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Gladiateur, amour et complicité [Background/CS2]

Metaru Akagi
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Mer 16 Juin 2021 - 21:55
RENCONTRE HIVERNAL
Hiver 192


Les flocons ne cessaient de tomber en cet hiver cent quatre-vingt-douze. Les majestueuses montagnes surplombant Kumo se nappaient des couleurs de cette saison de fin d’année. Ce voile blanc réfléchissant le soleil, éblouissait Akagi alors qu’il suivait son père dans l’une de ses ascensions quotidiennes pour trouver du minerai rare dans les méandres des galeries s’enfonçant dans le cœur de la montagne. Le vent s’était levé alors que les deux Metarus gravissaient la pente vers l’entrée des galeries repérées quelques jours plus tôt par Kintaro. Soulevant avec lui la neige déjà présente sur les flancs de la montage et apportant la morsure cinglante du froid sur le visage des fils du fers.

L’ascension continuait cependant sans broncher, arrivant sur un plateau Akagi entendit son père ronchonner à propos d’un chemin obstrué et lui demanda de l’attendre le temps qu’il fasse un peu de reconnaissance. A dix huit ans Akagi avait depuis longtemps appris qu’argumenter avec sa figure paternelle lors de ses escapades minières ne servait à rien. Le Metaru vieillissant gardait ses habitudes comme si son fils avait encore la dizaine d’année. Cela importait peu, le jeune homme appréciait le temps passé avec son père désormais et les connaissances qu’il lui distillait sur l’art de la forge étaient devenues précieuses. Là où quelques années auparavant il ne laissait place qu’à la rancœur face à l’apprentissage à rallonge de son père l’empêchant d’intégrer l’académie. Il attendit donc sans broncher posant son regard candide çà et là sur la beauté de la nature.

Contemplant le paysage, une couleur plus chaude sur le côté gauche du plateau attira son attention, la corniche semblait continuer derrière la montagne et le rayonnement d’un feu de camp, probablement, se découpait sur la ligne de la montagne. Intrigué le jeune Metaru décida de s’en approcher. Arrivant à l’angle de la corniche il resta cacher derrière l’immensité rocheuse et observa discrètement la provenance des rayons de lumières ayant éveillés sa curiosité.

Le spectacle fut pour le moins inattendu. Quatre torches positionnées illuminaient une scène qui restera gravé dans la mémoire d’Akagi durant toute sa vie. Au centre des torches, une femme nue dans les âges du genin se faisait recouvrir de neige par une femme plus âgée vêtue elle de cuir et portant des peintures guerrières sur le visage. Akagi se concentra sur la jeune femme allongée au sol, elle aussi avait des peintures rougeâtres sur le corps et semblait résister pour ne pas montrer que le froid l’atteignait. Ses cheveux blonds encadraient un visage qui ravissait le jeune Metaru. Le jeune adulte sentit se joues s’empourprer légèrement et fut déçu de voir la neige recouvrir complètement ce corps parfait qu’il découvrait. Malgré tout il contempla toujours la scène essayant de comprendre les raisons de ce rituel, la jeune femme semblait se l’infliger de plein gré et sourit même à l’ancienne un court instant.

Après ce qui sembla être une éternité la jeune femme sortie d’elle-même de la neige et courue -tant bien que mal- attraper une hache de guerre à deux têtes. Elle s’élança dans une lutte virtuelle tachant malgré le froid et la circulation sanguine de son corps ralentie de se mouvoir avec vitesse et précision. Les traits de jeune femme se transformèrent, son visage si doux devint l’incarnation de la colère comme si elle luttait pour garder le dragon qui sommeillait en elle et qu’à cet instant il prenait le pouvoir. Ce balai meurtrier mêlant nudité, férocité guerrière et froideur hivernal resterait l’un des souvenirs les plus chers au Metaru. Une voix puissante, arrachant Akagi à son état contemplatif, s’éleva au loin :

« Akagi ?! »

Les têtes des deux déesses guerrières se tournèrent vers l’origine du son, dans la direction d’Akagi. Celui-ci bondit à couvert priant pour avoir été assez rapide, s’empourprant à l’idée de devoir expliquer la situation dans laquelle il se trouvait. Le Metaru retint son souffle et soupira discrètement lorsqu’il perçut à nouveau les mouvements dans la neige, la danse devait avoir repris. Il recula et se rapprocha de son père, puis partit à sa suite dans les grottes qu’abritaient la montage. Le genin ne le savait pas mais cette rencontre hivernale ne quitterait jamais son esprit.

