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Un remède contre la tristesse (PV Takahashi Miya)

Gozan Arukisa
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Lun 7 Juin 2021 - 16:35
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A travers la brise marine qui parcourait les falaises longeant les plages ensablées de l’immense île de Mizu, on pouvait entendre les sanglots de la jeune Arukisa. Face à l’étendue bleue, les yeux embués de larmes chaudes, la gladiatrice se tenait sur un rocher qui surplombait les lieux. Assise, les jambes dans le vide, elle tentait vainement d’effacer les perles de tristesse qui coulaient le long de ses joues rosées. Les vents côtiers faisaient virevolter sa chevelure de jais et son chaperon rouge. Ses larmoiements, saccadés de petits reniflements, témoignaient de la période difficile qu’elle traversait.

Après des semaines passées en compagnie de Togatta, ce hérisson étonnant qu’elle avait recueilli auprès d’un cirque morbide, celui-ci avait quitté le foyer sans même prévenir. En quelque temps, la jônin s’était attaché à ce petit animal, s’imaginant même l’amener avec elle au quotidien. Elle avait passé plusieurs heures à tenter de l’entraîner, pensant pouvoir en faire un animal ninja. Malheureusement, ces efforts furent vains. Du jour au lendemain, cette relation naissante s’était brisée. Au fond d’elle, la Rose se sentait stupide. Idiote qu’elle était d’avoir cru un instant pouvoir devenir une Hokazuka et se lier si aisément avec Togatta. Elle s’en voulait d’avoir été aussi naïve. Pourtant, ce saltimbanque rencontré au marché du port Naragasa l’avait prévenue, une relation si forte ne se construisait pas en un claquement de doigt. Son enthousiasme et son excès de confiance l'avaient aveuglée. Obstinée par son objectif, Arukisa n’avait même pas remarqué que son compagnon n’était pas fait pour combattre. Tout ce que cet animal voulait, c’était retrouver sa liberté. Retourner dans la nature et vivre sa vie sauvage, paisiblement. Peut-être lui en avait-elle demandé trop, peut-être était-elle dans l’utopie depuis le début.
La Rose s’était accrochée stupidement à cette relation idéale seulement pour tomber de plus haut lorsque celle-ci serait détruite.

Ainsi, au milieu des plaines bordant la mer, Arukisa s’était évadée de Kiri. Le temps d’un instant, elle voulait laisser couler sa peine et exprimer ses émotions. Parler de ces problèmes n’était pas vraiment sa tasse de thé. Elle qui avait quitté le nid familial très tôt, elle avait appris à se forger une carapace pour ne pas laisser déborder ses émotions négatives. Cependant, elle avait ressenti le besoin de s’isoler pour lâcher du leste et surtout ne pas être dérangée pendant ce moment de vulnérabilité.

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Mer 16 Juin 2021 - 16:00
Après quelques jours agités à l’Hôpital Général de Kiri, tu profitais de cette matinée pour assister tes proches dans la gestion du dispensaire familial. Si cette occupation te permettait de développer encore plus tes dons de guérison, il y avait d’autres missions qui te faisaient t’illustrer dans d’autres domaines. Parmi les talents familiaux, il y avait ta grand-mère qui maîtrisait l’art des préparations médicinales, art qu’elle n’avait jamais pu te transmettre, ton apprentissage étant fondamentalement tourné vers la maîtrise du chakra médical et maintenant ta condition militaire. Tu avais pu l’assister pour certaines de ses préparations, sans pour autant t’y intéresser. Néanmoins, maintenant que tu avais de plus en plus de repères, tu voulais découvrir de nouvelles choses. Ainsi, tu avais décidé de rester avec ta grand-mère lorsque tu avais du temps libre, lui demandant de te parler de ses dons et de ses connaissances. Du fait de son âge avancé, cette dernière évitait les préparations trop complexes, te réfugiant alors dans les livres pour en apprendre davantage. Et tu te rendais compte à quel point la réalisation et l’utilisation de ces mixtures avaient un potentiel important, surtout dans un monde dangereux qu’était celui des shinobis.

