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[MISSION D] Les tourments du bas côté

Aburame Ichigo
Aburame Ichigo

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Mer 26 Jan 2022 - 18:57
Ordre de mission:

Les tourments du bas côté.


Ichigo Aburame arrivait le premier quartier victime de l'affrontement des Inuzuka face à l'Empire. Encore une querelle inutile, pensa le jeune soldat alors qu'il constatait rapidement l'ampleur des dégâts. Des habitations abimées, saccagées, voire détruites. Des hommes, des femmes, enfants et vieilles personnes n'ayant parfois plus de refuge, alors que l'hiver allait bientôt montrer le bout de son nez. Ichigo pouvait lire sans mal toute la peine et le désespoir dans les regards des civiles. Il devait imaginer à quel point, ils se sentaient faibles et inutiles dans ce genre de conflit. À quel point le sentiment d'insécurité devait prédominer leur émotion. Eux qui avaient eu confiance à l'Empire. Eux, qui se sentaient protégés par l'Unité Territorial devant les servir et les protéger. Ichigo s'imaginait à quel point ils devaient être déçus. Ce n'est donc pas la tête haute qu'Ichigo se tenait là debout dans une des ruelles qu'il devait patrouiller.

Pour cette mission, il devrait faire équipe avec le soldat du nom de Wara Kamui. Il ne connaissait que trop peu ce soldat, et comme à son habitude, emprunt d'une flemme sans non, Ichigo ne prit pas la peine de lire sa fiche de soldat annexé à la mission. Il se disait que peu importe les provenances ou le passé des soldats, seuls leurs actes présents avaient de l'importance. Ressentirr ce genre de sentiment l'embêta au plus au point, car il lui arrivait parfois de se culpabiliser de ne rien faire lui-même.

" Wouah ! Whouaf !"

Un petit chien tout brun arriva tout près d'Ichigo et l'aboyait dessus, la queue se baladant à un rythme enjoué comme pour vouloir s'amuser. Ichigo s'accroupit pour caresser le chien et ne remarqua pas un enfant courant dans sa direction. Ichigo sorti un insecte de sa manche et le laissa voler. Le chien essayait d'attraper celui-ci en aboyant et s'amusant sans bien sûr jamais y parvenir.

" Comment vous arrivez à faire ça ?"

Ichigo regardait l'enfant, il était étonné de le voir, même si ces vêtements étaient usés, il avait le sourire que partageaient les enfants en bonne santé. Ichigo s'apprêtait à lui répondre lorsque le cri d'une mère rappela l'enfant.

"Kashi ! Ne t'approche pas du soldat ! Laisse-le travailler, si tant bien est qu'il puisse cette fois se rendre utile ! À défaut de protéger nos rues, il arrivera peut-être à nous aider à les rebâtir ! "

Aïe la mère frappa dans le mile. Bien qu'elle fît l'amalgame entre Ichigo et d'autres soldats, les considérants tous dans le même panier. Ichigo Aburame ne lui en voulait pas. Ceci étant elle avait raison. Actuellement, il n'y voyait que les dégâts de surfaces, et déjà les dégâts semblaient désastreux pour la population. Même si la mission est de rang D, elle ne sera pas de tout repos, surtout pour trouver les mots afin de redonner confiance aux habitants... Ichigo s'y essaya malgré tout en tapotant un "paf paf" sur la tête de l'enfant.

- Ta mère a raison petit, nous avons beaucoup de boulots, va te mettre à l'abri.

Ichigo rumina.

- J'espère que mon partenaire sera plus loquasse, car je vois mal comment rassurer des nécessiteux, sachant que pour moi, mes parents me bichonnent comme un enfant roi... Purée c'est chiant comme situation...

@Wara Kamui

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Wara Kamui
Wara Kamui

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Jeu 27 Jan 2022 - 4:24
Au lendemain de l'explosion des ressentiments fratricides des Chiens,
le sort entremêla deux destinées prémices analogues.


« Kashi ! Ne t'approche pas du soldat ! Laisse-le travailler, si tant bien est qu'il puisse cette fois se rendre utile ! À défaut de protéger nos rues, il arrivera peut-être à nous aider à les rebâtir ! »

Bien qu'il n'ait aucune attache particulière au peuple du Feu, Kamui fut peiné par les mots crachés par la mère.

