
Elle avait trois jours pour se préparer, trois jours pour être prête à leur faire face.


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Le soir du troisième jour venu, Hideko se prépara minutieusement : elle coiffa sa chevelure d’argent avec attention, laissant deux mèches couler le long de son front, tandis que le reste était regroupé en une tresse qui tombait dans son dos ; ci-et-là quelques mèches s’échappaient sur ses épaules, afin de donner l’impression d’un chaos parfaitement contrôlé, d’une grâce digne d’une noble, ce qu’elle n’était pas.
Elle avait revêtit sa plus belle robe bleue. Cette robe, moulée au niveau du torse, tombait sur les côtés jusqu’au sol en un tissu plus clair et plus fin.
Ce ne serait, certes, rien face aux tenues nobles que porteraient certainement les anciens, mais elle ne serait pas ridicule : hors de question de paraître pour moins que ce qu’elle n’était.
De plus, cette robe avait l’avantage de dissimuler ses très nombreuses cicatrices, autant sur les jambes que sur son dos. Bien qu’elle ne lui apportait aucune honte, elle ne voulait pas laisser une telle ouverture à ses adversaires du jour.
Hideko s’était aussi maquillée avec attention : un maquillage léger, mais qui mettait parfaitement en valeur son visage. Elle s’observa plusieurs secondes dans le miroir. Éternelle insatisfaite, elle savait pourtant, au fond d’elle, qu’elle était prête.
Armée de tout son courage, toute sa détermination, elle sortit de chez elle et marcha, d’un pas déterminé, en direction de l’enceinte du clan.


Nombreux furent les regards qui se tournèrent sur son passage. Son regard à elle perçait l’horizon, fixé devant elle.
Plus encore que de s’être préparé physiquement, Hideko s’était préparée mentalement. Ces trois derniers jours, elle s’était imaginée et répétée tous les scenarii possibles de cette rencontre : celui où ils accuseraient son père, celui où ils lui demanderait de rentrer dans le rang et bien d’autres encore. Quoi qu’il en serait, la confrontation lui paraissait inévitable. Pourtant elle le savait, elle devait garder son calme, garder le contrôle d’elle même. Bien que dans son regard brûlure un brasier qui aurait pu tout dévorer, son corps et son esprit étaient sous contrôle. Ils profiteraient de chaque signe de faiblesse, de chaque faille et elle ne pouvait pas les laisser faire. Sa colère, ce brasier qui l’animait, était sa force, mais aussi sa faiblesse. En ce jour spécial, elle devait le contrôler afin d’en faire sa force.
Ces trois derniers jours, Hideko avait également cherchée à comprendre la raison de cette invitation, mais elle avait beau retourner le problème dans tous les sens, rien n’y faisait : elle ne parvenait pas à comprendre. La lettre disait qu’ils voulaient lui parler de son père et de sa famille, mais vu la relation qu’il entretenait avec les Metaru, cela ne pouvait pas être de bon augure. Subirait-elle les fautes de son père ? Subirait-elle le jugement des erreurs de son géniteurs ? Non, elle ne l’accepterait pas : jamais elle n’accepterait de porter les fautes d’un tel homme, un homme qu’elle ne considérait même pas comme son père : seul les liens du sang justifiaient qu’elle l’appelle ainsi.


Au fur et à mesure qu’elle avançait, elle montait toujours plus haut dans le village, s’approchant toujours plus de l’enceinte, de ce combat.
Bien qu’il fasse encore chaud en ce début de soirée, ses mains étaient moites et froides. C’était sans compter sur le stress qu’il la prenait au tripe, mais ce stress, lui aussi, était sous contrôle, bien que cette appréhension se trahisse ainsi sur ses extrémités.
Quand enfin, elle fut arrivée devant la porte du quartier Metaru, elle fut accueilli par deux hommes qui lui demandèrent son identité. Elle les observa d’un regard sévère, puis s’exprima, avec grâce.

─ Hideko, Hideko Metaru. J’ai été conviée par le conseil du clan.

Aussitôt son prénom donné, les deux hommes l’invitèrent à la suivre jusqu’au bâtiment qui abritait la grande salle. Elle accepta de les suivre, d’un signe de tête, puis fut ainsi guidée jusqu’à un grand bâtiment en bois, richement orné d’or et d’autres métaux, avec des gravures qui ne laisserait personne de marbre. Chaque pas, chaque seconde l’approchait un peu plus du moment fatidique. Son cœur battait calmement, mais il battait si fort qu’on aurait pu l’entendre en se tenant à côté d’elle, raisonnant dans sa cage toracique.
Là, les deux gardes l’invitèrent à entrer dans une grande salle, ouvrant les portes afin qu’elle puisse y entrer. Derrière les imposantes portes en bois se dévoila une grande table qui prenait l’entièreté de la pièce, avec quatre personne se situant à son extrémité, face à elle.
Hideko ne connaissait aucun d’eux, ni de nom, ni de visage : elle était seule, armée de sa détermination, de tout son courage, face à eux.
Elle entra dans la pièce et les portes se refermèrent derrière elle. Elle resta là, debout quelques instants, s’imprégnant de l’atmosphère de la pièce, tout en imprégnant ses habitants de sa personne. Debout, faisant fièrement face aux conseillers, elle posa ses yeux dans les leurs, tour à tour, tout en s’exprimant avec force.

─ Bonsoir, mesdames, messieurs.

Devant elle étaient assis deux hommes et deux femmes. Une femme semblait plus âgée que les autres, tandis que les deux hommes se ressemblaient, comme s’ils étaient frères et devaient avoir la cinquantaine. Enfin, une dernière femme se trouvait avec eux, plus jeune, dégageant une aura différente, mais celle qui dégageait l’aura la plus forte, la prestance la plus forte fut la plus vieille d’entre eux.
La coutume aurait voulu qu’elle s’adresse à eux avec leur titre de conseiller du clan, mais ce n’était pas son clan et elle n’était aucunement tenue de se faire. Aussi, quand elle eut terminée de les jauger, elle s’approcha de la chaise qui lui faisait face, celle qui lui était réservée, puis elle s’exprima à nouveau.

─ Je suis Hideko, mais vous le savez déjà. Que me vaut l’honneur de cette invitation ? Dit-elle avec une légère froideur.

Elle ne leur montrait pas moins de respect qu’à un autre, pas plus de respect qu’à un inconnu, car c’était ce qu’ils étaient pour elle : des inconnus.
Enfin, elle s’essaya avec grâce, se tenant parfaitement droite sur le dossier, prête à mener ce nouveau combat.