Vous réalisiez quelques baumes ensemble, respectant les commandes de certains patients mais aussi pour remplir vos stocks. L’avantage de vos produits était le fait qu’ils soient principalement faits par vos mains, en l’occurrence celles de ta grand-mère. De ce fait, vous les connaissiez parfaitement et vous pouviez mettre en confiance ceux qui vous côtoyaient. Après la préparation, tu les conditionnas dans des pots avant de les placer dans un panier. Maintenant, tu t’occuperais de la livraison. Attrapant le panier, tu parcourus les ruelles de Kiri pour apporter les baumes aux civils et demandas une autorisation pour ceux vivant en dehors du village. Tu connaissais très bien les chemins que tu empruntais, te rendant chez des habitués. Il s’agissait surtout de pêcheurs qui préféraient la tranquillité de la rive plutôt que l’animation du port de Kiri. Et c’est en arrivant vers une des maisons en bois que tu aperçus, au loin, une silhouette, seule. Après avoir procédé à la livraison et en sortant de la maison, tu pus voir la même personne, exactement au même endroit. Tu décidas de t’en approcher, juste pour savoir si elle allait bien. Et au fur et à mesure de tes pas, tu pus reconnaître le visage émue d’une de tes connaissances.

Arukisa ? Est-ce que ça va ?

Gozan Arukisa, Jōnin de Kiri que tu avais soigné un soir. Tu t’étais très bien entendue avec cette dernière, d’où ta considération. Tu espérais que cela n’avait rien à voir avec sa santé, qu’elle n’était pas blessée. Mais surtout, tu ne voulais pas la déranger. Après tout, si elle se réfugiait en dehors du village, c’était certainement pour rester seule, et non pas pour croiser des shinobis.
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Lun 21 Juin 2021 - 11:45
Les vents marins qui batifolaient sur la plaine surplombant l’océan couvraient entièrement les sons alentour. Seul le chant apaisant des alizées parvenaient aux oreilles de la jônin. Une sorte de bourdonnement continu dont le rythme saccadé composait une mélodie berçante. Une ode à l’océan qui répondait à s’agitant par des vagues qu’on aurait pu assimiler à des applaudissements.

Au milieu de ses larmes, Arukisa contemplait le décor autour d’elle et n’entendit pas arriver la jeune Miya. Ainsi, quand elle entendit sa voix, elle sursauta. Prise au dépourvu, un peu honteuse d’être vue dans cet état, elle tenta désespérément de cacher son chagrin en frottant son visage avec sa manche. Elle écarquilla ses paupières pour tenter de retrouver une vue normale après avoir éliminé le liquide qui les parcourait quelques secondes avant. Quand sa vision se fit plus claire, elle fut surprise de voir une tête connue.

- Miya ? Mais qu’est-ce que tu fais ici ? Balbutia-t-elle.

Celle qui l’avait déjà sortie d’une situation embarrassante pendant une soirée de débauche se tenait devant elle. Takahashi Miya, sa bienfaitrice, douce soigneuse et confidente discrète question la Rose sur son état. De toute évidence, elle avait remarqué son affection. Était-elle son ange gardien ? La talentueuse médecin semblait apparaître dans la vie d’Arukisa dès lors qu’elle était en mauvaise posture. Cette fois, ce n’était pas une blessure physique qui la malmenait, mais une blessure morale. Miya était peut-être capable de réparer les cœurs aussi bien que les mains. En se réfugiant sur ce rocher, la jônin était venue chercher la solitude. Cependant, malgré qu’elle ne soit pas superstitieuse, elle vit un signe du destin en la présence improbable de la blonde en cet instant précis. Par conséquent, au lieu de refuser le dialogue, elle décida de s’ouvrir. Du peu qu’elle connaissait de Miya, elle était certaine que l’écoute et la discrétion faisaient partis de ses qualités. La Rose se déplaça légèrement pour lui faire de la place sur son promontoire.

