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[Alerte - Le Réveil de la Meute] 00. Les prémices

Shinrin Hanzo
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Mar 17 Aoû 2021 - 23:34
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Le choc du bois de la béquille contre le parquet éprouvé du palais sonnait le glas dans toute la bâtisse. L'Empereur était de retour, avec une jambe en moins et quelques démons en plus. Lorsqu'il ne s'attardait pas à déposer tout son poids sur son échasse, c'est avec la serre sur la poitrine qu'il s'ingéniait tant bien que mal à faire taire ces saisissements du cœur qui l'avaient suivis depuis les Ruines de Shîto. A croire qu'héberger un démon ne suffisait pas, il devait à présent mêmement tempérer un fragment du revenant pestilentiel. Alors par à-coups saccadés le voilà qu'il ravalait sa bile, tentant inexorablement à la sueur de son front et de son âme de reconquérir chaque pan de ce corps que trois entités se partageaient.

Mais sans moufter il continuait son bout de chemin, à coups de tocs, à coups de tacs, à coups de silence. Puis vint le moment où sur son trône il déposa son séant, trouvant un confort ineffable en ce sentiment d'omnipotence que lui accordait le plus prestigieux siège de la contrée. Pour peu que l'on oublie ses quelques rares intentions de bonhomie qui lui prenait la caboche, il demeurait ce dragon empli de désirs et d'appétences pour qui plus n'était jamais assez. Mais en ce jour, le dragon se sentait bien seul. C'était là un théâtre bien trop éminent pour un si piètre auditoire. Ce qui à la base inspirait la grandeur, reflétait aujourd'hui l'abîme dans l'esprit du Shinrin-Roi.

Alors il demeurait là, seul, l'échine courbé, le menton vers le sol, tandis que béquille en main il traduisait sa colère sur le bois du sol qui n'avait rien demandé, frappant à tempo régulier son bâton pour en faire crier la fibre. C'était le glas de l'Empereur-Fou, c'était son anathème, un chant monotone et aliénant qui transparaissait dans chaque âme à la ronde, sauf la sienne.

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黒火 -Le Maître Pantins de l'Empire
« Plus n'est jamais assez.»
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Inuzuka Seimeiten
Inuzuka Seimeiten

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Mer 18 Aoû 2021 - 15:30


L'écho de pas impériaux s'ancrèrent sur les détours pavés d'un domaine où les bêtes trônaient en maîtres, accompagnés des cliquetis métalliques qu'une armure portée fièrement sur le poitrail ne révérait à la vue de tous. De retour après une longue absence, envoyée au-delà des frontières de cette capitale si chère par un Empereur dont l'accession au trône ne revenait qu'à un opportunisme criard, une silhouette tranchait le paysage de ces lieux familiers avec toute la prestance d'un prétendant à son plus haut titre ; celui de meneur, de dirigeant guidant les siens sous l'égide d'une volonté faite d'honneur et d'héritages.

De cette même noblesse, les yeux d'or d'Inuzuka Seimeiten dardèrent les traits d'une de ses confrères sur son chemin, la course discrète d'Amatsukami cernant ses flancs avec loyauté.

« Amenez-moi Inuzuka Ayuu. »

Sa marche se stoppa, doucement, à l'entente d'une rétorque de sa part dont il ne se serait jamais attendu à ouïr le reflet. Son regard trouva sa stature, glissé en coin le long de ses mèches forgées d'immaculé.

« Que veux-tu dire ? »

Les traits de l'éphèbe se muèrent graduellement sous le masque de la surprise mêlée d'une part... de reconnaissance, peut-être, envers celle qui avait choisi de s'échapper du joug d'un être dont le séant avait revendiqué un trône vacant pour fuir avec son prédécesseur. Il n'était inconnu aux yeux des soldats du Feu que l'ancien Capitaine éprouvait une affliction certaine, un dégoût, peut-être, envers celui qui fut leur seconde tête couronnée ; mais malgré ce lien flagrant, le guerrier n'avait jamais tenu cela à l'encontre de l'Ambassadrice, bien au contraire. Les choix des hommes étaient leurs, et seulement leurs, sans pouvoir être imposés à quiconque ne les ayant pas fomenté.

Ceux de la jeune femme avaient démontré, par bien des fois, ô combien le lignage de leur clan coulait dans ses veines, bien qu'elle ait failli à se monter comme une combattante que tous pourraient acclamer par ses talents martiaux. Elle n'atteindrait jamais la gloire des champs de bataille, jamais ne siégerait-elle en tant que figure de proue menant les siens à la victoire.

Son rôle était tout autre.

La voix de l'Inuzuka s'éleva de nouveau, calme, indifférente ; mais de ce ton qui ne pouvait cacher une pointe de respect.

« Où est la ferronnière ? »

Mais bien vite, les paroles de sa vis-à-vis éveillèrent sur son visage les marques d'un sentiment dont tous craignaient être le témoin chez cet homme, dont la place avait été acquise loyalement par la force. En apprenant la façon dont cette accession au trône s'était déroulée, en troquant un titre pour un autre, pour placer un irrévérencieux à la tête d'un groupuscule obtenu honorablement. Plus encore, celui qui avait lamentablement échoué contre lui.

En étant ainsi conté les paroles d'un Empereur clamant que ceux qui ne se tiendraient pas à ses côtés seraient écartés, dont les volontés étaient celles d'unir ces terres sous une seule volonté ; la sienne. Si les insultes et les humiliations subies par Inuko avaient réussies à être bafouées, effacées par sa victoire... ce seul fait était un nouvel affront qu'il lui était impossible d'ignorer. D'être envoyé par-delà les frontières pour ne trouver à son poste qu'un ignorant dont le corps ne pouvait plus supporter jusqu'à son propre poids pour ne serait-ce que marcher.

D'une relique propre à leur clan et à leurs traditions dont l'Empereur Shinrin s'était emparé lors de son absence, pour élire une Matriarche au goût de ses ambitions.

Les glapissements du loup trahirent le silence délaissé par le mutisme de son maître, dont la colère sourde imprégnait ses sens canins à l'en suffoquer. La mâchoire tendue, les yeux plissés par une ire profonde de voir son clan inlassablement trainé dans la boue tel un serviteur dénué de volonté.

Il y mettrait fin.

« Envoyez une missive à Inuzuka Ayuu. », ordonna-t-il d'un ton épousant sa fureur. « Traquez-la, devez-vous envoyer l'unité coloniale entière à sa suite. Une odeur ne nous a jamais échappé ; la sienne et celle de son loup n'en seront pas l'exception. »

Son visage tout entier s'était mué sous une colère profonde, jusqu'aux reliures de ses crocs transparaissant lors de ses paroles. Elle était la seule à pouvoir l'élire en tant que chef des siens dont il préserverait l'honneur et la fierté de ces êtres tentant de les assouvir sous leurs désirs.

« Ramenez-la au domaine par la force s'il le faut, et si l'Empereur s'ose à défier ma volonté, il payera son audace de son sang comme le Valeureux l'a fait avant lui. »

ils finiraient par la retrouver, tôt ou tard. Cette impudence serait la dernière que Shinrin Hanzo fomenterait à l'encontre de son clan.

Il était plus que temps qu'il ne comprenne que la seule bête se devant d'être mise au fer était celle qui siégeait au sein de sa chair divine.

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Dans le silence berçant les murs du palais du Feu où seuls les échos d'une canne pressant le marbre pouvait se targuer d'acter une présence, le grondement de deux marches jumelles trouvèrent sur ce sol leurs lettres de noblesses comme si leur place avait toujours appartenu auprès de ces dorures et du pouvoir convoité par tant d'âme mais dont si peu pouvaient le mériter.

Les deux portes de fer de la salle du trône s'ouvrirent dans un capharnaüm soudain, pressées ensembles par les paumes d'un guerrier dont la présence égalait celle d'un monarque, avide de la reconnaissance et du respect qui lui était dû. Il avait attendu ; bien trop longtemps que les chairs de l'impudent ne soient pansées de leurs plaies. Ses blessures ne sauraient s'élever en excuse un instant de plus.


Inuzuka Seimeiten
ex-capitaine de l'unité coloniale


Ses yeux d'or imposèrent leurs présences sur le visage décrépit de l'homme se tenant face à lui, d'un souffle amusé, hautain, échappant à ses lèvres. Amaterasu vint cerner ses flancs de ses lueurs offertes à l'aube et au crépuscule, sa fourrure égalant celle qui décorait les épaules justes de son maître.

« Votre Capitaine est de retour, Mon Empereur. »

L'ire de conquête se lisait tout entière sur les traits d'Inuzuka Seimeiten, venu réclamer ce qui lui revenait de droit et de sang.

« …Et force est de constater que le spectacle qui se présente à moi est d’un pathétique des plus impériaux. », cracha-t-il.
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Shinrin Hanzo
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Mer 18 Aoû 2021 - 16:04
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"L'Empire", un nom glorifiant inspirant l'ordre et la discipline, camouflant une fourmilière de guerriers plus hargneux les uns que les autres qui ne respectent qu'une seule et même entité : La force, sous sa forme la plus pure, la violence. Mais à trop inspirer l'effroi au point où personne n'ose vous défier lors de votre ascension par peur d'en perdre la vie, on en oublie qui tient le bâton. Voici alors que l'Enfant Loup était de retour, s'imposant magistralement devant son Empereur comme un adolescent irrévérencieux qui se voit pousser du poil à en perdre la tête.
"..."
L'Empereur se voulait bien silencieux, relevant simplement son menton et peignant d'un trait de doigt ses mèches afin de clarifier son regard et mieux entrevoir la silhouette du va-t-en-guerre féral. Car si les mots de ce dernier se voulaient incisifs, c'est avant tout par les yeux qu'ils se passaient les armes, l'un comme l'autre désabusé par un respect qu'on leur avait dérobé.
"Capitaine.. ? Il faut croire qu'à trop cajoler un cabaud, il finit tôt ou tard par montrer les crocs."
Dégraffant alors ses panssages un à un tandis qu'ils tombaient au sol comme des plumes, l'Empereur se montrait alors sous un jour macabre, le derme teinté d'amarante, le blanc de ses yeux carné, le tout dénotant une trogne des plus sinistres : celle d'un survivant. Mais aussi blessée semblait être sa chair, son expression mordante semblait revenir tout feu tout flamme signifiant là que le monstre semblait retrouver sa vigueur.

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"Je n'ai pas souvenir de t'avoir mandé, fieffé insolant. Je n'ai cure que ton petit voyage t'ait fait pousser des cornes, alors ose encore t'adresser à ton Empereur de la sorte et tu goutteras du bâton."
Que pouvait-on réellement attendre de deux bêtes irritées ?

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Jeu 19 Aoû 2021 - 13:00


Le menton d'Inuzuka Seimeiten se redressa légèrement, gorgé par la fierté qui emplissait tout son être et raidissait ses épaules d'une noblesse sauvage. L'ombre d'une mimique colérique passa sur ses traits, de lèvres finement retroussées face à ces paroles qui confirmaient l'audace insipide que cet homme s'était toujours permis envers son clan ; mais bien assez vite, elle disparut pour ne laisser place qu'à une indifférence feinte. Ses pas traversèrent cette pièce où sa silhouette aurait pu sembler avoir toujours appartenu, tant elle parut s'ancrer dans ses détours d'une perfection impériale, d'un air de conquérant dansant dans les dorures de ses iris.

Car il savait, par la seule manière dont le Shinrin avait choisi de répondre à ses dires sur une défensive abjecte, que l'individu était conscient de la menace qu'il représentait à ses yeux. Que sa présence seule à se tenir devant lui sans avoir été annoncé suffisait à le mettre face à la plus grande des erreurs ayant parcouru son règne, faite lors des quelques instants qui avait précédés son commencement. Il n'avait eu la grâce de pouvoir préméditer cette rencontre afin de fomenter des délices mielleux dont il était capable envers tous pour tamiser sa colère et endiguer cette joute qui se présidait entre eux.

Et cela avait le don de l'agacer. Cette façon de se targuer d'orgueil même lorsque l'on était acculé. De demeurer sourd à reconnaître ses fautes, de cet imbu de soi qui l'étouffait jusqu'à l'indécence.

Sa voix fendit le silence laissé par les paroles amères de son vis-à-vis, jusqu'à ce que sa stature ne s'arrête tout à fait à quelques mètres de lui, au centre-même de cette salle du trône, d'un compagnon lupin pressé sur ses flancs.

« Je trouve mon ton plus qu'approprié pour celui qui est prêt à braver les règles ancrées de l'Empire pour acquérir un peu d'attention, se refusant à une Conflagration honorable. Mais peut-être préférez-vous celui que l'on emploie pour les catins, à ouvrir ainsi vos cuisses à un autre ayant échoué son épreuve pour troquer mon titre contre le vôtre ? »

Son sourcil s'arqua à son adresse comme pour appuyer ses dires, d'un visage imprégné d'un air intraitable. Un souffle amusé s'osa, toutefois, à traverser l'égide de ses lèvres lorsqu'ainsi si proche de cette forme d'infortune que présentait le Shinrin à sa vue, sa décrépitude et sa misère s'offraient en spectacle à qui pouvaient les contempler comme témoins de déchéance.

« Gardez votre bâton pour vous reconstruire la jambe qui vous manque et vous tenir décemment devant moi. Il vous sera plus utile ainsi que de l'agiter en menace stérile comme un enfant capricieux ne savant de quoi il parlemente. »

Son regard se planta de celui de l'infirme, criant d'une colère sourde à l'encontre d'un homme qui avait perdu son respect depuis son accession au trône – depuis, même, qu'une âme divine fut enfermée dans sa chair, ne le réduisant qu'à une arme prête à être utilisée pour le Feu qu'importe sa volonté et ses désirs à ses yeux.

« Peut-être avez-vous oublié au même titre que votre décence, Mon Empereur, mais aucun enfant du Feu siégeant sur ce trône ne peut décider de qui se tient à ses côtés en tant que Capitaine. Ce n'est pas un titre que l'on troque, ni que l'on offre ; mais que l'on arrache au prix d'une victoire. »

Une chose qui, visiblement, ne laissait qu'un goût amer dans la bouche de l'enfant-roi, pour toutes ces prouesses qui étaient les siennes à mêler réussite et désastre sur son chemin.

« Mais vous qui êtes si prompt à l'insolence, à clamer haut et fort ô combien vous respectez les lois du Feu en patriote : dites-moi. Soupirez-moi l'explication stupide que vous avez offerte à tous ceux se posant la même question du démérite de mon remplaçant. »

Il n'avait nul besoin d'être mandé, ni même convoqué par les mots de cet être ayant péri de son piédestal en dévoilant un cœur corrompu de vices aux soldats sous ses ordres. Le guerrier ne s'était point présenté devant lui sous le rôle d'un serviteur ; mais sous les traits du commandant d'armées qu'il avait été amené à devenir depuis l'enfance, où l'enseignement de la hiérarchie et des devoirs allait de pair avec celui de s'emparer de toute chose étant sienne.

Et s'il se devait de briser quelques doigts trop avides d'accaparer des trésors et des gloires qui ne leur revenaient pas, aucune hésitation ne se placerait sur son chemin. Qu'il s'agisse de combattre par les armes ou par les mots, en invoquant des sujets dont il connaissait la sensibilité chez son adjuvant.

« Tous les anciens Empereurs sont montés au trône par l'égide de l'Ignition. Peut-être préférez-vous obtenir ce rôle par le seul moyen que vous pouvez vous permettre, la fourberie et la parole, mais il existe des âmes en ce monde capables de remporter un combat sans perdre leurs membres petit à petit telle une poupée désarticulée que l'on aurait oublié de manipuler. Vous et votre frère avez cela de commun. »
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Shinrin Hanzo
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Jeu 19 Aoû 2021 - 14:47
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C'était une colère ancrée, infiltrée jusqu'aux confins de ses entrailles mêmes et prenant racine à même ses frustrations les plus tenaces, celles qui touchent l'intouchable, celles qui flirtent avec l'impardonnable. Par sa dernière palabre l'Inuzuka venait d'acter la fin, sa langue incisive venait d'ouvrir une entaille à même le cœur du Shinrin d'où jaillirai sur la capitale un torrent de bile et la nauséabonde fragrance de la malemort. Il lui fallut 8 mots et 32 lettres pour que les Dieux eux-mêmes n'en viennent inexorablement et sans mot à dresser leur propre conclusion : Aujourd'hui serait un jour de colère.



