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6/04. Du doute jusqu'à la courbe du coeur

Prêtresse d'Isonade
Prêtresse d'Isonade

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Mar 4 Jan 2022 - 20:45
Emmitouflée sous son caftan de velours bleu, sur lequel les motifs de vagues et les broderies d’or rappelaient à la fois son caractère sacré et ses dévotions vers les saintetés de l’eau, elle avait observé le cours de chaque bataille avec minutie en veillant attentivement à comprendre ce qui caractérisait chaque ninja : le métal, le vent, le tranchant, la foudre, le chakra. Elle vit en celui capable de se changer en foudre une sorte de réplique d’elle-même, comme un écho fraternel, comme une touche du destin qui voulut ce jour lui montrer de quoi « les autres » étaient capables.
En glissant délicatement sa main de son assise, elle avait élevé devant elle un petit filet d’eau qui s’était enroulé sur lui-même pour former un orbe bleu, à l’intérieur duquel circulait un très léger courant marin. Couleur du saphir, écume au bord des cercles mouvants, elle fit danser la sphère aquatique devant ses yeux célestes en regardant à l’intérieur ce qu’elle était la seule à pouvoir voir.
Un bateau dansait dans une mer peuplée par les démons. Il voguait toutes voiles dehors sous la fureur des houles géantes, tanguant sur le remous sauvage des eaux glacées, avec sur son pont pléthore de guerriers habillés pour la bataille affrontant le souffle impétueux d’une tempête. Sous lui, une créature gigantesque glissait tranquillement dans les eaux profondes, son ombre noire frôlant la coque du navire.

Une prophétie.

Elle se recula pour admirer cette vision, consciente qu’elle s’estomperait bientôt. Elle n’avait ni la force, ni la préscience, ni la foi nécessaire pour regarder plus loin. Elle négociait difficilement avec une prédiction farfelue, qui changeait sans cesse, qui n’avait pas connu deux jours d’affilée le même scénario. Elle connaissait la raison de ce jeu étrange : un être était revenu dans son passé, avait entraîné avec lui les décombres d’un des futurs maudits, et il avait modifié en commettant cet impair modifié la courbe du Temps.
Mais alors, quelle était la ligne originelle ? Où se situait la réalité ?

Elle fit rouler ses prunelles pour déposer un regard sur « Celle-dont-le-masque-cache-le-martyr », qui fit pivoter sa tête pour lui rendre ce coup d’œil. Une des Gardiennes avait cherché à l’empoisonner, il y avait de cela quelques temps, et elle avait tenté de faire porter le chapeau à des pirates de l’équipage. Mais après une petite enquête, la Prêtresse avait vu à travers le mensonge et ses doutes, fondés, reposaient en grande partie sur celle qui camouflait son visage comme elle camouflait ses actes.

« Va. Convoque Akio pour moi. Qu’il vienne avec les alliés de son choix. Il siégera à ma droite, et eux… »

Elle regarda devant elle. Il n’y avait aucune place assise, pas de siège, pas de tabouret, rien pour qu’elle pusse accueillir quelques élus sur le plateau où elle s’était installée, au plus haut des gradins, avec ses Gardiennes. Mais les gradins étaient sous elle, sous son regard impérieux.

« … le sol leur suffira. Qu’ils s’installent dans ces gradins peu commodes, en dessous de moi. Je baisserais la tête pour les regarder. »

Et la demoiselle, après avoir opiné du chef, s’en fut.


* * *

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Celle-dont-le-masque-cache-le-martyr, qu'on disait être aussi la Profane, descendit du plateau, au plus haut des gradins, et gagna les assises en escalier qui descendaient jusqu’à la position d’Akio. Il était occupé à voir la fin du dernier combat. La fidèle de la Prêtresse gagna rapidement sa hauteur, les oreilles attentives aux musiques jouées par les bardes de Kumogakure. Elle observa chacun de ces derniers avec un air intéressé, puis se détourna de leur art pour s’accommoder de son devoir. Elle avait eu le temps, ces derniers jours, de faire connaissance avec celui qui avait eu la chance d’avoir été l’un des favoris de la Prêtresse, et qui avait donc eu le privilège de ses grâces, si l’on pouvait dire les choses ainsi. Comme elle devait respecter plus que tout autre chose ceux que la Prêtresse désignait comme ses favoris, elle prit un timbre voilé d’une tendresse particulière.

« Sieur Kentoku. Auriez-vous l’obligeance d’aller présenter vos respects à la Grande Prêtresse ? Elle m’envoie quémander une entrevue entre elle, vous, et vos favoris. De grâce, choisissez bien. »

Elle s’inclina respectueusement, avant de tourner les talons et de s’en retourner à sa maîtresse.

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Kentoku Akio
Kentoku Akio

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Sam 8 Jan 2022 - 23:28
Comme sur un nuage, soyeux et molletonné. Si les premières impressions du shinobi, esprit cartésien au possible, avaient rejeté catégoriquement les allégories de la religion. Désormais, au fond de son cœur s'était immiscé l'ombre d'un doute. Il sentait quelque chose de différent, de divergeant, allant au contraire de ses pensées d'origine. Lorsque son regard venait s'égarer de temps à autre sur la Prêtresse, il se demandait si ce qu'il avait vu, ce qu'il avait éprouvé, n'était pas qu'un tour de passe-passe, une prestidigitation pour amuser les plus crédules. Il n'en faisait pas partie, il ne l'avait jamais été. Sa main, lorsqu'il épousait son torse, tremblait presque de peur, celle de l'inconnu. Que lui arrivait-il ?

Si les combats l'avaient jusqu'ici fortement diverti et intéressés, la suite promettait encore de nombreux rebondissements. Dans une simili torpeur qu'il n'arrivait pas à justifier, il en fut extirpé avec douceur d'abord par les chants de Minako et Ken, puis de façon plus directe par l'une des suivantes d'Isonade, celle qui cachait son visage et ses pêchés derrière son masque. Sa présence fit se tourner légèrement le Kentoku, pour lui montrer de l'intérêt sans perdre une miette des affrontements qui se déroulaient sous ses yeux. Les paroles prononcées eurent rapidement fait de le retourner complètement.

- Bien sûr, je m'y rends. Je ne compterais que deux camarades de confiance à mes côtés, @Metaru Akagi et @Nara Aizen , les combattants précédents.

Le choix avait été instinctif, et ne présentait pas de risques nuls. Si Akagi ne laisserait pas forcément transparaitre ses ressentis, de peur de mettre en porte-à-faux son camarade, son Sensei, lui, présentait une variable inconnue. Il était un fervent croyant du culte de la Lumière, qui se voulait le concurrent en puissance de la croyance traditionnelle d'Isonade. Allait-il pouvoir tenir sa langue ? À dire vrai, Akio avait souhaité demander la présence du Raikage, mais il aurait tôt fait d'aller à sa rencontre par la suite, pour jouir d'une entrevue particulière où les mots n'auraient pas le besoin d'être pesés comme la situation l'exigeait actuellement.

Il salua humblement de la tête la messagère avant de se lever à son tour, se dirigeant doucement vers la zone où stationnait tous les combattants passés, pansant leurs plaies et débriefant les affrontements. Il alla trouver ses deux coéquipiers, leur indiquant la demande toute particulière, et ce malgré leurs états.

- Aizen-Sensei, Akagi... Si votre état le permet après cet affrontement, j'aimerais que vous m'accompagniez auprès de la Prêtresse d'Isonade, elle a demandé ma présence à ses côtés, ainsi que la présence des personnes en qui j'ai le plus confiance. C'est vous.

Il leur laissa quelques instants pour se décider avant de tourner les talons et de se diriger vers la partie supérieure des gradins, celle où se trouvait la visiteuse d'exception que recevait Kumo. Akio sentit, sur son trajet, les regards se poser successivement sur lui, puis sur sa destination estimée, cherchant à comprendre ce qui se jouait en cet instant.

Il resta complètement dans son monde, ne faisant aucunement vagabonder son regard et se contenta de gravir les quelques marches qui le séparait de l'Envoyée. Il n'essaya pas de croiser son regard, il monta rapidement les gradins avant de se présenter face à la dirigeante du courant spirituel. S'inclinant largement, il s'exprima d'une voix calme et assurée.

- Ma Dame, me voici comme vous l'avez demandé. Mes plus proches confidents sont à mes côtés. Vous les avez vu lors de votre intervention, surtout le premier, Nara Aizen, vainqueur du tournoi de Kumo. Et voici Akagi, mon coéquipier et ami. Face à eux, nul secret n'a d'intérêt.

Et il vint s'asseoir, après avoir lancé un regard qui en disait long à ses deux camarades sur l'importance du moment, en se plaçant à sa droite, faisant désormais face aux deux shinobis qu'il avait convié à la discussion.
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Metaru Akagi
Metaru Akagi

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Dim 9 Jan 2022 - 13:35
Akagi regardait le dernier combat en compagnie d’Aizen, dans la loge réservée aux combattants. Ensemble ils étaient venus à bout des pirates de la plus étrange des manières. Les provocations du Nara au loin sur le parapet de l'arène semblait avoir fait mouche dans l’esprit du plus énigmatique de leur adversaire. La peur engendrée par la constatation de la puissance des shinobis kumojin et les blessures déjà nombreuses du perfide forban, ajouté à la raillerie du Nara, l’avait retourné contre son propre camarade. Rendant un verdict sans appel après avoir perforé le colosse en furie de trois carreaux bien placés. Les deux shinonbis s’en étaient sortit non sans mal. Aizen avait dû se rendre à l’infirmerie pour contrer les effets du poison et Akagi au bord de l’évanouissement avait presque raté l’entièreté du second combat opposant les pirates à Hideko et Ikari, tant il avait eu besoin de se reposer.

Alors que l’affrontement de l’exotique et Anzu ne faisait que gagner en intensité. Anzu bloqué dans les éboulements semblaient se retrouver face à un adversaire des plus coriaces. Alors que celui-ci venait au contact pour frapper sa cousine par alliance, une tête amicale approchait du Metaru et du Nara. Le troisième membre de leur équipe, Akio. Le céleste venait sûrement les féliciter de vive voix pour leur victoire sur les barbares des mers. Le céleste s’arrêta et annonça:

- Aizen-Sensei, Akagi... Si votre état le permet après cet affrontement, j'aimerais que vous m'accompagniez auprès de la Prêtresse d'Isonade, elle a demandé ma présence à ses côtés, ainsi que la présence des personnes en qui j'ai le plus confiance. C'est vous.

Le céleste semblait absorbé et plus distant qu’à l’accoutumé. Pas de félicitation pour le combat qu’il venait de remporter. Uniquement une demande. Le Metaru loin d’être le plus croyant des shinobis accepta sans hésitation le souhait de son coéquipier. Bien que lui-même ne ressentait le besoin de rendre ses hommages à Isonade, cette demande émanait de son frère d’arme, il ne pouvait lui refuser. Il suivit donc Akio dans le dédale de l’arène, puis sur les gradins pour s’approcher de celle qui avait semé le trouble et le doute dans l’esprit de tout Kumo.

Arrivant à destination le Céleste présenta ses coéquipiers à la prêtresse avec un déférence qui fit tiquer Akagi. Le scientifique qui se cachait sous l’épiderme du maitre en taijutsu semblait s’être laissé séduire par un culte en contradiction avec la pensée cartésienne que son coéquipier entretenait. Sa courbette plus que rigoureuse en disait long ainsi que sa manière de parler à la prêtresse. Jouait-il un rôle pour en découvrir plus sur le culte ? la curiosité d’Akio insatiable pouvait le pousser dans ce sens. Akagi arrêta de se torturer avec des suppositions et, alors qu’Akio s’assit à la droite de la prêtresse d’un regard appuyé pour eux, s’inclina légèrement pour faire honneur à la demande de son coéquipier. Il lança en regardant la prêtresse :

« Heureux de pouvoir vous rencontrer à nouveau, dans une ambiance plus sereine. »

Ne connaissant pas les raisons de cette entrevue, il n’ajouta rien. Choisissant de laisser la prêtresse évoquer les raisons la poussant à vouloir rencontrer les favoris d’Akio. Le Metaru plaça ses bras derrière son dos, croisant les mains, le buste droit. Regardant la prêtresse dont le charme certains pouvait aisément tourmenter les esprits les plus robustes, il se demandait ce qu’avait vécu Akio en suivant la délégation. Le géant de métal allait très certainement en découvrir un peu plus au cours de cette entrevue une fois que la prêtresse leur ferait l’honneur de prendre la parole.

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6/04. Du doute jusqu'à la courbe du coeur Pg49_110
KUMO:
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Nara Aizen
Nara Aizen

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Lun 10 Jan 2022 - 21:36

Aizen avait vite fait d’être guéri. Si bien qu’il avait eu le temps de se remettre en condition en se changeant par exemple. Il n’avait pas envie de passer les reste de la journée couvert de sable bien que ce soit le cas de nombreux spectateurs par sa faute.

La victoire totale de Kumo face à la horde pirate se profilait, il ne restait plus qu’Anzu pour accomplir son devoir, son obligation. Aizen n’en tirait aucune gloire, c’était juste normal. Quel aurait été le message envoyé si jamais les shinobis avaient perdus face à des pirates ? Ils avaient juste assumé leurs responsabilités. Maintenant il fallait penser à autre chose, notamment au but réel de la présence de cette prêtresse ici. Comme la providence Akio venait, apporterait-il la réponse ?
« Je vois. » Dit simplement le Nara avec un sourire.
Il savait très bien ce que Akio faisait, il en aurait fait de même. Quand la diplomatie flirtait avec la soumission, tout était bon pour glaner des informations, voire plus. Qui aurait pu prétendre avoir le privilège de Akio ? Sans violence du moins. Mais cette prêtresse avait elle vraiment quelque chose de si important à offrir ? Ou alors n’était-ce que de la poudre de perlimpinpin offerte à de naïfs croyants comme le faisaient la plupart des cultes ?

Aizen apprécia le numéro de son élève, ne trahissant en rien ses pensées par son faciès. Il ne connaissait pas cette facette de son élève avant aujourd’hui. Il pouvait faire un excellent diplomate, quand il ne prenait pas trop à cœur le sujet pour lequel il s’exprimait. Cela était un point notable pour la suite, Aizen ne l’omettrait pas. Il apprécia néanmoins d’un sourire et d’une révérence respectueuse lorsqu’il fut annoncé comme le champion de Kumo. Attendant son tour pour prendre la parole il préféra faire court.
« Mes hommages Grande Prêtresse. J’aimerais également m’excuser à titre personnel quant à notre piètre accueil. Toute communauté a ses problèmes internes à gérer, je ne vous l’apprends pas. »
Quelques mondanités pour crever le possible abcès de l’autre jour. Le Nara s’était peut-être mis des bâtons dans les roues avec son intervention face à Joben mais il avait peut-être évité le pire. Son travail avait été celui de l’ombre afin que son élève puisse se saisir de l’occasion pour briller dans la lumière. Aizen n’aurait pas pu assumer ce rôle face à son attachement à l’autre plus grand culte de ces terres. Le fait que ce soit son élève qui ait ce rôle lui permettrait au moins de garder une marge de manœuvre. Sa présence face à la prêtresse en était la preuve ainsi il fallait en profiter un minimum.
« Permettez-moi de vous suggérer, ô Grande Prêtresse, de profiter de votre présence au sein de notre magnifique cité pour rencontrer le Grand Prêtre des Adorateurs de la Lumière. Je pense que ce serait pour lui un honneur mais aussi un plaisir que d’échanger avec vous. »
Une politesse une fois de plus pas lancée au hasard. Même si son regard très amical ne trahissait pas cela Aizen voulait jauger la prêtresse sur ce qu’elle pourrait penser du culte du Nara. Aussi, il savait qu’une rencontre entre ces deux personnalités susciterait du mouvement. Notamment chez ceux qui avaient osé déclarer une guerre bien que cette dernière n’ait encore lieu qu’en sous-sol. Car quelque chose se tramait et si une telle rencontre avait la capacité d’atténuer les esprits elle pourrait aussi faire perdre leur sang-froid à certains.


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KUMO:
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Prêtresse d'Isonade
Prêtresse d'Isonade

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Mar 8 Fév 2022 - 20:27
La Grande Prêtresse d’Isonade observa les deux convives rameutés par Akio avec un sourire délicieux. Leurs révérences successives lui prouvèrent qu’ils avaient appris de leurs erreurs, et qu’ils savaient à qui désormais ils avaient l’honneur de s’adresser : car bien qu’elle fusse absolument imbue d’elle-même, du fait du prestige qu’elle estimait avoir, elle n’en demeurait pas moins une sorte d’élue. Pas de celles-là qui se déclarent comme tels par auto-proclamation, ou qui obtiennent ce qu’ils veulent par la force, non.
A la différence de tous les autres, elle possédait une vraie connexion. Sa Foi était puissante, bien plus que celle de tous les autres, car elle avait depuis sa tendre jeunesse été choisie pour incarner le visage d’une Déesse.

Vous ne tarderiez pas à le comprendre.

Au moment où vous vous inclinâtes, ses Gardiennes firent de même. Vous les vîtes, chacune plus différente que les autres, faire le même mouvement, au même instant. Dans leur attitude, quelque chose de trahissait des virtuoses tels que vous : ces mouvements étaient martiaux.
Ces femmes savaient se battre, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute.

Akio l’avait découvert, lui, bien plus tôt. Car les jours qui avaient précédé son retour avaient été ceux qui lui avaient permis de rentrer dans l’intimité de la Grande Prêtresse, et de découvrir que chaque jour, ses Gardiennes exerçaient leur art entre elles, gardant jalousement les arcanes secrètes que la Déesse des Eaux leur avait légués. Hélas, le kumojin ne put avoir qu’un bref aperçu de leurs échanges, car toute son attention, durant ces jours, avait été vampirisée par la dévotion que réclamait la Grande Prêtresse et par les multiples heures qu’il avait passé à l’honorer de sa présence.
De multiples heures durant lesquelles la Prêtresse avait pris son temps pour lui léguer ce qu’elle avait décidé de lui offrir.
Cette chose qu’il portait à présent sur son corps, et que personne au monde, à part lui, ne possédait.

« Enchanté, messieurs. Sieur Nara, j’ai beaucoup entendu parlé de votre clan, en dehors de Kaminari no kuni. Quant à vous, qui faîtes tomber le métal du ciel, serais-je désobligeante si je me demandais quelle est votre communauté ? »

Fit-elle en désignant Akagi du bout de doigt, curieuse d’en apprendre plus sur ceux, qui sous ses yeux admiratifs, avaient fait par deux fois démonstration de la puissance de leur acier.

« Oh, mais peut-être devrais-je commencer par vous répondre avant de poser des questions. »

Elle avança sa main et dressa sa paume devant elle, comme pour les empêcher de lui répondre. Sa question ainsi mise en suspens, elle se redressa de son assise pour montrer toute sa grandeur. Elle dût, pour bien les voir, bien baisser les yeux, puisque sa position était en hauteur par rapport à eux. Cette mise en scène n’avait rien de négligent : il fallait qu’ils comprennent qu’ils parlaient à une élue des Dieux et pour cela, elle devait avoir plus de hauteur que le commun des mortels.
Être céleste, alors que celui qui se faisait appeler comme tel était juste à côté d’elle.

« Je vous remercie d’avoir honoré mon invitation, messieurs. Je rencontrerais vos Grands Prêtre quand viendra l’heure, et cela avec le plus grand intérêt, car il me tarde de partager la Foi avec toutes les éminences religieuses de vos contrées. Nos cultes ne naissent jamais par hasard. Ils sont le fruit des volontés qui baignent dans l’Ether, le message des Dieux qui nous ont créé et qui commandent au destin. »

Au-dessus de vos têtes flottait toujours ce léger orbe d’eau claire, dont les reflets cristallins se mirent à miroiter de plus en plus. Elle vous l’indiqua, comme si à l’intérieur de celle-ci se cachait la réponse à toutes vos questions.
La Grande Prêtresse, soudain, écarta les bras. Le geste n’eut rien d’anodin : vous pûtes sentir une énergie formidable naître sous vos pieds, et entourer l’atmosphère autour de vous d’un chakra remarquable et puissant. Pour autant, vous réalisâtes vite que vous n’étiez pas en danger. Ce chakra n’avait rien d’hostile.
C’était une émanation, pas une offensive.

« Certains de ces messages sont des prophéties, d’autres sont des visions que de rares êtres doués d’une sensibilité particulière à l’éther des Dieux peuvent ressentir et entrevoir. Je suis la Grande Prêtresse d’Isonade, Déesse de l’Eau, Reine des Mers, Souveraine des Abysses. Voyez dans le creux de mon âme le message que vous ont livré les Dieux. »

Le spectacle fut extraordinaire. Le vent se mit à tourbillonner autour de vous avec une intensité folle, déréglant les règles de la pesanteur. Une sorte de force invisible mit la Grande Prêtresse en transe : l’élue fut soulevée du sol par la force de sa seule aura, ses yeux se retournèrent dans leurs orbites pour devenir deux sphères pales, des veines noires saillirent de ses paupières et ses cheveux dansèrent dans le maelström.
Vous fûtes les seuls à découvrir cela. Les autres ninjas de Kumogakure ignorèrent tout ce qui se passait pour vous. Car à courte portée, dès l’instant où vous posâtes vos yeux sur cette petite sphère d’eau pure, vous veniez d’entrer dans le monde des transes et des mirages et vos corps, au dehors, se contentèrent de rester immobiles, quand bien votre esprit éprouvait une formidable sensation de sacré.

Un Genjutsu.

La Grande Prêtresse, toujours en lévitation, fit éclater l’orbe rotatif pour que se libèrent les eaux qu’elle contenait. Vos esprits furent projetés dans le ciel : vous vîtes le monde à la place qu’occupaient les Dieux.

Dans l’atmosphère grondait toujours la voie de la Grande Prêtresse, mais elle avait disparu. Au milieu des nuages et des oripeaux de brume, vos corps flottant dans la stratosphère habitaient une sorte de flux mystique, alors que scandait à l’intérieur de vous cette…

Résonnance.

« Le Monde est à l’aube d’une nouvelle ère, Mortels. Les Dieux n’attendent que vous : ils seront vos amis comme vos ennemis, mais vous ne pourrez faire sans eux. Vous, Shinobi. Vous êtes les vraies élus, les réceptacles des forces vives que les Bijuu vous livrent, vous êtes la matière qui façonnera cette nouvelle ère : alors vous serez la cendre ou la terre, vous serez le chaos ou la renaissance, le début ou… la Fin. »

Sous vos silhouettes aériennes s’agitait une mer tumultueuse et vous fûtes tout à coup plongés à travers elle à une vitesse ébahissante, sans pouvoir retenir vos corps. Le voyage vous enfonça dans les profondeurs puis dans un gouffre noir et vous vous relevâtes dans un univers nouveau.
Une caverne gigantesque s’élevait autour de vous. En son centre, une créature d’une taille démentielle vous toisait, avec ses yeux ouverts à l’extrémité de deux longues antennes comme celles des limaces.
Un monstre colossal, rampant, flasque et gélatineux, déversait autour de lui une telle quantité de chakra que cela laissa vos membres transis d’effroi. Et puis, à l’instant où ses rétines se posèrent sur vos corps que vous sentîtes bien trop frêles pour pouvoir le disputer, une colère l’envahit.

6/04. Du doute jusqu'à la courbe du coeur Koou
Vous apprîtes, devant toute la démesure de cette Chose légendaire et immortelle, ce qu’on ressent quand on confronte un Dieu.

Le grondement se fit de plus en plus et le monde se mit à trembler autour de vous. Tout fut mis en branle, comme si un séisme naissait sous vos pieds, comme si l’altitude était constamment chamboulée par des turbulences de chakra.
Bientôt vous fûtes rejetés de ce monde, et vous revîntes à la réalité.

La Grande Prêtresse d’Isonade avait une main posée sur les accoudoirs de son fauteuil. Le front en sueur, elle s’était rattrapée de justesse et peinait à présent à récupérer son énergie : cette vision qu’elle vous avait offert était une sorte de prophétie, oui, comme elle l’avait exprimé. Et vous vîtes à ses traits tirés tout ce que cela exigeait d’elle : elle fut si harassé que vous vîtes tout son corps descendre et remonter alors qu’elle cherchait son souffle, et son air tranquille avait laissé place à un visage grimaçant de douleur.
C’était une faveur qu’elle venait de vous accorder, et cela avait coûté son prix en énergie de sa part.

« Voici ce qui vous attend, Kaminarijines. »

Et elle se tût, guettant votre réaction, tandis que s’évanouissait son orbe cristallin d’eau pure.
Vous comprîtes enfin les motivations qui l'avaient poussé à venir dans votre village : elle vous avait vu le combattre, vous, kumojines.

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Zaiki Minako
Zaiki Minako

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Jeu 10 Fév 2022 - 22:46

Tribale poursuite | Du doute jusqu’à la bordure du cœur



Les Enfants du Crépuscule continuaient leur concert lors de ce duel opposant Anzu à un coriace pirate. Ce fut le moment pour la chanteuse féminine de reprendre le flambeau, récitant ainsi une ode pour Isonade. Un chant envoûtant, on eut dit une sirène, telle est la vision que Minako avait au sujet des plus fidèles du culte maritime.



Upon one summer's morning, I carefully did stray
Down by the Walls of cherry tree, where I met a sailor gay
Conversing with a bouncing lass, who seemed to be in pain
Saying Iruka, when you go, I fear you will never return again

My heart is pierced by Isonade
I disdain all glittering gold
There is nothing can console me
But my jolly sailor bold

His hair it hangs in ringlets, his eyes as black as coal
My happiness attend him wherever he may go
From Humy to Matshu, I'll wander, weep and moan

All for my jolly sailor, until he sails home
My heart is pierced by Isonade
I disdain all glittering gold
There is nothing can console me
But my jolly sailor bold

My name it is Mariko, a merchant's daughter fair
And I have left my parents and three thousand pounds a year

Come all you pretty fair maids, whoever you may be
Who love a jolly sailor that ploughs the raging sea
While up aloft in storm, from me his absence mourn
And firmly pray, arrive the day, he's never more to roam

My heart is pierced by Isonade
I disdain all glittering gold
There is nothing can console me
But my jolly sailor bold

My heart is pierced by Isonade
I disdain all glittering gold
There is nothing can console me
But my jolly sailor bold



Traduction approximative
(Paroles légèrement modifiées pour coller à l'univers)

Une matinée d'été
Prudemment je m'éloignais,
Des murs de cerisiers,
Où je rencontrais un marin enjoué

Conversant avec une jeune fille
Qui semblait souffrir
Disant "Iruka, lorsque tu t'en vas,
J'ai peur que tu ne reviennes jamais"

Isonade m'a percé mon cœur
Je dédaigne tout or scintillant
Il n'y a rien qui ne puisse me consoler
Hormis mon marin audacieux et jovial

Avec ses cheveux bouclés
Ses yeux aussi noirs que du charbon
Ma joie l'attend
Où qu'il puisse aller

De Humy à Matshu
J'errerai, pleurerai et gémirai
Tout cela pour mon marin jovial
Jusqu'à ce qu'il rentre

Isonade m'a percé mon cœur
Je dédaigne tout or scintillant
Il n'y a rien qui ne puisse me consoler
Hormis mon marin audacieux et jovial

Mon père est un marchand
Je vais maintenant conter la vérité
Et en plein cœur de Teitetsu,
Dans l'opulence demeure

Sa fortune dépasse bien
300.000 ryos
Et d'un mauvais œil voit sa sœur
Qui aime un marin audacieux

Une figue pour ses richesses
Son or et sa marchandise
L'amour vrai s'est greffé en son cœur
Donne-moi mon marin audacieux

Isonade m'a percé mon cœur
Je dédaigne tout or scintillant
Il n'y a rien qui ne puisse me consoler
Hormis mon marin audacieux et jovial

Devrait-il revenir en tant que pauvre
Depuis le grand océan
A ma tendre poitrine
Je presserai mon marin jovial

Mon marin est aussi souriant
Que le charmant mois de mai
Et souvent nous avons vagabondé
Par Suijin Tsuuro

Il y a beaucoup de jolies fleurs
Une jeune fille que nous avons regardée
S'installer la poitrine
De son marin audacieux et jovial

Isonade m'a percé mon cœur
Je dédaigne tout or scintillant
Il n'y a rien qui ne puisse me consoler
Hormis mon marin audacieux et jovial

Mon nom est Mariko,
Je suis la fille d'un marchand
Et j'ai quitté mes parents
Et trois mille livres par an

Venez toutes, bonnes servantes
Qui que vous soyez
Qui aime un marin jovial
Qui de la mer déchaînée s'arrache

Tout en haut de la tempête
De son absence suis-je éplorée
Et avec fermeté prie pour qu'arrive le jour
Mais il n'est plus à parcourir

Isonade m'a percé mon cœur
Je dédaigne tout or scintillant
Il n'y a rien qui ne puisse me consoler
Hormis mon marin audacieux et jovial


Après ce chant, cette ode à Isonade, Minako se retire de la scène, laissant ses amis jouer des mélodies avec leurs instruments. Après avoir bu de nombreuses gorgées d’eau et s’être rincé le visage à l’eau, encore très fraichement meurtri par ses blessures causées par une bien belle bataille récente, la chanteuse du crépuscule se mêle à la foule, puis elle décide de voir une personne qui la fascine : la Grande Prêtresse de Isonade. Son aura, quasiment divine, attire la Banshee, bien plus que lorsqu’elle a entendu la voix du Cardinal de la Mort, il y a quelques jours de cela.

C’est tout naturellement que Minako s’abaisse, tirant une révérence et en se mettant un niveau plus bas que celui de la Prêtresse, dans une volonté de la saluer, se demandant si ce chant lui a plu, prête à écouter si celle-ci a des critiques constructives à lui remonter. Silencieuse tout d’abord, la Banshee prend le temps d’essayer de reformuler dans sa tête les salutations, avant de se prononcer.

« O grande Prêtresse, j’espère que ce séjour vous plait en ces lieux, c’est un honneur de vous rencontrer. Je suis une ancienne habitante de Humy et j’ai toujours rêvé de pouvoir admirer une personne telle que vous. »

Cela dit, elle n’ose pas se présenter elle-même en tant que Zaiki Minako, elle ne le souhaite pas, parce qu’elle ne se sent pas bien avec le patronyme de sa mère. La famille Zaiki est seulement une famille de couturiers et de marchand de vêtement de Humy dont certains membres se sont installé à Kumo et ont ouvert l’enseigne Sennyo’Nuimono. Non, à la place, Minako va se présenter sous le patronyme de son père, une petite famille d’onkyotonka à la recherche de partitions perdues avant de s’arrêter à la capitale militaire il y a quelques années.

« Me faire connaitre sous le nom de Tsukaima Minako, chanteuse de Kaminari, est mon but, et j’espère que mes chants pour Isonade parviendront jusqu’à elle. »

Tsukaima = esprit, familier.
Sennyo'nuimono = couture des nymphe, en référence aux potentielles légendes
entourant Isonade et donc à la ville de Humy.
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Kentoku Akio
Kentoku Akio

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Mer 16 Fév 2022 - 11:40
Désormais réunie, l'équipe shinobi de Kumo attendait les paroles de la Grande Prêtresse. Chacun intéressé, Aizen impliqué dans son histoire de culte au point d'inviter directement la vénérable femme face à lui à rencontrer les adorateurs de Kougen, aucun ne serait déçu de ce qui allait suivre. Les pouvoirs d'Isonade, que la Religieuse maitrisait, furent concentrés dans une petite sphère qui commença à tournoyer, à émettre de la lumière qui captivait l'attention. Les paroles douces de la femme face au trio l'accompagnaient dans une harmonie rare. Puis une sensation étrange et forte gagna le cœur d'Akio.

Les voix qui résonnaient n'avaient plus rien d'humaines, elles venaient d'ailleurs. La prêtresse laissa place à un être ne servant que de réceptacle à un message de grande ampleur. Tout s'agitait. Au milieu de ça, le Céleste ne bronchait pas, profitant de l'instant, du spectacle. Il avait pu voir et comprendre la puissance de celle qu'il avait accompagné durant ses derniers jours, puissance que les autres avaient pu considérer comme de l'esbrouffe. Il n'en était rien.

À partir de cet instant, le voyage transcendantal accéléra farouchement, envoyant les shinobis dans le ciel d'où ils paraissaient toiser le Yuukan. La prophétie s'accentua de paroles lourdes de sens alors qu'Akio s'enfonça au plus profond d'un océan en colère, dans une grotte où l'attendait une créature à l'aura remarquable. Il ne fallu pas longtemps à ce dernier pour comprendre les enjeux et ce qu'il avait face à lui. Le Dieu du pays de la Foudre. Ce grognement qu'il entendait depuis l'apposition de sa marque. Celui pour lequel le village se préparait. Le combattre ? Improbable tant l'intensité de sa puissance était prodigieuse. Le convaincre de les aider ? C'était là la façon de procéder la plus logique. Il n'était pas question de soumettre ce genre de prodige.

Tout s'arrêta brusquement. Face à eux, et épuisée, la Prêtresse encaissa un contrecoup fou. Akio se leva d'un bond, se plaçant auprès de la femme de foi en s'enquérant de sa santé.

- Ma Dame, reposez-vous. Nous vous remercions pour ce cadeau que vous nous avez offert...

Il laissa sa tête se tourner vers ses comparses. Cherchant dans leurs regards un indice sur leur avis concernant le message qui venait de leur être livré. Puis il observa sa main, tremblotante, qui s'arrêta de bouger aussi vite que la vision s'était tue. Il en était certain, c'était lui. Il chercha le contact visuel avec la Prêtresse, avec qui il avait, il l'espérait, construit un rapport de confiance sincère. Elle lui avait offert une vue plus large que ce que la science pouvait lui apporter, que ce que le chakra leur offrait.

- Je m'en sens capable. Ce Dieu... Je veux le rencontrer, j'ai besoin de lui parler...

C'est là qu'une nouvelle silhouette pris place dans la discussion. Minako. Venu saluer humblement la voix d'Isonade après avoir chanté lors d'un splendide concert à la gloire de divinité de l'eau, elle se présenta et expliqua son doux objectif. Ce bref moment de rationalité, d'humanité pure, rattrapa le trio, ce qui fit se rasseoir Akio, sa main restant toute proche de celle de la Prêtresse, posée sur l'accoudoir. L'inconscience de tous excepté les membres de l'équipe une, sur ce qu'ils venaient tous trois d'observer était un réel avantage pour eux, et une preuve de plus que la démarche d'Akio avait été effectué dans une logique absolue.
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Nara Aizen
Nara Aizen

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Mer 16 Fév 2022 - 15:27

A l’image des nouveaux arrivants les gardiennes de la prêtresse s’inclinèrent. Aizen, un sourire aux lèvres, ne fit que constater ce qui était facile à supposer : ce n’étaient pas de simples servantes. Nul doute qu’à elles seules elles étaient capables de protéger la Prêtresse d’un possible retournement de veste des pirates. Le Nara pensait même que ces derniers ne représentaient qu’une simple compagnie amusante et égoïste de la part de l’élue de Isonade. Nul doute qu’elle pouvait se défendre très bien seule mais le sale travail était toujours mieux fait par les autres. Qu’ils se salissent les mains à sa place. Et puis, la bourgeoisie appréciait souvent les rustres, ils les trouvaient amusants, de loin.

Elle avait entendu parler des Nara. Ça lui faisait une belle jambe.

Il sourit respectueusement face à la remarque, les yeux plein de fierté signalant une certaine reconnaissance à avoir la considération d’une si grande et importante personne.

Mais lui n’était pas connu. Elle connaissait le nom des Nara mais celui de Aizen n’évoquait rien à son oreille, pas encore. Il n’était encore que dans l’ombre de son clan, il ne comptait pas le rester éternellement.

Mais elle, qui était-elle ? Une simple partisane d’un mouvement religieux très plébiscité dans le pays de la foudre. Mais pas à Kumo. Et cela pourrait changer, sa venue ne serait pas anodine dans cette guerre froide idéologique qui commençait à prendre naissance dans les murs de la cité. Ces petits numéros, qui n’étaient autres que des arts ninja, pourraient avoir la fâcheuse tendance à convertir les plus réticents. Aizen n’aurait pas dû se mettre de son côté, et s’abaisser à se soumettre à sa présence. Mais il ne fallait pas confonde. Ce n’était pas de la soumission mais de la diplomatie. S’opposer à elle n’aurait aucunement servi, surtout qu’elle ne semblait pas hostile aux autres cultes. Aizen l’aurait juste fait passer pour une victime et elle aurait tout autant récolté la bienveillance du peuple. Il fallait être malin, suivre le doux courant de ce fleuve tranquille qu’elle proposait afin d’agir de la meilleure des manières.

Car si Aizen pouvait récolter quelque chose de ce rapprochement, il le ferait. Sa foi ne lui interdisait pas d’être opportuniste, bien au contraire. C’était un culte de la raison, de l’esprit. Non du cœur, des sentiments. Tant qu’il connaissait la vérité et qu’il ne s’écartait pas de la bonne voie, il pouvait agir à sa guise. Prêter serment à un autre culte, il aurait pu. Kougen était bien au-dessus de tout ça. Des mensonges, de la manipulation ? Peut-être, mais c’était avant tout à cela que servait l’esprit. La vérité avait bien des aspects, étant relative à chaque être vivant. Chacun la maniait à sa manière pour l’imposer aux autres. Aizen pourrait bien lui dire tout ce qu’elle voudrait entendre, tant que cela servait la lumière.

Alors il resta attentif aux paroles mais aussi aux gestes de la Grande prêtresse et ainsi son attention fut enfin captée par cette sphère d’eau. Encore un simple ninjutsu sans doute ? Peut-être un justsu, mais sans doute pas simple. Aizen sentit cette nouvelle énergie l’envahir, comme si c’était la vie elle-même. Comme s’il n’avait jamais vécu il se fit transporter dans un nouveau corps qui pourtant était le sien. Il n’était pas le seul, la prêtresse elle-même ne semblait pas y échapper, ses yeux pâlirent et son corps s’éleva. La musique de fond jouait par la troupe ajoutant à la mysticité de l’événement. A cet instant…

Comme un boum dans la poitrine, le cœur du Nara s’emballa et quand la sensation lui parvint à l’esprit c’était déjà fini. Loin dans les cieux, après l’éclat de la sphère aqueuse, il se retrouvait à une distance qui signifiait la mort en cas de chute. Et il ne savait pas ni où il n’était ni comment il tenait là. La musique n’était plus, il n’y avait que le calme de la nature céleste. Il n’avait pas peur pour autant, au contraire. Il planait dans une sorte de béatitude rassurante. Il reprit ses esprits un instant, c’était sans doute une illusion, tout devait se passer dans son esprit ? Mais était-il le seul atteint ? Si ce n’était pas le cas, était-ils tous en danger ? Comment pourrait-elle faire cela sur plusieurs personnes, une illusion d’une telle puissance. Si ce n’était pas les pouvoir d’un dieu, qu’est-ce que cela pouvait bien être ?

Mais de cette énergie constante qu’il enveloppait il comprit, que rien ici ne lui était hostile. C’était comme si ce contact spirituel voulait le rassurer, lui précisant que tout irait bien. N’était-ce pas là le principe même d’une illusion que de rassurer une personne pour mieux la piéger ? Mais il décida de prendre le pari de se laisser faire. Il y avait beaucoup de monde autour de lui après tout, que pourrait-il lui arriver ? Car s’il se savait capable de pouvoir sortir de cette illusion il savait que la réaction de la Grande Prêtresse serait excessive. Il avait quelque peu compris son caractère, notamment de par sa réaction face au clone de Ken ou de par sa haute estime de soi. Il devait avoir confiance et voir ce qu’il pourrait découvrir. La réponse ne tarda pas, précédé d’une chute.

Le noir. Et puis… Une créature… Le cœur du Nara se serra en levant les yeux et même lui n’aurait pu rester stoïque devant ce que tous s’accordaient à appeler … Un dieu. Lui ne voulait pas les nommer ainsi. Démon, créature, monstre. Quel que soit son nom Aizen ne ressentait qu’une chose de façon instinctive face à lui : la peur. Il se le demanda un instant, et très sérieusement : les hommes, aussi puissants soient-ils, étaient-ils fait pour affronter de telles choses ? La chose qu’il avait face à lui, une sorte de limace, était si grande qu’il ne semblait être qu’une fourmi à côté. Une grotte, si grande… Comment une cavité pouvait être assez conséquente pour offrir refuge à ce genre de chose. Il savait que ce n’était pas la réalité. Et pourtant, il subissait une si puissante pression. Était-ce elle, la prêtresse, qui manipulait ses sensations ? Exagérait-elle la taille de la créature ? L’avait-elle inventée de toute pièce ? Quelque chose comme un sixième sens, comme instinctif, ne faisait que lui chuchotait que tout ça était vrai. Et pourtant, avant même qu’il n’ait le temps de se poser plus de question, il fut littéralement arraché à ce monde et revint dans les gradins de l’arène.

Aizen regretta même un instant être revenu à la réalité. La sensation avait été si particulière qu’elle en était devenue enivrante. Il entendait de nouveau la musique, il était bien de retour. Il se surpris à transpirer, quelques gouttes sur son front témoignant de sa récente expérience. Un regard vers ses camarades, eux aussi avait fait la même expérience. Akio semblait l’interroger. Aizen ne pouvait qu’exprimer son incompréhension dans son regard. Mais pas que. Son sourire lui, il traduisait son excitation. Une telle chose… Pouvait faire tant gagner. Ou tant perdre.

La Prêtresse quant à elle, semblait à bout. Aizen ne se permit aucun rictus mais si elle était en manque de quelque chose ça devait être de chakra. Elle avait utilisé des arts shinobi, sans doute d’une puissance incomparable à la sienne mais rien de tout cela était divin. Tous comme les pouvoirs de Sakaze Tosen ou de n’importe quel autre Homme.

Ce qui les attend ? Une vision. Si elle n’avait pas inventé ce souvenir de toute pièce alors c’était une vision, qu’elle venait de leur partager. Elle semblait à bout, pourquoi risquer de sa propre personne, aussi divine qu’elle le prétendait, pour prévenir de simples humains ? Le temps du silence était passé, et il fallait agir avec le plus grand égard afin de continuer sur cette bonne lancée. Dans le but d’éviter de rester sur cette annonce sans plus d’information.
« Avez-vous besoin d’une assistance médicale ? »
S’enquit Aizen d’un air inquiet et faisant signes à une équipe médicale tout en lançant un regard interrogateur à ses servantes pour ne pas violer leur espace.
« Cette vision que vous nous avez partagé… »
Reprit Aizen avant de se raviser. Des questions… Il en avait un bon nombre mais il savait qu’il fallait être le plus pertinent possible. Pour autant il ne fallait pas demander des choses trop précises, pas à ce genre de personne. Si elle avait juste voulu poser des mots clairs sur ce qui les attendaient alors elle l’aurait déjà fait. Aizen voulait savoir si c’était le futur qu’elle leur avait montré. Il voulait demander si elle savait où se situer ce lieu. Tant de question qui pourrait la faire se refermer à eux. Non, il s’adressait à quelqu’un qui cultivait une croyance, il devait simplement interroger cette croyance.
« Qu’attend Isonade de notre part ? »
Une question simple. Aizen se contenterait de ça et s’efforcerait de prendre patience pour avoir le plus d’informations possibles. Car si un démon se cachait quelque part et qu’elle savait où, il se devait de le découvrir.

Mais qu’entendait son élève par lui parler ? Parler à cette créature ? Celle dont les homologues continentales ne semaient que destruction et morts. Ou alors… Était-il au courant d’autre chose ?


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Metaru Akagi
Metaru Akagi

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Sam 19 Fév 2022 - 13:14
La délégation d’Isonade se fendit d’une révérence à l’instar du duo kumojins amené à la rencontre de leur prêtresse par Akio. Leurs mouvements fluides, exécuté à l’unisson, où le superflu n’avait sa place trahissaient d’une rigueur guerrière. L’œil aiguisé des Kumojins comprit que l’entourage de la prêtresse n’avait la prière pour seule occupation. Akagi reporta son attention sur le centre des murmures et discussion. Sur l’objet des ragots et des interrogations de la population depuis son arrivée quelques jours plus tôt. La grande prêtresse d’Isonade. Le metaru se demandait si elle avait seulement une identité au-delà sous le masque du divin.

Dans leur dos le combat battait son plein, au rythme des cris de la foule Akagi estimait ce qu’il se passait. N’osant pour le moment jeter un œil curieux sur la prestation de sa cousine par alliance, de peur d’offusquer une prêtresse particulièrement au fait de sa propre existence. Celle-ci prit finalement la parole, se fendant d’une pique involontaire à l’égard du Metaru dont elle ne connaissait le clan, là où elle avait entendu la renommée des Naras. Bien étonnant surtout au sein de Kumo. La fierté exacerbée du fils du fer n’apprécia ce commentaire mais il ne releva pas. La prêtresse ne lui en laissa pas le temps. Enchainant sans arrêter sa parole, elle se redressa sur son siège les toisant depuis sa position surélevé les paupières presque fermées de baisser les yeux pour les regarder. La prestance de cette femme enveloppée de soierie légère ne pouvait être niée, cependant le géant de métal ne buvait que peu cette mise en scène. Les Metarus respectaient la puissance brute. Elle possédait cette aura naturellement rien ne nécessitait de l’appuyer plus encore avec ce genre d’effet de scène. Les bras croisés sur son poitrail puissant Akagi leva un sourcil attendant que la prêtresse la main levée se décida à commencer le monologue qui ne tarderait pas à venir. Les gens imbues d’eux même avaient cette tendance à aimer s’entendre plus que les autres.

Le géant de métal regarda Akio un court instant, comme l’interrogeant sur l’objectif de cette entrevue. Le céleste ne pipa mot, concentré sur la comédie de la prêtresse. Finalement elle répondit à Aizen. Ne s’offusquant point de la mention d’un autre culte. Son ouverture d’esprit sur le sujet paraissait en décalage avec sa foi prononcée en Isonnade, redorant l’estime qu’Akagi lui portait. Le sceptique Metaru restait muet ne sachant pas réellement comment s’accomoder d’un être dirigée par une entité dont la réalité lui paraissait peu probable.

Un orbe liquide flottait au-dessus d’eux, ajoutant à la pièce tenue par la prêtresse et sa délégation. Isonade déesse de l’eau. Il fallait bien que son élément soit présent autour de sa fidèle servante. Cela faisait rire Akagi intérieurement. L’utilisation certaines de chakra pour maintenir se suiton actif pour le spectacle résonnait uniquement comme une perte d’énergie pour le Metaru. La suivante d’Isonade l’indiqua alors qu’elle parlait de destinée, comme si cet orbe leur révélerait le chemin qu’Akagi savait forgé par les bras des hommes.

Soudain une torpeur s’agrippa à sa conscience, une chaleur diffuse enveloppa son être alors qu’il regardait l’orbe tournant sur elle-même. Elle drapa d’un linceul chaud et accueillant, le danger n’existait pas dans à l’intérieur du cocon que l’orbe créait autour de lui. Akagi sentit le genjutsu l’avaler tout entier. Autour de lui le monde devint sombre et distant. Comme s’il flottait dans un vide porté par le linceul d’eau d’Isonade. Une voix puissante mais douce s’éleva résonnant dans sa boite crânienne comme l’écho dans les montagnes. La prêtresse s’adressant à eux à travers leur subconscient plongé dans une nouvelle réalité.

La scène changea la noirceur laissa la place à une tornade dont à l’épicentre se trouvait la prêtresse, Akio, Aizen et Akagi. Celle-ci se souleva de terre, l’incompréhension saisit le Metaru que se passait-il ? de qu’elle message voulait elle parler ?
L’orbe explosa et l’âme d’Akagi quitta son corps propulsé à une vitesse folle hors de son être. Celle-ci vit le corps d’Akagi, puis le stade entier, puis le village s’éloigner alors qu’il atteignait les cieux, découvrant le Yuukan dans un siège nuageux.

La voix s’éleva à nouveau cette fois-ci comme résonnant dans les cieux eux-même, Akagi voyait les corps astrales d’Akio et Aizen à son côté. Les trois compères vivaient une expérience hors du commun. Aucun n’avait peur, le linceul d’Isonade les bordants toujours de sa chaleur liquide. Lorsque la voix se tut, ils plongèrent dans un nouvel abyme sombre dans lequel, Akagi se releva finalement sentant le sol à nouveau sous ses pieds. La poussière s’élevant de leur chute, il distingua difficilement les alentours. Seul un sentiment d’urgence l’assaillit. Une puissante présence désarçonnait ses sens. Il se tourna pour voir où il se trouvait. Devant lui une engeance de chakra, enfantée par le monde lui-même, gronda son impatience face aux intrus se présentant à elle. La puissance de son cri, le chakra coulant de ses pores, son physique disgracieux, tout dans cette bête mythique engendrait l’effroi. Akagi sentait son cœur battre la chamade. Qu’était cette monstruosité ? Etait ce donc cela un dieu ? Ils restèrent quelques battements de paupières face à cette scène. La présence monstrueuse face à eux ne laissant que peu de place à l’imagination. La bête gronda à nouveau sa puissance faisant vibrer le monde, le metaru posa un genou à terre devant la puissance écrasante de cet être puis le monde se volatilisa.

Akagi se retrouva dans l’arène un genou à terre face à une Isonade déconfite. Aizen s’enquit de son état, le Metaru lui resta en position haletant encore choqué de la vision qu’il venait d’avoir. Ainsi voilà ce qu’était un dieu. Leur entrainement pour la barrière divine avait pour objectif d’arrêter cette engeance. A cet instant le doute assaillit le géant de métal, il secoua la tête en se relevant retrouvant peu à peu de la consistance. Akio semblait vouloir parler à cet être, le metaru ne comprit. Il ne pouvait parler pour le moment cherchant à rationnaliser la réalité qu’il venait de vivre. Minako se présenta à ce moment, donnant du temps à Akagi pour se ressaisir.
Il tourna le dos à l’audience et observa l’arène. L’inconscience de la population, criant leur joie devant un combat qui paraissait désormais si ridicule frappa le Metaru. Il devait les protéger. Comment ? Comment appréhender cette engeance, comment l’arrêter avant une catastrophe ? où ? où ? cette question résonna dans l’esprit d’Akagi qui pensait à sa famille face à un tel monstre. Comprenant qu’il acceptait cette réalité, que sa vision n’était pas un simple genjutsu, remettant en cause son scepticisme face au culte qu’il toisait jusqu’ici, l’urgence le saisit. Kumo ne pouvait perdre de temps.

Se tournant vivement, faisant face à la délégation, l'urgence le guidant il lâcha :

« Qu.. Où ? »

Aizen à son côté retrouva rapidement son calme, posant une question bien plus raisonnée que celle du Metaru dont le mutagène gladiateur exacerbait les sentiments. Son impatience, sa colère face un danger incommensurable qui pourrait viser ses compatriotes, son clan, sa famille. Le Metaru mesurant son état, inspira profondément, calmant ses ardeurs et ajouta pour Akio calmement:

« Comment peut-on imaginer parler à cette…? »

Akagi avisa Minako. Il préféra arrêter sa question. L’équipe une devraient en informer les grandes instances du village. Cette information devrait être maitrisée, elle ne pouvait courir les rues sans bride sur le coup. Il regardait Akio intensément ce demandant si son coéquipier avait d’autres informations désormais.

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6/04. Du doute jusqu'à la courbe du coeur Pg49_110
KUMO:
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Daishi Ken
Daishi Ken

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Mar 8 Mar 2022 - 16:55
Parfois lento par moment mezzo forte ses entrailles ballant, bringueballant, au son des vibrations. l'Aude a l'extase. Son poitrail se disloquant par l'hybris musical a contrario de ses doigts se durcissant sur la tige en métal. Son esprit s'égare et par ce que son âme s'effiloche ses extrémités se faisait de plus en plus ferme sur le dizzi. L'artiste n'arrivait plus à suivre. Son chant braillard comme un moutard s'eveillant.

Clôturant avec habilité son accompagnement. Il préféra se taire afin que la magie s'opère. Tous se regardèrent, interdit. Une fois encore elle révélait les bien fait de la soeur disparus. Sa voix jadis apparenté a un clairon se mua en une myriade de déclinaison de constellation dès lors Inconnu, brillant dans les oreilles de son auditoire. Comme une rivière dans un désert. Sa voix salvatrice le noya dans une soif infini.

Minako avait regagné ses lettres de noblesse. Si ils avaient pas deja tout offert à sa femme. Ken aurait fait en se jour, Minako, sa reine. Ken voulut chanter pour Isonade tout comme Minako. Toutefois, l’attroupement ce fit de plus en plus dense. De plus tout chants aurait été fade en comparaison de l'oeuvre de sa femme. voilà maintenant qu'un autre SHINOBI les imites et s'entasse dans la troupe. Ken savait que sa première interaction avec Isonade était mal partie. Il ne voyait non plus là geisha. Il fut choqué de voir le fanfaron de l'ombre faire autant de lèches. Est-ce que ça en valait la peine? A voir l'attroupement tout autour d'elle, surement que oui.

il avait fait un concert en l’honneur de la prêtresse, il était normal que lui aussi recueillait les fruits de son œuvre.
Cherchant à gagner ses faveurs afin de réparer l’affront qu’il avait commit à Kumo par le passé. Apparement, elle etait précieuse pour Kumo, alors, il voulait faire des efforts pour ce faire mieux voir. Ken s’approcha d’elle et lui déclama un poème.

Combien de capitaines morts avec leurs équipages ?
L’ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d’un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Seule Isonade saura leur fin dans l’abîme plongée,
Chaque vague en passant d’un butin s’est chargée ;
La mer à saisi l’esquif. Isonade, elle, les matelots !

Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus
Oh ! que de vieux parents qui n’avaient plus qu’un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !

On demande » Où sont-ils ? Sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont’ ils délaissés pour un bord plus fertile ? »
Puis, votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l’eau, le nom dans la mémoire.
Le temps qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan d’Isonade jette le sombre oubli

On s’entretient de vous parfois dans les veillées,
Maint joyeux cercle, assis sur les ancres rouillées,
Mêle encore quelque temps vos noms d’ombre couverts,
Aux rires, aux refrains, aux récits d’aventures,
Aux baisers qu’on dérobe à vos belles futures
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !

Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L’un n’a-t-il pas sa barque et l’autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où Isonade est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encore de vous en remuant la cendre
De leur foyer et leur morne coeur !

Et quand devant Isonade enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l’étroit Océan où l’écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s’effeuille à l’automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Seule chante ton nom, Isonade, dans une rivière, sous un vieux pont !

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots ! que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c’est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir, quand vous venez vers nous…



Ken attendait, guettant une reaction. Ne savait pas si il avait fait mouche ou non, dans le doute, il préfèra lui offrir un second poeme, un peu plus personnelle.


Au creux d’un coquillage
Que vienne l’heure claire
Je cueillerai la mer pour ton seul usage
Et je te l’offrirai.

Y dansera le ciel
Que vienne l’heure belle.
Y dansera le ciel
Et un vol d’hirondelle

Et un bout de nuage
Confondant les images
En l’aurore nouvelle
Dans un reflet moiré

Dans un peu de marée
Dans un rien de mirage
Au fond d’un coquillage.
Et te les offrirai.


Ken fit une révérence.

— Mes excuses milady pour mon affront précédant. Puis ses mots nous réconcilier des a présent. Je ne suis qu'un humble….
Ken fut interrompu par l'étrange corbeau se posant a ses côtés bien en vue. L'animal dodelina de la tête plongeant sa pupille d'ombre dans les yeux mordorés de Ken.

_________________
Moi Ken, déclare que dés à présent, mon talent de musicien inondera le monde. Que ma musique atténue les blessures, que mes andante aident à se renforcer, que mon adagio ébranle les cœurs et les esprits. Que mes lento échauffent les amoureux et rajeunit le gâteux. L’Onkyoton réussira là où la guerre VA échouer.


LIVE ONKYOTON DE KEN

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THEME DE KEN



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Prêtresse d'Isonade
Prêtresse d'Isonade

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Jeu 14 Avr 2022 - 9:57
Sitôt que vous vîtes ce que vous réservait le destin, vous comprîtes que la Prêtresse d’Isonade n’était pas venue de façon à se faire recevoir ou seulement accueillir : c’était dans l’intention de transmettre, de vous indiquer la voie à suivre, mais d’une façon peu banale. Vous acceptâtes la vision qu’elle vous offrit, mais pourtant somme de doutes habillèrent vos songes dès lors que le spectacle terrifiant du Dieu qu’elle vous avait présenté s’arrêta. Plusieurs questions demeurèrent en suspend : était-ce l’avenir ? Veniez-vous réellement de rencontrer ce Dieu ? Et lui, avait-il pu vous voir à travers cette vision ?

En tout état de cause, vous eûtes enfin une estimation de son repère et, non des moindre, de sa puissance. Sa seule aura avait été si écrasante que vous pûtes comprendre ce que Kiri et Iwa avaient affronté auparavant. Et de la façon dont se présentaient les choses, il vous faudrait toutes vos forces pour cette bataille à venir. Mais quel était le véritable message d’Isonade ?

Alors que l’art baignait la scène par les interventions lyriques et mélodieuses de Minako et Ken, vous vîtes la Prêtresse prêter une douce attention aux faveurs que les kumojins lui réservaient, ce dont elle profita de droit. Se savoir soutenue était peut-être l’une des seules conditions qui pouvaient la sortir de son silence. Akio en avait fait l’expérience le premier : il était, loin devant tous les autres kumojin, son favori. Pourtant, vous ne fûtes pas en reste de ses bonnes grâces car elle vous adressa, à tour de rôle, des yeux d’une bienveillance vertueuse : il régnait dans le coeur de cette femme des forces tantôt lumineuses, tantôt occultes, car ces élus de la divination avaient à la fois droit aux fantasmes et aux horreurs. Sa résolution toutefois n’était pas entamée.

L’une des servantes s’approcha de l’élue d’Isonade. Elle versa dans une tasse de l’eau claire, qui devint miraculeusement bouillante quand elle mouilla trois bâtons d’encens qu’elle avait auparavant fait brûler. Ce breuvage crachait une fumée violacée, étrange.
Une drogue. Une drogue pour éliminer le mal.

La Prêtresse porta le récipient à ses lèvres, adressant à « Celle-dont-le-masque-cache-le-martyr » un regard empli de méfiance. Elle était toujours convaincue de la trahison de cette Gardienne. Et pourtant, elle était bien la seule à pouvoir endiguer les maux qui assiégeaient son esprit après ces exercices de prescience.

Elle la congédia d’un mouvement de main, avant de poser un doux regard sur Ken et Minako.

« Je rends grâce à vos talents. J’admire votre sensibilité. La sensibilité est la seule arme qui vous approche des Dieux : le fait d’être réceptif à leur message se construit à partir du coeur, et de l’amour qu’on porte à la Foi. »

Mais elle n’oublia pas pour autant les questions qui suivirent la vision qu’elle fit partager à Akio, Akagi et Aizen.

« Ce qu’Isonade souhaite, personne ne le sait et nul ne peut prétendre le savoir. Nos vies éphémères ne nous permettent pas de pouvoir sonder toute la spiritualité qui les anime, et ce depuis la nuit des temps. Leur réalité, leur point de vue nous est inconcevable. Observez les océans, et tâchez de dire ce que pensent les courants, tâchez de voir jusqu’au bout de l’horizon de chaque mer que vous traversez, et dîtes-vous qu’Isonade peut voir plus loin, et que son regard se pose sur chaque goutte.
Sur chaque goutte, oui. Là où nous ne voyons que la surface et les flots, notre Vénérée, elle, voit jusque dans les profondeurs, et parle à chaque particule d’eau depuis le fond des abysses. Pouvons-nous seulement avoir un regard qui sonde à la fois le monde dans son immensité, et en même temps chacune des plus petites particules qui le composent ? Cela est impossible pour les mortels que nous sommes.
Sauf peut-être pour un.
 »


Elle se tût. Les Gardiennes se mirent alors à murmurer des prières, joignant leurs mains et inclinant la tête en signe d’humilité.

« L’Homme au Chapeau. L’être qui embrasse le pouvoir des Dieux.
Le seul être au monde capable de profaner la Résonance pour la faire sienne. Le seul à défier l’irréel, et tout ce qui nous dépasse. Qui aurait pu croire qu’un homme serait capable un jour de réveiller les Dieux dépositaires du divin chakra que nous ont légués les Créateurs ? Qui aurait pu croire qu’il commettrait l’affront de défier les origines de la création ? En un sens, il n’a pas tort. L’homme risque de détruire ce monde, par son avarice.
La sienne, en l’occurrence. Car il n’a rien du Dieu qu’il essaie d’être. C’est un Parjure.
 »


Sur son visage s’invita une moue de désapprobation, comme s’il lui en coûtait de dire cela, comme si le mot de l’Homme au Chapeau était une concoction amère et toxique sur sa langue.

« Priver l’humanité du chakra, ce que les divinités nous ont laissé, c’est s’arroger le droit de décider à la place des Dieux. C’est cela, je pense, qu’Isonade tente de me faire comprendre : il nous appartient de garder ce qui nous est dû.
Sachez que mes prémonitions sont le fruit de la Résonance. Isonade m’a parlé lorsque le Dieu de l’Eau s’est réveillé. Ceux qui possèdent le chakra ont hérité d’une partie des pouvoirs des créateurs. Peut-être est-ce votre vénéré Kôgen qui vous a apporté la lumière de la foudre. En tout cas, j’ai ressenti l’illumination d’Isonade comme un réflexe défensif, comme une réponse à l’affront. Ces visions qui me sont partagées vous sont destinées. Je le croyais déjà avant de vous rencontrer ; et maintenant que je vous apprends, j’en suis presque persuadée.
 »


Elle se pencha en avant, toisant les cinq combattants réunis.

« Avant d’être des Kaminarijins, vous êtes des shinobis. Vous avez reçu l’onction des Créateurs, et leurs pouvoirs vivent en vous. Ne laissez pas un avatar du Mal faire de vous des pantins dépouillés des offrandes sacrées héritées des vénérables. Luttez, jusqu’à la mort s’il le faut, pour que le chakra subsiste, pour qu’il envahisse les corps, pour qu’il circule dans chaque méridien que vos organismes peuvent loger sous votre peau. Apprenez à ces pirates à devenir des shinobis, comme vous, et ils s’émanciperont des tourments qui les malmènent. Ils deviendront vos alliés, vous avez ma parole. Et croyez bien que leur férocité mordra dans la chair de l’homme qu’ils détestent tout autant que vous ! »

Elle se remit dans le fond de son assise, presque avachie, épuisée. D’une main, elle somma ses servantes d’agir à sa place.

Ce fut la Geisha qui se plaça entre elle et vous.

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« La Grande Prêtresse a besoin de repos. Veuillez accepter son salut en ma personne. »

Elle s’inclina poliment, avec une grâce inouïe : dans sa gestuelle, tout était d’une fluidité extraordinaire.

« Nous vous remercions d’avoir accepté son invitation. A présent, soyez libres de diffuser son message et que la Foi vous accompagne. Puisse Isonade veiller sur vous. »
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Nara Aizen
Nara Aizen

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Jeu 14 Avr 2022 - 14:54

La musique et les chants du duo musicien, sans doute le plus célèbre de Kumo maintenant, faisait écho à la situation mystique qui pouvait avoir lieu dans les gradins. Ce lieu qui n’était fait à la base que pour observer le sang se verser, acte primaire et dénué de toute sagesse des croyances déployées ici. C’était un contraste évident dans lequel se perdit le petit groupe. Cela ne pouvait laisser indifférent un théologien comme Aizen. La prêtresse sembla aussi apprécier la sincérité d’un tel acte aussi pur que l’art musical des deux Genins.

Les intentions des divinités au-dessus des Hommes. Bien qu’il ne l’exprimait jamais à voix haute Aizen se targuait souvent de comprendre ce que Kôgen voulait de lui. Si bien qu’il se prenait pour son élu, ayant pour devoir de répandre la juste parole auprès de tout un chacun afin que la lumière inonde le monde et l’éclaire vers l’équilibre ultime.
« Je comprends, merci à vous de nous éclairer de votre sagesse. J’aimerais un jour pouvoir comprendre les voies de la lumière comme vous vous maitrisez celles de l’eau. »
Mais se trompait-il ? La sagesse de la prêtresse ne pouvait le laisser indifférent et il était sincère lorsqu’il jugeait son niveau de dévotion. Sans grande surprise elle lui rappelait le Grand Prêtre de la Lumière de par ses paroles justes et éloignées de tout ressentiment humain et primaire. L’arrogance de comprendre le Tout n’avait pas lieu d’être chez les plus érudits des théologiens.

Aizen avait l’intime conviction qu’il avait été depuis toujours touché par la sainte Lumière et s’était vu gratifié d’une mystique mission. Celle d’éviter que les ténèbres ne se répandent dans le monde. Mais s’il pensait souvent comprendre que Kôgen lui destinait quelque chose il n’était toujours pas certain du but à atteindre. Souvent, il se questionnait. Il savait que c’était la Lumière qui le guidait mais il ne savait pas vers où ni pourquoi. Au final il était persuadé de connaître l’objectif ultime mais ne maitrisait pas les étapes intermédiaires. Était-il dans le faux à toujours vouloir chercher vers où les courants lumineux pourraient le porter ? Ou devrait-il simplement se laisser guider en faisant confiance à sa dévotion sans maîtrise sur le futur ?
« Et si je peux me permettre de rebondir sur vos paroles. Si nous ne pouvons saisir toute la spiritualité des intentions des courants de l’océan nous pouvons néanmoins tenter de nous laisser porter par eux, afin d’arriver à la destination qui est la nôtre. J’entends par là que si je ne peux pas assimiler ce que prévoit la sainte lumière je peux au moins faire de mon mieux essayer de respecter sa volonté. »
Tout avait tendance à tourner autour du même sujet, comment aurait-il pu en être autrement. Depuis que cet homme était apparu tous les concepts connus jusqu’à ce jour avaient étaient chamboulés.
« Sans vouloir vous manquer de respect, vous semblez faire l’erreur que beaucoup font sur le continent. »
Mais cette fois le Nara était bien certain de son jugement : nul doute que le plus grand pouvoir de cet Homme au chapeau n’était autre que la duperie. Il avait dupé un monde entier en s’élevant au-dessus des Hommes par ses connaissances mais surtout par sa cupidité sans commune mesure.
« Vous mystifiez un homme qui n’est en fait qu’un usurpateur. Il s’appelle Sakaze Tosen, et ce n’est qu’un homme égoïste parmi tant d’autres. »
Aizen ne faisait pas partie des victimes de ce piège. La sainte lumière éclairait sa vision et l’obscurantisme développait par le Ningen ne l’aveuglait pas. Il voyait ce que tout le monde avait devant les yeux. Un simple homme à la puissance démesurée et aux connaissances qui n’étaient pas limitées par le temps. Tout homme bénéficiant des mêmes atouts aurait pu se mettre à son niveau, celui-là même qui était à deux lieux de celui d’un dieu. Mais est-ce que tout homme aurait agi de la même manière, de tels pouvoirs pouvaient donner envie à n’importe quel sage de vouloir imposer sa vision aux autres. Aizen n’aurait sans doute pas été le dernier à sauter sur une telle occasion.
« Quels que soient ses pouvoirs. Il n’a rien d’un dieu et ne s’en approche pas le moins du monde, selon mon humble avis. Vous l’avez dit, les êtres qui portent les saintes volontés nous dépassent sur bien des aspects mais surtout par leur spiritualité. Par leur omniscience inconcevable pour notre esprit. »
Aizen avait le ton calme et posé. Malgré le sujet lourd dont traitait la discussion il prenait un réel plaisir à échanger avec une homologue de la religion concurrente en ces terres. Et il n’hésitait pas à présenter son avis quitte à la contredire. Il n’avait pas peur, elle avait su les mettre à l’aise à travers ses paroles et malgré le respect qu’elle méritait Aizen se sentait inviter à s’exprimer.
« Lui n’a que la puissance et la connaissance. Choses qu’il n’a sans doute pas acquis seul. C’est un usurpateur de dieu, je l’ai déjà dit. Mais c’est avant tout et surtout un usurpateur d’Homme. Aucun de ses pouvoirs n’est sien, il les a volés, pour la plupart. Le réveil des dieux ne provient pas de ses propres connaissances, ça aussi il l’a usurpé. »
Aizen ne mâchait pas ses mots lorsqu’il parlait de Tosen. Pour lui cet être était une erreur et il devait tout simplement disparaître de ce monde. Plus que sa présence physique, son existence même aurait dû être effacée tant il perturbait l’équilibre naturelle des choses. Car s’il n’avait pas de hauteur divine, peut-être qu’il avait réussi l’exploit de duper eux-mêmes.
« Il est comme nous. Mais il est surtout le plus cupide d’entre nous. Il n’accepte rien de ce que les Créateurs ont pu nous offrir et ambitionne même jusqu’à faire ployer la nature à sa propre volonté. »
L’adorateur de la lumière affirmait, mais il restait prudent et surtout humble comme pouvait le prouver sa voix mielleuse à la frontière de l’interrogatif. Il n’était pas là pour imposer son point de vue, mais pour l’exprimer. Et face à celle qui représentait une religion que Aizen pensait en tout opposé à la sienne, n’y voyait-il pas plus de points communs qu’auparavant ?
« Et pour tout cela, et afin de faire régner l’équilibre naturel que Kougen et Isonade ont eu la mansuétude de nous offrir, je m’engage corps et âme à accéder à votre requête. »
Il se rendit compte à travers cette rencontre qu’il ne connaissait finalement pas grand-chose du monde de Isonade. Mais si cette déesse de l’eau existait, qui était-elle pour Kôgen ? Etait-elle personnifié ou comme la sainte Lumière, qui était en toute chose, leur croyance se voulait panthéiste ? Aizen n’aurait les réponses en ce jour. Comme toute bonne chose cet échange touchait à sa conclusion.
« Ces pirates… Ces frères de la Foudre, l’élément qui relie les cieux et les eaux. Je ferais de mon mieux pour leur apprendre notre art afin de faire front commun dans cette bataille qui nous est imposée. Et je suis certain que nous apprendrons aussi à leurs côtés. »
Aizen l’avait toujours dit, la puissance n’était rien sans alliés. Même Tosen en était conscient. Surtout que ces pirates étaient sans doute les mêmes qui parfois avaient attaqués les terre Kaminirajines. Pouvaient-ils se repentir ? Le souhaitaient-ils seulement ? Le Nara ne saurait le dire mais s’il s’agissait de leur donner de son savoir-faire et partager ses connaissances alors il était le plus à même. Peut-être était-ce la volonté de Kôgen qui s’exprimait à travers celle de Isonade ? Il allait se laisser porter.
« Je comprends. »
Dit-il en s’inclinant respectueusement.
Le Nara n’aurait pu dire ce qu’avait enduré la Prêtresse pour leur offrir ce à quoi le trio de l’équipe 1 avait eu droit. Bien qu’il avait encore du mal à mettre des mots sur ce qu’il avait vu. Vision ? Rêve ? Transposition ? Là aussi il devait se laisser porter pour découvrir ce vers quoi les courants voulaient l’emmener.
« Merci à elle pour cet échange. J’espère que nous aurons un jour de nouveau l’occasion de converser de la sorte. »
Aizen s’inclina encore une fois tout en s’adressant à la servante de la Prêtresse sans pour autant manquer de lui lancer un dernier regard empathique.
« Que la Lumière soit avec vous. »
Et en toute chose…


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KUMO:
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Zaiki Minako
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Ven 15 Avr 2022 - 14:10
Devenir alliés des pirates, quelle idée…

Cela rendit Minako relativement heureuse, là où ses amitiés passées et présentes s’entre-mêlent…Sans le culte de Isonade, cette alliance entre pirates et shinobis n’aurait jamais eu lieu.

La chanteuse du crépuscule ne sut ce qu’il s’est passé avant son arrivée, mais dans tous les cas, ce discours porte à la réflexion. Comment réussir à apporter l’équilibre dans chacun des êtres pourvu de chakra, afin que l’humain ne s’autodétruise pas ? Elle n’eut la réponse, mais une piste s’offre à elle.

La musique. L’art est vecteur de tant de choses, là où l’on exprime ses émotions, sa passion, là où les messages ne peuvent qu’être embellis. En cela, Minako pense à Ken, Koyama et Ryuku, c’est-à-dire les autres jeunes onkyotonka du quatuor du crépuscule. S’ils sont relativement connu à Kumo, leur objectif prochain serait d’inonder Kaminari de leur art, et ensuite le monde.

Il leur faudra, à l’avenir, discuter de ce groupe, trouver un insigne et un nom bien plus représentateur de leur idéologie. Pour l’heure ; la geisha se présente à eux. Minako ne sut quoi répondre, se contentant d’une salutation non verbale, d’une révérence.

La douce ne pouvait mieux faire en cet instant. La confiance qu’elle a pour l’équipe de Aizen fortement ancré dans son cœur, elle se mit à regarder en bas, en direction de l’arène, se demandant si elle pourrait revoir celui qui semble être le capitaine des pirates.

« L’art ne pourra que nous rapprocher, en espérant que la voix portera nos messages de paix dans le cœur des plus vils d’entre nous. »

« Nos chants permettront, je l’espère, de fournir un havre de paix pour ce monde… Si nous pouvons nous rapprocher davantage grâce à l’art musical à l’avenir je ne dis pas non, pour Isonade. »

« Bien qu’il soit trop pourri pour qu’on y parvienne sans devenir l’équivalent d’un dieu. C’est pour ça que mon projet de collecte d’artéfact musicaux et de partitions spéciales est né, afin que la puissance de la musique soit à son paroxysme et que je puisse… Faire partie de l’élite de Kumo et être supérieure tous ces imbéciles sur ces lieux. »

Cette idée, Minako sait qu’elle ne pourra jamais y parvenir seule, c’est pour ça qu’elle veut rassembler les onkyotonka afin qu’ils puissent jouer de leur talent naturel et se compléter dans leur style de combat personnels, afin que l’onkyoton soit honoré et reconnu dans ce monde de fous.

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Kentoku Akio
Kentoku Akio

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Mar 17 Mai 2022 - 21:48
Le shinobi restait là, prostré à écouter les paroles de chacune des parties prenantes, désormais interagissant librement les unes avec les autres. Akio se murait dans un silence salvateur, le flux d'informations et d'incertitudes berçait ses pensées, le faisant divaguer dans des vagues imaginaires. Pouvait-il seulement rendre crédible sa volonté farouche d'établir le contact avec cette créature ? Ne se risquait-il pas à une mort assurée ? Rien n'indiquait que la rencontre pacifiste était envisageable. Cette aura de puissance, glaciale, démentielle... S'en sentir digne était une étape, l'être était une obligation.

Lorsqu'il reprit enfin ses esprits, après l'intervention de la Prêtresse, il ne trouva qu'une femme épuisée qui se voyait rebutée par les paroles du Nara, qu'il avait invité à la fête. C'est ainsi qu'il faisait preuve de diplomatie. Le Chûnin se tut, préférant ne pas alimenter le feu de la contradiction habitant son supérieur. Il observa ensuite les musiciens se joindre au petit groupe qui déjà attirait bien des regards. Les compliments de la délégation religieuse dirigés envers eux n'étaient pas usurpés : si ils ne brillaient pas encore dans les arts shinobis, le chemin de la culture musical leur était déjà parfaitement défriché.

Akio, aux côtés de la Dévote, vint s'enquérir de son état, comme tout servant lambda le ferait, avec des gestes doux, précis, mais aucune surinterprétation. Il s'éloigna ensuite, laissant place à la traduction de cette faiblesse : une simple fatigue. Le réputé Taijutsuka préféra répondre au souhait d'œuvrer main dans la main avec le groupe de pirate.

- Je n'ai certes pas pu voir l'entièreté des facultés de ces Hommes, mais le peu en ma connaissance nous conforte dans l'idée que leur renfort ne sera pas de trop dans nos futures luttes. Comme l'a bien dit Aizen-Sama, nous saurons apprendre les uns des autres, j'ai d'ailleurs déjà une idée de qui sera mon nouveau camarade de jeu.

Dans cette dernière phrase, le jeune homme repensait à ce guerrier étonnant, aux capacités si proches des Portes Célestes mais qui se reposait sur un aspect berserker étonnant et encore inconnu. Akio se retira doucement des gradins, du moins du niveau de la Prêtresse, continuant de maintenir sa révérence le temps d'être plus bas qu'elle, afin de ne pas l'offenser. Les lectures liées aux attitudes nobles lui avaient donc servi finalement.

Il observa chacun, souriant à Minako, comme à Ken, en les remerciant de leur splendide prestation. Puis regarda la femme de religion face à lui avant d'annoncer son congé, pesant toujours le moindre de ses mots, avec ce ton rassurant et doux si caractéristique, qu'il avait adopté lors de leur rencontre.

- Je vous remercie de votre confiance, Ma Dame, n'hésitez pas à nécessiter ma présence quand cela vous sera gré. Et reposez-vous.

Il salua une dernière fois avant de s'éloigner dans la foule, qui pour une part s'écartait sur son chemin, devant l'incertitude qui accompagnait la disparition momentanée du jeune garçon et ce qu'il avait pu advenir de lui durant le temps où il était resté au chevet de la nouvelle venue.

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Daishi Ken
Daishi Ken

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Dim 22 Mai 2022 - 11:42
« Devenir alliées des pirates, quelle idée… » Ken eu une moue amusé mais ne dit rien.

Il mit fin à son chant peut de temps après que le regard de la prêtresse se posa sur lui, le faisant rougir. Accompagné de mots réconfortant.

— Loué soit Isonade qui nous offre régulièrement ses larmes parfois de joie, parfois de colère. Parfois nous caressant le visage, parfois nous giflant avec force. Mère nourricière qui grâce à qui j’ai pu vivre une journée de plus, je bois ses larmes comme je bois vos paroles. Votre présence enjoué enlace mon cœur et me fait dire ho combien j’ai choisis la bonne voie. Que mon chant suis l’exemple d’Isonade et inonde le monde d’amour et de paix.

Il ne croyait pas tellement tout ce qu’il racontait, il ne savait pas réellement si Isonade incluait la pluie ou non. Il était nul en mysticisme concernant Isonade. Jusque là, sachant que des filles ont faillit l’assassiner en le noyant dans l’eau, il avait encore du mal a offrir son cœur à Isonnade mais au moins, il faisait des efforts pour plaire a la prêtresse et honorer son village, il espérait juste que son attitude serait compris et ne sonnerait pas comme ridicule.

L’homme se tourna vers la geisha avait pour but de clairement les suivres afin de s’entretenir avec elle. Il n’avait pas l’intention de paraître grossier ni de mettre en danger l’alliance nouvellement créer. Il voulait réellement sympathizer avec l'intrigante femme malgré sa légère phobie pour la gente féminine. Il avait entendu des histoires incroyable concernant les geishas. Des femmes expertes dans la manipulation mentale afin de faire passé aux hommes, la plupart du temps, des moments inoubliable. Ont prêtaient à leurs voix selon ce qu’il avait entendu, des chants digne des sirènes. Envoûtant l’esprit des hommes d’un seul chant.

Ken voulait absolument savoir si cette réputation était vraie et par conséquent, il voulait qu’elle lui enseigne un chant au moins, sinon un genjutsu. Il paraîtrait qu’elles maîtrisent tous les arts du plaisir allant du sexe jusqu’a la calligraphie. Ken n’avait aucun intérêt dans l’étude du sexe même s’il pourrait être un meilleur amant pour Minako qu’il n’était déjà. Il s’intéressait surtout à l’Onkyoton. Étaient-elles capable d’envoûter un esprit par juste un chant ?

Lui demander de but en blanc de lui enseigner son art aurait été totalement déplacé et il savait qu’elle refuserait catégoriquement. Non, il fallait se montrer plus subtile. Comment convaincre la geisha de se dévoiler, enfin, dévoiler son art. Avaient-elles usurpé leur réputation ? Ken devait le savoir ! Depuis le temps qu’il avait entendu parler de ses femmes fatales il avait toujours rêvé d’en rencontrer une. C’etait maintenant chose faite, il n’etait pas prêt à la laisser s’échapper sans rien faire.

— Pardon, je tenais à m’excuser pour ma mauvaise conduite de tout à l’heure. Venir a votre rencontre avec un clone était d’une grande maladresse et une grosse impolitesse. J’espère que vous voudrez bien m’offrir une seconde chance si Isonade le veux !

Ken tenta de choisir ses mots afin de paraître le plus intéréssant et courtois possible.

— Je vous ai fait connaître l’une des pires facette de Kumo, j’ai fait passé la sécurité de mon village au détriments de notre cœur et notre hospitalité. Chose que je tiens à réparré. Pendant que notre prêtresse se repose, j’aimerais vous faire connaître un peu mieux Kumo. Pourquoi pas vous offrir un repas ? Nous avons une spécialité de pâtisserie mais A TOMBER !!!

De peur de paraître lourd, Ken préféra couper içi son discours. Il se tenait prêt a emboîté le pas de la geisha afin de les accompagner et une fois la prêtresse au repos, lui faire connaître des facettes intéressantes de Kumo pour sympathiser et tenter d’en apprendre plus sur les conditions du métier de Geisha et si la réputation se révélait exacte, tenter d’apprendre quelques jutsus de la femme.

« Quand Aizen fait ça, ça marche, essayons sa méthode... »

Il se tourna vers la prêtresse. Revoyant son plan. Il avait déjà commis une erreur diplomatique, bénine heureusement, il ne fallait pas en faire une seconde. Aussi, tout en faisant un pas. Il lui dit

— Au fait, nous sommes les Higure, le quatuor du crépuscule, nous serions ravis à l’occasion de jouer pour vous, une nouvelle fois, se serait un grand privilège. Je me nomme Daishi, Ken Daishi, mon Onkyoton est à votre service durant votre séjour.

Il tenta d’imiter la gestuelle qu’elle avait eue.

— Je prie Isonade pour que votre repos soit aussi doux qu’une pluie d’automne. Pourrais-je avoir le privilège, et l’infini honneur de vous accompagner vous et votre suite ?

_________________
Moi Ken, déclare que dés à présent, mon talent de musicien inondera le monde. Que ma musique atténue les blessures, que mes andante aident à se renforcer, que mon adagio ébranle les cœurs et les esprits. Que mes lento échauffent les amoureux et rajeunit le gâteux. L’Onkyoton réussira là où la guerre VA échouer.


LIVE ONKYOTON DE KEN

.

THEME DE KEN



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