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Au milieu de la guerre civile [Pv. Natsumi]

Chinoike Katsuko
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Lun 20 Déc 2021 - 17:15
Sortant de la terre après s'être éloignée discrètement du pont Araho et avoir mit une seconde technique de camouflage pour s'assurer que personne ne pourrait la pister aisément, surtout pas ce trio d'enfoirés de Shinrins, l'informatrice s'assit sur le côté de la ruelle où elle avait débouché. Il lui faudrait encore parvenir à atteindre l'hôpital qui était à quelques rues de là, alors que des escarmouches avaient lieu un peu partout autour d'elle dans ce climat de tension omniprésente.

Un fort bourdonnement résonnait dans toute la ville, n'arrangeant rien à la situation. Après quelques instants, elle vit même quelques abeilles lui passer devant. Fronçant les sourcils, la jeune femme se rappela alors de cet homme qu'elle avait aidé il y a de cela plus d'un an avec Seichi. Aburame Fukuo. Il se disait être un membre important du clan et il était accompagné d'abeilles. Était-ce lui ? Était-ce sa signature, ou alors était-ce simplement un autre membre de son clan ? Ou une technique liée à plusieurs d'entre eux ? Quoi qu'il en soit, c'était l'oeuvre des Aburame, il n'y avait aucun doute. Elle avait suffisamment cotoyé le jeune Aburame de Seichi pour avoir globalement compris comment fonctionnaient ces gens. D'ailleurs, ils étaient assez particuliers, car jamais elle n'aurait supporté ne serait-ce qu'un instant d'avoir des insectes avec elle en permanence, qui plus est s'ils étaient dans sa chaire. Non, cette pensée était totalement horrible, autant la chasser immédiatement.

Prise d'un frisson, la Chinoike détacha alors son katana de sa ceinture, le laissant dans son fourreau pour s'en servir comme d'une canne. Péniblement, elle se redressa, s'appuyant sur le mur contre lequel elle s'était posée. Après une longue minute, la jeune femme aux yeux carmin était debout. Observant un côté puis l'autre, relâchant enfin sa dissimulation chakratique qu'elle ne pouvait de toute façon plus tenir bien longtemps à cause de ses faibles réserves, elle se remit en marche, s'aidant tant du mur que de son katana.

Boitant ainsi avec difficulté, la vampire passa les rues et les ruelles qui la séparaient de sa destination, l'hôpital. C'était là qu'elle voulait retourner. C'était là qu'elle pourrait retourner se reposer. Elle doutait que ces trois là ne débarquent pour l'attraper, qu'ils tentent de venir pour l'achever ici, au milieu des autres blessés de la Calamité. Non, ici, elle était tranquille. Maintenant, elle ne pouvait qu'espérer qu'Ayuu s'en sorte et parvienne à arrêter cette folie. Ou au moins qu'elle puisse s'enfuir si ça tournait mal pour elle.

Arrivant enfin aux portes de la bâtisse, à bout de souffle, avec peu de chakra pour l'aider à tenir, elle s'effondra dans le hall, s'appuyant sur l'une des chaises qui étaient là pour les patients et les visiteurs.

Souffle court, la vision trouble, la kunoichi indépendante ne comprenait plus réellement ce qu'il entourait. Au milieu de cette guerre civile, elle avait besoin de paix, de repos. De temps pour se remettre. Et éventuellement un peu de soins. Sa jambe lui faisait terriblement mal. Vivement qu'on lui mette une prothèse... Elle était si faible, si fragile dans cet état. Elle était pitoyable même.

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Harusame Natsumi
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Lun 27 Déc 2021 - 22:44




La guerre; un cauchemar au goût de déjà-vu.
Ce n’était pas mon premier contact avec la folie guerrière des shinobis du Teikoku. Oh, ça non ! Peuple rancunier animé plus souvent qu’autrement par leur désir de vengeance, j’avais fait les frais de leur goût pour la violence le jour où le Feu avait osé braver la Foudre. Dans ce chaos sanglant qui avait ébranlé les murs de la cité kumojine, j’avais payé de ma chair le prix de cette insatiable soif de conquête hijine, qui, telle une effroyable créature dévorant avec avidité les corps et les villages, s’était emparée de ma défunte jambe droite pour ne jamais me la rendre. Victime collatérale de cette pièce de théâtre aux allures belliqueuses, je vivais aujourd’hui avec les stigmates de cet assaut carnassier, désormais prisonnière du joug d’un membre tout de bois et de métal et de douleurs fantômes m’accompagnant jour après jour, comme un triste rappel de cette insouciance qui m’animait autrefois.

Suivant ce jour sombre, ma vie ne s’était pas le moins du monde améliorée. Les mentors toxiques s’étaient malheureusement succédés. Enrôlée de force durant l’annexion de Kumo par une femme des plus sadiques ayant un fort penchant pour la violence psychique, il s’en était fallu de peu pour me voir basculer, dans mon entièreté, du côté obscur de la force. Avec un poil plus de malchance - et une présence comme principale héroïne ou vilaine au sein de la légendaire oeuvre de fiction shinobiesque se déroulant aux confins de la galaxie connue, pew pew pew - il aurait été aisé pour moi d’obtenir le titre de Darth Natsumi et de me transformer en individu edgy. La chance, ou le Chakra, avait heureusement été de mon côté cette fois-ci. Car voyez-vous, après un court, mais terrible, séjour entre les frontières du pays du Fer et mon arrivée officieuselle (oui, oui ! Officieux + officielle = Officieuselle), ma geôlière s’était tout simplement… évaporée dans la nature. Pouf ! Magie ! Sans famille aucune au sein de ma terre natale - du moins, à ma connaissance - et en l’absence de guide pour m’aider à tracer ma voie, j’avais décidé de délaisser ma formation en arts samouraïs pour me rapprocher des mes aspirations les plus profondes et les plus intimes. Un vieux rêve que je nourrissais depuis belle lurette, alors que je n’étais qu’une stupide genin joufflue et ô combien maladroite. Un vieux rêve qui avait su motiver ma meilleure amie de l’époque, la charmante Medyusa. Une demoiselle au comportement reptilien, mais au cœur sur la main, animée par l’envie d’apporter soins et réconfort à ses amis, à ses proches, que dis-je, à tous ceux qui en étaient dignes. Un vieux rêve, tissé à même mon désir d’aider les autres : l’apprentissage de l’iroujutsu.

Bientôt, je trouvai les ressources, le courage d’agir activement en ce sens, de m’impliquer malgré ma situation périlleuse. Je devins apprentie, une toute petite stagiaire au sein de l’hôpital d’Urahi.

Oui, après un passage à vide, à m'apitoyer sur le sort que la vie m’avait réservé, j’avais décidé de me relever. Dans ce torrent de malheur sous lequel je pensais régresser, succomber, étouffer au point de croire que j’allais m’y noyer, j’avais su retrouver un peu de cette liberté de rêver. La noirceur des abysses était devenue ma source d’oxygène, et les quelques rayons de lumière qui parvenaient, par intermittence, à pénétrer la pénombre, s’étaient métamorphosés tels d'innombrables aiguilles de compas, pointant toutes dans une seule et unique direction. Une direction vers laquelle j’avais décidé de me diriger, de nager.

Désormais, avais-je pensé, peu importe les vagues qui allaient se fracasser sur mon visage, j’allais, envers et contre tous, arriver à destination. Oui. Un jour. Peut-être...

Car la vie possédait ce talent unique de me replonger vers mes démons intérieurs, les épisodes traumatisants, lorsque je tentais de me dépasser.

Cette guerre civile, à la saveur amère de déjà-vu, avait éclaté au sein du village impérial. Dans les rues, le conflit s’envenimait, les cadavres s'empilaient. Une mer de sang et de larmes comme on en avait rarement vu, au centre d’une forteresse née des cendres de la précédente. Urahi, capitale de l’Empire du Feu, succombait petit à petit, consumée par ses propres flammes. Un véritable enfer.

Derrière les énormes portes closes du sanctuaire de la médecine, la situation ne différait pas. Des blessés, des victimes du conflit, s’y entassaient déjà en quantité industrielle. Les lits manquaient déjà, le matériel aussi. Des plaies béantes, en passant par les morsures de ninken ou les piqûres d’insectes, de simples brûlures aux viscères arrachés ou aux membres amputés, il y en avait pour tous les goûts. Tout le personnel s’affairait à répondre à la demande, sans jamais suffire. La sueur coulait en abondance et le sang, lui, autant que la sève s’échappait des chalumeaux des érables à la venue du printemps. Dans toute cette effervescence, dans ce bouillonnement constant, le sirop qui en émanait, pourtant, n’avait pas cette douce saveur sucrée capable d’égayer les cœurs. Il était épais, poisseux, désagréablement âpre. Il empestait la souffrance et la haine. Il n’était que mort et désolation.

