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[Alerte] Le Talion des Sommets

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Maître du Jeu
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Ven 20 Aoû 2021 - 15:08

Le Talion des Sommets

Contexte et situation

Au cœur de Jōheki no kuni, se dessinent des reliefs riches en minerais précieux. Cette zone hautement stratégique a fait récemment l'objet de rapports inquiétants. De multiples incidents inédits, tels que des éboulements ou des glissements de terrains, menacent les mines d'argent et les villages au pied de ces monts argentifères. La menace qui pèse sur cette région s'est d'autant plus accentuée que les autorités sont sans nouvelles depuis maintenant quelques jours, alors que les ultimes témoignages ramenées aux autorités font état d'une montagne qui "gronde" de plus en plus…

La situation est donc critique. La récente mobilisation des autorités de Jōheki qui résulte de cet étrange phénomène s'avère pour l'heure insuffisante pour assurer le contrôle de la zone, du fait de la multitude de villages impliqués, et du temps qui s'est écoulé avant la découverte des incidents. L'écho de cette urgence se propage rapidement à travers le pays, tout comme celui de la terre qui gronde au loin. Au point où le renfort de forces extérieures n'est pas exclue pour endiguer la menace…

Règles et informations

  • Cette alerte se déroule en Automne de l'année 204.

  • Seuls les personnages se trouvant au sein de JōhekiLes personnages présents dans les Domaines des Vallées sont exceptionnellement autorisés à participer à l'Alerte afin d'aider les autorités de Jōheki. et étant libresPar « libre », nous entendons que votre personnage ne doit pas déjà participer à un événement ou RP bloquant, et donc avoir son champ « Actuellement » vide. peuvent intervenir en postant un premier RP à la suite.

  • Trois personnages au maximum peuvent intervenir.

  • Le temps pour arriver sur le lieu de l'alerte est de 36 heures. Passé ce délai, l'alerte se poursuivra avec ou sans participant.

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Shimaenō
Shimaenō

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Ven 20 Aoû 2021 - 15:44
Le talion des sommets





Automne 204, Rempart millénaire, Joheki.

Les pas de l'Alchimiste fendirent le sol sous ses pieds, dont les tremblements impériaux semblaient révolter la voûte terrestre tout entière ; d'un grondement dont une âme souveraine paraissait émerger de toute sa volonté de conquête. Et à cela... elle ne put empêcher l'ombre d'un sourire avide de siéger sur ses lèvres, sa silhouette d'obsidienne s'approchant des reliefs qui se présentait à elle au sein d'un Domaine inconnu à son regard impie. Cernée par les remparts millénaires qui avaient offert leurs noms à ces lieux, elle aurait pu sentir l'ombre de la crainte se glisser contre son échine, l'adrénaline prier ses muscles de s'éloigner d'un tel capharnaüm : mais son esprit, lui, réclamait de droits et de devoirs de ressentir à nouveau ce gouffre intense qui s'était imposée à elle lors de l'éveil du Dieu du Vent. De cette lisière sourde entre la vie et la mort, de l'effondrement des dynasties et des croyances des hommes où le futur se parait des reflets sombres de l'ignorance et de l'incertitude.

Son corps tout entier tremblait d'appétence pour le danger, son regard d'ambre et d'éther baigné dans l'ardeur de découvrir l'entité qui se cachait derrière l'énergie qui imprégnait la zone de son contrôle telle une monarque imposant ses lettres de noblesse sur la chair de ce pays, d'un fer blanc l'élevant en souveraine pour l'en faire ployer l'échine.

Oh, elle ne pouvait attendre de la découvrir.

Mais peut-être s'avançait-elle trop, face à ce spectacle qui éveillait tant de souvenirs chez elle, issus des dunes vengresses. Peut-être n'était-ce que les caprices d'une terre ayant trop souffert du joug du chakra – elle aurait voulu croire, que son chemin l'avait mené sur ce qui lui était destiné : observer l'avènement des dieux et en être le témoin privilégié.

...Force était de constater qu'aucune aube du Divin n'émerveillait la jeune femme de sa présence.

« Soupire-moi les délices de tes secrets, terre de remparts. », murmura-t-elle, dévorée par son désir fanatique de voir la réalité égaler les attentes irréelles de son esprit.

Sa langue claqua contre son palais, l'aube de la frustration s'éveillant sur ses traits lorsque seuls l'écho de pas se mêlèrent aux tambourinements de la terre – achevant, en un sens, tout espoir que ce grondement ne soit pas issu de l’impudence des hommes. L'arche de son regard vint trouver les silhouettes qui se pressaient à ses flancs... avant qu'un éclat de rire sec, ironique, ne fende ses lèvres.

Qui sait, peut-être pourraient-ils se rendre utile ; ou peut-être pourrait-elle leur laisser le joug de ce sol tremblant comme un enfant pleureur pour qui sa fascination et ses aspirations s'étaient effondrées en désintérêt le plus total. Elle n'avait que faire d'un séisme n'annonçant pas l'aube d'un Roi de ce monde, doive le pays entier y suffoquer de ses désastres.

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Sendai Yahiko
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Ven 20 Aoû 2021 - 18:33
Au détour d'une colline de roches fragmentées se tenait une silhouette, encapuchonnée et couverte d'un linge si sombre qu'il couvrait l'intégrité de son anatomie. Surplombant bien des terres victimes d'un calvaire à l'origine inconnue, bien qu'il pouvait être cohérent de s'interroger sur la culpabilité du chakra, elle zieutait de ses yeux clairs l'ensemble des ravages d'une nature à l'apparence rebelle mais au fond pourtant innocent. Les gravats sous ses pieds glissaient même sans qu'elle n'ai à bouger, synonyme d'un bruit qui courait encore et toujours dans les terres du Rempart, percutant d'autres minerais que le mal n'avait pas réussi à froisser. Et au dessus de ça, l'horizon dessinait l'urgence et le désarroi, reflétant une réalité stupide qui s'était confronté à l'ex-Empereur alors qu'il essayait de pénétrer au sein du Pays.

Une réalité qui provoquait gravement les Remparts de Jôheki, leur reprochant de n'être qu'une façade livide camouflant l'incompétence de leurs troupes.

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-"Regarde ça, Hanae. J'en étais sûr."

Le sourire du nivéen frôlait l'insolence : il savait qu'il avait eu raison. Il savait qu'en ayant proposé la force du Senbazuru comme argument, même si elle avait pu être perçue comme absurde et superflue face aux modèles sécuritaires du Rempart, elle ne pouvait être négligeable. Osait-il alors se rappeler de la provocation de la jeune inconnue à la chevelure bicolore qui s'était elle aussi méprise sur les compétences de ceux qu'elle devait maintenant côtoyer, il fantasmait à l'idée de lui crier son erreur.

Car face au véritable danger, et dieu savait à quel point il était bien placé pour le savoir après s'être acoquiné avec un Empire qui lui était hostile, ce n'étaient pas quelques protocoles qui déjoueraient le Crime.

Et à ce juste titre, tentant d'ignorer la frayeur qu'il avait de se heurter à Sakaze Tôsen en personne ou à l'un de ses Lieutenants et après avoir prit un malin plaisir à jauger les aptitudes des autorités finalement dépassées par les événements, il s'apprêta à engager la marche vers le théâtre de sa gloire.

-"Aidons Jôheki maintenant et targuons nous de notre supériorité. S'ils nous estiment indispensables, nous aurons gagné."

Plus qu'un sourire insolent, c'était l'exhibition d'un faciès malicieux qu'il assumait. Jôheki venait de prouver leur impuissance malgré leurs mots et le Sendai était suffisamment confiant pour se penser capable de mettre un terme à ce mystérieux grondement.

-"Allons-y."

Déposant un pied assuré sur un appui bancal, il maîtrisa son glissement sur les graviers jusqu'à arriver sur la terre ferme. Il s'approcha après plusieurs minutes de marche d'une présence qu'il connaissait hélas, titillant brièvement l'idée de ne pas se présenter à elle avant de se souvenir que sa passion l'avait sûrement menée à la même conclusion qu'eux.

Ils devaient élucider ce mystère, qu'il soit un cataclysme naturel ou l'orchestre de Sakaze Tôsen.

Il n'y avait alors nul besoin de se fourvoyer : s'ils étaient amené à se battre, le dernier des cancres était capable de comprendre que derrière ces sombres accoutrements se cachaient les deux anciens gouvernants du Feu. Les deux déserteurs avaient ainsi tout intérêt à se présenter à elle, d'autant plus si l'Empire était déjà au courant de leur localisation.

-"Vous êtes Shimaenō, n'est-ce pas ? J'aurai parié sur le destin, mais je suis finalement persuadé que vous êtes assez arrogante pour oser embrasser un danger qui vous dépasse."

S'avançant devant elle jusqu'à la dépasser, sans forcément lui jeter une œillade supplémentaire, il finit par s'arrêter, sondant les alentours comme pour prendre autant d'informations qu'il le pouvait.

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-"Pour être honnête, cela nous fait un point commun. Mon amie et moi comptons régler le problème alors... j'espère que vous saurez suivre, si vous tenez à comprendre ce qui se déroule sous nos yeux."

Laissant ses lèvres s'étirer pour côtoyer ses joues, affichant un rictus amusé et étrangement peu provocateur, il s'apprêtait à agir. Pour gagner du poids dans le Rempart.


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Sendai Hanae
Sendai Hanae

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Ven 20 Aoû 2021 - 20:44







Le Talion des Sommets



L’entrée à Joheki s’était passée sans grandes difficultés aux yeux de la Sendai dont la seule action avait été de montrer patte blanche et d’accepter que l’on pose un sceau sur son corps. Si l’idée qu’une marque puisse se trouver sur elle, sans qu’elle en fût à l’origine, lui déplaisait grandement, elle pourrait bien sûr s’en débarrasser à n’importe quel moment si cela devenait dangereux ou réellement gênant. Pour l’heure, rien ne semblait lui arriver en conséquence de cet événement, et la rubiconde tendait à oublier jusqu’à sa présence.

Les pensées de l’ancienne Porte-Parole contenaient suffisamment de dilemmes pour que plusieurs personnes puissent se les partager et encore se trouver rongées par ceux-ci. Depuis son départ de Hi no Kuni, et même avant cela lors de ses retrouvailles tumultueuses avec ses parents, la jeune femme avait vécu une profonde remise en question de sa personne et de ses objectifs. Si elle espérait toujours sauver le Yuukan en mettant un terme aux conflits qui le submergeaient depuis des temps très anciens, elle devait se rendre à l’évidence : sa puissance n’était pas assez grande. Il lui fallait aller plus loin, suivre les pas de celui qui faisait jeu égal avec elle il y a encore peu de temps, mais qui désormais n’avait plus rien de comparable à l’exception du chakra pur.

La voix dudit shinobi coupa le rubis de ses pensées – joyau dont l’ardente chevelure était totalement cachée par une capuche, tant son visage ne devait être reconnu – pour prononcer des mots qui témoignaient tout son contentement. Le nivéen semblait voir une opportunité là où la rubiconde voyait une nouvelle manifestation de ce qui allait contre ses ambitions. Un ennemi, sans doute, mais était-il une forme de vie, ou un cataclysme provoqué par Mère Nature ? Le premier cas serait gérable, tandis que le second serait inarrêtable. Le premier enragerait Hanae, tandis que le second la désolerait pour les terres Johekijines et ce qu’elles allaient subir.

« Je te suis… »

Lança-t-elle dans un murmure. Si sa voix n’était pas aussi claire qu’à l’accoutumée, la jeune femme ne manquerait pas de panache si elle faisait face à un ennemi, là où ils se rendaient. Les arrêter, tous, il le fallait, sans quoi ce monde ne trouverait jamais la paix éternelle.

Plus loin se tenait déjà une personne qui n’était pas tellement inconnue aux yeux de Yahiko et Hanae. Pour le cas de la seconde, elle ne l’avait que vue, sans forcément en savoir plus sur elle, qu’il s’agisse de sa personnalité ou même de sa voix. Laissant l’ancien Empereur s’introduire auprès de cette Shimaenō, la Sendai préféra pour sa part observer les environs. Que pouvait bien provoquer ce grondement ? Un genre de créature, comme celle rencontrée brièvement sur cette île à l’ouest de Kaminari, lors d’une mission en compagnie de Medyûsa et Inuzuka Sakka ? Peut-être que le trio allait vite le découvrir…




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Narrateur
Narrateur

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Sam 21 Aoû 2021 - 0:50

Quelques nuages couvraient le ciel de Jōheki, ce jour-là. Un calme relatif régnait dans le paysage automnal des vallées.
Puis vint une nuée d'engoulevents. Dans le sillage de leur cacophonie, ils portaient en eux l'annonce du désastre.

Contrairement à l'adage, la tempête qui suivait ce calme n'éclatait pas au sein de quelques nuages déchaînés. Non, car déjà vous sentiez sous vos pieds l'ébauche d'un orage venu des profondeurs. Le frisson qui animait la terre n'avait rien de préoccupant, du moins pour l'heure. Mais son écho, venu de loin, et l'agitation que ce fracas tellurique suscitait vous suffisaient à comprendre qu'en ce jour, les autorités de Jōheki se mettaient en branle pour se préparer au pire.

Alors que vous emboîtiez le pas vers la source du grondement de la terre, vous distinguez sur votre chemin de multiples escouades portant la bannière du Rempart. Les envoyés de Jōheki ne vous aident guère à définir le chemin optimal, tant ils dispersent çà et là pour couvrir autant d'espace que possible. Mais leur pas de course affolé, leur regard déterminé noyé dans la crainte, tout indique chez ces troupes une urgence qu'il convient de contenir. Et elle motive d'autant votre progression qu'au loin vous pouvez distinguer quelque ébauche du désastre. Aux limites des domaines vallonnés s'étiraient les Remparts primordiaux de Jōheki. Des monts imposants, desquels fuyaient les oiseaux de mauvaise augure, qui n'avaient rien à envier à leurs héritiers érigés en frontière permanente envers le reste du monde.

Vous pensiez pour la plupart d'entre vous fuir le danger, bien retranché derrière les murs épais de Jōheki. Mais en réalité, guidé par son hurlement, vous ne faisiez que vous jetez de votre plein gré dans la gueule du loup tapi dans les entrailles de ces montagnes. Le danger qui vous attendait semblait se faire fi de la robustesse de ces parois millénaires, fussent-elles érigées par la main de l'Homme, ou de Dame Nature. Ici-bas, entre ces murailles, vous réalisiez votre impuissance, votre insécurité constante face aux forces qui faisaient tressaillir la matrice de vos existences. Était-ce là la preuve palpable de l'impuissance des forces du Rempart en leur sein ? Ou bien la manifestation d'un danger qui ébranlerait toute nation, toute puissance confondue ? Rien n'était moins sûr.

À mesure que vous progressiez, vous commenciez à comprendre la raison de cette atmosphère angoissante qui échappait jusqu'à lors il y a quelques minutes. Parmi la chaîne de montagnes, vous parveniez à scruter la Reine des sommets. La même qui, au gré des secousses, se pavanait d'un manteau de poussière et d'éboulis sujet à la pesanteur. Ses semblables suivaient la cadence, dans une série d'éboulements et de tremblements qui n'auguraient rien de bon. Un œil avisé vers les habitations qui se dessinaient progressivement lors de votre marche vous invitait à presser le pas, tant le danger qui accablait ces villages de mineur s'avérait imminent.

Dorénavant, le grondement de la terre s'étouffait dans le crépitement de la pierre qui s'amoncelait en avalanches croissantes devant vous. Là, la mobilisation devint plus intense, plus prononcée. Des brigades, semblables à celles rencontrées précédemment, se précipitaient face au danger. Ce sont là les premiers sauveteurs du Rempart dépêchés ici. Votre présence ici est donc plus que la bienvenue pour porter assistance à quiconque est dans le besoin. Les secours accourraient à la rescousse des mineurs d'argent et leur famille, livrés à eux-mêmes dans ce désastre sans précédent. A portée de cette fourmilière désemparée face à l'urgence, s'élevaient parmi le fracas des falaises quelques cris maladroits.