- Je vais bien, ne t’en fais pas. Dit-elle en se frottant à nouveau les yeux. Rien de grave, tu n’auras pas à me soigner cette fois. Ajouta-t-elle avec un humour pour tenter de briser l’ambiance maussade qu’elle avait installée. J’ai cru pouvoir devenir quelqu’un d’autre, devenir une Hokazuka, et je suis tombée de haut c’est tout. Dit-elle en haussant les épaules avant de réaliser que Miya ne savait peut-être pas ce qu'étaient les Hokazuka. Ce sont des shinobis qui combattent avec des compagnons animaux. J’ai pensé que moi aussi je pouvais le faire et j’ai échoué. L’animal que j’ai entraîné pendant ces derniers mois est parti…. Dit-elle en faisant la moue. Il avait sûrement besoin de retourner à la vie sauvage, j’avais tout faux. Elle renifla légèrement. Son départ me rend triste, je m’y étais attaché. Je n’ai pas beaucoup de passe-temps en dehors de ma vie professionnelle, et m’occuper de lui me faisait du bien...

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Lun 28 Juin 2021 - 16:29
Il était plutôt rare de te voir profiter des terres éloignées du village, segmentant de manière très précise ton temps entre l’hôpital, ta formation de kunoichi et le dispensaire Takahashi. Toutefois, comme aujourd’hui, tu étais missionnée par le village ou par tes parents de côtoyer d’une manière ou d’une autre le monde extérieur. Une liberté temporaire et encadrée qui suffisait pour te ressourcer. Tu voyais de nouveaux visages, des hommes et des femmes qui avaient décidé de vivre en dehors des protections du village. Sauf qu’aux abords de l’océan, tu retrouvas une silhouette que tu connaissais, Arukisa. Plutôt déconcertée, tu te demandais ce qu’elle pouvait bien faire ici, seule.

Oh, je livrais des baumes et des onguents pour des civils qui vivent à l’extérieur du village. Est-ce que je te dérange ?

Tu pourrais comprendre si elle voulait rester seule. Toi-même tu préférais confronter ta peine sans personne autour, généralement en t’enfermant dans ta chambre. La tristesse n’avait pas sa place dans tes interactions avec les autres. Les blessés avaient besoin de ton réconfort et ton optimisme, tes impératifs militaires demandaient ton calme et ton sérieux. Il était parfois compliquer de trouver l’occasion d’écouter ses propres émotions et cela devait sûrement être le cas d’Arukisa. Tu te plaças sur la roche à côté d’elle, le panier sur les genoux, et tu écoutais attentivement son discours. Dans un premier temps, tu fus rassurée qu’elle ne soit pas blessée, à la différence de leur première rencontre. Du moins, elle n’avait pas une blessure visible. Elle vivait l’abandon de son acolyte animal. En effet, elle semblait intéressée par les Hokazuka, un clan dont tu n’avais entendu que le nom. Un peu confuse, tu avais du mal à comprendre certains éléments.

Il est parti ? Quelqu’un lui a fait du mal ?

Il s’était juste enfui mais pendant un moment, tu pensais au pire. Certainement le temps pour toi de tout remettre dans l’ordre. Après tout, tu ne savais pas ce que cela faisait de s’occuper d’un animal, encore moins lorsque ce dernier était entraîné pour assister un shinobi au quotidien.

Tu as essayé de le chercher, de demander aux gens du village s’ils l’avaient vu ?

Comprenant à quel point elle était attachée à cet animal, tu te doutais qu’elle avait fait tout ce qu’il fallait pour tenter de le retrouver. Et s’il s’agissait d’un acte criminel ? Tu ne voyais pas l’intérêt de s’en prendre à un animal mais peut-être que certains avaient leurs raisons. Peut-être des voleurs, peut-être des adorateurs des Hokazuka, peut-être aucun des deux.

C’était quel animal exactement ?