Pour ma part, je m’y sentais bien impuissante. Je n’avais qu’une seule et unique envie : fuir loin, aussi loin qu’il m’en aurait été possible. Fuir, et rentrer à la maison, à Kumo. Ma famille, mes parents et mon grand frère me manquaient terriblement. Un bol de nouille, au restaurant familial, le Panda Unijambiste, m’aurait fait un bien fou. Malheureusement, j’étais ici. Et j’avais un devoir à accomplir : Surveiller l’état global des patients, changer leurs pansements imbibés de liquide biologique carmin, leur apporter une présence que j’espérais, du moins, rassurante et chaleureuse, tout en faisant fi de cet état de panique qui me pendait au-dessus du nez… Je tentais, je vous le jure, de remplir de mon mieux le rôle qui m’avait été confié... Je vous le jure…


« Je… Je reviendrai b-bientôt. Je… Je vais v-vous chercher un peu d’eau, d’accord? »

J’étais en quête d’un verre, passant à proximité du hall, lorsque je vis cette jeune femme à la chevelure rosée passer l’entrée du bâtiment en titubant, pour ensuite s’écrouler pitoyablement avant de se rattraper, miraculeusement peut-être bien, contre l’une des chaises adossées contre le mur. Sans attendre, je m’approchai précipitamment, laissant de côté le contenant toujours vide, et mes envies illusoires, pour me concentrer uniquement sur la nouvelle venue et son état. Posant doucement mes mains sous ses épaules, je la supportai tant bien que mal tout en quémandant l’aide d’un médecin. Puis, je posai mon regard dans le sien. Ses jolies prunelles rubicondes, bien qu’à couper le souffle, semblaient ne pas capter ma présence. Était-elle seulement encore consciente?

« Ma… Mademoiselle ? V-Vous allez bien? »

Question idiote : évidemment que ça n’allait pas, mais je me devais de m’assurer de sa présence parmi nous, d’évaluer, bien que de manière superficielle, son état de conscience.

« Je… Je suis là, n-ne vous en faites pas! N-Nous allons prendre soin de v-vous… »

Un lit de fortune, fabriqué à l’arrache à l’aide de caisses empilées et de coussins plus ou moins confortables, fut rapidement monté dans une pièce adjacente afin d’accueillir la patiente. Les eiseinin s’affairèrent ensuite à soulager sa douleur, à soigner, de leur mieux, les blessures ayant pu lui être infligées et à lui insuffler un peu de ce chakra salvateur, après quoi, ils quittèrent la pièce en quête d’une prochaine âme à guérir. L’activité ne dérougissait pas. L’enfer avait encore de nombreuses victimes à produire.

Quant à moi, je ne pouvais pas la laisser en plan aussi vite. Sa jambe gauche disparue ne me laissait pas indifférente. Elle était, après tout, un peu comme moi, non?

Tremblotante, le corps parasité de soubresauts nerveux, j’abandonnai temporairement la présumée kunoichi en quête d’un peu d’eau et d’une serviette propre, que je mouillai aussitôt de retour auprès de celle-ci. Essorant quelque peu le tissu humidifié, je l’appliquai avec délicatesse sur le front de la demoiselle avant de prendre place sur un banc à proximité et de lui chuchoter quelques mots.


« Je… Je suis Natsumi. G-genin et apprentie eiseinin. S-Si vous avez besoin de qu-quoique ce soit, j-je suis là. »

Une nouvelle prise de contact, un nouveau lien potentiel. Pour le meilleur, ou pour le pire..?

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Chinoike Katsuko
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Mar 28 Déc 2021 - 22:03
Alors qu'elle entrevoyait à peine les silhouettes qui arrivaient vers elle, la kunoichi entendit quelques voix. D'abord une qui semblait s'adresser à elle. Elle voulait lui répondre mais aucun son ne sortit de ses lèvres. Comment ?.. Comment avait-elle pu devenir si faible ?.. Tout ça à cause d'une maudite jambe qu'elle avait coupé sans même hurler de douleur. Sa volonté, sa force était pourtant bien présente ! Et maintenant... Voilà qu'elle n'arrivait plus à parler. Qu'elle ne se tenait plus debout. Elle était misérable. Pathétique.

Neiko sentit alors qu'on la soulevait, qu'on la plaçait sur ce qui semblait être un lit. À vrai dire, elle n'était même pas particulièrement blessée. Elle était surtout épuisée. Et sa jambe gauche avait disparu il y a de cela quelques jours maintenant. Elle n'avait quasimment plus de chakra, plus d'énergie à employer pour rester éveillée.

Enfin, c'est ce qu'elle croyait. Rester allongée avec des soins qui lui furent prodigués et rapidement sa vision se stabilisa. Son ouïe revint. Elle était de retour dans la conscience. Elle reconnu la voix qu'elle avait plus ou moins entendue avant de manquer de s'évanouir totalement. La fraîcheur sur son front aida elle aussi, lui permettant de retrouver un certain calme dans cette tourmente. Tournant légèrement la tête pour regarder la jeune femme qui venait de prononcer ses mots, la kunoichi indépendante mit de longues secondes à respirer profondément avant de parvenir à répondre.

« Chinoike Katsuko... Je suis une indépendante et... J'ai aidé vos collègues contre le mort-vivant qui a tenté de s'en prendre aux ruines de Shîto. Et là... J'ai voulu éviter que certains ne s'entretuent dehors... Mais ça n'a pas bien marché je crois... eheh... J'ai dû utiliser... Un peu trop de chakra... Dans mon état... »

Prenant le temps de respirer, fermant les yeux quelques instants, la demoiselle aux cheveux roses essaya d'enchaîner.

« Vous savez ce qu'il se passe... Exactement ? J'ai cru comprendre qu'il y avait... un soulèvement mais... C'est flou... Pourquoi est-ce qu'ils doivent toujours finir par tenter de s'entretuer... Plutôt que de discuter comme des êtres humains civilisés... »

Laissant son esprit filer un peu avec les informations que lui avait donné la jeune femme sur qui elle était, la vampire parvint rapidement à la conclusion qu'elle n'aurait pas la possibilité de lui demander de s'occuper de sa prothèse. Ce n'était pas quelque chose qu'un débutant pourrait faire. Comme c'était rageant de ne pouvoir qu'attendre que des médecins suffisamment expérimentés arrivent. Cela faisait déjà un moment maintenant qu'elle avait l'impression d'être comme une lionne en cage. Les circonstances étaient bien différentes, mais elle se sentait prisonnière comme elle l'avait été à Iwa il y a de cela un an environ.

« Vous voulez bien... Rester un peu... Et parler... Ou vous avez trop de travail ?.. »

Elle avait besoin de compagnie. Et elle voulait aussi en apprendre plus de la part de cette apprentie qui saurait peut-être des choses sur ce qu'il se passait dans cet hôpital et pourquoi personne n'était foutu de trouver un irounin capable de les soigner réellement. Elle aurait rêvé de pouvoir retrouver sa véritable jambe, mais là encore, elle doutait que ce soit possible désormais. Si elle l'avait espéré au début, et c'était ce pourquoi elle avait envoyé une lettre à Aimi à ce moment là, elle y croyait de moins en moins.

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Lun 3 Jan 2022 - 21:45




Par-delà l’embrasure de la porte menant à la petite pièce au sein de laquelle nous nous trouvions, l’ensemble du corps médical de la cité militaire s’était mis en branle afin d’éradiquer les conséquences de ce bain de sang. Dans un brouhaha incessant, entremêlé de hurlements de détresse et de sanglots sonores, le personnel soignant allait et venait tels d'innombrables fourmis paniquées grouillant de manière désordonnée au centre d’une fourmilière ravagée par le tumulte extérieur. Instruments divers et bandages imbibés d’hémoglobine entre les mains, victimes défigurées aux douleurs exacerbées, il ne manquait plus, à cette scène chaotique, qu’une véritable mer de flammes pour que l’on puisse s’y méprendre avec l’enfer.

Un milieu totalement inapproprié pour le confort et les soins. Et pour le repos de la vermilion déposée à mes côtés.

Car celle-ci, dans toute sa faiblesse, nécessitait un peu de calme afin de retrouver ses sens, de récupérer ce qu’il lui manquait d’énergie afin d’être remise sur pied. Outre le chakra partagé et le confort relatif d’un lit bancal, la porte, que je vins aussitôt refermer suivant l’épisode de la serviette trempée, tamisa quelque peu l’écho assourdissant du conflit qui s’envenimait. Et me permit d’apprécier les premiers mots de celle qui se révélait à moi comme indépendante.


« Chi… Chinoike Katsuko... »

Répétai-je machinalement, comme pour en graver la prononciation mélodieuse en mon esprit. En un ou deux pas claudiquant, je regagnai place au chevet de l’alitée, offrant un timide sourire à celle qui s’éveillait à nouveau au monde.

« M-Mes… collègues, hein… » soupirai-je amèrement.

Passant en revue les quelques bribes d’informations transmis par cette kunoichi inconnue, dont certains éveillant ma curiosité, je me penchai vers la patiente, mouillant de plus belle le petit bout de tissu réchauffé par le contact de sa peau, avant de le positionner doucement sur son front.

« Comment vous… vous sentez-vous? P-pas de douleur, nul… nulle part? Dressant l’index et le majeur, je lui montrai ma main. Vous… Vous voyez ma main? C-Combien de doigts..? »

Un bref examen, empreint d’empathie et, surtout, de compassion pour une victime de plus. Un examen qui se solda, bientôt, par de nouvelles paroles issues des lèvres de la rouge demoiselle. Pourtant, face aux interrogations de la femme aux prunelles rubicondes, j’esquissai l’ombre d’un malaise naissant. Des doigts qui se tordaient, un regard bas et las. Un ton sombre, inspirant le dédain.

« M-Ma terre natale a connu bien des c-conflits sanglants… Et des guerres civiles. Ce n’est… C’est n’est ni la première…  Ni la dernière. »

J’exhalai bruyamment par le nez, la mâchoire crispée et la tête penchée, tandis que les doigts de ma dextre empoignaient le pantalon de mon uniforme militaire. Légèrement retroussé afin d’éviter les accrocs liés au mouvement de ma prothèse, il se faisait le symbole de la folie meurtrière des teikokujins.