Lors de la réception de l'ordre de mission, il avait d'abord éprouvé une profonde lassitude : mandaté pour une mission de bas rang, à nouveau, il se sentait sous-estimé. Mal utilisé, par un organisme qu'il n'avait pas vraiment à coeur de servir. Son attitude vis à vis de la tâche qu'il avait à abattre avait changée du tout au tout lorsqu'il prit connaissance de son intitulé exact : on lui demandait d'aider à la gestion de la crise causée suite au chaos qu'avaient répandu les Inuzuka sur la capitale de l'Empire. Les victimes, pour la plupart civiles, devraient compter sur son aide.

Il n'était pas question de récupérer les chats de la grand-mère folle-dingue du coin, ni de faire le piquet devant un bâtiment de l'armée impériale. On sollicitait son aide, à lui qui avait pourtant été tout récemment affecté à l'Unité Coloniale, pour intervenir dans un contexte aussi délicat que concret.

Auprès du peuple. De ceux qui, depuis des décennies, subissaient le joug des maîtres du chakra sans pouvoir se défendre. En ce sens, il s'était senti investi par la mission qui lui était confiée — elle entrait en écho avec toutes ses valeurs, celles qui lui exhortaient de devenir l'illustre guerrier qu'il avait rêvé d'être naguère.

C'était l'occasion de poser un premier pied sur le sentier qu'il n'avait pu — ou osé ? — voir jusqu'à lors.

Kamui fit halte auprès de son compagnon de mission, après avoir ruminé les mots de la mère pendant quelques longues secondes — assez pour qu'elle s'en aille, le petit Kashi dans ses jupons, sans un regard en arrière. D'abord silencieux, il se tenait à ses côtés, observant le quartier auquel ils faisaient face ; les dégâts étaient considérables, ici aussi, même s'ils étaient loin d'égaler ceux qui avaient été infligés tout le long de la route reliant le palais au pont Araho. On finira par cette avenue, nota mentalement Kamui.

« Wara Kamui, soldat de l'Unité Coloniale de l'Empire, enchanté. Tu dois être Aburame Ichigo ? s'enquit l'ascète. Je suis étonné du choix des hautes sphères de mandater deux simples soldats pour une telle tâche, mais j'imagine que l'alliance de nos deux unités fait sens. Maintenir l'ordre et la sécurité, c'est à priori ton job — moi, je suis sensé tenir le rôle de diplomate, tempérer les ardeurs des gens. »

L'exilé déposa enfin son regard sombre sur son collègue, en s'armant d'un sourire qui manqua cependant de son éclat habituel. Impossible pour le colosse au coeur tendre d'être vraiment enjoué, dans une telle situation. Son âme était en berne, pour ceux qu'il n'avait pus protéger et qu'il se devait maintenant d'affronter avec son coeur à nu.

« Faisons de notre mieux, mon ami. Notre tâche est délicate ; et même si elle n'est pas trépidante, son succès est crucial. Pour nous, ce n'est qu'une mission de rang D — pour ces gens, dit Kamui en tendant sa main ouverte vers les petites gens qui s'affairaient autour de leurs maisons éventrées, c'est un premier signe que l'Empire est là pour eux. On leur doit bien ça. »




Ils le leur devaient, car comme la femme l'avait très justement indiqué quelques instants plus tôt, ils n'avaient pu empêcher l'hécatombe. Pour Kamui, c'était dès lors devenu personnel.

« On devrait commencer à patrouiller. Tu connais sûrement Urahi un peu mieux que moi, alors je te laisse mener la marche ; honneur à la Territoriale ! conclut le moine, en injectant un peu d'entrain dans l'atmosphère qu'il avait involontairement alourdie. »


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Aburame Ichigo
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Jeu 27 Jan 2022 - 8:22

Les tourments du bas côté.


Écoutant les paroles prononcées par son partenaire de mission, Ichigo réalisa à quel point celle-ci serait importante, et ce, malgré le faible rang de mission. Avec une mission de rang D, il s'était plutôt attendu à glander devant le palais royal, cueillir des fleurs dans la forêt ou d'autres actions ridicules sans importance. Des actions sans importances, mais bien plus simples et demandant bien moins de boulots que la mission qui leur était affecté. Lui qui était un homme profitant de l'oisiveté, il aurait d'ailleurs préféré glander devant le palais royal que de devoir réparer toute la merde provoquée par la bataille des Inuzuka. Mais quoi qu'il en soit, il était là aujourd'hui et une tout autre mission lui avait été assignée. L'objectif était donc de la réussir au mieux, le plus rapidement possible pour pouvoir retourner à l'oisiveté le plus vite possible.

