Soutenez le forum !
1234
Partagez

Vous n'avez pas les bases — ft. Chinoike Katsuko

Wara Kamui
Wara KamuiEn ligne

Vous n'avez pas les bases — ft. Chinoike Katsuko Empty
Ven 7 Jan 2022 - 5:01
Les évènements relatés ici se déroulent bien avant le coup d'état d'Inuzuka Seimeiten,
au détour de l'un des terrains d'entraînement à ciel ouvert, en début d'après-midi.


Au beau milieu du large terrain vague se tenaient deux rangées d'une dizaine de jeunes gens, filles comme garçons, âgés d'une petite douzaine d'année en moyenne. Les têtes blondes écoutaient dans le silence les instructions d'un homme vêtu de l'uniforme militaire ô combien reconnaissable des soldats de l'Empire. Urahi ne disposant d'aucun établissement comparable aux Académies Shinobi, l'officier n'avait eu d'autre choix que de guider les enfants sur l'un des nombreux camps d'entraînement de la capitale impériale pour leur inculquer son savoir. La procédure était des plus rustiques, faute au manque d'infrastructures, mais constituait le seul moyen d'essayer de former la prochaine génération au arts du chakra ; ces descendants de résistants et de rescapés constituaient une espoir inestimable pour un empire où la majorité des soldats étaient peu ou pas du tout initiés au Ninjutsu.

L'inconvénient de cette méthode résidait dans les distractions qui pouvaient se faire légion, en plein air, puisque les terrains étaient rarement privatisés pour ce genre de manoeuvres à petite échelle. Il n'était pas rare de voir les enfants perdre intérêt dans leur leçon pour regarder l'affrontement de deux maîtres du chakra, ou même pour aller caresser le compagnon animal d'un Inuzuka venu dresser sa boule de poils. Cette fois-ci, le trublion s'était littéralement invité dans leurs rangs, dépassant du rang de quatre ou cinq bonnes têtes.

Évidemment, il s'agissait du spécimen tout droit importé des forêts du Bois. Qui d'autre ?


« Qu'est-ce que vous faites là ?! s'écria l'instructeur, visiblement agacé par la mine béate du grand dadais qui le toisait avec insistance, au beau milieu de la foule d'élèves déjà dissipés.
Je suis venu apprendre, sensei ! rétorqua Kamui, en mimant un salut militaire vaguement conforme.
Tu te fous de... entama l'officier, avant de remarquer le brassard de soldat qu'arborait le moine par-dessus la manche de son kosode. J'étais en train de leur apprendre la métamorphose, l'une des bases du Ninjutsu. À votre âge, vous...
Parfait, je reste ! Merci d'avance, sensei, l'interrompit Kamui. »

D'abord contrarié, l'instructeur finit par abdiquer face à l'évidente détermination du soldat qui lui faisait face. Apprendre la métamorphose à son âge relevait de l'exploit, s'il n'était point initié au Ninjutsu — et s'il l'était, il devait forcément la maîtriser... n'est-ce pas ?

Il ne pouvait davantage se fourvoyer. Après tout, Kamui était un phénomène, une rareté dirons-nous, au sein des rangs de l'Empire. Tout était possible, et il le démontra de la plus honteuse des manières.

Au cours de l'heure et demie qui suivit, il ne fit aucun progrès visible. Pire encore, en se métamorphosant, il amusait la galerie ; il avait défiguré l'instructeur à tant de reprises, et avec tant de créativité — en partie involontaire —, qu'il avait tout bonnement saboté la séance de bout en bout en distrayant les gosses qui passèrent plus de temps à se tordre de rire qu'à s'appliquer. Dire qu'il n'y prit pas un malin plaisir serait mentir, même si l'échec cuisant n'était pas entièrement de son fait. Le sourire des mioches n'avait pas de prix, surtout au Pays du Feu, et nulle remontrance n'allait le convaincre du contraire.

