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Ne jamais abandonner | Senken

Chiwa Aimi
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Mer 5 Jan 2022 - 22:10
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Ne jamais abandonner
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Avant de s’en aller au sommet, la kunoichi avait encore une dernière chose à faire. Elle s’en voulait d’avoir laissé ses élèves de côté pour ses responsabilités, mais se disait qu’il le fallait. Ses pensées se posèrent tout particulièrement vis-à-vis d’un certain Senken, dont elle n’avait pas vu le visage depuis l’attaque de Yonbi. Elle savait qu’il s’était renfermé sur lui et qu’il n’acceptait pas beaucoup les visites et ne pouvait pas lui en vouloir. La dernière fois qu’elle l’avait vu, il était dans le comas et elle n’avait aucun moyen de pouvoir lui parler. Son regret était de l’avoir laissé mijoter dans ce mutisme alors qu’elle devait l’en sortir et l’aider à se redresser.

Après avoir terminé quelques documents, elle s’affala sur son siège avant de poser son avant-bras sur son front. Ces derniers jours avaient été très éprouvants pour elle vis-à-vis de ce qu’il s’est passé avec Akimoto et la réunion des jonins et elle ne savait pas comment allait réagir le chunin à sa présence. Mais il fallait qu’elle prenne les devants et qu’elle fasse son travail.

Correction dans son esprit, il était vrai qu’elle avait initié l’opération pour lui greffer les prothèses réalisées avec Hanzo et Mairu. Les infirmières s’étaient occupées ensuite de surveiller que son corps réagissait bien à la chirurgie, car la pauvre Aimi était déjà appelée ailleurs.

Au fond, parfois, elle se demandait si elle allait pouvoir assumer son rôle de chef d’équipe pendant longtemps… La rubiconde était du genre à se remettre tout le temps en question, et elle ne voulait pas impacter d’une mauvaise manière quiconque et c’était difficile.

Prenant de l’élan pour se redresser d’un coup, elle se disait que ce serait le bon moment pour jeter un œil à ses prothèses. Elle quitta donc son bureau, armée de sa blouse de médecin et se dirigea vers la chambre de l'Okunote. Ce n'était pas compliqué de le trouver étant donné que d'après ses consœurs, il ne bougeait pas beaucoup. C'était dommage vu qu'il avait maintenant de belles prothèses.

La douce toqua à la porte deux fois avant de faire savoir de sa présence et attendit l'accord pour rentrer. Elle le verrait alors installé dans son lit, sûrement dans son regard vide et elle lui offrirait un sourire chaleureux et automatique, notamment lorsqu'elle voyait ses précieux élèves.


« Bonjour Senken, tu sais que ces prothèses sont faites pour te faire sortir d’ici…
Je suis désolée de ne pas être venue te voir plus souvent, cela a été très difficile pour moi de trouver du temps.
Je devrais être là pour soutenir mes élèves et je compte tenir mes promesses. J’aimerais que tu me dises comment tu te sens depuis les derniers événements, pendant que j’inspecte tes prothèses.
»


La kunoichi, tel un vrai médecin en herbe, s’approcha, blouse sur les épaules et attendit la permission de son élève pour soulever les draps, sait-on jamais…

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Lun 10 Jan 2022 - 1:33
Les journées défilaient à vive allure. Prisonnier volontaire de cet hôpital qu’il ne quittait plus depuis des mois, le Meurtri se noyait progressivement dans une nostalgie mélancolique dont il ne voyait plus l’issue. Depuis ses blessures physiques, psychologiques et morales infligées par les événements du Dieu-Singe, le chûnin avait laissé ses regrets corrompre l’intégralité de ses pensées. Même Yugure, malgré tous ses efforts, ne réussissait pas à tirer son frère de là. Il fallait dire que le caractère particulier du plus vieux des Kazejin n’aidait personne.

En effet, l’habituel taciturne s’était encore plus renfermé sur lui-même depuis Yonbi. Craignant de perdre plus que ses jambes ou celles de son plus fidèle ami au prochain danger, l’Okunote avait presque supplié son binôme irounin d’abandonner cette vie shinobi et quitter ce village pour regagner leurs terres d’origine. Mais impossible à raisonner, Yugure l’impressionnait autant qu’il l’énervait par son courage, sa folie, cet amour pour ses semblables qui le poussait constamment à prendre des risques pour les autres.