« - sparu, plus personne… Aidez-nous, on a perdu des hommes tout en haut !
Par ici, par ici !
Fuyez, c'est trop dangereux de rester ! »

Plus loin, encore, dans la poussière et la terre en suspension.

« On manque de monde ici, ce village a besoin d'être évacué ! »

Et enfin là-bas, nez à nez avec l'inexorable course de la pierre.

« Attention, le chemin va s'effondrer à d-
Nooon ! »

Vous assistez, impuissants, aux premières pertes visibles. Des bâtisses ensevelies sous les gravats et la boue. Des soldats qui peinent à emprunter les derniers sentiers franchissables au péril de leur vie. Et des civils qui commencent à fuir dans la même direction que les engoulevents précédemment croisés. Face à vous, l'agitation ne cesse de croître, tout comme l'urgence.

Dans l'agitation, vos options pour porter assistance sont éparses. Si la plupart des villages alentours sont suffisamment pris en charge par les autorités de Jōheki, de toute évidence, un hameau manque cruellement de soutien : celui qui s'étend au pied de la plus haute montagne des alentours, à l'est. Quasiment épargné par la colère des sommets, certes, mais en manque crucial de renforts.

Vous comprenez en observant l'organisation des lieux que ces multiples cités minières hébergent les ouvriers qui travaillent plus haut dans les mines. Tout comme la situation dans ce village est préoccupante, il en est de même pour les galeries correspondantes, et pour lesquelles l'absence de nouvelles rassurantes vous parvient à l'oreille. Un chemin escarpé, endommagé par les chutes de débris de tout gabarit, mène péniblement vers les hauteurs taillées par la main de l'homme. Venir en aide aux ouvriers aux premières loges du déluge de pierres, ou de leurs proches désemparés dans leurs baraquements. Le choix reposait à présent entre vos mains. Avec pour unique certitude que les Remparts n'avaient jamais été aussi hostiles qu'en ces lieux.

Vous ne pouvez choisir qu’une seule option.

Venir en aide aux villageois des baraquements au pied de la montagne principale.


Venir en aide aux mineurs des galeries de la montagne principale.


Vous disperser entre les mines et les habitations pour tenter de sauver un maximum de civils.


L'efficacité de votre aide à chaque endroit sera cependant plus maigre que les options précédentes.


Informations:
 
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Sendai Yahiko
Sendai YahikoEn ligne

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Dim 22 Aoû 2021 - 17:20
Aux allures des prémices de l'apocalypse, la terre vibrait au rythme de palpitations effrénées. Sous les yeux tétanisés des Jôheki-jins et devant les pupilles soucieuses des récents immigrés, les structures telluriques s'effritaient plus ou moins grièvement sous la rage d'une cause encore inconnue, criant au monde leur précarité comme si elles ne pouvaient la dompter. Des roches aux tailles multiples dévalaient alors les pentes, ricochant dangereusement sur des parois qui n'étaient pas encore atteintes, menaçant ceux qui fourmillaient en dessous de les priver de tous leurs biens.

Et un peu plus loin de tous ces désastres, les trois corps des shinobis progressaient. Avançant prudemment sur des chemins prédéfinis, creusés par les chariots de ceux qui y avaient travaillé depuis jadis, le Sendai éveillait ses sens pour y percevoir non seulement la gravité visuelle que le paysage leur présentait, mais également pour entendre le désespoir des victimes qui s'apprêtaient à rendre leur dernier souffle. Ecrasés sous les décombres pour certains, ensevelis sous ses masses denses de roches pour d'autres, l'atmosphère s'était rapidement transformée pour astreindre la terreur à l'inquiétude, surtout pour les plus démunis.

L'Ancien jetait un regard au ciel, pour le moment impuissant, requestionnant la place des engoulevents dans le climat. Au détour de leur sillon dans les airs, il continuait dans sa marche à dévisager les montagnes qui paraissaient s'effondrer, fixant après quelques secondes celle qui semblait tout dominer. La même qui mettait en péril les mineurs qui l'escaladaient et les bâtisses résidant à ses pieds.

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-"Je suis désolé Hanae. On ne pourra sauver tout le monde."

Le nivéen connaissait une des plus grandes valeurs de sa meilleure amie : sa sensibilité à la cause humaine. Il savait que la rubiconde avait toujours lutté, et bien plus que lui-même qui se pavanait pourtant de sa stature de Colombe, pour une paix applicable à tous et même aux plus irrattrapables des criminels.

Pour elle, il ne souriait plus. Son faciès n'osait montrer qu'un ton marmoréen qui respectait les victimes autant que l'ex Porte-Parole. Son masque de granit l'empêchait d'exhiber l'arrogance qu'il rêvait de ressentir et de montrer à tous ceux qui l'avaient minimisés aux Portes de Jôheki, comme s'il ne valait pas plus qu'une garde incapable de sauver les leurs. Une insulte qui, isolée, ne représentait que peu, mais qui trouvait écho dans tout un passé d'Empereur teinté par le mépris et la dérision.

A ce monde il montrerait qu'il n'était pas un incapable, aux Jôheki-jins il prouverait sa supériorité.

-"Ils ont tous besoin d'aide. Mais partout où nous irons, d'autres mourront ailleurs."

Sa poigne se vissa, ses phalanges écrasant sa paume de culpabilité. Il avait beau souffrir de son reflet à l'international, il souffrait également du malheur qui s'abattait sur des innocents. Et c'était ceux là qui comptaient actuellement le plus pour lui.

-"A mes yeux, notre rôle est d'accomplir ce que la garde de Jôheki ne peut accomplir tout en trouvant le chemin le plus rapide pour régler le problème..."

Hanae et Shimaenō pouvaient voir son visage se surélever pour se fixer d'abord sur les baraquements, puis sur les ouvriers qui souffraient de leur condition de prisonnier.

-"... Même si cela signifie devoir voir mourir des innocents."

Soulignant son intervention d'une teinte de fatalité, relativisant en se rappelant qu'il n'était pas le responsable de ce remue-ménage, il démarra des mudras de ses deux mains avant de mordiller l'extrémité de son index. Il plaqua sa main au sol, sous ses pieds, s'étant gardé un espace suffisant pour que son compagnon ailé puisse jouir de toute sa mobilité.

Dans un nuage de fumée apparut ainsi sa colombe, Hatoka, dont il chevauchait le dos un instant.

-"Nous ne pouvons pas aider les innocents et résoudre ce mystère si ne nous mettons pas nous-même à l'abris. Restons hors de portée des gravats, nous atteindrons les ouvriers par les cieux."

Se laissant quelques instants en orientant sa tête vers ses alliés, il reprit dans une même tirade.

-"Ma colombe seule ne pourra permettre de les tirer d'affaire, elle n'est pas faite pour supporter une grande masse. Je vais avoir besoin de soutien."

La Colombe bondit ainsi dans les airs, agitant ses longues ailes dans le vent pour se propulser vers les hauteurs, là où les victimes ne les attendaient plus.

Là où la Reine se faisait Maîtresse de ces lieux.



HRP:
 

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Sendai Hanae
Sendai Hanae

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Mer 25 Aoû 2021 - 9:51







Le Talion des Sommets



L’esprit de la rubiconde avait du mal à interpréter les propos de son ancien Empereur. Elle pouvait concevoir que des vies pouvaient être perdues, mais l’annoncer de but en blanc avant même d’avoir tenté quoi que ce soit ne ressemblait pas vraiment à ce que la jeune femme connaissait de son ami. Au fond d’elle, évidemment, la Kazejine comprenait l’ampleur de ce qui était en train de se produire, et le fait que deux ou trois personnes ne feraient pas une différence majeure était net. Car le désastre était total. Qu’il fût d’origine naturelle ou non, il se passait quelque chose de spectaculaire, et pas dans le bon sens du terme. La montagne elle-même semblait vouloir se débarrasser de ceux qui avaient élu domicile à ses pieds, comme pour leur indiquer qu’ils n’étaient plus les bienvenus. Un esprit mal avisé pourrait associer cet événement à l’arrivée de rebuts de l’Empire, mais personne n’était assez stupide pour le penser réellement.

Les consignes de Yahiko étaient les plus cohérentes avec la situation présente, et encore une fois, sa facilité à mentionner la mort des innocents déplaisait à Hanae, qui ne dit rien pour autant. Si elle était sensible à ce sujet, elle en restait une adulte capable de faire la part des choses et pouvant laisser ses sentiments de côté lorsque cela était nécessaire. En l’occurrence, discuter inutilement du fait de sauver tout le monde ou non ferait perdre du temps, un temps précieux pour justement déjouer les pronostics de l’ancien leader du feu.

« Je laisse Shimaeno t’accompagner. Pour ma part, je peux faire appel à un compagnon qui saura nous aider à sauver le plus de personnes possibles. »

Alors que la colombe était sur le point de s’envoler, avec ou sans l’étrange jeune femme, un nuage de fumée suivant un rituel d’invocation laissa place à une créature aussi imposante que belle. Un panda massif, d’une dizaine de mètres, doté d’une armure prouvant sa nature de guerrier, venait de faire son apparition. Les seuls mots de son invocatrice, encore affectée par la perte de l’un des frères du présent animal, furent les suivants :

« Si la situation devient trop dangereuse, quitte les lieux sans hésiter. »

Le regard de la bête vers sa maîtresse était très parlant. Mais d’une certaine façon, il ne comptait pas lui obéir aveuglément. Après tout, il restait un être plein de fierté, et fuir le combat n’était pas dans ses habitudes. Il ne restait qu’à espérer qu’un ours fou ne se pointe pas, cette fois-ci.

Laissant Kyūkyoku la porter, la Sendai suivit son camarade sans grande difficulté, le panda géant n’ayant pas de mal à gravir ce qui était, pour les humains, un éboulement énorme.




résumé:
 

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Shimaenō
Shimaenō

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Sam 28 Aoû 2021 - 17:50
Le sourcil arqué, Shimaenō observait la silhouette qui venait de se glisser sur son flanc, fier comme un coq dont l'on venait de féliciter le plumage d'où il tirait une audace certaine mais qui, malheureusement, n'impressionnait que les autres membres de son poulailler.

« Si vos actions sont aussi inutiles que vos paroles, je crains avoir plus de soucis à me faire que vous sur mon arrogance. »

Elle était même surprise qu'ils aient réussie à entrer, étant donné l'ensemble d'informations inutiles dont il avait abreuvé les gardes, mais ô combien précieuses pour la demoiselle.

« Commencez déjà par me montrer autre chose que votre langue bien trop pendue et laissez-moi en juger par moi-même, mh ? »

Son regard alla trouver l'horizon rocheux qui se dévoilait devant elle, engouffrant un vent entre les pierres qui parut aller jusqu'à caresser leurs visages, à quelques mètres de là. Il était indéniable que la plupart des galeries étaient menacées d'effondrement, si l'on en croyait les nombreuses ombres qui se hâtaient vers leurs sorties aussi vivement que leurs pauvres corps ne pouvaient le leur permettre. Les gravats et la boue menaçaient leurs flancs dans le capharnaüm d'un éboulement allant jusqu'à terrasser les quelques âmes qui n'étaient pas restées suffisamment en retrait pour se targuer d'être en sécurité de l'assaut de la nature.

L'Alchimiste délaissa un soupir en entendant les paroles du Sendai à l'encontre de sa comparse. Je suis désolé Hanae. On ne pourra sauver tout le monde. Certes. Ça n'était ni une nouveauté, ni ce qu'on n'avait demandé d'elle.

« Ce ne seront ni les premiers ni les derniers de ce monde. Si nous n'étions pas là, tous seraient morts. Ils devraient se montrer reconnaissants d'être ne serait-ce que sauvés, même en partie. »

Ses perles d'onyx et d'éther longèrent les silhouettes de la garde des Remparts qui parût s'avancer auprès des innocents pour tenter d'endiguer la colère de la Montagne, en vain. Il était plus qu'évident qu'une main forte leur devait d'être apportée, auquel cas l'ensemble de la mine s'écroulerait et avec elle, la raison de tels tremblements. Si elle désirait en obtenir la réponse ou aller jusqu'à récupérer quelques minerais rares, il lui faudrait voguer auprès de ces deux fugitifs.

Elle souffla, une fois encore. Bien avant qu’un manteau nacré ne s’éveille à ses côtés au prix du sang de l’un des enfants du chakra, bientôt imité par sa consœur rougeoyante. Elle retint un hoquet amusé en remarquant que la bête affublée au second Empereur n’était autre qu’une jolie colombe, symbole de paix dans la plupart des pays de l’est. L’ironie était d’une douceur palpable aujourd’hui, semblait-il. Quant à la dénommée Hanae, c’était invariablement un ursidé qui se présentait à son savoir ; un panda. Pourquoi pas.

La main de l’Alchimiste épousa les plumes immaculées de l’oiseau en percevant les paroles de l’opalin, retenant ses yeux de rouler dans leurs cavités d’ennui face à tant de fioritures. D’une main tendue, elle patienta jusqu’à ce qu’il ne s’en empare pour la faire monter à ses côtés, d’une grâce noble qui éprouvait un certain plaisir à l’entendre formuler en cet instant qu’il aurait besoin de son aide, en parallèle aux remarques acides qu’il avait pu lui adresser plus tôt. Il apprenait. C’était bien. Mieux.

Il ne fallut que quelques battements d'aile à l'oisillon pacifiste pour porter leurs deux silhouettes jusqu'aux abords les plus proches des galeries, laissant tout le loisir à la jeune femme d'observer la situation dans ses plus flagrants détails depuis les airs.

Dès que les griffes de la colombe n'épousèrent les reflets du sol, où la boue et les gravas s'amoncelaient au pied de la Montagne souveraine et des galeries, Shimaenō bondit à son tour de sa fragile échine. D'une paume glissée sur le flanc de son crâne, elle la remercia silencieusement de ce vol avant de s'avancer, défaisant l'un de ses bras de l'emprise de l'ombre de sa cape d'obsidienne.

Lorsqu'elle se tint à l'entrée des galeries, des perles bleutées s'étaient d'ores et déjà formées sur le bout de ses doigts, parés des lueurs de ce don de chakra si précieux qu'elle cherchait à perpétuer en ce monde. Il ne lui fallut qu'une œillade pour percevoir les silhouettes amoncelées de miniers à l'intérieur, dont les blessures les empêchaient de poursuivre, pour certain.

Elle soupira ; et d'un mouvement de ses mains conjointes, de fins fils vinrent s'attacher à leurs corps, un à un, afin de les extraire de l'entrée des galeries avant qu'un nouvel effondrement ne s'abatte sur leurs statures. Elle osa un regard vers l'ursidé, un temps – se doutant que si besoin était, il agirait en premier pour sauver non pas la personne de la marionnettiste, mais les miniers, et par extension, elle-même – avant d’aviser l’une des personnes qu’elle avait extrait de ce trou de malheur.

Les doigts de sa dextre empoignèrent le visage de son vis-à-vis de chaque côté de sa bouche, paume plaquée contre son menton avant qu’elle ne susurre quelques paroles à son adresse.

« Dis-moi, mon cher. Que se passe-t-il à l’intérieur de la Montagne ? Combien d’entre vous êtes encore prisonniers ? »



récapitulatif:
 

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Mar 31 Aoû 2021 - 15:13


Après une première ascension dans les hauteurs de Jōheki, vous étiez finalement arrivés devant une scène de chaos. Prenant conscience de la situation, vous aviez découvert une zone minière en proie à ce qui s'apparentait à une catastrophe naturelle incontrôlable. Dans la confusion généralisée, il vous fallait faire un choix. Parmi les multiples faubourgs qui s'aggloméraient à la base des sommets, mollusques de bois accrochés à d'immenses rochers, il en était un dont l'urgence s'avérait plus préoccupante. Celui-là même où s'érigeait la montagne la plus imposante des environs. Venir en aide aux ouvriers isolés dans les galeries de ce roi des monts, ou prêter main forte aux familles de ces travailleurs. Tel était le dilemme que vous aviez tranché, en prenant l'initiative des hauteurs. Au milieu des fourmis humaines en pleine agitation, des larmes de pierre qui s'écoulaient des titans alpestres, et des cris qui se perdaient dans le grondement de la terre, vous avanciâtes dans l'épicentre de la catastrophe. Si jusqu'ici votre arrivée fut à peine remarquée face à l'urgence qui s'emparait de tout un chacun, l'apparition providentielle des imposants alliés bestiaux à vos côtés changea la donne. Nombreux furent les regards qui convergèrent devant l'envol de la colombe, chariant dans son plumage deux d'entre vous. Nombreux furent ceux qui se détournèrent pour constater l'ascension impressionnante du panda, pour qui les dangereux gravats ne représentaient qu'un vulgaire gravier.Tous se concentraient à fuir les lieux, mais accueillaient cette présence nouvelle comme un vent d'espoir s'opposant aux volutes de poussière qui parsemaient la course de la roche sur les faubourgs.

L'ascension des deux Kuchiyoses fut pour vous l'occasion de lever le voile sur le drame qui se jouait aux portes des galeries. Vous découvriez un plateau dominant l'intégralité des villages miniers. Kyūkyoku et Hanae avaient pu constater dans leur randonnée périlleuse l'état des sentiers condamnés par les éboulements à répétition. Seuls quelques vestiges de ces escaliers de bois et de pierre subsistaient dans ce lit de rochers pour vous indiquer la route à emprunter. Sur le promontoire donnant sur les entrailles de la montagne argentifière, vous étiez déjà entourés de massifs rochers, figés dans leur course par la surface du plateau. Derrière ces débris se dessinait la paroi de la montagne qui continuait de s'étendre jusqu'à percer les nuages mêmes. La face assez verticale de ce colosse minéral était perforée d'une demi-douzaine de galeries, dont l'entrée était renforcée par des arches en pierre. Deux hommes pouvaient traverser le conduit sans peine, d'ordinaire, sans risquer de se cogner au plafond. Force était de constater que la plupart de ces entrées furent condamnés par les éboulements et glissements de terrain qui se renforçaient ici. Seules deux des six entrées, les plus centrales, demeuraient quasiment intactes. Presque, car sitôt sur les lieux, vous pouviez constater la présence de quelques mineurs tentant désespérement de venir en aide à leurs camarades, bloqués dans les décombres des galeries. Certains se tuaient à la tâche, creusant à la pioche jusqu'au sang pour sauver ce qui pouvait encore l'être.

En débarquant à leur encontre, Shimaenō ne fit qu'interrompre la tentative d'un des ouvriers. Mais en éloignant le quarantenaire de sa position, menacé l'instant d'après par une coulée de terre et de pierres, la surprise acariâtre de l'homme céda à la reconnaissance. Il venait d'échapper à un funeste destin. À l'image des quelques dépouilles extraites dans les décombres. D'autres attendaient, piégées dans la roche et la terre. Plutôt que de fustiger sa sauveuse de le ralentir dans ses recherches, l'homme céda aux interrogations de cette dernière, un brin affolé.

« Qui… qui êtes-vous ? Vous êtes venus nous sauver ? Il se tourna aussitôt vers ses camarades, alors en train de peiner à dégager l'entrée d'un des tunnels. Les gars, on a enfin de l'aide ! Leur soulagement fut bref, avant qu'ils ne reprennent leur labeur. Cinq ! Y a cinq de nos gars derrière ce tunnel. On a tous réussi à s'enfuir. Enfin… plus ou moins. Reste plus qu'eux ici ! Vous allez nous aider, hein ? »

Vous lisiez la désolation sur les traits de l'ouvrier. De la fatigue, aussi. Un profond sentiment de désespoir qui tiraillait ses traits, fruit d'un manque de sommeil conséquent. Il tenta de reprendre son récit.

« Ça… ça fait des jours que tout tremble ici ! Au début, c'était gentillet, et puis après… ça a empiré. Voyez l'résultat ! On a essayé d'envoyer des messagers… mais… ils ont tous disparu ! Exténué, il reprit plus lentement. On minait… avec les gars. Rien de dangereux. Ça tremblait gentiment. Et puis on a entendu… un grondement ? Je crois que c'était que'qu'chose comme ça. La terre elle a tremblé plus fort. On aurait dit- »

Avant même que l'homme puisse terminer sa description, un bruit vint troubler votre discussion.

« Tous aux abris !
Ça recommence ! »

Aussitôt le bruit prit davantage d'ampleur, et les mineurs levèrent la tête vers la menace : un glissement de terrain. Après des jours isolés dans leurs montagnes, leurs réflexes les préparaient au pire, en dépit de la torpeur constante qui les accablait. La coulée de débris arrivait par votre droite, et menaçait d'emporter les quatre mineurs et vous même dans sa course folle. Qu'importe votre réaction, les ouvriers tentèrent de fuir pour s'abriter derrière les plus gros rochers qui ponctuaient le plateau où vous vous trouviez. Pourtant, une certitude ne cessait de croître à mesure que la vague minérale dévalait la pente de la montagne : leur abri serait bien insuffisant pour se prémunir de la fureur des sommets…

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Sendai Yahiko
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Jeu 2 Sep 2021 - 17:54
L'emblème de la paix impulsa de ses serres, se décrochant d'une terre encore indemne pour élever avec lui les deux étrangers aux Remparts. Ses ailes fouettaient le vent de grands battements pour rythmer leur envol, caressant l'éther comme pour le dompter de son autorité, traversant son souffle pour plonger l'Ancien et l'Alchimiste dans une immensité vierge de toute agression. Car là où ils se dressaient, les roches ne pouvaient les accoster, les grondements de Mère Nature ne pouvaient les punir de leur hargne. Là où ils se hissaient, elle ne pouvait que courber l'échine face au règne d'un monde aérien qui la dominait.

Le choix de l'Immaculé n'était dépourvu de toute conscience. Qu'il était évident que l'air ne se mêlait à sa sœur la roche et qu'un volatile devenait le parfait émancipateur de tout danger. En côtoyant les cieux, il savait qu'il avait accès à un autoroute vers ses cibles : les prolétaires, également victimes de la colère des sommets. Les mêmes qui étaient, pour certains, encore captifs de la Reine, condamnés à comparer leur liberté à celles de ceux qui avaient encore le luxe de jouir de la lumière du jour.

L'un d'eux fut d'ailleurs sauvé par la Manipulatrice qui avait joué de sa dextérité pour l'extraire des griffes de la mort. Il ne fallut alors qu'une brève introduction pour que les informations ne filent aux oreilles attentives du Devancier, réalisant l'histoire de leur maux et les conséquences qu'elle eu sur le travail des roturiers.

-"Grimpez sur le pa-"

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Le grondement stoppa l'Aîné qui tourna ses prunelles vers son origine tellurienne. Ses oreilles perçurent le roulement des rochers lorsque sa bouche se tût et son corps se mit naturellement en opposition, sautant de son destrier pour finir équilibré sur le plateau qui les accueillait. Sa main s'anima avant de se présenter au devant de son agresseur, lui susurrant de la quantité de chakra qui s'en émanait qu'il ne serait celui qui la ferait flancher. Son geste du poignet ne dressa pas son rempart le plus imposant mais il s'attela toutefois à lui faire comprendre que sa route s'arrêtait ici, au flanc des arches de pierre.

Le mur s'érigea à l'horizontal, épousant par ses côtes la terre sur laquelle ils s'appuyaient tous, brisant les teintes grisâtre de son pastel violacé en menaçant leur adversaire des intentions de la brigade : la nature ne valait rien contre la souveraineté du chakra.

-"Ça devrait suffire."

En jaugeant les roulis de ce qui constituait ce glissement, il eu instauré une défense qui paraissait appropriée. Adaptée à sa violence, contrant sa vélocité par sa stabilité hors pair. La même stabilité qui lui permettait de trouver leur réponse à une ultime interrogation : leur adversaire était-il véritablement Mère Nature ou existait-il un deuxième Manipulateur dans cette apocalypse ?

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Ses mudras, liés de ses deux mains, devaient tenter de résoudre ce mystère.



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Sendai Hanae
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Dim 5 Sep 2021 - 12:56







Le Talion des Sommets




Sur le dos de sa monture énorme, Hanae n’eût presque aucun mal à suivre la cadence de l’invocation volante de Yahiko. Si les gravats étaient impressionnants pour un humain, un panda de dix mètres ne se laisserait pas surprendre de la même façon. Lorsque le trio arriva finalement au niveau des mineurs, la situation semblait plus délicate que prévu. Agissant avec rapidité, il sembla que Shimaeno parvint à sauver un mineur qui tentait de déblayer l’une des entrées de la mine. De son côté, la Sendai commença par observer les lieux, tout d’abord pour repérer d’éventuelles personnes blessées ou coincées.

Rapidement, l’homme sauvé donna des informations cruciales afin de pouvoir venir en aide aux maximum de personnes. Des mineurs étaient pris au piège, et seules deux entrées donnaient encore sur la mine, qui serait leur tombeau si rien n’était fait. La taille des entrées interdisait à Kyūkyoku de pouvoir s’y introduire afin d’aller les sauver, ce qui n’était pas plus mal car la rubiconde ne comptait pas lui faire prendre de risques inutiles, comme risquer de se retrouver piégé sous une tonne de roche. Avant que la moindre instruction ne puisse être donnée, un nouvel éboulement alerta l’ensemble des personnes présentes.

Instinctivement, et même malgré l’intervention de l’ancien Empereur, le massif panda recouvrit toutes les personnes en présence de son corps pour les protéger. Son armure ne résisterait pas à pareille catastrophe, et il ne fût qu’heureux de se rendre compte que le mur du nivéen puisse au moins amoindrir l’assaut, s’il ne l’arrêtait pas complètement. Ce qui pouvait en rester ne serait pas suffisant pour lui infliger une blessure sérieuse, et toutes les personnes sous lui seraient en sécurité totale, quoi qu’il advienne.

Repensant rapidement aux propos du mineur interrogé, Hanae se mit en quête de l’entrée mentionnée, et effectua l’unique mudra nécessaire à sa stratégie permettant de sauver les personnes prises au piège. Un sceau explosif aurait sans doute suffi à tout déblayer, mais un risque minime de causer un nouvel éboulement existait, et la jeune femme se refusait à le prendre. Ainsi, elle se contenta de sceller les roches bloquant l’accès dans un sceau se formant sur son avant-bras. De cette façon, la voie serait libre pour que tous puissent sortir. Elle appela de toutes ses forces :

« Si vous m’entendez, la voie est dégagée… »

En l’absence de réponse, il faudrait entrer pour les aider, car certains étaient peut-être blessés, inconscients, ou tout simplement trop loin pour entendre la voix de la Kazejine…



résumé:
 

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♥ Merci jumelle ♥
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Shimaenō
Shimaenō

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Mar 7 Sep 2021 - 18:13
Un soupir fendit ses lèvres avant qu'elle ne feigne un faux sourire envers l'homme lorsqu'il finit par cracher le morceau. Sa paume tapota son épaule comme l'on traiterait un enfant ; et quant aux fils de chakra qui reliaient son contrôle à sa chair, ils se défirent de sa silhouette lorsqu'elle se détourna de lui en pressant doucement sa marche vers l'extérieur, exaspérée.

« Cinq autres. »

Ce furent les seuls mots qu'elle adressèrent à ses partenaires avant qu'un grondement sourd ne révoque l'attention de tous, menaçant d'emporter avec lui les fondations de cette galerie... et eux avec. Sa dextre se pressa sur les détours d'un large rouleau dans son dos, au-dessus de ses reins d'un réflexe instinctif pour faire appel à sa plus grande gardienne.

Mais ce fut sans compter l'ombre d'un mur érigé, forgé par un chakra aussi pur que les légendes entourant ce clan n'avaient pu le clamer. L'Alchimiste glissa une œillade au nivéen à l'origine de ce rempart, éleva son regard d'ambre et d'éther jusqu'aux abords de la stature de l'ursidé dont le corps s'était agencé au-dessus de leur groupuscule comme pour les en protéger.

Un souffle amusé lui échappé, brièvement, tandis qu'elle laissait cette fois-ci son attention courir sur les courbes de la rubiconde qui, d'un tracé précis à la surface de son bras ainsi qu’auprès des reliefs de la roche, tâcha d'emprisonner cette dernière au sein de sa prison de chair et d'argent.

Sa main s'éleva avec noblesse en direction du gouffre laissé par la Sendai, parant le bout de ses doigts d'un doux linceul bleuté ; et comme guidé par la demande muette de son esprit, cinq, pour dix fils s'élevèrent dans le vide pour cerner les corps des mineurs, attachés à eux comme il n'en aurait été le cas pour de simples marionnettes.

Loin d'être victimes d'une marche forcée, ces filons se contenteraient de les guider jusqu'à la sortie avec une ennuyeuse parcimonie comme autrefois, espérant que cette fois-ci, tous quitteraient les galeries sans qu'une surprise de taille ne fauche des vies dans lesquelles elle avait mit tant d'effort à déblayer des décombres. Du temps gâché, dirait-elle.

Elle en arrêta toutefois un avant que l'orée de la montagne ne se présente à lui, d'une poigne de fer cernant son poignet. Son regard, glissé en coin, l'observa quelques instants avant qu'elle ne démontre l'intérieur de la galerie d'un signe de tête.

« Vous avez certainement dû percevoir de quel côté venaient les tremblements lorsque vous miniez. Où ils étaient les plus forts, où aller pour que la roche ne s’effondre pas sur vous. »

Elle arqua un sourcil, équivoque.

« Sais-tu où se trouve l'épicentre ? »

L'Alchimiste feint un sourire, de nouveau.

« Je n'ai pas toute la nuit, donc si tu l'ignores, dis-le franchement. »


récapitulatif:
 

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Ven 10 Sep 2021 - 13:50
Le désastre poursuivait inexorablement sa chute sur le monde des mortels. Menacés par une énième intempérie, vous parvînmes à faire face rapidement à cette déferlante de terre et de pierre. Pour opposer la force de la nature, ce fut ainsi un mur de chakra, le paroxysme de l'art du monde des shinobis, qui fut érigé. Dans l'ombre du panda géant, vous pouviez entendre le choc entre la vague et la défense de l'héritier des Anciens. L'impact étrange, l'écoulement qui se prolongeait de l'autre côté de la barrière magique. Apposé contre la paroi de la montagne, le mur fit son office. Néanmoins quelques gravats s'agglutinèrent contre la paroi de chakra, et vinrent ricocher par-dessus la protection de Sendai Yahiko. Par chance, l'imposante invocation de Hanae fit office d'ultime paroi. L'impact entre la pierre et le métal de son armure vous fit comprendre que vous étiez tous à l'abri. Finalement, après quelques instants de doute, le grondement se dissipa. Du moins un peu. En relevant la tête, vous pouviez constater que vous étiez tous encore en vie. Pourtant, en un éclair, la toponymie avait quelque peu muté, sous l'impulsion du courroux de Mère Nature.

Si derrière le mur, rien n'avait fondamentalement changé, le glissement de terrain vous avez quelque peu isolé du reste de votre environnement. Une couche de boue, de terre et de pierres recouvrait dorénavant le plateau minier, parmi les épais rochers qui constellaient l'endroit. En contrebas, en revanche… Dans l'élan du glissement de terrain, une chute de pierres vint s'écraser sur les habitations les plus proches du pied de la montagne. Le bois crépita sous la dureté de la roche. Les maisons s'effondrèrent. Les ruelles furent jonchés de débris en tout genre. Et un rideau de poussière masquait le désastre humain qui prenait place peu à peu dans les quartiers habités des proches des mineurs…

Lorsque Yahiko décida d'étendre ses perceptions autour de lui, il put ainsi s'assurer que les personnes autour de lui demeuraient intactes. Il put sentir également quelques présences émaner de l'autre côté de la galerie. Mais plus tragique encore, il put déceler en contrebas quelques auras s'éteindre lentement, comme une poignée d'étoiles dont la lueur stellaire s'éteignait à jamais dans l'infinité de la pénombre cosmique.

Le calme succéda à la tempête. Vous étiez temporairement épargnés de toute colère alpestre. Le temps pour vous de dégager l'entrée du tunnel, et pour Shimaenō d'extraire quatre des cinq mineurs annoncés par les ouvriers restés sur place pour leurs camarades. Comme leurs homologues, les quatre hommes secourus présentaient des signes de fatigue extrême. Leur visage était couvert de poussière, les lèvres asséchées, le regard vide. Certains étaient blessés. C'était notamment le cas de ce jeune homme à la jambe salement amochée, au point de l'empêcher de marcher. Un autre se plaignait du bras, notamment lorsque l'un de ses camarades l'enserra spontanément. Mais cette joie fut bien éphémère, lorsqu'ils constatèrent tout comme vous l'étendue des dégâts sur place, et plus bas. Là, aux coulées de boue et éboulements qui ravagèrent les bourgades de mineurs, une dernière coulée de boue venait de s'abattre; cette fois le long du visage des mineurs choqués, à bout de souffle d'un tel chaos ambiant.

L'urgence de la situation força la dizaine de mineurs à se précipiter dans leur lamentation. Poussé par la marionnettiste à passer à table, l'un des mineurs tenta de reprendre son calme. Un de ses acolytes le rassura d'un signe de la tête, quant à la présence insistante que représentait Shimaenō. Il pouvait se confier à elle.

« Il y a… quelque chose… au fond de la galerie principale. Quelque chose de terrifiant, ça, je peux vous l'assurer. »

Son regard se perdait dans la vide, alors qu'il se remémorait le souvenir de ces vibrations angoissantes.

« Il y a peu, un groupe avait commencé à creuser plus en profondeur la galerie principale. Certains ont dit qu'ils ont trouvé un trésor… Mais la plupart ont disparu avant de confirmer la rumeur… l'homme éclata en sanglot.
Depuis ce moment-là, poursuivit un autre mineur, la montagne elle a commencé à trembler. De plus en plus. Et puis ça c'est propagé vraiment tout partout. »

L'homme lorgna avec crainte l'entrée du tunnel.

« Vous aurez pas de mal à trouver l'épi… l'épicentre dont vous parlez là. Y a qu'à tendre l'oreille. Et suivre les tremblements… Plus vous vous enfoncez, plus ils sont forts. »

Face à la présence des quatre mineurs, un des sauveteurs fut interloqué et interpella un de ses camarades rescapés.

« Dis, Hachi, où est Gaku-senpai ? Il était pas censé être avec vous ?
… il… il s'est perdu dans les galeries secondaires, je crois… Dans la précipitation, on a couru le plus vite possible vers la surface. Le temps de se retourner, et Gaku-senpai avait disparu.
Fais chier… Fais chier ! Pas lui ! Son poing s'écrasa contre la paroi, et il songea au pire. »

Votre regard pouvait dorénavant se perdre dans l'obscurité imposante du tunnel que vous aviez débloqué. La traversée de cette galerie s'avérerait pénible, en raison des gravats qui jonchaient le passage. Aux abords de l'entrée, vous parveniez dorénavant à percevoir davantage les soubresauts qui agitaient la Dame d'Argent, comme se plaisaient à l'appeler les locaux pour désigner la plus grande des montagnes des alentours. Vous ressentiez d'intenses vibrations. Un grondement régulier, brut, sauvage, qui pulsait au fond de la galerie. C'était comme si… comme si… la montagne était vivante. Animée d'un pouls tellurique, d'une pulsion destructrice qui s'écoulait à travers les veines qui composaient galeries et sentiers escarpés. En cet instant, Yahiko parvenait à discerner deux sources de chakra. La première était faible, mais se situait dans le dédale de galeries qui constituaient la mine. La seconde, plus diffuse, n'en était pas moins inquiétante. Plus profonde, plus viscérale… elle était tapie dans les entrailles de la montagne. Elle semblait vous guetter férocement.

L'accalmie se prolongeait. Un orage terrestre plus grand se profilait à l'horizon. Les derniers mineurs vivants dans les parages discutèrent entre eux, puis se tournèrent à nouveau vers vous. Deux d'entre eux aidaient à porter les blessés. Un des mineurs rescapés s'enfonça dans l'antre de la Dame d'Argent, et en ressortit aussitôt avec une lanterne poussiéreuse. Il l'épousseta avec sa manche, et l'alluma avant de vous la tendre en gage de remerciement.

« Ce n'est pas grand chose, mais… tenez. Vous en aurez besoin, si vous voulez vraiment aller au fond de cette mine. Au nom de tous… merci pour votre aide. Merci infiniment ! A présent, je… je vous en supplie. Sauvez Gaku, si vous le pouvez ! C'est le chef du village. Il a voulu nous aider, et maintenant il est bloqué en bas… S'il vous plait, faites quelque chose pour lui… la lanterne tremblotait. Et ce n'était pas cette fois la faute des entrailles de la terre. »

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Dim 12 Sep 2021 - 16:55
"Il fallait s'y attendre."

Ces mots résonnaient sans cesse dans le coeur désolé du nivéen qui, impuissant, observait avec une révoltante fatalité les fruits de la montagne qui dévalaient les flancs de la Reine, écrasant les bâtisses ou les vies qui s'opposaient à eux. Ses yeux s'écarquillèrent, s'attardèrent sur ces sources de chakra qui se volatilisaient dans les airs en rendant au ciel les âmes que le Divin avait pourtant confié au Yuukan. Mère Nature avait inversé l'ordre des choses, les pierres qui caressaient l'altitude trouvant leur repos dans le village mitoyen à la Dame d'Argent, les vies qui foulaient les terres trouvant leur élévation aux côtés de celle qui dominait tout.

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Il était impuissant. N'ayant dressé qu'une technique qui l'avait protégé lui, ses compagnons et d'autres impuissants, il ne pouvait s'empêcher d'éprouver la frustration de ne pas avoir pu veiller sur les autres victimes, ceux qui avaient eu la malchance de vouloir demeurer dans ce qui allait être leur futur tombeau. Son regard s'attardait sur ce cimetière de sang, son esprit imaginant la détresse des condamnés, ses pensées revenant pour l'assaillir de ces deux légitimes questions : "était-il coupable... et aurait-il pu faire autrement ?".

Son souffle se coupa un instant, les voix autour de lui le ramenant à une certaine raison. Dans ce torrent de douleur, dans l'expression de tout cet enfer qui déchirait l'atmosphère par sa cruauté, il leva sa tête pour s'extraire de ce cauchemar. Il avait le devoir, comme ses deux compagnons, de ne devoir orienter ses objectifs que vers un seul but : écraser la menace, et balayer ce talion comme s'il n'était qu'une mémoire altérée. Et il savait si bien que le doute n'était pas une option.

Son visage se tourna enfin, comme son corps, vers ceux qui avaient le courage de les instruire de leurs expériences.

-"Merci, vos informations vont nous être utiles."

Il adressa sa dextre vers le dernier de leurs interlocuteurs, agrippant ce qui leur servirait de guide dans toute cette obscurité, puis il s'orienta vers Hatoka, la colombe qui se devait de se rendre utile hors de la montagne.

-"Si vous n'avez rien d'autre à nous partager, je vous invite à grimper sur ma Colombe, elle saura vous mener à l'abri."

Et s'adressant cette fois à son frère d'arme, il continua.

-"Lorsque tu auras terminé, n'hésite pas à nous attendre ici. Nous aurons peut-être besoin de toi pour fuir."

Il s'orienta alors vers l'entrée de la mine, serrant fortement la lanterne dans une poigne qu'il dressait devant son corps afin qu'elle puisse illuminer de sa faible lueur les profondeurs des abysses. Sa main libre s'agita, faisant apparaître devant lui une duplication qui pouvait l'assister malgré les restrictions qu'imposait le lampion. Il la fit ainsi prendre les devants de la file indienne qui s'imposait, partageant au passage les quelques informations qu'il avait pu obtenir par sa précédente technique.

-"Je pense avoir repéré où est Gaku, mais je dois vous avertir..."

Leurs corps s'avançaient, se distanciaient des mineurs qui pouvaient déjà prendre la fuite à l'aide des invocations des deux Sendai, jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus les entendre.

-"Cette montagne est infestée d'un chakra qui nous encercle. En ignorant Baku, notre adversaire ne pourra pas l'utiliser contre nous."

Son regard se fronça, ses prunelles se renfermèrent légèrement pour ne laisser paraître qu'un jugement tout aussi difficile que lors de sa technique de protection. Une nouvelle fois ils allaient agir égoïstement, une nouvelle fois ils pariaient sur la survie d'un innocent... pour qu'ils puissent espérer accéder à la réussite de leur mission.

-"Dirigeons nous vers ce trésor et ignorons leur chef. Plus vite nous éliminerons la menace, plus vite nous sauverons tous les innocents."

Les deux mains de la duplication se joignirent une nouvelle fois, cherchant avec vigueur des informations supplémentaires à obtenir par le chakra. Car si les vibrations et le son pouvaient les aider, rien n'était plus sûr que le chakra pour se mesurer à l'avertissement du chakra.



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Mar 14 Sep 2021 - 15:57







Le Talion des Sommets



Difficile d’ignorer les vies perdues par les décisions des shinobis, que cela fut en ce jour ou dans le passé. Le choix de Yahiko de se précipiter au secours des mineurs était louable : aller au plus près du danger, en espérant que tout irait bien pour les personnes en contrebas, voilà ce que devait décider de faire un shinobi. Seul un dieu aurait pu agir de façon à sauver l’ensemble des personnes en danger, et aucun ninja existant n’avait la capacité de protéger autant de monde avec aussi peu d’effectifs.

Voilà ce que se disait Hanae pour ne pas penser aux morts, au pied de la montagne, tout en restant concentrée sur les mots des uns et des autres, et sur la mission évidemment. Une phrase, en particulier, l’avait interpellée. L’un des mineurs avait fait mention d’une sorte de présence, de force, au plus profond de cette montagne, et celle-ci semblait terrifiante d’après les mots du sinistré. Le poing de la Sendai se serra, lorsqu’elle comprit que tout n’était pas si naturel. Un être, humain ou non, se terrait là-dessous, et était en train de causer ce désastre terrible. Il fallait que cela cesse.

De son côté, Kyūkyoku commença à emboiter le pas du faucon, comprenant au regard de son invocatrice qu’il ne serait pas de la partie dans la session de spéléologie qui s’annonçait. Il invita donc autant de mineurs que possible à s’agripper à lui. De là où ils venaient, les pandas invoqués par la rubiconde accordait au moins autant d’importance à la vie qu’elle, et même ce géant animal préférait supporter le poids de plusieurs de ces mineurs épuisés et pas très sveltes plutôt que les laisser à leur sort, ici. Il allait pouvoir redescendre, un peu moins rapidement qu’il n’était monté, avec ceux que l’invocation de Yahiko n’aurait pas pu récupérer.

Hanae suivit rapidement son camarade et le double de ce-dernier, sans hésiter. Chaque vie était importante, mais son idée était surtout de sceller le pouvoir qui causait ce désastre, ou d’éliminer la « personne » responsable s’il s’agissait bien d’un être vivant. Dans un cas comme dans l’autre, la détermination dont elle faisait preuve était assez unique. Ainsi, lorsque son ami proposa de se diriger droit vers la source de chakra se répandant assez loin dans les environs, elle ne montra aucune réticence. Si la source était purgée, le Mal serait effacé.

« Allons-y. Et quoi que nous trouvions au fond de cette mine, il faudra nous en débarrasser. »

Cela sous-entendait bien que rien ne subsisterait de la menace après leur passage, en cas de victoire. S’ils échouaient, cependant, Joheki pourrait bien se retrouver dans une bien mauvaise posture.




résumé:
 

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Shimaenō
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Ven 17 Sep 2021 - 11:35
L’aube du regard de l’Alchimiste s’écrasa sur le faciès de l’homme se tenant face à elle, tandis que le fracas des retombées du glissement de terrain ne formait leur écho en contrebas, sur les flancs des bâtisses et âmes n’ayant réaliser la dangerosité de la montagne. Il ne relevait là ni de son devoir, ni de son inquiétude d’œuvrer pour le bien ; car de cette épopée, elle n’en retirerait que les lauriers afin que son visage ne trône aux yeux de Yashigure Masumi comme l’une des sauveuses de son peuple… et récolter de sa bouche les denrées qu’elle désirait tant lui être révélées, par récompense.

Aussi, aucune émotion ne transparu sur ses traits lorsqu’elle prêta une oreille attentive au récit du mineur, affolé par la perte supposée de l’un des siens et de beaucoup d’autres ayant découvert une chose qui avait éveillé la terreur dans chacun de leurs êtres.

Oh.

Un sourire félin se glissa sur les lèvres de l’amante de toutes les légendes, adoratrice du Vent à en éveiller les vestiges. Ainsi, elle avait eu raison. D’un murmure glissé par son instinct qu’une entité, illusoire ou réelle, avait bel et bien resserré son étau sur les flancs des Remparts à en faire trembler – littéralement – la voûte terrestre qui l’habitait jusqu’en son cœur.

Et aujourd’hui, semblait-il qu’elle allait pouvoir contempler sa magnificence destructrice, d’un simple espoir de ne pas trouver au fond du tunnel un simple fauteur de trouble. Shimaenō était de ces âmes embrassant la grandeur pour se délecter de tous ses plaisirs, de révérer la puissance qui était sienne et celle d’autrui comme un bijou des plus précieux… dont le poids saurait écraser ceux voulant s’y opposer. En cette aube, elle avait trouvé un fermoir dont la valeur se devait encore d’être jugée.

Pour se faire, il lui faudrait s’engouffrer jusqu’à l’épicentre des tremblements, en la compagnie douteuse des deux enfants du chakra ayant autrefois dirigé un Empire. Il y avait pire, certes – comme des rejetons de Murashigure. Mais ils feraient l’affaire, sans aucun doute.

Alors, ses doigts fins vinrent s’emparer de la hanse de la lanterne en décochant un sourire faussement reconnaissant à l’adresse du minier, avant de susurrer ;

« Merci beaucoup. Je ferai tout ce qui est possible pour sauver votre chef. »

Et d’une main le pressant à quitter les lieux vers la colombe, elle se détourna de l’ombre de son dos pour faire face à ses deux compagnons du jour, les yeux roulant jusqu’au ciel dans un masque brisé d’hypocrisie.

Un soupir fendit ses lèvres lorsque sa dextre, munie de l’objet, vint reposer le long de son corps – et d’une poigne discrète, sa jumelle s’empara de quelques lames glissées entre les jointures de ses doigts, pas seule sécurité.

Sans un mot, elle commença à tracer la route vers l’épicentre désigné par l’un des miniers, lanterne au poing révérant les sigils de sa cape. Sous l’ombre de ses brins d’opale et d’obsidienne, peut-être feu l’Empereur ainsi que sa seconde pourraient remarquer les reflets discrets, mais rougeoyants, d’un cercle gravé à même sa nuque par un fer chaud, marqué par les années.

Encore faudrait-il qu’ils portent à cela une quelconque attention et que la pénombre des lieux, d’une lueur à son opposée, ne puisse leur révéler.

récapitulatif:
 

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Anciens Samouraïs
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Mar 21 Sep 2021 - 12:08
Dans un paysage sans cesse renouvelé par la colère des monts, vous aviez enfin décidé de vous soustraire de ce monde apocalyptique pour vous enfoncer dans les entrailles de la Dame d'Argent. Un unique boyau, éprouvé par de multiples éboulements, vous conduisait dans les profondeurs chtoniennes des domaine des vallées. Les derniers mineurs rescapés vous avaient abandonnés. Ils partirent sur le dos de la Grande Colombe, alors que vous partiez en guerre vers l'inconnu. Sitôt dans l'antre de Ginnofujin, vous sentiez la réelle menace vous guetter. La pulsation de la terre, entretenue perpétuellement avec férocité. L'obscurité impitoyable, que la faible lueur de la lanterne peinait à vaincre pour vous trois. Mais surtout cette énergie gargantuesque qui émanait de toute la montagne, et qui déjà paraissait vous étouffer de tout son poids.


Pour le commun des mortels, cette traversée aurait été plus périlleuse. Si la galerie principale portait d'ordinaire bien son nom, les soubresauts qui accablaient depuis des jours la région changèrent radicalement son accessibilité. Le tunnel se réduisait par endroits. Tantôt un pan de roche qui s'écroulait sur le côté, vous forçant à crapahuter. Parfois des éboulis qui ralentissaient votre progression. Souvent, un climat de peur intense qui se traduisait par la crainte permanente de se voir enterrer subitement au beau milieu des montagnes de Jōheki. Si quelques uns devinrent impraticables, vous deviniez néanmoins plusieurs galeries qui s'étendaient à partir du couloir principal. Mais la colère des sommets, cette vengeance sans but et sans nom qui accablaient depuis des jours la région, distordait la principauté de cette galerie. Au point que chaque tunnel ressemblait à un autre, avec son lot de gravats, de tremblements et de terreurs tapies dans l'ombre. Sans votre perception des énergies, votre descente se serait mutée en errance dans un dédale de tunnels hantés.

Dans votre descente constante, une odeur fétide commençait à agresser vos narines. Parfois ensevelis de poussière ou de gravats, parfois à l'air libre, quelques carcasses de mineurs n'ayant pas eu la chance de connaître une dernière fois l'air libre. A cette profondeur, pas une mouche ne venait rendre hommage aux victimes de la fureur de Ginnofujin. Il n'y avait que cette cacophonie permanente. Le cri de la terre qui vibrait tout autour de vous, et qui parfois s'amusait à faire tressaillir les macchabées même après le trépas.

Votre volonté de découvrir l'origine de ce chaos tellurique vous avait conduit à faire fi du sort du bourgmestre Gaku. Ignorant sa présence chancelante dans les galeries secondaires, vous poursuivîmes votre terrible descente en enfer. A la progression pénible et la visibilité réduite s'ajoutait dorénavant une température éprouvante. La chaleur des profondeurs ne cessait de croître à mesure que vous vous rapprochiez de la source des périls de la montagne. A la fraîcheur de la pénombre, se substituait dorénavant une étuve chtonienne, annonciatrice d'un plus grand péril encore. Car au bout de votre exploration abyssale, une faible lueur se distinguait au fond de la galerie principale.

En atteignant cette lueur, vous découvrîmes un étrange spectacle. Quelques outils de mineur avaient été abandonné dans les parages. Probablement dans la hâte. Il fallait d'abord chevaucher un monticule de pierre, qui correspondait à l'effondrement d'une paroi. Celle-là même qui masquait l'objet de votre venue en ces lieux.
Par-delà l'obstacle, un monde nouveau s'offrait à vous.

La galerie s'étendit largement, au point de vous faire abandonner toute promiscuité. Le plafond atteignait quelques mètres de hauteur, mais la salle s'étendait sur des dizaines de mètres. Elle adoptait une forme presque sphérique, aplanie à vos pieds et au-dessus de vos têtes. Les parois étaient constellées de torches, mais surtout poudrées d'éclats adamantins. Au cœur ardent de la Dame d'Argent, plomb et argent ne faisaient qu'un. Tout autour de vous, ou presque, n'était que galène, la matrice de ce métal précieux. Mais ce qui attirait surtout l'œil se terrait au fond de la salle. Les torches s'aggloméraient le long d'un escalier, puis d'une estrade. Une imposante colonne minérale, épaisse de plusieurs mètres, s'étendaient des sommets jusqu'aux abîmes de la Terre. Une ambiance solennelle se dégageait de ce lieu. Curieusement, les tremblements, jusqu'ici de plus en plus intense, se tarirent au cœur de cette salle mystique. Mais cette spiritualité tellurique s'estompa alors qu'à votre droite, vous pouviez distinguer un corps en haillon séparé de sa tête. Un sang plus ou moins frais se rependait à travers la roche.

Et enfin, il se tourna vers vous.

Lorsqu'il s'approcha de vous, le sol tremblait à chacun de ses pas. Était-ce un monstre, ou un homme ? Difficile à dire. Seul persistait dans ce clair-obscur son gabarit d'ogre, et les deux rubis sanguinolents qui vous lorgnaient. A mesure qu'il s'approcha de vous, vous distinguiez enfin le colosse qui vous accueillait. Il mesurait plus de deux mètres, et sa carrure n'avait rien à envier à celle d'un ours. Une fine armure recouvrait son corps, laissant apparaître par endroits son imposante musculature. Chacun de ses pas ébranlait le sol, et le tremblement qui en résultait s'accompagnait du cliquetis de son armure, et de la longue épée qui accompagnait son flanc gauche. Avec sa crinière de lion et sa moustache épaisse, on aurait dit un sanglier qui vous toisait. Mais pourtant, ce fut bien un homme qui s'adressa à vous.

« Vous ! Sa voix caverneuse s'amplifia avec la grandeur de la salle, au point d'être encore plus menaçante, presque bestiale. Que faites-vous ici, impies, en ce sanctuaire sacré ? Mon avertissement n'a-t-il pas suffi ? Vous n'avez rien à faire en ces lieux. »

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L'Esprit de la Montagne, l'un des Esprits des Anciens Samouraïs


Sa main droite fit lourdement retomber son gourdin au sol.

« Vous n'êtes pas comme les autres profanateurs… Votre aura… n'est pas la même. Mais vous n'en restez pas moins coupables de sacrilège. »

La stature du mastodonte, initialement stable, s'agita subitement. La poigne qu'il exerça sur le manche de son kanabo, en forme de gunbai, devint plus oppressante. Sa patience avait atteint ses limites. Le guerrier souleva sans effort son arme, et alors qu'il la fit s'écrouler de tout son soul, proféra une ultime invective.

« À présent, disparaissez ! »

Il y eut un vacarme assourdissant, pareil à un coup de tonnerre qui résonna dans tout le volume du sanctuaire. Et à la seule force du guerrier, la pierre fut projetée sous la forme d'une violente avalanche. Des gravats en tout genre, de tailles et formes diverses, qui fondaient droit sur vous pour vous écraser et vous faire taire à jamais. Emportant dans votre tombe le secret de cette salle à la splendeur antédiluvienne.

Ginnofujin : Dame d'Argent

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Sendai Yahiko
Sendai YahikoEn ligne

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Mar 21 Sep 2021 - 18:54
Son regard se détournait de la clarté du jour pour mieux creuser les entrailles de la terre. Succédant à sa duplication qui avait prit les devants de la marche -comme elle avait d'ailleurs prit le foyer d'un embrasement qui devait illuminer les tréfonds de la montagne, l'Ancien ne fut pas surpris de voir que ses deux comparses suivaient ses traces avec la même intention que lui. Nulle idée ne fut clabaudée, il n'y avait qu'un silence opaque qui devait sobrement approuver ses desseins, et ce fut avec la même modestie qu'il s'aventura dans ces terres inconnues.

Car au delà de la luminosité naturelle ne naissait qu'une dangereuse pénombre. Chaque pas fut accompagné du risque d'être enseveli sous cette roche instable, menaçante, comme si la moindre foulée prévenait la Dame d'Argent qu'elle devait punir des intrusions. Ni les Sendai ni la Marionnettiste ne pouvaient se targuer d'être légitimes en ces lieux, nul homme ne pouvait d'ailleurs oser cette prétention. Il n'y avait que ces effluves nauséabondes qui rappelaient que seule la Mort était invitée, que chaque immixtion étaient synonyme d'un funeste destin.

Mais dans les entrailles du Nivéen résidait pour seule raison de sa présence cette croyance folle selon laquelle le chakra les protégerait, alors que la plus puissante des techniques n'était pas même capable de briser la Maîtresse de Jôheki.

-"Ce doit être par là."

La marche du clone fut parsemée d'embûches en tout genre, franchissant d'insidieuses crevasses, enjambant des roches instables qui défiaient les chevilles innocentes. Son mouvement fut suivi par celui de l'ex-Empereur, bien plus concentré sur sa traversée et sur les informations qu'il récupérait de sa technique que sur le danger que le groupe pourrait avoir à affronter. Il n'y eu nulle préparation pour cette rencontre, que la découverte de cette grande scène de théâtre qui tranchait l'ésotérisme des galeries.

Alors ce fut suite à cette interminable traversée dans cette fournaise naissante que les prunelles brillantes du Sendai admirèrent le noyau de la Dame. En avançant plus doucement et plus silencieusement, comme s'il se doutait de rencontrer la cause de leurs déboires, il laissa ses pupilles traverser les parois de la grande salle comme pour mieux la sonder. Plus par curiosité que par intérêt stratégique, la Colombe fut soudainement partagée par un sentiment mêlant admiration et effroi, tant la structure de ce terrain exhibait avec audace son façonnement.

Après tout, la salle paraissait travaillée comme si elle existait depuis jadis, comme si le Maître de la Terre y avait demeuré pendant des décennies. Les torches avaient pu être disposées par les prolétaires comme elles avaient pu être fixées par la titanesque silhouette qui se dessinait aux yeux du groupuscule, les escaliers semblaient conçus par des mains habiles et l'imposante colonne qui caressait le fond de la pièce paraissait porter le tout. Si bien qu'avant tout échange avec l'ennemi, l'original chuchota à ses pairs quelques précautions qui lui paraissaient incontournables.

-"Le pilier, là bas. Il y a tout à parier que s'il cède, tout s'écroule. Ne restons pas loin de la sortie, il pourrait servir d'atout à notre adversaire dans une ultime offensive."

Mais sa voix fut traversée par une autre plus grave. Plus bestiale, plus insistante, elle s'immisça dans les oreilles du Sendai et de son double pour mieux s'imposer à elles. Elles menacèrent leurs âmes ignorantes par de curieux reproches, ordres et interrogations qui paraissaient insensées aux oreilles du Séculaire. Quels avertissements ? Quels profanateurs ? Le nivéen retourna vivement la question dans son cerveau à la recherche de ses erreurs, mais nulle réponse ne se présenta à lui.

Il n'y avait qu'un malentendu profond qui les opposait.

Et plus que ça, il y avait des victimes à déplorer.

L'Améthyste s'avança légèrement, défiant à son tour son opposant. Sa carrure était loin d'égaler celle du Monstre qui brandissait son kanabō d'une formidable poigne, mais l'ancien souverain se mettait au devant de la scène, non loin de ses camarades et accompagné de sa réplique, lui intimant avec suffisance sa supériorité.

Et ce fut comme en réponse à cette insolence qu'il reçut son dû, ces grands flots de gravats qui se densifièrent sous sa masse pour se présenter dangereusement aux quatre shinobis. Creusant le sol, le dévalant comme pour l'agresser lui aussi, les éboulis parcoururent leurs pairs pour mieux ronger la peau de ceux qu'ils visaient.

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-"Je te laisse t'en occuper.", annonça l'original à son clone.

De par sa main libre, un dôme violacé s'érigea autour du petit groupe pour l'enfermer de son égide. Se construisant naturellement, sans grande vivacité, son épaisseur était telle qu'il devait être capable de braver la hargne tellurique. Et c'est ce qu'il fit, les laissant se reposer sur les alentours de l'épaisse coupole qui disparaissait à son tour, bien corrodée par le tranchant des roches.

Le Sendai sortit de ces décombres, grimpant sur la masse de cailloux qui s'étaient amassés les uns sur les autres, se dressant à la gauche de ses camarades tandis que sa réplique se plaça entre lui et ses pairs. Sa silhouette se vit naturellement surélevée, comme le pouvait être celle de ses camarades s'ils avaient également souhaité grimper sur les débris, et il se permit de s'adresser à Hanae et Shimaenō avant d'engager la contre-attaque.

-"Préparez ce qu'il vous faut pour attaquer. On mise tout maintenant. A mon signal."

L'ayant susurré suffisamment fort pour atteindre les oreilles de ses comparses et suffisamment doucement pour ne pouvoir être entendu par l'inconnu, il changea ensuite de ton pour le diriger vers son adversaire, mettant les moyens de se pavaner quelque peu, soutenu par toute l'arrogance et la toute puissance qu'il voulait dégager.

-"Je ne sais pas qui vous êtes, mais j'ai toujours préféré discuter, même avec mes adversaires... aussi inconnus soient-ils. Je suis persuadé que la plupart des conflits naissent de malentendus, voyez vous ?"

Joignant ses doigts entre eux et les croisant les uns avec les autres, un sourire malsain naquit sur son visage pour arborer un air des plus mauvais.

-"Mais lorsqu'un tel mal est déjà fait, vous comprendrez également que je ne tiens pas à vous faire la discussion... du moins pas maintenant, pas comme ça."

Ses yeux s'écarquillèrent, accompagnant son sourire démoniaque pour crier ses intentions meurtrières à sa cible.

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-"Vous êtes trop... intact."

Et ce furent enfin à ses mains de se mouvoir, générant quelques mudras pour infliger au Titan leur merveilleux produit. Deux dragons de chakra, émergeant du sol avec une prodigieuse rapidité, naissant d'un souffle à ses oreilles pour mieux mourir sur ses bras.

Ouvrant à ses alliés les portes d'une victoire qu'il voulait totale.

-"Maintenant !"



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Dernière édition par Sendai Yahiko le Jeu 23 Sep 2021 - 17:28, édité 1 fois (Raison : "à mon signal" "maintenant !" (édité avant le post d'Hanae pour des soucis de cohérence))
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Jeu 23 Sep 2021 - 19:33







Le Talion des Sommets



Aussitôt la cible décelée par Yahiko et les indications des mineurs, le groupe commença son aventure au sein des galeries minières de la Dame d’Argent. S’il était évident qu’en temps normal ce lieu était déjà difficilement praticable, les récentes secousses n’avaient pas aidé – même les plus intactes de ces chemins – à assurer un chemin sans embûches. Se situant au centre du cortège, Hanae se contenta de suivre la lueur de la lanterne tenue par son cousin, et également les propres pas de ceux qui la devançaient, ce duo identique qui découvrait le premier la voie accidentée.

Si chacun des quatre voyageurs téméraires possédait une carrure svelte, le parcours n’en restait pas moins délicat. Un ninja quelque peu enrobé ou trop musclé aurait probablement dû faire machine arrière assez vite, mais par chance, ceux qui s’y aventuraient n’avaient pas ce genre de corps. La Sendai repensait à ce Gaku qu’ils abandonnaient peut-être à son sort, mais chaque fois que cela arrivait, elle pensait à toutes les vies qui pourraient être sauvées en trouvant la source de ces chutes de terrain et autre éboulements. Qu’il s’agisse d’un de ces Dieux, comme le Nanabi scellé à la va-vite dans le corps d’Hanzo au cœur d’une bataille terrible, ou d’un humain ayant des pouvoirs excessifs, cela ne changeait rien pour la Sendai qui se devait de s’endurcir. Certaines morts étaient nécessaires pour le bien du plus grand nombre…

Lorsqu’une plus grande clarté que celle de la simple lanterne de Yahiko se fit bien visible, la Kazejine ne manqua pas de redoubler de vigilance. L’ensemble du groupe pénétra suffisamment dans ce qui semblait une irréelle cavité plutôt imposante au sein de ces mines. La première pensée de la rougeoyante, en inspectant ce disque énorme taillé dans la roche – et avant même de remarquer le pilier qui soutenait éventuellement le plafond au-dessus de leurs têtes ou encore l’être immense se trouvant sur une estrade, à l’autre bout – elle réfuta l’hypothèse que les mineurs soient à l’origine de la conception de ce lieu. Le premier, Yahiko prit la parole pour donner des indications. Il était évident, après une deuxième œillade, qu’il ne valait mieux pas frapper ce pilier trop fort, ni s’attaquer au plafond en lui-même.

Finalement, les yeux de la rubiconde se posèrent sur l’imposante silhouette à quelques mètres de là. Son apparence faisait penser à un combattant en armure. Mais voilà tout ce qu’elle pouvait en déduire. Ses propos ne sonnaient pas comme une invitation à discuter, et son attitude, ainsi que ses actes passés, faisaient enrager l’ancienne Porte-Parole de l’Empire intérieurement. Il n’avait peut-être rien d’humain, au fond, et… au fond, cela représentait peut-être un espoir pour Hanae de pouvoir l’attaquer sans hésiter.