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Lun 17 Mai 2021 - 20:14
La voici, la jeune Metaru qui avait poussé Akagi à réunir le conseil des anciens afin d’obtenir des réponses quant à son passé. La jeune femme entra d’un pas fier et d’une allure qui l’était tout autant. Sa chevelure blanche ondulait gracieusement, deux mèches encadrant son visage soulignant les traits fins de celui-ci. Une robe bleue d’une couleur unie mais pure ajoutait à l’innocence que dégageait l’apparence de la jeune femme. Cependant le regard d’acier qui se posa sur chacun des conseillers n’étaient en rien celui-ci d’une enfant débutant sa vie d’adulte, ce regard décrivait à lui seul l’expérience de la vie et les épreuves rencontrées par la jeune Metaru leur faisant face. Shota, Sota, Yua, Aya resterait droit le visage de marbre laissant leur cadette faire son entrée et les saluer. Celui-ci ne fut pas parfaitement rigoureux mais comment en vouloir à une femme qui ne connaissait le clan qu’à travers le prisme d’une vérité faussée par les agissements de son père et son esprit torturé d’enfant vivant un abandon. Shota grommela une nouvelle fois cependant, le frère impulsif, lui ne goutait guère l’impudence. Certes ce qu’ils allaient lui raconter révèlerait une faute de leur part mais à ses yeux l’ainesse même en dehors des liens du clan engendrait le respect. Il s’agissait de la bienséance et du savoir être minimal. Aya fut presque étonné qu’il ne rabroua pas directement la jeune Metaru, il avait avec les années mit finalement un tant soit peu d’eau dans son vin. Le rictus figé continuellement sur le visage de Aya s’élargit alors comme pour accueillir chaleureusement la petite fleur qui lui faisait face. Ses yeux millénaires ne ratèrent rien de son entrée, de sa prestance et de la fermeté de son ton. Elle ne savait pas si tout cela n’était que façade mais la première impression de la Metaru plût à la doyenne. A son côté Sota restait terré dans son mutisme et regardait intensément Hideko. Yua, elle souriait aussi, chaleureuse comme à son habitude. D’ailleurs c'était elle qui répondu en première à l’albâtre qui leur faisait face, ne tenant en rien rigueur à sa cadette quant à son manque de suivi du protocole n’étant elle-même pas très portée sur le sujet.

« Enchantée Hideko. Ravie de te rencontrer en ce jour. Ta question est légitime, je pense que la lettre que tu as reçu t'a donné des informations quant au sujet de ta venue. Nous sommes ici pour t’apporter des réponses mais avant ça, laisse-moi te présenter succinctement les membres du conseil. Face à toi, les frères Shota et Sota. Tout deux illustres forgerons qui par leurs physiques impressionnants et leurs forces de géants réalisèrent des constructions métalliques à l'envergure toujours inégalées. Au milieu d’eux, Aya Metaru. La doyenne du conseil et le métronome de la pensée Metaru depuis maintenant quelques décennies. Enfin je suis Yua. Dernière arrivée dans le cercle des anciens. »

Yua s’arrêta là, gardant son sourire chaleureux, voulant conforter Hideko et créer une atmosphère de confiance. Un simple sourire n’y suffirait pas mais il s’agissait d’un premier pas simple à réaliser. Reprenant là où s’était arrêté sa camarade, Sota ouvrit la bouche pour la première fois depuis que les anciens s’étaient saluer avant de venir ensemble à l’assemblée :

« Enchanté, jeune Hideko. En effet nous sommes là pour parler de ton histoire. Enfin de l’histoire du clan et des impacts que celle-ci a eu sur ta vie. Nous sommes aujourd’hui réunis pour… »

Sota hésita, il voulait dire s’excuser mais la faiblesse de ce mot l’irritait et même en ce jour alors qu’ils avaient prévu de révéler une vérité qui apporterait le discrédit sur lui et son frère, il cherchait encore une échappatoire. Une solution lui permettant de sauver les apparences. Son frère lui n’avait pas les mêmes scrupules. Il fallait appeler un chat, un chat. Il finit la phrase de Sota:

« Nous t’avons convié pour faire amende honorable. »

Aya, qui était restée silencieuse jusqu’ici inspectant chaque réaction de la jeune femme aux propos de ses pairs, soupira. Même avec leur âge et leur expérience les deux frères restaient maladroits dans leur communication, l’un était trop retenu dans ses paroles et cherchaient ses mots trop longtemps afin d’être sûr de leur justesse par rapport à la situation et l’autre ne les mâchant pas assez. Lâchant d’une traite ce qu’il estimait être la vérité. Ses propos étaient d’ailleurs vrais, comme à l'accoutumée, mais la vérité brute pouvait être modeler pour atténuer la rudesse de leur impact. Shota ne saisissait pas ce concept. La doyenne ajouta donc de sa voix claire :

« Amende honorable concernant le passé commun que nous partageons avec toi et dont tu n’as très certainement pas connaissance ou le souvenir, jeune Metaru. Tu es de retour dans les murs de cette cité qui fût jadis ta demeure et en tant que membre de notre clan, il est de notre devoir d’assurer que tu t’y sentes accueilli par les tiens. Seulement l’ombre de ton passé t’empêche de rejoindre complètement la place qui est la tienne et nous voulons apporter la lumière manquante à ta compréhension.»

Voilà qui était mieux songea Aya mais pas encore parfait, elle reprenait son souffle et s’apprêtait à enchainer mais Yua repris la parole et finit parfaitement sa pensée, confortant Aya dans son idée que sa cadette prendrait avec brio un jour son flambeau.