La grand-salle d'ordinaire couronnée de soleil se montrait graduellement sous une face bien sombre. Par-delà les carreaux de la baie se rassemblaient des nuages noirâtres, porteurs de pluie, d'ombres et de mauvais présages. Coïncidence ou empathie providentielle, c'était comme si la nature elle-même sanglotait sous la prémonition de la fin de toute chose.

Relevé, l'Empereur détaillait alors depuis son échine sa paire d'ailerons au gabarit démesuré qui venait teinter la fade lumière en son dos sous des teintes émeraudes. Alors tel un prophète, l'Empereur se soulevait et se désolidarisait graduellement de la pénibilité de la terre et de son handicap, rejoignant un royaume où nulle jambe perdue ne serait entraver sa furie. Plus qu'une préparation stratégique, c'était avant tout un message.
"Tu uses de bien des mots pour aboyer et te lamenter sur tes convoitises. Si je suis devenu Empereur sans même prendre les armes, c'est que personne n'eut l'aberrante idée de penser pouvoir me faire face sans payer son tribut. Vous vous êtes tous inclinés devant le seul et unique élu d'un Empire dont les principes dépouillés de tout artifices comme la Conflagration sont l'expression d'une doctrine primitive qui veut que Le-Plus-Fort prime… tandis que les autres se taisent et obéissent."
Alors même épris par l'ire la plus pure, il ne put s'empêcher de rompre sa contenance d'un rire luciférien à en faire vagir les tréfonds de ce monde.


"Pour mieux mater la meute, il ne faut pas renâcler à la besogne et il faut malheureusement parfois étriper le louveteau le plus courageux. En tuer un pour en terrifier un millier. En ce sens, je te remercie, chien odieux, ton indocilité sera l'occasion d'écraser les germes d'indiscipline de tes congénères, et puis si ça ne suffit pas, je m'en irai dépecer chacun de tes frères, les occire un par un, jusqu'à ce qu'ils se soumettent et se reconnectent avec une vérité pénible mais ô combien draconienne : l'Alpha, c'est moi…"
S'accaparant d'un prompt geste sa lance qui siégeait aux côtés du trône, il pointait alors le métal sombre et mat vers la caboche de la bête à la crinière nivéenne.

"… Et pour avoir blasphémer sur mon sang, pour avoir cracher sur l'image du Valeureux, je te prie de bien croire que ta fin ne connaîtra même pas un simulacre d'honneur. Je torturai ton corps pour que ton âme apprenne à être humble. Seuls le regret de tes dernières paroles et la vue de ton bourreau étripant chacune de tes bêtes accompagneront ta chute dans l'abîme du plus profond des cercles. Entends cet anathème, entends mes mots, ceux d'un Dieu."
Alors depuis son être vinrent ruisseler des flots d'un lugubre chakra miasmatique et méphitique tandis que l'Empereur remontait sa mèche d'un trait de main. C'en était presque palpable, et laisserait à quiconque paradait aux alentours du palais un avant-goût de l'odeur que pouvait bien avoir les enfers. Les vitres se fissuraient, le parquet crissait. Il était l'heure.

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Dernière édition par Shinrin Hanzo le Dim 28 Nov 2021 - 13:09, édité 1 fois
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Inuzuka Seimeiten
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Ven 20 Aoû 2021 - 19:00


Le regard du guerrier s’éleva sur la voûte céleste des ailes qui se dévoilaient, majestueuses, de leur carcan de chair ; mais semblables à la stature brisée de leur hôte, leurs nervures retraçaient d’un simple coup d’œil une courbe tordue, rompue – cicatricielle, presque, d'un être dont le corps et l'esprit avaient essuyé des souffrances qui n'avaient cessé de le mener au bord d'un gouffre de folie pure. Et bien que ses traits demeurassent inchangés face à ce spectacle presque biblique, ses yeux, eux, ne pouvaient se targuer du même acabit : car dans leurs profondeurs trônait une volonté de conquête dévorante, d'absolution pleine et intense de cette divinité dont l'égide se révélait à sa stature impie, prête à être assouvie à sa volonté.

Il fut un temps où un ange chuta des cieux pour siéger aux enfers du fait de son orgueil… et Seimeiten comptait bien être celui qui imprégnerait sur la peau de cet enfant les brûlures d’un fer chauffé à blanc.

Mais pour l'heure, l'éphèbe ne put retenir un rire de traverser ses lèvres lorsque son regard devenu presque féral revint siéger sur les traits du Shinrin et qu'il ne prête attention aux dernières menaces qui lui furent adressées pour ses paroles traitres. Muées sous un amusement franc, son écho se fit l'ordre imposé au silence dont il ne put s'empêcher, tant le spectacle qui se montrait à lui était d'un pitoyable auquel il ne se serait jamais attendu.

Il ne fallut qu'une poignée d'instants pour que l'hilarité ne soit chassée de ses traits et que ses iris d'or ne clament à nouveau cette salle du trône comme étant leur, d'un soupir sauvage glissé à son adresse ;

« Oh, Mon Empereur... Avez-vous oublié ? »

Les canines du guerrier se firent plus apparentes alors que ses dires pressaient un sourire carnassier, presque avide, sur son visage.

« C’est le propre de notre clan que de dresser les bêtes sauvages jusqu'à la servitude. »

Sa main assiégerait bientôt le cou de cet insipide de ses griffes amères, ferait ployer le seul genou qu'il restait à cette mascarade d'Empereur, doive-t-il arracher la fierté de son clan au même titre que son cœur. Étriper le louveteau le plus courageux. En tuer un pour en terrifier un millier ; il ôterait le goût de ces mots abjectes de sa bouche pour l'en étouffer.

« J'ai à mon flanc tout le temps du monde pour vous faire goûter à de telles traditions ; mais je ne suis pas venu ici pour cela aujourd'hui, vous attendrez votre tour comme un enfant sage que les adultes terminent leurs devoirs avant de s'occuper de vos caprices. », trancha-t-il en claquant sa langue contre son palais.

Sa marche, elle reprit son ascension au sein de cette pièce, d'un pas à la fois, porteur d'autant de poids que ses dires n'enfonçaient le clou de sa volonté face à cet ange déchu que ses ailes lui imploraient d'arracher par ses crocs.

« Vous n'avez jamais été confronté par une Conflagration pour la seule raison que vous aviez pris soin d'écarter chaque soldat d'un tel poste avant votre ascension, les empêchant par le même temps de combattre cette place selon les lois de notre l'Empire. Encore une fois, vous ne faites que parler, parler, d'une langue qui mériterait d'être tranchée. Faites-moi le plaisir d'écouter et de vous taire. »

Ses yeux se plissèrent sous le joug d'une colère sourde qu'il ne put tamiser davantage, à l'aube de l'ouverture d'une boîte de Pandore laissée trop longtemps scellée.

« Je suis ici pour la ferronnière que vous avez dérobée aux nôtres peu de temps après avoir réclamé le trône. »

Son regard darda la silhouette creuse de son opposant d'un air de dédain, les traits de son visage mués par la noble ire d'un roi refermant sa poigne sur la trachée de ses sujets.

« J'exige que vous me la rendiez. », cracha-t-il d'un ton impérial.

Sa marche résonna sur le marbre du sol d'un pas de plus, menaçant en égal aux mots clamés par l'enfant de la sylve ; à la différence, peut-être, qu'il n'avait pas l'ingérence de se laisser engloutir tout entier par la colère. Celle de l'Inuzuka était froide, méthodique, contenue par des années de respect pour les lois et les êtres dont le pouvoir outrageait le sien dans son ombre.

Ce temps était révolu.

« J'exige de récupérer mon poste de Capitaine de l'unité Coloniale. »

Son talon tonna une dernière fois sur l'esplanade, à quelques mètres du centre de la pièce.

« Et j'exige qu'un membre de mon clan siège sur le trône en tant que Porte-Parole. », finit-il, acerbe. « Il n'y a que comme cela que vous parviendrez à empêcher un soulèvement de se commettre à votre encontre pour tous les affronts que vous et le Feu avez fomentés à l'encontre des miens depuis bien trop de temps. »

Inuzuka Seimeiten imprégnerait dans la chair et dans l'esprit de cet animal boiteux qu'il n'était ni de sa place, ni de son rang d'interférer dans les affaires de son clan, autant de fois que nécessaire tant que ses ordres ne soient pas absous d'une révérence solennelle... doive-t-il l'occire jusqu'à ce que ce déchet ne glapisse comme un chien infesté par la rage.
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Shinrin Hanzo
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Ven 20 Aoû 2021 - 20:41
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Las il était d'écouter les complaintes d'un cabaud puant la frustration, suintant de rage. "Que de piètres paroles" pensait-il, "Que de vaines mondanités" maronnait-il. Car qu'importe si les assertions du prétendant Inuzuka se voulaient ingénues, ô grand jamais ne prélaveraient-elles sur le principe premier de l'Empire.

"Tu exiges… Tu exiges… Tu t'exprimes comme un vrai mâle pour un louvart qui se plaint de ne pas avoir eu son su-sucre. La seule chose que je t'accorderai, c'est cette fin que tu sembles ardemment désirer. Alors cesse de geindre et assume tes paroles. Tu aurais pu te présenter comme un homme mais tu as préféré t'annoncer comme une chienne en rut. Tu te méprends à croire que nous jouons au jeu plébéien d'Iwa, de Kiri ou de Kumo. Les faibles n'ont ici rien le droit de demander. Ici c'est l'Empire."
Relevant de nouveau sa mèche, le ciel gris se déchainait alors en une averse bruyante et mauvaise.
"Alors cesse de te défier, cesse de t'efforcer à te dérober derrière ton clan, cesse tes jérémiades… Que tu sois Lieutenant, Capitaine… Que tu sois Inuzuka ou même le Chapelier… Tout ça n'a plus la moindre importance."
Jouant de sa lance en la contrebalançant entre ses deux mains, narguant de haut son serviteur révolté c'est avec un air carnassier qu'il lui pissait au bénitier allégoriquement parlant.
"… Je t'avais dit que tu tâtera du bâton, non ?"
Plantant son fer au sol, c'est depuis sa manche qu'il extirpait un rouleau ocre au blason de son clan marqué par le temps avant de le déployer avec une certaine prestance dans les airs pour que finalement se conjurent depuis le papelard une nuée d'ombres qui prirent dare-dare possession des lieux depuis le sol, les murs alentours et à même le plafond où ils pendaient tels des chiroptères, les yeux rivés sur leurs proies. Alors pouvait-on rendre compte de leurs singularités à chacune : il n'y en avait pas. C'était une armée d'Hanzo, tous enguirlandés des mêmes linges, tous déplorant les mêmes stigmates, tous agrémentés de la même paire d'ailerons, de parfaites copies si l'on faisait fi de leurs attirails distincts.

Puis, telle une symphonie, c'est en communion qu'ils prirent parole, cernant l'Inuzuka et son familier d'une annonce vibrante et implacable :
"L'Empire, c'est moi."

De là s'abattit alors un enfer de métal sur les deux comparses féraux qui durent faire face à une attaque conjointe du contingent les cernant. Depuis le sol jusqu'au plafond, de leur front, de leurs flancs, jusqu'à leur séant, l'offensive se voulait aussi bien portée au corps-à-corps par une moitié de soldats bretteurs et lanciers qu'à distance par leurs frères archers et artilleurs. Le stratège quant à lui se contentait d'orchestrer la scène, concentré sur ce qu'il se passait devant lui tout fracassant la baie de verre dans son dos afin de se porter à une flopée de mètres de la bâtisse, le vide sous ses pieds avec une vue incomparable sur le théâtre qu'était devenue la grand-salle.

D'ici peu, tous comprendront ce que personne jusqu'ici ne daignait comprendre :
Le troisième Empereur était absolu.


Résumé

État de chakra : [0 S / 1 A / 0 B / 0 C / 0 D]
État de santé :    Ecchymoses et légères coupures sur tout le corps pas totalement refermées - Sévère trauma sur une partie de son corps (secret)
État mental :      Stable

Résumé :
1) Hanzo invoque ses marionnettes qui prennent possession de la grand-salle à 360°, du sol, des murs, du plafond
2) Les marionnettes attaquent depuis tous les angles possibles Seimeiten et sa bête
3) Hanzo détruit la baie vitrée derrière lui afin de se porter à l'extérieur du bâtiment, les pieds dans le vide

Je pars de la base que la grand-salle fait du 20x20x5m, qu'Hanzo est à quelques mètres de la baie vitrée détruite et qu'il y a une cinquantaine de mètres sous le vide. Autrement je laisse totale liberté au Narrateur de modifier ces éléments à sa convenance.

Techniques utilisées :


Équipement utilisé :


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黒火 -Le Maître Pantins de l'Empire
« Plus n'est jamais assez.»


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Inuzuka Seimeiten
Inuzuka Seimeiten

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Lun 23 Aoû 2021 - 12:30



Le regard désintéressé de Seimeiten s'échoua sur les dorures du parchemin que l'enfant-roi déroulait devant sa silhouette, loin d'être surpris par une telle entreprise ; de ses talents de manieurs de pantins, d'hommes et d'esprits, d'aucun n'étaient inconnus aux yeux du guerrier pour qui un soin tout particulier avait été destiné à connaître ses adversaires, et plus encore, les faits d'arme à l’origine de leurs réputations.

Le grognement sourd d'Amatsukami sur ses flancs attira son attention, toutefois, d'un regard glissé à l'adresse de son partenaire. Il ne sut réellement si le flux qui s'échappait de la bête divine ancrée dans les chairs de l'Empereur Shinrin fut à l'origine d'une telle réaction chez l'animal, qui pourrait voir chez lui le maître de son règne... ou si ce ne fut là qu'une hâte dévorante de forger ses crocs dans les entrailles de sylve de ses marionnettes. Un rire étouffé trépassa les lèvres de l'Inuzuka, amusé à l'idée de ses propres pensées – cela n'avait pas d'importance. Dusse-t-il être effrayé face à une créature dont la démesure n'égalait que son dantesque héritage, ses ordres demeuraient absolus.

« Reste en retrait. »

Malgré tout, les traits se froncèrent sous l'égide d'un étonnement mêlé de déception lorsqu'il perçut la stature de son adjuvant tenter de briser l'aube d'un mur de verre du palais pour s'enfuir, lorsque ce fut précisément cette couardise qu'il parut lui reprocher.

N'était-il pas celui qui se dérobait d'un champ de bataille après avoir lancé le premier assaut ?

La courbe des iris de l'éphèbe s'élevèrent sur les ombres menaçantes des copies s'effondrant sur ses flancs et ceux de son partenaire tandis que ses paumes se révoltaient sous le joug d'une adrénaline s'éveillant dans ses veines d'un désir écrasant de conquête, d'absolution pure et simple. Son ton gronda, d'une ode prêtée à la rage de vaincre. Son armure et le pelage couvrant son épaule parurent s'animer à leur tour lorsque sa silhouette s'éleva au-dessus du sol dans une danse martiale dont la seule révérence était tirée à l'astre solaire ainsi absent des cieux réclamés par Kuraokami – seigneur, dont les écailles reflétaient l'aube d'une pluie torrentielle sur le monde.

Une nuée de détonation émergèrent du corps du guerrier dont chacun des mouvements semblait épouser ceux de ces irrévérencieux : d’une main ouverte vers une lame expulsant son courroux de ferraille hors de sa stature, d’une seconde venant avorter une offensive glissée sur son flanc à sa suite sans jamais qu’elle ne parvienne à effleurer la courbe du tissu de ses vêtements. Il en fut de même pour chacune d'entre elles, que leur désir ne soit d'occire l'homme ou l'animal, l'évidence seule de leur échec s'imposait sous l'arc de mouvements nobles, calculés pour n'en laisser aucun traverser cette garde ainsi érigée.

Le dernier des pantins n'ayant pu siéger dans le confort de la poussière vit sa gorge agressée par l'étau meurtrier de Semeiten, dont la poigne impériale s'étaient refermée sur sa chair de sylve ; et d'un sourire carnassier, d'une autre paume approchant sa lame, il soupira un murmure destiné tout entier à l'arrogance de son adjuvant.

« Les Empires sont destinés à s'effondrer. Vous ne serez ni le premier, ni le dernier. »

Une ultime explosion expulsa son corps irrégulier hors de sa portée, faiblissant à parvenir au but qui leur avait été intimé par leur manieur – et tandis que ses pas retrouvaient les détours du sol au crépuscule de sa vrille, l'écho de bruits de lutte lui parvint au-delà des portes de pierre de ce palais, pressant une peinture fière, digne sur ses traits souverains.

