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La joie de satisfaire un instinct ~ Ft. YASEI REIKAN

Inuzuka Ayuu
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Mar 25 Mai 2021 - 10:22
Le grand animal profitait d’une journée de repos pour déambuler en ville, laissant sa maitresse seule au domaine. La dernière affaire liée à l’herbe à chien lui avait laissé quelques séquelles. Il était habitué à être sage, noble et droit, mais cette expérience lui avait montré que malgré son intelligence son instinct primitif restait intact. C’était ce qui le menait à vagabonder près des quartiers commerçants, et, comme à son habitude, il scrutait déjà les environs. Il repérait l’emplacement idéal, il cherchait à dorer au soleil sans bruler sa peau dissimulée.

La structure des bâtisses laissait des courants d’air s’aventurer ce qui était une source de fraicheur notable en plein été. Ruth appréciait particulièrement cette sensation qui se propageait dans son pelage, s’étirant de tout son corps avant de s’allonger près d’une échoppe. Il avait ainsi le visuel direct sur un étalage de viandes diverses, chez le marchand d’en face. Il avait le regard attiré par un filet de saucisse qui pendait près du sol. Les fourmis pouvaient presque s’en servir comme une échelle et si le marchand n’en voulait plus, il se ferait un plaisir de lui en débarrasser. Toutefois, il n’y avait pas l’ombre d’un insecte au niveau du morceau de chair. Les hommes étaient malins, il y avait une énorme toile finement maillée qui recouvrait les bâtiments, attachée sur les toits pour l’étirer sur l’ensemble du quartier. Au niveau du sol, le passage répétitif des passants semblait éloigner les insectes.

L’animal avait beau réfléchir, il était difficile de subtiliser ce morceau de saucisse en toute légalité. Il ne voulait pas causer de tracas à sa maitresse, mais il était difficile de refréner ses pulsions en voyant cette chair à ras le sol. La faim était le péché le plus noble, mais sans le sou, elle était punitive. Alors, il restait là à regarder les yeux brillants la chair à saucisse pendouiller, s’autorisant à rêver quelques instants. On pouvait y observer un filet de bave se dessiner, réalisant très vite qu’il devait se ressaisir. Il était assez honteux de se laisser ainsi tenter, il pouvait très bien en obtenir au domaine Inuzuka. La logique n’avait pas réponse à tout car, malgré cette pensée, il n’en démordait pas.

Ruth observait les transactions de chair à pièces d’or, se demandant comment il pouvait obtenir cette monnaie d’échange. Il avait déjà vu dans la besace d’Ayuu, mais il ne pouvait pas emprunter à sa maitresse. Comment pouvait-il se présenter avec des pièces ? Il restait un animal, malgré son statut de Ninken. Il se ressaisissait, secouant la tête pour chasser ses idées. Il se disait qu’un simple chien ne penserait pas à tout ça, il se contenterait d’agir selon ce que lui dicte son instinct et son instinct lui disait de manger ce filet de saucisses.


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Yasei Reikan
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Sam 19 Juin 2021 - 22:43
➜ Automne de l'An 204, Pays du Feu

Bien assez tôt, dans un monde de plus en plus gouverné par les échanges et l'importance de cette monnaie appelée argent malgré parfois ses dorures, Yasei Reikan s'était rendue compte de la valeur des choses. Car rien que par sa crinière de jais parsemée de préciosités et son corps vêtu d'un attirail clanique entretenu précieusement par les doyens de sa famille, la petite vagabonde haute comme trois pommes devenue véritable guerrière aux épaulières dorées avait vu, à travers le miroir des yeux d'autrui, à quel point l'avidité à l'égard de cette ferraille pouvait rendre les cœurs creux d'amour mais fous de vices. La maladie de l'or, voilà ce qui avait osé la frapper dès le plus jeune âge chez les premiers étrangers accrochés à la sédentarité croisés. Et en marge de toute cette spirale d'attachement, qui n'incarnait pas le moindre intérêt en son sein, Shiroitora* avait toujours su se tenir loin de ce mal sans jamais s'en approcher, sans jamais se laisser attendrir par ses facilités. Forgée par les dunes puis martelée par les sentiers du globe, la valeur monétaire ne savait faire luire ses pupilles ; puisque seule la valeur de ses traditions, de ses proches et de son sang bestial avait su s'asseoir sur une place de choix, de luxe en son cœur. Marchander pour ses intérêts, l'enfant des Bêtes savait le faire par nécessité et, quelque part, par curiosité envers cette vie aisée et sûre qui allait à contre-courant de la sienne.