« Tu seras, bien sûr, seule juge de ce que nous dirons et des sentiments que t’apporteront ses informations. Tu es libre de nous faire un retour ou de ne rien n’en faire, les informations que nous te donnerons t’appartiendront et tu pourras en jouir comme bon te semble. Nous ne te tiendrons pas rigueur des propos que tu profèreras pendant toute cette réunion, en gardant bien entendu le raisonnable à l’esprit. »

En effet, les anciens s’étaient entendus, si ils révélaient l’histoire à Hideko pour lui interdire dans parler cela ne ressemblerait en rien à une main ouverte à la réconciliation mais seulement à une nouvelle chaine. Ainsi il la responsabilisait et la laissait libre de tout choix. Shota finit le discours des anciens :

« As-tu d’autres questions avant de nous entendre, Hideko ? »

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Mer 19 Mai 2021 - 12:47

Ce fut la plus jeune du conseil qui ouvrit la séance, lui adressant un sourire chaleureux et présentant la situation.
Qu’elle ne fut pas la surprise de Hideko quand elle entendit cette femme lui expliquer qu’ils l’avaient convié en ce jour pour lui apporter des réponses. Des réponses ? Au sujet de son père ? De sa famille ? Qu’est-ce que tout cela signifiait ? Hideko s’était préparé à tout et pu donc rester de marbre, mais au fond d’elle, c’était un torrent de sentiment qui s’agitait.
Avant d’entreprendre cette longue discussion, la femme présenta les trois autres personnes qui l’accompagnaient : les frères Shota et Sota, deux hommes qui se ressemblaient, mais dégageaient des impressions totalement différentes : l’un dégageait une certaine force tandis que l’autre semblait plus introverti, plus réservé ; Aya, doyenne du conseil et elle-même, Yua, dernière membre en date.
Shota et Sota étaient connus comme étant de remarquables forgerons, même Hideko le savait, s’exerçant depuis sa tendre enfance dans ce domaine, mais elle ignorait qu’ils faisaient parti du conseil. Après tout, elle ignorait tous d’eux, le clan Metaru.
Yua semblait vouloir la mettre à l’aise, comme en témoignait son sourire, son accueil chaleureux et sa manière de s’adresser à elle : avenante, sans aucune agressivité, mais Hideko restait sur ses gardes, ne sachant toujours pas à quoi s’attendre.
Ce fut Sota, le frère introverti, qui reprit la parole en ajoutant qu’ils voulaient lui parler de son histoire, ou plutôt celle du clan et l’impact que ça avait eu sur sa vie, mais il s’arrêta, hésitant sur la manière d’aborder la suite et ce fut son frère qui termina sa phrase.
Faire amande honorable ? Le conseil désirait faire amande honorable ?
Hideko pensait s’être préparé à tout : toute attaque, toute critique, toute demande venant de leur part ; elle s’attendait à tout, sauf à ça. Leurs paroles firent ressurgir un souvenir en elle : le moment où Akagi s’était excusé, portant sur lui la responsabilité de la parole du clan, de toutes les souffrances qu’elle avait subie. Ainsi, ces excuses n’étaient donc pas que du vent ?
Non, impossible, elle ne pouvait pas le croire.
Hideko ne put se retenir d’afficher une certaine surprise, qu’elle effaça aussitôt apparue, elle ne devait pas baisser sa garde, elle ne les connaissait pas, ni eux, ni le clan. Tout ce qu’elle savait des Metaru, tout ce qu’elle avait toujours vu d’eux c’était le comportement de son géniteur et bien que Mairu et Akagi lui ait montré et prouvé qu’ils n’étaient pas tous comme cela, elle ne parvenait pas à se détacher de ce préjugé.
Aya, la doyenne, reprit la parole et renchérit, à nouveau, sur les dires de ses confrères. Elle expliqua qu’il était de leur devoir de faire en sorte qu’elle sente ici, dans le clan dont elle partageait le sang, comme chez, accueilli par les siens. En ce sens, ils désiraient qu’elle rejoigne la place qui est la sienne et pour cela, pour y parvenir, ils désiraient faire la lumière sur son passé, lui partager leur vérité.
Quand Hideko entendit Aya parler de place qui était la sienne, elle ne put retenir une grimace furtive : sa place était là où elle décidait qu’elle était, pas eux. Combien de fois son géniteur avait-il prononcé ces mots ?

« Tu dois rester à la place qui est la tienne, ma fille. »

Ces mots là, elle ne supportait plus de les entendre, elle les refusait, mais à nouveau, Hideko se retint. Plus encore que sa colère, son dégoût ressurgissant de ce souvenir passé, sa volonté de trouver une raison, une justification à toutes les souffrances était plus forte. Ce qu’elle désirait avant toute chose c’était de comprendre : comprendre pourquoi sa vie avait été si injuste, comprendre pourquoi elle avait tant souffert. Elle ne l’ignorait pas : tout le monde souffrait, tout le monde portait avec lui le fardeau de son passé, mais elle n’ignorait pas non plus que son passé était particulièrement sombre, bien plus que bon nombre de gens. Toutes ses souffrances, toutes ces brimades, toutes ces années perdues…
A chaque fois qu’un membre prenait la main, Hideko le regardait droit dans les yeux, affrontant ces nouvelles allocutions avec toute la détermination dont savait faire preuve.
Yua termina l’introduction en apportant une nuance aux propos de son aînée, expliquant qu’elle serait la seule juge de ce qu’ils lui diront, qu’elle serait libre de leur faire un retour et de s’exprimer à sa convenance, tant qu’elle le faisait avec un minimum de respect.
Pour sûr, elle savait bien parler.
Hideko n’était pas de toute façon là pour se comporter comme une enfant. Après toutes ces années de souffrances, ces longs mois où tous les jours furent un combat, elle se tenait face à cette histoire, cette vérité sur son passé. Elle ne pouvait gâcher une telle opportunité à cause de sa colère, bien que ces flammes se déchaînaient déjà en elle, tel un brasier éternel.
Shota lui demanda si elle avait des questions avant qu’ils ne commencent, ce à quoi elle ne répondit pas immédiatement, prenant un court temps de réflexion.
Avait-elle des questions ? Oui, tellement de question, mais rien ne servait de les poser avant de les avoir entendu.

─ Oui, mais elles attendront. Je veux d’abord écouter ces réponses, cette lumière dont vous parler. Dit-elle posément.

Ses propos étaient froids, mais ils ne trahissaient aucune agressivité, aucune impertinence : c’était là les mots qu’ils avaient employés et c’était là ceux qu’elle employait.



Dernière édition par Metaru Hideko le Ven 21 Mai 2021 - 20:25, édité 1 fois
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Ven 21 Mai 2021 - 14:39
« Très bien. Dès lors, tu devras attendre la fin de notre intervention avant de reprendre la parole. Nous te raconterons ce récit. Une seule fois. »

Sota se racla la gorge, se préparant à poser le cadre. Il se lança, d’une voix calme et posée, dans le récit que la jeune Metaru qui leur faisait face attendait de pied ferme.

L’année importait peu, il s’agissait du temps où la cité prospérait sous l’influence de ses clans les plus prestigieux. Le clan Metaru était alors connu pour sa maîtrise d’œuvre mais à moindre échelle et une harmonie existait entre ses membres civils et shinobis, même ceux qui n’étaient pas dotés du don du clan restaient des artisans hors pairs. Dans ce clan de prestige naquit divers grand shinobis et personnalités qui allaient bouleverser le cours de la vie des Metarus et de tout les Kumojins. Durant cette age d’or où le savoir et le commerce florissaient dans une cité rayonnante qu’était Kumo, l’acier Metaru devenait de plus en plus prisé par delà la cité et même Kaminari. Le YUUKAN tout entier s’acharnait à récupérer les pièces d’armures et les armes réalisées par ce clan prestigieux. Gage de qualité et de robustesse, la finesse des réalisations ne rivalisaient qu’avec leurs résiliences.

