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Après les pirates

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Nara Joben
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Dim 3 Oct 2021 - 16:03


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La Furie vit fondre sur elle une nuée de shurikens Futon, imprimés d’une trajectoire parabolique. Tant de projectiles ne pouvaient être esquivées dans ces circonstances, à tel point que l’entité se sût condamnée. Ni une ni deux, elle usa de ses arcanes pour lancer un Kagemane qu’elle tendît jusqu’au dernier moment ; au moment où la pluie s’abattait sur l’Assemblée Calcinée, elle composa les ultimes mûdras pour créer une nouvelle souche d’elle-même.
Une autre Furie, à l’aune d’un mur gorgé d’ombres.

La nouvelle dévote d’Izanami vit disparaître sa sœur dans un chaos de projectiles dangereux ; la manœuvre était bien pensée, compte tenu de la résistance particulièrement fragile de la plupart des clones. Mais leur force résidait autre part, dans un jeu dansant de mort et de renaissance ; après tout, elles étaient enfantées du Yômi, qui n’était rien de moins que le royaume des enfers.

Contrairement à la poursuivante qui semblait prête à passer à des assauts sérieux, les partisanes d’Izanami, d’obédience serviles, se refusaient à confronter les ordres de leur maître : toute blessure était interdite, au risque d’entacher sa réputation une fois de plus. La nouvelle-née connaissait bien une technique létale, meurtrière, particulièrement dangereuse ; mais en faire usage relevait à potentiellement sanctionner la courageuse poursuivante d’une mort atroce. Au lieu de cela, elle opta pour une version plus étendue, plus magistrale de sa compétence.

Une série de mûdras précéda l’apparition d’un large manteau d’ombres sur le sol, bien plus large que celui lancé par celle qui fut sa mère avant de s’éteindre sous la nuée de shurikens. Un Kagemane majeur, s’étendant comme un royaume sous les pieds des manants, pour tous les figer sur place.

Sakura s’en rendrait vite compte : il ne suffisait pas d’éteindre les Furies pour espérer les vaincre. Il fallait, pour pouvoir les éliminer, terrasser les ombres ou tant les affaiblir qu’elles ne pourraient plus constituer un objet de renaissance pour les dévotes du culte d’Izanami.

N’y a-t-il pire adversaire que celui qui ne peut mourir ?

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Okita Sakura
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Lun 4 Oct 2021 - 10:19
Izanami vs Fujin


Le kagemane est vraiment une technique dangereuse contre laquelle il ne faut pas baisser sa garde. Sakura avait pu goûter à l’immobilisation face à cette technique, elle ne souhaite plus se faire avoir à nouveau. Cela dit, la Furie semble intrigante, comme si elle ne semblait pas être une créature de ce monde, mais venant de Yomi no kuni. Cela, il est impossible en ce monde d’avoir un lien avec le monde des Impurs, le monde des morts sauf peut-être celui qui utilise l’Edo Tensei, peut-être. Est-ce un simple clone qu’elle a en face d’elle et lié aux Kagemane des Nara ? Difficile de le savoir. Dès que tout sera fini, elle ira en toucher un mot à Nara Aizen, il lui apportera peut-être des réponses sur la nature de cette technique et sur qui est Joben. Son adversaire du jour est plutôt énigmatique, rempli de questions sur sa personne, de mystère et cela attise la curiosité de la rosâtre. Pour le moment, la jeune Okita va se concentrer sur cette chose qui pour le moment, n’a pas montré de signe d’attaques sérieuses comparer à elle. Or, ça ne change pas que ce monstre d’obscurité ait lancé les hostilités. Faisant tomber une pluie de Shuriken de vent sur la zone où elle se trouvait, la chose parvient à relier son ombre à une zone d’ombre d’un mur. Elle se demandait ce qu’elle prévoyait de faire en faisant cela. D’un coup, une autre entité prend la relève, identique à celle qui venait de se faire abattre par les shurikens de vent. La Onna-Bugeisha se demande si ça va se finir un jour. Et que font les autres ninjas du village ? N’y a-t-il pas un supérieur comme un Jônin pour venir en ce lieu ? Généralement, un combat dans Kumo même, ça doit attirer l’attention tout de même. Peut-être que ce qui se passe avec la Prêtresse d’Isonade occupe l’attention de tout le monde, au point de ne pas s’intéresser à ce combat. Cependant, Sakura ne pourra pas vaincre cette chose, toute seule, ne connaissant pas d’autres points faibles que retirer toute ombre de la zone, chose impossible.

La nouvelle Furie est un peu plus loin, elle n’est plus encerclée par les clones. Alors qu’elle sera sa prochaine action ? D’un coup, Sakura remarque un disque noir qui s’étire au fur et à mesure autour de l’être ténébreux. Une nouvelle forme du kagemane ? Une technique cherchant à toucher plusieurs cibles en même temps ? D’ailleurs, cela donne une idée des intentions de la Furie. Après tout, son attitude était tout de même suspecte, mais ce n’est pas pour autour que la véritable Sakura allait se laisser faire. Dégainant son sabre et concentrant du chakra, elle tente de dissiper le chakra de la technique, du moins, la partie qui vient vers elle uniquement vu que ses clones se laissent toucher par l’ombre et se retrouve immobile. D’un bond en arrière, la rosâtre recule afin de s’éloigner de la technique du clone. Rengainant à nouveau son sabre pendant le bond, la bretteuse réalise des mûdras et soufflent des sphères de vent qui vont rapidement dans la direction du clone ténébreux. Difficile de savoir, si son tranche-chakra ait parvient à dissiper une partie de sa technique vu qu’elle semble maintenir son jutsu. Or, la rosâtre se met à regarder le clone. « Je sais que tu ne m’attaqueras pas avec des attaques capables de blesser ou de tuer. Tu fais ça pour gagner du temps, permettre à Joben de fuir les lieux. Cependant, ça ne changera rien de qui est le vainqueur de ce combat. Mes supérieurs seront au courant de cela, ton unique erreur a été d’avoir ouvert les hostilités. » Cri-t-elle. Or, une chose l’inquiète, c’est l’absence de renfort sur les lieux, sachant que Joben a démontré un comportement suspect dans l’arène. Est-ce la seule à s’inquiéter du comportement de ce dernier ? Plus le choix, elle dégaine à nouveau Benihime.

« À ce rythme-là, ça va devenir compliqué de continuer le combat, cette chose semble capable de réapparaître à chaque fois, même si je la tue. J’espère que des renforts vont arriver pour m’épauler, car je ne sais pas si cette chose va continuer à chercher à m’immobiliser, encore et encore. » Se disait-elle.

Résumé du tour:



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Nara Joben
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Mer 13 Oct 2021 - 19:06


La dévote d’Izanami ne fit pas mouche. La technique d’immobilisation de zone ne parvint pas à obtenir sous son joug la kunoichi, et ne s’empara pas d’autres cibles au demeurant. Cela signifiait une chose : Sakura était seule. Peut-être que d’autres renforts avaient poursuivi l’ombrageux Joben, mais dans ce cas de figure les veilleurs avaient décidé de garder une distance si large qu’elle supposait tacitement que le Nara était inaccessible pour eux. Nul ne viendrait davantage, à priori, déranger le baroudeur. Pour autant, rien n’était assuré.

Les boules compactes de chakra de vent détenant en leur sein de lourdes rafales traversèrent l’atmosphère jusqu’à la position occupée par la Furie d’Izanami. Ni une ni deux, profitant de la distance, la Furie décida d’esquiver : lentement, elle s’enfonça dans le royaume des ombres pour réapparaître un plus loin. Elle ne s’embarrassa même pas de lancer un kagemane pour élargir sa zone de déplacement : il lui fallut simplement se dérober à l’agression.

Derechef, elle s’immobilisa. Elle attendît. Le pire ennemi de l’homme était le doute. Même la Furie le savait. Sakura avait beau déblatérer ce qu’elle voulait, elle n’avait aucune preuve de quelconque agression, et la Furie n’avait qu’à attendre pour disparaître s’il fallait disparaître ; ou pour rester tel quel s’il fallait le faire.
Après tout, qu’avait-elle fait de mal, à part naître et se défendre ?

Plus loin, bien plus loin, l’énigmatique rebelle ne restait pas les bras croisés. Il ne disposait d’aucune information de la part de son clone : les Furies d’Izanami étaient des entités indépendantes de sa volonté et elles ne se liaient que temporairement à lui, se nourrissant des restes de son chakra jusqu’à s’éteindre, une fois leur vie éphémère arrivée à son terme. Malgré tout, elles pouvaient rester assez longtemps pour être dérangeantes.

Il incanta. Ses doigts dansèrent, à l’abri de tout regard, et profitant d’un univers de pénombre il devint le père de deux autres filles.

Du noir absolu s’érigèrent deux dames sombres, inclinées devant le Cardinal des Ombres, spectre incarné d’Izanami.

« Ce village est le vôtre. »

Une sorte de son aigu émergea de leurs têtes ; une onde, un écho discret, une vibrance anarchique. Ce n’était pas une voix. Ce n’était pas de la matière. Cela relevait de l’éther, d’un paysage impalpable et cabalistique. C’était un chant, un funeste instrument qui sonnait des abysses, bien plus bas sous la terre, surgissant du Yomi d’où elles étaient engendrées.

Elles se dispersèrent. L’une partît vers la Raffinerie, l’autre vers la Grande Bibliothèque. Il en avait enfanté trois, qui se répandirent d’ombre en ombre pour envahir le village en se dissimulant dans l’obscurité. Combien de ces engeances pouvaient naître du chaos ?

Le père de ces gamines du chaos, lui, observa autour de sa personne en continuant sa route, direction la communauté Nara. Il lui sembla entendre des voix, des supplications, des chants singuliers : des requiem, des odes à la mort.

Nous sommes prêts, Cardinal. Puissiez-vous nous faire renaître en ce monde. Puisse notre Reine se venger du Créateur et changer les morts en vivants. Puissent les déchus devenir les saints.

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Okita Sakura
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Lun 18 Oct 2021 - 10:13
Izanami vs Fûjin


Une technique de zone qui permettait d’immobiliser un grand nombre d’individus se trouvant à sa portée. Les clones de Sakura étaient pris dedans et elles étaient incapables de faire quoi ce soit pour s’en libérer. Sakura avait, quant à elle, pu y échapper en tranchant le chakra se trouvant dans cette technique avant qu’il ne puisse l’atteindre totalement. Par précaution, la rosâtre avait fait un bond en arrière pour éviter toute extension du jutsu. Après tout, la furie maintenait son moudra donc, il n’aurait pas fallu attendre longtemps pour que l’espace vide dans la grande Kagemane se remplisse à nouveau. Il fallait lui faire lâcher prise et pour cela, la kunoichi avait lancé des sphères de vents dans sa direction, rapide et nombreuse afin de l’occuper partiellement. Cela dit, ça faisait un petit moment qu’elle affronte cette chose et pour le moment, il n’y avait aucun renfort et Joben devait se trouver loin. Dès qu’elle parviendra à éliminer sa cible, elle pourrait tenter de le retrouver ou chercher des renforts. Cela dit, il était difficile de savoir ce qu’avait prévu le Nara, il semblait perturbé psychologiquement. Il fallait que ses clones survivent afin de mettre en place son plan, en effet, elle avait une idée derrière la tête. D’ailleurs, la furie parvient à éviter les attaques rapides en se camouflant dans les ombres afin de réapparaître à un autre point. Or, son mûdra a été rompu et cela libère ses clones. Il n’y avait rien de plus parfait que cette occasion-là. « Sakura de gauche, va chercher des renforts. Sakura de droite, file retrouver Joben. » Dit-elle en criant assez fort pour être attendu. Ses clones s’exécutent sans rien dire afin de profiter de cette occasion pour partir. La chose noire semble s’être immobilisé et elle n’avait rien tenté pour contre-attaquer.

Seule contre cette chose, Sakura réalise un mûdra et un vent souffle autour d’elle, formant comme une sorte de seconde peau, un manteau d’air, capable de la rendre plus rapide dans ses mouvements et déplacements. « Il est temps d’en finir, si tu ne comptes pas me tuer, tant mieux, ça me facilite la tâche. Or, tu n’as pas ta place en ce monde. » Observant la chose, il fallait attaquer rapidement et sans hésitation. Avec ce jutsu de soutien, la Onna-Bugeisha se garantissait d’avoir une meilleure vitesse dans sa globalité, déplacements, mouvements, attaque et défense au corps-à-corps était comme décuplé. Il faudrait un miracle pour que ce clone parvienne à esquiver sa prochaine offensive. Posant sa main sur son fourreau, après avoir concentré du chakra dans ses pieds, la bretteuse se met à charger très rapidement dans la direction du clone, comme un simple courant d’air avant de se retrouver face à elle. Un regard serein et sérieux, aucune once d’hésitation que ce soit dans ses yeux ou sur son corps. Elle ne fait plus qu’un avec son affinité, elle est le vent et dégainant rapidement, elle enchaîne à une vitesse folle, une série d’une vingtaine coups de sabre, tout en se déplaçant autour de la Furie, comme si elle exécutait une danse, une chorégraphie fatale contre l’ennemi. Ne cherchant pas à ce que son adversaire puisse souffler un seul instant. Elle devait l’éliminer afin de pouvoir souffler et chercher Joben ou des renforts afin d’alerter le village du comportement de l’homme.

Pendant ce temps, son premier clone se dirige vers l’arène afin de trouver des shinobi de Kumo afin de leur donner son rapport et leur demande de l’aide, afin qu’il sache ce qui s’est passé. Pour le second clone, elle suit le chemin qu’avait emprunté Joben, la dernière fois qu’il a été vu. Difficile de savoir si il n’a pas changé de trajectoire entre-temps.

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Nara Joben
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Lun 8 Nov 2021 - 11:56


Le corps de Sakura devint mortel comme une tempête et la dévote d’Izanami, face à cette charge prodigieuse, n’eut aucune chance d’en réchapper. Les membres cerclés de courants furibonds accélérèrent les gestes et la létalité de chaque croissant exécuté par la samuraï et, dans un ballet morbide, la bretteuse déchiqueta l’enveloppe immatérielle qui mourut en soupirant et en s’effaçant comme un songe. Que restait-il derrière ? Le néant. Plus rien de la sorcière ne lui subsistait après son extinction. Sakura se retrouva seule, sans adversaire, sans rien à se mettre sous la dent.

Plus loin, les autres subalternes étaient placées. Après avoir parcouru le village d’ombres en ombres, l’une fut à la Grande Bibliothèque et l’autre à la Raffinerie. A partir de cette position, tout était possible pour le Nara : il lui suffisait de déchaîner sa fureur en convergeant vers un point central pour dévaster Kumogakure tandis que tout le monde s’en retournait à ses foyers ou continuait de faire causette à l’arène. Il suffisait d’un geste, d’un seul ordre, pour que le tueur fasse des dizaines de victimes. Qui pouvait savoir où il avait dissimulé ses sbires ? Seul un senseur digne de ce nom était capable de sentir la présence de ces créatures ombrageuses ; et la tâche, même pour un expert, était ardue, car il fallait pouvoir discerner précisément ces émanations de toutes les sources chakratiques qui pullulaient à l’intérieur de Kumogakure.

Joben venait de créer deux bombes à retardement. Mais lui n’avait pas fini son voyage.

Il enfanta une énième de ces engeances maudites et noires, qu’il laissa devant les quartiers Nara. Une gardienne. Une vigie. Puis il s’enfonça dans le domaine défendu des monarques des ombres.

Un pas après l’autre, il avança comme un errant entre les bâtisses de ses confrères et consœurs. Son œil sanguinaire dansait dans son orbite, cherchait point par point l’objet de sa quête. Il suffisait d’un seul.

Les premiers temps, il fit disette. Il sonda au moins trois maisons depuis leurs fenêtres pour trouver de quoi le satisfaire. Il ne trouva rien, mais continua. Deux autres maisons. Toujours rien.

Il poursuivit son périple jusqu’à entendre le bruit d’un claquement de porte. Un bruit de course éveilla son intérêt, et sa tête tourna aussitôt vers l’origine présumée de ce phénomène. Il fonça.

En quelques foulées, il eut un visuel sur marmot qui courait à grandes enjambées. Il ne le faisait pas innocemment, puisqu’il se précipitait derrière son ami pour tenter de le rattraper. Le chat et la souris. Une vague de nostalgie le frappa. Il se revit à leur place.
Sauf que lui, il courrait pour survivre.

Voyant la trajectoire prise par les quidams, il supposa leur retour approximatif vers l’endroit où il se tenait : c’était stratégique. Le tour de cette maison permettrait à celui qui était poursuivi de prendre des distances. Cette réflexion le poussa à définir une stratégie de dissimulation, à tel point qu’il tenta au mieux d’effacer sa silhouette dans l’angle du mur. Là, il attendit.

Il attendit. Le souffle de la brise lui caressait le visage, s’engouffrant à travers sa barbe hirsute et encore ensanglantée pour venir rafraichir sa bouche. Il prit un grand bol d’air en restant attentif à toutes les informations acoustiques autour de lui. Ils approchaient.
Le premier passa. Il le laissa faire sans se dévoiler et le gamin ne se soucia de rien.
Le deuxième n’eut pas de cette chance.

La main du janissaire siffla et empoigna la gorge du gamin tandis qu’il passait l’angle. La violence du choc lui coupa le souffle et le borgne ne se priva pas, pour terminer son geste, de le soulever du sol.

Les pieds de l’enfant battirent dans les airs alors que son visage bleuissait. Hélas pour lui, Joben n’en avait cure. Il n’observait même pas le mioche qui suffoquait sous son étreinte et qui l’implorait des yeux. Il était déjà concentré sur l’autre.
Il y avait dans l’attitude du Nara adulte quelque chose de cruel et profondément froid. Il attendit un moment. Le quidam s’étouffait sous sa poigne. L’autre était tétanisé de peur.
C’est alors qu’il parla.

« Si tu veux sauver ton ami, tue-moi. »

L’autre, prostré, ne bougeait pas. Ses yeux s’humectèrent de larmes. La peur se mit à l’envahir. Celui qui ne touchait plus le sol gémissait et peu à peu, le janissaire sentit sa résistance faiblir. Il perdait des forces, mais l’autre ne bougeait pas.

« Tu crois que je vais relâcher ma poigne ? Songes-tu que je suis semblable à ces menteurs qui croient t’apprendre à combattre en simulant le danger ? Non, petit bonhomme. Je n’appartiens pas à cette race faiblarde qui vous autorise à pleurnicher, à rester médiocre, et qui s’adapte à vos états d’âme. Je suis un Nara, comme toi. Et comme moi, ton métier consiste à tuer, ou à être tué. Tu dois le savoir et le comprendre. Aujourd’hui, c’est la leçon la plus importante de ta vie. Sauve-le, où regarde-le mourir. »

Le gamin mit un moment avant de se décider puis, dans un cri de rage, il chargea sur son aïeul. Joben jeta celui qui ne se débattait déjà plus dans sa poigne et s’apprêta à recevoir l’assaut. La victime insuffla une énorme bouffée d’air en retrouvant le plaisir de pouvoir prendre de l’air, puis se flanqua sur le côté pour récupérer des forces.
L’autre, vengeur, jetait déjà ses poings sur Joben qui les para un par un.

« Voilà ! Laisse la colère te révéler ta force, enfant de putain ! »

Et les deux luttèrent en plein cœur des quartiers Nara.

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Zaiki Minako
Zaiki Minako

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Mer 10 Nov 2021 - 16:18
Après les pirates.

Je fus emmenée à l’hôpital pour effectuer un rapide contrôle au sujet de ma respiration. Il est vrai que j’avais eu une lourde opération qui a coûté la vie de ma sœur parasite, et qu’il est possible que j’en aie encore des séquelles physiques. Cela dit, tout va bien, apparemment j’ai seulement eu une crise d’angoisse. Je suis restée auprès de mon père et nous discutions ensemble, alors que mon petit ami est parti à la recherche de son oiseau. J’ai demandé à mon père comment pourrais-je obtenir rapidement la puissance du sceau du clan Meikyû que je possède. Sa réponse ne m’a pas totalement satisfaite, car si je médite et prie tous les jours pour mon ancêtre, il est probable que ça mette énormément de temps. Soit. Je suis sûrement trop impatiente d’être au maximum de ma puissance pour espérer trouver un but à la hauteur de mes capacités.

