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De nos blessures naissent les cicatrices

Tachibana
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Dim 26 Déc 2021 - 2:35
Tachibana ne connait presque rien d’Urahi, hormis qu’elle est le centre de l’empire bien évidemment. Lorsqu’il a été lâché dans la nature pour faire sa « propre vie » par ses amis du clan Yamanaka ils l’ont lâché dans le nord-ouest du pays. Mais était-ce une tactique pour dissimuler la localisation de leur clan ou se trouvent-ils dans les environs ? Dans tous les cas il va devoir enquêter à ce sujet. Mais, venant de Tsume, il sait à quel point les amis, les alliés, sont importants pour survivre. Cette vérité est vraie dans tous les pays du monde. Sauf peut-être à Ame où personne n’a d’amis.

Bon, il faut avouer qu’Ame est un peu spécial et ne sont considérés que comme des petites frappes comparées à Tsume qui n’a eu de cesse de repousser les envahisseurs de par sa localisation si spécifique. Pas le temps de se soucier de la noblesse du sang lorsqu’on a celle de l’argent. Si seulement tous les pays connaissaient la réelle liberté de Tsume, tout le monde serait plus heureux. Toujours à se cacher derrière des coutumes, traditions pour combler le vide de leur existence plutôt qu’un jour se rebeller contre les réels oppresseurs : le gouvernement.

Il y a une histoire que peu raconte et Tachibana est bien décidé à découvrir la vérité : Hi est-il si tranquille et en paix que disent les journaux et les informations qui sont arrivés jusqu’à Tsume ? Ou est-ce juste une énième propagande d’un pays à la recherche de sa destinée voulant autant oppresser son peuple que les personnes qui l’entourent ? Vouloir annexer le pays de la Foudre … En guise de revanche ? Pour concentrer le peuple sur un autre objectif pour oublier les guerres civiles ? Tout cela semble bien étrange.

Un bâtiment semble se distinguer des autres et pourtant les passants semble l’éviter : l’hôpital. C’est là où il va pouvoir trouver ses informations sur ce qui se passe réellement autant à l’intérieur du pays que dans le Yuukan.

N’hésitant pas à abuser de son grade de soldat pour rentrer dans l’hôpital, prétendant visiter un ami qui a été blessé au combat, il se balade dans les couloirs à la recherche de quelqu’un qui a une histoire à raconter. Ses pas finissent par le mener à l’aile où on traite les blessures de l’esprit. Pourra-t-il trouver des informations sur les Yamanaka là-bas ? Alors qu’il se dirige vers une chambre, il voit une jeune femme dans son lit.

- Bonjour, puis-je vous déranger ? J’ai quelques questions à vous poser.

Spoiler:
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Harusame Natsumi
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Mar 11 Jan 2022 - 2:34



C’était il y a plusieurs années, je crois bien. Je ne sais plus. Je ne devais pas être plus haute que trois pommes. Sur ce tableau peint de teintes irréelles ou d’un voile flou, un visage connu; celui du paternel tirant sur une cigarette, dévorant des yeux la splendeur d’un ciel étoilé en une froide nuit de Nouvel An. En arrière-plan, des compagnons de voyage s’affairant à délivrer les bœufs du fardeau d’un millier de marchandises, dressant bientôt le camp sous l’égide des arbres aux feuilles d’ortie. Au-devant, un sentier de terre battue, façonné par les hommes, gelé par les caprices des déités, s’aventurant sous les ombres déformées de ramifications sylvestres pour, ensuite, s’abandonner au regard des cieux, au sein d’une clairière parsemée de petits arbustes ou de mauvaises herbes desséchées par l’hiver…

Le corps drapé de vêtements chauds, les fesses déposées sur une caisse de bois auprès de mon père, je naviguais entre épuisement et curiosité, guettant les déplacements furtifs de renards dissimulés parmi les troncs et les racines... lorsque, de mon regard d’enfant fatiguée, émergea l’émerveillement. Moult lueurs incandescentes, certaines bleues, d’autres rouges, dansant au-dessus du sol comme autant de lanternes illuminées suspendues par la brise, s’offraient en spectacle à la voûte céleste et aux animaux des environs.

Dans la surprise, un minuscule index s’éleva brusquement pour les désigner, les dévoiler.


« Papa! Papa! C’est..! »

Sa curiosité piquée à vif, l’homme à la barbichette poivre et sel et au regard doux délaissa son tabac, se penchant dans ma direction pour rapprocher sa tête de la mienne et envelopper mes minuscules épaules de son imposante, mais ô combien chaleureuse, carrure.

« Oh... ‘Tsumi... En voilà un magnifique spectacle… chuchota-t-il simplement. Kitsunebi, le feu du renard. Il y a beaucoup de légendes à leur sujet, tu sais, ‘Tsumi..? Pour certains, il s’agit d’êtres mystiques ou mystérieux. D’esprits. Ou de défunts. Pour d’autres, ils sont la manifestation de ce qu’on appelle ''le chakra'', ce qui fait la puissance des guerriers, des shinobis.
Comme… Comme des sortes de… monstres?
Un peu.
Mais… mais, je… et… »


Un sourire rassurant se dessina à même les traits de son visage marqué par bien trop de voyages de par le continent tandis qu’il posait sa main lourde sur ma tignasse de châtaigne.

« Ne t’en fais pas. Admire-les, mais de loin. Ils ne te feront jamais rien.
Mais, et si ils… et si ils voulaient me faire mal?
Alors je te protégerai, ‘Tsumi. Personne ne fera de mal à ma fille. Personne… Tu m'entends? »


Pourtant, entre les buissons, camouflée dans une lointaine pénombre, une autre entité reluquait patiemment la scène. Une créature sanguinaire aux crocs pointus, faite de noirceur, de malheur. Un crocodile prêt à surgir, des années plus tard, pour emporter sous les eaux une kunoichi, et l’y noyer sous un torrent de larmes et de flammes. Loin du Kitsune ou des Kitsunebi, il n’y avait rien pour arrêter sa soif de domination. Rien. Pas même la protection d’un père.


••••••••


Et, aujourd’hui, il n’était plus là.

« Que… Qu’est-ce que j’aurais dû f-faire, hein, papa…  »

Le silence. Une question, un murmure qui ne trouva d’écho qu’entre les parois du cubicule. Un soupir.