Dans ce clan les figures de Aya, Shota et Sota se détachait depuis leurs jeunes âges et ils intégrèrent rapidement le cercle des anciens de par leurs capacités pour certains et leur intellect pour d’autres. Yua à cette époque ne faisait pas encore partie de ce cercle mais était déjà reconnue pour son potentiel très prometteur, le conseil la suivait avec attention. D’autres noms se détachaient dans cette période. Chacun ayant sa particularité et son approche de l’artisanat Metaru. Kintaro Metaru se détachait pour son attachement à la forge traditionnelle malgré son don de maitrise Kinton, un enseignement mêlant Kinton et art traditionnelle naquit de ses pensées. Ken Metaru lui se détachait depuis son jeune âge pour sa turbulence et son ressentit vis-à-vis des shinobis du clan. Il les qualifiait de donneurs de leçons et pour lui leur don n’était qu’escroquerie, volant les véritables travailleurs de leur gagne-pain.

Cet âge d’or, où les metarus civils comme shinobis se complaisaient ensemble dans leur réussite allaient connaitre des mésaventures, qui cependant ne transparurent pas en dehors du clan. Sous l’impulsion du conseil Metaru constatant l’exposition grandissante de leurs réalisations dans le monde entier, la grande forge Kumojin fut créée. Pour objectif de centralisé les réalisations et le savoir-faire Metaru. Celle-ci marqua le début d’une révolte qui allait créer une scission entre les civils et les shinobis Metaru. En effet le clan constant que les armes et armures réalisées par ses shinobis étaient la plupart du temps de meilleures factures et voulant assurer que leurs marchandises partant à l’étranger soient toujours perçues comme l’aboutissement d’un art, pour éviter les critiques véhémentes accompagnants la renommée, régula fortement la vente des créations civils à l’étranger. Tout d’abord par petite touche puis plus massivement. Ken Metaru autrefois seul voix s’élevant contre les shinobis artisans fut rejoint par une foule de civil et leur revendication, se fut le point d’orgue qui fit basculer la quiétude que connaissait le clan jusqu’à une révolte.

En effet Aya continuant le discours de Sota, expliqua que le conseil comprit son erreur. L’harmonie du clan étant bien plus précieuse pour eux que l’appât du gain ils revinrent en arrière mais le mal était fait la population civile du clan se calma mais la confiance existante entre le conseil, les shinobis et les civils étaient fissurée. L’équilibre fébrile du clan, à la suite de cette erreur de jugement, se devait d’être préserver jusqu’à ce que la mémoire des hommes et leurs cœurs se coordonnèrent pour pardonner et repartir sur les bases encore aujourd’hui connu au sein de la communauté. Le clan fit ainsi son mea culpa et revue ses conditions d’exportations au sein de la grande forge ouvrant la voie au fonctionnement encore aujourd’hui connu.

Cependant cet équilibre fragile était constamment mis à mal par Ken Metaru qui lui ne voulait pas oublier que ses désirs les plus noirs de voir les shinobis du clan évincés de leur fonction et banni du clan pouvaient se réaliser en exaltant les bons sentiments de ses pairs. Sa prédisposition au chaos l’aidant à trouver le chemin du cœur des civils et l’appui gagnés auprès d’eux lors de la révolte voilait sa vision et il refusait toute tentative de discussion avec les anciens. Ne pouvant risquer de toucher à l’équilibre du clan, les anciens le laissèrent sans tenter quoique ce fut. Ils préférèrent uniquement mettre en place une filature, afin de s’assurer qu’il ne planifiait pas en secret quelconque action qui pourrait susciter une révolte et des dommages au sein du clan.
Jusqu’ici Hideko ne devait pas forcément comprendre l’intérêt vis-à-vis de son histoire, certes elle apprenait le contexte et peut être des vérités qu’elle ne connaissait pas sur son père mais l’histoire du clan et la sienne ne s’emboitait pas encore. Shota continua alors le récit entrant dans le vif du sujet.

Il expliqua que son frère prit en charge la filature à la discrétion de Aya et lui-même afin encore une fois d’éviter tout débordement pouvant mener le clan dans une époque sombre. Direct, Shota ne s’embarrassait pas de fioriture. Il expliqua alors qu’au détour de l’une de ses filatures Sota constata pour la première fois la violence de Ken Metaru sur sa famille. Sota avait hésité à intervenir à l’instant mais sans témoin et sans savoir si sa femme accepterait de témoigner, le méthodique Metaru avait constaté sans intervenir, son âme se fêlant face à son inaction. Aya reprit la parole et expliqua qu’ils devaient réunir les preuves de la culpabilité de Ken avant d’agir sinon la population considèrerait cela comme une agression pure et simple. L’équilibre entre shinobis et civils volerait en éclat et le clan risquait le pire. Le plan entre Sota et Aya établit tout paraissait être prévu pour s’assurer que Ken Metaru ne pourrait continuer ses excès longtemps. Cependant il fallait du temps pour approcher une situation si délicate et Sota bien qu’homme d’expérience subit en son cœur et âme les violences physiques qu’il voyait sans pouvoir intervenir.

Sota leva la main demanda à Aya de s’arrêtait, il estimait que c’était à lui de continuer. Il s’exprima alors la tristesse emplissant ses yeux qui regardait fixement Hideko :

« Un soir où je n’ai pas eu le cœur de suivre Ken, je me permis de me détendre avec mon frère. Nous bûmes comme savait le faire si bien Shota. »

Malgré sa volonté, il ne put continuer. Shota regarda son frère lui aussi semblait sur la retenue et honteux à cet instant, lui pourtant si téméraire à l’accoutumée. Il enchaina donc :

« Je vis alors mon frère sangloter devant moi une bière à la main sans raison visible, la tête cachée par sa main. Je l’ai harcelé pour qu’il m’expliqua la raison. Ce qu’il fit au bout du compte. Me révélant les horreurs qu’il avait vu et son inaction... Les raisons de celle-ci.. Toute l’histoire.»

Shota baissa les yeux avant de reprendre, puis à nouveau regarda Hideko. Ne continua pas son discours comme si sa réputation suffisait à faire comprendre la suite. Yua intervint donc elle maitrisait cette partit du récit l’ayant entendu lors de la réunion avec Akagi.