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Ven 18 Juin 2021 - 8:42
PREMIER ECHANGE
Printemps 193

Akagi participait bien plus souvent aux pérégrinations de son père qu’à l’accoutumée depuis l’hiver d’avant. Bien que Kintaro se demanda d’où provenez ce soudain regain d’intérêt de son fils pour la recherche de nouveaux métaux, il prit son enthousiasme avec joie et le laissa l’accompagné aussi souvent qu’il le souhaitait. Ce que le père d’Akagi ignorait, son fils profitait de ces voyages pour retourner sur cette fameuse corniche où son esprit s’égarait encore la nuit pendant son sommeil. Il espérait pouvoir revoir ces deux guerrières et notamment la plus jeune pour faire sa connaissance. Plusieurs jours, puis semaines passèrent sans que le jeune homme ne pût revoir l’idéal de ses rêves. Cependant s’accrochant à son rêve, sa détermination, trait bien connu du Metaru, ne flanchait pas, il continua inlassablement à retourner sur cette corniche.

Un jour de printemps, alors qu’il se rendait nonchalamment vers cette fameuse corniche son espoir s’amenuisant. Il tomba nez à nez avec la jeune femme de ses pensées, qui s’entrainait, cette fois-ci vêtue, au maniement de la hache. Akagi n’avait pas caché sa présence cette fois-ci, tout d’abord parce qu’il souhaitait lui parler mais aussi parce qu’il ne croyait plus tomber face à elle. Lorsque des yeux couleurs émeraudes se posèrent sur lui, le genin ne su tout de suite quoi dire. Il resta de marbre pendant quelques secondes. La jeune femme parut attendre tout d’abord qu’Akagi face le premier pas, puis comme se désintéressant de lui, elle recommença sa joute virtuelle. Enchainant gracieusement les coups d’estocs et de tailles. Alors que le Metaru s’apprêtait à lui adresser la parole, il comprit que celle-ci souhaitait finir tranquillement son entrainement et comme un message subliminal, elle lui faisait comprendre que sa présence ne la gênait pas pour finir celui-ci. Akagi s’adossa à la paroi de la montagne et la regarda s’entrainer pendant une heure sans émettre de son. Le forgeron ne pouvait qu’être ébahi par la dextérité avec laquelle cette être paraissant si fragile arrivait à mouvoir une arme paraissant si lourde et incongrue dans ses fines mains. Pourtant elle était féline, rapide et mortel. Le Metaru applaudissait intérieurement devant chaque nouvelles bottes, dont la complexité semblait ne pas s’arrêter d’augmenter.

Finalement la guerrière s’arrêta et rangea son arme. Akagi s’approcha doucement et lui :

« Impressionnant. Je suis bouche-bé par tes capacités c’était… incroyable, merci de ne pas m’avoir chassé »

La jeune femme finissait de nettoyait la sueur qui perlait à son front et regardant durement d’une lueur taquine le Metaru, elle lui asséna :

« Mieux que la dernière fois ? »

Le visage du Metaru vira au pourpre en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, il hésita. S’excuser semblait la bonne chose à faire cependant cette femme ne semblait pas du genre à aimer les regrets irréels. Comment pouvait-il s’excuser d’un moment qu’il choyait encore aujourd’hui. L’hypocrisie ne lui sied pas, il déclara donc avec franchise :

« Non, difficile de faire mieux que la dernière fois. »

