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Zen-do [libre]

Nagamasa Tsuki
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Jeu 9 Sep 2021 - 18:44
Le bâtiment n'était pas bien grand. Sept mètres de côté, deux de hauteurs, pour une profondeur de quelques mètres. Taillé dans du bois, et du papier, une porte vous surplombait de toute sa hauteur, lançant le défis de la faire grincer et pivoter sur ses charnières. On y accédait via une longue promenade dans les hauteurs de Kumo, sur l'un de ses plateaux qui faisait sa réputation. Guère plus qu'une guérite. Guère plus chaude que des cendres, il y'avait néanmoins un âtre dans lequel faire du feu, accueillant les branches de sapins qui encerclaient les environs, presque menaçant par leurs branches entrecroisés, comme des gardes refusant l'accès à ceux qui ne méritaient pas de passer. La forêt entourant l'édifice était bucolique, des animaux passaient là toujours, et on y voyait des traces de paons, comme des ours ou des cerfs. La vie foisonnait dans les environs, comme si la guerre n'approchait pas, n'existait pas, n'avait pas d'emprise sur ce petit lopin de terre meuble. Resistance de la mère nature contre ses enfants turbulents, les oiseaux chantaient sur la route, donnant de la voix pour savoir qui allait avoir le droit de s'envoler, qui pourrait manger ce que leur mère ramenait, ou pour le simple plaisir de faire vibrer les voyageurs qui passaient par là.

Tsuki montait. Tenue de cuir et de tissus noirs, dorure sur le torse et les gantelets. Chaque pas l'approchait un peu plus de la sérénité. De l'éveil. De sa spiritualité. Chaque pas s'allégeait le poids sur ses épaules, redressait sa tête, et jouer des épaules.

Il aimait accomplir ce rituel chaque jour, venir se purifier lui faisait du bien. Méditer. Relâcher la pression de la veille, durant une mission plus difficile qu'il n'aurait crût, ou bien plus inextricable, plus éprouvante qu'à l'accoutumée. Ce chemin, il le connaissait par cœur, et aurait pu l'emprunter les yeux fermés. Ce sont ses habitudes qui définissent un homme, et Tsuki ne dérogeait pas à la règle, il était même le parangon de cette expression. Un homme d'habitude, qui ne faisait rien comme la veille. Chaque jour unique, un cadeau, un don, passant comme le précédant, et le suivant qui se répétant sans jamais se suivre.

Terminant sa ballade sous les arbres, il passa le pas de la porte du côté gauche par le pied senestre, comme le voulait la tradition.

Le bâtiment sentait le vieux bois, et l'huile, l'encens et les fleurs. Il se dirigea vers le petit bureau assez bas, qui se trouvait devant un futon, et qui emplissait la pièce de son austérité, sa droiture, et de son bois de merisier. Il ouvrit la fenêtre, des volets en papiers, et un pan de mur qui coulissait. L'air entra dans la pièce, l'humidité s'engouffra, et la nature sembla s'inviter dans la petite masure. Les insectes courraient le long des cadres, entraient en voletant sans se soucier de Tsuki.

Il fit gassho, et s'inclina devant l'autel. Il entra dans la pièce de zen, où se trouvait déjà un vieil homme à l'air plus endormis, qu'en état de méditation. Il salua tout de même poliment son homologue, un compagnon de méditation. L'homme portait une tenue blanche, avec une ceinture grise et des sandales noires. Une longue barbe blanchie par les ans, et un fasciés typique des moines les plus zélés, en faisait une pièce essentiel du tableau méditatif de Tsuki. Il se mit en position et inspira, puis expira. Une nouvelle inspiration, le monde s'écoulait à travers lui, et une nouvelle expiration, les énergies circulaient à travers lui. Il se commença à faire le vide, sa résolution plus forte que son envie de réfléchir. Il se concentra sur une seule chose, et médita. Il sentait sa perception du monde changer, ses capacités sensitives évoluer, ses sens s'aiguiser. Il lui semblait pouvoir capter une sorte de rumeur, celle du monde, qui l'appelait.

Toujours en Seiza, il s'oublia. Il se mit en retrait. Il se fit spectateur des gens, des évènements, et de l'univers qui l'entourait. Il n'était plus un homme, il était une sorte de statue, figée dans le marbre, son expression était empreinte de beaucoup de dignité.

Inspirer. Monde.
Expirer. Energie.

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Nara Aizen
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Jeu 9 Sep 2021 - 21:17

En cette nouvelle journée le Nara devait s’atteler à une nouvelle tâche. Il devait absolument se préparer à un danger réel et imprévisible pour lequel il n’était pas encore apte. Méticuleux, il avait prévu deux axes d’effort opposés pour se préparer à ce potentiel et fort probable affrontement. Comment pouvait-il espérer éviter jusqu’au bout un clash avec l’ex prisonnier ? Celui-ci ne semblait ne chercher que ça et Aizen finirait bien par être obligé de rentrer dans son jeu. Mais cela ne le dérangeait pas, il était un poids à faire disparaître seulement il fallait le faire avec justesse. Ainsi quelque soit le moment où ce fatal évènement aurait lieu il devrait laisser son cousin attaquer le premier, en ce cas il devait travailler efficacement pour affronter ce dont était capable le Nara, notamment le Genjutsu. Si effectivement il avait pensé à une stratégie simple et efficace pour s’en prémunir en ce jour il voulait travailler sur une défense plutôt utile si jamais il était déjà piégé. En effet le Nara très prévoyant préférait planifier plusieurs hypothèses et solutions qui allaient avec. Et pour ce faire il devait méditer.