« J’ai honte… »

Dans ce bureau isolé de l’hôpital d’Urahi, là où, cachés de tous, s’entassaient le long d’un sinistre corridor les chambres des blessés de l’esprit, il n’y avait pour unique présence que ma timide personne, et la gravité, le poids de ce qui était survenu au cours des derniers mois. Une lourdeur accablante, impitoyable sur mes frêles épaules d’enfant de la Foudre. Pour une utilisatrice du chakra Mitsudo telle que moi, cela avait une amère saveur d’ironie.

Les pages d’un bouquin sur l’anatomie humaine entre les doigts, je les tournais sans réellement porter attention aux dessins ou  aux schémas, distraite par tant de démons, tant de fantômes qu’un exorciste n’aurait pu tous les chasser. Ni même la porte qui s’était ouverte derrière moi.

« Natsumi, on aurait besoin de toi auprès des patients, tu viens? »

La voix de la dame eut néanmoins l’avantage de m’extirper, ne serait-ce qu’un peu, de ma torpeur. C’était celle d’une jeune eiseinin m’ayant pris - par pitié, peut-être bien - sous son aile bienveillante, se faisant un point d’honneur à m’enseigner tous les rouages, tous les secrets qu’elle pouvait connaître quant à la maîtrise de l’iroujutsu. Une femme de confiance, l’une des rares entre les murs de la capitale impériale.

« O-Oui, j’arrive… »

Mon apparence, ou mon ton, devaient sans doute laisser à désirer, car bien vite, la doctoresse plissa les paupières, inquiète.

« Tu… vas bien?
O-Oui, oui,
répondis-je du tac-au-tac.
Certaine?
Hmhm.
Bon...
L’ombre d’une moue tordit son faciès alors qu’elle hochait brièvement la tête. S’il y a quoique ce soit, je serai dans le bureau du docteur Yamanaka. On se voit plus tard. Tu me feras ton rapport, d’accord?
Hm.
Soldat?
O-Oui, j’ai compris… »


Exhalant longuement par le nez, sa senestre vint délicatement se poser contre mon épaule avant de s’en désintéresser et d’aller caresser, l’espace d’une seconde, la peau rougie de ma joue.

« Courage. Je te fais confiance, Natsu. »

Et elle disparut par-delà le couloir dans lequel je m’engouffrai à mon tour, troquant, au meilleur de mes compétences, les images qui me hantaient encore pour le peu de savoir que je possédais sur la souffrance psychique. Je fis la tournée habituelle, saluant l’abonné de la chambre quarante-deux - un garçon du clan Aburame ayant une phobie des insectes, mais je ne vous en dirai pas plus sur son cas par soucis de respecter le secret professionnel -  avant de pénétrer la pièce où reposait cet adepte de genjutsu si passionné par son art qu’il en entendait désormais des visages, ou voyait des mélodies, ou… un truc du genre… je crois? Bref.

Rien d’anormal pour quiconque passait ses journées en ce lieu maudit des dieux. Du moins, jusqu’à ce qu’un épouvantable hurlement ne fusse poussé par la patiente de la chambre quarante-huit. Un cri comme on en entendait rarement de la part de cette colérique guerrière au caractère… si explosif. Quoiqu’il se passait avec celle-ci, il ne me fallait pas tarder à calmer la situation, au risque de voir l’aile entière voler en éclats.

À ma grande surprise, j’y vis un jeune homme à la chevelure brune et aux prunelles rubicondes. Un inconnu, de toute évidence, à en juger par la réaction de la demoiselle alitée. Était-il inconscient? N’avait-il pas lu les avertissements inscrits sur la porte de bois? Évidemment que non, puisqu’il ne la connaissait vraisemblablement pas.


« Euh… Hm… Pa-Pardonnez-moi, monsieur. Je… C’est que… V-vous ne devriez pas être ici.  »

Je lui indiquai les écriteaux, en caractères rouges, d’un air timide.

« V-Vous avez beaucoup de courage, p-pour pénétrer la chambre d’... d’une  Bakuhatsu malade, observai-je, moqueuse malgré moi. S… Si vous avez des questions, ou… Ou quoique ce soit, demandez-le m-moi. Sinon… »

Il me fallut rassembler tout mon courage, pour ainsi m’affirmer face à cet individu.

« Sinon, je… vous demanderais de quitter. »


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Dernière édition par Harusame Natsumi le Ven 28 Jan 2022 - 3:26, édité 1 fois
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Mer 12 Jan 2022 - 20:19
Le jeune homme n’a absolument aucune idée des pensées qui traversent ce qui semble être une infirmière de l’hôpital ni les démons qu’elle emporte avec elle. Tout le monde a ses peurs, craintes habitant son cœur mais l’importance est toujours de ne jamais se laisser engloutir. Toujours au moins avoir la tête hors de l’eau. Les gens aiment bien remplir leur vie d’activité pour éviter de trop se centrer sur eux-mêmes et déprimer. Peut-être est-ce pour cette raison que le Tsumejin a énormément d’objectifs pour ne jamais se laisser noyer par le chagrin. Alors qu’il est là pour poser des questions et avancer dans son enquête. Voyant le patient ne pas répondre il commence à le saisir par le col et le secouer pour qu’il réponde à ses questions mais il est pris sur le fait par Natsumi lui annonçant une terrible nouvelle. Il regarde l’infirmière, la patiente, l’infirmière et une nouvelle fois la patiente avant de reculer en arrière rapidement.

- Tu n’as pas intérêt à exploser toi !

Dit-il fixant la dame en question. Vu leur première rencontre cette dernière ne va surement pas lui apprendre l’art explosif dont il a tant envie. Il aurait beaucoup trop peur que celle-ci veuille se venger et à Tsume si on n’est pas prudent on meurt assez rapidement.

- Vous ne devriez pas garder quelqu’un d’aussi dangereux à votre hôpital. Vous voulez que je me débarrasse d’elle pour ne pas qu’elle agresse des patients ?

Le souvenir des victimisations de Moteki sont encore bel et bien vivaces dans sa tête. Hors de question de subir une nouvelle fois le même traitement.

- Oui peut-être que vous pouvez m’aider. Avez-vous entendu, ou parmi vos patients, parler du clan Yamanaka ?

Trop tôt pour parler du seigneur Kyodai et ce serait beaucoup trop suspect que de parler d’un seigneur vivant aussi éloigné de la capitale du pays du feu : Urahi. Il faut avouer que la personne qu’il a en face de lui n’est pas vraiment intimidante mais il sort tout de même de la chambre pour éviter les ennuis, se doutant bien que ce n’est pas la seule infirmière dans les environs. Il sort de la chambre de la Bakuhatsu, lui lance un dernier regard mauvais avant de continuer son chemin vers le couloir et continuer à parler avec Natsumi.

