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De la forge des arts martiaux [Metaru Hideko]

Shinkao Ryujin
Shinkao Ryujin

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Dim 13 Juin 2021 - 0:12
Metaru Hideko, c’est bien cela ?

Sous les soubresauts de la fraîche brise exaltée, silhouette se dessine sur les plateaux dédiés à l'entraînement, véritable tourbillon orangé aux teintes de l'automne. Le visage de la bête se profile, lève une arcade d’intrigue sur le faciès qui s’expose à lui, plutôt intéressé et curieux. Le fugace souvenir lui revient du cheminement de son pèlerinage, long parcours entamé après que le maître l’ai banni du temple … Un rêve onirique qui se superpose à la stature de la Metaru, Kunoichi observé depuis un temps au gré de ses venues en ces lieux. Elle aussi … Une artiste martiale ?

Shinkao Ryujin.

Les salutations classiques de ninja ne sont pas vraiment l'apanage de l’homme à la chevelure argentée, ce dernier effectuant plutôt une prose martiale correspondant à celle de son école et son style. Mains se joignent du revers, poussent paumes jointes des doigts vers l’extérieur, jambes s’avance, torse s’étire et revient dans sa droiture une fois les bras revenus, poings serrés sur le côté des hanches. L’ouverture de ses anciennes séances d'entraînements de groupes. Un salut respectueux chez eux, bien que non universel, ce serait sûrement reconnaissable d’un ninja engagé dans la voie du corps.

Cela fait un moment que je cherche de nouveaux styles, de nouveaux savoirs et de nouveaux artistes dans la voie du corps … Alors avoir accepté ma proposition …

Si aucune suite ne parvient de ses lèvres suite à la fin de cette introduction, l’expression du visage fait comprendre l’engouement face à ce geste, se revoyant arracher une à une les affiches de dojos. Tel un ermite, besogne en main, celui-ci a parcouru bien des ruelles, bien des recoins du village pour dénicher quelques fous désireux de se battre coûte que coûte. Mais visiblement, les ninjas cachent aussi leurs trésors imperceptibles. Alors au milieu de ce plateau, en un face à face de présentation alors que sa route l’a mené jusqu’à elle, l’être bestial commence à étendre son corps en une posture combative spéciale.


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… ne peut que me faire bouillir d’impatience. Alors … Prête ?


Crocs se dévoilant subitement, sourire étendu, inspiration relâchée, de gestes techniques souples et fluides, le guerrier se met en garde pour initier l’ouverture de ce duel. Goûter, explorer, prendre plaisir et surtout s’imprégner. Car telle est sa véritable nature myocarde pulsant désireux d’assimiler connaissances et puissance afin d’entrer dans le monde des Shinobis et peut-être un jour se hisser contre ces fameux Bijuu. Mais avant demeurent de nombreuses épreuves et obstacles, celle-ci en faisant sûrement partie.

Une rencontre sympathique ne tenant pas au hasard. Plusieurs jours déjà que son attention pèse sur elle et son style. Alors de fil en aiguille, les voici, face à face ...



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Metaru Hideko
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Dim 20 Juin 2021 - 15:45

Seule sur le terrain d’entraînement, en cette heure particulièrement matinale, Hideko s’entraînait sans relâche en vue de son combat contre Akagi. Une légère brise automnale soufflait, rafraichissant son corps échauffé par les efforts qu’elle produisait ; répétant encore et encore les mêmes mouvements de Taijutsu, elle peaufinait son art taillant son corps, bien que petit léger, pour l’art du corps à corps.
Hideko le savait : cette rencontre, avec Akagi lors du tournoi, allait être particulièrement difficile. Ce n’était pas simplement un combat pour remporter la victoire et ainsi passer en finale. Ce n’était pas simplement un combat contre un membre du clan Metaru, son clan, bien qu’elle se refusât toujours à l’accepter. Non, c’était un combat contre celui qui avait bouleversé sa vie. Contre celui qui avait bravé son interdit et s’était démené pour faire éclater la vérité.
Quelques jours à peine avant le tournoi, le conseil avait invité Hideko à une session extraordinaire. Là, elle put entendre leur version des faits concernant son enfance, son père, son passé. Tout naturellement, sa première réaction fut le choc, auquel avait suivi le refus. Le refus de cette vérité parallèle, complètement différente de la sienne. Le refus d’accepter que tout ce qu’elle croyait jusqu’alors n’était en fait qu’un mensonge. Pourtant, au fond d’elle-même, Hideko le savait : c’était son père le coupable et non pas la victime. La victime, les victimes, c’étaient elle, Aya et sa mère.
Sa quête de puissance l’avait amené à rencontrer Akagi et sa quête de la vérité l’avait mené à ce tournant.
Vêtue d’un haut en cuir, aux épaules dégagées et à un short court en tissu, Hideko frappait de toutes ses forces contre le mannequin en bois qui se dressait devant elle, éclatant le bois morceau par morceau jusqu’à le briser entièrement.
Les dents serrés, la colère se lisant sur son visage, elle continua et continuerait ainsi jusqu’à ce que le mannequin qui lui servait de défouloir ne soit complètement détruit sous ses coups, mais avant qu’elle n’y parvienne, elle fut interrompue par une voix masculine l’appelant.
Hideko se tourna, l’air agacé. Des gouttes de sueurs perlèrent sur son visage, jusqu’à atteindre son menton, d’où elle gouttèrent sur le sol. L’homme qui lui faisait face était torse nue, son torse sculpté par ses muscles saillants. Elle fixa cet étranger dans les yeux, puis observa son corps tout entier, cherchant à comprendre la raison de son intervention dans son entraînement.
Il se présenta sous le nom de Shinkao Ryujin, sans un seul mot de plus que son nom et son prénom. Ce fut alors qu’elle se rappela l’homme en question : un genin qui avait lui avait proposé de s’entraîner avec elle, proposition qu’elle avait acceptée. Hideko prit une posture moins méfiante, se détendant légèrement.

─ C’est donc vous… dit-elle, intéressée. Enchantée.

Il n’était pas rare pour deux genins de s’entraîner ensemble, mais la demande qui avait émané de cet individu l’avait néanmoins surprise. Une aura se dégageait de lui, une détermination qu’elle lisait chez peu de ses congénères. Une détermination qui brûlait en elle tel un brasier.

─ C’est avec plaisir. Lui répondit-elle à sa courte introduction.

Ainsi il la considérait comme une artiste ? Elle n’était pourtant, à son propre avis, rien de telle. Le Taijutsu n’était qu’un moyen de parvenir à sa quête de puissance, assoiffée de ce pouvoir qu’elle convoitait.
Ryujin ne s’attarda pas plus en bavardage et se mit en position en même temps qu’il l’a défia. Cette rencontre directe, sans aucune fioriture lui plut. Un sourire en coin apparut sur son visage, puis disparut aussitôt.

─ Vous ne perdez pas de temps. S’amusa-t-elle. Bien, commençons dans ce cas.

Hideko se plaça à 1 m de lui, se mit en garde, puis ouvrit les hostilités. Concentrant son chakra dans sa jambe droite, elle lui asséna à un coup très rapide sur sa cuisse gauche.



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Mer 23 Juin 2021 - 14:18
Silhouette féminine taillée dans la braise d’une forge ardente, aux atours d’une singularité guerrière peu observée parmi les Kunoichis. Alors que la posture martiale est adoptés du côté de la bête, sourire carnassier décroché, s’échangent des échos chez la jeune femme dont le faciés semble confirmer une complicité dans cet élan. Une exaltation que l'éphèbe apprécie, ne faisant guère de distinction entre homme ou femme dans sa voie. Pour lui, seul le combattant au fond importe.

Ses paroles éveillent assurément une cohésion intéressante chez lui, comme voyant en elle un adversaire de taille, notamment de ceux qui ne se perdent pas dans de longues tergiversations inutiles. Et ainsi la tension monte, Zéphyr venant caresser la chair dénudée du lion pulsant, les fins soubresauts de ses reliefs indiquant sa préparation spirituelle à cette confrontation. Car elle aussi se met en place, adopte sa prose martiale avant le top départ.

Je préfère découvrir les personnes plus directement que par de simples paroles … Et on dirait que j’ai trouvé …

Une personne du même acabit, là, au milieu de ces autres ninjas déployant leurs arcanes afin de s'entraîner eux aussi, de part et d’autres de la zone. Mais seul la présence en face l’intéresse, si bien que sa garde s’écarte très légèrement, comme sous l’adrénaline d’un top départ escompté. Les secondes défilent, infimes, le sablier s’écoule, grain par grain, jusqu’à ce que l’échange démarre. Rapidement, la Metaru porté à un mètre de lui débute par une première attaque pour le moins véloce. Surprenant …

Hoy … Rapide !

Oui, cela n’a rien d’un coup normal puisque son pied arrive plus vite qu’à la normal en visant directement à le surprendre sur ses appuis. De quoi parfaitement éveiller les instincts de l’adepte du style Shibura qui concentre son regard, arcades froncées. D’une maigre inspiration suivie d’une expression embrasée, l'éphèbe vient réaliser une parade explosive à l’aide de sa jambe droite visée, la relevant tout aussi rapidement pour s’opposer à cet assaut. Une petite explosion couvre son extrémité pour contrer le pied de la Metaru sans même entrer directement contact physique avec ce dernier.

