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La voie du gladiateur [CS2]

Metaru Akagi
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Jeu 6 Jan 2022 - 22:45
Droit d'entrer


Les yeux bandés, main dans celle de sa bien-aimée, Akagi avançait à l’aveuglette. Le froid des montagnes Kumojin griffait son visage plus sûrement que les griffes acérées d’un rosier. Sous ses pas la neige éternelle des monts les plus hauts commençaient à se faire sentir. Le crépitement de celle-ci à chacun de leur pas se faisait de plus en plus doux au fur et à mesure que la hauteur de neige augmentait. La voix de Yilua s’élevait à intervalle régulier assurant son chemin et le guidant quand il s’approchait trop des bords la falaise. Le vent siflait glacialement l’air lugubre de la montagne dans cette nuit au clair de lune. Ils avançaient la destination approchait désormais à grand pas. Digne, il ne l’était pas encore. Digne pour elle peut être. Digne pour le clan, tout restait à prouver. La lucarne de l’espoir restait ouverte cependant, ils avaient accepté de le rencontrer.

Ils étaient partis tôt en cette matinée de début d’autonome laissant leur fils sous bonne garde chez des amis du clan Metaru. Ils ne savaient pas pour combien de temps ils partaient. Akagi avait prévenu l’état-major de son périple et un congé lui avait été accordé. Leur destination la demeure du clan de Yilua. Les gladiateurs du nord. Ceux des montagnes enneigées des monts ancestraux de Kaminari. Le Metaru après des années d’entrainement aux côtés de sa femme souhaitait faire un pas de plus dans ce folklore et cette culture de gladiateur se sentant étrangement relié à cette passion pour la communion entre l’être et l’arme. Cet équilibre né de la communion de deux âmes que les gladiateurs prônaient faisait vibrer en lui sa fibre créatrice de forgeron. Il rêvait de communier avec ses créations et avec une arme comme sa femme pouvait le faire.

Cinq années auparavant, celle-ci lui avait finalement avoué qu’il existait une possibilité. Cette scène il se la remémorait très bien. En colère qu’elle lui ait caché alors que sa femme connaissait sa passion pour ses mythes et rituels. Il avait haussé le ton l’invectivant de lui expliquer la raison de cette discrétion. Une larme à l’œil mais d’une voix dure, elle lui avait répondit avec son agressivité naturelle :

« Parce que j’ai peur pour toi grand con ! »

Cette phrase avait glacé d’effroi le cœur du Metaru. Pas par peur de l’être aimée mais car celle-ci n’éprouvait pas ce sentiment. Son clan bannissait très jeune toute trace de peur en enchainant des rites particulièrement cruels pour des enfants. Rites qui les conditionnaient à supprimer toutes traces de peurs. Ceux qui n’y survivaient pas n’étaient pas digne de communier avec ses âmes puissantes que cachaient les armes légendaires et uniques de ce monde. De cet endoctrinement où les enfants se voyaient confronter aux plus grandes peurs communes dès l’enfance. La noyade, la chute, la bête…. en sortaient des guerriers à l’âme trempée dans le métal et aux cœurs endurcis. Qu’Yilua ait peur d’un rituel signifiait que celui-ci sortait tout droit de l’esprit torturé du roi des enfers.

S’en suivit de très long mois de discussion jusqu’à ce qu'enfin elle saisisse que la résolution de son mari ne le quitterait jamais. Elle accepta d'uniquement le présenter à son clan. Il se prépara et demanda audience. Seulement le clan refusa de le laisser les rencontrer. Année après année, Akagi réitéra sa demande au solstice d’hiver comme le voulait la coutume qu’Yilua lui avait enseigné. A l’orée de sa promotion au rang de Chuunin, les planètes semblèrent finalement s’aligner et le clan d’Yilua accepta de le rencontrer. Il avait réussi le premier test. Prouver sa détermination.

Soudain sa femme l’arrêta d’un mot et lui demanda de rester immobile. Ses mots résonnèrent comme un ordre. Son séjour avait commencé il le sentait, sûrement Yilua allait négocier avec eux son droit d’entrer, elle lui en avait parler vaguement, lui expliquant qu’elle ne pouvait lui révéler comment celui-ci était octroyé. Personne ne rencontrait les gladiateurs sauf ceux qu’ils jugeaient digne, Le metaru l’avait bien compris. Elle lui serra doucement la main puis la lâcha.

Yilua se recula et longea la paroi de la montagne sur encore quelques mètres pour enfin mettre le pied sur le seul pont qui permettait de passer le précipice auxquels Akagi faisait face. Le Metaru à moins d’un demi pied du vide, les yeux bandés attendaient le retour de la personne en qui il avait le plus confiance. Le cœur serré et Yilua s’éloigna sur le pont de pierre reliant la montagne à la forteresse dressée sur l’autre versant et entra sans se retourner dans la chaleur de ses murs. Elle ne pouvait par faiblesse faire perdre son droit d’entrer à Akagi.
Le Metaru attendit quelques minutes puis appela sa femme.


« Yilua ? Yilua ? »

Il ne comprenait pas. Ils avaient accepté de le rencontrer. Il avait pensé que le droit d’entrer ne serrait qu’une simple formalité. Une discussion entre Yilua et les siens. Pourtant sa femme de répondait pas.

« Yilua ? »

L'écho de sa voix se perdit dans la montagne. Le Metaru immobile sentait la morsure du froid se faire plus intense, ses jambes grelotaient. Il voulait retirer le bandeau sur ses yeux mais sa femme avait été très claire. Si de par lui-même il enlevait le bandeau, il perdait sa convocation. Il résista. Que faire. Sa femme lui avait dit de rester immobile. Combien de temps ? pour quelle raison. Sa main l’avait doucement serrée avant de le lâcher comme si une part d’elle hésitait. Au loin une porte sembla se refermer. Le vent se faisait de plus en plus fort et le Metaru avait du mal à rester droit et immobile les bourrasques l’obligeant presque à faire un pas pour se retenir. Peut-être, était-ce là le test ? Ne pas bouger. Résister au vent ?

Akagi resta grelotant pendant plusieurs heures à lutter contre le vent en gainant tout les muscles de son corps pour faire le moins de mouvement possible croyant remplir les conditions d’une épreuve. Depuis les meurtrières des yeux verts inquiets l’observaient. D’autre juste curieux attendait de voir de que côté les dieux de la montagne décideraient d’envoyer le géant de métal.

Le Metaru ne sentait presque plus ses doigts de pieds quand soudain une bourrasque plus puissante que les autres le poussa en avant il ne put s’empêcher d'effectuer un pas vers l’avant pour se retenir. Il déplaça son pied droit pour prendre appui mais rien ne vient au contact de celui-ci. Derrière son bandeau ses yeux s’écarquillèrent alors qu’il amorçait ça chute vers sa mort, un cri de stupeur monta de la forteresse, plusieurs yeux se commençait à se détourner de la forteresse Quand soudain une nouvelle bourrasque frappa le metaru sur son flanc gauche le faisant chuter sur le côté dans la neige ferme du chemin longeant la montagne. Des vivats se firent entendre sur les remparts éloignés qu’Akagi ne voyait pas et que ses sens engourdis captèrent à grande peine. Il ne bougeait plus sa vessie vidée sur ses habits. L’hypothermie approchait.