« Je ferai un rapport, tu vas en répondre devant l'Empire, malotru ! s'écria l'officier, après avoir congédié les enfants. Jamais p-personne ne s'était m-moqué de moi de la sorte ! continua-t-il, les mots se bousculant hors de sa bouche tant il se sentait tourné en ridicule.
Fais donc, mon brave. Par contre, je ne suis pas disponible à compter du coucher du soleil en semaine, et toute la journée le mercredi, glissa-t-il, pince-sans-rire. Arrangez vous pour me convoquer en dehors de ces périodes, ça m'arrangerait bien !
Pardon ? Mais pour qui... »

Sous les invectives et les menaces de l'instructeur qu'il n'écoutait déjà plus, Kamui fit demi-tour promptement et s'éclipsa à toute berzingue. Remarquablement vif sur ses fers, il sema l'impérial humilié en une poignée de secondes et décida de se planquer à l'ombre des arbres qui bordaient l'un des terrains d'entraînement voisins. Il tira une gourde de bambou des pans de son kosode vermeille, puis s'offrit une bonne rasade d'eau bien fraîche qu'il ponctua d'un soupir de contentement et de soulagement. J'adore l'eau, s'émerveilla-t-il en lorgnant sur le providentiel élixir de vie qui clapotait dans le fond du récipient. Dans vingt-trente ans...

Désaltéré sans commune mesure, il s'égara dans des songes aussi philosophiques que saugrenus. Avec un peu de chance, personne n'en profiterait pour le débusquer. Le Fujiwara n'avait guère envie de passer le reste de sa journée à se faire secouer les puces pour avoir osé dérider des chiards en jouant de son spectaculaire échec.






_________________
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t12748-de-bois-et-de-fer-wara-kamui-100#112202 https://www.ascentofshinobi.com/t12751-contes-d-un-jeune-heritier-carnet-de-wara-kamui#112212
Chinoike Katsuko
Chinoike Katsuko

Vous n'avez pas les bases — ft. Chinoike Katsuko Empty
Mer 12 Jan 2022 - 13:15
Ce fut avant tout les rires des enfants qui attirèrent l'attention de la kunoichi aux cheveux roses. En fauteuil roulant, elle était venue là pour s'entraîner, développer notamment ses techniques de détection. Plus exactement, elle cherchait à développer une technique pour percer les camouflages d'apparence. Elle voulait être capable de voir au travers de ces doubles apparences au même titre qu'elle-même était capable de se changer sans cesse.

Pour autant, cette affaire n'était pas si simple qu'on aurait pu le penser. Le henge était une technique très peu vorace en énergie, et si la percer pouvait sembler très simple, le faire sans qu'il y ait un surcoût absurde d'énergie dans la méthode employée la rendrait inutile. Non, ce qu'il lui fallait, c'était trouver le bon équilibre. C'est alors qu'elle était plongée dans divers tests en compagnie d'un clone d'elle-même qu'elle avait créé, qui s'était alors métamorphosé, qu'elle entendit des éclats de rire. D'abord timides, ils furent de plus en plus libérés, ce qui était... rare ici. Très rare.

De manière générale, l'ambiance de la capitale de l'Empire du Feu était lourde, loin d'être très agréable au regard de la vampire. Elle n'était pas détestable comme l'était Murashigure avant la capture de la cité qu'elle avait dirigé pour le Prince, mais elle n'en était pas si éloignée. Cette atmosphère pesante qui manquait du bonheur qu'aurait voulu y voir la vampire était un défaut crucial mais qui, étrangement aujourd'hui, semblait se lever l'espace de quelques minutes.

S'approchant de la barrière d'arbres qui la séparait du terrain d'à côté pour mieux voir ce qui était la cause de cette agitation, la jeune femme peina à traverser ce rideau sur sa chaise roulante. Pestant un peu, elle finit par parvenir à avoir une vision correcte de la scène. Un homme adulte était planté là, dans une ligne de gamins. Ensemble, ils faisaient face à un militaire énervé qui semblait clairement déprécier son unique élève adulte. Un coup d'oeil sur la tête de ce dernier lui fit facilement comprendre pourquoi. Tous les regards des enfants étaient plantés sur lui ou sur le sol, trop occupés à rire pour continuer de regarder les pitreries du soldat plaisantin qui faisait littéralement tout sauf une application correcte de la technique. Et la scène donnait la forte impression à la jeune femme coincée dans son fauteuil que ce soldat en jouait autant qu'il le pouvait.