Hana, défunte depuis quelques années maintenant, avait changé à jamais le caractère de nos deux enfants des Dunes. Diamétralement opposé, seule leur enfance et leur amour fraternel les liait encore. C’était pour cette raison que Senken ne pouvait se résoudre à l’abandonner.

La main du manipulateur de limaille glissait le long de sa joue, frôlant du bout de ses doigts les immondes traces indélébiles laissées par le courroux du Bijuu. Une nouvelle marque ajoutée à la balafre traversant le haut de son nez, qui comme la précédente, lui rappelait tout ce qu’il aurait pu mieux faire chaque fois qu’il croisait un miroir. Il revivait les scènes en boucle, rejouait inlassablement le déroulement des événements, un quotidien bien sordide pour un homme de son âge.

Puis vinrent les tintements du poing d’Aimi sur la porte de sa chambre. Rapidement, l’Okunote rabattit une mèche de sa chevelure amarante pour cacher le désastre de son œil envolé et rabattit la couverture sur ses prothèses pour les dissimuler. Cela ne suffisait pas à cacher l’ensemble de ses blessures, mais le balafré détestait ressentir de la pitié ou de la peine dans le regard des rares visiteurs.

La porte laissa alors apparaître une silhouette qu’il reconnût dans l’immédiat. Immédiatement, le chûnin détourna le regard et fuit le sourire de sa senseï, gagnant ses propres mains qui jouaient nerveusement au-dessus de sa couverture. Chamboulé intérieurement entre joie et colère, Senken avait tant à lui dire qu’il préférait souvent rester muet, trop honteux pour exprimer tout ce qu’il ressentait. Une boule d’émotions instables se formait doucement et l’empêchait de s’exprimer au risque de blesser la Chiwa... Qu’il estimait malgré tout ce qu’il pouvait lui reprocher.

Ainsi, l’élève laissa sa professeure s’approcher et commencer l’inspection de ses prothèses. Il était extrêmement compliqué pour lui de répondre, piégé entre une envie d’hurler et celle de pleurer. Le Kazejin, dans l’impossibilité de faire autrement, garda son regard fixé sur ses propres mains.


- Vos promesses…

De toutes les personnes présentes au village de la Roche, la kunoichi pouvait se targuer d’être la seule que l’Okunote prenait la peine de vouvoyer, lui louant un profond respect qu’elle avait su mériter avec le temps. Bien plus discret et réservé que ses coéquipiers Seika et Yugure, moins expressif dans ce qu’il pouvait ressentir, Senken avait toujours eu cette impression de ne pas être à sa place au sein de l’équipe Une. Un sentiment très particulier qui ne l’aidait pas à s’exprimer face à sa mentor, ce sentiment « d’être de trop ».

- Vous m’aviez promis de protéger Yugure… ajouta-t-il tout bas, regrettant presque ses mots après les avoir prononcés.

Mais il souhaitait savoir si Aimi se sentait réellement coupable de son échec, celui d’avoir laissé Yonbi prendre les jambes de ses précieux élèves présents à ses côtés. Si l’Okunote avait décidé de partir dans l’unité composée de Shuhei, Yanosa et Taishi, c’était surtout parce qu’il n’avait confiance qu’en sa senseï pour protéger son unique petit frère Yugure. Ce choix faisait aujourd’hui partie de ses regrets.
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Chiwa Aimi
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Lun 10 Jan 2022 - 14:28
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Aimi commença alors à s’avancer dans l’antre d’un être enfoncé dans un mutisme devenu bien trop pesant. Il n’était pas bon se conforter dans le silence, cela enivrait les tourments d’un esprit enraillé, fragilisé par la douleur, par la colère, par la peur de perdre un être cher. La Chiwa devait y mettre un terme, ou au moins, planter la graine de la fin du Senken muet et voir un Senken qui criait, hurlait, qui se battait.

Elle n’en oubliait pas autant son rôle de médecin et l’autre raison de sa présence ici. Elle s’approcha, remarquant bien qu’il évitait son regard rubis. Il ne semblait d’ailleurs pas vraiment à l’aise avec sa sensei, il ne l’avait jamais vraiment été d’ailleurs à y repenser. C’était d’ailleurs ce qui la faisait se sentir paradoxalement proche de lui. Alors elle prit la parole, tout en soulevant légèrement les draps, laissant apercevoir les cicatrices d’un combat titanesque et marquant. Elle ne ressentait pas vraiment de peine ou de pitié, parce qu’un shinobi avait l’habitude de finir blessé. Pourtant, la culpabilité, elle, la rongeait sans vergogne.

