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Miyamoto Teruyo
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Dim 15 Aoû 2021 - 11:00

Je crois que je ne comptais plus vraiment les moments pendant lesquels j’avais tenté de discuter avec « lui », si réellement il était possible de le faire. Mais pour autant que je m’en souvenais, la majorité du temps, je l’avais fait couplé à d’autres activités, usant de clones pendant un apprentissage ou un entrainement. Autant dire, avec le recul que je n’avais peut-être pas mis tous les moyens qu’il fallait, même si à chacune de mes tentatives, j’œuvrais avec le plus grand des sérieux. Mais désormais, je voulais mettre toutes les chances de mon côté pour tenter d’entrer en contact avec l’entité qui m’habitais surement, je devais me consacrer entièrement à ça, et pour cela, m’asseoir sur un rocher ou une branche morte sur les hauts plateaux ne seraient pas suffisant. Il me faudrait un lieu dédié à tout cela, un endroit qui me permettrait de me lancer dans toutes sortes de réflexions, mais aussi un lieu qui pourrait à la fois contenir cette puissance latente, cette colère enfouie et les dégâts potentiels que je pourrais provoquer par inadvertance.

Si de prime abord j’avais songé à rejoindre le dojo des assimilateurs, l’espace étant suffisamment adapté à ce que je recherchais, sa localisation en plein cœur du village en faisait d’office un endroit totalement impossible, ne souhaitant nullement mettre en péril qui que ce soit. Réfléchissant à plusieurs options, c’est après plusieurs jours de recherches qu’une idée de me traversa l’esprit. Il y avait bien un endroit qui pourrait être utilisé, un endroit que j’avais déjà visité et qui était reculé de tout. Me mettant en route sans plus attendre, je prenais direction des hauteurs au-dessus du village.

Arrivant à la tombée de la nuit, cette fois je n’assistais pas au levé du soleil mais à son couché, observant ses dernières lueurs qui disparaissaient derrière les montagnes avant de nous plonger dans la noirceur, n’offrant à nos yeux qu’un ciel dégagé et étoilé. Derrière moi, un dojo, « son » dojo. Faisant désormais face à ce lieu, solennellement, je réalisais une prière empreinte d’humilité à celui qui était jadis maître des lieux, à celui qui m’avait tant apporté et qui désormais n’était plus l’une des figures emblématiques du village. Si par le passé son nom résonnait comme celui des puissants d’Iwa, qui aujourd’hui pouvait remplacer le nom de Tenzin ? Taishi ? Yanosa ? Aimi peut-être ? Pour autant, même si notre élite devait changer de visage, celui de l’assimilateur de vent garderait toujours une place certaine dans mon esprit.

Finalement, malgré la nuit noire, j’entrais sur ce lieu abandonné depuis la disparition de son propriétaire. Usant de mes talents, je faisais virevolter plusieurs boules lumineuses afin de m’offrir un éclairage suffisant pour explorer le dojo. Le silence qui y régnait avait quelque chose de pesant, mais d’un autre côté, repasser dans certaines pièces m’offrait quelques souvenirs pleins de nostalgie.

L’entrée avec ses tatamis passée, au milieu se trouvait l’arrière cours sur laquelle donnait quatre terrains particuliers. Le premier d’entre eux, une zone rocailleuse et accidentée, pleine de crevasses et roches en tous genres. La deuxième zone un terrain sur lequel plusieurs poteaux de différentes tailles étaient plantés. Venait ensuite un terrain avec des panneaux verticaux qui semblaient pouvoir être déplacés d’une manière ou d’une autre et enfin, une zone plus neutre, simple.

Observant les lieux, je souriais en me promenant entre chaque zone, découvrant plus en détail les spécificités de chaque élément. Après cette étude détaillée des lieux, je comprenais finalement à quoi servait tout cela. Tenzin avait voulu ce dojo pour pouvoir s’entrainer et surement entrainer les autres. En sa mémoire, ce lieu ne pouvait être abandonné et en cet instant, je me faisais la promesse de réhabiliter les lieux, désireux de lui offrir une nouvelle jeunesse en quelque sorte, mais aussi de l’adapter à son nouvel occupant tout en gardant à l’esprit l’essence même de ce qui avait été fait jusqu’à présent.

En attendant, la nuit étant déjà bien entamée et faute de mieux, je retournais à l’entrée et me couchais là sur les tatamis, passant une nuit quelque peut particulière.

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Oterashi Yanosa
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Mar 17 Aoû 2021 - 7:59
Une nouvelle nuit de patrouille venait de s’écouler pour le guerrier de pierre, qui avait pris le dernier quart de surveillance du périmètre intérieur d’altitude en compagnie d’autres soldats de la Roche. Dire que la tension lors de ces missions de routine était encore montée d’un cran ces dernières semaines était un doux euphémisme, car même si la probabilité de revoir débouler Tôsen ou l’un de ses Lieutenants était quasi nulle étant données les circonstances, le fait que ces hommes aient réussi leur opération au nez et à la barbe de leurs cordons de surveillance avait de quoi susciter une certaine anxiété dans les rangs. Une anxiété heureusement tenue en laisse par le dénouement dont tous avaient à présent connaissance, et qui impliquait entre autres éléments la blessure essuyée par l’Homme au Chapeau lui-même. Au point de contrôle sur l’un des hauts plateaux, Yanosa salua sommairement la relève, échangea quelques poignées de bras et de regards entendus avec ses coéquipiers, et se retrouva l’instant suivant là, esseulé dans la pénombre qui laissait peu à peu la place aux radiants rosés à l’horizon.

La nécessité du repos aurait alors dû le saisir mais à la place, comme c’était souvent le cas, des sensations et des images lui revinrent. Dans son esprit et dans son corps, une fois de plus, l’Oterashi sentait le poids des défunts le visiter, leur visage s’égrenant dans sa tête tandis qu’il essayait de se concentrer pour trouver quelque chose à faire qui pourrait canaliser ce doux maelström. Ses pas, toutefois, n’eurent pas à le mener bien loin sur le plateau pour qu’à l’horizon, une vue familière ne se laisse deviner derrière un relief. La main qu’il était en train de se passer sur le visage échoua à son côté, son regard et bientôt son corps alors attirés comme par un aimant vers cette structure qu’il connaissait bien, et à laquelle il ne s’était pas rendu depuis…

* … Depuis que Tenzin est mort. * se confia-t-il à lui-même.

Yanosa continua d’approcher, presque subjugué, appelé par l’énergie qui suintait pour ainsi dire du Dojo, celui-là même qui l’avait inspiré pour lancer l’initiative de fonder celui des Assimilateurs dans le Centre. Les vagues rosées de l’aube, peu à peu, offraient une vue plus nette de l’endroit, le baignant d’une lumière timide qu’on aurait dit crépusculaire. Les yeux relevés, le guerrier de pierre avança, détaillant l’architecture, se remémorant des moments passés en ces lieux, et alors qu’il s’approchait du seuil, une bourrasque étonnamment forte éructa de l’entrée, comme canalisée par l’intérieur avant d’être recrachée sous une forme plus puissante. Cette sensation, se dit-il, était semblable à ce qu’il ressentait parfois dans les cieux, lorsqu’il laissait son poids s’apparenter à celui d’une plume. Se pourrait-il… ?

Les pensées de l’Oterashi se figèrent tandis que ses pas l’avaient mené jusque dans l’entrée et ses tatamis usés, car c’était devant lui une nouvelle vue surprenante qui l’avait saisi.

« … Teruyo. »

Il inspira longuement et profondément, enterrant en lui ce qu’il pouvait receler de ressentiments à l’égard du Taishô du Manazuru pour ne garder à contempler que l’Homme qu’il avait face à lui, et qui émergeait à priori d’un sommeil quelque peu improvisé.

« ...Oui, je comprends. Pour toi aussi après tout il a été... un mentor. Revenir ici, après tout ce temps... »

Il détourna le regard, fit quelques pas sur le côté pour prendre plus amplement mesure de ce qui restait du Dojo depuis longtemps maintenant laissé à l’abandon.

« C’est comme si il était encore là. Comme si son chakra… imbibait toujours cet espace. »


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Mer 18 Aoû 2021 - 13:52

Aussi étrange que cela puisse paraitre, cela faisait longtemps que je n’avais pas aussi bien dormi. Était-ce le retrait d’Iwa et un certain éloignement garantissant une certaine sécurité au village ? Ou peut-être le souvenir solennel des lieux qui imposait une certaine planitude. Je n’en savais rien, mais dans le fond, j’appréciais ce moment bien trop rare de n’être réveillé que par le chant de quelques oiseaux et par la brise montagnarde qui s’engouffrait dans le passage.

Émergeant de ce sommeil profondément réparateur, ma solitude fut de courte durée quand mes yeux à peine réellement ouverts croisèrent ceux d’un visiteur auquel je ne m’attendais pas et qu’en l’état actuel des choses n’aurait pas été le premier à avoir été appelé pour passer un moment ici. Mais pour l’heure, que dire ? Rien. Après tout, ce dojo était encore officiellement celui de Tenzin et pratiquement laissé à l’abandon. Si j’avais décidé de réhabiliter les lieux, il me fallait encore le faire proprement en acquérant les lieux de manière officielle.

Me levant, je regarder le tellurique inspecter brièvement les lieux du regard, écoutant avec attention ses paroles, certaines faisant sens à mes yeux, d’autres moins.

« Il a été bien plus que ça. Oui, il a été un mentor, mais il fut aussi un guide et surtout un ami. Ma fille l’aimait bien. Elle ne sait pas encore qu’il est mort. »

Sortant du hall d’accueil, je descendais dans la cours intérieure, marchand pieds nus dans le gravier, regardant autour de moi ce qu’il restait de l’héritage du venteux avant de souffler, presque dépité.

« Des paroles inutiles avec moi, tu t’en doutes. Il n’est plus là, son chakra non plus. On ressent la solennité des lieux, on ressent son absence, ce sourire qui a disparu, cette attitude amicale que nous ne reverrons plus. Il ne reste en ces lieux qu’un souvenir, une mémoire à faire perdurer … »

Laissant planner mes paroles quelques instants je retirais mon eau, récupérant de l’eau fraiche dans un sceau avant de m’asperger le visage, de quoi profiter d’un réveil vivifiant.

« … c’est ce que j’ai décidé de faire. »

Le visage perlé d’eau, une partie de ma tignasse trempée, je regardais L’Oterashi me demandant quelle remarque il allait bien pouvoir faire.

« J’ai décidé de faire perdurer ce pourquoi il a construit ce lieu, faire de cet endroit un endroit où il serait possible de s’entrainer alors même que l’on cherche une certaine sérénité. »

Remettant mon haut sans prendre le temps d’essuyer mes cheveux, laissant quelques traces humides sur le col de mon t-shirt, je m’asseyais sur un rocher à proximité.

« Et toi ? Que fais-tu donc là ? Je sais que le Sazori me surveille, ordre de Toph, mais je suis étonné de te voir réaliser cette tâche. »


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Mer 18 Aoû 2021 - 20:35
Il inspira de nouveau, plus profondément encore, laissant l’air s’échapper avec retenue comme pour ne pas laisser à voir l’amertume qui venait de se superposer à ses regrets de ne pas pouvoir avoir Tenzin en face de lui. Teruyo était fin stratège et avait un esprit vif, à l’image de l’éolien qui avait péri sur les terres de la Griffe, mais l’Oterashi avait peine à réprimer les souvenirs de cet homme qui, conjointement à son propre Taishô, s’était employé à miner son avancement dans la hiérarchie iwajin. Sans que la pensée ne l’ait effleuré par avant, le guerrier sans visage avait encaissé ce jour-là la réalisation que la confiance de ses pairs, leur estime, ne lui étaient pas acquises comme il l’avait cru. Il avait accepté d’endosser le manteau d’agent du Sazori avec un degré d’investissement sans limite et aujourd’hui… Aujourd’hui, les regards qui lui étaient destinés se trouvaient saturés de peur et de méfiance. Un peu, songea-t-il ironiquement, comme si cela avait été en lui qu’avait élu domicile la bête à quatre queues.

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« ...Je vois. On ne peut mentir tant qu’on ne dit mot, n’est-ce pas. Mais y a-t-il vraiment un bon moment pour annoncer une telle chose... »

A l’aune de sa parentalité, il était plus aisé de comprendre bien des aspects de la personnalité du Taishô du Manazuru et de sa morale. Au propre comme au figuré, le Miyamoto avait son lot de démons à gérer, et le faisait depuis une position officielle de haut rang. Yanosa ne le plaignait pas pour autant, mais parvenait malgré tout à percevoir les conflits et difficultés que devaient affronter Teruyo, des obstacles différents de ceux qu’il rencontrait lui-même et peu comparables dans leur fond. Machinalement, l’Oterashi fit quelques pas, suivant en oblique la trajectoire empruntée par le père de famille pour le suivre tout en gardant ses distances.

« Hm. Tu as… sans doute raison. »

Yanosa fut sur le coup étonné que ce soit le Miyamoto qui, d’eux deux, tienne le discours le moins animiste et le plus ancré dans la réalité bien tangible qu’ils avaient tout autours d’eux. Ce que le guerrier de pierre ne pouvait pas dire, toutefois, c’était que sa pensée n’avait rien eu de mystique, et que ce chakra, cette énergie qui l’avait frappé avant son entrée dans le Dojo, il la sentait bel et bien, comme coulant sur lui et, dans une moindre mesure, à travers lui. Un chakra étranger, doux et vivace à la fois, qui ne pouvait que lui rappeler le Konran qui avait officié entre ces murs. Le Tellurique sentait une fluidité et un sentiment « aérien » tout autours de lui, et si il était le seul à le percevoir, alors.. Devenait-il finalement fou ? Les propos de Teruyo, qui venait de se rincer le visage à quelques pas de là, le tirèrent heureusement de sa réflexion.

« Réhabiliter son Dojo… c’est ce que tu suggères ? Nous avons eu… bien du mal, à nous accorder par le passé, et ce sur beaucoup de choses… mais je trouve.. Oui, c’est une bonne idée. »

Difficile de dire le contraire pour le guerrier tellurique, qui avait toujours porté en haute estime son ancien mentor et regrettait d’autant plus amèrement son absence aujourd’hui du fait des derniers développements dont il avait eu connaissance.

« ...Te surveiller ? Non, non, tu fais fausse route, fit-il avec un geste de la main. Ça a pu arriver, quelques semaines après le cataclysme que je sois affecté à cette tâche, mais étrangement… Tsuyoshi préfère depuis donner cette besogne à d’autres que moi », dit-il avec un air sibyllin.

Déambulant de quelques pas dans la cour, Yanosa songea au fait que lui-même était à présent placé sous la surveillance étroite de ses pairs. Une disgrâce qu’il préférait toutefois taire, surtout face à Teruyo.

« Je me demande d’ailleurs… si cette surveillance a encore lieu d’être, ici au sein même du village. Toi et le Singe ne figurez manifestement pas sur l’agenda de Tôsen, au vue des derniers événements, et je n’ai eu vent d’aucun incident te concernant… ? demanda-t-il sans vraiment le faire en montant simplement légèrement dans les aiguës.

Pour en revenir… au Dojo. Tu as vraisemblablement connu Tenzin plus que moi… mieux que moi. Si toutefois je pouvais prendre part aux réfections... J'aimerais, le faire. »

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Dim 22 Aoû 2021 - 15:01

Toujours là, toujours où on ne l’y attendait pas. Yanosa était ainsi. Aussi insondable que les abysses par moment, pour ne pas dire souvent. C’est ce qui était surement la cause de sa situation actuelle. Masami avait eu la chance d’avoir Aimi et moi dans des moments difficiles comme d’autres avaient pu avoir Tenzin ou encore Toph. Mais lui ? Qui l’avait réellement aidé ? La solitude n’était-elle pas de fait sa meilleure amie ? Si tel était le cas, alors le tellurique était plus à plaindre qu’à blâmer pour son comportement. Le voir ainsi là, discuter, philosopher d’une certaine manière, me faisait prendre conscience d’une chose importante. Il était facile de frapper le chien qui mord. En revanche, il est plus difficile de comprendre pourquoi il le fait, et encore plus de l’aider pour faire en sorte que cette situation ne se reproduise pas. Fixant mon regard sur le calciné, je soufflais, quelque peu dépité. D’une certaine manière, j’avais le sentiment de m’être fourvoyé tout ce temps, trop longtemps. Discutant d’une voix douce, emprunte d’une certaine langueur, je prenais la suite des paroles du chunin.

« Il n’est pas question de lui mentir. Ce n’est pas ce qui fait grandir un enfant, ou n’importe qui d’ailleurs. C’est juste que … ce n’est pas quelque chose que j’ai envie de lui apprendre dans un courrier. Elle mérite de l’apprendre de ma propre bouche. C’est tout. »


Finissant d’essuyer mon visage, épongeant mes cheveux, j’attendais la réaction de mon compagnon de philosophie quant à nos ressentis sur l’héritage que pouvais nous laisser Tenzin. Son essence même qui pouvait rester entre ces murs. Je n’en ressentais rien. Qu’une absence, un grand vide. Sa mémoire n’était pas dans ce dojo. Sa mémoire était dans nos esprit et dans nos cœurs. C’était à nous de rendre tout cela vivant, à tenir vivace ce souvenir.

« Oui, navré pour cela. Je n’ai pas été très bon avec le recul. Il est plus facile de se voiler la face que d’ouvrir les yeux et de faire face aux difficultés. J’aurais dû t’aider, mais je ne l’ai pas fait. Aujourd’hui je le regrette. Pour autant, je ne doute pas qu’il soit trop tard si tu acceptes une main tendue avec sincérité. »


Laissant à Yanosa le temps de la réflexion, le temps de la surprise aussi, je retournais dans ma cuisine de fortune alors que je l’écoutais me parler de surveillance. Ramassant un petit panier en osier, je le ramenais dans la cour centrale et après m’être installé sur l’engawa, j’ouvrais le coffret, laissant apparaitre deux gros baozi, deux gros pains fourrés à la viande et cuits à la vapeur. Prenant l’un deux et mordant une première bouchée, je tendais à mon interlocuteur le petit panier, l’invitant à partager mon petit déjeuner. Même si les brioches étaient froides, elles n’en restaient pas moins délicieuses.

« Rassure-toi, je disais cela en plaisantant, je sais exactement qui me surveille et où ils sont. »


Après quelques mudras, doté d’une vision thermique, je débusquais sans mal, en dehors de Yanosa et moi, quatre habituelles tâches lumineuses autour de la zone.

« Un ici, deux là et le dernier là-bas. Mais la question n’était que rhétorique. Si tu devais me surveiller, nous ne serions pas ici en train de discuter. Les ordres sont de rester discrets, même si je sais qu’ils sont là et qu’ils savent que je sais. »


Adossé à un pilier de bois, je levais les yeux vers le ciel dégagé, quelques oiseaux voletant au-dessus de nous vinrent sur poser sur le toit, nous offrant un chant mélodieux. C’est amusé que je poursuivais la suite de la conversation, riant de bon cœur avant de continuer.

« Si tu penses que c’est pour me protéger de l’homme au chapeau que j’ai des gardes, c’est que tu n’as rien compris. Les gardes ne sont pas là pour me protéger mais pour protéger les autres de ce que je pourrais faire. Personne aujourd’hui ne sait exactement ce que ma condition implique, pas même moi, même si je suis le plus à même de comprendre petit à petit. Pour autant, Toph n’a voulu prendre aucun risque vis-à-vis de tout cela. »


Finissant ma collation avant de m’essuyer la bouche d’un revers de manche, laissant une petite tâche grasse, je réfléchissais quelques secondes avant de poursuivre.

« Je ne sais pas encore dans quelle mesure je vais réhabiliter ce dojo. Les pièces étaient adaptées aux besoins de Tenzin et aujourd’hui, il faut les faire évoluer. En revanche, il y a bien quelque chose que tu pourrais faire pour m’aider. »


Me levant finalement de mon chemin de bois, je m’approchais d’un pan de roche adjacent à l’un des terrains d’entrainement. Posant ma main sur la falaise, sans me retourner, je poursuivais.

« J’ai besoin d’un environnement isolé, coupé de tout, un sanctuaire en quelque sorte. Et quoi de mieux que le cœur de la montagne pour ça ? Un retour à la maison en quelque sorte. »


Faisant à nouveaux face au tellurique, je poursuivais.

« Ici, un accès, une pierre mobile qui se fonde dans la falaise si l’on ne connait pas les lieux. Et ensuite, un grand espace vide d’où je pourrais exploiter mon potentiel sans risque pour quiconque. Et bien entendu, cette pièce se devra d’être impénétrable. Façonnée dans la roche mais couverte de bois et de métal. Nul le doit pouvoir y entrer. Te sens-tu capable de façonner cette enclave ? Pour la couverture des murs, je m’en occuperais. »


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Oterashi Yanosa
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Lun 23 Aoû 2021 - 7:47
A la réponse formulée par le Miyamoto concernant sa très jeune fille et sa nécessité ou non d’apprendre le décès de Tenzin, Yanosa n’avait pipé mot, et s’était contenté de hocher la tête en signe de vague compréhension en se rappelant de cette banderole qu’il avait vu hissée dans le ciel par son ancien capitaine pour l’anniversaire de la petite fille. Le guerrier sans visage aurait été d’avis que Saya était assez grande pour que son père puisse aborder ce sujet aussi macabre soit-il avec elle, mais l’obstacle de la distance changeait bel et bien la donne. Sans parler du fait que l’Oterashi, du haut de son expérience quasi exclusive de combattant, ne pouvait se targuer d’aucune compétence parentale quelle qu’elle soit. Sans doute était-ce difficile pour Teruyo de devoir mener de front ses obligations au Manazuru sans pouvoir voir sa fille, songea Yanosa, mais à y repenser, le Taishô devait certainement y trouver également une certaine paix de l’esprit, surtout après l’attaque qu’Iwa avait essuyé dernièrement. Une sérénité qui transpira d’ailleurs dans les mots suivants du maître de la lumière, des mots auxquels le Tellurique ne s’attendait certainement pas et qui le forcèrent à entrevoir une certaine perspective.

« M’aider… Hn. Si j’avais cru un jour t’entendre dire ça, surtout maintenant… Tout ce temps tu t’es contenté d’être toi, Teruyo, et j’ai fait pareil. Et pour autant que ça puisse nous déplaire à l’un et à l’autre quand nos routes se croisent en mission… Iwa a tout autant besoin de gens comme toi… que de gens comme moi. »

Il marqua une pause avec un fugace et léger sourire en coin, tandis que le Miyamoto faisait un petit aller retour en cuisine.

« Enfin, même si tu es aujourd’hui Taishô… Je suis forcé de reconnaître la valeur du geste. D’autres ne s’y risquent déjà plus... », répondit-il en attrapant sans y réfléchir le baozi restant tendu par le membre du Triumvirat.

Coïncidence heureuse, il fallait le dire, que l’Oterashi se trouve à la fin de sa « journée » de patrouille et que la viande fourrée fasse ainsi office de dîner. L’idée de demander à Teruyo si il avait une quelconque limite en matière de nourriture lui effleura l’esprit, se remémorant tous ces plats différents qu’il l’avait vu ingurgiter à toute heure et en tout lieu au fil du temps. Plutôt que cela, il arracha une bouchée du pain garni avec ses dents et mâcha vigoureusement. Partager un plat avait toujours été pour le Miyamoto une façon de briser la glace, de montrer pour ainsi dire à l’autre partie qu’il était ouvert à la discussion. Yanosa aurait été bien en peine de déterminer exactement quelles pensées traversaient le trentenaire en cet instant, mais ne pouvait pas oublier non plus quel avis Teruyo donnait à son sujet derrière porte close.

« ...Un jeu de dupe bien vain », commenta-t-il à propos des quatre shinobis chargés de surveiller l’hôte de Yonbi.

Quatre soldats… Quand bien même ces quatre agents du Sazori maîtrisaient-ils la technique interdite de la barrière qui permettait de restreindre les pouvoir d’une bête de chakra, l’Oterashi doutait fort que leur présence puisse s’avérer suffisante pour prévenir un désastre, si ce dernier venait à se présenter. Ce jour-là, dans une Iwa déserte, ils étaient parvenus à contenir le Singe de lave un certain temps, mais uniquement grâce aux mégatonnes de roches et de strates volcaniques que la bête avait dû franchir avant de les atteindre. Mais de maigres précautions, songea-t-il, valait certainement mieux que pas de précaution du tout.

« Ne prendre aucun risque… J’avais expliqué à Toph, comment ne prendre aucun risque à l’époque, mais elle a préféré offrir le corps de l’un des nôtres en pâture à la bête, plutôt que de m’écouter… Elle savait faire preuve de beaucoup de discernement mais celui-ci… était loin d’être infaillible. »

Une nouvelle bouchée, aussi vindicative que la précédente. Ces petits pains étaient très bons, mais tout ce qu’il ingérait ces temps ci semblait malgré tout avoir le même goût, comme si son esprit était devenu incapable de se laisser aller à un véritable relâchement, fusse-t-il gustatif. Machinalement, le guerrier de pierre suivit le chef du Manazuru en marge du chemin pour s’approcher de la falaise qui jouxtait un terrain d’entraînement du dojo. Sans un mot, il écouta alors la requête que lui formula Teruyo, affichant un petit rictus presque amusé en en entendant les détails. Un trou où s’enterrer, enfoui et inaccessible, en marge de la population, et où à priori aucun regard indiscret ne saurait venir se rincer l’oeil.

« Discrétion ou protection… ? Si tu venais à perdre le contrôle, j’imagine que quelques dizaines de mètres de roche ne seraient pas d’un grand secours, ce qui veut dire… que tu es déjà capable, d’utiliser « son » pouvoir, n’est-ce pas ? Et que c’est avant tout l’intimité, que tu recherches... »

Le Tellurique se planta droit devant le Miyamoto, monolithique, posant à son tour une main sur la falaise sur le côté.

« De la lave, dans un endroit clos… Je n’ai pas besoin de te faire un dessin je pense. Cet endroit demandera de l’entretien régulier, et pourrait représenter un grand danger pour toi si tu perdais partiellement le contrôle. »

Yanosa songea aux implications d’une telle construction, de ce qu’elle trahissait de préoccupations chez Teruyo. Il ramena son bras le long du corps, puis fit quelques pas en s’éloignant de la falaise.

« J’ai une technique très rodée, pour ce genre de projet. Je m’en occuperai quand j’aurai rechargé les batteries, la nuit a été longue… »

Il stoppa son mouvement, se retournant de trois-quart vers le Taishô en laissant remonter une réminiscence particulière.

« ...Dis-moi, Tôsen...J’ai cru comprendre que tu lui avais fait face, toi aussi. A quel point… t’as-t-il semblé en colère ? »

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Sam 28 Aoû 2021 - 17:29

Yanosa devait être aussi surpris que moi. Lui de voir une telle proposition émanant de ma personne, et d’autant plus lorsque l’on connaissait les histoires qui nous liées tous deux, ou plutôt les missions pour lesquelles nous avions dû collaborer. Enfin, si pour les deux auxquelles je pensais, la première s’était passée sans trop de mal, malgré un comportement que je ne pouvais comprendre facilement, la seconde m’avait conduite à faire un rapport à son encontre, lui coutant sans nul doute la tête du Sazori et son ascension au rang de jonin. Mais les réflexions que j’avais eues il y a peu résonnaient encore dans mon esprit et je me confortais dans les décisions que je venais de prendre. La main était tendue, il ne tenait qu’au tellurique à la prendre et à être le moteur des prochaines étapes. L’écoutant, c’est le visage serein et la voix claire que je poursuivais la discussion.

« Chacun a tendance à se contenter d’être lui-même. Ce n’est pas seulement toi ou moi. Cependant, il est parfois nécessaire d’évoluer, d’une manière ou d’une autre. Nos vies et leurs aléas nous y oblige, ou … certains ennemis. Iwa a besoin de toi effectivement, de moi aussi surement, mais d’Aimi et des autres. Notre village a besoin de nous, mais ce que nous avons à lui offrir, nous devons être certain que ce soit fait de la meilleure manière possible. »

Taisho … un mot si simple mais pourtant revêtant tant de conséquences derrière. Haussant légèrement les épaules dans un petit rire étouffé.

« Taisho … oui … d’une certaine manière cela oblige à voir les choses sous un autre angle. Peut-être n’aurais-je jamais fait ce pas sans cette situation, je ne saurais le dire. Mais se risquer à une main tendue, c’est se risquer à se la voir refusée. Et en toute honnêteté, si certains ne s’y risques plus, c’est aussi surement par crainte. Tu aurais pu être toi aussi dans cette position de Taisho si seulement tu n’avais été trop … toi justement. Mais je ne dis pas ça pour faire une sorte de morale. Je n’ai appris que trop récemment qu’il y avait celui que l’on était, celui que l’on montrait et celui que l’on devait être. Finalement, c’est savoir jongler entre ces trois facettes de notre personne qui est important, et pas se contenter d’une seule. »

Finissant finalement ma brioche dans une certain silence, attentif aux réactions de mon partenaire culinaire, j’essuyais ma bouche et ria un coup lors de la remarque de Yanosa sur mes gardes.

« Un jeu de dupe nécessaire en vrai … nécessaire pour rassurer certaines personnes avant tout. Quant aux choix de Toph, nul ne saurait dire s’ils ont été les meilleures ou les pires dans cette situation. Tout ceci est une première, pour notre village comme pour les autres soumis à cette même peine. Mais avec le recul, j’ai le sentiment que le choix a été le meilleure. »

Laissant planner quelques secondes mes réflexions, je poursuivais mon discours d’une attitude convaincue.

« Je ne parle que par rapport à mon ressenti et à ce que j’ai vu. Tu l’as vu et surtout ressenti toi-même, Yonbi était fait de chaire et de sang. Pour autant, lorsqu’il a été scellé, son chakra s’est retrouvé en moi, et toute son essence physique a également disparu, comme si elle s’était dissipée d’une certaine manière. Je suis persuadé que si nous en venions à le « tuer », son essence se serait dissipée de la même manière. S’ils ont été scellés et gardés sous surveillance, ce n’est pas pour rien. Leur mort n’est pas à notre portée, sinon des hommes comme Mokko l’auraient surement déjà fait. Si même eux n’ont rien pu faire à par se résoudre à ces kinjutsu, c’est que ces démons à queues recèlent d’une puissance qui transcende leur propre mort en quelque sorte. Nous pourrions presque les voir comme des fléaux, combattus, ils reviennent à chaque fois après un temps certain. »

Me levant, étirant largement mes bras au-dessus de mes épaules dans un borborygme étrange, je faisais par la suite craquer mon cou, le penchant d’un côté puis de l’autre avant d’épousseter ma veste pleine de miettes.

« Difficile d’avoir une vérité absolue. Je doute même que quelqu’un la connaisse vraiment. Je ne doute pas que l’on puisse les battre, le combat à Kaze en est la preuve, mais cela ne veut pas dire pour autant que celui qui s’est évaporé est mort et ne reviendra pas. »

Finalement, exposant avec détail les projets que j’avais pour ces lieux, et en particulier l’espace clos que je recherchais au sein de la montagne, le tellurique à qui je demandais de l’aide dans la réalisation de cet espace visais relativement juste quant aux raisons de cette demande.

« Protection ? D’une certaine manière, mais pas dans le sens que tu imagines. Il serait ridicule de penser que quelques mètres de roches pourraient retenir Yonbi s’il prenait à nouveau sa forme d’origine. En revanche, cet espace pourrait servir à me prémunir d’une menace extérieure en y ajoutant quelques sceaux de ma conception. En revanche, il s’agit surtout d’un lieu de retrait, un endroit où je pourrais bénéficier d’une certaine tranquillité, notamment pour me concentrer sur mon hôte et tenter de percer les secrets de ce qui nous lient et de tout ce qu’il y a autour. J’ai acquis une partie de ses pouvoirs … »

A cet instant, je revêtais mon apparence simiesque si particulière, révélant alors à Yanosa une partie des pouvoirs que j’avais obtenu, le regardant fixement, avec attention.

« … mais je suis persuadé qu’il y a plus à apprendre. Je suis persuadé qu’il y a une sorte de symbiose qui s’est opérée. Je t’ai frappé avec de l’hikariton pendant un entrainement, pour autant, tu ne peux pas faire de la lumière. Tu as été soignée tellement de fois avec de l’iroujutsu, pour autant, tu n’es pas en mesure de te soigner seul. Alors pourquoi ce chakra absorbé permet-il cela ? Il y a encore tant à découvrir, et pour cela, j’ai besoin de cet endroit pour étudier … et expérimenter sereinement. »

Reprenant mon apparence normale, une main posée sur la pierre réchauffée par ma précédente forme, je me tournais vers celui qui allait jouer le rôle de maçon.

« C’est parce que je sais que tu as ce genre de technique justement que je fais appel à toi. Pour les autres ressources, nous avons de nombreux accords commerciaux avec la reconstruction, cela ne sera pas difficile d’être livré. »

Mains dans les poches, j’attendais l’accord de l’Oterashi, mais à la place, ce fut une tout autre question qui arriva, une question à laquelle je ne m’attendais pas et qui laissa une certaine surprise sur mon visage.

« L’homme au chapeau ? »

Sortant les mains de mes poches, je m’asseyais sur un rocher avant de sortir une gourde de ma nouvelle besace, buvant plusieurs gorgées, le baozi m’ayant quelque peu assoiffé avant de la tendre à Yanosa.

« Ce n’est que de l’eau. » dis-je avant de la ranger après la décision de mon partenaire d’y boire ou non.
« En effet, je l’ai brièvement rencontré lorsqu’il est venu récupérer le nécromancien et Alderan. Nous n’avons pas vraiment discuté, il a surtout prodigué son discours à notre encontre. Mais s’il y a bien une chose que je retiens, c’est que cette colère dont tu parles, je n’ai pas eu le sentiment qu’elle soit réellement présente. Ses premières paroles furent celle dans nos têtes, je n’avais jamais entendu notre homme avant. La méthode utilisée était pour moi celle d’un illuminé. Et lors de notre rencontre, je me suis rendu compte que ce n’était pas la folie qui l’habitait, du moins, en apparence. Il est convaincu par ce qu’il fait, il est convaincu du bienfondé de sa mission, et d’une certaine manière, j’ai le sentiment qu’il a réellement l’impression de nous aider. Je dirais presque que je l’ai senti perdu, dépité quant à notre réaction face à son projet. Donc non, je n’ai clairement pas ressenti de colère quand il s’est adressé à nous. En revanche, je ne parle que ce que j’ai vu et nullement de ce qui a pu être dit ou transparaitre de votre côté. Mais du coup, justement, comment était-il avec vous ? Et que penses-tu de tout cela ? »


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Oterashi Yanosa
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Sam 28 Aoû 2021 - 21:18
Dire que l’Oterashi avait dû évoluer avec le temps passé et les épreuves rencontrées aurait été un doux euphémisme. Lui, adolescent espiègle, agité, curieux et marginal, avait d’abord eu à se transformer en bagarreur respecté et en soldat obéissant pour survivre dans l’environnement dans lequel il avait été catapulté. Dans le milieu shinobi, il avait perdu son ascendant physique, avait dû réapprendre les codes, se perfectionner dans la seule chose qu’il savait faire tout en abordant des disciplines inédites. Perdu il l’avait été, mais c’est également dans le creuset d’Iwa qu’il avait finalement réussi à trouver une place, la première qui lui avait semblé en phase autant avec ce qu’il était au fond de lui qu’avec ce que le monde avait à offrir. Le jeune homme qu’il avait été alors, et qui n’aurait bien volonté vécu que pour voir réussir sa cité et tous ceux qui la composaient, aurait à ce moment pu emprunter des voies bien différentes, arpenter des chemins davantage ou moins tortueux : déterminer si tous ces embranchements l’auraient amené ou non là où il en était aujourd’hui était difficile, impossible même, si ce n’était peut-être pour l’Homme au Chapeau. Toujours était-il que, muré dans le silence face aux premiers mots du Miyamoto, Yanosa ne put faire autrement que de contempler le parcours qu’il avait effectué. Et, au fond de lui, de se demander…

« Jongler, hein… ? La conclusion s’impose d’elle-même, dans ce cas : je n’ai rien d’un saltimbanque. Et si je ne suis pas Taishô, ni même Juunin à l’heure qu’il est, alors… sans doute est-ce parce que ce ce n’est pas ce que je dois être. »

Un constat amer, accompagné par un regard qui se perdit un instant dans les reliefs du Dojo qu’avait fondé Tenzin. Un constat qui venait toutefois également avec une part de résignation, tant il apparaissait aujourd’hui plus clairement que jamais pour l’Oterashi que sa ligne de conduite, si elle n’avait pas suffit jusque là à convaincre la haute hiérarchie d’Iwa à lui faire confiance, ne suffirait probablement jamais. Et bien des quantités de lave couleraient sous les montagnes, avant que le guerrier de pierre ne puisse s’autoriser à penser différemment.

« … Il y a peu de certitudes, sur ces bêtes d’une part, mais aussi sur ceux qui les ont scellé autrefois… ou sur ceux qui nous poussent à nous approprier leur pouvoir aujourd’hui. Peut-être as-tu raison. Peut-être chaque démon vaincu voit-il simplement son chakra dissipé, dispersé aux quatre vents en attendant de reprendre forme. Mais même si c’était le cas… je reste d’avis que les vaincre, génération après génération si il le faut, est une nécessité. Nous ne devrions pas… nous mêler à ces créatures. Je n’ai jamais pu trouver d’ouvrages sur le sujet malgré mes recherches, alors tout n’est que conjectures, mais il est raisonnable de penser que le maniement du Chakra ait été largement perfectionné au fil des décennies et des siècles. Si les anciens n’ont jamais envisagé de tuer ces démons, peut-être… était-ce car ils n’en avaient tout simplement pas les moyens. Aujourd’hui… nous avons, ces moyens. »

Deux écoles de pensées s’affrontaient sans le savoir dans l’ombre, depuis la mise au nue de l’existence des bêtes de chakra, et se trouver au coeur d’une force armée qui avait décidé de s’approprier les pouvoirs de celles-ci n’avait rien pour aider l’Oterashi à se sentir plus en phase avec ses supérieurs. Ce n’était pas le combat qui devait nécessairement être livré le premier et le Tellurique savait prioriser ses objectifs, mais en voyant les traits de Teruyo se muer en ceux du singe de lave dans la gueule duquel il avait plongé, il ne put s’empêcher de marquer un pas de recul. Son regard s’accrocha à celui de l’homme-bête, tâchant de percevoir l’humanité qui se trouvait toujours derrière pour essayer de garder ses instincts en respect, de ne pas sauter à la gorge de la créature qui l’avait laissé mutilé sur la roche poussiéreuse d’une Iwa ravagée, afin de finir ce qu’il avait commencé.

« ...Je n’ai pas la réponse à cette question, mais pour ce que j’en sais… la seule quantité de chakra dont était composé Yonbi pourrait expliquer le phénomène. Elle était… astronomique. Irréelle. Suffisamment oppressante pour aller jusqu’à altérer mon propre chakra, me changer… en autre chose. Quant à savoir si c’est cette densité extrême qui te donne cette faculté... »

Il était rare qu’il fasse un tel aveu, mais Yanosa était en effet bien obligé d’avouer son incapacité à trouver une réponse foncièrement plus valable qu’une autre sur ce sujet. En matière de chakra, aussi efficace qu’il était devenu dans son domaine d’expertise, il était loin d’être un théoricien ou ce qui pourrait s’apparenter à un scientifique. Agrippant après un léger temps d’arrêt la gourde que lui tendit le Taishô pour y boire quelques gorgées, le Tellurique la lui rendit dans la foulée, écoutant avec une attention non feinte sa réponse quant à ce que Tôsen avait pu dégager d’émotion et de rancoeur sur le plateau où il avait été vu pour la dernière fois.

« ...Convaincu, il l’est, et sans doute même… a-t-il des raisons de l’être. Il serait hypocrite de nier… que le Chakra donne régulièrement à voir deux facettes bien distinctes, à travers le Yuukan. Il possède sa part d’ombre… comme la vie elle-même, a la sienne. Son expérience, son… traumatisme, l’empêche toutefois de voir au-delà de sa logique arrêtée, figée… »

L’Oterashi marqua une pause, rassemblant ses souvenir du dénouement de cette attaque aux Crocs, dont il ne pouvait se rappeler que grâce aux angles de vue capturés par ses clones avant « cette » détonation.

« ..Avec nous ? Il ne nous a presque pas adressé la parole, à vrai dire. Il nous a tourné le dos, comme si rien ne pouvait l’atteindre… On aura au moins pu lui prouver que sur ce point, il se trompait. »

Le guerrier sans visage fit quelques pas en marge du maître de la lumière, songeur et fatigué à la fois. Son corps aspirait au repos, mais son esprit venait de déterrer une question. Une problématique, loin d’être agréable à aborder, mais qu’il avait promis de porter à l’attention du Triumvirat d’une façon ou d’une autre.

« ...Teruyo. Aborder le sujet ici et maintenant n’est certainement pas ce qui se fait de plus protocolaire, mais j’ai promis à un camarade de le faire. Les Assimilateurs… il y a des remous parmi eux. Quand j’ai aidé à fonder le Dojo en centre ville l’an dernier, je voulais que tous puissent se sentir épaulés et accueillis comme il se doit, et au bout du compte, nous y sommes assez bien arrivés, mais aujourd’hui… On me rapporte des tensions, entre les élémentaires et certains clans majeurs de la cité. L’unité a servi de tremplin à un conflit d’estime : les Assimilateurs se sentent bel et bien intégrés, mais ont l’impression d’être traités comme des shinobis de seconde zone. Teruyo… ils demandent un siège au Conseil»

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Mar 31 Aoû 2021 - 15:35

J’étais presque dépité par la remarque du tellurique. Je m’attendais malheureusement à ce genre de discours de sa part, et pour autant, j’aurais aimé me tromper, j’aurais aimé qu’avec cette main tendue il daigne faire un effort. Pour autant j’avais l’impression que ce n’était pas le cas. Mais il n’était pas à blâmer pour autant. Il était qui il était et accepter le changement était une étape difficile. Changer l’était encore plus.

« Ne dénature pas mes paroles, personne ne t’a demandé de devenir un clown. Si tu n’es ni Taisho ni jonin aujourd’hui, c’est uniquement par tes actes et tu le sais. Personne d’autre n’est à blâmer pour cet état de fait. Nombreux sont ceux prêt à se sacrifier pour Iwa, moi y compris, pour autant, tout le monde n’agit pas à ta manière. Il est indéniable que tu as la force pour ce rôle, mais la force ne fait pas tout malheureusement. »

Je n’aimais pas enfoncer les portes ouvertes, pour autant, c’est ce que j’avais le sentiment de faire à l’instant. Yanosa savait très bien pourquoi il était dans cette situation aujourd’hui. Si effectivement j’avais joué en sa défaveur, il était le seul coupable de ses actes. Enfoncer le clou une nouvelle fois n’apporterai rien à la discussion, pire, cela ne pourrait que desservir la main tendue et les espoirs que je misais sur le tellurique.

« Quoi que l’on puisse dire, les certitudes sont limitées. Nous savons qu’il est possible de les sceller, maintenant nous savons qu’il est possible d’utiliser une partie de leurs pouvoirs, mais au final, c’est tout. Même la mort d’Ichibi ne peut être qu’une hypothèse de plus. Au final, tu as peut-être raison, mais aujourd’hui, dans ma situation actuelle, je suis là à étudier la question, à chercher des réponses qui ne viendront peut-être jamais. Cet espace est pour moi l’un des outils nécessaires à ma réussite, du moins, c’est ce que j’aime à penser. »

Si j’offrais mon aide au calciné, plus nos échanges duraient et plus j’avais la certitude que jamais nous ne pourrions nous entendre sur nos sujets de discussion. Cela ne m’empêchait pas de vouloir lui venir en aide, mais son tempérament et ses réflexions étaient tous deux à l’opposé des miens, deux côtés d’une même pièce qui ne pouvaient jamais s’unir mais qui de concert pouvait engendrer des choses que seules il leur serait impossible à mener.

« Le fait que son chakra t’ait marqué est un fait. D’une certaine manière, c’est aussi le cas pour moi. Mais ce chakra, cette quantité phénoménale se serait-elle volatilisée au gré du vent ? Je n’ai pas ressenti le moindre changement dans mes réserves et pourtant, mon altération est bien réelle. Du coup, qu’est-ce qui a été réellement scellé ? N’oublie pas que l’on parle de morts qui reviennent à la vie. Il ne serait pas si étonnant qu’avec une telle quantité de chakra, ces démons aient dépassé le stade de la mort, mais bon, je tourne en rond dans ma discussion, nous revenons sur ce sujet pour lequel nous pourrions parler des heures sans jamais avoir de réponse claire et satisfaisante. »

Laissant de côté ce sujet, j’écoutais ce que l’Oterashi avait à dire sur l’homme au chapeau et je m’attendais à un discours bien plus fourni de la part de mon partenaire. Il m’avait habitué à quelque chose de plus … percutant.

« Son apparition nous aura montré beaucoup de chose. Ses facultés à manipuler le temps est une chose, ouvrir des portails est la preuve qu’il est aussi capable de manipuler l’espace. Et dans ce domaine, c’est un avantage certain. Il est capable d’apparaitre n’importe où, n’importe quand. Et surtout, en combat, ses talents à manier le temps mis de côté, un portail peut être mortel. Imagine une lance rocheuse projetée sur lui, un portail qui s’ouvre et la lance qui arrive dans ton dos. Je suis persuadé que l’on n’a pas encore tout vu, d’autant plus qu’on a réussi à le blessé. Il sait désormais ce qu’il est capable de subir et je suis certain qu’il adaptera sa manière de combattre suite à cette énorme blessure … s’il n’a pas un moyen de récupérer son bras bien sur … avec le temps, rien n’est moins sûr. »

Au terme de nos échange, un nouveau sujet fit finalement son apparition, quelque chose que je n’aurais jamais imaginé et auquel je ne me serais surement jamais entendu, surtout venant de la part de Yanosa, encore plus quand nous venions de discuter sur ses faits promotionnels juste avant.

« Je dois avouer que tu me prends de court. Je ne m’attendais pas à cela de ta part. J’entends ta demande, mais je dois dire que je suis étonné de ta remarque. Je n’ai jamais entendu de « remous » comme tu le dis concernant nos assimilateurs. Tenzin faisait partie de l’élite et avait un poste éminent. Tu es toi-même aujourd’hui connu et reconnu pour tes talents martiaux. Je ne connais surement pas tous les assimilateurs, mais dans mon souvenir, ni Amiko ni Luna n’avaient eut à se plaindre d’un quelconque comportement problématique à leur encontre, du moins, lié à leur situation d’assimilateur. Mais si effectivement ta demande est plutôt déplacée ici, dans ce dojo ayant appartenu à un assimilateur qui a su aider et former nombre de shinobis, je prends note de ta demande. J’en ferais pas au Triumvirat pour que l’on en discute et selon ce qui en ressort, il te sera surement demandé dé défendre ta demande, preuves réelles à l’appui. »

Que cherchait-il à faire ? Faute d’accéder au rang de jonin et au poste de Taisho du Sazori, il tentait de s’immiscer dans les sphères du pouvoir par un autre biais ? Aucune certitude. Quoi qu’il en soit, le sujet serait débattu en temps et en heures.


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Oterashi Yanosa
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Mar 31 Aoû 2021 - 20:33
Deux avis divergeant sur de multiples questions pouvaient bien essayer de s’entendre en prenant tout le recul possible, en se reposant sur des sujets plus consensuels qui pouvaient leur évoquer peu ou prou les mêmes sensations et réflexions. Cependant, tôt ou tard, les points de friction étaient destinés à revenir, à mesure que le recul en question s’étiolait et que, inéluctablement, chacun ne retrouve ses positions et ses convictions peu enclines à accepter le changement. La force… Celle de l’Oterashi était reconnue pour son appréciation la plus frontale, sa manifestation la plus évidente et limpide. Le Tellurique, entre tout shinobi, était en effet capable de provoquer une dévastation dont peu auraient été capables, de quoi terrifier n’importe qui ennemi comme ami. Toutefois, la force que semblait ne pas voir le Miyamoto, ou ne simplement pas reconnaître comme telle, était celle du guerrier de pierre à regarder en face les pires scénarios possibles et à les affronter sans hésitation, en prenant des décisions que d’autres auraient jugé bien trop dures à porter, tant physiquement que mentalement. Des décisions que Yanosa portaient toujours avec lui, sous la forme de cicatrices d’une part, et par les flashs réminiscents qui peuplaient ses jours.

L’Oterashi pendant un moment ne pipa mot, faisant un effort conscient pour laisser filer ce blâme que Teruyo refaisait tomber sur lui quant à sa condition hiérarchique et l’écoutant revenir à leur point de départ sur le sujet de la véritable nature des bêtes de chakra.

« ...Sans nouvelle source d’information sur le sujet… il n’y aura en effet aucune réponse. »

Et par source d’information, le guerrier sans visage entendait bien dans l’idéal une nouvelle confrontation contre l’un des démons encore à l’état « sauvage » qui pouvaient se trouver quelque part dans le Yuukan. Yonbi, du début à la fin, si tant est que le sceller en un être humain ait pu représenter une fin, avait été un cas particulièrement épineux à gérer. La faute, principalement mais pas uniquement, au fait qu’il ait fallu l’extraire des souterrains antiques d’une cité peuplées de milliers d’âmes, et à sa nature loin d’être anecdotique de créature de lave à l’état brut, la substance sans doute la plus dangereuse et destructrice qui pouvait exister au monde. Au fond de lui, Yanosa espérait bien que la prochaine créature de son acabit qu’il leur serait donnée l’occasion de traquer se trouverait loin de toute civilisation, et que lui et les autres shinobi prêts à prendre le taureau par les cornes n’aient donc pas à se soucier de dégâts collatéraux pendant la bataille.

« Il est bien possible qu’il récupère son bras, oui. Tout comme il est probable… qu’il cherchera à s’adapter et à combler la faille de sa perception du temps. Savoir qu’il le fera nous permet malgré tout de conserver notre « avantage », si tant est qu’on peut appeler ça comme ça… Si Tôsen, d’une façon ou d’une autre, parvient à diviser sa perception du temps, à entrevoir plusieurs « embranchements », alors… à nous de faire en sorte de saturer toutes ces perceptions différentes. Les clones, le Genjutsu, les attaques coordonnées non pas en simultanées, mais conditionnées,… Autant d’outils à mettre en œuvre, pour gagner.

Les portails… sont un autre danger potentiel, oui. Le fait qu’il ne les ait jamais utilisé comme tu le suggères jusqu’à maintenant trahit toutefois peut-être… qu’ils sont particulièrement difficiles à créer et manipuler, même pour lui. 
»

Une conclusion sans doute optimiste, mais si il y avait bien une chose dont Yanosa était sûr à présent, c’était que même l’Homme au Chapeau avait ses limites, et que tout l’enjeu serait pour leur prochain combat contre lui de les exploiter au mieux.

« Que ce soit bien clair, il ne s’agit pas de « ma » demande, Teruyo, je ne fais que relayer les sentiments qu’on m’a rapporté… Je suis trop… occupé, pour réellement avoir le temps de constater ce genre de comportement de mes yeux, comme… l’a sûrement été Tenzin, l’année passée, avant... lâcha-t-il en déglutissant avec peine. Et, sans doute que les Assimilateurs en font un peu trop de leur côté, également. Mais il y a une réalité derrière ces tensions. Un « clan », a fini par se former, et mieux vaudrait le prendre davantage en considération à l’avenir pour éviter des « preuves », comme tu dis, ne finissent par affluer... »

Il marqua une pause, pensif et fatigué. Sa nuit l’attendait toujours, tandis que la journée de la plupart allait commencer.

« ...Mais ce n’est pas l’endroit pour en débattre. Sur ce point au moins nous sommes d’accord. Merci de transmettre. Je commencerai les travaux ici dès que j’aurai un moment... » fit-il en faisant mine de s’éloigner à pas lents et mesurés.

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