Nous sortions des lieux et commencions à marcher. Nous sommes passé non loin du quartier Nara, que je connais assez pour y avoir livré les vêtements d’un client un peu trop pompeux à mon goût. J’entendis quelqu’un courir et interpeller mon père, le nommant sensei. Il s’agit là de l’officier qui a remarqué que je faisais une crise respiratoire un peu plus tôt. Ce dernier nous expliqua que plusieurs témoignages indiquent que des créatures d’ombres se sont dispersées dans les rues de Kumo, l’une étant en route pour la raffinerie et l’autre à la bibliothèque, et qu’il faut retrouver l’auteur de ces créations. Mon regard croise celui de mon père. Il décide de partir à la raffinerie pendant que son élève part pour la bibliothèque. Cela dit, mon père compte d'abord attaquer une chose que l'on a cru voir non loin de l'entrée du clan Nara. Quant à moi… Je dois retrouver la personne qui les a créées.

Solitude et rencontre avec l’enfant de Izanami.

Je saute de toit en toit pour prendre un peu de hauteur, me rappelant vaguement des combats qui ont eu lieu au début du tournoi impliquant les chuunin et Jonin. Un homme m’a tapé à l’œil au vu de sa prestance et de son tempérament étrange, et de ses techniques originales. Dans mes souvenirs, il a dû utiliser une créature d’ombre contre la directrice de la forge lors de l’un de ses duels. Je me souviens assez bien de son apparence, donc peut-être que je réussirai à le retrouver. Des pleurs m'ont extirpé de mes pensées. Des pleurs d’enfant… Des pleurs qui ont fait frissonner mon échine. Des pleurs qui me rappellent des choses que j’ai vu alors que je jouais avec mes petits camarades lorsque j’étais qu’une enfant. Et même plus tard, lorsque la sœur de l’un de mes confrères s’est éteinte… Un enfant a l’air en danger. Pourtant, ce n’est pas le genre de ce quartier riche d’avoir ce genre de désagrément. Voyons… est-ce un simple caprice d’enfant riche ? Est-ce qu’il se fait agresser ? Au pire je m’en fiche, ça fera un futur connard en moins. Oh et puis zut. J’ai mon blason du kyuubu à honorer, tant pis pour le fait qu’il soit en vie.

Je fus étonnée de tant d'endurance. Depuis que Mitsai est morte, j’arrive à respirer correctement. Je ne m'essouffle plus aussi rapidement qu'avant. Je suis heureuse. Je suis heureuse que Izanami m’aie pris ma sœur. Je peux enfin vivre. Même si je me sens vide sans elle, j’arrive enfin à faire ce que je souhaite. Je suis libre. C’est exactement ce que je pensais lorsqu’on m’a appris son décès…

Nous étions deux, nous ne formions qu’un,
Nous ne sommes plus deux, nous ne faisons qu’un…

C’est alors qu’en sautant sur un autre toit, j'entendis une voix rauque. Un homme parlant de menteurs et du véritable rôle du ninja. En effet, seuls deux chemins s’offrent à nous, de base. Tuer, ou mourir, pour protéger notre patrie. Même si, maintenant, des institutions nous diversifient dans notre travail. Il est vrai, cela dit, que nous, à l’académie ninja, il n'y a que de la théorie et de la simulation. Nous ne sommes jamais confrontés à une situation réelle. Est-ce pourquoi il va s’en prendre à des gamins ? Ils ne pourraient pas le battre… Que faire…

Je veux me battre contre Joben. Je veux en apprendre davantage sur ce mystère qu’il est, et surtout pour avoir de nouvelles inspirations. Peut-être pourrait-il m'enseigner certaines choses que l’on ne peut exprimer que par la théorie, ou même, des choses que l’on n’apprend pas en temps normal. Alors que je vois l’enfant donner des coups à son adversaire, j'esquisse un sourire, je crée deux clones qui font office de sentinelle et je descends de mon perchoir et cours rapidement pour rejoindre l'homme qui m'intrigue tant.

« Puis-je me joindre à vous ? Depuis quelque temps, lorsque je vous ai vu vous battre, j'eu cette envie de me mesurer à vous… Paraît-il que vous feriez un meilleur mentor que les monsieur madame Proutprout habitant dans le coin. » sont les mots que je prononce en effectuant des mudras. Lorsque j'eu fini, je m’entoure de flammes rosées. Ainsi, dans le cas où il essaye de me toucher, je pourrais le brûler un peu. Je place mes mains sur le manche de mes deux katana afin de me préparer à riposter, et, imaginant qu’il puisse se servir de ces sacs de morve comme de bouclier, un frisson parcourt mon corps. Étais-je prête à plonger dans ces pensées obscures ? Est-ce qu'à tout hasard je perdrais ma lumière pour acquérir une force indomptable ?

HRP

Résumé du tour Allant de toit en toit, Minako s’arrête là où elle a pu voir de haut Joben menaçant les deux enfants. Elle crée deux clones qui restent sur le toit pendant que l’originale descend puis charge pour rencontrer l’homme et veut le défier au combat. Avant même d’attendre une réponse favorable (ou non), Minako s’entoure d’un manteau de flamme, se préparant à riposter en combat rapproché.

Santé Physiquement = Correct. Mentalement = Correct.

Chakra T1 : 2C – 1B

Techniques utilisées





Équipement utilisé


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"Le crépuscule, tel le royaume des flammes, là où valsent l'ombre et la lumière..."
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Okita Sakura
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Dim 14 Nov 2021 - 10:47
Repos après la tempête

Sakura parvient à vaincre la Furie avec son enchaînement rapide et surtout grâce à son manteau de vent lui ayant donné un certain avantage. Cela dit, cette chose n’a, semble-t-il, pas eu le temps d’en créer un autre comme tout à l’heure. Ainsi, la rosâtre va pouvoir souffler un peu et reprendre des forces. L’Ombre n’a pas eu à utiliser d’attaque mortel pour l’épuiser, marquant ainsi, un signe qu’elle doit encore progresser pour devenir plus forte et faire face à ce type d’ennemi. La Onna-Bugeisha s’assoit sur un débris, elle avait besoin de souffler. D’un côté, ce n’était pas bon, car comme prévu, cette chose a joué sur le temps afin que Joben puisse s’enfuir et s’éloigner de la zone. Dans un sens, elle a bien de faire partir ses clones dans de différentes directions pour un objectif différent. L’un vers l’arène pour prévenir des hauts gradés et pourquoi pas le Raikage. Et le second, elle est partie à la recherche de Joben afin de le localiser et de pouvoir avertir Sakura de sa position. Cela dit, ça risque de prendre du temps, en espérant qu’il se cache et qu’il se calme par la même occasion. Cela dit, elle doute des deux points, mais il a dû user pas mal de chakra, qui sait, tout comme elle. Pour le moment, la jeune Okita va se reposer un peu et laisser ses clones gérer la suite des choses. De toute façon, elle ne peut rien faire de plus à l’heure actuelle.

Le premier clone part en direction de l’arène, elle ne s’arrête pas pour aucune raison. Il fallait rapidement prévenir le Kyuubu ou des hauts gradés afin d’apporter de l’aide à son original et retrouver Joben afin de le stopper. Difficile de savoir pour le clone si sa créatrice se bat toujours, mais au moins, elle part effectuer son travail. Voyant l’arène, elle accélère le pas, il n’était pas question de se tourner les pouces et se contenter de peu. Pénétrant dans l’enceinte de l’arène, il n’y avait presque plus personne, à part quelques ninjas. Difficile de le savoir, mais elle devait les prévenir rapidement afin de régler la situation et remplir son objectif de son côté. La rosâtre arrive devant un groupe de ninja, portant le symbole de la Kyuubu. « Hey ! Navrée de vous déranger, mais je dois vous informer que Nara Joben m’a attaqué avec une invocation inquiétante à l'Assemblée Calcinée. Il est instable et dangereux, à l’heure actuelle, je ne sais pas où il se trouve, car il a fui en me laissant combattre son clone bizarre. Je suis Okita Sakura, Genin de Kumo et là, je ne suis qu’un clone. L’originale se bat, peut-être encore, contre la créature d’ombre de Joben. On a besoin de renfort et d’avertir le Raikage… Et vite, je vous prie. » Dit-elle d'un air sérieux et inquiet à la fois. L’un des Shinobi soupire et regarde ses collègues. « Iori, va te rendre chez le Raikage pour le tenir informé de la situation. Connaissant le dossier Joben, c’est préférable de faire vite. » Dit-il à la kunoichi qui d’un hochement de tête part vers le Raikage. Il se tourne vers l’autre collègue. « Chojirô, tente de trouver des ninjas expérimentés comme Ten no Ikari, Metaru Akagi ou Nara Aizen, s'il a récupéré, par exemple afin d’aller à la recherche de Joben. Quant à moi, je vais aller retrouver l’originale de ce clone pour l’aider, si besoin. » Dit-il alors que son collègue part à la recherche de renforts pour traquer Joben. Le ninja se tourne vers le clone. « Je suis Nara Minato et je suis qu’un simple Yakuin… Je ferai de mon mieux pour aider. Préviens ta créatrice. » Dit-il avant que le clone de Sakura hoche la tête et disparaît pour transformer l’information.

Sakura reçoit l’information de la part de son clone qui a disparu. La rosâtre semble soulager d’apprendre que ça bouge dès à présent, elle peut souffler et attendre que Nara Minato vienne à elle et cela lui permettra de souffler un peu. Or, il semblerait que l’autre clone soit toujours actif et cela voulait dire qu’elle n’a pas encore retrouvé Joben. Ce n’était pas bon signe, mais soit, pour le moment, personne ne semble en danger. Pendant ce temps-là, le second clone a couru sur une certaine distance, sans voir l’ombre du Nara défaillant. Elle se sait limiter par le nombre de technique à cause du manque de chakra. De plus, ses techniques de détection ne sont pas des plus extraordinaires qui puisse être. Observant les lieux, elle se trouve sur un toit, au niveau d’habitation, étant sur un point élevé pour une meilleure perception. « Tsss…où se trouve-t-il celui-là ? » Se dit la rosâtre. Au vu de son état mental, peut-être qu’il est parti se réfugier au sein du clan Nara, dans sa demeure, mais ça ne serait pas fort intelligent d’aller là-bas après ses propos envers Nara Aizen. Or, qui ne tente rien n’a rien. La Samouraï se déplace de toit en toit pour se rendre au quartier des manipulateurs des ombres. Le clone se rapproche et effectue des mûdras afin d’utiliser une technique de détection sensorielle. Concentrer, la Usagi Samouraï ressent quelques chakras, mais l’une d’elle est celle de Joben et une autre se démarque par l’utilisation de chakra. Or, difficile de connaître leur position exacte. Le clone annule son jutsu et se déplace vers l’endroit approximatif où elle a ressenti les chakras.

Résumé
Santé : RAS - L'originale se repose un peu.
Chakra : 1D / 8B / 3A (presque à sec)

Résumé du tour :

La vraie Sakura se repose à l'Assemblée Calcinée, laissant ses clones gérer la suite.

Clone 1 :

Elle est arrivée à l'arène et prévient un groupe de trois ninja de la Kyuubu du cas de Joben, expliquant ce qui s'est passé. La création de sa furie, l'attaque contre elle et sa fuite profitant que Sakura soit occupé face à sa Furie. Son état instable et dangereux.

Nara Minato (PNJ), Chunin et membre de la Kyuubi (Yakuin) donne des instruction à Suzuri Iori (PNJ), une Kunoichi et Minarai de la Kyuubu d'aller informer @Meikyû Raizen de la situation. Ensuite, il donne à Metaru Chojirô (PNJ), shinobi et Minarai de la Kyuubu, l'ordre de chercher des hauts gradés pour aller traquer Nara Joben dans Kumo.

Nara Minato décide quant à lui, d'aller voir Okita Sakura (l'originale) à l'Assemblée Calcinée pour l'aider si besoin. Le clone disparaît pour transmettre l'information à l'originale.

Clone 2 :

Elle recherche toujours Joben en accélérant le pas et se déplaçant de toit en toit pour une meilleure vue. Elle se place sur une bonne hauteur, mais elle n'aperçoit pas le Nara. Réfléchissant, elle tente tout de même, de se rendre au quartier Nara pour s'assurer qu'il soit là-bas, même si elle doute. Proche du quartier, elle utilise Akagan (B), une technique de détection pour localiser plusieurs sources de chakra. Ayant utilisé Anki qui permet de mémoriser une signature de chakra, elle repère approximativement celui de Joben et un autre chakra qui s'affole, mais elle ne sait pas qui ça peut bien être. Ne connaissant pas la position exacte des chakra, elle part dans la direction approximatif où elle a ressenti le chakra de Joben.


PS : En cas de problème avec l'utilisation de ses 3 PNJ lié au Kyuubu, n'hésitez pas à venir me voir en pv. Leur utilisation est dû fait de forcer personne parmi les PJ à participer au RP. Pour Raizen, il n'est pas obligé de répondre à ce rp, mais si il le souhaite : être informé de ce qui s'est passé.


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Nara Joben
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Mar 23 Nov 2021 - 23:56


Le premier des rejetons Nara était adossé au mur, tout occupé à récupérer l’air qui lui avait trop manqué. Il n’y avait rien eu de noble à lui infliger une telle sanction : c’était gratuit, odieux, déshonorant et cruel. Le Cardinal de la Mort n’avait ainsi pas triché sur la réputation qui était la sienne et qui ne faisait que croître comme le large écho d’un hurlement de haine dans les vallées profondes du Kaminari : on criait au scandale, on entendait une insulte permanente à tout ce qui avait figure d’autorité ou d’expérience dans ce village, on rapportait un malhonnête sermon de parjure qui s’habillait de la plus noire jalousie, couronnée d’une animosité qui n’avait pas son pareil dans la sphère des récalcitrants. L’homme était une rébellion à lui seul et puisqu’il n’avait d’autre motif que sa seule mégalomanie, il était tout simplement incapable de s’entourer d’alliés. Il avait essayé d’engendrer la haine parmi les esprits les plus perméables à la colère ; en la personne d’Hideko, il ourdît d’enfanter une sorte de controverse intérieure afin de semer les graines de cette révolution des mœurs. Mais sa colère n’était pas fertile comme il l’espérait.
Seul, il était fait pour l’être. Et puisqu’il n’avait pas son pareil, il ne lui restait que cette solution : plonger le poignard encore plus profondément dans la plaie afin de tuer l’esprit kumojin. Pour rebâtir une armée digne de ce nom, pour redorer le clan Nara tel qu’il le concevait, il fallait que le couteau perfore l’âme après avoir châtié le corps.

Il continuait de bloquer les coups de son assaillant tandis que les secondes avançaient. Le gamin tenta de frapper par des coups directs pour qu’il concentre ses défenses sur le haut ; puis, agilement, il s’accroupît et rasa le sol de sa jambe. Joben, au lieu de l’esquiver, s’écrasa sur son appui afin que son tibia et celui du mioche s’entrechoquent. On entendit un claquement net, la collision de deux os qui se percutent. Cependant, celui de l’adulte était bien plus solide et le quidam reculait en titubant.
Le Cardinal de la Mort ne lui laissa pas le loisir d’un répit. Il le gifla avec violence. Une beigne qui claqua comme une barre de fer sur un panneau métallique. La joue du petit s’imprégna de la marque des doigts du tueur : le choc fut si impressionnant pour lui qu’une larme se tira de son œil et commença à rouler sur sa joue. C’était de la maltraitance.
Mais Joben détestait qu’un enfant Nara trahisse ses émotions.

« Un Nara ne pleure pas. Un Nara assume, puis endure. Ravale tes sanglots, avortons, où je te ferais pleurer des larmes de sang. »


Il le chassa d’un coup de pied frontal qui expulsa l’enfant sur plusieurs mètres. Puis il avança, la tête basse, les yeux féroces, les épaules vers l’avant, résolu à lui infliger la pire rouste de sa vie. Il n’oublierait jamais ce moment. Ce traumatisme le poursuivrait toute sa vie…
… et ferait de cet avorton un monstre, tel que lui.

Il fut bientôt assez proche. Il arma son poing pour lui infliger une trempe qui voyagerait des enfers jusqu’à sa gueule. Mais il s’arrêta net au moment où il sentît une présence.
En tournant le visage, il reconnut une jeune kunoichi qu’il avait déjà croisé, lors de son entrée dans le village.

« Toi. Je te reconnais. »

Ses yeux s’enveloppèrent de songes assombris par ses pulsions de meurtre. Elle s’adressa à lui comme s’il s’agissait d’un possible mentor. Il figea sa prunelle, ne voyant plus que cette promesse avec son manteau de flammes.
Il n’avait pas oublié cet instant où, lors de son retour à Kumogakure, elle avait utilisé ce terme : sensei.
Malheur à elle, elle l’avait emprunté pour désigner Aizen. Se présenter au Cardinal de la Mort, dans ces circonstances, était peut-être sa pire erreur.

« Tu es son apprentie… »

Il attrapa le gamin qui se ramassait près de lui, prêt à encaisser une nouvelle attaque.
Puis il le jeta tout droit dans la direction de la nouvelle arrivante, pour qu’il s’y brûle.

« Tu veux te mesurer à moi, soit. Je vais t’offrir cette chance. Mais sois sûre et certaine que c’est la dernière chose que tu verras de ta vie. »

Il composa des mûdras. A la fin de ceux-ci, il inspira une quantité phénoménale d’air qu’il compressa à l’intérieur de ses poumons, avant de les imprégner d’un chakra brûlant. Puis, dans un souffle dantesque, il cracha une énorme boule de feu qu’il projeta dans la même trajectoire que le gamin qu’il venait d’envoyer dans la direction de cette intruse. La boule de feu gronda en avançant vers sa cible, et pourtant, ce ne fut pas l’unique problème.
Joben effectua de nouveaux mûdras tandis que la boule fusait en poursuivant le mioche. Cette fois, ce fut un orbe compact de vents houleux qu’il propulsa vers elle, mais ils foncèrent droit sur elle avec une telle vélocité qu’ils ne tardèrent pas à rattraper la boule de feu…
… et à se mélanger à elle pour se transformer en une sorte de maëlstrom furieux qui lui promettait la mort si elle ne s’en défendait pas.

« Meurs. »

A l’entrée du clan Nara, la sentinelle d’Izanami continuait de monter la garde.

Spoiler:
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Okita Sakura
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Mer 24 Nov 2021 - 14:51
Une dernière tentative


Le clone de Sakura parvient à ressentir le chakra de Joben, dans le quartier Nara. Cherchait-il à se réfugier là-bas ? Cependant, la onna-bugeisha ressent une autre source de chakra qui lui est inconnue. Difficile de savoir ce qu’il compte faire, mais il n’était pas question pour la bretteuse de le laisser en liberté avec son côté instable. Elle réalise un mûdra et son corps s’entoure d’un vent capable d’améliorer sa vitesse de déplacement et corporel pour une meilleure vitesse générale. Elle parvient à aller beaucoup plus vite, sautant de toit en toit. La rosâtre sait qu’elle arrive à destination, mais son temps est bientôt révoqué par son manque de chakra et elle ne pourra pas combattre longtemps s’il est question de protéger quelqu’un. Tout ce qu’elle espérait, c’était que quelqu’un ou des renforts interviennent pour le stopper, même s’il ne fait rien. Arrivant sur les lieux, elle y voit une jeune fille avec une sorte d’armure de flamme recouvrant son corps, deux gamins plutôt blessés comme s’ils avaient été roués de coups tandis qu’en face d’eux, il y a Nara Joben qui semble menaçant. L’homme attrape l’un des gosses et le balance en direction de la brune. Saku ne sait pas qui elle est, mais elle ne va peut-être pas parvenir à l’avoir toute seule. Rien qu’à voir ce qu’il tente de faire avec son Katon et son Fûton. Il parvient à faire fusionner deux éléments afin de rendre son attaque mortelle pour éliminer un simple gosse et cette fille. Il n’était pas question que l’un d’eux perde la vie.

