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Sanglante journée au Pays du vent ▬ Ft Raguna.

Nagamasa Tsuki
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Sam 26 Juin 2021 - 0:46
Comme chaque cité à vocation militaire, Kirigakure no sato s'arrogeait un droit de regard sur les affaires des pays mineurs et voisins, comme de la géopolitique mondiale et globale. Cette histoire se passait quelques temps après la mort du maître de Sora, et son intronisation au sein de la brume en tant qu'épéiste légendaire, il était déjà âgé de vingt quatre printemps, et avait une furieuse envie d'en découdre avec son contemporains. Si légendaire il était, cela venait surtout de la bêtise qui semblait l'animer, et le pousser à combattre tout ceux qu'il considérait comme plus forts que lui.

Alors qu'il fourbissait son arme dans le Grand Dojo, une ombre se glissa dans le périmètre réservé aux sabreurs quand la nuit tombait. Heureusement, nous étions un après midi charmant de l'automne 203, et aucune menace ne semblait planer à l'horizon, tout du moins pas pour Sora, qui n'avait pas encore découvert ses dons pour la sensorialité. Pour autant, la silhouette s'insinua dans son dos, pareil à une ombre portée sur un mur blanc, qui s'agrandirait par un effet d'optique.

Malgré ses lacunes dans le domaine ninja, Sora était observateur, et perspicace. Il se tourna vivement vers la silhouette en posant une main nonchalante sur le pommeau de Tenchô, prêt au combat. Combat qui ne vint pas, et ne viendrait jamais. En face de lui se trouvait une jeune femme à l'allure négligée, les abdominaux saillant et seyant, une bouteille passée au travers de la ceinture, et une autre la main. Le contraste était saisissant entre les deux ninjas, deux opposés tant dans la toilette, que dans le maintient et même les idées. Jimpei Ashitikira, était une Chûnin méconnue du grand publique, mais bien cernée par les hautes instances de Kiri. Elle était détentrice des techniques du "Poing Ivre", spécialiste en taijutsu, et en tatanes de tout genres.

Dépêchée sur une mission d'un rang suffisamment élevé pour nécessiter la présence d'un autre ninjas de son choix, le sien se porta sur Sora. En vérité, sans rien vous cacher, le maître du détenteur d'un sabre légendaire, avait été ami avec cette femme. Rien que le style de la personne en question, laissait entrevoir à quel point il était folklorique et éclectique dans ses fréquentations, comme dans sa vie en règle générale. Ce fut grâce à lui que la vision étriquée, et l'éducation tout juste passable de Sora se transformèrent à la manière d'une chenille devenant un magnifique papillon.

- Que me voulez vous ? Fit-il, ses yeux perçants et sagaces parcourant rapidement son homologue, la jugeant, et la trouvant indigne de son rang... Il se fit violence pour ne pas dégainer et passer au clair cette engeance de cul-terreux. Le ton était agressif, presque accusateur, et le regard renfrogné, comme si elle avait réussit l'exploit de s'attirer les foudres du Genin, sans même ouvrir la bouche. Sur ses lèvres se glissa un sourire, et elle prit la parole en titubant à moitié vers lui.

- *Hips* Je ... *Hips* ... T'embarque ... *Hips* avec moi *Hips*... Mission. Fit elle de manière très concise, et Sora le vécut comme un véritable affront personnel. Faisant fit des sentiments contradictoires qui naissaient dans sa poitrine, ignorant la décharge qui parcouru ses doigts au contact de Tenchô, il mit toute sa violence au service de la diplomatie. Intraitable, la bonne femme l'attrapa par le col et le tira de toutes ses forces derrière elle, le kidnappant pour une mission dont il ne savait rien.

Cela faisait maintenant une demie heure qu'il se plaignait. Il avait beau trépigner, crier, et même jouer de la corde sensible, rien ne semblait altérer la poigne de fer de Jimpei. Elle le traîna jusqu'en dehors de l'enceinte de Kirigakure no Sato. Et l'aventure commença ainsi.