« Ils ne savent pas discuter. Ils… Ils ne connaissent qu-que la violence, la haine, la v-vengeance, comme réponse à leurs… à leurs maux. N-N’espérez pas leur faire entendre r-raison.  »

Mon venin enfin craché, mon regard céruléen s’échoua sur la silhouette à la peau claire, je compris que mes paroles pouvaient être le vecteur de plus d’un ennui à mon égard. Aussi tentai-je de me rattraper :


« P-Pardon, ce n’était pas… t-très professionnel d-de ma part, admettai-je, un sourire bienveillant chassant mes propres démons. B-Bien sûr que je peux rester ! T-Tenir c-compagnie, ça fait aussi p-partie des soins, non..?  »

À peine ces propos tenus qu’un homme pénétrait la pièce, enfonçant sans ménagement la porte close. Un lieutenant, au vu de son apparence. Observant d’abord d’un œil inquisiteur la Chinoike, il me dévisagea brièvement ensuite, s’avançant d’un pas résolu vers la blessée. Pour le bien de celle dont j’avais la garde, il me fallut m’interposer.

« L-Lieutenant, c… cette femme à b-besoin de repos, v-vous ne pouvez-pas… »

Et, l’espace d’un instant, je vis noir. Sans crier gare, la bordure d’un gantelet métallique fit éclater ma lèvre inférieure.

« Hors de ma vue, kumojin ! Tu devrais apprendre à rester à ta place, grogna-t-il, acerbe. Si ça ne tenait qu’à moi, tu croupirais déjà au fond d’un cachot… ou ta tête sur une pique. Dégage. Maintenant. »

Sans me faire prier, je m’exécutai, la main contre la bouche,  jetant une œillade à la kunoichi, comme un ultime appel à l’aide… avant que le gaillard ne fasse claquer la porte.

Comment connaissait-il mon identité? Que voulait-il à cette femme? Que cherchait-il à obtenir? Rien de bon, certainement. Je ne pouvais pas la laisser à sa merci, quitte à m’attirer les foudres du serviteur du Feu.

Mes neurones s’agitèrent comme rarement auparavant - j’étais Natsumi, après tout. En une minute, à peine, l’ébauche d’un plan avait surgi des méandres de ma conscience. Devais-je cependant le mettre à exécution? Allais-je provoquer davantage la fureur des flammes? En guise de réponse à mon angoisse : un unique mudra, faisant s’élever, d’entre les volutes de fumée, mon ersatz, une copie conforme prête à revêtir la forme d’un soldat quelconque… qui pénétra en toute hâte là où le sang avait giclé, l’instant d’avant.


« L-Lieutenant, c’est grave ! Les shinobis de… Ils… Ils menacent de s’en p-prendre à… à..!»

Son attention détournée, le gaillard grogna à nouveau. Avide de protéger… quoi que ce fût, il détala bientôt, non sans ordonner à son sous-fifre fictif de patienter auprès de la vampire. Un subalterne qui, en toute obéissance… me laissa tout le loisir de regagner l’endroit.

Rapidement, je me précipitai aux côtés de la patiente, inquiète.


« Il… Il vous a fait qu-quelque chose? Qu… Qu’est-ce qu’il vous voulait? »

J’étais haletante, ma bouche tétanisée par la vive douleur de la chair rompue et, cela allait sans dire, terrorisée par mon élan de témérité. Mais sous le flot ininterrompu d’adrénaline, je tenais bon, je vous le jure.

« N… Nous devons ch-changer d’endroit. O-Oui, nous cacher. Il… Il r-reviendra, c’est certain. C-Cachons-nous quelque part dans l’... l’hôpital. V-Vous pouvez… tenir debout? Je… Je peux vous soutenir, s-si vous avez besoin. V-Vous savez vous mettre sous henge? »

Il nous fallait fuir quelque part, hors d’atteinte du guerrier. Et, pour ma part, trouver un moyen de rentrer au bercail, hors de ce chaos, de cet enfer.


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Chinoike Katsuko
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Mar 4 Jan 2022 - 22:31
Alors qu'elle était en train de reprendre doucement une certaine capacité à penser et à parler grâce au calme providentiel bien que modéré que lui avait offert l'infirmière qui l'avait prise en charge. Cette dernière répéta son nom faiblement, timide au possible. Elle semblait bégayer un peu. Était-ce du à la panique, à la situation chaotique, ou alors simplement était-ce sa normalité ? Peu importe, la vampire n'y avait jamais porté d'importance et ce genre de problème n'avait pour elle pas plus d'intérêt que de se questionner sur le nombre de plumes moyennes d'un pigeon mâle adulte.

Plissant péniblement les yeux avec sa vision floue, elle parvint à discerner la main puis doucement les doigts de la Harusame.

« Deux... Je dirais... Et ma douleur... Vous n'y pouvez rien... C'est ma jambe... absente. J'ai l'impression qu'elle est encore là... Et ça me fait fichtrement mal... »

Requiérant quelques informations de la part de la jeune femme sur laquelle elle était installée, la vampire eut finalement sa réponse. petit à petit. Natsumi commença par raconter qu'elle estimait que ces lieux étaient trop belligérants, s'énervant littéralement au point où tout son physique criait sa haine plus encore que ses paroles. Et malgré sa vision amoindrie par sa faiblesse actuelle, l'informatrice ne manqua pas cette scène tant elles étaient proches l'une de l'autre actuellement, dans ce petit espace sans doute normalement consacré à un bureau mais qui, dans la situation actuelle, était devenu sa chambre de fortune.

Ou plutôt d'infortune à en croire la violence avec laquelle un homme entra, éclatant à moitié la porte contre le mur, jetant au duo un regard particulièrement mauvais. Tâchant de se redresser pour protéger la gamine qui avait décidé de se mettre entre eux et qui semblait bien frêle comparée au monstre qui lui faisait face.

Cependant, en se redressant, la Chinoike sentit sa tête recommencer à tourner. Elle releva légèrement la tête juste à temps pour voir la genin se faire repousser avec une certaine violence, tandis que des mots durs et inattendus lui étaient adressés. Elle distingua notamment kumojin, cachot et dégage qui avaient été prononcés avec une plus grande hargne au milieu du discours trop rapide et inquisiteur du militaire.

Ce dernier s'approcha alors d'elle, fermant la porte en laissant la jeunette de l'autre côté et lui cria un stupide "DEBOUT" dessus, comme si elle allait pouvoir se lever dans cet état. Ce fut le seul mot qu'elle déchiffra, sa tête tournant plus encore avec les cris d'énervement de la brute stupide. Heureusement, le calvaire cessa après quelques instants. Un soldat entrait et demandait de l'aide à l'extérieur au lieutenant.

Profitant de cette distraction, Natsumi était revenue vers Neiko. Incapable de comprendre exactement ce qu'il s'était passé, elle se contenta de hocher la tête et d'attraper son katana qui était posé à côté d'elle. S'en aidant pour se redresser péniblement et lentement avec le soutien de la kumojine, elle garda le silence dans un premier temps, prête à suivre la jeune femme dans ce chaos.

« Je sais pas... Il criait trop fort... J'ai rien compris... Pour l'apparence... Ne vous en faites pas... J'ai de quoi faire... »

Enchaînant quelques mudras de sa main libre, elle prit l'apparence d'un des soldats teikokujin qu'elle avait croisé dans les camps d'entraînement et dont elle avait prit la peine de piquer l'apparence. Cheveux bruns et courts, teint pâle, petite taille, le jeune homme n'avait que peu de signes distinctifs, il pouvait donc facilement avoir des gens qui lui ressemblaient suffisamment pour mettre le doute à ceux qui la verraient ainsi, même s'ils connaissaient le combattant en question. En bref, une apparence où on lui foutait la paix.

« Allons dans une chambre... À l'étage... N'importe laquelle... Je me poserai dans le lit, tu resteras à côté en henge et ça devrait aller... »

Aidée de la demoiselle aux cheveux longs, Katsuko sous sa forme de jeune soldat boitait vers les escaliers dès que Natsumi aurait prit une autre apparence elle aussi. En allant à l'étage, ils s'assuraient une tranquilité vis-à-vis du lieutenant qui ne pourrait absolument pas se permettre de fouiller tout l'hôpital à leur recherche, et s'il osait le faire, il ne trouverait rien de concluant.

Peinant pendant le trajet, la possibilité d'enfin pouvoir se poser dans un véritable lit qui était vide jusqu'à son arrivée, après avoir testé plusieurs chambres occupées, soulagea grandement la demoiselle aux yeux carmin.

« Voilà... Là... On sera bien... »

Après quelques longues secondes pour se remettre un peu, Neiko se tourna vers Natsumi.

« J'avais pas tiqué au début... Mais le malade d'en bas t'as appelé kumojine... C'est pour ça... que tu t'es dit genin, non ?.. Ici ils disent tous soldat... lieutenant, capitaine... Tout ça... Si tu veux t'intégrer plus facilement... Fais comme eux... Sinon... Pars... Le plus vite possible... Ils sont fous ici... »

Légèrement amusée, la Chinoike sourit difficilement malgré ses douleurs et sa fatigue. Prenant son temps pour parler, elle reprit une fois son souffle retrouvé.