Un sourire éclaira le visage de la jeune femme ainsi l’homme face à elle n’avait pas froid aux yeux et ne se cachait pas dans des explications fallacieuses. Elle appréciait cela, il n’empêchait que son indiscrétion méritait réparation. Elle se rapprocha doucement du Metaru, elle lui envoya un puissant coup de pied dans l’entre-jambe, sans se départir de son sourire, elle lui déclara :

« Je considère que l’on est quitte. »

Akagi plié en deux au sol, des larmes aux yeux reprit sa respiration plusieurs fois avant de lui demander alors qu’elle s’éloignait :

« Comment t’appelles-tu ? »

Le bourreau de la masculinité du Metaru se tourna légèrement et répondit après un petit temps de pause :

« Ylia »

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Dernière édition par Metaru Akagi le Dim 27 Juin 2021 - 18:33, édité 1 fois
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Dim 27 Juin 2021 - 18:30
Cadeau inattendu
Printemps 193



Akagi forgeait une hache, enfin il forgea plus d’une demie douzaine de hache depuis maintenant plus d’une semaine. Le Metaru travaillait sans relâche dans la forge familiale. Il semblait posséder. Toute les haches qui jonchait le sol semblait de prime à bord parfaite et bien équilibré mais le Metaru n’était pas satisfait. Il voulait créer la hache parfaite pour faire amende honorable. Kintaro passait de temps à autre dans la forge laissant son fils travailler. Il ne comprenait pas son soudain entêtement mais décida de le laisser faire. Akagi ne faisait que s’améliorer en pratiquant à quoi bon le retenir qu’importait la raison.

Akagi continua inlassablement. Chauffant le métal à blanc, utilisant au minimum son don travaillant autant que possible le métal de façon traditionnelle. Il suait à grosse goutte alors qu’il frappait sur le metal pour l’écrouir. Utilisant son marteau favori, il tenté d’incorporer dans sa création deux métaux très divergent. Un métal d’argent servant au fil des deux têtes de la hache de guerre qu’il créait ainsi qu’un métal de carbone d’un noir profond servant de manche et de soutiens aux deux têtes. Il créait aussi avec le métal argenté des reliures sur le manche. Ces reliures s’entrelaçaient telles les branches d’un arbre depuis le pied et trouvant leurs fins sur chacune des deux lames de cette magnifique hache. Les terminaisons donnaient naissance à des têtes de corbeaux, oiseaux annonciateurs de destin funeste. Akagi envoya un dernier coup sur la hache et la trempa ensuite rapidement dans un seau à sa portée. Après quelques secondes de plongée, il l’a sortie et la regarda sous toutes les coutures. Une étrange satisfaction naquit au sein du Metaru, il se tenait devant sa plus belle réalisation jusqu’à ce jour. Il comprit alors pour la première fois ce que son père ressentait lorsque qu’après des jours de travail acharné il créait l’objet de son imagination. Il enveloppa soigneusement sa création dans un linge puis quitta la forge.

Quelques semaines plus tard après plusieurs semaines d’essais et d’écher à retrouver Ylia sur le flanc de la montagne, il la rencontra une nouvelle fois. Celle-ci s’entrainait comme à l’accoutumée. Il s’approcha doucement annonçant sa présence. Celle-ci fint l’ignorance et termina sa routine. Lorsqu’elle s’arrêta Akagi révela le linge derrière son dos et lui tendit :

« En guise d’excuse et de réconciliation »

« Réconciliation, nous n’avons jamais été ami que je sache ?! »

Akagi ne releva pas attendant que la jeune femme ouvrît son cadeau. Elle le fit lentement suspecte et étonnée du geste. Lorsqu’elle finit de déballer l’arme, une expression de contentement et de choque semblait ne plus quitter son visage. Sans un mot elle détailla l’arme, passant son tranchant au fil de son doigt. Puis testa son équilibre en faisant quelques passes. Elle regarda finalement Akagi dans les yeux et lui lança simplement :

« Pourquoi ? »

Le genin sourit, loin de lui l’envie de lui dévoiler toutes les raisons de cet acte il lui répondit simplement :

« M’apprendrais-tu ton art martial du combat à la hache ? »

La jeune femme sourit en retour. Voilà un type bien inusuel. Cependant devant le cadeau incroyable qu’il lui avait fait comment pouvait elle refuser. De plus, il ne la laissait pas indifférent et elle sentait bien que son geste n’était pas uniquement dû à son envie d’apprendre. Elle acquiesa en le mettant en garde.