Concentrant du chakra dans ses pieds, elle s’élance rapidement devant le gamin, tout en dégainant Benihime. Face à cette attaque meurtrière, la rosâtre concentre du chakra dans sa lame et d’un mouvement rapide grâce à Kaze no Dansu, qui boost sa vitesse générale donc celle de ses attaques au corps-à-corps, elle vient à trancher l'une bonne partie de la puissance de l’attaque combiné affinitaire avant d’encaisser l’attaque afin de sauver le gamin et la Genin de présent sur les lieux. Son rôle de clone était à présent terminé et elle sait que Joben attaque des civils et une kunoichi de la foudre. Pour cela, il mérite la prison ou la peine capitale, même si pour la première fois de sa vie, Sakura trouve qu’il mérite la peine capitale pour son acte envers des enfants. À la disparition du clone, toutes les informations et l’expérience obtenus revient à l’originale qui est à présent, en compagnie de Nara Minato qui l’a rejoint, il y a peu et qui l’aide à se déplacer. Avec la disparition de son clone et l’utilisation de chakra, Sakura est actuellement très épuisée et en manque de chakra. La kunoichi soupire pour reprendre son souffle. « Nara Joben…il est dans le quartier de ton clan…et il s’en est pris à deux gamins. Il y a une kunoichi qui est là-bas aussi et qui va l’affronter. Je ne sais pas si elle a une chance de gagner, mais il faut absolument que des renforts la rejoignent avant qu’il ne soit trop tard. » Dit-elle d’un air fatigué. Minato la prend dans ses bras et fronce les sourcils. « Tu as faits du bon boulot, mais prions pour que des renforts parviennent à le retrouver et à le stopper avant qu’il ne fasse plus de victime. Je vais te conduire en lieu sûr où tu pourras te reposer et récupérer des forces. » Dit-il en amenant Sakura à l’hôpital afin qu’elle s’y repose et se fasse soigner, si besoin.

Résumé
Santé : Epuisée
Chakra : 1D / 1C / 10B / 3A (À sec)
Résumé du tour :
Le clone de Sakura utilise Kaze no Dansu (B) pour booster sa vitesse (déplacement + attaque Buki) afin de se rendre rapidement sur les lieux. Là-bas, elle assiste à une vision horrible d'enfants battus et une Genin avec un manteau de flamme. Elle voit l'un des enfants envoyé vers la jeune kunoichi avant que Joben enchaîne deux jutsu dangereux, son katon et fûton se combinant pour faire des dégâts irréversible contre les deux individus. Le clone utilise une charge (C) pour s'interposer entre la boule de feu boosté au Fûton et l'enfant & Minako. Là, Benihime (Katana) en main, elle tranche l'attaque avec Mizu no Ichi - Chakura no San'itsu (B). Diminuant la puissance du jeu pour encaisser des dégâts B (ou C, à toi de voir) afin d'éviter que le gamin et Minako y soient touché. Le clone est vaincu et transmet son expérience + informations à l'originale.

Du côté de l'originale, Sakura ressent la défaite de son clone et obtient des informations qu'elle transmet à Nara Minato (PNJ). Or, elle est à bout de force et incapable de se déplacer seule. Ce dernier l'emmène à l'hôpital pour s'y reposer et être prise en charge. Ils prient pour que des renforts viennent au secours des enfants et de la Genin.

Ceci est la fin pour Sakura, qui n'interviendra plus dans ce rp pour des raisons évidentes. (Manque cruellement de chakra et épuisement)


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Zaiki Minako
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Jeu 25 Nov 2021 - 13:04
Je fus en extase. Je me voyais déjà retrouver ma sœur auprès de Dame Izanami. Je voyais déjà ma sœur dans mes bras. Je nous voyais déjà heureuse de nous retrouver. Les flammes entourant mon corps se sont éteintes lorsque cet enfant fut lancé en ma direction. Je l’ai écrasé au sol, imaginant me prendre dans ce feu infernal qui m’aurait guidé jusqu’à ma sœur. J’attendis, ne comprenant pas pourquoi je ne ressentais qu’une douleur lancinante sur mon doux minois, qu’une brûlure. C’est là qu’en levant mes yeux, je la vis, cette fille. Cette fille que je croyais morte il y a moins d’un an. Cette fille, Kimiko, l’une des quatre garce de l’académie qui a failli tuer mon petit ami. Pourquoi est-elle en vie ? Pourquoi me défend-elle ? Comment arrive-t-elle à manier une arme, elle qui était si nulle au kenjutsu ? Je la vis disparaitre. Ce n’était qu’un clone. Pourquoi cette saloperie me fait vivre alors que je me faisais une joie de retrouver Mitsai ? Mon rêve, mon doux espoir, envolé.

« Kimiko. » dis-je de manière furieuse. S’il y avait une personne que je ne voulais pas voir, c’était elle.

J’étais enragée, puisque Kimiko était en vie. J’aurai réellement adoré que l’originale meurt à la place de cette pâle copie. De plus, je sais qu’en général, Megumi n’est jamais loin d’elle. Je ne me voyais pas faire autre chose que cette nouvelle technique mise au point il n’y a pas longtemps, pour être sûre de toucher ces filles aux cheveux roses si jamais elle n’étaient pas loin. De plus, ce que j’allais faire toucherai aussi ce très cher Joben et les deux enfants. Le garçon que j’ai écrasé par terre pleurait et se débattait sous mon poids, me considérant trop lourde. Je lui ai pris le crâne et je l’ai fracassé au sol pour qu’il se taise. Mes clones sont arrivé et ont tous deux pris les deux enfants de leur côté. Je suppose que mes copies ont compris ce que je comptais faire et se sont mises avec les sacs de bave sur un perchoir. Peut-être sont-ils trop bas pour épargné.

Sans regrets, je me relève et effectue des mudra. On peut penser qu’à mon tour je crache des flammes car j’inspire. Cela dit, ce n’est pas du feu qui en sort de ma bouche. Un sifflement strident se fait entendre tout autour de moi. Je ne sais pas si cela a l’effet escompté, c’est-à-dire des troubles de coordination chez ceux qui m’écoutent. Les vitres des demeures aux alentours se sont brisées, et je suppose que les deux marmots ainsi que Joben ont été touchée. Mais j’espère surtout que Kimiko et Megumi, si elles sont cachées pas loin, sont également touchées.

Dans tous les cas, je ne perd pas de temps et j’enchaîne avec mes Onibi, une technique de feu développée et créée par moi-même. Je crache trois magnifiques boules de feu bleues qui vont tournoyer autour de Joben avant de lui atterrir toutes les trois sur lui simultanément. D’après la légende, Onibi sont des flammes bleues aspirant l’âme de ceux qui s’approchent de trop près, c’est pour ça que j’adore ce que j’ai utilisé à l’instant. Enfin, j’arrive au corps à corps et dégaine mon sabre, enchaînant une dizaine de coups rapides sur lui. Je ne compte pas abandonner contre lui pour retrouver les deux catins qui m’insupportent, et les éliminer pour protéger mon groupe d’amis.

HRP
Résumé du tour
♪ Minako était prête à mourir en se jetant dans les flammes pour protéger l’enfant.
♪ Croyant rejoindre sa sœur décédée, elle s’énerve en voyant que le clone d’une inconnue l’a protégé, ne l’a laissant qu’être brûlée au visage.
♪ Ayant l’impression de reconnaître une ancienne camarade de classe qu’elle déteste, ce qui est faux car Sakura et Kimiko ne sont pas les même personnes, Minako effectue la technique chuintement de la banshee pour peut-être toucher celle que la douce déteste en même temps que Joben. Dans le même temps, les clones de Minako ont pris les deux enfants pour les mettre en hauteur sur les toits.
♪ Minako effectue la technique Onibi suivie de la technique Enchaînement rapide sur Joben car elle veut en finir avec lui avant de retrouver des filles qui ne sont en réalité pas sur les lieux.

P.S. Je te laisse juger des potentiels dégâts du chuintement sur les oreilles des enfants.

Santé J’estime avoir tout de même des brûlures assez sérieuse sur le visage, le côté droit notamment.

Chakra Total : 2C – 3B – 1A ( T1 : 2C – 1B | T2 : 1A – 2B )

Techniques utilisées




Équipement

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"Le crépuscule, tel le royaume des flammes, là où valsent l'ombre et la lumière..."
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Nara Joben
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Dim 28 Nov 2021 - 20:20


Le feu, fléau apocalyptique glissant des doigts d’Izanami et soufflé à travers la bouche du Cardinal de la Mort, dévora l’espace entre Minako proche de l’éphèbe du clan Nara et Joben. Mais alors que la menace grossissait avec virulence, promettant aux enfers de recevoir une nouvelle pupille, une silhouette se glissa pour trahir l’hypothèse. Il eut à peine le temps de discerner l’intruse, mais reconnût du reste les traits d’une kunoichi qu’il avait aperçu lors des moments précédents : celle qui n’avait eu de cesse de le guetter depuis qu’il avait pris la parole.
Le clone fut englouti par les flammes destructrices mais fit quelque chose qui réduisit leur puissance. La façon dont Joben put le ressentir était particulière : il eut l’étrange impression de perdre de son souffle, de devoir nourrir davantage encore un feu qui faiblissait. Il ne mit guère de temps à comprendre que ce clone, qu’il déduisit être un clone du fait de sa disparition spontanée, avait fait quelque chose avant d’embrasser son sort. Quelque chose qui avait trahi l’augure du chaos avec lequel il escomptait auparavant foudroyer l’intruse.

Alors que les flammes se dissipaient, la vision de sa nouvelle antagoniste se déposa sur le film cristallin de sa rétine. Il prit le temps de contempler cette image, admirant son œuvre : celle qu’il estimait être l’apprentie d’Aizen était au sol mais se redressait, le corps parcourut de brûlures sur l’un de ses flancs, et son visage empreint d’une vague preuve du destin qui avait failli la prendre pour plonger avec elle vers la tombe. En dessous de ce corps fustigé, le quidam se débattit, peut-être encore enorgueilli à l’idée de faire ses preuves contre le monstre qu’était Joben. Mais la kunoichi, pragmatique comme rares étaient celles capables de l’être, chassa tous les instincts maternels du gibier et accepta d’être la louve refermant sa gueule sur la nuque de ses rejetons pour se faire obéir. Impitoyable, elle fracassa le crâne du marmot contre le sol et l’assomma d’un geste expéditif, usant de sa force pour imposer sa dictature sur la conscience du malheureux.
A cette démonstration de force et de sang-froid, le Cardinal de la Mort ne put réprimer un vil sourire. Ce fut très léger et succinct, mais la commissure de ses lèvres prit une courbe ascendante pour trahir le plaisir qu’il prenait à voir une telle émanation de violence.
Petit à petit, il avait l’impression de réussir à enfanter la haine et la cruauté qui devaient habiter le cœur de chaque kumojin.

Ses clones emportèrent les victimes de cette débâcle. Se redressant, Minako s’offrit en challenge en ne quittant pas le Cardinal de la Mort des yeux. Autrefois, elle avait fui le combat pour aller trouver des renforts. Mais il apparaissait qu’à présent, elle était prête à frapper le démon.

Une série de signes incantatoires. A l’aperçu de sa mise en mouvement, Joben se prépara à son tour : il recula son pied droit, pivota son corps et commença également à enchaîner les symboles propédeutiques à la délivrance de ses pulsions meurtrières. Seulement, pour avoir été pris de vitesse, il sut qu’il devait avant tout se défendre. Lorsqu’il vit la kunoichi gonfler ses poumons, il se ravisa, comptant en premier lieu invoquer les vents. Mais non. Minako maîtrisait la flamme, destructrice et maîtresse de la tempête. Alors il incanta pour activer ses sceaux.
Mais alors qu’il envisagea de faire face au feu, un hurlement strident s’échappa de la bouche de son adversaire. Il avait été leurré. Le cri prit une telle ampleur qu’il brisa le verre : dans la maison annexe, les fenêtres éclatèrent sous l’onde et dans cette configuration, Joben ne put échapper à l’écho.

Il activa un sceau précis, choisissant l’un de ses favoris. Le Gunkan.
Le destin avait une étrange façon de s’amuser. L’ironie du sort avait fait qu’après le passage des pirates, Joben décidasse d’invoquer le navire de guerre qu’il stockait, figé dans la dimension scellée de ses Fuinjutsu.

Un bateau noir apparût, toutes voiles rétractées, avec un grand symbole sur sa coque qui n’avait qu’une seule traître signification : « guerre ». L’écho du chuintement de la banshee, que Minako continuait de gueuler à travers l’horizon, grossissait de plus en plus à l’intérieur de la boîte crânienne du forban. Il sentît qu’à chaque pas qu’il faisait, les paramètres de son équilibre se bouleversaient. Il n’eut pas le choix. Il se jeta à l’intérieur de son navire de guerre en brisant un des hublots.
Il se rattrapant sur l’épaule mais ne parvint pas à effectuer la réchap’ qu’il avait pourtant travaillé pendant plusieurs années. Il s’étala sur le dos, encore abasourdi, cherchant à retrouver ses repères. Dehors, le hurlement punitif de Minako se poursuivait mais surtout, il avait à l’intérieur du crâne un sifflement si persistant qu’il restait pantois.
Il voulut se rétablir sur le côté gauche. Son corps partît du côté droit.
Il tenta de lever sa main, mais elle lui répondît en glissant sur le parquet de la cale du navire.

Alors qu’il tentait de retrouver ses paramètres, le cri au dehors cessa. Le sifflement à l’intérieur de son crâne était encore bien présent. Ce n’était pas un Genjutsu. C’était une pure destruction de l’oreille interne qui se répercutait à l’intérieur de son corps et le troublait foncièrement.

Soudain, il vit les planches de la coque céder. Le navire se mit à se désarticuler et à être dévoré par le feu. Il ne sut la technique qu’avait employé son adversaire, mais il reconnut les flammes autour de lui qui se mirent à se répandre. L’incendie se propageait. Le pont s’écroula sur sa gueule, de larges poutres dévorées par des colonnes de feu cédant du plafond qui était le sien.

Il rampa. Dans ce décor chaotique, il se savait en position difficile. Lentement, il reprenait un peu de ses sens mais il était toujours difficile de pouvoir se rééquilibrer correctement. Il soulagea son esprit en admettant qu’il avait sans doute échappé au pire. Jamais il n’avait eu l’occasion d’affronter une maîtresse du son. Il réalisait à quel point ce pouvoir était monumental.
Ses yeux balayèrent l’horizon. Son corps était endolori des poutres qui lui étaient tombées dessus, en particulier sa jambe gauche qui était restée coincée dessous. Son crâne, percuté par une des planches, saignait d’un filet qui partait de sa tempe et glissait à travers son bandeau et son visage. Il avait une douleur lancinante au niveau de la colonne vertébrale, sans doute car l’accident avait tassé certaines de ses vertèbres. Sa peau, brûlée par endroits, se colorait de larges plaques rouges comme celles qu’il avait infligé à cette jouvencelle.
Son œil borgne ne vit arriver l’assaut qu’au dernier moment.

Traversant la scène enflammée, Minako venait de fondre sur lui, armée de deux sabres noirs : un katana et un wakisashi. Il répéta une série d’esquives pour se mettre hors de portée des trajectoires de ses lames mortelles.
Mais restait ce putain de sifflement à l’intérieur du crâne qui continuait de lui faire perdre le Nord.

Ses esquives furent imparfaites. Il tenta de se déporter de chaque coup, mais systématiquement, l’amplitude de son mouvement, dérangée par les multiples oscillations de son déséquilibre, flirtait avec le fil rasant de ses armes. Elle lui taillada les bras, planta par deux fois les lames dans son torse, glissa un moment sur sa gorge où elle laissa une large estafilade d’où le sang abonda, et faillit, par un coup d’estoc, poignarder son cœur.

Il recula en titubant. Lents étaient ses mouvements. Sa gorge était si chaude qu’il avait la vague impression d’avoir avalé de la lave. Il parvint péniblement à rassembler ses mains, et tomba vers l’arrière en incantant.

« Ils vont arriver. »

Il répéta cette phrase en tombant.

« Ils vont arriver. »

Au moment où il fut par terre, il laissa tomber ses signes, puis se redressa spontanément et le répéta encore. Mais en même temps, il recommença ses mûdras, retrouvant peu à peu ses paramètres.

« Ils vont arriver. Et il sera trop tard. »

Il profita des flammes et de la lumière qu’elles diffusaient aux alentours pour accélérer le Kagemane.
En un instant, son ombre prit emprise de toute la zone.
Il n’eut alors plus qu’une seule idée en tête : imprimer le Mal dans l’âme de cette égarée.

« Pauvre ahurie. Venir me chercher dans les flammes, quelle hérésie. Le feu est mon royaume. Celui de la lumière et des ombres. Les ombres se nourrissent des raies que les flambeaux projettent. Elles sont les filles de la clarté. Plus grande elle est, plus nombreuses elles deviennent. S’il n’y avait la lumière, les ombres n’existeraient pas. Tout ne serait que néant. »

Qu’il soit parvenu à l’immobiliser ou non, il avança au milieu des flammes.
Et si elle était dans sa poigne, cela signifiait qu’elle avancerait aussi vers lui, symétriquement.

« Les shinobi sont à ce point endoctrinés par leurs pairs qu’ils tentent à tout prix de refouler les ombres qui sont à l’intérieur d’eux. Sous un faux code d’honneur, ils nient ce qui les habite tous. Ils n’ont de héros que l’image et la réputation qu’ils veulent avoir : ils oublient de dire que pour devenir les héros qu’ils prétendent être, ils doivent d’abord être des meurtriers. »

Il avança en écartant ses bras. Si elle était dans son emprise, cela signifiait qu’elle préparerait une frappe en croix, munie de ses deux armes.

« Tout ce baratin, c’est pour la plèbe. Contrairement à eux tous, je ne mens guère : j’embrasse ce pour quoi je suis fait. Viens, gamine. Tu as ton alibi. Il est temps pour toi de faire ce que tu es venu faire. Fais ton devoir ! »

Il croisa vigoureusement les bras.
Si elle n’était sous son emprise, il imita seulement la trajectoire de ses deux sabres, se livrant gratuitement au fil de ses lames.
Si elle était la sujette de son Kagemane, en revanche, il la contraignît à le frapper en croix pour laisser, dans cette trajectoire macabre, les sillons carmins de deux larges cicatrices qui feraient jaillir son fluide vital dans une grande effusion d’horreur.

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Meikyû Raizen
Meikyû Raizen

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Mer 1 Déc 2021 - 23:00

Alors que Raizen s’assurait que des émois supplémentaires n’avaient lieux avec ses deux clones et son entité primaire, un message lui fut relayé. Apprenant par le fait même que Nara Joben avait attaqué avec une invocation inquiétant au sein de l’Assemblée Calcinée, la situation semblait critique.

Décrivant une instabilité et un danger potentiel hors norme en Joben et son ombre, de par les quelques rapports qui avaient été émis à son sujet, cet homme était instable et représentait un ancien prisonnier qui ne semblait pas tout à fait avoir regagné le contrôle de ses moyens à travers sa peine.

Ex-prisonnier ayant plus ou moins été parmi le camp des Seijiro, s’il était vrai que les premières apparences pouvaient décrire un être excentrique d’un certain danger, Raizen ne pouvait s’empêcher d’y voir davantage, un peu comme une anguille sous roche.

Après tout, le fait d’avoir prétendu être un homme de l’homme au chapeau tout comme le fait d’avoir combattu, mais protégé Metaru Mairu étaient de nombreux éléments qui lui faisaient vaguement pensé à un homme torturé par sa propre personne, mais qui avait clairement un jet d'idéaux bien clairs à faire valloir. Fort probablement possédé de tourments par lesquels il ne semblait réellement avoir de contrôle, le laisser quitter les lieux avait été une erreur. Or, il ne pouvait tout contrôler et il le savait.

-Alertez le Kyuubu et demandez-leur de renforcer les patrouilles par région quitte et mettez les gens en sécurité le temps que ça soit calmé. Dès que vous le pourrez, communiquez aussi avec Nara Keisuke, il devrait déjà avoir renforcé la défense du village suite à mon message pour lui. Quant aux autres, préserver cet endroit. Qu’une poignée d’entre vous ne se dirige vers les lieux, l’objectif sera de mettre les civils en lieu sûr autour de la zone concernée et d'évacuer la zone ciblée.

Ne délaissant aucunement du regard la situation complexe dans laquelle ils étaient, le Meikyû observa son premier puis son second clone. Respectivement en hauteur dans les estrades, il leur fit signe avant de composer de nouveaux mudras.

Faisant dès lors apparaître deux autres clones, il entama sans aucune gêne ni hésitation son chemin en direction de la fameuse source de danger. Or, alors qu’il venait tout juste d’entamer un tel parcours, il libéra d’un sceau trois créatures volantes sur lesquelles il se permit de voler en direction des cibles alors que les autres shinobis mandatés sur le terrain allaient fort probablement se déplacer comme ses clônes par la voie terrestre. Pendant ce temps, un de ses clône avait pris les devant tandis que l'autre fermait la marche, mais ils se promenaient de toit en toit, évitant le plus possible de parcourir les ruelles pour avoir une vue d’ensemble sur ce qu’il se passait.