Le temps était venu.


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Le Narrateur interviendra à la suite de ce post sous 24 à 36h, merci de patienter avant de poursuivre le RP.
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Narrateur
Narrateur

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Mar 24 Aoû 2021 - 17:30
Les deux gardes qui préservaient habituellement le palais demeurèrent normalement impassible dans le calme de l'Empire. La journée n'avait rien de spécial, rien de différent, l'entrée de l'Inuzuka au sein du domaine du Suprême ne présageait rien d'anormal car ce n'était pas dans les codes d'un Empire que de se soulever contre son monarque sans avertissement, sans organisation. Ils luttèrent principalement contre l'ennui, eux qui étaient largement respectés par un peuple pourtant fougueux, et peinèrent plus à combler la lassitude d'une torpeur qui les dominait qu'à réfléchir sur ce qui pouvait se tramer.

Parce qu'avant l'explosion, la mèche devait se consumer sournoisement. Le calme avant la tempête. Le silence avant la cacophonie. Seimeiten, véritable étincelle à la rébellion qui se profilait dans l'ombre de la cité aux couleurs d'émeraudes, était le feu dont avaient besoin les Inuzuka pour montrer à l'Empire qu'ils avaient du mérite. Se souvenaient-ils douloureusement du massacre dont ils avaient été victime, des Inuzuka qui s'étaient regroupés à Iwa et qui s'étaient ralliés aux Feu et maintenant de l'insulte que le Troisième avait proféré à leur encontre, requestionnant leur volonté de siéger chez un peuple qui pensait les avoir dompté, ces trahisons étaient la source de toute leur détermination.

Alors insidieusement, les foules canines se répartirent à des endroits clefs : au Pont Araho pour bloquer l'extérieur, dans le centre-ville pour épauler l'affaire du Palais et devant le domaine d'Aburame Fukuo, qui avait le pouvoir de renverser le rapport de force. Cheminant comme s'il s'agissait d'une ronde, il ne fallut que peu de temps à certains gardes, les plus perspicaces, pour songer à prévenir celui qui les gouvernait. L'un d'eux, après un court débat avec l'un de ses pairs, se hâta en direction du Palais Impérial, soucieux de transmettre ses doutes au Shinrin qui surplombait le Feu.



Sa tête se heurta au sol violemment, écrasée sous une patte de fer. En effet, les Inuzuka, malgré leur réputation de guerriers instinctifs, respectaient en ce moment même une règle d'or que leur avait impulsé leur chef de meute : contre une rébellion, il ne fallait pas qu'imposer un moyen de pression suffisant pour annihiler toute volonté de contre-attaquer. Il fallait également empêcher la possibilité de contre-attaquer.

Nombreux furent les gardes qui avaient accouru vers le Palais avec ces mêmes intentions. Tous furent interceptés, jusqu'à ce qu'une pièce maîtresse du plan donne du leste à ceux dont l'attention ne devait faillir.

Prendre de force le Palais, et empêcher toute communication envers le Tout Puissant. Et là était alors un jeu de rapidité.

_


-"Mon Empereur ! Nous-"

Le corps du garde, après avoir lourdement ouvert la porte blindée du Palais, tomba inconscient sur le sol. La violence avec laquelle son être s'était écrasé sur le plancher du Monument Impérial pouvait engager une question essentielle au Troisième... "Était-il mort ?"

Un ombre surplomba l'inconscient. Les cheveux hirsutes, la carrure fine mais élancée, l'un des hauts gradés de la meute apparut aux yeux de son semblable.

-"Seimeiten ! Le périmètre est bouclé. Nous sommes tous en place."

L'échange de regard entre les deux maîtres canins impulsait la crainte et la rage. Les deux jubilaient à l'idée que tout se soit déroulé comme prévu. L'Empire était prit de force, et jusqu'à ce que l'éphèbe n'accomplisse son plan, ils se devaient de tenir.

-"A toi de jouer."

Malgré tous les armements qui s'étaient échoués partout dans la grande salle, montrant au Relai que la bataille avait déjà commencé, il referma la lourde porte, laissant son ami aux portes de la mort.

Ou aux portes de la gloire.

Une nouvelle (et dernière) intervention prendra lieu à la suite de ce post, merci de patienter avant de poursuivre le RP.
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Inuzuka Seimeiten
Inuzuka Seimeiten

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Mar 24 Aoû 2021 - 18:00


Déjà, les ombres des hommes et des femmes de son clan avaient dû se faufiler auprès de leurs confrères préférant l'acerbe compagnie des insectes ; auprès du pont que celui qui fut autrefois un fugitif utilisa pour s'échapper au courroux de ces terres ; à l'aube des portes impériales du palais, afin de prévenir toute âme de trépasser leur échange de sa présence impie.

Le guerrier en fut certain lorsqu'au crépuscule des explosions qui avaient guidées ses gestes, le grondement de l'une des lourdes portes de pierre vint affubler les cliquetis désarticulés des marionnettes retombant au sol de sa prestance.

Lorsqu'une voix pressa à son adresse les mots qu'il lui avait tant tardé d'entendre, effaçant la dureté de l'affrontement qui avait paré ses traits pour les illuminer de la grandeur qui gonflait son cœur, enfin. L'égide d'une première victoire s'imprégna des lèvres charnues de l'éphèbe, dont la crinière immaculée reposait lentement sur ses épaules, ôtée à l'apesanteur de sa vrille.

Car sous l'étau de roche qui forgeait cette entrée de toute sa splendeur se dévoilait la silhouette de l'un de ses plus proches compagnons en qui sa vie pourrait être placée sans détour ; l'un des seuls pour qui il pourrait aller jusqu'à la sacrifier si son destin l'exigeait de lui. Inuzuka Getsumen, en qui ses yeux trouvaient son égal – visible par la simple familiarité avec laquelle il l'autorisait à s'adresser à lui, inculquée à leurs deux esprits par les années passées aux côtés de l'autre, instruits de concert aux arts de leurs clans depuis l'enfance.

Sa seule présence ne pouvait signifier qu'une chose, redoublée par les paroles qu'il lui prêta ; tout était en place. 

Les dorures de ses yeux s'arrêtèrent le temps d'une seconde sur les traits bruns du loup qui trônait à ses côtés, Hansha, jumelé à la propre bête qui siégeait à ses flancs – et d'un sourire imprégné de toute la noblesse de son sang, les pas du guerrier se détournèrent de lui pour assiéger la salle du trône de son regard.

« Je te laisse le palais. »

L’heure était à l'absolution.

Ses pas fendirent le marbre du sol d'une volonté intraitable, ne prêtant aucun détour pour les pantins qui tamisaient ses alentours sous révérence inanimée de leur échec. Amatsukami, lui, tâcherai de cerner leurs postures dans l'inquiétude qu'elles ne se relèvent un jour, bien qu'aucun fil bleuté ne paraisse demeurer attaché à leurs membres.

La voix de l'élu de son clan s'éleva au même titre qu'un mudrā n'épousa les courbes de ses doigts, d'une énergie foudroyante s'échappant de l'ombre de sa silhouette pour fendre le fin manteau de poussière qui s'était élevé à la suite des détonations. Le plafond parut trembler, un temps, avant que tout ne s'efface ; comme si rien n'avait jamais été.

« Ne vous fourvoyez pas, Empereur Shinrin. Ce n'est pas une Conflagration. »

Sa marche outrepassa l'égide du siège impérial, joyau de cette pièce dont tous se disputaient le pouvoir sans un coup d'œil pour son revêtement précieux. Ce n'était pas ce qui l'intéressait, en cette heure, malgré la convoitise qu'il pouvait revêtir.

Son pas s'ancra dans les débrits de verre et de pierre laissés par le passage de l'infidèle, écrasant les maigres roches fragiles sous son pied ; et lorsque son regard darda la carcasse de l'enfant-roi dont les ailes faiblissaient à le maintenir dans les airs avec dignité, assouvi par l'égide d'une pluie torrentielle, des nuages d'obstidienne s'amoncelèrent dans la voûte du ciel, grondant de la même colère qui révoltait les chairs du guerrier.

Son menton se releva, ô combien digne et conscient des conséquences que ses paroles et ses actes pouvaient entraîner ; pour lui, pour son clan. Une vie serait perdue, ce soir, qu'elle soit la sienne ou celle de son adjuvant.

Cela importait peu. Il comptait bien redorer ses frères et ses sœurs d'un blason de gloire et de respect éternellement dûs par leur place au sein de l'Empire, quoi qu'il puisse lui en coûter.

Sa voix résonna une dernière fois pour se faire l'envoyée de l'intraitable réalité offerte aux yeux de cet orgueilleux, gorgée d'appétit de chair, de sang et de victoire.

Seimeiten serait le soleil brûlant les ailes d'Icare ayant trop ignoré l'ardeur de l'astre, par la rage d'un dieu en combattant un autre.

« C'est un coup d'état. »

En un instant, le grondement du tonnerre s'abattit sur la silhouette de l'ange dès qu'elle n'eut outrepassé les murs d'argent de son palais, cueillie telle l'irrévérencieuse bête qu'il était. Elle serait dévorée par les formes électrifiée d'une meute de loup à son ultime éveil, s'écrasant sur ses traits de blasphème.

Le glas de l'affrontement avait sonné.


informations:
 


Ce RP marque le début de l'arc narratif Le réveil de la meute interne au clan Inuzuka et à l'Empire,
engendré par les actions de ses joueurs. Ses autres groupes vous sont désormais ouverts.


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Shinrin Hanzo
Shinrin Hanzo

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Mer 25 Aoû 2021 - 14:38



"Et vous voulez que je fasse quoi de lui au juste ? Il n'y a rien à récupérer. Il a autant de valeur que sa pitoyable mère. Tout juste bon à rapiner quelques pommes et à tenir la jupe de son frère."
"C'est de feu votre femme que vous parlez Kichiro-dono…"
"Et ?"
"Toutes mes excuses, je ne voulais pas vous offenser. Il nous faut juste savoir ce que nous faisons de lui."
"Tsss… Laissez le moi. J'ai bien quelques idées pour lui tanner le cuir et lui faire oublier cette candeur naïve et cette aménité maladive qu'il tient de Nemu. Dans le meilleur des cas ça en fera un simple troupier de plus pour l'Empire."
"Et dans le pire des cas ?"
""




"C'était donc ça ?" notait le Shinrin tandis qu'il observait la scène. L'arrogance du dompteur nivéen prenait en partie sens. Ce n'était donc pas seul mais en meute qu'il eut décidé de montrer les crocs face à son maître.

Alors l'Empereur se montrait étrangement quiet, ne dénotant aucune note d'agressivité face aux mots des séditieux ni même face à la neutralisation de son sujet. Il était cette enveloppe de chair immobile qui cultivait avec une certaine paisibilité une ire truculente et farouche. Il demeurait là, aussi fixe dans les cieux que dans son attitude, aussi placide dans ses expressions que frénétique dans son cœur.

Et quand depuis le ciel vint s'abattre une cohorte de bêtes illuminés, c'est aussi serein et immobile qu'il accueillit cet abordage céleste pour qu'alors, fidèles et traîtres témoins puissent contempler cette armure démoniaque qui lui habillait alors le derme et qui le préserva de la colère fielleuse et adolescente de l'ex-Capitaine Colonial.

Alors le demi-Dieu Roi brisait son mutisme, réservant sa voix qui n'avait plus rien d'humaine à l'objet de son divin courroux :
"C'est le propre des faibles que d'avoir une fragile tolérance à la frustration. Aliéné par l'échec de tes propres ambitions, tu n'as rien trouvé de mieux que de rallier les tiens pour laver ton propre déshonneur. Tu empestes la défaite jeune louveteau... Cette fois, je ne te dépouillerai pas que de ton honneur, j'en demanderai plus. Il est juste regrettable que ton clan doive partager ta peine. J'avais tant de projets pour vous... mais il faut croire qu'une portée mal sevrée est tout bonnement irrécupérable."
Ce n'est qu'une fois la messe de l'Empereur dite que le familier Inuzuka pouvait être intrigué par les cliquetis quelques peu alarmants qu'un pantin allongé à sa gauche produisait sans que nul fil de chakra ne soit visible. Simple défaut de conception ou danger en vue, cela serait amplement suffisant pour accaparer l'attention de la bête le temps d'un instant sans attendre nulle action de sa part, et dieu sait bien ce qu'il est possible d'accomplir le temps d'un instant, tout comme cette sombre poupée tapis dans son angle mort droit qui se porta dans l'ombre du traître Inuzuka sans que nul bruit ni mouvement du chef d'orchestre ne puisse alerter l'homme ou son animal.

La suite ? C'est une histoire d'os et sang. Nanti de son tanto de jais, le pantin voulut mettre le bras droit de l'Inuzuka à l'épreuve, trempant son fer dans son cuir avant de compléter le mouvement afin d'arracher à l'individu ce membre de trop et venir tapisser l'air de quelques onces d'hémoglobine. Et comme comble de malheur, c'est avec sa main agrippant son rein et ses crocs côtoyant sa gorge qu'il désirait sceller son méfait. Au royaume du feu, les bêtes n'avaient pas le monopole de la sauvagerie.


Résumé

État de chakra : [1 S / 2 A / 0 B / 0 C / 1 D]
État de santé :    Ecchymoses et légères coupures sur tout le corps pas totalement refermées - Sévère trauma sur une partie de son corps (secret)
État mental :      Stable

Résumé :
1) Hanzo se protège de l'Ire de l'aube grâce à une Armure S (résistance A / fissurée par les dégâts B)
2) Hanzo active sa Main du Demiurge (D / dissi)
3) Hanzo fait un peu bouger une marionnette afin de produire un bruit visant à accaparer l'attention d'Amatsukami le temps d'un bref instant (action RP)
4) Au même moment, une tierce marionnette profite d'être dans l'angle mort de Seimeiten et Amatsukami et utilise le Silence du Tengu (A / pas rapide / dissi) afin de se porter en silence dans le dos de Seimeiten, lui planter une lame dans le bras et lui désolidariser, avant de le mordre au cou (dégâts négligeables).

Bien entendu, les résultats de ces actions ne dépendent que du joueur, je ne fais que m'avancer dans mon RP sans induire que c'est forcément acté HRP parlant.

[Alerte - Le Réveil de la Meute] 00. Les prémices Planse10

Voici ma vision des choses. Loin d'être un plan détaillé, c'est pour représenter "l'idée" et la perception que je m'en fais, ceci afin d'être le plus clair possible dans mes explications. Sur le papier, ça reste une distraction + une attaque dans l'angle mort des protagonistes, qu'importe les détails apportés par chacun.

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Dernière édition par Shinrin Hanzo le Dim 28 Nov 2021 - 13:11, édité 1 fois
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Lun 30 Aoû 2021 - 1:14


Bien que l'attention de l'Inuzuka demeurât tout entière accordée à l'enfant-roi qui se tenait devant lui – non pas par suffisance ou négligence envers les pantins désarticulés à son dos, mais par pleine confiance en son partenaire animal – il aurait été osé de dire, de penser qu’un guerrier tel qu’il ne l’était aurait cédé à l’inadvertance en tournant ainsi son échine au danger qu'ils représentaient. Il avait prouvé bien des fois par le passé qu'un être ne devenait inoffensif à ses yeux que lorsque le joug de la mort ou de l’inconscience réclamait la souveraineté de son corps comme ce fut le cas lors de son précédent duel l'opposant à l’un des Valeureux, où même lorsque son adversaire s'était vu privé de ses sens et incapable de bouger, l’éphèbe n’avait osé négliger la force qui aurait pu se retourner contre lui.

Un homme aux abois était ce que ce monde pouvait offrir de plus dangereux ; car en lui ne demeurait qu’une volonté et un futur absouts par le désespoir où plus rien ne lui était encore à perdre, et tout à gagner.

Et de cela, Inuzuka Seimeiten en était pleinement conscient. Alors, tandis que les dorures de son regard s'étaient offertes toutes entières à la silhouette du maître-marionnettiste depuis quelques instants, un ordre sourd avait été prêté à son compagnon du règne des bêtes. Celui de veiller aux corps qu'il commandait par des filons bleutés, quoi qu'il advienne. C'était ainsi que tous deux n'avaient cessés de se battre en le démontrant à chaque instant ; là où l'un portait l'arc de ses yeux et de son attention, l'autre affublait son opposé du même acabit.