[***]
Du sable partout, de l'eau nulle part. Il avait la gorge sèche depuis près de deux jours, et impossible de se cacher de la tempête qu'ils traversaient actuellement. Il maudissait sa comparse silencieusement, évitant d'ouvrir la bouche pour ne pas sentir crisser les grains ocres sous ses dents blanches. Réussir à lui faire fermer son clapier était un véritable miracle de la mère nature. Victoire de la planète, défaite de l'homme-bandelettes. Fort heureusement, la capitale de Kaze no Kuni se dessina bien vite devant eux, la Chunin observant un rythme soutenu et endiablé.

Ils s'arrêtèrent à une auberge anonyme en plein cœur d'un quartier populaire. Sora, conscient de la dangerosité de ses contrées inhospitalières, et d'autant plus qu'il n'avait jamais quitté le Pays de l'Eau, restait aux aguets.

- Nous allons rencontrer le gouverneur, soit beau et tais toi, si c'est possible fit la kunoichi, qui avait retrouvé son sérieux, et un taux d'alcoolémie un peu plus tolérable. Pour eux deux. Ils posèrent quelques affaires dans leur chambrée, non commune naturellement, et se dirigèrent vers le palais dans une tenue un peu plus légère, et approprié à la rencontre d'une personnalité habitant le grand et insondable désert de Kaze.

Marchant au côté de la cheffe de la mission, il avait, comme à son habitude la tête haute, et la fleur à l'épée. un grand individu couturé de cicatrices, cependant, leur barrait la route menant dans les appartements privés du Gouverneur autoproclamé de Kaze.

Visuel Jimpei:
 


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Ragunā Kongu
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Lun 28 Juin 2021 - 12:57
Il y a des journées paisibles et d’autres plus animées, dans la vie d’un Gardien du Gouverneur. Des jours entiers passés dans l’ombre du gérant, hache dans le dos, colère au fond du cœur. Tatoué, cicatrisé, marqué à jamais. Le plus dur n’est pas le manque d’action, l’attente d’un divertissement, d’une opportunité de se défouler. Non, le plus dur, c’est de ne pas se laisser dévorer par les démons intérieurs. Rester mentalement stable, ne pas totalement basculer dans la folie, ne pas vriller.
S’occuper l’esprit, qui a tendance à se retourner dans tous les sens lorsqu’on ne lui offre pas de distraction. La boisson est une méthode efficace, mais altère les sens et réflexes du colosse, qui ne peut pas se permettre d’être ivre en surveillant les arrières du Gouverneur. L'entraînement reste encore la solution la plus adaptée, décharger sa rage et sa frustration, sortir ce trop plein d’émotions enfouies en soi, se tenir prêt. Une salle pour ses séances a été aménagée lors de son embauche, de sa prise de fonction. Une pièce servant autant d’exutoire que de salle d’entraînement.

De ce lieu dont l’accès n’est autorisé qu’à sa personne et éventuellement, à l’Ashina, si ce dernier souhaite jeter un œil, résonne régulièrement l’écho de ses longues et épuisantes séances. L’acier de sa hache qui se heurte aux pantins de sable dur, qui martèle la pierre et fracasse le bois. Une salle où il s’y sent apaisé, lui rappelant presque le Colisée d’autrefois, à ses débuts, dans lequel il levait cette même hache pour tuer et survivre. S’il ne compte plus le nombre de crânes ouverts en deux par cette fidèle arme, les visages ne s’effaceront jamais de sa mémoire.
Aujourd’hui, il a été contraint d’écourter sa séance. La nouvelle leur est parvenue depuis quelques jours maintenant, annonçant la venue d’émissaires en provenance du village caché de la brume. Kongu ne connaît rien de Kiri, n’ayant jamais rien vécu d'autre que les combats dans l’arène. Sa récente liberté ne lui a pas permis de parcourir le monde, du moins a-t-il préféré rester ici, au pays. Aussi, tout ce qu’il sait de ce village shinobis lui vient de la bouche d’autrui.

Ne jamais se fier uniquement aux avis tiers, c’est ce que lui a enseigné la vie, ce que le blondinet à la tête de la capitale n’a pas manqué de lui rappeler également. L’humain est pourri, vicié jusqu’à l’os, capable des pires bassesses simplement par ambition ou méchanceté gratuite. Son avis est souvent biaisé par ses propres émotions, un ressentiment personnel qu’il est bien incapable d’occulter. L’humain est faible, en proie à sa jalousie, son avarice, ferait tout pour élever sa condition et améliorer son mode de vie, quitte à écraser ou discréditer ceux qui l'entourent. Se faire sa propre opinion, juger par soi-même, reste encore le meilleur moyen de se forger un avis.
Voilà pourquoi aujourd’hui, le Fléau de Cristal prenait son mal en patience devant la porte permettant l’accès aux appartements du Gouverneur. Prêt à recevoir les individus souhaitant s’entretenir avec celui qu’il avait juré de protéger, envers et contre tous. Pour se faire une idée de qui ils sont, ce qu’ils veulent.

Et surtout, pour leur barrer l’accès si jamais ils avaient dans l’idée d’appliquer un plan foireux en ces lieux. Mais ils ne sont quand même pas assez stupides pour s’essayer à un jeu aussi dangereux, n’est-ce pas ?

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#541717


Dernière édition par Ragunā Kongu le Dim 4 Juil 2021 - 17:05, édité 2 fois
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Nagamasa Tsuki
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Lun 28 Juin 2021 - 22:25
Surprise. Le barbare gigantesque qui se trouvait devant eux était plus fermé qu'une porte de prison. Il cloturait l'accès plus efficacement encore. Plus grand et plus impressionnant aussi. Il semblait déterminé à ne laisser passer personne. C'était une montagne de muscles, prêt à servir, prêt à tuer, sans aucune animosité aucune cependant, il se contentait d'être là, d'exister et de barrer la route. La seule question auquel il n'avait pas de réponse, ou plutôt les deux seules : Était-il un tas de muscle sans cervelle ? Et qui était-il. Décidant de prendre les devant sur celle qui l'avait trainé là, Sora devança Jimpei de quelques pas succins et néanmoins rapides, se plaçant devant l'homme et le regardant sous toutes les coutures. Véritable patchwork humain, il portait sur lui tout le poids de son passé. A se demander comment le colosse ne croulait pas sous cette masse sanguinolente qu'il sentait chez lui. Il puait le massacre à plein nez, mais ne semblait pas agressif. Tout chez lui dégageait une puissance non négligeable, un sentiment d'insécurité vous prenait à la gorge rien qu'à le regarder. Il réussissait un petit miracle par sa présence à la fois dérangeante, et rassurante. Un mélange détonnant qui surprenait le jeune sabreur, encore novice dans les arts et le monde ninja.

Dans son monde, c'était soit la fraternité la plus totale, soit la haine la plus absolue. Pas de juste milieu, juste une incroyable dichotomie qui ne lui avait pas appris toutes les subtilités du monde Shinobi.

- Salut mon grand, vu la tête que tu tires, j'suppose qu'on t'as pas prévenu de notre venue, je parie ? Petite pique, rien de méchant mais la posture du garde du corps du gouverneur, lui donnait envie de tester les limites de son impassibilité, et de sa patience. Cependant, Jimpei ne l'entendait pas de cette oreille, et en vieille briscarde de la diplomatie, et des alliances entre nations, savait pertinemment ou étaient les limites de la bienveillance de Kaze à leur égard.

- Cesse de tourmenter notre homme pour t'amuser ...
Fit-elle en écrasant le plat de sa main contre le haut du crâne de son partenaire pour la mission. Les voyages forment la jeunesse, mais on oublie aussi de dire que les coups le font aussi bien. Quand elle n'avait pas bu, la chunin était bien plus sage et supportable que prévu. Quel angoisse pour Sora, ne jamais savoir sur quel pied danser, toujours à se demander ce qui allait lui tomber sur la tronche ... Va dire à ton maître que Jimpei, de Kiri, est à ses portes ... Elle prit une grande inspiration, se racla la gorge puis ...Et pardonne mon jeune ami, il ne sait pas encore se tenir ... Qu'elle finit par dire, devant l'air outragé du sabreur, qui ne pipa mot cependant, ne voulant pas éveiller les foudres de sa partenaire.

Il prit une moue boudeuse, et attendit qu'on lui dise quoi faire. Après tout, s'il ne pouvait même pas prendre d'initiative personnelle...



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Ragunā Kongu
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Dim 4 Juil 2021 - 17:56
L’ancien esclave n’a pas perdu sa langue, mais ne voit pas d’intérêt à ouvrir la bouche face à l’arrivée des deux kirijins. Il les mire, les zieute sous toutes les coutures, se fait une première impression du binôme. Un homme et une femme, ou plutôt une momie et une femme. Il ne sait pas ce qui a bien pu lui arriver pour se retrouver la trogne sous ce tas de bandages, mais son esprit s’amuse à émettre des hypothèses. Sévères brûlures ? Jet d’acide ? Taillades multiples à la lame ? Mutilation quotidienne dans son enfance ? Il y a forcément une explication pas toute belle sous cette apparence singulière.
Et forcément, quand une réflexion lui est faite sur sa tronche à lui, Kongu ne peut pas rater cette occasion… Toi vu la tienne, t’as pas dû avoir une vie facile ! Sa voix gronde, porte jusqu’à l’étage inférieur, résonne dans le palais. Le Colosse de Cristal est un homme qui parle fort et vrai, qui aime les taquineries verbales. Il ne rit pas à sa pique, arbore un large sourire carnassier dévoilant des dents solides et fait pour mastiquer la viande, pour broyer les os.

Mais sinon t’es dans le faux, on m’a prévenu que vous passeriez voir le Gouverneur. C’est d’ailleurs pour ça que je suis planté devant cette porte. Pour les empêcher d’entrer et de faire comme chez eux. La kunoichi intervient, préférant recadrer ce qui semble donc être le subordonné du duo. La goumiche a un petit quelque chose qui lui plaît, remarque l’ex Gladiateur. Elle dégage un truc, elle l’attire par son style, il aime. S’il devait se contenter d’une femme dans sa vie, il en prendrait une dans le même genre, ne serait-ce que physiquement. Pour ce qu’elle a dans le crâne, ça reste encore à voir. Jimpei, qu’elle se nomme.
Moi c’est Kongu. Et pas besoin d’aller voir le patron, j’ai déjà reçu mes consignes. Tu peux entrer Jimpei, mais toi mon petit gars… Sora n’est pas de basse taille, il en a parfaitement conscience, mais puisqu’ils ont entamé de faire connaissance de cette manière-là… Surtout, face au Fléau de Cristal et son double mètre largement dépassé, il ne rivalise pas. ‘Va falloir attendre, désolé.

C’est toujours gênant ce genre de moment où t’es à deux, mais que le pote se fait recaler à l’entrée. T’aurais bien envie de rester avec lui, mais le devoir t’appelle et tu dois continuer. Tu sais très bien que ton pote va mal le prendre et t’en vouloir ensuite, mais qu’est-ce que t’y peux toi s’il est pas foutu de la passer cette fichue porte, hein ? Bon pour le coup, ici, cela n’aurait rien changé qu’importe la configuration des choses. Le Gouverneur veut s’entretenir seul à seul avec le chef de l’équipe, uniquement lui.
Le Ragunā se décale de manière à laisser passer la jolie gonzesse, non sans mater ses formes au passage, y’a pas de mal à se rincer l'œil sur de belles choses. Une fois que la porte se referme, il se retrouve seul face au rigolo sous bandelettes. Il a des yeux dérangeants, quand même. Ou son regard, le Gardien ne parvient pas à sa décider sur la question. Mais on dirait qu’il cherche à lire jusqu’au tréfond de votre âme, c’est gênant.

Si tu veux, pour patienter, tu peux aller faire un tour. C’est plutôt grand ici et franchement pas dégueulasse niveau déco’. Par contre touche à rien et va pas où tu sens que tu devrais pas aller, j’ai pas envie de devoir jouer de la hache sur ta petite tête, t’as l’air d’avoir déjà assez morflé comme ça… Cette fois il se laisse à rire, un brin moqueur. Bon enfant, le ton n’est pas menaçant, mais la mise en garde est réelle.

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Lun 5 Juil 2021 - 7:50
Pas jaloux, territorial. Il aimait protéger tout ceux qui faisaient partie de son territoire, de sa patrie, de Kiri. Et quand il voyait le regard quasi animale que porta le dénommé Kongu, à sa partenaire et chef de mission, il ne put se méprendre longtemps sur les intentions qui animaient ses muscles proéminents et cette mâchoire carré quand ll parlait, torse nue devant tout le monde, comme si c'était normal ici. Il n'y avait rien de normal à manquer de bienséance, et à s'habiller convenablement non plus. Pour toutes ses raisons, sur ses gardes, Sora perdu son sourire tapageur pour observer un mutisme s'il était anomal, fut inquiétant tout du moins. Jimpei gloussa aux remarques de son compatriote des sables, et lui répondit quelque chose comme : On a pas élevé les cochons ensemble, mais on va dire que j'apprécie ton franc parlé, gardien Kongu. Je vais m'entretenir avec ton patron, je pense qu'il appréciera la présence de Sora après les nouvelles que je lui apporte.

Elle avait pensé à le prendre avec elle, parce que la mission demandait une force de frappe non négligeable, et surtout de dissuader de recommencer les même folies à un groupe de personne. Quid mieux que les pouvoirs de Sora, pour faire regretter amèrement un manque de jugeote pourtant évident ? Les blessures qu'il infligeait étaient suffisamment douloureuses pour faire passer l'envie de remettre le couvert.

Elle pénétra dans le bureau sans lui, et il reporta son attention sur son nouvel "ami" Kazejin, qui comme tout paysans à l'encontre d'un citadin, se moquait doucereusement de lui. Il fallait dire qu'il ignorait tout de lui. Il ignorait tout de son parcours atypique, jusqu'à sa verve aussi affutés qu'une lame, tout autant que l'écriture était son point faible. Et il ne pouvait pas lui en vouloir, toute cette ignorance l'arrangeait. Elle était recherchée. Amusante et rafraichissante aussi. Cultivant le culte du secret, le Kirijin savait pertinemment que ses bandelettes faisaient de lui une curiosité, mais il préférait ne pas donner trop d'informations à l'ennemis.

- Sora no Yume ... Fit-il en se fendant d'une petite courbette d'usage. Il était en pays étranger après tout, observer une certaine politesse à l'égard des citoyens du crue, pourrait toujours servir à un moment ou un autre. Quand à mon aspect, j'reste assez vif pour ne pas craindre votre hache, Kongu-san, ne vous inquiétez, je ne vous décevrez ni aujourd'hui, ni aucun autre jours. Il pencha la tête de coté : Aller visiter le palais ? Et laisser Jimpei seule avec votre gouverneur ? Tututu. Ce serait décidément un manquement à mon devoir. Tout comme vous protégez votre homme politique, je veille sur ma collègue Shinobi, c'est le trésor de ma forteresse ... S'amusa-t-il à dire, pour singer la vie de Kongu, qui devait être bien monotone à toujours surveiller le même type, au même endroit.

Après tout chacun sa vie, ses envies, et sa manière de se réaliser. Il ne critiquait pas la manière de vivre de sn homologue gigantesque, tout comme il ne le jugeait ni à ses manières, jusqu'à celle de parler même, mais cherchait-il à sonder son coeur, et à en connaître la nature...

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Jeu 22 Juil 2021 - 16:56
Son franc parler, pas la première fois qu’on y faisait référence. Tranchant, cassant, nombreux sont ceux qui s’y cassent les dents, peu ont suffisamment de répartie pour clouer les mâchoires du Gardien et l’empêcher de continuer ses assauts verbaux. Ici, la femme qu’il ne prend même pas la peine de feinter son désintérêt pour ses courbes, préfère prendre ses mots à la rigolade et laisser passer pour cette fois. Ce qui n’est pas une mauvaise idée, aucun des trois protagonistes n’ayant envie de déclencher une bagarre sauvage aux portes des appartements du Gouverneur.
Quant à la remarque de l’envoyée de Kiri concernant des informations à apporter au régent, si Kongu n’en montre rien sur l’instant, intérieurement, il s’interroge. Il se doutait déjà de quelque chose depuis qu’on lui avait appris la venue de ces émissaires, mais la tournure des événements prenaient la direction qu’il se l’était imaginé. Quelque chose ne tourne pas forcément rond à Taiyo, nombreux sont les pourris qui n’acceptent pas le nouveau leader et qui voudraient le faire tomber. Est-ce aussi le cas en dehors des frontières ?

Pas déconnant de s’imaginer que les autres nations voient d’un mauvais œil l’avènement d’une autre, la montée en puissance d’un pays qui jusque-là ne leur faisait pas d’ombre. Aujourd’hui, Kaze abrite des shinobis puissants pouvant rivaliser avec l’élite des armées des Cinq Grands, des êtres capables de tenir tête à un démon dieu et même de le réduire en cendres. Qui peut se vanter de tels exploits ?
La réussite et la renommée attirent la haine et la jalousie, depuis toujours. L’humain ne sait pas évoluer, ne connaît pas le bonheur d’une amélioration de l’âme. Un berceau de salopards, de haineux, de cerveaux dévorés par l’ambition maladive prêts à tout pour réussir, surtout écraser son prochain. Des dégénérés n’ayant aucune considération pour l’autre, des fous qui ne devraient pas rester en liberté. Ici, à la Capitale et plus loin autour, des bonnes âmes se sont rassemblées.

Fatiguées et blasées par ce qu’elles ont vues, vécues, encaissées par le passé. Des hommes et des femmes qui, lassés d’une vie durant laquelle les pires facettes de l’humanité leur ont éclaté à la face jour après jour, ont trouvé refuge dans ce sanctuaire que représente Taiyo. Le repos de l’âme, quel bonheur.
Et tous sont prêts à donner leur vie pour protéger ça.
Le petit gars face à lui avait perdu le sourire et le Colosse aussi, bien que ce soit pour une raison différente. Respectueux, le kirijin se présente d’une courbette d’usage en société. Malheureusement pour lui, Kongu ne connaît pas le savoir vivre. Il se contente de hocher la tête sur le côté, une grimace furtive lui étire le côté gauche de sa face, avant que son bras se lève et que son poing se tende vers son interlocuteur. Content de te connaître Sora. C’est comme ça qu’il salue lui, en frappant son poing contre ceux des autres. Un truc gentillet, pas se mettre une énorme patate.

Son refus de quitter son poste et de laisser sa camarade seule avec les deux kazejins arrache un sourire satisfait au Gardien, ce petit gars lui plait. Les amis, la famille, les frères d’armes, c’est primordial. Honneur et fierté, être un homme sur qui on peut compter, loyal et fidèle, voilà ce qui faisait de nous une bonne personne selon le Ragunā. Des valeurs que semblent partager Sora, ce qui le fait immédiatement monter dans l’estime de l’ancien esclave. T’as bien raison ! Ne jamais laisser dans sa merde un ami, c’est important ! On sait jamais ce qui peut arriver, surtout sur un territoire qu’est pas le nôtre. Aucune menace dans son timbre de voix, il est juste sincère. Lui ne laisserait jamais seul le Gouverneur sur des terres étrangères. On dirait que ça va être que toi et moi alors, héhé. ‘Fait longtemps que t’es un shinobi ? Quitte à poireauter ensemble, autant en profiter pour taper un peu la discu’ non ?

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