Prenant dès lors les précautions nécessaires, le véritable Raizen n’était pas en tête du triangle, agissant plutôt sur l’un des deux côtés du trio ailé qui se dirigeait en direction de la menace alors qu’il venait de lever un seul mudras pour commencer à alimenter son sceau de guerre. Comme si ce n’était pas suffisant, ils couvraient respectivement les angles de morts des autres, gardant ainsi une visibilité de ce qu’il se passait sur un horizon de 360 degrés afin de détecter les signes de combats ou le moindre élément hostile en compléter leurs champs de visions respectifs, sans oublier ceux qui étaient aussi en déplacement pour sécuriser la zone. Or, une flamme suivie d’un hurlement provenant d’une direction précise n’allait pas tarder à marquer la zone dans laquelle tout se produisait, lieu vers lequel tout semblait se produire.

Le brûlant intérieurement, il pouvait ressentir une douleur vive provenant d’Hachiman qui lui rappelait qu’il ne devait en aucun cas baisser sa garde. En effet, devant le doute, Raizen était plus que prêt à détruire la moindre création illusoire tout comme il était prêt à entreprendre les moyens nécessaires afin de sortir d’un tel événement en mitigeant les dégâts possibles.

Après tout, dans une situation comme celle-ci, tout pouvait arriver et il était conscient des risques, surtout lorsqu’il faisait face à une âme fort probablement plus tourmentée que bien des entités qu’il avait rencontré.

Que ce soit le samourai à Matshu, la fanatique ou même Spero, s’il y avait bien une chose qu’il gardait en tête, c’était bien de voir au-delà des perceptions tout comme la nécessité d’utiliser son 6ième sens : la longueur d’âme.

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Zaiki Minako
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Sam 4 Déc 2021 - 21:46
Je n'ai pas réfléchi en plongeant dans le hublot de son bateau. J'ai réussi à le toucher, recevant des gouttes de son sang sur mon corps meurtri par la brûlure. Je ne m'en suis pas rendue compte tout de suite, mais mon vêtement, déchiré, a laissé mon torse nu, luisant avec la chaleur et les flammes qui crépitent autour de nous. Ma poitrine bondissant au gré de mes mouvements me fait mal, c’est embêtant. Je me suis donc arrêté après mon enchaînement, reprenant mon souffle. En voulant reprendre avec un autre enchainement, je me suis arrêté pour comprendre ce que Joben raconte. Que veut-il dire par "Ils vont arriver" ? J'eu un moment d'incompréhension. « Ils vont arriver ? Qui, monsieur ? »

Ce moment d'inquiétude que j'eu pour lui et ce qu'il disait m'a fait défaut. Je savais bien que je ne devais pas écouter mon cœur en combat réel et cette fois-ci j'ai échoué. Joben s'est relevé et a mudra. J'ai remis mon manteau de flamme et j'ai reculé lorsque j’ai vu des ombres se dessiner à terre, pensant que la luminosité serait supérieure à cette masse noire. Je me suis odieusement trompée, car rapidement, je fus immobilisée. Immobilisée comme ce soir-là où j'ai failli perdre cette insouciance… ce soir-là où le pompeux n'était pas là pour me protéger de l'agresseur. Ce pompeux était NOTRE chef d’équipe, il aurait dû être présent pour me protéger, lui ou au moins un de ses clones. Ce soir-là, ce furent mes amis qui m’ont sauvé, mais aujourd’hui, je suis seule. Mon feu du défi s’est retourné contre moi et une vague de panique s’instille. J’imagine déjà Joben réussir là où l’ordure a échoué…

« Putain, LACHE-MOI… J’ai demandé qui allait venir ! »

Je suis à sa merci. Je suis comme son pantin, manipulée par ses soins. J'avance en même temps que lui, m'approchant de sa personne, prenant contre ma volonté ses mimiques. Je suis sienne en ce moment. Je suis son pantin. Je l’écoute donc pendant que je me vois forcée de m’approcher de lui. Il me disait à quel point je suis sotte d’avoir plongé avec lui pour l’attaquer au milieu des flammes. D’un côté, ce n’est pas faux, mais je m’en fiche. Les crépitations apaisent mon esprit ; Le chant de ce feu me rend mon calme habituel.

« Eh bien, "votre royaume", je l'apprécie fortement. L'ahurie que je suis, est seulement une artiste appréciant les chants des flammes et les cris des victimes... Votre royaume m’inspire. » répondais-je à cela. Plus je m’approchais de lui, plus ce qu’il dit peut en effrayer plus d’un. Je reste de marbre, gardant au maximum mon self control. Je ne dis rien par respect pour sa personne et pour les autres, mais c’est la vérité et je suis totalement d’accord : pour protéger notre famille, on tue nos ennemis. Qu’ils viennent et on n’en fera qu’une bouchée. J’écarte mes bras en même temps que lui. Je sais que ce n’est pas pour faire un simple câlin, bien au contraire. Je pensais que c’était le moment pour moi d’être finie. Mais, il me demande de faire mon devoir en tant que shinobi et le tuer. Cela dit, je ne suis pas là pour assister un suicidaire, si ?

« Oui, j’ai mon alibi, tuer ou mourir. » disais-je en réalisant cette coupe, en croix, sur son torse. J’y ai concentré mon chakra onkyoton dans mes deux sabres au moment où il m’a obligé à réaliser ce coup. Je voyais le sang gicler et se dissiper devant mon visage, grâce à mon manteau de flamme rosée. Je me souviens de ce que Oba-san me racontait. « A l’époque on avait coutume de se baigner dans du sang pour conserver une peau de jeune fille, tu devrais faire de même, tu verras ! » Putain. En vrai, mes grands-parents maternels m’élevaient dans le but d’être un assassin à mon tour. Oka-san m’a détruite sur cette carrière que je devais avoir. Je ne pourrai jamais réussir à protéger mon Ken, je me trouve tellement faible d’être prisonnière de son ombre…

»Minako, reprends-toi ! »
….
« Minako ! RESSAISIS-TOI ! Tu es une guerrière ou non ? »
….
« Je t’ai connu beaucoup plus forte mentalement, Minako. Où est cette Reine autoproclamée de Shijo Higure ? »
….
« Tu me déçois, ma petite… Tu es trop faible pour celui que tu aimes… »


Cette voix que j’entends dans ma tête, c’est mon ancêtre… Est-ce que je rêve par hasard ? C’est impossible, ces sceaux ont été stabilisés, pourquoi ? Punaise, pourquoi je pense à mourir… Mon petit-ami, j’ai été trop faible pour le protéger des quatre harceleuses durant notre adolescence, il a failli mourir par ma faute. Durant une mission, il aurait pu mourir à cause de mon incompétence. De même, mon impatience durant l’examen aurait pu lui couter la vie. Et, durant le deuil de ma sœur, quand j’étais entre la vie et la mort, j’aurai pu le perdre…

Je fermais les yeux et lorsque je les ouvris, j’eu une pression à mon crâne. J’entends la voix de mon ancienne sensei résonner dans mon esprit, me disant à quel point je suis sotte d’agir seule. Je sais que je ne suis pas du tout renseignée sur ce type de fuinjutsu et que je ne suis pas du tout entrainée à les utiliser, mais parait-il que lorsque Yoko-sensei me dispute dans mon esprit, ma pupille entière devient noire, mais, rien de dangereux pour quiconque.

Je soupirais en voyant les dernières images de mon clone. Ce double s’est jeté dans le bateau et des débris lui sont tombé dessus, le faisant disparaître. Suis-je abruti à ce point pour avoir un clone pareil ? De plus je le vois venir, des ninjas qui vont potentiellement voit ce que j’ai fait vont venir… « 4 secondes d’inspiration, 4 secondes de retenue, 4 secondes d’expiration. » me disait Yoko-sensei. Une méthode de respiration pour que je n’explose pas. Si en temps normal ça fonctionne, aujourd’hui, ça a l’effet inverse. Je verse une larme de colère étant donné mon immobilisation par le kagemane.

« On va me laisser tranquille ou bien ? J’en ai marre d’être la petite fragile à protéger, moi aussi je sais me battre. Moi aussi je peux tuer, ce n’est pas comme si je ne l’ai pas déjà fait ! Jusqu’ici, il n’y a que Oto-san* qui me comprend et j’espère que vous aussi, bordel… »

Car en vérité, il n’y a que Oto-san qui m’a comprise. C’est lui qui m’a fait emménager à Kumo il y a trois ans. Lui qui me vante les mérites de certains de ses frères d’arme depuis ma tendre enfance, dont, si je me souviens bien, mon bourreau actuel. Oto-san, qui m’a inscrite à l’académie ninja et m’entraine lorsqu’il a du temps. Si ce n’est pas lui, ce fut Yoko-sensei, présentement dans un sceau dont elle refuse de m’offrir le pouvoir tant que je n’ai pas développé mes sens. Elle aussi me comprenait réellement.

Mon manteau flamboyant est toujours actif et je sens la présence de feu ma sensei en moi. J’imagine donc que ma pupille gauche est devenue complètement noire. Aussi instable soit-elle, sa présence me rassure.

***

Point de vue du clone restant

Je ne sais pas ce que fait ma créatrice, en tout cas, ça fait un moment qu’elle est dans les flammes. Peut-être qu’elle est dans la cale du bateau ? Dans tous les cas, par sécurité j’emmène les deux enfants en direction de l’hôpital. Je croise quelques officier qui nous demande de nous confiner. Je leur indique qu’un médecin doit prendre en charge les deux enfants qui se sont fait botter les fesses par Joben ; et aussi que je suis un clone et que l’originale essaye de canaliser l’homme mais ne pourra probablement jamais résister seule. Je sais que j’ai horreur que l’on me sauve car je ne suis pas une donzelle sans défense, mais dans le fond, un coup de main ne fait pas de mal.

* Oto-san : père
Shijo Higure : enfants du crépuscule.

HRP

Résumé du tour

♪ Minako voit son haut brûlé, elle est donc torse nu, montrant ainsi les traces des flammes de Joben sur tout son flanc en plus du visage.

♪ Minako est prise dans le kagemane de Joben alors qu'elle pensait que son manteau de feu l’immuniserait contre cela.

♪ Minako utilise Coupe Acouphénique (x2) pour augmenter le volume sonore du coup qu’elle est obligée de réaliser à Joben.

♪ L’un de ses clones disparait en voulant aider l'originale, car il est tombé dans les débris et les flammes du bateau.

♪ Son autre clone, par sécurité, emmène les deux enfants à l’hôpital.

Santé : Brûlée sur son visage et sur son flan, dénudée.

Chakra : 5C – 3B – 1A ( T1 : 2C – 1B | T2 : 1A – 2B | T3 : 3C)

Technique utilisée :



(x2)

_________________
"Le crépuscule, tel le royaume des flammes, là où valsent l'ombre et la lumière..."
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Dernière édition par Zaiki Minako le Lun 6 Déc 2021 - 8:58, édité 1 fois
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Daishi Ken
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Sam 4 Déc 2021 - 23:18
Solitude infâme, solitude pesante. Chaque grain temporel ajoutait un poids immense au cœur de l’homme attendant sa femme pourtant séparée depuis moins de deux heures. Pourquoi n’était-elle toujours pas rentrée ? Qu’est ce qui la retient ? L’homme méditait, fit des enchaînements dans son dojo personnel histoire de tuer le temps, mais il apprit une fois de plus que c’est le temps qui vous tue. L’anxiété demeurait et au contraire, se faisait de plus en plus présent. Il tournait comme un hamster dans sa cage, faisant de la roue pour se divertir. L’homme furibond claquait une porte en papier qui coulissa si fort qu’elle se déboîta sur le coup de ses gonds. Il détestait quand Minako faisait ça ! D’un coup, il poussa un grognement énervé et décida de se rhabiller. Il faudrait qu’ils aient une sérieuse discussion. Lui, quand il s’absentait, il lui disait où il allait a chaque sortie pour que d’une, elle ne s’inquiète pas et de deux, qu’elle aille le chercher en cas de soucis. Elle, il était hors de question qu’elle partage ce genre d’informations, et gare à lui si jamais il envoyait un clone pour l’espionner. Il s’en voulait aussi de ne pas avoir encore réussi à mettre en place ce nouveau jutsu de clone. Il aurait pu alors se soulager par un Kusuri no taïsen.

L’homme, une fois habillé ne perdit aucune seconde et eu l’idée de se cloner en trois exemplaires afin de couvrir plus de terrain.

— Minako !!!!! Hurla t’il.

Chaque graine temporelle qui tombaient, pesaient maintenant pas loin de dix kilos sur son cœur et gagna en poid à chaque minute passé loin de sa raison de vivre. Où a-t-elle pu encore se fourrer. Pourquoi n’a-t-il aucune nouvelle ? Pourquoi faisait-elle ça ? Elle agissait encore comme si elle était célibataire ? Peut-être l’étouffait-il ? Devait-il se montrer moins protecteur ? Qu’il était difficile de trouver le juste équilibre dans un couple. Trop présent ? Pas assez présent ? Qu’elle était la marge optimale ? Pour parler, ils allaient parler une fois rentrée chez eux, elle allait se faire disputer comme jamais. La peur fit place à la colère, la colère à la panique. Le cœur de Ken tambourinait ardemment, Les joues glacées de larmes, les yeux tuméfiés par la terreur à l’idée que Minako soit en danger, voir pire, morte. Bien sûr, il a eu l’idée de chercher l’un des seuls membre du Kubyuu suffisamment au courant de qui il est pour savoir que sous ses airs farfelus, il était un shinobi de valeurs. A savoir Kaito ou Hanzo membre du Kubyuu. Il y renonça toutefois, car on ne déplace jamais le Kubyuu sans réelle raison, rien ne prouva après tout que Minako soit en danger, et si elle avait juste croisé Koyama ou Ryuku perdant ainsi la notion du temps ? Après tout, elle avait le droit de s’amuser, de sortir, sans pour autant être fliquée constamment par Ken. Cela dit, si c’était le cas, ça lui coûtait quoi de prévenir sans rentrée dans les détails ? Juste un mot pour le rassurer. Ken maintenant était ivre d’inquiétude, la boule au ventre, il scruta chaque maison, chaque ruelle, chaque personne habillée de blanc était méticuleusement intercepté pour voir son visage. Repartant toujours bredouille.

Les Ken frappaient les bâtiments avec de plus en plus de force en bondissant de bâtisses en bâtisses laissant au bout d’un moment des impacts de plus en plus gros, usant de futon pour accélérer le pas et couvrir la zone de recherche avec plus de facilité. Ils eurent l’idée de revenir au dernier endroit où ils se sont laissés.

— MINAKO !!! Cria un clone qui présentait des signes d’instabilité.

Soudain le Ken original se tétanisa d’un coup, il crut entendre un son étrange, comme un appel sourd. Il frappa des mains dans un rythme saccadé faisant appel au Dengon Angouka qui resta silencieux !

— Minako si tu n’es pas morte, je te tue moi-même !!!!

Il sortait alors son Dizi gravé d’un caracal forgé par Hideko, celle qu’il considère comme sa grande sœur. Le serra fort dans son poing priant pour que Minako lui répond enfin. Il joua Kusuri no Taïsen qui resta lui aussi sans réponse. Ken fou de rage faillit jeter son dizi à plus de cinq mètre du sol et tant pis si l’instrument se brise ! Par chance, l’instrument frappa des gravillons et stoppa net sa course vers le vide. Le jeune homme se remit debout en un éclair, l’un des clones les appelait tous. Ramassant son dizi, il alla au point de ralliement.

— Ta trouvée quoi Ken ?

— Tiens, regarde Ken ! Il lui tend alors l’ombrelle de Minako.

L’original serra l’objet d’un poing rageur, ses phalanges devenues blanches de rage se mirent à trembler de plus en plus. Ou pouvait-elle bien être ? Son ennemi avait-il emmené sa dépouille pour la violée ? Il y avait de ses fous à Kumo. Comme si le chakra altérait le mental de son utilisateur. Ken avait jusque-là freiné l’utilisation de cette dernière suite à cette réflexion qu’il s’était faite à ce sujet il y a si longtemps. Quand soudain, il se repassa les derniers évènements dans son esprit.

***
Quelques heures plus tôt :

Ken désireux de profiter de sa femme ne voulait faire aucun détour et rentrée du lieu où étaient réunis tout les shinobis au dojo de l’école du paon, chez eux.
— Minako tu viens ?

— Non rentre tout seul, puis je suis avec Kaito, ne t’en fait pas tout ira bien. Lui répondit Minako

— Je… J’ai pas envie de te lai…

— Ça suffit fils, laisse Minako soufflée, elle est en bonne main, va, rentre chez vous, ne t’en fait pas il lui arrivera rien du tout.

***

Maudit soit tu Kaito… Si Minako est tombée par ta faute, je ne te le pardonnerais jamais !

Ken cala l’ombrelle entre son sac à dos et son vêtement, comme une épée que l’on accroche sur l’omoplate. Minako ne devait pas être bien loin, enfin l’espérait-il.
Lueur d’espoir ou d’effroi. La nuit se mit soudain à brillé comme en plein jour l’espace de quelques secondes, une pancarte de feu indiquait clairement aux Ken la direction à prendre. Au pire, il n’y aurait rien à voir, au mieux, Ils venaient de mettre la main sur ce qu’il cherchait.

N’écoutant que son cœur, Ken, ivre d’espoir couru à s’en brûler les bronches.

— MINAKO ! J’arrive mon cœur !

Une ombre surgit devant lui. Ken sans chercher a comprendre lança son pied vers l’inconnu qui lui bloqua le pied avec une flagrante facilité.

— Joli fouetté, fils ! Constatait Kaïto.

— TOI !!! Comment ? !

–- Pas le temps pour les explications ! Le Raikage fait quadriller la zone qu’est-ce que tu fais la ? RÉPOND KEN !

— Je cherche Minako…

— Comment… Elle… Elle est là ?

— Je n’en sais rien… on s’est quittés ici, tu te rappelles quand tu m’as dit qu’elle était en sécurité… que je pouvais partir tranquille…TU TE RAPPELLES ? Fulminait Ken en tapotant le torse de Kaito avec son index.

— Baisse d’un ton gamin si tu tiens a ton doigt, on a pas le temps pour ses enfantillages… Bon comme tu es là autant te rendre utile… Viens avec moi Ken. Kaïto n’appréciant pas le ton de son beau fils, se contentait de maintenir son regard.

— On réglera cette histoire, on en a pas terminé ! Dit Ken en retirant son index

— BIEN !

Les clones l’original et le beau père quadrillait la zone tout en se dirigeant vers les flammes, Ken en avant accéléra le pas devant les yeux surpris de son beau père. C’était la première fois que Kaito voyait Ken dans un tel état émotionnel, ça ne lui ressemblait pas. Ken d’ordinaire calme, plein de vie et de joie était devenu tellement à fleur de peau depuis peu, un rien le faisait exploser. Si la raison s’appelait Minako, Ken ne répondait plus de rien.

Arrivé a une étrange embarcation dans un endroit totalement illogique, Ken n’eut pas trop de mal a s’y frayer un chemin, lorsque soudain, un fort impact sonore se fit entendre, comme si quelque chose avait percuté l’embarcation. Courant à travers l’épave, il la vit enfin.

Minako se tenait là, Higanbana no daisho en mains, elle était de plus, à la fois nimbée de flammes et dévorée par une ombre. Un spectacle à la fois magnifique et terrifiant, comme si deux entités se battaient pour posséder Minako. Hélas, l’esprit du feu semblait faible faisant disparaître parfois Minako dans une boule sombre de ténèbre. Ken qui connaissait que trop bien le manteau de feu de sa femme, savait instinctivement qu’elle luttait mais contre quoi ? Quoi qu’il en soit, elle perdait le combat, sa ne faisait aucun doute.

La bouche de Ken s’ouvre pour l’appeler mais aucun son ne sortait, l’horreur de la scène le rendait sans voix. Il ne comprenait pas ce qu’il voyait. Une personne face à elle, le torse ensanglanté tandis que sa femme, devant la personne l’empêchait de voir de qui il s’agissait, les lames gouttant à l’élixir de vie de la personne. Sa victime dans l’ombre des débris était en mauvaise posture. S’il ne faisait rien, il allait mourir de sa main. Ken devait-il affronter sa femme pour sauver l’inconnu ? Qu’elle était la réalité ? Était-elle une victime qui avait réussi a retourné la situation ? Ou le bourreau prêt à commettre un crime pour une raison obscure ? La victime cria « Viens gamine Tu as ton alibi. Il est temps pour toi de faire ce que tu es venu faire. Fais ton devoir ! ». Ken reconnu alors la façon de parler mais aussi la voix d’un frère d’armes, Joben Nara. Auquel Minako répondit « Tuer ou mourir ». La punchline était parfaite Ken eu un pincement de fierté pour sa femme à ce moment précis.