L’assaut de l’ennemi arrivait droit sur eux, mais du fait des mouvements et mots de son ami, la Sendai ne bougea pas d’un pouce, laissant son clone s’opposer à l’attaque, pour la stopper complètement. L’immaculé énonça quelques propos à l’attention du géant caverneux, tout en sommant discrètement à Shimaeno et Hanae de se tenir prêtes. Sa confiance en son ami n’était pas nouvelle, et elle se tenait prête à agir à son signal. Alors que le nivéen effectuait des mudras, il donna finalement l’instruction décisive, alors que rien ne se passait après sa série de signes incantatoires. Ayant toute confiance en lui, la flamboyante fit un pas de côté tout en enchaînant à son tour des signes ayant pour but de terrasser cette créature infâme. Levant la main au ciel, elle y répandit un chakra rouge comme le sang… ce même sang que l’ogre allait bientôt laisser couler de son corps. Des épées se formèrent au-dessus de l’adversaire, avant de s’abattre violemment pour écraser son corps avec une puissance inouïe.

« Ça, c’est pour les innocents en bas de la montagne. »

Et ne s’arrêtant pas en si bon chemin, Hanae présenta de nouveaux mudras, à peine quelques secondes après la fin de son assaut. Elle leva de nouveau la main au ciel, mais cette fois-ci, après que son chakra couleur rubis se soit déplacé au-dessus de l’inconnu meurtrier, se furent de nombreuses lancent qui vinrent percer son corps – intact ou non – et probablement achever ce qu’il pouvait rester de son estrade.

« Et ça, c’est pour les mineurs. »

Le regard sévère, la jeune femme n’avait pas vraiment fait attention à l’intervention de la dernière alliée, mais celle-ci pourrait s’assurer que, peu importe sa résistance et sa puissance, le monstrueux criminel ne puisse plus respirer… plus jamais.




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Shimaenō
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Dim 26 Sep 2021 - 18:11
De quelques œillades accordées à ses alentours, de quelques soupirs glissés entre ses lèvres par l'interminable bourdonnement des vibrations de la terre, Shimaenō maintenait la courbe de son regard tant sur les silhouettes de ses « partenaires » du jour que sur la myriade de dédales s’étendant devant eux, d’un épicentre grandissant sous leurs pas.

Jusqu’à ce qu’une auréole pleine et entière ne se dévoile au bout de l’un d’entre eux, où les agitations de la roche ne cessaient de révolter leurs appuis et leur attention ; et en son cœur, semble-t-il que l’enfant du Désert trouva un objet qui en méritait véritablement le joug, d’une forme inconsistante, colossale, peut-être. Loin d’être celle d’un homme ni celle d’un monstre : d’un hybride entre deux mondes où le chakra avait su forger sa silhouette au gré de sa démence.

Un sourire irréel, carnassier, presque, prit place sur les lèvres charnues de l'Alchimiste dont la vue se ravissait du spectacle d'un tel être doté de vie, à l'image de tant d'autres qui révéraient ce monde de ses lettres de disparités et de grandeur. D'un fanatisme à absoudre pour certains, d'une fascination dévorante qui ne saurait prendre fin pour elle.

Mais tandis qu'elle le vit se retourner, cette... chose immuable, au rythme des cliquetis d'une armure et d'une lame anciennes, la seconde plus proche d'un gunbai traditionnel... la voix de l'une des âmes à ses côtés s'éleva en répliques amères, dans un premier temps, puis sous l'égide étonnante et outrageante d'un meneur improvisé. De gentil bambin ayant appris à gouverner, semble-t-il que feu l'Empereur se soit pris aujourd'hui pour un commandant d'une armée qui ne lui revenait pas. « À mon signal », avait-il dit... La défense qu'il avait ainsi érigée pour les protéger de l'offensive de cet inconnu ne changeait rien à cela.

« Reste donc à ta place, Sendai. Je ne me souviens pas t'avoir permis de me donner des ordres ; nous ne sommes pas dans ton Empire. », trancha-t-elle en se défaisant à son tour des décombres.

Alors que l'aube de ses mots prenait fin à l'adresse du nivéen, des mudrās furent élevés de sa part, après l'ombre d'un discours trahissant une psyché aux attraits tordus. Mais force était de constater qu'aucun assaut, aucune once de chakra ne suivait ces profanations, comme si rien n'avait jamais existé ; et tandis qu'elle voulut adresser une énième remarque mordante à cet individu, ses prunelles doubles s'écarquillèrent légèrement en réalisant le fond de son acte.

Elle ne pouvait pas le voir, non ; toutefois, cette façon si particulière qu'avait eu le vent de siffler, au fond de cavernes où aucun air ne pouvait naturellement filtrer, encore moins être pourvu d'autant de force qu'il ne lui en fallait pour provoquer un bruit tel... c'était impossible. À moins qu'un air d'irréel n'ait été apporté à ce très cher élément du monde.

Un sourire taquin trouva place sur son visage tandis que ses doigts vinrent siéger sur l'un des tatouages présents sur sa peau, à l'ombre de sa cape, sous le sceau de localisation placé par la géôlière du Rempart ; et d'un seul contact, l'égide du dessin de sa confection se rompit, libérant entre ses paumes avides l'orée d'un lourd parchemin entouré de cette fumée blanche si caractéristique.

Déjà, elle pouvait voir l'autre enfant Sendai formuler des signes incantatoires à son tour, assiéger cet être de tant d'assauts qu'il ne lui était possible de l'en assaillir ; et de ce capharnaüm, elle en ferait la meilleure parure de discrétion à sa propre confection.

L'Alchimiste s'agenouilla face au sol de ces galeries, dénouant la corde qui retenait ce parchemin sous le joug de ses contours tressés, déroulant ses aspects encrés devant son ombre à l'image d'un rituel. Alors qu'elle redressait son visage vers cette créature inconnue, le regard rendu fou par la fascination au-travers de ses mèches d'ébène et d'immaculé, elle prononça une seule adresse à ses dires.

« Oh mon cher... je n'en suis pas à mon premier acte profane. »

D'un seul soupir, le bout de ses doigts se parèrent des lueurs bleutées propre à ce chakra qui la liait à ses invocations, d'une paume apposée sur la surface du rouleau où des fils prenaient forme sous leur pulpe ; et dans une explosion de fumée blanche, la forme articulée d'un pantin s'éleva de ces encrages comme s'ils lui avait donné vie, relâchant une longue chevelure d'ébène sur son échine où, déjà, les mécanismes s'agençaient sous la volonté de sa manieuse.

Devant les yeux de ces trois âmes impies, s'était élevée le Rideau Noir du Vent, Kâtenshêdo, d'une réplique si parfaite qu'il semblait que ce fut-là son véritable corps. Mais ce n'était pour sa fanatique qu'un outrage factice remplaçant, jusqu'à ce qu'elle ne parvienne à la retrouver, sa véritable effigie. L'échine arc-boutée de l'Alchimiste se redressa de concert avec celle de sa marionnette, où l'éclat de filaments bleutés reliés de sa stature à ses doigts transparaissait farouchement à travers le fin nuage élevé par son appel à ses côtés.

Et toujours de ce regard intensifié par un intérêt dévorant, elle susurra une dernière rétorque à cet Ancien Samouraï dont elle ne connaissait pas encore l'adresse, tandis que la femme Sendai s'apprêtait à frapper à nouveau.

« ...Mais j'adorerais savoir ce qu'il y a de si sacré dans ce sanctuaire. Un secret à m'offrir, peut-être ? »

Alors, tandis que les épées pures de la demoiselle paraissaient frapper l'esplanade fragile de ces galeries, Shimaenō darda la silhouette de leur opposant d'un de ses bras, ordonnant d'un geste sourd à sa marionnette de venir assaillir ses flancs, d'un timing qui lui permettrait d'être exempté des mêmes meurtrissures que la Sendai souhaitait assaillir l'inconnu.

Sous le joug de ses doigts jouant de mouvements particuliers, l'alliage érigeant son ombre parut s'orienter, se reforger à la lueur d'une offense, hissant deux lames de bois et de métal à la place remplaçant ses bras; et lorsque cette poupée Kâtenshêdo fut tout prêt de son être, l'un de ses doigts tiqua pour faire fléchir une bombe fumigène présente dans l'un de ses interstices sous ses pas, d'un gage de surprise à venir.

Car non loin d'une seconde plus tard, les armes blanches du pantin fendirent la purée de poids d'une tranche avide d'occire ses chairs sous son contact, assaillant l'aube de sa dextre, puis de sa senestre... jusqu'à ce la courbe des lames ne vienne se glisser à son arrière pour prévenir toute fuite pour ôter cette tête de ses épaules.

L'un des poignets de la jeune femme vrilla, de son index et de son majeur replié : et de son geste, un cliquetis significatif fut émis dans ce silence d'armaggedon avant qu'une bourrasque de vent ne se libère du flanc extérieur de l'un de ces bras devenu arme, fendant la silhouette de ce Samouraï sur toute la longueur de son bras affublé de ce gunbai qui lui paraissait ô si précieux.

Un ajout de superbe à sa collection, mh ?


récapitulatif:
 

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Anciens Samouraïs
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Ven 1 Oct 2021 - 16:51
La seconde vague d'intrus irrita aussitôt le Protecteur antique. Ce fut dès lors impulsivement qu'il déchaîna la galène sous ses pieds pour assaillir ces mêmes gens qu'il jugeait comme profanateurs. Sa sentence explosa face à lui pour incarner sa rage. Dans le cœur battant de la Dame d'Argent, l'Esprit de la Montagne donnait forme à ce pouls tellurique sous la forme d'une vague de gravats au lustre platiné. Un spectacle pour un œil externe, mais un véritable déluge chaotique pour quiconque se retrouvait exposé au courroux du samurai ancestral. Pour autant, les quelques envahisseurs qui se présentèrent à l'orée de ce sanctuaire naturel offrirent une bien étrange résistance. Fatalement, l'ogre au gourdin d'acier leva un sourcil circonspect à l'émergence de cette barrière magique. Un voile fantomatique, dont la lueur d'améthyste n'augurait rien de bon.

« Comment ? Quel est ce sortilège ? »

La grande coupelle de chakra s'opposa bravement à l'avalanche de pierres. Le grondement s'étouffa lorsque l'énergie s'entrechoqua avec le torrent. Quelques brèches apparurent. Des fragments de chakra suintaient des failles, dans un bruit de verre cassé, avant que des gravats ne trouvent leur chemin dans le dôme et ne menacent ses occupants. Si le plus gros de l'éboulement s'avérait interrompu face à la résistance de la protection, une partie demeura néanmoins en mesure d'éprouver les chairs des uns, et la vie d'un autre. Un léger écran de fumée confirma à Yahiko que son clone l'avait quitté.

Cela n'empêcha pas le groupe d'organiser la riposte. Le seul homme du groupe se hissa sur le lit de pierres qui s'étendait face à eux. L'Esprit de la Montagne le dévisagea sommairement, avant de s'attarder sur les étranges gestuelles qu'accomplissait le shinobi. Si le samurai se doutait qu'un nouveau rituel magique était à l'œuvre, il ignorait en revanche la nature du maléfice qui l'affligerait. Si le murmure du vent effleura ses oreilles, il demeura bien impuissant lorsque deux dragons à l'enveloppe tant spectrale que chimérique vinrent fuser sur lui pour le forcer à céder ses deux bras à son ennemi. Incapable de réagir, le colosse serra les dents en subissant de plein fouet la morsure conjointe des dragons. Il essaya de se débattre, impossible. Son bras droit refusait de lui permettre de faire usage de son arme, face à l'enroulement serpentin du reptile. Son bras gauche fut tout aussi handicapé. Ses bras échappèrent totalement à son contrôle, et il laissa s'échapper une grimace de colère à l'égard de l'investigateur de cette entrave.


L'impuissance de sa situation fut à la hauteur de la suite. Après le magicien, ce fut au tour de sa comparse à la crinière érubescente de faire montre de sa sorcellerie. Tout en agitant vainement ses bras pour s'extirper de l'emprise draconique, l'Esprit de la Montagne assista à la montée d'une pluie sanguinolente qui s'apprêtait à le transpercer de part en part. Il fallait réagir. A mesure que les glaives de vermeil se pointaient sur lui, prêts à creuser en lui autant de galeries qui foraient l'enveloppe de la Dame d'Argent, l'Esprit de la Montagne puisa dans ses dernières ressources. Alors, confronté à l'inéluctable, il en appela aux forces de la nature. Sous son épaisse moustache, ses lèvres invoquaient la bénédiction de la Montagne, et de ses esprits protecteurs. L'homme psalmodia quelque mantra inaudible, et probablement incompréhensible pour ses ennemis. On aurait dit alors qu'il entra dans une sorte de communion spirituelle avec son environnement. Son regard fixait le vide, et bientôt, le miracle eut lieu. La terre répondit à son appel. Depuis ses pieds pachydermiques, le sol se mouvait et remontait promptement le long de son corps. Si bien qu'en l'espace de quelques secondes, l'ogre se changea en un golem de galène. Une armure primitive recouvrait celle léguée par ses ancêtres. Elle effaçait davantage l'humanité qui subsistait péniblement chez cet être colossal, jusqu'à figer son visage dans l'expression d'une statue colérique. Lui-même s'étonna de pareille prouesse, et en son for intérieur, l'homme remercia la nature de ce cadeau salvateur.

Alors, enorgueilli de pareille cuirasse minérale, le samurai regarda la nuée écarlate s'abattre face à lui avec détermination. Prêt à accepter l'inévitable, il se tint fermement sur ses deux jambes, persuadé que les êtres des tréfonds consentiraient à le laisser encore sur cette terre pour poursuivre son œuvre. Malgré sa litanie récitée qui trouva un écho favorable parmi les oréades des entrailles de la Dame d'Argent, la déferlante d'énergie convoquée par Sendai Hanae frappa lourdement sa cible. L'écorce de galène fut mise à mal par le passage des flamberges, manquant de trouver la chair putride de l'Esprit de la Montagne. Il put découvrir dans cette confrontation surnaturelle le poids de cette énergie, comparable à un métal léger, mais néanmoins menaçant. Son armure se délita, si bien qu'il ne subsista à la fin que des fragments parsemés sur sa peau et sa réelle armure. Dans la précipitation, l'homme négligea l'absence de pouls, habituellement exalté devant une telle situation aussi stressante, et manqua dès lors l'opportunité de faire la lumière sur sa nature zombie. Qu'importe, car une seconde valse de projectiles en tout genre l'attendait. Cette fois, les kamis de la terre furent bien incapable de fournir à temps la protection suffisante pour épargner le golgoth.

Une valse de javelots vint empaler à de multiples reprises le guerrier des temps anciens. L'impact fut brutal, et arracha au fier samurai un cri de douleur. Mais, dans sa fierté ancienne, même dans la souffrance, l'homme s'évertua à afficher une image menaçante de sa personne. Ce n'était pas le hurlement d'un agonisant qui éclata avec fracas dans le sanctuaire de la Dame d'Argent. Non. Alors que des épieux transperçaient ses bras, ses jambes, ses épaules et ses entrailles, l'homme releva la tête vers ses opposants. Ses yeux injectés d'un sang bileux exsudaient de colère. Ses dents serrés contenaient une rage insondable, avant qu'il ne rugisse pour libérer toute l'ire accumulée des siècles durant. Cette animosité ne cessa de croître alors qu'il constatait par dépit que cet endroit, précieux à ses yeux, se voyait une fois encore violenté par l'intrusion de quelques quidams.