Un sourire amusé sur les lèvres, elle se laissa porter par ses pensées pendant de longues minutes alors qu'elle regardait le gradé enrager de plus en plus. L'absurdité d'un système qui prenait les enfants pour des soldats à la discipline de fer. Ce ne fut qu'après un bon quart d'heure où Katsuko regardait ce petit groupe qu'ils se dispersèrent. Les deux hommes restèrent quelques instants. Le pitre en profita pour se moquer ouvertement de son supérieur une fois encore, puis détala sans demander son reste. Il fila vers son terrain, fuyant la rage incontrôlée de l'autre imbécile qui criait à tout va.

Le lutin à taille humaine s'arrêta alors dans les fourrés tandis que l'autre partait en pestant, non sans avoir jeté son képi au sol et crié une fois de plus toute sa haine. Quel imbécile.

La Chinoike décida alors d'aller vers le plaisantin qui avait joué au dépend du lieutenant. Quelques très longues secondes de galère plus tard, elle s'approchait lentement du hijin.

« Ohayo. C'est agréable de voir des enfants rire dans cette ville. J'allais finir par croire que c'était une cité morte. »

Sourire aimable affiché, la jeune femme aux yeux sanguins tendit une main paume ouverte dévoilée vers l'homme aux longs cheveux charbonnés.

« Chinoike Katsuko, et vous ? J'ai vu que vous tentiez d'apprendre le henge, mais avec un professeur aussi incompétent, ça semblait compliqué. Envie de reprendre avec quelqu'un de capable ? »

Sûre d'elle, la vampire affichait maintenant un air un peu plus moqueur suite à sa mention du gradé incapable de faire apprendre une technique aussi basique. Quel imbécile.

_________________
Vous n'avez pas les bases — ft. Chinoike Katsuko 5m0g
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t3051-chinoike-katsuko-la-vampire-du-desert-termine https://www.ascentofshinobi.com/t3095-chinoike-katsuko-vampire-a-ses-heures-perdues https://www.ascentofshinobi.com/u336
Wara Kamui
Wara KamuiEn ligne

Vous n'avez pas les bases — ft. Chinoike Katsuko Empty
Jeu 13 Jan 2022 - 16:22
Une cité morte. C'était aussi l'effet que lui avait fait Urahi, lorsqu'il y avait foutu les pieds pour la première fois. De Hikari la Brisée à la capitale de l'Empire, il n'avait pas été très dépaysé — la principale différence résidant dans la chronologie et la nature des faits, qui creusèrent pourtant les mêmes stigmates sur les deux terres d'accueil du Moine. Les affres de la guerre et du conflit, des ravages infligés par des forces qui dépassaient le citoyen moyen.

Au sein d'un monde où les écarts de puissance se voulaient si grands, les peuples meurtris par l'usage malveillant du chakra n'étaient plus rares. Pour un ascète priant les cardinaux, aussi inconventionnel soit-il, constater ces meurtrissures était déchirant.

Alors, lorsqu'il pouvait dérider les autres pénitents qui croisaient son propre chemin de croix, Kamui s'y donnait à coeur joie.

La dénommée Katsuko l'avait surpris, de prime abord. Son attention toute absorbée par des pensées volatiles, il n'avait même pas entendu la demoiselle qui se traînait pourtant dans une chaise roulante — un détail qui ne manqua pas de poinçonner son coeur tendre. Victime de la guerre, toi aussi ? songea-t-il en l'écoutant calomnier l'instructeur qu'il avait tourné en ridicule. Il n'était pas question de s'attendrir ou de prendre la demoiselle en pitié ; à chacun sa croix, à chacun son droit à la dignité.

Il la traiterait comme les enfants, comme ses collègues. Comme il aurait aimé qu'on le traite s'il avait été privé de ses jambes.

Sa proposition, de surcroît, l'avait intrigué. « Quelqu'un de capable » — il avait donc affaire à une maîtresse des insondables arcanes du chakra. Une sorte d'oiseau assez rare, à Urahi, ce qu'il avait appris à ses dépens.

« Wara Kamui, soldat de l'Empire, glissa-t-il machinalement, en se saisissant enfin de la main que lui tendait Katsuko. Je l'ai un peu rudoyé, il n'était pas si mauvais. Juste malchanceux. »

Il n'allait pas enfoncer un officier devant une inconnue, après tout. Pour peu qu'il soit lui-même poissard, il avait affaire à une supérieure qu'il n'avait encore jamais vue et qui cherchait à le prendre à défaut. Son léger excès de paranoïa mis de côté, il libéra enfin la main de la kunoichi de sa poigne vigoureuse.