« Shota le soir même chercha et trouva Ken. Il fit attention de l’aborder sans témoin tout de même. Il le menaça de mort s’il continuait à toucher à sa famille, et lui expliqua qu’il l’avait à l’œil. Shota lui asséna qu’il s’en fichait de la situation du clan et que s’il devait lui-même être exilé pour éviter une guerre civile il prendrait le tout sur ses épaules mais que si lui Ken Metaru touchait encore à sa famille l’enfer s’abattrait sur lui. »

Aya continua, arguant que ce que Shota n’avait pas anticipé fut la réaction de Ken. Celui-ci fuit le clan dès le lendemain ne laissant pas le temps au conseil des anciens de réagir et malgré les traques qui suivirent ils ne purent le retrouver. Les frères membres des anciens devinrent ennemis sur les bases de cette culpabilité commune, et bien qu’ils racontassent tout à Aya le lendemain même des faits rien ne suffit à retrouver la famille d’Hideko.

Certain Metaru virent l’absence de Ken notamment Kintaro qui demanda des informations auprès des anciens mais la plupart d’entre eux ne firent aucune remarque sachant que l’ensemble de la famille était partie et que personne ne posait de question.. l’équilibre de la communauté semblait intact.

« Nous avons essayé de vous retrouver mais Ken était quelqu’un d’astucieux et finalement nous n’avons jamais réussi à le faire. »

Les quatre anciens se turent et regardaient désormais Hideko pour voir sa réaction attendant que son courroux tomba sur eux.

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Ven 21 Mai 2021 - 22:36

Aya lui expliqua qu’elle ne pourrait reprendre la parole avant qu’ils n’aient terminé de lui raconter l’histoire. Ne souhaitaient-ils pas qu’ils ne l’interrompe pour poser ses questions ? Ce n’était de toute façon pas son genre : rien ne servait de couper une histoire à quelqu’un pour lui poser ses questions, les réponses se trouvant, bien souvent, dans la suite. Hideko hocha la tête en signe d’approbation, puis porta son attention sur Sota, qui prit la responsabilité de ce récit.


Non, ce n’était pas possible, ça ne pouvait pas s’être passé ainsi. Toutes ces années où ils ont dû fuir, Ken, son père, avait toujours répété que c’étaient eux, les Metaru, eux, ces membres du conseil, qui les avaient chassé du clan, lui et sa famille et maintenant ils lui soutenaient l’inverse ? Que c’était Ken qui avait fomenté une révolte ? Qu’ils auraient vu la façon dont il se comportait avec elle et sa mère, tous ces coups, toutes ces violences et qu’en le menaçant, il serait parti ? Non, ce n’était pas possible, ça ne pouvait pas s’être passé ainsi.
La stupéfaction était inscrite sur son visage. En son for intérieur, Hideko bouillait littéralement. Ses poings serrés sous la table, les muscles de son coup contractés, elle était bien obligée de garder son calme, prête à exploser d’une seconde à l’autre.
Un silence s’installa. Hideko fixait toujours Aya, la dernière personne à s’être exprimée. Son passé la submergeait : les souvenirs de son père lui ressassant encore et encore les raisons de leur fuite. Toutes cette haine, toute cette rancune qu’il avait étalé, presque tous les jours, seraient dû à ça ? A son échec ? A sa défaite ?
Était-ce donc ça les raisons de toutes les souffrances qu’elle avait enduré ? Tous ces coups, toutes ces brimades, toutes ces humiliations. Tant d’années de soumission et de sacrifice, non pas pour faire plaisir à son père et à sa famille rejeté, afin de faire bloc contre l’adversité, mais pour simplement couvrir un échec jamais avoué ?
Soudain, une évidence lui apparut : avaient-ils une quelconque preuve de ce qu’ils affirmaient ? Tout cela n’était que des mots et les mots justement pouvaient être trompeurs et manipulateurs. Elle fixa tour à tour les quatre membres du conseils.

─ Pourquoi devrai-je vous croire ?

Une question si simple, mais qui remettait tout en question.

« Vous me demandez de venir là, tout d’un coup, des mois après mon retour au village, après tout ce temps passé dans le lit à hôpital, pour au final me dire que tout cela. Toutes ces souffrances seraient l’unique faute de mon père ? »

La colère qui l’animait transparaissait dans ses mots. Elle s’adressa à la doyenne, Aya.

« Vous voulez que je rejoigne la place qui est la mienne, mais cette place je ne l’ai jamais occupé et je n’en ai jamais eu envie. Pourquoi aujourd’hui ? Est-ce que tout cela, tout ce que vous me dites là, n’est pas pour justement me manipuler ? Cette fameuse vérité, cette fameuse lumière dont vous parlez, prouvez la moi. »

Elle n’ignorait pas la honte que ressentait Shotan la honte qu’ils exprimaient tous, mais quelle valeur pouvait-elle lui donner ? Elle ne les connaissait pas, elle était seule, seule avec Aya et si toutes ces épreuves lui avait bien fait comprendre une chose, c'était qu'elle ne pouvait compter que sur elle-même.


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Grand merci à Zenjirō pour cette magnifique signature !
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Lun 24 Mai 2021 - 18:28
Se furent les premiers d’Hideko, ils retournèrent le sang de Shota. Il venait de s’ouvrir à cet enfant et celle-ci réagissait comme tel. Elle pensait que le conseil, cette entité suprême au sein des Metarus se rabaisserait à de tel ineptie que le mensonge. Ne connaissait elle rien des Metarus. La réponse était affirmative à cette question, ayant été elevé loin du clan et part un père haineux de celui-ci. Il y avait fort à parier qu’Hideko ne pouvait connaitre les préceptes fondateurs du clan Metaru. Cependant Shota ne put s’empêcher, la colère toujours aussi prompt malgré les années :

« Je ne te permets pas, jeune fille, de remettre en doute ma parole, ni celle de mes pairs. Crois tu pouvoir… »

Sa voix s’arrêta Aya avait posé une main fragile sur le bras encore impressionnant du géant intrépide. Celui-ci grogna mais accepta de s’arrêter. La confiance qu’il accordait à Aya valait ce genre de geste. Aya soupira face à la réaction d’Hideko, elle comprenait que le déni pouvait faire surface face à de tel révélation et une vie complète à croire à un mensonge. Comment bien faire comprendre à Hideko qu’ici le conseil avait mi carte sur table et rien d’autre elle décida de jouer une fois de plus carte sur table sans rien ajouter. Sans fioritures ni faux semblant.