Tu finis par lui tendre un petit linge en guise de mouchoir. Si tu ne savais rien du clan Hokazuka, tu espérais tout de même qu’elle s’en remettrait. Une épreuve difficile à surmonter, en somme.
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Mer 14 Juil 2021 - 21:18
Les propos hasardeux de la Rose, assurément à cause de son état vaseux et de sa tristesse, trouvèrent l’affection de Miya qui la questionna sur son mal-être. Or, la soigneuse faisait fausse route en pensant que Togatta n’était pas parti de sa propre volonté. Peut-être était-ce la maladresse de ses explications entrecoupées de sanglots à peine retenus. Une bête sauvage, hormis cas exceptionnel, n’avait rien à faire dans un appartement au milieu d’un village shinobi. Son instinct naturel était plus fort qu’elle, un retour à la nature était inévitable pour qu’il soit épanoui. Et après tout, c’était tout ce qu’Arukisa lui souhaitait.

La kunoichi attrapa le mouchoir tendu par compassion de l’eisei-nin. Après un geste discret pour égoutter les quelques gouttelettes de larme qui glissaient encore autour de ses yeux, elle se tamponna le bout du nez.

- Merci. Elle eut un léger petit reniflement. Merci de m’écouter. Tu as l’air de toujours apparaître dès que je vais mal. Ajouta-t-elle en esquissant un début de sourire. Tu vas croire que je suis toujours une demoiselle en détresse. Finit-elle par dire en riant un peu de sa situation.

Une bourrasque s’éleva et souffla si fort que le mouchoir manque de lui échapper des mains. Ses cheveux virevoltèrent dans la brise tandis qu’elle s’empressa de ranger le linge dans sa poche.

- Togatta était un hérisson. Ce n’est pas vraiment courant comme compagnon de combat, mais je suis certaine qu’il aurait pu s’en sortir ! Enfin, je parle de lui comme s’il était disparu. Dit-elle en se rattrapant. Je me suis sûrement mal exprimée mais il est parti de son plein gré, j’en suis convaincu. Personne ne lui a fait du mal et il va bien. Il voulait seulement retrouver sa liberté et une vie de shinobi ne l’intéressait peut-être pas… C’est certainement mieux pour lui.

La Rose soupira, comme pour expulser cette mauvaise passe de son esprit. Il fallait tourner la page, continuer d’avancer. La tristesse faisait partie de la vie, mais se lamenter ne servait à rien. Elle devait regarder vers l’avant.

- En y repensant, je me demande si sa présence ne me permettait pas de combler un vide. Quelque chose qui puisse m’occuper, me changer les idées quand je ne suis pas au travail. En dehors de tes activités de shinobi, tu as des activités ? J’imagine que ton travail à l'hôpital doit déjà te prendre la majorité de ton temps. Qu’est-ce qui te permet de souffler ? D’oublier parfois tout ce quotidien mouvementé ?

La discussion tournait sur un sujet beaucoup plus profond et surtout plus joyeux. La vie de shinobi était remplie de responsabilités, d’horreurs et de stress. Chacun avait sa façon de décompresser et de revenir de temps en temps parmi le commun des mortels.

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Sam 11 Sep 2021 - 20:14
Etrangement, c’est quand tu rentrais de tes occupations que tu faisais des rencontres. Certainement parce que tu étais concentrée lorsque tu travaillais ou lorsque tu étais en mission, ne laissant pas de temps à la sociabilisation. C’était le cas avec Arukisa. Tu l’avais rencontrée la première fois lorsque tu rentrais de l’hôpital de Kiri, après une journée assez éprouvante. Là encore, tu croisas sa route alors que tu livrais des produits médicaux aux patients qui vivaient en dehors du village. Quelque part, tu te demandais si cela ne deviendrait pas une habitude maintenant. Un sourire qui ornait ton visage, tu lui répondis avec la plus grande des modesties.

Je dois avouer que cela m’étonne moi-même. Mais, si je peux t’aider, n’hésite pas.

Tu pouvais clairement discerner la détresse de ton interlocutrice. Elle avait eu le temps de s’attacher à son compagnon animal, peut-être même s’était-elle déjà projetée avec ce dernier dans sa vie de kunoichi. Peut-être avait-elle des projets qui l’impliquaient ou même des loisirs en commun qui lui permettait de souffler après une rude journée de ninja. Tout cela s’effondrait maintenant que le fameux hérisson s’était enfui.