Le fait que se soit Joben rendait le potentiel crime de Minako moins grave, voir même, devrait-elle avoir des félicitations pour avoir rendu la justice. Une justice qu’aucun Kumojin semblait vouloir rendre. Se shinobi ne manquerait à personne, bien au contraire, partout où il passe le feu règne et les villageois en souffrent. Joben était un semeur de mort, précisément ce que Kumo exigeait des siens mais que Ken méprisait. D’ailleurs Ken n’avait jamais compris la justice a Kumo. Combien, Joben avait-il fait de victime ? De plus c’est un récidiviste et la loi refusait de le punir à nouveau ou mieux, de le mettre à mort. Alors que lui, pour avoir défendu des villageois avait commis un neutre se qui lui a valu une enquête et un avertissement sévère, ayant échappé de peu à la prison.

Comment Kumo pouvait-il punir un shinobi dans l’exercice de ses fonctions  et Laisser un malade mental en liberté, le laissant commettre ses méfaits sans chercher à le stopper pour de bon. Il devait reconnaître à quel point le Kubyuu était pourri jusqu’au trognon pour laisser de tel psychopathe « défendre » Kumo. Le problème est que Joben ne s’en prenait qu’aux autres Kumojin, qu’attendait Kumo pour utiliser sa soif de destruction pour le champ de bataille ? Il suffisait de le coller aux pieds de Aizen pour faire une pierre deux coups, deux incompétents morts en même temps. Au mieux, Kumo en ressortirait grandit, il suffirait alors de les renvoyer en mission et ainsi de suite jusqu’a ce que Joben s’effondre et alors, il aurait le pardon de Kumo. Il envisageait de plus en plus à rejoindre le Kubyuu non plus pour Minako, mais pour les citoyens de Kumo, combien de citoyen devront encore mourir pour que le capricieux Joben fasse encore son spectacle. Qu’il fasse encore ses démonstrations de force.

Une seconde d’inattention et Kaito a bien failli perdre son beau fils.Ken commença à courir vers Minako quand la main puissante de son beau père le força à ne pas faire un pas de plus, Ken se tourna vers lui. Kaito fixa le sol d’un air sombre. Son beau fils écarquilla des yeux, s’il ne connaissait pas la technique Nara il aurait crié à la sorcellerie. La sur le sol, l’ombre qui entourait Minako et gagnant à chaque instant un peu plus d’emprise sur elle, se déployait vers Minako et Joben à la fois. Ken. Par un calcul rapide, compris que la technique formait une zone d’effet. Il était à peu près facile a déterminé la taille de cette zone. L’une des faiblesses des techniques Nara, leurs zones étaient en moyenne plus courtes que celle des utilisateurs Onkyoton à technique égale et terrain dégagé comme maintenant. Ken avait donc un avantage certain sur Joben. Enfin, le pense-t-il.

Kaito se dit que si Ken ne bougeait pas, il pourrait sans doute sortir sa fille de la panade. Son plan était simple. Forcer Joben à faire un choix cornélien. Se protéger d’un genjutsu par le biais d’une technique et donner une chance à Minako de sortir du monstre d’ombre, si c’était possible. Ou Joben pourra choisir de garder Minako en son pouvoir mais devra alors subir le genjutsu de Ken. Seul quelques doutes subsistait. Ken était-il suffisamment loin de la zone d’action du Nara ? Ken avait-il assez de vaillance pour faire le nécessaire ?

Hum trois contre un… non… Je vais plutôt laisser le daisho Minaken me montrer leurs progrès… Depuis le temps qu’ils me parlent de former un duo de choc, depuis le temps que Ken me parle d’être assez fort pour protéger sa femme, c’est le défi parfait, qu’il le libère ou qu’elle meurt de la main de l’ennemi… après tout Minako, tu devras apprendre tôt ou tard a te sortir des ennuis sans l’aide de personne, autant commencer maintenant.

Kaito garda le silence, il était impatient de voir ce que ferait Ken, irait-il sans réfléchir courir sur Joben risquant lui aussi d’être fait prisonnier ou serait-il plus réfléchi que sa femme ?


La main du colosse se faisait de moins en moins forte, la pression disparue. Se retournant, Ken vit le visage inexpressif de Kaito, concentré sur sa fille. Il aurait aimé voir comment elle s’était ainsi fait avoir aussi facilement, l’ennemi semblait presque mort et pourtant il avait l’avantage, conclusion, elle s’était fait avoir, sans doute encore coupable de son impulsivité. Il la regardait avec gravité, un regard plein de critique qu’il exprimait comme toujours, en croisant ses bras contre son torse et en soufflant de dépit.

Kaito jura qu’après tout ceci, il travaillerait sur se prétendu daisho, les lames Minako et Ken, ne sont pour le moment que des Bokken émoussés, mais ils pouvaient encore être affûtés et couverts de métal en fusion. Tout ne dépendait que d’eux. Il comprend que trop bien sa fille, cette rage. Cette même rage coulait dans ses veines, c’était un trait de famille qu’héritait la famille Zaiki. A la fois, un avantage et une tare, cette impulsivité, cette soif de justice, cette envie que rien ni personne ne les arrête. Probablement se sentait-elle inférieure a Ken. Si le daisho veut exister, elle devra apprendre à faire confiance a Ken, ne pas le voir comme son bouclier mais comme le prolongement de sa volonté. Ken devra apprendre à faire confiance à Minako, se rendre compte qu’elle n’a pas besoin de lui pour protégée son flanc droit, mais veiller sur son flanc gauche.


Le genin n’eut que peu de temps pour mettre en place un plan. Que ferait Joben en possession de Minako ? Il pourrait très bien lui faire retourner son daisho et se faire Seppuku tuant net sa femme. Il devait intervenir, aller au corps à corps mettrait trop de temps, chaque seconde comptait ! Il devait agir maintenant ! Il sortit alors son dizi de sa pochette et allait souffler dedans pour défendre Minako, quand celle-ci, ne s’étant pas aperçu de sa présence dit : «  laisser tranquille ou bien ? J’en ai marre d’être la petite fragile à protéger, moi aussi je sais me battre. Moi aussi je peux tuer, ce n’est pas comme si je ne l’ai pas déjà fait ! Jusqu’ici, il n’y a que Oto-san qui me comprend et j’espère que vous aussi, bordel… »

Les larmes coulaient sur les joues de Ken. Le sol se déroba sous ses pieds. Le voyait-elle comme une gêne qui l’empêche de s’épanouir ? Que devrait-il faire ? Devait-il aller de l’avant ? Passé outre son envie de liberté pour la défendre ? Devait-il au contraire, la laisser seule face a Joben et s’effacer ? Il avait l’impression de subir un genjutsu, sa femme venait de faire de lui un boulet attaché à sa cheville qui l’empêchait de nager. Ken compris que Minako ne serait jamais heureuse avec lui. Il était anéanti. Il se jura alors que c’était la dernière fois qu’elle aurait a subir sa présence. Il souhaite le bonheur de Minako coûte que coûte, même s’il devait disparaître. Il comprit pourquoi elle rentrait à pas d’heure sans le prévenir, comme maintenant, pourquoi elle se retrouvait face a Joben, sans lui. Il comprenait qu’elle avait pas besoin de lui. Il fixa son beau père, cherchant un conseil. Ce dernier observait Minako, c’était comme si Kaito en avait rien à faire de lui. Il se contenta de croiser les bras de mécontentement.

Qu’est-ce qu’ils sont faibles… Il n’a toujours pas préparé son genjutsu, qu’est-ce qu’il attend… allons Ken fait quelque chose ! Bon sang… ma fille va mourir par ta faute ! Je t’ai entendu ma fille, je respecte ton choix… trouve la parade par toi-même, ou meurt… c’est là le destin d’un ninja. Tel est ton choix, tu meurs la tête haute, je suis plutôt satisfait, bien que tu demeures encore faible, tu es prête à mourir le cœur vaillant c’est bien…

Ken serra son dizi avec tellement de force, le monde ninja aurait été mieux sans des gens comme Joben. Il marmonna dans ses dents. Inspira à plein poumon et se mit à crier

— Joben, tu adores faire chier ton monde, laisse-moi te rendre la pareille, laisse-moi te montrer comment on fait chier son monde, je vais te faire chier jusqu’a la mort ! Tu vas me le payer, fumier !


Aussitôt lèvres contre son dizi, Ken entonna un genjutsu, il fixa Joben avec colère et lui lança son terrifiant Daaku Shuuha. Il ne connaissait qu’une personne qui avait échappé à l’ivresse intestine, c’était Akio. Il apprit que les célestes étaient naturellement protégés des genjutsu qu’a conditions qu’ils soient sous l’emprise d’une de leurs fameuses portes. Joben n’était ni céleste, ni sous l’emprise d’une douleur suffisante pour briser son genjutsu. Ken ne réfléchissait plus, il envoya toute sa volonté dans les intestins du Nara qu’il remuait dans tous les sens, par la simple force de sa volonté qu’il transmit a son chakra.


Theme de l'ivresse intestine






Une forte pluie se mit soudain à tambouriner le navire à l’extérieur sur une musique qui appelle à une douce évacuation des selles, du moins, c’etait là l’illusion qu’il jouait pour Joben. Ken n’avait pas le cœur à la fête, au contraire, il savait qu’après ce soir, Minako et lui c’était fini, il voulait néanmoins faire une dernière chose pour elle. Qu’au moins, elle ne meurt pas devant lui, il la défendait pour la dernière fois. Les larmes aux yeux, comme si la pluie avait percé la coque du navire. Ken joua avec plus d’intensité. Rien ni personne ne lui ferait cesser sa musique temps que Joben ne se serait pas souillé jusqu’au sang. Pour lui c’était clair. Le coupable était Joben et ses semblables monstrueux, il allait payer par le cuivre et par l’or, il pouvait presque imaginer Joben se souiller. Maigre réconfort pour le mal que Joben provoquait à chacun de ses caprices. Combien de citoyens devaient se sentir mal de voir un navire apparaître ainsi, fracassant leurs biens. Si ça se trouve, dans le feu de l’action, le navire repose sur la dépouille d’un enfant. Un enfant mort à cause d’un petit caprice. Kumo ne faisait rien pour le stopper, il sera l’instrument qu’il manque à Kumo. Joben, ne fera pas souffrir Minako une minute de plus, ce soir Joben sera hors d’état de nuire pour le bien de Minako, pour le bien de Kumo, pour les innocents. Qu’importent les sacrifices que Ken devra faire, tant pis si il allait jusqu’au meurtre, tant pis s’il devenait un copier coller de Joben lui au moins, n’agissait pas par caprice, mais par necessité.

Toutefois, un détail n’avait pas échappé à Kaito, Ken ne jouait pas comme d’habitude, il semblait gêné, dérangé. Son genjutsu ressemblait à un jutsu de débutant, Ken n’était pas comme son habitude. Kaito écarquilla les yeux, il jura apercevoir les épaules de son beau fils gagner en épaisseur, en largeur, quelques instants avant de reprendre leurs formes normales aprés une dizaine de minute. Son genjutsu était fluctuant. Bien que redevenant peu à peu ce qu’il avait toujours entendu. Cette baisse d’efficacité le prit de court. Que c’était-il passé ? Pourquoi ses épaules se mirent à grossir pour redevenir comme d’ordinaire ?


Spoiler:

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Moi Ken, déclare que dés à présent, mon talent de musicien inondera le monde. Que ma musique atténue les blessures, que mes andante aident à se renforcer, que mon adagio ébranle les cœurs et les esprits. Que mes lento échauffent les amoureux et rajeunit le gâteux. L’Onkyoton réussira là où la guerre VA échouer.


LIVE ONKYOTON DE KEN

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THEME DE KEN



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Metaru Hideko
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Dim 5 Déc 2021 - 21:35

Hideko s’éloignait hâtivement de l’arène, cherchant à distancier la foule qui aurait tôt fait d’envahir les rues pour se disperser dans le village. Toute l’agitation qui avait suivi l’apparition des pirates avait d’abord éveillé son excitation, mais la vague passait, elle ne revoyait plus que le spectre de ses démons : les regards, les messes basses.
Les rues étaient désertes. Bon nombre de villageois s’étaient rendus à l’arène pour observer la finale tant attendue des meilleurs shinobis de Kumo. Les nuages menaçants qui étaient apparus à la suite des barbares menaçaient toujours d’éclater sur le village. Un vent menaçant faisait danser les feuilles, mais aucun autre bruit ne donnait signe de vie, ni humain, ni animal, comme si toute vie s’était volatilisée cherchant à échapper à cette ombre qui planait sur le village.
Malgré cela, Hideko se sentait calme, presque apaisée. Toute la colère, toute la rage qu’elle avait ressentie à l’arène s’était peu à peu effacée. Le silence, seulement perturbé par le bruit du vent, soulevant ci et là une tuile ou un volet, faisait danser les arbres et les arbustes. Un environnement dénué de présence humaine, donc dénué de menace.

Ce calme apparent fut soudainement rompu. Elle vit plusieurs shinobis s’élancer vers elle. Leurs visages étaient marqués par la crainte, comme s’ils cherchaient à fuir une scène de chaos, la fuir pour y revenir plus nombreux . Un premier, puis un second passèrent à sa droite. A l’approche du troisième elle s’interposa devant lui, le stoppant net dans sa course. Elle devait à tout prix savoir ce qui se passait sous ses yeux.

« Que se passe-t-il ? »

« Ne reste pas en travers de mon chemin, pousse toi ! » Lui ordonna-t-il.

Hideko n’avait pas l’intention de se laisser mettre de côté aussi facilement et avant qu’il ne soit hors de sa portée, elle lui attrapa le col d’une poigne ferme et reposa sa question avec plus encore d’insistance.

« Je t’ai posé une question, alors tu me réponds. Où courrez-vous comme ça ? Que se passe-t-il ?»

L’homme hésita quelques instants, son col lui cisaillant de plus en plus le cou, il se décida enfin.

« Nara Joben a perdu la tête, il s’est mis à attaquer tout le monde, des shinobis essayent de l’arrêter. Je t’ai répondu, laisse-moi y aller ! »

Sur ces mots, il se dégagea de son emprise et se remit à courir. Hideko, sans l’ombre d’une hésitation se précipita dans la direction opposée. Joben… Qu’avait-il encore fait ?!

Hideko n’eût à suivre que les cris et les quelques fuyards restés en arrière pour les retrouver. A mesure qu’elle s’approchait, une odeur puissante de bois brulé l’enveloppait. Dans le ciel s’élevait une colonne blanche, il y avait bien un feu, la chaleur devenait cuisante, l’air suffocant.
Son cœur se mit à battre à tout rompre. Nul besoin de réfléchir aux raisons qui la poussaient ainsi à avancer, ni celles qui la poussaient à intervenir. Elle était pourtant la première à répéter qu’elle ne voulait rien avoir à faire avec eux. Pourtant elle avançait droit vers le danger, qu’espérait-elle y trouver ?
Brusquement elle arrêta sa course, elle le vit se dessiner devant elle. Un immense bateau apparut se dévoilant derrière le mur qu’elle venait de passer. Un bateau en proie aux flammes. La chaleur âpre du vent s’engouffra dans la ruelle où elle se tenait. Des deux côtés, d’imposants bâtiments s’élevaient, occultant sa vision à toute autre contemplation.. Elle concentra son chakra dans ses pieds puis bondit sur l’édifice à sa droite. Escaladant le mur, évitant ci-et-là les fenêtres, elle parvint au sommet, trois étages plus haut. Elle n’y vit que des flammes durant de longues secondes. De lourds nuages de fumées l’atteignaient en rafales, irritant sa gorge. Ses yeux luttaient pour résister aux larmes qui montaient, agressés par l’irritation de la fumée. Elle se concentra et parvint à distinguer au travers de la lumière incandescente.
Minako ?! Joben ?! Ken ?!
Elle ne prit pas le temps de réfléchir. Une première série de signes et du métal s’écoula de sous ses vêtements, les recouvrant, jusqu’à ce que sur tout son corps se forme une armure d’acier, d’un noir profond. Là, elle bondit. Elle bondit de toutes ses forces pour arriver au-dessus du navire, du brasier dans lequel ilse consumait. Elle fit une seconde série de signes et forgea un imposant mur de métal qui tomba sur le navire de toute sa masse. Enfin, elle créa deux clones : elle-même se servit du mur en pleine chute pour se propulser vers Joben, tandis que ses deux clones atterrirent à côté de Minako et de Ken.
La masse métallique fendit le navire en deux, explosant tout ce qui restait du bois calciné. Joben se trouva isolé. . Des cendres envahirent l’air, propulsées sur les côtés.
Hideko – l’originale – équipée de son armure arriva aux côtés de Joben. Là, elle usa de son hyperforce. Sans lui laisser le temps de la contrer, elle l’empoigna. Elle se propulsa en dehors de la carcasse enflammée. Elle n’avait pas prononcé un mot, à peine eût-elle le temps de se rendre compte de la gravité de ses blessures.
Les deux clones atterrirent derrière Minako et Ken. Ils découvrirent un jeune homme inquiet mais encore enragé par le combat. La jeune femme était dénudée, brûlée et métamorphosée par l’horreur de l’affrontement qui semblait s’être déroulé. Les deux clones usèrent eux aussi de leur force prodigieuse pour extraire les deux genins du brasier.
Alors que tous bondirent, le bateau s’effondra sur-lui-même, définitivement dévoré par les flammes, brisé en deux par ce mur de métal qui trônait maintenant au centre de ce cimetière.


Résumé ::





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Après les pirates Sighid10
Grand merci à Zenjirō pour cette magnifique signature et à Aditya pour ce sublime avatar !
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Nara Joben
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Dim 2 Jan 2022 - 19:59


Le tranchant de Minako vociféra sur sa chair, laissa à travers son armure écarlate des sillons d’où fuitèrent des quantités importantes d’hémoglobine. Le sang perla à la commissure de sa bouche puis inonda sa lèvre inférieure et sa bourbe, continuant de s’égoutter par un filet continu à l’extrémité de sa barbichette. A l’intérieur de sa gorge remonta sa bile, et il se mit à essayer d’expliquer quelque chose dans un gargouillis incompréhensible. Ses lèvres remuèrent, mais le son étranglé fut indéchiffrable. Au constat de cette infortune, il eut un rire qui secoua ses épaules et l’obliger à tousser pour vomir une gerbe carmine qu’il éjecta sur le corps de son exécutrice.

Le liquide avait jailli des coupes comme des embruns au bout des vagues, tachetant le visage de Minako du fluide vital de celui qu’elle venait d’admonester d’une croix de mort. Elle ne s’était pas contentée d’obéir aux volontés du Nara. Grisée par la frénésie du baroud, elle avait dépassé les injonctions qu’ordonnait le Kagemane du maudit pour fustiger cette engeance du Mal.
Qui aurait pu croire que cette couarde vaincrait Joben ? Pourquoi ce sacrifice de sa part ? Nul n’eut la réponse.

Une série de protagonistes firent leur apparition, au point d’orgue de cette comédie dantesque. L’épave céda sous le métal alors que Ken récitait à nouveau son solfège pour cribler Joben par ses entrailles. Des crampes à l’estomac, la moitié du corps à la fois brûlé et ensanglanté, l’esprit encore trouble, le monstre se laissa emporter par celle qu’il avait tenté, plus tôt, d’entraîner dans les ténèbres.

Las, le visage sombre, il resta dolent dans les bras d’Hideko, embrassant la chance qui fut la sienne. Le son de Ken continuait de danser dans sa tête. De la musique, dans un contexte aussi enflammé ?
Duper quelqu’un d’aussi talentueux que Joben en Genjutsu nécessitait d’être bien plus subtil dans la façon de dissimuler la propagation de l’illusion. Alors, le premier bras bloqué par l’étreinte de la Metaru, il utilisa le second pour plonger deux doigts dans sa gorge et arracha de cette dernière un caillot de sang qui le fit vomir son hémoglobine sur la belle.

« Kai. »

Il se libéra ainsi de l’illusion, un sourire béat trahissant le plaisir qu’il prenait à accepter ce coup de pouce du destin.
Il regarda Hideko, l’œil gris, couvert de sang. Il se laissa pendre pour qu’elle l’aide à se poser, et puis il put articuler, libéré de ce qui avait entravé sa gorge.