Les mots de la rubiconde ne semblaient pas aider l’Okunote à se délier la langue ou du moins, que de peu. La promesse qu’elle avait faite semblait retenir son attention toutefois. Alors qu’elle avait ses pupilles rivées sur ses jambes quelques secondes auparavant, son visage s’était relevé, la forçant à arrêter son analyse.

Aimi fut alors à la fois ravie et triste de l’entendre mentionner Yugure et ce qu’elle avait dit. Contente parce qu’il prenait enfin le temps de s’exprimer, même si c’était de manière discrète. Peinée, parce qu’elle comprenait ce qu’il ressentait.


« Je suis contente que tu t’exprimes enfin Senken… Sache que c’est important pour moi que tu me dises les choses…»

Comme si à la fin, elle n’avait pas tant échouéque cela. La doucereuse avait beaucoup travaillé sur elle et sur ce sentiment d’échec. Elle avait réfléchi et après les derniers événements, elle s’était fait un avis tranché sur la situation. Prendre une décision difficile n’épargnait personne, mais il fallait parfois savoir agir pour le bien de tous et pas seulement d’une personne. Elle espérait que l’Okunote finirait par le comprendre. Pour autant, elle en avait lourd sur le cœur. Elle avait été marquée elle aussi, traumatisée par la souffrance et par le flot de sang des siens. Mais peut-être qu’elle était plus forte pour ne rien lâcher, pour continuer et elle devait transmettre cette détermination au manipulateur de limailles.

«Si tu crois que je ne m’en veux pas d’avoir les mains pleines du sang de mes camarades, de mes élèves, de toi. J’ai l’impression de ne pas avoir tenu cette promesse, mais il faut comprendre quelque chose, Senken.

Protéger Yugure dépendait aussi du maintien du Kinjutsu, même si je devais en mourir. Sceller Yonbi, c’était mettre un terme à cette catastrophe, si j’échouais, c’était aussi ne pas tenir ma promesse de tous vous protéger. Il faut parfois prendre des décisions dangereuses et ce jour-là, ce n’était pas à eux d’être protégé, mais l’inverse. Ils se sont battus pour me permettre de sceller ce Dieu.
»

Elle prit le temps de mieux s’installer sur le bord de son lit et retira ses bottes, laissant voir les lourdes cicatrices sur ses jambes, qui remontaient à Tetsu mais aussi à Yonbi.

«Tu sais… Je n’étais même pas soignée et rétablie que je travaillais déjà sur un moyen de confectionner des prothèses pour que chacun puisse continuer dans la vocation qui le pousse, pour que mes précieux élèves ne perdent pas espoir. Ma douleur, mes cicatrices, sont ma punition, pour me souvenir et faire en sorte que cela ne se produise plus. Mais au fond, je ne pouvais pas m’empêcher d’être fière de chacun de vous, parce que vous vous êtes tous battus jusqu’au bout.

Senken… Tu as le droit de m’en vouloir, de trouver tout cela injuste, d’avoir peur pour Yugure, d’être marqué par cette attaque. Sache que Yugure, est plus en forme que jamais et me l’a prouvé dans le sauvetage du Daimyo et s’il en est là, c’est bien parce que j’ai réussi à maintenir le scellement, et cela, on vous le doit.

Ne jamais abandonner, peu importe les épreuves que l'on traverse, je crois que ces mots ne te sont pas inconnus...
»

Finit-elle par dire, dirigeant discrètement son regard écarlate vers le jeune homme, espérant avoir touché quelque chose. Elle lui avait exprimé ses sentiments, ce qu’elle ressentait de cette attaque et ce qu’il fallait en retenir. Pour autant, elle sentait qu’il s’était trop terré dans ce mutisme, il avait des reproches à faire, des choses à exprimer et il ne le faisait pas.
Aujourd’hui, elle serait là pour lui, peu importe de la manière qu’il le souhaiterait. Une amie, un professeur, un médecin, une épaule, un défouloir, des bras dans lesquels il voudrait se conforter, elle serait là.


« Mais avant de se relever, je crois qu’il va falloir percer la bulle dans laquelle tu t’es trop longtemps enfermé, si tu as des choses à dire, fais le. Je suis solide, je peux encaisser. »

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Jeu 13 Jan 2022 - 15:51
En partie libéré de son fameux mutisme avec ses quelques mots, le manipulateur de limaille laissa la Chiwa observer ses prothèses dans un silence qui regagna doucement la pièce. Il avait d’abord pris l’habitude d’apprécier ce silence. Aux antipodes de la vie extérieure dans les ruelles d’Iwa no Kuni, toujours bondées de monde et remplies d’activités diverses en cette capitale commerciale, cette chambre d’hôpital l’avait au départ libéré du brouhaha incessant du village caché de la Roche. Cela l’avait aidé à se recentrer sur lui-même, à guérir des différentes blessures provoquées par le Dieu-Singe, mais aussi à s’échapper de l’hypocrisie générale qui régnait là dehors.

Mais doucement, ce silence s’était mis à peser de plus en plus lourd sur les épaules du Kazejin. Physiquement guéri depuis des semaines, Senken s’était laissé pourrir au milieu de cette chambre qui lui servait de cercueil. Fermé sur le monde extérieur, rongé par cette solitude qu’il pensait bénéfique, l’Okunote accumulait les plaies psychologiques et ne réussissait pas à sortir la tête de l’eau. En réalité, il n’avait personne à qui se confier, compte tenu que Yugure ne lui viendrait même pas à l’esprit s’il devait conter ses malheurs à quelqu’un. Mais peut-être était venu le temps de briser cette carapace.

Le balafré leva sa seule prunelle encore valide en direction d’Aimi pendant son analyse, puis fuit à nouveau son regard lorsque cette dernière se redressa. Il écouta ses paroles, serra la mâchoire. Certains mots de son mentor le frappaient en plein cœur, d’autres, pourtant bien choisis, alimentaient la flamme de sa colère. Tiraillé entre différentes émotions, l’Okunote ferma son œil droit et tenta de retrouver une certaine sérénité avant de reprendre la parole, par respect pour son aînée. Mais plus le discours de la kunoichi avançait, plus il avait des choses à dire, des remarques à faire. Son sang bouillonnait et lui donnait cette fâcheuse envie d’hurler qu’il réprimait constamment.

Le taciturne emmagasinait tant de choses en lui qu’il ne savait même plus par où commencer. Sa bouche se délia enfin sur un ton tremblotant, incertain, comme s’il explorait un lieu pour la première fois. C’était peut-être le cas. En cette journée si particulière, l’enfant des Dunes décidait d’offrir un peu de ses intimes pensées, un trésor qu’il protégeait d’habitude plus que tout.


- Alors pourquoi promettre… Pourquoi…

On sentait la douleur mais aussi la colère dans sa voix, encore hésitante et basse. Mais elle semblait amenée à gagner en confiance au fur et à mesure qu’elle se laissait guider par les émotions de son propriétaire. Déjà, son interlocutrice pouvait remarquer un gain de volume lorsqu’il reprit la parole.

- Vous ne comprenez pas… Aimi-sensei, je n’en ai rien à foutre de ce Kinjutsu, de Yonbi ou bien du daimyo.

Sa pupille s’était rouverte et fixait dorénavant sa senseï. La peine mélangée à sa détermination, Senken s’était enfin décidé à parler, à s’expliquer, à délivrer tout ce qu’il collectionnait jusqu’à présent dans ses entrailles.

- J’aurai préféré que tout le monde meurt ce jour-là plutôt que de voir votre arrogance arracher les jambes à Yugure. Cette catastrophe, comme vous l’appelez, c’est VOUS qui l’avez cherchée. VOUS avez mis en place tout ce… Protocole pour capturer ce Dieu et l’enfermer dans un homme. Ne luttons-nous pas contre l’Homme au Chapeau ?? C’était justement ce qu’il attendait de nous ! Alors pourquoi ? Pourquoi avons-nous fait ça ? Hein ?! Pour un village fait de terre et de roche que quelques shinobis ont rebâti en quelques mois ?! Pour se servir de cette Bête ? Pourquoi m’avez-vous appris ce Kinjutsu exactement ?!

D’un revers sec de la main, il essuya son œil prêt à décocher sa première larme. Loin de là l’idée de craquer à cet instant. La colère montait et le balafré laissait enfin parler son cœur si frustré. « Ma douleur, mes cicatrices, sont ma punition, pour me souvenir et faire en sorte que cela ne se produise plus. » Cette phrase si particulière finit par le mettre hors de lui.

- Bien sûr que je vous en veux, bien sûr que c’est injuste ! Vous, Yanosa, Toph, tout le monde, je vous hais. Je ne suis qu’une ressource de plus que vous utilisez pour arriver à vos fins, et qui, une fois inutilisable, sera oubliée comme toutes les autres. Depuis que j’ai décidé de quitter ce putain de désert pour venir ici…

Sa moue se déforma en une grimace souffrante, l’arrêtant net alors qu’il allait amorcer un sujet encore plus compliqué que tout ce qu’il venait de déballer. Il se retint, protégeant son histoire et celle de Yugure, mais reprit en omettant certains détails encore plus profondément encrés en lui.

- Je n’ai fait qu’écouter Yugure. Accepter ce tournoi de Kiri et cette pluie de merde, retourner dans mon pays natal sous VOS ordres pour piller et profaner mes terres, combattre un… Un Dieu ?!

Lui-même semblait ne pas en revenir.

- Je n’ai que des regrets. Tout le monde ici est si faux, si hypocrite. Ils se servent de nous pour les intérêts du village. Ils volent, pillent, profanent, pour des armes qui serviront ensuite à tuer pour des causes injustes. Et le fait que Yugure soit trop bête pour voir tout ça, qu’il continue à croire en vos mensonges et vos promesses…

Tremblant de rage, le meurtri laissa enfin couler quelques larmes le long de ses joues.

- Cela me dégoute, vous avez bousillé mes rêves. concluait-il, sans préciser s’il parlait d’Aimi directement ou bien d’Iwa en général.
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Ven 11 Fév 2022 - 17:38
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« Tu t’en fiches parce qu’aujourd’hui, ce qui compte pour toi, c’est de protéger ton ami, ton frère. Et j’aurai sûrement réagi comme toi il y a deux ans. J’aurais été égoïste au point de préférer que les autres meurent plutôt que de découvrir le cadavre de mon père à la morgue, alors que j’aurais pu le sauver, alors qu’on m’avait promis que tout irait pour le mieux. »

Les poings de la combattante se serrèrent en pensant à ce douloureux souvenir. À cette époque, si elle n’avait pas été entourée comme il le fallait, la Chiwa se serait perdue, elle aurait simplement sombré dans la vengeance et la haine.

« Je ne comprenais pas pourquoi. J’en ai voulu au village, à l’homme au chapeau, au monde, de me retirer la dernière personne de ma famille. Puis j’ai compris… Que cela ne dépendait pas de moi, que mes petits caprices, mes désirs, n’étaient rien en comparaison à ce que subissait notre monde. Je comprenais mieux pourquoi mes parents ne voulaient pas me mélanger aux shinobis. C’était parce que notre Yuukan souffrait, sombrait, que tout cela était arrivé. J’ai alors compris qu’il fallait agir pour protéger le monde, pour pouvoir protéger les nôtres, ceux que nous chérissons. C’est parce que j’ai décidé de tout faire pour que mes parents n’aient plus peur de ce monde, que je suis devenue shinobi et c’est aussi à cause de cela que mon père est mort.

J’étais jeune, inexpérimentée et j’ai appris bien trop vite, bien trop violemment. Je n’ai que dix-neuf ans, Senken, et je comprends à quel point il ne s’agit pas de nous, mais de quelque chose de bien plus grand. Et tu n’as que dix-huit ans et cet événement va te faire comprendre à quel point, le monde a besoin de toi et a besoin de ta volonté à protéger les tiens.
»

C’était la jeunesse, la nouvelle génération qui décidait de l'avenir. Injuste constatation, car la plupart n’avaient pas la possibilité de le faire, voyant leur vie se faire arracher par un être avec une volonté encore plus forte, inébranlable, possédant des pouvoirs supérieurs aux leurs. Et c’était pour cela qu’il fallait rester soudé.

« Toph a fait la promesse de ne jamais utiliser Yonbi, devant toutes les autres puissances, avec son sang. Et je compte bien respecter moi aussi cela. Il est hors de question de mettre en danger qui que ce soit, Teruyo s’est même sacrifié pour pouvoir permettre cela. Yanosa a failli sacrifié sa vie pour donner une chance au monde, à Iwa. Jamais nous ne nous servirons de cette créature pour atteindre notre objectif. Nous l’avons scellé, car c’était la seule solution pour arrêter ce massacre. Était-ce la meilleure solution ? Nous ne pouvons pas le dire, nous faisons simplement avec les pouvoirs que nous avons entre nos mains.

Est-ce que tu penses vraiment qu’Iwa n’est qu’un village fait de roche, qu’il s’agit simplement de laisser notre Terre succomber et repartir ailleurs ? Non, ce serait beaucoup trop facile. Iwa n’est pas qu’un simple village, il représente la volonté de chacun à vouloir se battre jusqu’au bout pour protéger ce qui lui est cher. Iwa est toujours là, toujours debout, car nous ne laisserons personne achever cette détermination qui coule dans nos veines.

Et si tu es dans mon équipe aujourd’hui Senken, c’est parce que je sais que tu as toi aussi des volontés, que tu as quelqu’un à protéger, que tu as des rêves. Et parce que je te retrouve bien trop en moi.
»

Aimi sourit nerveusement à cette constatation. Elle se souvenait encore, lorsqu’elle avait disjoncté sous les yeux d’Ashitaka et qu’elle avait ravagé de ses poings les hauts-plateaux. Elle était en colère contre le monde, parce qu’elle avait perdu son père lors d’une attaque orchestrée par l’Homme au Chapeau. Mais cet incident, cette tragédie lui avait ouvert les yeux.

Sans s’en rendre compte, son propre regard s’était rempli de larmes. Elle comprenait plus que quiconque la souffrance et la colère de Senken.


« Tu as beau dire que tu me haïs, je sais que ce n’est pas le cas. Mais je ne t’en voudrais pas de déverser toute ton injustice et ta colère en moi. Après tout, je suis ton sensei, c’est à moi d’encaisser tout cela pour toi. Mais…»

La rubiconde avait beau toujours agir passivement et avec douceur, lorsqu’il s’agissait des siens, il ne fallait pas la chercher. Et encore moins dire des choses complètement fausses et aberrantes, Aimi ne se laisserait pas insulter. Sa main attrapa le tissu du vêtement de l’Okunote et le tira assez fortement vers elle. Blessé ou non, s’il voulait subir le courroux de la kunoichi, il comprendra qu’il ne fallait pas la chercher.

« Je t’interdis de dire ou même de penser que ta vie est insignifiante et que tu n’es qu’un pantin pour qui que ce soit. Tu es le sang, la pierre qui permet de faire d’Iwa ce qu’il est, comme chacun d'entre nous. Si tu n’es pas d’accord avec certains ordres, si tu trouves que ça va à l’encontre de ce que tu penses, alors dis le, fais le savoir, impose toi. Mais ne m’insulte plus jamais de la sorte. »

La jeune femme le relâcha et soupira profondément. Son visage était déchiré entre la tristesse de le voir ainsi et la colère d’entendre des bêtises pareilles.

« Je mourrais pour toi, pour Yugure, pour Seika… Je me battrai pour que tu atteignes tes rêves. Vous êtes l’avenir de Tsuchi, de ce monde. Si tu n’es pas d’accord avec les actes passés, si tu ne veux pas simplement être considéré comme un soldat qui écoute les ordres, alors je ferai en sorte que les choses soient réalisées différemment. Mais moi vivante, ton rêve perdurera. Que tu le veuilles ou non, tu as été choisi pour faire partie de l’équipe 1 et cela restera gravé dans l’histoire du Yuukan.»

La jeune femme était plus que sincères dans ses propos. D’un geste de la main droite, elle vint attraper les mèches rebelles qui cachaient sa blessure à l’œil et repoussa pour pouvoir voir Senken dans son ensemble.

« Te souviens-tu de ce que tu m’as dit lors de notre première rencontre ? »

La kunoichi d’un mudra à une main fit apparaître du chakra verdâtre, un halo intense et puissant, presque capable de tout guérir. Seulement, la blessure du Kazejin semblait plus indélébile qu’elle ne le pensait. Il faudrait sûrement faire une nouvelle greffe de peau et d'œil. Le chakra médical pouvait atténuer les traces de brûlure sur l'œil, ne laissant qu’une rétine blanchâtre et opaque.

Les stigmates sombres sur sa peau étaient toujours présents, mais son œil avait meilleure mine. Il devait arrêter de se cacher et vivre avec sa souffrance et la surpasser.


« Tu as dit que tu ne connaissais pas le mot "abandonner". Tu as dit que tu comptais bien me prouver ce que tu valais.»

La douce recula alors, ayant fini sa petite tentative de redonner à l’Okunote un semblant de dignité étant donné qu’il semblait avoir honte de ce qu’il était.

« Était-ce toi l’hypocrite ? Est-ce que tu as déjà oublié cela ? Ou est-ce que tu comptes prouver à tout le monde que le Senken qui se bat pour ses rêves, pour ses principes et pour les siens est toujours là ? Qu'il ne connait pas le mot abandonner ? Qu'il ne compte pas laisser des terres pillées ou maltraitées ? Car la seule personne qui peut agir contre ce qui ne lui plaît pas, c'est soi-même. »


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