J’imagine que, du fait de cette particularité, tu as dû t’y attacher encore plus ?... Il a pu te prévenir de son départ d’une quelconque manière au moins ?

Tu ne pouvais pas réellement te mettre à sa place puisque tu ne savais pas quel était le genre de lien que pouvait entretenir un Hokazuka avec son compagnon animal. Tu avais entendu dire des Inuzuka que leur acolyte canin était comme un membre de leur famille. Peut-être que c’était la même chose pour les Hokazuka. Ainsi, les voir s’en aller devait être particulièrement douloureux. Et c’est exactement ce que les prochaines paroles d’Arukisa t’avaient fait comprendre.

J’espère que tu pourras le revoir, en dehors d’un cadre shinobi. S’il est resté avec toi autant de temps, c’est qu’il doit aussi être attaché à toi.

Puis, elle te questionna sur tes occupations en dehors de ton poste à l’hôpital. Tu gardas ce même sourire, tu pensais directement à ta famille et leur dévotion auprès des civils de Kiri.

J’aide mes parents au dispensaire. Sinon, je lis. Je lisais déjà beaucoup mais depuis peu, je lis encore plus. Je m’intéresse depuis peu au Rentanjutsu et j’espère pouvoir le pratiquer un jour, pour complémenter mes aptitudes médicales.

L’art des préparations médicinales. Quelque chose qui t’était tombé dessus et qui avait su attiser ta curiosité.

Au final, je ne m’éloigne pas vraiment de mes occupations. Il faut croire que la médecine fait partie de moi.

Tu levas les yeux au ciel. C’était comme une tradition dans ta famille, une voie que tout le monde avait suivi. Personne dans tes ancêtres n’avait renié cela. Le soin et l’altruisme étaient comme inscrits dans vos gènes et quelque part, tu en étais fière. Et tu espérais que ton interlocutrice trouverait la sienne, que ce soit en tant qu’Hokazuka ou autre.
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Lun 4 Oct 2021 - 21:23
Une pointe de dépit dans le regard, Arukisa détourna ses pupilles avant de prendre quelques secondes pour répondre. Malgré les embûches, la résilience faisaient partie des qualités de la jônin. A quoi bon ressasser ce triste évènement, cela ne le ferait pas revenir. Après tout, elle n’avait visiblement pas de décision à prendre, pas de choix, il fallait avancer. Peu importe la douleur, il fallait la surmonter et avancer.

- Nos chemins se sont croisés, ils se recroiseront peut-être un jour. En attendant, je dois continuer ma route. Dit-elle en regardant au loin le paysage marin.

Les rafales de vent continuaient à marteler les flots de leur courroux. La houle claquait sur les rochers de la falaise, provoquant un sifflement à la fois lugubre et mélodieux. Cette atmosphère côtière pouvait faire fuir bon nombre de voyageurs, mais les kirijins en étaient accoutumés. L’archipel était parfois bien loin des îles paradisiaques que certains continentaux imaginaient. Le climat pouvait être doux et chaleureux, mais également imprévisible et capricieux. Tout comme les mizujins.

Rentanjutsu ? Les connaissances médicinales de la gladiatrice étaient limitées, mais son récent séjour à l’hôpital général l’avait mené à s’ouvrir un peu plus à ces arts qui comptaient de plus en plus d’adeptes. Kiri était une place forte de la médecine du Yuukan, si bien qu’un projet d’unité médicale d’élite devait voir le jour dans les semaines à venir. Grâce à son statut, Arukisa avait pu écouter les bruits de couloir concernant l’évolution de ce projet mené par son bienfaiteur, Aditya.
Ainsi Miya avait choisi la subtile et délicate manipulation des potions comme nouveaux hobbies. La Rose pensa instantanément à la jeune archère qu’elle avait rencontrée lors du tournoi amical organisé dans ce village loufoque. Une utilisation ingénieuse de ces mélanges herborifiques qui avait su la détourner de son sujet pendant quelques instants. Avec probablement seulement quelques plantes mais un grand savoir-faire, Imekanu avait surpris la kunoichi. Un frisson la parcourut en se remémorant les démangeaisons subies par ce nuage maudit.