« Vous… vous ! Sa voix était dégradée par une lance éthérée qui avait perforé son poumon, ne la rendant que plus inquiétante, bien que plus pénible. Vous avez osé souiller le sol de cette terre sacrée ! Vous le payerez… le payerez de vos vies ! »

Alors que son corps se réduisait à l'état d'une loque aux multiples perforations, l'Esprit de Montagne demeurait intransigeant sur sa mission. Il avait été violenté au plus profond de sa chair, mais son ire demeurait toute dirigée envers ceux qui dégradèrent le sol qu'il s'évertuait à protéger. Au fond de lui, il avait honte de maculer la grotte à l'éclat argenté de son sang pétrolé. En observant autour de lui, il nota que les dragons qui retenaient ses bras se dissipèrent. Il se demanda alors si la douleur qui assaillait son être ne constituait le levier à l'origine de la levée du maléfice. L'homme enserra alors de plus belle son gourdin, bien déterminé à annihiler toute trace des blasphémateurs.

Mais à l'image de cet organe déchiré qui déforma ses vociférations, ses adversaires ne lui laissèrent aucun souffle. Car maintenant ce fut au tour d'une engeance démoniaque, faite de bois et de métal, qui se rua sur le Protecteur. Spontanément, l'homme convoqua une fois de plus les oréades, lesquelles consentirent à lui offrir une seconde armure de pierre. Au cœur de la fumée mauvâtre qui se répandait autour de lui, l'Esprit de la Montagne retrouva son apparence de golem. Cette fois seulement, seul le pantin s'octroya cette vue corpulente du minerai sanguinolent qui s'érigea en défense autour de son commandeur. La confrontation entre acier et pierre qui en résulta n'en fut que plus grandiose, bien qu'invisible. La cuirasse du guerrier s'écailla une énième fois, avant que des courants d'air ne viennent clore la danse macabre de ce pantin habité d'une énergie malsaine.

Parmi les volutes de fumée, ce fut un Esprit de la Montagne en piteux état qui se présenta aux sauveurs de Jōheki. Les derniers fragments de galène qui formaient son impressionnante armure s'effritaient à même sa peau, révélant de multiples lacérations qui s'ajoutèrent aux perforations précédentes. Une encre bordeaux suintait de ses plaies, et teintait son armure de bushi. Après avoir constaté l'ampleur de ses dégâts, et s'être étonné de sa volonté immortelle, l'Esprit de la Montagne vous fixa avec fureur. Son corps lui inspira une maxime de son clan qu'il répéta pour se préparer à la riposte.

« Ma chair est faible, mais mon âme est taillée dans le plus robuste des granits. Ma chair est faible, mais mon âme est taillée dans le plus robuste des granits. Ma chair est faible, mais… »

Au même moment, l'homme rangea son gourdin au profit de son katana. Sa main, malgré les taillades qui entravaient son intégrité, se posa avec une douceur presque rituelle sur la garde de l'épée. Après une grande inspiration, l'homme beugla son kiai le plus tonitruant. Son bras tira son arme, un dōtanuki massif qui embrassa la surface du plancher minéral. Dans le prolongement de son geste, la pierre répondit à sa volonté destructrice et s'exécuta. Il y eut un grondement sourd. Mais il n'avait rien à voir avec les soubresauts de la montagne. Ni les éboulis qui ravagèrent les villages de mineurs. Ce grondement s'amplifia, avant que vous puissiez distinguer, par-delà les dernières bribes de fumigène, toute son ampleur : celle d'une crevasse grandissante, qui se dirigeait droit sur vous.

« Au nom des Yamabushi, disparaissez à jamais ! Périssez, et retournez à la terre que vous avez osé profané ! »

L'Esprit de la Montagne ne fit qu'accomplir sa destinée. Celle de protéger le territoire qui lui avait été donné de vénérer avec piété. Sa vindicte ne fut qu'une conséquence logique de cette règle d'or qui s'exprimait en ces lieux : œil pour œil, dent pour dent. Et si les sommets ne firent que respecter la loi du talion pour punir ceux qui violèrent leurs entrailles, ce fut bien dans les profondeurs d'une abîme invoquée par l'Esprit de la Montagne que vous risquiez d'être condamnés.

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Sendai Yahiko
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Lun 4 Oct 2021 - 22:57
Un spectacle coloriait l'insipidité du coeur de la grotte pourtant illuminé. Dragons, épées, harpons et marionnettes avaient haché le calme de ce noyau pourtant enveloppé de ces vibrations tyranniques, tentant de punir chacun leur tour le chef d'orchestre de cette tumulte. Leurs assauts s'étaient enchaînés comme par une suite logique, avec la prétention de vouloir trouver le secret qui se cachait derrière cet homme aussi ésotérique que puissant. Car nul ne pouvait mettre un mot sur l'origine de cette menace, il ne restait qu'aux yeux du Sendai la nécessité de passer à l'action. Le besoin de comprendre était futile lorsque des vies étaient en jeu, et il savait pertinemment qu'il n'était pas question que de la sienne ou de celles de ces camarades.

Autour, à Jôheki, dans ces montagnes ou hors de celles-ci, dans les mines ou dans les villages environnants, il n'y avait que l'aurore d'un cimetière grandissant, si insatiable qu'il ne savait priver d'autres âmes égarées de rejoindre ses rangs.

Et à ce juste titre, le Sendai était devenu le commanditaire de sa propre mission. Celle qui pouvait non seulement lui permettre d'honorer son propre Nindô, et celle qui était en mesure de lui donner un avantage certain au sein de ce pays du Rempart. Car c'était en sauvant leurs âmes qu'il comptait négocier sa place dans le pays, transportant le poids d'une Coalition qui l'ignorait pourtant voire qui le rejetait potentiellement, le Nivéen pensait trouver l'origine de sa reconnaissance internationale. Transformer celle que sa gouvernance avait pu construire pour s'en façonner une qui lui serait plus propre.

-"Ses bras, il n'en a pas eu besoin pour se protéger. Nos entraves et mes illusions pourraient ne servir à rien."

Ses mains se délièrent tandis que ses yeux fixèrent attentivement la réponse du Géant. Ils ne manquèrent de se satisfaire de toutes les lésions qui étaient perceptibles sur son corps maintenant affaibli, mais ils crièrent à leur propriétaire leur besoin de se protéger de cette fissure béante qui divisait maintenant le sol... et qui les menaçait d'une chute aussi pernicieuse que mortelle. Car face à un homme qui manipulait la terre, être contraint de la laisser les entourer et les surplomber laissait à ce Maître Tellurique toute la liberté d'imposer son joug à ses victimes, et il était du devoir des quatre acteurs d'agir pour leur propre survie.

Tant elle rimait avec la survie de tant d'autres.

-"Rapprochez vous de l'entrée ! Je vais nous faire une plateforme !"

Estimant la largeur des parois murales, les comparant avec la largeur de ses propres fondations améthystes, il attendit que chacun de ses trois autres alliés soient assez proches pour fonder la plateforme qui leur assurait un équilibre certain et ce même si la terre pouvait périr sous leurs pieds. En quelques danses manuelles, c'était une vaste quantité de chakra qui s'enfonçait dans la galerie initiale pour épouser ses côtes, creusant celle-ci de leur formation pour s'assurer de sa stabilité. Reposant également sur le poids de la structure, le Sendai enfonça suffisamment profondément sa création dans la grotte afin qu'ils ne craignent de se balancer vers l'avant.

Et en se perchant sur ce plateau de fortune, ils s'assuraient de couper les liens avec le sol qu'ils piétinaient jusque là, avec l'espoir de priver leur opposant de ses ressources.

Il profita de ce moment de calme pour tourner sa tête vers celle qui l'avait provoqué quelques instants plus tôt. Ne lui octroyant pas l'attention de ses pupilles d'un bleu fumée, tant elles déchiffraient la distance qui les séparait de leur ennemi et tant elles mesuraient l'impact de ce grondement dans toute son éminence, il tâcha toutefois de n'ignorer son cri d'orgueil.

-"Je n'aurai jamais la prétention de vous diriger, Shimaenō. Reconnaissez simplement qu'obéir aux ordres d'une personne unique permet d'éviter des débordements. Et il est hors de question que cette personne soit vous... pour des raisons qui me semblent évidentes."

Sous-entendant l'importance de sa propre posture au détriment de son identité inconnue, comprenant également la présence de son acolyte tandis qu'elle berçait dans sa solitude, l'ancien Empereur voulait être clair. Jamais la Marionnettiste ne serait à la hauteur de les diriger, sauf si elle était capable de leur faire une démonstration d'expérience et de lucidité. Mais ce n'était pas en peinant à écorcher une armure qu'elle gagnait du galon dans la psyché élitiste du Devancier.

Ses mots ne valaient rien. Seuls ses actes feraient la différence.

-"Enfin, si vous me permettez, nous réglerons nos différents après. Laissez nous juste en finir avec notre vis à vis, je serai à vous dans quelques minutes."

Etirant ses bras en arrière, redressant son dos comme pour mieux darder son adversaire de la supériorité qu'il appréciait lui faire parvenir, son sourire se voulait toujours plus carnassier tandis qu'il s'adressait une nouvelle fois au prénommé Yamabushi. Sa voix fut alors plus portante que précédemment, atteignant ses oreilles de Géant de leur confiance presque aveugle.

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-"Yamabushi, faisons un marché."

Son doigt se tendit vers sa cible, son bras suivant le mouvement brusque pour agresser le Samouraï de leur insolence.

-"Laissez nous écraser ce corps fallacieux. Laissez nous punir votre tromperie, celle qui vous a mené à nous faire croire que vous valiez quelque chose."

Une fois qu'ils s'assurèrent d'avoir correctement attrapé l'attention de ses propres iris, les prunelles du Leader des Senbazuru regardèrent avec dédain l'état du corps de l'Ogre. L'amenant à comprendre que son état s'était très rapidement dégradé de manière désavantageuse, même s'il n'avait su trouver dans ses mouvements le poids de la douleur et du handicap, il voulait lui faire comprendre qu'il n'était pas de taille.

-"En échange, parlez nous de vos origines, de ce qui vous a mené à foudroyer les terres de Jôheki."

Ses deux mains se croisèrent, individuellement, guinchant séparément pour générer deux de ses offensives qui allaient l'agresser l'une après l'autre.

Deux grandes masses, qui fusèrent d'abord à pleine vitesse pour cerner ses côtes avant de mieux les écraser.

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Puis une titanesque poigne zinzoline, surgissant de la silhouette de l'Ancien avec une étonnante vivacité, déchirant l'air de cette grotte pour en pulvériser son Seigneur.


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Dernière édition par Sendai Yahiko le Mar 5 Oct 2021 - 16:13, édité 1 fois (Raison : vouvoiement)
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Shimaenō
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Jeu 7 Oct 2021 - 22:15
Le regard de l'Alchimiste s'éleva, amer, à l'aube de la rétorque du fer n'ayant trouvé que le recours de la pierre ; d'une armure, forgée par le joug d'une nature asservie par la bonté à une âme réanimée. Ses lèvres se pincèrent, charnues d'autant de rougeurs que son insatisfaction ne laissait sa mâchoire presser inconsciemment sur leurs détours. Il n'y avait d'œuvre sans avènement, de cycle sans aube ou sans éclipse – et face au spectacle de son échec, la jeune femme ne pouvait que révérer le déclin de son propre soleil, agacée.

Ses yeux roulèrent dans leurs orbites en ode à cette fameuse voute céleste lorsqu'un tremblement se fit l'écho de l'ire craché par les paroles de cet Esprit, dont les profondeurs menaçaient de réclamer la noblesse de leurs chairs. Déjà, ses doigts parurent s'agencer, placer son chakra dans l'ombre de ces filaments bleutés qui reliaient un pantin chéri à ses faits et gestes ; mais semble-t-il qu'un autre s'osa à prendre les devants de toute action.

Ses prunelles d'ambre et d'éther s'écrasèrent à nouveau sur le faciès du nivéen dont l'outrage paraissait se mêler à l'habitude, berçant en leurs creux les lettrines de son impatience. Toutefois, pour l'heure, elle se refusa à toute rétorque : dusse-t-elle ne jamais l'avouer, son offre reluisait sous des airs bien plus indiqué que d'ôter la Martyre des flancs de leur adjuvant.

Alors, d'un bond, elle tâcha de s'éloigner davantage de ce précipice en devenir qu'elle ne l'était déjà, restée en retrait depuis lors – et lorsque l'égide d'une construction vint soutenir les surfaces rocheuses d'un gouffre pour l'empêcher de trépasser d'avantage, elle reconnut un certain éclat de génie, surprenant, venant de son « comparse » du jour.

Soit. Elle le gracierait de nouveau de cet infime respect – davantage, la distance qu'il imposait – du vouvoiement... bien que ses paroles à venir ne la pousse presque à le regretter.

Son échine se redressa, noble, entre les silhouettes des deux enfants du clan Sendai, placée volontairement de profil afin de faciliter l'injonction de ses mouvements sans aucune gêne ; et à l'entente de ses mots, elle ne put retenir un sourire malicieux de venir siéger sur ses lèvres, son regard assiégé de toutes les parures du Samouraï tellurique.

« Oh ?, souffla-t-elle affublée d'un air engageant. Pourtant, quelque chose me dit que vous seriez du genre à aimer suivre les ordres. », ajouta la jeune femme avec une mimique équivoque, le sourcil mielleusement arqué.

Elle n'eût besoin que de glisser un coup d'œil en coin vers l'homme pour achever sa taquinerie, de ce flou et sous-entendus dont elle se repaissait des réactions qu'ils pouvaient provoquer chez autrui, à tort ou à raison.

« Intéressant., ria-t-elle finement. J'imagine que vous aurez tout le temps de me lister ces raisons une par une d'ici quelques minutes. »

Elle délaissa les sonorités de ses paroles au même titre que son attention, volontairement attardée sur la silhouette de son vis-à-vis dont le premier mudrā prenait place dans ses mains.

Comme pour lui prouver toute l'aube de sa déraison, Shimanō éleva à son tour les détours élégants de ses mains, comme pour attester que son œuvre d'orfèvre répondait toujours à ses demandes – et lorsque la confirmation de cette vérité s'adjoignit à sa conscience, d'un être mécanique demeuré aux flancs d'un autre dont seul l'esprit demeurait, son annulaire se baissa, seul.

Tandis que deux marteaux menaçaient d'écraser la roche en fragments de poussière, un cliquetis retentit, bien loin de leurs positions humaines ; d'une lame demeurée en offense, une relique fendue dans son alliage extérieur déversa le souffle d'une détonation à l'emplacement même de ce Samouraï, afin de lui ôter le dernier vestige de son armure une seconde avant que l'assaut du Sendai ne pétrisse sa chair rocheuse sous son poids. Une surprise, mêlée de ce savant goût acre qu'avait la douleur.

Elle haussa à nouveau le sourcil envers le nivéen, cette fois-ci, d'un geste dépossédé de tout charme trop flagrant, subtil : comme pour attester par son simple geste ô combien il avait pu se fourvoyer, lui et ses raisons évidentes.

Alors, telle une monarque œuvrant au noir, blanc et rouge, l'Alchimiste darda l'étau de ses iris sur la stature de leur opposant, à l'image d'un promesse forgée du même fer que ne l'étaient les lames acérées de sa marionnette.


« Que dirais-tu de goûter à ton propre pêché, ô Yamabushi ? »

La Colère.

La main de la jeune femme revira sa paume vers l'aube du ciel, rabaissant majeur, annulaire et auriculaire de sa dextre tandis que sa senestre ne se crispait à l'ode d'une prise ; et de ce geste, un nouveau son de rouages et cliquetis s'éveilla près de leur adjuvant... avant qu'une fumée anthracite ne s'échappe de la gorge du pantin dont la mâchoire paraissait s'être à peine désossée. Une mimique proche du sourire, où boulons et filaments s'offraient à leurs attraits de malheur.

De son inhalation ou de son simple contact, un poison tâcherait d'inoculer à cette âme d'outre-tombe tous les attraits d'une chair de vivant – ceux de vertiges, de décadence où son esprit ne pouvait réchapper à une telle morsure, quand bien même voudrait-il le purger : car il n'était là nulle offense à ses pensées, mais bel et bien à son corps mué entre roche et humanité.