« Un cours particulier ne serait pas de refus, Katsuko. De là d'où je viens, on n'apprivoise pas exactement le chakra de la même façon — et je l'avoue, cet échec me reste un peu en travers de la gorge, même si on en a bien ri avec les petits ! s'esclaffa-t-il honnêtement. »

Derrière cette manifeste envie d'apprendre se cachait également une curiosité autrement plus personnelle, indiscrète. Par l'apprentissage, l'héritier cherchait à établir un lien avec la femme aux prunelles sanguines, dans l'espoir d'entendre son histoire. Du pays des Flammes, le conteur ne se lassait point — et il espérait pouvoir élever les esprits des enfants qu'il avait laissés derrière lui, sur les terres frigorifiées qui échauffaient tant son âme, en leur contant les aventures et rencontres qu'il y fit.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t12748-de-bois-et-de-fer-wara-kamui-100#112202 https://www.ascentofshinobi.com/t12751-contes-d-un-jeune-heritier-carnet-de-wara-kamui#112212
Chinoike Katsuko
Chinoike Katsuko

Vous n'avez pas les bases — ft. Chinoike Katsuko Empty
Jeu 13 Jan 2022 - 20:58
Face au soldat de l'Empire, la jeune femme assise dans son fauteuil roulant paraissait d'autant plus petite. Pour autant, celui-ci ne lui fit pas l'un de ces regards apitoyés ou méprisants auxquels elle était déjà habituée en seulement quelques jours. Et à vrai dire, c'était plutôt agréable.

Se présentant assez rapidement, elle ancra dans sa mémoire l'identité de cet homme plus respectueux que la moyenne des Teikokujins. C'était agréable, cette impression de revenir à la civilisation après un certain temps à avoir été entouré de sauvages.

« Sans doute, je n'entendais pas les détails d'ici, je l'avoue. »

Haussant un sourcil à la mention de l'origine de l'homme, la vampire ne pouvait totalement masquer l'intérêt et la curiosité qu'avait suscité cette mention rapide. La suite lui arracha un sourire amusé. Il avait donc, malgré son attitude avec son supérieur, bel et bien l'envie d'apprendre, de réussir ce qu'il avait tenté. Parfait. La Chinoike n'en demandait pas plus.

« Très bien Kamui. Allons nous installer sur le terrain, ce sera plus pratique qu'ici. »

Forçant un peu plus sur ses bras, la kunoichi parvint à se sortir plus rapidement de la zone boisée, assez peu praticable même si elle lui avait offert un bon point de vue sur la scène. Une fois de nouveau face au gredin, elle s'étira un peu.

« Ce que tu m'as dit... que tu n'apprivoises pas le chakra de la même façon... Est-ce que tu saurais m'expliquer ce qu'il y a de différent ? Déjà, est-ce qu'il y a une étape que tu aimes faire pour commencer à apprendre une nouvelle technique, un petit rituel, quelque chose du genre ? »

Avant de pouvoir réellement enseigner ladite technique à cet inconnu, elle voulait comprendre pourquoi il avait ressenti le besoin de mentionner cette différence. Était-elle si grande ? Qu'est-ce qui faisait qu'il avait eu du mal à maîtriser cette technique malgré un cours plutôt long. Si les enfants avaient du mal parce qu'ils découvraient le chakra au moment où on la leur apprenait, ce n'était pas le cas du guerrier qui se dressait devant elle. Du moins pas si elle en croyait ce qu'il venait de dire.

Pour elle bien sûr, cette technique était d'une évidence folle, si bien qu'elle l'avait poussé dans ses derniers retranchements. Aussi l'enseigner n'était plus si aisé que cela pour elle, du moins pour sa forme la plus basique. Restait maintenant à voir un peu ce dont serait capable le Wara.