« La montagne lui a donné le droit d’entrer, murmura une voix dans le dos d’Yilua. Va le chercher ».

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Sam 8 Jan 2022 - 1:12
Humain sans pouvoir


Une main chaude contre sa peau glacée rappela son esprit qui comme aspiré par un puit de ténèbres quittait peu à peu son corps. Il entendait des paroles lointaines, celle-ci se rapprochait peu à peu comme si sortant des méandres de son cerveau, sa conscience retrouver la voie vers la domination de son esprit. Finalement retrouvant la conscience de son corps et de l’instant présent, il sentait la chaleur d’un corps contre le sien, sa tête sur des genoux, une main le frottant vivement et une voix. Cette voix il l’a connaissait.

« Akagi ! Akagi, tu vas me bouger tes fesses de ce bord de précipice illico aller ! aller, reviens à moi »

Le Metaru toussa d’un rire, alors qu’il reprenait pleinement ses esprits sous les directives de sa femme, son corps engourdi refusait d’abord de répondre à sa volonté. Alors qu’il commençait à déplier ses membres difficiliement, il remarqua qu’il voyait à nouveau le bandeau avait été retiré de ses yeux. La tête sur les genoux de sa femme, il cligna des paupières allongées au sol et alors qu’il appréhendait enfin l’espace il aperçut l’abysse face à lui. Cette vision le fit bouger plus sûrement que n’importe quel ordre retrouvant sous le coup de l’émotion la motricité de ses membres. Il s’écarta du vide. Puis leva les yeux vers ceux de sa femme cherchant l’explication du regard. Un regard dont les larmes avaient séché peu de temps auparavant le cueilli. Il sourit :

« T’as vu je t’avais dit que ça se passerait bien »

Elle lui frappa le bras puis ils se levèrent tout deux. Lui resta à demi courber encore transit de froid et ils avancèrent sur le pont pour ensuite arriver dans la forteresse. Dès qu’ils furent entré, la chaleur s’imisca dans les vêtements d’Akagi le réchauffement. Il laissa retentir un soupir de plaisir. Ce moment de plaisir fut de courte durée. Un contingent de gladiateur le regarda d’un œil dur. L’ancien à leur tête lui lança :

« Suis-nous. »

Dans un dédalle de corridor bordé de chambre ou de succursale, Akagi découvrit un premier aperçut de la forteresse des gladiateurs du nord. La roche ancestrale utilisé pour la batisse était d’un gris profond semblant vouloir avaler la lumière des torches l’éclairant pour s’assurer que le bâtiment garderait un aspect glacial. Les plafonds haut des salles qu’il passait l’impressionnait, les voutes et colonne semblait taillé par des maitres d’œuvres tout dans cette bâtisse respirait l’austérité et pourtant restait majestueux de part son envergure et sa robustesse. Au détour d’un dernier virage, ils le firent entrer dans une pièce ou une femme portant un bandeau cachant un œil l’attendait. Le seul mobilier de cette salle consistait en une table, un atelier où des ustensiles inconnus était entreposé et enfin ne machine étrange comportant des tubes enroulés qui complétait l’étrange tableau de cette salle obscur, illuminé uniquement par un feu de cheminée.

« Déshabille-toi et allonge toi sur la table. »

Le Metaru s’exécuta. A contratio de son arrivée mouvementé, sa femme l’avait averti de ce rituel. La peur lui noua le ventre. Il allait perdre la connexion avec son chakra. Condition sine qua non de son séjour dans ses lieux. Ne le connaissant pas, les gladiateurs ne l’accepterait qu’en étant sûr qu’il ne pouvait malaxer son chakra. Sa femme lui avait assuré qu’il retrouverait son usage une fois son séjour terminer. Le Metaru appréhendait. Il ravala sa salive et finit de se déshabiller. Puis nu comme un vers devant l’assemblé réunit il se coucha sur la table.

La femme ota son bandeau, révélant un Byakugan. Trophée d’une quelconque bataille très certainement. Akagi ne fit pas de commentaires ne souhaitant pas savoir d’où venait celui-ci précisément. Il ferma les yeux. Sans chakra, le géant de métal n’était qu’un homme. Cet état ne le répugnait pas mais la faiblesse inerrante à la condition humaine sans les pouvoirs octroyer par la maitrise de cette entité vivante qu’était le chakra l’effrayait tout de même. Il ne pouvait revenir en arrière. Son choix était clair. Il voulait rencontrer les anciens et leur demander de passer les épreuves pour devenir gladiateur lui aussi.

La femme au byakugan se plaça à son côté et lâcha :

« Je vais bloquer le flux de chakra dans ton corps en arrêtant son écoulement naturel en treize points principaux. Les chevilles, les genoux, les hanches, les poignets, les coudes, les épaules, le dos et finalement le point central le cœur. Ça sera douloureux et de plus en plus douloureux que j’approcherais de l’arrêt total de l’écoulement de ton chakra. »

Elle lui tendit une fiole de liquide noir et une lanière de cuir épais :

« Bois ça, ça t’évitera de passer une semaine alité après mon passage et Mord ça»

La femme déplaça la paume de sa main sur la jambe du Metaru et commença son office par les chevilles.

Les bruits étouffés du fils du fer criant sa douleur furent dans les pensées de sa femme toute la nuit durant, alors qu’elle n’arrivait à fermer l’œil sur la chaise en bois qu’elle avait amené dans la pièce pour veiller sur son mari alors qu’évanoui, il gisait toujours sur la table où l’accès à son chakra lui avait été retiré. Au petit matin une main caressait les cheveux dorés de la gladiatrice assoupi la tête posée sur la cuisse d’Akagi. L’œil vert de celle-ci s’ouvrit :

« Comment te sens tu ? »
« Vide. Sans défense. Nu, finit-il en essayant de plaisanter »
« La nudité n’est pas aussi tabou chez nous que dans vos prudes contrés. »
« Ouais... N’empêche je mettrais bien un pantalon, tu veux bien me passer le mien ? »

Elle s’exécuta puis après avoir échangé quelques banalités et un petit déjeuner préparer par Yilua en attendant son réveil. Ils se dirigèrent vers une salle commune ou l’ancien l’ayant accueilli attendait.
Celui-ci lui sourit pour la première fois et lâcha :

« Bienvenue, jeune Metaru ! Que nous vaut donc tes incessantes demande d’audience ? »

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Sam 8 Jan 2022 - 10:40
Première discussion

Akagi scrutait la salle commune ne répondant pas tout de suite à l’ainé l’ayant finalement accueilli par autre chose que des épreuves et de la torture. La salle rectangulaire comportait une cheminée immense une table centrale ou l’ensemble du clan semblait pouvoir s’y assoir. Des peaux de bêtes servaient de sol chaud et la tête de certaines de ces bêtes pendaient accrochés au mur en guise de trophées. Dans la salle à cet instant la femme au byakugan était présente décortiquant bruyamment les restes d’un lapin. L’ancien dont les yeux de faucon ne lâchaient pas le Metaru se tenait debout devant l’âtre. Deux autres gladiateurs se tenaient dans un coin assis sur des tabourets faisant une partie de dés habillés dans des leurs tenues de combat. Ici pas d’accueil chaleureux ou en fanfare. Il n’était pas un invité de marque, comme lui avait expliqué Yilua, l’esprit libre des gladiateurs et leur rapport hiérarchique presque inexistant faisait que l’ordre n’existait que peu. Il vouait une adoration pour les armes légendaires et les âmes des guerriers trépassés ayant de ce fait un rapport à la mort particulier. Le gladiateur était son propre maitre rarement il vivait en communiqué, ici seule la rudesse de la vie dans ses montagnes avait poussé ce clan à ce créer. Au sein des murs de la forteresse ne vivait pas une grande famille mais bien plusieurs individualités qui s’acceptaient car partageant des préceptes similaires.