Un geste calculé, méthodique : fomenté pour l'empêcher de s'absoudre au nouvel assaut soupiré par l'être à ses côtés, enserrant cette même ossature sous la poigne spectrale d'un flux reconnu d'entre tous par sa pureté. Et lorsqu'il frappa, le poignet de l'Alchimiste se plia pour éloigner ne serait-ce qu'un peu l'ombre de sa confection dont les lames paraissaient s'être enduises du même venin. D'air à semblant d'eau, tous le frapperaient, une fois leur temps venu.

Le dos de sa dextre retrouva le ciel, hissé près de son visage alors qu'en réplique à cet ordre sourd, la marionnette n'éleva l'un de ses membres vers le sommet de cette caverne afin de relâcher cette toxine telle une pluie mortelle l'assiégeant depuis les reliefs rocheux de ce toit, nécrosant jusqu'à sa peau, jusqu'à ses pensées incapables de demeurer liées par la cohérence. La fatigue l'en aurait ôté.

Lorsque c'en fut terminé, Shimaenō se contenta d'une seule adresse envers la rubiconde, rabaissant sa main le long de ses côtes – tout comme ne le fit son pantin.

« Il est tout à toi, Sendai. »

Tout granit finit par s'éroder, de corps ou d'esprit. Que ce ne soit pas les torrents ou le plus avare des poisons.


récapitulatif:
 

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Sendai Hanae
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Sam 9 Oct 2021 - 17:36







Le Talion des Sommets



Le trio protecteur – autoproclamé – avait réussi à trouver la cause de la tragédie ayant frappé Joheki assez rapidement, en y réfléchissant, et le fait que le Samouraï utilise une technique Doton pour les assaillir confirma assez rapidement qu’il ne pouvait être que la cause de ces terribles conséquences humaines. Son apparence ne laissait dégager d’humain, d’ailleurs, que sa forme, car le peu que l’on pouvait apercevoir de son corps laissait en suspens la question du partage de quelques caractéristiques entre les trois intrus et l’hôte de ces lieux.

Guidée par son envie de vite faire cesser les traumatismes subis par cette montagne et par les pauvres Johekijins alentours, Hanae suivit sans hésiter les instructions de Yahiko. Obéir docilement n’était pas dans ses habitudes, et elle savait pertinemment que son cousin ne se permettrait pas de lui ordonner des choses. Au contraire, l’ancien Empereur avait pris les devants en conseillant abruptement à ses alliés de suivre ses instructions. Ceci étant, la remarque de Shimaenō n’était pas dépourvue de cohérence, elle qui ne connaissait pas vraiment le nivéen, et qui semblait avoir déjà mauvaise opinion de lui.

Les assauts déclenchés par les shinobis furent presque cataclysmiques, et la rubiconde pensait déjà à la façon d’aller sauver le dernier mineur pris au piège, lorsque le corps du Désastre sembla émerger de cette multitude d’assauts. Pas indemne, bien au contraire. Il semblait bien être doté de quelques pouvoirs, mais un humain normal n’aurait pas survécu à tout ce qui avait plu sur lui. Ainsi, le cœur de la rougeoyante sembla s’alléger énormément. Elle pouvait frapper encore, et encore plus fort, car elle n’aurait aucun remord à abattre une créature aussi hideuse, qui se déjouait de la vie et de la mort comme bon lui semblait. Mais avant de reprendre, il fallait bien sûr encaisser ce qui arrivait.

« Tss… Il nous reproche de profaner et de détruire, mais celui qui détruit le plus, c’est lui… »

Alors que le sol se dérobait presque sous leurs pieds, le Second Empreur du Teikoku prévint ses camarades de se rapprocher de l’entrée. N’ayant pas vraiment parcouru de longue distance depuis son entrée en ces lieu – restant même probablement le plus en retrait du fait de son manque d’implication verbale à l’égard de leur ennemi – la Sendai rejoignit très vite la structure de son ami. La terre trembla, mais il semblait que le principal serait sauvé ici : la sortie, mais surtout leurs vies.

Une nouvelle joute éclata entre les coéquipiers d’Hanae, Yahiko tentant d’apaiser les tensions, et la jeune Kazejine prononçant des mots qui firent lâcher un soupir d’exaspération à la flamboyante, pour sa part.

« Trouvez-vous une chambre après que nous soyons sortis… si cela peut vous permette de régler vos différends. »

Difficile de dire si elle tentait une note d’humour, ou si elle était sérieuse. Mais l’heure n’était pas à le deviner, et le « massacre » reprit de plus belle. Encore une fois, l’immaculé s’adressa à ce Yamabushi, pour le provoquer, ou faire preuve de présomptuosité. Il attaqua alors, fidèle à ses propos précédents sur l’inutilité de restreindre ses membres, car il pouvait se défendre sans. Cette idée parut assez étrange à Hanae, qui laissa à son tour Shimaenō parler à l’ennemi, avant de lancer des techniques pour le moins exotiques.

« Ah, les marionnettistes et leurs gadgets… J’espère que nous ne serons pas ennemis. »

Adressant un sourire à la jeune femme aux cheveux bicolores, pour lui signifier avoir reçu son message, elle passa également à l’acte. D’un signe, elle imposa au monde la présence d’une arme qui ne vivait pas dans cet espace jusqu’à lors. D’un sceau placé près de son cœur, la rubiconde appela Saiki no Tsurugi, et tout en préparant sa technique – en accumulant du chakra sur sa lame – elle interpella Yahiko :

« Je sais que tu es un roc indestructible, mais ne sous-estime pas l’utilité de ses bras… Sans lame, il n’aurait pas pu fendre le sol. »

Alors d’un coup vif et précis, la jeune femme propulsa une rapide lame de chakra pur d’un rouge tout aussi pur en direction du bras tenant l’arme du Yamabushi. Son but était de le désarmer pour qu’il ne puisse plus causer de torts à quiconque. Dans l’enchaînement actuel, la Kazejine priait pour que les assauts de ses alliés aient acculé l’épéiste, et qu’il ne puisse rien faire en opposition.

« Mais s’il est mort, il ne représente plus un danger du tout… »

Dans un laps de temps très court, la lame de l’ancienne Porte-Parole avait fini de charger une quantité équivalente de chakra. Un nouveau coup partit, avec pour intention d’ôter la tête de leur ennemi, cette fois. Ce dernier coup avait puisé dans les réserves de la Nukenin, qui ne pourrait pas réitérer énormément de ces assauts à l’avenir. Il fallait l’avoir acculé, sinon elle deviendrait un fardeau pour les autres.



résumé:
 

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[Alerte] Le Talion des Sommets P44o

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Anciens Samouraïs
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Sam 16 Oct 2021 - 12:48
Quelle étrange perspective que de détruire la terre que l'on cherchait à protéger aveuglément.

Pourtant, le dernier des Yamabushi poursuivait son rôle sacré en déchirant le sol sous ses pieds. Sa volonté guerrière commandait aux roches de s'écarter, et d'emporter ses ennemis dans des profondeurs plus dangereuses encore. Brusquer ainsi la matrice même de la Ginnosaji avait un caractère blasphématoire, en apparence. Mais l'Esprit de la Montagne n'obéissait qu'à une simple règle, la même qu'il s'évertuait d'appliquer depuis des jours : régénérer la splendeur d'antan de ce territoire. Écorcher la surface des monts, pour en purger la vermine qui pullulait… Réveiller les entrailles des sommets pour restaurer la gloire du territoire… Purger le sanctuaire des profanateurs dont les forages souillaient la vertu de la Dame d'Argent… Chaque acte du guerrier des temps anciens témoignait d'un devoir mystique, équivalent à la violence nécessaire à son expression.

Les hommes… Les femmes… ont oublié de respecter cet endroit. Cette terre sacrée, qui autrefois leur a tant offert… Protection. Subsistance. Prospérité.

La croissance de la faille inspirait à l'Esprit de la Montagne une crainte sincère envers les éléments de la nature. Son corps n'était que l'agent de cette volonté spirituelle qui lui dictait de défendre ce territoire, dont sa famille fut autrefois gardienne. Mais bien que l'abîme menaçait d'engloutir les intrus, l'un d'entre eux s'opposa à nouveau. L'homme fit usage de ses dons surnaturels pour ériger quelque barrière d'un verre éthéré, lequel empêcha les siens et lui-même de choir dans les ténèbres du Sanctuaire. L'incompréhension gagnait le colosse. Comment faisait-il ? Par quel procédé parvenait-il à s'extraire du courroux des monts ? Cela défiait pour l'ogre des hauteurs tout le respect qu'il éprouvait pour les divinités, les mêmes qui savaient offrir aux Hommes, mais aussi reprendre quand ils fautaient. Plutôt que de craindre pareil personnage, capable de lutter contre le pouvoir des déités, le samurai antique enserra son katana avec détermination, convertissant par la même toute sa crainte en une hargne toute dirigée vers les quatre envahisseurs.

La suite ne lui laissa guère l'opportunité d'exprimer comme il l'entendait cette colère.
De la même étoffe éthérée que la plateforme qui maintenait à l'abri les quatre quidams, l'homme aux cheveux lunaires fit apparaître deux masses d'armes. L'Esprit de la Montagne fut attentif à leur trajectoire, à leur volume parfait, sans aspérité ni déformations. Il se préparait à intercepter de sa lame les marteaux lorsque le pantin vint surgir dans son champ de vision. Une série d'explosions éclata face à lui, non sans le surprendre. Le choc de l'explosion souffla le guerrier, arrachant à son corps les dernières parcelles de l'armure que les oréades lui forgèrent. L'aura d'invulnérabilité conférée par cette œuvre minérale vola en éclats. L'Esprit de Montagne fut alors forcé de se confronter, impuissant, à la venue de ces masses.

Ma gangue s'effrite. Mon cœur de diamant résiste. Ma gangue s'effrite. Mon cœur de diamant résiste. Ma gangue s'eff…

Même en insistant sur ses mantras, l'Esprit de la Montagne n'échappait pas à la brutalité des deux coups qui brisèrent sa cage thoracique en un instant. Le bruit de quelque pierre brisée éclata dans la vacuité de la salle. Mais ce n'était là que la rupture des os d'un corps animé par la vengeance. Un réflexe incontrôlable força le guerrier à répandre au sol une vaste gerbe de sang. Son corps se réduisait progressivement en une masse informe de chair et de sang sans cesse remodelée au gré des pulsions de ses adversaires. Pourtant, l'homme demeurait debout sur ses deux jambes, bien que vacillant. Légèrement sonné, il n'en fut pas moins attentif à la présence anormale du pantin qui flottait devant lui.

C'était un monde qui lui échappait. Une ère étrangère, où les lois de la nature se distordaient selon la volonté des puissants. En scrutant cette marionnette, il ne voyait que son reflet. Celui d'un pantin de chair putréfiée, animée par une volonté supérieure. Il ignorait seulement si ses fils s'étendaient jusque dans l'éther, ou les tréfonds que côtoyaient les montagnes. La suite de l'affrontement ne fut pas aussi claire que cette incertitude. Le pantin libéra une substance nocive. L'ogre des cavernes réagit aussitôt. Il bondit en arrière, pour s'extraire de l'emprise de ce projectile qui se mua en un écran de toxine. Mais ce nuage corrosif ne fut qu'une introduction à bien pire. Toujours sur l'impulsion de l'envahisseur à la toison lunaire, un bras de géant spectral s'allongea dans le sanctuaire pour venir agripper l'Esprit de la Montagne. Son réflexe premier fut de trancher ce verre au moyen de son sabre. L'acier s'opposa fièrement au chakra. Une entaille nette se forma en diagonale dans la paume de géant, qui repoussa un temps l'avancée de l'assaut. Mais cette accalmie ne fut que de courte durée. L'emprise du titan se referma sur son corps. Le reste de son squelette se fractura en un bruit sec. Un cri rugissant emplissait toute la salle. Un cri surnaturel, fruit d'un cadavre vivant aux entrailles broyées. Il n'y avait aucune gloire, aucun plaisir à tirer d'un tel râle de souffrance. Car lorsque le goliath hurla, le sol semblait frémir, le plafond tremblait. Il n'y avait pas que le guerrier qui souffrait ; la montagne elle aussi pleurait, pour la douleur de son champion.

Vous avez violé ce territoire sacré avec vos galeries.
Vous avez profané ce sanctuaire de votre présence impie.
Vous avez occupé sans impunité ce lieu saint sans respecter les divinités.
Cette situation ne peut plus durer. J'y mettrai fin. Que votre trépas apaise la volonté des monts !


Ce n'était plus la voix d'un mortel, trompant la mort. Il ne s'agissait plus seulement de l'Esprit de la Montagne, exprimant sa colère comme il l'aurait fait de son vivant. Dans ce sanctuaire abyssal, creusé par l'érosion et les éléments, à la gloire de la Dame d'argent, éclatait l'écho de la terre. L'expression humaine, la traduction ésotérique d'une colère séculaire qui s'exprimait par l'intermédiaire de son gardien, alors en passe de retourner à la poussière. Alors que la poigne du titan s'affaiblissait, deux lames vinrent fragiliser davantage la structure de chakra. Le colosse qui s'extirpa de ce carcan de chakra n'avait plus grand chose d'humain. Si sa silhouette évoquait l'humain qu'il incarnait autrefois, son corps avait une piètre allure. Il s'effondra aussitôt, ses jambes incapables de supporter son propre poids. Il ne subsistait qu'un être habillé de son propre sang, que la bataille avait dévisagé, déformé, comprimé.

Le poison infligé par le pantin ajouta une couche d'horreur à cette vision infernale. La souffrance n'avait plus aucun sens pour cet homme dorénavant incapable de hurler à l'agonie. Sa chair se délitait peu à peu. Sa peau disparaissait progressivement, révélant un pantin d'ivoire et de velours à vos yeux. Son être se dissipait doucement, pareille à une poignée de sable dans le souffle du désert.

Ma fin… approche… dois… accomplir… ultime… la Montagne Sacrée.

La vision du guerrier se troubla. Un voile opaque recouvrait son visage, et lentement, sa perception des alentours s'éteignait avec lui. Il sentait sa fin approcher. Alors, dans une étrange expression de sérénité, difficile à discerner tant son visage fut violenté, l'homme lâcha prise sur son katana. L'arme retomba lourdement au sol, alors qu'il empoigna par la suite son gourdin de fer. Sa poigne s'avérait maladroite. On aurait dit qu'il pouvait lâcher prise à tout instant. Il fallait faire vite. Son corps se délitait plus vite qu'il ne le ressentait. Son esprit même se déchirait sous l'influence du poison. Son être entier s'effaçait. L'écho de la caverne s'intensifia une dernière fois.

Votre crime… ne peut rester impuni ! Moi, Yamabushi Masanobu, offre ma chair et mon souffle à la montagne ! Puisse-t-elle trouver les ressources pour restaurer son éclat d'antan ! Puisse mon sacrifice apaiser sa furie vénérable !

L'homme frappa le sol au moyen de son gourdin. Le choc fut impressionnant, mais pas assez à son goût. Son corps avait perdu en puissance. Il répéta alors l'opération plusieurs fois, chaque fois avec plus d'intensité, alors que sa chair se déchirait à chaque tentative. Le terrain tout entier fut parcouru d'intenses vibrations, semblables à celles qui dévastaient l'extérieur du sanctuaire. Il n'existait aucun endroit au sein de la Dame d'Argent qui n'était exempte de soubresaut tellurique. Après un ultime coup de masse, le bras amorphe du guerrier rompit et son gourdin glissa à proximité. Le colosse s'écroula au sol. Quelques débris chutèrent du plafond. La faille s'élargissait dans sa largeur, alors que ce qui restait du sol se dégradait profondément. La pluie de cailloux se mua en un éboulement. Un énorme rocher se décrocha du dessus et tomba soudainement à proximité du samurai des temps anciens. D'autres suivirent, recouvrant l'immense abîme laissée par l'ogre des monts. Le cataclysme se diffusait rapidement, jusqu'à atteindre l'entrée et les galeries. Rien ne fut épargné par l'ultime sursaut d'orgueil de l'héritier des Yamabushi.

Le sanctuaire disparaissait.
Et vous également, si rien n'était fait pour empêcher l'enterrement grandiloquent offert par l'Esprit de la Montagne.

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[Alerte] Le Talion des Sommets

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