Pourtant, le mouvement ne s’arrête pas là. En effet, d’une parade réalisée avec un petit élan d’impulsion acrobatique, il enchaîne alors dans la continuité une vriller sur lui-même, du même style acrobatique et fluide pour prendre une légère hauteur en tournoyant sur lui même et dans la continuité, asséner sur le flanc droit de la jeune femme une de ses propres frappes au corps à corps. Suite à la vrille, c’est ainsi sa jambe droite qui vient de toute sa longueur et de sa façade extérieur emporter le côté droit de sa partenaire d'entraînement, du moins essayer de par l’explosion couplé à la frappe. Saurait-elle reprendre le cours de la partie ? Cela ne faisait que commencer.


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Dim 27 Juin 2021 - 16:56

Ryujin, tel le combattant expérimenté qu’il paraissait être, réagit instantanément à son attaque. Le guerrier leva sa jambe droite aussi vite que Hideko n’avait levé la sienne et para sans aucune difficulté son attaque. Les bandages et nombreuses marques qui recouvraient son corps étaient les signes avant-coureur de la détermination dont il faisait preuve lors de ses entraînements, cette même détermination qui l’habitait, elle aussi. Elle l’avait ressentit et elle ressentait d’autant plus maintenant qu’elle échangeait des coups avec lui. Ryujin était de ceux qui n’abandonnaient jamais.
Ce qui l’avait surpris, plus encore que cette défense efficace et rapide, fut la sensation de sa jambe entrant en contact avec celle de Ryujin. Ce fut comme si elle heurta une surface solide, mais celle-ci ne ressembla en rien à celle d’une autre jambe. A la fois plus résistante, mais aussi, beaucoup plus instantanée. Une sensation étrange qu’elle n’avait jamais ressentie auparavant.
Dans la continuation de sa parade, Ryujin s’éleva dans les airs, sautant en l’air en dessinant une vrille afin de décocher un puissant coup de pied tournant. Hideko, profitant de sa petite taille, se baissa en arrière afin d’esquiver ce premier assaut. L’attaque de son adversaire passa au-dessus d’elle, le mouvement d’air provoqué fouetta ses cheveux qui, de part leur inertie, restèrent sur le chemin. Hideko put alors voir, l’espace d’une seconde, une explosion jaillir de la jambe de Ryujin, comme si ce dernier avait accroché un parchemin explosif à sa jambe, mais sans en subir le moindre dommage colatéral.
Hideko, de part son entrée tardive et sa formation rapide restait inexpérimenté et de nombreuses pouvoirs, Kekkei Genkai ou autres, lui étaient inconnues. Celui de Ryujin en fit parti. Elle devait donc redoubler de prudence jusqu’à parvenir à comprendre ou à se souvenir du pouvoir dont usait son adversaire pour se battre.
Ainsi baissée, Hideko reprit son équilibre en posant un bras au sol. Puis elle pivota sur le côté, faisant face à son adversaire et lui décocha un puissant coup de pied, avec le bol du pied visant ses hanches, de la même intensité que celui qu’il venait lui-même de lui asséner. Puis, continuant dans son mouvement, sans perdre une seule seconde de vue Ryujin, elle enchaîna, dans la continuité de son attaque, par un autre coup de pied à la hanche, mais elle arrêta cette attaque afin de frapper sur son flan, feintant ainsi son adversaire afin de le surprendre et de faire mouche.


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Mer 30 Juin 2021 - 17:21
Mots dérobés, tirades transformées en de simples formalités évasives filant au gré du zéphyr. De hargne et de passion, voici un ballet qui s’engage depuis le corps pulsant de l'éphèbe épris en une vrille furieuse avant que la lionne d'ébène ne s'exécute de sa propre agilité féline. Vive créature, celle-ci défait entièrement l’élan de son bourreau qui termine son coup de pied rotatif et l’explosion dans le vide, regard légèrement abaissé pour admirer cette esquive. De quoi lui tirer un sourire certain, crocs dévoilés mais tout autant surpris.

Car sans se faire attendre, la fameuse Hideko associe ingénieusement sa posture défensive à une reprise brutale épris d’un quasi mimétisme étonnant. Un peu comme si son style répondait au sien malgré leurs différences, du même plan d’attaque trouvant un écho sur leur jeu de jambes. De quoi décrocher un sourire certain sur les lèvres de Ryujin, comme exalté d’entamer une communication ne nécessitant plus tant de mots que d’échanges de coups. Explorer, voir ce qu’elle cache et lui réserve au fil des réponses successives prenant l’allure d’une discussion onirique.

De combativité à combativité.

S’annonce alors l’heure de la riposte en cet instant de flottement, les iris de l’artiste martial reprenant un certain sérieux avant d’opposer deux de ses mains, paumes jointes l’une à l’autre face à ce coup de pied. Une parade de niveau supérieur comparé aux précédentes, basé sur le même principe mais honorant cette fois la puissance de cette frappe, toujours en y apposant ces fameuses explosions méconnues à Kumo. Du moins, de ce que lui a révélé son parcours actuel à travers les autres ninjas affrontés.

Cependant, la Metaru ne s’arrête pas là, mieux, assouvie davantage le zèle et la curiosité de son partenaire d'entraînement. Ayant bloqué ce premier coup, d’un air légèrement malin, ce dernier s’apprête à riposter à l'enchaînement s’en suivant alors que subitement, la frappe change d’objectif ; Feinte habile qui effectivement surprend et prend le dessus sur le fauve. Un point pour elle. Sans pouvoir réellement y réagir, l’homme tente tant bien que mal d’y opposer son coude replié sur son flanc et le corps légèrement courbé sur le côté, s’y prenant le coup de pied.

Rictus s'opère sur ses lèvres, torse se laisse traîner légèrement sur le côté opposé de la frappe sous la force, jambe contre bras, jambe étant plus puissante. Coude et bras retombent, d’un spasme provisoire précédant la douleur et les conséquences de cette touche. Mais se rendre compte de cette réussite décoche un sourire complice chez l'éphèbe, l’air de féliciter sa partenaire d’un simple regard.

Jolie feinte, tu m’as eu … Agile comme une lionne et aussi brutal que l’acier. J’aime.

De nouveaux styles, de nouvelles techniques d’écoles différentes. Exactement ce qui lui est nécessaire dans sa quête et ce qui motive chacune de ses batailles. Ses codes et mœurs, un peu différentes de celles de Shinobis, commencent peu à peu à s’imprégner sur ce que représente la Metaru à ses yeux. Mais peu à peu, son regard s'avère plus affuté, moins léger et bien plus concentré. Sa main blessée pend pour l’instant nonchalamment, alors que la salve d’adrénaline reprend d’un coup.

Je ne suis pas du genre à faire dans les formalités. Tu peux me tutoyer.

Et plus ça va, plus ils apprennent à se connaître. Du moins de son côté, étant plus apte à s’imprégner d’une personne par sa gestuelle, son attitude, son tempérament. Ainsi pris de confiance sur le niveau de son partenaire d'entraînement, Ryujin entame un combo spécifique pour passer au niveau supérieur. Une quantité impressionnante de chakra commence alors à se condenser au niveau de sa main, de cette affinité qu’il ne dévoile pas souvent. Une main recouvert d’un pouvoir impressionnant capable de transpercer bien des choses. Bien sûr, le pugiliste aguerri sait se retenir en cas de danger, ceci n’étant pas un cadre mortel. Mais elle semble être de cette trempe.

Passons au niveau supérieur ...

Cette lueur électrique accompagne alors un enchaînement de trois coups d’une rapidité au-delà de la normale, en trois temps, visant d’abord le haut du corps, puis une des jambes avant de revenir sur le troisième coup frapper une de ses épaules.



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Jeu 1 Juil 2021 - 16:39

Son coup de pied latéral fut cueilli par les mains de Ryujin qui, dans un mouvement parfaitement maîtrisé, réceptionna sa jambe comme l’on pourrait réceptionner une lame, les deux mains en forme d’entonnoir afin de la saisir et de la stopper dans son mouvement. A nouveau, Hideko put ressentir cette sensation étrange, comme un coussin d’air qui bloqua la puissance de son attaque avant qu’elle n’ait pu faire mouche.
Sa deuxième attaque, contrairement à la première, parvint à surprendre Ryujin, mais le guerrier ne se laisserait pas avoir aussi facilement. Le pied de Hideko vint se heurter au coude de son adversaire qui, dans un mouvement vif, parvint à protéger son flan. Cette fois-ci, ni sensation bizarre ou geste étrange, mais une défense simple, purement instinctive, qui en disait long sur l’expérience du combat rapproché de Ryujin.
Il lui était supérieur en l’art du taijutsu, ça ne faisait aucun doute.
Loin de se satisfaire de cet aveu d’échec, Hideko ne se laissa aucunement décourager. Il l’avait quémander pour un duel digne de ce nom et elle lui donnerait donc un, quelques soient les conséquences. Pourtant, Hideko devint soudainement fébrile. Le monstre tapis dans l’ombre, cette colère incontrôlable, cette rage de tout dévorer, réapparut. Comme dans tout affrontement, son sang bouillonnait et elle n’avait de cesse que de chercher à obtenir la victoire. En se battant ainsi uniquement au corps à corps, Hideko jouait le jeu de son adversaire, un jeu dans laquelle toute sa hargne ne pouvait pas totalement s’exprimer, un jeu qui la frustrait et cette frustration n’avait de cesse d’appeler au sang.
Les compliments de Ryujin ne trouvèrent aucune réponse, tant Hideko était concentrée afin de garder le contrôle d’elle-même et parer ses assauts répétés. Aussi, il l’invita à le tutoyer, proximité dont elle n’avait guère l’habitude face aux inconnus, mais l’était-il encore alors que cet échange avait déjà débuté depuis quelques minutes ? La seule chose dont elle était certaine, c’était que Ryujin aimait discuter pendant les combats, mais Hideko maîtrisait encore trop peu celui du taijutsu pour pouvoir se permettre un tel luxe.
Soudain, le rythme changea. Ryujin concentra son chakra dans sa main, un chakra qui prit la forme d’éclairs la recouvrant, puis asséna un premier coup au niveau de son torse. Instinctivement, Hideko fit un quart de tour, contractant tous les muscles de son corps pour l’éviter. Ce premier assaut fut si rapide et puissant qui, s’il avait fait mouche, aurait signé la fin du combat. Loin d’en rester là, il visa tour à tour ses jambes et son épaule gauche. Une seconde fois, Hideko concentra son chakra pour esquiver son attaque, levant sa jambe droite, esquissant par la même occasion un début d’attaque. Ce second coup passa si près de sa peau qu’elle put ressentir toute la puissance qui se dégageait de ce gant de foudre, mais esquiver éternellement ne la mènerait à rien d’autre qu’à la défaite.
Alors que la troisième attaque de Ryujin fonça vers son épaule gauche, elle continua dans son et décocha de sa jambe droite un puissant coup de pied, à nouveau dirigé vers le flan de son adversaire. S’il désirait la toucher, alors les deux feraient mouches. Surtout, la victoire valait tous le sang nécessaire pour être obtenue.