Il avait l’habitude de méditer, surtout chez lui. Il sortait pour aller à la bibliothèque ou alors pour s’entraîner sur un terrain du village. Cependant ce jour là il voulut briser quelque peu sa routine, ce fut pourquoi il se rendit dans une partie boisée du village et pas n’importe laquelle. En effet les Nara avaient rejoint Kaminari depuis Hi en emmenant avec eux leurs cerfs, animal totem du clan. Aizen n’avait aucune affection particulière envers ces animaux mais ils faisaient partie de son patrimoine. Et il savait que la partie de la forêt les abritant pouvait offrir un climat des plus appropriés à la méditation. Alors le Nara prit un panier de fruit et s’en alla dans cette forêt marquée par la présence du clan Nara. La tradition, appelée Nara Kōen, voulait qu’une famille vienne planter une graine d’un nouvel arbre pour fêter la naissance d’un enfant. Tradition que n’avait évidemment jamais vécu Aizen, ancien rejeté du clan.

Une fois arrivé dans la forêt le Nara ne dû pas attendre longtemps pour que quelques cerfs majestueux s’approchent de lui. Il ne savait pas si c’était le panier de fruits qui aidé mais une rumeur racontait que les cerfs sentaient quand un humain était un Nara ou pas. Si c’était vrai le Nara aurait bien était curieux de savoir comment, peut-être étaient-ils sensibles au chakra comme les lucioles de l’empire Idae ? Aizen offrit quelques fruits aux cervidés et se délecta de l’ambiance générale qu’offrait ce petit coin de tranquillité. Les cerfs n’étaient pas les seuls habitants des lieux mais alors qu’il était entré en état méditatif il fut interpelé par une démarche qui n’était pas animale. Il jeta un coup d’œil en direction des bruits et il remarqua un homme. Il aurait pu laisser ce dernier vaquer à ses occupations sans s’en occuper mais la présence de katanas interpella Aizen. Lui qui eut tant de mal à une époque à trouver des partenaires épéistes à Kumo il était étonné d’en croiser de plus en plus.

Vaincu par sa curiosité Aizen posa le panier en osier qu’il laissa en offrande et se fondit dans le sol grâce à son camouflage terrestre. Les cerfs l’oublièrent immédiatement et se jetèrent goulument sur ce qu’il restait de fruits juteux. Aizen activa une technique de pistage et suivit l’individu à bonne distance en maintenant le mudra. Ce dernier arriva assez rapidement à une bâtisse qui ne payait pas de mine, semblant ne faire qu’un avec la forêt. L’épéiste rentra à l’intérieur et Aizen désactivé détection et camouflage afin d’entrer également.

Finalement il arriva dans une salle où des gens méditaient, son regard fut attiré par un vieillard vêtu de blanc tout comme lui. Peut-être un autre adorateur de la lumière. Le Nara rentra dans la pièce et effectua une légère révérence autant par respect pour ceux qui méditaient en silence que pour le lieu. Ce lieu était une aubaine pour le Nara qui voulait méditer, il ne prêta pas plus d’attention à l’épéiste mais s’assit à proximité de lui, en seiza. Il ferma les yeux et entra dans sa bulle méditative qui le rendait paradoxalement d’avantage conscient de son environnement. Mais lui qui méditait à côté de lui et qui avait des épées caractéristiques, était-il aussi maître dans les arts samouraïs ?

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Nagamasa Tsuki
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Ven 10 Sep 2021 - 11:19
Calme et rigueur. Deux qualités essentielles à la méditation. Calme de l'esprit, rigueur de l'âme. Une âme saine dans un corps sain, une volonté de s'enticher du monde qui vous entoure. Se détacher des autres, tout en restant proche d'eux. Savoir prendre du recul tout en oubliant pas les petits détails qui font tout la structure d'un tableau psychique. Tsuki était passé maître dans l'art du zen depuis des années, ayant autant étudié sa philosophie, que sa pratique. Cette rumeur dans ses oreilles, ce murmure du monde dans lequel il avait grandi, ces sensations fugaces et ses ressentis tout aussi insaisissable que l'eau d'un rivière, l'aidaient souvent à prendre des décisions, à savoir comment agir face aux difficultés, et aux tracas quotidien. Ne jamais se laisser déborder, toujours savoir faire face. Son sabre n'était qu'auxiliaire, prolongement de sa vérité, de sa volonté, de ses vindicatives pensées. Serviteur zélé, il coupait court au débats, savait quand faire chanter son métal, quand blesser et quand achever. Ils se parlaient, sachant l'un comme l'autre que leur existence était lié.

Alors quand entra un homme dans le Zendo, un homme dont l'aura guerrière, ne laissait aucun doute sur sa nature, pas un oeil ne tourna vers lui. Tous restèrent concentrés sur le fil de leur pensées, comme un instant d'éternité capturé au tréfond de leur âme. A peine vit on un changement de posture chez le vieil homme et quand à Tsuki, son fasciés changea d'expression de manière très subtile. Tous se reconnurent les uns comme les autres, comme des pratiquants expérimentés de l'art de la méditation.