- Je ne suis pas une spécialiste, mais tu as encore quelques années avant de t’éloigner de la médecine, il y a tant à apprendre ! Je n’ai jamais été attentive à ce domaine, je fais partie de celles qui profitent de vos services. Ajouta-t-elle en souriant et montrant son pied qu’elle leva aussitôt. D’ailleurs, tous les aspirants devraient recevoir des bases de médecine, non ? Tu ne penses pas que ce serait une bonne idée ? On a toujours besoin de soigner quelques bobos en mission. Dit-elle comme si elle venait de trouver l’idée du siècle.

En réalité, tous les shinobis n’avaient pas le talent nécessaire pour recevoir cet enseignement précis et méticuleux. La patience, l’empathie, la capacité à s’adapter mais aussi la créativité à un certain niveau étaient des qualités essentielles pour devenir un bon eisei-nin. Autant d’attributs qu’Arukisa possédait, hormis peut-être la patience. Disons qu’elle avait des limites variables.

- Tu as appris la médecine auprès de ta famille ? Qui t’enseigne le Rentan ? Je n’ai pas ça dans le sang mais depuis ma blessure, j’ai gardé dans un coin de ma tête l’idée de prendre quelques cours. Ce serait possible ? Le Rentan n’aurait pas sauvé mon pied mais il pourrait sauver quelqu’un d’autre un jour. Enfin...C’est ce que je me dis… Termina-t-elle en balbutiant, ne sachant pas réellement si son idée était judicieuse.

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Dim 16 Jan 2022 - 21:46
Par chance, tu n’avais jamais expérimenté l’abandon pour le moment. Sûrement parce qu’il n’y avait que les autres Takahashi dans ton cercle très proche et que vous ne vous étiez jamais séparés. Une famille unie, noyau solide qui portait le poids de votre héritage et les secrets qui se transmettaient de génération en génération. Même si ce n’était pas une capacité héréditaire comme celle des Yamanaka, votre talent curatif était quelque chose que vous cultiviez qu’entre vous. Pour autant, vous saviez que tout shinobi pouvait en théorie apprendre l’Iroujutsu mais vous aviez votre propre manière de l’apprendre, votre propre manière de l’utiliser et votre propre manière de la transmettre. Tu n’avais jamais été déçue, tu n’avais jamais eu envie de partir ou de rejeter tout cela. En revanche, tu pouvais te mettre à la place de ceux qui pouvaient vivre ce genre de choses. Arukisa et son compagnon animal était un bon exemple. En tout cas, tu comptais pas renier les capacités curatives de ta famille, déjà parce qu’elles te passionnaient mais aussi parce qu’elles étaient utiles et ce, que ce soit dans tes occupations à l’hôpital ou en tant que kunoichi.

C’est une bonne idée, en effet. Ma famille organise des ateliers en ville et à l’hôpital pour apprendre les gestes de premier secours aux intéressés, civils comme shinobis. Je ne sais pas s’il y a déjà des mesures plus spécifiques pour les shinobis à ce sujet, mais ça vaudrait le coup de se poser la question. Pour soigner quelques bobos en mission comme tu dis mais aussi pour maximiser les chances de survie d’un camarade grièvement blessé…

Tu pensais automatiquement au sabreur qui avait péri lors du réveil du Dieu de l’Eau et avec lequel tu avais partagé une mission qui s’était très bien passée, Jirô. Tu n’étais pas avec lui quand cela s’était produit mais tu savais que tout ceux qui étaient présents avaient fait leur maximum. Mais peut-être était-ce encore insuffisant ? Sans pour autant être découragée, tu savais qu’il y avait encore beaucoup de choses à découvrir dans le champ médical et tu étais bien décidée à pousser tes ambitions de recherche le plus loin possible.