Le géant de métal répondit finalement à l’ancien sans détour comme celui-ci le faisait avec lui :
« Je veux devenir gladiateur »

Plusieurs gloussements se firent entendre. Ils n’étaient pas liés par le sang pourtant tous réagissaient de conserve à sa demande.

« Et pourquoi ferions-nous ça ? »
« Car c'est possible »
« Non ce n’est pas ce que je demandai… pourquoi ferions-nous ça pour toi ? répéta l’ancien »

Akagi réfléchit pendant de longues minutes à cette question avant de répondre. Il s’était préparé à devoir argumenter mais devant le pragmatisme et l’austérité des lieux, il comprenait que les gladiateurs n’apprécieraient pas un long monologue. Tout ses arguments, l’amour pour leur don si particulier, la dévotion qu’il avait pour l’excellence dans le domaine de la communion avec leur arme et son maniement, l’intérêt que leur rite suscitait en lui. Tout cela sonnait creux. Les gladiateurs respectaient peu de chose. L’honneur, leurs armes et la force représentaient à peu près tout ce qu’ils n’osaient bafoués. Le Metaru releva sortit de sa méditation et répondit simplement :

« Parce que je peux supporter tout ce que vous m’enverrez. »

La détermination du Metaru transpirait de tout ses pores. Cette fois-ci pas de gloussement, quelques têtes secoués en signe de désapprobation, un sourire sadique.

« Non… »

Le cœur d’Akagi manqua un battement, tout ce chemin pour ça ? il allait répondre quand l’ancien finit sa phrase :

« Tu ne le peux pas… mais ça tu ne le sais pas encore, il se tourna vers les autres, des objections ? »

Cette phrase bien qu’énigmatique sonnait comme une validation. Il regarda sa femme d’un air interrogateur, la tristesse qui s’emparait de son visage ne l’aida pas à comprendre si le vent tournait en sa faveur. Elle remarqua son regard lui sourit faiblement et hocha simplement la tête pour lui faire comprendre que l’ancien avait accepté. Sans plus de question ou de rhétorique. La simplicité de leur mode de vie aurait dû lui mettre la puce à l’oreille quant au temps de prise de décision. Ici pas de conseil pour discuter des choix, pas de chef de clan. Simplement des rites et des rixes. Une voix s’éleva en réponse à l’ancien, l’un des joueurs de dés :

« S’il veut mourir qu’est s’tu veux qu’sa nous fasse ? »


Une autre voix suivie celle de la femme au byakugan :

« Bof, pourquoi pas, mais testons le d’abord. »

Les autres restèrent muets comme si la scène ne les intéressait pas le moins du monde. L’ancien reporta son attention sur Akagi. Alors que l’ancien allait parler une dernière voix s’éleva, celle d’Yilua :

« Je suis contre. »

Akagi incrédule la foudroya du regard, que faisait-elle ? pourquoi lui couper l’herbe sous le pied après leurs périples et cette épreuve d’entrée qui aurait pu lui coûter la vie. Le vieux gladiateur la regarda et lança :

« Très bien. Le choix est fait tu pourras commencer le processus pour devenir gladiateur. Une fois que tu auras réussi quelques épreuves. Comme Yilua est contre ton passage, elle ne participera pas. »

Le Metaru réfléchissait à toute vitesse, que voulait-il dire ? tous semblaient se comprendre mais lui restait aveugle et sourd à leur entente muette. Yilua le regardait sans expression. Elle lui avait pourtant dit ce qui pouvait arriver les scénarios les plus probables. Il serait vraisemblablement testé physiquement et mentalement. Pourquoi le vieux avait parlé de participation.

« ..Merci.. Je suis prêt à relever le défi. hmm, quel est votre nom ? »

« Chaque chose en son temps. »

Décidément ces énergumènes ne s’embarrassaient que peu des coutumes et platitudes d’usages, Akagi se trouvait décontenancé ne sachant que penser. L’ancien quitta la pièce et lui demanda de le suivre. Yilua lui fit signe d’y aller, là où il allait elle ne pouvait le suivre, elle le savait mais l’ancien ne lui laisserait pas le temps d’expliquer. Ils descendirent ensemble dans les entrailles de la terre pendant une éternité jusqu’à d’anti chambre ronde dont le centre était composé d’une cage rouillé circulaire entouré de gradin. La lumière ici maintenue par un grand chandelier au-dessus de la cage faisait virevolter des ombres inquiétantes. Le vieux gladiateur ouvrit la cage à l’aide d’une clé et fit signe à Akagi d’entrer. L’ancien referma la large cage derrière lui et partit alors qu’il quittait la pièce il lui cria :

« Prépare-toi. Ton premier adversaire arrive bientôt. »

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Sam 8 Jan 2022 - 20:24
Epreuve de résistance physique


Dans cette cage circulaire seulement vêtu de son pantalon et sa chemise, le Metaru attendait. Suivant les conseils de l’ancien partit depuis déjà un certain temps, Akagi se prépara mentalement. Le chuunin avait alors compris, les gladiateurs voulaient qu’il prouvât sa valeur au combat comme premier test. Le géant de métal se retrouverait face à un adversaire à battre. Cependant un détail dans la phrase de l’ancien retint son attention. Premier adversaire. Il y en aurait donc plusieurs. Décidant de ne pas se torturer pour rien le Metaru s’assit en tailleur au sol faisant le vide dans son esprit pour rester le plus frais et dispo possible.

Une nouvelle heure passa, puis une suivante. Le Metaru commençait à sentir la faim gronder dans son estomac quand un premier gladiateur, qu’il ne reconnut pas, fit irruption dans la pièce se plaçant sur les gradins. A sa suite plusieurs autres arrivèrent jusqu’à ce que la salle soit finalement bondée. Akagi avait compté environ une trentaine de gladiateur dont sa femme, l’ancien et la porteuse de byakugan. Tous étaient parés pour la guerre comme si la bataille les attendait portant leurs armes à la ceinture, dans leurs dos ou sur leurs poitrails. Akagi nota qu’ils possédaient tous types d’armes. Rapière, marteau, hache, dague, faux, fléau... Tout y passait à l’exception du katana comme si cette arme raffinée ne pouvait être maitrisé par ces maitres d’armes.

Ils s’asseyaient sur les gradins observant le Metaru dans un brouhaha qui s’atténua au fur et à mesure que tous trouvèrent une place. Finalement quand la salle retrouva son calme l’ancien se leva et pointa du doigt Akagi.

« Tu es un homme. Tu veux devenir un gladiateur. »

Akagi hocha la tête, des sourires s’affichèrent sur plusieurs visages comme s’il s’agissaient d’une plaisanterie pour eux ou qu’un quelconque élément prêtait à rire. Le Metaru ne comprenait pas. L’ancien continua :

« Tous ici on accepter de te laisser ta chance sauf Yilua, ta femme. Tu sais ce que ça veut dire ? »

Akagi avait bien un commentaire mais il sentait que l’audience gouterait peu à la plaisanterie, il choisit simplement de secouer la tête négativement.