« C’est un complot. »

Il indiqua Ken du doigt.

« Qu’est-ce que je te disais. Ils m’ont manipulé. J’ignore ce que j’ai pu faire, Hideko. J’ignore tous des actes que j’ai pu commettre. J’étais aveugle, le son de cette musique résonnant dans ma tête.
Cet homme m’a ensorcelé. Il m’a poussé à la faute.
»


C’était un mensonge. Un illustre mensonge, mais raconté par Joben avec sa gouaille d’enfer et considérant son état, rien ne pouvait paraître plus vrai.
Il ignorait si Hideko connaissait Ken. Il ignorait bien des choses des pupilles de Kumogakure.
Pour être un expert dans l’art du Genjutsu, il avait son talent aussi en matière de duperie.

« Ils veulent m’éliminer. Me faire porter le chapeau. Politiquement, je pose problème. Je suis un dissident, car je n'adhère pas à leurs règles infantilisantes. Hélas pour eux, la sécurité qu'ils veulent à tout prix est menacée par ce que j'incarne. Tu sais toi-même ce qu’ils veulent. Tout savoir, tout contrôler. Ils nous craignent pour ce que nous valons. Vois ce qu'ils sont prêt à faire : nous empoisonner, nous corrompre, nous faire perdre l'esprit pour se débarrasser de nous. Ces principes ne sont pas les miens. Ils n'ont pas de code d'honneur, pas de sens moral. Ce sont des monstres dissimulés derrière le masque d'un humanisme trompeur. Ne les laisse pas me prendre, Hideko. Ne les laisse pas faire. Je t’en conjure, aide-moi à rétablir la justice. La véritable justice. Kof kof ! »

Ses heures étaient comptées.

« Punis-les. »

Que ferait la Metaru ?

Spoiler:
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Zaiki Minako
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Lun 3 Jan 2022 - 22:30
Je versais des larmes, mais pas de colère non, mais d’inquiétude vis-à-vis de Joben. Qu’ai-je fait ? Pourquoi diable je suis là, en face de lui, en train de le tuer littéralement. « Je ne peux pas… Non…Joben-sama, je ne veux pas vous tuer, pas vous… Libérez-moi… » disais-je avant que mon manteau de feu ne s’éteigne, avant que je ne sois à court de chakra. C’est alors que je ne voulais qu’une chose, le maintenir et essayer de l’emmener à l’hôpital avant qu’il ne soit trop tard. Cela dit, une douche de sang et de bile, ô combien puante, m’arrose le corps. Impossible d’ouvrir la bouche sinon quoi j’ingère ces fluides. Jaunâtre et visqueux, mêlé à son sang, ce liquide chaud coule sur mon visage et entre mes seins. Horrible. Mesurant environ 50 cm de moins que lui, ce baptême ô combien écœurant va me rester graver dans la mémoire pendant très longtemps. J’en ai le souffle coupé, cette sensation me donne mal à la tête et une envie de vomir…

Mais je l’entends. J’entends Ken provoquer Joben et jouer une douce partition… Je n’y croyais pas… Mon prince charmant, l’élu de mon cœur est arrivé pour me sauver. Alors qu’à l’instant je voulais me prouver à moi-même et aux autres que je pouvais me battre seule, je ne peux que me réjouir de sa présence. Je ne connais pas cette mélodie, mais dans tous les cas je ne suis pas sa cible. Cherche-t-il une nouvelle fois à apaiser l’esprit de Joben ? En tout cas, enfin cela fait, je lui demanderai dès que possible un coup de main pour l’emmener de force à l’hôpital. Car je n’ai jamais combattu de tel shinobi avec un tel discours et le fait qu’il m’ait obligé à lui asséner ce coup fatal, bien que j’aie été plus bourrine que prévu avec mes ondes sonores, mon but en voulant le neutraliser est de faire en sorte qu’il soit suivi par l’aile psychiatrique du complexe scientifique.

Et, un mur de métal prend naissance entre moi et Joben, me faisant reculer par le sursaut que j’ai eu. Une femme arrive près de moi ; Hideko. Une de ses copies est quant à elle près de Ken. Avant que mon amie me porte tel un sac à patate pour me sortir du gunkan qui s’écroule, je ne lui dis que ceci : « Je t’en supplie, sauve Joben-sama… Tue-mo… »

Finalement, alors que Hideko me pose en dehors du bateau, le mélange de l’odeur du sang et de la bile de Joben, ainsi que celle du bois brûlé, en plus que d’avoir été secouée lors de mon sauvetage, je n’ai pas pu me retenir. Je me suis sauvée dans un coin pour vomir à mon tour, trop sensible aux mauvaises odeurs et à la situation qui me fait stresser. J’eu du mal à reprendre mon souffle, et je n’ai pas envie de me retourner pour voir l’horreur que j’ai fait. Avec difficulté je me débarbouille, et je me relève pour rejoindre l’élu de mon cœur. Ne sait-on jamais, avec son style de genjutsu, Ken est en position de faiblesse s’il n’arrive pas à canaliser l’esprit explosif de Joben. Je finis par m’écrouler près de Ken, me sentant malade, la tête qui tourne. Je veux juste lui demander pardon, à lui qui a un cœur si sensible…

« Je suis désolée, j’aurai pu et j’aurai dû rentrer avec toi ; si je ne m’étais pas écouté je n’aurai jamais fait cavalier seul… Je me rends compte qu’à deux nous sommes meilleur, on se complète parfaitement comme un véritable daisho. Regarde, sans toi j’ai agressé Joben, sans ta présence près de moi il risque la mort… Je voulais aussi me prouver à moi-même que je suis plus forte sans Mitsai mais j’avais tort. Sans elle, je ne suis qu’une coquille vide. Je me sens si égoïste avec toi, je t’en prie, tue-moi… »

C’est sur ces mots que je commençais sérieusement à me sentir mal. De ma voix basse, j’avoue à Ken ma volonté de neutraliser notre aîné pour qu’il aille se faire soigner et qu’il ait une aide psychologique afin de réussir à se maîtriser. Je me mis à trembler dans ses bras ; et lorsque je pu reprendre mon souffle, enfin je pu faire entendre ma voix assez loin pour que celle que j’estimais être l’originale, car l’une des Hideko, en armure a réussi à sortir mon antagoniste du bateau.

« HIDEKO ! EMMENE LE A L’HOSTO MAINTENANT ET BOUGE TON CUL AVANT QUE JE TE ZIGOUILLE ! »


Cette capacité naturelle à pouvoir crier assez fort, me sera-t-elle utile à ce moment-là ? Quoi qu’il en soit, je commence à voir trouble et j’ai la tête qui tourne. Très certainement que le stress provoque chez moi cette sensation de faiblesse physique, de sorte à ce que l’on voit que je ne suis pas encore assez forte mentalement pour commettre de telles immondices, bien que le jour où j’ai tué Kimiko, je n’ai rien ressenti de tout ça. Je ne vois qu’une explication : Mitsai n’est plus. Ma sœur jumelle, elle était toute ma force mentale, toute ma vie, et depuis qu’on me l’a arraché, je ne suis plus rien. Ma sœur que la mort m’a volée… Sans elle, je ne suis rien, je ne suis rien du tout. Il faut que ma détresse cesse. Sans elle, c’est comme si j’étais déjà morte. Je dois la rejoindre, il me faut aller prêter allégeance à la mort, car elle et moi n’étions qu’un. Mon corps physique ne le supporte pas. Aidez-moi avant que je... Que je… « Que je rejoigne Mitsai près de mère Izanami… » dis-je tout bas


HRP

Résumé du tour
♪ Minako verse des larmes non pas de colère, mais d’inquiétude, pourtant aucune voix ne sort de sa bouche. Son manteau de feu s’étant éteint par fatigue, le sang et la bile qui sortent de la bouche de Joben l’arrose.

♪ Lorsque Ken arrive, Minako est touchée par sa présence et surtout par le fait qu’il veuille la sauver. Puis, un mur de métal sépare Minako de Joben et Hideko porte la demoiselle comme un sac à patates jusqu’à l’extérieur du bateau.

♪ Minako pleure dans les bras de Ken, lui demandant pardon pour tout ce qu’elle a fait, lui disant que c’est elle qui a agressé Joben, alors qu’elle devait retrouver son chéri à la maison, elle s’excuse aussi d’avoir fait cavalier seul alors qu’ils sont un daisho. Elle s’excuse d’avoir été si égoiste avec Ken et qu’elle accepterait de mourir de sa main. Au dengon angouka, grace à ses pleurs, Minako annonce à Ken via cet étrange code musical qu’elle veut que Joben se fasse soigner à la fois physiquement mais aussi mentalement à l’hôpital psychiatrique.

♪ Minako use ses forces pour crier sur Hideko, lui sommant de bouger son cul pour secourir Joben, puis un faible murmure quasiment inaudible demande à ce que Minako rejoigne sa sœur jumelle décédée récemment.


Santé : Brûlée sur son visage et sur son flan, dénudée. Fatiguée et se sentant malade à cause de la gerbe de Joben sur elle. Se sentant encore mal â cause du décès récent de sa soeur jumelle, elle est à deux doigts de s'évanouir.

Chakra : 1D – 5C – 3B – 1A ( T1 : 2C – 1B | T2 : 1A – 2B | T3 : 2C | T4 : 1D )

Technique utilisée :


Dernière édition par Zaiki Minako le Mar 4 Jan 2022 - 19:19, édité 1 fois
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Daishi Ken
Daishi Ken

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Mar 4 Jan 2022 - 23:01
Ken en reste bouche bée, le Nara, la plaie de Kumo se dressait en face de lui. Quand se n’était pas ce bon à rien de Aizen qui jouait les singe savant, c’était ce dangereux sociopathe. Joben le destructeur de Kumo. Cette plaie infâme qui gangrenait sa ville chérie. D’un sourire narquois, il piégea l’homme. Soit Joben brisait le genjutsu, se mettant ainsi à gaspiller du chakra et laissa l’opportunité à Minako de réagir pour contre attaquer. Ou, il acceptait l’attaque de Ken pour se concentrer sur Minako. Ce que décida le bûcheron fou comme Ken aimait l’appeler à cause de sa chemise. Toute fois, deux choses que Ken n’avaient pas pris en compte cependant, qui prouva son inexpérience. Minako n’était pas libre de ses mouvements, du coup, quoi que Joben décidait de faire, les jeux étaient faits d’avance. De deux, c’était l’imprévisible grande sœur, débarquée de nul part alors que lui, avait décidé de charger vers le monstre en criant.

— SALAUD T’EN PRENDRE A MA FEMME, TU VA... TU.... HUMMMPH  !!!

Sa grande sœur, Hideko fit un mur sûrement pour protéger le monstre de Kumo, car, contre le duo Minaken, avec son état le fatigue, le misérable n’avait aucune chance. Ken du moins, avait été prêt a risqué sa vie pour le démontrer. Pris par le col et à dépourvus, le Taijutsuka hurla d’une voix étranglée en se faisant trainer par terre sans ménagement.

— GRANDE…. SEUUUGGGGRR…. NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !!!!

Le garçon se débattait tellement en envoyant des coups partout, au hasard, qu’elle du le lâcher pour le saisir sous le ventre. Collé à sa hanche, Ken hurla encore plus fort à la fois désireux d’en finir avec le Nara mais également, à cause de son visage. La figure collé quasiment sur les cuisses de la guerrière. Ken s’aperçut qu’il était quasiment collé aux fesses d’ Hideko , il ne pouvait pas avoir de meilleur angle pour admiré les formes de sa meilleure amie ce qui eu comme conséquence de le mettre mal a l’aise. Un mélange de dégoût et de tereur dut à sa peur des femmes.

— VIRE TON CUL DE MA TEEEEEEEETE !!!!!


Kaito, son propre beau père approuva le geste d’ Hideko tentant de ne montré aucune emotion. Ken se ridiculisait encore sous ses yeux, la scène etait à la fois tragique et humoristique. Ken et Minako n’avaient pas encore l’expérience pour vaincre un tel adversaire. Au mieux, Joben aurait pu, pourquoi pas, se servir de Minako comme une marionnette de chaire pour attaquer son gendre. Joben était certes un fou, mais d’une puissance colossale, bien canalisé, il pourrait être un allié de poid pour Kumo. Génie quand il s’agit de faire le mal, Ken et Minako n’avaient pas la carrure pour faire le nécessaire, pas encore. Joben n’avait besoin que d’une chose, un solide encadrement, l’envoyé non pas en prison mais par exemple a l’extérieur de Kumo pour défendre le territoire. En plein dans les lignes ennemis.
Quant à ses enfants, Joben n’aurait eu pas trop de mal à les vaincre. Il n’aurait cela dit pas lever le petit doigt pour les aider. L’apprentissage par l’erreur, était de loin sa meilleure pédagogie. Le couple aurait beaucoup apprit de cet échec évident. On ne bat pas un Nara comme ça. Minako, avait foncée tête baissée, seule. Ken lui, trop zélé n’avait même pas prit le soin de cacher ses intentions, sois par manque d’experiences, sois par zèle, ou empressement. Quand sa femme etait en danger, le genin perdait ses moyens. La force du couple, etait aussi leurs faiblesses, mais fallait-il qu’ils le découvrent pour opérer main dans la main et plus comme ils l’ont encore fait. La Metaru avait bien agis, et il la félicita d’un regard approbateur, croisant les bras devant les lacunes de son beau fils.

J’ai honte, Ken…


Ken lui, assiste impuissant au sauvetage de son ennemi et de son édifice s’écroulant, montrant alors un spectacle de désolation. Un bâtiment civil entier fut explosé pour permettre au navire du monstre de prendre place dans le quartier Nara. Les dents de Ken se resserrèrent de colère. On la fait chier lui, pour avoir puni maladroitement un sélérat. Joben lui, combien de destructions faisait-il autour de lui ? Rien que pour son navire, combien de familles seraient privées de logement dès ce soir ? Y a-t-il des morts dans les décombres des bâtisses déchirés par les poutres de son navire ? A ça connaissance, même pour l’assemblée calcinée le sociopathe n’avait rien reçus, pas même un blâme, rien. Peut-être se trompait-il ? Son beau père était plutôt évasif sur le sujet. « Ce qui touche au Kubyuu, reste au Kubyuu » comme il le lui a répété des tas de fois Kaito. Cela dit, sa femme, plus enclin à parler lui laissa entendre que l’affaire n’avait donné aucune suite. Kumo ne punissait pas les sociopathes.Du peu que Ken connaissait la réputation du Nara. Partout où il passait, il y avait de la casse, de la destruction voir du meurtre.

L’homme enfin, fut posé a terre. Il alla rejoindre sa femme qui semblait mal en point. Elle s’éloigna de lui, au lieu de venir à lui, afin de vomir.

M… qu...q...que...qu’es...q’ ...qu’ece…

— qu’est ce que tu as ?
Fini par articuler Ken d’une voix éteinte.

Il trembla, pris de convulsion entre dégoût de tout se vomit, de tout ce sang et de peur. Les yeux embuées de larmes, il était renvoyé quelques mois en arrière quand il a dû vivre avec le Coma de Minako, il a cru devenir fou, voila que ça recommence. Minako lui parlait, il ne l’écoutait pas, la peur de la voir mourir une fois de plus. Sa raison de vivre parlait d’une voix éteinte. Ken voulu alors la faire taire, ses mots sonnaient comme un adieu, Ken ne le supportait pas.

Soudain, un regain d’espoir, sa femme, dans ses bras eu la force de le saisir avec plus de fermeté et de crier à Hideko d’envoyer Joben à l’hôpital. Il espéra que Hideko ait compris que Minako parlait d’hôpital psychiatrique et pas d’hôpital classique. Ken ne comprenait pas la logique, pourquoi l’emmener LUI a l’hôpital et pas elle… Ken regardait Hideko avec férocité, si le Metaru sauvait Joben pour laisser sa femme sur le carreau, elle allait avoir a faire à lui et il n’aurait aucune pitié. Ken trembla à nouveau, Joben pouvait attendre, voir mourir mais pas sa femme !

— DEKO… REGARDE MOI BIEN, ECOUTE MOI BIEN… SI JAM… Ken ne finit pas sa phrase.

Minako sans force les pieds traînant par terre tel une poupée de porcelaine taille humaine, la blancheur de sa peau atteint une couleur cadavérique. Ken fixa le corps de Mina, il ne pouvait plus parler. Il était lui aussi sans vie, le regard dans le vague. Sans force il laissa le corps glissé par terre. Si Kaito ne l’avait pas rattrapé à temps, le visage de Minako aurait claqué sur le sol avec fracas.

Un léger tremblement imperceptible de la main droite. Puis un peu plus violent de ses deux bras. Une convulsion lui tira la tête en arrière comme si une force invisible s’était saisi de sa crinière. Cela eu pour but de lui faire pousser les cheveux sur son crâne de quelques centimètres. Seconde convulsion, sa tête redevint normale. Il se mit a pleuré, des pleurs de rage et de douleur. Chaque cheveux tirés en arrière lui arracha un courant électrique d’une intensité incroyable. Entre deux tremblements, le souffle de Ken devenait lourd, extrêmement lourd, bien plus bestiale.

Une nouvelle convulsion bien plus violente cette fois. Des poils sortis de ses bras d’un noir intense. Son regard changea pour devenir d’un blanc total.

— Com...c… COMMENT OSES TU…. FRAPPER MA MINAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA  JOBEN TU VA ME LE PAY… OUUUUUUUUUUUUUUUUUUU!!!!!!! Sa voix eue une étrange sonorité, le début de sa phrase fut humaine alors que les derniers sons étaient le cri d’une bête féroce, la sonorité faisait penser à un beuglement.

Ken se secoua le crane de gauche à droite en fixant Joben. Une douleur aux tempes lacinante fit perdre connaissance son côté humain, il tomba à genoux. De légères protubérances au crâne, un peu comme deux os qui lui vrillaient la boite crânienne pour sortir.

- MAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAOUUUUUU !!!!

L’animal en furie aperçut alors son ennemi juré, fonçant droit devant lui. Joben n’allait pas résister à sa formidable charge bestiale. Ken n’a plus d’esprit, consumé par l’idée d’avoir perdu sa seule raison de vivre. Son instinct de survie pris le dessus. Le semi buffle courant de plus en plus vite entouré d’un chakra étranger aux personnes qui ne connaissaient pas les Yasei. Il ne contrôlait rien, sa dépense de chakra dépassait l'entendement, Chaque pas fracassait les dalles sous ses pieds. Ivre d'une fureur inégalé. Joben etant le résponsable de l'évanouissement de sa femme. Le monstre dépensait tout son chakra dans cet assaut désespérés.

Spoiler:

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Moi Ken, déclare que dés à présent, mon talent de musicien inondera le monde. Que ma musique atténue les blessures, que mes andante aident à se renforcer, que mon adagio ébranle les cœurs et les esprits. Que mes lento échauffent les amoureux et rajeunit le gâteux. L’Onkyoton réussira là où la guerre VA échouer.


LIVE ONKYOTON DE KEN

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THEME DE KEN



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Meikyû Raizen
Meikyû Raizen

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Lun 24 Jan 2022 - 6:52

Arrivant sur les lieux, deux fois plutôt qu’une, Raizen constata l’état de la situation, percevant en premier lieu les flammes chaotiques qui faisaient écho avec le contexte au reste du carnage actuel.

Voyant promptement Minako, Ken, Hideko ainsi que le principal coupable de la situation, ses iris ne tardèrent aucunement à percevoir l’ensemble de la situation tandis qu’il avait droit à deux angles de vues. Amplifiant ainsi les perceptions multiples à l’égard d’un tel contexte, alors que son trio de transportation le posaient en hauteur sur le sommet d'une structure en béton, son clone s’apprêtait déjà à agir.

Le temps semblant s’être figé l’espace d’un instant, Raizen était arrivé dans un timing suffisant pour voir Hideko sortir Joben des débris, le libérant des flammes destruction de son propre carnage.