« J’accepte à une condition. Aucune plainte… Elle s’arrêta gênée de constater qu’elle ne connaissait toujours pas son nom, comment t’appelles tu ? »

« Akagi, s’arrêtant il décida de ne faire aucune cachoterie, Metaru Akagi. »

Yliua fronça les sourcils et regarda à nouveau l’arme. Ainsi elle venait d’obtenir une arme forgée par la maison la plus renommée dans cet art. elle n’en croyait pas ses oreilles. La blonde se demandait s’il elle devait railler l’homme face à elle pour sa stupidité dévoilant son appartenance à une étrangère mais la gladiatrice ne se sentait pas d’humeur railleuse surtout pas face à ce que son estomac lui faisait ressentir. Retrouvant sa contenance, elle leva sa nouvelle arme dans sa main et jeta l’autre au Metaru. Elle lui lança :

« Alors Metaru, on commence ? »

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Ven 13 Aoû 2021 - 17:19
Alors tu te relèves ?
Hiver 193

Akagi allongée sur son lit était perclus de douleur. Voilà maintenant six mois que deux fois par semaine il retrouvait Ylia pour s’entrainer avec elle. Il s’était découvert une véritable passion pour le maniement de la hache comme la gladiatrice qui était experte dans le domaine. Il avait d’ailleurs rapidement appris que celle-ci maniait avec beaucoup de dextérité un nombre incalculable d’arme blanche. Akagi lui avait un coup de cœur pour le maniement de la hache et du marteau. Deux armes qui paraissaient différentes mais qui au final avaient beaucoup de similitude. Un centre de gravité haut et axé sur l’attaque était le point qui plaisait le plus au genin.
Ce jeudi de l’hiver 193, Akagi devait une nouvelle fois rejoindre Ylia. Ne pouvant quitter le village seul, il avait mis ses deux parents dans la confidence. Prétextant vouloir affiner son maniement de la hache ce qui était vrai mais pas seulement en côtoyant la gladiatrice ses sentiments pour elle grandissait. Il avait l’impression que l’inverse était vrai mais la blonde restait froide et autoritaire pendant la plupart des entrainements le jeune Akagi avait du mal à voir où se situait la vérité. Ainsi il décidait de se concentrer sur l’art du combat pour le moment. Ses parents avaient accepté que l’un d’eux l’accompagne à la sortit du village pour valider sa sortie. Ensuite il le laissait vaquer à ses occupations et eux aussi. Cependant ce jour là le jeune Metaru se sentait tellement courbaturé que pour la première fois en six mois il sentait peu d’entrain à retrouver la gladiatrice pour une nouvelle séance de torture.
S’armant de courage il se leva et se dirigea vers le lieu de la rencontre. Le flanc de la montagne.
Ylia l’attendait. Il s’approcha d’elle et la salua :

« Salut ! Alors prête à perdre ? »

Elle ria ouvertement mais sans méchanceté. Il s'agissait d'une blague entre eux désormais Akagi passait autant de temps par terre que debout durant ses entrainements avec elle, qu'il ironisait toujours en début d'entrainement même si une part de lui continuait à croire en sa victoire :

« Tu es encore loin de pouvoir me faire mordre la poussière. »

Akagi était impressioné à quel point cette femme pourtant pas plus agé que lui pouvait être aussi mature et forte. Il fallait croire que l’éducation des gladiateurs étaient tout autre que celle qu’il connaissait. Elle semblait faite de fer et savait où elle voulait aller. Quant à ses capacités de guerrières. Elle semblait avoir appris à se battre depuis le berceau. Il voyait depuis toujours à sa hanche, une hache courte mais qu’elle n’utilisait jamais contre lui. Akagi n’avait pas encore posé de question sur celle-ci attendant que la gladiatrice évoqua le sujet sans succès jusque là.