« Que tu nous combattras tous sauf Yilua »

Le Metaru rata une inspiration. De quoi ? la trentaine de gladiateur prêt à guerroyer tout ça pour lui. Il comprenait mieux pourquoi sa femme avait refusé. L’ancien finit ce qui se rapprochait de son plus long discours depuis leur rencontre :

« Ainsi tous pourront évaluer si tu es digne et nous te dirons si tu peux passer à la prochaine épreuve ou rentrer chez toi. »

Akagi voulait protester mais rien ne servait de donner son avis. Le chemin qui devait le mener à obtenir les pouvoirs de communier avec les armes ne se dévoilaient que petit à petit et celui-ci comportait des péripéties qui resteraient encore à découvrir. Si le clan le voyait ainsi, chercher à argumenter ne lui ferait que perdre en crédibilité. Le Metaru se leva donc de sa position accroupie. Retira sa chemise et lança :

« On commence quand ? »

Un sourire fugace passa sur le visage de l’ancien, le gladiateur assis le plus proche de l’ouverture de la cage se leva et entra après avoir retiré ses armes et son casque.

« Pas d’armes dans la cage. Tu n’as pas gagné le droit d’en porter. Commencez. »

Le gladiateur lui faisant face, plus petit d’une tête que le Metaru compensait en largeur. Trapu de nature, une iroquoise sur la tête l’agressivité qu’il dégageait ne laissait aucun doute quant à sa nature de tueur. Il se jeta sur le Metaru le poing en avant. Akagi privé de chakra devait composer avec ses compétences martiales humaines. Il esquiva en bougeant la tête sur le côté, le poing visant son nez. Puis envoyant son genou dans le thorax de son adversaire. Celui-ci dont le souffle était pourtant coupé lui attrapa la jambe et d’un demi-tour sur lui-même repoussa le Metaru contre les barreaux de la cage. Le dos d’Akagi le fit souffrir, il gronda et para de son avant-bras le coup suivant ripostant d’un uppercut puissant dans le menton du bougre. Quelques dents volèrent et le sang coula. Une haine rouge sembla s’emparer du faciès de son adversaire qui entra dans un état différent. Akagi savait de quoi il s’agissait, sa femme lui en avait parlé. Les berserkers pouvaient entrer dans un état de fureur qui les aveuglaient les rendant impitoyable, résistant plus efficacement à la douleur et perdant toute notion de fatigue. Le Metaru ne pourrait pas lutter sans ses pouvoirs pourtant il ne chercha pas l’échappatoire. La bête humaine se jeta sur lui l’enchainant de coup. Le metaru contra et para tout pendant un long moment réussissant même à porter quelques puissantes frappes mais son adversaire ne ressentait plus rien. Il continua ainsi encore quelques minutes jusqu’à ce que le Metaru faiblisse de fatigue. Sa garde commença à perdre en efficacité et rapidement il se retrouva roué de coup au sol. L’ancien clama sa défaite. Alors que le gladiateur sortait, il regarda l’ancien se tourna vers la carcasse au sol et secoua la tête négativement. Le Metaru n’avait pas su l’impressionner. Akagi souria intérieurement alors que l’ancien lui expliquait qu’il avait perdu un vote. Pas de soucis encore vingt-neuf possibilités. Il toussa du sang. Ils donnèrent à Akagi un ongue pour ses plaies et quittèrent la salle le laissant seul avec sa femme, elle le regardait d’un air déconfit :

« Il te faudra que la majorité vote pour toi en sortant de la cage pour le moment tu as un vote contre toi. Tu as trente jours maximums pour terminer tes combats et espéré passer à l’étape suivante. Un jour par combattant en somme. Mais tu peux choisir de te battre deux fois même trois fois le même jour si tu le souhaites. Ou aucune fois le jour suivant. Tu choisis. Un conseil… essaye de ne plus te faire rouer de coup comme cette fois-ci. Sinon tu n’y arriveras jamais. »

Trente jours… Le Metaru la regarda, elle semblait distante. Il supposait qu’elle devait garder un air d’apparence pour ne pas le frapper elle-même de sa bêtise. Akagi ne l’avait pas écouté malgré ses avertissements concernant la rudesse du rituel pour passer gladiateur. Le Metaru lui saisit la main et lança :

« Je vais y arriver ces rituels sont dur mais après ça… »
« Après ça, après ces tests… tu pourras commencer les vrais rituels pour devenir gladiateur.., lâcha-t-elle froidement »

Akagi resta coi, Yilua sortit de la pièce le laissant à ses bandages. Il secoua la tête abasourdit tout ceci ne faisait même pas partit des rituels pour devenir gladiateur. Sa détermination sans faille se fêla pour la première fois et elle serait encore mise à rude épreuve dans les jours à venir.

Le lendemain le Metaru demanda un jour de repos. Il resta dans la cage n’étant autorisé de la quitter qu’une fois ses adversaires vaincus, ou pour ses besoins naturels. Ce n’était pas des barbares comme lui avait doucement susurré un gladiateur en pouffant de rire. Le fils du fer profita de ce jour de repos pour réfléchir. Il devait trouver un moyen de prouver sa valeur face à chaque gladiateur. La défaite ne voulait pas forcément dire qu’il perdait le vote du gladiateur, il devait impressionner ses adversaires tout en gardant des forces pour les combats suivants. Le Metaru ne voyait pas d’issue à ce problème. Cherchaient-ils à lui faire comprendre quelque chose où ne s’agissait-il que d’une épreuve purement physique. La force, valeur primordiale de leur culture, Akagi devait prouver la détenir. La force de tenir tête à un gladiateur sans le moindre pouvoir. La force pouvait revêtir bien des faciès peut être le simple fait de se relever malgré les blessures suffiraient ? Le Metaru en douta à l’instant où cette idée lui traversa l’esprit. Son introspection parut courte pourtant la journée passa. A la fin de celle-ci et à l’aube d’une nouvelle journée de combat le Metaru n’était arrivé qu’à une seule conclusion. Il ne savait rien et ferait de son mieux.

S’en suivit trente jours des plus éprouvant pour Akagi. Trente jours à perdre du sang, à empiler les hématomes sur d’autres hématomes. A frapper et être frapper. Le metaru ne sortit victorieux que de très peu d’affrontement quatre au total. Ceux-ci votèrent pour lui sans broncher. La plupart utilisèrent leur don de sentinelle ou de berserker pour venir à bout du fils du fer et ceux-ci, qui à fleur de peau déployèrent leur capacité si particulière, acceptèrent aussi de le faire passer à la prochaine épreuve. Le fils du fer perdit lamentablement la plupart de ses combats des derniers jours. Son corps meurtri, sa vision trouble en permanence, il n’arrivait plus qu’à subir les assauts de ses adversaires. Sa volonté le poussant à se redresser pour mieux s’affaler au sol sous les coups sans pitié des gladiateurs lui faisant face.