« Jeune Hideko, comme le disais Shota-dono, le conseil t’a convoqué ici pour te délivrer la vérité. Celle-ci peut te sembler incompréhensible ou te sembler fausse pourtant nous te promettons que nous ne te cachons rien. »

Yua reprit directement, les anciens répondant point par point aux questions lancées à la volée par la genin décontenancée :

« La place qui est la tienne est une métaphore pour te faire comprendre que nous t’invitons à habiter dans l’enceinte du clan et que tu participes à sa vie comme tout autre Metaru. Il s’agit d’une invitation, comme tu ne sembles pas le faire de façon naturelle, nous en comprenons les raisons. Sache juste que c'est une possibilité qui te sera toujours accessible en tant que Metaru. »

Sota fut le suivant à réagir :

« Pourquoi aujourd’hui demandes tu ? pour être honnête, notre honte ne nous poussait pas vers toi. Mais un Metaru qui ta rencontré et venu nous poser des questions concernant ton histoire. Akagi-san tu dois le connaitre. Comme son père à l’époque il nous a demandé de te révéler ce que nous sachions, ses paroles nous on fait comprendre une réalité que l’on refusait de voir. Rien aujourd’hui ne nous empêchait de tout te révéler. Seul notre honte le faisait. »

Aya reprit la parole pour clôturer leur retour :

« Te prouver que ce que l’on te dit est vrai, nous ne le pouvons pas de nous même. Tu peux te balader au sein du clan et demander aux civils âgés que tu croiseras de te parler de l’époque, ils te parleront certainement de la création de la grande forge et des tensions qu’il y avait. Pour ce qui du départ de ta famille, je ne sais pas comment te prouver ce que Shota à fait. Seul nos paroles et notre savoir reste. »

Shota qui s’était calmé alors que ses camarades parlaient décida d’ajouter sa pierre au retour conjoint des anciens avec son franc parlé habituel :

« Tu dis que nous rejetons la faute uniquement sur ton père. Certes il est le principal fautif de ton malheur. Mais nous, le conseil des anciens sommes aussi coupables de ne pas avoir arrêté cet homme quand nous le pouvions. Faute à ma maladresse et à la situation délicate que nous avions créer en prenant des décisions pour l’avenir du clan sans prise de recul sur l’impact sur les civils.
Je suis beaucoup de chose Hideko Metaru mais je ne suis pas un menteur. Je suis le seul à avoir été présent dans cette ruelle avec ton père cette fameuse nuit avant sa fuite. J’ai été impulsif, la colère menant mes décisions, je n’ai pas su m’arrêter quand mon frère me supplia d’attendre, les visions qu’il m’avait décrites ne pouvait perdurer... Une seule chose semblait claire ce soir-là, je devais agir. »


Il regarda Hideko droit dans les yeux tout au long de son discours. La défiant sans bruit de voir la moindre once de mensonge dans son âme.