Pourtant, bien que cela ne changea rien, cela changeait tout. En présence d'un être aussi caractéristique, aussi charismatique, l'on ne pouvait être qu'happé par le centre du Nara. Les animaux eux même en avaient conscience, car certains s'approchaient de plus près de la masure, et d'autre la fuyaient de toutes leurs forces. Deux poids, deux mesures, deux façon de régir à la force d'un être complexe, dont la compréhension restait souvent que passagère, dont l'on frôlait la surface sans en deviner la partie immergée.

Etendant sa conscience de l'autre dans son art du zen, Tsuki entrevit des choses, sentit d'autre, et une légère brume de sueur apparut sur ses bras, une chaire de poule caressant son échine, le long de son dos, lui annonçant clairement la couleur ; L'être qui venait d'entrer avait un niveau différent, une tout autre puissance, et avait certainement une expérience hors du commun. Il n'en trembla pas, mais peu s'en faut, que le self control, le sang froid, et l'honneur, le lui permirent.

Toutefois troublé de ressentir des émotions, qu'il n'avait pas ressentit depuis son adolescence, et sa formation aux arts samouraïs, il perdit sa concentration, la rumeur se tût, la voix du monde étouffée par celle de l'homme à côté de lui. Il ouvrit les yeux pour le détailler... Et reconnut une figure importante du village, qu'il avait déjà vu aux côtés d'illustres noms du village ; Nara Aizen.

- Satoooooshiiii ! Sors de ta cachette vieille crapule ! Je vais te trouver, je vais te trucider ! Fit une voix à l'extérieur de la petite maisonnée. Des pas lourds se firent entendre, et la voix s'approcha de plus en plus, criant à qui mieux mieux. Les trois participants se regardèrent, mais ce fut Tsuki qui fut le plus rapide à sortir de la pièce, pour aller remettre à sa place l'auteur de cette vilénie.

Dehors, un homme proche de la trentaine, cheveu gras et regard sec, double menton et plaque d'armures s'époumonait comme un cochon qu'on égorge à l'abattoir, et semblait déterminé à gâcher la journée de méditation des trois hommes.

- Je vous prie de cesser, vous êtes dans un espace réservé à la méditation, au calme, et au respect. Soyez sage et partez.
Fit Tsuki en portant une main à son sabre à sa ceinture, au cas ou.

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Nara Aizen
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Ven 10 Sep 2021 - 23:05

Le Nara étendit son chakra tout autour de lui alors qu’il entrait dans un état de méditation profonde. Il déploya sa toile chakratique, ses milliers de fils spirituels partirent avec lui comme nœud central. Le monde entier n’était qu’un immense réseau pour le Nara lorsqu’il rentrait dans cet état. Chaque objet, chaque matière, chaque chose et même chaque concept étaient tous reliés les uns aux autres par des liens plus ou moins subtiles. Il suffisait alors de savoir comment et quelle corde tirer pour découvrir des secrets impossibles à distinguer à l’œil nu. Mais il fallait être sacrément concentré pour dénouer le vrai de faux là-dedans car comme dans toutes dimensions il y avait des leurres, des choses inutiles. Il fallait savoir choisir parmi les milliers de milliers de fils qui se proposaient à lui.

Et justement parmi eux certains reliaient le Nara à ce jeune épéiste qu’il avait suivi. Aizen sentit quelque chose, une corde vibra, cette dernière reliée les deux hommes. Ce dernier était-il en train de le scanner ? C’était la première fois que le Nara ressentait cette sensation, alors qu’il avait les yeux fermés il pouvait très clairement se sentir observé. Mais pas visuellement, plutôt spirituellement. Au même moment un tas de fils se mit à vibrer et à chambouler toute la structure filaire. Une déconcentration notable que le Nara put sentir avant même qu’elle n’arrive. Le lien avec le jeune homme se coupa, il put le sentir. Aizen retourna alors au monde réel quand celui qui causa cette perturbation se mit à crier.

Et c’était justement l’épéiste inconnu qui se leva pour réprimander le fauteur de trouble. Aizen ouvra les yeux pour observer la scène. Il sourit d’amusement. Pourquoi était-il autant sur la défensive ? Prêt à dégainer au sein même du village face à une situation qui semblait pour le moment anodine. Un ton calme qui avait subtilement l’air de se vouloir menaçant. Le Nara aussi voulu jouer.

Il se mit à croupi et chargea avec délicatesse du chakra dans ses membres inférieurs avant de bondir tel un courant d’air, sans aucun bruit. Ainsi il voulait arriver à côté du jeune homme comme étant sorti de nulle part, allait-il le surprendre ou serait-il resté attentif ? Une fois à proximité le Nara regarda du coin de l’œil l’épéiste tout en lui souriant.
« Voyons, ce n’est pas des manières de prévenir un visiteur. »
Dit-il en rapprochant sa main de celle de son interlocuteur qui était posée sur le pommeau de son arme.
« Faisons preuve d’un peu plus de courtoisie. »
Dit-il en se tournant vers l’homme arrivé en furie.
« Bonjour monsieur, dites-nous ce nous pouvons faire pour vous. Mais s’il vous plaît veiller à parler moins fort. »
Il s’était adressé au visiteur avec un ton mélodieux. Il se fichait en fait pas mal de ce que voulait cet homme, ce qu’il souhaitait c’était tester la réaction du jeune homme. Était-il de ces sang-chauds ? Le Nara aurait dit que non vu sa présence en ces lieux. Aizen ne l’avait jamais vu, un Genin surement. Encore peut-être un talent que Kougen aurait mis sur la route du Nara, Aizen avait hâte de découvrir cela.


