Soutenez le forum !
1234
Partagez

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage

Narrateur
Narrateur

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Empty
Mar 22 Juin 2021 - 21:37
Le succès de la première confrontation officielle entre gladiateur d'Asosan et challenger fut une réussite. En témoignait les discussions à ce sujet qui trainèrent des jours durant, et la renommée croissante d'Akimichi Chōbyō, malgré son appétit vorace. Tout motivait les autorités insulaires à poursuivre leur fructueuse entreprise. Pour cette raison, après quelques affrontements assez insipides destinés à surfer sur la notoriété du premier duel pour mettre en avant quelques jeunes recrues, les autorités décidèrent de passer à la vitesse supérieure.

À cette occasion, ils avaient décidé de voir les choses en grand. L'arène sélectionnée n'avait rien à voir avec ses comparses. La foule étouffait derrière de multiples grilles qui opacifiaient la vue sur le champ de bataille. Un dispositif de sécurité exceptionnel avait été déployé dans les gradins, tout comme sur le ring de sable ocre. Une épaisse grille métallique recouvrait le dessus du terrain, achevant de protéger les spectateurs d'un combat qui s'annonçait d'ores et déjà haut en couleur. Puis vint le moment de remplir les tribunes. Certains avaient déjà eu vent de l'identité du prochain gladiateur à défendre l'étendard de l'île guerrière d'Asosan. On devinait tout le spectre des émotions parmi les grands admirateurs de castagne : de l'excitation à la crainte, en passant par la surprise.

Alors que les gradins finissaient de se remplir, une première secousse tâcha de calmer l'auditoire. Un vacarme métallique éclatait plus bas, dans ce qui ressemblait aux loges du champion du jour. On ne distinguait rien de son apparence. L'entrée vers les arènes lui était fermement bloquée par une imposante porte d'acier, recouverte en prime d'un sceau verrouillant davantage ses mouvements. Quelques curieux pouvaient également noter la présence de Jōjirō, le médecin-référent des arènes, au bord des gradins. L'homme observait attentivement les prémices du combat, avec une imposante arbalète dans son dos. Au même moment, l'orage d'acier continuait de gronder plus bas.

« Hum… bonjour à tous ? »

Une petite voix essaya de percer à travers le brouhaha croissant de la foule, sans grand succès. Même si son porteur se plaça au centre de la grille au-dessus de l'arène, cela ne changeait pas grand chose. Il fallut compter sur l'intervention de Jōjirō et d'un sifflement perçant pour mobiliser l'attention des spectateurs.

« Oh, merci, Jōjirō-sensei ! Eh bien, bonjour à tous, habitants d'Asosan ! Et les autres, aussi… hein ! Aujourd'hui, nous vous proposons un combat des plus féroces. J'espère que vous avez pensé à parier avant de venir, car vous allez en avoir pour votre argent, croyez-moi ! Ah oui… la division… Et pour aujourd'hui, ce combat sera relié à la division… d'argent ? Pas d'or ?! Bizarre, si ça n'en tenait qu'à moi, j'aurais dit or, m'enfin, mon avis pour peu qu'il compte… »

La foule fut étonnée de la présence d'un petit bonhomme, assez tonnellé, au centre de la grille de fer. L'homme n'en menait pas large. On sentait qu'il tenait à peine en équilibre sur les barres qui supportaient son poids. Son élocution trahissait également son manque d'expérience en tant qu'arbitre. Mais il savait qu'il pouvait compter sur le soutien de Jōjirō, dont l'aura charismatique attirait irrésistiblement les spectateurs, et les bobos en tout genre. Ne restait à présent qu'à introduire les participants de cette lutte récréative. Mais déjà l'un des participants persistait à se manifester avec insistance, alors que parmi l'écho du fer, l'on distinguait d'inquiétants grondements…

Spoiler:
Revenir en haut Aller en bas
Shimazu Aomine
Shimazu Aomine

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Empty
Dim 27 Juin 2021 - 14:06
L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Yuoc
---------Brillante idée de la part de la Kenpei, ceux-là on peut dire que ce sont des flèches. La Brigade n'avait rien trouvé de mieux que d'envoyer des représentants de la police militaire sur place pour montrer à l'ensemble de la population de quel bois se chauffaient les recrues et gradés en poste. Technique d'intimidation ? Il est clair que les intentions n'étaient pas celles de mettre en spectacle leurs unités inutilement. Tout était un calcul politique visant à raffermir l'autorité du village et d'étendre son influence parmi les îles voisines à l'île mère. Le message était très clair, faire savoir à l'ensemble de la population que la Justice était présente et armée jusque sur l'île des gladiateurs. Un exemple devait être fait, devait faire craindre l'unité spéciale et pour en découdre avec le challenger du jour, ils n'eurent comme idée que d'envoyer le seul type disponible ce jour-là sur place. En apprenant la nouvelle, Aomine fit des yeux ronds qui sortaient de leurs orbites, il avait tout sauf envie de se faire casser la gueule par des enragés pour faire le guignol devant une foule d'alcoolisés sans doute déjà sous le joug d'une infraction ou d'une autre qu'il ne tarderait pas à trouver.

---------Fort d'une discussion d'au moins une heure dans les bureaux des responsables d'une telle manigance, il se sentit livré comme un traître par ses pairs contre quelques ryos placés dans sa poche. Ils l'avaient vendu pour trois bouchées de pain aux hommes d'Asosan et aucune de ses justifications ne fut assez forte pour dissuader la décision prise. C'était Lui qu'on avait choisi, l'ensanglanté, l'adorateur d'Izanami, le type le plus susceptible de saigner sans que cela soit pour lui un inconvénient. Bref, la lâcheté de ses collègues était palpable lorsqu'il du se rendre à contrecœur dans les bas-fonds de l'arène pour y être préparé comme un animal de combat. Alors là, c'était la totale, un peu de maquillage, des habits extravagants d'un bleu nuit éclatant, un brassard élargit avec le kanji bien visible de la police et pour finir des cheveux volontairement détachés sur ses épaules pour qu'un soupçon de mystère saisisse le public.

---------Malgré tout, l'occasion était aussi de pouvoir prouver aux autres shinobis de la brume plus renommés que lui, qu'il était capable de se rendre utile et de faire la démonstration de ses aptitudes. C'était l'opportunité parfaite pour le Shimazu de commencer à faire parler de lui dans l'île et s'il réussissait à offrir à la population un divertissement dantesque, nul doute que sa réputation sera reconnaissante de cet événement organisé. Un combat avec autant d'audience devenait un tremplin qu'il tenterait de prendre pour devenir enfin quelqu'un d'important et de reconnu parmi les siens.