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Mer 26 Mai 2021 - 12:00

Hideko sentit aussitôt une tension émerger : sa question ne plaisait pas. Ces hommes et femmes n’avaient, pour sûr, certainement pas l’habitude que l’on remette leur parole en doute. Est-ce que tous les membres du clans les buvaient sans jamais se poser de question ? Remettre en question ces témoignages qui se veulent preuve de fait accompli ? Hideko, elle, n’était pas un membre du clan. Elle était certes une Metaru, mais elle n’était pas comme eux. Elle ne profitait d’aucun droit et ne souffrait d’aucun devoir.
Shota se fit l’expression de cette tension. Il prit la parole et lui répondit sèchement. Ses paroles, teintées de colères, ne firent que raviver celle de Hideko : son sang se mit à bouillir, comme s’il entrait en résonance avec celui de son interlocuteur. Son visage se crispa, mais elle se retint, à nouveau. Faire preuve d’impatience, perdre le contrôle, ne serait que donner à ces conseillers des armes qu’ils pourraient utiliser contre elle.
Aya intervint. Elle posa une une main sur le bras musclé de Shota. Il lui jeta un regard sec, fut tenté de surenchérir, mais se tut finalement. La doyenne reprit la parole et essaya de prouver à Hideko que leur seul objectif était seulement de lui donner la vérité. Yua, la plus jeune des 4, continua en tempérant les propos de sa doyenne sur la place qui était celle de Hideko dans le clan, lui expliquant que tout ce qu’ils désiraient était de lui ouvrir la porte et non pas de la forcer à devenir quelqu’un.
Dans un jeu de chaise musicales, ce fut Sota qui reprit la parole.
Qu’elle ne fut pas la surprise de Hideko qu’elle l’entendit dire que tout cela, cette soudaine invitation au conseil, cette soudaine envie de lui raconter toute cette histoire, venait d’une demande d’Akagi.
Hideko n’avait pas le temps, pas encore, de se plonger dans ses pensées. Aya l’invita à demander aux membres du clan, aux civils âgés, de lui raconter toute cette histoire et de la comparer à la leur. Hideko ne put retenir de se dire que peu importait à qui elle demandait, tout ces Metaru, tous ces gens pouvaient s’être accordés sur une même parole et ainsi suivre la voix du conseil, mais ne serait-ce pas là insensé ? Qu’importe ce qu’on voulait faire dire aux gens, il y avait toujours un moyen, une manière, une personne de qui on pourrait extirper la vérité.
Shota vint conclure par une dernière prise de parole. Contrairement à ce qu’elle s’attendait de sa part, il ne se mit pas en colère, mais avoua ses fautes, expliquant que c’était à cause de son impulsivité, de ses actions inconsidérés, que Ken s’était enfui. Cela, Hideko pouvait le comprendre. Elle avait le même tempérament, à la nuance près qu’elle savait se contrôler et que plutôt que de jouer des gros bras comme cet homme, elle savait que la confrontation directe n’était pas toujours la meilleur option.
Un pitoyable spectacle d’une confrontation entre deux hommes, d’un duel de testostérone.
Les yeux posés sur Shota, Hideko ne répondit rien, prenant le temps, à nouveau, de considérer leurs paroles.
Elle ne pouvait s’empêcher de se demander ce qu’il serait advenu si cet homme, Shota, n’avait pas menacé son père ce soir-là. Serait-elle encore là ? Dans le clan ? Avec sa mère, protégé de cet homme tyrannique ? Non, sa mère ne l’aurait pas abandonné. Bien qu’il eut été violent, elle aimait Ken, bien trop pour se rendre compte de ce qu’il faisait. Elle l’aimait plus que ses propres filles, plus qu’elle n’aimait Hideko. Aurait-elle été placée ? Quelqu’un d’autre se serait-il occupé d’elle ? Un profond sentiment d’injustice et de tristesse la prit aux tripes.
A l’occasion, elle ne manquerait pas de demander à des membres du clan de lui raconter cette histoire, mais elle doutait que leur parole ne soit qu’un tissu de mensonge. Ces 4 hommes et femmes y plaçaient toutes leurs convictions, toute leur énergie, ainsi que leur honneur. Plus que tout autre chose, pour ces personnes de pouvoirs, l’honneur et la parole étaient d’or. De l’honneur et la parole découlait la confiance, l’autorité et de cette confiance, de l’autorité découlait leur position de pouvoir.
Akagi. Pourquoi ? Au fond d’elle, elle le savait. Akagi était un homme de parole, un homme d’honneur et de justice. Elle avait bien compris, lorsqu’ils avaient échangé à ce sujet, qu’il était dérangé par son histoire, par cette situation, mais faire tout cela pour elle, une inconnue ? Les liens du sangs comptaient-ils donc tant à leurs yeux ? Pourquoi se mêlait-il de tout ça ? De ce qui ne le regardait pas.
Hideko était restée silencieuse plus d’une minute déjà, sans dire un seul mot. Le regard vide, posé sur Shota, laissait transparaître le combat qui se déroulait en elle. Avant de venir ici, elle s’était préparée à tout, mais elle ne s’était pas préparée à ça. Toute cette histoire, toutes ces paroles, tout cela lui donnait une envie irrépressible d’exploser, de tout relâcher, de se déchaîner. Un déchaînement qui serait à la hauteur de la déception et de la tristesse, cachées derrière cette colère qui la protégeait.
Les paroles de Mairu lui revinrent à l’esprit, tout prenait forme. Ainsi, quand ils déménagés, Ken ayant été effrayé par la menace de Shota, le clan avait tenté de les suivre, de ne pas perdre le trace. Loin d’être un idiot, son père avait déménagé encore et encore, emportant avec lui sa famille, semant ainsi les membres du clan, livrant Hideko à elle même.
Le reste de ses propos lui revinrent à son tour, des propos qui nourirent sa colère : Mairu lui avait demandé pourquoi elle n’avait pas fui, pourquoi elle n’était pas retourné près du clan, traitant son inaction de faiblesse.
De cette jeune femme qui se tenait là, devant ces hommes et femmes taillés par le temps, tandis qu’elle n’était encore qu’un diamant brute, ce dégagea une aura qui détonnait avec ses origines. Pendant tout ce temps, toute cette discussion, par une seule fois Hideko n’avait arqué le dos, pas une seule fois elle n’avait montré signe de faiblesse. La seule chose qui se dégageait d’elle était une détermination sans faille et une colère dévorante. Une colère qui ne désirait qu’une seule chose : se déchaîner, détruire. Une colère qui émanait du plus profond de son être, une colère qui réclamait justice.
Hideko reprit pied avec la réalité, s’extirpant de ses pensées, pour fixer tour à tour Shota, Sota, Aya et Yua.
Désiraient-ils qu’elle le pardonne ? Impossible, jamais elle ne pourrait. Tout comme jamais elle ne pourrait pardonner à son père de l’avoir fait souffrir toutes ces années.
Que faire ? Que pouvait-elle bien faire ? Que pouvait-elle dire ? Rien, rien ne lui venait à l’esprit, trop obnubilée par la simple pensée de se retenir, de ne pas exploser ; trop blessée et affectée par toute cette histoire, mais plus encore, elle se devait de garder la face. Elle voulait garder la face, car elle se refusait de montrer quelconque signe de faiblesse, de se laisser dominer par un autre.
Plus jamais.
Les marques sur son corps commencèrent à la faire souffrir, fantômes des coups passés, son dos jonché de cicatrices toutes plus horribles les unes que les autres.

─ Tant de temps. Dit-elle d’un ton sec et détaché. Tant de temps. Tant d’années à crouler sous les coups, les barres de fer brûlantes, les coups de martinets. L’odeur des chairs calcinées. Le bruit du martinet qui fend la chair. La sensation de coups qui pleuvent sur son corps.

Son quotidien pendant plus de 10 ans.

« Savez-vous la sensation que cela fait ? De sentir le feu dévorer votre peau, progresser sur votre corps, cautériser vos plaies ? Des chairs fendues que l’on doit panser pour éviter qu’elles ne tombent par lambeaux ? »

Des questions rhétoriques qui n’attendait aucune réponse. Au fond, que cherchait Hideko ? Les faire souffrir ? Sentir leur remords ? Leur culpabilité ? Non, tout ce qu’elle désirait à l’instant, c’était la vengeance, mais cette vengeance jamais elle ne pourrait l’obtenir, car jamais plus elle ne pourrait croiser la route de son père.
Soudain, une question lui vint à l’esprit.

 « Qu’attendez-vous de moi ? Qu’espérez-vous obtenir ? »

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Mer 26 Mai 2021 - 16:19
La réunion prenait une tournure que les anciens n’appréciaient guère, l’enfant face à eux réagit tout d’abord à leurs dernières paroles par un long silence. Ensuite elle surenchérit sur ses épreuves passées dont ils avaient constaté une partie avant son départ. Bien entendu, ils compatissaient mais son ton sec et sa question concernant leur attente semblait les accuser de pensées fourbes. Rien ne les poussait à la pitié envers Hideko qui semblait se tenir droite comme un pic pour s’assurer que la tempête d’émotion la traversant certainement ne transparaisse en rien. Seule la colère se lisait dans son regard. Son ton accusateur n’était guère du goût des anciens, Aya elle-même n’appréciait pas qu’on l’accuse de quelconques fourberies. La doyenne garda sa main sur le bras de Shota qui comme à l’accoutumée serait le plus prompt à réagir à ce genre de propos, désamorçant la bombe avant qu’elle ne s’enclenchât. Ils laissèrent Hideko finir de déverser sa haine sur le eux par l’intermédiaire de propos cinglant cherchant visiblement à les toucher, à faire vrombir leur sentiment de honte dans leurs poitrines face aux horreurs qu’elle avait vécu. Mais le jeune Metaru se trompait, les anciens se sentait déjà honteux et aucun propos ne les blesserait plus que leurs erreurs et leurs propres culpabilités. Cette réaction semblait logique en prenant du recul, le quotidien de la jeune Hideko baigné dans la peur ne pouvait qu’amener à une adulte dont les réflexions laissaient place aux machinations et complots les plus improbables naissant dans la fermentation du purin de la psychose d’une enfant traumatisée.

Quant Hideko eut fini, Aya laissa un blanc s’installer afin de calmer le feu couvant dans le ventre de sa cadette lui faisant face. Elle répondit avec douceur, preuve de sa grande expérience, de sa patience et de sa capacité à prendre du recul pour analyser la provenance des propos de chacun :

« Nous ne souhaitons rien. Nous t’avons convié pour te délivrer la vérité que tu mérites d’entendre. Nous espérons que celle-ci t’aidera à te rapprocher du clan si tel est ton désir mais nous ne voulons rien obtenir comme tu l’insinues. Tu as vécu des horreurs sans nom, dans un environnement malsain toute ton enfance et nous le savons. La culpabilité bien que partagé nous poursuit depuis cette fameuse nuit. Ta vision voilée par cette expérience traumatisante qu’est ton enfance traverse tes propos. Tu es libre de faire ce que tu souhaites comme tout citoyen Kumojin, ne vois pas de complots là où il n’y en a pas. Si ton désir et de rester éloignée du clan soit. Sache simplement que le clan que tu sembles haïr et redouter n’est pas le monstre de malfaisance que tu imagines. Tu pourrais t’en faire une idée facilement en vivant en son sein mais encore une fois ce choix t’appartient. »

Aya regarda Shota, Sota et Yua. Les trois hochèrent la tête vers elle dans un signe d’assentiment à une question inaudible. Rien ne servait de continuer la séance si les questions de la Metaru leur faisant face n’était que rhétorique.

« Si tu le souhaites, une résidence dans le quartier Metaru te sera donné, nous avons bien compris que ce n’est pas dans ton raisonnement mais la possibilité existe. Il faudra nous la demander. Si tu as des questions ou d’autres choses à ajouter libre à toi maintenant, dans le cas contraire je pense que nous pourrons lever le séance. Nous avons d’autres points nécessitant notre attention et malheureusement ne pouvons t’accorder encore beaucoup plus de temps. »

Les anciens écouteraient encore Hideko si elle avait d’autres choses à ajouter dans le cas contraire, ils la salueraient et vaqueraient à leurs autres occupations. Après tout ils dépassaient déjà l’heure d’entretien estimé et cela pour respecter une âme blessée, mais les anciens ne pouvaient oublier leurs autres devoirs trop longtemps. La Metaru méritait la vérité et le temps pour lui expliquer, cependant elle restait une minorité face à la masse de la population à satisfaire et ils ne pouvaient rester longtemps à simplement entendre des reproches masqués de la voix d’une enfant meurtrie. Le conseil avait fait son devoir en lui livrant la vérité nue, a-t-elle désormais de décider de son impact sur sa vie. Yua ajouta quelques mots :

« Tu pourras nous demander audience comme tout Metaru bien entendu si d’avance, tu as besoin de temps pour tout assimiler. »

Le conseil attendait maintenant la dernière réaction d'Hideko avant de mettre un terme à cette réunion inhabituelle.

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Jeu 27 Mai 2021 - 12:10

Espéraient-ils un pardon ? De la compréhension ? Des remerciements ? Il était encore bien trop tôt pour que Hideko puisse se faire, toutes ses pensées étaient trop concentrées sur cette colère, cette rage qui était la sienne.
Aucun ne répondit. Tous semblaient prendre le temps de la réflexion. Hideko observa leurs réactions, mais comme elle pouvait s’y attendre, ils gardèrent leur composition et ne réagirent pas dans la précipitation. Même Shota parvint à garder son calme, toujours sous le contrôle de la doyenne de par sa main posée sur son bras.
Enfin, Aya vint rompre ce long silence pesant. Elle expliqua qu’ils n’attendaient rien, qu’ils avaient uniquement fait tout cela poui lui faire part de la vérité, une vérité qui, selon eux, elle méritait d’entendre, mais à cet instant, Hideko regrettait presque de l’avoir entendue.
Aussi, ils espéraient que grâce à cette vérité, elle se rapprocherait du clan et parviendrait à renouer une relation avec cette famille qui, malgré elle, était la sienne. En réalité, il lui semblait qu’ils avaient agit autant par honte, honte de la faute commise, de cette erreur qui avait tant fait souffrir Hideko, que par honneur pour le clan, pour que chaque membre puisse rester uni dans un tout. Avait-elle fait partie de ce tout une seule fois dans sa vie ? Sûrement, quand elle était petite, trop petite pour réellement le comprendre, saisir tout ce que cela impliquait.
Les trois conseillers hochèrent la tête à l’unisson, validant les propos de la doyenne. Elle termina en parlant d’une résidence que Hideko pourrait obtenir, dans l’enceinte du clan, si elle le désirait. Cette idée la révulsa, mais elle n’en montra rien. Revenir dans ce passé était assez douloureux ainsi pour qu’en plus elle se projette dans cet avenir irrémédiablement lié à ce passé.
Le temps des discussions était fini. Ils l’invitèrent à poser ses dernières questions, si elle en avait, avant qu’ils ne retournent à d’autres affaires urgentes à traiter.
Yua conclut en ouvrant la porte, en expliquant à Hideko que si elle le désirait, elle pourrait obtenir audience, à condition de se soumettre aux procédures adéquates.
Hideko, à nouveau, les observa tour à tour, puis s’exprima, toujours d’un air aussi distant.

─ Je n’ai pas d’autres questions.

Avant de se lever, elle fit cependant une chose qui lui semblait nécessaire, d’une absolue nécessité même, ravalant sa rage et sa colère.

─ Je vous remercie. Dit-elle simplement.

Car Hideko était parfaitement consciente de l’importance de cette invitation, de cet échange. Cette opportunité dont elle n’avait imaginé la possibilité, cette chance, était arrivée. Aujourd’hui, elle ne le considérait pas comme une chance car tout ce qu’elle ressentait n’était que colère et tristesse, mais du haut de sa difficile expérience de la vie, elle n’était pas dénuée de sagesse et de raison. Obnubilée par ses sentiments, elle cependant était capable de comprendre toute l’importance de ce qui venait de se passer, que cet instant, cet échange, bouleverserait à jamais sa vie.
Hideko se leva, fit un léger hochement de tête en signe de respect, puis s’en alla, avec toute la fierté qui lui restait encore, puisant dans ses dernières forces, animée par cette colère qui était sienne.


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Le temps de la vérité [Ft Hideko METARU] Sighid10
Grand merci à Zenjirō pour cette magnifique signature !
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