Percevant assez clairement la situation, une multitude d'informations défilaient dans l’esprit du Meikyû, fin calculateur. Se remémorant le rapport d’Ikari concernant l’intervention de Joben, mais aussi les rapports faisant écho de son comportement lors du tournoi et qui avaient agit comme facteur décisionnel sur la décision du Meikyû de le conserver au stade de chunin, quelques éléments étaient ressortis, notamment son absence de contrôle sur ses propres aptitudes. Ajoutant à cela le rapport fourni par la jeune Samouraï à la chevelure rosée, plusieurs éléments avaient marqué le Meikyû. Que ce soit le fait de s’être attaqué à deux gamins, le fait qu’il ait attaqué un autre membre du village à l’aide de son clone ou même la nécessité de demander du renfort, Raizen devait jongler avec ce lot d’information, sans oublier qu’il s’était fait passé pour un homme l’homme au chapeau. Comme si ce n’était pas suffisant, il s’était fait arrêté pour son implication dans les affaires de Seijiro, une carte supplémentaire à un dossier déjà bien rempli.

Ne contribuant pas du tout à l’état de la situation, bien que le corbeau avait tendance à voir au-delà des apparences, était-ce nécessaire? Il pouvait certainement voir l’angle d’approche de Joben, personnifiant ainsi l’individu comme étant possiblement un anti-héro ou un rappel de la réalité pour la prochaine génération. Lui faisant plus ou moins penser à Reiko sous certains aspects, le Nara était certainement un shinobi accompli sous certaines facettes. Toutefois, l’instabilité qu’il dégageait était suffisamment pertinente pour remettre en perspective le moindre aspect de son approche.

Si le message était souvent le plus important, la forme qu’il prenait était tout aussi importante. Laissant présager une possibilité de plaisir malsain tout comme de possibles intentions négatives perverses, son avis sur Nara Joben représentait un mélange excessivement chaotique, un message que le corbeau ne pouvait approuver.

Bien qu’effrayant aux premiers abord, le Kazejine était pourtant né dans le voile du chaos, ayant navigué à une certaine époque avec son alter au point aujourd’hui de l'embrasser lorsque nécessaire.

Personnifiant dès lors la représentation même de ce que représentait le phénomène d’ombre. Né dans la lumière malgré lui, il devait aussi savoir se faufiler dans les ténèbres, couvrant ainsi le village des nombreux dangers qu’il courrait.

Si les expériences nourrissaient et faisaient croître les individus, l’apprentissage ne pouvait être le justificatif à tout comportement. Après tout, les Kumojines n’avaient-ils pas déjà suffisamment souffert ou est-ce que de la prison leur souffrance n’avait été que de brefs échos ?

Dans quelles circonstances un tel chaos pouvait-il se produire ? Était-ce pour guider les prochaines générations ou était-ce plutôt pour déverser son fiel sur autrui ? En quoi ciblé des enfants était-il pertinent si ce n’était que pour partager un effet de contamination ? Jusqu'où fallait-il aller pour que l'agressé en vienne à devenir l'agresseur d’autrui voire même son propre agresseur ?

Complexe, il était clair que de sa position, Joben aurait pu faire un carnage beaucoup plus important. Pourtant, le concours des circonstances l’avaient peut-être inhibé ou peut-être était-il la marionnette d’un phénomène que bien des gens ne pouvaient comprendre.

Quoiqu’il en soit, devant un tel contexte, seule l’action pouvait communiquer. Lui qui aimait tant partager le dialogue était certainement coupé de paroles. Or, Raizen demeurait bien plus que cela, voilant sous le couvert de ses mots un esprit aussi froid que bouillant à la différence près qu’il savait équilibrer les choses.

-Hideko ! Fais attention, il est dangereux ! Neutralise-le!

Sachant pertinemment qu’il devait agir, ses paroles résonnèrent afin de donner une fenêtre à Hideko avant qu’il n’envoie son poing vers l’avant. Signe d’euphorie pour certain, une puissante onde de choc se libéra toutefois, se dirigeant à une vitesse éclair en direction de Joben afin de réaliser qu’un seul et unique geste : Le mettre hors conscience.

Si son état était déjà assez grave, représentant un des moyens les plus efficaces afin de garantir que ses clones ne représentent pas une problématique, le Meikyû avait opté pour une solution simple, brève et efficace. Il savait certainement que sa frappe avait la puissance suffisante de tuer. Pourtant, il ne pouvait y aller de main morte sachant que son objectif était clairement de le mettre hors de conscience, mort ou vif.

Pendant ce temps, alors que l’écho de sa frappe venait de se faire entendre, il n’attendit aucunement, avançant sa main du bas vers le haut, comme pour incarner le passage du passif à l’actif. Déployant une violente onde de choc, elle dévasta l’ensemble de la zone de manière à couper toute source de flamme ou trace de discorde, un peu comme le calme après la tempête, ne blessant par le fait même personne sur la place, un peu comme le calme après la tempête, freinant par le fait même la charge de Ken.

Devant Sakamoto Tsunenaga et devant Kumo il avait juré de protéger la population du meilleur de ses capacités. Ainsi, telle était sa décision. Pourtant, il demeurait tout de même attentif à son environnement, ne laissant rien à l’oubliette. Comme si ce n'était pas suffisant, il effectua une nouvelle technique afin d’envoyer une salve de vent en direction de Joben. Celle-ci avait pour objectif premier de venir le saisir s'il arrivait d'une quelconque manière à s'en sortir pour réitérer la nécessité qu'il soit mis hors d'état de nuire. Grâce à son contrôle, il pourrait ainsi s'assurer que l'homme en question ne pourrait s'échapper et poser davantage une menace, neutralisant ainsi l’individu sans rien laisser au hasard.

-Couvrez moi et dites moi si vous remarquez quelque chose aux alentours.

Pendant ce temps, le Meikyû venait de partager des informations aux différentes personnes qu’il avait demandé de le suivre et qui étaient dispersés alors que sans attente, son clône venait de le rejoindre en hauteur, couvrant à côté de lui l’autre partie du village qu’il ne voyait plus en position de surveillance de son regard. Raizen ne comptait rien laissé à l'aveuglette. Au contraire, en dehors du tangible, tout n'était que perception et ça, il le savait. Ainsi, il ne laisserait aucunement la moindre possibilité de doute. Aucune.

Spoiler:




Dernière édition par Meikyû Raizen le Lun 24 Jan 2022 - 8:25, édité 1 fois (Raison : Modification de la nature du poste)
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Ten no Ikari
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Mar 25 Jan 2022 - 23:06




Après les pirates



J'étais resté tellement concentré sur la situation qui se déroulait dans le stade, notamment avec ces pirates, que je n'avais vu que très tard l'agitation qui régnait dans nos rangs. Une agitation qui touchait tous les shinobis mais plus particulièrement encore ceux de la police. Visiblement, mon département était en branle, et cette fois-ci j'étais gravement en retard sur les évènements. Tandis que je revenais à moi, me rapprochant de shinobis qui semblaient se dicter des ordres, j'entendis des brides de conversation. Ces dernières concernaient un shinobi des Nuages qui faisait des siennes, et une fois n'était pas coutume, c'était Joben dont il s'agissait. Sans attendre plus d'informations, je partis immédiatement dans la direction qu'ils désignaient. Au vu du retard que j'avais pris sur la situation, je me devais impérativement de couvrir la distance rapidement.

Les informations que j'avais pu récolter en écoutant les discussions par-ci par-là n'étaient pas clairs. Elles parlaient de deux confrontations bien distinctes, ce qui ne devait pas être possible si seul Joben était impliqué. Avait-il un complice ? Ou alors faisait-il usage de clones ? Dans les deux cas, je me devais de rapidement arriver sur les lieux. Le Nara était un adversaire puissant et dangereux, instable au possible par ailleurs. J'avais prévenu les forces de l'ordre en pensant qu'il saurait se tenir à carreaux...mais visiblement j'avais surestimé la volonté de l'ex-prisonnier d'éviter la prison. Je me dirigeai vers le dernier endroit où Joben semblait avoir été vu à grande vitesse, parcourant la distance rapidement comme je savais bien le faire tout en tentant de récolter le plus d'informations possible. Une bonne partie de nos effectifs étaient occupés à évacuer les rues et à mettre les civils à l'abri pour éviter tout débordement. L'un de mes clones, en disparaissant, m'informa que l'un des deux combats était visiblement fini, mais que le second battait encore son plein. Des shinobis opposaient une résistance face au Nara, ce qui permettait au Kyubu de s'occuper des villageois.

Mais pour ma part, je n'allais pas m'enliser dans cette entreprise. Il y avait bien assez de ninjas pour s'occuper des civils. A la place, je fonçai directement sur les lieux de l'affrontement, arrivant bien tard. Et là, le spectacle qui s'offrait à moi était assez inquiétant. Un grand brasier sévissait sur la place, laissant de la fumée s'élever vers le ciel de manière alarmante. Le Raikage fut le premier homme que je remarquai parmi toutes les personnes présentes. Sa carrure imposante et son charisme radiaient sur le champ de bataille, mais ce n'était pas la seule raison. La plus part des autres personnes étaient gravement blessées. Joben, une autre genin dont je me rappelais difficilement le nom ainsi qu'un autre dans le même cas. Sauf que ce dernier semblait difficilement se maîtriser face à l'état de la demoiselle près de lui. Il entama même ce qui ressemblait à...une transformation ?? Et celle-ci semblait bien plus douloureuse que le fait de s'assimiler ! Hum...un Yasei...? Mais je n'avais pas le temps de tergiverser plus longtemps. Le flot d'informations était bien trop important, mais cela ne me laissait juger que plus urgemment l'intensité de la situation.

Alors qu'un shinobi s'apprêtait à me dépasser pour s'élancer aux côtés du Yondaime, je le retins d'une main sur son avant bras, arrêtant net sa course. Ma poigne était nette et équivoque, sans réelle force mais suffisamment claire pour que le jeune homme aux cheveux courts ne se retourne vers moi inquiet. Cette fois-ci, contrairement à mon habitude, il n'y avait pas le moindre sourire sur mon visage face à l'urgence de la situation.

-Va chercher une équipe médicale...

Alors que je terminais cette phrase, un bruit assourdissant attira notre attention vers le centre de la place. Une onde de choc surpuissante ravageait le terrain, dispersant flamme, bateau, et repoussant aisément l'homme-bovidé qui chargeait vers on ne savait où. La technique ne semblait pas être faite pour blesser, et je me doutais que le jeune homme allait s'en remettre. Mais cela ne changeait rien à la situation. Mon regard se porta de nouveau sur le shinobi sur qui ma main était encore posée.

-...immédiatement !

Il n'y avait pas une seule seconde à perdre, et le shinobi obéit sans poser de questions. Pour ma part, j'activai instinctivement mon chakra qui galvanisa mon corps tandis que mon attention se reportait sur les protagonistes présents. Et par la même occasion, l'attention de Raizen se reporta sur Joben, dont l'était était critique. Toutefois, le Yondaime semblait penser (et certainement à raison quelque part) que le Nara un peu dérangé représentait la plus grande menace ici présente. Et il semblait prêt à l'attaquer à nouveau. Et même si j'étais persuadé que Joben n'était pas la victime dans cette histoire, quelque chose me disait que l'attaque du Raikage risquait de le tuer, et cela me sembla...inapproprié. Mon corps se mouva de lui-même. Avant que personne n'ait pu m'apercevoir ou m'arrêter, je dépassai tout ce beau monde en un instant, en un éclair et atterrit juste aux côtés de Joben. Partagé entre l'urgence de la situation, les risques que je prenais, la méfiance que m'inspirait Joben et l'obéissance que je devais au Raikage, mes décisions furent prisent en un instant.

Une main placée sur le corps de l'ancien prisonnier, un courant électrique parcourait son corps pour pouvoir l'immobiliser complètement, ne lui laissant aucune chance de pouvoir se mouvoir, sans pour autant aggraver son état. A côté de son corps paralysé, j'avais un genou au sol, dans une position de soumission évidente alors que ma tête regardait vers l'ex-détenu mais non vers l'Ombre de la Foudre pour lever tout doute sur un acte de rébellion. Grâce à ma vitesse et à ma charge, j'étais arrivé bien avant la technique qui se dirigeait vers nous à présent, mais les lames de vent poursuivaient leur trajectoire, menaçant de nous taillader sévèrement.

-Yondaime-sama !

Je pouvais certainement les trancher sans la moindre difficulté et nous en prémunir, mais je n'aurais pas eu le temps d'immobiliser par la même occasion le détenu. En faisant le choix d'immobiliser Joben, montrant son incapacité aux autres, j'espérais ainsi que Raizen interrompe sa technique qui visait certainement incapacité ce dernier. Autrement...j'allais sévèrement déguster à la place de Joben. Une fois ce moment passé, je repris la parole, m'assurant bien que le détenu n'avait pas droit à la sienne en bloquant sa tête contre le sol si nécessaire.

-Nara Joben ici présent mérite châtiment, si vous m'permettez de le conduire en prison, là où il a toute sa place s'vous plaît M'sieur.

J'espérais ainsi pouvoir relâcher un peu les tensions et permettre à tout un chacun de se détendre maintenant que les menaces premières étaient à priori neutralisées. J'enchaînai donc rapidement.

-J'ai profité de mon chemin jusqu'ici pour demander d'amener une équipe médicale au plus vite...

Si Joben mourrait d'ici là, je n'allais pas blâmer le sort. Si je lui avais sauvé la vie, c'était uniquement car je préférais au mieux éviter les effusions de sang. Même si je n'étais absolument pas contre le fait de tuer, je préférais que le Nara meure de ses blessures au combat, qu'il s'était apporté par lui-même en quelque sorte, plutôt que d'être ainsi achevé. Car quelque part, je ne voulais pas donner raison à sa philosophie sauvage...


Spoiler:
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Metaru Hideko
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Ven 4 Fév 2022 - 23:14

Le clone qui venait tout juste de sortir Minako des flammes pu contempler avec désarroi toute l’étendue de ses blessures sanguinolentes.

« Tu as perdu beaucoup de sang… » Dit-elle à voix basse. « Il faut que je t’amenène…. »

L’odeur de sang mêlé à celui des flammes et bois brûlé donnait un mélange particulièrement désagréable, un mélange qu’elle put ensuite sentir dans sa bouche, la suie et l’air vicié étant entré lorsqu’elle eut parlé.
Minako ne put se retenir plus longtemps de vomir une bille rougeâtre, qui ne fit qu’inquiéter d’avantage le clone, mais malgré cela, elle parla, déblatérant excuse et propos incohérents, dans les bras de Ken qui, posé juste à côté par l’autre clone, se joignit à elle en courant.

Le second clone venait lui aussi tout juste d’extirper Ken des flammes, pour le poser à côté de Minako. Un Ken qui ne semblait pas blessé au premier regard, mais complètement paniqué, comme en témoigna son discours, son agressivité et surtout son visage, son regard…. Où pour la première fois, Hideko put y lire une profonde peur, qui pour sûr était justifiée, étant donné l’état de Minako, sa partenaire de vie comme de combat.
Paniqué, Ken ne put se retenir de courir vers elle, de la prendre dans ses bras, d’essayer, presque de manière enfantine, de l’aider, de la sauver, de faire ce qu’il pouvait alors que dans l’état, malgré toute sa bonne volonté, il était impuissant. Soudain, des cornes apparurent sur son front, comme s’il venait partiellement de se transformer en démon, ou en animal… comme s’il venait d’être possédé. Le clone, aussi vite qu’elle le put, fonça sur lui, mais il parvint à s’échapper, perdu, puis dès qu’il eut repéré Joben, de tenter de l’empaler. Le clone tenta alors de le rattraper, ce qu’il parvint avant que Ken, ou plutôt ce qu’il restait encore de lui, n’eût arrivé à la semer et elle le frappa violemment de tout son corps pour le faire basculer, le faire tomber sur le côté afin de l’arrêter sans sa course, l’arrêter avant qu’il ne soit trop tard.

Hideko, la véritable, venait tout juste, elle aussi, de se poser avec celui qu’elle venait de sauver : Joben. D’un œil rapide, elle observa ses blessures, nombreuses, profondes, ensanglantées. Soudain, il prononça un Kai, mot qui signifiait qu’il avait été sous l’emprise d’un genjutsu, mais était-ce réellement le cas ? Car Joben eût tôt fait de crier au complot, tôt fait de jurer à la manipulation, au scandale.
Elle ne sut que croire, qui croire. Joben ? Ken ? Minako ? Sonnée par tout ce qu’il venait d’arriver, par le chaos qui régnait tout autour d’elle, elle se prit un instant à douter. Douter de ses amis, douter de ses camarades, au profit de lui, Joben, qui sans nul doute essayait de la manipuler, de se jouer d’elle, comme il s’était jouer de ces hommes et de ces femmes, ce jour-là, quand ils avaient parlé. Quand ils avaient écouté le discours du Raikage.

« Je… »

Elle n’eût le temps de réagir, interrompue, à nouveau, par une apparition. Une aura impériale, une pression presque insoutenable : Raizen. A peine fut il apparut qu’il lui cria de le neutraliser, à peine eût-elle le temps de regarder Joben que déjà, elle vit Raizen préparer son attaque. Soudain, une peur viscérale se prit d’elle, un effroi qui jaillit de ses tripes et fit bouger ses muscles, instinctivement. Une peur qui lui cria une seule et unique chose : fuir.



De toutes ses forces, de tout son être, elle bondit. Pour fuir, pour survivre, face à l’ombre de la mort, une ombre qu’elle avait déjà vue, une ombre qui l’avait déjà touché, une ombre qui avait gravé dans chaque fibre de son corps une peur insoutenable.

Mais tandis qu’elle bondit, un nouveau protagoniste – un dernier – apparu. Ikari qui, plus vite que tout ce qu’elle avait jusqu’à ce jour, fondit sur Joben, alors que le Raikage préparait sa deuxième attaque, que la couperet allait s’abattre sur l’ennemi, acculé, brisé.
Un spectacle de joueurs évoluant à un autre niveau, dans une autre dimension. Pitoyable fuite face à des alliés, des adversaires qu’elle croyait inarrêtable et cette mort, cette faucheuse qu’elle craignait plus que tout.
Une peur qui la replongea deux ans en arrière, dans ce champ, rampante, pleurante, gémissante et surtout, terrorisée.



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Après les pirates Sighid10
Grand merci à Zenjirō pour cette magnifique signature et à Aditya pour ce sublime avatar !
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Nara Joben
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Sam 5 Fév 2022 - 1:21


Il avait fallu qu’ils se rassemblent, encore une fois, contre lui. Après les griefs du tournoi, après les blessures à peine refermées la précédente rixe, Joben, encore et toujours, se retrouvait aux bans de la vie. Nul ne pouvait ignorer toute la colère et la violence qui émanaient de son être ; sans doute était-ce le fruit de longues années d’incarcération, ou bien encore le défoulement d’une pléthore de pulsions trop souvent refoulées, trop bien contenue derrière les barreaux froids qui l’avaient retenu.
Peut-être était-ce encore une déception, celle d’avoir été trahi une fois, et de ne plus être reconnu à sa juste valeur. Au fond, qui sait si Joben n’était pas qu’une âme troublée, désabusée, victime d’un personnage qu’elle avait dû s’inventer pour donner un nouveau sens à sa vie ?
Nul ne le saurait.

Parce qu’ils avaient refusé son repentir, parce qu’ils ne l’acceptaient pas comme il se présentait, un tourbillon de fléaux l’avait emporté dans la course mortelle d’une débâcle sans fin. Voir tous ces plébéiens se ruer sur lui pour lui offrir la mort qu’il ne demandait pas avait quelque chose d’horrifiant, de terrible, et bousculait fort intensément cet esprit déjà fragile, rebut d’un village qui ne l’acceptait plus tel qu’il avait été.
Le passé l’avait scarifié. Mais les cicatrices ne lui donnaient pas droit à la démence, à cette brutalité gratuite, à ces troubles réguliers. Sa mère-patrie l’abandonnait. Il n’était plus chez lui.

Qui était le vrai coupable dans cette histoire ? Ceux qui l’avaient ainsi spolié, ou celui qui avait refusé de changer ? Le conflit, asymétrique, donnait justice à ceux qui protégeaient leurs terres de l’intrus qu’était devenu ce monstre froid que représentait la personne de Nara Joben.

Ce monstre qu’ils avaient créé de toute pièce.

Il songea à cette histoire qui le rattrapait. Il songea à ce destin qui s’abattait fatalement sur lui. Le premier chargeait dans sa direction, transformé en démon hybride pourvu de cornes susceptibles de l’empaler. Déjà s’agitaient tout autour d’autres ombres candidates au ballet mortel qui dévastait le quartier Nara depuis que Joben avait été espionné, puis pourchassé, puis avant qu’il entre en frénésie et qu’il n’achève, de peindre le portrait d’une conclusion qui se voulait, depuis le départ, tragique.
Mais pour être l’auteur de ce grand final, il décida qu’il y laisserait son empreinte. Sa mère-patrie ne le reconnaissait plus. Cette infidélité le foudroya.
Elle avait essayé de le trahir. Ainsi elle devenait son ennemie.