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Nagamasa Tsuki
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Lun 13 Sep 2021 - 21:23
L'aura de puissance s'accentua encore une fois dans l'esprit de Tsuki, quand arriva sans un bruit son homologue de la foudre, vitesse à l'instar de la foudre dont il portait le bandeau. Une main se posa sans animosité aucune sur son bras, et le jeune homme essaya de garder contenance en ne disant proprement aucun mot, sinon un haussement de sourcil qui voulait en dire long. Si son "ainé" semblait plus enclin à la pitié, et à la politesse, Tsuki voulait bien se plier à sa sensibilité aux outrages de toutes sortes. Il se mit donc en position d'écoute, une oreille en avant, tandis que l'homme s'époumona encore :

- SATOSHIIII ! Je sais qu'il est là, me le cachez pas, SORS DE TA CACHETTE ! Un tempérament buté, et un alcoolisme notoire entourait l'homme qui leur faisait face. Il travaillait comme tanneur dans la rue éponyme de Kumo. Tsuki l'avait déjà remarqué plusieurs fois traîner dans le coin, et venir pisser contre les arbres après avoir cuvé sa bibine.

Tsuki s'impatientait lui, et il fronça un sourcil une nouvelle fois, plus agressivement cette fois ci. Cependeant, la main toujours crispée sur l'épée, il ne bougeait pas d'un milimètre. Il ne ferait jamais le premier pas, ne serait jamais le premier à frapper. Son honneur de samouraï ne lui permettait pas d'agresser un civil. Même éméché et à moitié fou. L'autre continuait de crier et de siffler dans ses doigts, et à un moment, pas plus d'une minute après l'avoir entendu profaner le silence du Zen-do. Il parla, sèchement, et assez vite pour ne pas être coupé par l'énergumène.

- Ca suffit, stop. Maintenant tu vas arrêter de crier, mon vieux. Ici, on respecte tout le monde, et tout le monde respecte l'endroit, mais tu vas un peu loin. Sache que tu as perdu mon respect, si tu ne veux pas perdre autre chose, baisse d'un ton. Silence. Sa langue coupait aussi acérée que le fil de son sabre. Bien, maintenant, je ne sais pas qui est ce satoshi. Mais, même si je le savais, je ne pourrai pas te laisser entrer dans cette maison, pas dans cet état. Disait-il en montrant la flasque de saké à la main, et les chausses souillée de l'autre type avec un brin d'agacement.

- Je laisse soin à mon sempai, de décider de quoi faire avec toi, fit*il en se tournant vers Aizen, signe d'une profonde indifférence à l'égard de l'homme. Une telle indifférence qu'il en baissa la garde, et fut durement atteint d'un coup de cailloux dans l'occiput, qui le mit à terre.

Sang, terre, genoux qui flanchent. L'estomac se tords, comme s'il allait vomir. Des étincelles devant les yeux, du feu dans les poumons. Son sang, du plomb. Il crache, feule, entrain de perdre connaissance lentement.

Il ne sait pas ce qui se passe à côté de lui, le monde est coton. Son monde se restreint à lui même, et à ses fonctions vitales. Il roule sur le côté, et regarde les cyprès qui poussent, et semblent lui parler, lui crier garde, de se relever, de résister, de ne pas s'endormir ... La douleur reflue peu à peu de son corps, même s'il ne le sentait plus. Il y'a quelque chose d'autre, une froideur qui le suit.

Il se sent poursuivie par un spectre glaçant. Il tourne les yeux vers Aizen.


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Nara Aizen
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Mer 15 Sep 2021 - 19:04

Aizen voyait bien que le jeune homme faisait de son mieux pour garder son sang-froid, il ne semblait avoir qu’envie de découper l’homme qui le dérangeait. Mais si ce dernier était bien un soldat de Kumo peut-être que le Nara devrait l’aider à se contenir. Car s’il ne pouvait qu’à peine garder son calme face à un ivrogne qu’en serait-il sur le champ de batails avec ses ennemis en face et les cadavres de ses compagnons à ses côtés ? Le jeune homme semblait bien bâti mais souvent la jeunesse négligeait l’esprit au profit du corps. Pour autant le Nara n’aurait pas été aussi catégorique avec celui-ci car s’il était ici à méditer cela voulait bien prouver qu’il était conscient que le développement psychique était tout aussi important. Si besoin Aizen lui montrerait le chemin de la Lumière car grâce à elle on pouvait trouver la paix intérieure et alors plus rien ne pouvait nous atteindre.