Au trente et unième jour Akagi s’était battu contre tous les gladiateurs, l’heure du décompte avait sonné. Le Metaru avait été amené au soir précédent dans l’infirmerie du fort où la femme au byakugan, qui semblait s’occuper aussi des soins, le recouvrit d’un onguent et lui fit boire différente substance avant qu’il ne succomba à l’inconscience. Infirmerie de laquelle le Metaru ne sortit pas, sa femme Yilua assista seule à ce décompte ou chaque gladiateur devait redonner leur vote, certain d’entre eux changèrent leur choix après avoir vu Akagi se relever malgré son visage boursouflé, levant fièrement un menton difficilement distinguable dans ce miasme de chair. D’autres campèrent sur leur position. En définitive le Metaru gagna la possibilité de passer l’épreuve suivante d’une courte avance. Dix sept voix contre treize.

Le géant de métal resta alité trois jours durant avant d’apprendre la nouvelle de la bouche de Yilua. Elle lui expliqua aussi que la prochaine épreuve aurait lieu le deuxième jour après son réveil. Lui laissant un peu de temps pour souffler. Akagi espérait que le prochain test serait moins physique car dans son état actuel, sa condition humaine sans chakra, il ne pas détiendrait pas la pleine possession de ses moyens d’ici là. Il referma les yeux alors que sa femme lui caressait les cheveux. Le Metaru devait récupérer des forces.


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Dernière édition par Metaru Akagi le Jeu 13 Jan 2022 - 22:19, édité 1 fois
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Metaru Akagi
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Jeu 13 Jan 2022 - 22:19
Epreuve de résistance mentale



Akagi déambulait dans les murs de la forteresse avec sa femme pour guide. Les deux jours de repos supplémentaires lui permirent d’entendre les histoires d’enfance de Yilua. Il connaissait certaines d’entre elles mais les entendre dans la pièce où elles avaient eu lieu les rendaient d’autant plus tangibles. Sa femme décrivait toujours son enfance comme heureuse, le Metaru avait pourtant du mal à le croire quand celle-ci expliquait qu’elle avait passé dix heures enfermées dans un cercueil de fer sans verser une larme pour ses huit ans. Elle semblait fière de cette prouesse, dans sa culture elle prouvait sa résistance mentale et son cœur sans peur. Akagi lui était horrifié alors qu’il ouvrait le cercueil en question. Ils déambulèrent ainsi un certain temps et profitèrent ensemble d’un repos mérité. Aucune chambres ou pièces ne lui étaient interdites si on omettait les quartiers privés des différents hommes et femmes du clan bien entendu. Le clan n’avait rien à cacher. Ce qui étonna le plus le Metaru c’était de n’avoir croisé aucun enfant. Sa femme le regarda :

« Ne mentionne pas notre fils. Le clan voudrait le récupérer pour son éducation. Nous l’y enverrons mais plus tard. Le clan vieillit et comme moi la plupart des jeunes ont quitté les murs de la forteresse pour vivre une vie plus… Confortable. »

Dans ses mots semblaient sonner une pointe de regret. Akagi lui caressa le visage et lui assura que si elle voulait plus de temps auprès des siens, elle pouvait le prendre sans se soucier de lui. Il ajouta avec une pointe d’humour, qu’ils devraient reparler de cette idée d’amener leur fils ici. Aux vues des épreuves qu’il subissait, le Metaru était plus que réticent d’envoyer son fils entre ses murs. Finalement la journée touchant à sa fin, ils prirent la direction de leur quartier.

Le jour de la deuxième épreuve se leva. Le corps du Metaru le faisait toujours souffrir mais il ne pouvait se soustraire à ses obligations. Il retrouva l’ancien dans la salle commune. Le feu de l’âtre brûlant en permanence réchauffait les quelques spectateurs. Spectateurs composés de quelques gladiateurs mangeant tranquillement parsemés autour de la table commune, sa femme et l’indéboulonnable femme au byakugan. Akagi commençait à s’agacer de ne connaitre aucun nom. Même Yilua refusait de le lui dévoiler. L’explication, absurde, trouvait naissant dans le manque de considération des gladiateurs pour le commun des mortels. Il s’agissait d’un clan hautain et entiers dans toutes leurs émotions. Ils n’appréciaient guère les platitudes et autres civilités. S’ils s’acoquinaient de quelqu'un, ils le considéraient comme un des leurs. Le nom avait pour eux une signification importante. Il s’agissait d’une part de leur être. Pourquoi s’embarrasser de se présenter à un homme dont l’avenir à leur côté n’était pas assuré ?

L’ancien l’interpella :

« Jeune Metaru. Es-tu prêt pour ta deuxième épreuve ? »

Question rhétorique qui n’attendait pas réellement de réponse, la femme au byakugan prit la parole :

« On a testé ta résistance physique et autant te dire qu’on a été… Mitigé mais en définitive tu es là. Aujourd’hui on va te tester à nouveau. Si tu passes cette épreuve. Tu pourras devenir gladiateur. Nous accepterons de réaliser les rituels nécessaires à ta mutation. »

A ses paroles l’excitation du Metaru monta. Il approchait de son but, devenir l’un des leurs. Bien que l’accueil et la rudesse de leurs épreuves paraissaient d’un autre temps, comme si la froideur hivernale constante des pics enneigés avait figé la forteresse dans une époque révolue, le géant de métal appréciait l’esprit qui en ressortait. L’excellence. Les gladiateurs n’acceptaient dans leurs rangs uniquement la fine fleur des combattants. Le faible n’avait pas sa place. Le Metaru, dont l’ouverture d’esprit restait un tantinet supérieur à cette pensée binaire, se retrouvait néanmoins dans cette quête d’aboutissement.

L’usurpatrice du dojutsu des Hyugas lui fit signe de s’installer sur une chaise, qu’elle avait placé au centre de la pièce. Il s’exécuta, interloqué. La femme au Byakugan expliqua :

« Nous allons tester ta force psychique. Ce test reposera sur trois axes principaux. Ta capacité à résister à la douleur. Ton esprit doit surpasser la chair. Ta capacité à taire tes sentiments. Ton esprit doit canaliser tes émotions. Ta capacité à vaincre tes démons. Ton esprit doit être libre de toute chaîne. Ce test comporte une difficulté cachée qui te sera révélée une fois celui-ci réussit ou échoué »

Akagi n’appréciait guère ce qu’impliquait une telle déclaration. Connaissant désormais le goût pour l’extrême des gladiateurs, il savait déjà qu’il serait poussé dans ses retranchements. Seul son mental d’acier et sa détermination de fer le confortaient quant à sa réussite. La femme lui demanda :

« Es-tu prêt ?»