« Vous avez voulu faire de moi un monstre. »

Raizen déployait déjà une technique dont l’intensité et la mortalité étaient effarantes pour quiconque n’avait jamais été accoutumé à se dresser dans une lutte d’une telle ampleur. Mais les doigts de Joben, avec une résolution inébranlable, indiquèrent un signe, puis un autre, avant qu’il ne pose sa main sur un sceau tracé sur son corps.

« Vous en assumerez les conséquences. »

Un rocher vint s’immiscer subitement entre l’onde dévastatrice du Yondaime Raikage et son sujet, dévoilant toute la dantesque puissance des arts Meikyû. Il s’agissait du sceau de guerre et le chaos qui en émana balaya sur son passage nombre de débris de bois, de taule et de bris, avant d’éclater le bloc de roche que le Nara dressa inopinément. Ayant ouvert le chapitre de l’Apocalypse, Meikyû Raizen décréta mettre fin à l’existence de Nara Joben dans un ultime baroud d’honneur, une ode tremblante à la destruction pour qu’enfin tombe le rideau sur l’acte tragique du retour de Joben, qui devait sans doute finir par son trépas. Les débris du bloc invoqués par le Cardinal de la Mort lui explosèrent à la gueule, s’infiltrèrent dans ses chairs et à travers ses plaies, fustigèrent l’homme déjà agonisant pour lui infliger un glas funeste.
Cela n’avait plus rien d’une punition, ou d’une tentative de neutralisation. C’était un homicide. Une réelle tentative de meurtre de la main de fer d’un homme qui ignorait tout, ou presque, de l’être auquel il infligeait l’irrévocable sentence.

Joben survécût à ce premier acte de pénitence. Son corps était criblé de pierres aiguisées comme des lames de rasoirs, ses organes étaient touchés et ses os, défoncés. De son visage, on ne reconnaissait plus rien d’autre qu’une large peinture d’hémoglobine, de brisures, de chair à vif. L’horreur de cette scène était sans équivoque : on le trucidait. Mais tandis que les meurtriers s’ameutaient en pagaille autour de sa dépouille et qu’un éclair fusait près de lui pour interdire l’arrivée d’une nouvelle ode à la mort, tandis que les brumes envahissaient déjà les paupières du ténébreux Nara, des cris retentirent dans Kumogakure.

Des cris d’horreur. Des cris stridents comme ceux de cette infâme Banshee, mais dont le timbre trahissait tant à la fois le désespoir que la souffrance. Les shinobis qui s’étaient rassemblés en ces lieux réaliseraient trop tard l’erreur qu’ils avaient faites en tentant d’exécuter Nara Joben.

Car en commettant cette faute, ils s’étaient rendus coupables de la naissance d’un tueur bien plus horrible qu’eux.

Aux endroits où s’étaient disséminées les Furies de l’Outremonde, celles-là même que le Cardinal de la Mort avait invoqué à divers endroits de Kumogakure, s’étaient tenus des actes d’une telle impudeur qu’il n’y avait de mot pour les décrire. S’employant à respecter les derniers vœux de leur maître, les Furies d’Izanami offrirent à leur déesse la dîme que le Nara avait décidé de prélever dans les rangs kumojins pour faire payer à leurs ninjas leur insolence.

Usant à ce fait de deux techniques particulièrement meurtrières, les Furies avaient déployé de longues framées mortelles qui jaillirent du sol pour découper, déchiqueter, transpercer et empaler de larges fragments de la population kumojin. Femmes, enfants, grands-pères et grands-mères, ces griffes de la mort n’eurent pas d’yeux pour s’enfoncer dans les corps des nombreux innocents qu’elles trucidèrent abondamment. Ce fut un massacre sans appel, sanglant et impitoyable, plus abominable que tout ce que pouvaient redouter les attaquants qui s’en prirent à un meurtrier en devenir en lui donnant, finalement, une raison de se donner le droit de respecter les pulsions qui s’agitaient à l’intérieur de son âme brûlante.

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Et tandis que jaillissaient à l’intérieur des quartiers de Kumogakure des geysers de sang, ultime punition de Joben qui, faute de pouvoir se repentir auprès des siens, trouva dans ce sacrifice de mass les dernières grâces qu’il pouvait offrir à sa Déesse bien-aimée, les paupières du démon se refermèrent sur d’humides sanglots.
Des larmes de regret, peut-être, mais qui ne suffiraient jamais à le pardonner.

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Zaiki Minako
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Sam 5 Fév 2022 - 13:52
De manière fébrile, elle essaye de s’avancer, vers celui contre qui elle s’était battue, depuis quasiment le début. Ce n’était pas de sa faute s’il se passe un tel sacrifice aux yeux de Izanami. Tout est de la faute de ceux qui ont accepté son retour à Kumo. Tout est de leur faute. La faute des autorités qui ont osé le relâcher, lui qui est si dangereux. Mais d’un autre côté, s’il n’avait pas été présent, alors personne n’aurait pu croire ce genre d’actes possible.

« Si je ne vous avais pas provoqué en duel , auriez-vous explosé de la sorte… »

La petite banshee s’est abaissée près de l’officier qu’elle ne connait pas. Grelottant de froid et de peur, elle n’arrive toujours pas à croire en ce qu’il s’est passé. Perdue dans ses repères, elle essaye de se tenir à quelque chose, au bras de son père, qui dès lors avait arrêté de la maintenir pour réaliser des mudras pour créer deux clones d’eau, dont l’un qui va voir Ken et son étrange transformation.

Minako se voit recouvrir de la veste du géant et regarde derrière elle, Ken était repoussé par l’attaque destructrice du Raikage quelques instants plus tôt. Elle fait de grand yeux et pointe son doigt sur Ken, telle une enfant effrayée. « C’est quoi ça ? C’est arrivé quand ? Et les médecins ils arrivent quand pour voir Ken et… »

Elle n’arrive pas à prononcer son nom, elle n’arrive pas à donner le nom de Joben. A la place, la petite fille, tellement frêle par rapport au cardinal de la mort, regarde les vilaines blessures de celui-ci. Ne pouvant pas comprimer les hemorragies avec ses mains au vu des morceaux de cailloux dans ses plaies, elle cherche à le réchauffer en attendant les médecins.

« Je sais que c’est de ma faute si Joben est comme ça, c’est moi qui l’ai provoqué, alors il faut vite le soigner et me punir. Je suis désolée, franchement je suis indigne d’être ninja. Si j’avais pas fais ça personne ne serait dans cet état. J'espère que tout le monde pourra me pardonner, même lui...»

Spoiler:

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"Le crépuscule, tel le royaume des flammes, là où valsent l'ombre et la lumière..."
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Daishi Ken
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Mar 8 Fév 2022 - 22:37
Ken fonçait sur Joben avec une tel rage. Il n’écoutait rien. Ne voyait rien. Rien n’existait à par Joben. Une folie meurtrière montait de plus en plus dans l’esprit du monstre. Tandit que Ken, perdait de plus en plus de son humanité. La douceur, la joie, le rire, l’amour. Tout ses sentiments. Plus rien n’existaient. Plus rien sauf Jauben, et se besoin de le voir mort. Le bovidé pompait de plus en plus l’essence de Ken. S’imposant même physiquement. Ken hurla de plus belle. Les cris humains devenaient des beuglements de fureur. Ken n’existait pas. Il n’existait plus. Joben n’avait aucune chance. Aucune, sauf une seule. Elle s’appella Raizen qui par une rare intelligences fit une pierre deux coups. Le monstre fut repoussé avec une force si grande que son crane percuta une poutre en bois la cassant comme un pique olive.

Tout semblait calme, d’ailleurs Raizen continua ses jutsus comme si de rien n’était. Dans son dos, le monstre secoué parvient à pousser la poutre de bois, secoua son crâne et chanrgea. Non plus sur Joben, mais sur Raizen. La bête chercha à détruire ce nouvel ennemi. Delaissant totalement Joben. Le bovidé traqua Raizen, il le chargea de toute sa fureur. Il avait foi en son héros et ce dernier la trahie. Le monstre ne lui pardonnera rien. Il beugla de fureur. Le monstre dégageait tellement de chakra qu’ une couleur turquoise l’enveloppait doucement, des volutes de flammes froide l’entoura. Le monstre demeura plus ténèbreux en arrivant quasiment sur sa nouvelle proie.

C’est alors que Hideko, à son tour, affronta le monstre. Contrairement au Raikage qui voulait juste le maîtrisé avec un minimum de dégât. Hideko décida d’être un peu plus violente percutant le flan du monstre. Un coup si net que le monstre couina sur le moment. Il se releva cependant une nouvelle fois. Toute fois, moins vaillant. Le monstre touché au flan eu un peu plus de mal a se mouvoir. Il fixa Hideko avec une rage. Une envie de meurtre. Le monstre gratta le sol de défi. Le monstre réfléchi. Il compris qu’il n’avait pas la moindre chance. Le monstre, pour la première fois pris peur.

Une flamme turquoise accroché à une bête noir parcourus alors les rue de Nara, criant sa rage. Beuglant sa peur. Il courra à perdre haleine. Dans une rue voisine. Un enfant, dont les crient attirèrent l’animal, s’enfuit dans une ruelle et se cacha derrière les poubelles. Ken renâcla. Beugla de plus belle. Voyant l’enfant jouer les morts, l’ex shinobi reprit sa course jusqu’a un petit temple à offrande. L’animal l’arracha sans soucis, faisant tomber dans la boue, nourriture et bijoux pour rendre hommage aux morts chez les Nara. La bête accéléra tentant de mettre de la distance entre ses ennemis. Soudain, il reprit son souffle. Un vieil homme avec courage frappa la bête avec un balais le brisant sur son dos.

— VA-T’EN !!!! LAISSE-NOUS MONSTRE !!!! YAAA !!!! YAAA !!!

L’homme tremblait. Malgré sa peur, il agita son morceau de balais comme une lance, menaçant de percer le torse de l’animal s’il approche. Une petite fille se mit à pleurer dans les bras de sa mère. Le monstre se tourna vers son nouvel ennemi, il marchait. Il semblait avoir de moins en moins de vivacité. Son chakra le n’imba de plus en plus de flamme turquoise. Il n’en demeurait pas moins dangereux. Que pourrait faire un vieil homme courageux mais inoffensif devant un monstre entouré d’un torrent de flamme turquoise. De grande flammes sans chaleur. Parfois, quand le chakra dansaient, l’homme pouvait voir un œil remplis de ténèbre et de sang, le fixer. Le familier d’Isanami semblait rire. Dont le mufle renâclait, de plus en plus profondément écouta les consignes de ça maîtresse. Il s’approcha de plus en plus dangereusement de l’auberge. Il gratta le sol prêt à charger et à effectuer son carnage.

_________________
Moi Ken, déclare que dés à présent, mon talent de musicien inondera le monde. Que ma musique atténue les blessures, que mes andante aident à se renforcer, que mon adagio ébranle les cœurs et les esprits. Que mes lento échauffent les amoureux et rajeunit le gâteux. L’Onkyoton réussira là où la guerre VA échouer.


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Meikyû Raizen
Meikyû Raizen

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Dim 13 Fév 2022 - 3:53


Était-ce de la haine ou de la colère ?

Ne sachant pas forcément d'où venait une telle hostilité, elle était pourtant bel et bien omniprésente chez le Meikyû. Le dégoût ayant siégé sur son faciès généralement calme et impassible, Raizen trahissait une colère sourde qui pour une fois n’avait aucune égale en dehors d’une seule et unique variable : sa colère.

De ses iris dorés, un aspect particulièrement sérieux et sombre émanait de son aura, comme s’il était enveloppé de ténèbres beaucoup trop innées et naturels pour être soudain. Il avait un mauvais pressentiment.

Kumo était un échec et devant une telle catastrophe, il n’avait que lui seul à blâmer. Peu importe de quelle manière il retournait la situation dans sa tête, il était l’unique coupable d’un tel fiasco.

Devant les nombreux éléments difficiles qu’avait pu vivre la population, voilà qu’ils se faisaient attaquer de l’interne. Passif, il n’avait su intervenir à temps, devant l’urgence de la situation, mais aussi pour préserver les esprits des soldats.

Tombant ainsi sur l’une des pires situations possibles, en plus de gérer une personne hostile, force était de constater que l’esprit des shinobis portant la bannière de la Foudre était questionnable, voire brisé. N’étant pas du genre à employer l’autorité à titre de gage quelconque de respect, il devait pourtant trouver un bouc émissaire aux gestes de protection de l’électrique, car en ce jour, son sens de la justice personnelle avait contribué à une sentence qui persécuteraient des vies qui n’étaient en aucun cas récupérables, car paralyser était une chose, mais se mettre en travers de son chemin n’était pas adéquat dans une situation ou il y avait de nombreuses vies en danger et plusieurs blessés. Par moment, il fallait savoir faire tomber le glaive du bourreau, aussi difficile soit-il et ce, avant qu’il ne soit trop tard d’autant plus que Raizen n’était pas connu comme étant un tyran, loin de là. Il était un diplomate avant tout qui savait modérer l’emploi de ses moyens en fonction de chaque situation.

Préférant toutefois mettre de côté ses questionnements, notamment sur la décision de sauvetage et de fuite d’Hideko, deux shinobis avaient mis leur vie en danger pour sauver une incongruence qui n’aurait jamais dû mettre les pieds en dehors des geôles. C’en était décevant avant toute chose, autant pour lui que pour eux étant donné les appréhensions du Meikyû qui se révéleraient être une vérité…

-Nous n'avons pas le choix ! Ces clones comptent...tuer

Trop tard. Pitoyable Salvateur, comme toujours, Raizen dévoilait de nouveau à quel point il était loin d’être le dénommé Salvateur auquel tout le monde faisait référence. Bien que la destinée avait décrété cela à travers un concours de circonstances dans lesquels, il avait sauvé de nombreuses personnes, cette fois-ci, c’était au sein de son propre village que l’alter du chaos connaissait son premier véritable échec, un échec qu’il n’apprendrait que trop tard…

-Raizen! Deux attaques plus loin en direction du village. Les clones de Joben sont en train de tuer des civils !

Porteur de messages, et dorénavant de morts, les ailes d’apparence blanches de la Colombe venaient soudainement de se teinter de ténèbres, personnifiant les plumes du corbeau qu’il représentait réellement.

Aujourd’hui, Kumo saurait et verrait en personne le passage de Héros à Zéro : l’éveil du Corbeau.

Inapte à agir devant l’élément qu’il appréhendait tant, si le crave était déjà déçu par la réponse dans sa globalité, ce n’est qu’à ce moment qu’il put à travers son clone voir les ombres perforantes se manifester plus loin devant son inaptitude à faire quoique ce soit si ce n’est d’achever Joben pour faire cesser ce carnage.

Achevant dès lors le despote de sa propre folie sans aucune hésitation, Raizen qui de base n’avait pour objectif que de viser Joben fit bifurquer sa technique de manière à contourner Ikari en ne ciblant que le Nara en réitérant de nouveau l’emprise meurtrière de sa technique sur lui avant de prononcer des paroles.

-Les clones de Joben sont en train de tuer des innocents, nous devons l’arrêter immédiatement !!

Prononçant des paroles qui de base révélaient l’inquiétude s’étant transformé en prophétie autoréalisatrice, Raizen devait prendre en main son rôle de commandant avant qu’il ne soit trop tard.

Dès lors, alors que Minako tentait de s’approcher dangereusement de la dépouille d’un cadavre et par le fait même de la technique qu’il avait de base déjà manifestée et qu’il conserverait jusqu’au décès de celui-ci, le Meikyû poursuivit.

-Ikari, Hideko, éloignez Minako du cadavre et contrôlez Ken ! Qu’une poignée d’entre vous sécurisent les lieux.. À tous les Eisei-nin et une poignée d’entre vous , dirigez-vous vers la Forge et la Bibliothèque pour aider les victimes ! Maintenant ! Des vies sont en danger et il y aura surement des morts !

Pris par surprise et résonnant sur l’écho des cris des hurlements, il était impossible pour Raizen de protéger les gens plus loin à cette distance alors que la zone était clairement hors de portée autant pour lui que pour son clone qui sécurisait l’arène de base. Pourtant, il avait préalablement demandé, deux fois plutôt qu’une avant même d’arriver en ces lieux, d'adopter une sécurité de zone afin de couvrir le village du meilleur de leurs fonctions et aptitudes. Ainsi, il ne pouvait pour le moment que faire confiance à ses commandements qui pour la peine avaient été justes en dehors de la fatalité qui venait de se produire.

Espérant par le fait même que d’autres avaient su minimiser les dégâts, le Corbeau ne pouvait qu’avoir confiance, car même dans les ténèbres, il devait conserver sa voix, et ce, jusqu’à la fin. Comme dit, rien ne serait laissé à l’aveuglette, rien du tout.

Composant dès lors quelques mudras avec son clone afin d’y effectuer deux clones supplémentaires, le premier se dirigea vers la bibliothèque tandis que le second se dirigeait vers Joben. Pendant ce temps, le clone qui avait initié la technique couvrait encore les arrières du Meikyû, lui servant de second regard, mais aussi de source de communication sur l’état de la situation.

Dès lors, le clone du Meikyû qui se dirigeait vers Joben ne tarda pas, utilisant à son tour une technique similaire visant à faire pleuvoir cette masse de vent autour du corps de celui-ci alors qu’il s’approchait graduellement du corps. Contrôlée avec précision par le Meikyû, cette technique avait pour avantage de lui permettre de ne cibler qu’une seule personne. Ainsi, à moins d’être suicidaire, il était conscient que seule une personne comptait subir les frais d’une telle offensive, détruisant ainsi la moindre once de vie qui pouvait sommeiller chez le Nara à commencer par sa tête.

Brandissant par le fait même la colère du vent Kazejine sur le porteur de malheur, cette version de Raizen semblait beaucoup plus sérieuse, voire même dissonante. Manifestant dans tout son sérieux l’existence de son alter, toute la personnalité d’Hachiman était éveillée, comme quoi, même dans le chaos, il existait une certaine cohérence, comme il avait pu le mentionner à Hideko.

Ainsi, son clone s’approchait à la course, s’assurant ainsi que personne ne puisse s’approcher du cadavre ou du corps. Après tout, rien ne pouvait être mis de côté. Si Joben s’était présenté à la base comme un lieutenant de l’homme au chapeau, nul de savait si sa personne ne finirait entre les mains du fils de Kojima. Par le fait même, Raizen connaissait une règle d’or lui permettant de contenir une telle calamité, un élément qu’il ne connaissait que parce qu’il était lui-même, un maître des morts… De ce fait, une fois décédé par cette pluie, si ce n’était pas déjà le cas, il comptait sceller le corps afin que nulle ne puisse y avoir accès.

Y ayant déjà trop de victimes, le corbeau aux ailes ténébreuses savait pertinemment que n’importe quelle victime représentait un échec qu’il affronterait publiquement lorsque ce serait le temps. La population s’étant tout récemment remise de la chute de Kumo, de possibles deuils allaient revenir, animant ainsi un sentiment aussi négatif que craintif qu’il ne pouvait traiter pour le moment.

L’heure était encore à la guerre, une mince surface de ce qu’il avait déjà connu à travers de nombreuses reprises. Ainsi, il espérait que les Kumojines sauraient réagir adéquatement dans une situation de crise comme celle-ci, car ce n’était que de brèves prémisses face à ce qu’ils allaient tous devoir affronter dans la Grande Guerre qui se préparait.

Pour le moment, tant qu’il y avait encore des vies en danger et en jeu, ils ne pouvaient encore se permettre de penser au futur. Pourtant, les prémisses du passé refaisaient soudainement surface, lui faisant comprendre pourquoi le pouvoir de l'équilibre lui avait été refusé et pourquoi il avait hérité de cet héritage : L'héritage du corbeau, celui du messager de la mort.

----------------------------------------------------

Se dépêchant déjà sur les lieux, le dernier clone de Raizen espérait sincèrement que les dégâts n’étaient pas trop élevés et que les unités qu’il avait déployées avant d’arriver en ces lieux tout comme la sécurisation du village en périmètre de zone avaient su minimiser les dégâts. Après tout, que ce soit Keisuke ou le Kyuubu, des gens compétents devaient avoir diminué les causalités voire neutraliser les clones qui à la moindre perte de conscience étaient nés pour disparaître…


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