- Oh pardon, les présentations !

En effet, au sein du pays de la Griffe, les civilités n’ont pas vraiment lieu d’être. Ce sont des habitudes qu’il a du mal à retrouver depuis qu’il est revenu à Hi.

- Tachibana, soldat pour l’Empire du Feu. Actuellement affecté à la garnison d’Urahi. Et quel nom portez-vous ?


Main derrière la tête, un peu gêné, Tachibana tente de mimer la sympathie mais en réalité c’est uniquement pour cacher sa gène n’ayant plus l’habitude de vivre parmi le monde civilisé.

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Lun 17 Jan 2022 - 22:07





Soupir et exaspération. Un soupçon de panique aussi, peut-être bien. Incroyable…
Cet inconnu était d’une témérité sans nom, je vous l’assure. Assez pour m’extirper des démons qui me hantaient à l'instant. Car, voyez-vous, ses gestes étaient, pour le moins, suicidaires. Oh oui! Bravez l’interdiction de pénétrer la chambre de la plus instable des patientes de l’aile, brusquez-la un brin et puis, bien-sûr, provoquez-la une dernière fois, afin d'obtenir la recette parfaite pour foutre le chaos dans un hôpital entier. Bam ! Ce fut exactement la procédure appliquée par le soldat inconscient. Quel idiot. Du grabuge? Des explosions? Des morts par dizaines de milliers, leurs cadavres répandus parmi les décombres d’une impériale cité désormais ruinée? Oui, monsieur ! C’était bien ce qui menaçait d’arriver - dans mon esprit d’anxieuse à la pensée-catastrophe facile, du moins - si ce gringalet ne décampait pas de sitôt du chevet de la bombe à retardement. Ce que je lui enjoignis de plus belle, d’ailleurs.


« Si… S’il-vous-plaît, sortez. C’est d-dangereux, et puis… Je… V-vous ne faites qu'aggraver la situation. »

Il m’intimidait un peu, à vrai dire. Sans doute davantage que la Bakuhatsu malade.

Comme la plupart des gens, finalement.

J’échappai néanmoins un discret soupir, à nouveau, avant de reprendre. Cet homme était… Ah, et puis bon :


« N… Non! L… La seule personne qu’elle agressera…. C’est… C’est vous, si vous ne me suivez pas. S’il-vous-plaît… »

Avais-je réellement trouvé le courage de répliquer ainsi? Oui ! Surprenant, non? La suite, cependant, l’était tout autant : agrippant timidement de mes doigts le vêtement du mort en sursis, je l’accompagnai doucement jusqu’à la sortie de la chambre, hors du champ de vision de la Bakuhatsu, avant de me retourner vers lui et de l’observer de la tête aux pieds.

« V… vous savez, monsieur… Je… si vous tenez si p-peu à la vie, n-nous pouvons peut-être v-vous aider…? Le d-docteur Yamanaka est un spécialiste de la c-chose, qui… »

Mais celui-ci m’interrompit dans mon laborieux élan. Quelle impolitesse ! Cela ne brossait pas un tableau des plus reluisants quant à sa maîtrise des bonnes manières et des conventions sociétales. Il ne s’était même pas présenté, d’ailleurs. Irrécupérable, je vous le jure…

Ce jeune homme nécessitait réellement des soins sur cette unité. C’était évident, même pour moi. Sa situation était critique.


« Je… Je les connais de nom, seulement. En… Enfin, je sais qu’ils sont maîtres de l’... l’esprit. Si-Sinon, co-comme je le disais, le docteur Yamanaka pourrait… Attendez… Pou… Pourquoi cette question? »

Un doute naquit en moi quant aux réelles intentions de celui qui s’était infiltré sans invitation dans la chambre de la guerrière explosive en vue de la maltraiter. Que voulait-il, en fait? Sa psychée était-elle tordue au point de renfermer de si malveillantes intentions? Impossible… Et si..?

Je devais agir. Me bouger les fesses afin de le stopper dans ses sombres projets. Empêcher la destruction du monde civilisé par cet être-dont-je-ne-connaissais-toujours-pas-le-nom… qui se présenta, finalement, comme un soldat affecté à Urahi. Un certain Tachibana.

Lui? Ce gus?

Habituée aux brutes épaisses et débauchées agissant comme des bêtes sauvages de par les rues de la capitale à la nuit tombée, je fus quelque peu surprise par cette révélation inattendue. Assez pour oublier, l’espace d’un instant, ce que mon imagination des plus fertiles avait su instiller en moi.

Et lui répondre du tac-au-tac.

« Euh… Hm… Natsumi, geni… soldate, de…. euh… ici, à l’hôpital. Et a-apprentie eiseinin, je crois… Je veux dire, je… J’espère le devenir un jour, haha. »

Main derrière la tête, un peu gênée, je tentai de mimer candeur et maladresse, mais uniquement dans le but de dissimuler mon envie de percer à jour ses véritables intentions. Non, en vérité, ce n’était que le résultat malheureux d’une timidité excessive… Zut.


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Sam 22 Jan 2022 - 20:50
Le jeune homme est attentif à ce que la jeune femme lui dit. Enfin, il tente de l’être, mais il n’est pas aisé de comprendre tu premier coup ce qu’elle dit dû à son hésitation, ou son bégaiement. Mais, sans vraiment en être sûr, elle vient de lui proposer de lui soigner la tête ? Ça existe vraiment ce genre de médecine ? Les pouvoirs de Yamanaka peuvent-ils réellement user de leur pouvoir pour le bien du commun ? Il a dû mal à le croire et donc n’y croit pas un mot. Sûrement un espion du clan envoyer pour espionner les esprits de tous en vue d’obtenir des informations dont le Clan pourrait se servir pour acquérir encore plus de pouvoir. Hors de question qu’il aille voir ce charlatan, mais c’est bon à savoir que certains membres sont à Urahi. Il devra d’autant plus faire attention lors de sa recherche d’information.

- Le docteur Yamanaka devrait offrir ses services à tous les soldats de l’Empire du Feu si être peu attaché à la vie est un critère.


Réplique-t-il à l’infirmière avec un léger sourire en coin, qui s’estompe rapidement, une fois qu’elle a fini de parler. Le Tsumejine attend toujours que L’Irounin apprentie fini de parler avant de prendre la parole, ne voulant pas l’interrompre. Pour tout dire, il a de la peine pour son interlocutrice semblant avoir du mal à parler.

- Désolé d’avance pour la Bakuhatsu. Elle va sûrement vouloir venir se venger en sortant d’ici et je serai obligé de lui apprendre une correction… douloureuse avant de revenir à la case hôpital. Comment s’appelle-t-elle d’ailleurs ?

Un simple regard, suivit d’un haussement d’épaules, avant de répondre à la Kaminarjine.

- Cela ne vous dérange pas que des membres de ce clan sont capables de lire les souvenirs de n’importe qui au Yuukan ? De plus, leurs pouvoirs ne s’arrêtent pas là. Certaines rumeurs prétendent qu’ils sont capables de modifier les souvenirs voir même contrôler mentalement quelqu’un. Il en va donc de la sécurité de l’Empire du Feu que j’enquête sur ces membres claniques. N’êtes-vous pas d’accord que leurs pouvoirs pourraient être utiliser à mauvais escient ?

« Gen.. ? Genjutsu ? Qu’as-t-elle voulu dire par là ? » par pur prudence Tachibana exécute les mudras pour effectuer un Kai mais rien ne change autour de lui. Fausse alerte, elle voulait peut-être dire autre chose.

- Vu le nombre de blessés parmi les soldats vous aurez beaucoup de sujets « d’études » et vous deviendrez très vite une excellente Eisenin un jour.

Un sourire rassurant, les yeux fermés vers sa direction avant de continuer de marcher à ses côtés le long du couloir du bâtiment.

- Vous soignez également des animaux ou kuchiyoses dans cet hôpital ?
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Mer 26 Jan 2022 - 15:32





Il faisait dans l'humour, maintenant? Amusant. Et intéressant. Oui, très intéressant. Une rareté parmi les teikokujins. Cela allait sans dire.

« Ce… Ce n'est pas faux, haha... »

L'écho d'un ricanement, timide tout au plus, égaya l'ambiance terne et grise au sein du corridor de l'aile. Calquant les manières du garçon, j'esquissai un léger sourire en coin, lequel, en parfaite coordination avec son semblable, parût s'évaporer aussi rapidement qu'il ne fût apparu. Autour de nous, différents membres du corps médical allaient et venaient, pénétrant ou sortant des chambres au gré des tâches qui leur avaient été confiées. Certains patients, désireux de chasser l'ennui à coups de petites enjambées, déambulaient tranquillement tout en jetant de curieuses œillades à leurs confrères malades ou aux événements anecdotiques qui pouvaient survenir de part et d'autre de l'unité. Les plus instables, ou dangereux, telle l'impétueuse Bakuhatsu, restaient confinés à leur lit plus souvent qu'autrement.  Covid oblige. Ceux-ci posaient un risque bien trop important envers la sécurité des autres patients et l'hôpital en lui-même, après tout. Ils ne savaient pas suivre les mesures de distanciation sociale, ces coquins.

« Oh..! Je… Ne… Ne vous en faites pas p-pour ça. Elle n-ne sortira pas de sitôt, v-vous savez. Vous… Vous ne risquez rien… pour l'heure, haha, risquai-je, à la blague, tandis que mes doigts jouaient nerveusement dans ma chevelure de petite châtaigne. P-Pardonnez-moi, soldat Tachibana, m-mais, je ne peux vous révéler s-son identité, s-sauf en cas d'affaire offi… officielle. »

Un bref regard désolé, suivi d'un haussement d'épaule. Ainsi était la règle. Je ne pouvais passer outre, au risque de me faire sévèrement réprimander.

Refuser ainsi d'accéder à la requête d'un autre ne m'était ni coutumier, ni aisé. Comprenez que j'étais plutôt le genre de personne apte à s'écraser devant la pression de tout-un-chacun, qu'il soit simple soldat ou gradé. Une petite bonniche faisant passer l'intérêt, le bonheur et les désirs d'autrui avant les siens. Un bon toutou, en presque toutes circonstances, quoi... À mon grand regret. La honte, n'est-ce pas? Misère.

Les prochaines questions du jeune inconnu me tirèrent cependant bien vite de cette traditionnelle séance d'auto-flagellation psychique natsumienne. Pourquoi tant d'intérêt envers ce clan des manipulateurs de l'esprit? Était-ce seulement de la curiosité, une passion pour ce clan aussi célèbre que puissant? Ou alors penchait-il plutôt du côté de la fixation, d'un délire psychotique ou paranoïaque? Était-il atteint de Yamanakaphobie? Dans tous les cas, cela n'avait rien de sain, croyez-moi sur parole. Et puis, je ne pouvais le cacher, autant d'interrogations faisaient inévitablement surchauffer mes pauvres méninges. Il me fallut donc un moment, index posé contre menton, pour offrir un semblant de réponse à mon interlocuteur, vers lequel je me tournai aussitôt, un air intrigué façonnant les traits de mon visage.


« Je... Euh… Je vous avoue q-que je n'avais jamais réfléchi à… à la question. Di-Disons que j'ai d'autres p-problèmes plus importants et immédiats à t-traiter. »

Un sourire doucereux vint ponctuer ma phrase, tandis que je posai doucement mes doigts pour caresser ma nuque. Un geste banal pour me réconforter face aux démons qui me rongeaient. Je rétorquai néanmoins, sans une once de défiance ou d'agressivité :

« Ça… Ça ne vous dérange pas que cer… Certains soient c-capables de faire exploser un hôpital entier parce qu'ils maîtrisent le… le ninjutsu? Ou… Ou alors que le premier venu puisse vous trancher la g-gorge avec un katana? »

C'était encore un peu confus, je ne mentirai pas. Je n'étais pas une abonnée des grandes réflexions de ce genre. Aussi espérai-je qu'il me pardonnât mes maladresses évidentes.

« Le problème… Ce… Ce n'est pas l'arme, la c-capacité, le chakra ou… ou l'outil. C'est l'humain, ou le sh-shinobi, derrière. Cr… Croyez-moi si je vous dis qu'il n'est pas nécessaire de p-posséder des pouvoirs de Yamanaka, p-pour manipuler les esprits… ou les détruire. Je… Je le sais… trop bien. Malheureusement. »

L'ombre de souvenirs terrifiants éraflèrent ma peau comme autant de minuscules éclats tranchants, tandis que je serrai, en toute discrétion, poings et dents, pour en contenir le mal-être apparent. Une profonde inspiration plus tard, je poursuivis néanmoins sur ma lancée.

« Il… Il y a… Il y a des individus, dans ce monde… bien plus horribles, ou menaçants, que n'importe quel p-pouvoir Yamanaka, vous savez? Et puis…, je haussai les épaules, relâchant quelque peu la tension, s… si vous deviez enquêter sur toutes les c-capacités susceptibles de… de menacer l'Empire… Il vous faudrait p-passer l'humanité entière au peigne fin, haha… »

J'allais de surprise en surprise, me concernant. Donner ainsi mon opinion sur un sujet n'était pas naturel et, je devais avouer, me laissait un mauvais goût en bouche : celui d'avoir su léser, ou attiser la colère du soldat. Chose que je ne désirais absolument pas. Oh que non !

« Pou… Pourquoi autant de c-crainte envers eux, précisément, chuchotai-je presque, désormais. Vous… avez eu des p-problèmes avec un Yamanaka? »

Un sourire sincère, empreint de compassion, illumina mon joli minois.

Subtilement, je pris la direction du bureau du docteur en charge de l'unité. Une rencontre entre les deux individus permettrait peut-être à Tachibana d'apaiser quelque peu ses angoisses concernant les membres de ce clan célèbre. Et puis, je n'avais pas lâché le morceau concernant l'état psychologique du tsumejin : celui-ci requérait clairement l'aide d'un professionnel en la matière. Pour dissimuler mes intentions, il me fallait maintenir la conversation à flot.


« Hm. Ç'aurait été v-vrai pour n'importe q-quelle apprentie eiseinin, mais… je… euh… Je suis un cas… un cas à part. Je… »

Une étrange noirceur sembla obscurcir toute lumière sur mes prunelles céruléennes. Une moue affectée, les paupières désormais closes comme pour contenir tout débordement, je poursuivis enfin :

« Je ne… suis pas la... la plus douée. J'ai… J'ai des modèles inspirants, dis-je, faisant référence à la légendaire doctoresse d'Iwa, mais… je doute d'être plus qu'une eiseinin c-correcte, un jour.  »

Mon précédent sensei à Kumo, un chûnin du nom de Nakamura Syoto, m'avait décrite comme "pas plus utile qu'une plante verte" au détour d'un entraînement dans lequel j'avais fait piètre figure. Puis, il y avait eu Jun. Et cela avait laissé des traces.

« Pour… Pour les animaux ou k-kuchiyoses?  Euh… je… hmm... je crois, oui..? Il doit bien… Il doit bien y avoir une unité r-réservée pour ça. R-Rien d'énorme, malheureusement, m-mais oui, je crois. Pourquoi ? »

Parlant de ces incroyables créatures...

« Oh, d'... d'ailleurs, p-puisque nous sommes sur le sujet : V-Vous aimez bien les renards..? »



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Dim 30 Jan 2022 - 21:21
L’exilé du clan Yamanaka ne peut s’empêcher d’hausser un sourcil, toute en gardant son attitude espiègle, face à l’avenir de la patiente dont il venait sciemment de déranger le repos, et dans un certain sans sa convalescence.

- Ça se voit à sa tête qu’elle cherche les ennuis. Mais dites-moi tout qu’est-ce qu’elle a eu ? Elle s’est faite brisée tous les os en énervant un médecin de l’hôpital avec votre superforce ? Ou alors attendez mieux : elle a énervé un troupeau d’éléphant et elle s’est faite marchée dessus ?

« Ils ont des éléphants à Hi ? Je ne sais plus. Peut-être que ma remarque serait bizarre face à quelqu’un qui n’en a jamais eu. Oh et puis tant pis ce qui est fait est fait ».

- C’est vrai que leurs pouvoirs ne sont pas très courants et qu’ils restent tout de même un clan très secret.

Haussant des épaules, comme si finalement il n’était pas tant que ça concerné par le sujet alors que c’est tout le contraire. Mais, alors qu’il était prêt à changer de sujet pour ne pas embêter plus longtemps que ça l’infirmière, qu’elle revient à la charge. Finalement le sujet semble lui plaire. Ce qui fit, pendant un bref instant, fait apparaître un sourire en coin sur le visage de Tachibana.

- Je vois où vous voulez en venir.

Déclare-t-il marquant un instant de pause et finissant d’écouter tout ce qu’elle a à dire à ce sujet.

- C’est vrai que les pouvoirs des Bakuhatsu sont dangereux ou qu’un katana aiguisé peut aisément mettre fin à n’importe quelle vie. Ce qui nous fait penser à quel point nos corps de chair et d’os sont réellement fragiles. Et je ne dis pas que l’un comme dans l’autre ne sont pas dangereux mais il existe des moyens pour contrer ça : On peut esquiver des explosions ou des coups de Katana. On peut même riposter et retourner leurs attaques contre eux mais contre des pouvoirs psychiques dangereux presque tout le monde est démuni sauf les Yamanaka.

Dit-il avant de poursuivre son explication.

- Trouvez-vous cela normal que clan possède à la fois le poison et l’antidote ? Ils ont le monopole entier sur les esprits des gens. Peut-être que nous avons-même tous exposé, à un moment donné, à leurs pouvoirs mais que nous avons eu la mémoire effacée.

Son ton, auparavant prompte à l’humour et à la joie, s’est métamorphosée du tout au tout. Une chose est sûre : il n’apprécie vraiment pas les Yamanaka et si auparavant vous aviez des doutes ils sont probablement levés à présent.

- Et, je vous le dis en toute sincérité. Préférez-vous être morte ou être une marionnette dont les souvenirs ont été modifiées pour n’être plus qu’un pantin aux mains des Yamanaka ? Pour ma part je préfère être mort plutôt qu’on enlève mon libre-arbitre et ma liberté.

« Vous avez des problèmes avec un Yamanaka ? » lorsqu’elle prononce cette phrase le poing du jeune homme de Tsume ne peut que se serrer pour éviter que sa colère déborde et explose.

- Craindre ce qui peut nous nuire est une excellente qualité : celle de l’instinct de survie. Je n’ai pas de problèmes avec un spécifiquement je trouve juste qu’ils ne devraient pas être libre de faire ce qu’il leur plaise avec leur pouvoir. Imaginez que vous vivez votre vie tranquillement et puis tout à coup on vous fait croire que vous êtes une simple mendiante sans aucune capacité trainant dans les basse-villes d’Urahi. Il y a des sorts plus cruels que la mort est reformater tous les souvenirs de quelqu’un en est un.

Conclus-t-il avant d’écouter la suite, un peu plus calme, de son interlocutrice.

- Pourquoi êtes-vous un cas à part ? Vous n’êtes pas capable d’utiliser le chakra ?


Demande-t-il curieusement à Natsumi, comme si celle-ci l’intéressait vraiment. Ce qui est sûrement le cas : Tachibana adore parler et apprendre sur les gens ainsi qu’écouter leurs histoires et leur vie.

- C’est dommage. Ils sont souvent prompts à beaucoup de blessures et sont mal ou pas soignés uniquement parce qu’ils ne parlent pas comme les humains.

Parvient-il à dire, son regard plein de flammes dû à la discussion des Yamanaka semble s’éteindre pour ne plus que laisser place à la tristesse avant de sortir de son humeur maussade et répondant sympathiquement à l’Eisenin en herbe.

- J’aime les renards comme la plupart des animaux. J’aime bien leur pelage roux et leur torse blanc. C’est comme si leurs poils avaient délimité une zone où ils aimaient bien être caressés. Pourquoi vous me demandez ça ?

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Harusame Natsumi
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Dim 6 Fév 2022 - 4:29





« Elle… Elle a simplement la m-mèche courte, déclarai-je, moqueuse, au soldat un peu trop curieux pour son propre bien. Disons qu’elle… Qu’elle a eu q-quelques soucis lors d’une mission. Oui, v-voilà, des soucis… »

Un haussement d’épaule, un sourire en coin dirigé vers le jeune homme aux iris carmin. S’il s’entêtait à ce point à acquérir davantage d’informations concernant la patiente, je me devais de lui faire obstacle d'une manière ou d'une autre. Mon choix? Tromper sa vigilance, brouiller les pistes et lui faire abandonner sa cause en usant de l'humour comme d'une arme de prédilection et ainsi contrer son insatiable curiosité. Il fallait bien savoir s’amuser, de temps à autre, non? Sur le ton de la confidence, comme si ce que je m’apprêtais à révéler relevait du secret d’état, je me penchai donc légèrement dans la direction de Tachibana pour lui souffler la suite à l’oreille :

« P-Paraît-il qu’elle aurait v-voulu détruire t-toute une cargaison de b-bouteilles d’alcool de contrebande que… que des bandits cachaient dans un entrepôt en… en plein cœur de la capitale. V-Vous imaginez… »

D’un mouvement des bras prenant de plus en plus d’amplitude, je mimai une explosion fictive, laissant échapper un léger grondement d’entre mes lèvres. J’étais tout à fait sérieuse. Oui, oui.

« Boom…! Haha… »

Un rire bref, la caresse des doigts contre ma nuque. Allait-il réellement gober cette histoire? Je n’en savais rien, et je m’en moquais un peu, à dire vrai. Qu’importe sa réaction, il n’obtiendrait pas plus venant de ma personne. Ça non! S’il désirait aussi ardemment connaître la raison de l’hospitalisation de la Bakuhatsu, il n’avait qu’à demander au responsable de l’unité en personne : le fameux docteur Yamanaka.

« En… En effet, un c-clan très secret ! Di… Disons que les informations les concernant ne sautent p-pas aux yeux. P-Pas comme leur pouvoir, en tout cas, haha… »

Les mauvais jeux de mots? Ma spécialité, à l'instar des maladresses. J'avais développé ce talent à travers mes années au service du restaurant familial appartenant à mes parents, à Kumo, le Panda Unijambiste. Cela fonctionnait plutôt bien sur la populace locale et les clients, à l'époque, et me garantissait toujours des sourires ou de brefs éclats de rires de la part de ceux-ci, tout en les distrayant de mes trop nombreuses bourdes. Hé oui ! J'étais toujours brillante, parfois.

« Je… Hm… c'est… C'est vrai, le c-corps humain peut être à… à la fois si résilient, m-mais si fragile. J'ai… j'ai moi-même perdu une… une part de moi lors d'une bataille, v-vous savez? »

L'espace d'un instant, mon regard embrumé se perdit sur l'une ou l'autre des silhouettes déambulant dans le corridor. Le souvenir de la perte de ma jambe droite, de l'annexion de ma patrie par l'Empire du Feu était telle une plaie suintante aux lèvres décousues, de laquelle jaillissait encore une douleur vive. Comment oublier ce déferlement de haine, ce traumatisme, malgré les mois qui me séparaient de ce chaotique événement? Il n'y avait rien pour oublier, en vérité; de ces blessures naîtraient, tôt ou tard, une cicatrice… Que rien ne pourrait effacer.

« C… C'est vrai que leur pouvoir est… est monstrueux. M-Mais je suis certaine qu'il y a des moyens de les c-contrer, non? C-Comme n'importe quelle arme ou outil. »

Une moue songeuse, je posai mon index contre mon menton. Où voulait donc en venir ce soldat? Pourquoi craindre autant les pouvoirs d'un clan précis ? À mes yeux, cela relevait du délire… et pourtant… je comprenais un peu ses craintes, ses angoisses, sans réellement en saisir la source. Je concédai donc, tout en apportant une légère nuance :

« Le m-monopole… je ne sais pas… B-Bien des gens maîtrisent le g-genjutsu, v-vous savez. M… Mais vous avez raison… Qu-Qui sait si nous n'avons pas été touchés par leur p-pouvoir? »

Si le ton de la conversation avait d'abord été plutôt bon enfant et plutôt prompt à l'humour, celui-ci avait dès lors changé du tout au tout, abandonnant sa légèreté initiale pour des propos plus durs, plus sombres et lourds de sens. Il y avait une part d'ombre chez ce garçon qui me faisait froid dans le dos. Qu'avait-il donc pu vivre pour être à ce point terrorisé par la puissance psychique des Yamanaka? L'horreur, sans doute. Pauvre homme. Quelque part, j'étais bien placée pour le comprendre…

Lorsque sa dernière affirmation tomba, je figeai. Prise de nausées, la paume de ma main vint prévenir tout incident malheureux en se plaquant contre ma bouche. Tremblotante, incapable de faire un pas de plus, les mots du soldat tournèrent en boucle dans mon esprit, comme un air connu impossible à sortir de sa tête.

Préférer mourir plutôt que de perdre sa liberté?

Quelle idée courageuse !

Car j'aurais bien voulu appliquer ces belles paroles face au lieutenant au crocodile. La combattre avec hargne et férocité pour assurer mon intégrité. Pourtant, j'avais failli. Par honte. Par manque de confiance en mes capacités. Par manque de courage. Mon choix s'était donc arrêté sur une toute autre possibilité, une avenue d'autant plus sombre qu'elle m'avait, dans sa finalité, tout arrachée : mon passé, ma vie de kumojin, ma famille, mon équipe… Plier face à l'adversité, protéger la dernière chose que je possédais encore, ma vie, quitte à jeter ma fierté et ma liberté aux ordures. Cela avait été ma route. Une voie que je regrettais désormais. Un chemin que j'allais bientôt rebrousser, envers et contre tous. Si seulement ce Tachibana avait su la portée de ses mots. S'il avait su qu'il allait être l'une des causes de mon retour parmi les miens...

« Hm… Je… Je ne sais pas… Je crois que… Je... Je… bégayai-je, les yeux humides. Je… Je crois que je… préfèrerais mourir… Je… Oui… Je préfèrerais mourir. »

Dans ma tourmente, je décidai de changer de cap. Plus question d'aller au-devant du docteur : J'avais besoin du confort, de la sécurité d'un lieu isolé pour éviter d'être submergée sous les vagues qui menaçaient de m'engloutir. Je pris donc une toute autre direction, enjoignant le garçon à faire de même jusqu'à gagner la petite pièce où je m'étais enfermée plus tôt. Là, le bouquin ouvert attendait toujours d'être étudié sous toutes ses coutures, reposant sur une unique table, disposée au fond de la salle. Vide, il n'y avait personne pour troubler la relative paix des lieux, sinon le chant des oiseaux, au travers de la fenêtre, se préparant doucement à l'arrivée de l'hiver.

« Je… V-Vous pouvez entrer, c'est… c'est une petite salle de repos. Installez-v… vous ici. V-Vous voulez du thé? Il… il sera peut-être un peu… un peu froid, m-mais il est bon! »

Le restant d'une infusion que j'avais préparé plus tôt, avant ma session d'étude sur l'anatomie humaine. J'en servis une tasse à Tachibana, avant de rsaisir celle que j'avais abandonnée en cours de route et de prendre place autour de la table. La discussion pouvait reprendre.

« L'in… L'instinct de survie est une… une bonne chose, c'... c'est vrai. Quand… Quand elle ne régit pas tout. Pour le reste… Vous… Vous ne trouvez pas ça c-contradictoire? Haha… V… Vous voulez les empêcher de v… vous priver de liberté… en r-restreignant la leur? Ça… Ça ne fait pas de sens. Et puis, ils… Ils ne sont pas tous mauvais… Tout ce que créerait votre restriction, ce… ce serait une révolte. Ou alors… ils cacheraient leur pouvoir ou leur… ou leur identité. R-Rien de bon, dans tous les cas. »

Une gorgée de thé tiède, pour éteindre les braises d’une colère naissante, avant de contempler mon reflet sur le liquide restant, une pointe d'amertume en bouche. La suite n’allait pas être sans douleur. Cet homme savait, peut-être bien sans s’en rendre compte, jouer dans mes démons les plus intimes.

« Je… Je ne suis pas douée, c’est… c’est tout. Mon… ancien… sensei… me voyait comme… comme une ratée, haha. M-Moins utile qu’un kuchiyose, haha. Mais… Il… Il avait raison, je crois… J-Je panique en entraînement. J’ai… J’ai de la difficulté à manipuler mon chakra s-sous le stress, la… la pression. Je fais une p-piètre apprentie eiseinin, non? »

J’étais tendue, crispée, et la mine plutôt basse. Peut-être ce rêve d’iroujutsu était-il inatteignable pour une maladroite telle que moi. Peut-être allais-je bientôt frapper un mur, dans mon parcours d’apprentie eiseinin? Dans tous les cas, et malgré une crainte quant à mon avenir dans ce domaine, je persévérais, sans relâche. Ce manuel d’anatomie en était une preuve. Ma présence à cet hôpital, auprès des malades, une autre. Peu importe ma condition, je visais la lune, pour mieux tomber dans les étoiles, tout en espérant ne pas me perdre dans la noirceur du vide intersidéral.

Quant à nos fidèles amis les kuchiyoses : le sujet sembla raviver quelque peu la flamme, la passion qui brûlait en moi.

« Il… Il faudrait faire d… davantage pour eux, en tant qu’humain et shinobi. L… Les protéger, mieux les s-soigner, f-faire passer leurs besoins avant les n-nôtres. Ils… Ils méritent mieux. »

Une idée me vint alors en tête.

« Et… Et si on ouvrait le premier… Premier hôpital vétérinaire du Y… du Yuukan? Sp… Spécialement pour les animaux et kuchiyoses? V-Vous croyez que c’est p-possible? »

Quant à mes préférés, les renards…

« Ils… Ils sont mignons… C’est vrai… J’ai… J’ai toujours été en admiration d-devant eux, en fait… Haha. Depuis… Depuis toute jeune, j’adore les observer dans les b-bois et… Je… Voilà… Je… Hm… Me demandais si… S’il n’y avait pas une communauté de renards… qui serait intéressée par un pacte..? Des kuchiyoses, haha. V-Vous n’en auriez p-pas… déjà entendu parlé, par hasard? »



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Dim 13 Fév 2022 - 14:34

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Il écoute simplement l’histoire de l’infirmière à propos de la patiente aux capacités si étranges.

- Vu qu’elle n’a pas l’air très maline je ne peux, malheureusement, que vous croire.

Finit-il par déclarer avant de commencer à se soucier des autres personnes du genre humain et levant un sourcil face au rire léger de son interlocutrice. Est-ce un rire jaune, gêné ou apprécie-t-elle tout simplement le chaos ? Même si le dernier cas semble très peu probable au vu de leur brève discussion.

- Et personne n’a été blessé ? Que ce soit les gardes ou les civils ? Et pourquoi s’attaquer à une cargaison d’alcool ? Elle a été traumatisée par un mari alcoolique ? C’est vraiment une capacité effrayante lorsqu’elle tombe entre des mauvaises mains. Surtout que, j’ai l’impression, que tous ceux qui la possèdent sont des personnes survoltées qui n’ont aucune manière de se tenir ou civilités.

Questionne-t-il à voix haute. Le terme « contrebande » que mentionne Natsumi lui passe totalement par-dessus la tête. En effet, à Tsume-Est, que certains surnomment l’Empire du Crime, ce mot n’a aucun sens vu qu’il n’y a aucun ordre réellement établi et personne pour interdire qui que ce soit à quelqu’un. Tachibana semble avoir du mal à revenir dans un monde avec des hiérarchies complexes, hormis des chefs de bandes ou bandes puissantes, ou des pays où les gens ne sont pas libres de faire ce qu’ils veulent.

- L’importance c’est que vous soyez en vie et, je suis tellement passionné par notre discussion, que j’ai totalement oublié que vous possédiez une prothèse.


Déclare-t-il d’un ton plus léger pour tenter de rassurer l’Irounin en herbe avant d’hausser les répondre et reprendre contenance évacuant sa haine envers le clan des spécialités de l’esprit.

- C’est également le but de mon enquête : savoir s’il existe une manière de contrer leurs terrifiants pouvoirs mais, pour l’instant, j’en ai trouvé aucun. Et je pense que nous sommes, pour la première fois, face à un cas où nous ne pouvons pas faire grand-chose.

Pendant un bref instant, il plonge son regard dans celui de Natsumi sans dire un mot.

« Est-elle au courant de ma maîtrise des Genjutsu ou est-ce juste, une nouvelle fois, un coup de chance ? Pourtant ce n’est pas la première fois qu’elle parle des pouvoirs des illusions ».

- Sauf que le pouvoir des illusions n’est pas un pouvoir héréditaire détenu par une minorité de rares élus et que les illusions n’ont aucune conséquence à long terme tandis que modifier la mémoire des gens est, malheureusement, définitif.

Son air maussade reprend, une nouvelle fois, le dessus. Comment pourrait-il en être autrement ? Toute une partie de sa vie lui a été volé et les seuls souvenirs qu’il lui reste de son clan sont les brimades et les victimisations qu’il a subies. Il ne sait même pas s’il a eu des souvenirs heureux d’enfance ou si sa mère a été là pour lui. Des brefs éclats de mémoires se limitant à qu’il sait qu’il a eu une mère à un moment donné et un foyer où rentré mais il ne souvient de rien d’autre ni même de son visage d’aucun de ses deux parents. Et, encore, difficile de deviner si le harcèlement qu’il a subi est un souvenir factice.

- Désolé, je ne voulais pas vous pousser à bout.

« Va-t-elle bien ? C’est vrai que parfois l’idée que quelque chose de terrible puisse nous arriver à nous ou un de nos proches nous donne la nausée mais au point de voir des larmes coulées, c’est un petit peu beaucoup. Peut-être qu’elle ou un de ses proches a connu une situation semblable ? Mais, pourtant, elle a l’air d’avoir confiance en ce docteur Yamanaka sans crainte. Etrange. ».

Alors que Natsumi souligne le propre paradoxe qu’alimente Tachibana : la liberté face à la sécurité. Il ne peut s’empêcher de fermer brièvement les yeux avant de lui répondre, d’un air las comme dans un soupir.

- « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ».

Avant de rouvrir les yeux, plus déterminé que jamais.

- C’est ce qu’avait l’habitude de dire mon professeur à cet égard. Une fois qu’ils auront été suffisamment étudier et qu’une parade, une solution ou une manière de soigner les conséquences aura été trouver ils pourront retrouver la liberté mais tant que ce n’est pas le cas ils demeurent un danger plus que jamais pour n’importe qui.
Essayez d’imaginer une plaie impossible à désinfecter ou à soigner. C’est exactement ce que sont les Yamanaka.


« Et donc une menace à éliminer ».

- « Moins utile qu’un Kuchiyose », hein …

Le Tsumejine semble agacé par les propos de l’ancien sensei de Natsumi et il ne s’en cache pas. Les émotions de Tachibana sont assez faciles à lire et ne dissimule pas ses émotions : plus jamais il ne souhaite redevenir le soldat conditionné qu’il était autrefois ne faisant qu’obéir aux ordres et tout refouler.

- Je ne sais pas qui est ton senseï mais il avait l’air d’être un incapable. Déjà il juge les « kuchiyoses » selon leur utilité. Les kuchiyoses et les animaux n’existent pas pour qu’on les utilise. Ils ont leur propre volonté. Nous leur demandons de leur prêter temporairement leur force pour bénéficier d’un allié face à un combat qu’on n’arrive pas à mener seul. Rien qu’avec cette simple phrase je peux vous dire, à coup sûr, que votre senseï était un abruti fini et puis … Parfois certaines personnes prennent plus de temps.


« Après tout j’ai été rejeté par mon clan Yamanaka principalement parce que je ne présentais aucun pouvoir de l’esprit. Ironiquement ils ont commencé à se développer à la fin de mon adolescence. »

- Parfois, un déclic, s’effectue plus tard. Chacun va à son propre rythme et suit un chemin différent dans la vie. Il est normal de stresser en situation périlleuse où il faut agir rapidement. Mais, malheureusement à ce sujet, vous ne deviendriez sûre de vous-même qu’à force de pratique. Et, n’oubliez pas, derrière chaque grand maître se trouve une personne qui a connu d’innombrables échecs avant d’arriver au sommet de leur art. Personne n’a jamais absolument tout réussi du premier coup. Et, j’ai tendance à penser, que si ce serait le cas ce serait ennuyant.

« En espérant que ça lui remonte un peu le moral » pense-t-il et ne peut s’empêcher de se sourire à lui-même. En effet, il a tendance a de plus en plus parler comme son tuteur de Tsume qui avait un pouvoir incroyable pour toucher le cœur des gens même les plus égoïstes et individualistes que le Pays de la Griffe peut engendrer.

- Ce serait intéressant d’ouvrir le premier hôpital vétérinaire du Yuukan mais souvent les animaux n’ont pas beaucoup d’argent.


Dit-il avec un léger sourire sur le ton de l’humour.

- Plus sérieusement il faudrait trouver des investisseurs parce que je doute que des médecins souhaitent travailler gratuitement. Mais l’idée serait à creuser. Pensez-vous que certain.e.s de vos collègues seraient intéressé.e.s par cette proposition ? Je ne suis pas depuis longtemps à Urahi, ou même à Hi, et je ne connais pas encore grand monde ici.

Tachibana secoue la tête en signe de négation avant de lui répondre.

- Non désolé je ne suis pas au courant mais je n’hésiterais pas à vous en faire part si jamais cela arrive. Peut-être que l’unité territoriale devrait être au courant de ce genre d’informations au sein du pays ?


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