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Savoir où mettre les pieds [OTERASHI YANOSA]

Borukan Aragi
Borukan Aragi

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Sam 4 Déc 2021 - 22:01
Le I, dit le sanglier
Le Tatsu, dit le dragon
Le Tora, dit le tigre

Yôton, technique des poings magmatiques!” Criais-je avant de me lancer sur les différents modules de pierre d’entraînement devant moi. On y trouve des poutres, des colonnes et aussi des pantins d'entraînement cachés parfois. D’une charge digne d’une bombe, je me retrouve sur la première poutre en hauteur, courant de toute ma vitesse pour finalement concrétiser ma course d’un saut dans les airs pour éviter un obstacle simple devant moi. Un sifflement sile soudainement à mon oreille, chanceux, je remarque un dard passer tout prêt de moi dans les airs. Je retombe sur mes jambes pour continuer mon avancée, maintenant, je sais que je dois être prudent. Je me lance une nouvelle fois pour venir frapper de mon poing en fusion l’un des mannequins de paille, ce dernier, vu de ce qu’il est composé, est démantibulé et se met à brûler suite à mon passage. Une légère douleur me surprend à la joue cependant, ai-je été touché par quelque chose? J’ai rien vu venir pourtant. Sans prendre le temps d’observer, de comprendre ou de vérifier ma blessure, je saute vers les prochains défis, tombant sur la pointe d’un pied sur le dessus de la première colonne, je me propulse vers la prochaine et ainsi de suite, tâchant ne pas perdre mon équilibre, je termine mon dernier bond vers le pont devant moi. En face se trouve une cible que je dois venir détruire rapidement, c’est trop facile, mes poings brûlent, ils détruisent, il ne suffit que de la frapper, une… seule… fois…


Avoir baissé ma garde me vaudra alors l’échec du parcours. Dans les airs, mon ventre se fait soudainement frapper de plein fouet par un projectile qui stop violemment mon avancée. Je n’imaginais pas les poutres si hautes, en tomber m’en fait alors prendre conscience, c’est non seulement douloureux, mais surtout humiliant. J’étais pourtant rapide et fort… cet échec est tout sauf juste et cela me frustre. Je suis couché sur le dos, j’ai l’impression d’être encastré dans le sol et mes mains dégagent une fumée noire. Je soupire, désespéré, mais d'où est venu ce projectile. Je passe ma main sur mon ventre, je ne semble pas blessé, j’ai surtout l’impression d’avoir reçu un coup de genou directement dans l’estomac. Pour ce qui est de mon visage, lui, j’ai l’impression qu’il a été éraflé, mais sans plus. Je me redresse alors lentement, secouant mes vêtements, je décide de recommencer à nouveau. Pas vrai que je vais me faire prendre à nouveau par ces pièges de débutant.



Directement sur la gueule, je me mets à tourner sur moi même en étant sonné de plein fouet, la chute est encore douloureuse. Un autre essaie, mais cette fois c’est directement sur la jambe que je reçois le projectile alors que celle-ci devait me servir de support sur une poutre, encore une fois, la chute est douloureuse. Les poings encore sous l’influence de mon chakra, j’ai mal aux muscles et je reste aplati sur le dos, le regard pointé vers le ciel, désespéré, frustré, en colère. Je dois m'entraîner davantage, mais j’en ai perdu la motivation et ma confiance pour aujourd’hui, c’est à ce moment qu’un craquement se fait entendre, je tourne la tête vers l’endroit d'où vient le bruit, vue ma hauteur, c'est-à-dire, par terre, je ne vois que deux jambes s’approcher de moi, en marchant.
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Oterashi Yanosa
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Mar 7 Déc 2021 - 0:23
Il y avait les bons jours. Ceux où la douleur semblait s’effacer derrière le voile des missions et des combats, durant lesquels le flot des événements gardait une telle cohérence que chacun se trouvait indissociable des autres et formait une trame fluide et unie. Et puis il y avait les mauvais jours, comme c’était présentement le cas. Ceux qui voyaient les nerfs de l’Oterashi mis continuellement à vif, sans échappatoire, sans le moindre répit, et qui en venaient à éroder sa patience et sa mesure plus encore qu’à l’accoutumée. Ces souffrances qui irradiaient de ses cicatrices pouvaient servir de carburant primitif à sa colère, et incidemment à sa résilience en combat : sans bataille à mener, toutefois, le circuit bien huilé fuyait allégrement, dénué de déversoir où relâcher toute cette énergie. Et faute de défouloir digne de ce nom, c’était finalement dans les airs que le guerrier de pierre trouvait le plus souvent du réconfort, comme il le faisait en cet instant prévis en se laissant bercer par les vents.

Parfaite antithèse de sa nature profonde, tel le Ying de son Yang, les courants éoliens portaient son corps allégé au gré de leurs caprices, si haut dans le ciel qu’il eut semblé être une variété de rapaces en vol quasi-stationnaire. Baloté ainsi, l’Oterashi avait l’impression de voir son corps meurtri lavé de ses tourments, exempté et extrait des affres de la Terre avec laquelle il entretenait pourtant un lien si fort. Mué par les vents, le Chûnin sentait un élan de paix et de liberté s’emparer de lui, et si avoir conscience du caractère éphémère de ces instants l’empêchait de s’y abandonner, cela ne l’empêchait pas pour autant de les savourer.

Lorsqu’il finit par sortir de cette forme de transe aérienne, Yanosa se rouvrit à ses autres perceptions, observant les horizons du sol et de ses reliefs. L’Académie, songea-t-il. Bien des shinobis s’y entraînaient, et ce presque à toute heure de la journée, mais alors que le Tellurique amorçait lentement sa descente en captant à tour de bras dans sa mémoire les signatures de chakra des personnes environnantes, une en particulier capta son attention. Portant son regard dans la direction de ce chakra bouillonnant, l’Oterashi aperçut alors la silhouette du Borukan qu’il avait récemment rencontré, et qui s’élançait au coeur d’un parcours d’obstacles aussi rudimentaire qu’impitoyable. Infléchissant sa trajectoire, Yanosa continua à observer, ombre dans le ciel, détaillant du regard les différents éléments qui composaient le parcours, suivant les mouvements plein de coeur et d’imprécision du dénommé Aragi.

Ce dernier s’élança, un projectile le cueillit à la jambe… et il chuta non sans maladresse, le dos contre le sol rocailleux. Dans le même temps, le guerrier sans visage atterrissait lestement et sans bruit quelques mètres plus loin, faisant peser le poids de ses iris rougeoyantes sur le corps étendu du Borukan. D’abord sans un mot, impassible, il approcha alors de quelques pas avant de finalement s’arrêter à deux mètres environ de la tête du jeune homme.

« ...Et tu comptes en rester là ? »

Quelques nouveaux pas, sur le côté cette fois, tandis que le regard du guerrier sans visage passait une nouvelle fois en revue les modules utilisés par le Genin pour s’entraîner.

« Si tu abandonnes aussi vite face à quelques projectiles et des mannequins… je vois mal un gradé accepter de te prendre avec lui en mission. Tu y mets du coeur et de l’énergie… Mais sans technique, tu n’arriveras à rien. »

L’Oterashi s’arrêta, se postant cette fois face à Aragi en tâchant de le regarder dans les yeux.

« ...Est-ce donc ça aujourd’hui, le clan Borukan ? Celui qui a gardé le secret de Yonbi si longtemps… ? Je ne peux pas croire que tu sois de la même lignée qu’Akimoto… Certains… feraient mieux d’abandonner la vie de shinobi. »

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