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Ven 2 Juil 2021 - 12:37
Acculer l’adversaire, le forcer à recourir à des méthodes différentes pour réagir à ses assauts. Si l’expert des arcanes explosifs s’est toujours targué de pouvoir les utiliser d’un naturel sans pareil, le recours à la foudre quant à lui demeurait encore récent et spécifique parmi son répertoire. Plus fin et moins brutal comme style parmi celles enseignées au temple, elle incarnait davantage l’instinct froid et meurtrier du prédateur humain et non animal. Difficile de savoir pour lui si cela correspond à ses préceptes … Mais ne manque pas de révéler une part de son être.

Car si l'entraînement implique de la légèreté et la volonté de ne pas tuer un allié, il n’en est rien contre de véritables ennemis.

C’est ainsi l’éclair qui lui parcourt le regard un instant alors que ses attaques d’une rapidité admirable fusent sur l’impératrice du fer, bien évidemment prêt à s’arrêter en cas de danger. Il essaye, expérimente, voit ce que ce genre d'enchaînement peut donner en situation réelle. Heureusement, la hardiesse de la Shinobi l’emporte, lui permettant d'esquiver d’une rapidité équivalente les coups qui lui sont portés. Et encore, cela ne s’arrête pas là. Car quand son corps, d’une inclinaison en chaine issue de la vrille de l’ensemble de sa musculature le place en externe face à la rotation la jeune femme, la regard de Ryujin se détourne un instant pour voir arriver un coup de pied directement sur son flanc, comme celui de tout à l’heure.

Tch !

Rictus d’urgence, arcades froncés, ce dernier n’a pas le temps de recourir à une parade au vue de sa position et ne voit d’autre choix que de réaliser un bond en arrière pour prendre de la distance et laisser passer sa jambe. Jambe qui passe de par le bond à la lisère de son abdomen, d’un corps se courbant pour laisser passer la dangereuse offensive. Admirable puissance qui fit revenir ses iris dans les pupilles de sa partenaire d'entraînement, comme complice d’une bataille éveillant en lui toute l’adrénaline nécessaire.

Elle vient de passer l’épreuve de force avec brio. Plus ça va et plus celle-ci gagne une certaine estime au fond de la bête.

Mais sans attendre s’annonce le temps de la contre attaque sans quitter ce domaine de prédilection, d’un échange concentré sur le corps à corps. Plus tard en serait peut-être d’une rencontre orientée sur d’autres spécialités. Alors, d’un mouvement fluide Ryujin s’élance en un combo en deux temps, d’un balayage en premier pour tenter de la fauchée au niveau des pieds par le biais d’une explosion et son onde de choc, avant de, selon la situation, s’élancer de trois coups rapides identiques à celle de toutes à l’heures, juste disposés différemment.




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Lun 5 Juil 2021 - 11:37

Tandis que son pied s’approchait du flan de Ryujin, la main de ce dernier s’avançait bien plus rapidement de l’épaule de Hideko, mais alors qu’il allait la frapper, son attaque amplifiée par ce gant de foudre qu’il avait créé, il ne se passa rien. Hideko, qui avait déjà anticipé la douleur et les dommages que son épaule subirait, ne ressentit rien. Aucune douleur, aucune goutte de sang : Ryujin s’était arrêté juste avant l’impact.
Ryujin se retint ainsi de blesser sa partenaire de combat, puis face à la menace qu’avait permis le sacrifice de Hideko, il prit la décision de bondir en arrière, évitant ainsi de peu de se faire toucher.
Tout cela ne fit qu’enrager toujours plus Hideko.
Peu importait le nombre de coup qu’elle pouvait prendre, peu importait les blessures qu’elle devait encaisser, mais elle ne pouvait supporter que son ennemi ne la prenne en pitié et ne se retienne pour ne pas la blesser.
Son visage, auparavant marqué par la concentration, commença à se tendre de cette colère qui grandissait toujours plus.
Hideko profita de l’esquive de Ryujin, seul temps mort depuis le début de ce combat acharné, pour faire appel à son armure. Il n’aurait ainsi plus aucune raison de se retenir, plus aucune raison d’avoir pitié d’elle.
Ses mains formèrent un seul mudras et de tous les pores de son corps jaillit du métal liquide, qui, s’extirpant des entrailles de ses vêtements, vinrent les recouvrir et former une somptueuse armure, toute faîte de noir.
Plastron, Heaume, épaulière, toutes les pièces se formèrent simultanément, recouvrant l’entièreté de son corps. Sa crinière blanche ressortit de l’arrière de son casque, courant sur le dos de cette armure aussi noire que la plus sombre des nuits. Seul ses yeux bleus, telles deux perles bleues et sa chevelure ne permettait de deviner que Hideko se cachait derrière cette silhouette menaçante.
Cette armure-là ne ressemblait rien à celles des guerriers de l’époque qui était bien souvent légère et ne protégeaient que grossièrement son porteur. Seuls les riches nobles pouvaient se permettre de réelles armures protectrices, les riches nobles et les Metaru.
Alors que sa technique se terminait tout juste, Ryujin relança l’assaut. Il se baissa, puis donna un puissant coup de pied circulaire menaçant de la faire tomber, qui lui rappela aussitôt la technique d’Ikari. Hideko s’ancra solidement sur ses appuis, elle se baissa à son tour, afin d’abaisser son centre de gravité et encaissa le choc sans broncher. Ryujin continua son attaque, mais cette fois-ci, Hideko ne chercha pas à s’en protéger et contre-attaqua, comme elle l’avait fait avec son coup de pied, pendant l’enchaînement de Ryujin, faisant pleuvoir coups de pieds et de poings sur son flanc droit.

─ Ne vous retenez donc pas ! Lui cria-t-elle, l’incitant à donner son maximum.



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Mar 6 Juil 2021 - 18:11
Si tout défile sans temps mort à une vitesse impressionnante, Ryujin ne peut guère rater l’expression du visage adopté par la Metaru au moment de s’arrêter et esquiver ce dernier coup perçant. La même expression adoptée et sensation ressentie face à son propre maître désireux de l’empêcher d’affronter les créatures légendaires, voyant aussi en ses yeux de la pitié, une façon de le sous-estimer et ne pas le voir digne d’une telle chose.

Sur le moment, le fauve aux instincts subitement dissimulés sous une observation particulière s’arrête dans son zèle bien que l'enchaînement se poursuit, remarquant précisément comment elle se protège de ces petits tours de passe passe. Peu à peu, sous le joug de ses iris sanguins, l’impératrice incarne réellement les atours de cette métaphore de par une armure d’acier aux formes pour le moins singulières et impressionnantes. Clairement, cela n’a rien à avoir avec une simple technique.

Il y voyait davantage, sa rage, sa personnalité, la fureur qui sommeille en elle en dépit de ses apparences maîtrisées. Car si pour de simples shinobis les techniques peuvent paraître formelles et anodines, les formes qu’elles adoptent contiennent leur part d’identité aux yeux de l’artiste martial. Tout comme les différents styles de son propre domaine. Et c’est par ce biais que l’on apprend à se connaître dans son temple.

Ni déstabilisé, ni inquiété par ses assauts, la Kunoïchi semble même enhardie au dépit d’un vouvoiement toujours présent, comme si sa personnalité souhaitait demeurer distante tout en exposant des ressentiment plus humains. Un subtile mélange étrange. Elle reprend l’ascendant pour se lancer dans une joute plus directe, sans même temporiser. Cette armure … Mais pas seulement. Une idée émerge dans l’esprit de notre mais il lui faut avant conclure cette petite passe d’arme d’un bond en arrière pour totalement se dégager de cette proximité. Enfin pas tant de suite, la laissant quand même s’approcher de l'enchaînement naturel.

Ne vous retenez donc pas !

Une phrase retenue plusieurs secondes durant qui lui fit changer d’expression, bien plus sérieux et moins bestial. Ses iris détourent d’un élan mécanique l’ensemble de cette armure, ne s’étant volontairement pas trop éloigné de son bond pour revenir d’à peine quelques pas, presque visage contre visage. Du corps à corps, de ses talents, il en a eu assez. Mais de la qualité de cet acier, l’homme y toque du revers de la main au niveau de l’épaule comme si le combat vient de se décontenancer d’un coup, tâtant de sa résistance.

Ne te méprends pas. Je ne me suis pas retenue dans ce sens. Même si j’en ai l’air, ce n’est simplement pas mon objectif … Ce que je veux … C’est me mesurer à ces fameuses créatures gigantesques. Blesser ou tuer des ninjas ne m’intéresse pas à moins que ce ne soit une menace pour Kaminari. Par contre ...

En effet, sa hargne du combat prend parfois l’allure d’un défi envers les ninjas. Mais son objectif est d’une nature différente. Alors son regard croise de nouveau la lueur azurée des pupilles de son interlocutrice mais d’un air différent, plus froid, mais aussi plus en confiance.

Cette armure et cet acier des Metaru … Je veux voir ce que ça vaut.

Et sans plus laisser de doute, file d’une charge vers l'arrière pour prendre de la distance, en reprenant encore de ses pas et donne à la guerrière ce qu’elle souhaite. L’élan de duel s’étouffe peu à peu au profit de la curiosité. Elle a déjà prouvé ce qu’elle vaut au corps à corps direct. Mais là, ce qu’il lui réserve est autre chose, pusiqu’à priori les capacités Bakuhatsu ne sont pas très populaires dans ce village.

Je vais te montrer ce que tu veux. Montre moi ce que vaut cette allure effrayante.

Nouveau sourire mais moins taquin et plus direct. De hargne à hargne, comme de cette rage ressentie en elle. Car lui aussi en est fervent. Posture spéciale s'opère chez le Bakuhatsu, quantité de chakra s’accumule et s’incarne en une lueur étrange d’éclater en une prose martial suivit d’une explosion majeure. Explosion suivit de plusieurs autres, arcades froncés et regard de braise, il décide même de recourir à son bras blessé pour montrer à Hideko que son acte de tout à l’heure n’a pas été ce genre de retenue.


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SHIRUBĀ STYLE … EARTH'S ROARING KI !!!


Surgit alors une tempête d’onde de choc terrible, entremêlés, enchevêtrés, rebondissant l’un à l’autre alors que la bête prend même temps d’en déclarer le nom entier. De quoi faire vrombir le sol de quelques craquelures, simples symboles visuels de l'exécution de la technique. Une de ses ultimes créations au niveau de ses capacités héréditaires.


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Jeu 8 Juil 2021 - 11:54

Sur ces mots, l’expression de Ryujin changea du tout au tout. Ce visage guerrier, enivré par le combat affichât un air bien plus sérieux, comme si toute cette excitation qui l’habitait jusqu’alors avait soudainement disparu. L’avait-elle piqué au vif ?
D’un de ces mouvement habile dont il avait maintes fois prouvé la maîtrise, il esquiva son attaque d’un puissant bond en arrière, donnant à ce combat un second temps mort. Son regard se posa longuement sur l’armure de Hideko, la scrutant sous tous les angles, comme fasciné par cette coquille de fer qu’elle s’était forgée alors que le duel battait son plein.
Quand ses pieds foulèrent à nouveau le sol, il s’exprima et expliqua qu’il ne s’était pas retenu parce qu’elle était faible, mais parce que son objectif, son désir le plus profond était de se mesurer à de fameuses gigantesques créatures. Parlait-il donc des invocations telles que Bakeneko ? Non, ce devait être plus. Parlait-il en ces mots des dieux ? Voilà donc la raison pour laquelle se battait Ryujin ?
Un homme qui vivait et se battait pour se mesurer aux êtres les plus puissants du Yuukan, en cela, lui et Hideko n’étaient pas si différents, car pour elle aussi, sa quête de puissance n’avait pas de limite et ne saurait être rassasié jusqu’à être devenue la plus puissante, pas seulement des shinobis, mais du monde tout entier.
L’allégeance de Ryujin à Kaminari n’était cependant pas à remettre en doute, comme en témoignait ses propos, contrairement à elle. Leurs regards se croisèrent à nouveau, tandis que Ryujin avait fini d’inspecter cette armure qui l’intéressait tant, cette armure dont il voulait tester la résistance et qui éveillait ses instincts de guerrier.
Le combat prit une toute autre tournure, la difficulté montant encore d’un cran afin d’atteindre son paroxysme. Ryujin chargea et Hideko comprit aussitôt ce qu’il allait faire. Tandis qu’elle concentra son chakra dans ses membres, renforçant ainsi son métal afin de le rendre le plus résistant possible, Ryujin l’appela à montrer ce qu’elle valait vraiment, tout comme il s’apprêtait à le faire.

─ J’y compte bien ! Lui cria-t-elle en guise de réponse.

Puis le premier coup arriva, suivit d’un second, puis d’une pluie de coup si puissants, si forts que Hideko avait l’impression d’être martelé par une masse, mais elle tint bon. De cette main qui lui assénait toutes ces attaques, Hideko y répliqua à chaque fois, parant chaque offensive par un mouvement maîtrisé avec son métal renforcé.
Quand la tempête prit fin, Hideko ne resta pas inactive et tenta une dernière contre-attaque, ultime baroud d’honneur contre cet adversaire redoutable.




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Sam 10 Juil 2021 - 15:36
Ce déchainement ne représente même plus une réelle offensive dans le sens véritable du terme. Certe, le summum de son talent se déverse littéralement sur la jeune femme et son armure, mais en dépit de la fureur de ces ondes de chocs, la nouvelle attitude de Ryujin demeure. Car la bête s’est défoulée, les pulsions et l’adrénaline évacués en cette composition pour désormais laisser place au chasseur froid et incisif, plus profond et observateur. Ses iris ne quittent pas un instant l’armure investit des parades de l’impératrice quant à ces coups infernaux qui pleuvent sur elle.

L’armure résiste, l’acier demeure bien que affaiblit et la Metaru en ressort. Elle n’a ni peur de l’inconnu ni se faire blesser, ni n’agit comme un ninja. Du moins, pas totalement, de cette infime fibre perçue chez elle qui intrigue la bête. Si de par son esprit combatif, à peine ressorti d’un chaos, la guerrière reprend l’élan d’un ultime coup de pied, on peut voir dans le regard de l’homme que le combat en tant que tel est terminé. Son bras blessé plus gravement encore gît inerte, volontairement relâché pour ne pas aggraver l’état.

Sa silhouette ne fait qu’esquiver, presque désintéressée de cet aspect déjà exploré entre eux, sans pour autant avoir parcouru une grande distance. Juste de quoi s’être placé à côté, et pendant que le coup de pied se termine, demeurant une petite seconde figé en l’air, vient attraper de sa main le tibia d’Hideko mais sans aucune intention dans sa poigne, signe de la fin du combat en lui-même.

Sa poigne n’en est pas vraiment une. Simple pinceau de sa nature instinctive et impulsive, débarrassé des codes sociaux usuels pour un tempérament plus sensoriel, plus dans le ressenti direct. Et c’est ainsi, que de cette position de prose martial, que ses iris toisent de nouveau la Kunoichi dans sa posture et précisément son armure, de sa qualité en dépit des coups encaissés.

Jolie armure. Et je ne parle pas que de sa résistance.

Silhouette non loin l’une de l’autre dans cette position croisée, l’artiste martial en évoque aussi la forme et l’allure que cela lui donne. Mais aussi ce que son apparence véhicule. Puis sur ces mots, la poigne évasive lâche prise, se tournant plus concrètement vers la Metaru.

Tu es forte … Très forte.

Alors son regard croise directement le sien, plus dur qu’à l’accoutumé, mais pas agressif. Plutôt profondément curieux.

Mais t’es pas comme l’autre Metaru toi. Pas comme Akagi que j’ai affronté y’a pas si longtemps.

Et ce qui paraît dans sa remarque s’incarne en l’inverse d’un reproche de par son intonation et son aura naturel. Car comme un animal, ce dernier sonde sans passer par les fioritures de la société, plus regardant sur le comportement personnel que celle apparent. Comme cette réaction face à son attaque stoppé et aux expressions qu’elle dégaga au moment de son arrivée tout à l’heure.

Y’a quelque chose d’aussi menaçant que l’allure de ton armure mais au fond de toi. Un peu comme un volcan. Je ne sais pas encore ce que c’est, hmm … Mais rassure-toi, ce n’est pas pour me déplaire.

Il pointe brièvement du doigts pour illustrer ses propos en désignant son cœur sans s’approcher spécialement de sa silhouette. Elle ne comprendra peut-être pas cela ou peut-être que si. Mais lui aussi est mué par ce genre de chose, l’assumant complètement de par sa façon d’avoir grandi. Proche de la nature, en dehors du système militaire, s’inpirant pour son style des différents tempéraments de la nature et de ses éléments. Terre, feu, foudre, eau, vent, d’où le nom donné aux diverses techniques du style Shiruba.

Et ainsi va de sa compréhension des combattants croisés sur son chemin.




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Mer 14 Juil 2021 - 17:08

Alors qu’elle utilisait ses dernières forces dans cet ultime assaut, elle vit dans le regard de Ryujin que pour lui, le combat était déjà terminé. Il esquiva d’un mouvement simple, basique, l’attaque de Hideko, puis il continua de contrer son coup en repoussant son tibia afin de l’éloigner. L’un de ses bras semblait le faire souffrir : il pendait inerte sur le côté, comme vidé de toute vie ; celui-là même avec lequel il avait paré les assauts répétés de Hideko. Était-elle finalement parvenu à le toucher ? Il semblait que oui et cette idée la ravissait.
Ryujin s’attarda à nouveau sur cette armure et la complimenta ; cet objet qui avait éveillé son intérêt et qui l’avait poussé à montrer toute sa puissance, à ne faire preuve d’aucune retenue. Cet objet qui avait permis à Hideko d’obtenir le vrai combat qu’elle désirait tant.
Grâce à ça, elle avait su obtenir la reconnaissance de son adversaire : il lui dit qu’elle était forte, très forte et ce compliment la toucha réellement, car lui-même était un adversaire digne de se nom. Ryujin n’était pas de ces genins, fiers et imbus d’eux-mêmes, mais incapable de montrer quelque compétence que ce soit en combat ou en mission. Non, Ryujin étaient de deux qui étaient fiers d’eux-mêmes, mais dont la fierté n’était pas mal placé.
Elle était forte et quelqu’un d’autre, quelqu’un de valeur, le reconnaissait. Était-ce la première fois ? La première fois que quelqu’un reconnaissait sa puissance, sans crainte, sans jalousie, sans tristesse ? Oui, il semblait bien.
Soudain vint le nom de Akagi, parachuté dans la discussion. Ainsi tous deux s’étaient déjà affronté et rencontré... Akagi… L’homme qu’elle aurait peut-être à affronter au tour suivant, celui contre qui elle devrait se battre, se battre pour remporter la victoire. Celui qui lui avait permis d’apprendre la vérité sur son passé. Celui qui l’avait accompagné, malgré ses refus incessants, depuis le début.
Pour sûr, les deux Metaru ne se ressemblaient aucunement. Ni leur caractère, ni même la façon d’utiliser leur pouvoir héréditaire, tout différait.

─ Akagi et moi n’avons rien en commun, si ce n’est nos origines. Lui répondit-elle, comme une manière de se justifier et ce bien que cette remarque n’eût aucunement sonné comme un reproche.

Car contrairement à tous les autres, Ryujin appréciait cette flamme qui brillait de mille feux en elle. Ce brasier qui ne demandait qu’à se déchaîner et consumer. Aussi, quand il l’a compara à un volcan, se dessina sur son visage un sourire.

─ Un volcan… On peut dire ça oui. Lui répondit-elle, l’air amusée.

D’un seul signe, Hideko fit disparaître son armure. Le métal fut comme absorbé par son corps, jusqu’à disparaître complètement, laissant réapparaître ses vêtements en parfait état. Puis elle prit quelques secondes pour reprendre son souffle après ce combat acharné qu’ils avaient mené, avant de continuer.

─ Vous aussi, vous aimez le combat, n’est-ce pas ? Vous n’êtes pas comme les autres shinobis que j’ai croisé. Non, vous aimez vous battre.

Ce besoin de se déchaîner, de déchaîner cette rage enfoui au fond de soi. Poursuivre un objectif lointain, une chose puissante, quelque soit sa forme, de la combattre et de remporter sa victoire. Ce besoin de se prouver à soi-même et au monde que l’on existe, que l’on est puissant.
Se besoin, pour elle, de se sentir enfin en sécurité.

« Et vos techniques sont impressionnantes, surtout votre dernier coup, mais quel est ce pouvoir dont vous usez ? »

Car il lui avait semblé que Ryujin avait littéralement usé d’explosions pour combattre, mais cela se pouvait-il vraiment ?

« Veuillez m’excuser pour mon ignorance, mais je ne suis rentré dans l’armée qu’il y a peu et je n’ai pas non plus reçu une éducation militaire. »

Hideko était destinée à devenir une femme, se marier, avoir des enfants, rien de plus. Une destinée dont le sort l’avait délivrée et une liberté qu’elle s’acharnait maintenant à croquer à pleine dent et à protéger, coûte que coûte.


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Ven 16 Juil 2021 - 21:28
Bien que non exposé, Ryujin s’étonne à la façon dont elle assume et confirme la différence qui existe entre eux, Akagi et sa personne, sans vouloir insister plus. De l’extérieur, la notion de clan lui a toujours semblé trop fermé, pensant que les membres en son sein se ressembleraient beaucoup en bien des points, presque sectaires. Du moins, comparé à son temple et les siens qui fonctionnent davantage sur le concept de famille aux capacités et origines issues de tout part. Mais peu de temps après, son visage sérieux s’apaise un peu, relâchant lui aussi la pression du combat pour adopter un sourire en coin quand la jeune femme avoue correspondre à son intuition.

Contrairement aux autres ninjas, cette rencontre lui parait moins expéditive malgré la fin du combat lui-même, surement à cause de ce tempérament enfoui en Hideko qui le rend curieux. Une sensation bien étrange alors que ses iris ne la quittent pas, comme devant un paradoxe entre deux énergies opposées en son être. Mais de par ses prouesses et la brutalité de son style de combat, la Metaru gagne d’abord le mérite d’assouvir sa propre curiosité, de ces questions que la bête prend en considération, à commencer par son excentricité dans le paysage ambiant du village.

Tu as vu juste. J’aime me battre, peut-être plus que tout au monde. Car contrairement aux autres Shinobi, me battre n’est ni mon devoir, ni mon métier. C’est ma voie, la façon dont je m’exprime, dont mon être s’exprime. Ce par quoi je suis guidé.

Et cette fois, pour illustrer son propos tout en rebondissant sur son geste précédent, il pointe alors du pouce son propre torse, la position de son cœur. Un écho au volcan désigné chez elle.

Tel un orage explosif.

Sourire plus complice, crocs dévoilés, de cette désignation qui baigne son être. Incessant, frénétique, d’apparence chaotique, ce tempérament lui correspond sûrement le mieux. L’homme reprend cependant une posture plus droite, expression reflétant la réflexion sur la suite mais surtout un détail quant à la dernière phrase de l’impératrice d’acier.

Ne t’excuse pas. Pas besoin de ça avec moi, ni de me vouvoyer d’ailleurs. Je t’aime bien. Et puis, ça ne fait pas longtemps pour moi aussi.

Son bras valide se lève alors peu à peu, son dextre passe par derrière sa propre chevelure, regard filant sur le côté vers le décor comme pour prendre un temps avant de lui évoquer son histoire avec le temple.

A vrai dire, je suis plus un guerrier qu’un ninja. Je viens du temple Shibura, à Besho, d’où provient mon style. Nous ne sommes pas tous des combattants, certains ne sont que des hommes en quête de spiritualité ou de personnes ne pouvant se loger. Ma vie a ainsi été dédiée aux arts martiaux, la nature, sa compréhension et la philosophie de nos ancêtres.

Ses yeux reviennent alors sur elle, souvenirs de son maître et son départ du temple ayant défilé dans son esprit sans l’évoquer de suite.

Ce que tu as vu là sont des explosions, un peu comme ce qui est fourni dans l’équipement basique. Sauf que je peux en faire à ma guise, dans la forme que je veux, de la taille que je veux, purement destructrice ou dans des formes plus maîtrisées comme les ondes de choc, tant que c’est depuis mon corps. C’est ce à quoi tu as assisté en dernier. Un peu comme du vent compact mais sans en être. Je t’en montrerai davantage à l’occasion, si tu le souhaites.

Beaucoup d’informations, beaucoup de réponses en peu de temps. Mais cela montre en un sens qu’il la respecte, plus encore, que sa personne commence à l’apprécier en un sens. Un sujet de discussion pour le moment orienté vers lui, éveillant peu à peu la curiosité inverse logique et surtout, d’une information qui contrairement à son parcours, lui parait plus étrange transposé à la jeune femme. Du moins, de sa déclaration.

Et c’est avec ce pouvoir que je compte confronter un de ces Bijuus un jour, quitte à avoir été viré de mon temple. Longue histoire.

L'anecdote est lâchée, volontairement réduite pour rebondir sur ce qui l'intéresse vraiment.

Je te renvoie la balle. Tu m’as dit ne pas avoir reçu d’éducation militaire. Pourtant tu m’as l’air capable d’en balayer plus d'un comme de vulgaires insectes … Surtout si j’en crois ce bras.

Malgré la douleur, Ryujin lui montre la zone de la blessure en question, d’un air amusé.

Alors, qu’est ce qui a donc amené une jeune Metaru à devenir une telle combattante si ce n’est le métier de ninja ? Ne pas avoir froid aux yeux, vouer une telle hargne dans la confrontation et retenir ce volcan qui sommeille en toi … Ce n’est pas donné au premier venu s'engageant dans une armée. Tu as l’air d’avoir développé ta puissance indépendamment. Comme quand je t’ai vu ici, seule à t’entrainer, tôt le matin. Quel objectif t'as donc forgé ainsi ?

Oui, en dépit de ses doutes et du fait de ne pas encore la connaître totalement, une partie de son comportement lui intime une forme de contrainte par rapport à ce tempérament. Surement la vie au sein de ce village, nimbés de codes et règles sociaux moins présents dans le temple et la nature.

Ne t’en fais pas. Ce qui m’intéresse ce ne sont pas les apparences, mais ce qui t’anime vraiment.

Tout dans son dernier regard et son intonation incarne cette aisance naturelle dont dispose la bête, muée d’une aura différente contrairement à ses confrères. Il ne juge pas, pas comme eux ni leurs codes surtout.
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Lun 19 Juil 2021 - 17:02

Deux êtres qui vivaient et s’exprimaient par le combat, voilà donc une rencontre qui ne cessait d’attiser l’intérêt de Hideko. Tous deux parlaient la même langue, dans un monde qui jusqu’à maintenant lui avait paru si différent, si éloigné de ce qu’elle était, de ce à quoi elle aspirait. Cependant, un point les différenciait tout de même : Ryujin avait une raison de se battre, un objectif suprême qui lui faisait défaut. Car au fond, tel était le dilemme qui ne cessait de la tourmenter : elle voulait se battre, devenir puissante, mais pourquoi ? Pour conserver cette liberté qui était sienne ? Etait-ce seulement une raison suffisante ? Une quête assez grande pour justifier tant de passion ? La question que lui avait posée Raizen, à son premier jour à l’académie lors de leur première rencontre, raisonnait toujours plus fort dans son esprit. Elle se rappelait à elle, telle une ombre qui ne la quittait jamais, qui ne pouvait physiquement pas la quitter.
Pourquoi. Pourquoi combattre ? Pourquoi en avait-elle tant besoin ?
Si elle désirait ne pas se perdre sur cette route parsemée d’embuches, Hideko aurait besoin d’une justification à cette faim qui la caractérisait.
En ce jour, comme en tous les autres, elle se battait pour devenir plus forte, pour se sentir protégée, bien que parfaitement conscience du vice qu’elle nourrissait ainsi, mais à l’inverse des autres jours, elle venait de rencontrer là quelqu’un qui la comprenait et ne rejetait pas.
Ryujin avoua avoir lui aussi rejoint les rangs de l’armée il y a peu. Aussi, il l’invita à la tutoyer, une proximité qu’elle évitait toujours avec les inconnus, ce à quoi elle répondit avec un sourire sincère.

─ Tutoyons-nous dans ce cas. Dit-elle avec malice.

Puis il lui raconta venir d’un temple portant le nom de Shibura, dans la ville de Besho, à l’ouest du pays. Jamais encore elle n’avait eu la chance d’y aller, c’était même l’une des dernières grandes villes qui lui était inconnue, au-delà de ce qu’elle avait pu lire à son propos. Là-bas, il vivait une vie monacale, une vie de moine combattant : dédié à la méditation et au combat.
Hideko l’écouta sans l’interrompre parler ainsi de cette nature, de ces ancêtres et de ces arts martiaux qui nourrissait son corps et son esprit.
Voilà donc pourquoi lui aussi s’exprimait par le combat.
Puis Ryujin expliqua ce pouvoir qui était sien, ce pouvoir qu’elle n’avait su identifier seule : l’art de contrôler les explosions. Surprise de découvrir, ou plutôt redécouvrir qu’une telle maîtrise était possible, elle écouta avec attention ses explications, les illustrant grâce à ce combat que tous deux venaient de partager.

─ Voilà un pouvoir qui me semble bien puissant, aussi puissant que dangereux. Lui dit-elle, pensive.

Un pouvoir qui lui permettrait un jour de confronter les dieux. Etait-ce seulement possible ? Oui, les histoires d’hommes et de femmes assez puissants pour confronter ces entités existaient et bien que toujours enrobées de folklores, elles ne pouvaient au fond qu’être vraies. Cependant, cet objectif l’avait amené à se faire renvoyer de son temple. Etait-ce contre les règles que les moines devaient suivre ? Contre leurs préceptes ? Ignare en la matière, il lui était difficile de concevoir en quoi consistait leurs façon de vivre, au-delà de ce qu’elle avait pu voir à quelques rares occasions durant son adolescences. Fille de marchand d’armes, rares étaient les moines qui venaient dans leur échoppe afin de faire des emplettes.
Etait-il amer de ce renvoi ? Ou considérait-il cela comme une opportunité ? Elle ne pouvait cesser de faire le parallèle avec son histoire qui, même si elle était bien plus tragique, lui avait permis de vivre sa vie selon son bon vouloir, un luxe rare en cette époque.

─ Pourquoi est-ce que je me bats ? Se répéta-t-elle à voix haute. Je me bats pour devenir puissante. Je me bats pour devenir plus forte. C’est tout.

C’était là l’unique réponse qu’elle pouvait lui donner, mais tandis qu’elle ne savait pas dans quel but elle le faisait, elle pouvait lui expliquer qu’elle en était l’origine. D’abord hésitante, les derniers mots de Ryujin, qui l’encourageait à s’exprimer et à ne pas se cantonner aux réponses d’apparats auxquelles elle se limitait, la mirent à l’aise. Debout à côté de son camarade d’arme, elle l’invita à la suivre dans une marche longeant le bord du lac.
Il était toujours toujours plus simple de parler en marchant.

─ Je n’ai pas d’objectif précis, par encore. Je veux juste devenir puissante afin de ne plus jamais avoir à courber l’échine. Afin de protéger cette liberté que j’ai aujourd’hui.

Ses paroles, évasives, n’auraient probablement guères de sens pour Ryujin. Aussi, elle savait qu’elle devait en dire plus pour qu’il puisse comprendre, vraiment comprendre.

« Il y a deux ans de ça à peine, je vivais encore dans un village, situé entre Teitetsu et Kumo, près du lac. Et mon père… »

Elle hésita un instant avant de continuer, car par la force de l’habitude, elle voulut dire que sa famille et lui avaient été chassé, alors que la dure réalité était toute autre et cette réalité, bien que difficile à accepter, ne saurait être niée.

« Non, mieux vaut que je reprenne depuis le début. »

Hideko s’interrompit un instant, ordonnant ses paroles, canalisant le flot de ses émotions, avant de recommencer.

« Je viens d’une famille de marchands d’armes, comme bien souvent dans le clan Metaru. Mes parents sont originaires de Shitaderu et mon père, en particulier, du clan. Quand je suis né nous vivions au village, mais il s’est rapidement montré particulièrement violent, envers moi et ma famille. »

Les nombreuses cicatrices qui recouvraient son dos se rappelèrent à elles, telles des marques au fer rouge qui la ramenaient inévitablement dans ces années de souffrances et de pleurs.

« Le clan a voulu intervenir, mais mon père a réussi à fuir. Puis nous avons déménagé maintes fois, changeant de lieu afin de ne pas être retrouvés, toujours sur ordre de mon père. Puis un jour, alors que nous nous rendions à Matshu afin de faire affaire, nous avons été attaqués, mes parents, ma petite sœur et moi. »

Elle se tut un instant, dans un silence qui se fit pesant, avant de reprendre.

« Mes parents sont morts et ma petite sœur a été capturée. Quant à moi, j’ai été grièvement blessée. Aya a finalement été retrouvée et secourue. Je suis resté plus d’un an à l’hôpital avant de pouvoir remarcher, vivre à nouveau et dès ma sortie, j’ai intégré les rangs de l’armée. »

C’était là une question de survie. Son histoire, racontée avec maladresse, était en réalité bien plus sombre qu’elle n’osait l’avouer, mais rien ne servait d’en dire plus. Son ton, froid comme le métal en hiver, trahissait bien assez les souffrances de ce passé révolu.

« Et depuis je me bats pour devenir plus puissante, pour que jamais plus quelqu’un comme mon père ne puisse lever impunément la main sur moi. Je me bats pour rester libre et je me bats pour protéger ma petite sœur. »

Voilà donc ce qui l’avait forgé : non pas la quête d’un objectif, mais l’expérience d’une vie.
Rares étaient les occasions où Hideko parlait ainsi de son passé, de son histoire : seul Akagi était au courant de tout cela, seul Akagi avait vu les traumatismes que son corps avait subi, ces marques de martinet, de barres de fer incandescentes qui, à jamais gravées dans sa peau, faisaient maintenant parties d’elle. Etait-ce parce que Ryujin lui semblait être comme elle ? Car enfin elle avait trouvé une personne, autre que ses caracals, à qui elle sentait pouvoir se confier ? Etait-ce à cause de l'ivresse du combat ? De la fatigue des coups échangés ?
En dire autant sur son histoire lui procura un profond sentiment de faiblesse. Une faiblesse que son corps, se recroquevillant sur lui-même, alors que tous deux marchaient toujours le long du lac, trahissait honteusement. Face à la faiblesse, la flamme qui l’animait se mit à redoubler d’intensité et dans un réflexe presque brutal, elle reprit sa posture, droite, fière, déterminée.
La faiblesse ne pouvait mener qu’à la mort, une mort dont elle avait déjà croisée le chemin une fois.


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Mar 20 Juil 2021 - 12:52
Enfin. Le carcan qui se libère, la barrière entre eux diminue afin de laisser place à une Metaru plus sereine et plus à l’aise. Le genre d'atmosphère que notre homme préfère, assez peu enclin au vouvoiement et aux formalités de par la froideur que cela instaure être les gens, les êtres. Mieux, sa partenaire l’invite à changer un peu d’air en allant marcher le long du lac, élan suivit sans contrainte, prenant même le temps d’une petite pause spirituelle contemplative.

Ce dernier demeure cependant surpris au fond de lui, du moins de par sa première déclaration aux allures trop simplistes par rapport à ce qu’elle lui a présenté. Devenir puissante ? Cela, la bête n’en doute pas, les deux partageant cette ambition naturelle émanant directement de leur personne. Mais il en attend plus, davantage sur l'énergie qui la porte ou en tout cas l’a porté sur ce chemin, cette chose qui pulse chez les gens comme eux. Alors son attention se dédie entièrement à elle et son récit, regard jonglant entre le reflet de l’eau et sa silhouette, afin d’en remarquer chaque infime réaction.

Aux yeux de l'éphèbe, le décor paraît tout d’un coup fondre en un paysage onirique avant de ne devenir que la fresque animée de cette histoire incarnée en des personnages fantasques. Les teintes et les couleurs de la nature coulent et se mélangent pour former un nouveau théâtre, représentation de l’imaginaire de Ryujin et sa façon de sentir les choses. Le reflet de l’eau, lac aux légers soubresauts devient pour ses iris le reflet de cette vie emplie de chaos et de contraintes.

Là, la petite fille que représente Hideko à cette époque, la vie de marchand d’arme, les bruits du marteau et de l’enclume, de la forge, des étales de forgerons, les parents imaginés selon la morphologie de la jeune femme. Décors jonglant entre idylle et ténèbres, modelés et animés au gré des détails apportés par ses paroles. Il peut voir les contours de cette figure paternelle grandir et devenir presque démoniaque, tel un prédateur, ou plutôt celle d’un homme horrible venant apposer ses chaînes et griffes sur une enfant sans défense. Et le poing valide de Ryujin se sert, le regard devient un instant froid et meurtrier, de celui qu’on ne pouvait dompter.

Il se voit là, prêt à éradiquer ce paternel, ce genre de personne et d’acte dont l’horreur éveille toute sa hargne et sa rage. Mais sa stature demeure étrangement stoïque, maîtrisé, contrairement à une personne qui s’élancerait en un élan de compassion banale. Car ce n’est pas ce qui traverse son esprit, pas ce que la réalité de la vie est. Ce genre de choses … Ces balafres, ce passé, ça ne passe pas, ne guérit pas en tant que tel. Et surtout, lorsque ses iris reviennent un instant sur Hideko, l'élément qui attire son attention est tout autre.

Formes et couleurs, ombres et lumières continuent de se battre dans cette représentation onirique de cette histoire, observant la petite fille être assaillie de souffrances, de manipulations, d’insécurité, de solitude aussi. Chacun de ses éléments adopte une incarnation propre, grandit et bouge autour d’elle pour tenter de la contenir en cette prison sans issue, de réprimer ce qui sommeille au fond de ce cœur, ce qui a été éveillé. Cette vision ne lui inspire pas sa faiblesse ni sa peur … Non … Comme dit au début de ce combat ... Agile comme une lionne et aussi brutal que l’acier. Alors que la faiblesse paraît, alors que au fil de son récit paraît un moment où sa silhouette se recroqueville, Ryujin s’éprend d’un instant de flottement dans sa réflexion et son ressenti.

Il y voit la lionne, la volonté de cette petite fille qui s'exprime encore en dépit de cette armure, de cet acier qui représente seulement les armes forgées avec le temps. Sa droiture, sa fierté. Voici donc ce qui l’a intrigué tout à l’heure.

Tu as vécu une histoire terrible ...

Déclaration factuelle, sans véritable compassion, peut-être déstabilisant au premier abord. Ou moins conventionnel. Il se doute bien que ce n’est pas simple et s'avère même assez curieux pour en apprendre plus encore. Mais là, une autre idée sommeille en lui avant cela.

Je comprends mieux certaines choses. Cependant … Je ne suis pas désolé pour toi.

Un affront ? Moqueur ? Non, si dans la forme des paroles cela parait ainsi, l’intonation et le contexte en décrit l’inverse opposé. Car il s'adresse à celle qui est en quête de puissance, tout en assumant la cruauté réelle de son histoire. Cela montre un désir de ne pas prendre en pitié son vécu et sa personne. Pas de son contexte, avant d’avoir vu quelque chose de précis.

Tu me rappelles quelque chose que j’ai observé tout au long de ma vie dans le temple, au sujet de la nature. Si nous vivons proche de celle-ci, nous en sommes aussi les gardiens, en quelque sorte. Et comme partout dans le monde, Kaminari ses braconniers et de ces gens qui domptent les animaux pour divertir la population. Encore très jeune, j’ai eu l’occasion d’observer ce genre d’acte, de près, de très près.

Pour l’instant, la comparaison s'avère sûrement encore abstraite à ses yeux. Bien normal, cependant ce qui s’y cache demeure fondamental.

Des animaux injustement arrachés à la nature, leur habitat et leur vie normale pour être altérés et asservis par l’homme. C’est un fait, certes. Mais le plus étonnant dans cela, c’est quand j’ai vu des animaux si grands et si forts qu’un ou deux de leurs coups, griffes et morsures auraient suffit à tuer littéralement ces hommes, ou arracher les liens qui les tenaient. De simples civils ou de simples pieux attachés à des cordes, les privant de leur liberté. C’est alors que j’ai compris.

Il prit un instant de pause pour séparer l’explication de la conclusion.

Se battre n’est pas quelque chose de bon ou mauvais, c’est instinctif, c’est en nous, même si l’humain n’aime pas trop cela. Mais chez ces êtres, non seulement il avait été réprimé … Mais ces êtres n’avaient plus conscience de leur forme ni force. Ce n’est qu’en les libérant, en leur donnant de nouveau la conscience de leur puissance qu’ils parvenaient de nouveau à exprimer ce qu’ils sont.

Tout comme elle, lui aussi déteste tout ce qui le limite, l'enchaîne, l’empêche d’exister comme ce dernier le souhaite. En particulier par la force et le fait d’être capable de faire les choses. Une forme d’ivresse lorsque l’on parvient à le libérer et y faire confiance, qu’importe l’avis des autres. Mais le rapport avec cet exemple ? Il compte le lui montrer, de cette main qui vient toucher l’avant bras d’Hideko pour lui intimer d’arrêter sa marche. Alors, la silhouette de Ryujin continue un peu, de sorte à se tourner et se retrouve en face à face, devant le lac, comme ce fut le cas au début du combat tout à l’heure.

Ainsi … À force d’être contraint par l’extérieur, notamment l’homme, on peut devenir autre chose à l'intérieur. Plus faible que ce que l’on est. Mais toi … Tu es l’inverse de cela.

Et le regard de la bête change, de pose sur la jeune femme mais comme étant en train d’observer au fond la petite fille de l’époque.

Tu n’avais pas la forme et la force, physiquement, mais à l’intérieur … La conscience que tu as de toi est plus grande et plus forte que ce que tu étais.

Le volcan, cette partie plus terrifiante que l’allure de son armure. Voici donc la contradiction avec cet acier froid et cette allure droite et rigide. Ce qu’elle lui a montré jusque là représente les outils pour se battre et devenir plus puissante. Mais peut-être pas encore celle qui se bat, la vraie personne qui se bat et la pousse à ça. Il ne sait pas vraiment pourquoi la Metaru se bat précisément, en dehors de raisons encore théoriques à son sens. Pourtant, lui vient l’intuition de voir d’abord la cause avant la raison.

Montre-moi.

Il défait subitement son équipement basique de ninja, le balance sur le côté, abandonnant Kunaï, Shuriken, fumigène et tout le paquetage. Défait son bandeau sur son épaule, le jettant aussi à côté. Ce qu’il cherche ? La part d’Hideko qui s’est libérée à un moment donné, la personne qui à l'époque n’a pas pu physiquement se défaire de ses chaînes mais dont la volonté et la hargne semble pourtant bien plus imposante que cette forme enfantine imaginée.

Pas d’arme, pas de chakra, pas de technique, pas de stratégie ninja. Seulement les poings. Tu n’avais rien de tout ça à l’époque.

Du moins, une petite partie mais pas assez puissante. Ni des ninjas, ni des militaires. Il l’invite à faire de même et d’un geste de la main, à venir l’attaquer, tel une baston de bar.

Fait ce que tu veux. Attaque moi, déchaîne toi, ne réfléchis pas. Je ne me défendrai que si nécessaire. Nous ne sommes plus des ninjas. Je me fou du résultat, ce n’est plus la force que je veux voir, mais qui se bat. Ce n’est pas la Metaru que je veux voir.

Proposition déroutante, sûrement étrange, très impulsive tout comme le début de cette rencontre. La fatigue et l’ivresse du combat toujours présent demeure propice au laisser aller, à lâcher un peu prise sur les codes de la société, tout comme l’aura dégagé par Ryujin de par son excentricité. Avec ou sans hésitation, de la façon souhaitée, Hideko a le choix, mais surtout l’opportunité qui n’arrivera surement pas deux fois. Pour lui donner la preuve de cette part de folie en cet instant, l’homme tourne le regard aux alentours sur le terrain d'entraînement qui sera encore vide un moment. Il se met même à crier de sorte à se faire entendre de toute cette zone, vociférant des paroles se moquant des gradés avec un léger humour.

Il n’y a personne. Et y’en aura pas avant un moment. Amène toi.

Si la mise en scène et la proposition s'avère si soudaine et surtout pleine de provocation, c’est que cette part bestiale qui anime une personne ne se fait pas par la raison ni par la réflexion. Plutôt avec une dose de liberté et d’actes irraisonnés, seulement portés par l’envie ou la pulsion. Tout comme quand il se bat. Le genre de chose que l’on ne peut réaliser en société sans avoir sur soi le jugement des autres, car c’est une partie que l’on cherche à contenir pour convenir aux autres.

De son histoire, Ryujin a remarqué qu’en dépit d’avoir été sauvé de son ravisseur, d’être dans le village et son armée, de ne plus avoir de raisons de se lancer spécialement dans cette quête, une part d’Hideko la pousse encore. Pourquoi ne pas simplement se ranger, adopter une vie calme et loin de la torture, sous la protection d’un village ? Selon son ressentie, c’est la lionne en elle, cette petite fille attendant le jour de sa libération qui la pousse encore et représente toute cette énergie. Et celle qui arrive à voir une puissance plus grande encore qu’est sa forme actuelle.

Tu peux même me tuer. Je m’en fou. Ne réfléchis pas.

Permission potentiellement choquante, mais le propos désigne plutôt la possibilité de briser les limites. Pour, si elle le désire, libérer sans honte tout ce que les autres n’aiment pas voir. Et surtout, à quel point avec lui, aucune règle ne s’applique, un moment rappelant sûrement cette petite fenêtre via la mort de ses parents d’avoir enfin pu reprendre en main sa vie. Se défouler sur un arbre ou un poteau d'entraînement est une chose, mais insuffisante. Ce n’est pas un objet inanimé qui l’a enchaîné … Mais bel et bien un humain.
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Lun 26 Juil 2021 - 18:57

Une mort qu’elle croiserait tôt ou tard, plus tôt que tard, étant donné ce chemin qu’elle avait décidé d’emprunter. Car il ne faisait aucun doute que la vie d’un ninja était bien souvent courte et qu’elle pouvait se terminer aussi brutalement qu’il l’avait mené, mais toute vie ne devait-elle pas s’arrêter un jour ? Tout être vivant, hormis les dieux, était soumis aux affres du temps. En devenant ainsi shinobi, en empruntant la voie qui la mènerait vers le combat, vers la souffrance, Hideko avait ainsi pleinement embrassé son passé, qu’elle s’évertuait à transformer en une force motrice, telle la flamme faisait mouvoir son être. Ce feu, tant qu’il existerait, saurait la prémunir des dangers. Surtout, en devenant puissante, en s’exposant ainsi à ces risques, si elle survivait, elle en ressortirait grandie, plus puissante, jusqu’à ce qu’un jour, elle soit assez forte pour ne plus jamais à craindre que quelqu’un en vienne mettre un point final à son histoire.
Hideko ressentit une puissante vague naître en elle, une vague qui l’envahit, progressant le long de ses membres, jusqu’à ce que tout entière elle ait été entraînée. Tout son être vibra à la prise de conscience qu’en cet instant, elle avait laissé paraître une faille, une brèche qui la mettait en danger, elle et ses profondes blessures. Son esprit, marqué pas d’innombrables sévices tout comme l’était son corps, releva le bouclier, dans une réaction immédiate dont les racines plongeaient au plus profond d’elle, dans son instinct de survie.
Tandis qu’elle se reprenait, son attention se reconcentra sur Ryujin qui, en son statut de combattant, de guerrier puissant dont elle avait pu estimer la valeur lors de ce combat, représentait inévitablement une menace ; tel le prédateur devenu proie l’espace d’une seconde et qui cherchait maintenant à regagner le statut qui était sien. Sur un ton grave, il s’exprima sur la terrible histoire qu’elle venait de lui raconter. Pourtant, elle ne ressentait à son égard aucune pitié, aucune chaleur dans ses propos. Etait-ce une simple formalité dont il se contentait là, ou une marque de respect en son honneur ? Quoi qu’il en soit, Hideko se sentait mal à l’aise, un sentiment qu’elle tenta de refouler au plus profond d’elle-même, nourrie par cette flamme protectrice qui tentait de le consumer. A ce malaise s’en suivit la stupéfaction, une stupéfaction marquée sur son visage alors qu’elle se stoppa nette, les yeux rivés sur cette silhouette qui la dépassait.

─ Comment ça il n’était pas désolé pour elle ? Que voulait-il dire ?

Son ton n’était pas moqueur, bien au contraire, il se voulait entraînant, puissant, tel un compliment qui, maladroitement amené, faisait l’effet d’une baffe plutôt que d’une caresse. Cette blessure commença à se muer en colère, une colère qui s’apaisa quand elle comprit où voulait en venir Ruijin. Sa pensée, intrinsèquement liée à une sorte d’ordre naturel des choses expliquait son comportement comme une force intérieur que la vie, son père, avait bridé dès son plus jeune âge. Une force qui, maintenant libérée, avait pu grandir et s’épanouir. Etait-ce après tout si différent de la façon dont elle se représentait cette histoire ? Ces fameuses chaînes qu’elle imaginait rompues et dont elle craignait le retour ? Non, c’était exactement la même chose. Sa nature profonde était celle d’un animal indomptable, un prédateur comme ces caracals qui étaient ses camarades. Peut-être même que son attirance pour eux était liée à sa nature profonde ?
Alors que cet idée germait dans son esprit, elle fut à nouveau prise au dépourvu par Ryujin.

─ Te montrer quoi ? Lui demanda-t-elle, alors qu’il commença à se délester de son équipement ninja.

Que cherchait-il ? Que voulait-il ? Elle n’avait effectivement ni chakra, ni technique à cette époque ? Bien qu’elle avait bel et bien des armes, étant donné qu’elle les forgeait avec son père, puis elle comprit : Ryujin la défiait de libérer cette bête qui était en elle. Elle comprit qu’il l’encourageait ainsi à montrer sa vraie nature, sans faire appel à sa raison, carcan déjà fragile dont elle craignait chaque fissure.

─ Non, je… balbutia-t-elle, réticente à accepter cette proposition.

Pourtant, tout au fond d’elle, cette bête sauvage appelait à la bataille et au sang. Tout au fond d’elle, elle ressentit ce monstre tapis dans l’ombre, ces flammes qui menaçaient toujours de la consumer, ce brasier qu’elle s’évertuait à contrôler, sans jamais y parvenir. Face à elle, Ryujin adoptait une attitude provocatrice, menaçante, une attitude qui ne fit que nourrir d’avantage son envie de se défendre, de le battre, de le battre jusqu’au sang, mais cette folie qui était sienne resta sous contrôle.
Ryujin continua encore et encore à la provoquer. Il l’invita à se donner, à se lâcher, à briser les barrières qu’elle s’était imposée, que la société lui avait imposée. La bête qui était en lui appelait la sienne, tel deux prédateurs cherchant à dominer l’autre, à l’écraser. A cette sensation s’en suivit une vision, un souvenir passé, de ce jour où Yahiko avait défié son père pour la libérer. Ce jour où elle avait défendu son tortionnaire, chassant de ce fait son bienfaiteur et ce souvenir l’ulcéra. Sa rage prit possession d’elle et tout son être raisonna, répondant à la provocation de Ryujin, à ce duel, à cette offre qu’il lui faisait. Une ombre passa sur son visage, ses traits se renfermèrent, son agressivité s’afficha.
Hideko s’approcha, d’un pas lent, d’une danse prédatrice qu’on aurait pu voir chez l’un de ces caracals, lorsqu’ils s’affrontaient entre eux. Son corps oscilla de gauche à droite, se grandissant pour paraître plus menaçant, puis elle serra le poing ; elle le serra de toutes ses forces et elle décocha un coup puissant au niveau de ses côtes. Un coup, puis un second. Elle hurla, elle hurla de toutes ses forces et le battu et à chaque coup qu’elle lui assénait, Ryujin répliquait. Pas une seule fois ils ne tentèrent de parer, pas une seule fois ils n’essayèrent d’esquiver. Dans la folie du combat qui était la leur, ils se frappèrent jusqu’au sang comme ils s’étaient échangés les mots, sans fioritures, sans mise en garde. Ses poings lui faisaient mal, ses poings qui s’étaient recouverts de sang, sa peau ayant éclaté sous ses assauts répétés, laissant ses chairs à nues, mais cette douleur, loin de la stopper, ne fit que l’enivrer davantage. Cette souffrance qu’elle subissait des autres était maintenant sienne. Elle la dominait, elle la procurait ; elle n’en était plus victime, mais le déclencheur. La folie avait toujours été sienne. Elle tirait son origine de toutes ses souffrances passées et en ce jour, elle s’afficha ouvertement pour la première fois.
Ce pugilat continua ainsi plusieurs minutes, jusqu’à ce que leurs corps respectifs soient couverts de bleus et de sang, puis tous les deux chutèrent en arrière, exténués.
Tout son corps la fit souffrir, alors que ses poumons eux aussi meurtris cherchaient l’air avec grande peine. Son regard, fatigué, affichait toujours cette colère inépuisable. Sa tenue gorgée de sang pesait lourd sur ses épaules, une tenue dont elle se débarrassa, laissant apparaître la bande de tissu qui recouvrait sa poitrine ainsi que ses cicatrices, horribles, affreuses, qui recouvraient son torse et son dos. Des cicatrices dont, en cet instant et pour la première fois de sa vie, elle n’avait pas honte.
Hideko se laissa tomber en arrière, amortit par l’herbe qui recouvrait le rivage, sans un mot. Les yeux rivés vers le ciel, elle laissa son esprit s’éteindre, s’offrant pour la première fois un instant de paix.


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Grand merci à Zenjirō pour cette magnifique signature !
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