« Vivement que... Ces putains d'eisennin expérimentés arrivent... Que j'me tire aussi... Quand j'aurais ma prothèse... J'avais jamais fait attention... A quel point c'est bien... D'avoir ses deux jambes... Aaah... »

S'arrêtant un peu à cause d'une pointe de douleur dans ce membre pourtant absent, la jeune femme serra fortement le drap dans ses poings. Sous ce dernier, elle avait glissé son sabre, pour donner l'illusion de la présence d'une seconde jambe grâce au volume généré. De quoi leur éviter des suspicions du militaire forcené.

« Moi aussi... je veux aller à Kumo... Enfin... Je dois y aller... J'ai besoin de l'expertise d'un Metaru... D'ailleurs... Pourquoi t'es venue ici... Si tu veux bien me le dire ?.. »

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Mer 12 Jan 2022 - 3:59




Au milieu du vacarme, dans ce dédale de corridors et de pièces encombrées formant cet hôpital en plein ébullition, je déambulai longuement en compagnie de la patiente aux prunelles rubicondes, titubant parfois sous le poids de la vampire que je supportai tant bien que mal, et d’un moignon hurlant sa souffrance face à la pression que je lui imposais. Inspectant pièce après pièce, étage après étage, il nous fallut un bon moment avant de toucher au but…

Lorsqu’un lit désert s’offrit enfin à nous, j’aidai  l’indépendante à y trouver un peu de confort, avant d’user à mon tour de la métamorphose pour éviter une potentielle nouvelle altercation avec le gaillard au gantelet de fer, prenant aussitôt l’apparence d’une tout autre demoiselle, aux boucles d’or et aux épaules drapées d’un long sarrau immaculé. Je dénichai ensuite un bout de tissu propre afin de limiter les effusions de sang en provenance de ma lèvre fendue, puis fis mine de m’approcher de la sortie, avant de me retourner vers ma patiente.


« Laisse-moi un… un instant, d’accord? Je reviens tout de suite, dis-je timidement.  »

J’abandonnai ainsi, d’un pas claudiquant, la belle à la chevelure rosée, parvenant jusqu’à une source d’eau fraîche pour en ramener aussitôt un verre plein, que je tendis doucement à Katsuko avant de prendre place, à nouveau, à son chevet.

Lorsque la vampire brisa le silence, ses mots me percutèrent de plein fouet, faisant parcourir un interminable frisson tout au long de mon échine. Observant mon interlocutrice du coin de l'œil, je relevai bientôt un regard craintif en sa direction.


« Tu… Tu as tout entendu, hein, soupirai-je, inquiète de la suite des choses. O-Oui, tu as raison. Je… C’est pour ça…  »

Et dans le reflet de mes pupilles, aussi vif et insaisissable qu’une étoile filante traversant les cieux, un bref éclat, celui de braises ardentes, d’une colère sourde, consumant toutes mes craintes.

« J’en ai rien à faire de m’intégrer à eux! »

Face à ce déluge d’émotions que je n’avais su contenir, je me sentie rapidement honteuse. La tête basse, mes doigts s’entortillant nerveusement, il me fallait corriger la situation pour ne pas y succomber totalement.

« Pa… Pardon, je n’aurais pas dû… Je… »

C’était, cependant, la vérité : pour rien au monde aurais-je voulu rejoindre les rangs d’un empire forgé par des brutes avides de vengeance et de conquête. J’étais une shinobi de la Foudre, et j’aspirais à le rester jusqu’à ma mort. Sur cette terre baignée du sang de ses propres enfants, où l’air empestait la haine et où l’on n’entendait plus que le fracas des armes ou des jutsus s’entrechoquant violemment, il n’y avait donc aucune place pour un soldat répondant au nom de Natsumi. Et il n’y en aurait jamais.

« Je… J’aurais aimé pouvoir t’aider davantage, mais… Voilà... Je débute à p-peine ma formation en iroujutsu et… Je… Je n’ai p-pas les compétences. »

L’impuissance, encore et toujours, face aux événements qui me tombaient dessus comme une tonne de briques, les unes après les autres. J’étais, comme toujours, inutile. Une faiblarde sans talent particulier, sinon celui de trébucher contre le moindre obstacle qui se dressait sur son chemin. Une incapable, quoi. Comment faire pour me départir, une bonne fois pour toute, de cette faiblesse qui m’habitait encore? Comment prendre en main mon destin, et aider ceux qui en avaient besoin? ...Et m’aider, moi?

Pour contrer cette avalanche de sombres élucubrations, mais aussi pour témoigner de mon support et de mon empathie face à la triste situation de l’estropiée, je vins saisir, avec maladresse, peut-être bien, les contours de sa main, pour l’étreindre avec délicatesse. Puis, d’une voix douce, je poursuivis :


« Ça… Ça ira… Ils viendront. Et… Et s’ils ne viennent pas…  »

Troquant le bout de tissu toujours prisonnier de ma senestre pour un bout de journal déchiré que j’avais dissimulé dans ma besace shinobi, je le tendis à la vampire, tout sourire. Sur ce dernier, quelques écrits d’intérêt, un nom reconnu, ainsi que le portrait d’un médecin, d’une directrice d’hôpital dont la renommée n’était plus à faire de par le Yuukan.

« J-Je lui enverrai une lettre. C’est… Aimi, Chiwa Aimi, une célèbre eiseinin du v-village d’Iwa. C’est… C’est écrit qu’elle s’y connait en p-prothèses. Elle… pourra peut-être t’aider..?  »

Ce court moment bercé par l’espoir sombra bien vite dans une mer de méfiance et, surtout, d’un malaise des plus palpables. La mention de Kumo, tout comme les questionnements de la guerrière indépendante, me rendirent méfiante. Je plissai les yeux, jaugeant brièvement les réelles intentions de ma vis-à-vis, avant que mon regard ne se perde dans le vide de la pièce où nous nous trouvions. Je soupirai, rompant définitivement le contact de ma dextre avec la peau de la Chinoike, puis murmurai enfin :

« Je… n’ai jamais voulu venir ici.  »

Un pied tapotant continuellement la surface du sol, des yeux fuyant la silhouette de la kunoichi, une voix brisée; autant d’éléments semblaient paver la voie à une vérité pour le moins sinistre, cruelle.

« Je… C’est… Je… Un lieutenant. C’est… C’est un lieutenant qui m’a arrachée à K-Kumo et à ma famille, avouai-je, la mâchoire crispée. Elle m’a… traînée de force jusqu’au pays du fer, puis ici… pour me changer, me… rendre p-plus forte. C’est ce qu’elle d-disait, haha… »

Je pris une courte pause, refermant instinctivement mes bras contre mon corps parasité de tremblements, simulant le réconfort d’une embrassade; un moyen de me rassurer, de tamiser, ne serait-ce qu’un peu, l’horreur des images qui s’infiltraient insidieusement dans ma mémoire.

« Si… Si j’avais été plus forte, j-j’aurais pu… »

J’aurais pu. L’impuissance, encore et toujours.

Mais cela allait changer. Cela devait changer.





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Mer 12 Jan 2022 - 13:14
Allongée sur le lit d'hôpital, la vampire à l'apparence masculine observait le manège de la kumojine craintive qui surveillait l'entrée, s'occupait de sa légère blessure dûe à la brutalité stupide du lieutenant puis lui apportait un verre d'eau. Remerciant la jeune femme avant d'en boire une gorgée puis de le poser sur la petite table de chevet, elle plongea ses yeux dans ceux de la demoiselle désormais blonde. Lorsqu'elle mentionna l'échange qui avait eu lieu en bas, la craintive montra une nouvelle fois qu'elle avait du mal à contenir sa peur dans cette situation. Avait-elle peur que l'indépendante ne se retourne contre elle d'une certaine façon ? Préférant simplement discuter dans un premier temps et donner son avis sur la situation actuelle, elle se garda de poser plus de questions, attendant de voir ce que lui offrirait la hijine comme réponses.

Elle eut un petit rictus alors que l'infirmière paniquait à moitié. Elle était véritablement effrayée et pourtant elle tentait de rassurer la blessée. Prenant à son tour la main de Natsumi dans les siennes, plongeant son regard rougeoyant dans celui de cette inconnue, la vampire lui répondit pour tenter de la rassurer.

« Ce n'est rien... Tu peux me parler si tu en as besoin... Je peux t'écouter si tu le veux. »

Que ce soit important ou non, elle pouvait bien lui accorder ce temps. De toute façon, elle n'avait nul part où aller avant un bon moment. Et discuter avait l'énorme avantage de l'aider à oublier les douleurs permanentes avec lesquelles elle vivait. Elle qui avait profité de près d'un an et demi de pure liberté, elle avait l'impression de sombrer à nouveau dans ce chaos qu'était sa vie kazejine. Enfin, ici au moins, elle pouvait faire ce qu'elle voulait dans la limite de ses capacités physiques. Elle n'avait pas une cage et des chaines qui venaient la restreindre en plus de ses douleurs. C'était donc encore acceptable pour la kunoichi aux yeux couleur sang. Mais voilà que la jeune femme qui lui faisait face s'excusait à nouveau, cette fois-ci pour son incapacité à la soigner.

« Ne t'en fais pas... Je râle mais ils doivent arriver bientôt... De ce que j'ai compris. Enfin... J'espère. Ce chaos ne va pas aider... »

Elle fut amusée de voir que la jeune kumojine se reprenait à nouveau après quelques instants d'égarement pour tenter de la rassurer à son tour. Elle semblait même avoir une idée s'il y avait un problème. Ouvrant le papier que lui glissa dans la main Natsumi, la Chinoike eut un petit rire.