_________________
Vous n'avez pas les bases — ft. Chinoike Katsuko 5m0g
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t3051-chinoike-katsuko-la-vampire-du-desert-termine https://www.ascentofshinobi.com/t3095-chinoike-katsuko-vampire-a-ses-heures-perdues https://www.ascentofshinobi.com/u336
Wara Kamui
Wara KamuiEn ligne

Vous n'avez pas les bases — ft. Chinoike Katsuko Empty
Hier à 17:22
Enjoué à l'idée d'apprendre auprès d'une spécialiste des arcanes shinobi, le grand soldat avait emboîté le pas à Katsuko sans se faire prier, projetant sur elle l'ombre de sa haute silhouette drapée de pans coulants et d'une toison sauvage, libres de voguer au gré des vents qui caressaient avec tendresse le terrain de terre sèche où l'étrange duo s'engouffrait.

Plein de bonhommie, mais pas simplet pour un sou, le jeune héritier avait lu dans le regard de sa comparse d'un jour les traces d'une curiosité qui était loin de lui être étrangère. Un sourire amusé fendit ses traits naturellement sévères, rictus qui s'élargit lorsque vint finalement la question qu'avait enfantée sa précédente déclaration. Lui qui aimait entretenir le secret sur ses origines — et surtout sur ses pouvoirs —, il n'avait pas vraiment réfléchi avant de s'exprimer plus avant.

Il avait naturellement fait confiance à la kunoichi mutilée. L'élan de bonheur qui l'avait transporté tandis qu'il amusait les petites têtes blondes y avait probablement sa part à jouer, d'ailleurs. Ivre de cette momentanée plénitude, il ne sentait guère l'appel de la solitude, l'envie de se refermer.

Cela faisait partie du jeu, de l'échange. Sa curiosité appelait celle de son interlocutrice ; elle n'en demandait guère beaucoup, d'ailleurs.

« Je vais te répondre par la démonstration, Katsuko, lâcha finalement Kamui. »

L'enfant du Fer s'avança, pour se disposer à quelques pas de sa professeure, face à elle pour qu'elle puisse bien l'observer.

Ses mains se joignirent face à sa poitrine, paumes tournées vers le sol. Il les abaissa doucement, comme s'il poussait l'air contre la terre qui gisait à ses pieds, tout en expirant profondément. Sa dextre s'éleva ensuite doucement, jusqu'à presque frôler son menton, ouverte vers sa gauche avec le pouce replié au creux de sa paume.

« Accordez-moi, votre fidèle émissaire, un peu de votre divine essence... entonna machinalement Kamui, les yeux désormais fermés. »

Son corps s'auréola de l'éclat chaleureux du soleil lui-même, le chakra fluctuant sur les contours de sa silhouette à l'image de la couronne solaire. Le Moine rouvrit les yeux, plantant son regard d'ordinaire si sombre dans les rubis de la maîtresse du chakra qui l'accompagnait ; ses pupilles, joyaux d'onyx trônant au centre de ses prunelles, étaient devenues d'une blancheur éclatante, débordant dans ses iris comme une fontaine de lumière douce qui viendrait éclaircir leur teinte noisette de l'intérieur.

« Lumière Cardinale. »

Sur ces mots, Kamui rompit sa posture d'incantation, ce qui eut pour effet d'atténuer l'éclat doré qui l'enrobait — sans pour autant le faire s'effacer totalement. Décontracté, il adressa un grand sourire à Katsuko. Il n'était pas peu fier, pour ainsi dire, de sa petite démonstration.

« Je ne suis pas très familier avec les mudrās que vous autres employez, je préfère te prévenir ! Je n'en maîtrise qu'une poignée, assez pour... malaxer mon chakra, comme vous dites, glissa-t-il enfin. Je suis plus familier avec les postures, incantations et prières ; mais je vous fais confiance pour bien me guider, sensei ! renchérit-il en riant. »

L'explication technique était faite, mais le silence planait encore sur ses origines exactes, en dépit des très grands indices qu'il avait donnés. Il laissait à la kunoichi le soin de tirer ses conclusions, comme une grande. Cela faisait, après tout, partie du jeu.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
https://www.ascentofshinobi.com/t12748-de-bois-et-de-fer-wara-kamui-100#112202 https://www.ascentofshinobi.com/t12751-contes-d-un-jeune-heritier-carnet-de-wara-kamui#112212

Vous n'avez pas les bases — ft. Chinoike Katsuko

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires du Feu :: Urahi, Capitale de l'Empire du Feu :: Camps d'entraînement
Sauter vers: