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Reconstruire un symbole [Rang C ft Minako et Tokuto]

Kentoku Akio
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Mer 5 Jan 2022 - 11:27
Ordre de mission:
 

Creusée à même la montagne, symbole d'une architecture unique et d'une puissante florissante, mais également témoignage de la folie des Hommes, sortait de la roche elle-même l'Assemblée Calcinée. Celle-là même qui due subir la dévastation de Rei lors de la prise de Kumo par l'Empire du Feu, ce Rei obéissant désormais comme un chien bien éduqué aux ordres de l'Homme au Chapeau. Tenant son ordre de mission dans les mains, Akio gardait la tête levée vers l'édifice, qui dernièrement avait accueilli les envies belliqueuses de Joben, le fameux prisonnier Nara. Autour de lui allait et venait une multitude d'ouvriers, qui acheminaient des matériaux, de la charpente, des échafaudages. Le chantier promettait d'être dantesque, sous le regard amusé de certains habitants curieux de voir les forces vives à l'ouvrage pour rendre de sa splendeur au bâtiment iconique du village des Nuages.

Une fois de plus, Akio dirigerait l'équipe, composé de @Zaiki Minako , désormais bien connu du Chûnin et digne d'une confiance aveugle, et d'un nouveau, au nom qui ne lui évoquait aucun souvenir marquant, @Tokuto. Le rendez-vous était donné face au monument en cendre, le trajet commun n'aurait servi qu'à distiller des banalités et à faire perdre du temps à chacun. Le danger n'était pas présent pour cette mission où seuls les neurones et les muscles allaient être mis à rude épreuve.

Rangeant le document dans sa poche, le Chûnin passa ses mains dans ses cheveux avant de venir maintenir sa nuque, laissant son regard parcourir de bas en haut la structure, comme pour tenter d'en percer les mystères. Minako serait très utile pour le trio car elle avait fait parti de l'équipe ayant analysé en profondeur l'état de l'Assemblée. Est-ce que tous ceux travaillant sur ce projet mesuraient l'importance de leurs actes futurs ? Le garçon, perdu dans ses pensées, fut rattrapé par la réalité lorsqu'on vint lui poser une main vigoureuse sur l'épaule. Se retournant, il accueillit les salutations avec un grand sourire : Un groupe de charpentiers qu'il avait aidé lors d'une précédente mission menée avec Akagi l'avait reconnu et était venu le saluer et le féliciter pour sa montée en grade. Il les remercia d'une franche accolade à chacun avant de les laisser reprendre leur route vers le bâtiment.

Akio lança un regard vague sur les mouvements autour de lui, essayant de détecter ses coéquipiers. Il n'en voyait pour le moment aucun. Aussi il se décida à son tour à arpenter le sentier jusqu'à parvenir à une tente où étaient affichés des plans architecturaux en tout genre : des fondations du bâtiment aux projets de modernisation en passant par l'emplacement des poutrelles, tout était indiqué. Sur la table au centre, le rapport de l'équipe de Minako concernant la structure en elle-même. Posant ses mains à plat sur les côtés du document, Akio se pencha en détails sur son cas, cherchant les informations primordiales. Il y plaça également l'ordre de mission actuel, afin de garder les objectifs en tête. Dehors la centaine d'ouvrier commençait déjà à s'afférer. Dans cette histoire les shinobis n'étaient pas seuls et des maitres d'œuvres servaient d'intermédiaire pour tous les corps de métiers.

Rapport de la mission d'analyse:
 

Allant observer ce qu'il se passait à l'extérieur, comme pour s'imprégner toujours plus de l'atmosphère du travail qui régnait, son regard s'arrêta sur une silhouette bien connue, puis une autre qu'il observait pour la première fois. Il leva la main amicalement pour signaler sa présence avant d'appeler d'une voix calme et posé, sourire dessiné sur son visage :

- Minako, Tokuto, bienvenue sur le chantier que tout Kumo attendait !

Et il pesait ses mots. Le village, tous les matins, ne voyait dans ce lieu qu'une preuve de sa faiblesse passée. Il était temps de le balayer et de repartir d'une base solide, comme la génération actuelle l'était.

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Sam 8 Jan 2022 - 4:55


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▬ Oh… Hisse ! Oh… Hiss ! Oh… Hiss ! On n’est pas loin les gars. Tiens bon petit… On y est presque. Mais t’es pas censé être un Shinobi, toi ?


Songes sucrés à l’écorce qui semblait si vague. Si lointaine. Et y songer. Donner tout ce qu’il fallait. Se décharger de tout bien pour y avoir droit. Fouler du pied l’asphalte familier. Qu’importe s’il s’agissait de celui où s’était brisée pour la première fois cette vie. La mienne. Qu’importe s’il s’agissait alors de la deuxième fois. Une énième encore. Qu’importe. Uniquement la fouler. Humer l’humus poussiéreux. Le choyer de ces longs doigts filandreux. Pour ne plus jamais s’en éloigner. Ne plus jamais briser cet engagement, dorénavant.

Car n’y avais-je tout simplement pas la possibilité de m’y adapter. À toutes ces remous. De ceux qui nouent l’estomac. Le tressaille et le déchire en tout sang. Comme des coups de poing dans le bas ventre. Comme un million d’entre eux. Pour tarir toutes possibilités. Capable d’abrutir le plus fort des hommes. Calmant à cheval. C’était ce qu’était d’avancer, silencieusement, dans ce déluge placide. Autour, pas d’âme qui vive. Si ce n’était cette poignée de charpie qui s’échinait à conditionner le chalutier ; essayer du moins.

Battre contre l’azur. À même l’azurée. Le forcer à prendre trajectoire droite, la pirogue. À coup d’huile de coude et de volonté. La volonté de tout un chacun. Quelques gros bras. D’autres, beaucoup moins bien lotis. Et ce poids mort qu’il charroyait. Censé au départ être le fer de lance. De ceux qui se hissaient. Qui prônaient sur piédestal. Alors comment ces braves aguerris auraient-ils pu l’imager ? Que n’avais-je encore jamais pris la mer, jusqu’à présent. Fallait-il un temps d’adaptation, sans doute. Pour pouvoir s’y faire.

Qui avait imagé ce concept, même ? Se déplacer à même l’insolite ? Le perméable. Il n’y avait aucun monde où la chaire pouvait l’accepter. Du moins, du premier coup. Alors s’affaler. Attendre. En expulser son déjeuner déjà régurgité de temps à autre. Puis y retourner. Dans les couffins de Morphée. Tissu d’un blanc cassé qu’il avait étalé sur la charpie qui leur servait de marchandise. Eviter les effluves. Eviter le dégoût et sans doute la contagion par effet visuel. Ne cessaient-ils de le prêcher : On n’y est presque. Comme un long râle sans fin.

Alors y croire. L’espérer. Pour le bien de l’objectif. Pour la pérennité de ma chair. Avant tout missionné par ces instances. Pour accompagner ces travailleurs manuels. De ceux qui agitaient clous et marteaux. Qui concevaient. Erigeaient hors de terre. Et l’ériger à nouveau, celui-ci. Reconstruire un symbole. L’Assemblée Calcinée et les horreurs qu’elle avait subis quand avais-je encore les yeux fermés. Sans doute incapable de le dire pleine gorge, mais sans en penser moins. S’en vouloir. De n’avoir pu rien faire. D’avoir, depuis toutes ces années, décidé d’omettre.

Préférer vaquer. Vagabonder. Sans essayer d’apprendre. S’endurcir. S’enrichir. Alors tout faire pour le combler. Cette absence de retour. Pour tout ce qu’ils avaient fait. Le leur rendre au centuple. Encore plus que ça. La missive dans la poche droite. Ainsi, raison pour laquelle me tenait-elle tant à cœur, cette besogne. Comme un symbole. Y participer. À l’ériger à nouveau. La fierté des Nuages. Qu’ils puissent tous l’entendre et le signifier. Que plus jamais encore ne sonnerait ces cloches à travers nos contrées. Celle de l’ataraxie. Celle de la pusillanimité. Plus jamais encore.



▬ Bon. On est arrivé... Mmmh... Vas-y, prends ton temps hein. Nous, on y va. Tu m'entends, au moins... ?



Plus jamais encore également, naviguer. Alors même que s’était entrechoqué le couralin avec un autre corps. Sans doute la terre ferme. Sans y penser. Sans parvenir à le faire. Uniquement essayer d’encaisser cette dernière brisure dans ce dernier mouvement. Choc qui remua toutes les tripes de ma charogne. Impensable de me ranimer encore. Pas encore. Quelques instants. Le temps de tous les voir quitter le batelet et sa position. Se faisaient-ils attendre, après tout.

N’avoir besoin que de quelques minutes. Pas plus. Quelques minutes. Dix. Quinze… Non… Peut-être, vingt. Pour considérer ce changement d’état. Pour embrasser comme il n’était pas permis l’humus chaleureux. Quelques minutes. Une bonne vingtaine. Le temps que j’avais mis à m’en relever. Considérer l’avoir trancher d’un Iai. L’antagonisme de l’océan. Puis d’autres minutes. Une poignée. Pour en sortir. De la carriole. Regagner l’indubitablement solide. Genoux et paumes au sol. Y éructer les derniers restes d’un estomac en compote.

Une énième poignée. Pour lever enfin la trombine. Dévisager les alentours. Prendre mes marques. Considérer les hauteurs. La verdure. L’azur. Ces rayons. Leurs positions. Alors une dernière poignée. La dernière. Pour s’en remettre. Se tenir droit. Considérer les alentours et y cibler ceux qui empestaient comme ma personne. Humer ce qu’ils dégageaient. Le Ninja de cette fourmilière de bâtisseurs. L’avaient-ils mentionné dans ce bout de papier. Que nous serions dénombrés à trois pour cette besogne. Pas difficile de le remarquer, lui, un peu plus loin. Cette crinière incolore. Cet accoutrement. Qui dénotait de l’ambiance.

Alors s’en approcher fièrement. Comme s’il n’y avait rien. Comme-ci cet épisode n’avait jamais eu lieu. Ce rejet. Ces longs râles. Ces ballonnements. Car il n’y avait rien de plus important que l’apparence. L’avais-je appris à mes nombreux dépends. Alors, il fallait montrer. Allait-il sans le vouloir devenir la vedette du plus grand théâtre Kabuki qui lui avait été donné de voir jusqu’à maintenant. N’aurait-il jamais vu plus grand comédien, jusqu’à maintenant.







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▬ Hey ! Hey ! ♫ Comment on appelle une grenouille qui explose ? ♫ Un cra..PAAAAAAWW ♫ Yeah !


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▬ N. I. C. E. T. O. M. E. E. T. Y. O. U. B. R. O. ♫ Nice 2 Meet You. ♫ Ravi de te rencontrer. Je me présente…



La carcasse qui s’était animé comme par magie. Qui avait oublié toutes ces réminiscences d’un état plus que douteux, il y a quelques minutes de cela. Pour exploser littéralement. Aller à la rencontre de ce qui semblait être le chef de meute. Le loup en tête. Et lui conter une des plus belles symphonies. Celle d’un esprit foudroyant. Qui allait foudroyer ce champ en ruine. Pour y ériger ce en quoi il croyait. Happer ses deux mains pour ce fameux high five. Se dégager alors de sa position, pointant de ma plus belle stature.


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▬ Moi c’est Tokuto. Tokutoku Tokuto. Je suis là depuis un moment déjà, Yeah ! Avec ces gars, on regardait un peu le chantier. On mesurait, tout ça, comme de fiers artisans ! ♫ Maintenant que t’es là, it’s perfect ! On commence par quoi ? ♫ *gargouillement*



Effrayante sonorité. Essayer de le masquer. Sans véritable succès. L’avaient-ils tous entendus, sans doute. Ce gargouillement qui avait vrombit. L’estomac qui n’était pas encore totalement prêt à suivre la cadence. Guiboles tremblotantes. Et pourtant, garder la pause. La considérer le plus longtemps possible. Car malgré ce rejet inné. Pour tout ce qu’ils étaient. Pour ce qu’ils représentaient. Pour tout ce qu’il représentait, lui. Mon géniteur. En garder quelques bribes. Quelques brisures, par-ci, par-là. De ce qu’était un Samourai. De ce qu’était le Bushido.

Alors impossible de l’admettre. Impossible de le montrer. La honte d’avoir été battu. Même par ce qu’était l’immensité de l’océan…
Ordre de Mission:
 
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Zaiki Minako
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Sam 8 Jan 2022 - 15:09
Minako a écrit:
Mon chéri,

suite à la mission d'exploration que j'ai effectué dans l'assemblée calcinée auprès du jeune Hatoma, avant le retour du Cardinal, je suis conviée à aider les équipes du chantier à la réparation de ces lieux ravagés par le conflit entre Teikoku et Kumo. En tant que minarai du kyuubu, je dois veiller à ce que tout se déroule sans accroc. Je serai auprès de notre ami, Akio, si ça peut te rassurer.

Bientôt, Kumo renaîtra de ses cendres, tel l'oiseau de feu qui a plané au-dessus de l'assemblée ce jour-là. L'oiseau de feu, le phénix, annonçant la renaissance du peuple de la Foudre, mais surtout, la renaissance de notre couple qui ne peut devenir que plus puissant, de notre Art qui ne sera que plus beau…

Une fois les chantiers terminés, nous chanterons pour le peuple, pour les personnes qui ont eu le courage de défendre notre patrie.

Prend soin de ma cousine Kikuri mon chéri, je t'aime.


Après avoir écrit ce petit mot sur la table de la cuisine, Minako se prépare à rejoindre son ami, Akio, ainsi qu'une personne dont le nom ne lui dit absolument rien. Le visage partiellement brûlé par le cardinal de la mort n'est absolument pas caché. La demoiselle s'habille de son qipao de combat blanc immaculé, son pantalon Shaolin gris clair et de ses chaussures blanches aux semelles noires. L'insigne du kyuubu placé sur son bras droit et son bandeau de ninja sur son bras gauche, Minako ne prend pas la peine de prendre ses armes, mettant seulement son rouleau de fil de fer entre ses seins, tout comme son portefeuille, donne un petit bisou sur le front de Maorou, le petit fennec de la maison, puis quitte le dojo du Paon, prenant soin de fermer la porte à clé.

Passant près de l'appartement de son père, en face de l'assemblée, la demoiselle ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Son propre père qu'elle admire tant l'a emmené avec elle à Kumo et depuis elle a tant évolué grâce à lui. Même s'il n'est pas le seul facteur de sa réussite bien entendu. Voyant qu'il a l'air déjà parti au travail, Minako passe son chemin.

Dehors, devant l'assemblée, les traces de cendres sont toujours présentes au sol. Minako a toujours cette sensation de souffle coupé en voyant la manière dont les ruines ont été figées par le temps. Mais tout cela se terminera bientôt, car déjà, les équipes de charpentiers sont présentes et les ouvriers discutent entre eux du travail à faire. Certains d'entre eux rient un peu en se disant que la jeune fille a l'air bien trop faible pour les aider en quoi que ce soit, disant même qu'elle devrait rester sur scène, jusqu'à ce qu'ils remarquent son affiliation à la police de Kumo.

Minako put passer en saluant les quelques personnes autour d'elle, et voit au loin Akio se tenir près d'un homme au teint hâlé, coiffé d'une banane, avec des lunettes teintées qui ne laisse aucun indice quant à son regard. Quel dommage pour la jeune apprentie qui aime cerner les personnes via contact visuel. De plus, elle est déçue, car elle est la dernière arrivée sur son lieu de travail. L'œil noir et l'oeil bleu de la demoiselle scrute son entourage avant de venir à la rencontre des deux hommes et pu entendre le talent vocal de l'illustre inconnu, son slam n'est pas trop moche selon elle. Sa voix se pose, comme un marteau frappant un objet, alors qu'elle est arrivée derrière l'homme au teint hâlé. Une salutation assez monotone au vu du fait que la demoiselle fait en sorte de mettre ses émotions de côté au travail.

« Akio, Tokuto, bonjour. J'espère ne pas vous avoir fait trop attendre. »
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Dim 9 Jan 2022 - 1:04
L'étrange personnage se déplaça jusqu'à celui qui s'était vu confié la mission. Sa coupe de cheveux détonante et cet air détaché, qui étaient complètement inconnus à Akio ne voulait dire qu'une seule chose, le fameux Tokuto. Ce dernier se distingua d'ailleurs par une théâtralité dans chacune de ses paroles, chacun de ses mouvements, allant même jusqu'à forcer un salut très amical en attrapant le bras du Céleste. Quelle fut la réaction du Chûnin ? Il explosa de rire, son sérieux habituel volant en éclat en même temps que la démonstration de décontraction qui touchait à sa fin. Cette fin elle fut commune avec l'arrivée de la troisième pièce du puzzle. Minako. Plus mesurée, plus expérimentée, peut-être aussi et sûrement plus sérieuse, elle salua le duo déjà présent avec retenu.

Reprenant ses esprits, Akio se racla brièvement la gorge, devant les regards interloqués de certains ouvriers qui passaient proche de la tente des maitres d'œuvre. Il enchaina ensuite brièvement sur les objectifs de la mission et les priorités évidentes, mais qu'il préférait rappeler.

- Ravi de partager ce moment avec vous ! La mission promet d'être longue. C'est l'image de Kumo que nous allons reconstruire aujourd'hui. Minako tu vas être une clé importante car tu connais l'état profond de la structure et c'est la première étape : Nous allons étudier au maximum la structure : fondation, charpente. Les experts sont déjà en place, à nous de les soutenir et d'apporter ce que l'on peut.

Il entra dans la tente, suivi de près par ses camarades, afin de leur montrer le concept dessiné par les architectes de Kumo pour la nouvelle assemblée. Une structure moderne, ambitieuse, ouverte avec une place prépondérante pour la nature. Une large façade aux multiples fenêtres reflétant la lumière du soleil sur l'ensemble du village. À l'intérieur, plusieurs espaces, le nouveau bureau du Raikage, et les bureaux administratifs principaux des piliers du village. Un bel amphithéâtre au rez-de-chaussée et une salle de restauration. Un chantier colossal qui s'étendait sur une dizaine d'étages. C'est là qu'Akio plaça son doigt, sur le plan reprenant les murs porteurs.

- Le bâtiment est taillé à même la montagne. Ces murs-ci porteront la charge du bâti. Il faut s'assurer que le sol à ces endroits précis pourra supporter une charge démentielle. Le plus problématique étant celui perpendiculaire à la roche naturelle, car cette dernière on ne la maitrise pas. Et si les fondations comporte une faille infime, c'est tout l'édifice qui s'effondrera.

Ici, il ne s'agissait que la première étape. La seconde serait l'application de la fameuse dalle. Il restait encore à ce sujet à s'entretenir avec les maçons afin de comprendre les besoins pour ce type de travail. C'est pour cela que le Chûnin n'aborda pas ce sujet. Rien que l'étude de la structure actuelle allait prendre plusieurs jours.

Le matériel n'était même pas encore totalement arrivé sur le chantier. Plusieurs semaines s'annonçaient, voire plusieurs mois, et les embûches allaient être nombreuses. Si il fallait compter sur les impondérables dus aux problèmes de structures, il ne fallait pas oublier les ressources humaines ou bien encore les intempéries... La protection du chantier devait être une de leurs priorités. À ce titre la mise en place de bâches de protection ou encore de larges murs doton entrait dans les pistes de travail. Se redressant et regardant un à un ses coéquipiers, Akio lança les grandes manœuvres.

- Bien si tout est bon pour vous, je vous laisse rejoindre tranquillement les différentes équipes d'investigations au rez-de-chaussée de l'Assemblée, elles vous attendent. Je vous rejoins plus tard, je dois m'entretenir avec l'équipe en charge de la maçonnerie des gros-œuvres.

Souriant comme à l'accoutumée, son attitude radieuse et décontractée, grâce aussi à la lecture du comportement de Tokuto, laissait transparaitre une confiance en chacun très importante.
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Lun 10 Jan 2022 - 15:16


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▬ T’es… T’es… T’es vraiment mon bro, toi… ! ♫ *ému*



Silence pesant. Pressant même. À s’en arracher les ongles. S’échiner le cuire. Jusqu’au sang, jusqu’aux os. Si pensant, pour ne plus laisser entendre que l’èbe grandissant des pas autour. Qui claquaient ci-contre l’asphalte. Tension environnante. Incommode confort et effroyable condition pour attendre. Me voir attendre. Qui n’avait pas la patience de le faire. Qui ne l’avait plus, depuis des éons déjà. Mais le faire. Et espérer le résultat escompté. Attendre sa réaction à lui. Bonhomme à la coiffe incolore. Sans doute le Chunin en question.

Celui qui avait été mentionné dans ces petits papiers. Celui qui nous superviserait, cette autre présence et moi-même. Ne paraissait-il pas particulièrement grand. Ni particulièrement danse. Encore moins endémique. Peut-être même avenant. Et pourtant, rester griffé à ses dépens. Une réaction de sa part. N’importe laquelle. Pourvu qu’elle soit de l’incompréhension. Empêcher ainsi qu’il ne remarque mon état et cette cuisante défaite face à l’étendue bleue. Il en valait de mon honneur. Du peu restant, à vrai dire.

Et qu’elle ne fut sa réaction. N’y rien comprendre. Adjudant qui s’était mis à s’esclaffer. La gorge déployée. De rire. De bienveillance également. Petite phrase pour embaumée le tout. Phrase encourageante. Discours aux contours professionnels. Et de l’engouement. Surtout de l’engouement. Phase qu’elle avait choisie pour pointer sa truffe également. Cet autre facteur qui rentrait en jeu. Une certaine Minako, avait-il dit. À la cutanée rosace, pâle. À la cutanée également pourvue d’histoire. D’horreur. Sans doute beaucoup d’horreur.

Quelques brûlures par-ci, par-là. Le genre de blessure qui avait beau cicatrisée. Qui, pourtant, laissait ce genre de douleur froide. Qu’elle avait sans doute subie en exerçant notre vocation. Celle de Shinobi. Qu’avais-je emprunté par hasard. Le revendiquer par choix, maintenant. Pour Kumogakure et par Kumogakure. Leur rendre la pareille. Celle aux prunelles contraires qui s’était annoncée. Qui avait également annoncée notre avancement. Trois protagonistes d’une odyssée qui débuterait. Qui re-débuterait. Car il s’agissait avant tout de redresser. Non de dresser.

Rebâtir. Non, de bâtir. Redonner fierté. Car elle était là depuis des éons, cette confiance. Fierté criante. Parfois même du zèle. S’en targuer et le placarder fièrement. Fierté Kumojine. Celle qu’ils avaient piétinée. Dévorée. Gargantuesque feu de forêt qui n’avait cessé de croître. Grappiller, encore et encore. Disparaître aussi rapidement qu’ils étaient apparus. C’était ce qu’avait été Teikoku. Grand feu abrupt de sens. Qui n’avait cherché qu’à brouir. Laisser en cendre. Alors impératif de montrer à tous que même la cendre pouvait à nouveau être érigée.

Trois têtes d’affiche et une tente. Celle-là même où il divulgua ces prorogatives, cet Akio. La circonférence du bâtiment. Son utilité publique. Sa destination professionnelle. Sa structure. Son environnement. Tant de paramètre à prendre en compte. Considérer. Se les gravir en tête. Pour ne pas commettre la moindre faute. Travail de fourmi avec la minutie d’une fourmi. À présent, étions-nous ces orfèvres aux doigts méticuleux et à la marge d’erreur très faible. Nous n’en avions simplement pas le droit. Pas le luxe, non plus.

Mission d’un échelon inférieur mais qui pourtant, en projetait bien d’autres contours. Prenant bien d’autres aspects. Celle d’une échéance capitale. Qui ne laissait place à aucun mastic. Echéance symbolique. Qu’importe s’il fallait y passer plusieurs jours. Des semaines. Sans doute des mois. Pour la première fois, il n’y aurait aucune contradiction de ma part.



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▬ Yeah, yeah ♫ J’ai entendu ces gars en parler… Ouais, ça sera pas un chantier qui se finira en une week. Keh… Si on r’garde bien là, on peut déjà couper les steps ♫ et donc les différentes équipes, t’as capté ? Ils parlaient d’foutre les débris dans l’lac donc du Déblayage. D’autres gars qui vont s’charger des structures encore en place. T’as capté, choisir ceux qu’ils vont garder et remplacer les autres… Chan-Minako, c’est ça ? Oué c’est ça ! Mon bro a dit qu’t’avais participé à la première reconnaissance. Ils ont jacté également sur ça. Tu d’vrais genre rejoindre cette section, j’imagine. Mmmh ♫ Qu’est-ce qu’ils avaient dit encore, ces enfoirés… Shit… J’ai un trou… Enfin bref, j’pense qu’on sait à peu près tout d’l’endroit. On est avec les meilleurs enfoirés d’charpentiers et artisans. Alors on va tous les fumer ! Vous allez voir ! *lève le pouce* Kumo n’aura jamais été aussi sexy qu’après ça ♫ !



Et se vouloir rassurant. Se montrer rassurer. Pourtant, sans doute en penser beaucoup moins. Chantier qui n’avait sans doute rien de scabreux. Commission qui ne requérait pas notre vie. Marteler notre charpie. Molester la charogne. Pourtant, qui n’avait rien de commode. Peut-être même le contraire. L’une des plus acerbes. À s’en mordre les doigts. Les ronger jusqu’aux phalanges. Un savoir-faire qui n’était pas le nôtre au départ. Devoir se l’approprier. Jongler entre les responsabilités. Entre ces différents acteurs.

Et se remémorer alors. Quelques bribes. Datée de cette traversée. Un état qui quémandait de l’aide et quelques présences bruyantes. Qui ne cessaient de s’écharper entre eux. L’un d’eux, qui s’était accentué alors…



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▬ Je sais pas pour vous mais je n’ai pas hâte, les gars…

▬ T’es… T’es… *vomis* T’es un enfoiré, mec… ♫ Pourquoi t’es v’nu alors ?... C’est… Chantier… Important… *vomis* Kumo… ♫

▬ Non, non, le bleu, tu ne comprends pas. Pas que je n’ai pas hâte du chantier. Evidemment ! Tout Kumo a hâte… Mais des conditions de travail eux-mêmes…

▬ Hein ? T’en… T’entends quoi par là… ♫

▬ Là-bas, les meilleurs artisans de tout le pays seront réunis… Des hommes qui ont travaillé pour le Daimyo lui-même, pardi ! Des gens qui ont construits des choses invraisemblables. Qui ont l’audace de refuser des chantiers à des seigneurs… On raconte qu’ils sont tous tyranniques et difficiles… Tu sais, le bleu, il n’y a pas que les shinobis qui sont qualifiés de « Monstres » ici-bas… Ces types… Comme leurs homonymes et chef de village, on les appelle les Ombres des Chantiers… Ils sont aussi coriaces que n’importe quel Kage dans leur domaine !...



Ces quelques mots qui étaient passés par une oreille. Giclant par l’autre. Sans prendre soin de les considérer, à « l’instant T ». Et pourtant ici, y repenser quelque peu. Sans, peut-être, leur donner l’intérêt qu’ils méritaient. Ces quelques mots. Et ne pas tarder à le regretter. Sortir de cette banne de fortune. Y laisser cet Akio faire ce qu’il semblait faire de mieux. Superviser. Quelques directives prises. Sans doute que notre conjointe au cuire rosace allait s’atteler à finir ce qu’elle avait commencé. Alors chercher ma place. Et la trouver assez rapidement.

De ceux qui m’avaient escorté. Ceux-là même qui commençaient à déblayer les quelques monceaux. Nombreux débris en main. Calcinés. Ravagés. Par le temps ; par les horreurs. Le temps des horreurs de l’Empire du Feu. S’y mettre alors avec entrain. À l’huile de coude. Inéluctablement beaucoup plus dense et robuste que ces hommes « normaux » en somme. La capacité d’en considérer plus, ces débris. En décharger plus, également. À bout de bras. Eux qui souriaient alors. S’étaient-ils sans doute rendu compte qu’un shinobi dans l’équation allait leur faciliter le travail.

Si seulement, il n’y avait eu qu’un shinobi dans l’équation…







▬ Moi j’dis que c’est pas bon.



Et tous autant qu’ils étaient. Leurs échines qui avaient frissonnés. Tous en même temps. Charognes qui s’étaient bloqués. Les muscles qui s’étaient raidis. Le souffle qui s’en était allé. Et haleter. Qu’ils commençaient tous à le faire, sans raison distinct. Juste en l’entendant. Cette voix. Caverneuse. Rocailleuse. Si forte, qu’elle avait voyagé au travers de toute cette partie du chantier. Comme-ci le temps lui-même s’était arrêté, l’espace d’un instant. Et de mon côté. Sans doute que dans un contexte différent… Dans un environnement différent… N’aurais-je rien ressenti.

Et pourtant. À l’image de ces braves. L’échine, la charpie et les muscles qui s’étaient tendus… D’où venait-elle, cette voix ?



▬ Oh… C’est lui… Il s’est enfin montré alors… L’une des légendes…

▬ Hein ?! ♫ C’est qui ? Et comment ça c’est pas bon ?!



La plèbe emmaillée qui s’était éparpillée. Pour laisser pleine vue sur sa stature. Le temps qui semblait s’être arrêté, reprenant de plus belle. Encore une fois, quand il l’avait décidé.



▬ Bah c’est pas bon, moi j’dis.

▬ Mais t’es qui, san-Oji ? ♫ Et pourquoi c’est pas bon ?!



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▬ Parce que vous déblayez de droite à gauche. J’ai décidé, moi j’dis.

▬ Kurohanmaa, Nukikage (Ombre des Poutres de Charpenterie)



Tous si stoïques. Devant l’aura qu’il dégageait. L’aura d’un bâtisseur… Ce chantier n’allait finalement pas être si facile à congédier. Le Monde de la Charpenterie nous réservait encore bien des surprises…
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Zaiki Minako
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Mer 12 Jan 2022 - 15:05
Le bâtiment creusé à même la montagne. Si les fondations comportent ne serait-ce qu’une seule faille, alors tout le reste de la bâtisse tombera et alors le chantier sera retardé. Il leur faut tout d’abord déblayer les débris afin de mieux analyser les bases. Que ce soit les morceaux de murs, de poignées de porte, de morceaux de sièges et de tables, tout doit être nettoyé. Les étendards au tissus abimé, aux couleurs de Kumo, flottant au gré du vent…

« Ouais le balourd, tu fous quoi ? On a besoin de bras pour déblayer le rez-de-chaussée ! »

« JE VOUS EMMERDE BANDE DE CONS ! CES CHANTIERS NE ME RENDRONT PAS MA SŒUR ! »

Cette bribe de conversation, Minako pu l’entendre alors qu’elle rejoint l’une des équipes de chantier. La voix de l’homme qui lui rappelle sans aucun doute de celle de son premier ami de Kumo. Celle de son ex-petit ami. Celui qui lui a fait mal au cœur un moment lorsqu’il lui apprit qu’il ne peut plus continuer au vu de son orientation sexuelle et qu’il ne voulait pas forcer. Les civils en tenue d’ouvriers paraissent épuisés par le comportement de celui qui refuse de prêter main forte.

« Hoy, petite ! Tu le connais ce gars ? Il refuse de nous aider alors qu’il peut facilement soulever des roches. Il lui faudrait un bon coup de pied au cul de la part d’un membre du Kyuubu ! »

Le regard de Minako se pose sur le colosse, torse nu, dos tourné, assis sur un rocher qui trainait par là. « Pas besoin de tant de violence. Lui parler un peu suffira… » dit-elle avant de rejoindre son meilleur ami. Elle lui pose la main sur son épaule et le voit en sanglots. « Inutile que j’aide quoi que ce soit, ils ne me rendront pas Rina. »

« Non, mais si on arrive à reconstruire l’assemblée et à réaliser un mausolée, alors l’âme de ta sœur et celle de nos amis disparus pourront reposer en paix. Soyons fort pour eux. »

Les larmes montent aux yeux de Minako. Ses cris, ses hurlements de désespoir pour vaincre les ennemis de l’époques furent atrocement faibles. Elle s’est promis que plus jamais, elle ne fera preuve de faiblesse, et que sa voix réussira à faire trembler quiconque se mettant au travers de son chemin. Qu’elle saura éliminer quiconque le méritant. « Toi, moi, Ryuku, et tous les autres membres de Shijo Higure n’attendons qu’à renaitre de nos cendres. Notre cher Ken y compris. Regarde plutôt par là. » dit-elle en regardant Akio de son perchoir. « Kentoku Akio, un chuunin de notre âge. Un prodige, utilisateur de porte céleste. Lui-même ne veut que la renaissance de notre patrie, qu’on puisse avancer sans que les erreurs passées ne refasse surface. Avec des gars comme lui nous pouvons réussir. Et ce gars-là, je ne le connais pas mais ça ne l’empêche pas de s’offrir en spectacle s’il connait cette partie de notre Histoire. »

« P’tit cul, franchement… Tu crois vraiment qu’on va réussir ? Et si nos dirigeants font de la merde ? » demande Koyama. Ce à quoi Minako répond tout naturellement « Nous les châtieront comme il se doit, nous aiderons le karma à faire le travail. Car c’est notre devoir, à nous, les enfants du crépuscule. »

L’ami de Minako se lève, et de toute sa hauteur, pose son bras sur la tête de Minako, comme si elle est devenue un accoudoir. « Ah là j’te reconnais ! Bon allez j’te suis, on s’met où pour commencer à déblayer ? »

« Bah, par l’entrée ma nouille, comment veux-tu qu’on passe sinon ? »

C’est ainsi que la jeune minarai du kyuubu se met au travail tout en se protégeant d’une quelconque morsure d’araignée. Effectuant deux clones pour améliorer les chances de réussite, la demoiselle s’enfonce dans le couloir du rez-de-chaussée et arrive dans les débris de ce qui semble être la salle de réunion. Elle y voit la silhouette d’un grand oiseau en train d’avaler de la nourriture, certainement des cadavres de rongeurs. Un gypaète barbu. Celui-ci la fixe, semblant ne pas comprendre quelque chose. « Je cherchais un garçon, mais c’est toi que je rencontre. Pourtant, tu as son odeur. Qui es-tu ? » dit l’oiseau. Il semblerait que ce rapace charognard soit un kuchyiose. Il s’envole en voyant les charpentiers apporter leur aide, et se pose sur le flanc de la montagne pour regarder celle qui a l’odeur de l’homme qui lui a sauvé la vie quand tout deux étaient petits.
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Kentoku Akio
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Hier à 11:45
En bon superviseur, Akio se contenta dans un premier temps d'annoncer à chacun les tâches qui seraient leurs durant la mission, il s'en suivit le départ de ses deux camarades vers des destinations et des fortunes diverses. Restait donc le Chûnin, muet et toujours à l'orée de la tente de direction. Il toisa un peu le chantier qui ressemblait à s'y méprendre à une gigantesque fourmilière d'où émergeait déjà quelques fortes têtes et les différents chefs dont un qui, même de loin, semblait déjà faire fi d'humanité, empli de l'envie de travailler. Ce qui arracha un lent soupir du garçon qui scrutait la scène où Tokuto était figurant. Allait-il donc devoir faire la police avec tous ? Devenir un syndicaliste devant défendre les ouvriers face aux conditions imposées ? Et puis, de quelles conditions devaient-ils tous s'accommoder ? Il n'y avait pas question de délais à respecter sur un tel chantier, tout au plus un devoir de grandeur. Du pain béni pour les entreprises de bâtiment.

Ses yeux basculèrent, comme attirés par ce phénomène inexplicable, cet instinct qui vous fait dire que quelqu'un vous observe. Akio aperçut alors Minako, en pleine discussion et semblant parfaitement gérer ses activités. Elle n'aurait que peu besoin de l'aide du Céleste, c'était évident. Elle gagnait en confiance en soi et en autonomie, sa future promotion ne tarderait pas à arriver et ce malgré le relatif échec lors de l'examen.

Se disant que l'exemple qu'il renvoyait n'était pas le bon, à observer les allers et venus de chacun à l'abri du soleil, Akio s'élança sur le sentier, en direction de l'équipe de maçonnerie, celle qui poserait le socle pour la création de l'Assemblée. Evitant les ouvriers portant du matériel, tantôt une poutrelle, tantôt des brouettes de graviers aux tailles disparates, il arriva aux côtés de l'équipe de gros bras, qui semblait particulièrement joyeuse. Certains étaient déjà à l'oeuvre, d'autres étudiaient encore les plans des architectes, enfin la plupart se préparaient à l'aide de quelques étirements et de chansons pour mettre en appétit leur volonté de travailler. Saluant ceux se trouvant sur son chemin de tapes amicales, certaines rendues d'ailleurs avec une force exagérée, le Chûnin parvint jusqu'au chef, observant quelques documents techniques fixés sur un tableau. Un homme grand, et plutôt fin, qui avait dans les quarante ans, et qui rigolaient aux blagues peu recherchées de ses comparses.

- Eiji-Sama, bonjour, Akio chûnin de Kumo, je suis ici pour vous prêter main-forte durant le lancement du chantier.

Les yeux marrons de l'imposant personnage se tournèrent et alors il se mit à rire en tapant de sa lourde main sur l'épaule du kumojin face à lui. Celui-ci, le maçon le plus réputé du Pays, ne semblait pas conscient de son statut, ou du moins ne lui accordait-il finalement pas tant d'importance.

- Enchanté mon petit ! Et ravi d'avoir de la main-d'œuvre en plus ! J'ai déjà entendu parler de toi, ta famille est civile c'est ça ? Les Kentoku. Sacré cerveau que vous avez ! J'espère que tu as aussi des bras.

- Oh ne vous inquiétez pas pour ça, c'est même ma spécialité, malgré mon physique frèle. Et j'ai d'autres aptitudes également, notamment la maitrise de l'affinité Doton, la terre. Alors, dites m'en plus, quels sont vos objectifs immédiats ?

- Hum... ça va nous faire gagner pas mal de temps ça ! Et ce qu'on a à faire, c'est assez simple. Créer toute la chappe qui va supporter les murs, puis faire les étages. Mais tout doit avancer dans une même direction. Il faut que tout soit détruit, déblayé puis nettoyé avant qu'on puisse commencer. Tiens regarde.

Sur les plans, le détail des futurs opérations avec un diagramme parfaitement rédigé, qui montrait les tâches successives, celles auxiliaires, et les liens obligatoires entre elles. Par exemple il était évidemment hors de questions de monter les étages si les charpentiers n'avaient pas installé les poutres de maintien. De même sorte qu'il était impossible pour les vitriers d'installer les fenêtres sans que les murs ne soient secs.

Akio releva quelques annotations posées à la main avec une écriture pour le moins baroque et quelques injures. Il montra du doigt les notes à son interlocuteur qui rigola jaune au moment de lui expliquer pourquoi les charpentiers s'étaient fait insulter.

- À cause du bougre d'âne à leur tête. Un imbécile fini. Le mieux est le mortel ennemi du bien. Il accepte jamais ce que ses ouvriers font, vient toujours derrière pour les engueuler et leur demander de recommencer. Avec ce gars-là, on est pas prêt d'avancer si vous voulez mon avis. Tout à l'heure, je suis passé saluer tout le chantier, ses gars semblaient déjà en avoir marre, ça promet !

Il continua à disserter sur la place de l'humain dans leurs activités, que si la confiance n'excluait pas le contrôle, il fallait garder une séparation entre surveiller et imposer. L'ambiance des ouvriers autour de lui rassurait Akio sur l'envie des bâtisseurs. Et cela contrastait effectivement avec les premières images qu'il avait pu avoir des charpentiers auprès desquels Tokuto s'était rendu.
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