Sans perdre de temps Ylia lui demanda de dégainer sa hache et ils se mirent en position. En six mois Akagi avait bien progressé et son maniement n’avait plus rien à envier à celui de beaucoup de guerrier mais la jeune femme elle se déplaçait encore avec une vitesse et une précision qu’il suivait avec difficulté. L’inéluctable arriva après plusieurs passe d’arme. Elle entailla son flanc gauche et le propulsa au sol d’un coup du plat de la lame. Gisant une nouvelle fois au sol, Akagi sentit l’agacement le gagner. Autant car il n’avançait pas dans sa relation avec cette femme qui l’attirait, ne pouvant apprendre à la connaitre pendant ses joutes intenses, autant par énervement de perdre perpétuellement. Au début de leur relation, cela paraissait presque intime de s’entrainer avec elle désormais il s’agissait d’une habitude et il n’avançait plus. Aussi décida-t-il de rester au sol.

« Alors tu te relèves ? Ne me dis pas que cette petite blessure t’handicap ? »

« Non, j’ai pas envie, lâcha le genin »

Interloquée Ylia se rapprocha du Metaru et croisa son regard alors qu’il était au sol.

« Comment ça non ? Je te rappelle notre pacte, pas de plainte sinon je ne t'entraine plus.»

« Oh mais je ne me plains pas ! Je profite juste de la fraicheur du sol et de la beauté du ciel. Tu ne veux pas en profiter un peu, finit il en tapopant le sol à son côté »

Ylia pouffa tout d’abord mais voyant que le Metaru ne bougeait pas s’assit à son côté et leva les yeux au ciel. Le temps passée ensemble l'adoucissait et elle accorda ce moment de répit au Metaru. Akagi la regarda et lui demanda :

« Pourquoi tu n’utilises jamais la hache qui pend à ta ceinture ? Je suis content que tu utilises ma création mais elle ne rivalise en rien avec la lame que tu portes je peux le dire rien qu’à la voir pendre à ta ceinture »

Genée Ylia hésita, cependant le temps passer avec Akagi à se battre avait tissé des liens d’amitiés entre eux et elle lui faisait confiance désormais. Elle lui dit :

« C’est mon ame sœur »

Akagi fronça les sourcils et répondit :

« Je l’imaginais plus grand et poilu... un peu comme moi, hasarda-t-il »

Un sourire rapide passa sur le visage d’Ylia :

« Pas dans ce sens grand nigaud…, elle marqua une pause ne relevant pas la remarque d’Akagi mais rougissant pour la première fois devant lui comme quoi sa jeunesse ressortait de temps à autre, Il s’agit de l’arme qui ma choisit et que j’ai choisie. Une âme l’habite. Nous, les gladiateurs, avons un don héréditaire. Le Ken toshi qui nous permet de manier des armes qui sont habitées d’une âme. Tu dois les connaitre sous les noms d’armes légendaires. Celle-ci ont toutes des capacités variées en plus de ne jamais s’effilées, perdre leur tranchant ou leur caractéristique physique. Un bouclier légendaire ne se fendra jamais. Une hallebarde légendaire ne verra jamais son manche se briser. Car en plus d’être composé de métal et de bois, le tout et lié par ce qu’on appelle une âme ou du chakra pour vous autres Shinobis.»

Le Metaru s’était placé sur les coudes écoutant avidement sa compagne. Il resta muet attendant qu’elle continuât son récit.

« Le jour où tu m’as espionné. Je passais à l’âge adulte et ensuite tu ne me l’as pas dit mais j’imagine que tu es revenu régulièrement sans me voir. Je suis partie en quête de mon arme sœur. »

Autour d’Akagi de rougir légèrement, en effet avant de retomber sur Ylia après la fameuse première nuit, il était retourné un nombre incalculable de fois sur cette même corniche pour la voir. Le Metaru se racla la gorge et toussota :

« En effet… Ta grâce au combat m’avait estomaqué je voulais en apprendre plus..»

