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Etude de cas [Rin/Komorebi]

Oterashi Yanosa
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Lun 28 Juin 2021 - 13:19
Ses ailes plombées de désillusions et chargées du poids de sa propre colère sourde et indicible, le soldat de la Roche déambulait à pieds, chose rare, entre les avenues rénovées des quartiers résidentiels. Son regard hagard tantôt se perdait sur les devantures, ou sur les passants, ombres indistinctes qu’il n’aurait su reconnaître. Les mots qu’il avait entendu, qu’il était allé capter de son initiative entre les murs de l’Académie, ces mots tournaient dans sa tête, tels des poignards volants aux aspérités rêches et rouillées qui emportaient avec eux à chaque passage un peu plus de sa sanité. Depuis toutes ces années, ne pouvait-il s’empêcher de penser, il n’avait eu de cesse de servir Iwa. De servir Tsuchi, au mieux de ses facultés, en portant ces dernières à des extrêmes qu’il n’aurait même pas soupçonnés possibles de prime abord. Il avait sacrifié, il avait encaissé. Avait désobéi, aussi, dans le seul et unique but de pouvoir toujours servir au mieux son Berceau en s’affranchissant des barrières parfois absurdes que dressaient devant lui ses supérieurs. Tout ce temps, il s’était battu, avait formé des générations de shinobis, aidé à renforcer sa cité-patrie, participé à sauver des milliers de vie, et même après tout ce que ces choses lui avaient coûté, il avait continué. Inlassablement, inexorablement, sans se soucier de sa vie, habité par une idée sans doute plus grande que lui. Et pour tout cela, il savait à présent ce qu’il avait récolté, de la part de ceux vers qui il était sensé devoir se tourner.

Le Calciné.

Ainsi l’appelait-on. Ainsi le voyait-on déjà, lui le soldat de vingt-et-un an. Une arme enraillée et usée, difficile à maîtriser. Instable. Peu digne de confiance. Et en surface, au coeur du tumulte qui régnait en son esprit, Yanosa luttait contre ces sentiments, envahissants et inutiles. Il n’avait jamais eu besoin de l’approbation des autres, de la gratitude de qui que ce soit, pour continuer à travailler d’arrache-pied pour atteindre tant ses objectifs que ceux qui lui étaient fixés par la Roche. Alors pourquoi, ne cessait-il de se répéter. Pourquoi… cela faisait-il si mal ? Ce qui ne le touchait pas ne pouvait pas le blesser. La conclusion simple et sans appel était donc qu’il ne devait pas laisser ces choses le toucher. Cependant, au sortir de tels combats, de tels paroles proférées à son sujet, c’était bien là une entreprise bien plus difficile à mener à bien qu’à théoriser.

Mollement, quoi qu’avec un focus qui ne laissait planer aucun doute sur sa destination, le guerrier tellurique traversa une partie des quartiers auparavant dévastés et désormais en grande partie reconstruits. Sous peu, il arriva alors à proximité du domaine Hyûga, duquel il devait s’imposer la vue bien trop souvent à son goût ces derniers temps. Nécessité faisait loi, cependant, car ce n’était cette fois pas une, mais deux membres à part entière de ce clan qu’il devait retrouver. Rin. Komorebi. Deux femmes. Deux Genin, aux facultés encore majoritairement en sommeil, mais au potentiel irréfutable et qu’il avait choisi de prendre sous sa tutelle pour les rendre aptes à s’engager sur des missions de terrain plus périlleuse. Des missions qui, sans l’ombre d’un doute, ne tarderaient plus à les submerger, compte tenu de l’ébullition dans laquelle se trouvait la cité toute entière. Un peu plus tôt, il avait missionné un messager pour les trouver toutes deux et les sommer de le rejoindre sur une esplanade du domaine Hyûga. Sur cette petite place aux accents aussi nacrés que les pupilles légendaires du clan qui prospérait dans ces quartiers, le guerrier tout de bandage recouvert se posta, bien en vue, attendant l’arrivée sans doute imminente des deux femmes. Et lorsque finalement il les perçut toute deux près de lui, il se tourna vers elles, une mine plus sombre encore qu’à l’accoutumée derrière ses tissus cicatriciels.

« ….Rin. Komorebi, salua-t-il sans cérémonie. J’ai pu vous mettre à l’épreuve, l’une et l’autre. J’ai pu éprouver vos forces… et étudier vos faiblesses. Et comme vous l’aurez deviné, mon travail… va consister à combler, ces faiblesses. »

Il les dévisagea tour à tour, sans sourciller, son esprit toujours dragué par les filets viciés de l’opinion qui s’était cimentée à son sujet en haut lieu.

« … Première question, donc, d’ordre purement académique : qu’est-ce qui, selon vous… vous fait le plus défaut ? »

Une question rhétorique pour lui, et dont les réponses lui étaient déjà apparues relativement clairement à l’issue des joutes menées respectivement contre la veuve et la déchue.

« Oh, j’oubliais. Komorebi, bienvenu dans l’Equipe Cinq. »


@"Hyûga Komorebi"

@Hyûga Rin

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Lun 28 Juin 2021 - 17:31

Si elle s'était questionnée de la présence de sa cousine, Rin n'avait pas eu à attendre bien longtemps avant d'avoir la réponse. Lancé comme si de rien n'était, Yanosa annonçait l'intégration de Komorebi à l'équipe 5 du village caché de la roche. S'il n'avait pas été explicite dans l'implication de la trentenaire dans cette équipe, sa présence et le discours de l'Oterashi offraient suffisamment d'information pour qu'elle puisse faire le lien.

Se retournant quelques instants, fixant de ses pupilles éburnés celle de Komorebi, Rin lui offrit un léger sourire accompagné d'une rotation de la tête bien caractéristique à cette vieille genin. Avant même de répondre à Yanosa, elle s'était permis quelques mots à celle qu'elle avait affrontée quelques jours plutôt.

[Rin] - Bienvenue dans l'équipe !

Dit-elle sur un ton apaiser? SI, et c'était une grosse si, elle n'avait pas le lien, Rin mettait fait à tout doute potentiel quant à son affiliation. En vrai, elle avait cherché là à lire la réaction de Komorebi, à essayer de comprendre quels auraient bien pu être ses pensées quant à la présence d'une autre Hyûga dans son équipe. Elle avait bien conscience des exigences qui pesaient sur cette femme, il fallait être particulièrement aveugle pour ne pas s'être rendu compte de quelque chose, alors qu'elle grandissait ensemble – ou presque.-

Sans grand succès, elle se retournait vers Yanosa, mais ne savait pas trop quoi répondre. Si elle se basait sur sa propre analyse, elle aurait dit que son corps manque de pratique, après avoir été inactif pendant plus d'une dizaine d'années. Si elle essayait de se mettre dans la tête du Clairvoyant, sans doute aurait-elle répondu son appartenance au clan Hyûga ? Mais elle avait beaucoup de difficulté à saisir cet homme et ne savait s'il était vraiment en désaccord avec tout le clan ou qu'il était simplement tout le temps en colère contre tout et que même si elle était d'une famille sans nom, qu'il aurait la même attitude.

Sauf que si elle réfléchissait à cet entrainement qui lui avait coûté une fracture de la clavicule et une blessure aux côtes, elle ne pouvait s'empêcher à son serment sur sa réserve de chakra et le fait qu'elle l'avait vidé particulièrement vite et sans se soucier de ses réserves. D'une part, le Byakugan était consommateur en énergie vitale, de l'autre, ses réserves étaient tristement minuscules – mais ça, ce n'était qu'une question de temps.-

[Rin] - Si je me base sur vos derniers mots lors de notre affrontement, je dirais que l'utilisation de mes réserves de chakra laissait a désiré. Si je me base sur ma rencontre avec Hayai Taishi, je dirais un manque de connaissance général en termes de ninjutsu et une trop grosse dépendance des capacités de notre clan.

Après tout, les arcanes que maîtrisait Rin étaient plus axés sur sa maîtrise du Taijutsu et des techniques secrète de son clan que sur sa maîtrise du Suiton et du chakra neutre. Si elle avait quelques défenses aqueuses, son panel était plus que limité.

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Mar 29 Juin 2021 - 0:31
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Merci, Rin-san.

Ce fut sur un ton des plus froids que Komorebi fit son entrée en scène dans la Cinquième Escouade.

Plus tôt, elle avait reçu une missive l'invitant à se diriger sur une esplanade du domaine. Un certain Oterashi Yanosa l'avait convoqué en ces lieux. Après avoir échangé mots et coups aux côtés du Calciné, Komorebi voyait en cet homme une chance de rédemption dans sa vie d'ombre. Un échappatoire, une maigre lueur d'espoir. Infime, certes. Mais suffisante pour pousser la Hyūga à s'extirper de cette destinée qui lui collait à la peau. S'émanciper de sa condition de Déchue. D'ombre de la Tsuchikage. De Hyūga déchue. De Pupille blanche, tout simplement, en fait. Elle voulait vivre sa propre vie, loin du chemin piégé tracé par son héritage.

Alors naturellement, lorsque sur le belvédère elle aperçut sa cousine, représentante parfaite de la Sōke, la colère monta en elle. Cette voie de rédemption que lui offrait Yanosa, elle ne l'avait jamais conçu en compagnie d'une de ses cousines. Encore moins Rin, laquelle avait contribué à enfoncer Komorebi dans l'ombre des géants. Elle se contenta dès lors de faire face au sensei, les jambes légèrement écartées, mains dans le dos. Son visage tâchait de retenir ses émotions avec difficulté.

Pour sa première dans l'équipe cinq, Komorebi allait en plus devoir exposer une énième fois ses lacunes. Devant sa cousine. Cette perspective lui arracha un début de grimace. Face à la silhouette sordide son mentor, elle se racla la gorge avant de prendre la parole.

Merci, Oterashi-sensei. Mon plus grand défaut réside dans mon incapacité à réaliser des expulsions de chakra correctes. Il y a quelque chose d'anormal dans mes tenketsus qui m'empêche d'y parvenir avec du chakra pur.

Elle aussi souffrait d'une réserve de chakra insuffisante. En témoignait le besoin constant de se fier à son dōjutsu et son aura électrique pour compenser ses faiblesses. Ces appuis rongeaient lourdement son énergie vitale, déjà faible. Les duels devenaient dès lors une épreuve d'endurance, si ce n'était pas une guerre d'attrition contre les plus rusés. Mais Komorebi préféra taire cette évidence, afin d'éviter de souffrir de la comparaison avec son apparentée. Elle avait suffisamment révélé ses stigmates auprès de son sensei, et surtout à proximité de celle qu'elle se refusait à croiser du regard.
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Mer 30 Juin 2021 - 11:14
Être lucide quant à ses propres points forts et faiblesses : une connaissance de soi que beaucoup de shinobi parfois en venaient à négliger au fil du temps, en devenant trop confiants en leurs facultés ou, plus rarement, en n’osant pas aller au bout de ce qu’ils étaient capables de faire. Dans un sens ou dans l’autre, l’erreur demeurait identique, à savoir que ces soldats faisaient l’impasse sur un savoir important et qui comme tous les autres savoirs, pouvaient représenter une arme à part entière en combat. Pour l’Oterashi de poser cette question précise à ses deux apprenties n’avait donc rien d’anodin, et s’apparentait donc à une vérification simple, quoi qu’imparfaite, de si oui ou non Rin et Komorebi étaient dotées de cette arme ou non.