Wara Kamui se présenta d'abord à lui. Un membre de l'unité coloniale, quelle chance pensait le jeune soldat. Il aurait tellement préféré rejoindre cette unité. D'autant que cet homme bien que massif et musclé était vêtu d'un Kimono des plus amples rappelant à Ichigo les moments où il glandait dans sa chambre en Pyjama lorsqu'il était plus jeune. Depuis qu'il avait rejoint l'armée, ces instants magiques étaient réduits à l'heure stricte minimum... Soupirant pour s'extirper de son souvenir, Ichigo se releva ensuite et salua le jeune homme à son tour.

- Yep, je suis Aburame Ichigo... Enchanté.
Tout comme toi, je ne m'attendais pas à une mission si... (il voulait dire "longue", mais il se reteint) "importante" pour une mission de rang D. Et tu as sans doute raison. La complémentarité de nos unités seront certainement essentiels pour mener à bien celle-ci.


Ichigo se redressa et regarda la rue de manière nostalgique et morose. Lui qui avait grandi à Urahi, il ne reconnaissait qu'à peine les rues des Bas Côtés. À l'abri, dans son cocon, le domaine de ses parents, Ichigo sortaient peu. Pourtant, malgré les rares moments où il passé dans ces quartiers, rarement il avait vu pareille désolation par le passé. Il pensa à voix haute en regardant droit devant lui.

- La guerre, les combats, le pouvoir, tout ça est d'un ridicule permettant juste flatter un ego, laissant tous ces gens à leur sort. C'est n'importe quoi...

Il ferma ensuite les yeux et se tourna vers son partenaire, le regard sérieux.

- Enfin... Dépêchons-nous de terminer cette mission au mieux, ainsi après nous pourrons aller boire un verre et faire plus ample connaissance. Ça te convient ?

Ichigo ne perdait pas le nord. À peine, il commençait une mission qu'il pensait directement à la finir. Il s'étira comme si il sortait de son lit puis souffla un bon coup étirant ses genoux et ses épaules, avant de sautiller quelque peu sur place comme le ferait un adepte des arts martiaux avant d'entamer un combat sur l'arène. Ichigo était à présent prêt.

- Bien, commençons sans plus tarder. Les bas côtés d'Uraha regroupent pour la plupart des habitations modestes. Souvent, les gens vivants ici ont des situations financières plus précaires. Cela signifie que leur maison est moins robuste que les maisons du centre ou des hauts quartiers. Je pense donc que certaines habitations sont encore instables aujourd'hui et qu'il faille d'abord évacuer les personnes se trouvant dans ces dites habitations. Je pense que ton taff sera d'autant plus difficile que le mien, car les gens des Bas côtés sont beaucoup plus attachés à des objets insipides à nos yeux, tout simplement parce qu'ils ont à leurs yeux une valeur sentimentale, que je ne peux comprendre. Ça m'avait marqué quand j'étais gosse et que... (Ichigo s'arrêta) Oublie, j'ai la flemme de raconter une histoire passée et nous n'avons pas le temps. Nous ferons ça plus tard autour d'un verre.



Sans plus attendre, Ichigo lançait une première technique lui permettant d'identifier vaguement des sources de charkra dans les alentours. Il pouvait également voir les empreintes à proximité de lui et la direction qu'ils prenaient. Ainsi, il suivit du regard les empreintes du jeune garçon qui s'étaient présenté à lui un instant plus tôt. En regardant où celles-ci se dirigeaient, Ichigo pouvait remarquer des cassures sur les murs porteurs où s'était dirigé l'enfant.

- Fais chier ! Vite Wara, dépêchons-nous. J'ai dit au gamin d'aller se mettre à l'abri, mais les fondations de sa maison sont bancales et celle-ci peut s'écrouler d'un moment à l'autre. Je n'aurais jamais dû parler à ce gosse !

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Wara Kamui
Wara Kamui

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Jeu 3 Fév 2022 - 17:39
Dans ce cadre si morose, Kamui trouva un peu de réconfort dans les paroles de son coéquipier d'infortune. Ainsi, il pensait comme lui ; sur la question des jeux de pouvoirs, leurs idées se faisaient l'écho l'une de l'autre. Lui, qui s'était vu offrir un le pouvoir sur d'innombrables vies par droit de naissance, n'avait jamais réussi à y voir le moindre attrait. Sa force prodigieuse, qu'il avait acquise à la sueur de son front, lui importait bien plus. Il l'avait cultivée dans le seul but de pouvoir protéger, et pas d'asseoir sa domination sur les plus faibles.

Ainsi, il hochait la tête doucement, en guise d'approbation, tandis qu'Ichigo donnait le départ de leur mission. L'exilé commençait à l'apprécier. En dépit des états d'âmes que laissait deviner son regard morose, l'Aburame faisait un premier pas, non sans songer aux réjouissances à suivre — à cet égard aussi, ils semblaient faits du même bois. Un sourire discret étira les traits du Wara, qui observait silencieusement l'échauffement de son compagnon.

Il demeura ainsi, muré dans le silence, laissant à Ichigo le soin d'exprimer ses premières idées quant à la marche à suivre. Kamui n'aimait guère se laisser diriger, en temps normal — mais il était forcé de constater que son homologue soldat savait de quoi il parlait. Il connaissait manifestement mieux Urahi que lui, ce que le moine imputa à son illustre patronyme. Sans doute y avait-il même vécu le plus clair de sa vie.

Tout cela rappelait à l'apatride qu'il avait, jadis, eu un véritable foyer. Un lopin de terre qu'il connaissait comme sa poche, une communauté à laquelle il appartenait. Il espérait qu'il n'arrive jamais pareille calamité à ce coin de paradis, qu'il ne pouvait pourtant espérer regagner.

Voyant l'Aburame exécuter ses signes incantatoire, Kamui émergea de ses nostalgiques réminiscences ; il n'avait pas le temps de laisser son esprit vagabonder sur les terres du Fer, quand celles du Feu réclamaient son aide à grands cris. Ses mains se joignirent également, paumes soudées comme s'il adressait une prière. Il expira doucement, les paupières closes, avant de murmurer son hommage.


« Puisse le Sud m'invigorer, et faire déchoir les ennemis de la Foi ; puisse l'Ouest m'exalter, et plonger les damnés dans l'infinie torpeur. »

Le moine rouvrit les yeux, dévoilant l'éclat renouvelé de ses pupilles inondées de lumière, stigmate de la bénédiction du chakra monial. Sous la protection du cardinal de l'ordre monial qui l'avait recueilli, il était capable de prouesses physiques dignes de héros mythiques. Exalté par le couchant, il pourrait dompter le chakra et en faire une extension de son être, apte à protéger ceux qu'il ne pouvait placer sous l'égide de son puissant corps. C'était précisément pour ce genre de situations qu'il s'était infligé l'entraînement rigoureux de gardiens d'Hikari ; il n'allait pas se mettre à lésiner sur les moyens, mis face à une telle misère.

Le sort ne manqua pas de lui donner raison. Impressionnant une nouvelle fois son comparse, l'Aburame brilla par son acuité, en retrouvant la trace du petit garçon qui l'avait abordé avec son chiot. Il s'était semble-t-il engouffré dans une bâtisse fragilisée, désireux de se mettre à l'abri comme l'avait recommandé le soldat.

Kamui ne prit même pas le temps d'écouter les derniers mots d'Ichigo, qu'il aurait de toute façon balayés — il n'aimait guère entendre les gens s'accabler eux-mêmes, lui qui était pourtant un adepte de ce triste procédé. Son corps s'était élancé en un éclair, démarrant au quart de tour et faisant preuve d'une vivacité insoupçonnée. Le moine décontracté avait cédé sa place au guerrier intrépide, tout de fer et de bois. Il s'engouffra par la porte entrouverte du domicile, balayant le battant comme une impétueuse bourrasque.

« Qu'est-ce que vous nous voulez, cette fois ? cracha la mère surprise, alors penchée sur un coffre rempli d'effets personnels et d'habits.
Vous devez évacuer les lieux au plus vite, la structure de votre maison n'est plus stable ! tonna le moine, pressé.
Je sortirai dès que j'aurai fini de réunir les affaires du petit, ça vous va ? répondit la femme, sèchement. »

Les mots d'Ichigo résonnaient dans la tête de Kamui. Non seulement les petites gens du quartier étaient attachées au peu de possessions qu'elles détenaient, mais en plus elles se méfiaient des soldats. Comment leur en vouloir, lorsqu'on savait de quoi s'était constituée l'armée, et comment elle avait failli à les protéger.