L’ivrogne, sans surprise, ignora complétement les politesses de Aizen et se contenta de crier sans même prendre en compte leur présence ou avertissement. Que ce soit le ton menaçant de l’épéiste ou celui bienveillant du Nara, rien ne semblait l’atteindre. Le jeune homme prit alors une toute autre direction, semblant vouloir se dédouaner en laissant le traitement du sujet à son supérieur. Mais ce dernier, peut-être dans un excès de confiance ou d’orgueil, baissa sa garde et Aizen vu arriver la fatalité. Le Nara aurait pu intervenir et intercepter cette pierre mais il se dit que c’était après tout une leçon pas trop chère pour le jeune homme. Aizen regarda l’homme qui titubait ramasser maladroitement la pierre et la lancer avec une précision étonnante pour son état, se fichant totalement de la présence d’au moins quatre katanas sur seulement deux hommes.

Le jeune imprudent, aussi grand guerrier qu’il aurait pu être, ne put qu’accuser le coup surprise qui s’écrasa derrière son crâne et qu’il l’obligea à se rapprocher du sol contre son gré. Le Nara choisit donc d’intervenir pour appréhender le civil. Au moins maintenant que ce dernier venait d’agresser sans raison un membre des forces Kumojins le Nara pouvait bien faire ce qu’il voulait de lui. D’un signe unique de sa main gauche son ombre se mit en mouvement et intercepta celle de l’ivrogne sans lui laisser la moindre chance. Ce dernier ne pourrait que constater, sans doute pour la première fois, qu’il était paralysé par une force supérieure. Cette étreinte invisible pouvait déjà être déconcertante pour un shinobi entraîné alors pour un civil se devait être bien pire. D’ailleurs ce dernier se mit à crier à la mort comme s’il se faisait agresser. Le Nara s’approcha de lui en ignorant le brouhaha constant et y mit un terme en attachant et en bâillonnant l’homme avec une corde. Il le posa dans un coin de la pièce, ce dernier ne pouvait que couiner et il se fatiguerait bientôt. Aizen comptait bien l’emmener au Kyuubu plus tard ou alors il l’oublierait ici, il s’en fichait un peu.

Le Nara, enfin tranquille, pu aller s’occuper de l’homme qui s’était retrouvé à terre à cause de sa négligence. Il l’aida à s’adosser contre un mur et lui partit lui chercher de l’eau à une fontaine non loin de là qu’il lui servit dans un bol de bois. Il s’adressa à lui une fois qu’il était sûr que ce dernier était bien lucide.
« Tu as baissé ta garde, il ne faut jamais baisser sa garde face à qui que ce soit. »
Il le fixa et jaugea sa réaction. Un colosse pouvait tomber face à un insecte si ce dernier était ignoré.
« Comment t’appelles-tu et que fais-tu ici exactement ? Je suis Nara Aizen. »
Des présentations classiques pour ouvrir un début de dialogue si le jeune homme avait suffisamment repris ses esprits pour cela.


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Nagamasa Tsuki
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Jeu 16 Sep 2021 - 8:10
Monde en noir et blanc, zébrure rouge, foudroyant. Il se relevait avec difficulté, tandis que son camarade semblait goûter une blaguer que lui même n'avait pas compris. Un air narquois, supérieur, mais 'd'un autre côté, comment lui en vouloir ? Il l'était en de nombreux domaine et semblait être une version du Nagamasa plus ... Terminée. Il frappa du poing contre le sol, rageur. Il li semblait que toutes ses années passées à errer dans le monde, lui avait souffler sa flamme la plus ardente, lui avait enlever ses acquis les plus précieux ; C'était comme une lame qui, à force de voyage sans être utilisée, avait commencé à rouiller, dépérir. Il devait se reprendre, et il se promit de mettre les bouchées doubles, et de ne jamais négliger à la fois ses dons de sabreur, mais aussi de senseur, que lui permettait la maîtrise des arts du Zen.

Il se laissa aider, conscient que seul on arrivait plus vite, mais moins loins. Il s'adossa contre le mur d'enceinte de Kumo, reprenant un souffle normal au fur et à mesure qu'il buvait l'eau que lui avait servit Aizen. Le jeune homme pesta intérieurement contre son manque de vigilance ... Il aurait dû se douter que cela allait tourner au boudin, et il savait d'expérience que n'importe quel homme ne devait être sous estimé. Ce lancer de cailloux, probable que l'homme fut un champion dans une discipline sportive approchante, quand il était jeune. Probable aussi qu'il eut simplement de la chance, et que ce que Tsuki prennait pour de la faiblesse, tenait par les fils de la destinée la plus secrète, et la plus facétieuse qu'il existe ; La fortune, le hasard, ou une bonne étoile.

Quoi que vu ce qui attendait l'agresseur, Tsuki n'aurait pas parier sur sa veine dans un avenir plus ou moins lointain. En attendant, il tourna un regard contrit plein de rage vers Aizen. Il contenait difficilement celle qui l'habitait, même s'il était adepte du Zen, il était avant tout un guerrier rompu aux arts du combat. Le Genin avait le sang chaud, et battait à son crâne le tambour de la bataille, avec son cortège d'émotions contradictoires ; Il avait soiffe d'une revanche, et il ne voulait pas en rester là. Dans son pays natale, une action de ce genre pouvait vous attirer de gros problèmes ... Et dans ses problèmes, les duels d'honneur restaient le plus habituel, mais surtout le plus cruel.

Tsuki n'était cependant pas dans son pays natale. Il était loin de tout, et de tous. Loin de ses traditions, loin de ses us et coutume, et il devait faire avec.

- Il semblerait que la vie m'apprends une dure leçon que je n'oublierai pas, toujours se méfier de l'eau qui dort. Elle peut vous sauter au visage avec autant de rage qu'un tigre affamé !

Il sourit, pauvrement. Il respirait fort et but une nouvelle gorgée d'eau. Semblant reprendre des couleurs, il n'oublia pas de répondre aux salutations d'Aizen, qui appuya les soupçons de Tsuki sur son identité par des mots sûrs, droit dans le yeux, comme on le faisait d'homme à homme.

- Je vous avez reconnu, j'ai assisté à votre combat depuis les gradins. Fit-il en essayant de se relever, tandis que le monde tournait encore très vite, et que des étoiles filaient devant ses yeux. Il compta trente six chandelles avant de finir par donner son nom... Nagamasa, Tsuki. Enchanté de faire votre connaissance malgré les circonstances assez originales ! Termina-t-il par dire en souriant légèrement, plus un rictus qu'autre chose. On aurait pû prendre sa pour un relfexe musculaire maxilo faciale. Tsuki ne souriait pas souvent, alors, autant en profiter.

- Je fais comme tout le monde, je survis. Et j'aspire à plus, toujours, dans mon art sacré familial. Dit-il avec une voix empreinte d'une certaine noblesse d'âme, et d'esprit.

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Nara Aizen
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Hier à 23:08

Le Nara observa le jeune homme reprendre ses esprits l’aidant quelque peu. Il semblait être perdu dans un tourbillon d’émotions, sans doute un mélange de frustration et de honte, un soupçon de haine peut-être. Il se contenait tout de même, au moins la méditation qu’il semblait exercer en ces lieux ne lui était pas inutile. Sans ça peut-être qu’il aurait sauté à la gorge de son agresseur. Ou alors était-ce tout simplement la présence d’un supérieur qui le retint ? En tous cas le sort du mécréant était maintenant fixé, quoique le Nara pourrait le laisser aux bons soins de ce garçon, qu’est-ce que ça pourrait lui faire après tout.

Aizen écouta son interlocuteur, ce dernier semblait s’être assagit depuis sa micro sieste. Comme si ce coup derrière la tête avait sonné comme un rappel à l’ordre et qu’il agissait maintenant avec la sagesse qui lui incombait.
« Ce sont de sages paroles. L’erreur, il est trop tard, tu l’as faite. Il faut maintenant savoir l’utiliser à bon escient pour devenir meilleur, sinon à quoi bon ? Mais tu sembles sur la bonne voie, tes pensées le reflètent en tous cas. »
On ne l’y prendrait pas une seconde fois sans doute. Dans cette simple phrase le garçon avait signifié tant de chose. Il ne fallait jamais crier victoire trop vite, il ne fallait jamais sous-estimer qui que ce soit et il ne fallait jamais rien négliger. Car la négligence était la faiblesse de bien des puissants. Ce qui faisait que les plus puissants ne l’étaient pas vraiment, car la puissance brute ne valait rien si mal utilisée.

Il avoua avoir en fait reconnu le Nara, rien d’étonnant là-dedans sans doute que la plupart des shinobis qui n’étaient pas de service ce jour-là avaient assistés à la finale. Mais alors qu’il sembla avoir besoin de toutes les forces du monde juste pour se mettre debout il annonça son nom, un nom qui fit titiller les oreilles de Aizen. Ainsi il était donc plus qu’un simple épéiste, il était un samouraï, et pas n’importe lequel, un authentique provenant des terres du Fer. Le Nara bien qu’étonné n’en montra rien, il n’aida pas non plus le jeune homme à se relever, le laissant se débrouiller tout seul pour lui éviter une honte supplémentaire.
« Je vois. Tu es venu ici pour t’exercer à l’art du Zen, ce n’est donc pas pour rien que je t’ai clairement ressenti pendant ma brève méditation avant d’être interrompu. »
Le Nara jaugea le jeune samouraï de toute sa hauteur. C’était bien la première fois qu’il avait à faire à un vrai Nagamasa, lui qui en aurait eu tellement besoin à une époque pour apprendre les arts samouraï, mais quel était le niveau de ce jeune garçon là-dedans ?
« Pourtant, tu aurais dû pouvoir rester en état méditatif en ignorant les bruits que faisait cet homme, il t’a vraiment tant dérangé que cela ? »
La question était faite sur le ton accusateur, il voulait tester le garçon ainsi que son sang-froid.
« Vois-tu j’ai appris à utiliser les arts samouraï et je suis étonné qu’un Nagamasa pure souche ne soit pas capable de plus de … Maîtrise. »
Un sourire, il était clairement provocateur.
« Pourquoi te retrouves tu si loin de ton pays d’origine, que recherches tu à Kumo ? »
Malgré son jeu il ne voulait pas mettre complétement sous silence sa curiosité naturelle. Que faisait un fier Nagamasa si loin de son clan ? Pourquoi se mettre aux services d’un village caché ? Le Nara attendait ses réponses.


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KUMO:
 
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Nagamasa Tsuki
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Aujourd'hui à 10:53
Galvanisé par la présence de son ainé, il semblait capable d'une maîtrise plus que convenable sur sa nature violente d'origine. Il lui semblait être plus réfléchis, plus calme, sachant faire preuve de cette qualité qui incombait au guerrier ; Savoir choisir ses combats, et ne jamais s'attacher à ceux qui ne leur apporterait rien. Il avait foi en la justice de Kumo pour régler le cas de l'ivrogne, qui en plus d'être pris en flagrant délit d'ivresse sur la voie publique, avait agressé un représentant de l'autorité, un des gardiens du village, un des plus farouches de surcroît. S'ayant attaché à Kumo en prononçant un serment indéfectible, il avait accepté la charge d'être une des lames de Kumo, et il lui semblait naturel d'avoir voulu se mettre à leur service. Quant la guerre intestine du Fer avait éclaté, il n'était qu'un simple jeune samouraï, et ce fut sans conteste les combats qui forgèrent sa personnalité d'adulte. Aujourd'hui encore, elle menait sa vie sur les sentiers sinueux qui l'attendaient.

- Savoir s'améliorer chaque jour un peu plus, c'est savoir se renouveler et rester à hauteur des autres, le monde est constamment en mouvement. S'enraciner, c'est être condamné à la solitude, et nous avons besoin des autres, parfois.

Sinon pourquoi se rassembler ? Pourquoi s'unir, si l'on en avait pas besoin ? C'était ce qui l'avait poussé à choisir Kumo, sa nouvelle terre d'accueil, son nouveau foyer. La force et la lumière qui se dégageaient de cet endroit lui faisait miroiter de grandes choses, des moment sans doute épique, et pourquoi pas une mort honorable au bout du chemin ? Sans fin, pas de début non plus, la mort faisait partie du cycle de la vie, et il lui semblait naturel de penser à celle-ci pendant qu'il incarnait l'autre.

- Il semblerait que j'ai encore de nombreuses choses à apprendre de ce côté de l'art noble de mes ancêtres. Je me suis beaucoup entraîné à manier une lame, et je pense avoir réussis à acquérir un niveau satisfaisant. Manier son esprit en revanche, est un art quotidien et ingrats. J'ai beau savoir arriver à un vide intérieur, et à une concentration quasi absolue ... Arrive toujours un moment ou je lâche, ou il me semble que mon coeur domine mon corps.

Sacrément honnête avec lui même, admettre ses erreurs et savoir reconnaître ses tords, même devant autrui, lui semblait plus naturel aujourd'hui qu'à une certain époque, ou il était pétris de certitudes. Quand à mon manque de maîtrise, je pense avoir été capable de retenir mon bras quand cela s'avérait plus bénéfique pour tous, cela me suffira pour l'instant, même si je pense que mes instincts belliqueux l'ont également poussé vers cette situation. Disait-il, sans ressentir de haine, il gardait un certain égo, capable de se rebeller contre les jugements hatifs sur sa personne. Il était une personnalité complexe, un être capable de nombreuses contradictions.

Même s'il savait prendre du recul, il lui semblait difficile de contrôler le feu qui l'animait, qui l'habitait, qui lui donnait cette passion, cette fougue de la jeunesse.

- Pour répondre directement à ta question, je suis ici pour les mêmes raisons que toi, défendre un pays qui me tiens à coeur. Quand à mes raisons, elles sont liée à mon passé, et il faudrait quelque chose d'autre à boire que de l'eau pour en faire le tour. Ce que je recherche à Kumo, c'est d'inscrire le nom de mes ancêtres quelque part, ce nom qu'ils m'ont donnés et que je suis fier de porter. Même si d'autres avant moi l'ont fait, je ne cherche pas du tout l'originalité, mais plutôt l'immortalité dans l'histoire.

Voilà, s'il voulait absolument savoir, tout cela était purement égoïste, et pas du tout altruiste. Il n'avait rien à protéger d'autre, que les gens qui feraient de lui une figure, qui méritait d'entrer dans les plus grandes pages de la guerre à venir.

Après tout, la guerre, il la connaissait. Elles se ressemblaient toutes, sans jamais être les mêmes. Il y'avait la peur, la mort, le sang de nos paires, et le fer de de nos frères. a


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Baigné dans la lumière, lune de sang.

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Nara Aizen
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Aujourd'hui à 21:59

Les autres, celui qui pensait pouvoir atteindre le sommet du monde seul se fourvoyait grandement. En effet il fallait faire preuve d’un égoïsme pur et d’une certaine distance par rapport aux autres afin de diriger convenablement sans risque d’être écarté du bon chemin. Mais si le travail de chef était un travail solitaire dans son exécution il ne pouvait être atteint seul. Un chef était un peu comme la toiture mais sans murs et piliers il ne servait à rien. C’était pourquoi le Nara se faisait le plus d’alliés possible au sein même de Kumo dans l’espoir de diriger ce village. Un homme seul ne pourrait jamais être le plus puissant de tous mais s’il arrivait à rallier à sa cause une majorité alors…
« Encore une fois tu es dans le vrai, ce sont des paroles très sages. Même un homme qui aurait atteint le sommet du monde ne pourrait pas se permettre le luxe de se complaire dans ses acquis, alors comment le pourrions-nous ? Car la plus grande menace ne vient jamais d’au-dessus ou d’à côté, elle vient d’en dessous. Ceux qui te sont inférieurs sont motivés d’une hargne inébranlable, même si leur quête est perdue d’avance ils iront droit face au désespoir. Et c’est ainsi qu’en se rassemblant, ils pourront faire tomber n’importe quel être au sommet. »
Cela sonnait juste avec la leçon que venait de recevoir le jeune samouraï. L’ivrogne n’aurait peut-être jamais pensé pouvoir toucher avec un simple lancé de pierre un soldat de Kumo et pourtant il essaya, armé de son désespoir. La tirade du Nara n’était pas non plus sans rappeler l’actualité du Yuukan. Leur ennemi commun, Sakaze Tosen, avait beau être le plus puissant de tous cela ne l’empêchait pas de rassembler une armée jusqu’à prendre le plus petit vaurien dans son camp car il maîtrisait déjà cette leçon. D’une certaine manière le Nara admirait l’esprit stratège de celui qui se faisait appeler l’Homme au Chapeau.

L’esprit… Était-il possible de le faire progresser comme on faisait gonfler des muscles via l’entraînement physique ? Apprendre un coup, aussi compliqué soit-il, relevait toujours du possible si on persévérait assez. Il suffisait de le répéter : dix fois, cent fois, mille fois selon le niveau inné du concerné. Mais quand était-il de l’esprit ? Un froussard pouvait-il devenir courageux juste parce qu’il le voulait ?

Le samouraï se confiait à lui, avouant certaines difficultés à maintenir un équilibre intérieur. La paix, fallait-il bannir les émotions pour se trouver en paix ?
« Il n’y a pas d’émotion, il y a la paix. »
Annonça Aizen dans un premier temps.
« Ceci est un précepte du culte de la Lumière de Kumo. Ici on pourrait croire qu’il faut inhiber ses émotions pour trouver la paix intérieur… »
Le Nara fixa son interlocuteur, jouant de mimiques pour rendre la discussion plus dynamique voire théâtrale.
« Il n’en est rien. Il ne faut pas allez à contre-courant. Si tu ressens une quelconque émotion ne tente pas de la réprimer, cette dernière finira toujours par te rattraper et le résultat n’en sera que pire. Il ne faut effacer tes émotions, il faut les maîtriser, les dompter. Si tu ressens de la colère n’essaye pas d’oublier cette dernière. Interroge-toi. Pourquoi es-tu en colère ? Qu’est-ce qui a engendré cette situation ? Ta colère te permettra-t-elle de solutionner ton problème ? Etc. Si bien qu’avec l’habitude tu auras l’impression de plus rien ressentir alors qu’en fait ton esprit aura prit l’automatisme de suivre ce processus. Car au bout de ce processus logique se trouve toujours la même réponse : tu n’as pas besoin de cette émotion. »
Car oui c’était la réponse du Nara : l’esprit pouvait être changé, il pouvait être exercé et s’habituer à de nouveaux comportements. Enfermez une personne dans un cage pendant dix ans et l’esprit qui en résultera ne sera pas le même que si cette même personne avait vécu en liberté. L’expérience, le travail, la réflexion et un tas d’autres composantes entraient en jeu dans le développement de l’esprit.

Aizen était heureux de tomber sur une personne à qui il pouvait donner telle leçon, ce genre de leçons qui traversaient ses pensées chaque jour mais pour lesquelles personne à Kumo n’était assez sage pour les entendre. Lui l’était, même s’il semblait qu’au début du chemin il semblait avoir emprunter une route des plus intéressantes.

Il ne répondait à aucune provocation et se défendait verbalement en assumant ses torts mais en les nuançant, sans pour autant attaquer à son tour. Voilà un comportement des plus satisfaisants composé d’une nuance des plus délicieuses. Si le Nara avait eu l’habitude, à Kumo, de tomber sur des génies scientifiques ou du combat il avait cette fois la chance d’être nez à nez avec quelqu’un à l’esprit étendu. Il parlait de son passé, peut-être un passé semblable à celui du Nara expliquant la maturité qu’il avait déjà atteint.
« Je vais me permettre de nuancer, tu sembles dénigrer le développement de ton esprit or j’observe là une remise en question et une conscience de soi-même que j’ai rarement vu chez d’autres. Connaître ce qui ne va pas chez soi est déjà un grand pas que certains n’oseront jamais faire en une vie entière. Tu tends d’ores et déjà vers un équilibre qui pourrait te permettre d’atteindre des sommets. »
Défendre Kumo, il ne savait pas pourquoi. Le voulait-il vraiment ? Chacun avait ses raisons après tout et quelque soit la bienveillance des objectifs de chacun quand on creusait bien c’était finalement souvent égoïste. Car d’une certaine manière même l’altruisme était égoïste. Et l’égoïsme du Nara voulait à ce moment mettre la main sur ce jeune homme. Un allié qui pourrait devenir de taille dans le futur. Mais encore fallait-il qu’il évolue et aussi qu’il en prouve un peu plus que par les mots.
« Encore une fois tu dis vrai, à quoi bon être original si ce n’est pour ne rien accomplir. Un coup de kunai dans le dos est toujours plus efficace qu’une entrée fracassante avec une technique flamboyante de puissance et pyrotechnie. En parlant de ça vu que tu viens de me vanter tes talents la lame à la main, je te propose que l’on se retrouve, dans plusieurs jours, sur un des terrains d’entrainement afin que tu me montre cela. »
Le Nara posa sa main sur le pommeau de son arme principale, le sourire en coin et le regard réclamant le combat.
« Alors, qu’en dis-tu ? »
Il n’attendait rien d’autre qu’une réponse positive.


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