La première, qui était de visu la plus enjouée des deux et dont Yanosa doutait qu’elle ait encore réellement compris dans quoi elle s’embarquait en ayant fait ses classes, réfléchit quelques instants avant de répondre. L’écoutant finalement donner son avis sur la question, les bras croisés sur son poitrail, Yanosa se contenta de hocher une fois la tête, signifiant simplement et sobrement qu’il avait enregistré sa réponse. La déchue, quant à elle, en tâchant de se départir ne serait-ce qu’un peu de cette moue qu’elle avait affiché en apercevant sa cousine quelques instants auparavant, ne tarda pas à prendre la suite, s’attardant sur une tare bien précise qui semblait l’affecter. Le Tellurique, tout en hochant également la tête à son endroit, fronça aussi légèrement ce qui lui aurait tenu lieu de sourcils, se repassant mentalement quelques images de leur affrontement pour mettre cette information en contexte.

« … Un manque d’expérience et de pratique d’un côté… Une faiblesse anatomique de l’autre… Hm. »

Décroisant les bras, le Chûnin fit quelques pas et dépassa ses deux apprenties pour s’avancer sur l’esplanade. Il se retourna ensuite, étendant légèrement les bras, paumes ouvertes sur les côtés.

« La source de vos faiblesses, la voilà donc, fit-il en donnant à voir le domaine Hyûga qui s’étendait derrière et autours de lui. Votre clan… vous enferme dans une doctrine, vous cloisonne dans son dédain pour tout ce qui n’est pas doté d’une pupille blanche. Alors que vous pourriez valoir tellement plus…

Rin. Tu dis que tu ne sais pas encore gérer correctement l’énergie que tu dépenses, et c’est vrai. Mais à vrai dire… n’importe quel shinobi, ou presque, est passé par là. Seule une pratique continue, assidue et appliquée dans tous les arts ninja pourra te permettre d’affiner ton contrôle, d’améliorer ta condition tant physique que spirituelle. Mais, pour aller plus loin… je dirais que l’une de tes lacunes repose sur ton incapacité à réellement percer la garde adverse, à t’engager dans son cercle. Vous êtes issus d’un clan de combattants au corps-à-corps : que votre style soit élégant et épuré ne change rien à la nécessité… de savoir quand et comment exploiter une ouverture.

Komorebi. Je ne suis pas médecin, et ce n’est pas de moi que tu apprendras comment régler ton problème, ou comment parfaire les projections de chakra propres au Jûken. Va consulter un eiseinin, fais-toi aider, c’est un ordre. Ce que j’ai dit à ta cousine sur la pratique vaut aussi pour toi, mais là où Rin manque d’initiative pour engager le cercle intérieur de son adversaire, toi… c’est le réalisme pour placer tes coups qui te fait défaut. 
»

Le guerrier de pierre fit quelques pas sur le côté, oeillant un dojo au loin dont l’architecture ne lui évoquait guère qu’une propreté maladive, mais qui ferait parfaitement l’affaire pour ce qu’il avait pour projet de faire. Regardant tour à tour Komorebi et Rin, il reprit.

« ...Vous l’aurez compris, avant d’essayer de vous diversifier à tout va… il va falloir renforcer ce qui devrait déjà être votre point fort. Ce n’est que sur des fondations solides qu’on peut étendre ses domaines d’expertise, et ce sont ces fondations… que nous allons consolider aujourd’hui. »

Tout en demeurant à l’écoute, Yanosa commença dès lors à se diriger, d’un pas leste et décidé, vers le dojo Hyûga qui se trouvait à une cinquantaine de mètres.

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Sam 3 Juil 2021 - 15:36

Surprise par les aveux de sa cousine, elle n'était pas au courant de ses difficultés au niveau de la manipulation du chakra pur. Ce n'était pas quelque chose qu'elle avait particulièrement observé au coeur de leur duel. Ça ne semblait pas avoir affecté sa capacité à relâcher du chakra élémentaire, car son armure Raiton avait fait de sacrés dégâts chez Rin et, si c'était effectivement affaibli par ses difficultés chakrique, cette technique devait être d'une destruction sans nom. Il s'agissait là d'une faiblesse à laquelle Rin devait travailler. Comment pouvait-elle incorporer son affinité pour le Suiton à ses arcanes Hyûga ? Elle allait devoir cogiter le tout.

Voyons cependant le malaise et ne pouvant s'empêcher de ressentir cette colère à son égard, il était préférable pour elle de passer le tout sous silence.

Rin n'était fondamentalement pas en total accord avec la lecture de l'Oterashi. Bien qu'il avait raison sur certains points, elle n'avait pas remarqué une si grande lacune à pénétrer dans le cercle de ses adversaires. S'il était vrai qu'elle n'avait pas encore les capacités pour percer les défenses des combattants qu'elle avait affrontées jusqu'à présent, c'était assez compliqué pour elle de vraiment vouloir aller au corps à corps contre Yanosa qui pouvait tout simplement gober la vieille genin dans son corps composé de terre. Pouvait-on vraiment lui reprocher de ne pas vouloir pénétrer le cercle intérieur de quelqu'un qui avait la capacité non seulement d'ignorer les assauts physiques en s'assimilant, mais qui pouvait absorber les parties du corps de son adversaire pendant qu'il évite lesdites attaques ?

Dans tous les cas, elle bénéficierait de tous les apprentissages possible et imaginable que pouvait lui offrir le chef de l'équipe cinq, et ce, peu importe qu'elle soit d'accord ou pas, avec sa lecture des événements. Son Taijutsu avait besoin d'être raffiné et il fallait qu'elle développe des solutions alternatives pour que ses techniques connectent avec le corps de ses opposants. Un simple contact physique pouvait signifier la fin d'un duel contre un Hyûga, capable d'envahir le corps de ses adversaires avec son propre chakra destructeur.

Voyant Yanosa se mettre en marche, elle emboitait le pas. Leur direction était facilement devinable. Le dojo du clan était un endroit où elle avait passé la plus grande partie de son temps dernièrement. D'abord lors d'un apprentissage avec Kisuke, elle avait aussi affronté Komorebi quelque temps auparavant. Elle était aussi tombée nez à nez avec Tsuyoshi et c'était sans compter ses propres entraînements personnels afin de travailler les divers Katas du clan et d'améliorer sa condition physique.

Silencieuse, elle se plaçait devant son enseignante, les deux mains sur le côté de son corps. Elle ne savait quoi dire et avait appris que, dans ces temps-là, il valait simplement mieux se taire et faire porter le silence. Elle attendait sagement que Yanosa explique ce qu'il avait en tête pour les deux genins et maintenant membre de l'équipe numéro 5 de la roche.

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Ven 9 Juil 2021 - 20:32
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Prête à encaisser le bilan de son sensei, Komorebi se ternait fermement les deux jambes légèrement écartées, bien ancrées au sol, bras croisés dans le dos. A vrai dire, l'idée de se voir sermonner sur son propre domaine en présence de sa cousine l'horripilait au plus haut point. Elle avait déjà expérimenté pareille réprimande auprès de ses parents. Répéter la même séquence ne l'enchantait guère. Alors que la réunion entre la tumultueuse équipe cinq débutait sous l'égide de Yanosa, Komorebi fixa sans interruption son mentor. A aucun moment son œillade nacrée ne dévia sur la silhouette de sa cousine trentenaire. Elle ne désirait en aucun cas faire ami avec elle.

Par malice, elle aurait pu se satisfaire de ce rapport de force qu'établissait le Chûnin. De la faiblesse qui résidait dans le corps de Rin. Mais elle préféra se passer de ce trait de sarcasme, étant elle-même visée par la tirade du Calciné. Du réalisme… outre sa tare somatique, voilà ce qui manquait pour la kunoichi. La capacité à concrétiser ses intentions. A faire mouche, sans s'épuiser inutilement à la tâche en frappant dans le vide. Des années durant, la Genin n'était qu'une épée qu'on s'amusait à balayer dans l'océan en quête d'une quelconque blessure. En vain. Mais Yanosa lui avait montré la Voie. De cette nouvelle réalité, Komorebi en extirperait le réalisme dont elle aurait besoin pour s'illustrer.

Pour l'heure, elle fit preuve de cette retenue qui caractérisait d'ordinaire la petite femme, et qui fut accentuée par sa proximité incongrue avec son apparentée.
Bien, sensei. Entendu, sensei.
Sans aucun conteste, elle consentit aux directives de son supérieur, et lui suivit aux côtés de sa camarade d'équipe. L'esplanade menait vers un dojo. Ce même dojo où, quelques temps auparavant, les deux héritières de la Pupille blanche s'affrontèrent. Komorebi ne put réprimer l'envie de lorgner sur sa cousine. Malgré son statut de nouvelle arrivante au sein de la formation, la Déchue dictait le ton de cette équipe. Elle demeura silencieuse le temps du trajet, malgré le lien qui l'avait amené à se rapprocher de Yanosa. La raison était tout simple, et se tenait quelques pas à ses côtés.

Une fois sur place, Komorebi leva les yeux au ciel. La toiture du dojo la fixait à son tour avec méfiance. Heureusement pour elle, l'antre du Jûken était exempte des gardiens du temple qu'étaient sa famille. Avant que Yanosa n'intervienne à nouveau, la kunoichi se prépara à l'inévitable. Avec sa tenue ample et sombre, elle essaya de se mettre à l'aise pour fournir un effort physique. Quelques étirements accompagnèrent ses préparatifs. Toujours adoptant une attitude d'évitement à l'égard de sa cousine.
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Sam 10 Juil 2021 - 15:56
Tout en avançant vers le coeur du dojo qu’il avait choisi pour mener à bien cette session de groupe, l’Oterashi ne put s’empêcher de songer aux regards des quelques Hyûga qui se posèrent sur lui à mesure de son mouvement. Serait-on venu le voir si il n’avait pas été accompagné de deux soldates aux pupilles nacrées, lui aurait-on demandé ce qu’il pouvait bien faire en ces quatre murs si sa présence n’avait pas été justifiée de par le fait par celle de Rin et de Komorebi dans l’ombre de ses pas ? Les réponses à ces questions, il ne pourrait les obtenir qu’en renouvelant l’expérience, en se rendant seul dans la salle d’entraînement traditionnellement fréquentée par les membres du clan, mais il doutait lui-même d’avoir l’envie et encore moins le temps de se livrer à ce petit jeu. En silence, la Hyûga qui portait un sabre à sa ceinture suivit le mouvement, tandis que sa cousine l’imitait en gardant une distance significative avec elle et en s’adressant au Tellurique de la façon la plus minimaliste qui soit. Le guerrier de pierre avait déjà connu Komorebi plus loquace, et émit l’hypothèse que la tension qu’il percevait chez la déchue pouvait provenir de ses relations pour le moins compliquées avec les autres membres de son clan.

Peut-être ces mésententes se mettraient-elles sur son chemin, lorsqu’il entrerait dans le vif du sujet avec les deux femmes, ou peut-être au contraire l’aideraient-elles à créer une émulation positive. Pour le déterminer, il faudrait quoi qu’il en soit qu’il les fasse se lancer sur la voie qu’il avait prévu pour elles, et lorsque le trio eut rejoint la salle d’entraînement principale, Yanosa en fit le tour avant de se retourner vers ses deux apprenties. Déjà, Komorebi s’échauffait : zèle dans sa préparation à ce qui allait suivre, ou bien manifestation de stress ? A ce stade, peu importait pour l’Oterashi, qui resta planté droit devant elles les bras le long du corps avant de finalement joindre brièvement les mains pour former sur son flanc un unique clone de l’ombre qui se mit à fixer les deux femmes tout aussi intensément que son créateur.

« A partir de maintenant, pas de Byakugan. Pas de Ninjutsu, quel qu’il soit. Seulement le corps-à-corps, dans toute sa simplicité et sa complexité à la fois… Vous aurez bien assez de ce seul sujet pour vous occuper, croyez-moi. Votre objectif final… le voici. »

Le bunshin et le Tellurique se tournèrent l’un vers l’autre, le second donnant un signal en levant le menton. L’un et l’autre adoptèrent alors une posture de combat en miroir et, à peine une poignée de secondes plus tard, la démonstration débuta. Le jeu de jambe du clone entra en action, le portant d’un côté puis de l’autre à la vitesse de l’éclair tout en lui faisant conserver à chaque instant la puissance potentielle que lui conféraient ses appuis au sol. Le véritable Yanosa ne resta pas immobile, changea de position, s’adapta aux mouvements de son vis-à-vis, mais inéluctablement, la distance entre eux diminua. Tout s’enchaîna très vite : un pied décalé, une hanche pivotée, et voilà qu’un une-deux foudroyant jaillissait des pieds et poings du bunshin, s’abattant tout juste sur la garde vive et alerte du Tellurique qui jouait là contre ses propres forces. Comme si de rien n’était, les deux Oterashi reprirent une posture neutre et se tournèrent à nouveau vers les cousines Hyûga.

« Ce qui doit vous intéresser aujourd’hui… n’est pas tant la capacité à parer un tel assaut, mais bel et bien à le délivrer. Sans doute prendrez-vous des coups. Beaucoup de coups. Mais.. vous aurez l’occasion de rendre la pareille, je vous le garantis. Rin, avec le clone. Komorebi, avec moi. »

L’un et l’autre s’éloignèrent pour donner mutuellement de la place aux deux duo qui allaient se former.

« Votre but à toutes les deux et de réussir à asséner un enchaînement qui touche sa cible, qu’il soit paré ou non. Mais vous verrez que pour chacune, la difficulté… ne sera pas la même. Quand vous voulez. »

Il ne leur mâcherait pas le travail en leur expliquant ce que lui et son clone leur réservait, mais il ne faudrait pas longtemps à l’une et l’autre pour le découvrir. En effet, le clone qui avait à sa charge l’entraînement de Rin allait mettre à rude épreuve son jeu de jambe, se défiler sans cesse et esquiver ses coups en maintenant une distance qui rendait les enchaînements presque impossibles, en théorie, à placer contre lui. Le véritable guerrier de pierre, quant à lui, comptait bien se jouer des tentatives de Komorebi en la laissant davantage approcher, mais en se soustrayant à ses coups de façon fluide et à très courte portée, jouant ainsi sur une autre forme de déséquilibre plus insidieux et potentiellement plus dangereux. Car si la déchue avait pour elle une approche déjà plus vindicative, un échec avec ce genre approche pouvait bien plus aisément signer une mort inattendue que la relative retenue de Rin.

Le travail commençait… et l’Oterashi n’épargnerait rien à ses apprenties, surtout vue son humeur du moment.


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Lun 12 Juil 2021 - 19:56

La tension entre Rin et Komorebi était palpable. La vieille genin ne savait pas trop quoi voir face à ça et doutait même qu'il y avait la moindre chose à faire. Toutes les deux étaient des adultes et les sentiments qu'avait sa cousine face à elle n'étaient pas du tout un enjeu dans sa psyché. Bien entendu, elle ne souhaitait pas être en mauvais terme avec personne, elle savait cependant qu'elle n'était pas en mesure pour atténuer les sentiments de Komorebi à son égard. Elle ne pouvait que vivre et laisser vivre, tant que ça n'aurait pas d'impact dans leurs futurs comme Kunoichi, ce que le temps leur dirait.

Ses pupilles éburnés se posaient sur les deux Oterashi en position de garde se rappelant rapidement leurs entraînements des derniers jours, elle savait dore et déjà qu'elle ne sortirait sans doute pas de cet apprentissage indemne, mais c'était le prix à payer pour avoir choisi de rejoindre les rangs de l'académie du village caché par la roche. Observant attentivement les mouvements de son enseignant, elle se faisait une note mentale du jeu de jambes et des déplacements de l'éternel chunin. Peut-être est-ce que ça pourrait lui être utile... un jour ? Elle n'y croyait pas trop, mais ne perdait rien à essayer de décortiquer les mouvements de celui qu'elle aurait sans doute à affronter, encore et encore et encore.

Une fois la démonstration terminée, Rin posa sa senestre sur l'arme à sa ceinture, souhaitant retirer le sabre et le déposer quelque part dans le dojo. Elle ne voulait pas être encombrée par la présence d'un outil inutile, mais elle entendait déjà Yanosa dans sa tête la réprimander sur le fait qu'elle ne s'entraînerait pas dans les conditions réelles dans lequel elle affronterait de potentiels adversaires. Pourquoi développer ses capacités sans prendre en compte tous les aspects qui la concernent ? Après tout, elle comptait utiliser ce sabre, qu'elle ne savait aucunement manipuler, comme un outil de distraction et il sera, la plupart du temps, présent à sa ceinture.

Elle annula son mouvement en se retirant de l'autre duo et se contenta de longer l'arme avec son extrémité et déposait le haut de sa main contre le pommeau, paume ouverte pointant le plafond. Elle allongeait ensuite sa dextre, paume ouverte en direction du clone de son enseignant et abaissait son centre de gravité. Une garde qu'il avait déjà pu voir en action, lui indiquant qu'elle était prête à débuter l'entraînement. À son tour, le clone adoptait sa posture défensive.

Elle qui, habituellement, était plus concentrée sur la défense et la survie, venaient d'être mises dans une situation qui la sortait de sa zone de confort. Cela étant dit, elle concentra une quantité de chakra dans la plante de ses pieds et l'expulsait rapidement en chargeant son adversaire. Offrant une rotation à sa hanche, elle portait un coup à l'aide de son poing gauche, qu'elle avait fermé en plein coeur du mouvement, et « dégénait » sa frappe en direction du visage de l'Otérashi. Son corps en complète extension faisait face au duo, tandis qu'elle s'offrait un « Kizami Zuki. »

Le clone de Yanosa avait su prédire la frappe et avait évité le coup d'un mouvement fluide et maîtrisé. Ne perdant pas d'autres secondes, Rin offrait une autre rotation à ses hanches, et propulsait son autre main en direction du plexus du clone. Son genou gauche supportant tout son poids, Rin frappait de sa main droite dans un véritable « Gyaku Zuki. » Un mouvement fluide de la part de Rin, mais le clone avait reculé de sa position avec aisance et s'était arrêté juste à la limite de la frappe de son adversaire. Un peu comme s'il souhaitait se moquer d'elle ou simplement profiter de la faiblesse dans la position de son apprentie. N'ayant pas eu le réflexe de changer de position, après sa frappe, tous le poids du corps de Rin reposait dans la jambe qui faisait face à Yanosa. Sans perdre de temps, lui la lui faucha, entraînant la vieille genin au sol.

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Hyūga Komorebi
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Dim 18 Juil 2021 - 12:34
Etude de cas [Rin/Komorebi] K_r6enWn

Les consignes de son sensei étaient simples, claires, et radicales. Privée de son Jūken, Komorebi aurait peut-être une carte à jouer en la présence de Rin. Là, sans chakra, sans ninjutsu, seule demeurait la pure maîtrise de son corps. Une compétence que l'ombre de Toph avait travaillé sans relâche, sous l'égide tyrannique de son paternel. C'était son unique atout, qu'elle avait travaillé précédemment à plusieurs reprises aux côtés de Yanosa. Suite aux explications du Chūnin, elle se permit d'étirer doucement ses lèvres dans un ris de satisfaction.

Un bref coup d'œil vers sa cousine referma aussitôt ce sourire. Bien qu'elle serait occupée avec un double de pierre de Yanosa, la présence de Rin préoccupait Komorebi. Cette agressivité latente qu'avait éveillé le Calciné… souhaitait-elle réellement l'exposer en sa proximité ? Cette seconde nature, cet éveil insoupçonné, c'était là son trésor comme son secret. Le révéler dans le sanctuaire du Jūken s'avérait risqué. Alors, lorsqu'elle entra dans l'arène face à son instructeur, le doute la poussa au prime abord à se battre de manière très conservatrice. Une pure expression du style du Poing Souple, qui n'apportait rien de plus qu'une lutte inégale entre agilité et force pure.

Si Komorebi fut vite forcée d'adopter un style de combat plus conventionnel, ces premiers échanges de coups lui permirent de rentrer dans l'affrontement avec plus de latitude. Le Jūken offrait à ses utilisateurs plus de clarté dans l'observation d'autrui. Entrer dans le cercle, cela signifiait être davantage conscient des mouvements de ses adversaires afin de mieux les exploiter. Dévier une frappe, l'éviter, ou la contrer avant de trouver le moment opportun de riposter… La Déchue s'appliqua à utiliser ses principes avant elle-même de passer à l'offensive.

Désolé de ces fioritures, glissa-t-elle à son enseignant, alors qu'elle raillait son Jūken dans l'arène des maîtres du dit art. Les choses sérieuses commencent maintenant.

Sans tarder, l'ersatz de l'Amazone s'employa à travailler au corps son adversaire. Les coups fusaient dans le vide, malheureusement. Yanosa possédait un bien meilleur jeu de jambes que sa vis-à-vis, qui brillait davantage dans des mouvements plus amples. La Genin en payait le prix fort : le Chūnin n'hésitait pas à la harceler de petits coups en riposte. De quoi éreinter davantage ses offensives. Mais pour celle dont le corps était constellé de vestiges des entrainements d'antan, cela ne l'inquiétait guère. Au contraire, un esprit revanchard ne cessait de croître à chaque parade, chaque contre.

Son sensei désirait lui apprendre à effectuer un une-deux. Si toucher une première fois l'Oterashi s'avérait délicat, le toucher deux fois à la suite était une épreuve bien plus compliquée encore. Si quelques frappes firent mouche, elles étaient hasardeuses, et manquaient cruellement de punch. Dans le feu de l'action, Komorebi oublia presque la présence de sa cousine. Seule importait sa propre réussite. Son ascension personnelle. Elle songea à la violence. Au combat de brutes auquel elle assista dans les entrailles d'Iwajuku. Elle devait élever le niveau de ses souvenirs. Alors qu'elle essuyait un bleu à la joue, elle en profita pour inspirer profondément et s'appliquer davantage. Prendre l'initiative. Empêcher l'adversaire d'installer son rythme. Komorebi s'accoutuma au jeu de jambes de son adversaire. C'était difficile, mais irréalisable.

Respirer. Frapper. Inspirer. Recommencer. Après quelques minutes ponctuées de brèves pauses, Komorebi commençait à s'habituer à l'exercice. Elle avait réussi à toucher son sensei à plusieurs reprises, sans toutefois parvenir à exécuter le mouvement désiré par ce dernier. L'excitation et l'impatience prenait parfois le dessus. Mais au global, l'expérience du long terme rappela à Komorebi sa capacité à lutter inlassablement durant des années sans rien attendre en retour. A la seule différence qu'ici, Oterashi Yanosa portait en lui la promesse d'un changement brutal. Alors à défaut de réussir du premier coup, la Hyūga quasi-trentenaire persista dans sa démarche, jusqu'à trouver le moment propice à placer les deux frappes enchainées tant attendue.

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Lun 19 Juil 2021 - 12:57
L’exercice, ou plutôt les exercices, commencèrent sans attendre, et ce furent donc deux ballets qui se mirent en place de concert de façons bien distinctes de part et d’autre de la salle d’entraînement du coeur du domaine Hyûga. Le Taijutsu était à l’honneur, et si il l’était de façon fort peu académique du point de vue d’un membre du clan qui possédait ces murs, cela n’allait que pour améliorer un tant soit peu l’humeur foncièrement maussade et à vif de l’Oterashi. Ce dernier, sans hésiter, avait demandé à ses deux apprenties de se priver de leurs pupilles : une approche qui aurait sans doute pu lui valoir un tôlée de la part des Hyûga les plus puristes et conservateurs. En l’occurrence, le Tellurique fut toutefois satisfait de l’absence d’invective ou de protestation de la part de l’une ou de l’autre des cousines qui, chacune pour ses propres raisons, avait à coeur de suivre sa méthode à la lettre. Sur bien des sujets, Yanosa pouvait aisément accepter de se voir mis en tord et de se faire démontrer ses imperfections. Lorsqu’il s’agissait de combat à mains nues, en revanche, ses éventuels interlocuteurs bénéficiaient de bien peu de marge de manœuvre… si ce n’était aucune.

Le clone, face à Rin, faisait merveille pour tenter de la rendre chèvre de la façon la plus fluide et innocente qui soit. Sans pour autant battre tout à fait en retraite, ce qui serait revenu à rompre la règle d’engagement, le bunshin s’évertuait en effet à rester à une distance tout juste insuffisante pour pouvoir être atteint par les tentatives appliquées mais sans passion de la veuve. Et il ne fallut pas long avant que, inéluctablement, le clone tout aussi impitoyable que son créateur ne s’engouffre dans une faille ainsi mise en relief par la relative timidité martiale de Rin. Le coup de pied fouetté partit instinctivement, et la jeune trentenaire tomba rudement au sol, fauchée.

Komorebi faisait de son côté montre de deux de ses plus grandes qualités, à savoir sa ténacité et son acharnement. Qualités, d’ailleurs, que l’Oterashi cherchait à lui faire cultiver sans s’en cacher le moins du monde, mais qui prises dans le contexte de cet exercice, n’étaient pas suffisantes pour parvenir à toucher au but. Les échanges de coups, intenses et rapides, parvinrent presque à faire oublier à Yanosa la cause de son humeur massacrante. Mais le démon, comme souvent, se terrait dans les détails, et tandis que la Hyûga aurait pu éprouver un certain plaisir à voir sa cousine mise au sol, le Tellurique profita de la proximité presque indécente qui subsistait entre lui et la déchue pour se propulser littéralement contre elle, légèrement sur son flanc, ses bras l’empoignant avec la force de la montagne en passant sous l’aisselle d’un côté et sur le cou et la nuque de l’autre. Telle une poupée de chiffon, l’Oterashi projeta alors littéralement Komorebi au sol à quelques mètres de là en propulsant sa hanche d’un quart de tour, signifiant par la même occasion la fin de ce qu’il aurait jugé être… un échauffement adéquat.

« Trop hésitant », lâcha le clone à l’attention de Rin.

« Trop téméraire », ajouta le véritable Yanosa à l’endroit de la déchue

Les regards durs et intransigeants des deux Oterashi fixaient chacun une Hyûga. Point de déception, simplement de l’observation sans concession ni complaisance.

« … L’une comme l’autre, vous devez apprendre à aller contre vos instincts, reprit l’original. A prendre plus de risques… A prévoir davantage de coups à l’avance, dit-il en se tournant chaque fois vers la concernée. A l’image de ceux qui vous ont enfermé dans les dogmes de votre clan, vous devez briser les carcans qui vous empêchent de vous améliorer. Je vous le dis sans détour : vous avez trop vécu, avant de vous décider à sortir de vos zones de confort. Avez laissé passer trop d’années, pour que ça ne se retourne pas contre vous…

Faites-vous violence… ou je continuerai à vous donner des coups. Encore, et encore… et encore. 
»

Les deux Yanosa se repositionnant pour remettre la distance adéquate entre les deux groupes, il lancèrent chacun un signe du menton aux deux Hyûga, les invitant à recommencer l’exercice. Sans doute cette première étape prendrait-elle du temps, et avec cela beaucoup d’énergie, mais elle demeurait primordiale pour ouvrir le champ des possibles aux deux kunoichi sur le tard. Et durant tout le temps où le Tellurique joutait avec elles, comme un bénéfice indirect, il évitait de surcroît de penser à sa position hiérarchique dans le village… et au mépris qui pesait sur lui.


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Hyûga Rin
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Lun 19 Juil 2021 - 21:54

C'était une chose que d'entendre un conseil sur la réussite de l'exercice, s'en était une autre que de l'appliquer. Si, théoriquement, Rin comprenait ce que l'Oterashi voulait dire par se faire violence et se sortir de ses sentiers battus, c'était un tout autre monde que de mettre cette philosophie en application. Ça allait contre le fondement même de ce qu'était l'héritière de sa branche familiale. Passive, patiente et protectrice, voilà ce qu'était Rin. Quelqu'un qui voyait la défense comme la meilleure des offensives. Quelqu'un qui se contentait de se protéger des assauts, attendant le moment opportun où elle pourrait contre-attaquer avec efficacité.

Ici, elle ne pouvait qu'agresser et sortir de son élément. Cette chose qu'elle tentait d'apprendre ne lui permettait pas d'attendre que le clone ne l'attaque, il ne le ferait pas. Cette tactique qu'elle devait incruster dans sa mémoire musculaire venait à l'encontre même de son style de combat. Ce n'était ni naturel ni facile pour la trentenaire. Cependant, une partie d'elle ne souhaitait pas non plus perdre la face en face de cette cousine avec qui elle avait grandi. Yanosa avait bien raison quand il disait qu'elle était endoctrinée par ses valeurs claniques et ça allait bien au-delà du conscient.

Sans se penser nécessairement supérieure, elle ne pouvait s'aventurer à n'être qu'une incomplète face à son équipe. Elle ne pouvait pas s'admettre plus faible ou minable, tant pour son statut d'héritière que pour ses propres ambitions – ou semblant d'ambitions.- Ainsi, elle se remit en garde et se relevait à chaque fois que le clone la faisait tomber. Émotionnellement frustrée, elle parvenait cependant à garder son calme et à ne laisser transparaitre que de la nonchalance. C'était là une de ses forces, Rin savait contrôler ses émotions et n'agirait jamais sur l'impulsivité, bien qu'elle désirait plus que tout s'offrir le plaisir de faire disparaitre le clone derrière un enchaînement bien réussit. Elle pouvait déjà s'imaginer cette victoire intérieure.

[...]


Sauf que ça aussi, c'était quelque chose de plus simple à imaginer qu'à réaliser. Ça devait faire une ou deux heures – difficile à dire, dans le feu de l'action elle avait perdu complètement sa notion du temps que passe. - C'est une genin en sueur et haletante qui se tenait devant un Yanosa impénétrable. Si, au cours de l'exercice, Rin avait abandonné son désir défensif. Il était d'autant plus évident qu'elle ne savait pas trop comment allier les deux styles de combats et tranquillement trouvait certains mouvements qui se ressentaient plus naturellement.

Elle était bien plus consciente de sa position de combat. Elle était plus fluide et plus explosive dans ses déplacements. Là où elle avait appris à adopter une garde solide et une position presque trop “jolie à voir”, elle se rendait compte de la faiblesse d'un style de combat jugé visuellement beau. De longs mouvements, des positions saccadées. C'était beau dans des combats imaginaires et des katas, mais face à un adversaire comme Yanosa, il valait mieux être réactif et en constant mouvement.

Finalement, le moment tant attendu finit par arriver. Sans doute était-ce l'expérience qu'elle acquirissait dans cet entraînement endiablé ou peut-être était-ce la fatigue qui commençait à s'accumuler chez le clone, mais une ouverture avait fait son apparition. Peut-être l'avait-elle même créé instinctivement ? Difficile à dire, mais elle allait en profiter. Alors qu'elle étendait une de ses jambes, elle parvint à prédire la fauche de son adversaire. Dans un mouvement rapide, elle transférait son poids sur son autre jambe afin de ne pas être affectée par Yanosa. Poids qu'elle propulsait ensuite dans la garde de son adversaire. Son premier coup allait être un coup de pied au plexus suivi d'une frappe au genou.

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Sam 14 Aoû 2021 - 19:19
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Les échanges de coups allaient bon train entre Yanosa et Komorebi. La damnée du clan Hyūga ignorait totalement ce qu'il se tramait entre sa cousine et le double de son sensei. Si son orgueil lui empêchait d'accepter la présence de Rin, ce fut surtout l'intensité du duel avec son opposant qui la força à se focaliser exclusivement sur son propre combat. Progressivement, elle tentait d'imprimer son propre rythme dans la bataille. Mêler subtilement Jūken et Gōken pour fragiliser les défenses de son adversaire, jusqu'à trouver la faille adéquate pour placer l'enchainement de jabs. Voilà quelle était la stratégie de Komorebi jusqu'à présent. Mais le Clairvoyant en décida autrement. Alors que la guerrière en repenti s'apprêtait à parvenir à son but, le pugiliste retourna la force de son adversaire et la projeta en arrière de tout son saoul.

La kunoichi mordit la poussière sans comprendre en premier lieu ce qu'il venait de se produire. Elle, qui s'évertuait depuis le début à comprendre son adversaire, fut totalement surprise par ce retournement littéral de situation. Trop téméraire… le commentaire acerbe de son mentor la fit grogner silencieusement dans l'ombre de sa cousine, qui trouva la force de rebondir avec tout le panache propre aux membres de sa noble famille. Komorebi, en revanche, continua de se morfondre en bougonnant dans l'ombre qui l'avait accueillie depuis des années. L'espace d'un instant, le reflet corrodé de Toph accusa sa propre faiblesse. Son inexpérience du combat, plus précisément. Là où les siens cultivaient un art séculaire certes prévisible, mais pourtant ô combien redoutable, Yanosa dégageait une aura de férocité qui dépassait de loin les molles rixes avec ses parents. Alors qu'elle avait déjà échangé quelques coups précédemment avec le Chūnin, ce fut comme si elle repartait de zéro. Elle avait besoin de comprendre plus en profondeur son adversaire, si elle désirait parvenir à placer ces deux coups de poing.

Après s'être relevée doucement, Komorebi fixa fermement son mentor. Elle se remit en position, et défia à nouveau son sensei pour tenter de le toucher deux fois consécutivement.

Mais là où sa cousine s'illustra dans sa pugnacité, Komorebi, elle, brilla par sa médiocrité.
Loin d'être idiote, il devenait de plus en plus clair qu'elle fonctionnait à l'expérience. La théorie, face à un homme de l'acabit de Yanosa, serait bien insuffisante face à l'empirisme. Alors Komorebi fit don de son corps à la science du terrain pour mieux comprendre son ennemi. A deux trois reprises, elle essaya de toucher son adversaire. En vain. Elle fut contrôlée, maîtrisée, bousculée, projetée encore. La variété de coups de son enseignant dépassait de loin sa capacité à anticiper les coups. Les stigmates qui marquaient la peau de la Déchue furent teintés de bleu, de rouge et parfois de jaune. Toute une palette de couleurs qui révélaient l'écart de niveau flagrant entre l'élève et le maître. Une dernière parade du dit maître repoussa Komorebi en arrière, qui s'écroula sous le poids de ses jambes tremblotantes. La disciple de l'Oterashi se releva lentement. Elle lorgna sur la silhouette floue de son sensei, dans une longue expiration, à la croisée entre soupir et appel d'air.

Elle ne le réalisait pas vraiment, mais la Genin faisait les frais de sa vie d'ombre. Cloîtrée entre les rues tranquilles d'Iwajuku et les quatre murs austères de ce même dojo, l'incompétence de Komorebi l'avait forcé à accepter son impuissance en s'exposant au seul style Jūken. Aujourd'hui, du haut de ses vingt-sept ans, le retard à combler s'avérait immense. Alors il fallait compter sur l'unique ressource qui avait permis à Komorebi de tenir jusqu'ici. Sa ténacité. Une ressource qu'elle avait découvert presque par hasard, en se frottant au Chūnin qui lui faisait aujourd'hui face. A défaut de disposer du même talent inné que les siens, de la même adresse que sa cousine, ou de la force brute de son vis-à-vis, elle fit abstraction des marques qui ponctuaient son corps pour embrasser le monde de la violence. Et ainsi, inscrire dans sa chair des automatismes, faire comprendre à son esprit par la souffrance le moyen de grandir au plus vite. Une course désespérée vers le progrès.

Aussi, après plus de deux heures d'acharnement, ponctuées de quelques pauses, Komorebi se tenait difficilement face à Yanosa. L'entrainement brutal avec le Calciné avait permis à la kunoichi de découvrir toute l'étendue du style de combat de son adversaire. Pour peu qu'il ait daigné bien sûr souhaité montrer l'entièreté de ses compétences martiales. Komorebi était parvenue à placer quelques coups, qui donnèrent à la combattante le regain de motivation suffisant pour poursuivre sa folle entreprise. Mais jamais elle n'avait réussi à enchainer deux coups de poing à la suite, comme montré par son sensei. Sa vision troublée distinguait dorénavant à peine la silhouette de son opposant. Ses forces la quittaient dangereusement, et un léger filet de sang s'écoulait à la base de ses lèvres. Qu'importe, songea-t-elle. Seul le résultat importait. Alors, dans une ultime tentative, elle s'élança vers son opposant. Elle déjoua un croche-patte, s'approcha à courte portée de son adversaire et assèna un premier jab. Yanosa dicta le rythme de l'échange de coups qui suivit. L'énergie investie dans les bras de la Hyūga trahissait le flagrant manque de punch nécessaire à faire jeu égal avec le chasseur de démons. Le visage de la fausse Toph se figea dans une expression de fermeté. Dos au mur, elle feinta à son tour un coup de pied circulaire, en vue de faire tomber le Chūnin. La manoeuvre lui laissa le temps de préparer la suite : la fameuse technique tant attendue par son sensei. Dans un mélange décousu de Gōken et de Jūken, elle trouva la ressource nécessaire pour ébrécher suffisamment la garde de son opposant.

Malgré la nervosité exprimée par les poings de Komorebi, aucun souffle ne fut gaspillé. Pas un mouvement inutile. Seulement le poids de la terre qui s'efforçait de l'emporter à ras du sol au gré de sa fatigue. Komorebi se souvint du kata de la terre. Cette posture qui consistait à visualiser le cercle du Hakke, et à s'inspirer du symbolisme du trigramme de la Terre pour s'en approprier toute la splendeur. La Genin s'abaissa au niveau du flanc droit de son opposant, bien qu'on eut dit qu'elle commença à s'écrouler. Un premier coup vif toucha sa cible, et le second était en route. Mais avant qu'il ne trouve sa cible, la guerrière s'effondra définitivement au sol. Sa dernière vision fut celle du second coup qui fusa dans le vide, réduisant sensiblement la distance entre elle et la chair carbonisée du Chūnin, s'approchant indéfiniment de lui sans jamais le toucher.

Je… j…, Elle n'arrivait plus à parler, époumonée qu'elle était. … Je… reprendre… plus tard… parvint-elle à glisser, avant de se laisser emporter par la torpeur.

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Lun 16 Aoû 2021 - 0:30
Entraîner la force vive d’Iwa avait pu paraître un tantinet ingrat et inutilement chronophage à l’Oterashi par le passé, et ce même si il avait toujours embrassé l’idée que préparer les générations futures au combat et à ses devoirs était une nécessité absolue. Toutefois, plongé ainsi dans les courants du combat au corps-à-corps pur et dur, le guerrier de pierre devait bien avouer qu’il se sentait plus en paix et en phase qu’il ne pouvait l’être en toute autre circonstance, et bien au-delà de l’altruisme que l’entraînement de ses pairs pouvait véhiculer, c’était en cet instant précis pour lui-même, pour sa propre sérénité d’esprit, qu’il s’engageait sans relâche dans les échanges de coups avec ses deux apprenties. D’un côté comme de l’autre du dojo qu’ils occupaient, les frappes, les déviations et les bruits de pas incisifs sur le sol étaient légion, composant un ballet tant visuel que sonore où le souffle de chacun ponctuait le son des corps en mouvement. Des corps qui entraient en friction. Et dans ce creuset ardent, quoi qu’avec beaucoup de retenue étant donné l’objectif qu’il avait donné aux deux Hyûga, Yanosa se sentait chez lui.

Rin indéniablement se trouvait également chez elle de par le fait, membre reconnue de la branche principale de son clan se livrant à un entraînement sans doute peu orthodoxe par rapport aux us et coutumes des shinobi au Byakugan. C’était pourtant celle, sur le papier, qui avait le plus grand fossé à combler entre ses habitudes et ce qui lui était demandé par son professeur. Une ironie qui n’échappait pas au Tellurique, qui connaissait déjà assez bien Komorebi pour savoir qu’elle était certainement en partie dévorée par une forme de complexe d’infériorité vis à vis de sa cousine. Mais aucun d’eux n’était vraiment là pour expier ce genre de sentiments de toute façon, et c’était non sans malice que le bunshin de Yanosa continuait à se soustraire aux assauts de Rin. Ceux-ci, toutefois, commencèrent peu à peu à gagner en hardiesse, à se faire plus vifs et précis, preuve que du haut de son application et de sa volonté honnête et profonde de s’améliorer, la veuve investissait les moyens nécessaires à ses ambitions. Des heures avaient passé, l’épuisement érodait les corps, les temps de réaction et la puissance des frappes, mais la technique pure, elle, prenait le large à grands vents.

Le clone dut interrompre son mouvement. Réagir vite, sur le recul, à la frappe du pied de Rin, en se déportant sur le côté. Et lorsque le poing droit de la Hyûga arriva en position basse, le bunshin fut incapable de réagir à temps, pris de court par l’élan d’audace déployé par l’endeuillée, frappé à la rotule et disparaissant dans un fugace nuage de fumée blanche. Pas un véritable succès mais une avancée certaine pour Rin, qui venait de se prouver qu’elle était capable de forcer l’offensive et de sortir de sa zone de confort. Sans autre consigne de la part de son sensei de pierre, la jeune trentenaire fut donc dès lors libre de reprendre son souffle, de respirer… et d’observer. Car si cette phase de l’entraînement était en pause pour elle du fait de la disparition du clone, Komorebi avait quant à elle encore fort à faire avec le créateur de celui-ci. Et pour cause, car si l’ersatz de Toph ne s’était elle non plus épargnée aucun effort et avait dors et déjà réussi à plusieurs occasion à toucher la garde de Yanosa, la constitution nettement supérieure de ce dernier lui avait garanti des ripostes cinglantes et incisives tout au long de ces heures d’entraînement.

Sur le corps de la déchue s’étaient amoncelées sans doute les marques de ces contre-attaques et de ces échanges, mais bien loin d’en ressentir des remords, l’Oterashi s’en trouvait plus satisfait qu’il ne l’aurait été si il avait s’agit de qui que ce soit d’autre que Komorebi. Le corps de celle-ci, à l’image du sien, était en effet déjà marqué par la vie, par son âpreté et sa rudesse, mais aussi en l’occurrence par l’injustice. Que les traces de ses coups remplacent donc celles que lui avaient infligé les siens toutes ces années durant, se dit-il, car celles-là, au moins, auraient un sens. Un sens qui se révéla d’ailleurs de façon exponentielle avec le temps passé à jouter, tandis que le mélange de Jyuken et de Gôken était utilisé à bon escient par la jeune femme pour forer sa voie dans la garde de Yanosa. Elle le travailla au corps, sans relâche, comme piégeant l’oxygène dans ses poumons pour s’affranchir de la détente corporelle induite par l’expiration. Avec vitesse et prescience, anticipant une riposte, Komorebi adapta rapidement sa posture en abaissant son centre de gravité, et avec toute la précision possible, toucha au but.

« ..C’est… ! »

L’impact avait été très modeste, mais suffisant dans l’état de fatigue propre au Tellurique pour le désarçonner… et l’ouvrir au second coup qui arrivait déjà. Un coup qui, faute d’énergie dans le corps de l’ersatz de Toph, n’arriva jamais.

« …. Pause, toutes les deux », lança-t-il sans chercher à cacher son souffle momentanément éreinté.

Sans grand ménagement, il agrippa Komorebi par les aisselles et la plaça dos au mur au fond du dojo, les jambes allongées devant elle. La kunoichi n’était pas vraiment inconsciente, mais elle n’était pas passée loin de l’être.

« Chacune à votre façon… vous avez bien progressé. N’oubliez pas comment, et surtout pourquoi vous y êtes arrivées. Récupérez… et retrouvez-moi sur le haut plateau sud-est dès demain matin. J’en ai marre de ces murs... »

Passant sa main enrubannée sous son nez pour y essuyer la transpiration qui y gouttait, l’Oterashi quitta alors la salle, laissant les deux cousines vouées à elles-mêmes. Il avait beau avoir envie de s’enfermer dans ce genre d’exercice toute la journée et la nuit durant, le corps dictait ses limites à l’esprit, de même que les autres obligations du Chûnin. Le lendemain matin donc, sitôt que les premiers rayons de l’aube balayaient le plateau, Yanosa attendit l’arrivée de ses deux apprenties sur place, monolithique, et ne fut heureusement pas déçu par leur ponctualité.

« Komorebi, Rin. Vous avez toutes les deux passé une étape hier. Lutté contre vos instincts et triomphé, du moins.. en partie. »

Ses mains se joignirent, son chakra jaillissant sous la forme de deux bunshin en retrait à ses côtés.

« Réinvestissez ce que vous avez trouvé en vous. Allez jusqu’au bout, et surtout... »

De concert, les trois Yanosa se transformèrent alors en roche sombre, formant autant de silhouettes intimidantes face aux deux Hyûga.

« ...tâchez de frapper fort. Brisez, fracturez, éparpillez ces corps de pierre, ou ce seront au final vos membres qui en sortiront en charpie. »

Un clone se mit en retrait, laissant le véritable Tellurique et le second bunshin se placer respectivement en tant qu’adversaires de Rin et Komorebi. Et dans une charge conjointe parfaitement synchrone chacun se rua sur l’une des deux cousines, prêt à en découdre.

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Lun 6 Sep 2021 - 23:31
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De cette journée, Komorebi n'en retenait que quelques bribes. Elle se rappelait à peine de son ultime tentative à l'encontre de son adversaire, le terrible Oterashi Yanosa. Impossible pour elle de se souvenir si cette attaque fut fructueuse ou non. Son pessimisme lui intima qu'elle avait échoué. En réalité, elle n'en savait rien. Elle se souvenait tout juste d'être mise à l'écart pour se reposer contre un des murs du dojo. Le corps couvert de meurtrissures, jusqu'à faire oublier ses stigmates, Komorebi perdit la notion du temps après que son sensei l'eut congédié.


Le lendemain de cette terrible journée fut une étrange continuité pour la Déchue. Le repos et les soins de fortune ne furent qu'une liaison rapide entre les deux entrainements menés par Yanosa. Ainsi, lorsqu'aux aurores les retrouvailles débutèrent, Komorebi se présenta avec un triste visage. Quelques bandages çà et là. Une peau ecchymosée par endroits. Et une mine maussade creusée par la fatigue et la douleur, que la nuit fut bien incapable de consoler. Qu'importe. La seule gêne qui subsistait dans l'esprit de l'ombre de Toph, c'était que sa cousine Rin puisse l'apercevoir dans un état aussi lamentable.

Alors, fidèle à elle-même, elle essaya de se tenir droite, le torse bombée, avec toute la fierté qu'on attendait d'une noble combattante de la lignée des Hyūga de la Sōke. Sans jamais ne faire attention au regard de son apparentée. Le vent des montagnes serpentait à travers les hauts plateaux de la ville, avant de venir chatouiller les blessures de la Déchue. Bercé par ces brises constantes, Komorebi lutta contre la torpeur matinale pour suivre avec attention les consignes de son mentor. Le schéma classique du Calciné : flatter l'égo, briser toute fierté avant qu'elle n'avilisse en orgueil mal placé, puis mise en situation sans transition.

Komorebi fit face à nouveau à son véritable instructeur. Un second clone fonça droit sur sa cousine, mais elle ne s'en soucia guère. Seul importait la ruée irrésistible du guerrier de charbon incandescent. Au défi lancée la veille, s'ajoutait à présent l'enveloppe minérale qui prenait place à l'enveloppe charnelle, faillible, fragile, de l'être humain qu'était Yanosa. Le défi prenait une toute autre importance : il ne suffisait plus de toucher sa cible. Il fallait être incisif, mais brutal à la fois. Précis, mais redoutable.

Si l'électricité l'emportait sur la terre, alors Komorebi appliquerait ce précepte de ninjutsu à la lettre. Imposante comme l'éclair, fracassante comme le tonnerre, et vivace comme la foudre. Le cercle du Hakke, et plus précisément le trigramme de l'élément tempêtueux, semblait apporter sa bénédiction à la Hyūga marginale. Une maigre frayeur figea sur place la sangbleu face au corps d'obsidienne dissimulé sous les bandages qui fonçait sur elle. Puis, en dépit de ses membres endoloris, elle s'exécuta. Au final, ce second échange de coups constituait véritablement le prolongement du premier. Il avait suffi d'une "pause" entre les deux pour que Komorebi se remette d'aplomb.

Malgré son corps meurtri, Komorebi gardait dans sa chair le souvenir des luttes passées. Aussi, elle n'eut aucun mal à déjouer les subterfuges martiaux de son vis-à-vis. Elle avançait sereine face à l'adversité. Avec le Gōken pour glaive, et le Jūken pour bouclier, elle imposait à son adversaire son propre rythme, avant de le déstructurer. L'objectif s'annonçait clair : ne pas faire respirer son adversaire. Que de ces poumons de pierre, ne s'expire que la crainte d'être vulnérable. Pas de pitié. Tel serait le mantra de Komorebi dans cette rencontre.

Après s'être échauffé contre le pantin de pierre, Komorebi ouvrit le bal. Évitant un des pièges de son opposant, elle travailla au corps son adversaire, pour concentrer sa garde en un point qui l'arrangeait. Puis, guettant le moment opportun, elle fit appel au Jūken plutôt qu'au Gōken pour dévier un jab de Yanosa, ouvrant la voie à une riposte rapide. Le premier coup partit aussitôt. Un coup de fusil produit par le miracle du chakra, qui effrita l'épiderme minéral qui protégeait le corps de l'Oterashi. Le second, plus ambitieux, fut aussitôt interrompu par les réflexes guerriers du Chūnin. Komorebi fut repoussée à distance raisonnable. Mais son regard, embrasé d'un éclat fauve, laissait entendre qu'elle se moquait bien de cette brève interlude, tout comme des blessures qui entravaient sa carapace de muscle et de sang.

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Oterashi Yanosa
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Lun 20 Sep 2021 - 0:14
L’Oterashi n’était pas homme à perdre son temps de son plein gré et ce mantra presque obsessionnel, il l’appliquait à la lettre quelles que puissent être les circonstances. Le temps était précieux, fugitif : il était également l’arme de prédilection de leur ennemi juré, de cet homme qui réclamait leur fin à tous, eux shinobis et manieurs de chakra de tout horizon. Aussi, après avoir pu constater la veille que tant Rin que Komorebi avaient fait sauter les premiers verrous au-delà desquels se trouvait l’expertise nécessaire à la maîtrise d’un type particulier d’enchaînement, Yanosa n’y était pas allé par quatre chemin. Aujourd’hui, les deux Hyûga devraient non seulement consolider les débuts d’acquis grappillés le jour précédent, mais également trouver les ressources pour se dépasser et parvenir à canaliser la force nécessaire à la complétion de ce nouvel exercice imposé par leur mentor. Ce dernier gageait que l’une et l’autre de ses apprenties trouveraient chacune sa propre solution, pour ébranler les structures de pierre denses et solides dont lui et ses bunshins étaient à présent constitués.

Les échanges sous la pâle lueur du soleil encore voilé par les montagnes commencèrent donc sans plus de préambule, la violence des coups significativement plus importante que la veille du côté de Komorebi. Cette dernière avait désormais bien acquis la certitude qu’elle pouvait faire usage de toute la force dont elle disposait, sans retenue aucune, et parut immédiatement désireuse de le montrer. Le mélange encore en phase de perfection de Jûken et Gôken utilisé par la jeune femme tranchait net avec la version dogmatique et puriste qu’employait Kisuke, avec qui l’Oterashi avait maintes fois jouté dors et déjà. Et ce mélange, il devait bien l’admettre, prouvait de jour en jour son potentiel, de sorte qu’il en piquait même presque sa curiosité, en particulier lorsqu’il permettait à la Hyûga de le surprendre d’une façon ou d’une autre. Comme à cet instant précis, alors que le poing de la jeune femme parvenait à trouver son poitrail dans un coup au but saisissant, augurant du début d’un enchaînement incisif et décisif.

Réagissant avec l’instinct de l’animal courroucé, Yanosa empoigna en réponse le biceps de la kunoichi et la projeta violemment sur le côté, ne cachant pas son rictus aux yeux nacrés presque omniscients de son apprentie. Il l’avait éloignée momentanément, mais loin de lui l’idée de lui laisser le moindre répit : déjà, il la chargeait à nouveau, embarquant autant son corps d’obsidienne que celui de la jeune femme dans un ballet de coups et de ripostes qui n’avaient plus grand-chose à voir avec l’exercice ciblé de la veille. Il n’était plus ici question d’une simple danse, et si l’objectif pour Komorebi demeurait toujours de toucher au but deux fois de suite son nouveau mentor, ce dernier était à présent très loin de faire figure de simple cible mouvante et évasive. La lueur naissante du matin se trouvait confrontée, peu ou prou, à une version de l’Oterashi capable de tout, y compris de briser les os de ses propres compatriotes si ceux-ci s’avéraient trop peu prudents. La frustration et la colère qui séjournaient à titre permanent dans le coeur du guerrier de pierre, ces jours-ci, faisaient surface bien plus facilement qu’à l’accoutumée, et pris dans le torrent de coups et de frappes qui rendaient sa tâche d’autant plus difficile, l’ersatz de Toph se trouvait donc face à un double défi. Celui de contrer le barrage de violence déchaîné par son sensei… et de lui asséner le sien propre.

Impitoyable, Yanosa força coup sur coup la jeune femme à perdre du terrain, leurs appuis à tous les deux en perpétuelle mutation les menant loin de la zone du plateau qu’ils avaient initialement occupé pour les mener sur des reliefs plus escarpés qui faisaient la jonction entre deux monts. L’écho des frappes partout retentissait, et ce fut avec un relent de pleine lucidité que l’Oterashi en vint plusieurs fois à offrir son torse comme cible à Komorebi, la provoquant presque de pouvoir réitérer son exploit presque concrétisé de la veille. La manœuvre, bien sûr, était suivie par une parade aussi rapide qu’insidieuse, qui laissait la Hyûga dans une relative position de faiblesse que son mentor exploitait sans le moindre remord pour continuer à la pousser, encore et toujours. Plus loin entre les reliefs, autant que dans son esprit.

« Qu’est-ce qui se passe… Allez, recommence, comme hier… ! »

La kunoichi, qui avait stagné toutes ces années durant, possédait une forme de génie. Un génie qu’il devait aider à se révéler pleinement, même si cela devait passer par un ras-de-marée de violence.

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Hyūga Komorebi
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Dim 26 Sep 2021 - 13:34
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Le déferlement de violence se poursuivait, sous l'œil candide de l'astre solaire. Le corps de pierre d'Oterashi Yanosa ne facilitait en rien la tâche déjà ardue de Komorebi. Chaque échange de coup signifiait que la Genin risquait à tout instant de se voir submergé par un éboulement de poings et de pieds. Pourtant, face à ce défi de taille, la Déchue ne rechignait pas un instant. Au contraire, en dépit de la fatigue qui affaiblissait sa carcasse, elle redoublait de motivation à parvenir à toucher son opposant selon ses conditions.

Pire encore, à mesure que le combat se prolongeait, la hargne ne fit que croître entre les deux duellistes. Si pour le guerrier de la pierre, la frustration et la fureur investissaient progressivement ses propres coups, Komorebi elle se voyait habitée également par des sentiments similaires. L'amertume de voir ses offensives échouées. La déception de sa propre faiblesse. Mais aussi la morosité dont faisait montre son sensei… toutes ces impressions ne firent que développer sa propre ire, laquelle se déversa en un flot ininterrompu de coups en tout genre.

Ce n'était plus l'expression décousue de deux arts martiaux jugés incompatibles comme l'eau et l'huile. Après la remarque de son mentor, Komorebi ne faisait que déferler sur son sensei la pure expression de sa rage, que ses poings fermés et ses paumes ouvertes retranscrivaient dans une ode à la véhémence physique. Si précédemment la guerrière s'abstenait d'enchainer les deux frappes sur son adversaire au corps minéral, cette précaution n'était plus d'usage ici. Telle une furie, elle n'hésitait pas à menacer constamment son adversaire. Après tout, lui aussi tentait d'incarner la menace principale de cet affrontement. Imposer son propre tempo pour neutraliser l'offensive du soldat de roche n'était qu'une conséquence logique, sinon une manière de rendre la pareille à son mentor.

La fatigue continua de s'accumuler dans le corps de la Hyūga. Il s'échauffa péniblement. Ses muscles se crispèrent jusqu'à leurs limites, alors que son souffle se tarissait progressivement. Komorebi ne cessait de dévier les frappes et de neutraliser les pièges tendus par son adversaire, à un rythme qui dépassait la raison. Si elle continuait à ce train-là, son corps s'exposait à de terribles traumatismes qui la rendraient vulnérables à la moindre attaque. Alors il fallait frapper fort. Marquer les consciences, pour pouvoir reprendre son souffle plus tard.

Face à la garde impénétrable du Clairvoyant, Komorebi se rua une ultime fois sur lui, bien déterminée à s'affirmer face au Calciné. Son regard avait tout d'un fauve. Ses traits adoptaient la férocité d'un prédateur fondant sur sa proie. En cet instant, elle avait quasiment abandonné toute humanité, pour se concentrer sur son seul objectif. En ce sens, la méthode Yanosa portait ses fruits. Plutôt que de se perdre dans la théorie poussiéreuse du Taijutsu, à répéter inlassablement quelques katas à longueur de temps avant d'en saisir la pertinence musculaire, l'homme se délectait de pousser à leur paroxysme ses disciples. Si Komorebi se moquait bien de la bestialité qui sommeillait en sa cousine Rin, il devenait évident que la fragile ombre de la Bunke se mua rapidement en une redoutable combattante.

Ainsi, alors qu'elle para plusieurs des coups de Yanosa, elle tenta de placer à nouveau les deux punchs qu'elle espérait tant voir réussir. Mais ces deux coups manquèrent de portée et pour cause : ils n'étaient qu'une feinte pour placer un coup de pied qui écarta les deux combattants. C'était la feinte qu'avait trouvé Komorebi pour enfin s'accorder un brin de répit.

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Elle grinça des dents à l'idée de s'abandonner à telle pratique, et se visualisa à nouveau à échouer chacune de ses tentatives. Le visage suintant de sueur, elle lorgna sur sa dextre. Des étincelles parcouraient spontanément sa peau, alors qu'elle enrageait de ses échecs. Face aux consignes strictes de Yanosa, la kunoichi réprima l'orage qui grondait en elle, et fit se dissiper les éclairs de son autre main.

Ce combat, elle devait le gagner sans artifice. Seulement à la force de ses poings.

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Oterashi Yanosa
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Lun 27 Sep 2021 - 0:25

Si il était une chose qu’il avait appris avec le temps, et notamment au fil de ses joutes avec Kisuke, Rin et Komorebi, c’était à quel point le style de combat d’un Hyûga se prêtait fort bien à des entraînements amicaux qu’il n’en avaient que le nom. Le Jûken avait en effet beau receler de mouvements offensifs propres, son essence provenait avant tout d’un point de vue martial d’une défense parfaite, née d’une discipline sans faille, et Komorebi avait beau s’exprimer via sa propre version du Jûken, elle demeurait l’héritière au moins en partie de cette philosophie. Ce qui expliquait, toujours en partie, le manque de retenue dont était en train de faire preuve le guerrier de pierre à son égard. Si l’on exceptait la forme assimilée qu’il arborait depuis le début de cette nouvelle session de pratique, ni lui ni la jeune femme en pleine émancipation ne faisaient usage de leur ninjutsu : tel était le contrat qui avait été fixé, l’obstacle que la kunoichi se devait de surmonter pour élever son Taijutsu au niveau supérieur. Frapper, et frapper fort, pour briser la roche que ses poings rencontreraient, si toutefois ils arrivaient à faire contact avec le corps d’obsidienne de l’Oterashi.

Sans pitié, usant de ses gammes aussi bestiales qu’habituelles, ce dernier força son avantage, celui qu’il avait acquis avec l’expérience bien davantage que le talent, éloignant toujours un peu plus sans vraiment y penser les contours de cet entraînement intensif de son point d’origine. Un instant sur le plat d’un rebord qui s’allongeait naturellement vers le vide, Yanosa poussait toujours un peu plus loin, tâchant de garder à l’esprit la visée de cette matinée, gardant consciemment à l’esprit qu’il ne devait pas perdre le contrôle comme cela avait pu lui arriver par le passé. L’instant suivant, les échanges de coups se retrouvaient cependant déportés sur un sol bien moins stable et arrangeant, forçant l’un comme l’autre des combattants à s’adapter sans jamais baisser leur garde. Entre deux moments imperceptibles, le Tellurique se prit à se demander si Komorebi profitait autant que lui de ces expression de pure brutalité technique. Peut-être, conclut-il. Mais, si ce n’était pas le cas, sans doute ce goût lui viendrait-il avec la pratique… et la maîtrise qui en découlait.

Le corps de Yanosa s’anima par réflexe pour se soustraire à une série d’attaques initiées par son apprentie : trop tard seulement réalisa-t-il qu’aucun de ces coups n’auraient pu le toucher en réalité, et ce fut avec un ultime mouvement de retrait qu’il échappa de façon presque trop hasardeuse au coup de pied en balayage qui suivit. De la distance, comprit-il. La jeune femme, aussi pleine de ressources qu’elle pouvait être, entrevoyait l’horizon de ses limites. Le souffle, l’oxygène, le besoin primitif d’en garder les muscles abreuvés. Comme pour confirmer que ce n’était point le chakra qui faisait défaut à la Hyûga, des arcs électriques zébrèrent un instant l’air autours de sa main droite, une manifestation spontanée du Ninjutsu qui rugissait en elle avec un besoin irrépressible de s’exprimer. Voyant son apprentie mater la révolte de sa propre énergie, l’Oterashi afficha un bref sourire en coin tout en expirant lourdement sous l’effort.

« ...Heh… Admirable, vraiment… singulier. »

Comme une bête en cage, le Chûnin de la Roche fit quelques pas de droite et de gauche en restant toujours à la même distance de Komorebi, attendant la suite.

« C’est toi… qui doit me toucher, j’ai besoin de te le rappeler.. ? Ta faiblesse… ce n’est pas la technique. Toute cette fougue et cette colère refoulées, cette… hargne… Ne les laisse pas s’éparpiller… Canalise-les, focalise-les… Fais-en tes outils. Allez… Komorebi !! » acheva-t-il dans un cri guttural qui invitait à la levée de toute retenue qui pouvait encore subsister.

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Hyūga Komorebi
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Mar 28 Sep 2021 - 11:33
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Cette pause était plus que nécessaire. Elle s'avérait vitale pour la poursuite de ce combat. Son souffle se perdait en volutes de buée confuses. Ses muscles, eux, ployaient sous le contrecoup du palpitant et de la chaleur décroissants. Komorebi tenait à peine debout.


On avait du mal à croire pourtant que ce féroce combat de fauves n'était en réalité qu'une simple rixe afin de mettre en pratique un enchainement de coups. Mais Yanosa avait conduit son élève à se surpasser dès que possible. A exprimer toute sa puissance dès que nécessaire. La Déchue désirait s'illustrer dans la dure réalité du monde shinobi. Alors le Clairvoyant donna le meilleur de lui, sous ses traits minéraux. Le résultat s'avérait terrible : aux ecchymoses de la veille, s'ajoutaient à présent de larges bleus parsemés le long des bras et des jambes de Komorebi. Cette pause, elle en profita pour cracher un mollard sanguinolent entre elle et son mentor. Sa main palpa grossièrement le bas de sa poitrine, à la recherche d'un os fêlé. Elle s'en soucierait plus tard.

A cet instant, Komorebi n'avait plus grand chose d'une Hyūga. Elle n'accordait plus aucun intérêt pour sa cousine, et avait abandonné toutes les manières qui lui furent inculquées en sa qualité de noble héritière du Byakugan. Ses pupilles pâles n'appartenaient plus à une Iwajine, car ses yeux brillaient avec des flammes furieuses. Seul comptait le souci du détail. Du geste bien exécuté. De la blessure qui handicape son adversaire. De la pierre qui rompt sous la chair. Seule la victoire comptait. Car la défaite, Komorebi l'abhorrait de tout son être dorénavant.

Et il n'avait suffi que d'une étincelle dans les paroles de Yanosa pour faire exploser la poudrière qu'était Komorebi.

Quelque chose de plus grand que l'adrénaline fit ignorer à la Hyūga ses traumas. Elle releva la tête, et la lionne s'élança furieusement contre le Chūnin. Elle grogna, et son cri de guerre ne cessa de croître à mesure qu'elle s'approcha du Charbonneux. On aurait pu penser qu'à s'époumoner ainsi, elle en perdrait tout le souffle qu'elle avait si péniblement chercher à récupérer. Mais en s'agitant de la sorte devant son sensei, Komorebi plongea dans une transe guerrière. Un état de conscience supérieure, qui la força à donner le meilleur d'elle-même, alors que son corps faisait peine à voir.

Deux coups. Deux coups à la suite. Il suffisait de les placer pour vaincre. Surpasser la Komorebi du passé. Alors, envers et contre tout, la guerrière donna tout ce qu'il restait en elle. Elle frappa son adversaire, éprouvant sa garde. Elle n'hésita pas à redoubler de malice, pour éreinter ses réflexes, et le forcer à s'attendre à tout et n'importe quoi. En réalité, elle maintenait un équilibre précaire entre un Jūken agressif et un Gōken stable, contrairement à l'échange de coups précédents. Entre deux jabs, la riposte du Clairvoyant se fit sentir. Son poing s'écrasa sur la joue de la combattante, laquelle fut sonnée sur le choc.

Komorebi recula douloureusement. Un nouveau crachat sanglant rejoignit le premier au sol. Une dent l'accompagna dans son sillage. Certains se seraient arrêtés ici. Mais dans sa rage folle, la Genin ne pouvait accepter d'en rester là. En sondant les alentours, elle percevait par ailleurs la clé de sa victoire. Une subtilité qu'elle n'avait jusqu'à présent pas exploitée. Un sourire mesquin s'étira sur ses lèvres lorsque sa machination fut pleinement élaborée.

Komorebi fonça une fois de plus sur le pugiliste. Son allure se voyait réduite par l'ensemble des blessures qui parsemaient son corps. Mais à vrai dire, cela n'avait plus d'importance pour son plan. La Genin força son sensei à encaisser des coups. La puissance ne comptait pas, quoiqu'il en fallait pour maintenir la pression contre le soldat à l'enveloppe minérale. Ce qui importait, en réalité, c'était le besoin pour Yanosa de reculer, encore et encore, pour tenir l'affrontement. Plusieurs secondes s'écoulèrent, au cours desquelles Komorebi scruta attentivement les alentours, tout en focalisant l'attention de son opposant sur ses poings.

Puis vint le moment de délivrer le coup final. Un léger filet de sang s'écoulait le long de la lèvre basse de la Déchue. Certains de ses bleus étaient d'un noir d'encre, et elle parvenait tout juste à se servir de son bras gauche. Pourtant, Komorebi décida de foncer une dernière fois sur Yanosa, non pas pour le frapper, mais pour aller jusqu'au bout et le bousculer. Ce qui devait arriver, arriva alors. L'homme et son élève chutèrent depuis la bordure du plateau, exactement là où la kunoichi l'avait souhaité initialement. L'idée relevait du délire, mais les faits étaient là : la Hyūga profita de la chute conjointe des deux Iwajins pour s'agripper à son sensei en l'empoignant avec ses jambes. Là, elle délivra enfin les deux coups qu'elle désirait tant placer.

Pour le reste, elle ferait confiance à son sensei. Que choisirait-il, entre subir les deux frappes éclairs et gérer leur chute, ou encaisser la furie de coups que réserverait la Hyūga quitte à négliger leur atterrissage ?

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Oterashi Yanosa
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Mer 29 Sep 2021 - 0:29
A voir ainsi son apprentie pâtir de la faiblesse de la chair, Yanosa passa près de retrouver son apparence humaine, comme appelé par la douleur, l’éreintement et la fatigue, des sensations qui sous cette forme de roche à l’état brut lui devenaient totalement étrangères pour le meilleur comme pour le pire. Échapper aux traumas nerveux que lui avait réservé la vie : sur le papier, une échappatoire idéale. En pratique, un reniement d’une part de lui qu’il ne pourrait jamais laisser derrière lui, une source de pouvoir dans laquelle il avait pioché à foison en buvant le calice jusqu’à la lie ces dernières années durant. L’Oterashi était la Terre, oui… Une Terre ravagée et striée de plaies hurlant vers le ciel toute la profondeur de sa colère. Cet instinct qui faillit le pousser à retrouver toutes ses perceptions humaines, le Tellurique se contenta toutefois de le laisser passer, accroché aux principes du défi qu’il avait imposé tant à Komorebi qu’à Rin, restée plus loin en hauteur sur le plateau. Le challenge était là… et il n’en changerait pas les termes, même si c’eut été pour son plus grand plaisir.

Car plaisir il y avait eu, et plaisir il y aurait de toute façon pour le pugiliste de carrière, d’autant qu’entendre ainsi le cri de rage et de ressentiments diversement mêlés provenant de la jeune femme avait tout pour susciter chez l’Oterashi le même genre de transe dans laquelle celle-ci était elle-même plongée. A son élan tant émotionnel que martial, le Chûnin n’opposa que le silence. A son regard, il répondit avec le sien, inamovible, défiant encore et toujours. Enfin, les coups qui se remirent ensuite à pleuvoir… il les contra avec sa maîtrise à peu d’égale du combat à mains nues. Plus que jamais, Komorebi redoublait de vitesse, multipliait les frappes dans un faux désordre qui ne conservait son intégrité que grâce à un fil ténu. Sans pitié, Yanosa s’infiltra entre deux attaques de la Hyûga, portant un coup propre à sonner n’importe quel individu à la mâchoire trop frêle. Ce que n’était, fort heureusement, absolument par la kunoichi aux cheveux de jais. Un moment de flottement s’ensuivit.

« ...Allez… tu vaux mieux que ça... »

La déferlante repris de plus belle. Plus rapide, plus structurée aussi, comme si chaque coup n’avait plus tant pour objectif de briser la roche qui constituait l’Oterashi que de la pousser, de l’acculer. Un bref instant, le guerrier de pierre afficha sur son visage sa perplexité… jusqu’à finalement comprendre, trop tard, la véritable visée de Komorebi. L’impact fut inévitable : leur deux corps se joignirent dans une chute potentiellement mortelle, après que la jeune femme ait empoigné et projeté son mentor dans le vide. Et ce fut là, au-dessus de lui, que celui-ci les aperçut alors : ces coups, qu’il ne pourrait plus éviter.

Le premier frappa l’épaule, détruisant la jonction avec le bras qui se désolidarisa sur le côté. Le second, quant à lui, toucha en plein visage, fissurant et striant ce dernier au-delà de toute reconnaissance. L’ersatz de Toph, au prix d’une chute qu’elle se trouvait incapable de contrôler, avait réussi : elle avait relevé le défi… et se dirigeait à présent vers sa mort probable. Le corps de Yanosa, inerte entre ses jambes fila plus rapidement qu’elle, plus lourd, dans le grand vide qui se faisait l’interstice entre deux monts. Pendant un moment qui sembla s’étirer à l’infini, il n’y eut alors pour elle que le frottement de l’air sur les tempes, l’inéluctabilité d’un impact qui lui ôterait la vie tandis que la carcasse de pierre de son sensei dérivait sur le côté. Longtemps elle put contempler ainsi la fin, baignée dans les vents, jusqu’à ce que finalement une traction inattendue ne freine sa chute. L’Oterashi n’était plus là : sa roche, toutefois, l’enserrait à présent, et c’était comme si son corps n’avait plus pesé que celui d’une plume d’oiseau. En levant les yeux, Komorebi put alors le voir, tout aussi léger qu’elle, regagnant de l’altitude et la faisant suivre le même chemin grâce à l’appendice de roche qu’il avait rapidement fait s’entourer autours de sa taille et sous ses bras.

« … Fais attention… ou tu pourrais commencer à me ressembler. »

Yanosa accéléra l’allure, croisant dans les cieux comme un véritable oiseau de proie qui aurait été récupérer son gibier.

« ...Bien joué, en tous les cas. »


Techniques




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Hyūga Komorebi
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Mer 29 Sep 2021 - 12:21
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Dorénavant les deux Iwajins amorcèrent leur rapide approche d'Iwagakure no sato.

Une cruelle vision s'offrait à Yanosa, le visage alors tourné vers les cieux. Celle de son élève, éclipsant l'ombre de la falaise, et dont les pupilles solaires accentuées par l'ombre de son visage revêtaient quelque chose de bestial. De sanguinaire. Son visage de porcelaine se brisaient en lignes vermeilles et se tâchaient d'ecchymoses. Son corps ne tenait que par son unique volonté, quasi autodestructrice : vaincre. Ce n'était qu'un entrainement, mais on eut dit un émissaire de la mort s'appliquant à libérer sa proie de l'emprise du monde matériel.

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Cette vision précéda enfin le coup de grâce. Ou plutôt les deux frappes exigées par Yanosa, et qui brisèrent son enveloppe terrestre avec toute la puissance qui restait en Komorebi.

Lorsque le second coup succéda enfin au premier, un léger sourire de satisfaction étira le faciès de la Hyūga en une expression macabre. Parvenue à son objectif, la Genin s'octroya un discret rire. L'étrange décontraction de la kunoichi, proche du délire, dénotait lourdement avec la situation dans laquelle se trouvait depuis quelques instants le maître et son élève. Car au-delà de l'accomplissement de l'initiation de la Ratée de la Bunke, le tandem poursuivait leur irrésistible chute. Tandis que quelques fragments du corps de pierre de l'Oterashi griffait le visage de la Genin, un vif courant d'air accompagnait leur course. Quelques bourrasques soulevaient les cheveux de la Hyūga en arrière. Elle ressentir l'odeur du froid obstruer le fond de ses narines. À ce stade, elle faisait fi de l'état de son corps. La douleur de ses muscles n'était rien comparé à l'impesanteur et l'ivresse de la victoire qui envahissaient la Genin.

Puis, comme une évidence, le Chūnin parvint à reprendre le contrôle de la situation. Faisant la jonction entre ses deux talents pour la gravité et la pierre, son corps se mua en un substrat rocheux qui entoura la kunoichi avant que les deux ne défient l'attraction terrestre. La scène avait quelque chose de mystique. Elle traduisait l'ascension céleste d'une Déchue. La renaissance d'une noble à l'héritage sacré au sein d'un monde brutal. Sanctifiée par le sang, la sueur et la poussière, Komorebi retourna paisiblement, quoiqu'un peu extatique sur la surface des hauts plateaux.
Ça n'arrivera pas, sensei glissa-t-elle, avec les dernières forces dont elle disposait. … je suis lasse de marcher dans l'ombre des miens.
Et la fière Hyūga s'éteignit ensuite, et sa conscience l'abandonna alors qu'elle embrassait encore la morsure du vent glacial.

Lorsqu'elle reprit ses esprits, elle se trouvait alitée. Autour d'elle, elle reconnut l'ornementation pompeuse de sa chambre. Sa gouvernante veillait sur elle, avec la fermeté d'un cerbère et l'attention d'une mère. Alors que ses yeux se noyaient encore dans la lumière, elle ressentit à travers la douleur l'intensité du duel qui l'opposa à son mentor. En auscultant mentalement sa chair, ses os, sa peau, elle se rappela partiellement des coups qui causèrent ses blessures. Les traits tiraillés par la souffrance et la torpeur s'apaisèrent alors qu'elle se remémora enfin l'acte final, lequel lui confirma sa maîtrise de la technique de son maître.

Elle ignorait combien de temps s'était écoulé depuis leur rencontre, et les évènements qui se déroulèrent depuis leur combat. Tout en elle revêtait un voile de flou que seule la convalescence saurait retirer. Néanmoins, une certitude se hissa au sommet de ses pensées bouleversées. Dès lors que son corps le lui autoriserait, elle s'élèverait à nouveau pour peaufiner sa maîtrise du Taijutsu, pour que cet entrainement spartiate ne soit pas vain. Komorebi regarda son poing, qu'elle enserra au nom de la détermination qui l'habitait, avant de se laisser porter par la fatigue qui lui intimait de se reposer pendant encore un temps.

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Oterashi Yanosa
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Ven 1 Oct 2021 - 17:36
Prétendre que tout s’était passé exactement comme il l’avait prévu aurait été présomptueux de sa part, mais pouvait-on seulement dire que le guerrier de pierre avait eu des attentes particulières ? Tout en parcourant les cieux au-dessus du plateau en gorgeant ses sens de ces courants éoliens qui lui semblaient de plus en plus familiers, Yanosa se remémorait ce regard, que lui avait adressé son apprentie. Un regard féral, empli d’une bestialité primitive avec laquelle il était trop familière lui-même pour s’en retrouver intimidé, mais qui suscitait malgré tout sa méfiance et un certain niveau de prudence. Ignorer un tel regard, au coeur de la nature sauvage, c’était exposer son angle mort, créer une tâche sombre recelant des dangers mortels. L’Oterashi avait beau être coutumier des prises de risque insensées, il gardait malgré tout les yeux grand ouverts, lucide quant aux périls auxquels il s’exposait. Et cette Hyûga en particulier, en était une source en puissance, et ce en dépit de tout le temps de son existence gâché dans l’immobilisme et la médiocrité.

Komorebi… était une bombe au shrapnel en sommeil. Une boule d’énergie que l’inaction et les violences injustes avaient mis au repos, mais que le guerrier sans visage réactivait sans vergogne et poussait sans effort dans une direction donnée. Une direction, cela lui apparaissait maintenant plus clairement, qui prenait la forme d’une pente à l’inclinaison toujours plus forte. Une telle réalisation aurait eu de quoi effrayer, si ce n’était qu’inquiéter, n’importe quel sensei ou presque au village de la Roche. Yanosa, lui, n’en finissait plus de se satisfaire de cet état de fait, tandis qu’il réalisait l’inconscience de la jeune femme draguée dans les airs par son appendice de pierre. Il n’en était pas encore sûr : la chose méritait réflexion et préparation, et comportait évidemment un risque de retour de flammes important. Malgré tout, l’idée commençait à faire son chemin dans l’esprit tortueux du Tellurique, et, la nécessité faisant foi, celui-ci savait qu’il lui faudrait aussi se frotter à « ce » genre de risques.

D’ici là, se dit-il finalement loin en contrebas entre les hauts bâtiments de la cité, ses prérogatives tant personnelles que professionnelles demeuraient quoi qu’il en soit inchangées : défendre, préparer, former. L’Oterashi avait été trop patient pour risquer de ruiner ses chances de succès par simple accès de frustration, et était donc prêt à ronger son frein encore un temps. Ce n’était, de toute façon, pas comme si ses obligations lui laissaient tant de latitude que cela pour s’occuper de tout ce qu’il aurait aimé entreprendre, et heureusement que le guerrier tellurien pouvait compter sur ce genre de moment pour laisser son corps s’exprimer, son énergie se décharger. Yanosa n’avait pas pu, au cours de cette rixe intense, lâcher les chevaux et s’oublier totalement : l’eut-il fait, les chances que Komorebi aurait eu d’apprendre quoi que ce soit auraient été bien minces.

La kunoichi possédait cette forme innée de talent basé sur l’instinct qui lui promettait une évolution fulgurante si elle vivait assez longtemps, mais le poids de l’expérience du pugiliste enrubanné en matière de corps-à-corps était encore trop important, trop imposant pour s’en trouver supplanté. Par la Hyûga… ou par qui que ce soit à Iwa, si il lui avait été offerte l’occasion de donner son avis sur la question. Séparé de la Terre par plusieurs centaines de mètres d’air agité par les vents, Yanosa n’en ressentait pas moins l’écho, l’appel grondant et viscéral.

« Bientôt, ma chère… Bientôt. »

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