Aussi, lorsqu'un fin cliquetis perça le silence du discours de l'Empereur Shinrin, auquel le guerrier ne prenait même pas la peine de formuler de réponse tant il lui parut stérile, ce fut l'homme et non l'animal qui vint s'enticher de sa source – pour la seule raison que jamais Amatsukami ne s'oserait à outrepasser l'ordre de son maître, dont le rôle avait été de veiller ses flancs quoi qu'il arrive et de n'agir qu'à la menace d'un assaut.

Un assaut qui, précisément, avait visé l'angle mort de l'humain : mais peut-être était-ce là l'erreur de son opposant que de penser que des années passées à dresser un compagnon et combattre à ses côtés allaient se laisser flouer par une aussi piètre diversion, lorsqu'il leur étaient donnés tout le loisir d'observer, à défaut d'entendre. Cette tactique avait beau avoir été le fer de lance de ses joutes par le passé, offrant la tête d'un renégat et d'un ancien prétendant au titre Impérial par un tel jeu de passe-passe, il en était tout autre lorsque l'on combattait non pas un adversaire, mais deux.

Lorsque l'ombre meurtrière de la marionnette s'éleva sur la silhouette de Seimeiten, prête à occire ses traits fiers par le goût amer de sa lame, ce ne fut non pas la chair qu'elle trouva en rétorque ; mais les crocs acérés d'un animal s'étant jeté de tout son poids sur ses engrenages, pressant les articulations sous sa mâchoire. La fourrure du loup avait fendu la pièce d'un bond puissant sans que son maître n'ait eu à se mouvoir en noble protecteur.

À cela, l'Inuzuka glissa un regard en coin vers son partenaire sans jamais trop éloigné son attention de la bête divine, un souffle amusé s'échappant de ses lèvres face à une telle tentative. Peut-être cela servirait-il de leçon au Shinrin.

...Et lorsque la courbe de ses yeux revint darder l'ombre de l'irrévérencieux assiégé par le déluge de toute sa grandeur, ce fut parée du voile de la provocation et de la dignité d'aller jusqu'à ne pas s'abaisser à s'occuper par lui-même d'une feinte comme celle-ci.


Sans un mot adressé à l'enfant-roi, l'un des pouces du guerrier vint subir le joug de ses crocs, laissant un subtil filament de sang longer les courbes de l'os, jusqu'à tracer un trait d'hémoglobine appuyé au creux de la paume qui lui était opposée. Pour qui avait pu être témoin de ses précédents affrontements, cela ne pouvait signifier qu'une seule chose.

L'avènement des astres.

« Viens à moi, Yuumagure. »

Sa senestre épousa les reliefs du sol de marbre lorsque ses genoux ployèrent face à un tel geste ; et presque instantanément, répondant à la convocation de la promesse de sang qui les liait, un nuage de fumée blanchâtre s'éveilla sur ses flancs, jusqu'à emplir le sommet du palais de ses détours d'argent.

Un hurlement royal fendit le silence laissé par ses mots, révélant à tous les traits d'un loup au pelage immaculé et aux épaules cernées de marques épousant les couleurs du crépuscule, de ce lien avec la course du ciel qui n'avait été offert qu'au guerrier d'un clan sachant reconnaître leur valeur et leur grandeur.

La contre-attaque de l'éphèbe fut loin de se faire attendre. De deux doigts pressés sur les atours de ses hanches, sa dextre se munit d'une arme en fer forgé – un kunai, affublé des préciosités banales d’une note de papier dont l’explosion n’aurait que peu de sens face à l’averse qui taraudait les flancs de la cité du Feu. Mais ce n’était pas là ce en quoi il lui trouvait tant d’intérêt ; car projetée au-devant du fasciés de l’imposteur, d’un mudrā unique élevé pour ordonner son ouverture, la détonation qui aurait dû être provoquée par un tel geste fut absoute par les gouttes de pluie, ne faisant que révérer d’avantage la véritable raison de son choix. Un écran de fumée noire où se mélangeait poudre et corps aqueux en se répandant dans l'air qui l'entourait, dont le rôle n’avait toujours été que de voiler le sens sans lequel un faiseur de marionnettes ne pouvait agir – sa vue.

« Frappe. »

D'un ordre convoqué, homme et animal laissèrent leurs membres guider les actes de leurs pensées ; d'une main guidée sous la fourrure qui couvraient le creux de ses reins pour l'un, où les reliefs métalliques des quatre lames d'un Shuriken Fuma étaient demeurés jusqu'alors ; d'un hurlement pour l'autre, fendant la noble quiétude d'un palais révolté par le soulèvement d'un clan tout entier.

Au moment où son poil d'ivoire s'éroda du joug du tonnerre, projeté d'une révérence envers le ciel gouvernant la terre aux confins des nuages, le tourbillon d'un objet ninja vint occire le flanc de la silhouette de l'Empereur Shinrin dont le souvenir demeurait aussi vivace qu'il y a quelques instants pour le guerrier. Cette tentative dissimulée par le joug du nuage noir ayant révolté son sens le plus précieux ne possédait qu'un seul but, méthodique, réfléchi.

Celui de trancher sous l'avidité de ses lames l'une des excroissances permettant à cet enfant de voler.

Le bruit du tonnerre retentit, d'un flou ne pouvant déterminer s'il était celui du déluge qui s'abattait sur Urahi ou provoqué par la douce égide du chakra ; mais lorsque la forme électrifiée d'une déesse muant son corps en celui de loups descendant depuis les cieux, le jugement de cet impertinent était on-ne-peut-plus équivoque.

Voir ses flancs souffrir par les créations des hommes et de l'essence même de ce monde, en étant frappé par la deuxième fois d'une volée d'éclairs ravageant son corps avec la puissance d'un tonnerre courroucé par tant d'impertinence.

L'ombre d'Amatsukami revint cerner le pas de son maître, d'un regard avide détaillant à nouveau chaque bride de ses alentours pour parer à toute opportunité – bien vite imité par Yuumagure, dont les yeux perçants s'ajoutaient à ceux de son invocateur.

Par cette simple opportunité laissée à son opposant, Shinrin Hanzo venait d'enfoncer le premier clou de son tombeau d'Eden ; car plus le nombre de ses fervents compagnons augmentait, plus ses chances de victoire diminuaient, drastiquement.

La question était de savoir s'il parviendrait à s'éveiller à temps de son songe, ou si les crocs amers du sommeil l'emmèneraient aux portes d’une intraitable l'éternité.


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Shinrin Hanzo
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Mar 31 Aoû 2021 - 17:41
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Chaque mouvement était pénible et ravivait les affres d'une Calamité dont les stigmates ne s'étaient pas complétement tus. C'était comme si en ce monde les Dieux s'étaient accordés pour énoncer le châtiment de celui pour qui plus n'était jamais assez : "Il ne connaitra jamais le repos". Son corps à l'image de son esprit pleurait d'épuisement tandis que son âme elle refusait de s'adjoindre à la faiblesse des mortels : Il en fallait plus, et ça ne pouvait finir que d'une seule façon.


Naguère aurait-il penser à tailler une bavette avec le féral pour se faire le sachant de ses aspirations et revendications. Naguère se serait-il projeter sur sa peine pour en dégager un semblant d'empathie. Naguère était-il alors un jeune damoiseau dont la fraîcheur d'esprit rivalisait avec l'audace. Mais si sa peau laiteuse conservait encore aujourd'hui son teint d'autrefois, son âme fanée elle dépeignait les traits d'une bête tout autre : un dragon abusé et désabusé, en proie à ses démons qu'il a cessé de combattre, ne trouvant alors de confort que dans le creuset des luttes armées où il peut se dérober à cette pénible fatalité qui lui tient la gorge : il ne reviendra pas.
"Le désespoir commence là où cesse la volonté de se tromper soi-même." se chuchotait à lui-même le demi-Dieu, mûdras en main tandis qu'il lorgnait sur ce canidé nivéen qui se faisait les crocs sur sa création.
Alors détonnait sous le coup d'une déflagration signe de représailles le pantin assassin qui emportait par la même occasion son bourreau au nom de kami : une juste rétribution pour avoir osé confronter la volonté de l'Empereur Céleste.


"Et de un…"
Et aussi belliqueux se voulait être l'ami des bêtes, c'est avec une placidité sans pareille que l'Empereur accueillait son ersatz d'assaut, projetant ainsi lui-même un shuriken afin de parer celui de son ennemi afin de repousser l'explosion, tandis que d'un coup d'élytre il vint balayer le shuriken fuma de celui qui crut que ses traits célestes étaient dénués de la protection de son armure pour qu'enfin - tout en formant lui-même une paire de mûdras - il vienne encaisser sans broncher les foudres de la bête qui ne surent se frayer un chemin au travers de sa seconde peau chitineuse. Alors d'aucuns pourraient se rendre compte que l'atmosphère se faisait graduellement plus épaisse, plus néfaste.
"Sot…"
Et tandis qu'il venait de terminer sa brève réplique, quiconque proche du haut-lieu pouvait se rendre compte qu'il était devenu impossible de voir plus loin que le bout de son nez, cet air tassé s'étant mué en une purée de pois nuisible pour les sens de tout être. Là l'effet d'une arcane des Shinrin empruntée aux guerriers des îles. Alors pourrait-on entendre depuis la grand-salle que quelques marionnettes s'étaient relevés et se mouvaient de surcroit sur chaque pan de marbre que l'espace offrait, instillant dans les esprits les plus faibles un avant-goût de ce que pouvait bien représenter l'enfer pour ceux qui n'avaient plus d'yeux. Alors de concert chacune des poupées chantaient les palabres de leur maître sous l'écho de leur voix multiples et pourtant singulières :
"Sot est le gandin qui crut bon confronter une meute à un empire."
Et tandis qu'il se mouvait légérement de sa dernière position, c'est alors un festival de fer qui s'abattait sur la petite troupe : des makibichis sur le sol, des kunai et des shurikens dans l'air avant que finalement une note explosive ne vienne s'attaquer à un flanc des bêtes, sans exploser. Le tout marquant ainsi l'inauguration du plus sombre des actes du Maître-Marionnettiste : sa 35ème manœuvre.



Doigts vers les cieux, ailes déployés, le maestro composait alors son chef d'oeuvre, un vocero court, brutal, incipide : l'Anathème Impérial.

Tels des spectres, c'est de toute part que l'armée sylvestre vint accabler le va-t-en-guerre Inuzuka d'un flot providentiel de poignards, flèches, kunais et autres projectiles tandis que depuis tous ses flancs une cohorte d'intrépides s'acharnait sur son unique silhouette avec la volonté de diviser sa chair, de le parsemer de nouvelles cavités et d'enluminer l'espace avec la teinte de son plasma.

Advienne que pourra, tout ceci demeurerait damné et ce à tout jamais.


Résumé

État de chakra : [2 S / 4 A / 0 B / 0 C / 1 D]
État de santé :    Ecchymoses et légères coupures sur tout le corps pas totalement refermées - Sévère trauma sur une partie de son corps (secret)
État mental :      Stable

Résumé :
1) Lorsque Amatsukami défend Seimeiten de l'assaut A du tour précédent, Hanzo fait exploser la poupée en question (A / Monocible) en plein dans sa gueule.
2) Face à l'assaut de Seimeiten et Yuumagure, Hanzo contre le kunai explosif avec un autre kunai, le shuriken fuma avec ses élytres encore blindées (c fé pr sa) et se défend de l'Ōmikami grâce à son armure (je laisse le Narrateur me dire au tour prochain s'il reste quelque chose de l'armure)
3) Durant ce temps, il a pu conjurer sa brume (A) lui permettant par la même occasion de connaître les positions des toutous et du gugus qu'il surveille
4) Profitant de la cécité, il envoie une ribambelle d'armes de tous les côtés pour finir par une note explosive sur un flanc de la troupe qui n'explose pas encore (action RP)
5) Juste après les notes explosives, il enchaîne avec son Anathème Impérial (S / Monocible) qui vise Seimeiten

Techniques utilisées :


Équipement utilisé :



[Alerte - Le Réveil de la Meute] 00. Les prémices Captur14

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[Alerte - Le Réveil de la Meute] 00. Les prémices Signa2
黒火 -Le Maître Pantins de l'Empire
« Plus n'est jamais assez.»


Dernière édition par Shinrin Hanzo le Dim 28 Nov 2021 - 13:13, édité 2 fois
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Inuzuka Seimeiten
Inuzuka Seimeiten

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Sam 4 Sep 2021 - 19:00


De crocs ayant cerné une chair de fer, une menace avait été endiguée sur les flancs d'un maître en qui une, deux, bien des vies avaient été placées ; d'une dignité et d'une fidélité sans faille, la silhouette d'un loup avait fendu le membre attaquant d'un opposant forgé non pas de muscles mais de sylves. Ses pattes fines avaient reposées au sol dans une souplesse souveraine. Ses iris carnivores, elles, maintenues sur l'ensemble de l'esplanade dont il lui avait été offert la garde.

Un cliquetis souffla le silence précédant les paroles de l'humain, succédant l'apparition de l'un de ses compagnons lupins à ses côtés. Comme il en avait toujours été le cas, tôt ou tard, lors des affrontements auxquels leurs trio était convié à soutenir les flancs d'un même seigneur.

D'un simple bruit, naquit une explosion ravageant ses côtés. Ce qui fut un air alerte devint une impression de surprise, un étonnement léger suivit d'un glapissement qui ne saurait traduire aucune peur. Ses membres le guidèrent hors de portée de son souffle, bien souvent habitué à voir de telles déflagrations provenir du corps de l'Inuzuka et non de leurs opposants. Ses griffes raclèrent le sol de pierre et de marbre du palais, le museau retroussé, son regard bestial paré d'un léger voile humide que la fumée avait pressée sur ses rétines, d'une simple réaction physiologique.

Le loup apporta l'une de ses pattes auprès de sa gueule, frottant faiblement l'arche de son crâne comme pour chasser les picotements et le flou de sa vue. Cela passerait, au rythme de quelques secondes d'accommodation. Son flanc, lui, n'était meurtri d'aucune blessure – c'était-là tout ce qui importait.

Seimeiten glissa une œillade auprès de son compagnon dès lors que Yuumagure et ses outils ne furent lancés, d'une part d'inquiétude, peut-être, siégeant au-travers de la noblesse intrépide de son regard ; et étonnamment, vous pûtes voir le guerrier s'agenouiller sans jamais tourner le dos à l'enfant-roi, d'une main tendue vers l'animal comme pour l'inviter à se presser auprès de lui. De cette paume, il laissa une caresse fendre son pelage comme pour s'enticher de son bien-être, de s'assurer qu'aucune meurtrissure ne se cachait sous son poil cerné des parures rougeoyantes qui représentaient le lien indéfectible qui les unissait l'un à l'autre.

Il n'en fut rien.


*


Les dorures d'or cernant les iris de l'Inuzuka s'offrirent toutes entières au spectacle d'une énergie épousant leurs couleurs lorsqu'elle s’abattit sur la silhouette d'un homme victime de leur ire conjointe et d'infâmie. Le tonnerre arrachait à sa peau les reliefs d'exosquelette qui s'était tant entichés de sa surface, fendant chacun de ses aspects jusqu'à ce qu'il ne demeure sous son passage que la chair dénuée de protection de leur adjuvant.

Pourtant, sa langue claqua contre son palais, les sourcils froncés face à une seule réalité ; cela ne suffisait pas.

Son attention vint darder les figures des marionnettes se redressant autour de leurs ombres, d'une symphonie dissonante de cliquetis et de sons irréguliers – si bien qu'elles trouvèrent en lui leur égal, déliant ses genoux à son tour pour se relever et laisser ses yeux s'ancrer dans chacun des recoins de celle salle du trône qui, graduellement, était engloutie sous l'égide d'un brouillard venu des mers.

À cela, Seimeiten était loin d'être aveugle. De se parer des atours de stupidité que l'Empereur Shinrin lui prêtait si aisément pour avoir élevé une révolte pleine et entière contre lui. Non, il en était tout autre.

Il s'agissait d'un piège à n'en point douter ; de lui ôter un sens dont il se servait tant en ordonnant à ses bêtes de garder ses arrières par leurs silhouettes et leurs regards, qui sauraient combler les angles que ses simples yeux d'homme ne pourraient discerner dans leur ombre. Le guerrier ne le supposait pas aussi indécent au point de penser qu'une simple couverture de fumée le rendrait incapable d'agir, au point d'ignorer les sens exacerbés propres à leurs lignées. Non. Cela avait pour simple et unique but d'occire l'avantage du nombre dont il disposait si souverainement.