Akagi serra les accoudoirs de son siège à s’en faire pâlir les phalanges, alors qu’il hochait la tête. S’attendant à être transpercé ou frappé d’une quelconque façon pour tester sa résistance à la douleur. Au lieu de cela, un gladiateur grand, élancé et borgne s’approcha de lui, il posa le bout d’un bâton de combat sur son front. La conscience d’Akagi fut directement happée dans un genjutsu. Comme si son esprit était fragmenté, il vivait trois scènes en même temps. Toutes trois lui paraissant aussi réelles que les griffures du vent glaciale sur son visage alors qu’il arpentait la montagne avec sa femme, que le coup de pied d’Akio alors qu’il se battait en quart de finale du tournoi chuunin, que la douleur sur sa main alors que l’acier fondait sur ses os.

~~~~
Ces trois scènes le saisirent. La première le plaça sur une île déserte avec un enfant inconnu, naufragés d’un navire coulé par les tumultes des eaux secoués par une tempête éphémère. Leur vivre en quantité limitée les obligeaient à se rationner pour survivre. Le Metaru assit, face à la mer, scrutait l’horizon souhaitant l’arrivée d’un providentiel navire. Ses souvenirs lui rappelaient avoir, d’un mensonge, envoyé l’enfant de l’autre côté de l’île avec l’ensemble des victuailles, sous prétexte de couvrir plus d’étendue marine du regard. Un élan paternel qui lui valait un jeun forcé depuis. Le soleil tannait sa peau alors que les journées passaient. Son estomac le faisait souffrir. La faim le rongeait. Son esprit se plaisait à lui rappeler que l’oasis de sa survie se trouvait de l’autre côté de l’île. Où, en privant l’enfant de nourriture, Il pouvait manger tout son saoul…

La deuxième scène le plaça dans un enclos nauséabond. Ses mains prisonnières de chaînes reliées à un poteau en bois profondément enfoncé dans le sol, il se sentait rachitique et essoufflé. Ses poumons le brûlaient, il semblait pleuvoir de la cendre. Autour de lui, il reconnaissait des visages familiers mais vieillis par l’âge. Un Aizen aux rides prononcées dont les mains et les pieds avaient été coupé restait immobile la mine prostrée, une Minako dont la jeunesse se fanait la bouche cousue cherchait à crier son désespoir. Bien d’autres shinobi mutilés autour de lui. Les larmes coulaient sur ses joues. Il pencha la tête la souffrance de la vision de sa ville en flamme et de ses camarades en souffrance le faisant ployer. Un chapeau, qu’il n’avait conscience de porter, tomba du haut de son crâne. Celui du Raikage. Face à lui une brute sans visage le menaçait de continuer les mutilations s’il ne lui divulguait pas la position du renard à neuf queues. Akagi accroché à son pilier connaissait à son grand étonnement cette information. Il connaissait aussi les macabres desseins de cet homme au visage inexistant portant un grand chapeau, symbole de son être. L’homme détenait son fils, la main dans sa chevelure pour relever sa tête. Le jeune metaru, devenu un homme aux traits rappelant fortement ceux d’Akagi, se tenait à genou sans force attendant sa sentence. L’homme promettait de laisser le peuple du Kumojin vivre en paix, s’il livrait le monde aux flammes de la guerre et de l’anarchie…

La troisième scène le propulsa dans le territoire Teikokujin, au-dessus d’une pile de cadavres, une version d’Akagi, dont la soif de vengeance avait consumé son âme, se tenait un sourire carnassier fiché sur un visage rouge de sang. Il levait sa hache pour décapiter un enfant qui devait devenir empereur. Succédant à la dernière victime du kumojin précédent empereur. Dans cette réalité alternative sa folie destructrice le voyant devenir le bourreau de tout un peuple. Le véritable Akagi dont le corps semblait flotter face à cette scène détourna les yeux de honte. Il entendit la hache s’abattre. Il rouvrit les yeux découvrant à ses pieds la tête de l’enfant empereur. Sur la montagne de cadavre un autre gamin prenait la place du précédent…

~~~~

Dans la pièce de la forteresse, Yilua piétinait d’inquiétude. Elle n’avait jamais vu cette expression sur le visage de son mari. Cloué à sa chaise, le visage du Metaru exprimait un mélange de dégoût, de souffrance et de colère. Ses ongles s’enfonçaient dans le bois des accoudoirs du sang coulait de sa mâchoire crispée. D’un visage interrogatif la gladiatrice regarda Juro l’homme qui maintenait le genjutsu en place. Il répondit sans se détourner de sa tâche sentant l’impatience de la metaru par alliance :

« Ton mari vit trois mises en situation. Chacune séparément peut briser un homme. Il les vit toute en même temps. Son esprit doit résister à ces épreuves. Il doit sortir entier. Indemne. Tel est la difficulté non révélée de ce test. »

~~~~

Akagi voyait ses membres décharnés. Sa peau parcheminée par la déshydratation semblait translucide. La faim lui tordait le ventre. La douleur lancinante de la mort lui fouillant les entrailles ne lui tirait plus le moindre cri. Ses cordes vocales depuis longtemps fatiguées. Une lame de métal se trouvait dans sa main gauche. Levant la tête, il voyait un enfant assis scrutant la mer. Dans son esprit ne résonnait qu’une seule phrase, sa raison ne pouvant faire la part entre la réalité et son délire.
« Il t’a volé ta part. Va, tue l’enfant et mange à ta faim. Il t’a volé ta part. Va, tue l’enfant…».

Akagi entendait les cris de souffrance de son peuple, aux côtés d’Aizen et Minako, Akio criait sa souffrance, désarticulé au sol, l’ensemble des os brisés. Au loin Hideko lâchait des larmes muettes, nues et fouettées à nouveau à la vue de tous comme dans ses pires cauchemars. L’homme au chapeau l’apostropha encore :
« Leur souffrance est vaine. Sauve ton peuple. Soumet le monde à ma volonté. »

Akagi entendait une voix le forçant à regarder la scène. Le barbare à la hache au corps dégoulinant de sang levait sa hache pour l’abattre sur l’enfant suivant :
« C’est toi, lui disait la voix »
« Non, répondait le Metaru en détournant les yeux »
Le bruit caractéristique de la hache coupant la chair se faisait alors entendre. Celui d’une tête roulant au sol s’approchant des pieds du Metaru suivait.

~~~~

L’esprit du Metaru se perdait dans ce labyrinthe de souffrance. Son intellect n’arrivait à dissocier les différentes émotions, à prendre du recul, à décider et agir. Seule la douleur persistait. La douleur physique. La déshydratation, la famine l’avaient vidé, le laissant au bord du délire. La douleur mentale. Celle de la perte, de la peur, de l’incompréhension, de la blessure au cœur. Le laissant inerte, horrifié, bloqué dans un éternel instant de souffrance. La douleur de la vérité exposée. Celle qu’il souhaitait nié, celle de la honte et du déshonneur. Exposant les plus noirs parties de son âme à tous, jetant l’opprobre sur son nom et son clan le laissait tel une coquille vide. Une coquille sans attache reniée de tous. Son esprit s’enfonçait dans l’amalgame de ces douleurs ténébreuses. Le Metaru avait l’impression que son être se gorgeait d’un liquide noirâtre emplissant ses poumons. Comme si l’encre noir, fond commun des trois scènes coulait dans un entonnoir fermement maintenu dans sa bouche.

Dans la pièce commune, le corps d’Akagi tomba de la chaise, se convulsant au sol, les yeux révulsés et la bouche grand ouverte. La femme au Byakugan secoua la tête la mort d’Akagi serait proche, son esprit ne trouvait l’issue. Yilua poussa fermement l’homme au bâton mais rien n’y faisait. Les images profondément ancrées dans la tête du Metaru ne pouvaient en être extraites. Elle s’agenouilla et leva la main pour gifler son mari mais une main l’en empêcha :

« Touche le et il échoue, lui lança l’ancien »

Prostrée, elle resta au sol à regarder la vie s’échapper du Metaru dont le visage crispé dans cette expression d’horreur prenait une teinte grisâtre et le corps s'arc-boutait à l’extrême. Puis, soudain, la tension disparut. Le Metaru ferma les yeux et semblait paisible dans un sommeil profond. Un sommeil où seul l’absence de respiration brisait l'illusion.

~~~~
Akagi couteau à la main s’approchait de l’enfant. La peau de ses pieds se déchirait sur les galets de la plage où se trouvait sa proie. Les joues joufflues de celui-ci et le sac de nourriture totalement vide attisait respectivement la convoitise et la colère de l’esprit dérangé du corps décharné du Metaru. Arrivant dans le dos de l’enfant endormi, il voulait abattre sa lame se repaitre de cette chair tendre que promettait l’embonpoint encore présent du jeune garçon. Alors qu’il allait frapper sa main se figea. Une larme roula sur sa joue. Du fond de son être une voix s’élevait plus puissante que toutes les autres, plus puissante que celle de son délire et de sa douleur. Celle du père qu’abritait le Metaru. Sa main s'abattit, dans son propre cœur. Assurant la survie à cet enfant innocent. Alors qu’il mourrait face au visage endormi un sentiment de paix l'envahit, l’avenir de l’enfant lui fut montré en quelques instant et il fut comblé de son choix. Réchauffant son âme.

Akagi regardait ses compagnons meurtris tout autour de lui, Ikari jurait sa voix passant d’un cri puissant à un murmure au fur et à mesure que l’air lui manquait dans la boite le tenant otage. Un Raizen aux portes de la mort, dont les yeux avaient été arraché et la connexion au chakra réduite à néant, demandait ce qu’il se passait encore et encore dans une plainte lancinante sentant la détresse l’entourant. Ken gisait au sol mort devant sa chère et tendre les yeux horrifiés de voir sa bien-aimée ainsi cousue. L’homme au chapeau répétait une nouvelle fois sa demande à un Akagi dont le mental était brisé n’arrivait à réagir. Sa femme depuis longtemps éviscérée par l’abominable personnage allait être rejointe par son fils. Une nouvelle fois une voix lointaine se fit entendre dans les méandres de la psyché du Metaru. Celle du shinobi, celle du guerrier, celle du défi. Le Raikage métallique leva alors les yeux sur l’homme sans visage et lui lança un sourire de défi. Lui souhaitant de brûler en enfer. Alors qu’il prononçait ces mots, la scène changea, montrant le Yuukan paisible et heureux, D’Iwa à Kiri en passant par l’empire. Tous jouissaient de liberté et de paix. L’image suivant fut celle de Kumo détruite, de son clan décimé, de ses amis morts ou mutilés, de sa famille enterrée. Une victoire au goût de cendres. La solitude, la tristesse et la honte dominaient le maelstrom d’émotions émergeant de ce choix..

Akagi, les yeux fermés, n’osait plus les ouvrir. A ses pieds des dizaines de tête d’enfant sans vie, tranchés par son alter ego. La voix continuait à le tourmenter. A lui asséner que cette bête sanguinaire n’était autre que lui. Elle l’exhortait de regarder. Des larmes chaudes coulaient sur ses joues. La honte le submergeait. Dans son dos ses proches le reniaient devant ses actes immondes. Refusant d’accepter un monstre en leur sein. Les yeux fermés. Le Metaru se perdait dans l’abîme du déni. La hache continuait à travailler alors que le Metaru n’arrivait à affronter sa réalité. Alors une voix s’éleva dans son subconscient. Celle de l’homme, celle du sage, celle des responsabilités. Le Metaru hésitant leva la tête et ouvrit doucement les yeux. Découvrant son reflet dans un miroir. Sa part d’ombre jusqu’ici grandissant dans les ténèbres de son cœur, cultivant son ressentiment attendant son heure fut exposé par la lumière de son regard. Il accepta son existence. Il vit cette noirceur faiblir. Elle ne disparut pas, non elle serait toujours présente mais reconnaitre son existence redonna l’entier pouvoir au Metaru. Il se sentit grandir par cet acte, il sentit plus fort et droit qu’il ne l’eut jamais été.

~~~~

Dans la salle le Metaru ouvrit les yeux d’un coup, en inspirant profondément puis en lâchant un cri à glacer les morts. Comme s’il sortait d’une séance de torture ayant durée cent ans et qu’il n’avait pu qu’exclamer sa douleur une fois. Il chercha son souffle. Il restait allongé au sol, redécouvrant le monde réel pendant un long moment. Son corps entier perclus de douleur. Il se rappelait chaque vit vécue dans chacune de ses scènes comme si elles avaient été réel. Ses larmes vinrent. Il ne pensait plus au test. Seulement à son erreur. Le Metaru se sentait vide. Sa femme l’appela il se redressa d’un bond et l’a prit dans ses bras. Il pleurait à chaudes larmes désormais :

« Jamais plus.. Jamais plus.. Jamais plus.. »

Sa femme le guida dans leurs quartiers sans qu’aucun gladiateur ne pipa mots, aidant son mari à marcher. Le Metaru avait réussi l’épreuve.

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Aujourd'hui à 17:45
Le sommet est encore loin


Akagi ne dormit pas cette nuit-là, ni la suivante. Son esprit, ayant vaillamment combattu pour sortir de ces illusions en fermant la porte à ses doutes, avait besoin de cicatrisé. Ces différents instants de vies, aux goûts de réalité, vécus simultanément l’avaient comme fait vieillir de cent ans. De toute cette horrible expérience, ressortait son choix de sacrifier son peuple pour la survie du Yuukan. Ce sentiment de honte, d’abandon et de solitude ne le quittait pas. Plongeant son être dans une torpeur que même les paroles réconfortantes de sa femme ne pouvaient faire disparaître. Il savait désormais ce que son âme ressentait. Il savait avoir échoué en choisit ce que son être ne pouvait accepter. Il s’était parjuré en faisant le choix noble comme porté par une grandeur d’âme. Grandeur d’âme qu’il ne possédait visiblement pas, tel était l’enseignement de toute cette épreuve. L’horrible vision de son peuple décimé n’était pas contrebalancée par le reste du continent vivant en paix. Malheureusement malgré tout l’honneur et la fierté du Metaru, il n’éprouvait de l’amour que pour les siens. Plus jamais il ne ferait un choix aussi désintéressé. Sûr d’avoir menti à son esprit durant l’épreuve en faisant ce choix néfaste, il pensait avoir échoué ajoutant la déception de l’échec à son état léthargique.

A la fin du cinquième jour suivant le Metaru qui retrouvait ses esprits peu à peu fut convier par sa femme dans la salle commune. Ayant refusé jusqu’ici de sortir de ses quartiers, il acquiesça d’un demi-sourire. Akagi n’avait pas hâte de revoir les gladiateurs mais ne pouvait continuer à se morfondre. Procrastiner ne servait à rien, il devait affronter la réalité et retourner rapidement à Kumo pour oublier toute cette histoire, son rêve brisé ne méritait pas qu’il perdit plus de temps. Suivant sa femme muettement d’un pas las, il arrivât dans la salle commune où des vivats s’élevèrent en le voyant arriver sur le pas de l’arche menant à la salle.

La table était pleine de victuailles, de bières et de vins. Il semblait que tous les gladiateurs du fort se trouvaient présent à cet instant dans cette pièce où un banquet avait lieu. Le son d’une lutte résonnait et la voix d’un ménestrel s’éleva alors. Ses paroles résonnaient dans la pièce, on pouvait comprendre qu’il chantait la bienvenue à un nouveau frère. Le Metaru ne comprenait pas. Alors que sa femme le poussait à l’intérieur, il reçut plusieurs tapes sur l’épaule et des sourires de connivences. Interloqué Akagi tourna son regard vers l’ancien qui s’approchait. Celui-ci lui saisit l’avant-bras à la manière des guerriers et lâcha :

« Juro, nous a parlé de ton épreuve… Rare sont les hommes ayant un esprit aussi déterminé que le tiens. Bravo, tu peux devenir l’un des nôtres. Ce banquet est en ton honneur, histoire de te faire oublier les épreuves et boire un verre avant celle qui viendront. »

Alors qu’il lâchait, un Akagi stupéfait, il ajouta :

« Je m’appelle Kol. »

Le Metaru ne savait quoi penser. Interloqué, heureux et toujours un peu léthargique, il se sentait submerger par le flot d’informations. Il se reprit et se racla la gorge avant de demander :

« Mais je me suis trompé... je n’ai pas choisi à chaque fois ce que je voulais réellement intérieurement. Je me suis menti à moi-même, j’ai.. »

Juro qui avait tout capté, s’approcha et lui lança :

« Les réponses ne nous importent pas. Ton esprit a pris le dessus. Si tu avais échoué tu ne serais pas debout face à nous. Tes choix n’importent pas, seul le fait que tu ais réussi à résister importe. Chacun vit l’épreuve différemment mon bâton ne me permet pas juste de créer du genjustu, il met la cible face aux pires scénarios pouvant l’impliquer. Afin de torturer son corps et son esprit. La plupart du temps les testés se retrouvent face à deux réalités... Ton cas est rare et encore plus rare sont ceux qui arrivent à s’en sortir. »

« Après ton épreuve physique on te pensait perdu d’avance, mais ton mental mon gars... un vrai mur, lui postillonna un gladiateur manchot assit non loin de là dont l’unique main agitait une cuisse de poulet à demi entamée. »

Akagi accepta le compliment. Il comprenait la logique de Juro qui lui expliqua la réelle difficulté de l’épreuve, le Metaru hocha la tête simplement ne souhaitant pas revenir sur plus que nécessaire sur les images de ses illusions. Avec cet échange et celui de l’ancien, il comprit finalement le sens de ces épreuves. Sa résistance mentale avait été testé. Sa résistance physique aussi. Cependant avant de vérifier sa théorie, il suivit les gladiateurs qui l’invitaient à s’asseoir et manger. Tous se présentèrent à lui, le considérant désormais digne de devenir un frère d’arme, ils parurent bien plus humains qu’au premier abord. Le Metaru se laissa prendre à leur enthousiasme et trinqua avec nombre d’entre eux, se réjouissant de cette pause bien venu l’aidant à chasser de son esprit les dernières traces des images du genjutsu de Juro.

Finalement après un bon moment à festoyer avec entrain, le Metaru regarda l’ancien à sa gauche et lui demanda :

« Pourquoi me faire passer ses épreuves ? »

L’ancien se racla la gorge avant de répondre énigmatique :

« Pour savoir si tu es digne…., il attendit quelques secondes, et aussi pour voir si tu as une chance de survivre aux rituels qui vont suivre.. »

Le Metaru avala de travers à cette mention. Une chance ? Kol semblait prononcer ce mot comme si les épreuves précédentes ne représentaient qu’une simple broutille. Le regard interrogateur d’Akagi suffit à le faire continuer, Yilua à ses côtés arrêta sa discussion pour prêter une oreille attentive à ce qui allait suivre ;

« Ses épreuves, quels soient physiques ou mentales n’ont, au final, qu’un seul but. Tester ta volonté pour voir si tu es capable d’endurer et de tenir le cap malgré les souffrances. Les rituels pour te permettre de devenir gladiateur ne sont pas plaisants… Nous avons dans notre sans un mutagène particulier qui nous permet de communier avec les esprits de ces lames légendaires et de les utiliser. »

Buvant une gorgée d’hydromel l’ancien gardait Akagi en haleine :

« Il s’agit du rituel le plus risqué. Nous devons te transmettre ce mutagène. et pour cela nous devons.. Remplacer ton sang. »

Yilua secoua la tête. Elle connaissait ce rituel, l’avait vu dans sa jeunesse une seule fois sur un être aussi borné que son mari, qui n’avait pas survécu à l’opération. Elle espérait que la perspective de se vider de son sang pour en accueillir un nouveau dissuaderait Akagi.. mais elle ne se faisait pas d’illusion. De son côté le Metaru resta coi. Il savait que le mutagène existait. Cependant il n’avait jamais pris le temps d’imaginer comment il allait l’obtenir. Il aurait espéré quelque chose de moins radicale. Une injection ou autre. Le Metaru susurra :

« Comment… Comment est-ce seulement possible ? »

L’ancien soupira :

« Possible... Un bien grand mot… Tu es le deuxième homme à demander à rejoindre le clan des gladiateurs durant mon existence. Même dans le reste de l’histoire de notre clan ce n’est pas courant. Personnellement je ne l’ai jamais vu réussir. Les chances de survie son faible, je dirais une sur quatre. »

Akagi gardait son air ahuri, allait il jouer avec sa vie, ainsi. D’un autre côté quel était l’intérêt de passer toutes ses épreuves pour se dégonfler ensuite. Juro corrigea l’ancien :

« Une sur deux depuis qu’on a mis en place les épreuves pour tester les candidats. »

« Tu vois faut pas s’alarmer, brailla le manchot en rigolant »

Akagi demanda plus de précision pour comprendre le procédé. L’ancien lui rappela la machine aux tubes qu’il avait vu en arrivant. Celle-ci servait à retirer le sang dans son corps tout en y intégrant le nouveau. Ce nouveau sang serait apparemment un mélange de celui deux personnes afin de lui donner autant de chance d’obtenir le génome sentinelle ou berserker. Le clan pensait utiliser le sang de deux jumeaux vivant dans la forteresse ayant développé les deux prédispositions, ils étaient les candidats idéals pour garder une homogénéité malgré le mélange du sang. Une fois ce rituel terminé. Deux autres l’attendraient.

« On devra alors déterminer quels génomes a pris le dessus dans ton corps pour cela il te faudra te confronter aux âmes des armes légendaires. Enfin une fois cette distinction faite, tu chercheras dans un monde astral l’arme qui t’appelle. Celle qui te fera devenir complet. Il s’agit de l’étape ultime. Tout du moins ici au sein de notre forteresse. Il te faudra forcément la trouver physiquement bien sûr. »

Loin d’être fini son périple ne faisait que commencer, Akagi comprenait désormais l’ampleur de la tâche et la peur qu’Yilua ressentait pour ces rituels. Des milliers d’autres questions se bousculaient dans sa tête mais Juro, Kol et Yilua, lui proposèrent de profiter de cette soirée de calme et de fête. Ce serait la seule avant de continuer à gravir cette montagne dont le sommet restait caché par les nuages de l’incertitudes. Incertitude quant à sa réussite, incertitude quant au temps restant pour finir cette escalade sans fin.

Akagi tenta de faire honneur à ce banquet à son honneur malgré son esprit qui s’imaginait divers scénarios. Finalement l’alcool vint à bout de sa capacité de réflexion et il put profiter d’une soirée de beuverie en compagnie de cette nouvelle confrérie. Soirée propice à la cicatrisation des récentes épreuves traversées..

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