Ma famille m’a tout appris et c’est ma grand-mère qui m’a initié au Rentanjutsu. Mais j’essaie de me débrouiller par moi-même pour ne pas trop la surcharger. Et oui je pense que c’est tout à fait possible. Le Rentan est l’art des préparations médicinales, il y a certes beaucoup de théories et de pratiques mais il n’y a pas à maitriser le chakra curatif. Et c’est pour ça que j’aimerais l’apprendre. Ça permettrait de donner des outils aux shinobis pour soigner les leurs, sans forcément avoir une formation médicale.

Un sourire sincère, savoir qu’Arukisa envisageait d’apprendre cette branche des soins faisait partie de tes objectifs : ouvrir la voie du médical à un maximum de personnes.

J’ai cru entendre que plusieurs Jonins du village s’étaient réunis pour parler d’une unité médicale. j’ai pu déjà m’entretenir avec certains d’entre eux. Peut-être que tu pourrais commencer par là ?

Si cette unité venait à voir le jour, tu en ferais probablement partie. Et peut-être que tu y retrouverais Arukisa, si la piste du Rentanjutsu l’intéressait toujours.
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Sam 22 Jan 2022 - 11:08
Arukisa avait l’impression que dans tout ce que Miya faisait, il y avait de l’empathie. La jeune kunoichi savait se mettre à la place d’autrui et identifiait très bien certaines problématiques que pouvaient rencontrer les shinobis sur le terrain. Il y avait trop de situations où les acteurs se trouvaient démunis devant une blessure qui pourrait être largement appréhendée avant l’arrivée d’un eisei-nin. Une courte formation médicale obligatoire pour chaque aspirant ne serait pas un luxe pour les apprentis passant par l’Académie. Cela pourrait même éveiller des vocations chez certains débutants. Le manque de shinobi manipulant le chakra curatif dans les différentes équipes était évident.

Le rentan semblait une solution intermédiaire plus accessible, d’après les mots de Miya. La possibilité de prodiguer des soins sans avoir besoin de chakra ouvrait beaucoup de portes. Ce don du ciel n’était maîtrisé que par une poignée d'individus, qui pour la plupart étaient en poste à l’hôpital et n'avaient pas le temps de se rendre sur le terrain. Là, ces préparations médicinales ne demandaient que du temps et du travail. Ce n’était certes pas donné à tous les shinobis, mais elles ne nécessitaient que des qualités morales à la base. La curiosité, la détermination et l’inventivité permettaient certainement de sublimer ce domaine par la suite.

- Ne pas avoir besoin du chakra curatif est un bon point pour moi. Je n’ai absolument aucun talent pour cela. Dit-elle sur un ton désespéré.

Pendant ses jeunes années de genins, la Rose avait pour habitude de participer activement à la vie du village en faisant du bénévolat pour différentes structures. De nombreuses fois elle s’était proposée à l’hôpital général, mais jamais elle ne réussit à prodiguer le moindre soin.

- Mais trouver des ingrédients et les mélanger entre eux, ça je sais faire ! Dit-elle en se reprenant. Bon, c’est un peu caricatural, mais tu saisis l’idée. C’est un peu comme de la cuisine, non ? Ajouta-t-elle en rigolant.

La gladiatrice comprit que Miya faisait référence aux projets de l’Han’en quand elle mentionna une unité d’élite. De par son grade, la Rose entendait beaucoup de bruits de couloir et avait eu connaissance de ce projet ambitieux qui placerait Kiri à la pointe de la recherche médicale. Aditya l’avait brièvement entretenue sur ses ambitions et elle avait personnellement reçu une invitation à l’inauguration des quartiers de ce futur trésor mizujine. Si la volonté d’initier les novices aux arts médicaux faisait partie des ambitions de l’Han’en, Arukisa ne manquerait pas de s’inscrire dès les premières sessions afin de rajouter une corde de plus à son arc.

- J’ai l’intention d’aller à l’inauguration, je me renseignerai. Dit-elle avant de sauter de son rocher. Je dois y aller, Misaki m’attend pour son entraînement. Merci pour cette courte discussion, on se verra sûrement à l’Han’en ! Finit-elle en levant le bras en signe d'au revoir.

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