Ses doigts vinrent trouver les détours d'une lame d'acier, son manche empoigné à même sa paume ; instinctivement, Yuumagure vint presser son immense silhouette dans le dos de son maître et celui de son confrère à la stature bien plus petite et agile, d'une prudence qui imprégnait chaque fibre de leurs êtres jusqu'à réclamer leurs pensées.

Le son d'une arme de jet fendit l'air, détonnée contre le fer d'un kunai. Une seconde trouva le ricochet de la mâchoire du loup, une troisième fut retournée à l'envoyeur par l'égide de sa queue. Certaines réussir à outrepasser leur vigilance, cisaillant légèrement leurs chairs ; à peine. Mais de celles qui tombèrent au sol après leur assaut, ce fut la figure canine d'Amatsukami qui, se glissant entre les membres de ses deux autres partenaires, vint fendre les reliefs de notes explosives de griffes acérées afin de les empêcher de parvenir à leurs fins. D'une vrille sur lui-même, ses pattes expulsèrent la majorité des outils hors de leurs positions tandis que l'humain et la bête à ses côtés ne prenaient l'ascendant de la défense.

Jusqu'à ce qu'une lame ne vienne réclamer le goût de la chair du guerrier impérial, pressé à son corps-à-corps par une manœuvre dont il ignorait encore tout. Une rétorque amère outrepassa ses lèvres tandis qu'il repoussait l'arme du bout de son fer, d'une hémoglobine poisseuse entachant son bras et les tissus qui la recouvrait.

Ce ne fut que lorsque tant d'autres se pressèrent sur sa silhouette qu'il ne comprit qu'aucun de ses partenaires n'était la cible de cet assaut : seule sa tête était mise à prix par un enfant-roi avide de posséder de nouveaux jouets. Un ordre voulu être soupiré dans le capharnaüm de tintements et de bruits assourdissant son ouïe, en vain. Il ne put entendre que le grognement sourd de Yuumagure à ses côtés avant que, semble-t-il, une pluie d'armes désireuses d'occire ses entrailles ne s'effondre sur lui à travers la brume.


Mais le loup, lui, s'était déjà élancé au-devant de la menace, le poil hérissé par les dons affinitaires qui lui avaient été prêtés ; et d'une danse le poussant à vriller sur lui-même, un flux rocheux vint égaler la puissance d'une telle offensive, d'une boue qui tâcherait d'éponger chaque coup porté à l'encontre de son maître. D'en ralentir la course jusqu'à ce qu'elle ne se stoppe tout à fait, allant jusqu'à absoudre la maigre lumière du jour qui transparaissait encore malgré le joug conjoint de l'averse et du brouillard, en hommage à cette déité dont tous révérait les mythes et les légendes s'étant enfermée dans une caverne de sa colère souveraine.

Amaterasu, mère de tous les empereurs.

Les poumons du guerrier s'épanchèrent d'un souffle salvateur lorsqu'il fut témoin de l'égide pressée par son compagnon, ses prunelles dardant cette fumée aqueuse d'une ire semblable à celle de la noble patronne imprégnant ses talents et sa vie. Il ne pouvait demeurer plus longtemps dans cet étau d'argent qui, tôt ou tard, se refermerait sur lui pour lui faire goûter l'amère déception d'être resté trop longtemps aux prises avec des pantins dont il était incapable de voir les mouvements ; et si certes, son flair pourrait se révéler un allié de taille dans une telle joute, l'Empereur Shinrin trouverait un moyen de l'en priver, par le biais de mécanismes et senteurs putrides qui pourraient tourner ce sens en un profond désavantage.

D'une main pressée contre le flanc de Yuumagure, sa poigne se referma sur son poil nivéen tandis que la boue s'effritait en pierre à leurs pieds, d'objets retenus prisonniers dans leurs entrailles rocheuses. La silhouette de Seimeiten se hissa sur l'échine de son partenaire lupin avant qu'un soupir ne soit glissé à son oreille, d'un ordre intimé, implacable.

« Rejoins le sommet. »

L'astre du crépuscule ploya sa course à ses désirs, pressant de ses lourdes pattes un chemin ivre jusqu'au plafond dont la pierre céda sous le passage de ses griffes acérées, déjà fragilisé par l'érosion de l'un des murs porteurs, les explosions et les arcs électriques qui l'avait traversé pour se frayer une porte dérobée jusqu'aux cieux. Amatsukami fit de même, suivant ses flancs avec d'une attention religieuse portée à chacune des marionnettes qu'ils laissaient derrière eux malgré la purée de poids. Leurs membres s'effondrèrent sur les murs, se hissant jusqu'à la faille que le plus impérial d'entre eux avait forgé avant de s'y glisser.

Un nouvel ordre fut imposé aux loups ; celui de rejoindre l'extrémité de la brume afin de tenter de discerner l'ombre de leur opposant à travers un tel écran de fumée, si bien qu'au fil de quelques instants, ni leurs silhouettes ni celles du guerrier ne purent être perçues par l'enfant du bois. S'il lui était donné l'occasion de les voir par ses propres yeux, peut-être pourrait-il discerner leurs reflets au loin.

Les iris d'or d'Inuzuka Seimeiten observèrent une ultime fois les deux loups qui lui faisaient face, d'une grandeur qui semblait épouser chacun de ses gestes, chaque parcelle de son corps à laquelle il le dédiait tout entier ; et dans un dernier soupir, il glissa un nouvel ordre à leur adresse.

« Ne me suivez pas. N'intervenez pas. »

Son regard vint trouver les abysses de cette salle du trône par le gouffre que leur passage venait de créer, où il ne pouvait distinguer aucune silhouette, fût-elle mécanique ou humaine.

« Gardez seulement mes flancs depuis les hauteurs. »


*


Une ombre traversa la faille rocheuse du palais, dont le poids s’effondra au cœur de cette pièce qu’elle avait abandonné plus tôt. Le genou ployé, ses mains pressées contre le sol, elle élevait son regard sur le brouillard qui demeurait depuis lors au travers des brins immaculés qui étaient venus cerner son visage.

D’une prestance sempiternelle, elle se releva, ses paumes crépitantes d’une énergie explosive jusqu’à ce que cette dernière ne s’éteigne, semble-t-il. D’un sourire carnassier affublant ses lèvres, avide d’absoudre sous ses crocs d’homme la chair de cet enfant-roi dont il lui tardait d’arracher la victoire au même titre que son cœur, Seimeiten s’avança au-devant des lieux comme il le fit précédemment, n’ayant cure pour les fragments de pantins qu’il pressait sous ses pas.

Il en fallait plus. Plus, pour l’emporter sur cet irrévérencieux, doive-t-il engloutir le palais et les flancs d’Urahi dans sa colère. Il ne pouvait demeurer plus longtemps ainsi, entouré de marionnettes sur lesquelles son opposant semblait trop se reposer ; le laisser mener la danse comme s’il était l’une d’entre elles.

Sa voix s’éleva au-travers du nuage de brume, criant des paroles acerbes à l’encontre de Shinrin Hanzo, porteur d’une couronne et d’une avarice qui ne lui revenait ni de nom, ni de droit. Celle d’un imposteur.

« Mon Empereur ! Je vous offrirais une mort digne, loin de la honte et de la décrépitude dans laquelle votre frère a fini sa vie. C’est-là le seul regard que vous méritez en tant que sang Shinrin, de retourner dans la boue et la vase qui ont toujours été vôtre, tout comme celle qui englouti le nom d’un Valeureux dont le titre n'a de reliures que celles de son échec cuisant. Celui rapporté d'un combat, si ivre mort que je ne pourrais être surpris qu'il ait décidé de mettre lui-même un terme à sa misérable existence. Un faible qui ne méritait aucun respect pour le goût amer laissé par sa défaite, un perdant de moins entachant l'honneur de notre Empire de son petit corps chétif. »

Son sourire grandit tandis que son échine se raidissait, noble et impériale face à un être se dissimulant dans les entrailles d'un nuage comme s'il était accablé par la peur et la résignation, comme si à l'image de son propre sang, l'abomination de ses propres actions lui était impossible de contempler tant il ne pouvait supporter la bassesse avec laquelle elles avaient été fomentées.

Son ton, lui, se fit amusé ; sarcastique, presque, susurré dans l'ombre d'un rire ne désirant que le voir venir se battre avec lui sans le recours d'un Dieu, sans celui de ses chiens qu'il avait sciemment laissé derrière lui pour ne pas risquer de les blesser. D'un combat n'opposant qu'eux, dans lequel il absoudrait chacun de ses espoirs, un à un.

« Vous suivrez le même destin, Empereur. D'un corps fragilisé au trépas. L'indécence et l'échec coule dans vos veines irascibles d'enfants incapables de trouver un semblant d'utilité à vos vies tout juste bonnes à être sacrifiées. »

Le bout de ses doigts vint glisser sur la plaie de son bras, imprégnant l'hémoglobine qui y siégeait, poisseuse, sur sa senestre dont l'arme de jet qui y trônait avait été délaissée de son emprise pour rejoindre à nouveau son ceinturon. La douleur avait de cela d'être insidieuse, au même titre que ses doigts et sa chair se refusaient à ployer aux ordres de son esprit. Aucune phalange ne se mouvait, dont les reliefs rougeoyants gouttaient jusqu'au sol de marbre, couvrant ses os et ses ongles réclamant de devenir griffes.

Il avait été ôté du contrôle de l'un de ses membres ; mais cela ne faisait rien. Ce ne serait pas un problème. Pas pour un être dont l'esprit et le corps se dévouait au sacrifice de tous les siens dont il portait la charge sur ses nobles épaules.

« Le Feu a été purgé de la présence indigne de l'une d'entre elles. Mais soyez sans crainte... »

Et lorsqu'il darda à nouveau son attention sur le nuage noir mêlé au déluge et aux ténèbres de la bruine, ce fut pour cracher le serment implacable de sa défaite à venir :

« Vous le suivrez bien assez tôt. »

Il avait eu la joie d'écraser l'un des Valeureux ; et si ce plaisir lui avait été refusé pour celui du clan de la sylve, peut-être pourrait-il se contenter du sang de son frère, à sa place.

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Mar 7 Sep 2021 - 12:19
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Aux chevaux maigres vont les mouches. L'Empereur avait cela d'être à fleur de peau et particulièrement délictueux quant au décès de son fraternel consacré. L'Inuzuka l'avait compris et s'en délectait à merveille que ce soit par simple incitation belliqueuse ou provocation stratégique, et s'il y avait en ce monde des sujets qui s'apprêtaient à la complexité, l'irritabilité du Shinrin n'en était pas un, c'était bien connu : Il n'était pas difficile de réveiller l'Exécrable. Et quand on s'imaginait le Dieu-Dynaste qui siégeait en son âme, d'aucuns s'interrogeaient pour savoir qui était la bête entre l'hôte et l'invité.



""

Une ire sourde.

Poing serré, mâchoire se faisant violence sur elle-même, c'est en son for intérieur qu'il conjuguait une litanie de blasphèmes envers celui qui s'était fait profanateur de la mémoire des martyrs. Ô grand jamais ne désirait-il sacrifier le secret de sa position pour confronter le verbe de Seimeiten au sien, alors avait-il négocié avec lui-même que c'est par le fer qu'il laverait tel affront, conservant néanmoins un certain mal à tenir son enveloppe charnelle palpitant d'attisement au point de venir rouvrir quelques décousures du vieil Esprit Samouraï.

Augurant la volonté du chef de meute de déguerpir par le haut, c'est en subsistant dans les airs que l'Empereur vint ramener à lui un trio de marionnettes qui prenaient alors place à ses côtés - un devant lui, les deux autres espacés de quelques mètres protégeant ses flancs - tandis que précautionneusement il remontait la silhouette du bâtiment, focalisant sa concentration sur l'origine de la voix portée ainsi que sur la perception tantôt diffuse qu'il se faisait de leurs contours. Ce n'était pas une sinécure mais ça lui concédait une conjecture plutôt agréable pour son esprit de va-t-en-guerre :



Le chef-féral se séparait de ses bêtes.

C'est alors un fin sourire revanchard qu'il concédait dans les douces épaisseurs de sa brume en fomentant le prochain acte de sa divine rétribution. Car s'il lui aurait semblé opportun que de s'attarder sur l'Inuzuka en lui-même, une telle situation lui offrait l'envie d'un spectacle nu de tout honneur : le talion par procuration.
Seimeiten crut bon jeter la pierre sur son frère, il en ferait de même sur les siens :



"Que trépassent donc ses familiers."

Tout en s'assurant de conserver une bonne distance d'une perche entre les contours du bâtiment et sa petite brigade, il remontait alors de plus belle jusqu'à atteindre leur nouvelle niche, le toit. La distance, le bruit parasite de la giboulée ainsi que celui du vacarme causé par leur petite révolte suffisait amplement à couvrir le léger crissement de ses ailes tandis que ses poupées elles se laissaient simplement portées les fils du maître, inertes et muettes : tout semblait parfait. Arriverait un moment où le criard en contre-bas s'étonnerait de n'avoir aucune réponse de son ennemi, qu'importe, il comprendrait sous peu son erreur.

En toute quiétude, et ce, sans prévenir, c'est une nuée d'aiguilles silencieuses qui vinrent être projetées depuis les pantins aux flancs afin de se soucier du pelage de la meute du toit, leur offrant à tous un nombre équivalent d'attentions convenablement réparties au mieux sur leurs galbes. Sans vision correcte, le résultat ne risquait pas d'être sans faute, le petit bouquet empoisonné qui garnissait chaque épine conviendrait alors pour rattraper les ratés : Au mieux, c'est tout leurs corps qui succomberont au poison, au pire, ils seront au moins dans l'incapacité totale de mouvoir plus que le tiers de leurs membres.

Et si tant est que son assaut ferait mouche et qu'au bout de ses fils à présent accrochés à ses victimes il ne trouverait aucune résistance, c'est vers les rebords à sa gauche et à sa droite de la bâtisse qu'il bazarderait respectivement Amatsukami et Yuumagure par la force de ses filins.

Alors le sot qui crut bon plonger dans un océan de violence comprendrait-il qu'il n'était rien qu'un petit poisson.
Au royaume du léviathan, le clown n'a pas sa place.


Résumé

État de chakra : [2 S / 5 A / 2 B / 0 C / 3 D] (je réévaluerai plus tard)
État de santé :    Ecchymoses et légères coupures (dont certaines ouvertes à présent) sur tout le corps pas totalement refermées - Sévère trauma sur une partie de son corps (secret)
État mental :      Ardent / Tient le coup

Résumé :
1) Les provocations ciblées de Seimeiten atteignent le corps d'Hanzo qui bouillonne, certaines coutures de sa précédente confrontation sautent
2) En sentant que la meute prend de la hauteur :
a - Hanzo rapatrie à lui un trio de pantins avec un devant lui, les deux autres à 5m de ses flancs
b - Hanzo (toujours depuis l'extérieur) suit l'évolution de la meute en suivant les voix et en usant sa brume, gagnant progressivement de la hauteur également
3) Ayant progressé également en hauteur, sa brume le suit et précède donc l'arrivée des loups sur le toit permettant à Hanzo de les localiser avec précision
4) Il rejoint en toute discrétion le niveau du toit (tandis que Seimeiten redescend) en restant à une petite hauteur et une bonne distance du rebord, profitant que le vacarme alentour et la pluie couvrent le bruit de ses ailes qu'il étouffe comme il peut
5) Il active son poison (B) puis assène la meute du toit d'une dizaine d'aiguilles (B) équitablement répartis entre chacun depuis les flancs sur l'étendu de leurs corps (l'assaut n'arrive donc pas depuis le marionnettiste pour eux).
6) Par ses fils de chakra, si son assaut fait mouche et s'il ne sent aucune résistance sur les corps suite à son assaut, il tente de jeter par-dessus les rebords à sa droite et à gauche les corps des cibles

Techniques utilisées :


Équipement utilisé :

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Mer 22 Sep 2021 - 22:00

Le silence avait de cela d'incertain que de laisser planer l'aube d'une réponse attendue, ou de l'amputer de l'attention de son adressé ; pour toute absence, l'égide du regard du guerrier s'éleva à travers la bruine en s'efforçant de placer la patience en son âme et conscience, attendant qu'un assaut ne fut lancé en réplique à ses dires, qu'une rétorque enflammée de colère ne s'abatte sur le palais ou sa silhouette...

Mais rien ne vint.

Ses paupières se plissèrent, finement, de cette suspicion qui ne valait rien de bon : car pour celui qui avait profané le nom d'un frère tant chéri, se voir assailli d'une remontrance divine n'était-là que tout ce qui trônait en ses yeux en noble légitimité. C'était-là la raison même de ses paroles que d'attiser une ire souveraine chez son adjuvant, de lui faire perdre pied, de faire de cette psyché outrageuse la seule monarque du corps d'un Démon. Jusqu'où pouvait-il le pousser à bout, se demandait-il ? Jusqu'où cette bête infâme demeurerait suffisamment enchainée aux méandres de ses pensées pour ne pas se déchainer pleinement en laissant derrière elle les lambeaux de chair d'un hôte désossé ? De voir cet homme ramper au sol tel un parjuré dont les membres ne pouvaient plus le porter, dont les chairs ne pouvaient contenir le pouvoir immense d'une divinité dont le propre n'était pas de se mêler aux hommes et à leurs faibles corps ? De le contempler dans tout son misérable, peinant à ne serait-ce que parler tant son être était en conflit avec lui-même ?

Force était de constater que cette vérité lui serait absoute un instant de plus. D'une langue claquée contre son palais, l'Inuzuka laissa son ouïe porter le flambeau de ses actes, les yeux clos par une concentration impériale ; et ce ne fut que lorsque des cliquetis mécaniques retentirent autour de lui qu'il comprit que l'Infâme était toujours prêt à lever les armes.

Pourtant, il ne bougea pas. Ce dernier demeura aussi immobile que la pierre, prêtant attention à l'onde de ces rouages soupirant les mouvements d'une... non, deux marionnettes, peut-être ? Il ne pouvait discerner suffisamment jusqu'où ces dernières menaient leur course sans étendre ses sens davantage à l'aide de ce don si particulier. Il s'y refuserait, pour l'heure.

Tout venait à point à qui savait attendre, et surtout... où et quand placer ses pions les plus précieux.


*


À l'aube du toit d'un palais dépeuplé des présences qui avaient réclamées son contrôle quelques instants plus tôt, une présence trônait solennellement sur ses rives, silencieuse à son tour ; d'orbes d'or assiégeant l'esplanade du ciel sous l'ombre du déluge de toute leur attention, elles scrutaient chaque détour, chaque mouvement que la brume ou un marionnettiste avide pouvait fomenter.

D'un spectacle offert par la pluie salvatrice, le nuage parut se déplacer au loin, distinctement – comme s’il se voyait emporté par les allées et venues d’un être dominant sa course, à l’image du vent soufflant sur les cieux pour en déplacer les nuages. À défaut du souffle d’Éole, les hommes se devraient de se contenter de l’œuvre d’Icare ; car si une brise légère venait porter sa douceur aux brins immaculés de cet individu, nul ne pourrait lui affubler la force de soulever un tel amas aqueux aux abords de ses flancs.

Il avait vu juste.

« …Semble-t-il que cet Empereur n’est pas si bête qu’il ne paraît l’être. », soupira la voix en étant ainsi témoin du déplacement du brouillard qui, tôt ou tard, l’engloberait à son tour.

Toutefois, un hurlement vint faucher l'ouïe de cette sentinelle discrète, dont le ton infâme fut le semblable d'un épieu éviscérant son cœur d'un joug mêlé de fureur, de mélancolie et d'une tristesse pleine et entière relatant de la souffrance de l'un des siens, aux alentours du palais ; et si l'infime soulagement de ne nullement percevoir dans ce cri le trépas de son plus cher ami... il attestait du décès d'une toute autre âme que quiconque de ce clan apprivoisant les bêtes percevait comme une partie propre de leur âme.

Un hurlement glapissant de deuil, de la doléance de la perte d'un loup pour l'un des leurs.

D'une âme séparée de sa jumelle, par l'ego étouffant d'un soldat se pensant faiseur de vie et de mort.

Les marques de la plainte et de l'amertume se firent reines sur les traits d'Inuzuka Seimeiten, dont l'aube du regard s'étaient dirigée pleine et entière sur les flancs de ce bâtiment révérant l'intense volonté qui fut sienne et celle de ses confrères, d'un soulèvement qui n'avait le propre que de se voir retrouver, enfin la dignité qui leur revenait. De pouvoir élire, de droit et de sang, une nouvelle Matriarche, figure divine aux yeux de ces enfants-loups où les senteurs des champs de bataille avait été les seules mères qui les aient un jour bercés.

Il savait, au plus profond de lui, que ses partenaires, eux aussi, l'avaient entendu. Perçu, malgré la torpeur du brouillard ; et de quelques instants conférés à cette douleur, le guerrier laissa la courbe d'or de son regard venir trouver l'égide des cieux qui, graduellement, se dispersaient sous les gouttelettes d'eau de la bruine qui l'entourait à son tour.

D'une prière sourde, ne pouvant élever sa main contre le fer cernant son poitrail, ses yeux se fermèrent, un temps.

La mâchoire resserrée par une ire sourde, sa silhouette fondit vers la dernière position de ses plus chers compagnons en s'efforçant de tamiser le sang bouillonnant dans ses veines qui menaçait de révérer sa psyché tout entière. Il n'était pas la bête qui devait dominer son hôte. Celle qu'il désirait voir le mettre en déroute, bafouer l'impassibilité et la méthode avec laquelle il envisageait cet affrontement. Non.

Il aurait tout le temps de souffrir avec les siens lorsque la victoire serait leur, afin de donner un sens à ce sacrifice.


*


Lorsque la silhouette du guerrier était parvenue sur les flancs d'Amatsuki et de Yuumagure, dont la stature similaire à son partenaire trahissait une gêne sensible dans leurs mouvements, bien que légère, l'Inuzuka comprit qu'un nouvel assaut avaient fauché leur position dans son absence – dans celle de cet enfant-roi, dont les mots d’un double forgé de détonations sanguines n’avaient trouvé aucune conclusion. Sa poigne vint enserrer les détours d’une arme de jet placée au pied d’un pelage marqué de sigles rougeoyants, élevant sa lame jusqu’à l’aube de son nez afin d'humer les odeurs putrides qui s’élevaient au-delà de celle de la ferraille.

Celles du poison.

Les canines de Seimeiten se retroussèrent sous la senteur particulière d'un venin, hissant la seule main qui lui était encore donné de pouvoir mouvoir sur le pelage de chacun de ses compagnons, afin de discerner, au-delà de l'impact de l'acier, une quelconque blessure qui se révélerait bien plus meurtrière que les apparences ; mais rien ne se révéla à lui.

Alors, lorsque ses doigts frôlèrent une ultime fois le poil de son compagnon de toujours, ses genoux se redressèrent d'une impulsion vocifère, dardant l'ombre de la brume de prunelles cernées d'une colère sourde.

« Amatsukami. »

*


Au creux d'une salle mortifère, gangrénée par l'ego et l'avarice des hommes, gouvernée par les reliquats d'une impériale décision ayant semé mort et carnage pour s'assurer de la place d'un être impie ayant fui sa fonction, les paumes d'un nouveau prétendant à ce trône crépitaient de la volonté perfide de réclamer à son tour cette souveraineté implacable. Les muscles gorgés de ce besoin viscéral de pourfendre des chairs d'imposture par la chaleur de déflagrations, elle demeurait tue, immobile, patientant malgré l'ire visible sur son visage au cœur de la bruine.

Au loin, sur le sommet, l'éclat crépitant du tonnerre se laissait entendre jusqu'aux cieux, propre au déluge qui sévissait sur les terres du Feu depuis l'aurore. Un grondement sourd, annonciateur de tant de promesses et d'espoir bafoués ; aux yeux et aux sens de Shinrin Hanzo, rien de tout cela ne transparaissait. De ce silence, ne résultait que l'implacable possibilité que son offensive ait meurtrie plus que nécessaire le flanc de ses cibles, que la victoire fut sienne dans ce nuage où seul ce flux de chakra pouvait remplacer ses organes de vue.

Pour l'Empereur, sa poigne s'était éprise de la victoire.

Pour l'Empire ; c'était une révolution tout entière qui menait son avènement.


Tout à coup, une détonation retentit au cœur du Palais, d'un souffle ravageant chaque parcelle de marbre, de pierre, de bois ou d'or laissé à la distinction de son adjuvant. Son ire parut engloutir tout sur son passage, d'un tremblement effritant jusqu'aux fondations même du bâtiment qui saurait se réverbérer à la mémoire de chaque âme qui s'osait à entrer encore dans ces murs, à oser défier un être dont le pouvoir se verrait arraché au même titre que le cœur battant dans sa poitrine. Telle un mur de fer émergeant des entrailles de cette pièce, l'explosion foudroya le trou béant laissé par le premier membre de la course solaire, expulsant marionnettes, mécanismes et brume aux antipodes du trône, jusqu'à ce que leurs corps inanimés ne se voient écrasés par l'impact contre les piliers, balayés jusqu'au gouffre macabre qui attendaient leur chute à l'extérieur du palais, pour certaines.

Lorsque la déflagration atteint jusqu'au cieux, elle aurait bonne augure d'heurter avec la même violence la silhouette décrépie de l'Empereur Shinrin, affinée par les déboires de conflits qu'il était incapable de remporter à l'image de son sang. D'un souffle coupé, d'os fragilisés, broyés, ce n'était là que le goût du premier assaut que le guerrier solennel imposerait à son esprit fou ; car de ce qui ne fut que le crépitement d'un tonnerre émit par la nature, le joug d'un autre, fomenté par les dons offerts au couchant, se révéla à sa place.

Et, sur ses flancs, trônaient la silhouette d'Inuzuka Seimeiten dont le fasciés à l'image de la stature s'était mué sous la course double d'un corps entre homme et bête ; de deux bras hissés sur ses flancs tels des frères siamois, couverts du pelage immaculé de son compagnon jusqu'à ses poignes rendues acérées par des griffes souveraines. Un être issu de deux âmes, dans la façon la plus parfaite de l'art qui leur fut enseigné depuis leur plus jeune âge.

La gratitude, de ceux encore pourvu de cette moitié d'eux-mêmes.


Sans même adressé un regard à l'Invocation placée à ses côtés dont le poil s'était chargé d'électricité, sa voix prononça un sol mot, un seul ordre qui placerait l'aube de cet affrontement sous une nouvelle égide.

Celle de sa victoire emportée, d'un second clou enfoncé dans le cercueil d'Eden d'un enfant brisé s'étant trop longtemps pensé monarque.

« Tue. »

D'une impulsion divine, les fragments d'un orage vengeur furent projetés à l'encontre de cette brume utilisée par son créateur comme un moyen de l'ôter de son plus grand atout ; un moyen de le placer dans une position où la faiblesse serait son seul recours, où en aucune façon, il ne lui aurait été permit de reprendre l'avantage. D'un piège, attendant de se refermer sur son ombre tel l'implacable Damoclès.

Désormais, ce même brouillard serait son arme. Qu'incapable de voir, au même titre qu'il ne l'était, Shinrin Hanzo verrait sa propre stratégie retournée contre elle-même, de ce style de combat qui était finement propre à l'Inuzuka que de retourner la force de son adjuvant contre lui.

Aujourd'hui, le sylvestre l'apprendrait à son tour, comme bien d'autres avant lui.

Crépitants tels un unique souffle vengeur, une nuée d'éclair traversèrent l'eau formée par la bruine comme si elle fut ainsi apportée sur cette esplanade pour la servir, parcourant chacun de ses reflets pour assiéger l'ombre du faux-dieu et de ses mécaniques de toute sa colère ; et lorsqu'il les eurent trouvés, le tonnerre vint pourfendre leurs chairs d'homme et de sylve jusqu'à occire organes et engrenages sous son passage, brisant ses muscles avec tout le tempérament qu'un orage pourrait imposer sur son sillage.

Un capharnaüm dantesque s'éleva au sommet du Palais, visible jusqu'à l'aune du Pont Araho, jusqu'à la plus haute sphère du domaine du clan vénérant les insectes comme une part d'eux-mêmes ; et pour ceux qui furent témoin de son explosion au pied de cet édifice muant le pouvoir d'un seul homme sur un Empire, c'était-là un signe on-ne-peut-plus clair.

Shinrin Hanzo finirait par perdre, si d'aventure il ne parvenait à reprendre l'avantage qui fut autrefois sien.

D'une danse mêlant électricité foudroyante bercée par les eaux et souffle dévastateur de détonations provoquées en chaine, un nuage de poussière vint jusqu'à réclamer l'aune des cieux comme seul roi ; à imposer davantage une pluie diluvienne sur les flancs de ces deux êtres se battant à mort, d'une explosion cathartique de tous les espoirs que chaque enfant des bêtes plaçait en celui qui deviendrait leur meneur, bafouant la crainte sourde placée dans leurs entrailles.

Inuzuka Seimeiten leur offrirait leur respect qu'ils méritaient.

Sa voix perça l'ombre assourdissante de l'Armageddon, hurlant l'ire contenue dans ses poumons malgré la pluie, le froid assaillant leurs os, le vent s'affolant d'Éole à Divin courroux. Malgré la peine, le deuil... et la volonté dévorante de l'emporter, quoi qu'il en coûte.

« RELEVEZ-VOUS, EMPEREUR ! »

Son poing se serra, laissant les détours des griffes à même sa chair dans son sillage.

« Ayez la dignité de ne pas sombrer devant moi aussi facilement comme l'imposture que fut votre frère, faites-moi le plaisir de vous voir ramper comme le Valeureux ne le fut devant la mort, de vous voir supplier les miens de faire taire leur colère ! »

Le tremblement d'une colère impossible à tamiser révoltait tout entière ses muscles alourdis par le poids de l'averse diluvienne ; il souhaitait, il désirait, du plus profond de ses entrailles le voir ressortir amer, aigri, quitte à libérer ce démon qui sommeillait en lui et qui n'avait transparu devant eux que sous les mots d'un homme.

Doive-t-il panser cette bruine de malheur par ses sens ou par l'égide d'une protection qu'il s'apprêtait à ériger pour panser la menace de la bruine, Inuzuka Seimeiten serait le témoin privilégié de la chute de cet irrévérencieux : la poigne qui le mènerait auprès de Charon, les yeux éviscérés par l'or que son avidité avait dévoré jusqu'au plus profond de son être.

Non pas pour lui, mais pour son clan.

Pour la Matriarche qui se devait de le trouver vainqueur.


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Shinrin Hanzo
Shinrin Hanzo

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Mar 5 Oct 2021 - 18:07
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Destruction et révolution rimaient de paire, ainsi celui qui occira l'autre connaîtrait un renouveau, que ce soit par l'ascension de son clan ou l'assertion de son autorité. Au final ils avaient beau travestir leurs actions de belles intentions, le manège des deux guerriers n'avait rien de différent des autres, ce n'était qu'un sot et égoïste combat pour défendre son pain. Que ce soit une question d'honneur ou de survie, ils n'étaient que deux âmes violentes qui pensaient avec leurs tripes et leurs couilles, en cela ils étaient ainsi comme tout le monde.

Mais s'il était agréable que d'étaler encre sur papier afin d'élucubrer sur le sens de cet affrontement, ce n'était pas tant ces réflexions qui habitaient le palais mental de l'Empereur. Ici, tout n'était qu'instinct et desseins macabres, c'était là les mécanismes d'une machine bien huilée et exhortée par le temps qui s'attardait à faire ce pour quoi elle avait été construite : Tuer.

Par plusieurs fois l'Inuzuka s'était joué de son propre jeu, c'en était lassant. Alors lorsque grâce à sa brume clairvoyante le jeune marionnettiste avait compris qu'une nouvelle silhouette était apparue sur le toit avant de disparaître mystérieusement, il incorporait également l'idée que jouer du brouillard avait également des inconvénients. Mais comme comble de malheur, c'était le son d'une détonation venant de la salle du trône ainsi que celle de la foudre qui rugit qui présageaient une fin qu'il ne désirait guère, car si sa brume le préservait d'assauts ciblés, il n'en était rien face aux attaques de zone. Il n'y avait pas alors besoin d'être béni du don de la prescience pour comprendre que face au son de cloche des portes des enfers, il fallait agir.

Par réflexe, dès l'entente de ces échos funestes, l'Empereur vint par un simple mouvement de dextre et d'un sceau situé sur son avant-bras conjurer une nouvelle escouade de pantins ; dont deux fines se portaient accrochés à son dos tandis que la troisième, plutôt pansue, prenait place devant lui. Cette dernière déployant son coude, c'est une myriade de bras mécaniques qui s'en dégageaient, se laçant les unes aux autres comme pour tresser une toile sylvestre sans trou suffisamment drue et généreuse pour dévier sur les flancs le souffle, les débris et les fulgurations électriques qui zébraient dans l'atmosphère proche. Durant les instants de cet assaut l'on pouvait percevoir les mugissements de sa défense sous la forme de craquèlements de l'ébène et des pleurs du métal qui endure. Alors ne restait-il de cette épreuve qu'une flopée de bras survivants qui pendaient telle une ossature cadavérique depuis le coude du brave pantin avant d'être relâchée. Aussi pouvait-on dévisager les quelques débris de ses précédentes marionnettes sacrifiées qui tombaient avec volupté sous les yeux de leurs cousines de "l'Unité Impériale".

Sous ce chapitre accablant, se dissipait alors la brume sous la volonté de son maître, laissant enfin à ce dernier le loisir de dévisager le nouveau minois de son adversaire du jour vers qui toute sa haine se dirigeait. Alors la trinité de pantins ainsi que leur maître prenaient paroles ensemble, partageant de nouvelle fois l'écho de sa voix au travers de ses créations, sans que l'on puisse savoir par leurs positions aléatoires et leurs atours similaires lequel était le vrai.
"C'était donc ça…"
Un être, ni totalement homme, ni totalement bête, une sorte de bâtard à la jonction entre deux races.
"Même à deux dans un corps, vous ne valez pas la moitié d'un vrai guerrier comme Shinpachi."
Mais plus que la singularité de ses arcanes Inuzuka, c'est bel et bien le spectacle de ruines qui s'étalait devant ses yeux qui lui prenait les tripes. C'est un large pan de son palais qui venait d'être détruit, la salle du trône se dévoilait alors à nu même depuis sa hauteur, dépourvu de sa chair de roche. Et si quelques malheureux eurent décider d'observer le chaos depuis le contrebas, alors ce serait une flopée de vies innocentes qui auraient trouvé la mort sous l'éclat des blocs tombant du ciel.
"C'est donc ça le "Héros Inuzuka", hein ? Un cabot susceptible qui n'a pas la décence de mener seul ses combats et qui sacrifie des vies hijin immaculées aveuglément ? Et pire que ça, tu oses invoquer de la sorte le nom des morts qui ne sont pas passés par ton glaive ? A ta propre honte tu portes également un déshonneur sans fin sur tout ton clan qui crut bon suivre t'élever à un statut de meneur. C'en est d'un ridicule accablant… "
Un fin ricanement s'échappait alors de cette équipe de mort. Il dirigeait son ire sous un dessein propre à sa malice, refreinant ses pulsions sous la simple perspective de savoir le va-t-en-guerre Inuzuka "touché" par quelques brèves mais précises paroles.
"Je pensais que la grâce de votre "princesse" était héréditaire, il faut croire qu'à force de partager la couche d'Ayuu, j'en suis venu à me faire de fausses idées sur vous..."
Après tout, le mensonge était une arme comme les autres…
"Mais soit… Passons aux choses sérieuses…" concluaient-ils ensemble.
Hanzo et ses deux pantins standards étaient en ligne, seulement espacés d'un mètre entre chaque tandis que la marionnette potelée elle demeurait devant les autres, comme une gardienne de ses pairs. Profitant que celle-ci camouflait une partie de leurs bras, les trois silhouettes fines cafouillaient alors leurs mains avant que ne s'échappe de ce petit jeu un léger nuage de fin ainsi qu'une pie au plumage d'ébène.
"CUI-CUIIIIIIIIIIIIII !"
Elle pourtant si bavarde demeurait étonnamment quiète, semblant comprendre que la situation ne se prêtait pas aux vaines paroles.
"Vas-y."
Papillonnant des ailes, elle stationnait proche de l'escouade avant d'entreprendre à pleine gorge une mélopée de pépiements incessants qu'elle déployait dans l'air. Forme de communication ? Arcane étrange ? Appel à ses congénères ? Certainement que pour la plèbe, cette étrange poésie sonnerait curieusement. Mais ça, c'était pour plus tard…

Pour l'instant, toute la fine équipe de bois s'attardait à accabler l'homme-hybride et son familier par une pluie de projectile ainsi qu'une rivière de makibichi qui inondèrent la surface restante du toit. Un avant-goût de métal pour un fin de sang.


Résumé

État de chakra : [3 S / 6 A / 3 B / 0 C / 4 D] (je réévaluerai plus tard)
État de santé :    Ecchymoses et légères coupures (dont certaines ouvertes à présent) sur tout le corps pas totalement refermées - Sévère trauma sur une partie de son corps (secret)
État mental :      Ardent / Tient le coup

Résumé :
1) Si Hanzo ne peut pas voir les assauts arrivés, il peut largement les entendre (détonation et foudre) / En ce sens, il invoque une nouvelle escouade de pantins (B) : Les deux pantins normaux "collent" Hanzo tandis que le pantin potelé est juste devant, ce dernier utilise une défense monocible S afin de créer un rempart dirigé vers les deux bruits et s'en défendre (Dégâts A & B vs Défense S)
3) Suite à l'assaut, la brume se dissipe et l'on peut se rendre compte que les marionnettes partagent toutes la même silhouette qu'Hanzo et tous ses atours dont ses ailes. Par la technique de dissimulation active, et par la disposition des pantins, le vrai Hanzo n'est pas discernable en l'état. Toutes ses paroles et gestes sont partagés par ses pantins.
4) En cafouillant leurs mains derrière la marionnette potelée, Hanzo invoque sa pie (A)
5) Cette dernière entreprend un chant sous la forme d'une flopée de pépiements incessants. Si celle-ci peut sembler étrange pour Seimeiten et Yuumagure, il en demeure que ce n'est pas une technique.
6) Toute l'escouade projette une flopée de projectile sur Seimeiten et son loup ainsi qu'un lot de Makibichi sur la zone du toit

PS : En l'état Hanzo peut à présent voir la salle du trône, seulement je pars de la base que le clone (Loi Karmique) qui est censé y être présent est également détruit suite à l'attaque de zone S de Yuumagure qui comme stipulé "viendra se propager dans la zone toute entière".

Techniques utilisées :



Équipement utilisé :



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黒火 -Le Maître Pantins de l'Empire
« Plus n'est jamais assez.»


Dernière édition par Shinrin Hanzo le Dim 28 Nov 2021 - 13:16, édité 1 fois
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Inuzuka Seimeiten
Inuzuka Seimeiten

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Mar 19 Oct 2021 - 19:30
Dans un capharnaüm d'ambre et d'éclairs, le sang des survivants venait tâcher les perles de pierre du palais de leurs promesses mortelles, à travers bruine et pluie s'abattant sur ces terres impies comme les pleurs malheureux d'âmes ôtées à la chair des vivants. Témoins attristées d'un spectacle ravagé par la colère, où proches et aimés menaçaient de trouver le même sort.

Dégoulinant à l'aube d'un membre incapable de bouger, bercé par trois copies au flanc d'une âme devenue double, le son des gouttes d'hémoglobine du guerrier s'amenuisait dans un tel cataclysme, impossibles à entendre ; impossible à ramener sur le chemin de la tempérance. Averse et orage se succédaient dans cet écran aqueux où le grondement du tonnerre impitoyable réclamait rétribution du corps de l'irrévérencieux – réclamait la vengeance infâme qui lui avait été promis lors de prières.

Semblait-il qu'Amaterasu, déesse vénérée des astres, s'était cachée, elle-aussi, derrière les suppliques des cieux. Peut-être pleurait-elle, à l'image de la nature et des morts, face aux dommages qui avaient percé la chair de son plus fervent adepte ; face à la perte de tant des siens dans une entreprise qui ne désirait que vénérer leur grandeur.

Le regard de cette âme bénie vint trouver l'aube du ciel tant adoré lorsque, dans le dernier soupir crépitant de la foudre et des flammes, ce brouillard qu'il avait tant éprouvé s'offrit aux vents puissants, dissipé, ne pouvant demeurer sans le concours du chakra – ce flux si particulier qu'il fut donné en cadeau aux hommes sans qu'aucun n'en paye le prix à ton image, ô Prométhée. Et de cette simple œillade, les prunelles d'or du guerrier purent de nouveau contempler l'arche des nuages tempêtueux, percevoir, d'aise, le fasciés animal de l'âme du crépuscule à ses côtés.



Sa paume se délia du mouvement que son esprit avait voulu lui imposer plus tôt, craignant que cette bruine de malheur ne demeure plus longtemps pour offenser ses sens. D'une caresse amère sur le poil trempé de Yuumagure, Inuzuka Seimeiten lui pressa un ordre simple, bercé de ce peu de tendresse qu'il octroyait à ses bêtes. Celui de rester aux aguets ; car la fourberie de son adjuvant ne pouvait être délaissée ou ignorée, quand bien même la forme qui se révélait à lui était plus démone qu'humaine.

Désossé, décharné ; voilà tout ce qui semblait rester de l'enfant-roi, dont les chairs amoncelées sur son corps, ouvertes à vif par les filaments sanguinolents qui s'échappaient de ses plaies innombrables laissaient sous-entendre toute l'ampleur de leur douleur. De membres et de muscles, ne demeurait que l'idée grossière d'un être, donnée au guerrier à deviner sous le caveau sombre et poisseux des hémorragies qui traversaient les gouffres formés sur son corps par le tonnerre. Ses ailes, équivoques à son humanité, paraissaient faibles, rachitiques, si bien qu'elles aussi peinaient, semble-t-il, à supporter la voûte de son poids malade tant elles semblèrent... fragiles. Si fragiles qu'un croc amer pourrait les arracher de son échine et le clouer à ce sol dont il avait tant haït la compagnie depuis lors.

Les paupières d'Inuzuka Seimeiten s'affinèrent devant cette vue atrophiée d'un homme n'étant plus que l'ombre de lui-même – moins. Seule l'un de ses pantins apparaissait à ses flancs comme encore apte à combattre, boursoufflé par les mécanismes que dissimulait certainement son abdomen. Celui, doté de cette myriade de bras éveillée depuis l'un de ses membres qui s'était opposé à son offense... tandis que d'autres avaient trouvé la dissidence de son culte pour embrasser celui d'Hadès.

Le visage du guerrier pencha sur le côté, à peine, observant son adversaire sous toutes ses coutures, d'un aspect tranchant si terriblement avec l'audace de ses paroles que cela en deviendrait risible.

Par bien des fois, il ne s'était pas laissé aller aux mirages des apparences, comme lors de son affrontement contre le Kogami ; car il savait, d'expérience, que même un homme aux abois pouvait représenter un danger. Une âme n'ayant plus rien à perdre était ce dont de monde odieux portait en plus grande menace, de son être tout entier voué à la victoire, à l'absolution.

Sa voix s'éleva dans le silence survivant à leur combat, entrecoupé par les seules paroles échangées par deux adversaires deux conscients que leur joute menait, doucement, à son acte final. D'un ton se faisant simple, méthodique ; honnête, sans être marqué d'un sentiment de colère ou de haine, d'une franchise ne laissant entendre que la calme vérité de ses pensées.

« Osé, venant d'un enfant-roi sacrifiant ses troupes comme bon lui semble devant un simple petit poison. Au fond de vous, vous ne valez pas mieux qu'Enma Gozen ou que ce Kogami qui le portait tant aux nues ; gardez-vous bien de tenter une morale à autrui sans absoudre vos propres parjures. »

Son sourcil s'arqua, équivoque, d'un faciès demeurant encore légèrement penché, indifférent au sourd sous-entendu qui tamisait sa bouche.

« Je ne vous ferai pas l'affront de vous apprendre qu'une guerre ne se fait pas sans pertes innocentes. Les Shinrin plus que tout autres devraient le savoir. Ou peut-être êtes-vous si dépourvu d'expérience que c'est là votre naïveté qui parle ? »

Le guerrier souffla du nez, d’un soupir feint par ses lèvres closes tandis que son regard se détachait, une seconde, de son vis-à-vis – en cette sorte de suffisance percée par le désintérêt.
Jusqu’à ce que sa langue tarie par le vice et la trahison ne prononce le nom de celle pour qui il offrirait son sang et sa vie sans détour.

Ses ambres d’or s’écrasèrent sur la silhouette de l’impie d’une dureté implacable, sa mâchoire serrée par l’aube sinueuse de la colère révérant ses entrailles. Pourtant, ses traits se gardèrent bien de le montrer ; car il en valait de ce même combat opposant leurs sangs froids que l’Inuzuka avait amorcé en premier en convoquant le nom d’un mort afin de jouer sur son esprit. D’un art de la bataille retourné contre soi, comme il ne l’avait fait envers le Shinrin tant par ses tactiques que ses paroles – et s’il devait reconnaître à cette fourberie qui était sienne d’avoir visé juste, Seimeiten ne lui offrirait pas le plaisir de contempler sa réussite.

Ses traits revinrent doucement se donner en observation à son adversaire, d’un crâne se refusant à demeurer si lassement penché par son insouciance guerrière ; comme pour montrer, en un sens, le sérieux qui reprenait ses droits sur chaque once de son corps.

Son ton, lui, se fit sans appel – tranchant, presque, bien qu’il cherchât à le tempérer par un calme profond n’étant qu’illusoire.

« Je me moque bien de qui elle désirait autrefois la compagnie. Notre clan est pour nous notre joyau ; elle sacrifierait tout pour lui, y compris sa vie, tout comme je ne le ferais. Tout comme les nôtres ne le font aujourd'hui. »

Plus que le sang battant dans ses veines à dénuer son âme de raison, c'était celui de son clan, de ses pairs, de sa famille dont l'étau de la défaite se ravirait telle un succube avide de les déposséder à cause d'une volonté imprudente, aux yeux de certains. Et pourtant... il n'y avait, en ce jour, ni l'ombre d'un genou ployé ni celui de l'abandon qui s'osait à traverser leurs esprits – vestiges d'apprentissages ancrés dans la mémoire de leurs chairs.

Par les années où, d'un jeune âge bercé dans les arts tamisant les bêtes et l'ode à ces divines Matriarches, un même enseignement avait perlé dans chaque parcelle de souvenir : la fuite est pire que la mort, pour certain – car elle avoue, lâchement, la supériorité d'un autre sur soi, passant de chasseur à proie, d'homme respecté à enfant prit en pitié. Elle n'est pour un guerrier que l'aveu sincère de son impuissance, l'ultime dépit plaçant son adversaire en vainqueur.

En passant ces portes de marbres, en imposant à son âme jumelle, Getsumen, de sceller derrière lui tout passage, l'Inuzuka avait placé entre les mains de cette jeune nivéenne le sceau de sa vie, de celle de son clan : car en aucune façon ne se résoudrait-il un jour à rebrousser chemin, à lui faire l'affront de se présenter à elle couvert de la honte d'une survie qu'un fer mortel n'avait pu laver d'honneur. Il en avait été l'œuvre de toute son existence, de la fierté impériale de la lignée courant dans ses veines ; et rien, pas même l'écho de la pluie trempant ses os ne pouvait apaiser ce soupir ancré en lui.

Un souffle s'échappa de ses lèvres lorsque ses yeux se hissèrent jusqu'à la silhouette de son adjuvant, comme s'il furent à eux-seuls porteurs des vérités de ce monde, au creux des dorures de son regard.

Le vent tambourinait contre les renforts de pierre de ce palais perdu, longeait les débris d'un monde absout par le capharnaüm d'explosion, d'éclairs et de bois ayant déversé la fureur de leurs invocateurs sur ces terres ; et pourtant, un silence proche de l'accalmie semblait s'être installé.

Un silence traduisant ce que tous deux savait d'ores et déjà, que le ton soupiré du guerrier formula à la réalité.

« ...C'est terminé. Vous le savez, n'est-ce pas, Empereur ? »

Lui aussi. Pour cette ode, pour elle, pour son clan... Inuzuka Seimeiten absoudrait jusqu'à la dernière goutte de ce cadeau de vie qui lui fut offert, jusqu'à la dernière parcelle de volonté qui animerait son corps, quitte à ce que le flux divin du chakra n'emporte avec son absence le souffle d'existence qui révoltait son corps. Alors, tandis que son opposant formulait les signes invocateurs d'un nouvel être à ses côtes, les doigts du guerrier, eux, vinrent se tremper du sang qui tâchait l'un de ses bras autrefois humain, fendu sur la longueur, s'imprégnant de ses reliefs vermeils.

De cette main hybride, un trait d'hémoglobine fut tracé dans le creux de la paume de sa jumelle appartenant à sa chair, semblable à celui qui affublait son membre inutilisable ; sa voix s'éleva, grondante tel le tonnerre qui avait frappé ces terres autrefois, sourde à tout murmure n'étant pas celui de la mise à mort.

« …Viens à moi, âme de l’aurore. »

À tout astre revenait son opposé, son complémentaire.

« Hinode. »

Une fumée de nacre cerna les flancs d'Inuzuka Seimeiten, repoussant sous son passage fougueux ce qui ne fut que quelques minutes plus tôt l'orfèvre de la bruine – et d'un hurlement fendant l'air, le poil nébuleux d'un loup se révéla à la vue de tous, marqué des tatouages propres à l'étoile si ardemment vénérée. Bercé par la présence de son alter ego, Yuumagure sembla faire fi de la fatigue qui amenuisait ses muscles, écartant à peine ses membres, ployant l'échine comme s'il était prêt, par cette simple prestance, à convoquer une énergie retrouvée du creux de son âme ; et s''il lui fut un jour prêté des traits d'homme si faible, peut-être l'arche de sa gueule aurait pu se tordre en un sourire narquois.

D'une telle audace, l'éphèbe du clan des bêtes ne pourrait se tarer de son acabit. Une gerbe de sang trahit ses lèvres, crachée involontairement du fin fond de ses entrailles – et s'il n'était pas parvenu à retenir son corps de chanceler davantage, peut-être aurait-il dû poser un genou à terre, empêché de grâce par sa fierté. L'hémoglobine dégoulina de son menton, de sa gorge tandis que ses yeux d'or dardaient implacablement l'Empereur Shinrin de leur dédain, comme s'ils furent forgés dans le plus pur des joyaux.

Il pouvait sentir l'un de ses quatre bras hybrides trembler, son échine refuser à se redresser sous sa volonté si bien qu'il lui fallut pousser son corps à l'extrême pour retrouver la dignité d'un monarque dont le dos ne saurait être courbé. Inquiets, de concert, les attentions conjuguées des astres vinrent trouver le fasciés de leur maître où la fatigue se lisait sur son visage telle une amante revancharde.

Son organisme maudissait ce flux de chakra qui avait révolté son système de sa perte, maudissait l'énergie déployée à tant d'offenses, si bien qu'une fusion telle ne pouvait demeurer ; il le savait. Alors, lentement, un mudrā fut formulé de deux paumes, préparant une sourde contre-attaque avant de libérer le corps d'Amatsukami de cet étau de chair humaine dans un faible nuage opaque.

L'animal vint siéger aux côtés de ses pairs, de son seigneur, tandis que l'être affublé d'ailes ponctua cet instant de faiblesse de ses pépiements insupportables, d'un chant loin de la mélodie, loin de la normalité ; étrange, dissonant... suffisamment pour que ce guerrier si profondément ancré dans les arts illusoires ne plisse ses sourcils sous l'égide de la suspicion. Ses iris passèrent du pantin décharné au Shinrin, à sa pie tandis que son seul bras viable essuya le sang de ses lèvres sous le passage du tissu de son kimono.

Ses sens en alerte, ses doigts se préparèrent, en un sens, à formuler le signe de la libération si d'aventure une quelconque irrégularité se présentait à ses pensées – mais d'aucune ne s'osa à cet affront, quand bien même les secondes s'écoulaient et que les marionnettes ne projetaient projectiles et armes de jets à leur encontre.

Son attention s'écrasa sur chacun de ses partenaires, leur pressant d'un soupir de leur confier ce qu'il redoutait : que l'un d'eux ait été prise pour cible à sa place. Mais en observant ainsi les deux soleils se jeter au-devant du métal pour en bafouer la présence, d'un mouvement de la queue, de griffes et de crocs, parjurant kunaï et makibishi dans les entrailles d'un palais décharné, semble-t-il qu'il obtint sa réponse.

Il ne lui suffit que d'une œillade à son âme autrefois jumelle, d'une même question imposée, pour reconnaître qu'il n'en fut rien pour lui non plus ; et si un vent d'accalmie vint apaiser sa hâte, elle fut bien vite remplacée par sa consœur, née d'ironie, de sarcasme et de dédain. Un rire lui échappa, même, tant il réalisait amèrement que ce moment d'égarement aurait pu lui coûter bien plus cher si l'enfant-roi ne s'était pas contenté de menu fretin.

« Voilà dont une autre de vos ruses. », murmura-t-il pour lui-même.

Ses prunelles d'or vinrent se plonger dans ce spectacle rachitique qui faisait tant horreur à sa conscience, dont l'âme de son clan réclamait le sang et le goût du fer sur leurs langues ; et d'une voix s'élevant, inquisitrice, Inuzuka Seimeiten prononça pour l'unique fois le nom de celui qui fut son adversaire, d'une proposition dont il connaissait toute l'importance, tous les sous-entendus.

« D'un guerrier à un autre, Shinrin Hanzo... »




« Fuyez. »

Une main fut apposée sur le crâne d’un familier fidèle, un ordre fut imposé à un autre ; et d’un hurlement conjoint, l’un d’entre eux offrit son cri en passerelle pour les dons de son maître, tandis que le second révoltait son poil sous l’égide d’une terre rocheuse allant enterrer les cieux de la présence d’un millier d’épieux. Attentant d’abord à l’arche des nuages et à leurs pleurs incessants, chacune de ces lames vint darder la seule silhouette qui perlait en offense par sa présence – celle d’un homme dépossédé à ses yeux du titre d’Empereur par ses paroles, où, si impensable fut la fuite, elle ne révélait pour lui que la seule issue vers la survie.

Lorsque la mélodie de l’astre du jour perça une fois encore le torrent diluvien de cette outre-tombe, ces épieux avaient cerné sa silhouette sous chaque angle qui leur était donné d’occire pour s’assurer de leur avènement ; et tel un seul homme, ils fendirent l’air pour trouver, à défaut de ses caresses venteuses, celles organique de ses chairs, s’empalant les unes sur les autres jusqu’à forger le seul mausolée caverneux auquel l’impudent pouvait prétendre.

Et lorsque leurs morsures s’apprêteraient à assiéger ses muscles rachitiques, le hurlement d’une bête aurait tâché de meurtrir la psyché de cet adjuvant commun, inversant membres et perception – de ce qui fut dextre devint senestre, de ce qui fut haut devint tréfond, si bien que pour un être maniant la précision de ses pantins comme sa plus belle arme, elle serait aujourd’hui aussi désaccordée, irrégulière, empêtrée à l’image de ses mouvements à venir. Pris de court à l’instant précis où se protéger deviendrait non pas une opportunité, mais un besoin vital, Seimeiten imposait en ce jour à l’enfant du bois l’injonction d’un ordre divin.

Que les faibles s’agenouillent.


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Shinrin Hanzo
Shinrin Hanzo

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Ven 26 Nov 2021 - 20:25
[Alerte - Le Réveil de la Meute] 00. Les prémices Headha10


Pour un homme chien, le héraut Inuzuka avait un bon bec, piaillant inlassablement ses invectives et provocations qui rimaient en accord avec cette ribambelle d'assauts aussi éreintants les uns que les autres. Alors tandis qu'il liardait sur sa marionnette sacrifiée qui dépérissait lentement vers le sol, l'Empereur comprenait qu'ils n'avaient que bien trop fait durer ce combat.
"J'ai beau être le maître des pies, il faut croire que c'est toi qui piaille le plus. Tu n'es qu'une petite coureuse de remparts qui s'égosille à cancaner de pauvres inepties. Tu auras beau citer le Valeureux, Akira ou encore Gozen, ce qui m'irrite le plus dans tes paroles, c'est le son de ta voix."
Balayant d'un coup de main sa mèche tandis qu'il liardait sur la nouvelle invocation de son archennemi, il concluait dès lors :
"Tu n'es rien pour moi, si ce n'est qu'une fétide et pestilentielle congrégation de vapeurs. Alors ramasse cette langue un peu trop folle et abrège, je n'en ai pas fini avec toi, "sol-dat"." fusait-il avec une intonation particulière sur les deux dernières syllabes.
Constatant les prémices d'un assaut Katon, ne souhaitant pas risquer de nouveau de briser le bois d'un de ses pantins, c'est sans attendre et sans geste apparent que de sa peau germait de nouveau de fines écailles qui, s'agglutinant les unes aux autres formaient d'imposantes plaques de chitine sur lesquels les quelques rayons du soleil venaient sublimer les reflets cobalt.

De la même manière, c'est dès les premières bribes du chant du loup que le Shinrin unissait ses mains à présent serres afin de conjurer une technique de rupture : Kai. Car utilement venait-il de deviner la stratégie de son adversaire qui n'était d'autre que la sienne également. Si l'un usait de son loup, l'autre usait de sa pie. Il apparaissait bien clair qu'un simple assaut Doton frontal, de surcroit de cette distance n'aurait-il suffit à causer du tort à Hanzo, et ça Seimeiten le savait très bien. Le genjutsu était donc sa ruse, et fort heureusement la position aérienne, le temps de trajet et la nature même des pieux avait laissé suffisamment de temps à l'Empereur pour conjurer son armure dans un premier temps avant de rompre le charme avec un mûdra déjà prêt.

Dans un vacarme assourdissant pouvait-il alors concevoir la puissance des lances se confronter à la solidité de sa seconde peau divine, chacune d'entre elles tentant de défier le légendaire contre le légendaire, pour que la finalité ne soit un simple match nul et que les plaques fissurées de chitine ne viennent accompagner les débris fragmentés de roc dans leur chute.

En bon comédien l'Empereur se laissait alors tomber, comme épris de douleur, comme aux portes de la mort, feintant le succès d'un assaut au demeurant puissance mais qui ne suffit pas à avoir raison de lui. Ses marionnettes collaboratrices suivaient le même chemin tandis que sa pie elle continuait sa mélodie avec des airs inquiets, ses yeux traduisant l'épouvante.

A chaque bouffée d'air le Jinchuuriki tentait d'apaiser son animosité et celles des 2 autres esprits qui composaient son être. Il avait comme l'impression de se retrouver à évoluer sous l'eau depuis le début, comme si en apnée il luttait pour rejoindre le ciel et ne pas s'abandonner aux abysses bouillonnant qui composent son Moi le plus pur, le plus sauvage. Il semblait regrettable que nulle concession n'était envisageable pour joindre sa nature de Démon à cet "Empereur" qu'il souhaitait être, car à force de nuits d'élucubrations il en était venu à être lui-même envieux de la vision pacifiste de Yahiko, s'imaginant par-delà quelques songes que lui aussi pouvait peut-être tout régler en épargnant tout le monde ? C'était bien là un égarement certain et un grave faux pas, car oui, nul n'échappe à sa propre nature. Fut un temps où il aurait raser sans ambages ce palais pour terrasser son ennemi féral sans nullement considérer les dégâts collatéraux, ces "gens". Pfff… regrettait-il.

Il avait suffi à l'acteur-pantin de quitter le champ de vision de Seimeiten et de ses loups pour cesser la mascarade et rejoindre à quelques coups d'ailes la paroi du bâtiment.

Mains sur la froide façade, il était l'heure de se reconnecter avec le don que Meramera lui avait octroyé : celui de la destruction.
"Tréfonds éveillés, manifestez-vous." chuchotait-il, convoquant les enfers.
De là sonnait le branle-bas du bâtiment tout entier qui semblait se mouvoir comme épris d'une sensation désagréable. Les murs, le sol, le toit, tout se mouvait sous l'ordre du maître des lieux, c'est un véritable séisme qui prenait aussi bien racine du sol que de la bâtisse, exagérant ainsi les fissures déjà présents suite aux diverses explosions et éclairs qui avaient grandement fragilisé la structure qui se morcelait avec aisance ne laissant nullement l'occasion de se mouvoir aux âmes perdues qui n'avaient pas quitté le lieu, sacrifiant ainsi ces "martyres" qui donneraient ainsi leur vie afin de parachever les désirs morbides de leur Empereur.

Ebranlant et effondrant en premier les étages supérieurs, c'était après au tour des charpentes initialement préservées de joindre la danse, venant ainsi abattre sur les malheureux des rustres et lourds pans de roc. Le diable espérait ainsi emporter le nuisible et ses familiers, les faisant tomber dans un premier temps avant que leur future sépulture ne vienne écraser leurs squelettes. C'était morbide, c'était ignoble, c'était Hanzo.

Son méfait accompli, se préservant de sa propre infamie il battait des ailes en arrière de nouveau, se mettant en retrait dans le ciel à quelques dizaines de mètres avec sa pie chanteuse et sa suite de pantins afin de lorgner sur son crime avec le regard d'un homme accompli. Craintif demeurait-il, maintenant un mûdra de rupture comme par crainte de se voir victime des illusions de son compère.

La brume écarlate de la haine avait complètement voilé sa vision. Son sang bouillonnant ne voulait se morfondre dans ses veines, il avait soif de liberté, de la liberté de meurtrir et de dominer, il était tel une ode au massacre, pulsant à un rythme effréné, lui laissant dans la bouche l'amère goût des dernières bribes de raison dont il n'avait pas su se débarrasser. Là était le vrai Empereur, sous sa plus pure forme.

Résumé

État de chakra : [4 S / 7 A / 4 B / 0 C / 4 D] (preneur de votre évaluation si jamais)
État de santé :    Ecchymoses et légères coupures (dont certaines ouvertes à présent) sur tout le corps pas totalement refermées - Sévère trauma sur une partie de son corps (secret)
État mental :      Ardent

Résumé :

1) Hanzo est à une bonne portée de Seimeiten est dans les airs. La technique "Venge, ô Auguste déesse (S)" prenant naissance depuis le sol et nécessitant de d'abord cerner Hanzo avant de l'aborder lui laisse alors largement le temps de conjurer sa "Cuirasse Chitineuse Démoniaque (S)" avant d'être menacé par le Genjutsu qui comme précisé est conjuré "juste avant que celui-ci (l'assaut Doton) ne fasse « mouche »".

2) A l'écoute du chant du loup donc, Hanzo active rapidement un "Kai (B)" afin de s'en débarrasser au moment opportun. Je pars qu'étant donné qu'il utilise exactement le même procédé avec sa pie, il est aisé pour lui de déterminer la nature de Genjutsu de cette manœuvre, l'utilisant de la même façon et sachant pertinemment que Seimeiten ne s'évertuerait pas à faire un simple assaut qu'il pourrait aisément contrer. [Pareillement, il s'agit là du même réflexe qu'a pu avoir Seimeiten face au chant de la Pie]

3) Libéré du Genjutsu, parant avec son armure le Doton, Hanzo feint d'être atteint par l'assaut afin de laisser tomber au sol, feignant également le même procédé avec ses pantins. Sa pie elle demeure stationnaire, continuant son chant factice.

4) Une fois hors du champ de vision de Seimeiten (voir schéma), il arrête sa comédie afin de rejoindre la paroi de la bâtisse et conjurer une "Secousse Sismique (A)" qui aura pour but d'écrouler le bâtiment et d'écraser par la même occasion Seimeiten :
    a. Sur le schéma, en jaune la partie considérée comme "grandement fragilisée" qui s'écroule en première, emportant dans l'idée Seimeiten et sa troupe > Je considère personnellement que face aux vibrations conséquentes il n'est pas possible de se mouvoir sans tomber et encore moins de conjurer un jutsu par des moyens conventionnels, bien sûr la décision finale revient au Modérateur)
    b. Sur le schéma, en vert, la partie "épargnée" qui s'écroulera après l'effondrement de la partie jaune, n'ayant pas un support suffisant pour contenir les vibrations du jutsu.
Après avoir suffisamment maintenu sa technique, Hanzo lui s'éclipse pour reprendre une grande hauteur et avoir une vue complète sur la scène, se dégageant d'un possible nuage de poussière et maintenant un mûdra de Kai, dans le doute.

PS: Pour l'utilisation d'une armure pour contrer l'assaut 360° Doton, je me base sur la réponse à ma question technique ici qui stipule que ce genre de techniques fait des dégâts x-1 sur tous les côtés.

Je reste toujours disponible si questions ou autres, vous pouvez m'envoyer moi un fax ou un pigeon.
Cordialement

Chéma tmtc bb:
 

Techniques utilisées :



Équipement utilisé :

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