---------Ce qui n'enlèvera ni le stress ni l'appréhension de devoir affronter des monstres de puissance dans une arène. C'était la première fois qu'il participait à un tel spectacle. D'habitude les combats se passent dans les champs de bataille, la seule déception venait du fait qu'un écart pouvait soit vous faire perdre la vie soit sérieusement la menacer d'une lourde blessure. Les enjeux personnels d'un combat comme celui que le brun s'apprêtait à faire étaient loin de mettre au centre des pensées les mêmes préoccupations. Ce que ferait le public se résumerait à une chose, juger, pointer du doigt, huer en cas de prestations ridicule, dans un pile ou face qui à l'inverse pouvait rendre célèbre celui qui gagnerait le cœur de la foule. Son cœur battait à la chamade dans les sous-sols de l'arène qui vibrait par les coups de pieds de l'assistance sur leurs sièges, les cris étouffés par l'endroit où il se trouvait ne faisait que renforcer l'inconnu, car il ne voyait personne, et personne ne le voyait quand bien même les yeux étaient rivés sur la porte par laquelle il devait passer. La gorge du Chunin se resserra à l'approche de la porte en dessous de laquelle filtraient quelques grains de terre battue. Il se baissa pour s'en saisir et assécher ses mains, permettant une puissante poigne sur le manche de ses sabres. Son atout de séduction sera quant à lui la présence d'une rose rouge proche de son brassard et inutile de dire que cette rose était adressée à la gent féminine que le brun espérait séduire, manipuler par un artifice, une signature spécifique au tournoi. Tout était question d'apparence, pour que les hommes se plient à son aura il fallait que leurs femmes les incitent à le faire. Ainsi, chacune des blessures qu'il s'autoriserait à encaisser deviendrait un appel au secours lancé à chaque prédatrice. Pour l'amour de ces femmes il acceptait son sort funeste.

---------Lorsque l'annonce fut enfin terminée, c'est par un grand coup de pied que le Shimazu pulvérisa la porte qui lui faisait face pour enfin entrer dans l'arène. La première sensation perçue fut l'envie de vomir à cause du trac, sa gorge se gonfla puis il ravala l'excédent de stress et d'appréhension qui manqua d'être éjecté de sa gorge, puis il avança de quelques pas pour prendre le pouls de l'auditoire. Tous pouvaient apercevoir le Chunin de la Kenpei qui se mit progressivement à rentrer dans son personnage, pointant le maître de cérémonie avec l'un de ses sabres.

Mon devoir est de servir la Déesse Izanami .. et je la servirais..
Dans Sa générosité elle m'accorda la vie .. et je l'utiliserai pour Elle..

Murmure Ses prières avec dévotion car Elle sauvera ton âme.
Honore Ses serviteurs car ils parlent en Son nom.
Tremble devant Sa grandeur car nous marchons tous dans Son ombre immortelle.
---------Aomine pointa par la suite la direction dans laquelle son adversaire est censé se dévoiler, et termina sa litanie n'ayant pour seul but d'incarner un personnage auquel le public pourrait se référer.
Châtier les impurs par la force de la droiture.
Purifier les impies par le feu de la justice.
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5034-shimazu-aomine-terminee
Yuki Misaki
Yuki Misaki

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Empty
Dim 27 Juin 2021 - 16:53

Est-ce qu'il pouvait bien exister un concept plus important, pour le développement de Misaki, que de participer aux duels de l'île d'Asosan ? L'adolescente était à un point de sa formation ou une expérience réelle de combat dans une situation désavantageuse lui était particulièrement importante. En effet, cette enfant à la psyché paniquée cherchait à contrôler tous les aspects possible et inimaginable d'un combat. Ce qui n'était pas toujours possible. Si elle favorisait les attaques à distance, elle avait toujours essayé de conserver cet avantage. Là, elle s'en allait affronter quelqu'un dans une petite arène et qui favoriserait sans doute le corps à corps – dans tous les cas, c'était ce qu'elle assumait.- Étant plutôt faible sur le sujet, même si elle venait à perdre son premier duel, ça lui permettrait aisément d'identifier des zones à améliorer au niveau de son Taijutsu – encore fallait-il que son adversaire favorise le corps à corps... et qu'elle survive. -

Non seulement ça, mais la genin était dans une quête personnelle. Elle souhaitait, plus que tout, prouver sa valeur en tant que kunoichi de la brume. Troisième enfant d'une famille de neuf, elle voulait démontrer à ceux qui l'ont engendrer qu'elle était capable d'être autre chose qu'une femme-trophée. Leur prouver qu'elle était douée pour quelque chose d'autre qu'être simplement là et la vitesse à laquelle elle se développait dans les arts shinobis en disait long sur ses capacités d'adaptations.

Ainsi, alors que l'arène de l'île d'Asosan ouvrait ses portes, Misaki alla à la rencontre de son enseignante. Voulant répondre à l'Appel de l'Arène, elle avait besoin de l'autorisation d'un gradé, car elle n'était qu'une simple genin. Malheureusement pour Arukisa – qui était entraîné sans arrêt dans les multiples projets de la genin – c'était vers elle qu'elle se tournait. Après, était-elle aussi à la recherche de l'approbation de son mentor ? Probablement... surtout avec la tournure qu'avait prise la mission Kenpei en compagnie de la Gladiatrice et d'une certaine Sendai.

Posant pied-à-terre, Misaki s'étira de tout son long. Le voyage n'avait pas été si long, mais il avait été stressant. Déjà en train de formuler un plan d'attaque, non, plusieurs plans d'attaques même, elle avait alterné entre confiance et panique tout au long du trajet. Se mettant en route, elle ne pouvait qu'imaginer le défi qui l'attendait.

Prenant une grande inspiration, elle pénétra au coeur même de l'arène. Son coeur battait à une vitesse fulgurante. Les simples cris de la foule suffi à exercer une certaine pression chez la genin. Bien entendu, il s'agissait là d'un stress positif. Une anxiété de performance provenant d'un désir d'accomplissement et de passement de soi.

Au coeur du lieu où elle allait affronter un gladiateur, il y avait un homme qu'elle avait déjà rencontré par le passé. Ensemble, ils avaient réalisé une mission pour le compte de la Kenpei. Shimazu Aomine, un chunin et son supérieur hiérarchique au sein de cette unité qu'elle avait rejoint un peu plus tôt.

[Misaki] - Aomine-Senpaï ! Bonne chance !Dit-elle à son partenaire, alors qu'elle attendait la venue de son adversaire.

_________________
L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Signamisakigif
~ Thème ~
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t7571-misaki-yuki https://www.ascentofshinobi.com/t11620-kiri-equipe-5-shotosenpei https://www.ascentofshinobi.com/t11635-yuki-misaki-la-rose-hivernal
Narrateur
Narrateur

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Empty
Mer 30 Juin 2021 - 19:02
Les deux prétendants à la division argentée prirent leurs quartiers. Là, dans la clameur de la foule, ils foulèrent le sol sablonneux de cette arène toute de fer ceinte. L'atmosphère demeurait électrique. Une douce ivresse se propageait au sein des spectateurs, avides de spectacle, de paris, de surprise. L'entrée des représentants de la Kenpei prolongea l'expérience. En cet instant, seul le brouhaha diffus de la plèbe dominait dans ce creuset de la violence. L'arbitre peinait à faire asseoir son autorité. Il échangea quelques regards avec le médecin en chef, lequel soupira. Quand soudain, depuis les entrailles des gradins retentissait… l'appel de l'arène.

Clang. Clang. Clang.

Les chaînes s'entrechoquèrent brutalement contre la ferraille. Sans crier gare. Le brouhaha s'interrompit. La foule, d'ordinaire accoutumée à ce cliquetis, fut interloquée par la puissance du vacarme. L'anxiété envahissait les rangs.

Clang. Clang.

L'orage de fer gronde au loin.
Le silence s'installe dans les tribunes.
Les échanges de regard s'accompagnent d'incompréhension.

…Clang.

L'horloge de la guerre sonna ses douze coups.