« Aimi... C'est une personne que j'apprécie... Je lui ai déjà envoyé une lettre, ne t'en fais pas. Après... Il y a des chances qu'elle soit là avant de la recevoir. À Urahi. »

Elle savait que le Sommet avait eu lieu il y a quelques jours, ou qu'il avait lieu en ce moment même. La date n'avait pas été claire dans les informations qu'elle avait pu tirer. Et il y avait des chances que la Chiwa y soit. Mais rien n'était sûr, et elle n'y avait pas vraiment pensé au moment d'envoyer sa lettre. Tant pis. De toute façon, si elle était là, elle serait sans doute mise au courant de la présence de blessés ici. Et elle viendrait. Enfin, la nukenin l'espérait.

Curieuse, Neiko finit par demander à l'Harusame ses raisons pour être venue ici, elle qui semblait vouloir juste quitter ce lieu où tout le monde était potentiellement un danger. Et la réponse vint définitivement effacer le sourire de la vampire. Elle n'avait jamais voulu être ici.

Prenant une grande respiration pour rester calme, Katsuko écouta la suite des explications de Natsumi, silencieuse.

Captant sans peine la détresse de la jeune femme, la vampire se redressa sur son lit et se pencha vers elle, la prenant dans ses bras. Une main derrière la tête de la jeune femme, elle la garda contre elle de longues secondes, sans un mot, avec tendresse.

Pourtant, elle fulminait.

Pourtant, elle enrageait.

Pour autant, elle ne pouvait rien faire en cet instant.

« Tu veux que je te débarasse d'elle ? »

Se détachant de la kumojine, elle plongea à nouveau son regard dans celui de la demoiselle. Éliminer quelqu'un était si simple pour elle. Une personne de plus ou de moins, il n'y avait rien qui l'arrêterait. Et quelqu'un qui s'en prenait aux libertés d'autrui... L'anihiler et s'abreuver de son sang serait un grand plaisir.




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Jeu 20 Jan 2022 - 5:12




Mes prunelles céruléennes lorgnèrent longuement les envoûtants rubis de la vampire alitée, la jaugeant, scrutant sur l’étendue de sa peau délicate, le moindre murmure, la moindre trace d’une vérité; celle qui allait combler, par une subtile mimique, une faible lueur malveillante, la méfiance que je nourrissais encore pour cette inconnue venue d’ailleurs. Avide d’indices, chamboulée par mes propres angoisses, il me fallait pourtant me rendre à l’évidence: il n’y avait rien - de visible, du moins - pour ternir la bienveillance et l’écoute dont la kunoichi faisait preuve à mon égard.

Je pris donc une profonde inspiration, avant d’ajouter quelques informations supplémentaires quant à mes réelles origines, celles d’enfant du Feu.


« M-Mais… Je… Ne suis pas qu’une kumojin. Sous la tension qui m’habitait, mon regard fuya prestement pour aller s’échouer contre l’un ou l’autre des coins de la pièce. Je… Je suis aussi… hijin. Je suis née ici. J’ai vécu dans ce… dans ce pays, pendant quelques années… a-avant que ma famille ne s’installe à Shitaderu, en-enfin, Kumo, pour fuir l’in… l’instabilité, et les conflits. »

Mes iris se plantèrent alors dans les yeux de ma patiente. La mine basse, on pouvait aisément lire l’amertume et la honte creuser leurs sillons à même la peau de mon visage.

« J’i… J’imagine qu’à leurs yeux, je… Je dois être pire que n’... n’importe quel shinobi de la Foudre.»

Un froncement de sourcils plus tard, l’incompréhension naquit et, avec elle, la colère.

« U-Une traîtresse. »

Ces émotions, telles des vagues déchaînées, se brisèrent néanmoins bientôt contre des rochers escarpés, un barrage plus ou moins solide, formé à même mon désir de professionnalisme, mon envie de venir en aide à la nouvellement estropiée. La paume de ma main contre la sienne, je lui offrais un peu plus d'empathie, un peu plus de ma présence en guise de réconfort, à défaut des soins plus poussés.

« Tu… Tu sais… J’ai aussi perdu ma jambe, déclarai-je avec maladresse, en relevant légèrement la bordure de mon pantalon pour laisser entrevoir ma prothèse. Pendant la p-prise de Kumo par l’Empire. Je… Je sais… Je connais le choc… et… Les douleurs. Ce n’est pas f-facile, mais… tiens bon, d’accord? »

L’article, minutieusement découpé d’entre les pages du Kunaï Émoussé, fut quant à lui accueilli avec une gaieté qui ne manqua pas de me surprendre. Tandis que mon visage s’illuminait d’une vie nouvelle, comme abreuvé de joie et d’espoir depuis longtemps asséché, je ne pus m’empêcher d’étaler mon admiration pour cette splendide et plus que célèbre eiseinin à la chevelure vermeille.

« Tu… Tu la connais… Elle? Chiwa Aimi? À Urahi..? Questionnai-je avec émerveillement, les joues désormais empourprées, alors que je posais à nouveau mes yeux sur le bout de papier afin de mieux contempler le portrait de la kunoichi. Elle… Elle m’a l’air si… si belle. Et forte ! Je… J’aimerais lui ressembler, un jour ! J-Je suis certaine qu’elle v-viendra. Elle pourra t’aider. »

Un sourire, sans doute le premier aussi rayonnant, aussi sincère, depuis notre rencontre. Un sourire, bientôt évanoui, éclipsé sous une souffrance psychique intolérable, sous les traumatismes, les horreurs commises à mon encontre. La froideur du métal contre ma peau, la gueule décharnée de la dame aux crocodiles, les sévices, la saveur infecte d’une boisson alcoolisée, tout me revint en mémoire comme autant de cauchemars terrorisant chacune de mes nuits depuis le jour où j’avais quitté l’égide des Nuages… Des mauvais rêves, bientôt chassés, néanmoins, par l’étreinte inattendue d'une âme empreinte de compassion pour ma pathétique petite personne. Un contact physique qui fit d’abord réagir l’ensemble de mes muscles, prêts à combattre ce qu’ils s’imaginaient comme une énième agression à mon endroit. Raide, parée à la bataille contre l’envahisseur, je fus, l’espace d’un instant, totalement absorbée par cette irrépressible envie de repousser la Chinoike. Un élan rapidement stoppé par ses doigts, déposés contre ma nuque, puis contre les cheveux dorés issus de la métamorphose.

Et la violence de cette armure, non, l’armure entière, se fissura, pour ne laisser s’échapper qu’une fine pluie, une ondée aux gouttelettes ruisselant jusqu’à se perdre sous la courbe de ma mâchoire et de mon menton. Cela faisait si longtemps… qu’on ne m’avait pas réconfortée, écoutée. Qu’on ne m’avait plus accueillie, avec mon malheur, de la sorte. Il y avait si peu de terres fertiles, de par les contrées du Feu, pour y semer la bienveillance, après tout…

Lorsque Katsuko se détacha de moi, je m’empressai de sécher mes larmes. Je ne voulais plus paraître faible, aux yeux d’autrui. Sa proposition, cependant, eut l’audace de me déstabiliser de plus belle. La tuer… Joo Jun..?


« Euh… Je… C’est que… Je ne veux p-pas t’attirer plus d’ennuis… Et… Et puis… Elle a disparu de la ci-circulation. Ça… ne servirait à rien. »

La vérité? Si quelqu’un devait en finir avec la rônin, l’un de ces jours… Cela devait être moi.


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Ven 21 Jan 2022 - 15:34
La vampire déguisée sous les traits d'un jeune soldat écoutait les paroles incertaines de la blondinette qui se dressait devant elle. Elle hocha la tête pensivement en l'écoutant avant de soupirer.

« Ce sont des imbéciles. D'autant plus que si tu as quitté le pays avec ta famille, ce n'était pas nécessairement ton choix non plus. Et surtout, le Teikoku n'existait pas encore. Tu n'as pas à t'en vouloir ni à te justifier auprès d'eux. »

Elle l'observa ensuite alors que la jeune fille dévoilait sa jambe non naturelle. La Chinoike en aurait une similaire sans doute d'ici quelques jours, semaines au plus tard peut-être. Elle ignorait combien de temps mettraient les irounins à venir jusqu'ici, et d'ici combien de temps pourraient-ils s'occuper d'elle et la soigner. Ce chaos ambiant n'allait sans doute pas aider non plus.

« Ma jambe... J'ai du la couper moi-même en plein combat. Pour éviter de voir un poison nécrotique mortel se répendre et me tuer. Deux des membres du groupe d'assaut en sont morts parce qu'ils n'en ont pas été capables. Je n'ai pas réfléchi sur l'instant, la peur de la mort m'a fait agir. Mais maintenant... J'attends de voir ce que ça donnera. Mais j'aimerais trouver une solution pour retrouver une véritable jambe. Un membre humain. Si jamais je trouve quelque chose, je pourrais te prévenir si tu le souhaites. Je sais qu'il y a des gens qui préfèrent garder des cicatrices, comme des leçons de leur passé, des marques qui les aident à ne pas oublier... Moi je déteste ça. »

Ses cicatrices, la nukenin avait oeuvré à les faire disparaître, et en cela, sa maîtrise du sang l'avait bien aidé à régénérer son corps sur le long terme pour en absoudre les viles sévices qu'il avait subit. Innombrables, les blessures qui l'avaient ceigné pendant si longtemps étaient aujourd'hui disparues pour la plupart. Seul dans son esprit demeurait la marque de ces douleurs insupportables pour nombre d'entre elles.

« Oui, je connais Aimi, je l'ai rencontrée à Iwa, quand j'y suis allée il y a quelques mois.Elle est belle et forte, mais surtout elle est courageuse, déterminée. Et très attentionnée. J'ai rarement vu quelqu'un d'aussi profondément bienveillant qu'elle. »

Sentant la douleur et les doutes de Natsumi, Katsuko l'avait prise dans ses bras pour la réconforter, l'aider à surmonter ses souvenirs. Elle savait à quel point cela pouvait faire souffrir. Elle se sentait proche d'elle en ce sens. Leurs histoires étaient si similaires en un sens... Proposant finalement sans la moindre gêne de tuer l'instigatrice des souffrances de la kumojine, la vampire n'avait pas sourcillé un instant, il n'y avait aucun doute dans son regard. Mais à la réaction de Natsumi, elle comprit que cette dernière souhaitait s'en occuper elle-même en un sens. Elle aussi avait cet état d'esprit envers Shima.

« Si jamais tu changes d'avis, ou que tu souhaites simplement que je la retrouve pour toi, je pourrais le faire. Ou te la ramener, pieds et poings liés. »


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Mer 26 Jan 2022 - 15:36




« J’imagine… »

Ce fut un soupir, suivi d’un doucereux sourire, qui accueillit d’abord la réponse de la vampire. Une part de ma personne voulait y croire. Réellement. Pourtant, quelque chose en moi se refusait à toute compassion à mon égard. Car entre l’incompréhension et la frustration s’agitait aussi le spectre de la honte, inscrite en moi à l’encre noir comme des mots lourds de sens déposés sur les pages desséchées d’un vieux manuscrit. Pourquoi s’accrochait-elle ainsi à moi? Comment cela s’était-il construit, au travers des années? J’avais quelques doutes. Jongler entre deux identités, deux maisons, deux vies, comme l’on jonglait avec une patate chaude, avait donc laissé de profondes cicatrices au creux de mes mains. Il me fallait apprendre à réconcilier l’eau et l’huile, si je désirais panser mes plaies.

Tirée de ma réflexion par l’indépendante au visage masculin, je ne pus empêcher d’établir un parallèle entre la sanglante histoire de la Chinoike et mon propre récit concernant la disparition de ma jambe droite. La pauvre avait vécu l’enfer, tout comme moi. Non, en vérité, le sien était pire. Plus… infernal. Plus douloureux, déchirant, crève-cœur. Cette femme avait un courage, une force intérieure, une bravoure que je ne pouvais m’imaginer posséder, pour s’être ainsi libérer du joug de la nécrose, coupant court à une partie de son être, une partie de sa propre chair afin de repousser in extremis une mort qui, autrement, aurait été plus que certaine. Faucher son membre, pour éviter que la Faucheuse n’en fasse de même avec votre existence toute entière. Je ne pouvais que respecter davantage le personnage derrière pareille décision. Oui, vraiment.

Bercée par l’empathie et une bonne dose d’horreur face au récit de la belle aux prunelles de sang, je pris instinctivement sa main de ma dextre, resserrant mon emprise à la manière d’une étreinte, douce et chaleureuse.


« Je… Je ne peux même pas m’imaginer l’... l’horreur q-que ça doit être, de… de se… mutiler, de cette manière. Ç-Ça me fait froid dans le dos. »

Le temps d’une laborieuse déglutition, j’osai plonger mon regard dans le sien.

« D-Désolée pour vos c-compagnons, et ce qu’il v-vous est arrivé. »

Mais la place n’était désormais plus à la pitié : l’action, la recherche de solutions, dominaient à présent le tableau. Et la suite de la discussion me le fit bien vite comprendre. Cette kunoichi ne devait pas être de celles qui appréciaient que l’on plaigne à outrance leurs malheurs. Elle m’apparaissait plutôt sous le jour d’une détermination à toutes épreuves, du refus de l'apitoiement. J’avais beaucoup à apprendre d’elle, au fond, et largement de quoi m’inspirer, éclairer mon chemin de quelques-uns de ses rayons d’espoir. Je n’allais pas l’oublier de sitôt.

« Un… Un membre… humain? C’est… possible? demandai-je, les yeux écarquillées, vibrant d’une lueur pleine de surprise, de fébrilité. Je… O-Oui, bien sûr ! Si… Si vous en obtenez, p-prévenez-moi, Katsuko ! »

Parlant de symboles inspirants, d’ailleurs…

« Elle… Elle est réellement in-incroyable, Aimi, hein… murmurai-je souriante, mais empourprée. J-Je veux la rencontrer… »

Un bref silence balaya la pièce tandis que j’en faisais de même avec mon admiration démesurée envers l’eisenin. Je me devais de conserver un minimum de professionnalisme (Haha) face à ma patiente, après tout.

« V… Vous croyez q-que Chiwa Aimi serait en mesure de… réaliser cela? J-Je veux dire, poser un nouveau m-membre, en chair et en os? »

Comme toutes bonnes choses avaient une fin, aussi en fusse-t-il le cas pour cette discussion ensoleillée par l’espérance. Les ténèbres du crocodile avaient désormais envahi l’espace, empoisonnant l’air, l’ambiance, de traumatismes, d’un parfum d’épouvante bien senti. Fidèle à elle-même, ou du moins à ce que j’en avais découvert jusqu’ici, la proposition de Katsuko ne m’avait pas laissé indifférente. S’il m’avait été instinctif de décliner son offre initiale concernant la rônin à la gueule décharnée qui hantait maintenant mes souvenirs, je fus par contre tentée par les suggestions qui suivirent.

« Hm… Katsuko, je… Peut-être. Peut-être, oui. Si tu obtiens des informations s-sur elle, je… Je les veux bien. Et si tu… tu la retrouves… Je… Hm… Je veux l’avoir en vie. Ha! Tiens, d’ailleurs, fis-je, en effectuant les mudras nécessaires à une nouvelle métamorphose, suivi d’une seconde, avant de retrouver mon masque original. Ce… Ce sont les traits qu’elle revêtait le p-plus souvent. Ça… Ça pourrait t’être utile. »

Quant à la question du paiement, je fus quelque peu surprise par la réaction de la vampire à la chevelure rose. Ce qu’elle allait apporter à Kumo était une forme d’assurance; celle qui allait peut-être, advenant que tout ne se déroule pas comme prévu, assurer que je ne finisse ni au fin fond d’un cachot humide et poisseux, ni la tête sur une pique aux portes d’Urahi. Et ma seule vie, à mes yeux, valait plus que n’importe quel rouleau de parchemin. Cela, Sendai Hanae me l’avait bien fait comprendre… avant de disparaître en compagnie de l’ancien empereur du Feu et d’une poignée d’autres fidèles. Mais, si je pouvais en tirer davantage, pourquoi pas?

« Hm… Je… ne sais pas… Je… Peut-être que… »

Que demander? Joo Jun mise à part, il n’y avait ni cibles, ni informations particulières que je désirais obtenir. Que faire, dans ce cas? Il ne restait qu’une option.

« J’ai… Beaucoup négligé m-mes entraînements et m-ma formation de shinobi, dernièrement. Je… Je ne suis pas particulièrement douée, haha. Je dirais q-que je suis… médiocre, inutile en combat, au mieux, haha… »

Les blessures étaient vives, tenaces. Mais je m’étais jurée de faire table rase du passé, de progresser. Il était temps… Je crois?

« Je… Je ne veux pas te déranger avec m-mes soucis, mais… »

Un ultime soupir, mes doigts qui se posaient contre ma nuque, mal à l’aise.

« Je… Je veux changer. Tu voudrais bien… m’aider? Si… Si tu le désires, s-seulement, alors retrouve-moi sous ce même henge, d-dans deux jours. Il… Il y a un petit terrain, derrière l’hôpital, à… à l’abri des regards indiscrets. Il est… rarement fréquenté. J’y… J’y serai à l’aube. »







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Jeu 17 Fév 2022 - 3:00
La vampire ne répondit pas, préférant éviter de s'attarder sur le sujet tant pour ne pas trop y penser que pour éviter de s'apitoyer sur son sort. Cela ne ferait que lui rappeler sa condition qu'elle haïssait déjà bien assez.

« Je ne sais pas si ça l'est, mais si c'est possible, je le saurai et je retrouverai une véritable jambe. Sois en sûre. »

Affichant un sourire confiant, tant pour rassurer et convaincre la demoiselle qui lui faisait face que pour se conforter et se persuader qu'elle en serait capable. La vampire ne put retenir une expression amusée, non pas moqueuse, plutôt empreinte d'une certaine surprise. Aimi avait dû bien avancer pour qu'elle soit connue dans le Yuukan entier et qu'elle soit ainsi vue comme source d'inspiration et d'admiration.

Fort heureusement, il n'en allait pas de même pour la jeune informatrice. Trop se faire connaître ne serait jamais une bonne chose pour elle. Tout juste avait-elle besoin que quelques personnes importantes aient connaissance de ses talents et de ses capacités, de quoi faire en sorte pour elle de toujours trouver du travail. Après, s'il s'avérait que malgré ses précautions et sa discrétion, elle était repérée, alors elle pourrait parfaitement prendre la place de quelqu'un d'autre. Définitivement. C'était là sa nouvelle arme, sa dernière en date en qui elle était particulièrement confiante. Elle se savait capable de ceci. Sans doute plus que de nombreux autres shinobis, elle pouvait littéralement remplacer de très nombreuses personnes. Seules des figures comme Aimi, trop connues pour leurs capacités, demeureraient inatteignables pour elle. Mais tant qu'elle ne l'avait pas montré à qui que ce soit, alors elle ne risquerait rien de ce côté.

Passant à l'échange autour de Joo Jun et sa potentielle traque, la vampire hocha la tête. Sans attendre, alors que Natsumi lui montrait son éventuelle cible, la jeune femme enchaîna les mudras d'une main pour en retenir l'apparence dans les moindres détails.

« Je m'en souviendrais, ne t'en fais pas. »

Face à l'hésitation de la jeune femme balotée par deux patries qui ne semblaient vouloir faire aucun effort pour la faire leur, la Chinoike posa sa main sur l'épaule de Natsumi. Elle plongea alors ses yeux d'un rouge sanglant dans ceux bleutés de sa vis-à-vis.

« Tu ne me déranges pas. On pourra se retrouver là-bas oui, ça me va. Il faudra que tu me dises ce que tu voudras que je t'apprenne, mais tant que ça ne me demande pas de courir, ça devrait aller. Et puis tu seras loin d'être la seule à qui j'enseigne dans cette ville. Ne t'en fais pas, ça me fera passer le temps avant que les irounins ne daignent venir jusqu'ici pour me soigner. »

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Harusame Natsumi
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Dim 6 Mar 2022 - 19:25




Deux jours plus tard...



C’était l’aube. Sur la capitale du Retour de flamme, les premières lueurs du soleil levant léchaient les bâtiments défigurés, leurs ombres morcelés, s’étirant sous mes yeux pour témoigner du chaos qui avait secoué les fondations mêmes d’une nation. Une vision à la saveur de déjà-vu pour une shinobi de la Foudre telle que moi, de celles qui vous glaçaient le sang tant ses cicatrices étaient visibles, profondes. Et ce silence oppressant…
Pourtant, l’activité grouillait déjà dans les rues jonchées de débris en tous genres. La vie reprenait petit à petit ses droits au sein de la capitale; les sujets de l’Empire n’en étaient, après tout, pas à leur premier contact avec un désordre aussi sanglant. Leur résilience était toute à leur honneur. Sur la voie marchande principale, les commerces et échoppes se préparaient déjà à reçevoir les prochains clients dans le besoin. L'activité économique, bien qu’affectée par la crise, ne voulait point se tarir. La populace fourmillait, les commerçants aussi, apprêtant leurs étales d’un millier de couleurs et de parfums merveilleux afin d’offrir aux passants la fraîcheur d’une dernière récolte avant la venue d’un hiver qui s’annonçait particulièrement rigoureux — du moins, selon les dires d’une prédicatrice improvisée du coin, face auxquels j’avais simplement souri, puis hochée de la tête, mal-à-l’aise.

Un peu plus loin se dressait encore la silhouette humble de l’hôpital de la cité. Fièrement debout après avoir connu moult péripéties, elle s’imposa bientôt à mon regard comme un rappel aux troubles vécus quelques jours auparavant, entre ses murs, tout comme les souvenirs de cette rencontre, avec la demoiselle aux prunelles vermillons et à la chevelure tressée de pétales de cerisier en fleurs. Cette patiente à qui j’avais confié mes espoirs de regagner, dans un jour prochain, ma patrie d’adoption. Cette jeune femme au sabre, qui avait su m’accueillir dans toute ma fragilité, et avec toutes mes cassures. Cette kunoichi qui m’avait proposé son aide, dans ma chasse au crocodile. Chinoike Katsuko, celle auprès de qui j’avais, une fois de plus, rendez-vous, en ce jour. La raison de ma présence ici-même.

M’approchant de l’entrée principale, je pris aussitôt le chemin pavé contournant le coin de la bâtisse pour longer son flanc sur toute sa longueur. Seulement, à mi-chemin, une petite ouverture, délimitée par un portail de bois, me permit rapidement de m’enfoncer dans les entrailles de la bête, ni vue, ni connue, aboutissant sur un terrain enclavé, discret : une cours intérieure servant autrefois de jardin ou de potager pour l’établissement médical. Délaissé pour diverses raisons m’échappant totalement, ce petit espace vert était plus souvent qu’autrement abandonné par le personnel lambda et habituellement réservé aux quelques rares élus désireux de maîtriser l’hyperforce des ninjas médecins. Il n’y eut, de fait, pas âme qui vive lorsque j’y mis d’ailleurs enfin le pied. Cela allait être le terrain parfait pour ce que j’avais envisagé.

Drapé des traits d’une infirmière aux boucles d’or connue uniquement de ma bienfaitrice — ceux utilisés pour me soustraire à l'œil inquisiteur du lieutenant — je vins me poser face à l’unique embouchure, dos contre le mur et gourde à la main, dans l’attente de cette dernière, songeant avec nervosité à ce que nous allions bien pouvoir travailler ensemble.
La vérité était que je n’en savais rien. Tout était à faire, ou refaire, à construire, ou reconstruire. Ma formation, jusqu’ici, laissait à désirer. Mon ‘‘talent’’ aussi.
Face à ces pensées envahissantes, l’angoisse me saisit à la gorge. Je devins vite insécure, nouant et dénouant mes doigts de manière désordonnée en quête de réconfort tactile. Katsuko allait-elle réellement venir? Allait-on m’abandonner à mon sort, à nouveau? L’incertitude me gagnait.

Heureusement, je n’eus pas à patienter longtemps, et les nuages gris s’envolèrent aussi rapidement qu’ils ne furent arrivés. Les quelques maigres rayons solaires se frayant un chemin en ce lieu disparurent soudainement, remplacés par la pénombre. Je vis bientôt le corps obscurcit de la jeune femme, puis son visage, faisant naître, sur le mien, les balbutiements d’un sourire. Je m’approchai aussitôt, délaissant ma métamorphose afin de mieux la saluer.

« K… Katsuko, je… Je ne pensais pas que… tu viendrais réellement, avouai-je, soulagée. Je… euh… Hm… Je suis contente de te v-voir. »

Je reculai d’un pas, piétinant légèrement, avant d’échapper un léger rire nerveux, la main contre la nuque.

« Tu… Tu vas un peu mieux..? Mes yeux dévièrent, l’espace d’une seconde, sur sa jambe manquante. Je m’empourprai. Euh… Je..! Je veux dire… Je… »

Un soupir, la tête basse. J’avais un peu honte. Mais, pourquoi, en fait?

« D-Désolée… »

Je secouai la tête. L’heure était à la progression, à l’apprentissage, après tout. Je devais chasser mes démons, pour un court instant.

« Tu… Hm… voudrais m’aider à… euh… m-m’apprendre à me défendre? demandai-je, le regard fuyant. Je poursuivis aussitôt.J-Je suis capable de fabriquer de petites c-constructions avec mon affinité avec la terre, mais… Je… J’aimerais faire plus. P-Plus gros. Plus s-solide. Tu… Tu saurais me montrer? »

J'oubliais un détail d’importance.

« P-Pardon d’avance… Je… suis un peu n-nulle en ninjutsu… Haha… »




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Chinoike Katsuko
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Ven 11 Mar 2022 - 16:41
Le réveil était difficile. Non pas que la kunoichi indépendante était d'ordinaire incapable de se lever le matin, mais la fatigue due aux événements de la veille ajoutée à sa jambe toujours manquante, cette blessure étant d'ailleurs encore plutôt récente, résultait en un poids complexe à gérer pour la demoiselle aux yeux sanguins. Lentement, elle se prépara pour pouvoir sortir de l'hôpital et aller à l'arrière de ce dernier dans la cour que lui avait indiqué Natsumi la veille.

Reprenant son apparence de la veille, celle d'un jeune homme blessé, la Chinoike rejoignit tant bien que mal cette demoiselle qui s'était montrée avenante et avec qui elle avait pu discuter la veille. Elle lui avait notamment confié un message à porter aux autorités kumojines, mais la vampire espérait sincèrement que cela serait inutile et qu'elle la reverrait en arrivant à Kumo. C'était là à ses yeux la meilleure chose qu'il pouvait arriver.

La première phrase de la jeune infirmière lui arracha un sourire alors qu'elle dissipait le henge qu'elle avait fait pour passer les autres potentiels infirmiers qui ne l'auraient pas laissé sortir.

« Allons... Je suis une mercenaire, je dois travailler mon image. Si je ne suis pas capable de tenir une parole pareille, alors qui m'embauchera ? Tu n'as pas à t'en faire. Et puis dans mon état, c'est le mieux que je puisse espérer, de m'entraîner avec d'autres personnes. »

La gêne de la Harusame était un facteur plutôt attendrissant aux yeux de la Chinoike. Cette fille lui paraissait nécessiter une aide, un soutien qu'elle avait envie de lui apporter. D'autant plus qu'elle se sentait instinctivement proche d'elle, avec son histoire similaire à la sienne.

« J'ai pu me reposer et récupérer du chakra, ça aide bien. Ça n'est pas parfait mais... Le reste, je peux tenir. »

La vérité c'était que boire du sang serait sans aucun doute la meilleure chose qu'elle puisse faire pour se rétablir en cet instant, sustenter cette soif qui commençait à la taquiner. Mais elle était loin d'arriver à ses limites, puisqu'elle avait réussi à se sustenter en allant chasser, quelques jours avant la Calamité. Et ce n'était clairement pas si loin que ça, contrairement à ce qu'elle avait affronté à Iwa. Alors ici, elle pourrait très bien contenir cette sombre addiction, quand bien même chaque jour lui semblait être de véritables mois.

« Tu veux donc un peu d'aide pour la manipulation de doton, ok... J'ai quelques techniques en stock. Et ne t'en fais pas pour ton niveau, tout le monde commence par les mêmes techniques basiques, le reste vient avec le temps, les expériences sur le terrain, avec les apprentissages comme celui-ci aussi. Tu n'as pas à t'en faire. »

Essayant de se montrer avenante et souriante, la demoiselle aux yeux sanguins prit une respiration profonde avant d'enchaîner deux séries de mudras, créant deux murs de par et d'autre d'elle. L'idée était simple, montrer les différents niveaux de défense qu'elle était capable et cibler lequel allait intéresser sa nouvelle élève.

« Dis-moi, est-ce que l'un de ces deux murs semble être au niveau de ce que tu voudrais apprendre, ou c'est l'étape supérieure qu'il te faut ? Ensuite, je voudrais que tu me montres un peu ce que tu arrives à faire en premier jet, et on pourra se baser là-dessus pour travailler et l'améliorer jusqu'à atteindre ce que tu souhaites, d'accord ? »

Techniques proposées:

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Jeu 17 Mar 2022 - 16:16






Ce fut un sourire affecté qui déforma d’abord mes traits face aux mots de celle qui se disait mercenaire. Sa présence me réconfortait, réellement, mais je ne pouvais m’empêcher de penser à tous les autres qui avaient disparu du jour au lendemain, sans laisser la moindre indication, la moindre note d’adieu. On m’avait abandonné plus d’une fois à mon sort depuis mon arrivée au sein de l’Empire, ma propre patrie trônant au premier rang de ceux m’ayant délaissée. Et cela avait laissé une trace indélébile, ma confiance étant désormais réservée à ceux qui, par leurs gestes, savaient s’en montrer digne.

« Tu… Tu n’aurais pas été la première à disparaître… tu sais… Mais… P-Peu importe… Je soupirai. M… Merci, Katsuko. »

Et le sourire doucereux devint joyeux, sincère, rayonnant au-delà de ma timidité naturelle pour percer cette armure de survivante forgée à même la méfiance que je nourrissais malgré moi pour quiconque depuis que l’on m’avait arrachée à Kumo. Une rareté, en ces temps gris.

« Oh ! Je… J’oubliais..! dis-je, en un sursaut. C’est p-pour toi ! »

Mes doigts glissèrent dans ma besace shinobi, parvenant jusqu’à un rouleau que je tirai aussitôt de la pochette en tissu. Le déroulant sous ses yeux, je fis mine de composer un mudra, faisant s’élever dans les airs un léger nuage de fumée duquel apparut une gourde d’eau similaire à la mienne, taillée à même une tige de bambou, un bento ainsi qu’une dizaine de pilules d’une teinte rougeâtre : une drogue que j’avais obtenue par l’intermédiaire d’une jeune médecin qui s’était prise d’affection pour ma personne.

« Ce… Ce n’est pas grand chose. Hm… Un… Un peu d’eau, d-de nourriture et q-quelques médicaments. Pour ta… pour ta jambe. P-pour contrôler les douleurs. »

Ma dextre se posa sur ma nuque tandis que je grimaçai, mal-à-l’aise face à ma propre surprise que j’avais préparée pour ma bienfaitrice.

« Je… J’en ai encore besoin, régulièrement… Q-Quand ça devient insupportable. S-Si ça peut… justement… t’... t’aider à tenir… Hm… Enfin, voilà. Si… Si tu as besoin d’autre chose, tu… Tu peux compter sur moi. »

La kunoichi s’écarta un peu, liant habilement ses mains pour faire surgir des profondeurs de la terre un tandem de structures rocailleuses similaires en apparence, mais de dimensions différentes, l’une ayant nettement l’ascendant sur l’autre en terme d’épaisseur et de solidité. Disposés de part et d’autre de la vampire, les murs se présentaient comme autant de possibilités quant à la direction que l’apprentissage allait bientôt prendre. Malgré mes insécurités, je ne pus m’empêcher de jeter mon intérêt sur la défense la plus robuste de cette démonstration. Pour survivre, il ne me fallait rien de moins. Je la pointai donc du doigt.

« Ce… Celui-ci ! Oui, ce… ce mur-là serait parfait ! Euh… »

Mais mon excitation fut aussitôt balayée du revers de la main par un bref moment d’égarement. Mon regard s’ancra au sol. J’hésitais. Disposais-je vraiment des capacités pour atteindre ce nouvel objectif? J’en vins à douter. Je ne m’étais plus entraînée en présence de quelqu’un depuis fort longtemps, et sans que je n’en fusse pleinement consciente, le regard de la jeune femme me clouait à présent sur place.

« …je… je crois..? »

Lorgnant l’étendue du jardin isolé, j’inspirai longuement. Mes poings se refermèrent, serrés, s’agrippant au peu de détermination que j’avais encore en ma possession.
Non, je n’allais pas laisser passer cette chance de m’améliorer. Je voulais changer, devenir plus forte. Et cela commencerait ici.

Mes doigts se nouèrent dès lors en une série de signes incantatoires maladroitement enchaînés, laissant le chakra circuler librement dans chacun de mes muscles avant d’en diriger le flux jusqu’à mon estomac, puis mon œsophage et, enfin, ma bouche. Il en vint à surgir un amas de pierres, friables, fragiles, grandissant au fur et à mesure que j’expulsais la créature de mon organisme. La sculpture, aux formes approximatives, tint un instant en équilibre depuis ma mâchoire, imitant la protection offerte par la création de la vampire avant de s’écrouler en un tas de poussière.

Mon attention se reporta sur mon ancienne patiente, tandis que mon corps entier témoignait de mon inquiétude quant au verdict de la jeune femme. Ma maîtrise du doton faisait piètre figure face au talent de cette dernière. Du moins, c’était mon impression.

« D-Désolée, c’est… C'est peu convaincant, non? »


Technique utilisée:




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Chinoike Katsuko
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Dim 1 Mai 2022 - 16:02
La jeune femme au regard rougeoyant eut un sourire rassurant envers l'infirmière kumojine. Cette dernière ne cessait de démontrer un certain manque de confiance dû à ce qui semblait être un passé bien triste, sans doute aussi douloureux que le sien. C'était bien pour cela qu'elle apportait autant d'importance à l'idée de ne pas la trahir et de lui montrer que cette fois, elle ne recevrait pas de coup dans le dos.

« C'est normal. »

Elle voulait insister sur le fait que la malchance de la demoiselle qui lui faisait face n'était pas la normalité, que cette dernière reprenne de cet espoir qu'elle semblait avoir perdu. Non, ce n'était pas normal de se faire ainsi abandonner tout le temps. Il ne fallait pas qu'elle voit ceci comme une fatalité. La vampire, elle, ne s'était pas faite ainsi laissée pour morte. Elle avait été maltraitée à des points extrêmes certes, mais c'était toujours elle qui s'était enfuie ou qui avait fini par se venger et simplement laisser les cadavres derrière elle. Lorsque la Chinoike vit la petite infirmière sortir un nouveau rouleau et le lui tendre, elle eut un instant d'hésitation avant de l'accepter.

« Oh d'accord, merci Natsumi-chan. »

Elle lui offrit un sourire bienveillant alors que la kumojine continuait ses explications.

« Merci, je penserai à les utiliser si jamais ça devient insupportable. »

À vrai dire, il était rare que la douleur devienne insupportable pour l'indépendante. Elle avait vécu tant de tortures horribles que désormais, la plupart des douleurs lui semblaient bien acceptables. Et puis elle avait aussi commencé à s'habituer à celle de l'amputation, bien que la sensation était loin d'être agréable.

Commençant l'apprentissage par demander à la jeune femme ce qu'elle souhaitait précisément, la vampirette hocha la tête face à la réponse de sa vis-à-vis.

« Ok, je vois. Passons à ce que tu sais faire. »

La prestation qui suivit fut assez satisfaisante aux yeux de la kazejine. Celle qui lui faisait face avait malgré tout un certain niveau, bien qu'elle se dépréciait beaucoup. Elle était capable de faire une défense à l'apparence solide. Elle n'était certes pas encore aussi résistante que les murs qu'était capable de produire Katsuko, mais elle n'était pas ridicule non plus contrairement à ce qu'elle semblait croire avec sa mine une fois encore dépitée.

« Si, c'est convainquant. Tu m'as dit ne pas t'être beaucoup entraînée sur la manipulation du doton et ce que tu me montres, c'est un bon début. J'ai réussi à apprendre des techniques plus complexes à des gens qui m'avaient montré une base moins solide que la tienne, tu n'as pas à t'en faire. »

Souriante encore une fois, la vampire tâchait sincèrement d'aider la demoiselle à être à l'aise, elle qui semblait si peu confiante en elle-même. Il fallait qu'elle le devienne pour parvenir à faire plus. Pour parvenir à se surpasser et à réaliser ses envies. Et même tout simplement pour survivre dans un monde qui n'était pas toujours facile, loin de là, surtout depuis l'arrivée de l'Homme au Chapeau sur la scène internationale. Il était une menace immense pour quiconque était sensé selon la Chinoike.

« Pour le début de la technique, vu ton niveau, tu vas simplement essayer de la reprendre et de la renforcer. Concentre-toi et essaie d'augmenter la matière présente. D'en manipuler plus encore que ce que tu as fait cette fois. Selon ce que tu parviens à faire, je te dirais comment continuer, d'accord ? »

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