Le petit Kashi surgit alors d'une pièce faisant face à l'entrée, où se tenait encore le colosse laissé penaud par la réaction de la mère.

« Oh, bonjour m'sieur ! Vous auriez pas vu Ikko, mon petit chien ? dit le marmot, visiblement inquiet de la disparition de son compagnon canin.
Non, désolé. Je vais le chercher, mais tu dois me promettre de sortir d'ici et de m'attendre dehors ! répondit l'exilé, en s'accroupissant au niveau du garçonnet.
D'accord, mais faites vite ! »

Kamui acquiesça, mais alors qu'il s'écartait de l'entrebâillement pour laisser sortir le marmot, un petit couinement détourna l'attention de Kashi. Son chien, recroquevillé sous un meuble de l'autre côté de la pièce de vie, tremblait visiblement.

« Oh, Ikko ! cria l'enfant, en se mettant à courir vers le chiot effrayé. »

Ce qui suivit se déroula en l'espace d'un instant. Un craquement sinistre émana du plafond, suivi de la chute d'une volute de poussière, juste au-dessus de l'endroit où l'animal s'était terré. Au quart de tour, Kamui avait bondi, dépassant sans effort le jeune garçon en le repoussant d'un petit coup de sa large paume sur son buste au passage.


Un pan de la façade s'écroula alors, vers l'extérieur, entraînant la chute fracassante d'une bonne portion du toit et du mur sur la silhouette du soldat. Un monceau de bois, de poutres, de tuiles et de pierres se dressait dans le nuage de poussière qui s'était répandu dans toute la maisonnée. Le capharnaüm n'augurait rien de bon pour celui qui avait pris la place de l'enfant, sous les décombres — et pourtant, une lumière pleine d'espoir irradiait son chaleureux éclat doré dans la pénombre.


Le monceau de débris se souleva doucement, dévoilant la présence d'une énorme main ambrée translucide, retenant de sa large paume une bonne partie des morceaux de la façade et de la toiture qui s'étaient écroulés. Baignée dans sa lumière, la large silhouette du soldat se révélait aux yeux des observateurs. Il était accroupi, le bras levé sous la paume éthérée, comme si elle était une extension de sa propre main. De son autre menotte, il retenait une lourde poutre, pesant de tout son poids sur lui sans qu'il ne fléchisse. Entre ses pieds se tenait le petit chiot, Ikko, indemne. L'animal ne se fit pas prier pour quitter son égide, et fuser vers son jeune maître tombé sur le cul.

« M'sieur, ça va ?! cria l'intéressé, l'animal dans les bras. »

L'oeil éclatant de l'exilé se déposa sur l'enfant, inquiet pour lui. S'il devait être honnête, il lui avouerait tout de go qu'une volée de briques lui avait martelé le dos et la tête, et qu'il avait connu de meilleurs jours. Pourtant, il choisit de mentir ; c'était, en un sens, de sa faute s'il avait été obligé de se jeter sous les décombres. Il n'était pas question de le laisser s'attribuer le moindre tort, il était trop jeune pour cela, pour Kamui.

« Tout baigne, petit, souffla le moine, qui sentait la familière sensation du sang qui ruisselait sur sa peau et s'écoulait lentement vers le plancher. Maintenant que tu as retrouvé Ikko, tu sors, pas vrai ? poursuivit-il, en regardant pourtant la mère qui s'était figée face à la scène.
J'ai promis ! conclut l'enfant, en s'élançant vers la porte restée ouverte. »

Depuis l'extérieur, le marmot cria un « merci ! », comme s'il venait de se souvenir qu'il ne l'avait guère remercié. Prudemment, le moine se dressa de toute sa stature, repoussant par la même occasion la paume dorée qui restait liée à son bras par un fin courant chakratique qui semblait se tarir à vue d'oeil. Il laissa tomber les débris qu'elle retenait vers l'extérieur, avant qu'elle ne s'évanouisse enfin sans laisser la moindre trace.

« C'était moins une, dit la femme qui s'était enfin décidée à sortir de sa tétanie, autrement moins remontée qu'auparavant. Vous êtes sûr que ça va, monsieur ?
Appelez-moi Kamui. Aujourd'hui, vous êtes sous notre responsabilité, alors laissez nous faire notre boulot et faites nous confiance, surenchérit-il, en haussant la voix volontairement. »

En effet, autour de la façade écroulée s'était amassé un petit groupe de riverains curieux. Il espérait qu'ils l'entendent également, qu'ils soient témoins de sa détermination et de sa bonne volonté. Repoussant l'énorme poutre disjointe d'un bras pour qu'elle aille s'écraser sur le monticule de gravats, il se contenta d'adresser un regard aux civils qui l'avaient vu faire. Ses prunelles baignées de l'éclat divin de la Lumière Cardinale, cerclées de filets de sang, ne laissaient aucune place à l'hésitation.

Il mettrait les moyens pour mener à bien cette évacuation, quitte à s'impliquer personnellement. Par cette première démonstration de force, il prouvait à bien des sceptiques qu'il avait les moyens de réaliser quelques miracles, et qu'il était loin d'être un simple diplomate de l'Unité Coloniale.


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Aburame Ichigo
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Sam 5 Fév 2022 - 13:49
Une petite musique d'ambiance s'impose.

L'Aburame n'avait d'ordre à donner à son partenaire d'infortune. Celui-ci semblait savoir ce qu'il devait faire et avait des capacités lui permettant de prendre les devants sans s'en quérir d'une aide quelconque. Ichigo laissait échapper un léger sourire à la commissure de ses lèvres. Un sourire de soulagement. De fierté. Malgré son entêtement à rejoindre les forces coloniales, ce genre de mission territoriale apportait son lot de consolation et d'excitation chez le jeune soldat qui avait alors envie de se surpasser. Il sentait comme des fourmis se baladant dans ses bras, redressant ses poils nonobstant le fait qu'il y avait réellement des insectes logés dans son corps.

Solide, puissant, intelligent, Wara Kamui gérait la situation de main de maître et n'avait nul besoin qu'on vienne s'immiscer dans son acte qu'on peut qualifier d'héroïque. Cependant, le fracas des débris heurtant le sol semblait sensibiliser les insectes présents chez l'Aburame. Le sol avait subi un choc. Un choc de plus depuis l'affrontement en ces lieux.



L'Aburame entra, tel un insecte, sous terre. À l'abri des regards tandis que la foule se rapprochait de Wara Kamui pour le soutenir et le féliciter. L'Aburame, à l'affinité Doton, ne connaissait que trop bien la terre. Il savait qu'elle pouvait être très nutritive, très solide et en même temps très instable et fragile, en perpétuel mouvement. C'est donc tel un ver que l'Aburame se déplaça sous terre vérifiant ainsi une vilaine intuition. Sous le choc des débris, le sol peut se fragiliser créant des micros fissures, mais lorsqu'une micro fissure rencontre une autre micro fissure, elles fusionnent créant ainsi une autre fissure, c'est le principe même des glissements de terrains, des éboulements ou autre catastrophe dit "naturel".

Ichigo suivait donc une micro fissure, puis une fissure plus grande et ainsi de suite. Il sortit de terre et son doute n'en était plus un. Le risque d'inondation était imminent. Non loin, dans une rue adjacente, se trouvait un point d'eau. Ichigo le savait, car il allait parfois se baigner dans les hauts chaudes des bas côtés. Il courut à la hâte vers le guichet.

- Laissez-moi entrer, c'est une question de vie ou de mort ! Il faut agir vite !

L'homme au guichet sourit en toisant Ichigo du regard.

- Voyez-vous ça ? Une question de vie ou de mort de la part du soldat le plus fainéant du Teikoku ! Je ne me ferais plus avoir une seconde fois, le dernier coup prétextant qu'il y avait une invasion d'insectes dans mes eaux a coûté cher à ma réputation ! Je refuse de marcher une nouvelle fois dans vos combines absurdes !

"Fais chier ! " se dit l'Aburame. Mais il protégeait trop la loi que pour l'enfreindre lui-même. Question de principe. Il fit alors demi-tour à la hâte sous le regard fier de l'homme au guichet, heureux d'avoir pu tenir position. Ichigo se pressa de rejoindre Wara Kamui, ayant de plus en plus de popularité auprès du peuple qui s'amassait autour de lui.

- KAMUI ! Viens vite ! Les débris dû à ton intervention ont perturbé la terre sous nos pieds créant des micros fissures, générant des (Ichigo s'arrête dans son explication scientifique, par simple flemme) Bref ! La source chaude des Bas Côtés pourraient s'infiltrer dans la terre inondant tout le Bas Côté, rendant le sol instable et donc détruisant l'ensemble des habitations. (Ichigo marque une pause) Je pourrais solidifier les murs des sources chaudes de l'intérieur grâce à une de mes techniques Doton, mais le mec au guichet refuse de me laisser entrer, malgré que j'ai insisté sur le potentiel danger. (En vrai j'ai usé tellement de nombreuses combines pour entrer, qu'il refuse de me croire...)

Les gens du bas fond regardaient Ichigo dans le silence puis se sont mis à rire et se moquer de lui.

- AHAHAHA tu m'étonnes qu'il refuse de croire, "Ichigo le flemmard du Teikoku" ! Viens aider la population comme ton partenaire au lieu de chercher un moment pour te débiner une nouvelle fois !

- OUAIS ! Grandi un peu et fais ton job de soldat. Prends exemple sur ton partenaire qui vient de sauver DEUX personnes !

Ichigo regarde Wara Kamui dans les yeux.

[MISSION D] Les tourments du bas côté 2685

- Je ne mens pas.

Résumé:

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Mar 8 Fév 2022 - 11:59
Des micro-quoi ? Ainsi résonna l'information capitale qu'avait apportée Ichigo à son compère. Était-il trop secoué par la chute de débris pour comprendre ce dont il parlait, ou n'était-il tout simplement pas assez savant en matière de fissures ? Il avait beau se creuser les méninges, l'ascète ne se souvenait d'aucune leçon du genre — pour cause, les précepteurs claniques l'avaient préparé à devenir chef, pas bâtisseur.

Encore cerné par la marée humaine grandissante qui s'était massée là suite à l'effondrement, Kamui constatait avec stupeur le comportement des civils à l'égard de son nouvel ami dresseur d'insectes. Lui qui avait découvert une possible faille dans les sols de leurs quartiers, ils le tournaient en dérision, le qualifiaient de flemmard notoire. Fut-ce vrai, le moine s'en foutait comme pas deux : il ne pouvait imaginer qu'un enfant d'Urahi puisse invoquer l'urgence pour se prélasser, comme l'insinuaient les quidams. Lui-même ne l'aurait jamais fait à Tetsu.

Il les avait pourtant prévenus qu'ils devaient les laisser faire leur boulot. Dans ses veines, son sang vira au bleu ; celui de l'héritier samouraï élevé pour contraindre et diriger remplaçait celui du gentil et conciliant moine.

L'exilé s'éclaircit la voix, et se hissa sur un tas de gravats plus ou moins stables pour gagner encore plus de hauteur.

« Seriez-vous en train d'insinuer que nous nous jouons de vous ? tonna Kamui, en essuyant les quelques filets de sang qui coulaient encore le long de ses joues. Je vous ai demandé de NOUS faire confiance, et NOUS laisser faire notre boulot. Gardez vos états d'âme pour vous — le lien qui unit l'armée au peuple en ce jour ne saurait souffrir ni de vos viles railleries puériles, ni de circonstances révolues. En crachant sur la volonté du soldat Ichigo, vous crachez sur la mienne et celle du reste de l'armée. »

Le moine descendit de son promontoire d'infortune, et s'avança résolument vers son petit auditoire. Il fendit la foule, qui s'écarta instinctivement de son chemin, puis dépassa son coéquipier sans ralentir.

« Allons secouer les puces à ce mec, lança-t-il impétueusement, au passage. »


Les draps couvrant l'entrée des bains publics volèrent, menaçant d'être arrachés de leurs supports, sur le passage du colosse irascible et poussiéreux. Il aurait bien besoin d'un bon bain chaud, d'ailleurs ; mais, soucieux de ne pas accabler davantage son jeune ami, patienterait au moins jusqu'à la fin de la mission. Le regard médusé du guichetier se déposa sur la ganache rustique de Kamui, qui s'était planté à quelques centimètres de son comptoir pour le dominer de toute sa stature et le regarder de haut.

« Je peux... vous aider ?
C'est nous qui sommes venus vous aider. Par pure courtoisie, nous vous demandons l'accès à vos bains pour les consolider — il va de soi que, mandatés, nous n'avons en vérité pas besoin de votre feu vert,
glissa le moine, en s'accoudant au bois pour se mettre à la hauteur du bonhomme. Voici un petit conseil, pour éviter ce genre de quiproquos à l'avenir : demandez toujours une preuve, un ordre de mission signé par l'Empereur, lorsqu'un soldat prétend qu'il est en mission. »

Le visage de l'homme se déforma, empreint d'indignation et de surprise. Pourtant, il ne pipa mot : il n'y avait aucune place à la rétorque. Le débat était étouffé dans l'oeuf, coincé dans la main d'acier du moine qui soutenait son regard sans discontinuer ni faire preuve d'hésitation.

« Bien... allez-y.
Je vous en remercie ! C'est si aimable que vous venez de gagner deux clients réguliers,
s'esclaffa Kamui, en se redressant et en tapant des mains, comme pour conclure leur marché. »

L'exilé lança un coup d'oeil en coin à son compère, regagnant un peu de son sérieux.

« À ton tour de briller, Ichigo. Sauve leur la mise et ils t'en devront une. »


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Aburame Ichigo
Aburame Ichigo

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Sam 12 Fév 2022 - 13:34
Une chose est sûr, Wara Kamui maitrisait le langage à la perfection. Respectueux, vrai, le discours de Wara Kamui devenait, aux oreilles de son auditoire, logique, carré, censé. Ainsi, ils arrivèrent sans problèmes aux sources chaudes que l'Aburame connaissait très bien. Il retira son pantalon et son dessus de soldat et entra en sous vêtement dans les sources chaudes.

- Bien... Concentrons-nous.

Ichigo se parlait à lui-même et à ses insectes en concentrant son chakra. Il savait que ce qu'il s'apprêtait à faire lui demanderait beaucoup d'énergie. Il se laissa glisser dans les profondeurs du bassin. De l'extérieur, on ne voyait que quelques bulles faire surface. Mais, de l'intérieur, Ichigo réalisa rapidement des Mûdra tout en retenant sa respiration. Il fallait agir vite, car le Shinobi n'avait pas de faculté de respirer sous l'eau. C'est parti, la technique fut lancée.



Un mur se construisit avec l'argile recouvrant les parois intérieures du bassin. Ingurgé d'eau, ceux-ci se déplaçaient plus lentement formant de nouvelles plaques, mais pas encore assez résistant. Il fallait tenir bon encore un peu. Il fallait consolider ses bassins aux risques qu'une catastrophe se produit dans ce village qui partageait de nombreux souvenirs.

Ichigo se souvint des nombreuses fois où il était venu dans ses bassins, de nombreuses fois où il se faisait charnier par la population locale qu'il considérait comme une famille. Il revit des sourires d'enfant, des remerciements des personnes plus âgées qu'Ichigo a fait fuir, des corps nus des femmes fuyant les bassins sous l'effet de ses insectes... Cependant, l'air commençait à manquer et le mur était presque entièrement consolidé.

Soudain de l'extérieur, des bulles, puis plus rien. Ça pue... Le stress est à son comble. Les paysans commençaient à se rassembler autour du bassin, espérant revoir le flemmard qu'ils aiment tant, malgré les nombreux coups qu'ils avaient subis de sa faute. Soudain, la tête d'Ichigo franchi l'eau et il pouffa une grosse bouffée d'oxygène. Rassurant ainsi l'assemblée. Il y était presque resté.

Le responsable des sources donna une serviette à Ichigo qui s'essuya.

- Content que tu t'en sois sorti, flemmard.

Ichigo souriait, puis repris son sérieux et regarde Wara.

- Je te remercie Kamui pour tout ce que tu as fait et la confiance que tu m'accordes. Néanmoins, je pense que l'heure ne soit pas au repos. Même si au niveau de la solidité des maisons, et des rues, cela semble OK, beaucoup de personne ont beaucoup perdu ici. Nous devrons recenser tout ce dont les habitants ont besoin pour en référer à l'empereur. Qu'en penses-tu ?

L'Aburame enfila son pantalon et laissait les insectes regagner son corps, c'était un peu dégueulasse à voir, beaucoup de passant y détournèrent les yeux.

Résumé:

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