« Que… ?! »

Dans un ultime soupir, Jojirō fit signe aux assistants de l'arène de soulager les infrastructures en urgence en libérant la Bête de sa cage. Le temps d'abaisser un levier, la grille en fer implosa sous le choc d'un violent coup en provenance de la cage. Un écran de poussière se leva, sous la stupéfaction générale. Pris de court, l'arbitre novice n'eut pas le choix…

« A ma droite, euh… Yuki M-Misaki, et Shi-shimazu Aomine ! Et à ga… gauche… »

Quelques barres en fer tordues jaillirent de la tanière de la Bête, retombant lourdement sur le sable blanc. On distinguait la porte enfoncée, quelques chaînes éparpillées çà et là l'entrée de la cage. Et surtout… une silhouette. Une crinière cramoisie. Des bandages entremêlées de cicatrices en tout genre. Une peau de fauve qui couvrait son dos. Deux yeux qui n'avaient rien d'humain. Une posture bestiale. Une aura inhumaine.

« Yaseikō… l'Enfant Sauva- »

« ROAAAAAAAAAAAAAARRRRGH ! »

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Tumblr_mlm3maeQlB1qmmyduo6_1280

Sa fureur éclata dans toute l'arène. Probablement au-delà. Le jeune arbitre sursauta de terreur. Celle qui fut surnommée Yaseikō fit irruption avec brutalité. Son regard débordait de violence. Toute furibonde qu'elle était, bien décidée à en découdre avec autrui, elle s'approcha de ses deux proies et libéra toute la fureur qu'elle possédait. Un chakra colossal s'échappa de son corps pourtant si frêle. La libération de toute cette énergie s'accompagna d'une onde de choc, laquelle balaya les alentours, et menaçait de bousculer les deux représentants de la Brume…

Spoiler:
Revenir en haut Aller en bas
Shimazu Aomine
Shimazu Aomine

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Empty
Mer 30 Juin 2021 - 22:11

Tout était visiblement là pour leur foutre une trouille bleue de l'adversaire qu'ils étaient sur le point d'affronter et Aomine n'échappait pas à sa propre appréhension en entendant tout comme la foule mais surtout en ressentant l'arrivée du rival jusque dans son corps à travers les vibrations du sol. Son regard s'était un peu élevé du côté des gradins et de la grande cage métallique censée protéger les spectateurs des possibles débordements au sein de l'arène mais pour tout dire il était presque certain qu'elle ne résisterait pas à un déchaînement trop violent. Son but n'était pas de dévaster l'arène et d'en tuer les occupants, déjà il n'en était pas capable mais il gardait dans son esprit une conception très théâtralisée du combat de gladiateurs, c'était du spectacle. Du combat certes mais du spectacle qu'il avait sous-estimé jusqu'à apprendre qu'un médecin serait présent pour gérer les accidents.

Ce sont ces - accidents - dont il prit conscience à chaque seconde le séparant de sa rencontre avec leur rival, puisqu'il vivait en temps réel l'attente de son exécution ? Il ne fallait pas y penser, penser à autre chose, se donner à fond, offrir la meilleure prestation, se faire remarquer ? S'il se faisait remarquer autrement qu'en se faisant couché dès le début c'était déjà une petite victoire. Toute grande épopée commande par une petite victoire, la finalité importait peu. C'est surtout quand il tentait de se rassurer lui-même que le dénouement du combat paraissait de plus en plus insignifiant. Chaque nouveau choc des chaînes faisait en sorte de rendre la défaite encore plus risible, de sorte à atténuer la honte qu'elle occasionnerait. Quoi que non, la défaite n'était pas aux portes, il y avait là beaucoup d'intimidation pour encore peu d'actes et le brun se ressaisissa alors que ses pensées divaguaient, pour redonner des couleurs à son teint de moins en moins coloré.

Alors que ses joues reprenaient une teinte beige orangée, elles redescendirent au blanc livide lorsque l'horloge sonna et que le monstre fut libéré de sa tanière. S'agissait-il seulement d'un être humain ? Rien n'était moins sûr et c'était quelque chose à vérifier. Son apparence était celle d'une créature, difficile à dire pour le bretteur si un Yasei venait de faire son entrée fracassante dans l'arène mais cette bête avait tout de l'animal et ne semblait aucunement être civilisée.
Bon Dieu de merde. Mais qu'est-ce que c'est que c'truc là. Bonne.. chance Misaki !
Est-ce qu'il disait ça pour amorcer un chacun pour sa gueule ? En tout cas c'était pas très rassurant et ils n'avaient pas le temps d'établir une stratégie très poussée. Tout allait donc se passer à l'intuition. Il devait pour ça observer les techniques de son alliée pour trouver une cohésion d'équipe au milieu de toute l'imprévisibilité du combat. Ses pensées fusaient pour chercher l'issue dans laquelle les deux seraient victorieux, et la tête ailleurs il se fit surprendre par l'ouverture de la porte céleste qui l'envoya bouffer la poussière deux mètres plus loin. Une fois mais pas deux, les hostilités étaient lancées. Le bretteur se releva les yeux plus déterminés que jamais à affronter son destin. Certes leur ennemi était capable d'ouvrir les portes célestes et il avait déjà entendu de la dangerosité des techniques qui y étaient liées, mais il n'était pas sans ressources lui non plus.

Lorsque la tête du Shimazu se releva entièrement, il n'était plus le même. En reprenant le contrôle de ses sens quelque chose dans son regard avait changé. Le combat venait-il de commencer ? Sa première action sera en tout cas d'appeler sa congrégation de clones en renforts, créant d'eux d'entre eux sur le terrain de l'arène. Avec leur présence, la Fauve ne se jetterait plus dans la gueule du loup avec autant d'aplomb.
Voilà une Bête qu'il va falloir dompter.. À nous deux la Sauvage.
Résumé du tour:
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5034-shimazu-aomine-terminee
Yuki Misaki
Yuki Misaki

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Empty
Mer 30 Juin 2021 - 22:37

Le coeur de la genin sautait un bond, alors que la silhouette de son adversaire apparaissait devant ses yeux. De décrire son adversaire comme étant une bête semblait beaucoup plus parlant que de croire qu'elle avait face à elle, un être humain. Dans une posture rappelant plus celle d'un animal, la prédatrice – par qu'en cet instant et en ce moment, Misaki se perçait plus comme une proie – s'avançait vers le duo.

[Misaki] - hmm... Bonne... hmm.. chance ?

Instinctivement, la genin reculait de quelques pas. L'adolescente était une combattante à distance et absolument tout laissait à penser que son adversaire favoriserait le corps à corps. De plus, étant anxieuse de nature, elle n'avait pas spécialement envie d'avoir cette femme près d'elle. Son rugissement avait fait redresser tous les poils de la Yukijine, ça ne s'annonçait pas particulièrement bien pour ce premier duel.

D'un seul éclat, la fureur de la bête explosait dans un déversement colossal de chakra. Misaki fut quelques peu déstabilisées, mais la distance qu'elle avait choisi de conserver lui permit d'éviter d'être éjecté au loin. Elle n'avait jamais assisté à une telle technique, c'était la première fois qu'elle voyait un tel amas chakrique. N'ayant aucune idée de ce qu'il s'agissait, elle n'eut d'autre choix que de miser sur ses défenses, le temps d'analyser et de comprendre les talents de cette créature.

Alors que son partenaire semblait se concentrer sur la vie autour de lui, Misaki s'approcha de lui en réalisait une série de mudras ensuite de quoi elle posait une main au sol. De son contact, une très épaisse couche de glace recouvrait la totalité de l'arène. Si, en temps normal, elle avait été en mesure de couvrir bien plus large que cette minuscule arène, elle arrêtait sa technique aux confins de cette zone de combat. Cette glace, transparente, bloquait l'accès aux ressources sous celle-ci, mais ce n'était pas pour ça qu'elle avait utilisé cette technique qu'elle ressortait systématiquement dans tous ses duels. Non, elle comptait sur l'aspect glissant et déstabilisant de la glace pour s'offrir quelques importantes secondes dans le duel qui se dessinait devant elle.

Son partenaire venait maintenant de se dédoubler,cependant, cette glace avait la fâcheuse manie d'être problématique autant pour ses adversaires que pour ses alliés. Ne voulant pas nécessairement nuire à son supérieur, elle réalisait une série de deux signes incantatoire, créant une paire de patins à glace sur les pieds des deux membres de la Kenpei, ainsi qu'à un de ses deux clones. En espérant que l'adjudant savait patiner. Un sport qui n'était pas si farfelu en hiver, dans un village accueillant les maîtres des glaces.

Portant sa dextre à sa besace, elle saisit un fumigène qu'elle envoyait entre le duo et la bête. Elle se doutait bien que ça ne lui offrirait pas grand-chose, mais souhaitait simplement couvrir sa prochaine technique. Donnant quelques coups de patin, la Yukijine réalisait deux mudras. Se faisant deux clones composés de glace apparue à ses côtés. Elle souhaitait, en bloquant la vision de son adversaire, devenir indiscernable entre elle et ses doublons.



_________________
L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Signamisakigif
~ Thème ~
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t7571-misaki-yuki https://www.ascentofshinobi.com/t11620-kiri-equipe-5-shotosenpei https://www.ascentofshinobi.com/t11635-yuki-misaki-la-rose-hivernal
Narrateur
Narrateur

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Empty
Mer 30 Juin 2021 - 23:27
Le hurlement de la Bête déferla sur l'arène dans une fabuleuse onde de choc. Le spectacle était au rendez-vous, oui. Mais à quel prix ? Celui de la férocité sans bornes d'une créature aux traits humains. La foule, tétanisée au prime abord, se prenait de passion pour celle qu'il connaissait sous le titre de Yaseikō. Une curiosité de la nature, littéralement. Certains avaient connu son ascension dans les abysses d'Asosan, grimpant dans la hiérarchie de l'ombre. À présent, l'Enfant Sauvage volait de ses propres ailes, malgré les chaînes qui entravaient sa colère incontrôlable. Sa condition d'humain retourné parmi les bêtes l'empêchait de voir la lumière de l'extérieur, sinon celle qui filtrait depuis les hauteurs de l'arène.

Alors, lorsque deux soldats de la Brume se présentèrent à elle, elle exulta de rage. Une ire indescriptible, qui animait chacune de ses journées. Mue par un instinct de survie exacerbée par son passé sauvage, la gladiatrice assista aux préparatifs de ses proies. L'un fit appel au concours de quelques sosies. La seconde fit montre de ses talents héréditaires pour la glace afin d'altérer le sol sur lequel ils reposaient. Yaseikō fut incapable de deviner la suite que lui réservait la blondinette derrière cet écran de fumée. Elle se contenta de grogner alors qu'elle humait le fumigène pour confirmer l'action de sa cible.

L'arène brillait comme un miroir géant.
Yaseikō n'eut aucun regret à vouloir briser ce lustre reflétant la cage de fer qui pesait sur sa tête.

« WRAAAAAAAH ! »

La Bête adopta une posture bipède, avant de fracasser le sol avec le talon de sa patte arrière gauche. L'impact fut si brutal que le givre explosa sous son pied. Le chakra de la Bête accentua le reste, et bientôt… une déferlante de verre brisé s'écoula vers les Kirijins et leurs renforts. La glace se fractura sur le passage de cette avalanche artificielle, laquelle fut renforcée dans son sillage par ces tessons tranchants et contendants. La Bête retournait sans scrupule les atouts de ses ennemis contre eux. Le sol tremblotait, et les vibrations se propagèrent avec effroi jusque dans le dos des civils. A tout instant, la barrière de métal qui les mettait à l'abri semblait aussi fébrile qu'une feuille de papier.

Sans attendre que la voie soit entièrement dévastée à sa convenance, la Gladiatrice s'élança sur ses proies, malgré le manque de vision. Grâce à sa prodigieuse puissance, on eut dit une comète sanglante fusant dans le ciel de l'arène. Là, elle déchaîna encore sa colère, à un point presque jamais atteint. Ses tempes bouillonnèrent d'un éclat sanguinolent. Sa mâchoire manqua de se décrocher, tant ses canines affutés manquaient de s'échapper d'entre ses lippes. Elle hurlait, encore et encore, alors que son chakra lui venait d'entrer en éruption. Impossible de déterminer qui du cri ou du chakra déchaîna réellement cette tempête qui prenait place avec pour épicentre la Bête d'Asosan.

Une explosion gigantesque jaillit de chaque parcelle de sa peau. Immédiatement, Jōjirō céda à une panique rationnelle, et invita les assistants à activer quelques sceaux qui tapissaient les murs d'enceinte de l'arène. Chaque symbole gravé sur la pierre s'étendit dans une toile de caractères indicibles, lesquels formèrent un réseau à l'épreuve de l'holocauste généré par le Fauve écarlate. Pour Aomine et Misaki, ils devraient se passer de cette protection réservée aux civils, alors que le reste de la banquise finissait de s'envoler dans un maëlstrom incandescent d'éclats translucides et de sable.

Spoiler:
Revenir en haut Aller en bas
Shimazu Aomine
Shimazu Aomine

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Empty
Jeu 1 Juil 2021 - 13:17

En l'espace de quelques instants c'est toute l'arène qui devenait une véritable patinoire sur laquelle les pieds du bretteur commençaient à flancher. Sans l'intervention de Misaki juste après pour lui offrir les outils pour se déplacer, l'homme aurait sans doute bouillonné de colère face à une technique qui n'était pas à son avantage. En effet, le sabreur maniait les armes plus que la glace ou toute autre artifice créatif, en plus d'accuser un panel réduit de possibilités dans ses cartes à jouer. L'un des clones n'eut de son côté pas cette chance et se vautrait un peu plus loin sous le regard des spectateurs qui l'espace d'un instant rirent de la mésaventure de cette enveloppe délaissée à son triste sort.

Aomine vit que son clone patinait sur le ventre dans l'arène, il soupirait de le voir faire l'imbécile mais que pouvait-il faire d'autre ? Le troisième clone s'était de son côté joint à la raillerie collective en pointant du doigt le bougre ramassé sur la glace, riant de bon cœur jusqu'à ce qu'un coup de pied au cul vint heurter le malheureux pour lui faire faire une glissade atteignant le centre de l'arène. Côté spectacle les spectateurs était servis alors qu'apparaissaient derrière eux d'autres clones encore, ceux de Misaki. Contrairement aux siens ils semblaient non seulement plus résistants, mais également fait de glace ce qui pouvait faciliter leur déplacement dans cet environnement devenu hostile. Il hocha la tête vers sa partenaire sans perdre sa concentration, mais alors qu'il comptait lancer sa première offensive le hurlement de la bête raisonna dans la poitrine du brun et stoppa net la vindicte du bretteur à l'encontre de celle qui le fit mordre la poussière une minute plus tôt.

Contrairement à la foule dont les cris étaient ceux d'une multitude enragée et ayant soif de sang, rien ne sembla plus remettre en doute l'avenir du combat que cette première secousse atteignant le sol. Tandis que la Bête enragée exultait de rage et de fureur, un voile de tristesse passa sur les traits du visage de l'homme, qui l'espace d'un instant ne laissa comme réponse à ces rugissements qu'un vague murmure inaudible des spectateurs mais seulement des combattants.
Quel crime as-tu commis pour que l'on t'attache et te traite comme un vulgaire animal de foire. Ils veulent tous du spectacle, s'enivrer jusqu'à plus soif, mais toi.. toi c'est pas ça que t'as derrière la tête..
Quoi qu'il se soit passé de bon ou de mauvais dans la tête de cette furie chaotique se dégageant de leur adversaire, les paroles du sous-officier n'arrangèrent en rien la situation qui ne fit qu'empirer sous leurs yeux et surtout dans leurs oreilles. Aussitôt qu'il la vit se redresser, il tourna la tête vers sa voisine pour l'avertir d'un danger bien plus grand qu'il pressentait grâce à ses sens aiguisés. Il savait sentir la menace quand elle était proche, son odeur était remarquable d'entre toutes mais surtout la peur était une alliée et une information toujours fiable qu'il ne se refusait pas de suivre dans ces situations à risque. Son entraînement aux arts de l'épée l'avait d'ailleurs bien préparé à ce type de situation, les sens sont des armes à double tranchant pouvant tout aussi bien transmettre la bonne information qu'une information erronée induisant l'erreur du shinobi. Faire la distinction entre les deux demandait des années de pratique et des méditations quotidiennes pour appréhender son environnement tel qu'il en était devenu capable avec le temps.

Avant que l'orage frappe, Ao' pointa d'une main sa coéquipière pour l'avertir du danger imminent, sans doute pour chercher chez elle l'aide et la protection qu'il ne pourrait lui procurer, pas même à lui seul. C'est à se dire qu'elle semblait contrairement à lui bien plus utile et douée qu'il ne le serait jamais. Ravalant sa fierté dans un moment critique, le plus dur se produisit lorsque la première secousse détonnant jusqu'aux tympans de l'homme qui désormais au-devant de la première attaque de la bête dégainait son sabre pour trancher les premiers projectiles, non, l'avalanche elle-même de glace qui venait d'être créer entre la combinaison d'une violente déflagration et la patinoire précédemment fixée sur le sol. Avec son arme le Chûnin tentait de gagner du temps pour endiguer le mal venant de leur être projeté dessus, les coups fusèrent les uns après les autres devant Misaki dont il espérait épargner les plus lourds dégâts causés par les projectiles, néanmoins si dans cette posture la seule vision qu'il venait de lui offrir était celle de son dos, elle put remarquer que son uniforme, déchiré par les nombreux projectiles de plus petite taille qu'il n'avait su parer, cachait une autre vérité. Pour qu'ils puissent avoir la moindre chance de battre cette bête, il fallait faire des sacrifices. Cette avant-garde qu'il venait de constituer marquera lourdement le Chûnin qui n'avait su faire convenablement face à l'avalanche, de nombreuses lacérations teintèrent rapidement les bras et le torse du brun d'un rouge sanguinolent et s'il tenait encore debout ce n'était qu'au prix d'une volonté aussi féroce que celle du Yaseiko.

Heureusement pour eux, la Genin ne posa pas de question lorsqu'il fallut se protéger avant que l'attaque la plus violente ne vienne fracturer l'imaginable. Dans leur bulle de glace tout ce qu'espérait Aomine était qu'elle ne cède pas trop tôt à l'onde de choc qu'il sentait avec horreur dans tout son corps, des vibrations du sol à l'éclat lumineux tout autour d'eux. Quant aux clones ils n'auraient ni le loisir de survivre et pas même celui de se protéger de l'explosion, leur disparition était inévitable. Encore une seconde, et encore une seconde, si leur cocon de cristal résistait à l'explosion dévastatrice de la sauvage alors toute son attention consisterait à trouver une faille dans la défense de l'animal qu'il tenterait de trancher avec son sabre le plus rapidement possible.
Résumé du tour:
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t5034-shimazu-aomine-terminee
Yuki Misaki
Yuki Misaki

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Empty
Jeu 1 Juil 2021 - 21:17

S'il y avait une chose à laquelle Misaki ne s'attendait pas, c'était de tomber nez à nez avec une adversaire de ce genre. Elle se doutait bien que l'arène renfermerait des cas spéciaux et hors de ce monde, mais la puissance de la créature qu'elle avait en face d'elle lui valait absolument le commentaire lancé quelques minutes plus tôt ; était-elle vraiment du niveau argent ? Déjà que l'adolescente n'avait pas la force requise qui prétendre à cette catégorie, l'enfant sauvage le lui rappelait amèrement avec un grand coup de la réalité.

Terminant sa multitude de techniques, elle ne s'attendait pas à ce que son adversaire retourne son terrain contre elle. C'était d'ailleurs la seconde fois qu'elle avait un peu trop basé sa stratégie sur cette technique hivernale. Était-ce là un défaut sur lequel devait travailler la Yukijine ? Sans aucun doute. Elle surestimait cette zone de glace ou tout du moins, il y avait encore des améliorations à faire pour la rendre plus utile. Sans doute développerait-elle ce jutsu qu'elle appréciait tant, en apprenant de son affrontement avec la bête ? Encore fallait-il qu'elle y survive.

Si ça n'avait pas été de son partenaire qui s'était interposé entre la technique et les Misakis – en plus de sa maîtrise des arts samouraïs – sans doute serait-elle ressortie sonnée de cette explosion glaciale qui filait dans sa direction. Un peu perdue dans sa tête, essayant de réfléchir aux alternatives possibles à ce duel, elle fut rapidement retournée à la réalité par son partenaire lui faisant signe. Ça ne prenait pas un doctorat en langage pour sourd et muet pour comprendre. Elle avait déjà assisté aux capacités de prédiction de son partenaire, capable de protéger la genin même dans une transe entre le sommeil et la vie, alors qu'ils voguaient en mission vers cette même île où ils étaient présentement.

N'ayant d'autres choix que d'admettre qu'elle n'offrirait aucune alternative offensive. Obligée d'admettre qu'elle était carrément surclassée, elle ne pouvait qu'essayer ce qu'elle pouvait pour survivre à l'assaut et offrir une possible protection à son partenaire. Peut-être que s'il arrivait à se protéger suffisamment longtemps, la folle aux cheveux cramoisie se viderait de chakra ? Ce n'était vraiment pas le genre de victoire qui lui plaisait, mais avait-elle même le luxe de pouvoir expirer autre chose ? Pas vraiment.

Simultanément, les trois Misaki réalisèrent la même série de mudras. Terminant le tout par la mudra du chien, trois dômes faisaient leur apparition englobant autant Misaki que son partenaire. Trois protections glaciales se superposaient, trois couches cristallisées espérant bloquer l'assaut explosif. Il ne restait plus qu'à croiser les doigts.




PS : Excuser le RP un peu court, mais la motivation à RP n'est pas tant là depuis quelques jours, je me force un peu voir si ça redémarrerait pas le tout.

_________________
L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Signamisakigif
~ Thème ~
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t7571-misaki-yuki https://www.ascentofshinobi.com/t11620-kiri-equipe-5-shotosenpei https://www.ascentofshinobi.com/t11635-yuki-misaki-la-rose-hivernal
Narrateur
Narrateur

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Empty
Sam 3 Juil 2021 - 14:06
Le chaos se déchaînait sur Asosan. Dans une violente secousse, l'explosion s'étendait dorénavant à l'entièreté du champ de bataille. Un vif sursaut lumineux invita les spectateurs à se protéger de l'illumination qui précéda la volée d'éclats. Derrière les murs de fer, et les défenses mystiques déployées au moyen de quelques sceaux, la plèbe fut à l'abri d'une tempête de sable et d'éclats de glace en tout genre, le tout dans un vacarme assourdissant. On distinguait à peine le choc entre les trois épaisseurs de glace et la détonation. Mais une chose était sûre : Yaseikō parvint à prendre de court ses adversaires. Malgré la réactivité du samourai, son associée fut bien incapable de réagir à temps face à la vélocité du Fauve Rouge. Alors que les premières fondations de ses dômes se mirent en place, le souffle de l'explosion ébranla cette même structure. La déflagration emporta le reste, alors que seule une partie de ces plafonds de glace remplirent leur fonction protectrice.

Jōjirō observait attentivement la Furie. Malgré sa carrure rongée par quelques cicatrices, et la sévérité de son visage, on devinait dans ses traits quelque chose de paternel. Une compassion qui fluctuait tantôt en vigilance, tantôt en crainte. Malgré ses bras croisés, une tension musculaire trahissait sa volonté de saisir à tout moment d'une main son arbalète, un carreau induit de sédatif de l'autre. La seule fureur de l'Enfant Sauvage dictait ses nerfs, lesquels étaient mis à l'épreuve à chaque instant de cet affrontement.

Dès lors que l'explosion prit fin, le public put constater l'ampleur des dégâts. Les fortifications mises à mal. Les symboles mystiques du Fūinjutsu qui se rétractèrent. Et le corps durement éprouvé des deux agents de la Brume. Sur le sable échaudé de l'arène, le samourai n'hésita pas néanmoins à riposter afin de ne laisser aucun répit à la Furie. Cette dernière fixa sa proie avec défiance. Elle affrontait la lame d'acier avec pour seule défense sa propre chair. Mais plutôt que de confronter son corps à l'épée, elle se déroba du mouvement de son opposant dans un mouvement qui n'avait rien d'humain. De bipède à quadrupède, elle se réceptionna au sol immédiatement, la lame se contentant de fendre l'air au-dessus d'elle. L'aisance de cette dérobade eut néanmoins un prix : la fibre de ses muscles s'en retrouva lourdement impacté, si bien qu'elle grimaça de douleur.

Mais ses proies, elles, demeuraient debout. Il fallait poursuivre la chasse. Traquer inlassablement ses cibles, jusqu'à l'épuisement. Tel était le credo de l'Enfant Sauvage. Alors son attention se porta sur le spadassin. Son regard bestial se posa sur la silhouette endommagée de Shimazu Aomine, contre lequel elle fit appel à son explosivité bouillonnante avant de bondir sur lui, le talon bien déterminé à l'achever. En dégainant son sabre, Aomine s'exposait à proximité de Yaseikō. Une opportunité qu'elle comptait bien exploiter, en combinant le meilleur de ses deux talents innés. L'arène, elle, retenait son souffle. Yaseikō avait pour effet d'électriser les foules à chaque représentation. Pour ceux accoutumés de la présence de la Furie sur le sol échaudé de l'arène, certains crépitaient d'inquiétude quant à l'issue de l'attaque de la guerrière. Ils savaient que le pied de la guerrière libérerait une vive déflagration au point d'impact, qu'il s'agisse du sol comme de la carcasse de l'escrimeur de la Brume.

Spoiler:
Revenir en haut Aller en bas
Yuki Misaki
Yuki Misaki

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Empty
Mer 21 Juil 2021 - 17:27

Une défense bien imparfaite. Voilà comment elle aurait pu décrire sa dernière tentative. Complètement surclassée par une utilisatrice particulièrement compétente du corps à corps, Misaki faisait face à un adversaire qui frappait complètement dans ses faiblesses. Combattant à distance, elle n'avait que très peu de défense contre les frappes de proximité, incapable d'accélérer ses mouvements, elle était prise au dépourvu contre des adversaires capables de jouer sur ça et surtout, elle ne semblait pas avoir besoin de réaliser le moindre mudra, comparativement à la Yukijine qui elle, en dépendait complètement.

Le dernier assaut de la bête de l'arène avait envoyer valser l'adolescente qui s'était retrouvée au sol. Elle n'était pas morte, elle n'était pas inconsciente, mais elle n'était définitivement pas indemne. D'importante brule sur l'ensemble de son corps pulsait de douleur et rendait le moindre mouvement souffrant. Misaki était quand même une genin résiliente et parvenait à se mouvoir malgré que son corps lui demandait de simplement resté là, au sol, et d'avouer sa défaite.

Se relevant, elle était confuse et ses oreilles bourdonnaient à une telle intensité qu'elle était incapable d'entendre le moindre son provenant de la foule en délire qui semblait bien apprécier ce véritable massacre. Reprenant conscience de son environnement, ses pupilles céruléennes observaient l'arène à la recherche de la Bakuhatsu. C'est dans les airs qu'elle la trouvait, alors qu'elle entamait une nouvelle offensive, cette fois-ci dirigée vers son partenaire.

Trop loin, trop sonné, trop lente, elle ne pouvait protéger l'adjudant de la Kenpei. Ce choix d'attaquer depuis les airs offrait cependant une opportunité en or à Misaki, car bien qu'elle n'était définitivement pas aussi rapide que son adversaire, elle pouvait facilement estimé ou elle se trouverait et pouvait, pour une fois, lancer un assaut qui, l'espérait-elle, allait peut-être mettre fin au combat ? Quoiqu'elle n'y croyait absolument pas.

Réalisant une série de mudras, Misaki crachait un dragon de glace en direction de son adversaire qui venait d'entamer sa descente – ou plutôt, en direction de l'endroit ou elle estimait que son adversaire allait atterrir.- Véritable danger volant, sa création avançait rapidement en direction de la spécialiste du Taijutsu, mais déjà, elle préparait son deuxième assaut.

Attentive, elle réalisait une nouvelle fois des signes incantatoires. Cette technique, elle s'en était servie à mainte reprise, mais pour la première fois, elle allait en faire une utilisation plus intelligente. Elle se doutait bien que son adversaire allait aisément voir arriver cette attaque front et ne comptait pas du tout sur ça pour la toucher. Non, il s'agissait là d'un véritable leur – quoi qu'elle apprécie quand même s'il venait à la toucher – à la place, Misaki était prête à faire exploser la glace qui composait son assaut au moment ou – et c'est ce qu'elle anticipait – son adversaire éviterait l'attaque.

C'était là sa dernière carte. Elle jouait le tout pour le tout sur le fait que son adversaire, bénéficiant d'une vitesse hors norme, choisirait d'esquiver l'assaut. C'était un pari à haut risque et c'était surtout l'une des dernières choses qu'elle pouvait essayer. N'ayant plus l'énergie ni le physique requis pour se défendre de son prochain assaut, si elle venait à se moquer des attaques de la genin, la Yukijine serait complètement à la merci de la Bakuhatsu.



_________________
L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Signamisakigif
~ Thème ~
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t7571-misaki-yuki https://www.ascentofshinobi.com/t11620-kiri-equipe-5-shotosenpei https://www.ascentofshinobi.com/t11635-yuki-misaki-la-rose-hivernal
Narrateur
Narrateur

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Empty
Dim 25 Juil 2021 - 22:24
Le délai de @Shimazu Aomine est passé. Son tour est sauté par conséquent. Il encaisse la totalité de l'attaque de l'Enfant Sauvage, et est mis KO par cette dernière, laissé dans un terrible état; fractures, brûlures et contusions en tout genre ponctuent l'ensemble de son corps.

Le Narrateur répondra à la suite de ce message.
Revenir en haut Aller en bas
Narrateur
Narrateur

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Empty
Mar 3 Aoû 2021 - 23:17
Un pur coup de tonnerre détona au cœur de la tanière de l'enfant sauvage. Le sol vibra sous l'onde de choc de l'imposante attaque de la Furie. Sous son talon, elle découvrit un samurai en piteux état. Plus qu'une simple prouesse martiale, l'assaut de Yaseikō fut ponctuée d'une explosion, le coup de grâce qui amplifia les dégâts reçus par l'épéiste de la Brume. L'homme ne ressemblait plus à grand chose, sinon une carcasse fumante. Sa vie ne fut pas en danger, quoiqu'en disait son corps lourdement éprouvée par la rage de l'Enfant Sauvage. Là où le sang ne s'écoulait par sur les rivières des plaies et autres traumas, la peau de Shimazu Aomine fut le théâtre de montagnes de cloques, vallonées d'hématomes de diverses couleurs. Le reste de cette géographie de la chair se traduisait par une enveloppe charbonneuse, fruit de la combustion du chakra violent de Yaseikō. En définitive, Aomine était bel et bien hors combat. L'intensité de cet assaut final fut telle que la jambe sollicitée par la sauvageonne fut échaudée à l'extrême. Son sourire carnassier se mua aussitôt en une expression étouffée de douleur. Ce qui ne l'empêchait pas de se débarrasser du corps inerte du samurai d'un geste de la seconde jambe, afin de l'écarter définitivement du champ de bataille.

Mais alors que la foule se tenait attentive au moindre rebondissement de ce terrible duel, la lutte se poursuivit sans interruption. Une seule soldate de Kiri subsistait debout sur le sol de cette arène. Le feu rongeait son corps de toutes parts. La douleur l'accablait. Mais, fidèle à la ténacité de la Brume qui l'animait, elle tenta une énième offensive à l'encontre de son antagoniste. Répondant à l'appel de ses signes incantatoires, un dragon né des glaces éternelles du clan Yuki fonça sur sa proie.

Difficile pour le public de suivre clairement les rebondissements du duel, tant la vitesse de la création glacée imposait un silence religieux dans la salle. Tout se joua si vite que spontanément, l'action précéda la réaction pour Yaseikō. Son corps lui intima de se baisser sur place afin de laisser passer le reptile de givre. Un bon réflexe, en temps normal. Mais, rompue avec le danger que représentait son adversaire, Misaki misa sur la réponse de Yaseikō pour prendre les devants. Son intuition s'avéra correct. Alors qu'elle exposait son dos au dragon qui poursuivait sa course folle vers un des murs, un dernier mudra de la Kirijin scella le sort de son opposant. Car dans son dos, le dragon explosa subitement. Yaseikō n'eut tout juste le temps que de constater l'inévitable, tandis qu'une nuée de fragments en tout genre fusèrent de toute part.

Un vif cri de douleur s'échappa de la gueule de la Bête d'Asosan. L'instant d'après, elle constata l'étendue des dégâts : des fragments de glace se nichèrent tout le long de ses jambes, ensanglantées. Son flanc gauche accusait lui aussi le coup. Et ses bras n'étaient pas absent de blessures non plus. De quadrupède, elle adopta une posture bipède, bien que ses blessures la figèrent sur place. La fauve lorgna son adversaire dans une expression qui mêlait souffrance et hargne. Elle se refusait d'accepter la combinaison audacieuse de son adversaire. Non, elle désirait en finir. Imposer son hégémonie. Démontrer une fois de plus qui était la proie, et qui était le prédateur entre ces murs de fer. Tandis qu'elles se débarrassaient des débris les plus accessibles et les moins pénibles, son chakra exulta une fois encore à travers l'arène. Une éruption se préparait, et Misaki serait aux premières loges de cette calamité de la nature.

« HUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH ! »

La silhouette de la Princesse d'Écarlate se mua en quelque chose de dévastateur. Aussi bien pour son entourage qu'elle-même. Un des verrous qui contenaient sa rage se brisa, et un flot incommensurable d'énergie se déversa dans l'ensemble de son corps. Chaque fibre de son être sembla se déchirer sous ce déchainement de puissance. Sa peau adopta une lueur carmine inquiétante. Son regard se blanchit, jusqu'à ce que ses iris ne disparaissent entièrement sous un voile de fureur. En cet instant, la sixième porte se brisa.

Forte de ce palier atteint, Yaseikō décida de faire abstraction quelques instants de l'immense douleur qui l'accablait. Son corps tenait uniquement debout par sa seule volonté destructrice. Une chaleur insoutenable se dégageait de son corps, jusqu'à faire briser et fondre les quelques fragments de glace qui subsistaient en son être. Il fallait faire vite, avant de perdre pied. Alors Yaseikō observa une dernière fois son adversaire, et serra lourdement le poing. L'air suivait docilement son mouvement, dans ce qui se tramait être une tempête dévastatrice. Et pour cause…

Lorsque la furibonde commença à attaquer, un sinistre sifflement amorça le pire.

Un premier trait de sang émergea d'entre les phalanges de la guerrière.
Puis lui succéda un second, un troisième, et enfin toute une horde de boulets ensanglantés.
A chaque frappe, le corps de la Bête des arènes se déchirait davantage, invitant cette dernière à hurler pour étouffer ce qui se tramait en elle. Les quelques vagues d'énergie pure qui émergèrent d'elles furent les prémisses d'un véritable raz-de-marée sanguinolent. La puissance que déploya Yaseikō à travers ce jutsu fut telle que son sang, résultant de la friction entre ses poings et l'air, accompagnaient chaque coup de canon. Face à Misaki se forma dès lors une pluie de comètes ensanglantées, terrible mélange d'énergie pure et du sang de l'Enfant Sauvage. Cette dernière ne désirait lui laisser aucune échappatoire : l'espace entier se couvrait d'écarlate, inquiétant immédiatement la sécurité de l'arène. Jōjirō empoigna aussitôt l'arbalète qui trônait dans son dos, et interpella ses associés pour réactiver le sceau de défense des spectateurs. Ou sinon, Misaki et Aomine ne seraient pas les seules personnes de l'arène à devoir quitter les lieux à l'horizontale…

Spoiler:
Revenir en haut Aller en bas
Yuki Misaki
Yuki Misaki

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Empty
Jeu 5 Aoû 2021 - 1:54

Si Misaki n'était plus victime de ses diverses attaques de panique, l'ouverture de la sixième porte chez son adversaire lui avait rappelé toute l'emprise que son anxiété avait eue sur sa psyché. Elle s'était engagée dans un duel contre un adversaire qui lui en avait fait voir de toutes les couleurs. Elle était blessée et sa réserve chakrique touchait à sa fin. Ce dragon de glace et cette explosion cristalline avait été son ultime tentative pour remporter un duel dans cette cruelle arène et, voyant que son adversaire répondait à son agression par la libération d'une quantité de chakra si immense que sa simple expulsion avait failli faire sombrer la genin dans une inconscience.

En cet instant et ce moment, Misaki était terrorisée. Une peur viscérale l'envahissait et la paralysait. Cette frayeur lançait une nouvelle dose d'adrénaline dans son pauvre petit corps à bout de souffle. Tellement concentrer sur ce qui allait lui arriver qu'elle en ignorait la douleur pulsante des brules sur sa chair. Son état conscient, complètement incapable d'enregistrer la moindre information, avait cédé le contrôle à son esprit inconscient qui lui, ne pouvait qu'agir par instinct.

Oubliant complètement le duel, elle avait perdu. Oubliant complètement son classement, c'était futile. Oubliant son partenaire, il n'était pas elle. Elle était face à une démone à la peau rouge et son seul et unique objectif ; survivre. Ce n'est pas Misaki la genin qui était aux reines de son corps, mais bon son pur et simple instinct de survie. Face à cette libération chakrique, elle avait débuté la réalisation de deux techniques pouvant potentiellement lui sauver la vie.

Instinctivement elle savait qu'elle n'aurait jamais le temps de réaliser une série de signes incantatoire accompagné d'une création élémentaire. Ses défenses étaient bien trop lentes et, si elle parvenait à voir un autre jour, c'était ce qu'elle allait retirer de son affrontement et ce sur quoi elle allait travailler dans les prochaines semaines. Tandis que l'écarlate Bakuhatsu reculait son poing avant d'envoyer la première frappe en direction de la genin, Misaki recouvrait sans le moindre mudra, ses bras d'une épaisse couche de glace.

Une bien triste défense complètement mésadaptée pour l'assaut qui la foudroyait, son unique but était de protéger sa tête et ses organes vitaux. Bloquant la première vague, qui fracassait en partie cette couche cristalline qui lui protégeait les bras, Misaki se recroquevillait sur elle, recouvrant aussi ses jambes de cette même technique. Elle voulait se faire petite, elle voulait accentuer les protections qui ne demandaient pas la moindre incantation. Elle voulait simplement survivre à l'attaque.

[...]


Alors que la poussière retombait dans l'arène, Misaki gisait là, au sol, inconscient. Inconscience chakrique ou résultat direct de l'attaque de son adversaire ? Probablement les deux en fait. Elle avait été vaincue, elle qui n'avait pas eu la moindre chance dans ce combat contre ce qui ne pouvait être que la némésis d'une spécialiste du Ninjutsu. Vaincu par une adversaire capable d'exploser des montagnes sans les moindres mudras et capable d'ouvrir les portes du chakra. Elle avait fait tout ce qu'elle pouvait dans ce duel, mais allait devoir en faire plus à l'avenir.


_________________
L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Signamisakigif
~ Thème ~
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t7571-misaki-yuki https://www.ascentofshinobi.com/t11620-kiri-equipe-5-shotosenpei https://www.ascentofshinobi.com/t11635-yuki-misaki-la-rose-hivernal
Narrateur
Narrateur

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage Empty
Lun 16 Aoû 2021 - 21:04
Une déferlante de coups de canon ne suffirait pas à imiter la cacophonie insoutenable qui ébranla les parois séculaires de l'arène d'Asosan. Pour clore ce duel inégal, l'Enfant Sauvage avait déployé à la force de ses poings un redoutable feu d'artifice de sang et d'énergie. Sa victime, Yuki Misaki, n'avait que très peu d'échappatoires. Impossible pour la créatrice de ce chaos organisé de se délecter de son grand oeuvre. Chaque mouvement infligeait une douleur insupportable. Pour autant, elle ne se priva pas de faire usage de ses deux bras pour transformer le champ de bataille en un véritable cataclysme. Ses cris évacuaient avec détresse toute la souffrance qui l'accablait, mais avec laquelle elle avait appris à vivre. Voilà le quotidien de Yaseikō : une lutte perpétuelle contre autrui et elle-même. Une volonté destructrice, presque autodestructrice, pour s'émanciper.

Lorsque le cataclysme prit fin, un rideau de poussière rougeoyant se leva avant de retomber lourdement. Au sol, des impacts sanguinolents ponctuaient la course folle de cette pluie de comètes érubescentes. Sur les parois de l'arène, quelques marques traduisaient toute la puissance de l'attaque. Dans ce monde de désolation se tenait la silhouette recroquevillée de Misaki. Elle était effondrée au sol. De maigres reflets glacés couvraient son corps. Le reste se teintait d'un voile écarlate. Reflet inconscient de son opposante, dont la présence debout relevait presque du miracle, Misaki gisait contre la paroi de l'arène, à l'image de son comparse Aomine.

La suite fut brutale. Yaseikō, en dépit de son état, tenta de s'élancer sur sa proie. Même à terre, le lion emploie toutes ses forces contre le lapin. Tel était le crédo implicite de l'Enfant Sauvage. Son corps lui hurlait d'arrêter la bataille. La foule, satisfaisante de cette guerre bestiale, avait eu sa dose d'adrénaline, et ne réclamait que la fin des hostilités. Mais la pulsion de vie et de mort qui animait depuis des années la Princesse Écarlate refusait d'accepter cette issue. Ce fut sans compter sur un carreau qui fendit l'air entre Yaseikō et Misaki, et trouva l'épaule de la furibonde.

« C'est terminé ! Arrête tes conneries pour une fois, bon sang ! vociféra sur un ton presque paternel l'auteur de ce tir : Jōjiro. »

Yaseikō eut tout juste le temps de réaliser qu'une fléchette fut plantée dans sa chair échaudée que son corps fut subitement alourdi. Une terrible sensation de vertige et de torpeur l'accabla avant qu'elle ne s'effondre à son tour au cœur du charnier. Immédiatement après, plusieurs guérisseurs déboulèrent sur le sable chaud de l'arène pour prendre en charge le corps des trois combattants. Une attention toute particulière fut portée à la gagnante par défaut de ce supplice violent. Certains y voyaient une précaution à l'égard dont celle, du fait de l'ouverture de la sixième porte, subissait un terrible contrecoup. Mais lorsque Yaseikō fut déposée sur un brancard avec délicatesse, c'était surtout la peur qui transparaissait sur le visage de ses sauveurs, anxieux à l'idée que la Bête ne se réveille.

Les trois combattants furent évacués en urgence pour être stabilisés. Son travail terminé, Jōjirō se dirigea vers l'arbitre de cette rencontre folle. Après une tape franche mais amicale sur l'épaule, il quitta l'arène afin de prêter main forte aux guérisseurs bien occupés après la boucherie de Yaseikō. Une de plus, songeait le vétéran.

Spoiler:
Revenir en haut Aller en bas

L'Appel de l'Arène #02 : l'Enfant Sauvage

Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le mythe du bon sauvage [Sae]
» Le combat de sauvage (Sae)
» Un Félin sauvage apparaît ?
» Bureau sauvage [Solo]
» Le sauvage et la bourge [PV Aiko]

Ascent of Shinobi :: Territoires de l'Eau :: Mizu no Kuni, Pays de l'Eau
Sauter vers: