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[MISSION/B/IWA] Interroger le Désavoué

Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

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Lun 19 Juil 2021 - 13:57
Intitulé de Mission
Interroger le DésavouéAlors que Ketten venait de réveiller le Dieu Singe, le village s'est fait attaquer par deux autres individus venus pour voler les cadavres des shinobis importants du village de la Roche. Si l'un a réussi à s'échapper avec leurs dépouilles, l'autre a été arrêté et emprisonné. Votre mission est d'interroger cet homme pour obtenir des informations sur lui, les raisons exactes de sa présence et en bonus, des informations sur l'ennemi public.

Se rendre au nouveau commissariat.
Interroger le désavoué.
Lui extraire des informations sur le nécromancien, l'homme au chapeau, ses alliés ou sur sa propre identité.
Bonus : trouver une potentielle localisation d'où se trouve le nécromancien.





La tension qui avait rongé les nerfs du guerrier de pierre ces derniers jours venait de redescendre de plusieurs crans, et si il était encore très exagéré de parler de relâche, l’esprit de l’Oterashi pouvait à présent se permettre de se focaliser sur sa prochaine mission. Une mission, à vrai dire, qu’il aurait voulu qu’on lui confie des mois auparavant, car de sa réussite pouvait dépendre la traque sans doute la plus importante de la guerre toute entière qui les opposait à Tôsen et ses sbires.

Slalomant entre les monts qui cerclaient la cité pour se rendre au plateau sud-est où se trouvait l’agent du Shishiza qu’il cherchait, Yanosa ne pouvait s’empêcher malgré son soulagement tout relatif de fulminer. Que de temps perdu, songeait-il. Que d’opportunités manquées, gaspillées, pour de simples considérations bureaucratiques et à cause d’un burn-out qu’il avait vu venir à des kilomètres. Mais aussi tentant que cela pouvait être pour lui de remuer le passé, contrairement au Chapelier, le Tellurique n’avait aucun moyen d’influer dessus et devait se focaliser sur ce qu’il pouvait faire dans le présent. Aimi, en sa qualité de Taishô du Shishiza, avait enfin avalisé l’interrogatoire du mercenaire captif, et le temps était venu, enfin, de s’atteler à la tâche. Et ce ne serait, pensa-t-il cyniquement, toujours pas grâce à son propre chef d’unité que cela était enfin rendu possible.

In extremis, peut-être même sans le savoir, le Commandement d’Iwa venait d’éviter de provoquer une chaîne d’événements qui aurait fait emprunter à l’Oterashi une trajectoire totalement hors piste, et si l’intéressé n’aurait jamais reculé une fois engagé, lui-même n’aurait su dire où elle aurait pu le mener exactement. Le pire, pour le moment, était évité… Mais Yanosa était loin d’oublier ses griefs pour autant ou de changer son fusil d’épaule. Tout. Il ferait tout, pour obtenir les informations dont il avait besoin, et Toph elle-même ne pourrait pas l’en empêcher aurait-elle été présente et apte au service. Ses pas l’entraînant rapidement vers le prochain haut plateau dont l’absence de relief commençait à se dessiner au loin, le guerrier de pierre sentit instinctivement l’énergie de celui qu’il cherchait, et eut bien vite la confirmation visuelle de sa présence. Il fallait dire qu’Ashitaka, lorsqu’il s’entraînait… était difficile à manquer.

Les langues de lave dansaient dans les hauteurs, l’énergie rougeoyante du Borukan irradiant presque sur tout le plateau comme un soleil miniature. Prudemment, quoi que sans douter une seconde que le Juunin l’avait déjà senti arriver, Yanosa contourna le rouquin pour arriver dans son dos dans un dérapage sec et brutal qui témoignait aisément de son empressement.

« Ashitaka. Je viens d’obtenir l’aval d’Aimi pour interroger le Désavoué qui croupit dans nos geôles. Elle demande à ce que tu sois présent et que tu prennes part à l’interrogatoire… Voici le document. »

D’un geste leste, l’Oterashi lança le rouleau de parchemin où figuraient les instructions de la Chiwa en direction du Borukan, le laissant prendre connaissance de son contenu.

« ...Nous nous y rendons immédiatement. Je veux m’assurer des services d’un Byakugan pour ce travail, il faudra simplement faire un crochet par le Domaine Hyûga. Mon apprentie, Rin, devrait se trouver chez elle. »

Tournant le dos à Ashitaka pour se préparer à s’élancer en direction du centre, le Tellurique tourna légèrement la tête pour jeter un regard en arrière à son coéquipier, avec qui il avait déjà partagé plusieurs missions et pas des moindres.

« ...Agent du Shishiza. T’y voilà donc finalement. Satisfait par notre Triumvirat… ou bien brigues-tu toujours le poste d’Ombre, Ashitaka… ? »



Spoiler:
 

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Borukan Ashitaka
Borukan Ashitaka

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Jeu 22 Juil 2021 - 13:10
Posé sur l'un des hauts plateaux, le rouquin aux yeux de loup fixait l'horizon. Il était là depuis une heure déjà à s'entraîner, mais il n'était pas réellement satisfait de ses résultats. Il souhaitait parvenir à faire autrement, Trouver une idée de technique en deux temps pour prendre par surprise ses adversaires mais surtout l'un d'eux. Il ignorait si la méthode marcherait, mais de toute façon, pour l'heure, il n'y parvenait pas. Terminant l'outre d'eau qu'il avait amené avec lui, torse nu tant la chaleur que dégageait la lave était grande, le jônin retourna au travail. Il enchaîna à nouveau une dizaine d'essais sans succès qui lui plaise suffisamment avant que des pas n'attirent son attention.

S'arrêtant dans son oeuvre potentiellement meurtrière pour tout visiteur impromptu qu'il n'aurait pas remarqué, il reconnu alors l'Oterashi qui semblait s'être remit de leur affrontement avec l'Homme au Chapeau. L'homme de pierre était plutôt coriace, il fallait bien l'admettre.

« Ohayo Yanosa. Très bien. »

Jetant un bref coup d'oeil au papier qui explicitait très simplement l'idée de la mission, le guerrier roux alla récupérer sa serviette et s'essuya avant de reprendre le haut de sa tenue et de l'enfiler. Emboîtant le pas à son collègue de la Roche, Ashitaka parvenait de mieux en mieux à marcher sans que cela ne puisse particulièrement se remarquer qu'il avait des prothèses.

« Je comprends. Elle pourra nous aider mais ce sera surtout une bonne formation pour elle. »

Accompagnant Yanosa vers le domaine Hyûga où ils pourraient récupérer la jeune femme et aller ensemble jusqu'au nouveau poste de police, le Loup resta pensif quelques instants suite à la question de son camarade.

« Il y avait besoin de bras, et j'en ai encore, alors bon... Autant aider. Pour le reste... Non. Un Triumvirat n'amène que plus de longueur pour chaque décision. On l'a vu lorsque Chôgen a fini par devenir le premier Tsuchikage, c'était parce qu'Iwa n'avait aucune capacité à répondre efficacement. Et je doute que Tsuyoshi, Teruyo et Aimi puissent rendre ce système viable juste à cause de sa nature. Quant à moi... Non. Pas pour l'instant en tous cas. J'ai un autre problème plus important. Plus personnel. »

Et il n'avait pas très envie d'en parler. Mais tant que les choses restaient ainsi, il ne parviendrait jamais à se concentrer suffisamment dans la gestion d'un village complet, qui plus est un village qui n'avait pas montré de réel engouement lorsqu'il s'était proposé en tant que Tsuchikage.

« Et toi Yanosa, où en es-tu de tes ambitions ? »

Tout en continuant de disucter, le duo arrivait enfin chez les Hyûgas. Frappant à la porte de la demeure principale du clan, le Borukan s'y présenta avec l'Oterashi et déclara qu'ils avaient besoin de Rin pour une mission. Ne restait plus qu'à attendre la jeune femme pour enfin aller trouver leur prisonnier.

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Hyûga Rin
Hyûga Rin

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Jeu 22 Juil 2021 - 15:19

Ça devait faire quelques semaines que Rin avait rejoint les rangs militaires du village caché par la roche. Depuis, une routine commençait à s'imbriquer chez la trentenaire qui, si elle avait de la difficulté à suivre au début, parvenait désormais à retirer un maximum de ce quotidien qu'elle s'était créé. Bien différent de quand elle n'était que dans la vie politique de son clan, cette membre du conseil Hyûga devait désormais jongler avec plusieurs chapeaux.

Si les raisons qui l'avaient mené à se joindre aux shinobis et aux kunoichis du village étaient claires pour elle, les efforts qu'elle avait mis depuis qu'elle a pris cette décision ne sont que davantage de preuve de la détermination de l'héritière du Byagukan. C'est des multiples entraînements, divers apprentissages et une panoplie de mission qui avaient égayé l'agenda de Rin.

Ainsi, dans cette routine bien établie, Rin débutait toujours la journée par un passage sur le tombeau de son époux et de sa fille. Il s'agissait d'un désir personnel de se recueillir auprès de ceux qui avaient occupé sa vie pendant tant d'années, avant l'apparition de ce dieu du magma. C'était sans doute là une preuve quelconque de la difficulté qu'elle avait à lâcher prise, mais les événements étaient encore ressent et guérir d'une pareille ignominie prenait du temps.

Une fois cela fait, elle s'était mise en direction du dojo du clan. Rin avait eu quelques idées afin d'adapter son style personnel de combat aux divers arcanes claniques et elle avait passé les derniers jours à travailler les tenants et aboutissants d'un tel jutsu. S'il n'était encore pas prêt à être utilisé, c'était un objectif qui permettait à la parange de canaliser son énergie.

C'est à cet endroit qu'un serviteur vint la chercher. Deux individus l'attendaient aux portes du domaine. Ce n'était pas la première fois qu'elle était sommé de rejoindre Yanosa à cet endroit et, il fallait dire, il l'avait bien prévenu qu'elle allait devoir être prête à tout moment pour partir en mission avec lui. En ce moment, elle ne l'était pas tant que ça. Enfin, pas pour une représente de clan. En effet, il aurait été impensable pour les ancêtres que Rin se présente à ses invités - ou parte en mission - en tenue décontracter et couverte de sueur.

Ce n'était cependant pas quelque chose qui importait l'Oterashi qui serait sans doute plus énervé de devoir attendre qu'elle se prépare que de la voir arriver ainsi. Elle s'était personnellement distancée de certaines coutumes du clan en rejoignant l'académie d'Iwa et c'en était une. De toute façon, ce n'est pas tous les vêtements claniques qui était pratiques en mission, en entraînement ou peut-importe ce qu'avait en tête Yanosa quand il venait la chercher.

Pas à pas, elle se dirigeait vers le duo. Bien qu'elle reconnut immédiatement son mentor, son partenaire n'était pas complètement inconnu pour elle. Représente politique et membre du conseil du clan Hyûga, Rin avait évoluer dans les sphères administratives toute sa vie et s'était enquise de l'identité des divers représentants des grands clans de la roche. Si elle ne l'avait jamais rencontré et n'avait, à vrai dire, que peu d'information sur lui, il ne lui avait pas été difficile de reconnaître le manipulateur du Yoton. Après tout, être à la tête d'un clan offrait une certaine réputation, qu'on le veuille ou non.

Arrivant devant le duo, elle ne put s'empêcher de saluer celui qu'elle n'avait jamais vu de la façon la plus formelle possible. Se penchant vers l'avant, elle lui dit sur un ton de voix apaisé.

[Rin] - Enchanté ! Je m'apelle Rin !

Elle se relevait aussitôt. Ses pupilles éburnés analysaient la carrure du Borukan, puis se posait sur son enseignant.

[Rin] - Yanosa-Senseï ! Que me vaut l'honneur de votre visite ?

En quelques mots, ils informèrent Rin de la mission sur laquelle ils allaient se lancer et ensemble, ils se mirent en direction du commissariat en construction.

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Narrateur
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Jeu 22 Juil 2021 - 18:38
Vous ne tardâtes pas à arriver au commissariat, tout en sachant déjà au regard de vos responsabilités quelle était la direction à prendre pour vous rendre dans les galeries souterraines que le commissariat veillait en silence. A votre passage, plusieurs Iwajins inclinèrent du chef, martelant par ce réflexe myotatique la rigueur de leur discipline et vous permettant de vite prendre la mesure de votre réputation au sein de ces murs : vous étiez connu, de tous.

Griffonnant sur un chiffon de papier depuis la table du poste d’alerte, la cheffe de vigie vous invita par un mouvement du bras à progresser vers les dédales abyssaux des geôles souterraines. Le chemin à prendre était dissimulé, et vous dûtes marcher quelques minutes au sein du bâtiment pour trouver le couloir d’accès. Vous devançant, vous croisâtes une jeune Genin qui tapa lourdement du pied sur une armoire en fer pour réveiller le gardien des portes closes. Au son vibrant de la paroi métallique, le gardien sursauta d’inquiétude et bondît de sa chaise en armant sa main sur le pommeau d’un large cimeterre ; un truc beaucoup trop gros pour faire dans la finesse. Presque à se demander si le fil de sa lame avait véritablement du tranchant…

Décollant difficilement ses paupières, le gardien vous adressa à son tour une inclinaison de tête en vous reconnaissant. Après un long soupir, il se soulagea et approcha de l’accès au dédale. Sa sénestre longea sa ceinture pour aller chercher le porte-clef grâce auquel il déverrouilla le mécanisme d’une porte massive de roche, qu’il dût pousser avec un effort physique particulièrement intense. Vous vîtes sur son corps les muscles se contracter avec une intensité remarquable, ses stries squelettiques gainant des paquets de fibres nerveuses : un colosse, littéralement. Il traîna devant lui le lourd obstacle, ce qui ne vous laissa pas indifférent : il fallait une puissance surhumaine pour débloquer cette porte, prouvant à quel point on n’accédait pas n’importe comment aux profondeurs du dessous.

Fier d’avoir libéré le passage, il vous adressa un large sourire tandis que la Genin le dépassait. Derechef, elle composa des signes incantatoires et mit feu à une torche couverte d’un torchon imbibé d’huile. Le flambeau s’alluma dans une étincelle prodigieuse et ses flammes crépitèrent rapidement, gagnant l’ensemble du torchon et s’arrêtant au niveau d’un bandeau blanc que vous supposâtes ignifugé, peut-être par un sceau.

Deux pas plombèrent le sol, annonçant l’approche du gardien colossal dont l’épaisse barbe rousse rappelait presque sans équivoque l’appartenance aux maîtres du magma ; d’ailleurs, il avait un air de sympathie pour Ashitaka qu’il avait déjà reconnu comme son semblable. Mais le message qu’il avait à faire passer n’était pas familial.

« On va peut-être enfin pouvoir en tirer quelque chose. Méfiez-vous. »

Et il se figea sur le côté pour vous laisser pénétrer dans les dédales souterrains et caverneux des geôles d’Iwagakure. La remarque qu’il vous fit avait cependant de quoi jeter dans vos esprits des flots d’incertitude. On n’avait pas interrogé le Désavoué depuis qu’il était là ; depuis qu’il avait été vaincu par la dangereuse Intendante, accompagnée de deux fidèles shinobi, Meho et Karasu. On n’avait pas interrogé le Désavoué car un mystère planait à son sujet et peu d’élus avaient eu la chance de savoir pourquoi.

Dans cette cellule, quelque chose d’anormal s’était produit. Aucune prison n’était semblable à celle du Désavoué, pour la simple et bonne raison qu’il l’avait fait sienne.

Vous marchâtes une bonne dizaine de minutes. Vous longeâtes plusieurs corridors, passâtes plusieurs portes et gardes. Les souterrains carcéraux de la cité étaient très bien gardés et vous saviez pour quel motif : il y respirait des dangers qu’il ne faisait pas bon chatouiller. La moindre évasion pouvait littéralement signifier la fin de la cité de la roche, sa destruction inéluctable. Une hypothèse que personne, pour cause, ne désirait.
Vous passâtes un énième coude menant à un énième couloir, profitant des raies de lumière jetés par les étincelles crépitantes de votre flambeau dans les tréfonds obscurs, humides et grisâtres du dédale. Et au détour de cet angle, vous arrivâtes enfin à destination en découvrant la longue allée qui menait à la cellule maudite.

Votre arrivée précéda la fuite de tout essaim de chauves-souris qui couinèrent et vous encerclèrent sans le vouloir, avant de s’enfuir par d’autres aspérités.

La suite arrive...
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L'Écorché
L'Écorché

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Jeu 22 Juil 2021 - 19:34
Alors que les geôles s’alignaient parfaitement dans le couloir obscur, réparties en quinconce le long des murs gris qui empestaient l’humidité et la pierre, vous vîtes une irrégularité à faire frémir les plus audacieux d’entre vous. Au fond, parmi les dernières portes, une excroissance de roche paraissait engloutir une partie du couloir, jetant ses renforts minéraux un peu plus loin comme si à cet endroit, le mur avait cherché à élargir ses appuis. Inéluctablement, le couloir atrophié de sa largeur ne laissait plus qu’un mince passage au sein duquel il fallait se contorsionner pour pouvoir se faufiler à l’intérieur.

La base était plus large que le haut, mais après avoir rasé le mur de d’en face, vous fûtes à même de pouvoir jeter vos prunelles dans le mystère de ce phénomène. Il fallait se contorsionner puis entrer dans la saillance tellurique pour découvrir la singularité de ces dômes creux, qui derrière l’épaisseur de leurs parois protégeaient un secret inavouable.

Au cœur de l’aspérité rocheuse, des cavités abritaient trois de vos shinobis. L’espace était assez vaste pour accueillir une personne à la fois, vous obligeant à progresser en colonne. Deux cavités, face l’une à l’autre et réparties de chaque côté de ce mince corridor, abritaient des Genin dont les membres s’incrustaient dans la profondeur des parois rocheuses. Vous comprîtes que ceux-là, enchaînés à la matière tellurique, nourrissaient de leur propre chakra les renforts de Doton qui permettaient à cette geôle de garder captif le Désavoué. Accrochés aux pans de murs tel des sangsues, ils vous apparurent tels les otages d’un monstre de pierre qui s’amusait à aspirer leurs chairs au sein de ses membranes telluriques ; à la saillance des nerfs qui saillaient vigoureusement des bras noueux de ces deux bâtisseurs, vous comprîtes que l’exercice était pénible et épuisant.

Vous continuâtes de progresser entre ces deux énormes excroissances rocheuses. Les renforts n’étaient pas très longs, et s’il vous fut difficile de vous contorsionner au sein de ce mince corridor, vous n’eûtes qu’à tâtonner quelques secondes de plus pour découvrir le troisième shinobi. Un Chunin, cette fois. Leur chef.

Lui aussi au cœur d’une irrégulière cavité rocheuse, située sur le côté gauche des deux excroissances de mur. Lové dans la pénombre de son abri, il vous toisa de haut en bas avant de se rendre compte qu’il était face à deux autorités, en l’occurrence Yanosa et Ashitaka.

Par instinct, il inclina la tête en guise de respect et d’approbation. Sa vigilance accrue, il sonda chacun de vos faciès en se penchant légèrement pour pouvoir jeter ses orbes dans la brèche obscure que vous veniez de pénétrer.

Il attendit. Une bourrasque s’infiltra dans la brèche et souffla net votre flambeau, vous laissant dans le noir. Le shinobi savait ce phénomène parfaitement normal, et vous dûtes attendre que vos yeux s’accoutument à l’obscurité ambiante pour progresser.

Les secondes mortelles passèrent, vous rapprochant de votre rencontre.

Sans un traître mot pour ne pas alerter la vigilance du Désavoué, il posa enfin sa paume sur les parois de sa cavité et vous entendîtes le tremblement sourd d’une porte de pierre massive se mettre en mouvement. Le mécanisme s’ouvrit lentement, à la manière de la porte qui menait au dédale. L’obstacle était si massif qu’il paraissait invraisemblable d’espérer pouvoir le briser. Du plafond s’effritèrent quelques résidus de roche tandis que la lourde porte vous ouvrait ses secrets, s’arrêtant à cause des lourdes chaines d’acier qui bloquaient son ouverture complète.

Horreur.

Vos yeux accoutumés à la pénombre mirent encore quelques secondes à détricoter le schéma macabre de ce spectacle à nul autre pareil. Contrairement aux autres cellules, il n’y avait ici aucune lumière. Tout n’était que néant et pour une raison bien précise.

Le garde vous interpella.

« Prenez garde. Il peut être n’importe où. J’ai pour consigne de vous enfermer. Faîtes vite, je vous prie. »

Son visage qui paraissait pourtant imperméable aux émotions traduisit une peur refoulée. Il vous empressa d’entrer dans l’hospice du mal.

Derrière vous, le lourd battant se rabattît en faisant vibrer des gonds métalliques épais et en grondant, comme si un monstre de pierre, après avoir pompé les chairs des Genin, exprimait un râle de satiété.

Vous y fûtes enfin, mais au moment où vous entrâtes, tout prenait une tournure imprévue. Partout autour de vous se répandaient des fils membraneux. Oubliées ces cellules spacieuses et habillées de la lumière d’un flambeau que les autres prisonniers pouvaient vous offrir. Ici, l’habitat paraissait être le royaume ombrageux d’une créature tapie dans sa tanière, et étirée ou du moins, démêlée de tout ce qui pouvait la composer, comme une bobine de fil qu’on avait défait. Les fibres noires du Jiongu s’étaient étalées dans toute la cellule à la manière d’une araignée qui répand sa toile tout autour d’elle pour accueillir ses proies. Pire, vous eûtes beau vous concentrer, vous ne vîtes pas trace de l’Ecorché.
Il n’y avait là qu’un tissu noir et épais dont les filaments dardaient chaque paroi rocheuse, du sol jusqu’au plafond, rendant l’atmosphère encore plus ténébreuse. Les artères tissées passaient d’une surface à l’autre en sondant l’espace en biais ou tout droit, se répandaient de façon anarchique sur chaque zone possible. Impossible de progresser dans ce labyrinthe de tissus noirs : le piège était omniprésent et vous interdisait tout avancée possible. Ce n’était plus une prison à proprement parler.
C’était l’antre d’une veuve noire.
Vous vîntes à la rencontre du Désavoué. Et vous vous retrouvâtes bien dans son territoire.

« Qui ose. »

La voix caverneuse de votre ennemi résonna de nulle part, comme s’il s’agissait d’un spectre.

« Qui ose troubler ma quiétude mérite la mort. Cette cellule dans laquelle on m’a enfermé est mienne. Inconscient est celui qui croit pouvoir pénétrer ma toile sans qu’il ne s’y enlise et que je ne le dévore. Parlez, étrangers. Parlez, avant que je ne décide de votre sort. »

Les matières filamenteuses qui vous encerclaient, suspendues à tous azimuts et sur chaque relief de cette geôle, se mirent à vibrer.
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Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

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Ven 23 Juil 2021 - 2:08
« ...Je vois. »

Laconique, le guerrier de pierre ne rebondit pas davantage sur la réponse du Juunin. Ce dernier voyait dans le Triumvirat une organisation fondamentalement peu efficace du pouvoir au sein d’Iwa, ce à quoi l’Oterashi ne pouvait que concourir, mais il n’avait également aucun doute que les réserves du Borukan sur la gestion du village s’arrêtaient plus ou moins là. Nulle question de problème de confiance ou de bravade envers le pouvoir en place : seulement une observation objective, structurelle. Et loin d’Ashitaka était l’idée, vraisemblablement, de tenter à nouveau de se hisser au poste d’Ombre de la Roche.

« Toujours les mêmes. Nous faire gagner, sur tous les plans, et coûte que coûte. »

Yanosa ne pouvait pas se montrer plus franc que cela à l’égard de son coéquipier, avec qui il avait déjà partagé bien des labeurs et échangé sur leurs rôles au sein du village. Le Tellurique connaissait les forces du Borukan, et avait pleinement conscience des différences qui définissaient leur âme à chacun : de plus fidèles guerriers, sans doute Iwa ne pouvait-elle pas compter plus impliqués que les deux hommes. Le registre sur lequel ils opéraient, cependant, n’était parfois pas le même. De concert, ils rejoignirent cela dit sans délai le domaine Hyûga, où ils firent rapidement comprendre que Rin devait les accompagner sur le champ. Lorsque la kunoichi endeuillée parut à leurs yeux, l’Oterashi lui fit immédiatement comprendre l’importance et l’urgence de la situation. Car si cette dernière était toute relative il s’agissait, pour lui, d’un dossier oublié qui devait être traité au plus vite.

« Pas de visite aujourd’hui, mais une mission », lança-t-il en déposant rudement le parchemin de mission dans la dextre de la Hyûga.

Il laissa un instant tout juste suffisant à la jeune trentenaire pour prendre connaissance de son contenu avant de reprendre.

« On aura besoin de tes yeux, là-dessous. En route, ne perdons pas de temps. »

D’un signe de tête à Ashitaka pour s’assurer qu’ils étaient prêts, le guerrier de pierre s’élança le premier, direction le Commissariat. Ou plutôt, ce qui en tenait lieu. Car depuis le cataclysme Yonbi, le bâtiment était resté l’ombre de lui-même, et ne pouvait guère être qualifié que d’antichambre aux geôles qui se trouvaient loin, loin en-dessous. Sans échanger un mot avec les troupes en faction, Yanosa échangea une série de regards entendus, menant la marche avec une détermination empreinte d’impatience.

« ...Tu es le plus haut gradé Ashitaka, et tu es garant de cet endroit, maintenant. Cela étant dit je préfère te prévenir : je ferai tout… Tout ce qui est nécessaire, pour avoir les renseignements dont on a besoin. »

Lui comme Rin savaient ce qui était en jeu, et le guerrier de pierre n’allait pas le leur répéter. Se repérant non sans mal dans le début de dédale qui s’enfonçait sous l’ersatz de commissariat de la surface, le trio parvint à un premier point de contrôle. Attentif, Yanosa nota mentalement les embranchements, l’enchaînement des angles et la disposition des gardes. D’un coup de pied, une jeune femme en poste réveilla son comparse roux assoupi sur le côté en faisant toner le son cinglant d’une armoire en métal. Le type songea le Tellurique était imposant, même pour ses standards, et l’usage qu’il semblait faire de son cimeterre, vu son état, devait être peu académique. Un regard entendu, et le colosse savait exactement ce qu’on attendait de lui : se mouvant lentement mais efficacement, faisant rouler ses muscles, il déplaça l’imposante porte de pierre qui bloquait le passage de sa masse imposante et de laquelle l’Oterashi était fort coutumier.

« On y compte bien », répondit simplement le guerrier calciné à celui qui était vraisemblablement un Borukan.

Dans une pénombre seulement brisée par une série de torches maintenues par des sceaux, le trio s’engagea alors dans les tréfonds. Si Iwa avait pendant des années été le berceau du Yonbi sans le savoir, dans ces profondeurs, les hautes instances savaient au contraire pertinemment ce qui se terrait, et c’est en toute connaissance de cause que Rin, Ashitaka et Yanosa s’engouffrèrent alors dans leurs propres méandres, ceux de la Terre elle-même. Renouvelant son travail mental de mémorisation, l’Oterashi grava dans son esprit les intersections, tournants et voies de traverse exiguës des souterrains, de même que la position des postes de garde, leur densité et leur fréquence. L’épopée des profondeurs, malgré leur cadence soutenue, sembla durer une éternité au pugiliste de roche, qui ne desserrait pas la mâchoire depuis leur arrivée.

« ...Si ces torches faillissent, j’imagine que tu pourras nous éclairer un tant soit peu, Ashitaka. Mais Rin, ce sera toi et tes yeux, en bas, qui nous serviront de garde-fou… Tiens-nous informés de la moindre anomalie, et par pitié utilise un des expressions brèves et concises. »

Quelques minutes plus tard, le trio arriva dans un corridor ponctué de cellules de part et d’autre de ses parois de pierre brute et humide. Au loin dans le couloir, la largeur de ce dernier diminuait, engorgé par des excroissances de pierre qui firent froncer ce qui tenait lieu de sourcils au Tellurique. Il ne s’agissait pas d’un effondrement.

« ...Rin. L’homme que nous allons voir… se rend maître d’un matière filaire noire qu’il créé à partir de son corps. Il a été vaincu par Toph. Neutralisé et réduit à un fragment de vie humaine avant d’être enfermé ici. Prends les traits de la Godaime… et tâche d’être convaincante. Je veux voir sa réaction. »

Ils s’engagèrent dans l’étroit passage droit devant, faisant fi des chauve-souris, Yanosa courbant l’échine pour se faufiler en tête de colonne et profiter du relief moins marqué vers le bas. Mais alors qu’il passait l’obstacle, la réalité le frappa de plein fouet.

« ..Ce sont... »

De jeunes soldats, les membres comme aspirés par la pierre des parois, respiraient difficilement sous l’effort, concentrés sur le maintient d’une barrière Doton de haut niveau qui visait certainement à maintenir le Désavoué enfermé. Sa mâchoire serrée à l’en rompre, l’Oterashi porta doucement mais fermement sa main sur l’épaule de l’un et de l’autre.

« ...D’une façon ou d’une autre, votre garde prendra bientôt fin. »

Des mots d’encouragement. Des mots bien rares à sortir de la bouche de Yanosa, qui ne pouvait que louer le dévouement de ces camarades qui se chargeaient de maintenir un mal sous scellé. Et bientôt, le trio arriva près du troisième membre de l’équipe de garde. Un homme plus âgé, mais surtout tout à fait silencieux. Dans leur dos à tous, une bourrasque souffla soudainement, chassant la lumière des torches, appelant le règne de l’obscurité. En son for intérieur, l’Oterashi espéra qu’il n’aurait pas à rappeler son rôle à Rin en pareilles circonstances et songea que son idée de Henge la concernant s’avérait bien bancale avec si peu de luminosité. Il porta ensuite son attention sur le mouvement de l’immense dalle de pierre qui venait de se mettre à bouger sous l’injonction du Chûnin devant eux. Un déclenchement chakratique, pour déplacer une masse qui était certainement encore plus importante que celle de l’entrée des souterrains. Dans l’expression du shinobi en poste, le Tellurique décela un relent de peur : pour autant, ce fut avec une détermination redoublée, face à un trou noir béant qui siégeait en plein coeur de leur quartier carcéral, que le guerrier força le pas droit devant lui tout en joignant les mains, créant deux clones à ses côtés dont l’un resta en retrait près du gardien.

Et dans le dos du reste du groupe, le retentissement lourd et implacable de la dalle se propagea alors, tandis que les sens de Yanosa commençaient à s’étendre autour d’eux pour tâcher d’obtenir une quelconque information sur la nature de cette antre sans commune mesure. Et d’information, il en obtint rapidement une, alors que ses doigts entraient fugitivement en contact avec une matière à la fois souple et tendue à l’extrême, une fois, puis deux, avant que ce ne soit finalement son tibia qui ne se heurte à la même matière filandreuse et que son clone ne traverse des expériences similaires. C’est alors que la voix du Désavoué, tout autant que son chakra, résonna chez l’Oterashi.

« ...Lorsqu’on prend tout à un Homme… il semble qu’il puisse malgré tout faire sien tout ce qu’il pourrait avoir à portée de main. Pas grand-chose, dans ton cas… Mais la proposition qui t’avait été faite est toujours sur la table. A moins… que tu n’aies pris goût à cette… vie ? Ou peut-être est-ce l’espoir que l’un des tiens ne vienne te sortir de là un jour qui te fait t’accrocher comme ça ? Non… Non… Tu ne peux pas être si naïf. »

Plongé comme ses coéquipiers dans l’obscurité la plus totale, et voyant bien que sa vue n’était pas prête de trouver une quelconque source de lumière pour tenter de s’y acclimater, Yanosa s’assit alors en tailleur sur le sol, laissant seulement son bunshin debout non loin de lui.

« Tu as l’éternité pour la quiétude. Donnes-nous donc un peu de ce temps infini que tu as à disposition, tu veux bien. Oh et, à ta place… je me méfierais des indigestions. Si nous sommes ici, tu te doutes… que c’est car nous ne sommes pas des mets des plus savoureux. »

Résumé et Techniques
Yanosa créé deux bunshin (B) à l'entrée de la cellule proprement dite et un clone reste à l'extérieur tandis que l'autre accompagne le trio. Dans l'antre du Désavoué, il mémorise ensuite le chakra de ce dernier (D) et s'assoie en tailleur sur le sol, tandis que le bunshin qui l'accompagne reste debout.


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Borukan Ashitaka
Borukan Ashitaka

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Dim 25 Juil 2021 - 16:46
Découvrant la jeune Hyûga, Ashitaka la salua, sérieux. La mission qu'ils avaient aujourd'hui était potentiellement importante en termes d'informations arrachées à l'ennemi. Restait maintenant à découvrir ce qu'ils pouvaient en tirer exactement, bien que le Borukan doutait qu'une créature comme celle-ci soit véritablement simple à faire parler. Dans l'idéal, il préférait éviter d'utiliser la force puisque cette dernière pouvait donner n'importe quoi au final. L'important serait donc de convaincre cet homme de leur dévoiler ce qu'il savait.

« Hajimemashite, Rin-san. »

Simple et efficace, Ashitaka laissa les deux se saluer comme ils l'entendaient. Bien que ce soit Yanosa le professeur, ce dernier avait le même âge que lui et ils étaient sensiblement plus jeunes que la Hyûga. Qu'importe, l'âge ne voulait pas dire grand chose dans ce monde où même les enfants partaient à la guerre.

Accompagnant donc ses camarades jusqu'aux geôles, ils y pénétrèrent sans soucis, tous les détails administratifs ayant étant réglés au préalable. Saluant au passage l'une des rares personnes du village pour qui Ashitaka devait lever les yeux, le Loup passa les portes tenues par le membre de son clan, bien barbu à l'image du Nidaime. Cette pensée lui arracha une moue encore douloureuse, mais ils avaient déjà passé le colosse et ce dernier ne pourrait pas le remarquer. Le Représentant du clan Borukan n'était pas du genre à montrer sa peine.

Longeant tant bien que mal les couloirs étroits de la cellule si particulière, le trio rencontra les shinobis qui s'occupaient de maintenir la prison en place. Un travail terriblement épuisant pour garder ce genre d'homme enfermé. Une fois à l'intérieur, avec "Toph" et Yanosa, le guerrier roux écouta les premières paroles qui émanaient du lieu clos sans qu'ils puissent déterminer d'où elles provenaient exactement. Les multiples fils Jiongu étaient sans doute peu rassurants pour les débutants, mais le manipulateur de lave resta impassible comme bien souvent. Les émotions étaient des emprises que ce genre de chose pouvait tenter d'utiliser contre vous, il y avait donc bien longtemps que l'homme aux yeux mordorés ne les laissait plus à découvert devant elles.

« Je te propose autre chose. Parles-nous de ce que tu sais et dis-nous ce que tu souhaites. Que nous trouvons un arrangement. Te garder là ne nous apporte rien actuellement et tu ne fais que pourrir ici. Il ne tient qu'à toi de changer cette situation. »

Simple et efficace, le rouquin n'aimait pas s'étendre en paroles. Encore une fois, chaque mot pouvait éventuellement être utilisé contre eux, pour leur faire perdre du temps ou leur donner de fausses informations.

« Il fait un peu trop sombre ici d'ailleurs. Évite de trop bouger, je risquerai de te blesser. »

Enchaînant tranquillement les mudras, le Borukan créa une dizaine de petites boules de Yôton qu'il plaça çà et là autour d'eux, évitant de toucher leur prisonnier pour apporter un peu plus de lumière dans cette prison souterraine. Dans la foulée, il enchaîna avec quelques autres mudras, développant ses sens chakratiques pour repérer où se situait la source principale de chakra de l'homme qui était retenu ici depuis plusieurs mois.

HRP:
 

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Hyûga Rin
Hyûga Rin

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Dim 25 Juil 2021 - 17:30

Une fois les salutations terminées, Rin fut mise au parfum des tenants et aboutissants de cette mission. Sur le chemin vers la prison souterraine, elle feuilletait une multitude de rapports faisant état de leur dernière rencontre avec le prisonnier qu'elle allait devoir interroger. En peu de temps, elle mémorisait le plus d'information qu'elle pouvait sur l'individu qu'elle s'en allait voir. Pour une fois, son passé en tant que membre du conseil allait avoir un petit je-ne-sais-quoi d'utile. Après tout, avant d'être shinobi, elle passait la majorité de son temps à lire ce genre de document officiel et avait développé une certaine compétence pour la lecture en diagonale.

Dans tous les cas, elle avait passé tout le trajet la tête plongée dans l'ancre des parchemins qu'on lui avait remise. Ce n'est qu'en commençant la descendre dans l'antre d'Iwa qu'elle relevait la tête, d'abord par manque de luminosité, finalement par simple curiosité. Ce n'était pas tous les jours qu'elle pénétrait dans les geôles de la roche et ce n'était pas tous les jours qu'elle rencontrerait un prisonnier de guerre. Elle ne pouvait qu'être sur ses gardes, autant à l'égard de sa cible que des propres mécanismes de défense mis en place pour empêcher ce genre de criminel de s'évader.

Le trajet jusqu'au désavoué était... unique ? Une multitude de chemins, une panoplie de portes et de mécanisme et surtout, une noirceur des plus tenaces. Elle avait bien essayé de se faire une carte mentale des lieux, mais si tout venait à tourner au vinaigre, elle savait qu'il serait plus judicieux pour elle d'utiliser son Byakugan dans un tel environnement. D'ailleurs, l'idée de s'en servir ici et maintenant la démangeait, mais il valait mieux économiser son chakra plutôt que d'assouvir sa curiosité.

Alors que Yanosa lui échangeait quelques mots, elle comprit sans problème le plan du Clairvoyant. Saurait-elle, cependant, être une "Toph" convaincante ? Elle n'avait jamais réellement interagi avec sa cousine. Si elle l'avait croisé ici et là, elle ne s'était jamais complètement imbriqué de sa personnalité. Arriverait-elle à l'imiter suffisamment pour tromper la vigilance de son ennemie ? Seul le temps nous le dirait.

S'il y avait cependant une chose à laquelle elle ne s'attendait pas, c'était de tomber nez à nez avec une multitude de soldats ayant fusionné à même la roche. Une multitude de genins qui nourrissait la terre et la prison du Jiongu. Aujourd'hui, elle découvrait un nouveau visage de la roche. Un visage qui venait la dégouter profondément. Si elle saluait le patriotisme des genins qui se donnait corps et âme à cette tâche, elle ne pouvait qu'être dégoutée de cette besogne. Était-ce là leur futur, s'il décidait de laisser le désavouer en vie ?

Juste avant de pénétrer dans l'antre de la bête, Rin composait un unique mudra. S'en suivit une très légère explosion de fumé qui, en se dissipant, révélait les traits de la godaime ; Hyûga Toph.



Alors que le trio s'avançait pour pénétrer dans la prison, la trentenaire composait un autre mudra, lui permettant de canaliser son chakra dans ses yeux. D'imposantes veines firent leur apparition autour des yeux de "Toph", elle activait son Byakugan.



Ses pupilles éburnés valsaient dans la pièce, elle était à la recherche de son ennemie. Cependant, pour le moment, elle ne voyait qu'une multitude de fils recouverts de chakra. Il y avait cependant quelque chose qui clochait - enfin qu'elle trouvait bien étrange -. Les fils présents dans la pièce étaient certes parcourus de chakra, mais d'une quantité très minime.

Comment pouvait-elle envoyer cette information à ses collègues sans griller sa couverture ? Elle souhaitait d'autant plus renforcer son image de "Toph" et, avec la voix de la godaime, prononçait quelques mots hauts et forts.

["Toph"] - Arrête ton théâtre, tu n'impressionnes personne ici. Surtout pas avec la maigre quantité de chakra qu'il y a dans tes fils.

Résumé Chakra : 1D - 1C.

- Rin utilise un Henge (D) avant d'entrer dans la pièce ou est le désavoué. Elle pour prend l'apparence de Toph [J'assume qu'étant du clan Hyûga et au vu de la réputation de la godaime, qu'elle connait son apparence et sa voix].
- En pénétrant dans la pièce, Rin active son Byakugan. [J'assume que même sous henge, les veines font quand même leur apparition autour de ses yeux.]
- Apercevant la faible quantité de chakra dans les fils (vue avec la narration en MP], elle relaie l'information tout en prononçant quelques mots avec la voix de Toph.

Objectif : Faire croire au désavoué qu'elle est la vraie Toph. Elle essaie de renforcir cette impression par : 1) L'utilisation du Byakugan. 2) La révélation qu'elle peut voir le chakra [si les veines du Byakugan pouvaient être imitées par Henge, de cette façon, il sait qu'elle l'a activé] 3) Que la lumière créer par la lave permettent de voir l'apparence de "Toph" 4) En utilisant la voix de la Godaime.


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L'Écorché
L'Écorché

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Sam 31 Juil 2021 - 13:32
Dans le gouffre de ténèbres que vous profaniez de vos présences, vous humâtes rapidement l’odeur rance et fétide de la putréfaction. Vous le sentiez particulièrement car vos yeux, mêmes accoutumés à l’obscurité, n’avaient pas tous leurs pouvoirs et s’éclipsaient naturellement devant la force d’autres sens, comme celui de l’odorat.

Le nectar fiévreux de la mort se faufila dans vos narines, et il fut tout naturel pour vous d’avoir une sorte de reculade de dégoût. Le reflux lancinant de ces effluves méphitiques n’engendrait qu’une envie de fuir cette cellule, d’abréger le discours pour mieux vous retourner vers la fraîcheur de l’air des montagnes et le parfum des fleurs sauvages. D’étranges paradis qui n’avaient rien à voir avec cet enfer asphyxiant.

Partout autour de vous, les fibres filamenteuses de l’Ecorché continuaient de vibrer comme s’il s’agissait d’un instrument à cordes. Répondant à votre diatribe, elles accéléraient parfois leur cadence et ralentissaient, aussi, pour mieux vous entendre.

Rin, avant les trois autres (Yanosa, son clone, Ashitaka), put mettre des mots sur ce manège complexe. A certains endroits de la pièce, elle décela des indices que ses supérieurs ne pouvaient pas voir, et qui lui permirent de lever le voile sur le mystère de cette mise en scène.

Des flux de chakra parcouraient chaque filament, le tissu étant imprégné d’une quantité minimale d’énergie et se répandant à travers toute la pièce grâce à l’étirement d’une source primordiale, mère de toute cette propagation. Elle le vit en se concentrant et en déliant le schéma particulièrement complexe de ces artères répandues ; elle le vit comme on décèle le noyau d’un fruit mûr après l’avoir découpé quartier par quartier. Le cœur de l’Ecorché était là, à quelques mètres d’elle, de l’autre côté de la cellule.

Suspendu au plafond comme un lustre.

Mais le Byakûgan avait un pouvoir qui révélait bien d’autres choses encore, et qui permettait à Rin de pouvoir assurer la résolution de cette énigme complexe. La puissance oculaire des Hyûga était cette chose formidable qui suscitait bien des jalousies et pour cause : en un rien de temps, même une Genin pouvait poser l’as triomphant dans un jeu d’ombres complexes auxquels les élites ne voyaient que du feu.

Tout autour d’elle, disséminés dans la pièce, les méridiens chakratiques du Désavoué s’étaient écartés et répandus comme un poison dans les veines d’un monstre de roche. La désarticulation et la propagation de l’Ecorché sous forme filamentaire n’avaient rien d’un subterfuge : son héritage lui permettait de se délier comme une pelote de laine et de placer ses méridiens où bon lui semblait, dans une nébuleuse de points saillants. Rin était au milieu d’un firmament d’astres scintillant de ressources chakratiques.

Mais en se reconcentrant sur le cœur, elle put voir comment on avait handicapé l’Ecorché ; et la vision de ce nouvel élément eut de quoi faire frémir les yeux omniscients de la métamorphosée trompant l’œil du Jiongû.

Le sceau de confinement chakratique était bien là, comme une tâche rouge sur le cœur noir du Désavoué. Mais les battements cardiaques et la matière filaire du Désavoué l’étiraient avec une telle force que la marque semblait se déformer et subir les assauts intempestifs d’un embryon de démence. Les mouvements de cette chose qu’était devenu l’Ecorché étaient faibles, hasardeux et d’apparence pénible : les fibres paraissaient nourrir un effort colossal pour tenter d’expulser, millimètre par millimètre, chaque atome de cette tâche maudite. Un labeur titanesque et qui n’avait malheureusement presque aucun espoir d’aboutir pour le commun des mortels.

Mais le Désavoué n’avait rien du commun des mortels.

Il fallut que Rin se concentre pour le comprendre, fige sa rétine et fasse exagérément gonfler son cristallin pour appréhender, à cette distance, les stries qui parcouraient la Tâche. Mais en utilisant ses yeux divins, elle mesura toute l’étendue de la dangerosité de la situation dans laquelle elle se trouvait ; elle, ainsi que ses compagnons.

Le sceau était en train d’être brisé.

C’était un phénomène anormal, pour ne pas dire extraordinaire. Pour pouvoir étendre ses méridiens et ses tissus, il avait déjà fallu que le Jiongu nourrisse des efforts considérables, invraisemblables. Avec une quantité de chakra aussi minime, tout juste de quoi survivre, et à cause du sceau qui continuait de darder ses dépenses, la tâche avait été de longue haleine. Mais parvenir à étirer le sceau de confinement chakratique jusqu’à un tel de degré de brisure relevait du miracle. Il fallait être un diable, un démon avide de parjure et de vengeance. Un monstre.

Un monstre prêt à risquer sa vie pour se libérer de cette prison. Chaque battement, chaque pulsation qui avait étiré la Tâche et répandu ses tissus noirs avait bousculé son âme, avalé un peu de son souffle vital. Le Jiongû avait à plusieurs reprises frôlé la mort dans cet exercice épouvantable d’émancipation, et pour cause : il avait sacrifié le chakra censé le garder en vie pour fragiliser davantage la Tâche maudite. Quant à sa propagation…




Les flammèches d’Ashitaka révélèrent la présence des quatre convives. Les yeux du Jiongû, bien loin de son Cœur et séparés l’un de l’autre, virent alors quel genre de client se présentait à lui. Les deux Oterashi, le Borukan et la Hyûga lui apparurent comme quatre fléaux tranchants, capable d’occire tous ses espoirs de libération. Mais surtout, reconnaître celle qui l’avait mis ici le fit entrer en rage profonde.

Les tissus du Désavoué se mirent à vibrer encore plus. Partout autour de vous, ce fut comme un moteur qui vrombissait, de façon si intense que vous auriez pu vous croire au cœur d’un colonie de bourdons. Mais Rin, elle, vit ce que cette colère engendrait.

Le sceau se fragilisait encore plus. Les vibrations des tissus filamenteux bousculaient encore plus la tâche maudite. Mais l’énergie déployée à déclencher ces oscillations avait aussi un double tranchant. Car l’énergie qui habitait le Jiongû était celle censée le garder en vie…

Oui. La colère du Désavoué risquait d’entraîner sa propre mort.

La voix du monstre tonna, grondant dans la pièce nauséeuse.

« Le premier veut que j’agisse. Le second veut que je parle. »

Soudain, les vibrations filamenteuses cessèrent et le bruit ambiant, derechef, s’étouffa comme s’il n’avait jamais exister. Lentement, vous vîtes quelques fibres se rassembler devant les lampes magmatiques qui éclairaient vos propres silhouettes.

Lentement, elles se lovèrent puis entrèrent dans une sorte de ballet étrange.

Lentement, elles prirent forme.

Une gueule béante et noirâtre se dessina devant vous. Une mâchoire si grande qu’elle vous sembla ne rien avoir d’humain. C’était la gueule carnassière d’un énorme requin, d’une créature abyssale capable d’engloutir votre tête.

Le Jiongû avait rassemblé chacune de ses dents incisives dans cette manifestation démoniaque, et vous fûtes rassemblés devant l’horreur d’une bouche décousue, dont chaque morceau de mâchoire se détachait l’un de l’autre et se munissait, surtout, d’un nombre considérable de dents. Au moins le triple d’un être humain normal.

La bouche vorace et colossale du Désavoué s’articula devant vous et se mit à se pendre d’un côté à l’autre, puis avança vers vous dans un sourire odieux. Sa longue langue se détacha d’une zone inconnue, sans doute de son œsophage caché vous ne pouviez savoir vous. Filamenteuse, elle aussi, la langue de l’Ecorché s’amusa à se délier pour tomber si bas qu’elle frôla le sol.

Il pourlécha ses lèvres noires, puis la gueule bougea, encore.

Elle s’arrêta devant Rin en sifflant. Son haleine fétide se propagea jusqu'à elle avec une ampleur particulièrement nauséabonde : c'était la gueule de la mort fétide et repoussante.

Ksssss !

« Mais que veut la troisième ? »

L’horreur était devant vous.


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Hyûga Rin
Hyûga Rin

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Sam 31 Juil 2021 - 17:31

["Toph"] - Des réponses !Répondit-elle dans cette non-chalence qui lui était légendaire

Si, intérieurement, elle était dépassée par la maîtrise chakrique du prisonnier. Si, évidemment, l'odeur de pourriture avait envie de la faire vomir. Plus que jamais, elle mettait à contribution ce segment de sa personnalité. Développée au coeur des négociations claniques et ayant grandi toute sa vie dans un monde ou la moindre expression d'une quelconque émotion était une faiblesse. Cette nonchalance qui la caractérisait tellement était mise à rude épreuve.

["Toph"] - Tu te doutes bien du genre de questions et d'informations que nous recherchons. Tu n'es pas ordinaire, bien loin de là. Tous ne sont pas capables de répandre leurs 361 tenketsus au travers d'une pièce.

Elle n'avait jamais vu ça. Elle n'avait même jamais entendu parler d'un shinobi ou d'une kunoichi capable d'un tel exploit. Que recherchait-il en envoyant ses méridiens partout dans la pièce ? S'il voulait se prémunir d'une fermeture de son chakra, il avait définitivement atteint son objectif. Après, Rin n'était pas du tout capable d'un tel exploit, même face à un shinobi lambda, mais ça, il ne le savait pas.

["Toph"] - Il y a une chose qui est claire pour moi. Tu désires plus que tout t'enfuir de cette cage. Tu es allé jusqu'à utiliser le peu de chakra que tu as, censé te garder en vie, afin de briser le sceau sur ton coeur et franchement, tu es sur le point d'y arriver.

Ses pupilles éburnés fixaient la gueule tout droit sortie des pires cauchemars d'un enfant - et soyons franc, d'un adulte aussi.-

["Toph"] - Toi, un manipulateur chakrique d'exception, tu t'es allié avec celui qui souhaite plus que tout le faire disparaitre. Toi qui cherches à survivre et qui es allé jusqu'à une maîtrise exceptionnelle de tes fils et de ton chakra dans cet unique but. Pourquoi t'allies-tu avec Tosen ? Sachant que s'il parvenait à rayer le chakra de la carte, tu serais plus que tout fragile et mortel ? Qu'est-ce que tu as à gagner en te joignant à lui ? Cet homme qui, soit dit en passant, vient d'attaque le village et qui n'a même pas essayé de te sortir de cette prison. Toi, un de ses lieutenants.

Rin leva la tête en direction du coeur qui pendait au fond de la pièce.

["Toph"] - Présentement, tu es entre la vie et la mort. Chaque éclat de colère et chaque dépense chakrique est un risque que tu meures. Réponds à nos questions et nous retirerons le sceau sur ton coeur. Je le répète, ma proposition tient toujours. Ne te tue pas à essayer de fuir par toi-même, afin de protéger un homme qui n'a rien fait pour te venir en aide, alors qu'il aurait très bien pu. Accepte notre proposition et survie.

Résumé 2C - 1D [Rin maintiens son Byakugan]

Rin dissimule l'information qu'elle a acquise dans sa conversation. Espérant que ses collègues comprennent ses références. Elle informe en même temps le Désavoué que Tosen vient d'attaquer le village et pousse sur le fait qu'il n'a rien fait pour essayer de le sortir de là. Espérant que ça puisse aller chercher un minimum de collaboration de sa part. Elle réitère aussi la proposition et rajoute que s'il collabore qu'ils retireront le sceau sur son coeur eux-mêmes. Son objectif étant d'aller chercher la fibre survivante chez le désavoué qui est allé jusqu'à créer un atout pour éviter de mourir.


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Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

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Sam 31 Juil 2021 - 19:22
Face à l’obscurité presque totale, et sans l’usage d’un jutsu particulier pour compenser la perte de ce sens fondamental qu’était la vue, Yanosa sentait naturellement ses autres vecteurs sensoriels s’acclimater pour venir compenser un tant soit peu ce handicap. Et le moins que l’on eut pu dire, c’est que l’un d’entre eux fut rapidement agressé par les informations qui lui arrivaient de toutes parts. Coutumier des espaces exiguës et souterrains, l’Oterashi savait pertinemment quel genre d’odeurs il était susceptible de rencontrer dans ces endroits, mais celles qui lui emplissaient les narines depuis qu’ils étaient entrés n’avait rien de très naturel, et pour cause : elles lui évoquaient tout à la fois la putréfaction, la pourriture d’une viande faisandée et l’humidité de végétaux en pleine macération. Se penchant légèrement sur le côté pour approcher son nez de l’un des fils qu’il avait rencontré au toucher un instant plus tôt, le Tellurique se ravisa aussitôt en reculant sa tête, son odorat agressé par l’odeur qui émanait du fil lui-même.

« « Pourrir ici », c’est le mot... » lança le Chûnin à voix basse presque pour lui-même.

Rin, apparemment bien ancrée dans son rôle, avait adopté avec une certaine justesse le ton que réservait Toph pour ses ennemis, avec ce qu’il fallait d’assurance et de condescendance pour rendre le tout probant mêmes aux oreilles de l’Oterashi qui, en l’occurrence, s’était déjà retrouvé sous le coup des remontrances de la véritable Toph. Ashitaka quant à lui, et conformément à ce qu’ils avaient convenu plus tôt, apporta un tant soit peu de lumière dans la zone autours d’eux, permettant au guerrier enrubanné de poser ses yeux sur quelques uns des filaments qui les entouraient. Et si les sentir lui avait suffit pour tirer quelques conclusions, les voir ne faisait que confirmer celles-ci. « Maigre quantité de chakra », avait-elle dit. Peu étonnant à vrai dire, car si le protocole avait été suivi correctement – et Yanosa ne doutait aucunement qu’il l’ait été -, alors le mercenaire capturé par Toph avait dû être dûment entravé grâce à un puissant Fuuinjutsu apte à restreindre son chakra. Or, la présence même de ces fils, ainsi que la frayeur qu’il avait pu voir sur le visage du Chûnin à l’entrée, prouvaient que l’efficacité de ce sceau avait graduellement diminué, si ce n’était totalement périclité.

Le guerrier tellurique fronça ce qui lui tenait lieu de sourcils, tandis que son clone se déportait sur le côté derrière le trio. A la vue de « Toph », un vrombissement lourd et omniprésent s’était fait entendre et sentir dans toute la pièce, signe que les traits familiers de la Godaime avaient fait mouche dans la psyché de l’Écorché. Mais dans quelle mesure cela allait ou non les aider, cela Yanosa l’ignorait pour l’heure totalement. Ce n’était pas en tout cas la verve très limitée du mercenaire Jiongu qui témoignait pour le moment d’une quelconque efficacité et, intérieurement, le Tellurique espéra très fort que son apprentie se montre à la hauteur, en particulier lorsqu’il vit les fils s’amonceler entre eux et former un visage dentelé et démoniaque juste en face de Rin. Il se retint d’intervenir… et s’en félicita, à l’écoute de la répartie cinglante et particulièrement informative que la Hyûga envoya droit dans cette bouche horrifiante que leur hôte avait formé. Mais si la vue de cette masse grouillante, suintante et bestiale qui évoquait la gueule d’un requin était proprement terrifiante, l’Oterashi ne pouvait passer à côté du fait que malgré sa menace initiale, le Désavoué… semblait bel et bien désemparé.

Mais pas que. Car ce que percevaient les pupilles de Rin pouvait également signifier une alerte potentielle si elle voyait juste. Et Yanosa n’avait aucune raison de croire que ce n’était pas le cas. Le sceau, comme il l’avait supputé, était en train de céder, et l’entrave tout autant que la vie elle-même du mercenaire étaient sur la sellette.

« ...Le sortir de cette prison ? Soyons sérieux, c’est à peine si il a réussi lui-même à s’en tirer, et avec un bras en moins... », ajouta-t-il à propos de Tôsen.

La réussite de cet interrogatoire, songea-t-il, ne tenait vraiment qu’à un fil au propre comme au figuré. Pousser le captif hors de lui pouvait le tuer, mais le laisser à sa guise finir de briser le sceau qui le retenait pourrait avoir des conséquences potentiellement désastreuses. Il fallait intéresser le jeu, si ils voulaient pouvoir obtenir les informations qu’ils voulaient. En apparence d'un calme olympien, Yanosa se concentra pour détecter précisément le coeur que venait de mentionner Rin, le noyau de chakra primitif où résidait ce qui restait d'essence au captif.

« ...Hm. La survie… Pas certain que ça intéresse notre ami ici présent. Pas autant que conserver sa fierté de guerrier, en tout cas… n’est-ce pas ? Tous ces efforts… toute cette volonté de vivre qui en vient à menacer ta propre existence… Sans doute que ça te paraîtra désuet comme expression, mais… je sais ce que c’est. Ce sentiment… toutes ces souffrances, qu’on endure pour une cause, qu’on arrive à se justifier quoi qu’il arrive pour pouvoir continuer à avancer… On en arrive pas là où tu es sans une bonne raison, et je serais curieux de l’entendre. »

La balle était dans le camp du prisonnier, et ce pour de bon. La coercition physique ne donnerait rien, c’était une évidence qui ne faisait que se vérifier d’instant en instant face à cet amalgame de fils autrefois humain. A bien des égards, Yanosa pouvait se reconnaître chez cet homme, voyait en lui son reflet, dénué d’humanité et tout entier tourné vers la réalisation de son objectif. Tous autant qu’ils étaient dans cette cellule se trouvaient à un moment charnière, car si le mercenaire refusait de communiquer, alors… Alors le guerrier de pierre, en son for intérieur, savait qu’il devrait prendre les choses en main.

------

Le clone de l’Oterashi resté à l’extérieur de la cellule quant à lui rongeait pour l’instant son frein, seul en compagnie du Chûnin qui gardait la grande masse de pierre qui faisait office de porte.

« … Le sceau d’entrave aurait dû prévenir tout danger… Cette tête que vous avez faite tout à l’heure. Vous avez peur, n’est-ce pas… ? Quel est votre nom, soldat », demanda-t-il en se postant contre la paroi sur la gauche du Chûnin.


Résumé et techniques
1D 2B

Yanosa reste en tailleur au sol et utilise une technique de détection pour repérer précisément la position du coeur dans la pièce en se fiant à la densité de chakra plus grande à cet endroit.


Le clone resté à l'extérieur quant à lui questionne légèrement le Chûnin chargé de surveiller la cellule.

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Borukan Ashitaka
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Lun 2 Aoû 2021 - 17:20
La créature plus ou moins vivante qui logeait au sein de cette prison si particulière ne semblait pas vouloir parler. Ou du moins pas pour l'instant. Elle se contentait de demander à Rin ce qu'elle souhaitait, Rin qui s'était présentée ici sous les traits de la Godaime. Dans tous les cas. Cette dernière exposa à Yanosa ainsi qu'à Ashitaka ce que l'Écorché était en train de faire. À vrai dire, il se fatiguait pour rien. Si jamais il parvenait à briser ce sceau en se mettant au bord de la mort, il serait directement scellé à nouveau, et il se serait débattu pour rien. Car une chose était sûre, il était sous haute surveillance et jamais les iwajins ne le laisseraient s'enfuir si facilement, surtout maintenant qu'ils étaient certains de ce qu'il était en train de tenter.

Rin requit finalement que l'homme parle enfin, qu'il se décide à ne plus se murer dans un mutisme étrange. Il avait tout à gagner à leur parler et rien à perdre. Pourquoi est-ce que des imbéciles comme lui se sentaient obligés de garder le silence pour une loyauté absurde envers quelqu'un qui se moquait éperduement d'eux et même qui se moquait de leur existance, de leur survie ?

« Tu n'as pas passé assez de temps ici, dans ce trou à rat ? Parles-nous, c'est ça la clef de ta libération. »

Insistant légèrement sur le fait que cette carte était la seule qu'il possédait, le Borukan préféra ne pas plus parler. Si cette créature refusait de parler maintenant, il faudrait trouver d'autres moyens, même s'il doutait que des mois à pourrir ici n'aient aucun impact sur la rigueur de l'Écorché. Cela faisait longtemps qu'il était là et qu'il n'avait reçu aucune tentative d'aide, rien du tout. S'il était important pour l'Homme au Chapeau, ce dernier serait déjà venu à son aide. Donc c'était que ce dernier n'en avait plus rien à faire de son existence. Donc qu'il était perdu s'il ne coopérait pas. Mais ce reliquat d'homme en avait-il seulement conscience ? Le comprenait-il ?

HRP:
 

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L'Écorché
L'Écorché

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Sam 7 Aoû 2021 - 1:16
Le premier œil était à l’autre bout de la pièce, et ne voyait pour ainsi dire que des formes confuses striées par des reflets flamboyants et troubles, à cause de l’humidité et de la moisissure qui avait poussé sur son nerf connecté. Le second, quant à lui, était un peu plus proche, rivé sur l’entrée de la cellule, et pouvait observer avec une formidable netteté tant la gueule difforme et colossale de l’Ecorché que les réactions de ses convives. Des deux globes énucléés, baignés dans la pénombre, saillaient de deux longues fibres nerveuses louvoyées par les autres filaments du monstre, mais qui revenaient au même point comme deux tentacules toujours tributaires de la même souche.

Au¬-dessus des flambeaux d’Ashitaka, vous pûtes remarquer, avec le temps, le mouvement léger d’une forme osseuse. Celle-ci, particulièrement glauque, se résumait à un crâne presque dépouillé de sa chair, et dont les protubérances blanches vous permirent de réaliser l’odiosité de la dilapidation des filaments du Jiongû. Des cavités buccales et oculaires jaillissaient des membranes noires qui filaient aux alentours comme si ce crâne, dépourvu de vie, vomissait des ténèbres. Pouvait-on toutefois encore appeler cavité cette mâchoire brisée en deux, dépourvue de sa moitié basse, que vous retrouvâtes un peu plus bas face à vous sous la forme d’une gueule géante et carnassière ?

Non. Ce crâne avait perdu toute humanité pour avoir appartenu à l’être le plus infâme qu’il vous fut donné de rencontrer. L’Ecorché ne portait que trop bien son nom : son corps avait été mutilé tant et tant de fois qu’il n’était plus qu’un instrument pervers et dérangeant, composé d’une chair souillée que l’ossature avait presque abandonné. Comme si son propre squelette avait refusé d’habiter ce corps. Comme si son propre squelette avait refusé de porter cette âme.

Eparpillées dans la pièce elles aussi, les oreilles et toute la série d’organes auditifs qui les composaient, liées le long de deux nouveaux tentacules liés à ce crâne tronqué et morbide, écoutèrent avec une attention religieuse ce que vous eûtes à dire.
C’était une chose complexe et fascinante qui se mettait en branle devant vous. C’était comme être au sein d’un corps disséqué et décortiqué, séparé pièce par pièce.
Comme si vous-même faisiez partie de ce cortège macabre d’organes et de fibres disséminés. Comme si vous étiez quatre organes de plus dans un organisme incroyable.

Plus loin, vous entendîtes des gouttes, couler à titre régulier et vous vous rendîtes compte, en vous concentrant sur ce que donnaient à voir les flammèches d’Ashitaka, qu’elles n’étaient pas toutes de même nature. Parfois, c’étaient des gouttes de sang. D’autres fois, c’étaient des gouttes de sucs digestifs qui s’écoulaient de l’estomac de ce monstre suspendu en l’air.

Par terre, à quelques mètres de vous, traînait une flaque carmine et chaude.

Vos révélations au sujet du passage de l’Homme au Chapeau firent vibrer une nouvelle fois le Désavoué. Le fait que vous exposâtes sa situation n’arrangea en rien le peu de complicité qu’il semblait vouloir vous accorder. La gueule claqua des dents vous alors que Yanosa s’asseyait et énonçait, point par point, quel devait être le désarroi de ce monstre.

La gueule tourna, bascula encore, se hissa puis redescendit avant de s’approcher de la silhouette de l’homme tellurique en lui adressant un air morfond. Une mine triste et pleurnicharde parût alors s’associer avec ses sages paroles. Une mine qui n’avait rien à voir avec le démon qui vous toisait quelques secondes plus tôt.

« Oooooooh… enfin quelqu’un qui tente de me comprendre… cela fait… snif… si longtemps… si longtemps… snif… »

La gueule reclaqua des dents avant de s’envoler, et de revenir en affichant encore plus féroce.

« … SI LONGTEMPS QUE JE RÊVE DE BOUFFER UNE FIOTTE COMME TOI !!! HAHAHAHAHAHA !!! »

Le rire macabre résonna dans toute la cellule, parut même étouffer les paroles d’Ashitaka qui tenta, encore une fois, de forcer la persuasion.

« VOUS N’ÊTES QUE DES AMATEURS ! DES CREVES-LA-DALLE ! DE LA BLEUSAILLE DANS UNE INTRIGUE QUI VOUS DEPASSE ! HAHAHA ! »

La folie s’était emparée de lui subitement et ne cessait de croître. Parallèlement, ses pulsations cardiaques paraissaient s’accélérer en même temps que son chakra était en liesse, s’évacuant avec virulence de la souche principale et faisant vibrer ses fibres avec une intensité époustouflante. Le vrombissement revint avec une telle puissance qu’il empêcha tout dialogue possible ; à tel point que vous pûtes croire, un instant, qu’il cherchait à vous assourdir pour vous déstabiliser. Yanosa put alors repérer très efficacement la base du tumulte : un cœur qui oscillait entre la vie et la mort et faisait jaillir une fureur phénoménale…

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Dehors, le clone put le sentir. Quelque chose d’anormal se produisait. L’interrogatoire ne prenait pas la tournure désirée. Une anomalie avait déclenché l’hérésie du Désavoué et cela ne présageait rien de bon.

« Sanosuke. »

Toute cette énergie continuait d’irradier de la cellule et cela paraissait presque invraisemblable. Ces vibrations et ce tumulte étaient si dense qu’ils pouvaient ébranler même les hommes à l’extérieur. Avec si peu de chakra, cela semblait presque irréel.

« Sanosuke, monsieur. C’est mon nom. »

La voix du gardien semblait presque rappeler le clone à la réalité. Il avait répété deux fois son nom pour faire sortir le troisième Yanosa d’un songe onirique.

« Pour te répondre, j’ai de bonnes raisons d’avoir des craintes. Je te dois sans doute une petite explication. Tu es le Clairvoyant, c’est ça ? Celui qui a plongé dans l’estomac de Yonbi ? Peut-être pourrais-tu nous prêter main forte quelques secondes, le temps que je t’explique ? »

Ce qu’il demandait était clair : l’éminent Yanosa pouvait bien, le temps d’une minute, remplacer le labeur de ses élèves et le sien.

« Le Désavoué n’est pas n’importe quel prisonnier. J’étais là au début, lorsqu’il a été capturé et qu’on l’a placé dans cette cellule alors que son cœur battait à peine. Crois-moi ou non, il ne lui a fallu que quelques heures pour briser le premier sceau de confinement de chakra. Quelques heures, tu imagines ? Aucun autre ne peut faire ça. Alors plusieurs spécialistes sont venus. Un vrai cortège de grands pontes avec des têtes de détraqués, au moins quatre ou cinq. C’est pas quatre qu’ils étaient pour sceller le Dieu-Singe, si ? Bah pour lui, c’était pareil. »

Il marqua une pause, comme pour insister sur ce dernier point.

« Pareil ! Ils ont retracé le sceau pour lui laisser le strict minimum. Et alors devine quoi : le strict minimum, c’était encore trop ! C’est là que tu vas comprendre à qui tu as affaire. Dire que ce mec est complètement dingue, c’est la moitié de la vérité. Il est quatre fois pire que le pire type que tu puisses connaître. »

Ses yeux scrutèrent tout autour de lui, comme s’il recherchait quelque chose.

« Là ! Tu vois cette faille ? C’est le même genre de brèche qu’il a réussi à créer en vibrant comme il est train de le faire, ce malade ! Vise un peu l’anecdote : le collègue qui me remplaçait surveillait le couloir avec sa ronde habituelle. Tu sais, on s’ennuie vite quand il s’agit de garder cet endroit et qu’il ne se passe rien… alors il marchait sans trop savoir où poser les yeux. Et là, d’un coup d’un seul, il tombe sur un espèce de truc difforme plein de tentacules et de nœuds qui survole la porte ! Un truc avec deux yeux énormes, une gueule pleine de dent, qui le regarde et tente de s’enfuir ! Heureusement, mon pote lui a vite remis les idées en place à grands ressorts de katon. C’est que c’est un vaillant, ce gars-là, tu sais. On a appris par la suite que c’était le Désavoué : il avait réussi à créer une brèche et avait tenté de se sortir de son trou en filant à travers la faille ! Tu trouves pas ça dingue ? »

Il se retint de donner une bonne tape amicale au Tellurique. Après tout, cet homme était entré dans la légende Iwajin.

« Enfin ! Tu comprends que je puisse avoir les chocottes maintenant… haha… haha… »

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Face au tumulte, vous crûtes l’espace d’un moment que tout était perdu. La gueule vociférait des choses dans une langue barbare et riait, hurlait, tanguait d’un côté à l’autre sans prendre la peine de vous écouter. Cette frénésie était incontrôlable et au cœur des vibrations, il vous fut difficile de croire à la survie du Désavoué.

Et pourtant, d’épuisement, la rage de l’Ecorché cessa.

La gueule, pendante, parut alors devenir l’ombre d’elle-même. Courbée, à peine capable de se redresser, vous vîtes la chose comme une feuille morte, le pétale sinistrement déchu d’une fleur fanée.
C’est alors qu’un murmure s’échappa de l’abysse insondable de la mâchoire.

« Tant qu’il y a du chakra, je suis condamné à vivre… »

Une révélation. Un indice inattendu.
La gueule se redressa légèrement, plus calme. Elle tint péniblement avec le peu d’énergie qu’il lui restait.

« Vous me fatiguez. Vous êtes tous exaspérants, vous, les shinobis des villages cachés. Vous prenez tout pour acquis. Vous vous êtes toujours cru supérieurs, invincibles. Mais vous êtes vulnérables. Vous êtes naïfs. Vous êtes avares, dupes et prétentieux. »

Il retomba, attendit un instant pour se reposer comme s’il gisait. Puis il se redressa, encore.

« Vous arrivez sur vos grands chevaux, attendez de moi que je vous serve… comme si j’allais vous obéir. Vous me décevez. Vous auriez pu me torturer, physiquement ou mentalement, prendre des otages, sacrifier des innocents, … faut-il que je vous explique comment on s’occupe d’un prisonnier qu’on veut faire parler, bande de nazes ?! »

L’élan de colère le fit retomber, de nouveau.

Il murmura.

« Tes yeux… »

Dans un effort fulgurent, il se redressa, résolu comme jamais.

« Je veux tes yeux. Je veux voir comme vous, les Hyûga. Je veux aussi de quoi me distraire ici. Une arme, quelque chose avec quoi je pourrais me mutiler, pour passer le temps. Oh, et j’allais oublier… »

La gueule se mit à sourire, sinistrement.

« Je veux bouffer le cadavre de Taira Fugaku. »

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Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

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Sam 7 Aoû 2021 - 15:49
Les bras croisés sur son poitrail, adossé à la paroi de roche plongée dans l’obscurité et l’humidité, le bunshin de l’Oterashi resté à l’extérieur de la cellule s’en décolla soudainement juste après avoir interrogé le Chûnin en poste, et pour cause. A l’intérieur, un maelström d’énergie concentré venait de faire gronder la cavité qui se trouvait là, juste de l’autre côté, et Yanosa eut peine à croire qu’il ait pu s’agir d’une explosion de vitalité provenant du prisonnier. Toutefois, la conclusion s’imposait d’elle-même, car ni Rin ni Ashitaka n’auraient été prompts à se lancer dans un tel déferlement de puissance, et le guerrier de pierre se connaissait également assez bien lui-même pour savoir qu’il ne pouvait pas être si tôt à l’origine d’une telle débauche. Le Désavoué, en dépit de son état supposé, demeurait un réel danger… et ce n’était pas le récit qu’était sur le point de lui livrer le dénommé Sanosuke qui allait dépeindre un meilleur tableau de la situation.

« … Je veille au grain. Et notre équipe à l’intérieur ne prendra pas de risque avec ce type. Parle librement » dit-il tout en se rapprochant du gradé et de son alcôve.

S’ensuivit le récit des écueils divers et anxiogènes que les équipes du Shishiza avaient dû gérer suite à l’incarcération de l’Écorché, un chemin de croix qui aurait été difficile à totalement anticiper même pour l’Oterashi étant donné l’état dans lequel était arrivé le prisonnier. A l’écoute et attentif, le guerrier de pierre nota les inflexions dans la voix de Sanosuke, les stigmates de la peur et de l’incompréhension face à l’inconnu. Le bougre avait ses raisons, se dit-il. Une vitalité pareille, même dépeinte de façon objective, avait de quoi forcer l’admiration, et Yanosa n’avait jusque là croisé la route que de deux êtres humains forts d’une telle constitution : ce Désavoué, auquel son créateur faisait face, et Yamanaka Rei. La volonté de vivre était une chose, songea-t-il, et le Tellurique était coutumier des batailles mentales livrées pour sa propre survie. L’énergie qui semblait habiter le moindre des proches alliés de Tôsen, en revanche, était d’un tout autre niveau, créait des êtres presque transcendantaux qui luttaient paradoxalement pour l’extinctin du chakra qui leur donnait ces facultés.

Le bunshin oeilla la faille désignée par le Chûnin, puis le plafond où l’Écorché avait tenté une première échappée, songeur.

« … Dingue, c’est le mot. Enfin, avec ce que j’ai pu voir de mes yeux cette dernière année… Yonbi, les pouvoirs temporels de Tôsen… La résilience de ce type paraît bien anodine, en comparaison. »

L’Oterashi plaqua une main lourde, ferme mais malgré tout amicale sur l’épaule de Sanosuke, la retirant un bref instant plus tard. En dépit des apparences et de ce qui transpirait de ses actes, Yanosa connaissait la peur, l’éprouvait comme tout à chacun, et si il avait été dans les bottes de cet homme, en aurait sans doute éprouvé tout autant. Si ce n’était plus.

« Ton équipe, ou ceux qui sont déjà venus s’occuper de l’Écorché, ils l’ont entendu parler ? De quoi que ce soit ? Quand il s’agit de fous, des détails importants peuvent facilement se terrer au milieu de leurs délires. Quant à la dernière itération du sceau... Combien de temps a-t-elle tenu jusque là. J’imagine qu’une équipe d’intervention est chargée d’aller le réparer à intervalles réguliers, n’est-ce pas.. ? »

La copie du Tellurique marqua une pause, réceptif à ce qui pouvait se tramer derrière l’énorme stèle de pierre.

« Ne faiblis pas, Sanosuke. Reste concentré jusqu’au bout, car d’une façon ou d’une autre, votre garde risque bien de prendre fin aujourd’hui. »


Pendant un bref instant, le guerrier de pierre assis en tailleur au coeur de la cellule crut y être parvenu. Parvenu à percer la carapace, à initier une forme de contact un tant soit peu plus vrai, plus authentique que ce que le Désavoué leur avait donné à voir jusqu’ici. Toutefois, au regard de l’endroit où ils se trouvaient tous, de cette horreur omniprésente qui évoquait une incarnation du purgatoire et qui agressait tout les sens, l’Oterashi se fit rapidement la réflexion qu’il ne devait s’agir que d’un « trait d’humour » de la part du captif. Et à raison, à la vue de ce crâne révulsant, chitineux et suintant qui leur tenait lieu d’interlocuteur et de sa réaction. Fronçant légèrement son front enrubanné, Yanosa fit la moue, résigné.

« ...Si Yonbi n’a pas pu me digérer, je doute que tu sois à la hauteur, Écorché. »

Impassible face à la démonstration de folie furieuse et de survivalisme exacerbé lancée par le Désavoué, le guerrier de pierre observa l’agitation partout autours d’eux à l’aune des orbes de lave qui leur offraient un tant soit peu de visibilité. Les organes de leur captif étaient partout, décharnés, putrescents et sans doute à peine fonctionnels, et pourtant celui-ci continuait de « s’époumoner » en bravades, comme imperméable à l’éventualité de sa mort tout comme à celle de sa libération de ces entraves. Sur un point, pragmatique, Yanosa dut cependant admettre que ce mercenaire vaincu avait raison : en dépit de tout ce qui leur avait été révélé par Tôsen, de tous leurs efforts dans ce conflit, les ramifications réelles des enjeux et de leurs acteurs, pour beaucoup, leur échappaient encore, et l’Oterashi dut prendre sur lui pour faire taire la frustration de cette réalité. L’Écorché, toutefois, demeurait lui aussi enchaîné à la sienne, et ce fut avec une once de respect pour l’homme qui existait toujours derrière cet imbroglio en putréfaction que Yanosa sentit le vrombissement sans filtre du coeur qui trônait là, suspendu au plafond. Le sceau, encore un peu plus, se fragilisait… mais au même rythme ou presque que l’étincelle de vie qui animait toujours le Désavoué.

Puis vint l’accalmie, aussi soudaine que les élans meurtriers qui avaient jailli de toute part un instant plus tôt. Ainsi, inespéré, qu’une réponse, sibylline et énoncée à demi-mot. La raison qui avait poussé cet homme, du haut de son apparente incapacité à mourir, à suivre les desseins de l’Homme au Chapeau. Patiemment, Yanosa attendit. Il écouta, tentant de déchiffrer le sens qui pouvait se cacher derrière les mots de cet individu hors normes, de cet être si singulier qu’il semblait avoir mis à genoux un système carcéral tout entier. Sans sourciller, il enregistra mentalement ses demandes, qui ne semblaient faire office de monnaie d’échange pour rien d’autre que son silence, se remémorant exactement ce qu’il était advenu de Fugaku, ce jour-là dans les forêts de Tetsu. Puis enfin, contractant ses muscles cachés par ses bandages cicatriciels, le Tellurique se releva sur place, jetant indifféremment son regard vers les iris putréfiées du Désavoué, son coeur, et ce simulacre de visage qu’il leur offrait.

« ...Amusant. On jurerait entendre une description de tes maîtres. On est tous le connard de quelqu’un, n’est-ce pas ? »

Monolithique, l’Oterashi s’avança de quelques pas mesurés au coeur du dédale de fils suintants en direction du coeur.

« … Fugaku a été rendu à Tetsu, mais un détour par sa sépulture et il pourrait être à toi. Une paire de Byakugan, voyons…. Fit-il en passant une main sur son menton. Il y en a bien une que tu pourrais prélever, effectivement… Le Hyûga en question est en déplacement actuellement, mais je suis sûr de pouvoir arranger une « entrevue »… Pour ce qui est de t’occuper, tu auras de quoi faire, je gage, quand tu iras chercher ces choses à l’extérieur, quand nous t’aurons libéré… hm ? »

Il marqua une pause, un sourire en demi-teinte s’affichant brièvement sur son visage enrubanné.

« ...Mais veux-tu réellement la moindre de ces choses, Écorché. Ce que tu désires vraiment, je le sais, est un cadeau autrement plus précieux, plus rare, et que pourtant l’humanité fuit comme la peste. »

Un pas de plus.

« La mort. Tant que le chakra existe, tant que nous te gardons ici, elle se dérobera à toi, encore, et encore… et encore. Nous ne te ferons pas ce cadeau, sache-le. Nous réprimerons ton énergie, t’en laisserons juste ce qu’il faut pour que tu puisses continuer à sentir ce qui te sert de corps pourrir lentement. Et devine ce qui se passera, quand j’aurai arraché les tripes de Tôsen.. ? La même chose, Écorché. Pour l’éternité. Te torturer… ? Mais, ça a déjà commencé... »

Il marqua une pause en fixant autant qu’il lui était possible la masse sombre qui pulsait au centre de la pièce et qu’il commençait à peine à distinguer de ses yeux.

« … Nous t’offrirons ce que tu veux vraiment. Une mort, propre et définitive. Un ultime combat même, si c’est ce que tu souhaites. Si, comme moi… tu as l’âme d’un guerrier. Mais pour y avoir droit...

Les Désavoués. Kojima Reijirô. Leurs planques, leurs contacts. Laisse passer cette chance, et les seuls visages que tu croiseras pour l’éternité à venir seront ceux de tes geôliers, quand ils viendront te maintenir dans cet état.
 »


Résumé

1D 2B

Le Bunshin à l'extérieur poursuit la discussion avec Sanosuke tandis que le vrai Yanosa à l'intérieur se relève et s'approche du coeur de plusieurs pas au fil de son discours.

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Hyûga Rin
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Lun 9 Aoû 2021 - 17:08

Le coeur de la genin avait sauté un battement, alors qu'il lui demandait ses yeux. Ce n'était pas la première fois qu'on s'en prenait à son dojutsu, même que parmi les siens, il y avait eu une tueuse en série les collectant. Tueuse qui s'en était d'ailleurs prise à sa soeur par le passé. Ce n'était pourtant pas l'image de se faire retirer ses globules qui la perturbaient ni le fait que quelqu'un les veuille - c'était d'ailleurs très commun.- Non, ce qui l'avait craqué était l'idée que, dans toutes ses compétences, qu'il soit capable de se lier aux yeux d'un autre individu. Si tel était le cas, remplacer ses membres pourries et décomposées ne devait pas être difficile. Définitivement, cet homme ne devait pas quitter cette cellule en vie.

La vitalité et la vivacité du désavoué impressionnaient la genin au plus haut point. Encore une amatrice dans ce que touche la manipulation du chakra, jamais elle n'aura cru possible qu'un homme - ou une femme - puisse survivre comme lui. Jamais elle n'aurait cru que quelqu'un puisse être capable de défier la mort elle-même et pourtant, il se tenait devant elle. Désarticuler, emprisonner et en train pourrir, tel était la réalité de cette bête et pourtant, malgré tout ça, il voulait mourir ?

C'était définitivement anti-climatique. Lui qui avait poussé la maîtrise de son chakra dans des sphères jamais vues auparavant. Lui qui s'était trouvé une façon de survivre au pire aléa de la vie et aux pires techniques de ce monde... il voulait mourir ? Ça ne faisait absolument aucun sens dans l'esprit de la genin qui était franchement bien dépassé par les événements.

Si elle avait offert une imitation assez convaincante de Toph, ses capacités et son utilité s'arrêtaient là. Yanosa venait de prendre la tête de l'interrogatoire et elle n'avait rien à rajouter à ce qu'il venait de dire au désavoué. Elle était bien d'accord avec lui, si ce qu'il voulait c'était mourir, sans doute leur était-il possible de le lui offrir. Cependant, la pire des tortures pour cet homme désireux de trépasser - quoi qu'elle ne pouvait s'empêcher de douter de son commentaire, qu'elle percevait plus comme étant un leurre.- devait être de vivre. Si les quelques mots qu'il avait échappés étaient bien véridiques.

Ainsi, elle ne pouvait que se concentrer sur ses forces et sur le peu d'utilité qu'elle pouvait offrir aux deux mastodontes qui l'accompagnaient. Voyant que Yanosa s'approchait tranquillement du coeur, elle ne pouvait qu'imaginer la suite des événements dégénérer et aurait préféré se retirer, mais l'endroit était scellé. Pas qu'elle était sensible au point au détourner son regard face aux atrocités que pourrait commettre Yanosa, bien loin de là d'ailleurs, mais elle ne pouvait chasser cette impression qu'elle ne serait qu'un handicap pour Yanosa et Ashitaka si les choses venaient à merder.

Cependant, Rin ne pouvait chasser une mauvaise impression de son esprit. S'il était parvenu à se frayer un chemin, en si peu de temps, vers l'extérieur de sa cellule, pourquoi ne pas avoir creusé vers le haut afin de quitter sans avoir à passer par ses geôliers ? S'il y avait une chose qu'elle avait apprise de cet entretien, c'est qu'il était définitivement capable des exploits les plus invraisemblables et elle ne pouvait que se dire que face à son premier échec, peut-être était-il en train de pousser son évasion plus loin. Après tout, si Rin y avait pensé, pourquoi pas lui ?

Ainsi, afin de rassurer sa tête et sa psyché, Rin réalisait un unique mudra lui permettant d'améliorer la perception de son Byakugan. Il s'agissait là d'une arcane plus poussé du clan, capable de voir au travers de la matière. Peut-être qu'il n'en ressortirait qu'une dépense chakrique plus élevée, mais elle devait en avoir le coeur net.

Résumé 1B - 2C - 1D


Rin active une version plus poussée de son Byakugan. Elle est à la recherche de petit détail que la première arcane aurait manqué. La prémisse étant que si le désavoué avait été capable de se frayer un chemin vers l'extérieur de sa cellule, face à l'échec, peut-être tenterait-il de fuir en creusant vers la surface. Le Byakugan B lui permettant de voir au travers de la matière, elle veut rassurer sa tête sur ce point.

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Borukan Ashitaka
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Sam 14 Aoû 2021 - 23:02
Le fou tentait de réclamer des "récompenses" pour parler, oubliant encore une fois sa place misérable. On lui promettait une potentielle liberté, voilà qu'il voulait de nombreux biens, une arme, des yeux d'Hyûga... Espérait-il sincèrement qu'ils lui donneraient quoi que ce soit ou alors jouait-il simplement à réclamer des choses qu'il savait impossible ? Ashitaka retint un soupir. Il n'avait aucune idée de comment aborder un fou qui avait abandonné tout signe de sanité d'esprit. Est-ce qu'il y avait le moindre intérêt à discuter avec cette ignomie, est-ce que le tuer ne serait pas plus simple pour tous ? Qu'importe qui il était, un bain de lave serait certainement efficace. Car quiqu'il soit, son coeur si résistant connaîtrait ses limites face à la morsure anihilatrice du magma.

S'il préféra ne rien dire pour l'instant, le guerrier roux était resté de marbre face à la tentative d'effraiement qu'avait déployé le mort-vivant. Ce cadavre ambulant croyait lui faire peur mais se heurtait à un mur dépourvu d'émotions devant la personne du Jônin Borukan. La seule chose qui pouvait actuellement le toucher réellement aurait été une information sur Amiko, aussi maigre soit-elle. Et il n'y avait pas la moindre raison que cette créature sache quoi que ce soit sur elle ou son état de santé.

Silencieux, restant sur le côté, gardant juste un oeil pour s'assurer que la Hyûga ne paniquait ni ne se faisait attraper, l'homme du Shishiza attendit de découvrir quelle serait la réaction de l'Écorché face à cette tentative nouvelle de discussion de la part de Yanosa.

Spoiler:
 

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L'Écorché
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Ven 20 Aoû 2021 - 18:28
Une nouvelle vibration. Les cordages filandreux du corps du Désavoué mitraillèrent une nouvelle fois leur nervosité. L’arôme méphitique de l’humidité et de la pourriture environnante fut comme ranimé par ces secousses anarchiques, alors que les flammèches du Borukan continuaient de jeter sur les murs rocailleux une fresque d’ombres dansantes.

Les yeux de Rin, eux, purent voir à travers ces parois lourdes de plusieurs tonnes de roches millénaires. Les efforts du Désavoué pouvaient secouer ces murs, mais ils ne pourraient jamais briser la roche, la chose était certaine. Toutefois, là où les Iwajins avaient durement creusé pour créer ces galeries, il existait des fragilités. Ces zones de faiblesses s’étendaient principalement autour des couloirs, si vrai qu’il avait fallu briser la pierre pour s’enfoncer jusqu’ici. Et les renforts artificiels, faites par la main de l’homme, pouvaient céder à tout instant s’il advenait qu’une secousse les fasse basculer. Le Désavoué n’ignorait pas que Yonbi avait fait trembler la terre. Des failles existaient : et il se targuait de pouvoir les agrandir, comme il l'avait déjà fait. A tout instant, un effondrement pouvait se produire et s’il arrivait que cet accident se produise, la réaction ne se ferait guère attendre ; les fissures deviendraient des brèches et les brèches, des crevasses.
Ses efforts n’étaient pas vains. L’espoir du Jiongu épousait les conséquences résiduelles du réveil du Dieu Singe. Plus il attaquait ces murs, ce plafond, ces parois, plus il élargirait ses chances d'évasion. Mais à quel prix ?

La gueule se dirigea vers le Tellurique, qui s’était avancé vers lui. Sa langue siffla avant que les mâchoires ne s’ouvrent et se referment pour articuler ses paroles.

« Tu as presque compris. Presque. Tant qu’il y a du chakra, je suis condamné à vivre, oui. Ksss. »

Il monta ou plutôt, parut commencer à se rassembler. Sur le plafond, la nuque filandreuse du Désavoué glissait comme un serpent. Si lente fut son ascension, si captivant fut le spectacle.
Alors qu'elle se hissait au-dessus de ses visiteurs, la gueule parla comme si elle venait du ciel.

« Ce qui veut dire que je ne mourrais pas tant qu’il existe. Je ne m’éteindrais que lorsque notre mission dans ce monde sera remplie. Mourir d’une simple mort… pourquoi pas de vieillesse, comme vous, les mortels ? Mais… »

Le crâne de l’Ecorché, lui, commença à descendre. Les pâles reflets de son ossature dénudée de chair apparurent plus distinctement, avant de se mélanger aux membranes noires de ses tissus. La gueule, horrible, puante, commença à s’en rapprocher.
Lentement, les extrémités se noyèrent dans un noyau qui se métamorphosait. L’espace d’un instant, vous vîtes encore des bouts d’os, de langue, de cervelle et de chair. Mais tout commença à prendre forme à mesure que les secondes passaient.
Sur l’ensemble de la pièce, les tissus vibraient. Le noyau du Jiongu, suspendu au loin, émettait une énergie vive : l’effort était coûtant mais le Désavoué s’y prenait assez lentement pour ne pas se mettre en péril.
Etrange sensation. En même temps que le visage de l’Ecorché se reformait et que ses tissus se liaient, tout semblait se délier pour vous. Ce paradoxe vous sauta aux yeux tandis qu’il rétractait ses yeux pour les ramener à l’intérieur de leurs orifices.

Enfin, son véritable visage apparut dans une expression de folie. Sitôt qu’il fut visible, il cria d’excitation.
Un marché !

« MAIS VOILA UNE PROPOSITION INTERESSANTE, GUERRIER DE LA ROCHE ! »

Vous vîtes ses dents sourire jusqu’à ses oreilles, avec cet air macabre qui n’avait rien à envier à cette gueule terrible qui l’avait précédé.

« J’ai vécu trop longtemps pour tolérer l’ennui que l’éternité suppose. Trop longtemps pour consentir à m’asseoir sur le moindre éclat de zèle, pour que mon cœur délaisse la moindre palpitation de plaisir et d’angoisse que je peux ressentir. Trop longtemps, guerrier de la roche. Beaucoup trop longtemps. Ksssss… »

A la lumière des flammèches du Borukan, vous pûtes voir ses yeux, rivés sur l’Oterashi. Ses paupières restèrent en grande partie closes : il y avait trop de lumière pour lui, habitué à l’obscurité. Pourtant, malgré l’effet de rétraction de la rétine, sa pupille demeurait si petite qu’elle vous parut presque absente, presque noyée dans leur prunelle ambre. Ce regard était reptilien et froid.
Plus souple que sa mâchoire, sa tête glissait en épousant le mouvement fluide de cette nuque composée de filaments, presque dépourvue d’os. Il jonglait d’un interlocuteur à l’autre. Il s’arrêta un instant devant Ashitaka, siffla, puis lui tira la langue – une longue langue, presque aussi grande qu’une jambe, pendît au bas de son menton en guise de provocation. Il la ravala rapidement avant de s’élever, encore, pour s’adresser aux trois intrus.

« Je vous propose donc un marché. Libérez-moi de cette geôle, brisez ce sceau et permettez-moi d’être au fait de ma puissance, puis offrez-moi un combat à mort. Un vrai combat à mort ! Je veux sentir ses griffes déchirer mon corps et son souffle fétide embrasser ma gueule. Oui, je veux la voir, la mort, soit la mienne, soit celle d’un autre ! Une mort sur l’honneur, sur la plus haute montagne de Tsuchi no kuni ! Convoquez vos troupes, je veux un public. Je veux voir le désespoir dans vos yeux quand vous verrez votre héros mourir dans mes bras, pendant que ma langue léchera sa gorge ensanglantée. Si je l’emporte, je suis libre et j’emporterais avec moi le cadavre de ma victime. Je veux les voir pleurer quand j’emporterais son corps. Je veux voir leur impuissance. Kssssh ! Vous serez gage que tout le monde respecte notre accord ! Si je perds, je vous dirais tout ce que vous voulez savoir. Une fois que j’aurais parlé, vous pourrez pulvériser mon cœur. »

Il avait changé son fusil d’épaule. Il avait bien compris qu’Iwa ne pourrait pas lui offrir les trésors qu’il désirait tant. Il ne pouvait décemment pas compter sur eux, surtout pour la lame qu’il envisageait.
Une lame mizujine, d’évidence. De celles qui faisaient la réputation du clan des Sabreurs. En souvenir du bon vieux temps…

Soudain, il s’arrêta, puis descendit en flèche vers Rin, toujours maquillée sous les traits de l’Intendante. Son contrat pouvait comporter des clauses spécifiques, oui. Et si…

Il scuta ses yeux, dont les nervures s’agitaient au coin des arcanes : de grosses veines gonflées d’énergie, celle du Byakugan qu’il prisait tant. Il ne voulait pas emmener n’importe quel corps. Il pouvait encore faire d’une pierre deux coups.
Retrouver son honneur, et emporter ses yeux.

« Je vous laisse choisir, mais j’ai une préférence pour toi, aux yeux d’argent. Naguère, tu m’as vaincu avec l’appui de tes compatriotes. Mais si tu avais été seule ? Oui… kssss… accorde-moi une revanche ! Si je te tue… »

Il se calma. Un de ces calmes trompeurs qui précédait toujours la tempête.

« ... ces yeux seront à moi ! A moi ! A MOI ! »

La tension monta d’un coup. Vous fûtes au moment-clé de cet interrogatoire. Une porte de sortie vous était offerte, mais fallait-il la saisir ?


* * *

Le garde, à l’extérieur, se mura un instant dans le silence. Yanosa posait des questions précises, trop précises pour lui. Des ragots, il en avait. Des potins, il pouvait en citer mille. Mais parfois, il lui manquait des éléments.

« Tu m'excuseras, l'ami, mais... tout ça, j'en sais rien. Je prends le planton d'une fois toutes les deux semaines. Je les ai vu descendre une fois, oui, ... mais le reste, j'en sais rien. D'ici, on entend que les vibrations, de temps en temps. Et on s'habitue vite. »

Il jeta des yeux intrigués au clone de l'Oterashi. Malheureusement, il n'avait plus rien à offrir.


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Oterashi Yanosa
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Sam 21 Aoû 2021 - 17:59
« ...Je vois », fit le bunshin en jetant un regard inquisiteur en direction de la grande stèle qui gardait l’entrée.

Sans doute son camarade Chûnin ne lui révélerait-il plus rien de significatif à présent, sa vie en aurait-elle dépendu, et difficile de juger si les maigres éléments qu’il avait pu glaner de sa part pourraient faire une quelconque différence, pour son créateur à l’intérieur. Parfois, songea-t-il, c’était malgré tout les plus petites pièces d’un puzzle qui permettaient de combler les vides d’une fresque et d’en obtenir un aperçu.

« … Ils ne devraient pas tarder à avoir fini, je vais les rejoindre. Tiens toi prêt, juste au cas où. »

Et, dans un nuage de fumée blanche et éphémère, le clone de l’Oterashi disparut du hall qui faisait face à la cellule hors normes de l’Écorché, rapportant les propos de Sanosuke à son créateur encore plongé au coeur de l’enfer filaire.

–----

L’attention du guerrier de pierre avait doucement migré du coeur suintant et pulsant au centre de la pièce où il se trouvait vers la monstruosité qui servait de bouche et de voix à leur invité. Il avait semblait-il cette fois capté son attention, et pour de bon, en abordant le sujet de l’éternité qui le guettait à croupir entre ces murs. Cet Écorché, pensa Yanosa, pouvait évidemment être une nouvelle fois en train de jouer la comédie, et si il ne doutait pas du poids que pouvait faire peser sur cet énergumène une sentence de décrépitude infinie, le Désavoué pouvait malgré tout être en train de jouer un jeu de dupe particulièrement convaincant. Mais alors qu’il observait, impassible, la forme d’une tête plus « traditionnelle » se former devant lui, et qui commençait à arborer des traits presque humains, l’Oterashi eut un sursaut imperceptible en absorbant l’expérience que venait de lui transmettre son clone resté à l’extérieur. Il inspira, réflexif, et c’est alors que, pour la première fois depuis le début de leur « entretien », le prisonnier fit montre d’un enthousiasme franc particulièrement audible et dénué de sarcasme. Que ce fut pour les raisons qu’il avait invoqué ou d’autres, l’interlocuteur du Tellurique voyait enfin son intérêt piqué au vif, pour le meilleur… comme pour le pire.

L’Écorché énonça ses conditions, ses termes pour livrer les informations qui lui étaient demandées, des informations dont le trio iwajin n’avait pas même une vague idée de la teneur ni du réel intérêt. Un public, un duel honorable, au zénith de sa forme retrouvée,… Dans l’obscurité de la cellule à peine éclairée par les orbes d’Ashitaka, le guerrier sans visage songea aux mots de Sanosuke, à son expérience avec le Désavoué. Le pire d’entre les pires… Une force de la nature, à priori indomptable si ce n’était au prix de ressources et d’attention qui auraient aisément pu profiter à la Roche de bien d’autres façons à la surface. La tête au sourire horrifique se déporta face à Rin, qui campait toujours l’identité de la Godaime. Oh oui, certainement qu’il aurait aimé pouvoir l’affronter à nouveau, songea Yanosa, mais ce ne serait de toute façon pas au programme. Quant à savoir ce qui le serait exactement… cela, le Tellurique allait devoir le déterminer, et vite.

Il jeta un coup d’oeil en arrière en direction de « Toph » et du Borukan récemment induit dans les rangs du Shishiza. Pris tels quels, les termes de l’Écorché étaient honnêtes mais risqués, et c’était sans compter sur la probabilité très importante qu’il ne se décide à ne pas les respecter quand cela lui chanterait. Un être sauvage et puissant il l’était certainement, mais un combattant honorable… ? L’Oterashi et ses coéquipiers ne pouvaient guère en être sûrs. Le vaincre en duel… ? L’orgueil du Chûnin lui dictait qu’il en état capable, et ce malgré le Raiton qui était manipulé par cet homme au regard du rapport qui avait été fait le concernant, et sans doute, oui… Sans doute cet Écorché misait-il sur cet orgueil qu’il attribuait aux shinobis pour leur faire accepter son marché sans sourciller. Yanosa repensa aux failles, dans les parois. A cette évasion presque réussie de leur captif, et à ce qu’il ferait de sa liberté si il la retrouvait. Une moue détendue sur son visage recouvert de bandages, l’Oterashi hocha la tête en direction des membres de sa petite équipe. Retirer quoi que ce soit de cet homme serait le fruit d’un pari, d’un pari risqué qui mettrait en jeu, à grand minima, la vie de l’un d’entre eux, si ce n’était celles de bien d’autres.

Mais la traque d’un bien plus gros gibier était dans la balance. Celle du nécromancien. Celle de la clef de voûte de cette guerre. D’un mouvement vif, le Tellurique se retourna donc vers le visage accroché aux réseaux de fils, mortifère même sous cette apparence « humaine », mais ce n’était pas le guerrier de pierre qui allait donner des leçons d’esthétique au mercenaire captif.

« C’est d’accord. Notre Godaime a bien d’autres choses à faire que de contenter tes pulsions, toutefois : tu devras te contenter de moi. Si il n’y a pas d’objection… ? Fit-il avec un léger regard en arrière. Pour ce qui est du public, je doute que beaucoup auront envie de faire le déplacement pour voir une raclée de ce genre… mais nous ferons le possible. Tiens, dit-il en plaquant soudainement sa main sur le coeur presque chitineux de l’Écorché, voilà de quoi te maintenir encore un peu en vie… le temps que nous allions chercher les spécialistes qui pourront te desceller. »

Du chakra s’échappa alors de la paume du Tellurique, une projection pure et sans doute mal calibrée qui garantirait que cet énergumène ne casse pas sa pipe avant d’avoir pu « remplir sa part du marché ». Une façon également, pour Yanosa, de subtilement déposer une fraction imperceptible de son corps, là dans les reliefs qu’il sentait sous les doigts de sa main. Un minuscule morceau de terre, inoffensif. Décollant sa dextre de l’organe répugnant, l’Oterashi se détourna lentement du centre de la pièce pour faire signe de la tête à ses compagnons, examinant dans le même temps les stries en hauteur dans la cellule qui correspondaient aux fêlures qu’avait réussi à pratiqué le Désavoué pendant sa détention.

« Allons-y, nous n’avons pas de temps à perdre. Nous avons tout un cortège à organiser pour escorter ce monsieur », dit-il à l’adresse de Rin et d’Ashitaka.

Peut-être le second aurait-il a redire sur la décision qu’il venait de prendre, mais le guerrier sans visage espérait qu’il garderait ses remarques le temps qu’ils soient tout trois sortis de la cellule. Le trio fit donc savoir à Sanosuke leur volonté de sortir, ce qu’ils firent dès qu’ils le purent en compagnie du second clone de Yanosa. Le véritable Chûnin, en sortant, accorda un signe de tête appuyé à Sanosuke, attendant patiemment que la stèle se referme hermétiquement avant de rouvrir la bouche.

« Voilà un sacré spécimen… Un spécimen à la parole duquel il sera difficile de se fier, même en remplissant toutes les conditions de son « marché ». Mais, il ne nous laisse pas beaucoup le choix... »

Le visage de Yanosa se baissa, avant de se redresser quelque peu, un mince sourire en coin passager sur les lèvres.

« ...A nous donc, de lui en donner un autre auquel il aura du mal à résister. Sanosuke ici présent m’a raconté une histoire intéressante, tout à l’heure. L’ Écorché a déjà failli s’échapper, par l’une de ces failles au plafond, dit-il en pointant du doigt vers le haut. Si il s’avérait que ses efforts pour se libérer portaient enfin leurs fruits, et qu’une autre de ces failles s’ouvrait dans sa cellule en lui permettant de remonter à la surface, je gage qu’il voudrait saisir cette « opportunité ». De captif, il deviendrait alors sans le savoir une balise, qui nous mènerait à coup sûr à l’un de leurs repaires. Peut-être même à davantage que ça... »

Il dévisagea tour à tour Rin et Ashitaka, conscient que le plan qu’il formulait semblait tout autant risqué sur le papier qu’il ne le serait en réalité. Mais tous les trois savaient, à ce stade, que même la plus « sage » des décisions pour tenter d’extraire des renseignements à leur hôte comporterait son lot de risques.

« ...Mon clone restera ici. Nous remonterons tous les trois à la surface, en rapatriant avec nous tout le personnel non essentiel et en briefant tout le monde sur ce qui pourrait se passer. En ce qui nous concerne, nous agirons comme si nous voulions bel et bien organiser la libération de l’ Écorché, en rassemblant les experts Fuuinjutsu dont on aura besoin et en formant une escouade pour l’escorter avec nous hors de la ville jusqu’à un emplacement propice au duel. Mon clone, quinze minutes après notre départ, élargira lentement et discrètement l’une des brèches que j’ai vu au plafond, dans le coin en haut à gauche de l’entrée. Pendant que nous préparerons son « cortège », avec le moins de hâte possible… se jouera alors le jeu de la patience. »

Il marqua une pause, puis releva sa main droite où son index et son majeur se distinguèrent.

« De deux choses l’une : si il attend notre retour, et ne tente pas de s’échapper entre temps en brisant le sceau, alors les chances qu’il tienne parole si il est vaincu à nouveau seront bonnes…. À défaut d’être assurées. Si au contraire il s’échappe… Alors les jeux sont ouverts pour savoir vers quoi, ou vers qui il nous mènera en premier. J’ai mouchardé son coeur : même si il s’avérait capable de dissimuler son énergie… il ne nous échappera pas.

Ashitaka… ce plan est risqué, et ne fonctionnera qu’avec la pleine coopération et implication du Shishiza. Est-ce qu’on peut compter sur toi… sur vous ?
 »

Résumé

- Yanosa accepte de valider le marché. Il appose sa main fermement sur le coeur de l'Ecorché pour lui donner une impulsion de chakra et tenter de le dynamiser quelque peu (dépense Rang C dans l'idée). Il en profite pour apposer un mouchard (D) minuscule dans un petit repli du coeur.
- Yanosa initie la sortie de la cellule pour le groupe, faisant savoir à l'Ecorché qu'ils vont organiser le duel et qu'il sera son adversaire.
- A l'extérieur et une fois la cellule bien refermée, il explique son plan à ses coéquipiers et à Sanosuke. L'idée est que 15 minutes après leur départ, le clone de Yanosa resté non loin de la cellule provoque discrètement et progressivement l'élargissement d'une faille dans la cellule du Désavoué (technique Rang A ci-dessous) afin de créer une opportunité d'évasion pour lui.
- A la surface, l'idée est donc d'organiser l'escorte de l'Ecorché en vue de mener le duel sur une haute montagne de Tsuchi, pendant que celui-ci se voit donné une opportunité de fuir. Le clone de Yanosa utilisera la technique de détection ci-dessous pour repérer un éventuel mouvement de la part du Désavoué pendant ce temps.







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Hyûga Rin
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Dim 22 Aoû 2021 - 1:15

Surprise par la tournure des événements, Rin n'avait plus trop sa place dans cette mission. Sous la forme de Toph, elle se contentait d'être là et de faire écran entre son propre libre-service et celui de la godaime à la retraite. La fixation qu'avait le Ji-Ongu sur ses yeux devenait agaçante, mais au moins, ce n'était pas elle qu'il avait provoquée en duel directement. Elle n'avait définitivement pas le niveau pour affronter une bête comme lui.

Entendant Yanosa accepter le duel du désavoué, elle n'était pas certaine si vraiment on pouvait lui faire confiance. Dans tous les cas, s'il était vraiment aussi noble qu'il le prétendait, accepterait-il vraiment de trahir l'homme qu'il suivait parce qu'il aurait perdu un duel ? N'était-il pas un shinobi avant d'être un tas de chair en décomposition ? Dans tous les cas, elle n'allait pas s'interposer entre Yanosa et ce duel. Elle avait confiance dans les capacités martiales de l'Oterashi et même on venait à retirer le sceau, son corps était mourant, sans doute n'était-il plus que l'ombre de lui-même ?

Dans tous les cas, gardant son calme, elle essayait ce qu'elle pouvait pour maintenir l'image de la godaime.

["Toph"] - Yanosa sera ton adversaire.

Dit-elle en se retournant, vers la sortie. Son Byakugan lui permettait cependant de garder un oeil sur son environnement, bien qu'elle avait un unique angle mort, elle doutait de la capacité du Ji-ongu à la frapper subtilement sans que Yanosa, Ashitaka ou elle ne le voie venir.

Quittant avec le duo la place, elle maintenu le henge aussi longtemps que nécessaire. Rin était plus prudente qu'il ne le fallait. Paranoïaque ? Peut-être ! Mais dans une telle mission, il valait mieux redoubler de prudence. Elle ne faisait que débuter son parcours dans le monde militaire de la roche et elle avait encore beaucoup à apprendre.

Désactivant son Byakugan, elle préférait économiser ses maigres réserves chakrique. Si elle avait pu garder un oeil sur le désavoué, elle préférait se fier aux techniques de détection de Yanosa, autant ne pas perdre de chakra inutilement.


Résumé 1B - 2C - 1D
Rien de bien particulier. Elle accepte la proposition de duel en disant que c'est Yanosa qui l'affrontera et sort avec le groupe. Elle désactive son Byakugan une fois sortie, mais garde sa transformation active, au cas ou.

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Borukan Ashitaka
Borukan Ashitaka

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Mer 25 Aoû 2021 - 22:44
Faire confiance à cette créature semblait impossible. Pourtant, cela semblait être leur seul choix. L'Écorché ne parlerait pas de bonne volonté. Il ne faisait que tenter de s'enfuir quitte à se mettre au bord de la mort. Ce fou pouvait-il seulement leur apporter quoi que ce soit en réalité ? Il ne semblait pas en avoir la moindre envie, tout juste lui importait-il de mourir à la fin, grâce à l'Homme au Chapeau. Il se clamait immortel, mais l'était-il véritablement ? Le magma que le rouquin manipulait ne pourrait-il pas en venir à bout ? Le Borukan doutait sincèrement d'une réelle immortalité de cette créature. Certes très résistant, particulièrement développé dans le sens de la survie, il ne lui semblait pas que cet homme là avait transcendé la mort comme le vieux fou qui avait causé tant de dommages à Iwagakure no Sato quelques mois plus tôt en aidant Yonbi à détruire en partie la cité.

S'empêchant de sombrer dans des idées noires suite à cette pensée évasive, Ashitaka demeura à nouveau silencieux. Yanosa exposa ensuite sa vision des choses et proposa un arrangement à la créature. Il acceptait sa proposition. Dans un certain silence, cependant toujours à l'affût, le trio sorti de la geôle si particulière qui accueillait le désespéré.

Une fois écartés du manipulateur acharné de Jiongu, Yanosa leur expliqua son plan plus en détails. Ce ne fut qu'à la toute fin de celui-ci que le Jônin du clan Borukan soupira, secouant doucement la tête.

« La moitié de ton plan se base sur un fait que je n'aime pas du tout. Tu as laissé un mouchard sur lui et tu espères qu'il ne le trouvera pas, qu'il ne se doutera de rien. Tu espères aussi que l'Homme au Chapeau ne verra rien et ne prendra pas la peine d'agir pour nous intercepter si c'est aisé pour lui. Autant venir chercher un homme comme lui au beau milieu de nos geôles n'est peut-être pas simple, autant juste arrêter une escouade iwajine doit être particulièrement aisé pour lui. Et qui sait s'il se retiendra de la massacrer maintenant qu'il a perdu un bras. »

Pensif, l'homme aux yeux ambrés fixa à nouveau son collègue un peu trop bouillant pour les instances d'Iwa.

« Je pense que ton test peut être intéressant. Mais je pense que si on met en place une troupe de sécurité autour de la prison, qu'on boucle véritablement le périmètre avec un groupe de shinobis suffisamment grand, alors on peut voir s'il sera fiable et qu'il tiendra parole ou s'il tentera de s'échapper. Evidemment, dans le second choix, il sera abattu. S'il n'a pas de parole et qu'il cherche juste la mort, alors il ne donnera jamais d'informations de son plein gré. Seule l'intervention d'un Yamanaka pourrait changer la donne, et je n'ai pas souvenir qu'il y en ai un à Iwa. Je ne pense pas que prendre le risque de le relâcher avec comme seul moyen de le pister un mouchard possiblement déjà repéré soit une bonne idée. Parce que je ne le crois pas non plus immortel. Il le pense peut-être, mais je suis certain que n'importe quel shinobi de mon clan au minimum serait capable de le tuer en réduisant son coeur à néant. »

Prenant une nouvelle grande respiration, il fixa l'Oterashi droit dans les yeux. Il voulait voir sa réaction.

« Qu'en penses-tu ? Tu crois réellement qu'il se fera avoir par un simple mouchard ? Ou tu penses que j'ai raison et qu'il vaut mieux le tester et au cas où, l'abattre s'il cède à la tentation ? »

HRP:
 

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Narrateur
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Ven 27 Aoû 2021 - 18:07
Vous quittâtes l’atmosphère nauséabonde de la cellule du Désavoué. Quand vous sortîtes, même l’air des galeries souterraines vous sembla plein de fraîcheur, à comparaison de celui que vous aviez pu respirer dans l’humidité toxique de ce taudis.

Comment traduire le sourire qui avait habillé son visage alors que, revivifié par la paume chakratique du Tellurique, il vous avait observé sortir de son dortoir ? Impossible à déterminer. Il y avait là une sorte de plaisir malsain, mais aussi une sympathie notoire, curieuse, inhabituelle sur le masque d’un tel énergumène. Il avait aimé l’échange. Il l’avait aimé parce qu’il estimait vous avoir roulé dans la farine, tout convaincu qu’il était de remporter ce duel.

Rares étaient les êtres capables de lui faire face. Il y avait eu cette Hyûga, certes. Mais elle avait été soutenu par deux autres. Il ne se déshabillait pas de l’idée qu’en face à face, il aurait pu caresser l’espoir de l’avaler.

De l’avaler, oui. Car c’est ainsi qu’il récupérait les cadavres : il les engloutissait, les emportait plus loin, puis les recrachait de sa gueule avant qu’ils ne soient digérés dans sa panse.

La porte se fermât. Il s’estima déjà libre. Il reviendrait à son Maître, avec le cadavre d’un Iwajin qui avait osé le défier. Ils le ranimeraient d’entre les morts. Et puis ils le déchaîneraient contre ses alliés d’autrefois.

Vous prîtes des dispositions pour éviter la fuite du Désavoué. Mais ce fut inutile. La promesse était trop belle.
Sitôt qu’il serait descellé, il se concentrerait à régénérer ses forces. Il ne tenterait rien jusque-là. Les shinobis qui viendraient ôter le sceau de confinement maudiraient le nom d’Oterashi Yanosa pour la folie qu’impliquait cet acte. Mais un Iwajin ne pouvait revenir sur sa parole.

Quelques jours plus tard, le destin d’un de ces deux hommes serait scellé…

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Oterashi Yanosa
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Jeu 2 Sep 2021 - 23:58
Comme le guerrier de pierre l’avais pré-supposé, le Juunin du Shishiza eut quelques réserves à formuler à propos de son plan, une fois le trio rassemblé au dehors de la cellule damnée. Des inquiétudes légitimes, il devait bien l’avouer, mais qui confinaient à l’impuissance si chacune d’entre elle était pleinement acceptée comme une réalité possible. Les pouvoirs de Tôsen commençaient à être connus, avaient pu être décortiqués d’une certaine façon, et même partiellement contrés, mais rien ne pouvait effectivement garantir que l’Homme au Chapeau ne décide de se focaliser précisément sur l’Ecorché qui séjournait dans les geôles d’Iwa.

« Quand il s’agit de Tôsen, l’immobilisme ne peut pas être la solution. J’entends ce que tu dis Ashitaka, et je ne peux pas te contredire sur le fait que si il intervenait, nos chances de tirer quoi que ce soit de ce type disparaîtraient complètement… Mais à envisager tout ce qu’il pourrait faire, aucune solution n’aurait plus le moindre sens. Il est intervenu pour secourir Rei, c’est vrai… mais ces deux-là ont un lien. Un lien fort. Et je doute qu’il ait la même relation avec ce mercenaire employé en sous-main par Reijirô... »

A présent qu’il avait goûté à un ersatz de défaite aux Crocs Rocheux, Tôsen ne pouvait décemment pas prendre de sitôt un risque aussi grand, pour lui comme pour ses hommes, en intervenant à nouveau pour sauver l’un de ses alliés. Le Chapelier pouvait faire des ravages, pourfendre une bonne part d’une escouade de Chûnin et Juunin sans aucun doute, mais Iwa lui avait prouvé sa faiblesse intrinsèquement humaine en le privant d’un bras, même si ce n’était que temporairement. A la moindre erreur supplémentaire, c’était sa vie qu’il risquait bel et bien, et aussi clairement que les shinobis devaient composer avec le risque de voir l’Homme au Chapeau intervenir dans le moindre de leurs plans, ce dernier aussi devait à présent prendre en compte la possibilité d’un échec.

« Notre capacité à le tuer ne pose pas question, qu’il demeure piégé entre ces murs ou qu’il s’échappe. Nous connaissons sa façon de se battre… Que ce soit par ses fils noirs que je connais depuis longtemps grâce à Abuto, ses invocations de requins, son affinité tant avec la foudre qu’avec l’eau,… Je doute qu’il puisse repérer mon mouchard, surtout dans son état, et si il venait à être semé en route, j’ai mémorisé sa signature de chakra. Je suis du Sazori Ashitaka ne l’oublie pas : la traque… fait pour ainsi dire partie de mes spécialités. Je reste d’avis que si notre invité saisit l’occasion qu’on lui offre de s’évader, nous devrions le laisser filer. Lui opposer la juste résistance via nos équipes en place, pour ne pas lui simplifier les choses… et suivre sa piste. Il est voué à rentrer en contact avec ses alliés tôt ou tard, et entre mes capacités sensorielles et le Byakugan de Rin, il est bien possible qu’on récolte davantage ainsi qu’en lui faisant totalement confiance dans ce « marché ». »

Yanosa sentait bien la fébrilité du Borukan à sauter ainsi vers le danger comme son plan semblait le suggérer. Lui-même, qui avait survécu à Yonbi, à Rei, à Tôsen, percevait distinctement le risque qui suintait pour ainsi dire d’une confrontation en un contre un avec cette aberration. Les alternatives existaient-elles ? Aucune qui, dans un délais raisonnable, pourrait porter le moindre fruit. Ils avaient à faire à un tueur vétéran, un individu qui ne suivait que ses codes sans se plier au moindre de ceux des autres autours de lui, et en cela même la victoire pourrait s’avérer infructueuse. L’Oterashi, toutefois, était coutumier de ces probabilités insensées. Il connaissait la peur : celle de la mort, de la solitude noire, abyssale et infinie qui l’accompagnerait dans son cas. Mais il ne s’en détournerait pas. Pas cette fois, ni jamais.

Son visage fermé, son regard se déposa une ultime fois dans les prunelles d’Ashitaka et de Rin, avant que le trio n’entame sa remontée.


Spoiler:
 

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Borukan Ashitaka
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Sam 4 Sep 2021 - 10:38
Ashitaka éteignit sa lave une fois sorti, cette dernière s'incrustant dans le sol, reprenant son apparence de roche poreuse première. Il accompagnait Yanosa et Rin, cette dernière patientant avant de reprendre sa véritable apparence. La créature semblait s'être faite avoir par cette technique, mais les fruits portés n'avaient pas été bien grands. C'était plus le Byakugan de la femme du clan Hyûga qui avait fait un merveilleux travail qu'autre chose. Ils devaient bien l'avouer, tirer quelque chose de celui-ci semblait complexe. La torture n'était sans doute pas la solution. Qui, dans un état mental normal qui serait donc sensible à la douleur, irait jusqu'à se faire pourrir lui-même ? Quelle genre d'immondice avaient-ils en face d'eux ?.. Le Borukan écouta avec attention l'Oterashi avant de lui répondre, pensif.

« Je le pense aussi. C'est pour ça que je pense que prendre un risque est nécessaire, surtout s'il se limite à une personne et que tu es d'accord pour le prendre. Beaucoup auraient refusé à la place. Je pense cependant que si on laisse cet homme partir d'Iwa avec juste un mouchard et une équipe derrière lui, intervenir sera bien plus simple et moins dangereux pour Tôsen que de venir en plein dans notre village. Donc même s'il tient moins à lui, il aura tout intérêt de le faire. »

À nouveau, il fit la moue face aux arguments de son collègue du Sazori. Le rouquin n'était pas véritablement d'accord sur l'hypothèse de la traque.

« Si c'était un ennemi conventionnel, je n'aurais émi aucun doute, mais un homme pareil à la solde de l'Homme au Chapeau, je doute que les autorités aient un avis qui diverge du mien. Que ce soit Aimi ou Teruyo, ou encore Tsuyoshi, aucun d'eux trois ne sera d'accord pour prendre un tel risque. D'ailleurs, ce n'est même pas sûr qu'ils acceptent le duel. Je pense que réfléchir à une autre solution en cas de refus est nécessaire. Il est hors de question de forcer des hommes à devoir dépenser autant d'énergie pour garder un prisonnier pareil en permanence, il faut y mettre un terme, quel qu'il soit. »

Le guerrier aux yeux d'ambre prit quelques instants pour réfléchir avant de hocher doucement la tête.

« Il y a toujours cet homme aussi, un aveugle, le gardien des prisons. Le Gardien des Profondeurs comme certains l'appellent. Allons le voir. Son avis pourra peut-être nous aiguiller. Ce sera le premier que l'on devra convaincre si l'on souhaite mettre ce duel en place de toute façon, et que ce soit bien clair, il est hors de question de le faire sans l'accord de nos supérieurs. Il s'appelle Yogiri, j'ignore s'il a un nom cependant. »

Prenant la tête de la marche au travers des boyaux de cette prison étrange, Ashitaka continuait à réfléchir à une autre solution. Qu'allaient-ils faire si cette idée n'était pas possible ? Quelle solution trouveraient-ils pour le faire parler ? Et surtout, comment serait ce Yojiri ? Il en avait entendu parler, mais il ne l'avait jamais rencontré.

HRP:
 

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