« Bien sûr…, répondit-elle avec un sourire en coin et un clin d’œil, toujours est il que j’ai trouvé cette hache légendaire et après une lutte de l’esprit nous nous sommes acceptés. Désormais elle est ma plus puissante alliée. Je ne la dégainerais qu’en cas de besoin. Elle n’est pas à utiliser à la légère et elle n’aime que le sang des braves. Je voudrais éviter de la dégouter avec le sang d’un apprenti combattant, finit-elle piquante. »

Akagi se leva d’un bond :

« A moi de te pousser jusqu’à ce que tu sois obligé de l’utiliser. Mais on va changer les règles si tu veux bien dans ce cas. Je vais utiliser ne plus de tout ce que tu m’as appris mon ninjutsu désormais et nous verrons lequel de nos deux arts et le plus puissant. »

La gladiatrice se leva rapidement aussi, un sourire carnassier s’étirant sur son visage :

« Oh mais avec plaisir ! Te remettre à ta place, alors que tu utilises tout tes pouvoirs, n’en sera que plus jouissif. »

Sur ces mots Akagi attaque relançant le combat une nouvelle fois, ayant le sentiment de s’être plus rapproché d’elle aujourd’hui qu’en six mois

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Mar 17 Aoû 2021 - 18:07
Chaleur hivernale
Hiver 193


Assis dans la neige, Akagi attisait le bois du feu d’une main tandis que de l’autre il tenait une viande embrochée au-dessus de celui-ci pour arriver à la cuisson parfaite. Celle lui permettant de savoureux un délicieux morceaux de lapin en compagnie de la gladiatrice. Depuis qu’ils avaient échangés quelques mots dos au sol durant un entrainement, ils passaient autant de temps à s’entrainer qu’à converser sur le monde. Parlant de tout et rien, Akagi gratifiant Ylia de son savoir de forgeron, de sa vision carrée des lois, de son amour pour la famille et celle-ci lui rendant la pareille en lui expliquant l’art des gladiateurs, ses subtilités, les joies d’appartenir à une caste aussi libre et son respect profond pour la nature. Ainsi en plus d’apprendre le maniement de ses armes préférées qu’étaient devenu la hache et le marteau de guerre, Akagi en apprenait plus sur les origines du clans gladiateurs et ses mystères. Le Metaru lança une énième question à sa complice de repas :

« Je ne te vois jamais manier des armes lourdes, uniquement des haches courtes, des glaives et autres armes légères mais précises comment cela se fait-il ? »

Ylia sourit à sa nouvelle question :

« N’y a-t-il jamais de fin à ton puit sans fond de question … ? lança-t-elle connaissant cependant la réponse. Cela vient de nos gènes. Je t’expliquais que ceux-ci nous permettent d’entendre et communier avec l’âme des armes légendaires afin d’en saisir et d’utiliser leurs pouvoirs. Elles nous choisissent autant que nous les choisissons. Seulement il y a encore une subtilité. Nos gènes primitifs sont séparés en deux mutations distinctes. La première mutation dite de la sentinelle, nous permet de communier avec des armes dont les âmes sont versatiles, élancées, frivoles, joueuses mais aussi insaisissable et ainsi seul les membres de notre clan ayant cette mutation de la sentinelle sont capables durant le rituel de la communion de pouvoir se saisir de cette âme et l’apprivoiser. Cette mutation nous donne aussi une dextérité bien supérieure au commun des mortelles. Cette mutation est la mienne. »

Les yeux brillants d’Akagi, transpiraient la soif de connaissance et son souhait d’en apprendre d’avantage, aussi celle-ci continua :

« A l’opposer, il existe une seconde mutation dites du berserker. Celle-ci permet à ceux qui la possède de communier avec les armes dont les âmes sont robustes, irradiantes et puissantes. Sans la mutation du berserker il est impossible de communier avec une âme de cet acabit. L’âme refusant de communier avec quiconque ne pouvant la plier à son autorité. Tu l’auras compris les premières âmes se réfugient toujours dans des armes à leurs images, rapides précises et à la maniabilité importante. Les secondes elles préfèrent les armes lourdes et puissantes au pouvoir destructeur sans pareil.
Je pourrais manier des armes lourdes mais à quoi bon quand je communie si agréablement avec les armes plus légères nécessitant la dextérité que la nature ma conférée.»