Mais la course aux pièces et aux billets ne l'avait jamais séduite.

Si bien qu'arrêtée à côté de cette échoppe de la Cité du Feu, l'Héroïne de l'Eau ne put s'empêcher de regretter le prix exorbitant de ces bouts de viande sur les étals. La capuche remontée sur sa chevelure d'ébène perlée de pierres précieuses, la métamorphe reluquait de ses yeux myosotis tous ces morceaux morts qui s'éparpillaient à seulement deux pas des sacs de riz blanc prisés par les habitants de la région. Pas le choix, la nuit est encore loin de bien vouloir tomber. Une seule devrait le satisfaire. Car si la Yasei aux éphélides pouvait chasser sans l'ombre d'une difficulté, l'horaire ne faisait que mal tomber et l'empêchait d'aller se servir en plein jour dans les jades forêts de l'Empire. Sitôt, pour ne pas rentrer les mains vides à cette auberge qui accueillait la délégation de la Cité Brumeuse, ses fins doigts partirent fouiller les plis de ses tissus orientaux pour y cerner quelque chose. Si l'on payait d'habitude en métal frappé ou en papier dans les environs, nul ne put cacher sa surprise à la vue du caillou brut que Yasei Reikan tenait désormais à même les lignes de sa paume. Et d'aucuns se rendirent incapables de retenir leur surprise, obligeant même une poignée de passants à produire entorse à leur marche.

Sa dextre s'avança vers le vendeur de chairs, tandis que seule une partie de son visage exotique voulait bien se pavaner à la lueur du jour pour le saluer avant de liarder.

« ...Il me faudrait un peu de votre bœuf et de vos saucisses de porc avant de me servir chez votre voisine pour le riz, cher monsieur. »

Mais le mercantile eut vite fait de froncer les sourcils, à la vue de cette pierre cassée à même la source. Et son expression ne fit que se rendre plus sévère encore en entachant ses traits du même pinceau, lorsqu'il l'eut entre ses doigts en guise de paiement de cette femme.

« ...Qu'est-ce que c'est? Un pauvre caillou de sauvage, pour ma belle carne? Vous rigolez?! Ici, au cœur de l'Empire, on paie avec des pièces ou des billets! »

L'ignorance et le mépris d'autrui faisait perdre tant la raison que les plus grandes opportunités. Et en agitant la main de la sorte, avec ce qu'il pensait être un simple éclat de pauvreté qui n'allait rien lui rapporter, le marchand ne fit que s'attirer les foudres de cette curieuse armada qui venait de naître autour de sa petite enseigne, faisant s'approcher même les autres vendeurs et négociateurs de cette artère de la ville. Pourtant, ce détail fut impuissant face au flegme de la Jōnin du Brouillard qui glissait ses perles éthérées sur la silhouette d'une autre femme du métier, alertée par les plaintes de son confrère. Si Reikan l'espérait plus sage que lui, elle ne tarda pas à dépasser ses espérances en se saisissant de cette petite préciosité à sa place et en le sermonnant comme un bambin, au beau milieu de cette tourbe humaine à peine formée.

« Mais tu perds la tête, mon ami? C'est une pépite d'or! Et cela vaut bien plus que ce que cette dame vient de te demander, si ce n'est ton commerce tout entier même...
C-Comment ça?!!
Tu as bien entendu. C'est de l'or. Du vrai!
Ne voulant pas créer foule, je ne vais prendre que vos céréales. Si cela vous convient, madame.
Moi je vous le prends, votre caillou. Approchez!
N-NON!! Mais... c'était mon... »

Tranquillement, Yasei Reikan et la vendeuse de fruits des rizières se mirent à échanger en laissant les regrets du charcutier se fondre à l'intérieur du bourdonnement de la rue. Bien assez vite, la changeuse de peau fit sien un lourd sac de riz blanc en contrepartie d'une de ses pépites d'or. Et alors que la marre humaine n'arrivait pas à s'éponger, ses formes et ses courbes se mirent à se gommer parmi elles au point de sembler s'en évaporer sous les yeux du seul chien qui traînait dans les parages, la bave aux babines avec pour plus beau spectacle ces saucisses qui pendaient et n'attendaient qu'à être mangées. Quelques secondes s'écoulèrent, jusqu'à cet instant charnier où l'arrangement de saucissons et de saucisses, au niveau des genoux des Hommes, se mit à valdinguer pour mieux se faire tirer en silence vers l'arrière-boutique. Il n'y avait que le plus curieux des animaux pour se laisser berner par la fuite incomprise de cette viande et se trouver nez-à-nez avec le pelage du Tigre blanc.

*Shiroitora (白い虎, litt: Tigresse blanche)

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Dim 20 Juin 2021 - 21:00
Alors que le grand animal était toujours aux aguets, guettant l’occasion rêvée pour exécuter son méfait, il observait la scène depuis son poste. Les habituels échanges entre humains ne lui éveillaient guère d’intérêt, mais cette demoiselle semblait s’intéresser à son festin. Il refusait l’idée de se faire subtiliser son plat sans même avoir dressé le couvert. L’encapuchonnée possédait ce qui lui manquait : une monnaie d’échange. L’animal au sombre pelage relevait la tête pour dresser l’oreille à ce commerce.

Malgré sa proximité avec l’Inuzuka, il n’était pas accoutumé au vocabulaire des autres bipèdes. Certains mots lui faisaient comprendre qu’il n’avait plus qu’à ronger sa moelle, les saucisses allaient partir dans la bourse de l’inconnue singulièrement vêtue. Il lui était difficile de renoncer à ses bas instincts, lui qui s’imaginait déjà grignoter les morceaux de chair. Ravalant sa salive, il observait le marchand exprimer son mécontentement à la mendiante présumée. D’un simple coup d’œil, ses iris écarlates pouvaient constater que les saucisses n’avaient pas quitté l’étalage. La silhouette féminine avait délaissé ton futur butin pour un malheureux sac en toile.

Il ne cherchait pas à comprendre la nature du conflit, le résultat lui convenait en tout point. Il gardait un œil sur cette femme en la voyant toujours trainer dans les parages, il se disait qu’elle cherchait peut-être à quémanderait son reste. Il observait son ombre changer de forme sous ses yeux humides, clignant à plusieurs reprises devant un tel processus. Il pouvait ainsi voir des grosses pattes blanches s’amuser avec le filet de saucisses. Bondissant de sa position pour mieux s’approcher de la scène, il tombait ainsi nez à nez avec l’hybride. De cette position, il pouvait constater la menace latente que représentait sa rivale. Il n’en démordait pas pour autant, il était resté trop longtemps sous le cagnard pour laisser son repas au premier coquin. Le canidé peu assuré attrapait sa part du butin à l’aide de ses crocs, n’effectuant aucune pression pour ne pas séparer l’ensemble. Il prenait soin de relever ses babines pour mieux exposer sa dentition, il cherchait par ce geste à tester son concurrent.

Il faisait face à une bien étrange créature, elle lui faisait curieusement penser aux aptitudes de Medyûsa. Une femme importante pour sa maitresse, empruntant les redoutables capacités des serpents. Le manque d’informations le poussait à les confondre. Faisait-il face à un véritable animal où une fanatique des bêtes ? En reculant de quelques pas comme pour tirer sa part vers lui, le chien bouscula une poterie au sol. Dans le fracas des éclats d’argile, le gérant de la boutique attiré par le bruit se dirigeait dans la direction des deux bêtes.

Les oreilles dressées en arrière, resserrant son emprise sur la chair à saucisse, Ruth se préparait à prendre la fuite. Il tirait son extrémité pour pousser l’hybride à le suivre, remettant le duel à plus tard. Il était temps de prendre la poudre d’escampette pour ne pas se faire repérer. Il préférait partager que de perdre sa récente acquisition.

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Mer 30 Juin 2021 - 21:29
[invisible_edit]Vers l'arrière-boutique. C'était là que la Tigresse blanche entendait bien traîner ses arrangements de viandes, à l'ombre des yeux du monde et surtout de ceux du marchand qui avait été si hautain, si dédaigneux à son égard. Là-bas, elle aurait pu trouver une autre sortie pour passer inaperçue, même si toute la foule mercantile lui offrait un épais nuage de nébulosité, d'opportunités. Mais quelque chose avait décidé de ne pas la laisser s'éclipser de la sorte, afin de profiter en paix de ces mets bien trop carnivores pour être cuisinés crus par les enfants des Hommes. Dans l'ombrage de cette enseigne, sa disparition avait été amputée par ce qui l'empêchait de tirer les saucisses avec elle. Ce qui, après son subterfuge beau d'artifices pour l'humanité, la poussait à ne plus être aussi fière d'elle. Ainsi arrêtée dans son acte pourtant bien légitime, Yasei Reikan se retourna à moitié pour jeter un œil à ce qui avait osé faire une entorse à son ambition de se remplir la panse, à son intention de se rassasier pour en chasser la démence. Un... loup? Non... Ses sourcils, ils se froncèrent en marge de la lumière du soleil et des ténèbres de cette fourrure présentée à elle. Et ses traits, ils se tordirent sous le joug de toute son incompréhension, face à cette boule de poils bien nocturne qui essayait de lui tenir tête, au beau milieu de l'Empire de jade. C'est un chien des Hommes. Qu'elle aimait les animaux, la crinière de jais. Mais qu'est-ce qu'elle se rendait dévorée et tentée par l'envie de lui apprendre les bonnes manières et les règles du règne animal, à celui-là...

Une moue peignant son visage de frustration, elle tira aussi fort que lui sur la charcuterie dérobée aux humains.

Hélas, son concurrent du jour ne se rendit pas aussi discret et fûté qu'elle.

Si bien qu'il ramena, sur eux, l'entière attention de l'autre effronté.

« ...MES SAUCISSES... MON... SAUCISSON... ESPÈCE DE SALE CABOT!! »

Son torchon, il le portait toujours à sa ceinture pour chasser les mouches de ses étals.

Aujourd'hui, il le prenait en main pour chasser les chiens.

Mais à peine eut-il le temps d'avoir l'audace d'élever le tissu vers le ciel pour le rabattre sur le canidé de la nuit, qu'un vaste fracas lui martela les oreilles et vint surprendre les passants. Brutalement, une ombre se leva de la pénombre du commerce, de ses quatre pattes pour ne plus s'élever que sur deux, avant de rabattre le torchon sur sa grosse tête et le lui nouer au cou, lui qui avait souhaité battre le chien avec. Sitôt, cette silhouette bien abstruse perdit toute sa svelte grandeur et retrouva le confort d'un état plus quadrupède, plus sauvage. Et alertée par les cris des visiteurs et la rage du marchand qui se tortillait, qui se battait pour se sortir de cette prison de tissu, les courbes de la métamorphe imitèrent presque à la perfection celles du chien qui l'avait défiée. Des ombres, Yasei Reikan se mit à sortir sous la forme d'un chien du même gabarit que son adversaire, mais d'un pelage doré, noircie par endroits, et d'un regard blanc et myosotis. Mais la somptuosité de sa nouvelle peau n'eut pas le luxe de se pavaner dans la ruelle, car il fallait abandonner ce négociant qui devenait fou et violent. Très vite, l'Héroïne de l'Eau s'empressa de profiter de sa métamorphose pour s'extirper du danger et traverser l'artère pavée, tirant de force sur les saucisses afin d'entraîner le chien noir dans sa course effrénée à travers les rues, à travers les gens pour ne pas finir perdus. Sans s'en retourner, elle lui fit emprunter les pires chemins inimaginables dans l'espoir qu'il perde la foi de rester accroché aux saucisses, après avoir été mis à l'écart de tout danger. Yasei Reikan, elle, fonçait dans les voiles des terrasses sans craindre, s'élevait sur les toits des Hommes sans se plaindre.

Pourvu que les chiens des Hommes ne soient pas aussi endurants qu'elle...

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