Akagi était bouche-bée, il se demandait, si un jour il serait capable d’entrer en communion avec l’âme d’une arme. A cet instant rien ne lui faisait plus envie, si ce n’était le narrateur de cette merveilleuse histoire d’âme et de mutation. Ils continuèrent à discuter de sujet plus léger ensuite, les deux jeunes adultes s’appréciaient mutuellement de plus en plus. L’une ne pouvait s’empêcher d’être attiré par cet homme si attentif à son histoire, son enseignement, souhaitant toujours en savoir plus sur elle surtout quand des talents de combattant indéniable donnait encore plus de prestance à sa silhouette puissante. L’autre se sentait irrédiablement entrainé vers l’astre qui l’illuminait de son savoir culturelle et martiale dans un étrange mélange d’autorité naturelle, de beauté féline dont une touche d’innocente fragilité l’achevait.

Alors que chacun rêvassait à ce que l’autre représentait désormais pour lui, ils se trouvèrent à se regarder dans le blanc des yeux sans piper mot seulement chacun profitant de la présence de l’autre. Loin était le temps où le frappant, Ylia lui faisait payer son impudence. Une année entière s’était écoulée. Une année de combat et de partage. De camaraderie et d’avances cachées. Finalement Akagi changea de position sans lâcher la gladiatrice du regard, leurs mains se touchèrent. Aucun d’eux n’émit son ou ne bougèrent. Puis ils se jetèrent l’un sur l’autre dans une embrassade sauvage mais romantique, comme avide de rattraper le temps perdu à attendre cet instant.

Akagi sentit son cœur battre la chamade et celui de cette femme qui avait changé sa vie un an auparavant, en la serrant contre lui durant se baisée qu’il ne voulait arrêter. Son corps se réchauffa, au point que la lourde peau de bête sur ses épaules lui paru de trop. La chaleur de cette nuit neigeuse continua d’augmenter au fur et à mesure que les vêtements des jeunes tourtereaux se retirèrent, comme si leurs corps irradiaient pour s’assurer de pouvoir toucher leurs peaux nues. Ainsi sous les étoiles du flanc de cette montagne kumojin, la chaleur de leurs corps de cette nuit hivernale eu raison de la retenue de ces deux jeunes gens et ils se laissèrent aller à leurs envies primales.


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Ven 20 Aoû 2021 - 20:34
Du sang et des larmes
Eté 194

Les lourds continuaient à frapper, parer, botter, contrer du mieux qu’il pouvait. Ylia, avec une férocité inhabituelle, esquivait et répliquait à chaque frappe de son élève, même après une matinée d’entrainement sans pause déjà bien entamé. Cependant le Kumojin sentait que cette nouvelle férocité venait d’un constat, elle ne dominait plus son élève de la tête et des épaules. Sa maitrise des du maniement de la hache et du marteau s’était grandement améliorée en presque désormais deux ans de pratiques avec Ylia. Désormais il arrivait à prendre l’avantage durant certaines phases d’entrainement, sa stature et sa puissance l’aidant à malmené la gladiatrice par court instant. Ainsi celle-ci avait décidé de mettre plus intensité élevant une nouvelle fois son niveau pour rappeler qui était la maitresse. Cependant la nomade sentait que bientôt, elle ne pourrait plus faire sans utiliser toutes ses capacités de gladiatrices. Le Metaru l’impressionnait, il avait fait des progrès fulgurants et semblait déjà communier avec les types d’armes qu’il avait choisi. La gladiatrice se disait qu’il pourrait faire un puissant gladiateur mais elle ne s’était jamais penchée sur la possibilité pour un étranger de devenir l’un d’eux. Etait ce seulement possible ?
Emporter dans cette réflexion alors que Akagi poussait un avantage gagné au détour d’une feinte de corps sur sa droite, la gladiatrice ne fut pas assez prompte à relever sa hache courte pour contre le coup puissant du Metaru. La lame du fils du fer s’enfonça alors dans l’épaule d’Ylia. Il lâcha un cri de surprise et elle un cri de douleur. Retirant sa lame, il arrêta de se battre. Elle, elle le regardait blessée et ahuri :

« Pour qui tu te prends de lâcher ton arme dès que tu m’entailles un peu ? tu crois avoir gagné le combat ?! »

AKagi ne savait pas quoi dire, jusque là il ne l’avait jamais touché et lui infliger une blessure plus profonde que ce que disait sa bien-aimée le rendit malade. Cependant il la connaissait bien désormais et savait que lui montrer cela la révulserait. C’était une femme forte qui ne voulait aucun cadeau de la part du Metaru. Jusqu’ici il n’avait jamais eu à se poser de question même en ce donnant au-delà de ses capacités, il n’avait jamais réussi à passer ses défenses. Le Metaru en toute réponse fit un salto arrière et en retombant récupéra sa hache.

« Je croyais te voir t’effondrer de douleur. »

Elle saignait tout de même beaucoup, ses yeux verts eux ne sourcillaient pas cependant. Elle se détendit sous l’effet de sa pique d’excuse et chargea vers sa position. Le metaru para la frappe puissante qu’elle lui asséna. Tout du moins c’etait ce qu’il pensait, habile comme un singe, elle dévia la course de son arme au dernier moment entaillant profondément la main du genin. Akagi grimaça en lâchant à nouveau son arme. Elle ne s’arrêtait pas là et continuant son assaut. Le Metaru vif esquiva deux autres coups tout en rélisant des mudras pour créer rapidement une nouvelle hache et bloquer l’assaut suivant. Redevenant sérieux, comprenant que sa dulcinée, nullement amoindri par son épaule cherchait à prouver sa supériorité, une bataille d’égo commença. Les deux bretteurs enchaînant les estocs et les tailles comme deux maitres d’armes virtuoses, qu’ils devenaient.

Au bout d’un enchainement éreintant de parade, d’esquive de saut et de touche. Le sang coulait de part et d’autre de plusieurs blessures créant au sol une tache rouge sombre dans la nappe blanche de la neige à leurs pieds. Dans un ultime assaut Akagi envoya toute son energie dans une frappe puissante de haute en bas, aucune subtilité que de la force brute à l’état pure. Sa bien-aimée fatiguée des multiples blessures ne put esquiver et réussit à bloquer le coup de sa lame mais ses jambes fléchir sous la force du Metaru et elle tomba en arrière. Le combat était fini pour la première fois Akagi avait dominé la rencontre et sa victoire lui semblait enfin légitime. Le Metaru attendait se moment depuis si longtemps, qu’il ne se rendit pas bien compte. La promesse qu’il s’était faite devait désormais être tenu. Ne pouvant plus reculer le genin posa un genou à terre se rapprochant d’Ylia gisant au sol.
La regardant avec intensité, Akagi lança :

« Tu sais ce que ça veut dire … »

La blonde aux yeux émeraude répondit sèchement, énervée de sa défaite et interprétant mal son intensité :

« Tu vas me dire que tu veux désormais que j’utilise mon arme légen… »

Les larmes aux bords des yeux du brun lui faisant face, que la neige tombante n’arrivait à cacher, l’arrêtèrent net. Quelque chose se préparait et l’estomac de la gladiatrice se serra comme si cet organe comprenait mieux la situation que son cerveau perdu face aux yeux humides de l’homme qui faisait vibrer son cœur. Akagi, lui, se sentait plus stressé qu’il ne l’avait jamais été. Son envie en cet instant ne se trouvait pas dans la lutte et le gain de respect, sa seule envie résidait dans son destin, destin qu’il voulait lier à celui de cette femme qui s’était emparé de son âme, d’une voix douce Akagi lui asséna :

« Veux tu m’épouser ? »

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Gladiateur, amour et complicité [Background/CS2] Pg49_110
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